Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!!
Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !"
Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur.
Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain...
Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.
Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.
dans les profondeurs du puits
derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN :
-Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage.
Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.
Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux.
Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!!
Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...
comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage...
Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat.
Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là...
Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main.
Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie.
En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...
les nonnes jaïnes
cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !
LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps).
En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).
-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait.
Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre.
Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac.
Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.
Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail.
En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides.
On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux...
La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois)
En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil...
Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Dès que j'ai vu ce carnet en ligne, je me suis empressée de le lire! 😎
Ravie que vous ayez aimé, étonnée que vous trouvez le Gujarat plus sale, poussiéreux et bruyant que d'autres états de l'Inde, contente que ma bonne adresse (Supreme hotel) à Patan vous ai plu.
Je vous imaginais dans ces endroits ou j'ai été (à part Somnath et Diu), et j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire! 🙂
Merci!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!!
Même expérience le 18 avril à l'hôtel Alka d'Ahmedabad. Sans doute une demande de la Police locale.
A noter que la plupart des hôtels économiques du quartier de Lal Darwaja n'acceptent que des clients indiens.
Donc peu de concurrents à l'hôtel Cadillac qui en profite abusivement demandant 500 roupies pour une petite chambre simple avec ventilateur, sans télévision, d'une propreté douteuse et donnant sur une rue très très bruyante. Pas mieux pour une chambre sans salle de bains pour laquelle il demande 400 roupies. Strictement non négociable. Ailleurs en Inde, de telles offres ne méritent pas plus de 300 roupies, 200 roupies si sans salle de bains.
J'ai préféré la catégorie intermédiaire, avec l'hôtel Alka, qui demandait 750 roupies la nuitée, et que j'ai négociée à 650 roupies.
A signaler aussi l'hôtel Balwas à 740 roupies, d'une propreté irréprochable, avec une salle de bains état de l'art.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien)
En Inde du Sud, l'appellation "hotel" désigne un établissement de restauration. C'est même le cas quand l'enseigne annonce "hotel - restaurant - bar". Ce n'est qu'avec le terme "rooms" que l'on peut trouver un hébergement. Pour les seuls hébergements, l'enseigne affiche Lodge ou Inn, mais pas hotel (sauf si établissement 4 ou 5 étoiles qui reprend l'acceptation occidentale).
L'avantage d'un tel "hotel - restaurant - bar" serait que l'on peut y bénéficier de toilettes, mais je n'ai pas vérifié.
Si cette situation est assez claire en Inde du Sud, c'est plus compliqué dans un Etat comme le Gujarat où les usages sont hétérogènes : la plupart des hôtels n'y proposent que de la restauration, mais certains correspondent tout de même à l'acceptation occidentale.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Ce matin, nous attaquons l'ascension de Girnar Hill... (...) A 5h30, nous prenons un rickshaw(100rps) qui nous emmène au pied de la colline sacrée.
Là, ce rickshaw-wallah a été un peu gourmand en demandant 100 Rs, même si vous étiez 2. Sans trop négocier, j'ai obtenu la course pour 50 Rs depuis la gare routière, et le tarif normal serait de 40 Rs d'après ce que l'on m'avait annoncé.
Au retour, j'ai pris un shared rickshaw pour 10 Rs. Evidemment, certains rickshaw-wallahs demandaient 200 Rs.
A noter qu'en Inde, un rickshaw affrété coûte rarement plus de 10 Rs 2015 du km. Ce qui n'empêche évidemment pas d'avoir des propositions 2 à 3 fois plus onéreuses.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
la colline de Shatrunjaya. (...) L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
J'ai eu la même surprise, mais dans l'ordre inverse puisque j'ai découvert Shatrunjaya avant Girnar Hill.
En fait, Shatrunjaya est un site exclusivement jaïn. Pas la moindre gargotte en effet le long du chemin, lequel est d'une propreté quasi irréprochable.
Alors que Girnar Hill est une destination de pèlerinage surtout hindoue. L'itinéraire est bordée d'un amas de détritus tout le long du chemin, même en bord de falaise.
Redescendu au bas de la colline de Shatrunjaya, je me suis vu remettre un billet rose. Lequel donne droit à une collation offerte par un établissement jaïn situé sur le côté gauche. D'abord une boisson ambrée, légèrement sucrée. Puis une sorte de riz, et un prasada, mets sucré.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour pouvoir inclure les photos, il faut que je partage le texte en plusieurs, voici donc la suite de notre voyage au Gujarat :
JAMNAGAR :
-Vendredi 27/02/2015 : Après nos adieux à tout le personnel si gentil de l'Eco Camp, nous quittons le Little Rann of Kutch vers 8h en jeep (1000rps) jusqu'à la bus station de Dhangadhra. Le bus, prévu pour 9h30, n'arrivera qu'à 10h10 ! C'est le bus Ahmedabad-Dwarka. Tout le long de la route, depuis une centaine de kms avant Jamnagar, nous voyons des gens de tous âges qui marchent munis de bâtons, leur sac sur la tête, quelques-uns portent un drapeau roulé. De place en place, sont dressés des stands où ils peuvent se reposer et se restaurer. Il s'agit de pèlerins qui viennent de Rajkot et qui vont jusqu'à Dwarka, à plus de 200kms, ville sainte dédiée à Krishna, pour y célébrer la fête de Holi qui aura lieu dans quelques jours. Nous nous y rendrons nous aussi après-demain, mais en bus!
Nous arrivons à Jamnagar à environ 15h.
Nous avons mal choisi notre hôtel, cette fois. L'hôtel Ashiana, en effet, se trouve au New Supermarket (qui n'a pas l'air si New que ça), endroit labyrinthique aux allées bordées de petites boutiques de vêtements et où les motos ont le droit de circuler ! La chambre serait très bien si elle n'était pas si bruyante, malheureusement, elle donne sur une rue très animée d'un côté et sur le supermarché de l'autre. Elle n'est pas chère (500rps), vaste et propre mais nécessite de bons bouchons d'oreilles!
Non loin de l'hôtel, se trouve le lac, on peut s'y rendre à pied... Des nuées de mouettes viennent attraper au vol la nourriture que les gens s'amusent à leur donner. Au milieu du lac, se trouve un ancien palais que l'on peut atteindre par une jetée.
Face au lac, se trouve un temple où les récitants n'ont jamais arrêté de chanter depuis 1977, il est même inscrit au guide des records Guinness! (c'est son seul intérêt). Quelques instants de repos au calme du jardin qui l'entoure à regarder les gens qui viennent faire leurs dévotions sont les bienvenus après la fatigue de la journée ... Impossible de trouver un restaurant dans le coin, heureusement, il y en a un dans l'hôtel car nous avons passé une bonne partie de la journée dans le bus et nous n'avons mangé que des bananes et des biscuits. Nous serons d'ailleurs les seuls clients à dîner là, ambiance, ambiance !
-Samedi 28/02 : Aujourd'hui, balade dans les rues très animées et plutôt sales de Jamnagar. Beaucoup de vaches partout, et donc de bouses, des chèvres, des chiens et même un dromadaire "garé" le long d'un trottoir !
Le marché aux légumes se tient autour et à l'intérieur d'une vieille halle circulaire qui a du être un beau monument il y a longtemps.
En cherchant les temples jaïns, nous nous égarons un peu et des enfants nous invitent à entrer dans la cour d'un bâtiment (école?) où ils nous montrent un gros bonhomme qu'ils sont en train de fabriquer en paille et en chiffons. Ils nous expliquent que ce bonhomme monstrueux représente l'hiver qui sera brûlé le soir de Holi.
Quand nous trouvons le temple jaïn, il est 13h et il est fermé, il nous faudra revenir à 17h30 (presque tous les temples ferment en début d'après-midi). En attendant, nous allons déjeuner près de l'hôtel, au "Fresh Point restaurant", où nous sommes là encore les seuls clients ! Jamnagar n'est pas une ville touristique et il n'y a pas beaucoup de monde pour venir au restaurant, les gens préfèrent les petites gargotes de rue.
Il ne faut pas oublier de parler de ces femmes dont le costumes nous a intrigué : ce sont des "Dawoodi Bohras", musulmans ismaéliens, en grande partie originaire du Gujarat.
DWARKA :
- Dimanche 1/03/2015 : Cette nuit, il y a eu une gros orage et ce matin, il pleut encore...Un rickshaw nous conduit à la gare routière où nous prenons le bus pour Dwarka à 8h20. Par moment, le bus est ralenti par les foules de pèlerins qui marchent sur la route, plus nous approchons de Dwarka et plus il y a de monde...
Arrivés à la gare routière de Dwarka à 12h30, nous prenons un rickshaw pour aller au Gopal Hôtel où nous avions réservé une chambre par tél hier. L'hôtel est bien situé, dans une rue calme, non loin du petit centre ville et des ghâts.
Nous partons jusqu'aux ghâts en suivant les vieilles rues pleines de grandes flaques d'eau et de boue après l'orage de la nuit (Dwarka est une petite ville et toutes les rues ne sont pas goudronnées). Heureusement, le soleil est revenu...
Les ghâts s''étendent le long d'un bras de mer, au-dessus il y a une sorte de galerie couverte avec des bancs. Ouf, on se sent bien ici ! Ambiance décontractée et sympathique. Les pèlerins commencent à arriver de plus en plus nombreux, beaucoup sont en costumes tribaux. Ils s'amusent à se prendre en photo devant la mer et veulent aussi nous prendre !
-Lundi 2/03 : Balade le long des ghâts jusqu'au grand temple dédié à Krishna. La tour qui le surmonte est toute sculptée de motifs géométriques. La foule des pèlerins se masse jusqu'au sanctuaire où se trouve l'effigie de Krishna. Il y a des traces de poudre colorée dans les rues et sur le parvis du temple, les gens ont commencé à lancer de la poudre au moment de la puja, c'est l'avant Holi !
Ce matin, la mer est haute et remplit tout le bras qui longe les ghâts, hier après-midi, il était à moitié vide. Beaucoup de pèlerins arrivent, font leurs ablutions dans la mer, les enfants se baignent en riant... Un passeur fait traverser le bras de mer dans sa petite barque (20rps/pers). De l'autre côté, il y a une digue derrière laquelle s'étend une plage de sable. De ce côté, nous avons une belle vue sur les ghâts et le temple en face. Dans le bras de mer, nous apercevrons à plusieurs reprises une tortue marine, un indien nous avait dit qu'il y en avait mais nous n'en étions pas très convaincus jusqu'à ce que nous en voyions une...
En ville, les rues sont animées mais pas étouffantes ni bruyantes comme dans les grandes villes. Nous déjeunons au "Amrutras restaurant", pas loin du temple, où l'on déguste le meilleur thali que nous ayons mangé, vraiment excellent et copieux (servi à volonté)
Se promener sur les ghâts est quelque-chose dont on ne se lasse pas. C'est un vrai défilé de costumes et de bijoux traditionnels, hommes à boucles d'oreilles et aux belles moustaches, vendeurs de nourriture pour les poissons et de graines pour les pigeons, nombreuses vaches qui se faufilent partout, vendeurs d'offrandes... Des gens se baignent, nous prennent en photo, nous regardent avec de grands yeux (nous faisons sensation ici!) et admirent le coucher de soleil sur la mer d'Arabie... C'est un endroit vraiment agréable.
