Tahiti (fin) & Moorea 1
Ce matin au réveil, je constate dépité que mon micro-ordinateur ne fonctionne plus. Il m'est impossible de me connecter à un réseau WiFi, car il n'en voit aucun (alors que nos autres appareils ou smartphones montrent que le WiFi fonctionne parfaitement au Fare Suisse).
Ceci est gênant car internet reste pour nous la meilleure façon de communiquer avec la métropole, le téléphone classique étant hors de prix.
Je pense la panne ou le dérèglement mineur, mais néanmoins, trop complexe pour mes talents informatiques limités.
Nous allons traîner en ville en début de matinée. On m'a indiqué un réparateur d'ordi compétant au Centre Vaima (plein centre de Papeete). Celui-ci me répare (ou plutôt reconfigure) le WiFi sur l'ordi en 2 minutes, pour un coût symbolique. Ouf !!!
Nous en profitons pour faire quelques emplettes pour des cadeaux bon marché à ramener. Nous trouvons sans peine des perles de Tahiti montées de diverses manières (colliers, bracelets, …).
La haute qualité n'est disponible que chez les bijoutiers (ou dans les fermes perlières que nous visiterons plus tard) mais elle est très coûteuse. Ce n'est pas ce que nous cherchons, car Annie et notre fille ont déjà été bien pourvues en perles noires à l'occasion de voyages précédents.
Sur le marché de Papeete, ce sont des perles de qualité inférieure qui sont présentées en grand nombre, à petit prix. Mais en triant avec soin dans cette catégorie, on trouve sans peine à faible coût de belles perles sans défaut apparent (du moins pour les non spécialistes), qui ferons des petits cadeaux très appréciés à notre retour.
Cette formalité-bibeloterie effectuée, nous regagnons rapidement le Fare Suisse, pour terminer une corvée : boucler nos bagages.
Nous laisserons à Papeete un gros sac que nous confierons à Beni (nous le retrouverons à notre retour), avec tout ce qui ne nous sera pas indispensable dans les îles (vêtements chauds du NW USA, chaussures de rando, certains livres, achats divers (factories de l'Oregon), …). En effet sur les vols inter-îles d'Air Tahiti, outre un bon sac de 23 kg par personne (nécessaire vestimentaire et autres pour un mois de vie, masque-tuba-palmes-combinaison sous-marine, lecture, ordi, médicaments, …) un unique petit bagage de cabine est autorisé, de dimensions très réduites, et de cinq kg maximum. Et surtout ce sac est vérifié régulièrement à l'embarquement lorsque l'avion est complet. Cela sera un souci permanent à chacun de nos vols. En fait pour nous ce sac autorisé de petite taille pèsera toujours bien plus de 5kg. Mais nous ferons semblant de le porter avec une telle aisance à chaque embarquement (comme s'il était rempli de plumes) qu'il n'alertera jamais le personnel d'Air Tahiti.
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A la mi-journée, départ pour Moorea donc.
Moorea ne représente pas encore le dépaysement total que l'on attend des iles sauvages Polynésiennes, car très proche de Tahiti. Un mince bras de mer fait que la civilisation n'est jamais bien loin. Mais l'île est néanmoins très agréable, et l'ambiance est très différente. Une route unique de 60 km en fait le tour. La circulation automobile reste faible, toute pression disparaît, on est déjà dans un autre monde, plus apaisé.
L'île est bien visible depuis la cote Ouest de Tahiti. Le moyen le plus simple de la rejoindre est d'utiliser le ferry rapide (comme le font les nombreux travailleurs de Papeete qui logent à Moorea. Une 1/2 h de bateau matin et soir, cela est plus sympa que les deux heures de métro ou d'embouteillages que subissent chaque jour bien des parisiens).
Mais notre Pass aérien inclut Moorea, aussi c'est en avion que, après avoir rendu notre voiture à l'aéroport, nous faisons la dizaine de kilomètres du trajet (cinq minutes de vol).

Air Tahiti exploite une flotte importante d'ATR72, complétée par quelques ATR42 pour desservir les îles mineures, à piste très courte (en outre le nombre de passagers pour les aéroports les plus "limites" est réduit de 50%, afin de diminuer encore le poids de l'appareil).
Les premières vues aériennes sur le lagon de Moorea nous comblent de plaisir.


Un correspondant nous attend comme prévu à l'aéroport avec un panneau à notre nom, pour nous conduire en voiture à notre hôtel, à l'opposé de l'île, c'est parfait.
Nous logeons à l'hôtel "Les Tipaniers", à la Pointe Hauru, à l'Ouest de Moorea, à 20 km de l'aéroport.
Nous connaissons déjà cet hôtel de bungalows sur une plage de rêve, pour l'avoir fréquenté il y a une bonne vingtaine d'années, et nous nous faisons un plaisir de le retrouver. Cela nous rajeunira !
Nous prenons possession de notre logement. Il dispose d'une cuisine, ce qui nous permettra le plus souvent de manger sur notre terrasse, et d'économiser le restaurant.

L'hôtel est agréable, bien tenu et calme (petite taille), dans un bel environnement sympathique. Il reste cependant d'un prix (relativement) abordable (surtout comparé aux autres établissements de luxe, sur l'île).
La plage est paradisiaque, type carte postale.
A une vingtaine de mètres du rivage, le sable est parsemé de grosses patates de corail, qui attirent des poissons tropicaux multicolores peu farouches, ainsi que de nombreuses anémones de mer.



attention au point de chute possible d'une noix de coco !

Au fond, le centre de plongée et de bateaux.


au large des motus (îlots) que nous rejoindrons en canoé (voir plus loin)

- comment est-elle ?
- correcte, 28°C

vues de la plage depuis la mer


anémones de mer

Les couchers de soleil flamboyants, vécus allongé sur un transat de la plage, sont un moment de méditation de choix.

A environ 1 km de l'hôtel, se trouve "le Petit Village", sorte de mini centre commercial avec quelques restaurants de poisson appétissants, ainsi que deux épiceries très basiques, mais qui nous rendront quelques services.
L'hôtel prête gratuitement des vélos à ses clients (pour les courses au Petit Village, ou pour faire de courtes promenades).
La base sportive à droite de notre plage organise divers types de plongée, ainsi que des excursions marines réputées (requins, baleines, raies) mais nous ne profiterons pas cette fois de cette organisation.
Elle loue aussi, pour notre plus grand plaisir, des pirogues à balancier ou des canoës, qui permettent de rejoindre aisément le motu (îlot) Fareone, ou le motu Tiahura, situés au large à 1/4 h de pagaie. Ces deux motus sont de vastes cocoteraies désertes, ceinturées par une magnifique plage tropicale de sable blanc. Des raies pastenagues pas farouches de 1m de diamètre viennent se faire admirer et caresser à 2 mètres du rivage. Plus au large mais tout près de là, une zone corallienne présente une vie sous-marine intense, par moins de 2m d'eau.
En rejoignant ces motus le matin de bonne heure, nous pouvons jouir de quelques moments de solitude dans un paradis. Mais dès la fin de la matinée, cela devient la cohue : des bateaux arrivent depuis les différentes pensions avec leur cargaison de touristes, des snacks s'improvisent, il est temps pour nous de rentrer au plus vite.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !