La justice européenne a tranché sur "qui paie quand un vol avec correspondance arrive en retard"
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
MI
Bonjour,

L’arrêt a été rendu par la Cour de justice de l’Union européenne le 11 juillet et change la donne pour pas mal de passagers du Vieux Continent se rendant vers des destinations lointaines via un vol avec correspondance.

Selon la justice européenne, en cas de retards sur un vol avec correspondance au départ d’un État membre et à destination d’un État tiers via un autre État tiers et ayant fait l’objet d’une réservation unique, c’est le transporteur aérien ayant effectué le premier vol qui est tenu d’indemniser les passagers.

Voir : www.lalibre.be/...c071f20d5a58a8361acf

Joseph 😉
KY Kyle68 Veteran ·
Par contre le premier vol aurait été opéré par Ethiad... l’indemnisation aurait elle été due egalement?

Interessant cette réglementation européenne qui cherche a penaliser les compagnies de son territoire en favorisant les compagnies étrangères.

Avec de telles lois, du protectionnisme inversé, les autres pays n’ont plus besoin de faire du protectionnisme, l’UE leur déroule le tapis rouge!

Et après on s'étonne du résultat des élections...
MI Micy Veteran ·
Interessant cette réglementation européenne qui cherche a penaliser les compagnies de son territoire en favorisant les compagnies étrangères.

Salut Kyle,

Le jugement intervenu mentionne toutefois que:

La Cour rappelle toutefois que le transporteur tchèque a le droit de se tourner contre la compagnie émiratie afin d’obtenir “la compensation de cette charge financière”.

Les contrats entre compagnies tiendront bien entendu compte, à terme, de cette jurisprudence et de mécanismes de compensation entre elles afin de faire payer le "vrai" coupable du retard.

Cela d'autant plus qu'énormément de compagnies étrangères au sol européen desservent aussi l'Europe (même accessoirement) et sont donc potentiellement directement impliquées également elles-mêmes dans ces indemnisations éventuelles.

Il n'y a donc pour moi aucune discrimination ou pénalisation des compagnies européennes dans cette décision.

Joseph 😉
MI Michelzen Globetrotter ·
Selon la justice européenne, en cas de retards sur un vol avec correspondance au départ d’un État membre et à destination d’un État tiers via un autre État tiers et ayant fait l’objet d’une réservation unique, c’est le transporteur aérien ayant effectué le premier vol qui est tenu d’indemniser les passagers.

Cela semble tout de même dans la logique des choses, après cela est du domaine des contrats de préa entre Cie comme tu l'évoques dans un post complémentaire !
Bon voyage et surtout voyagez zen! Michel France (85)
EL ElviajeroPar Globetrotter ·
Bonjour,

Il convient d'être précis, et de se référer aux textes mêmes ! Le dispositif de l'arrêt du 11 juillet 2019, de la Cour de Justice Européenne, dans l'affaire C-502/18 est le suivant : "L’article 5, paragraphe 1, sous c), et l’article 7, paragraphe 1, du règlement (CE) no 261/2004 du Parlement européen et du Conseil, du 11 février 2004, établissant des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance des passagers en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol, et abrogeant le règlement (CEE) no 295/91, lus en combinaison avec l’article 3, paragraphe 5, du règlement no 261/2004, doivent être interprétés en ce sens que, dans le cadre d’un vol avec correspondance, composé de deux vols et ayant donné lieu à une réservation unique, au départ d’un aéroport situé sur le territoire d’un État membre et à destination d’un aéroport situé dans un pays tiers via l’aéroport d’un autre pays tiers, un passager victime d’un retard à sa destination finale de trois heures ou plus trouvant son origine dans le second vol, assuré, dans le cadre d’un accord de partage de code, par un transporteur établi dans un pays tiers, peut diriger son recours indemnitaire au titre de ce règlement contre le transporteur aérien communautaire ayant effectué le premier vol."

la nouveauté est que c'est la compagnie qui a opéré le premier segment de vol n'ayant aucun retard qui est redevable de l'indemnisation forfaitaire, alors que c'est le second segment de vol, opéré en partage de code, par une compagnie non européenne qui a eu du retard.

Accessoirement, ceci vient, une fois de plus, confirmer que la responsabilité (ou pas) de la compagnie aérienne est inconnue du règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil : il y a eu survenance, ou pas, de circonstances extraordinaires, la PREUVE en étant apportée, et point barre !