-Mardi 3/03 : Ce matin, tandis que nous marchions en faisant attention d'éviter les mares de boue qui subsistaient encore, nous voyons arriver en sens inverse, une foule d'hommes et de femmes avec une petite voiture à hauts parleurs, musiciens et chanteurs. Ils reviennent du temple et rentrent à leur hébergement en dansant. Nous les suivons, c'est super de les voir, jeunes ou vieux tous ont le même entrain et l'envie de danser...Ils occupent toute la rue, les véhicules doivent attendre pour pouvoir passer... mais tout le monde attend patiemment, c'est la fête...
Il y a maintenant beaucoup de monde ici, les rues près du temple sont envahies. Pour entrer dans le temple, c'est vraiment la cohue !
JUNAGADH :
-Mercredi 4/03/2015 : Dwarka est de plus en plus remplie de monde et il y a encore des pèlerins qui arrivent. Il est temps de partir. Nous prenons le bus à 9h30 et nous arrivons à Junagadh à 15h30, après 6heures dune route assez pénible pas toujours en bon état et beaucoup d'arrêts dans des gares routières.
Nous prenons une chambre à l'hôtel Relief, situé au coeur de la vieille ville. L'accueil y est très sympathique, la chambre est pour le moins vieillotte mais propre et pas trop bruyante par rapport à l'emplacement très central de l'hôtel. Il y a même une terrasse mais le restaurant n'existe plus... dommage car les restaurants ne courent pas les rues dans cette ville. Le gérant de l'hôtel nous en conseille un, très bien mais situé assez loin, le "Santoor restaurant" où nous prendrons tous nos repas. Malheureusement, pour le petit-déj, il faut se débrouiller : nous achetons des bananes et des pains ronds que nous mangeons sur l'unique table de la terrasse de l'hôtel, qui, par ailleurs a une belle vue sur des monuments anciens laissés à l'abandon, comme tous les monuments de cette ville qui a dû être belle autrefois. L'hôtel Relief, malgré sa décrépitude, semble héberger tous les touristes étrangers qui viennent ici, nous y croisons un groupe de jeunes allemands, un couple de français, un de russes, une japonaise! ça fait longtemps que l'on n'en avait pas vus autant en même temps !
Les rues commerçantes sont très animées et bruyantes, comme un peu partout au Gujarat.
Nous allons jusqu'au mausolée aux minarets torsadés, le Maqbara, qui a dû être très beau mais malheureusement laissé à l'abandon, entouré d'une cour jonchée de détritus.
-Jeudi 5/03 : Ce matin, nous attaquons l'ascension de Girnar Hill... Nous sommes sur pied dès 5h du matin. A 5h30, nous prenons un rickshaw(100rps) qui nous emmène au pied de la colline sacrée. Le temps de savourer un bon petit tchai avant le départ et nous nous joignons aux nombreux pèlerins qui s'attaquent aux 10 000marches qui serpentent le long de la montagne. En fait, il y a deux collines. A environ 6000 marches se dresse un bel ensemble de temples jaïns, beaucoup s'arrêtent là. Ensuite, il y a encore 2000 marches pour arriver à un terre-plein au sommet de la première colline, puis il faut descendre mille marches et en remonter mille le long de la deuxième colline pour arriver au sommet où se dresse juste une cahute en tôles où se trouve un sanctuaire avec un prêtre et où les gens viennent se faire bénir et déposer des offrandes. Partout, le long du parcours, il y a des échoppes et des petits sanctuaires, des sortes de grottes abritant des sadhus, des pierres peintes en orange représentant des idoles. Des porteurs montent les gens qui le désirent sur des petits sièges suspendus à des perches de bambou, les dolly ... On entend souvent proposer : "Hello, dolly" !!!
Nous nous arrêtons au beau temple jaïn où beaucoup de pèlerins sont en prière, nous pouvons observer les rituels, assez étranges pour nous.
Petit à petit, nous arriverons à bout de toutes les marches mais la descente nous semblera infinie ! Il est 14h quand nous arrivons à l'endroit où stationnent les rickshaws. Vite, au restaurant, on a faim et soif... et surtout mal aux jambes ! Nous aurons mal aux mollets encore pendant quatre jours...
Plus tard, dans la soirée, nous assistons à la mise à feu des bûchers qui sont dressés dans plusieurs endroits dans les rues pour fêter Holi. La fête commence ce soir pour célébrer la fin de l'hiver. Les gens tournent autour des bûchers en versant de l'eau par terre. Des jeunes mettent des noix de coco à griller et en offrent la chair à l'assistance, l'ambiance est sympathique et bon enfant. Les gens ici sont très amicaux.
-Vendredi 6/03 : Ce matin, c'est la fête des couleurs. Tous les magasins et les banques sont fermés, les rues n'ont jamais été aussi vides et calmes. Extraordinaire ! Nous qui nous attendions à un déchaînement de gens jetant des poudres et liquides colorés partout, c'est le calme plat. Seuls quelques groupes d'enfants s'amusent à se couvrir de couleurs...Heureusement, notre restaurant habituel est ouvert ! En se promenant dans les rues anormalement calmes ( ce qui parait vraiment bizarre, on n'a pas l'habitude de les voir comme ça!), on peut voir beaucoup de vestiges de belles demeures, églises, portes sculptées, etc... Malheureusement, tout est à l'abandon et dans un très mauvais état. Le fort, où nous allons nous balader dans l'après-midi, est lui aussi dans le même état. Beaucoup de familles s'y promènent en ce jour férié et s'amusent de nous voir, nous devons leur sembler très exotiques !
Dans la soirée, nous nous rendons à notre resto habituel et là, surprise... Le resto est plein ! Il y a une petite foule devant la porte et un gars qui note les noms et le nombre de convives sur un carnet. Ce soir, c'est la fête, tout le monde sort au resto en famille et il y a la queue ! Il nous propose d'aller attendre notre tour à l'étage... Nous y montons et nous nous retrouvons... dans une salle de classe où plusieurs personnes attendent déjà. Nous nous asseyons donc à un pupitre devant le tableau où un devoir d'anglais est écrit ! Comme nous ne sommes que deux, nous n'attendrons pas longtemps (juste le temps de nous faire prendre en photo par les gens amusés de nous voir là !)
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Comme je ne suis pas sûr de prendre le temps de rédiger un compte rendu comme le tien, je me suis permis quelques menus ajouts, style retour du front.
De tels retours pratiques sont toujours utiles sur le terrain pour le voyageur autonome.
Quant aux rickshaws, il y a les honnêtes qui annoncent d'emblée un tarif respectable (style tarif local + 10-20 roupies, à laisser en négociation) et les autres. Qui parfois sont excessivement gourmand quand ils sont face à un "visage pâle".
Une bonne précaution, c'est de demander à l'hôtel ou à un commerçant quel tarif prévoir. A défaut, le ratio de 10 roupies / km donne déjà l'ordre de grandeur. Dans le cas de Girnar Taleti, situé à 6 km du centre-ville de Junagadh, cela donne 60 roupies.
Les tarifs du Lonely Planet sont parfois excessivement généreux. Mais ce n'est pas la seule erreur du Lonely Planet concernant le Gujarat, visiblement exploré à la va-vite, et pas par quelqu'un de très expérimenté.
Ma plus grosse déconvenue avec le Lonely Planet a été à Girnar Taleti l'inexistence de la route supposée conduire jusqu'au niveau des 3000ème marches. D'après ce que j'ai pu comprendre sur place, il y a un chemin possible en motocyclette traversant la forêt, mais strictement interdit par la législation protégeant le parc. Lors de la montée et de la descente, je n'ai nulle part identifié à proximité un tel chemin. D'ailleurs, on se demande bien pourquoi certains manœuvres seraient payés pour transporter sur leur dos le ravitaillement vendu par les gargotes le long des marches. Dans son édition actuelle, le Lonely Planet s'est réfugié derrière une formulation assez lâche "une route ouverte ou non", alors qu'une telle route n'a jamais existé, juste une invention de l'auteur, qui ne semble pas avoir jamais gravi les marches, pas même les 3000 premières.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
oui, c'est vrai, nous aussi avions lu qu'il existait une route jusqu'aux 3000 marches... ce qui a encouragé mon mari, jusqu'à ce qu'on arrive là-bas!!! mais que nenni ! il faut tout monter!
A propos du tarif du rickshaw, nous avions demandé avant au patron de l'hôtel et il nous avait dit 100rps car c'est tarif de nuit...et, effet il faisait encore nuit !
Je continue le récit du voyage et j'ajouterai des photos prochainement...
SOMNATH (VERAVAL) :
-Samedi 7/03/2015 : Le bus pour Veraval, qui devait partir à 9h, démarre en fait à 9h20. Nous arrivons à 11h15 dans le flot de la circulation intense autour de la gare routière. Encore une petite ville poussiéreuse et bruyante... L'hôtel Kaveri est situé tout près, on peut y aller à pied (il est bien indiqué). Il se situe au premier étage d'une sorte de complexe commercial, il faut prendre l'ascenseur pour arriver à l'accueil. La chambre est moderne et pas trop bruyante (tout est relatif)
Nous déjeunons au restaurant Sagar, situé en face. Nous sommes les seuls clients, et , comme c'est souvent le cas, toute une kyrielle de serveurs nous regardent manger !
Nous prenons un rickshaw pour aller à Somnath (100rps). Sur le trajet, nous longeons de grands chantiers navals où de gros bateaux de pêche en bois sont en construction et un port rempli de bateaux serrés les uns contre les autres.
Nous arrivons aux abords du temple. Nous allons tout d'abord faire un tour sur la plage où sont installés plein de stands de souvenirs, coquillages, boissons, noix de coco, etc... Il y a aussi des petits manèges pour enfants, des dromadaires et des chevaux pour faire un tour sur leur dos... et plein de monde.
Nous allons visiter le temple qui se dresse au-dessus de la mer d'Arabie, après avoir laissé nos chaussures et appareil photo à la consigne.
Puis nous somme de retour sur la plage où les gens se baignent tout habillés, comme d'habitude en Inde.
Un groupe s'amuse à se jeter de la poudre colorée, c'est encore Holi ! D'ailleurs, les banques sont encore fermées, ce sont les "Holi days" !!!
DIU :
-Dimanche 8/03/2015 : A la gare routière de Veraval, le bus pour Diu doit arriver à 9h30. Comme d'habitude au Gujarat, tout est écrit en alphabet gujarati, rien en anglais... On nous a indiqué l'emplacement où doit arriver le bus mais nous y voyons se succéder plusieurs bus et l'on nous dit toujours que ce n'est pas encore celui-là... A 9h 45, ça y est, c'est le bus pour Diu, nous nous apprêtons à monter dedans quand un monsieur et son épouse qui veulent aussi le prendre se ravisent et nous disent qu'il vaut mieux attendre le suivant qui doit arriver dans quelques minutes et qui est plus direct ... Bon, nous regardons le bus partir avec un peu d'inquiétude, pourvu qu'ils disent vrai. A 10h, en effet, le voilà, ouf !
