Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans

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ZI
Hi Alain

Excuse moi d"interférer dans ton carnet qui, s'il ne représente pas ma tasse de thé, a le mérite de parler d'autre chose que des premières découvertes de l'Ouest.

Dvorak fait parti de mes compositeurs appréciés, pas uniquement le nouveau monde, mais aussi les danses slaves.

bonne suite

Bern
USA 2018 - Arizona, chez les indiens... https://voyageforum.com/v.f?post=9061068;#9061068 USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller https://voyageforum.com/v.f?post=6769327;#6769327 USA 2012 "Au long du Rio Grande" https://voyageforum.com/v.f?post=5290732;#5290732
OL
Ne serait-ce pas des mennonites ? Qui on plus de «libertés» que les Amish ?

Je me suis brièvement baladé dans le comté de Lancaster et c'est ce que j'avais cru comprendre...

Très possible. Je ne me souviens plus si l'homme s'était présenté en tant qu'Amish ou pas. En tapant "différences amish mennonites" dans un moteur de recherche, on trouve un tas d'informations qui vont plutôt dans ton sens.
OL
Je pense que tu as remarqué les différences fondamentales entre les deux villes, non ?

L'une est noire, l'autre blanche. Et on le ressent dans la musique. Et à choisir, je prendrai Memphis. Elvis a été influencé par les grands noms de la Country certes.... Mais beaucoup plus par les Gospels le long du Mississippi. Clarksdale n'est pas loin non plus. Enfin, c'est mon sentiment.

Bonjour Michel,

Oui, tu as parlé de cette différence dans ton carnet. Pour ma part, je n'y ai pas fait attention sur place, maintenant en revoyant les photos je comprends mieux ce que tu veux dire. Mais cet état de fait est-il dû à des politiques différentes ?

Et Memphis est plus intimiste. Je préfère Beale Street à Broadway Ave.

Ambiance différente, c'est vrai. Mais nous ne nous sommes guère attardés à Beale Street, alertés par les forces de police qui commençaient à se masser en haut de la rue.

Chacun ses goûts me diras-tu.[;)]

Certes, mais ces fameux goûts peuvent évoluer au gré des échanges. C'est aussi pour cela que ce genre de forums existent, pour "frotter sa cervelle contre celle d'autrui".
BL
Salut,

merci pour ton commentaire. Je me dis parfois que c'est trop "décalé", vu le faible nombre de réponses. Mais bon, maintenant que c'est parti, je l'emmène au bout.

Moi, j’aime beaucoup. Même si je ne dis rien, ou presque rien. Continue comme cela s’il-te-plaiî.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BL
Bonjour,

c'est excellent les frites" oui, mais c'est indigeste en photo dans les carnets, de voyage

😂
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
OL
Bonsoir, Je viens de découvrir votre carnet, et je l'ai lu avec plaisir, en espérant la suite. Nous avons très envie de découvrir Chicago , mais on se disait un peu what else?? après la visite de la ville , les états immédiatement limitrophes ne me semblaient pas receler beaucoup de points d'intérêt. Et votre carnet ouvre bien des perspectives.

Bonjour Antoinette,

C'est sûr qu'il y a un peu de route pour rejoindre l'Iowa, mais c'est aussi pour ça qu'on aime l'Amérique. Nous aurions voulu voir les ponts couverts du côté de Madison, le parc Effigy Mounds, au nord de Marquette (www.nps.gov/efmo/index.htm), la Villa Louis à Prairie du Chien (villalouis.wisconsinhistory.org), pousser vers le nord pour contempler les Minnehaha Falls à Minneapolis. Ce sera pour une autre occasion.

On trouve à Spillville un fabuleux petit musée : celui des horloges en bois Bily Clocks. Toute photographie est malheureusement interdite. Mais quelle visite ! Les frères Bily ont fabriqué toute leur existence des miniatures merveilleuses, animées avec goût. On dit qu'Henry Ford lui-même vint sur place pour acquérir l'un de ces bijoux, en payant comptant un million de dollars, et qu'il repartit les mains vides.

J'ai rapporté cette histoire dans un article de fond sur Spillville : musicabohemica.blogspot.com/...orak-spillville..... Ça parle surtout de musique, mais il y a peut-être des idées intéressantes pour les voyageurs curieux, avec une carte interactive, des vidéos et quelques photos supplémentaires que je n'ai pas publiées ici.
OL
A Nashville Broadway Street depuis le toit du restaurant Acme

Le centre-ville est plutôt sympa avec ses boutiques animées et son mélange de vieux bâtiments et de gratte-ciel. L'impression en est gâchée par tout ce qui l'entoure, allant du bidonville aux tranchées béantes, sans parler des autoroutes tentaculaires qui affolent même les GPS.

La musique est partout : sur le sol entre les pavés, dans la débauche de sons offert par les commerces et bien entendu dans le musée de la musique country où Elvis côtoie des amateurs valeureux mais sans lendemain.



Un inconnu sans lendemain

Hippies use side door - Humour chez Acme

Quelle place pour une Philharmonie dans une telle cité ? L'orchestre local est pourtant honoré par une statue rutilante.

Statue de l'Orchestre Symphonique de Nashville

Au Centennial Park, l'on a bâti un Parthénon à l'échelle exacte de celui d'Athènes, mais en mieux : la réplique américaine, au moins, est restaurée. Les Américains n'allaient tout de même pas reproduire les fissures et lézardes si désolantes du modèle original. L'édifice n'a pas été construit ces dernières décennies, à l'instar des pseudo-monuments de Las Vegas, mais en 1897, pour l'Exposition internationale. Un Parthénon qui défrise

Le résultat n'est pas laid : il est incongru. Que l'on me parle à Nashville de musique country, de costumes à paillettes et de grosses bagnoles chromées, cela ne me tente pas plus que ça, mais enfin, ça colle avec l'imaginaire, tandis que ce gros monument antique posé là a quelque chose de consternant, comme d'imaginer Elvis dansant le sirtaki.

Indubitablement plus américain, un authentique Sabre F86-L est exposé à deux pas. Il a été offert à la ville après son retrait du service. Sabre F86-L

Un émouvant monument aux suffragettes locales nous rappelle la lutte pour le droit de vote des femmes, accordé en 1920.

Sculpture d'Alan LeQuire

S'efforçant d'échapper à la curiosité des touristes, une tortue d'eau fraye son chemin dans les herbes du Centennial Park.

Face de tortue

Et la cuisine ? Le hot chicken est la spécialité de la ville. Il est vrai qu'à côté des guitares géantes, les poulets envahissent l'espace public. Les gens d'ici sont très fiers de leur spécialité culinaire appelée hot chicken - des morceaux de poulet frits et épicés.

Hot Hattie B's chicken

Acme

Nous ne pouvions pas quitter Nashville sans goûter à cette merveille du palais. Nous faisons une queue de plus de 30 minutes pour entrer dans LE restau emblématique, Hot Hattie B's chicken. C'est étrange mais les Américains semblent habitués à patienter devant les restaurants, ce qui pourrait se comprendre s'il s'agissait de haute gastronomie, mais pour engloutir du poulet, là, c'est fort.

Je commande des ailes pas trop épicées, sachant par expérience qu'ici, l'on ne lésine pas sur l’assaisonnement. On s'assied à côté d'autres gens et l'on mange avec les doigts : décidément, ce n'est pas la Tour d'Argent (un mauvais esprit dirait qu'on serait plus chez les Troisgros). Inutile de faire durer le suspens, ce n'est pas fameux. Du poulet croustillant comme on en a déjà goûté cent fois, pas particulièrement goûteux. Sympa, tout ce que l'on veut, mais bof.

Nous rentrons au AirBnb sous un ciel orageux qui éteint les lucioles.

Orage en vue

Nashville ravira sans aucun doute les mordus de musique country. Les voyageurs occasionnels et les gastronomes passeront leur chemin.
OL
Moi, j’aime beaucoup. Même si je ne dis rien, ou presque rien. Continue comme cela s’il-te-plaiî.

Chouette, un lecteur de plus ! Merci de me lire, en espérant ne pas te décevoir.
OL
Hi Alain

Excuse moi d"interférer dans ton carnet qui, s'il ne représente pas ma tasse de thé, a le mérite de parler d'autre chose que des premières découvertes de l'Ouest.

Salut Bern,

tu plaisantes ? C'est un honneur de te lire ici, tant tes contributions sur les USA sont pertinentes et plus précises que bien des guides "officiels".

Dvorak fait parti de mes compositeurs appréciés, pas uniquement le nouveau monde, mais aussi les danses slaves.

Très juste, et tant de choses encore, mais faut pas me lancer sur le sujet [:)].
ZI
Hi Oltean

"mais faut pas me lancer sur le sujet" (Dvorak) Oh non, je suis sans doute bien débutant pour ça

Ps c'est pas interdit de mettre son age dans son profil, je regarde toujours le profil de mes correspondants. Mais ce n'est pas une obligation non plus;

Bern
USA 2018 - Arizona, chez les indiens... https://voyageforum.com/v.f?post=9061068;#9061068 USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller https://voyageforum.com/v.f?post=6769327;#6769327 USA 2012 "Au long du Rio Grande" https://voyageforum.com/v.f?post=5290732;#5290732
EL
Bonjour Alain, continue je suis un de tes nombreux lecteurs, qui se régale de tes écrits. Le voyage me plait et comme déjà dit, original par rapport aux nombreux carnets de l'ouest qui sont certes redondants, mais qui à mon avis, prolongent, pour leurs auteurs, le voyage. En écrivant, en triant et en publiant les récits et les photos, souvent on revit le voyage et c'est bon !!! En plus j'adore les frites ! a+
On me l'a souvent dit, et les photos ? Ben moi je filme !!!
FA
Merci pour ce carnet de voyage loin de sentiers battus ...et qui donc m’intéresse beaucoup ! Je partage ton avis sur la fantastique ville de Chicago, une de mes villes préférées de USA..
OL
Ps c'est pas interdit de mettre son age dans son profil, je regarde toujours le profil de mes correspondants. Mais ce n'est pas une obligation non plus;

Je ne l'avais pas mis, pensant que ça n'intéresse pas grand-monde. Mais bon, si cela peut être utile, je l'ai ajouté.
DI
Salut,

Moi aussi j'aime beaucoup Chicago, y étant allée une fois en automne, et la 2ème fois en hiver. Mais c'est surtout pour son orchestre symphonique et pour ses clubs de jazz que j'aime cette ville. Ils ont aussi un très beau jardin japonais pas loin.

Cette chose dénommée Cloud Gate est tripotée par des touristes ébahis de retrouver leur image hilare dans une multiplication qui aurait pu peupler un cauchemar de Jorge Luis Borges.

Je croyais qu'on l'appelait the Bean!

En tout cas, j'aime beaucoup ton optique de voyage (à travers le vécu de grands musiciens, DVORAK, JOPLIN, ..) Merci du partage en tout cas. C'est vraiment original et bienvenue comme aspect de tourisme aux USA.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
OL
En traversant le Tennessee

L'impression mitigée rendue par Nashville s'atténue en quittant la cité. La région est recouverte, comme dans les films de Terrence Mallick, de prairies d'herbes épaisses ondoyant au soleil. De splendides villas accompagnent notre route.

Au cœur du Tennessee

Le Tennessee est décidément un bien étrange état, aux disparités sociales contrastées. Nous ne sentons pas ici l'accueil plein de bienveillance de nos interlocuteurs des régions du nord : le contact est franc, presque abrupt. Nul ne s'émerveille que nous venions de la lointaine France, événement salué par des réactions enthousiastes en Iowa. Une première impression ne signifie pas grand chose, sans doute, mais elle ne nous quitte pas depuis notre arrivée dans la région.

A Franklin, Tennessee

Shakespeare à la sauce locale

Au sud de Nashville se trouve la bourgade de Franklin, au centre historique formé de bâtisses de toute beauté et entouré par de grands manoirs qui rappellent Autant en emporte le vent. La place centrale héberge un mémorial aux soldats confédérés, en mémoire d'une des plus grandes batailles du XIXe siècle.

