Pendant que je mange ma part de pizza, je profite du wifi pour admirer les photos qu'un VFiste aurait prises dans le Masai Mara. On voit carrément des scènes de chasse. Il y a trop de photos, ça sent l'image de synthèse à des kilomètres, encore une embrouille, tout ça 🤪 😏 !
Il n'empêche que je demande à mes compagnons d'accélérer pour pouvoir reprendre les pistes au plus tôt, et tenter, nous aussi, d'observer une scène de chasse. Mais en self-drive, nous 😛 !!
C'est parti ! Au premier plan d'eau, nous voyons 2-3 voitures arrêtées. En suivant leur regard, nous apercevons au loin une lionne, couchée à l'ombre d'un arbre mort.
Voilà déjà une bonne chose de faite. On tient notre prédateur ! Oui, c'est bizarre, au presque 20e lion observé en quelques jours, on voit les choses sous un autre angle. On ne se réjouit même plus de voir un lion, mais on attend autre chose qu'un simple fauve mollasson, paresseux, vautré à l'ombre d'un arbre.
Un jour peut-être, Isa, tu comprendras cette sensation étrange... (Oups, tu as avalé ton kawa de travers ? Désolé 😛 😏)
Comme c'est l'heure de la sieste, on se dit qu'on a tout le temps, et on décide d'attendre le temps qu'il faudra. Au bout d'une demi-heure, nous nous dressons tous dans nos sièges, car voilà qu'arrive un troupeau d'impalas, venus se désaltérer !
Comme je n'ai toujours pas mis de photo, en voici une de l'ensemble de la scène : la lionne se situe au bord de l'eau, allongée à l'ombre du tronc d'arbre.

Comment ça, il n'y a pas de lionne ! Mais si, et justement, voilà qu'un impala un peu plus intrépide, ou imprudent, se dirige vers la gauche, et marche tout droit sur la lionne. Aux jumelles, on voit de suite cette dernière se redresser. La tension est palpable...

mais l'impala flaire le danger, s'arrête nette, hors de portée de la lionne, et s'en va rejoindre ses copines, sauvant ainsi sa pomme 😕 !
Nous restons encore une bonne demi-heure, mais quittons finalement le point d'eau, bredouilles, comme de mauvais chasseurs d'image. Je vais retourner sur VF ce soir pour lire le carnet de ce vantard qui nous balance 40 nouvelles photos splendides par jour. D'ailleurs, je comprends rien à cette histoire de pot mélangé. 🤪 😏
Faute de grives, nous nous contenterons de zèbres bien amoureux (ça ne fait certainement pas 22 ans qu'ils se connaissent !),

et de quelques pintades, qu'on manque lamentablement, alors qu'on aurait pu en faire cuire une au four ce soir !

Vers 16h, nous arrivons à la rivière Olifants.
Le spectacle de ces multiples méandres nous enchante. 😇

De l'autre côté du pont, nous allons faire une dernière belle rencontre pour cette journée.
Une famille de babouins est en train de faire sa toilette, et de se chercher des poux (eux aussi 😛)
On craque tous pour ce petit rachitique qui, malgré son air stupide, semble être capable de penser !

On arrête de se moquer de lui, car tout stupide qu'il est, il commence à piger...

Sa maman le tripote dans tous les sens, avec plus ou moins de délicatesse !


On sent qu'il aimerait lui dire quelques chose, mais il doit sacrément craindre sa mamma qui n'a pas l'air commode 😮 !
Il finit par fiche le camp,

et se réfugie dans le coin où traîne le père de famille, fier comme un coq sur son pilier !

Mais même lui finit par se lasser de ce spectacle déplorable qu'offrent ses femelles.

Nous aussi on finit par bailler, alors on poursuit notre route, direction le camp d'Olifants.
(D'ailleurs, aviez-vous au moins remarqué le nom de la rivière marqué sur le fameux pilier? 😛 😏)
Nous croisons plusieurs troupeaux d'éléphants, une constante au cours de ce safari.


Enfin, un aigle des steppes, rapace migrateur venu des steppes eurasiennes

A Olifants, camp situé en hauteur pour profiter d'une vue panoramique sur la plaine, nous avons choisi une rondavel avec vue sur la rivière, et une seconde sans vue (pour 3 personnes). Depuis le début de notre séjour au Kruger, la personne à l'accueil s'est efforcée de nous rapprocher au maximum, pour que les enfants (plutôt ados) ne soient pas trop éloignés, même si ce n'est pas eux que ça dérange !
Voici la rondavel avec View, sachant que les Best View sont plus chères.


Franchement, il nous manque un truc pour être emballés... Je ne critique pas la vue, imprenable sur la plaine 😮, mais tout cet alignement de rondavels et ce grillage qui masque partiellement la vue, empêchent de se mettre dans l'ambiance...
En revanche, les deux intérieurs sont vraiment soignés, la qualité des matériaux est au rendez-vous. Les rondavels ont dû être rénovés récemment.


Pas de braai prévu ce soir, nous avons décidé de dîner au restaurant. La terrasse extérieure doit promettre de belles soirées au clair de lune au printemps ou à l'automne, mais en plein hiver austral, nous préférons dîner à l'intérieur.

Malgré l'observation de deux lions au cours de la journée, ce sont les deux rencontres de familles de babouins qui nous auront le plus amusés et marqués !