Nous arrivons à Diu à 13h. Un rickshaw nous conduit à l'hôtel Samrat, très central, derrière le marché aux légumes. Très bon hôtel, confortable, pas trop cher par rapport à son standing (chambre double avec sdb : 1250rps) Et, surprise! La grande fenêtre de notre chambre donne sur la piscine ! Et oui, il y a même une piscine dans cet hôtel et elle est très bien entretenue.... Chouette ! Il y a aussi un restaurant dans l'hôtel mais il est assez cher et nous n'y mangerons qu'une fois. Nous nous apercevons d'ailleurs qu'il y a une taxe à rajouter au prix des plats et nous nous inquiétons de savoir s'il y a aussi une taxe en plus pour la chambre. Comme c'est le cas, nous négocions le prix avec taxe incluse : 1250rps net. Bon, comme ça, ça va ! Mais il vaut mieux le savoir avant d'avoir la note sinon on peut être surpris, ça augmente pas mal le prix. C'est la première fois que nous voyons ce système de taxes en Inde mais ça nous arrivera encore à certains endroits.
Sur le port de Diu, il y a plein de boutiques qui vendent de l'alcool et il y a aussi beaucoup d'acheteurs mais ce n'est que sur le port car dans les rues derrière, tout est calme et il est agréable de marcher le long des rues propres et tranquilles jusqu'aux belles façades blanches des églises St Paul et St Thomas et jusqu'à la mer.
Dans une rue non loin de notre hôtel, Farangiwada Road, il y a un très sympathique et agréable petit restaurant dont les tables sont disposées dans un jardin sous une tonnelle, le restaurant "O Coqueiro", nous irons y prendre presque tous nos repas durant notre séjour ici.
Pour aller au fort, il suffit de suivre le port et de traverser un beau jardin public qui longe la mer. Le fort qui trône au bout de l'île est un bien bel endroit mais aujourd'hui, dimanche, il y a trop de monde et ils veulent tous nous prendre en photo... Demain, ce sera plus tranquille !
-Lundi 9/03 : Après le petit déjeuner dans le jardin du "O Coqueiro", nous allons le long des rues calmes jusqu'à la plage Jallandhar. Il fait bon se promener sur le chemin côtier qui surplombe la mer...
Un peu après, se trouve le départ d'un énorme rempart qui domine la cime des palmiers sur lequel on peut marcher. Il continue vers l'intérieur et doit arriver en ville mais on ne peut pas continuer très longtemps car il est en travaux.
En fin d'après-midi, nous retournons au fort qui est très étendu et que nous n'avions pas eu le temps de visiter entièrement hier. Plusieurs bastions dominent la mer ainsi que le phare et, au centre s'étendent des roches couvertes d'une jungle habitée par tout un tas de jolies petites perruches vertes. Depuis le bastion qui domine la mer à l'entrée du fort, on a une belle vue sur le village de Ghoghla qui s'étire le long de la côte en face (c'est une enclave de l'île de Diu).
Ce soir, nous dînons sur le port, sur une terrasse devant la mer, au "Apana Foodland", bon resto, service sympathique.
-Mardi 10/03 : A la gare routière, nous prenons un bus pour aller à Nagoa beach (20rps/pers). Cette plage, réputée comme la plus belle de l'île, ne nous charme pas vraiment. Elle est bordée de plusieurs gargotes et de resorts.Vers 13h, le bus nous ramène à Diu Town.
Après avoir bien profité de la piscine de l'hôtel, nous allons nous promener du côté de Jallandhar beach, coin que nous aimons bien. En suivant la côte, nous arrivons à un endroit appelé "Sunset point", surplombant une jolie plage. Il y a aussi un petit temple et la maquette d'une frégate torpillée lors de la guerre indo-pakistanaise, plus loin on arrive au temple de Gangeshwar, situé dans une grotte au ras des flots... La mer fait de gros rouleaux et la côte est très belle par là. Plusieurs belles plages longent la côte de ce côté... Il fait bon s'y asseoir pour admirer le coucher de soleil... Diu est un endroit vraiment agréable et reposant.
Nous revenons vers l'hôtel en passant dans les ruelles du bazar bordées de maisons de style portugais aux balcons de bois, aux linteaux de portes moulurés et peints, d'un temple très orné de sujets naïfs et colorés et plein de petites boutiques.
-Mercredi 11/03 : Pour aller à Ghoghla beach, la plage située de l'autre côté du pont, face à Diu Town, à la frontière avec le Gujarat, nous prenons un rickshaw (60rps) mais pour en revenir, nous prendrons le bus municipal vraiment pas cher (5rps/pers). La plage est belle et assez sauvage, il n'y a presque personne.
Une fois revenus à Diu Town, nous profitons encore du jardin de "O Coqueiro", de la piscine de l'hôtel et du coucher de soleil sur la mer... Un amoureux de l'île nous fait découvrir quelques belles maisons et un petit temple coloré dans un vallon à la végétation sauvage abritant toutes sortes d'animaux... Le soir descend doucement sur Diu... Demain, nous quitterons cet endroit paisible pour retrouver la frénésie des villes.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
A propos du tarif du rickshaw, nous avions demandé avant au patron de l'hôtel et il nous avait dit 100rps car c'est tarif de nuit...et, effet il faisait encore nuit !
Ceci explique le tarif.
Pour ma part, j'ai fait grasse matinée, ne décollant qu'à 07h00 de mon hôtel (Raj Hotel, un peu pouilleux, 300 Rs pour la chambre 16, mais bien situé face à la mosquée, près de l'embranchement pour la gare ferroviaire d'où je repartais le lendemain soir).
Pour les 10 000 marches de Girnar Hill, je suis quand même très très dubitatif.
Entièrement d'accord pour les 3 000 marches jusqu'aux premiers temples, dont les temples jaïns. D'ailleurs, le nombre de marches est régulièrement affiché à ce stade. De plus, j'y suis arrivé vers 09h30, soit 2 h après mon départ de Girnar Taleti, ce qui est cohérent avec le temps mis pour parvenir au sommet de Shatrunjaya (3 500 à 3 750 marches selon le temple destination).
Par contre, je vois mal où caser les supposées 7 000 autres marches pour parvenir au dernier temple hindou, le Guru Dattatreya Paduka Mandir. A mon avis, 10 000 marches correspond au cumul de marches aller-et-retour, soit un aller à 5 000 marches environ, donc 2 000 marches de plus après les temples jaïns. En courte montée jusqu'au point culminant (environ 1500 m, soit un dénivelé positif de l'ordre de 1 300 m à monter), puis en descente abrupte, avant montée à nouveau vers le dernier temple hindou perché sur son piton. Ce qui serait cohérent avec les 1h30 que j'ai mis depuis les temples jains pour atteindre le dernier temple hindou.
De quoi relativiser l'effort par rapport à l'ascension de Shatrunjaya à Palitana, dont le nombre de marches annoncé correspond à un aller simple.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Les tarifs du Lonely Planet sont parfois excessivement généreux. Mais ce n'est pas la seule erreur du Lonely Planet concernant le Gujarat, visiblement exploré à la va-vite, et pas par quelqu'un de très expérimenté
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Tout à fait d'accord. C'est aussi le cas pour le Punjab et l'Haryana, où la contributrice (accessoirement la rédactrice en chef) n'a pas l'air d'avoir visité grand chose et paraît donner beaucoup de renseignements de seconde main. Il est clair qu'en général, Çles tarifs annoncés pour les rickshaws ne sont pas les tarifs locaux... Comme les chauffeurs connaissent les prix donnés dans le Lonely, c'est souvent très difficile à négocier.
Pour le Gujarat, il y a heureusement l'India Guide Gujarat, moins informatif sur les infos pratiques que Lonely Planet, mais plus complet sur le reste. Les deux sont complètent bien. Il coûte seulement 6€ en format numérique.
Merci beaucoup pour ce retour passionnant. Je bave d'avance à l'idée de voir tes photos surement remplies de couleurs et de sourires (c'est comme ça que je les imagine en tout cas).
J'attends la suite alors 😉
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
merci Anne pour ce retour et ces belles photos qui me font revivre mon voyage de 2011
j'avais beaucoup aimé cet état
j'attends la suite des photos !!!!
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Merci...un beau carnet et de très belles photos du Gujurat...un avant gout de voyage qui fait du bien en ces temps pluvieux... mon prochain voyage en Inde se passera pour l'essentiel dans le gujurat...5 semaines chez Mother India en octobre prochain...que du bonheur en perspective !
-Jeudi 12/03/2015 : Nous prenons le bus qui part à 9h de la gare routière de Diu à destination de Bhavnagar. A la sortie de Diu, il y a un contrôle des douaniers qui vérifient que les bagages ne contiennent pas de bouteilles d'alcool car au Gujarat, c'est absolument interdit !
Il fait très chaud et lourd et le bus se traîne, il faut dire que la route n'est pas en très bon état, non plus.Nous arrivons enfin à Talaja vers 14h où nous devons changer de bus pour aller à Palitana. Après une demi-heure d'attente, nous repartons pour arriver à Palitana vers 15h45.
Le choix d'hôtel est très réduit en fait, il n'y en a qu'un, c'est l'hôtel Shravak ! le Sumeru est fermé et l'autre figurant dans le Routard, le Patel n'accepte plus les touristes étrangers ! Notre chambre au Shravak est vraiment la plus pourrie que nous ayons eue en Inde ! ça ne vaut même pas les 550rps que le gérant en demande... En fait, nous nous apercevrons plus tard qu'il n'y a que deux chambres à peu près correctes dans l'hôtel et elles sont déjà prises. Heureusement, leurs occupants s'en vont demain et nous pourrons changer pour la nuit prochaine, ouf !
Nous occupons le reste de l'après-midi à nous promener le long la rue principale (à la recherche de papier toilette, en autre, chose impossible à trouver) et à déguster du bon tchai dans une gargote près de l'hôtel... Il n'y a pas grand-chose à faire ici mais la ville n'est pas si désagréable que je l'avais entendu dire...
Nous réussissons à trouver un bon restaurant (ce qui n'est pas évident), le "Shree Avadh restaurant", pas facile à trouver car il est placé dans un renfoncement le long de la grande rue (sur la gauche de la rue qui fait face à l'hôtel, après le Sonali) et pas d'enseigne en alphabet latin donnant sur la rue. Là encore, nous avons tout un tas de serveurs empressés à notre service exclusif (nous sommes les seuls clients)...