Artillerie confédérée

La guerre civile, puis le long combat contre la ségrégation ont-ils imposé la voix des vainqueurs et des humanistes ? On l'espère, mais ici le Général Lee est honoré en héros du Sud. Les slogans locaux militent pour le port d'armes et le droit de conserver le drapeau sudiste. L'on cultive volontiers la défiance envers le gouvernement : par un étrange tour de passe-passe, ce qui sonne pour nous comme l'expression d'un fascisme larvé rejoint de fait un credo anarchisant.

Général Lee

Je n'avais jamais trop accordé d'attention aux étiquettes de whisky Jack Daniel, et si le mot "Tennessee" y figure en bonne place, ce n'était pour moi que l'expression d'une origine incertaine et en grande mesure abstraite. La découverte de la distillerie de la célèbre boisson, dans l'obscure cité de Lynchburg, rend tangible cet Eldorado pour capitaine Haddock.

Les bouteilles "carrées" de Jack Daniel

Où l'on découvre que ce monsieur Jack Daniel est l'un de ces nombreux self-made men que l'Amérique aime tant, qu'il a patiemment mis en oeuvre toutes les étapes de fabrication de la boisson - depuis la création des grains de charbon qui permettront de filtrer l'eau de la source locale jusqu'à la fabrication pointilleuse des tonneaux qui emporteront le spiritueux au-delà des océans ; et naturellement, de la fermentation des trois ingrédients maïs, seigle et malt obtenue selon des procédés secrets (il est strictement interdit de photographier les cuves). Cet Edison de l'eau-de-vie devait périr en 1911 suite à un coup de pied énervé dans un coffre-fort récalcitrant, pour avoir contracté une gangrène mal soignée.

La visite de la distillerie

Saint des saints

Visite somme toute pas extraordinairement instructive : le guide parle avec un accent à couper au couteau, compréhensible pour ses compatriotes mais qui déchire nos oreilles d'étrangers. Mes profs d'anglais ne m'avaient pas préparé à décrypter cette diction nasillarde servie sur un rythme vif.

La petite ville de Lynchburg a tout pour plaire. Des maisons colorées, des boutiques avenantes et The BBQ Caboose Café, un petit resto accueillant à la gloire du chemin de fer. On se rend vite compte, toutefois, que les commerçants sont plus ou moins de mèche avec la distillerie voisine et que tout ici incite à consommer des produits dérivés de frère Jack.

The BBQ Caboose Café
OL
Salut,

Moi aussi j'aime beaucoup Chicago, y étant allée une fois en automne, et la 2ème fois en hiver. Mais c'est surtout pour son orchestre symphonique et pour ses clubs de jazz que j'aime cette ville. Ils ont aussi un très beau jardin japonais pas loin.

Salut,

Oui ! Il nous reste beaucoup de choses à voir à Chicago. Et à écouter, faute d'avoir pu assister à un récital du fameux orchestre symphonique.



Dans les couloirs de l'institution

Cette chose dénommée Cloud Gate est tripotée par des touristes ébahis de retrouver leur image hilare dans une multiplication qui aurait pu peupler un cauchemar de Jorge Luis Borges.

Je croyais qu'on l'appelait the Bean!

C'est vrai, the Bean est le nom populaire de cette Cloud Gate.

Reflet du Bean

En tout cas, j'aime beaucoup ton optique de voyage (à travers le vécu de grands musiciens, DVORAK, JOPLIN, ..) Merci du partage en tout cas. C'est vraiment original et bienvenue comme aspect de tourisme aux USA.

J'aime bien trouver des prétextes culturels à mes visites. Content de ne pas être le seul !
OL
Merci pour ce carnet de voyage loin de sentiers battus ...et qui donc m’intéresse beaucoup ! Je partage ton avis sur la fantastique ville de Chicago, une de mes villes préférées de USA..

C'est réellement une bonne surprise, nous ne nous attendions pas à cela. Rien que sa Riverwalk est mémorable ! et joliment fréquentée !



DI
Voici quelques posts que j'avais fait de mes retours en automne en hiver
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
OL
Bonjour Alain, continue je suis un de tes nombreux lecteurs, qui se régale de tes écrits. Le voyage me plait et comme déjà dit, original par rapport aux nombreux carnets de l'ouest qui sont certes redondants, mais qui à mon avis, prolongent, pour leurs auteurs, le voyage. En écrivant, en triant et en publiant les récits et les photos, souvent on revit le voyage et c'est bon !!! En plus j'adore les frites ! a+

Merci Jean-Pascal ! Je partage ton opinion, différentes approches sont salutaires dans leur complémentarité. Encore faut-il avoir le temps et le moral pour rédiger après le retour, ce qui n'est pas toujours gagné. J'ai renoncé à cette pratique en préférant l'écriture au fil de l'eau, même si le procédé engendre un style parfois lapidaire.
AR
Très bon carnet, j'adore les photos. J'ai commencé à lire au début mais ne me suis pas manifesté.

A bientôt ! [;)]
Roadtrip USA 2017: https://goo.gl/vtYH6H Roadtrip USA 2018: https://goo.gl/Aig8RN Roadtrip USA avril 2020: reporté cause Covid Roadtrip USA Octo 2020: en éloignement .... https://www.instagram.com/travelingtousa/
CA
Merci Alain pour ce beau carnet, je le suis avec beaucoup de plaisir 😊
SU
Hello !!

J'ai adoré Lynchburg ! Notre guide dans le complexe était originaire de Nice par sa famille immigrante.

J'ai passé plus de temps à lui parler de Nice que lui me parler du précieux liquide. [;)] Je plaisante.

Pour les photos interdites des cuves, il m'a dit que c'était à cause des risques d'explosion due à l'atmosphère surchargée en vapeurs d'alcool. Je pense que tu as plutôt raison sur le secret car j'ai pris des clichés des cuves en fermentation du Rhum sur Marie-Galante sans problèmes. Bien que les hangars de MG soient à murs ouverts...

Autre secret, le Ricard. La tour de distillation de la fabrication de l'anéthol est calorifugée. Le directeur me disait que c'était pour garder la chaleur de la distillation. Soit. Mais aussi pour le secret de l'espacement des tables dans la tour.

Bref. J'attend Memphis et le King !!!![;)]
OL
Hello !!

J'ai adoré Lynchburg ! Notre guide dans le complexe était originaire de Nice par sa famille immigrante.

Hello ! Inattendu en effet. Il parlait français au moins ? Vu les difficultés d'entendre le parler local...

Pour les photos interdites des cuves, il m'a dit que c'était à cause des risques d'explosion due à l'atmosphère surchargée en vapeurs d'alcool. Je pense que tu as plutôt raison sur le secret car j'ai pris des clichés des cuves en fermentation du Rhum sur Marie-Galante sans problèmes. Bien que les hangars de MG soient à murs ouverts...

Bref. J'attend Memphis et le King !!!![;)]

Oui, oui, un peu de patience. Il reste Huntsville, Al Green et MLK à Memphis, ensuite viendra le tour d'Elvis.
OL
Merci Alain pour ce beau carnet, je le suis avec beaucoup de plaisir 😊

J'ai eu aussi beaucoup de plaisir à l'écrire. Content que ce soit partagé !
OL
Très bon carnet, j'adore les photos. J'ai commencé à lire au début mais ne me suis pas manifesté.

Très touché, surtout que tu es un voyageur chevronné à ce que je peux lire !
OL
Voici quelques posts que j'avais fait de mes retours en automne en hiver

Très évocateur. On s'y croirait !
OL
La silhouette de Saturn V découpe la ligne d'horizon à l'approche de Huntsville, dans l'Alabama. La fusée qui envoya les premiers hommes sur la Lune est reproduite ici, grandeur nature, dominant du haut de ses 110 m le vaste U.S. Space & Rocket Center. Saturn V à Huntsville

L'endroit rassemble des trésors sur l’épopée spatiale et ressemble beaucoup à son homologue de Cap Canaveral, avec plus de divertissements pour les enfants et moins de solennité.

Curieusement, l'impressionnante collection de fusées parées comme pour le décollage côtoie des engins militaires tout-à-fait terrestres et sans grand rapport avec la conquête spatiale. Reconstitution du lieu du premier alunissage. En arrière-plan, un hélicoptère Chinook.

L'image de Wernher von Braun est partout. Le père du programme américain ne pouvait pas être oublié ! Le passé gênant de l'inventeur du V2 et récupéré aux Etats-unis grâce à l'opération Paperclip n'est pas occulté. Mais, nous dit-on, le rêve de Von Braun était de conquérir l'espace, comme en témoigne un de ses croquis d'adolescence décrivant déjà un modèle de nef spatiale ; l'engagement sous les couleurs hitlériennes ne serait qu'un accident dû aux circonstances. Son installation en Amérique devait dès lors lui permettre de combler ses aspirations. L'étoffe des héros

Difficile de distinguer dans cette histoire ce qui relève de la propagande, mais on peut comprendre aisément qu'il valait mieux voir ce cerveau récupéré par le monde libre plutôt que par une puissance stalinienne. Quoi qu'il en soit, Von Braun eut l'idée de faire connaître ses grands projets au public par une série de livres et films, en collaboration avec Walt Disney himself. Le but : susciter intérêt populaire puis adhésion scientifique à l'aventure spatiale. Difficile de trouver aujourd'hui l'équivalent de cette extraordinaire ferveur des années héroïques pour les exploits technologiques, si l'on en croit les critiques formulées ici et là sur le récent séjour orbital de Thomas Pesquet.

Le hall Saturn V

Sous les cocotiers

Histoire de goûter un peu des épreuves subies par les voyageurs spatiaux, une attraction promet de tester les effets de la force centrifuge. Elle est déconseillée aux femmes enceintes, aux claustrophobes et autres sujets à des insuffisances diverses. En testant l'engin, on comprend vite pourquoi. La vitesse de rotation nous plaque contre les parois si bien qu'il devient difficile de respirer et quasiment impossible de remuer le bras. J'ai l'impression d'avoir Michael Moore à cheval sur mon thorax, et je contemple en face de moi les autres amateurs impitoyablement cloués à la cloison comme autant d'insectes épinglés par un entomologiste pervers. "Criez si vous avez un problème", nous avait-on dit. Mais si je n'avais qu'un seul problème ! Mes pieds ne touchent plus le sol et mon oreille interne baguenaude comme un bateau ivre. Quant à crier, l'idée même crispe mon cerveau, tant l'air peine à assouvir mes poumons. Seule la certitude que ce manège infernal a déjà fait tournoyer sans dommage (on veut le croire) des cohortes de badauds en tongues et chemises à fleurs me fait serrer les dents en attendant la fin de la séance.

On sort de là groggy sous l’œil goguenard du guide. "Vous avez encaissé 3 G, comme les voyageurs d'une navette spatiale". Encore un job à supprimer des recherches sur Pôle Emploi. La tombe de Miss Baker

En quittant l'exposition, nous nous recueillons sur la tombe de Miss Baker, sur laquelle sont posées bananes et oranges. Miss Baker était un singe sapajou, que l'Amérique est fière d'avoir ramené vivant de l'espace - une pierre dans le jardin des soviétiques qui avaient sacrifié Laïka.
AR
Merci, chevronné pas encore, je n'arrive pas à la cheville de certain.

Pour le premier alunissage, sais tu qu'ils se sont entraînés sur un site reconstitué dans l'AZ ? Si mon timing est bon en septembre, j'essaierai d'y passer et prendre une photo s'il n'y a pas trop de quad dans les craters.
Roadtrip USA 2017: https://goo.gl/vtYH6H Roadtrip USA 2018: https://goo.gl/Aig8RN Roadtrip USA avril 2020: reporté cause Covid Roadtrip USA Octo 2020: en éloignement .... https://www.instagram.com/travelingtousa/
BL
Salut

Meteor Crater Natural Landmark Interstate 40, Winslow, AZ 86047, États-Unis +1 800-289-5898

https://goo.gl/maps/4yVvYgg6bTM2

J'y suis passé en 2011 Une bonne surprise et hyper bien aménagé et fondu dans le paysage À l'américaine quoi Pour les quads j'y étais allé en été et il n'y en avait aucun Tu es sur que c'est autorisé ?
AR
Ce n'est pas loin mais ce n'est pas Meteor Crater. Les entraînements ont eu lieu un peu plus bas. Aujourd'hui les deux sites sont toujours visibles mais ils n'ont pas été conservés. Ils sont à la proie des quads et autres véhicules de loisirs et des centaines de crater creusé à la dynamite à l'époque ont été saccagés.

On essaiera d'y passer pour l'histoire.

La suite dans mon carnet au retour
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DA
Sympa ce carnet , un plaisir à lire et de voir un peu "d’Amérique profonde" [;)]
BL
heu tu m'as mis le doute mais si c'est bien là .

on avait fait la ballade au bord du cratère et il y a des jumelles pour voir le site d'entrainement au fond . et justement c'est interdit d'y aller ; c'est pour ça que j'étais étonné pour les quads .

https://www.sunsetbld.com/visiter-usa/parcs-sites-naturels-americains/meteor-crater/

pour le fun et l'organisation américaine il y a même un ascenseur pour monter au visitor center .

quand on voit le manque d'adaptation chez nous au niveau handicap ....

je vais chercher les photos .

elles sont quelque part sur google ...

si tu vas dans le coin passes par petrified forest .

j'ai sillonné toutes ces routes pendant 2 mois en 2011 et j'ai hâte d'y retourner .

tu pars bientôt je crois ?
AR
Il y a un autre site près de Flagstaff. Je te laisse chercher. [;)]

Petrified et prévu. On part le 8 [:)]
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BL
tu parles du sunset crater volcano ?

j'y suis passé mais je ne savais pas que ça avait servi de site d'entrainement .

ou alors c'est ailleurs .

j'y passe à chaque occasion et c'est plus ou moins ma région " fétiche " j'adore ce coin ; surtout la région de Sedona .

mais on a tellement vu de sites d'avions , NASA ; missiles .... qu'il est possible que je m'y perde .
AR
Non un autre mais ce n'est pas connu. Jai trouvé ça sur un site qui traite des curiosité à voir sur la 66.
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BL
ne me dis rien je vais le trouver .... [;)]
OL
Ce n'est pas loin mais ce n'est pas Meteor Crater. Les entraînements ont eu lieu un peu plus bas.

Dommage, je suis passé dans le coin il y a deux ans (trajet entre Sedona et Petrified Forest), je ne savais pas du tout que l'endroit était dans le coin.

Aujourd'hui les deux sites sont toujours visibles mais ils n'ont pas été conservés. Ils sont à la proie des quads et autres véhicules de loisirs et des centaines de crater creusé à la dynamite à l'époque ont été saccagés.

Le travail à la dynamite a été réalisé pour préparer la pseudo-Lune, ou bien c'est autre chose qui n'a rien à voir ?
AR
Oui des centaines de dynamitage pour préparer la zone telle que photographier par satellite. Il y a même deux sites dont un mieux conservé que l'autre apparemment.

Cette zone est bien sur Marre Tranquilitatis si l'orthographe est bonne.
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BL
ok trouvé ....

mais je ne connaissais pas l'histoire ni l'endroit .

pourtant j'ai l'habitude d'aller au fond des chemins et je ratisse pas mal .

c'est tout prés de sunset crater vocano en fait ils ont pas mal pétardé le coin pour qu'il ressemble le plus possible à la mer de la tranquilité sur la lune ... les mecs ont du s'éclater c'est le cas de le dire ; un trou par ci un trou par là ... mais juste à coté il y a une usine de produits dangereux type " seveso" ...

et comme ce n'est pas un NM tout le monde y va j'ai l'impression ; d'où les quads ....

https://www.universetoday.com/115895/making-the-moon-the-practice-crater-fields-of-flagstaff-arizona/

mais le site d'entrainement principal est bien à meteor crater ; enfin là où ils ont mis les astronautes en condition . on voit au fond la structure grande comme un algéco .

en fait les guignols de secret story n'ont rien inventé

bien vu .
AR
[;)]

Il y a un site qui narre toute l'histoire et niveau géologie et réflexion ils sont quand mêmes bons à la Nasa et à l'USGS.

Il y a effectivement 2 sites et le N°1 est mieux conservés car près de la déchetterie, décharge à ciel ouvert de Flagstaff.

Le N°2, le plus accessible est donc à la proie des véhicules de loisirs. Mais c'est l'occasion d'y faire un saut, c'est un lieu chargé d'histoire et si le temps le permet, un détour rapide avant Sunset Crater Volcano.
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OL
Après une Nashville plutôt miteuse, Memphis séduit le visiteur par une discrète et joyeuse exubérance. Le quartier où nous logeons, près de Central Gardens, est formé par des chapelets de vastes villas parfois centenaires flanquées de restos où des jeunes font la liesse. Le chant des grillons, le soir tombé, est assourdissant. A quelques minutes du cœur de la ville !

Cette belle image cache une réalité plus sordide. Cette métropole est en fait l'une des plus dangereuses de tout le pays. L'on se rend assez vite compte que son centre est désert. Seule la Beale Street s'anime le soir, accueillant alors tous les noceurs du coin. La fête semble facilement déborder, à voir le nombre de policiers massés à proximité.

Full Gospel Tabernacle

En attendant Mr Green

Déco de circonstance

Que faire un dimanche matin à Memphis ? Aller à la messe, pardi ! Mais pas n'importe quelle messe. Celle du Full Gospel Tabernacle est animée par le révérend père Al Green en personne. Cette ancienne vedette du soul des années 70 a embrassé les ordres tout en continuant à exercer son art. Le service de 11h30 tient dès lors du véritable spectacle. Un choeur swingue le nom de Jésus sur les riffs d'une poignée de musiciens. Dans le public, des dames portant des chapeaux invraisemblables agitent les bras, se prosternent, hurlent leur joie. On se trémousse sans aucune gêne en criant sa foi. La communion avec Dieu se fait ici dans une transe impétueuse. On vient en famille, et quand un bambin se met à chouiner, Al Green stoppe son prêche pour lancer un mot qui régale la salle. L'ambiance est si folle que je me prends à rigoler avec les autres, sans n'avoir rien compris à la blague.



Hallelujah !

Al Green parle de Jésus, du péché, de la tentation, des green pastures. Il s'avance, la main vers les cieux, et lance une série d'amen prononcés éémen auxquels la salle répond en cadence. Il esquisse un song, s'interrompt, éclate de rire, tance les musiciens, reprend son prêche. Les fidèles sont conquis. Du grand art.





Quand vient le moment de la quête, le prêtre demande à chaque étranger d'où il vient et fait acclamer son pays. Bonne nouvelle, la vieille France l'emporte à l'applaudimètre.

Souls of Memphis

J'échange quelques mots avec des dames patronnesses. Elles me demandent si j'ai vu le tableau qui orne le fond de l'église. Oui, cet étrange dessin présentant des âmes s'envolant vers Jésus m'avait intrigué. "C'est comme dans ce film, là, vous savez..." Je réponds que je ne comprends pas de quel film il s'agit. "Un film où les esprits s'envolent vers le ciel... voyons..." Je n'en saurai pas plus. Sans doute une grosse production américaine, mais laquelle ? Ghost peut-être ?

Je fais remarquer qu'un avion s'écrase sur une des tours de Memphis. "Oui ! oui ! Mais le peintre l'a dessiné avant !" Elle ne prononce pas "le 11 septembre". Elle dit simplement "avant". "Ah oui ? mais c'est extraordinaire !" "C'est l'inspiration", me répond-on dans un large sourire, en pointant le doigt vers le ciel.

Discussions d'après-messe

Memphis, bien entendu, c'est aussi "la" ville de Martin Luther King, assassiné au Lorraine Motel. Le Musée des droits civiques reproduit la façade de ce sinistre logis - l'on ne comprend pas bien pourquoi tout d'abord, mais tout s'éclaire lorsque la visite traverse la rue pour présenter le lieu d'où le tireur a agi. Là, l'on aperçoit la chambre où King est mort, de l'endroit même où le tueur a appuyé sur la détente.

I have a dream - MLK

Lorraine Motel

Par la fenêtre du tireur

Car cette visite est en deux parties, à vrai dire fort contrastées. La première rappelle l'histoire de l'esclavage (très bien présentée) mais dévie insensiblement sur des considérations victimaires qui mettent mal à l'aise. Ce "nous" contre "vous" rappelle les prises de position de certains mouvements "indigénistes".





L'exposition reste malgré tout une réussite très évocatrice des années sombres dans le pays, et d'une situation qui reste préoccupante. La seconde partie, de l'autre côté de la rue, est beaucoup plus objective en faisant partager les circonstances de l'assassinat, l'arrestation du suspect et les doutes, toujours actuels, sur l'existence d'une conspiration plus large. Impossible de ne pas penser à une réplique, réussie mais moins aboutie, du Sixth Floor Museum de Dallas consacré à la mort de JFK.

Fresque à proximité du National Civil Rights Museum, Memphis
OL
Sympa ce carnet , un plaisir à lire et de voir un peu "d’Amérique profonde" [;)]

Une fois qu'on a visité ce que tout le monde visite, ou presque, on se concentre sur les à-cotés... pas forcément moins intéressants d'ailleurs. Le carnet à venir (Seattle -Yellowstone-Oakland en voiture) poursuivra dans cette veine.
OL
Elvis à proximité de Beale Street

Graceland, la foire à Elvis. Autant jouer cartes sur table : je ne suis pas un fan, né trop tard pour comprendre la folie des années Presley. Rien ne m'incitait à mettre un jour les pieds dans ce sanctuaire. Habits de lumière

Sa démesure frappe l'esprit. Le quartier reconstitué à la façon des années 60 est sensationnel. On s'y croirait ! Derrière chaque porte, une exposition thématique : les costumes d'Elvis, les disques d'Elvis, les voitures d'Elvis, même un véritable cinéma où passent en boucle les très périssables films du chanteur. Sam Phillips, l'homme des studios Sun qui lança le jeune "Blanc qui chantait comme un Noir", n'est heureusement pas oublié.



Toile à fours De quoi choper la grosse tête

On reste baba devant l'accumulation des habits de scène passant du cow-boy au motard 100% cuir avec toutes les variations imaginables de paillettes, pattes d'ef et cordons d'uniformes. Rosé, rosé Joséphine

Un autobus nous emmène visiter Graceland, à deux pas de là. Si la maison historique du chanteur ne paye pas de mine, son intérieur aux mille détails met le regard à rude épreuve. Tout est impeccablement rangé pourtant, mais nulle part les yeux ne peuvent se reposer de cette accumulation digne d'un maniaque. Guitare, nounours et grosses tentures



Escalier interdit

Lustre, calme et volupté

Le chanteur chérissait les décorations envahissantes, les tentures pesantes, les enfilades de bibelots aussi lourdes que les sandwiches banane-beurre de cacahuète qu'il s'ingurgitait sur la fin. Cette luxuriance ravale Valérie Damidot au rang d'une décoratrice spartiate. On sort de là un peu troublé d'avoir approché une intimité dérangeante. Pourquoi se gêner !

La tombe du maître, entourée par celles de ses proches, est veillée par un christ benoîtement nommé "Presley". Pourquoi se gêner ! Joujou roulant

Il me vient à l'esprit que je contemple la collection d'un gosse aimant les tutures aux couleurs éclatantes, les nounours et les gros navions. Un affreux jojo qui n'hésita pas à flinguer par deux fois une bagnole indocile, mais un ami fidèle et généreux. Un type à la fois rebelle et très respectueux de la loi. Un indocile entré dans le rang, selon toute vraisemblance bon père de famille et sans doute poussé vers sa fin par la démesure de son destin.

Spécial calories Mur des çons

Curieusement, Elvis avait pris l'habitude d'introduire ses concerts par le début d'Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, rendu populaire grâce à 2001, l'Odyssée de l'Espace. La légende (non confirmée lors de la visite) veut que le roi Elvis perdît la vie sur le trône, ce qui sonne drôlement quand on sait la place des waters dans l'oeuvre de Stanley Kubrick. Plus fort encore, le drame de ce maître du kitsch périssant dans la fange entre en étroite résonance avec la pensée kunderienne. Cela dit, je ne saurais affirmer si les fans d'Elvis apprécient Kundera.

Nous n'en avons pas fini avec le kitsch. A l'hôtel Peabody, la foule se presse autour d'un événement capital : la marche des canards. Ce n'est, hélas, pas une blague. Chaque jour à 17h, un quidam est dûment cornaqué par un majordome en grand uniforme, sobrement nommé duckmaster, et dont la parure écarlate semble sortie du musée Elvis. Sa mission : guider au long d'un tapis rouge les canards qui pataugent dans la fontaine du rez-de-chaussée jusqu'à l'ascenseur. Direction le toit, où les volatiles passeront la nuit dans une cahute 5 étoiles.

On s'attendrait davantage à croiser un duckmaster ou "maître des canards" à Fort Boyard, mais ici ce cauchemar de bouffon est pris très au sérieux. Le quidam, quant à lui, sourit d'un air gêné et se déplace comme un automate. Peu semblent compatir à la honte de ce pauvre type qui doit se maudire d'avoir accepté cette exhibition et s'emploie maintenant à guider les volatiles tel un Robocop de basse-cour. On imagine ce père de famille succombant de guerre lasse à l'insistance de ses proches ("Tu pourrais faire ça pour les gosses ! Allez, Papa !") quand il ne demandait qu'à lire peinard son journal (peut-être le Canard Enchaîné ?).

Ce ne serait pas si grave si une meute de badauds ne se pressait autour de l'événement, braillant, gloussant, caquetant, en hérissant des smartphones qui empêchent les photographes incrédules d'immortaliser ce naufrage de la civilisation.
SU
C'est une approche somme toute honnête de l'univers du King. Je te rejoins sur quelques points.

Nous sommes en effet dans le Kitsch absolu. Sauf dans sa musique. Ses films sont des épouvantables M..... que je me refuse de regarder. Encore un coup tordu du Colonel Parker. Le fric, le fric....

Il est regrettable que sur Graceland, on ne parle pas de ses actions humanitaires, réalisées discrètement. Dommage que l'on ne retienne que le côté Star et Kitsch du personnage.

Il y a des vidéos qui le montre sous un autre jour. Après, chacun trouve son plaisir musical là où il veut. Pour ma part, ma "musicothèque" est partagée entre le King, Creedence, Le RandB, Bob Marley, la musique Africaine et l'Opéra Italien et exclusivement Italien.

Je ne suis pas certain que la statue du Christ représente vraiment Elvis. C'est plutôt un monument funéraire qui rappelle que son corps " devrait " devrait se trouver là.

En vérité, le King venait de l'Amérique profonde. Pas des grandes villes de la côte Est ou Ouest. Il faut peut-être chercher là, la véritable personnalité du King.

Pour finir, Graceland, c'est 300 employés à l'année. Ce n'est pas rien. Le reste n'est que le système de consommation US.

Pour ce qui est de Peabody Canard's Show et du piège à touristes, je n'ai pas fait. Je me doutais bien que ce devais être une escroquerie.

J'ai préféré me consacrer au Rock'n Soul Museum en bas de Beale Street.

On attend la suite. [;)]
BL
salut Alain

je lis , je regarde et je me languis d'y retourner ....

par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur un point :

Agrémenté de superbes photos

Je les trouvais bien quand je les ai prises, un an après je suis déçu : mal exposées, mal post-traitées. Bon, celles des deux carnets à venir seront bien meilleures... en principe.

je n'ai sans doute aucun gout ni connaissance technique et artistique mais moi je les trouve trés belles tes photos ....

certaines véhiculent un truc que tu as réussi à capter et qui me font rester à les contempler un moment ; autrement plus captivantes que les accumulations de selfies ou photos vues et revues des centaines de fois sur lesquelles on ne s'attarde même pas .

continue ...
OL
C'est une approche somme toute honnête de l'univers du King.

Honnête, tant mieux, en tout cas elle est sincère. Les impressions d'un novice. Avant le voyage, nous avons regardé un film ("Une étoile est née", je crois) qui nous a donné quelques repères.

Je te rejoins sur quelques points.

Nous sommes en effet dans le Kitsch absolu. Sauf dans sa musique. Ses films sont des épouvantables M..... que je me refuse de regarder. Encore un coup tordu du Colonel Parker. Le fric, le fric....

Oui, je me garderais bien de critiquer sa musique, d'abord parce qu'elle est loin de me déplaire, ensuite pour m'éviter de recevoir des baffes.

Il est regrettable que sur Graceland, on ne parle pas de ses actions humanitaires, réalisées discrètement. Dommage que l'on ne retienne que le côté Star et Kitsch du personnage.

En effet ! mais le portrait d'un type attachant est assez bien rendu, je trouve.

Il y a des vidéos qui le montre sous un autre jour. Après, chacun trouve son plaisir musical là où il veut. Pour ma part, ma "musicothèque" est partagée entre le King, Creedence, Le RandB, Bob Marley, la musique Africaine et l'Opéra Italien et exclusivement Italien.

Nos discothèques sont complémentaires [:)]. Bon, Elvis a bien chanté des airs italiens, non ?

Je ne suis pas certain que la statue du Christ représente vraiment Elvis. C'est plutôt un monument funéraire qui rappelle que son corps " devrait " devrait se trouver là.

ah oui, possible.

En vérité, le King venait de l'Amérique profonde. Pas des grandes villes de la côte Est ou Ouest. Il faut peut-être chercher là, la véritable personnalité du King.

Pour finir, Graceland, c'est 300 employés à l'année. Ce n'est pas rien. Le reste n'est que le système de consommation US.

Pour ce qui est de Peabody Canard's Show et du piège à touristes, je n'ai pas fait. Je me doutais bien que ce devais être une escroquerie.

Pas vraiment, vu que c'est gratuit, ce qui ne rend pas ce moment plus appréciable d'ailleurs. Gros succès populaire cependant.
OL
salut Alain

je lis , je regarde et je me languis d'y retourner ....

par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur un point :

je n'ai sans doute aucun gout ni connaissance technique et artistique mais moi je les trouve trés belles tes photos ....

certaines véhiculent un truc que tu as réussi à capter et qui me font rester à les contempler un moment ; autrement plus captivantes que les accumulations de selfies ou photos vues et revues des centaines de fois sur lesquelles on ne s'attarde même pas .

continue ...

Salut Blagajcity,

Très touché par ton appréciation, merci. Sans doute, elles ne sont pas toutes ratées (manquerait plus que ça) mais quand j'en revois certaines c'est avec une réelle déception. Sans fausse modestie, hein, car j'espère sincèrement avoir progressé depuis l'été 2017.
OL
Mississippi. Ce nom impose à la mémoire des souvenirs sans âge. La prudence de bateaux à aube aux abords des hauts-fonds, suspendus au cri des mousses veillant la profondeur. Sur la passerelle, des dames élégantes aux larges ombrelles et des gentlemen en hauts-de-forme contemplent le quai où s'entasse le coton. Assis sur un ponton, quelque gamin en salopette arrache à un banjo aigrelet des songs de Stephen Foster. Un paradis perverti par le péché originel de l'esclavage, où maraudent sans relâche des alligators. La pause

Ces images me hantent au fil de notre chemin plein sud quand l'Amérique se relâche. L'air se fait moite et le climat quasi tropical. Les habitants sont plus négligés, les villes ont perdu leur lustre. De grands panneaux publicitaires annoncent des églises immaculées qui s'échinent à doter ces faubourgs d'une âme.

Vague mortelle

Greenville est une escale pour bateaux de croisière. On pense trouver ici du clinquant. Las, le fleuve lèche une esplanade déserte en pente douce. De gros poissons ont été déposés là par les vaguelettes, la bouche grande ouverte dans un ultime effort pour vivre encore. Aucun navire ne croise à l'horizon.



Adieu Greenville

Cette escale est figée dans le désuet. Un édifice imposant aux larges colonnades pourrit dans la touffeur. Le Musée de l'inondation de 1927 reste obstinément clos. Closed



Nous lions connaissance avec un patron de resto. C'est un Blanc. Il vient de New-York, la nordiste. "Il n'y a rien à voir par ici. C'est trop pauvre. Allez donc à la Nouvelle-Orléans. Là-bas, les gens s'amusent sans façon, dans la rue. C'est quand même autre chose". Il nous parle de 1803, quand Napoléon céda la Louisiane. "C'était à Jefferson. Ou bien Monroe ?" Je m'étonne de trouver de la culture historique chez un interlocuteur de passage. Mais il est vrai que New-York, pour reprendre le cliché, ce n'est pas vraiment l'Amérique.

Il est joyeux et dérouté de trouver des Français dans ce coin déshérité. "J'ai de la famille en Sicile et en France. Elle a quitté la Tunisie après l'indépendance". Il nous parle avec émotion d'un parent lointain établi à Montpellier, trouvé récemment grâce aux réseaux sociaux. Pourquoi ne pas venir visiter la France ? "Ici on n'a pas autant de vacances que vous. C'est un autre système. Bien sûr, je pourrais, je n'ai jamais visité l'Europe. Mais bon..."

Ce type volubile et un peu étrange affiche une bouille à la Guy Bedos. Son hésitation permanente entre deux formulations honore son sens du scrupule et le rend sympathique. Peut-être le reverrons-nous un jour à Paris.
OL
Vicksburg, terrain de bataille

Autant de tués qu'en dix Austerlitz. On mesure mal la férocité des combats pour la prise de Vicksburg, clef du Mississippi, qui allait précipiter la victoire nordiste. Le champ de bataille se visite en voiture. Un terrain vallonné, enchanté par toutes les rumeurs de la nature, est parsemé de mémoriaux, pierres funéraires, colonnes blanches qui marquent autant de faits d'armes, d'un côté comme de l'autre.

Visite en voiture

Mémorial

Les buissons abritent des batteries de canons. Telle ligne de crête dissimulait un imposant dispositif d'artillerie. Là, un tunnel fut creusé, pour tenter de mettre un terme à un siège de 47 jours. Vicksburg annonce Verdun. La guerre moderne se dessine ici, appuyée par une force mécanique sans précédent. Un enseignement que les Prussiens retiendront pour 1870. USS Cairo

Cuirasse

Entrailles du monstre

L'endroit abrite le musée de l'USS Cairo, l'un des premiers cuirassés. Une vulgaire mine entre deux eaux - ce que l'on nommait alors torpedo - eut raison du bâtiment à la pointe de la modernité qui patrouillait sur la rivière Yazoo. Son épave a été remontée et reconstituée, offrant ainsi sa forme originale, à la fois séduisante et menaçante avec sa cuirasse hérissée de pièces d'artillerie.

Torpedo fatale

L'équipage ayant fui en toute hâte ce naufrage de douze minutes - qui ne fit aucune victime, hors le navire - beaucoup d'objets personnels ont été aussi retrouvés dans le lit du cours d'eau. Singulier équipage, au passage. Des Français, des Russes, des Noirs. La Marine nordiste paraissait ne pas partager les pudeurs des autres corps d'armée.

A Vicksburg Beignets de tomates vertes

Quand Greenville avait tout de la ville apocalyptique des histoires de zombies, Vicksburg fait montre d'une beauté tranquille. Les habitants assis sur le seuil de leur maison nous saluent au passage. Je déjeune de beignets de tomates vertes, étrange chose qui n'était jusque-là qu'un titre de film. C'est bon, rehaussé par une sauce au goût inattendu de crustacé. "Ça vous a plu ? me demande la serveuse. La sauce est une spécialité. Nous y mettons du catfish." La chair ferme et parfumée du poisson-chat aurait pu passer pour de la crevette.

Vicksburg’s Riverfront Murals



Sunset sur la rivière Yazoo

Le soir tombé, le resto-bar 10 South installé sur un toit offre un panorama sur l'immense vallée. L'on distingue les villas historiques qui rendent cette ville attachante, les artères illuminées par d'antiques lampadaires et même un beau navire reconverti en musée. Le restaurant est ouvert aux quatre vents ; le souffle tiède de l'été donne l'illusion tenace d'être sur un navire d'autrefois filant avec confiance sous la voie lactée.

Vicksburg by night
SU
J'ai bien aimé Vicksburg. Tu as pris la Natchez Trace ?

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