Cet arrêt vient compléter l'arrêt Folkerts du 26 février 2013, de la même cour : "L’article 7 du règlement (CE) no 261/2004 du Parlement européen et du Conseil, du 11 février 2004, établissant des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance des passagers en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol, et abrogeant le règlement (CEE) no 295/91, doit être interprété en ce sens qu’une indemnisation est due, sur le fondement dudit article, au passager d’un vol avec correspondances qui a subi un retard au départ d’une durée inférieure aux seuils fixés à l’article 6 dudit règlement, mais qui a atteint sa destination finale avec un retard égal ou supérieur à trois heures par rapport à l’heure d’arrivée prévue, étant donné que ladite indemnisation n’est pas subordonnée à l’existence d’un retard au départ et, par conséquent, au respect des conditions énoncées audit article 6."

Et complète aussi l'arrêt 1340 de la Cour de Cassation française du 30/11/2016 (15-21.590). Voir là www.courdecassation.fr/...8/1340_30_35592.html

Enfin, pour répondre à certains, rappel de l'article 3 du règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil : Article 3

Champ d'application 1. Le présent règlement s'applique: a) aux passagers au départ d'un aéroport situé sur le territoire d'un État membre soumis aux dispositions du traité; b) aux passagers au départ d'un aéroport situé dans un pays tiers et à destination d'un aéroport situé sur le territoire d'un État membre soumis aux dispositions du traité, à moins que ces passagers ne bénéficient de prestations ou d'une indemnisation et d'une assistance dans ce pays tiers, si le transporteur aérien effectif qui réalise le vol est un transporteur communautaire. Le a) vise bien toutes les compagnies du monde entier, opérant un vol au départ d'un Etat membre de l'Union Européenne.

Plus de précisions là : http://retardimportantavion.unblog.fr , en particulier sur la page relative aux questions fréquentes, là : http://retardimportantavion.unblog.fr/faq-questions-frequentes/

Cordialement
https://retardimportantavion.wordpress.com
EL ElviajeroPar Globetrotter ·
Interessant cette réglementation européenne qui cherche a pénaliser les compagnies de son territoire en favorisant les compagnies étrangères.

Bonjour, "Pénaliser" dites vous ?

Au sujet du coût des indemnisations forfaitaires relatives aux vols retardés (3 heures ou plus), il convient de se reporter aux points 76 à 83 de l'arrêt Nelson rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne.

"76 Certes, il est vrai que cette indemnisation entraîne des conséquences financières certaines pour les transporteurs aériens. Néanmoins, celles-ci ne sauraient être considérées comme démesurées par rapport à l’objectif de protection élevé des passagers aériens.

77 En effet, tout d’abord, l’obligation d’indemnisation qui résulte de l’article 7 du règlement no 261/2004 concerne non pas tous les retards, mais seulement les retards importants.

78 Ensuite, le montant de l’indemnisation, fixé à 250, 400 et 600 euros en fonction de la distance des vols concernés peut être encore réduit de 50 %, conformément à l’article 7, paragraphe 2, sous c), du règlement no 261/2004, lorsque le retard reste, pour un vol ne relevant pas de l’article 7, paragraphe 2, sous a) et b), dudit règlement inférieur à quatre heures (arrêt Sturgeon e.a., précité, point 63).

79 En outre, les transporteurs aériens ne sont pas tenus au versement de ladite indemnisation s’ils sont en mesure de prouver que l’annulation ou le retard important sont dus à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises, à savoir des circonstances qui échappent à la maîtrise effective du transporteur aérien (voir arrêt Sturgeon e.a., précité, point 67).

80 Par ailleurs, il y a lieu de relever que les obligations acquittées en vertu du règlement no 261/2004 le sont sans préjudice pour ces transporteurs de demander réparation à toute personne ayant causé le retard, y compris des tiers, ainsi que le prévoit l’article 13 de ce règlement. Une telle réparation est dès lors susceptible d’atténuer, voire d’effacer, la charge financière supportée par lesdits transporteurs en conséquence de ces obligations. Il n’apparaît pas déraisonnable, en outre, que celles-ci soient, sous réserve du droit à réparation susmentionné, supportées d’emblée par les transporteurs aériens auxquels les passagers concernés sont liés par un contrat de transport qui leur donne droit à un vol qui ne devrait être ni annulé ni retardé (arrêts précités IATA et ELFAA, point 90, ainsi que Sturgeon e.a., point 68).