-Vendredi 13/03 : A 6h30, un rickshaw nous conduit au pied de la colline de Shatrunjaya. Il y a eu de l'orage dans la nuit et, ce matin, il pleut légèrement. Le temps frais est le bienvenu au moment de gravir les 3500 marches qui mènent au sommet (de la gnognotte après les 10 000 marches de Girnar Hill !). De là-haut, nous dominons toute une forêt de temples jaïns qui couvre la colline. C'est très beau.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels. Toutes les générations semblent animées d'une même ferveur.
Autour des temples, des gerbes de fleurs sont disposées et des portiques sont érigés de place en place en travers des marches tout le long de la montée. Nous apprenons que demain aura lieu la cérémonie anniversaire de la création du premier temple. Des pujas sont célébrées partout. Les marchands d'offrandes présentent leurs plateaux de fleurs à qui mieux mieux et s'époumonent pour attirer les pèlerins. Les porteurs de dollys ne chôment pas, les pauvres !
Il y a même des porteurs femmes...
Quand nous redescendons, le soleil est revenu et, comme d'habitude, la descente semble plus longue que la montée.
RETOUR A AHMEDABAD :
-Samedi 14/03/2015 : De l'hôtel Shravak à Palitana, pour aller à la gare routière, il n'y a qu'à traverser la rue, c'est pratique. Le bus qui part à 8h pour Ahmedabad est direct et il fonce! Le plus long est de traverser la ville pour arriver à la gare routière, surtout qu'il est 13h et que la circulation est démentielle.
Nous retournons à l'hôtel Safar Inn, comme il y a trois semaines...
Et c'est de nouveau la poussière, le trafic et la chaleur des rues d'Ahmedabad... Nous remontons en haut du fort (on ne s'en lasse pas)...
C'est notre dernier jour dans le Gujarat, demain, nous partons pour Udaipur.
Le Gujarat, c'est sale, c'est poussiéreux et c'est bruyant mais les gens y sont très gentils et serviables ! Nous ne regrettons pas d'y être venus, c'est une autre vision de l'Inde, plus proche de l'Inde profonde et de ce qui en est le quotidien.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Après avoir passé 3 semaines à faire le tour du Gujarat (qui fait l'objet des précédents articles de ce carnet), je continue le récit de notre voyage en Inde. Notre périple continue donc par Udaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Delhi, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar.
-Du dimanche 15/03/2015 au lundi 23 : Départ de la gare routière d'Ahmedabad à 7h, (500rps pour 2), c'est un bus direct. Après plusieurs arrêts dans les alentours de la ville pour monter des voyageurs, nous filons rapidement et arrivons à Udaipur à 13h. La route est bordée de collines et de champs cultivés, de petits villages avec des murets de pierres et des cactus. Paysage verdoyant qui tranche avec le paysage désertique du Gujarat (sauf dans le sud où il y avait beaucoup de cultures de coton, de canne à sucre et de cocotiers).
Nous logeons au "Kumbha Palace"qui nous a été conseillé par des amis et qui est vraiment agréable. Il est situé au pied de la muraille du City Palace. Un jardin avec pelouse où l'on peut prendre le frais, une terrasse sur le toit pour déjeuner ou dîner, un accueil vraiment sympathique en font un havre de paix. La chambre est simple mais agréable et pas chère ( 600rps).
Les rues autour du City Palace et du temple sont bordées de boutiques pour touristes et où tout semble bien apprêté... ça nous fait un gros changement par rapport aux trois semaines passées au Gujarat où tout était purement indien...
Visite du City Palace, demeure du maharana d'Udaipur (du moins visite du Museum, la partie ouverte au public). Très beau et intéressant, ça vaut le coup...
Les rues autour du quartier de la Clock Tower sont plus populaires, les boutiques moins touristiques et nous retrouvons l'ambiance indienne, ouf!
Il y a, entre autre, une belle pâtisserie devant laquelle sont en train de cuire dans une bassine de sirop sucré des "goulab jamum", boulettes au lait, dorées et imbibées comme des petits babas (mais sans rhum, bien sûr). C'est délicieux, on en trouve souvent en dessert dans les thalis. Nous viendrons souvent en déguster ici à l'heure du goûter...
Après ça, on a soif... il fait bon siroter un petit thé au bord du lac, au "Jasmine" ou au"Little Prince" qui ont tous deux leur terrasse au bord de l'eau, près du pont piétonnier. Nous aimons bien y passer du temps à regarder les lavandières et les joueurs de cartes. Le midi, il y fait bon pour déjeuner car les roof-tops des restaurants sont trop chauds à cette heure, en revanche, le soir, c'est vraiment un délice de profiter de la vue magnifique du City Palace illuminé depuis la terrasse haut perchée d'un des nombreux restos qui donnent sur le lac.
Les jours suivants, nous visitons le Bagore Ki Haveli Museum, d'où l'on a une très belle vue sur le lac et les ghâts et où l'on pourra assister le soir à un spectacle de danse et de marionnettes...
Le Jagdish Temple, très beau et placé en plein centre accueille beaucoup de fidèles et l'on y assistera à des prières avec des chants plein d'entrain et de ferveur...
La ville indienne, le marché aux légumes, les ghâts, le lac que l'on va parcourir de tous les côtés et d'un bout à l'autre, la colline du "Sunset Point", le beau parc "Rose Garden"... On ne s'ennuie pas ici.
Samedi 21, nous partons en excursion en taxi affrété par notre guest-house, en compagnie d'un couple de français, pour le fort de Kumbalgarh et le magnifique temple de Ranakpur (1900rps aller/retour). Nous partons vers 9h, au bout de 2heures d'une route bordée par les paysages des monts Aravelli alternant avec des champs de céréales ou canne à sucre et avec un arrêt pour déguster un petit tchai dans un village, nous apercevons les impressionnantes murailles et tours du fort de Kumbalgarh... Après la visite du fort, nous partons pour Ranakpur. Malheureusement, quand nous y arrivons, la cantine pour les pèlerins est fermée (elle ferme à 13h !), nous devons nous contenter de petits beignets, de sortes de chips et de tchai qu'ils vendent a toute heure...Le temple jaïn dédié à Adinath est vraiment magnifique, une pure merveille ! (200rps/pers + 100rps pour photos mais audioguide gratuit). Visite et explications très intéressantes.
Sur la route du retour, nous nous arrêtons pour observer une noria qui remonte l'eau servant à l'irrigation des champs activée par des boeufs qui tournent menés par un vieux paysan...
Dimanche 22, c'est le jour du Gangaur Festival (ou Merwar Festival). Il fait très, très chaud ! La fête commence en début d'après-midi par des danses devant le Jagdish Temple puis, sur le Gangaur ghât, la foule se presse pour voir arriver le défilé des femmes qui portent sur leur tête des figurines. De 16h30 à 18h30, les groupes de femmes des différents quartiers arrivent, vêtues de saris colorés. Elles déposent les figurines le long du lac, les arrosent un peu, chantent. A 18h30, arrive un grand bateau avec des danseuses et des musiciens. Il fait un petit tour et repart, ainsi que les femmes qui remmènent les figurines...et voilà ! Il y a encore quelques danses sur un podium (les mêmes que nous avions vues au Bagore Ki Haveli) et bientôt la foule se répartit dans les rues autour du lac pour grignoter des petits encas achetés au nombreuses échoppes ambulantes qui se sont installées pour l'occasion.
Au-dessus du lac, est tiré un feu d'artifice...
Udaipur est vraiment une ville agréable où l'on peut passer plusieurs jours (une semaine pour nous !) sans s'ennuyer, en prenant le temps de flâner et de profiter des terrasses et de la vie au bord du lac.
-Lundi 23/03/2015 : Le bus pour Jodhpur part de la gare routière d'Udaipur à 6h45. Il est bourré de monde, heureusement, nous sommes arrivés tôt ! Nous arrivons à Jodhpur à 12h30. Il y fait une chaleur infernale...
Pour arriver à avoir un prix correct entre la gare routière et le centre ancien, il a fallu négocier dur! Au Rajasthan, les chauffeurs de rickshaw n'y vont pas de main morte. Nous avons réussi à obtenir de payer 50rps au lieu des 150 qu'ils demandaient au départ (ce qui était vraiment excessif)...
Nous logeons au Kesar Heritage Hôtel (chambre double avec balcon : 700rps) L'hôtel est situé dans une des toutes petites ruelles de la vieille ville, au pied du fort, donc très calme (pas de trafic routier). Sur la terrasse où se tient le restaurant, on a une vue magnifique sur la ville bleue et le fort aux murailles impressionnantes.
Autour de la Clock Tower, le bazar est très animé. Beaucoup de boutiques d'épices, de vêtements, de poteries. Les marchandes de tissus ont étalé leur marchandise au sol et proposent des prix défiant toute concurrence.
Du haut de la Clock Tower (30rps), on a une belle vue sur tout ce petit monde affairé...
-Mardi 24/03 : Nous nous rendons au fort en passant par les minuscules ruelles derrière l'hôtel, jonchées d'ordures et de bouses de vache. Le fort est très grand et sa visite intéressante (quoique très chère : 400rps/pers avec audioguide + 100rps pour l'appareil photo).
Vers 12h30, nous redescendons en ville pour trouver un endroit pas trop écrasé de chaleur pour déjeuner. Très difficile à trouver... Etonnamment, dans cette ville surnommée "sun city", les restaurants ne possèdent pas de ventilos ! Nous finissons par déjeuner au Café Namasté, assis sur des coussins au sol avec un pauvre petit ventilo de rien du tout qui brasse tant bien que mal l'air brûlant de la salle en plein soleil...
Dans la soirée, nous dégustons la spécialité de Jodhpur : un "makkania lassi" (très onctueux et parfumé au safran) dans un café situé dans la grosse porte d'entrée du Sardar Market (près de la Clock Tower), le Shri Mishrilal, endroit très sympathique et accueillant.
-Mercredi 25/03/2015 : Dès 4h45, nous sommes prêts et le rickshaw (100rps, tarif de nuit) commandé à l'hôtel est là pour nous emmener à travers les rues encore endormies de Jodhpur jusqu'à la gare ferroviaire ... où nous attendrons le train qui n'arrivera qu'à 6h ! Nous sommes en AC2Tier et nous essayons de dormir un peu. Jusqu'à 8h, moment où la famille nombreuse qui partage notre compartiment ainsi que ceux d'à côté vienne s'installer et papoter sur nos couchettes! A 12h30, nous arrivons à Jaisalmer où le patron du Mirage hôtel nous attend avec un rickshaw. Son hôtel est situé dans la forteresse, face au Rajmahal Palace. Il n'est pas cher du tout et est rempli de jeunes routards. La chambre double avec salle de bain ne coûte que 250rps ! elle est tout à fait correcte mais le hic c'est que le ventilo est plutôt paresseux et que la fenêtre donne sur le couloir. Il n'y a pas du tout d'air(ni de vue) et il y fait une chaleur de four !
Dans la forteresse, tous les bâtiments sont en pierre blonde, beaucoup ont des balcons ciselés en dentelles de pierre. C'est très beau...et très tranquille, pas de circulation.
-Jeudi 26/03 : Après une nuit passée au Mirage, nous décidons de changer d'hôtel car il y fait vraiment trop étouffant. Nous déménageons donc nos affaires un tout petit peu plus loin, à la Surja guest-house. Nous y avons une grande chambre climatisée avec un petit balcon garni de coussins d'où nous avons une superbe vue sur la ville basse (1000rps), évidemment c'est beaucoup plus cher mais nous ne regretterons pas une seconde d'avoir changé!... Au-dessus de notre chambre, il y a une agréable terrasse (au-dessus de la muraille du fort) où se trouve le restaurant.
Les rues de la forteresse sont bordées de petites boutiques pour touristes. Jaisalmer est une ville très touristique et on est sans arrêt sollicité quand on marche dans la rue, c'est un peu agaçant mais les marchands ne sont quand même pas trop insistants. Curieusement, malgré le grand nombre de restos, nous avons du mal à en trouver qui proposent une cuisine savoureuse. Le Sunset Palace n'est pas mal . Nous mangions mieux au Gujarat qu'au Rajasthan, les plats y avaient plus de goût...
Dans la forteresse, se trouve tout un bel ensemble de temples jaïns très sculptés et serrés les uns contre les autres (200rps avec le droit de photographier partout, ce qui est rare dans les temples)
Dans l'après-midi, nous partons à pied dans la ville basse voir du côté du "Patwah-ki-Haveli", ensemble de très belles demeures attenantes les unes aux autres. Bien sûr, dès que l'on s'en approche, plein de gars essaient de nous guider et de nous faire venir dans leurs boutiques. L'un d'eux nous fait monter jusqu'en haut d'une de ces maisons. A l'intérieur, on peut admirer de belles peintures murales, des plafonds sculptés, des escaliers en colimaçon, des patines anciennes... Nous lui donnons 30rps.
Nous admirons aussi la belle façade encadrée de deux éléphants de la Nathmal-ki-Haveli, et la Salam Singh-ki-Haveli, la maison du tyran, tout en nous promenant dans les rues commerçantes de la ville basse, souvent encombrées d'énormes bovins !
-Vendredi 27/03: Balade à pied jusqu'au lac où le niveau de l'eau est assez bas en cette saison. On y arrive en passant sous un beau porche et on peut y voir des ghâts et quelques temples hindous. Quelques personnes y font du pédalo... Ce qui m'énerve beaucoup, c'est de voir des gens acheter des paquets entiers de pain de mie et le donner aux énormes poissons-chats qui grouillent et s'entortillent au bord ! Superstition, superstition... Tsss...Tsss
-Samedi 28/03 : Dernier jour à Jaisalmer avant de prendre le train de nuit pour Delhi. Après avoir passé la journée à flâner une dernière fois dans les rues de la forteresse et de la ville basse, nous finissons l'après-midi à nous reposer sur la terrasse de l'hôtel avant de nous rendre à la gare. Le train part à 17h... Avant qu'il soit l'heure de dormir, nous pouvons admirer le beau paysage du désert où courent quelques antilopes et où s'étirent de grands troupeaux de moutons et de chèvres gardés par leurs bergers, des dromadaires et des paons sauvages. Cà et là, des champs irrigués et cultivés où les gens moissonnent des céréales (de l'orge ?)... Le train file à travers le paysage que la lumière du couchant dore doucement... Jaisalmer, c'est loin mais c'est vraiment très beau.
-Dimanche 29/03/2015 : Après une bonne nuit de sommeil dans le train (AC2Tier), nous arrivons à la gare de Old Delhi à 11h45. Nous essayons de négocier un rickshaw pour aller à Pahar Ganj mais ils en demandent tous un prix beaucoup trop élevé, nous prenons donc un cyclo-rickshaw dont le tarif est plus raisonnable(130rps).
Nous traversons avec peine les rues encombrées et nous arrivons à Main Bazar, où se trouve l' hôtel Rak International au fond d'une petite rue. Chambre double avec ventilo et salle de bain (propreté à l'indienne) : 750rps, il y a du bruit le jour car la fenêtre donne sur une cour avec des enfants qui jouent et un temple où des gens chantent et jouent du tambourin, mais la nuit, c'est très calme !
Nous retrouvons avec plaisir les bonnes adresses du coin que nous avions aimées l'an dernier (voir notre blog dont le lien est mentionné sur mon profil) : le Malhotra restaurant, dans Laxmi Narah street, où l'on déguste avec plaisir leur excellent poulet tandoori et notre gargote à lassis qui est toujours là aussi (sur Baba Namdev Mg)... et quelques autres sur Main Bazar aux roof-tops bien accueillants...
Ici, il fait beaucoup plus frais qu'à Jaisalmer, il pleut même un peu...
-Lundi 30/03/2015 : A la gare de New Delhi, nous prenons le train pour Amritsar qui part à 7h20. C'est un ACchair, train très confortable (avec journal, bouteilles d'eau et petit-déj gratuits, la Northern railway fait bien les choses!) Nous arrivons à Amritsar à 14h20.
Devant la gare, nous prenons un cyclo-rickshaw (80rps) qui nous conduit à la "Lucky guest-house", près du Temple d'Or des sikhs, pas facile d'y arriver à cette heure avec l'intensité du trafic. La chambre y est correcte et pas chère (650rps), relativement calme (par rapport au quartier extrêmement bruyant) car la fenêtre donne sur le jardin" Jalianwala Bagh." Dans ce jardin, où il y a toujours beaucoup de promeneurs dans les allées fleuries, les anglais ont tué, le 13 avril 1919, 379 personnes (et en ont blessé 1 200) qui y manifestaient pacifiquement. Une salle où sont exposées des coupures de journaux de l'époque et un mur où les impacts de balles ont été encadrés commémorent le souvenir de ce massacre.
Les rues de la vieille ville autour du temple sont assez défoncées, étroites et sombres, bordées d'anciens bâtiments vermoulus. Il y a beaucoup de boutiques de grossistes en tissus, couvertures, tissages, où les vendeurs sont assis sur des matelas en attendant le client.
Le grand ensemble qui entoure le Golden Temple est plein de monde. Aux abords du Temple d'Or, des marchands ambulants vendent des petits foulards oranges car les hommes aussi doivent se couvrir la tête pour entrer dans le temple ! Après avoir laissé nos chaussures à la consigne gratuite, nous pouvons enfin admirer le beau temple doré au milieu du bassin appelé "piscine de nectar" ! Ici, tout est très propre et immaculé...La foule se masse en rang serré pour arriver au sanctuaire...
Les sikh, grands et petits, hommes et femmes séparés, font leurs ablutions dans l'eau sacrée du bassin... Certains se baignent même avec leur poignard... serré par un lien autour de la tête!
Après le dîner dans un bon petit restaurant pas cher près de l'hôtel, le "Zaïka" (nous y prendrons tous nos repas sauf demain soir où nous irons dîner au Temple d'Or), nous retournons au temple qui est tout illuminé. Il est vraiment resplendissant le soir. Il y a toujours autant de monde, beaucoup de pèlerins dorment par terre sous les galeries qui entourent le bassin et il y a foule dans les diverses salles de réfectoire.
Vers 22h, nous assistons, au milieu des pèlerins, à la cérémonie qui a lieu tous les soirs : le livre sacré est transféré pour la nuit, sous un dais incrusté de diamants, du sanctuaire au Akal Takht (il fait le trajet dans l'autre sens à l'aube).
-Mardi 31/03 : Un cyclo-rickshaw nous conduit jusqu'au Durgiana Temple, le Temple d'or des hindous. Lui aussi est doré et entouré d'un bassin. Endroit bien calme, moins grandiose que le Temple sikh, bien sûr... Nous revenons à l'hôtel en cyclo-rickshaw à travers les ruelles défoncées (le dos en prend un coup) et très embouteillées (on reste bloqué pendant un bon moment).
Cet après-midi, nous allons assister à la cérémonie de clôture de la frontière indo-pakistanaise. Plein de rabatteurs proposent des taxis collectifs (140rps/pers taxes incluses). Nous devons être prêts à 14h30 devant l'hôtel. Le taxi collectif nous emmène, en compagnie d'une dizaine d'autre personnes à 30kms d'Amritsar, et nous dépose à environ 800 mètres de l'entrée du site, face à une gargote où nous devons laisser nos sacs en consigne: 30rps par sac (il faut garder son passeport et son argent dans ses poches. Appareils photo, tél. mobiles et cameras sont autorisés mais pas les sacs)... Nous passons plusieurs contrôles de sécurité, nous sommes maintenant dans une zone militaire.
On nous fait asseoir sur des gradins en ciment. Il y a énormément de monde du côté indien. Du côté pakistanais, il y en a beaucoup moins, les hommes et les femmes y sont sur des gradins séparés...
Les préparatifs sont assez longs. La musique est tonitruante...La cérémonie commence enfin. Les deux pays rivalisent à tour de rôle de voix et de démonstrations de force, dans leurs costumes de parade... Quelle mise en scène surréaliste ! Quand on pense que ce sont des pays ennemis ! On se croirait à un match de foot, chacun encourage et applaudit son camp. Puis, à la fin, on assiste à la descente des couleurs et à la fermeture pour la nuit de la grille séparant l'Inde et le Pakistan...
Il ne reste plus qu'à retourner à son véhicule et réussir à sortir du parking. Retour en ville vers 19h...
Ce soir, nous allons manger au Golden Temple. Tout le monde peut y manger gratuitement 24h/24 et il y a beaucoup de monde... Nous faisons la queue, on nous remet à chacun un bol, une assiette et une cuiller, puis on s'assied tous en rang en tailleur par terre. Il y a là des jeunes, des vieux, hommes, femmes, enfants, indiens, étrangers, de toutes classes sociales et religions... On nous sert du dhal, du riz au lait sucré, des légumes épicés et des chapatis tout chauds. Tout ça est très bon et l'ambiance très sympathique. Nous nous faisons encore prendre en photo ! En 15 à 20mn, tout est fini, il faut laisser la place aux autres personnes qui arrivent pour manger à leur tour...Chacun emmène son couvert à l'endroit où des bénévoles font la vaisselle... Encore une expérience inoubliable !
-Mercredi 1/04/2015 : De la gare routière d'Amritsar, nous prenons un bus pour Pathankot à 7h30. Nous y arrivons à 10h30 et nous avons juste le temps de monter dans le bus pour Dharamsala. La route entre Pathankot et Dharamsala est plutôt en mauvais état, c'est une route de montagne, en travaux à certains endroits, le chauffeurs du bus est un fou du volant et, en plus, il pleut! A la bus stand de Lower Dharamsala, nous prenons un taxi pour rallier Mac Leod Ganj (200rps). La route qu'il emprunte est pleine de trous et grimpe raide ! Nous sommes secoués comme des pruniers là-dedans et nous arrivons à Mac Leod plutôt cassés... et sous la pluie battante ! A la Kalsang guest-house, nous trouvons une chambre très agréable, avec une vue superbe sur la montagne, un balcon, une grande fenêtre, des fauteuils pour profiter du panorama... et eau chaude (heureusement car il fait plutôt frisquet) : 700rps... la chambre est au dernier étage et pour y arriver, il faut gravir plusieurs volées d'escaliers mais ça en vaut la peine ! A la Kalsang gh, dans la rue qui monte vers Dharamkot, il y a des chambres de toutes les tailles, de très spacieuses à minuscules !
Malheureusement, le temps est très mauvais aujourd'hui. Nous allons nous réchauffer avec une bonne soupe aux nouilles dans le tout petit resto tibétain "Yak" et nous rentrons sous la pluie battante à travers les rues pentues, transformées en bourbier par endroits.
A Mac Leod Ganj, il y a deux rues principales parallèles toutes deux bordées de petites échoppes d'artisanat tibétain (beaucoup de châles en laine de yak qui sont bien utiles pour se réchauffer le soir dans la chambre) et de restos et cafés. Nous irons souvent prendre nos repas au Kunga Restaurant (Nick's) Bhagsu Road, tout près de notre hôtel. Très agréable endroit avec une belle vue sur la montagne, ambiance chaleureuse, bonne cuisine, très propre et très fréquenté... ils ont même des bons gâteaux maison pour le goûter!
Sur le balcon devant notre chambre, il y a de gros singes qui s'amusent à faire du barouf ! Il faut faire attention à ce qu'ils n'entrent pas dans la chambre, ça a failli nous arriver !
-Jeudi 2/04 : Cette nuit, il y a eu un très gros orage avec des éclairs, du tonnerre et tout le tintouin! Mais ce matin, le temps est plus dégagé. Après être allés dans une des nombreuses agences réserver le bus de nuit pour partir à Delhi samedi soir (1000rps/pers), nous partons faire une promenade à pied jusqu'au lac Dal, en longeant une route bordée de cèdres de l'Himalaya. Au bout, il y a un village et le lac (qui est sacré, évidemment !), surmonté d'un temple hindou, est entouré de résidences hôtelières. A l'entrée du village, on peut admirer l'atelier boutique d'un fabricant d'instruments de musique tibétains. Il creuse avec une petite hache une pièce de bois qui a l'air assez dur. On peut voir des instruments à différents stades de leur fabrication. Joli travail...
L'après-midi, nous allons au monastère du Dalaï-lama, le Namgyal Temple où nous avons la surprise d'assister à une cérémonie bouddhiste avec les moines récitant les mantras, soufflant dans des conques et dans des grandes trompes, tapant le tambour... tout le cérémonial extraordinaire et même les masques grimaçants qui exécutent des danses rituelles... et ça dure longtemps tout ça... Très, très intéressant et impressionnant !
-Vendredi 3/04 : Encore beaucoup de pluie cette nuit. Nous partons en balade en suivant la route qui passe devant notre guest-house. Beaucoup de boue et d'embouteillages car les rues sont étroites et pentues et les véhicules se garent n'importe comment... Nous arrivons au "Tibetan Institute of Performing Arts" où il y a un opéra tibétain en cours de représentation. Nous savions qu'il y avait tous les ans un festival d'opéra mais nous ne pensions pas qu'il était déjà commencé... Quand nous arrivons, le spectacle est en cours. La salle est pleine. Sur scène, les chanteurs sont vêtus de beaux costumes et coiffés de chapeaux originaux mais l'action n'est pas trépidante !
Après le spectacle, nous continuons sur la route bordée de grands cèdres et de rhododendrons immenses jusqu'à Dharamkot, à 2 100mètres d'altitude. Il y a un centre de méditation et plein de guest-houses et hôtels (et il y en a encore tout un tas en cours de construction). Toute la montagne autour de Mac Leod Ganj est recouverte de bâtiments, resorts et guest-houses, imbriqués les uns dans les autres, accrochés aux flancs des versants.
Nous redescendons vers Mac Leod en empruntant une petite route tranquille qui passe au-dessous du centre de méditation. Très jolie route forestière...
Nous allons ensuite jusqu'à St John Church, petite église catholique sur la route de Dharamsala, à 1km de Mac Leod. L'église, encore en activité, et son cimetière, sont entourés d'un jardin fleuri et de grands arbres.. Sur la route du retour, nous devons slalomer entre les voitures, les motos et les bus complètement coincés dans un énorme embouteillage...
-Samedi 4/04 : Matinée à se prélasser au soleil sur le balcon. L'après-midi, le temps se couvre à nouveau. Nous retournons au Namgyal Temple. Dans la cour, des moines, deux par deux, l'un assis par terre, l'autre debout et tenant un chapelet, se livrent à une sorte de joute verbale. Celui qui est debout invective l'autre en frappant dans ses mains, celui qui est assis essaie de lui répondre... C'est très particulier et intéressant à voir.
A 17h30, nous nous rendons à la gare routière située au centre de Mac Leod Ganj car le bus de nuit doit partir à 18h. Il s'agit d'un bus dont les sièges s'inclinent presque à l'horizontale. Une couverture est fournie mais il n'y a pas de rideaux aux fenêtres et les lumières extérieures sont gênantes pour dormir. Heureusement que nous avons un masque pour nous couvrir les yeux et aussi des bouchons d'oreilles car il y a la télé dans le bus ! Vers 21h30, nous faisons arrêt dans un resto au bord de la route où ils servent de bons chapatis tout chauds sortis du four (entre autres choses).
Nous arrivons à Delhi à 6h30 dimanche matin...Nous n'avons tout de même pas trop mal dormi...
-Dimanche 5/04/2015 : Le bus de nuit qui nous amène de Mac Leod Ganj à Delhi arrive à 6h30 mais il s'arrête avant la bus station de Cashmere Gate, et ceci afin de favoriser les taxis et rickshaws avec qui les chauffeurs sont en cheville et qui sautent sur les voyageurs à leur descente du bus. Mais nous ne nous en laissons pas conter et nous allons à la bus station à pied. C'est tout près mais il faut traverser une route très large à grande circulation, sans aucun passage pour piétons. Heureusement, nous sommes dimanche et il est tôt, le trafic n'est pas encore très intense. Nous voilà donc à la bus station, très grande et hyper moderne de Cashmere Gate où nous sautons dans le bus pour Haridwar... Et nous voilà repartis pour 6heures de route plutôt cahoteuse, beaucoup d'embouteillages dans les villes traversées et il fait très chaud... Nous commençons à être assez fatigués mais nous n'avions pas envie de rester jusqu'à mardi dans le froid et la pluie à Mac Leod ni de passer trois jours à Delhi que nous avions déjà visitée l'an dernier. Alors, en route pour Haridwar !
Nous y arrivons à 13h30 environ et là, il fait chaud ! Fini les pulls, polaires et châle en laine de yak !
Nous allons d'abord à l'hôtel "City Heart", mentionné dans le guide du routard, mais la chambre qu'ils nous proposent ne nous plait pas ... En face, il y a un hôtel qui a l'air pas mal... Allons voir... La chambre que l'on nous montre a une fenêtre qui donne directement sur le Gange (et même au ras de l'eau...C'est un peu humide mais bon, l'hôtel a les pieds dans le Gange, ce n'est pas rien), elle est un peu vétuste avec un plafond vouté (comme dans une cave, d'ailleurs il faut descendre des escaliers pour y accéder), mais très calme et la salle de bain est très bien. Le prix demandé au départ étant largement surestimé (1 700rps), nous réussissons à négocier à 1000 rps net (il faut se méfier des taxes ajoutées au moment de payer). Après une bonne douche chaude, nous allons déjeuner dans un resto en ville pas loin de l'hôtel, le Chottiwala restaurant (très bien) (Upper Road)
Hôtel "Center Point, Heritage Ganga" 11, Jodhamal Road, Adjoining Birla Ghat tél : 01334 224008 / 224009
Le long des ghâts, il y a énormément de pèlerins, sadhus, gurus et prêtres en tous genres. C'est une ville sainte et vraiment une ville indienne avec le bazar regorgeant de gargotes et de boutiques d'articles religieux (offrandes, souvenirs et bidons de toutes tailles pour ramener de l'eau du Gange). Beaucoup de lassis et pâtisseries à base de lait et sucre. Pas de terrasses ni de roof-tops ici, ce n'est pas une ville touristique.
Sur les ghâts après le pont Shatabdi, nous assistons, en fin de journée, à la puja. Belle cérémonie avec les torches allumées et les petits radeaux illuminés flottant sur le Gange... La foule des fidèles est compacte, chacun veut toucher la flamme, quelle ferveur. Parmi tout ce monde, des hommes habillés en uniforme font la quête pour le temple et réclament à chaque personne une donation, les prêtres aussi profitent bien de la crédulité des gens pour se remplir les poches...Ils essaient aussi de nous demander de l'argent mais il suffit de leur répondre négativement et ils n'insistent pas (car nous sommes étrangers, les indiens, eux, sont obligés de se fendre de quelques roupies)
Ensuite, balade dans le bazar et dîner dans un petit resto populaire (dosa et uttapam pour nous rappeler le sud)
-Lundi 6/04 : Les ghâts sont très étendus, on peut s'y promener d'un bout à l'autre et il y en a sur les deux rives du Gange. Ceux face à la ville sont plus tranquilles. Les gens se baignent, font leur lessive, leurs ablutions et il y a aussi pas mal de personnes (adultes ou enfants) qui essaient de récupérer les offrandes jetées dans le fleuve (noix de coco, pièces) Ils attrapent les noix de coco qui flottent avec des sortes de nasses/épuisettes, les font sécher et les revendent... D'autres se servent d'une vitre pour voir le fond et trouver des pièces ou bijoux parmi les cailloux.
L'atmosphère est plutôt gaie. Sous le pont, il y a des chaines où les gens se balancent dans l'eau, hommes, femmes, enfants, tout le monde s'amuse...
Dans l'après-midi, nous prenons le téléphérique pour monter en haut de la colline où se trouve le Temple Mansa Devi. Belle vue sur le Gange et la ville pendant l'ascension mais, là-haut, tout est occupé par le temple et les boutiques de bondieuseries.
Le soir, nous assistons une nouvelle fois à la puja, mais vue de l'autre rive, cette fois...
-Mardi 7/04 : A 7h, nous prenons le bus pour Delhi où nous arrivons à 13h environ. Nous sommes à la Cachemere Gate et nous prenons le métro pour la New Delhi railway station. C'est l'heure de pointe et il y a foule pour monter dans le wagon, un gars sur le quai pousse et tasse les gens à l'intérieur pour pouvoir fermer la porte. A l'arrivée, tout le monde veut monter sans laisser les gens descendre ! quelle cohue ! Le métro parisien, c'est rien à côté !
De nouveau, l'hôtel Rak International nous accueille... Demain, nous nous envolons pour la France. L'hôtel propose le taxi pour l'aéroport à 400rps...Mercredi 8, l'avion sera à l'heure, nous serons à Paris dans l'après-midi...
