Le réseau routier kenyan, mis à part quelques grandes routes du pays, est plutôt en mauvais état. À peine 10% de l'ensemble est goudronné, le reste étant constitué de pistes pas forcément toujours faciles, surtout en saison des pluies. Bref, on a rapidement besoin d'un 4x4 pour circuler au Kenya.En matière de sécurité, les routes, le nombre de véhicules et les conducteurs sont des facteurs de dangerosité. La circulation est fréquemment anarchique et il faut porter une attention particulière aux piétons et animaux qui peuvent se trouver n'importe où sur la route. La conduite de nuit est à éviter. Ce qui veut dire que, dans tous les cas, si on conduit, la vigilance s'impose. Dernière chose à ne pas oublier: au Kenya on roule à gauche.
Si comme toujours disposer d'un véhicule est synonyme de liberté, il est néanmoins préférable d'envisager l'option avec un chauffeur qui en prime pourra souvent faire bénéficier de ses connaissances sur son pays. En effet, vu l'état des routes, la nature du trafic et les risques ou problèmes en tous genres qu'on peut rencontrer, les conducteurs peu expérimentés ou peu habitués à conduire dans un tel environnement auront intérêt à s'abstenir.
Location
En plus des agences locales, plusieurs sociétés internationales sont présentes dans le pays, essentiellement à la capitale ou à Mombasa. Pour louer un véhicule, il faut être âgé d'au moins 23 ans et disposer théoriquement d'un permis de conduire international.Le prix des locations reste assez élevé au Kenya quel que soit le modèle, surtout chez les grands loueurs, avec avant tout des différences liées au type d'assurances possibles ou choisies. Comptez au mieux 40 à 50 € pour un petit modèle de citadine et dans les 100 €/jour pour un 4x4.
Le réseau bus est assez bien développé dans le pays avec, comme souvent, un service "rapide" inter‑cités à privilégier et des lignes ou réseaux secondaires bien plus lents avec de multiples arrêts, moins confortables et de fait moins chers. Le confort et les services dépendent en effet de la catégorie de bus, avec logiquement le mieux sur les longues distances.Parmi les nombreux opérateurs Coast Bus demeure le plus ancien et un des plus réputés. Reste que dans tous les cas le bus est un moyen de locomotion économique, ce qui permet d'ailleurs aux voyageurs de pouvoir choisir le meilleur sans hésitation. Comptez en gros l'équivalent de 3 ou 4 € par tranche de 100 km et, par exemple, une quinzaine d'euros pour faire Nairobi‑Mombasa.En parallèle aux bus publics, certaines agences ont développé des systèmes de shuttles entre villes/lieux touristiques. C'est essentiellement le cas dans le périmètre Nairobi‑nord de la Tanzanie où ces bus privatifs, faits uniquement pour les touristes ou presque, sont proposés avec des tarifs en rapport (comptez par exemple 30 US$ pour les 280 km entre Nairobi et Arusha).
Matatus
Les matatus sont des minibus qui roulent sur de courtes ou moyennes distances avec des itinéraires préétablis. À prix fixe et surtout très économiques, ils n'en demeurent pas moins un moyen de transport quelque peu risqué étant donné la conduite téméraire des chauffeurs. Comme leurs homologues dans d'autres pays, ils partent quand ils sont pleins, sont toujours bondés, pas du tout confortables et servent souvent de complément au réseau de bus.
Voyager à vélo au Kenya est possible. Cependant, l'état des routes, les distances à parcourir, les risques possibles ainsi que le climat sont des facteurs à considérer avant d'entreprendre une telle aventure. Il faut également savoir qu'il est interdit de faire du vélo dans les parcs et réserves hormis justement quelques‑uns comme le Hell's Gate jouxtant le Lac Naivasha où des safaris en deux roues sont proposés en encadré.
Le stop n'est pas du tout recommandé dans le pays, ni même d'ailleurs intéressant vu le prix modique des transports en communs locaux. Surtout qu'en plus il est souvent payant, au même prix que le bus. Il est également interdit de faire du stop dans les parcs nationaux pour des questions évidentes de sécurité.
Même si des projets internationaux concernant le Kenya sont toujours plus ou moins d'actualité, le réseau passagers se limite actuellement surtout au tronçon Nairobi‑Mombasa avec plusieurs départs quotidiens et en gros six heures de voyage pour ce trajet entre la capitale et la côte. La voie traversant les parcs de Tsavo Est et Tsavo Ouest, le spectacle peut être intéressant et il n'est pas rare de voir des animaux en cours de route. Comptez une douzaine d'euros pour faire le trajet en classe Eco.Sinon, il existe aussi deux ou trois autres petites lignes régionales qui fonctionnent plus ou moins comme celle entre Nairobi et Naivasha.
Au Kenya, il n'existe pas de réseau de ferries reliant les villes le long de la côte de l'océan Indien. En fait, le transport maritime passagers est juste concentré sur le lac Victoria (accès aux différentes îles) et la traversée urbaine de Mombasa.
Le pays possède pas mal de transporteurs à ses couleurs (cf. liste) disposant le plus souvent de quelques appareils de petites capacités. La plupart proposent des vols intérieurs entre les principales agglomérations ou se sont spécialisés dans les "vols safaris" ou à la demande. De façon générale, l'avion permet de gagner du temps, et ce malgré les annulations ou retards de vols toujours possibles. Avec l'arrivée de low cost (Jambojet ou Fly540), les prix sont en outre plutôt abordables sur les principales lignes et un Nairobi‑Mombasa revient aux alentours de 60‑80 € le trajet.À noter que Nairobi dispose de deux aéroports. Si le Jomo Kenyatta est l'international, c'est le Wilson Airport qui assure l'essentiel du trafic domestique. Donc, autant le savoir en cas de correspondance.
Si les taxis sont nombreux dans les villes, il est plus que nécessaire, pour des questions de sécurité, notamment en tout premier lieu à Nairobi, de ne prendre que des véhicules officiels et recommandés par les hôtels ou stationnés près des zones "touristiques" ou d'affaires; et ce même si les prix peuvent sembler élevés. Cette règle est plus qu'à suivre lorsqu'il s'agit de trajet de nuit. Autre solution possible: les VRT avec leur appli pour réservation/paiement.
Autres moyens
Taxis collectifs: il est également possible de se déplacer au moyen de taxis collectifs (appelés "Peugeot") qui peuvent prendre entre 7 et 9 passagers. Ils sont plus chers mais plus rapides que les matatus qu'ont peut aussi utiliser.Moto‑taxis: une autre méthode très économique pour se déplacer en ville, comme à Mombasa, consiste à prendre un tuk‑tuk ou un moto‑taxi.À pied : c'est un mode de locomotion à éviter en tant que touriste, surtout de nuit ou à la capitale où il vaut mieux privilégier les taxis.
Le bus est certainement le moyen le plus économique pour se déplacer entre les villes. Cependant, il vous faudra prévoir un autre type de transport ou passer par un prestataire pour vous rendre dans les parcs nationaux. Un véhicule de location est donc une option à considérer pour des questions de temps et de liberté, et ce malgré la différence de budget. Si un tout‑terrain n'est pas forcément toujours obligatoire selon la saison et les endroits où on compte se rendre, mieux vaut par contre envisager un chauffeur pour se simplifier la vie surtout lorsqu'on est pas habitué à circuler dans l'environnement un peu particulier des routes kényanes...