81 D’ailleurs, il ressort de la jurisprudence que l’importance que revêt l’objectif de protection des consommateurs, en ce compris donc les passagers aériens, est susceptible de justifier des conséquences économiques négatives, même considérables, pour certains opérateurs économiques (voir, en ce sens, arrêt du 8 juin 2010, Vodafone e.a., C‑58/08, Rec. p. I‑4999, points 53 ainsi que 69).

82 Il convient d’ajouter que, ainsi que l’a relevé M. l’avocat général au point 60 de ses conclusions, selon les données soumises à la Cour relatives à la fréquence des retards importants et aux coûts de ladite indemnisation pour les compagnies aériennes, la proportion de vols dont le retard ouvre droit à l’indemnisation en vertu du règlement no 261/2004 s’élève à moins de 0,15 %.

83 Enfin, aucun élément concret permettant de constater que le versement d’une indemnisation en cas de retards importants entraînerait une augmentation des tarifs ou une réduction du nombre de vols de proximité et de la desserte de destinations excentrées n’a été soumis à la Cour."

Texte intégral là : http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf;jsessionid=5DF04D2CE29DEC6F649E9D930F436545?text=&docid=128861&pageIndex=0&doclang=FR&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=3178551

Et ce chiffre de 0,15 % de vols concernés, ne signifie pas du tout que 0,15 % des passagers seront indemnisés ! En effet, même s'il y a quelques exceptions, la pratique la plus courante de la plupart des compagnies aériennes, est de refuser l'indemnisation sous n'importe quel mauvais prétexte et de ne céder (avant même l'audience) que si la justice est saisie. Or, si déjà le pourcentage de passagers qui réclament le respect de leurs droit est limité, il est presque nul s'agissant des passagers qui saisissent la justice, alors même que la procédure est simple et gratuite ! Voir là : http://retardimportantavion.unblog.fr

Alors, parler de "pénaliser" les compagnies me paraît tout à fait excessif.

Par contre, il est très clair que les passagers retardés subissent un préjudice sérieux qui peut avoir de lourdes conséquences sur leur budget du mois : - correspondance perdue (avec une autre compagnie aérienne, ou train) et obligation de racheter un nouveau billet au prix fort car en dernière minute; - nuit d'hôtel non prévue dans le budget à l'arrivée si arrivée trop tardive - taxi, car plus de transport en commun disponibles - journée de travail perdue etc...

Cordialement
https://retardimportantavion.wordpress.com
GI Gilmau Regular ·
Interessant cette réglementation européenne qui cherche à penaliser les compagnies de son territoire en favorisant les compagnies étrangères.

"Pénaliser", dites-vous ? Pour ce qui me concerne, c'est le contraire... La règlementation européenne en matière de retard aérien protège le consommateur. Elle concerne les compagnies européennes, et les compagnies non communautaires au départ du territoire européen. Et donc, je ne prend que celles là. (Les européennes pour les vols aller et retour, et éventuellement les non européennes pour les vols de l'Europe vers des pays tiers) Si tous les européens pratiquaient de même, ils pourraient peut être ainsi ré-équilibrer certaines distorsions concurrentielles. Cordialement
Si tous les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage...
EL ElviajeroPar Globetrotter ·
Bonjour,

Tout à fait d'accord avec vous.

Et c'est bien parce qu', éventuellement, je bénéficierai d'une indemnisation forfaitaire qui couvrirait, tout ou partie, de mon préjudice en cas de retard important, annulation, ou refus d'embarquement, que, pour mes billets aller retour, à prix égal ou à peu près, je préfère acheter mon billet à une compagnie dont le siège social est dans l'Union Européenne.

Il y a donc là un avantage concurrentiel au profit des compagnies aériennes de l'Union Européenne, et non le contraire.

Cordialement
https://retardimportantavion.wordpress.com
KY Kyle68 Veteran ·
Penaliser dans le sens ou les compagnies membres de l’UE ont tous leurs vols concernes, depart, arrivee et correspondance, contrairement aux compagnies non UE.

En suivant cet exemple, si Ethiad met en retard un vol Asie > Hub et que le passager rate son vol opere par une compagnie UE, celle si sera donc redevable alors qu’elle est en rien impliquee?

Apres le versement d’une somme forfaitaire a un aspect « punitif » et non de dédommagement, plus de droit anglo saxon, que par exemple un pourcentage du prix du billet comme cela se pratique dans le chemin de fer (mais qui lui est responsable de tous les retards meme provoques par des depressifs sauf en trafic regional). En contrepartie les bus n’ont eux aucune obligation en cas de retard: pour ne pas defavoriser une activité naissante peut-etre.
EL ElviajeroPar Globetrotter ·
le versement d’une somme forfaitaire a un aspect « punitif » et non de dédommagement, plus de droit anglo saxon, que par exemple un pourcentage du prix du billet .

Bonjour,

Pas du tout d'accord avec vous, mais alors, pas du tout !

Il s'agit bien d'un dédommagement et non d'une punition car les passagers subissent un préjudice bien réel, comme par exemple (ce que je citais déjà dans cette discussion) : - correspondance perdue (avec une autre compagnie aérienne, ou train) et obligation de racheter un nouveau billet au prix fort car en dernière minute; - nuit d'hôtel non prévue dans le budget à l'arrivée si arrivée trop tardive - taxi, car plus de transport en commun disponibles - journée de travail perdue etc...

Et ces frais sont sans aucun rapport avec le prix du billet !

Et heureusement que l'Union Européenne a fixé ces indemnisations de façon forfaitaire, car, déjà, puisque la plupart des compagnies tentent, par tous les moyens, de ne pas respecter le droit des passagers, je n'ose imaginer les discutailleries sans fin sur les montants s'il en était autrement....

Et c'est précisément pour éviter les discutailleries que la notion de responsabilité de la compagnie que cette notion est inconnue du règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil depuis le premier mot de son article 1 jusqu'à son dernier mot. Il y a eu survenance de (je cite) "circonstances extraordinaires qui n'auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises, à savoir des circonstances qui échappent à la maîtrise effective du transporteur aérien", ou pas, et point barre !

Et de ce fait, la plupart des compagnies ont pris la fâcheuse habitude de qualifier tout, et n'importe quoi de "circonstances extraordinaires". Là encore, heureusement que l'Union Européenne, ainsi que la Cour de Justice de l'Union Européenne l'a rappelé, impose de fournir la PREUVE des "circonstances extraordinaires" alléguées.

Pas de PREUVE = condamnation à indemniser, aussi valable que puisse être le motif allégué....Et heureusement car sinon le règlement serait vidé de sa substance.

Mais des motifs, comme par exemple (cas réel), le fait d'avoir dû attendre l'autorisation de décoller, non seulement relève de la plus évidente mauvaise foi, car il s'agit du quotidien de tout pilote et n'a donc RIEN d'extraordinaire , mais n'a AUCUNE chance d'être suivi par le Juge !

Et le sommet de la mauvaise foi là (deuxième cas) : http://retardimportantavion.unblog.fr/indemnisation-retard-important-carte-dembarquement-preuve-que-le-passager-sest-presente-a-lenregistrement/

Plus de détails là : http://retardimportantavion.unblog.fr

Cordialement
https://retardimportantavion.wordpress.com
KY Kyle68 Veteran ·
Je comprends votre raisonnement.

Mais les frais engages par ces retards sont individuels, pourquoi sont ils forfaitaires en fonction de la distance du vol. C est en cela que je considère que c est plus une punition pour l opérateur que une compensation pour l usager. Certains auront aucun frais, d autres en auront plus.

De plus c est le seul mode de transport qui a ces pénalités et je ne suis pas sur que d autres activités commerciales ont aussi de telles pénalités.

Pour le chemin de fer, en longue distance, c est un pourcentage du prix du billet qui sert de compensation. De 25% en bon d achat a 100% en cash, hors option. Par contre c est verse, du moins pour la SNCF, automatiquement. Tous les retards sont indemnisables meme lorsque c est le comportement d un dépressif qui en est la cause.

Recemment un train est tombe en panne et n est retourne a son point de depart que ay bout de 6 heures, l indemnisation a été beaucoup plus faible que si les règles aériennes s étaient appliquées (avec un bel article d auto satisfaction d un employe de la compagnie expliquant la performance de n avoir mis que 6 heures a s occuper des passagers... il fallait oser... mais comme le disait la pub, c est possible)

Par contre en trafic regional aucune compensation. Récemment le RER B vers Roissy a été fermé pendant 4 heures suite a un train en panne (si si c est aussi possible!). Les passagers n ont eu aucune compensation, aucun service de remplacement mis en place (alors que l opérateur de la ligne possède l un des plus grand parc de bus de la region...). Les consequences ont du être nombreuses pour les passagers impactes comme des vols rates et billets d avion perdus.