L'Inde, une fois de plus, nous a étonnés par sa diversité, conquis et charmés... malgré son côté fatigant, énervant, bruyant, bordélique... On a encore envie d'y revenir...
Anne
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
coucou Anne merci pour ces belles photos et ton compte-rendu.
c'est curieux je suis allée plusieurs fois au Gujarat et je n'ai pas trouvé cet état plus sale qu'ailleurs
je joints quelques photos de Palitana!!
bonne soirée
aleph
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
nous prenons le métro pour la New Delhi railway station. C'est l'heure de pointe et il y a foule pour monter dans le wagon, un gars sur le quai pousse et tasse les gens à l'intérieur pour pouvoir fermer la porte.
J'ai aussi vécu l'heure de pointe, y compris sur cette ligne, et à plusieurs reprises.
C'est en effet impressionnant de voir la masse de passagers qu'arrivent à embarquer les wagons. Avant de pénétrer un compartiment, c'est un flux massif qui est descendu du compartiment pendant quelque 30 s. J'avais l'impression que cela n'allait jamais finir, puis cela s'est quand même tari. A l'intérieur, c'est pratique, pas besoin de se tenir dans cette masse compacte.
Je n'ai personnellement jamais vu de "tasseur" sur le quai. Alors que j'ai pratiqué le métro de Delhi sur un total de 6 journées disjointes. Mais c'était avant septembre 2014, donc peut-être d'introduction récente.
A l'arrivée, tout le monde veut monter sans laisser les gens descendre ! quelle cohue ! Le métro parisien, c'est rien à côté !
Le parisien que je suis est beaucoup plus compréhensif de Delhi.
Lors de mes voyages dans le métro de Delhi, j'ai trouvé que les passagers étaient relativement disciplinés, se postant aux endroits marqués sur le quai pour attendre de part et d'autre du passage faisant face à la porte du compartiment. Car le métro s'arrête à un endroit précis de telle sorte que les portes des compartiments soient en regard des marques sur le quai.
Certes, il y a bien quelques resquilleurs qui essaient de dépasser la file de ceux qui attendent, mais ils sont très minoritaires.
A mentionner aussi, il y a des wagons réservés aux femmes, comme le métro à Téhéran. D'ailleurs, l'Inde est un pays souvent aussi ségrégé que l'Iran, comme par exemple les autocars en Inde du Sud (ce que je n'avais pas remarqué en Inde du Nord). Sur le quai, l'emplacement des wagons réservés est explicitement indiqué par une signalétique rose au sol.
De manière générale, j'ai trouvé que les passagers restaient très calmes face aux annonces de retard ou d'arrêts entre stations. Très zens, aucune manifestation d'impatience ou de mécontentement. Beaucoup de gens, jeunes et moins jeunes, le nez sur leur smartphone (ce qui n'était encore pas le cas en 2012), ce qui peut aider à rester stoïque.
A la différence du métro parisien, le métro de Delhi est climatisé. Ce qui est bien appréciable en saison chaude. Ce dont j'ai bénéficié en août et septembre 2014. On sent vite la différence quand on sort du wagon.
A noter aussi que par bien des aspects (distances entre stations, accès aux stations) le métro de Delhi se compare plus au RER parisien qu'au métropolitain.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Notre chambre au Shravak est vraiment la plus pourrie que nous ayons eue en Inde ! ça ne vaut même pas les 550rps que le gérant en demande... En fait, nous nous apercevrons plus tard qu'il n'y a que deux chambres à peu près correctes dans l'hôtel et elles sont déjà prises.
Ma chambre 106 était correcte, à défaut d'être pimpante. Payée 400 Rs en simple, peut-être après un petit rabais, je ne me souviens plus. Mais c'était mi-avril, donc pas en période touristique, et pas de fête en préparation.
Je n'avais pas souvenir que l'accès à l'hôtel Shravak était si piteux, mais j'étais arrivé de nuit. La salle de réception et le couloir desservant les chambres sont sous contrôle par caméra. Sans doute y a-t-il eu des vols dans le passé.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn, alors que je n'ai rencontré que des hindous à Girnar Hill, intéressés par les temples les plus élevés et non par les temples jaïns ?
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je n'avais pas souvenir que l'accès à l'hôtel Shravak était si piteux
Je ne me rappelle plus du numéro de la chambre que j'ai eue, mais elle est incontestablement dans mon top 3 des chambres les plus miteuses tout pays confondus.
La chambre était dans un état dégueulasse et le ménage n'avait pas été fait. Autres méfaits notables: eau de la salle de bain marron et sableuse, lucarne de la salle de bain squattée par les pigeons, mégot écrasé sur la couverture du lit, prises électriques à l'agonie...
À signaler que le gérant est particulièrement peu sympathique.
Je signale aussi une pratique pas très honnête de leur part. Le check-out est à 10h, et si vous avez prévu de faire l'ascension vers Shatrunjaya très tôt le matin, vous rentrerez au plus tôt vers 11h. Le gérant vous guette à votre retour, et quand vous lui annonçait que vous quittez la chambre dans l'heure, il vous montre une pancarte sur laquelle est écrit que le moindre dépassement d'heure coûtera une nuit en plus. Et pas moyen de négocier "l'amende".
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Même constat.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn
C'est une piste sérieuse !
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
À Barmer, j'ai une fois fait la remarque à un dévot hindou qui jetait ses dechets sur le bord du chemin qui montait vers le temple que c'était quelque chose de mal vu chez nous. Il m'a répondu "kya fark hai?" (en gros, "qu'est-ce que ça change") avec une totale indifférence !
Je signale aussi une pratique pas très honnête de leur part. Le check-out est à 10h, et si vous avez prévu de faire l'ascension vers Shatrunjaya très tôt le matin, vous rentrerez au plus tôt vers 11h. Le gérant vous guette à votre retour, et quand vous lui annonçait que vous quittez la chambre dans l'heure, il vous montre une pancarte sur laquelle est écrit que le moindre dépassement d'heure coûtera une nuit en plus. Et pas moyen de négocier "l'amende".
Je n'avais pas conscience de ce check-out matinal.
Mais j'ai échappé à l'amende car j'ai quitté ma chambre AVANT l'ascension de Shatrunjaya, laissant toutefois mon sac-à-dos principal en garde. Ce qui n'a pas posé de difficultés.
Fabrice
P.S. : la chambre 106 du Shravak est au 1er étage (même étage que la réception) au fond du couloir à droite. Pas flambante, mais pas non plus repoussante (j'ai connu pire lors d'autres voyages). Il me semble avoir eu un souci avec l'alimentation en eau de la douche, mais j'avais pu le régler par moi-même. Une question de robinets en série si ma mémoire est fidèle.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bonjour Fabrice,
C'est sympa de ta part de donner des précisions souvent utiles et de pouvoir ainsi échanger impressions et connaissances...
En ce qui concerne le métro de Delhi, il est vrai que ce n'est pas toujours la cohue... ça doit dépendre des lignes et des heures. Nous l'avions pris l'an dernier pour aller de Connaught Place à Qutb Minar et c'était très calme. Cette année, nous étions en pleine heure de pointe sur la ligne qui va de Cashmere Gate à New Delhi station et c'était vraiment autre chose, surtout que nous avions nos bagages ! Et je peux te confirmer qu'il y avait bien un "tasseur" pour pousser les gens afin de fermer la porte. Du coup, nous ne sommes pas montés, nous avons attendu la rame suivante et j'ai eu un peu de mal à monter dedans à cause des gens qui me bousculaient pour monter alors que les autres n'avaient pas fini de descendre... Je prends quelquefois le métro parisien malgré que je sois provinciale (j'ai tout de même habité à Paris plusieurs années), c'est vrai que c'est souvent la cohue aussi mais pas autant qu'à Delhi. Je trouve que les indiens ne sont quand même pas si disciplinés que ça quand il s'agit de prendre un transport en commun ou faire la queue dans une file( je les ai vus prendre d'assaut un bus et c'était vraiment la foire d'empoigne).
Il est vrai que le métro de Delhi est tout neuf et que les wagons sont très confortables (climatisés, vastes). Une fois que l'on a réussi à monter dedans, les gens sont tout à fait aimables et prêts à bavarder avec nous...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
En ce qui concerne le métro de Delhi, il est vrai que ce n'est pas toujours la cohue... ça doit dépendre des lignes et des heures. Nous l'avions pris l'an dernier pour aller de Connaught Place à Qutb Minar et c'était très calme. Cette année, nous étions en pleine heure de pointe sur la ligne qui va de Cashmere Gate à New Delhi station et c'était vraiment autre chose, surtout que nous avions nos bagages !
Logique, comme sur tout réseau (et pas que de transport).
Evidemment, en dehors des heures de pointe, c'est calme. Ce n'est pas à ces expériences que je faisais naturellement référence, mais bien aux heures de pointe. Que j'ai expérimenté à plusieurs reprises :
- en mars 2012 sur la ligne jaune, entre Chandni Chowk (station proche de Old Delhi Station) et New Delhi Station. Avec mon sac-à-dos principal.
- en septembre 2014, sur la ligne violette, entre Kalkaji Mandir et Central Secretariat, puis Mandi House.
Central Secretariat était vraiment saturée. Tant les quais que la station. Et évidemment les wagons.
C'est là que j'ai été impressionné de voir tout le monde que pouvait contenir un wagon. C'en était presque comique, un peu comme dans un film, sans sembler s'arrêter. Grosse différence perçue quant à la quantité de voyageurs dans un wagon entre Delhi et Paris. De fait, en consultant sur wikipedia la capacité d'une rame (ce que je viens de faire par curiosité) :
- Delhi : jusqu'à 1 500 passagers, pour 4 wagons.
- Paris (rame M01, la plus récente) : de 581 à 1 000 passagers, pour 5 wagons.
En situation de saturation, un wagon de Delhi contient donc près de 2 fois plus de passagers qu'un wagon parisien. Pas étonnant que cela ait impressionné le parisien que j'ai toujours été jusqu'à ce jour.
Et je peux te confirmer qu'il y avait bien un "tasseur" pour pousser les gens afin de fermer la porte.
Cela prouve que nos expériences ont été différentes, peut-être parce que c'est une pratique :
- récente (post septembre 2014).
- spécifique à certaines stations (Kashmere Gate est sans doute plus fréquentée que la plupart des autres du réseau).
- ponctuelle liée à certains événements (comme à Paris, cf. présence d'auxiliaires en station Porte de Saint-Cloud lors des matchs de foot au Parc des Princes).
Il nous faudra d'autres retours d'expérience...
De mon point de vue, le métro de Delhi a l'immense avantage de ne pas être soumis aux encombrements routiers. Car les boulevards et voies express de Delhi sont réputés intensément saturés en heure de pointe.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je trouve que les indiens ne sont quand même pas si disciplinés que ça quand il s'agit de prendre un transport en commun ou faire la queue dans une file( je les ai vus prendre d'assaut un bus et c'était vraiment la foire d'empoigne).
Aucun rapport en effet avec le métro de Delhi.
