Train de vie des métiers humanitaires
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KA
Bonjour a tous, je n'ai que 18 ans et j'aimerais beaucoup travailler dans l'humanitaire plus tard.

Seulement, je me demandais comment vit-on en revenant au lieu de résidence ensuite, entre deux missions. L'argent n'est pas ma motivation mais je ne crois pas qu'on gagne assez en exercant un métier humanitaire pour vivre dans le lieu de résidence ensuite. Deplus, on arrive ici sans appart ni rien. En fait, je me demandais surtout quel est le train de vie d'une personne qui pratique un metier humanitaire. A quel fréquence est on dans son pays d'origine et pour combien de temps y reste-t-on? Et les questions lié au salaire un peu plus haut.

Des réponses seraient très appréciées!

Merci!!
Paix Karelle
GE Geli Veteran ·
Bonjour Karelle,

Je ne peux répondre qu'en terme de bénévole humanitaire, n'étant pas "professionnelle" au sens juridique du terme.

Simplement bénévoles actifs et encadrants de bénévoles, stagiaires et voyageurs en immersion, mon mari et moi-même pratiquons depuis 1992 sur le terrain Afrique de l'ouest.

Pour répondre à ta question en ce qui me concerne, le décalage fut énorme surtout les premières années. Plus de 20 ans après, le retour en France est moins difficile, malgré des vécus de terrain parfois difficiles et marquants.

J'ai appris qu'il était absolument nécessaire de préparer minutieusement ce type d'expériences qui ne laissent jamais indemne : on ne revient jamais comme ce que l'on était avant le départ. En priorité, il est nécessaire de travailler sur l'affectif, s'obliger à prendre du recul face aux situations de terrain car pour rester efficace, il faut prioriser le travail qu'on a à faire. Je dirais qu'en plus de formations propres à ce type de métiers, une formation de développement personnel s'impose. Celle que j'ai faite continue à m'être d'un grand secours, y compris dans le quotidien en France.

Partir pour ce type de mission se prépare avec des gens de terrain capables d'assurer la préparation, le suivi sur le terrain et le retour dans son pays d'origine.

Cordialement, Geli 😉
KA KarelleTR ·
Merci!!! Votre réponse est apprécié :)
Paix Karelle
AR ArthurDent ·
Même si vous êtes au Québec, ça vaut probablement la peine de lire ce que les médias français en écrit au sujet des conditions de vie des professionnelles de l'humanitaire.

Par exemple Youphil ici http://www.youphil.com/fr/article/06033-engouement-humanitaire-ong-bioforce-formation L'article peut vous mener à plusieurs autres sur le sujet sur le même site.

Aussi Là-bas Magazine. Un des derniers articles http://www.labas-mag.fr/breves/les-mercenaires-de-laide

Ou encore http://www.resonanceshumanitaires.org/ comme association d'accompagnement de travailleurs humanitaires au retour.
VU Vulvio Regular ·
Salut Karelle,

tout dépend de ce que tu veut faire comme vie humanitaire. Si tu fait travail administratif (logisticien, administrateur, secrétaire) tu est plus dans les capitales, tu gagne plus et tu est moins a contact avec les bénéficiaires, la pauvreté, les problemes de pays dans le quel tu travail. Donc tu reviens régulièrement chez toi comme un vraie travail. Si tu fait un travail technique (infirmier, agronome, gestion de l'eau) tu est souvent sur le terrain, a contact avec les personnes avec tout leur problèmes, ça ca marque beaucoup mais te fait réfléchir enormement, tu gagne moins mais tu t'enrichis culturellement. Mais psicologiquement ca affecte le moral, le mode de vie, tu reviens chez toi mais tu te sens un peu perdu.

En tout cas c'est un gran debat en ce moment. La passion a laisse la place a la professionalisation. Avant il suffisait de la bonne volonté, tu partait pour quelque centaine d'euros, tu faisait ton volontariat et tu retournais a la maison avec la sensation d'avoir fait quelque chose de bien. maintenait on te laissa pas partir si tu n'est pas préparé, si tu n'a pas un bon CV et des compétences.

Tu peut faire des petite missions avec des ONG (comme Oxfam, ACF, MSF, Care, il recrutent beacoup au Canada), gagner 800-1200 dollars par moi, travailler entre 3 mois et un an, revenir chez toi et après te professionnaliser et devenir une consultante pour les grande boites prives et publiques (enfin après 10 ans) la tu gere ton temps, ton salaire grimpe a 10000 dolars par mois (ce qui est bizarre pour quelqu'un qui veut faire de l'humanitaire, mais en quelque sorte justifié par le fait que tu n'a pas de sécurité sociale, pension, aucune garantie de ton future).

Ce site explique très bien ce qui se passe a ce qui commencent cette vie.... http://sm4good.com/2010/04/06/aid-worker-life-options/ la mailleure lecture que je peut te conseiller!

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