Ayant utilise cette ligne il y a quelques années, j ai été victime de ces nombreux dysfonctionnements. Le plus “amusant” étant la fermeture totale de la ligne un soir suite a une “personne tombée dans les escaliers du train” (si si encore possible!) et m ayant fait rentrer beaucoup plus tard que prévu chez moi. Mais dans certains cas c etait en allant au travail, avec les consequences assez désastreuses: heures non faites (qu il faut bien compenser avec des jours de vacances en moins) voir professionnelles (des remarques écrites quand a mon manque de ponctualité). J ai deja lu que ce manque de fiabilité a entraine de nombreux licenciements d employes.

Mais aucune consequence pour l opérateur... rien, nada! Par contre dans l aérien si.

Idem pour les cars Macron, qui n ont aucune obligation de ponctualité, ni je crois de prise en charge.

D ailleurs il est interessant de constater que les pays souhaitant concurrencer les hubs européens (Turquie, Emirats, Qatar...) n ont mis en place aucune procedure de ce type.

Il est aussi interessant de constater qu en moyenne les juges accordent a une personne qu ils ont emprisonne a tord seulement 75 euros par jour d indemnité, ce qui ne les empêche pas de faire de belles carrières, le responsable d un des principaux fiasco judiciaire français qui a détruit de nombreuses vies est aujourd hui magistrat a la cour de cassation, rien de moins, une compagnie aérienne pour un retard, meme hors de sa responsabilité comme un problème de contrôle aérien, est condamne a payer l equivalent de 8 jours d emprisonnement abusif pour un retard de quelques heures,

Mais il est vrai que le transport aérien est considéré vache a lait ou pompe a fric: - lorsque je prends l avion en France je verse 1 euro a la lutte contre le sida en afrique - un vol en europe c est 10 euros en classe affaire... si je prends un train transfrontalier c est gratuit! - l avion va etre taxe de 1.50 euros a 18 euros par billet pour lutter contre la pollution - dans le meme temps des accords de ciels ouverts sont signes, comme récemment avec le Qatar qui va developper le trafic de cette compagnie qui n est soumise a aucune taxe de ce genre - et alors que l avion est soi disant polluant et le train soi disant écologique, lors de la récente canicule le feu ministre de l écologie, du homard et du dressing a fortement déconseillé sauf impératif absolu les voyages en train. Et pour ceux qui voyagerait, bouteille d eau obligatoire... les compagnies aériennes devant elles fournir a boire en cas de retard.

Dernière chose: - British Airways vient d annoncer la suspension immediate de ses vols pour Le Caire pour des raisons de menace terroriste. Possiblement des voyageurs vont attaquer et demander 600 euros. Donc la compagnie aérienne devra prouver la menace réelle pour ne pas payer. Cela veut dire donner des informations confidentielles des services de renseignement? - lorsque des sauvageont ont commis des actes d incivilité a Paris il y a quelques mois (dont l un des auteurs presume innocent a obtenu des juges la condamnation de l état a lui verser de l argent pour mauvaise qualité de son ressort all inclusive), une compagnie américaine a annule ses vols cette nuit la. Une compagnie européenne l aurait fait, elle aurait du verser 600 euros par passagers??

Au final, outre que ce sont les passagers qui payent, cela impacte la compétitivité des compagnies vis a vis des autres modes de transport et des concurrents étrangers...

En ce sens c est une loi assez exceptionnelle et unique. Désolé d avoir fait long.
GI Gilmau Regular ·
Bonjour, Permettez-moi d'ajouter à votre démonstration le fait que ces indemnités forfaitaires n'ont jamais été actualisées depuis la parution dudit règlement en 2014. Depuis 15 ans, ces montants sont restés identiques. Alors que dans tout contrat de droit privé, lorsqu'une indemnité est identifiée comme récurrente dans le temps, il lui est attaché une formule de révision basée sur des variations d'indices. Les rédacteurs de la Convention de Montréal avaient anticipé en choisissant comme monnaie de référence le DTS qui, lui, est régulièrement actualisé par le FMI. Dans le contexte de perpétuelle contestation de la part des transporteurs aériens, ce n'est pas demain la veille que nous verrons ces montants actualisés... Cordialement
Si tous les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage...

Similar discussions

You might also like