Pour un autocar ou un autobus qui vient d'arriver, c'est un peu la "struggle for life". Amusant de voir les astucieux jetant qui un paquet, qui un vêtement, qui un journal par la fenêtre pour "réserver" un siège.
De même que pour prendre le train. Dès qu'il y a un espace entre 2 passagers descendant, des candidats se précipitent pour entrer. Que je n'ai pas hésité à repousser sur le quai. (ce n'était pas des armoires à glaces, je ne suis pas si intrépide ;-)
Je n'ai pas eu ce genre d'expérience dans le métro de Delhi, même si j'y ai vu quelques resquilleurs ne respectant pas les files d'attente peintes sur le quai.
Le 11 avril 2015, 20h50 j'ai eu l'occasion de prendre un train urbain à Mumbai entre Churgate et Mumbai Central. Cela a été tranquille pour accéder au wagon, mais c'était déjà la foire d'empoigne à la station suivante. Pas aisé de m'extirpé du wagon lorsque je suis arrivé à Mumbai Central. Aucune signalétique de file d'attente sur le quai, il faut percer la foule pour sortir.
Le métro de Delhi semble quand même un peu particulier en Inde. Mais je ne connais pas celui de Calcutta, ni ceux à venir à Chennai et à Hyderabad.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn, alors que je n'ai rencontré que des hindous à Girnar Hill, intéressés par les temples les plus élevés et non par les temples jaïns ?
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
Fabrice
Bonjour Fabrice et aussi à l'initiatrice du carnet,
En dehors de la propreté, j'aimerais un avis sur ces 2 pélerinages car nous n'en ferons qu'un vu l'âge de nos mollets, vous me conseillez lequel?
Une autre question la petite ville de Junagadh semble plus sympa que Palitina mais si nous ne montons pas à Shatrunjaya, Junagadh vaut elle le détour?
Merci de vos réponses et une année 2017 avec de beaux voyages à vous
Anne
Si c'est une question de mollets, la question ne se pose même pas: ce sera Palitana!
Personnellement, j'ai largement préféré Junagadh (la ville comme le pèlerinage), mais il est autrement plus difficile physiquement. Donc, oui Junagadh vaut malgré tout le détour, même si sans le pèlerinage, elle n'est pas "indispensable". Tu y passeras quand même un bon moment.
Mais attention, je ne dis pas que le pèlerinage de Palitana ne mérite pas d'être fait. Ça vaut même carrément le détour. Je n'ai pas trop aimé la petite ville et l'accueil des habitants en revanche: c'est d'ailleurs le seul endroit où j'ai eu cette sensation au Gujarat.
Merci. Je suppose que dans les 2 cas on peut ne faire qu'une partie de la montée . Au final, c'est plus pour voir les "paysages" et un petit bout de vie des pélerins. Nous ne sommes pas trop mauvais marcheurs mais bon il faut ménager notre "jeunesse"...
En tout cas ce sera dur de choisir... comme toujours.
C��té mollet, Palitana présente bien moins de marches que le sommet de Girnar Hill. En termes objectifs de dénivelé :
- 470 m jusqu'aux temples de Palitana (570 d'altitude depuis une base à 100 m).
- 710 m jusqu'aux seuls temples jains de Girnar Hill (880 m d'altitude depuis une base à 170 m).
Pour les sanctuaires hindous, il faut rajouter presque 300 m de dénivelé avec montées et descentes (pas bon pour la motivation).
Ainsi, si l'on va jusqu'au temple hindou le plus éloigné, le dénivelé de Girnar Hill est plus du double de celui de Palitana.
En terme de pèlerinage, j'ai préféré Palitana, car j'ai été plus sensible aux manifestations jaines. D'autant que les mêmes temples jains de Girnar Hill étaient quasi désertés quand j'y suis passé.
Sur le plan artistique, et en l'absence de photos (perte de l'appareil photo), mon souvenir a du mal à départager les 2 sites. Beaucoup plus de temples à Palitana, avec quelques très belles architectures. Mais les temples jains de Girnar ne sont pas inintéressants. Les temples hindous n'ont pas retenu mon attention, d'autant que je venais d'Inde du Sud et donc avec l'expérience des temples Chalukya, Hoysala, Chola, etc.
En terme de cadre naturel, Girnar Hill a plus à offrir, notamment avec un début arboré et des passages le long de falaises.
En terme de paysage, j'ai préféré Palitana, principalement pour la vue jusqu'à la mer. Je n'ai pas réalisé la position de Girnar Hill au centre d'une caldera, pourtant évidente en consultant une carte en relief. Mais aucun des 2 n'est incontournable pour quiconque connait de beaux paysages de montagne.
Junagadh est une ville à l'animation indienne et présente quelques lieux d'intérêt. Mais je ne ferai pas un détour pour cela, même si le côté très kitsch du sanctuaire Mahabat Maqbara est amusant pour une photo. Reste le souvenir d'un excellent yaourt nature artisanal vendu en 21°31'23.2"N 70°27'32.4"E. Je n'ai pas consacré de temps à explorer Palitana, mais rien de ce que j'en ai vu n'a retenu mon intérêt.
Meilleurs voeux à toi aussi, notamment pour ton futur voyage au Gujarat.
Fabrice
Nota : les temples de Palitana sont au sommet. Sur le parcours, seulement des kiosques proposant de l'eau potable et de petits templions d'intérêt très réduit.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je risque donc de faire des comparaisons avec les temples dans les magnifiques paysages birmans. Ce ne sont pas les mêmes bien sûr, toi qui est un puriste je te choque certainement, mais les photos que j'ai vu par ailleurs m'y ont immédiatement fait pensé. Je suis donc de plus en plus dubitative et me demande si je ne vais pas faire l'impasse et choisir de passer plus de temps ailleurs dans notre périple au Gujarat. Surtout si après ça, on a les jambes douloureuses pour plusieurs jours...
Que cette dernière journée de 2016 te soit belle.
Anne
Pour des temples jains plus accessibles, il y a déjà au Rajasthan ceux de Ranakpur et de Mt Abu (très proche du Gujarat, j'y ai été en train depuis Ahmedabad). Pas d'ascension pour ces temples.
A mon goût, le temple principal de Ranakpur reste un summum architectural.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
bonjour,
je me permets d'intervenir dans cette discussion
Pour moi Palitana est incontournable , si vous avez des problèmes pour monter vous avez les porteurs
Je ne connais pas la Birmanie mais à mon avis aucune ressemblance , rien à voir
Dwarka est à visiter également et pas de temples perchés
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Oui, les porteurs, les dolis? Je crois. En dehors du fait que je pense qu'ainsi ils gagnent leur vie et qu'on contribue au commerce local, je ne suis pas sure que même en oubliant mon orgueil d'occidentale cela soit si confortable. Je suis en plus de ça, bien incapable de rester assise stoïquement en tailleur plus de quelques minutes.
Bonne fête de fin d'année.
J'avais oublié de mentionner que l'accès au sommet de Palitana se fait par une voie large au parfait revêtement, bien dessinée et propre. Aucune difficulté autre que de monter marche après marche, quand ce n'est pas une pente légère ne requérant pas de marche. Ce qui m'a un peu gêné, c'est que l'espacement des marches ne correspondait pas à mon pas.
A Girnar Hill, l'approche se fait par un sentier pas irréprochable. La suite est souvent cimentée, mais pas toujours en bon état et les marches manquent de régularité. Une fois l'approche passée, cela monte plus sec.
Dans les 2 cas, des dolis proposent leur service.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Alors, le choix se porterait plutôt sur Palitina.
Tu m'as impressionée avec ta localisation géographique à Junagadh. Tu notes et conserves ainsi tous les lieux d'intérêt? Belle base de données à gérer car tes voyages sont fréquents et détaillés.
Bonjour Anne
La 2 ème fois que je suis allée sur le mont Girnar, je n'ai pas pu grimper jusqu'aux temples hindous comme 3 ans auparavant. Malade, les jambes en compote
Mais j'ai adoré les temples Jaïns, que j'ai préférés aux temples hindous, les rencontres avec les pèlerins.
D'une grande tolérance, un Jain m'a expliqué pourquoi je ne pouvais rester assise, le dos tourné à leur divinité, signe d'irrespect et a proposé de me guider dans un des temples. Je l'ai suivi dans une sorte de crypte où il m'a expliqué les rituels de leurs prières. Moment très fort.
Cette montée qu'il faut démarrer avant 6h du matin fait mal aux mollets bien sûr mais avec un bon massage cela n'est pas très gênant, l'ascension est magnifique et vaut vraiment cet effort physique. Personnellement j'ai trouvé la descente plus pénible que la grimpette.
Nombreux contacts avec des touristes indiens, nombreux échanges, et encore plus nombreuses les demandes de photos. Ce qui peut être gênant pour certains...
Ce qui m'a gênée la 2 ème fois c'est le bruit, dès les premiers pas, encore dans la nuit, le son strident de radios, de portables...et les détritus comme le dit Fab
Je n'étais pas retournée à Palitana faute de temps et avais choisi Girnar pour la ville de Junagadh. J'étais accompagnée d'un ami qui découvrait l'Inde.
J'aime cette ville malgré la poussière et le bruit, qui mérite qu'on s'y arrête.
Voilà, je ne peux que te conseiller d'y aller, à Girnar ou à Palitana, tu monteras à ton rythme et même si tu ne peux arriver jusqu'aux temples, l'expérience en vaut la peine. Paysages, rencontres, atmosphère, on croise également des moines jaïns.
D'en parler me donne envie d'y retourner
Bonne année, sous le signe des voyages
Bonjour Anne,
En effet, comme le dit Enrich, vous n'êtes pas du tout obligés de monter jusqu'au bout de la colline de Girnar Hill, les beaux temples jains se trouvent à une distance moins éprouvante pour les mollets, et d'ailleurs, en haut, le sanctuaire hindou ne vaut pas grand-chose, une cabane en tôle avec un prêtre qui bénit les courageux arrivés jusque là... Palitana est vraiment un endroit exceptionnel et vous pouvez aussi faire des haltes en chemin... je crois vraiment que les deux endroits valent le coup.
Bon voyage et bonne année 2017 à tous !
Anne et Yannick
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Merci pour votre carnet nous faisant découvrir d'autres horizons de l'Inde.
Je vais tenir compte de tous ces avis et je pense qu'au final on décidera sur place. Fonction d'humeur, du ressenti, de la forme. Les 2 "grimpettes" me paraissent un peu difficiles à enchaîner mais bon des demis pèlerinages...
Nous partons le 18 janvier, Ce sera vite là.
Bonjour,
Je viens juste de parcourir votre carnet de voyage. Je suis débordé en ce moment, j'ai donc lu en diagonale, voire sauté des articles, mais le peu que j'ai lu et surtout ces belles photos me stimulent pour prendre le temps de revenir dès que possible pour lire tout ça à tête reposée.
Merci
Les differentes sections de ce fil... sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc! Encore un petit effort!…
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations