Je suis entrain d'ecrire un livre ou le mot "L'etranger" doit etre en ecriture Afgane.Qui pourrait bien me renseigner, merci d'avance.
Tergui.
salut à tous.
des amis de Mourmansk (Russie) me proposent de les accompagner en août dans un circuit de 2 semaines au Pamir, au départ d'Almaty et retour par Tachkent. Ceci:

pour mieux en profiter, et comme il n'y a "que" trois jours de route entre chez moi et Almaty, et moins avec escale chez des amis à SPb, j'envisage de prendre ma voiture:

jusque là et ensuite en Kirghizie, Tadjikistan et Ouzbékistan aussi, tout va bien de mon point de vue, mais le circuit passerait à Mazar-e-Charif, point d'arrivée/départ traditionnel de cette route du Pamir, site de l'une des grandes mosquées bleues d'Asie Centrale, et donc début d'un circuit architectural/historique remontant dans le nord, via Samarcande et Tachkent.
Or l'idée de conduire ma voiture en Afghanistan, même sur 100 kms dans un sens, puis retour, entre Termez (UZ) et Mazar-e-Charif, ça me pose problème. J'envisage, si ce voyage se fait, de la garer dans un endroit sûr à Termez et prendre le bus pour Mazar-e-Charif.
Ce que je trouve de plus récent en ligne, est l'expérience d'un portuguais: http://www.joaoleitao.com/driving/survival-guide-afghanistan/
sinon il y a pas mal de journaux de voyage à Mazar-e-Charif, mais rien en voiture personnelle. J'aurai cru d'ailleurs que cette ville est plus "asiate" qu'afghane, mais d'après ce journal d'un gars qui s'est bien balladé dans le marché de la ville en 2011, il y a beaucoup de beurka aussi: http://varlamov.ru/442725.html
Voilà: expériences en voiture personnelle dans ce coin là?

pour mieux en profiter, et comme il n'y a "que" trois jours de route entre chez moi et Almaty, et moins avec escale chez des amis à SPb, j'envisage de prendre ma voiture:

jusque là et ensuite en Kirghizie, Tadjikistan et Ouzbékistan aussi, tout va bien de mon point de vue, mais le circuit passerait à Mazar-e-Charif, point d'arrivée/départ traditionnel de cette route du Pamir, site de l'une des grandes mosquées bleues d'Asie Centrale, et donc début d'un circuit architectural/historique remontant dans le nord, via Samarcande et Tachkent.
Or l'idée de conduire ma voiture en Afghanistan, même sur 100 kms dans un sens, puis retour, entre Termez (UZ) et Mazar-e-Charif, ça me pose problème. J'envisage, si ce voyage se fait, de la garer dans un endroit sûr à Termez et prendre le bus pour Mazar-e-Charif.
Ce que je trouve de plus récent en ligne, est l'expérience d'un portuguais: http://www.joaoleitao.com/driving/survival-guide-afghanistan/
sinon il y a pas mal de journaux de voyage à Mazar-e-Charif, mais rien en voiture personnelle. J'aurai cru d'ailleurs que cette ville est plus "asiate" qu'afghane, mais d'après ce journal d'un gars qui s'est bien balladé dans le marché de la ville en 2011, il y a beaucoup de beurka aussi: http://varlamov.ru/442725.html
Voilà: expériences en voiture personnelle dans ce coin là?
Eric Newby (1919-2006) est un anglais pur jus, c'est à dire fort original. Tour à tour mousse, employé dans une entreprise de haute couture, chroniqueur pour un journal, sa vie est une suite de curieuses expériences sans liens communs entre elles.
"Un petit tour dans l'Hindou Kouch" commence par une suggestion que se font un beau jour de 1956 Newby et un ami diplomate : "Tiens, si nous allions au Nuristan (province afghane) tenter l'ascension du mont Samir"... Pourquoi le Nuristan ? Pourquoi le mont Samir ? Nous ne le saurons pas vraiment et on en vient même à se demander si les deux hommes pourraient donner une raison à cette drôle d'idée.
Newby et son ami n'ont jamais fait de montagne de leur vie. Qu'à cela ne tienne, ils ont une semaine pour en apprendre les rudiments avant leur départ et pour s'équiper... On navigue dès le début dans l'optimisme et l'insouciance !
Parfaits néophytes du voyage, nos amis se rendent (non sans peines) jusqu'à Kaboul en voiture et commencent alors leur longue marche vers le mont Samir, traversant des zones sauvages et arides peuplées de mystérieux indigènes. Le périple n'est qu'une suite de problèmes et de curieuses rencontres : dysenterie, chaussures trop petites, autochtones patibulaires et parfois peu fiables, nourriture inadaptée, etc. Pourtant, peu importe les tracas, Newby et son ami font preuve d'un flegme indéfectible et malgré leur totale inaptitude ils arrivent tout de même au pied de la montagne, véritable mur de 6000 mètres. C'est sur ce nouveau terrain d'aventure que les risques les plus insensés seront pris par nos deux lascars, au mépris des règles les plus basiques d'alpinisme.
Ce livre est empreint de bonne humeur, d'humour et d'insouciance (voire d'inconscience). A chaque nouvelle page on se demande quelle tuile va encore tomber sur les deux protagonistes et surtout on se marre en se demandant sans cesse comment il peut être possible de se mettre dans de telles situations !
Cette histoire vraie est un des sommets du livre d'aventure !
"Un petit tour dans l'Hindou Kouch" commence par une suggestion que se font un beau jour de 1956 Newby et un ami diplomate : "Tiens, si nous allions au Nuristan (province afghane) tenter l'ascension du mont Samir"... Pourquoi le Nuristan ? Pourquoi le mont Samir ? Nous ne le saurons pas vraiment et on en vient même à se demander si les deux hommes pourraient donner une raison à cette drôle d'idée.
Newby et son ami n'ont jamais fait de montagne de leur vie. Qu'à cela ne tienne, ils ont une semaine pour en apprendre les rudiments avant leur départ et pour s'équiper... On navigue dès le début dans l'optimisme et l'insouciance !
Parfaits néophytes du voyage, nos amis se rendent (non sans peines) jusqu'à Kaboul en voiture et commencent alors leur longue marche vers le mont Samir, traversant des zones sauvages et arides peuplées de mystérieux indigènes. Le périple n'est qu'une suite de problèmes et de curieuses rencontres : dysenterie, chaussures trop petites, autochtones patibulaires et parfois peu fiables, nourriture inadaptée, etc. Pourtant, peu importe les tracas, Newby et son ami font preuve d'un flegme indéfectible et malgré leur totale inaptitude ils arrivent tout de même au pied de la montagne, véritable mur de 6000 mètres. C'est sur ce nouveau terrain d'aventure que les risques les plus insensés seront pris par nos deux lascars, au mépris des règles les plus basiques d'alpinisme.
Ce livre est empreint de bonne humeur, d'humour et d'insouciance (voire d'inconscience). A chaque nouvelle page on se demande quelle tuile va encore tomber sur les deux protagonistes et surtout on se marre en se demandant sans cesse comment il peut être possible de se mettre dans de telles situations !
Cette histoire vraie est un des sommets du livre d'aventure !
bonjour,
je l'intention l'été 2014 (juillet o aout), d' entrer de Ishkashim (tadjikistan-pamir) au Wakhan (afghanistan-indukush)...
Ça doit etre securitaire, c'est l'Indukush; je voudrais faire un (des) trek(s) la-bas (2-3 semaines), avec un guide locale et des anes....
j'ai dejà des info et quelques cartes, aussi j'ai ete 2 foix au pamir tadjik et a la frontiere, et je parle farsi (persan)....
bonjours tout le monde,
Pour ceux qui veulent visiter le tadjikistan, le pamirs et continuer son voyage vers l'afghanistan voici des nouvelles toute fraiche ...
TADJIKISTAN: visa sur place a l'aeroport de dushanbe, 30 euros, 2 photos et remplir un formulaire.
HOTEL A DUSHANBE: le varch hotel est apparament le plus abordable, situer au centre ville la nuit est a 10 euros env.. (chambre partager avec un inconnu) et 20 euros env.. (chambre seul), les chambres ces pas trops sa, pas tres propres, panne de courant au moins une fois par jour, douche lamantable et l'eau chaude ne marche qu'a un moment precis de la journee et dure qu'un certain temps,
PERMIS GBAO: s'obtient facilement a l'oviren 10 min non loin de l'hotel varch, ouvert du lundi au vendredi fermer entre midi et deux, perso j'ai payer mon permis seulement 3 euros j'ai cru au debut a une blague mais c'etait bien le permis GBAO, plusieurs passe par des agences mais ces plus simple, plus rapide et moins cher de le faire soi-meme, l'ovir se trouve facilement avec google maps et il est a environ 10 min de marche de l'hotel varch.
DUSHANBE- KHOROG: environ 35 euros en jeep, agence de taxi pas loin de l'aeroport de dushanbe juste a coter du pont du chemin de fer, voyage tres tres long entre 17 heures et 30 heures, route fracasser, conducteur tres dangereux, je parle en connaissance de cause j'ai eux plusieurs frayeur, plusieur accident grave eviter, et je vous parle pas des problemes de moteur ou de pneu etc... et si sur la route vous croiser une jeep en panne dite vous que votre taxi ne partira pas sans que son pote ne sois repartit, a mon retour ont n'est rester bloquer environ 4 heures a cause d'un autre taxi, non serieux un vrai film d'horreur je conseille plutot l'avion dushanbe-khorog a peine plus cher soit 65 euros environ et apparament d'apres certain commentaire de ceux qui l'ont fait ces une experience inoubliable, petit avion d'une vingtaines de places environ et des paysages magnifiques.
HOTEL A KHOROG: le pamirs logde est pas mal juste au pied d'une montagne, chambre tres tres simple pas de douche ou autre seulement de quoi dormir pour trois personnes maxi, propre, chauffer, tres bien acceullies, le proprio parle anglais, pour seulement 4 euros env.. la nuit. pour le reste du pamirs les hotel ne coute vraiment rien et les transports aussi.
VISA AFGHAN A KHOROG: apparament le consulat afghan a khorog ne delivre plus de visa, pourquoi ? je ne saurrai vous dire, sinon il s'obtient tres facilement au consulat de dushanbe en 1 jour, 45 euros, 1 photo et un formulaire a remplir.
voila voila si besoin d'aide n'hesitez surtout pas...
bon voyage a tous et a toutes. CDT
Pour ceux qui veulent visiter le tadjikistan, le pamirs et continuer son voyage vers l'afghanistan voici des nouvelles toute fraiche ...
TADJIKISTAN: visa sur place a l'aeroport de dushanbe, 30 euros, 2 photos et remplir un formulaire.
HOTEL A DUSHANBE: le varch hotel est apparament le plus abordable, situer au centre ville la nuit est a 10 euros env.. (chambre partager avec un inconnu) et 20 euros env.. (chambre seul), les chambres ces pas trops sa, pas tres propres, panne de courant au moins une fois par jour, douche lamantable et l'eau chaude ne marche qu'a un moment precis de la journee et dure qu'un certain temps,
PERMIS GBAO: s'obtient facilement a l'oviren 10 min non loin de l'hotel varch, ouvert du lundi au vendredi fermer entre midi et deux, perso j'ai payer mon permis seulement 3 euros j'ai cru au debut a une blague mais c'etait bien le permis GBAO, plusieurs passe par des agences mais ces plus simple, plus rapide et moins cher de le faire soi-meme, l'ovir se trouve facilement avec google maps et il est a environ 10 min de marche de l'hotel varch.
DUSHANBE- KHOROG: environ 35 euros en jeep, agence de taxi pas loin de l'aeroport de dushanbe juste a coter du pont du chemin de fer, voyage tres tres long entre 17 heures et 30 heures, route fracasser, conducteur tres dangereux, je parle en connaissance de cause j'ai eux plusieurs frayeur, plusieur accident grave eviter, et je vous parle pas des problemes de moteur ou de pneu etc... et si sur la route vous croiser une jeep en panne dite vous que votre taxi ne partira pas sans que son pote ne sois repartit, a mon retour ont n'est rester bloquer environ 4 heures a cause d'un autre taxi, non serieux un vrai film d'horreur je conseille plutot l'avion dushanbe-khorog a peine plus cher soit 65 euros environ et apparament d'apres certain commentaire de ceux qui l'ont fait ces une experience inoubliable, petit avion d'une vingtaines de places environ et des paysages magnifiques.
HOTEL A KHOROG: le pamirs logde est pas mal juste au pied d'une montagne, chambre tres tres simple pas de douche ou autre seulement de quoi dormir pour trois personnes maxi, propre, chauffer, tres bien acceullies, le proprio parle anglais, pour seulement 4 euros env.. la nuit. pour le reste du pamirs les hotel ne coute vraiment rien et les transports aussi.
VISA AFGHAN A KHOROG: apparament le consulat afghan a khorog ne delivre plus de visa, pourquoi ? je ne saurrai vous dire, sinon il s'obtient tres facilement au consulat de dushanbe en 1 jour, 45 euros, 1 photo et un formulaire a remplir.
voila voila si besoin d'aide n'hesitez surtout pas...
bon voyage a tous et a toutes. CDT
🙁 ... Et sans billet de retour,
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
vous devez probablement etre au courrant que deja depuis un moment les talibans se sont reveilles et que ca tire pas mal de coups de feu dans le coin.
mais la un pote vient de me dire qu il n est plus possible d avoir de visas pour l afghanistan car pour raisons de securite ils n en delivrent plus.
il est actuellement dans les stans et ce st ce qu on lui a dit aux ambassades et ca lui a ete confirme par un pote a lui en belgique qui est alle se renseigner a l ambassade afghane.
qu en est il vraiment?
est ce seulement de la mauvaise volonte de certaines ambassades ou est ce que reellement c est fini?
je comptais y retourner et donc j aimerais bien savoir, merci d avance pour vos reponses...
Agence Reuters
Dimanche 09 mai 2004
KABOUL - Deux étrangers, dont un Suisse, ont été lapidés et poignardés à mort à Kaboul, a-t-on appris dimanche auprès d'un responsable gouvernemental afghan.
"Il y avait différentes blessures visibles au visage provoquées par des jets de pierres et des briques", a déclaré un médecin qui a examiné les corps des deux hommes.
"Et il y a aussi des coups de couteau à la tête. Et sur l'un des corps, une corde semble avoir été serrée autour du cou", a-t-il ajouté.
Des médecins légistes examinent encore les dépouilles.
Les corps de ces deux hommes ont été retrouvés à Baghe Chilstone, un jardin situé près du centre-ville, a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur Lufullah Mashal.
"Des habitants du quartier ont contacté les policiers et leur ont montré les corps", a déclaré Mashal, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte.
"L'un d'entre eux avait un passeport suisse, et on ignore la nationalité de l'autre."
Tous deux étaient arrivés du Pakistan voisin neuf jours auparavant, a déclaré Khalil Aminzada, chef adjoint de la police de Kaboul.
Il a ajouté que les deux hommes portaient des "shalwar" - pantalons bouffants typiques de la région - et des tuniques, ainsi que des bonnets de laine.
Un responsable de l'ambassade de Suisse à Kaboul a déclaré que ses services tentaient actuellement d'obtenir plus de détails auprès des autorités locales.
http://afgha.com/?af=article&sid=43193
http://afgha.com/?af=article&sid=43193
Bonjour.
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Hello,
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
Je serai dans la région de Khorog (Pamir Highway) au Tajikistan fin juillet 2009 et je compte rejoindre l'Iran où m'attend mon vol retour vers la France...
A ce stade, plusieurs options:
1 - transit via l'Uzbekistan et le Turkmenistan: cher, casse-tête administratif et délais à n'en plus finir... 2 - avion de Dushanbe à Mashad : impossible d'avoir des horaires fiables et de réserver à l'avance... 3 - transit via le nord de l'Afghanistan : assez tentant...
Afin de prendre la bonne décision, je suis donc en quête de nouvelles fraiches, de récits expérimentés et de contacts fiables :-)
A priori, l'itinéraire qui me semble convenir le mieux serait le suivant: Passage de la frontière à Irkashim Bus jusque Faizabad Bus jusque Kunduz Bus jusque Mazar-i-Sharif Avion jusque Herat (éventuellment changer d'avion à Kabul pour jeter un coup d'oeil à la capitale) bus de Herat à Mashad (Iran)
Je compte environ deux semaines en Afghanistan...
Merci pour vos avis éclairés! :-)
A ce stade, plusieurs options:
1 - transit via l'Uzbekistan et le Turkmenistan: cher, casse-tête administratif et délais à n'en plus finir... 2 - avion de Dushanbe à Mashad : impossible d'avoir des horaires fiables et de réserver à l'avance... 3 - transit via le nord de l'Afghanistan : assez tentant...
Afin de prendre la bonne décision, je suis donc en quête de nouvelles fraiches, de récits expérimentés et de contacts fiables :-)
A priori, l'itinéraire qui me semble convenir le mieux serait le suivant: Passage de la frontière à Irkashim Bus jusque Faizabad Bus jusque Kunduz Bus jusque Mazar-i-Sharif Avion jusque Herat (éventuellment changer d'avion à Kabul pour jeter un coup d'oeil à la capitale) bus de Herat à Mashad (Iran)
Je compte environ deux semaines en Afghanistan...
Merci pour vos avis éclairés! :-)
Bonjour,
Je n'arrive pas à trouver le prix d'un billet d'avion entre Téhéran (Tehran) et Kaboul (Kabul). Savez-vous où je peux trouver cette information (voire réserver un billet)?
Merci
Je n'arrive pas à trouver le prix d'un billet d'avion entre Téhéran (Tehran) et Kaboul (Kabul). Savez-vous où je peux trouver cette information (voire réserver un billet)?
Merci
comme doivent le savoir certains j adore les ongs occidentales que j ai souvent vues dilapider le fric, en voici un nouvel exemple(pris sur courrier international)qui vous aidera a comprendre pourquoi dans le sud de l afghanistan ils tirent sur eux:
Le pays est en pleine reconstruction et chacun en profite : les membres du gouvernement, les consultants et les entreprises occidentales. Seule la population fait les frais de ces malversations. DE KABOUL Ici, pour l’homme de la rue, Sheerpur symbolise la corruption qui règne en Afghanistan. Quartier huppé du nord-est de Kaboul, Sheerpur est aussi appelé “Zoarabad”, la résidence des puissants. Pour y obtenir un terrain à bâtir, il faut être un nanti et avoir des relations. Sous le règne des talibans (jusqu’en novembre 2001), ce quartier s’était vidé de ses habitants. Mais, juste après son arrivée au pouvoir, Hamid Karzai a commencé à en distribuer des parcelles aux gens puissants, qu’ils soient ou non membres de son gouvernement. Au moins 400 mètres carrés sont allés à chacun des proches parents du président et à de nombreuses autres personnes, dont deux anciens ministres. “C’est de la corruption au plus haut échelon”, s’indigne un habitant de la capitale. Ce monsieur s’est installé à Kaboul pour revenir servir son pays après avoir quitté l’Etat européen où il séjournait. Et d’ajouter : “Je vis bien, mais la majorité de mes collègues dans les ministères et autres organes de l’Etat touchent des salaires dérisoires.” Les salaires s’échelonnent entre 50 et 150 euros pour les employés administratifs, les professeurs et autres fonctionnaires, y compris le personnel militaire. Or, en raison de la présence de milliers de soldats et de travailleurs d’ONG, les prix sont très élevés, ce qui rend la vie particulièrement difficile pour l’Afghan moyen. Et la corruption ne se limite pas à l’Etat. Les Afghans se plaignent aussi des malversations dans le milieu des donateurs d’aide. La reconstruction du pays et la reprise économique s’en trouvent d’ailleurs compromises. Ce problème a été abordé lors d’une conférence internationale sur “Le rôle des pays voisins dans la reconstruction, la stabilité et la sécurité de l’Afghanistan”, animée par des analystes venus d’Iran, de Turquie, de Russie, d’Inde, du Pakistan. Le professeur Hamidullah Farooqi, PDG de la chambre internationale de commerce d’Afghanistan, a déclenché un vif débat sur cette question lorsqu’il a déclaré que le coût de la corruption lors de la création d’une entreprise s’élevait au moins à 8 % de l’investissement total. Il a aussi indiqué que plus de 80 % de l’aide internationale destinée à l’Afghanistan ne profitait qu’à des consultants expatriés. “Le plus gros de ces sommes repart là d’où il est venu”, s’indigne-t-il. Un nouveau rapport intitulé “Afghanistan, Inc.”, publié par CorpWatch, une association à but non lucratif, décrit par le menu les pratiques de corruption et le gâchis de la reconstruction. “Une route qui tombe en ruine avant d’être terminée, une école au toit effondré, un hôpital à la plomberie défectueuse, une coopérative agricole que les agriculteurs ne peuvent pas exploiter, des contractants qui repartent avec des millions de dollars d’aide dans leurs poches, etc. Tout cela n’empêche pourtant pas le gouvernement Bush de présenter la reconstruction comme une réussite”, lit-on dans ce rapport.
Des entreprises occidentales peu scrupuleuses
CorpWatch enquête sur les grandes entreprises qui se rendent coupables de violations des droits de l’homme, d’atteintes à l’environnement, d’escroqueries et de corruption dans le monde entier. Elle affirme que des contrats importants ont été attribués sans appel d’offres à de nombreuses sociétés proches de la Maison-Blanche, qui font à peu près le même travail en Irak : Kellogg, Brown & Root (KBR, une filiale de Halliburton), DynCorp, Blackwater, The Louis Berger Group, The Rendon Group et tant d’autres. Des ingénieurs, des consultants et des mercenaires peuvent toucher jusqu’à 1 000 euros par jour, tandis que les Afghans qu’ils emploient n’en gagnent que 4. En août dernier, Fariba Nawa, une Américaine d’origine afghane, est revenue dans son pays natal pendant plusieurs mois pour dresser un état des lieux de la reconstruction. Dans son rapport, elle montre, exemples à l’appui, où est allé l’argent et où il n’est pas allé, comment fonctionne le système d’aide internationale et ce qui se passe réellement dans les villages et les villes où des étrangers participent à l’effort de reconstruction. “‘Afghanistan, Inc.’ dénonce un système qui échappe à tout contrôle, un système peu transparent, où les corrompus ont les coudées franches. Il faut absolument le lire”, dit Nawa à propos de ce rapport, publié le 2 mai. Ceux qui connaissent le mode de fonctionnement des donateurs internationaux n’ont pas le moindre doute sur l’étendue de la corruption et l’ampleur des profits. Ainsi, un certain nombre de chantiers, attribués initialement à des sociétés américaines et européennes, sont en fait réalisés par des sociétés indiennes, pakistanaises et en partie afghanes. En effet, même si ces projets sont rentables, ils reviennent alors bien moins cher que s’ils étaient réalisés par des sociétés américaines et européennes. La route Torkham-Jalalabad, construite par une société pakistanaise, en est un bon exemple. Cette entreprise prend deux fois moins cher que ce que proposent des sociétés de l’Union européenne à des sous-traitants chinois et turcs pour construire des routes similaires dans le pays. Tout cela alors que ces contrats très onéreux ont été attribués à des Occidentaux. Une chose est sûre, la reconstruction est une affaire juteuse : d’énormes commissions et des profits colossaux sont en jeu. Imtiaz Gul The Friday Times
Le pays est en pleine reconstruction et chacun en profite : les membres du gouvernement, les consultants et les entreprises occidentales. Seule la population fait les frais de ces malversations. DE KABOUL Ici, pour l’homme de la rue, Sheerpur symbolise la corruption qui règne en Afghanistan. Quartier huppé du nord-est de Kaboul, Sheerpur est aussi appelé “Zoarabad”, la résidence des puissants. Pour y obtenir un terrain à bâtir, il faut être un nanti et avoir des relations. Sous le règne des talibans (jusqu’en novembre 2001), ce quartier s’était vidé de ses habitants. Mais, juste après son arrivée au pouvoir, Hamid Karzai a commencé à en distribuer des parcelles aux gens puissants, qu’ils soient ou non membres de son gouvernement. Au moins 400 mètres carrés sont allés à chacun des proches parents du président et à de nombreuses autres personnes, dont deux anciens ministres. “C’est de la corruption au plus haut échelon”, s’indigne un habitant de la capitale. Ce monsieur s’est installé à Kaboul pour revenir servir son pays après avoir quitté l’Etat européen où il séjournait. Et d’ajouter : “Je vis bien, mais la majorité de mes collègues dans les ministères et autres organes de l’Etat touchent des salaires dérisoires.” Les salaires s’échelonnent entre 50 et 150 euros pour les employés administratifs, les professeurs et autres fonctionnaires, y compris le personnel militaire. Or, en raison de la présence de milliers de soldats et de travailleurs d’ONG, les prix sont très élevés, ce qui rend la vie particulièrement difficile pour l’Afghan moyen. Et la corruption ne se limite pas à l’Etat. Les Afghans se plaignent aussi des malversations dans le milieu des donateurs d’aide. La reconstruction du pays et la reprise économique s’en trouvent d’ailleurs compromises. Ce problème a été abordé lors d’une conférence internationale sur “Le rôle des pays voisins dans la reconstruction, la stabilité et la sécurité de l’Afghanistan”, animée par des analystes venus d’Iran, de Turquie, de Russie, d’Inde, du Pakistan. Le professeur Hamidullah Farooqi, PDG de la chambre internationale de commerce d’Afghanistan, a déclenché un vif débat sur cette question lorsqu’il a déclaré que le coût de la corruption lors de la création d’une entreprise s’élevait au moins à 8 % de l’investissement total. Il a aussi indiqué que plus de 80 % de l’aide internationale destinée à l’Afghanistan ne profitait qu’à des consultants expatriés. “Le plus gros de ces sommes repart là d’où il est venu”, s’indigne-t-il. Un nouveau rapport intitulé “Afghanistan, Inc.”, publié par CorpWatch, une association à but non lucratif, décrit par le menu les pratiques de corruption et le gâchis de la reconstruction. “Une route qui tombe en ruine avant d’être terminée, une école au toit effondré, un hôpital à la plomberie défectueuse, une coopérative agricole que les agriculteurs ne peuvent pas exploiter, des contractants qui repartent avec des millions de dollars d’aide dans leurs poches, etc. Tout cela n’empêche pourtant pas le gouvernement Bush de présenter la reconstruction comme une réussite”, lit-on dans ce rapport.
Des entreprises occidentales peu scrupuleuses
CorpWatch enquête sur les grandes entreprises qui se rendent coupables de violations des droits de l’homme, d’atteintes à l’environnement, d’escroqueries et de corruption dans le monde entier. Elle affirme que des contrats importants ont été attribués sans appel d’offres à de nombreuses sociétés proches de la Maison-Blanche, qui font à peu près le même travail en Irak : Kellogg, Brown & Root (KBR, une filiale de Halliburton), DynCorp, Blackwater, The Louis Berger Group, The Rendon Group et tant d’autres. Des ingénieurs, des consultants et des mercenaires peuvent toucher jusqu’à 1 000 euros par jour, tandis que les Afghans qu’ils emploient n’en gagnent que 4. En août dernier, Fariba Nawa, une Américaine d’origine afghane, est revenue dans son pays natal pendant plusieurs mois pour dresser un état des lieux de la reconstruction. Dans son rapport, elle montre, exemples à l’appui, où est allé l’argent et où il n’est pas allé, comment fonctionne le système d’aide internationale et ce qui se passe réellement dans les villages et les villes où des étrangers participent à l’effort de reconstruction. “‘Afghanistan, Inc.’ dénonce un système qui échappe à tout contrôle, un système peu transparent, où les corrompus ont les coudées franches. Il faut absolument le lire”, dit Nawa à propos de ce rapport, publié le 2 mai. Ceux qui connaissent le mode de fonctionnement des donateurs internationaux n’ont pas le moindre doute sur l’étendue de la corruption et l’ampleur des profits. Ainsi, un certain nombre de chantiers, attribués initialement à des sociétés américaines et européennes, sont en fait réalisés par des sociétés indiennes, pakistanaises et en partie afghanes. En effet, même si ces projets sont rentables, ils reviennent alors bien moins cher que s’ils étaient réalisés par des sociétés américaines et européennes. La route Torkham-Jalalabad, construite par une société pakistanaise, en est un bon exemple. Cette entreprise prend deux fois moins cher que ce que proposent des sociétés de l’Union européenne à des sous-traitants chinois et turcs pour construire des routes similaires dans le pays. Tout cela alors que ces contrats très onéreux ont été attribués à des Occidentaux. Une chose est sûre, la reconstruction est une affaire juteuse : d’énormes commissions et des profits colossaux sont en jeu. Imtiaz Gul The Friday Times
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années.
J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion.
J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.
Le contexte : Nowruz.
Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…
Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.
Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.
En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.
Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.
Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….
Le lieu : Bamiyan
Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….
Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.
Shar-e-Gholghola

Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…
« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.
Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »
Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.
Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.
Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…
Les bouddhas

Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.
« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »
Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.
Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….
Shar-e-Zohak (la cité rouge)

Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.
J’en suis restée scotchée.
Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.
« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.
Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »
Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.
Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.
Darya Adjahar (la vallée des dragons)

La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.
Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.
Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.
Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.
Band-e-Amir

Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !
« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.
Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.
De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.
Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».
Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.
Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…
Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…
Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.
Et le bonus…
Une balade en raquettes….

Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…
Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !
Une balade à cheval

LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.
Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.
A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….
Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Le contexte : Nowruz.
Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…
Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.
Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.
En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.
Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.
Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….
Le lieu : Bamiyan
Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….
Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.
Shar-e-Gholghola

Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…
« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.
Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »
Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.
Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.
Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…
Les bouddhas

Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.
« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »
Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.
Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….
Shar-e-Zohak (la cité rouge)

Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.
J’en suis restée scotchée.
Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.
« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.
Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »
Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.
Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.
Darya Adjahar (la vallée des dragons)

La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.
Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.
Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.
Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.
Band-e-Amir

Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !
« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.
Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.
De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.
Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».
Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.
Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…
Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…
Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.
Et le bonus…
Une balade en raquettes….

Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…
Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !
Une balade à cheval

LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.
Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.
A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….
Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Bonjour,
Tout est dans le titre:😉
Je suis motard, en 2013 , je n'avais pas pu passer par le wakhan , pour l'année prochaine, j'aimerai passer un peu de temps au Tadjikistan et pourquoi pas à Ichkachim traverser la Frontière et visiter un ou deux jours cette partie de l'Afghanistan.
Est 'il possible d'obtenir un visa pour l'Afghanistan en France?
Les routes/pistes sont elle praticables pour de lourde moto?
Ya t'il des risques dans cette région,
Merci de vos conseils.
Thierry
Bonjour,
Je pense me rendre en afganisthan vers avril-mai 2008, a mazar e sharif et alentours pour visiter un ami afghan.
J'ai donc deux questions qui ne s'adressent qu'aux personnes qui sont alle en afganisthan recemment, qui ont travaille la bas dans le passe ou qui connaissent la REALITE sur place par temoignage direct. Je ne veux pas lancer une discussion sur la legitimite du tourisme en afganisthan... j'aimerai avoir des infos objectives sur place.
1) Quel est la situation au niveau securite pour un voyageur seul dans la region de mazar e sharif ?
2) je peux venir depuis le pakistan ou l'iran. Quel est le mieux si je desire passer par la route? Quel itiniraire prendriez vous?
Un tres tres grand merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.
Je pense me rendre en afganisthan vers avril-mai 2008, a mazar e sharif et alentours pour visiter un ami afghan.
J'ai donc deux questions qui ne s'adressent qu'aux personnes qui sont alle en afganisthan recemment, qui ont travaille la bas dans le passe ou qui connaissent la REALITE sur place par temoignage direct. Je ne veux pas lancer une discussion sur la legitimite du tourisme en afganisthan... j'aimerai avoir des infos objectives sur place.
1) Quel est la situation au niveau securite pour un voyageur seul dans la region de mazar e sharif ?
2) je peux venir depuis le pakistan ou l'iran. Quel est le mieux si je desire passer par la route? Quel itiniraire prendriez vous?
Un tres tres grand merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.
Hoy!
Je voudrais p'tet bin relier Kaboul a Herat par la route dans environ deux petits mois.
Actuellement il fait trop froid pour la route du centre (Kaboul - Chaghcharan - Herat) mais fin Mars / debut Avril me semble que ca devrait etre bon.
Qqun qui y est alle recemment sait ce qu'il en est niveau transports? J'ai lu quelque part qu'il y avait des bus Kaboul - Herat par la route centrale pour dans les 20 dolls avec trois jours de route. Vrai ou pas? Si c'est vrai, quel interet ont les bus de passer par cette route la?
Sinon, la route du nord (Kaboul - Mazar-i-sharif - Meymaneh - Herat) ca donne quoi apres Mazar? Car aller a Mazar c'est facile, mais quid du Mazar - Herat et surtout faut compter combien en thunes? (Par ce qu'il me semble que c'est juste 4x4 partages et qu'il y a pas de bus sur le troncon).
Voili voila voilou, quelques informations pratiques seraient les bienvenus!
Je voudrais p'tet bin relier Kaboul a Herat par la route dans environ deux petits mois.
Actuellement il fait trop froid pour la route du centre (Kaboul - Chaghcharan - Herat) mais fin Mars / debut Avril me semble que ca devrait etre bon.
Qqun qui y est alle recemment sait ce qu'il en est niveau transports? J'ai lu quelque part qu'il y avait des bus Kaboul - Herat par la route centrale pour dans les 20 dolls avec trois jours de route. Vrai ou pas? Si c'est vrai, quel interet ont les bus de passer par cette route la?
Sinon, la route du nord (Kaboul - Mazar-i-sharif - Meymaneh - Herat) ca donne quoi apres Mazar? Car aller a Mazar c'est facile, mais quid du Mazar - Herat et surtout faut compter combien en thunes? (Par ce qu'il me semble que c'est juste 4x4 partages et qu'il y a pas de bus sur le troncon).
Voili voila voilou, quelques informations pratiques seraient les bienvenus!

La 32ème Soirée Trek aura lieu le mardi 13 novembre 2012 Isahel nous présentera le Trek du Warhan en Afghanistan.
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mul ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un repas au bar restaurant qui nous accueille (Prix moyen d'une soirée : 10,00 à 15,00 €)
Cette soirée trek aura lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Le Descartes 1 rue Thouin Paris 5ème
ATTENTION: Ce mois-ci, la Soirée Trek est un MARDI.
Les inscriptions sont ouvertes :o)
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Rencontre limitée à 25 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de nous prévenir afin de libérer votre place. Si vous souhaitez faire partager l'un de vos treks à une prochaine soirée, n'hésitez pas à nous contacter en privé.
Bonjours,
par hasard, y a t-il quelqu'un qui soit allé en Afghanistan dernierement et qui pourrait me donner quelques petits conseils?
Je suis en train d'étudier la possiblité de me rendre à Kaboul pour quelques jours à partir de Teheran, (j'y serait dans un mois).
J'avais déja eu ce projet l'année derniere, et ça n'avait pas pu se faire....
Voici quelques questions : Le visa afghan s'obtient-il difficilement à Paris?Je compte faire un aller-retour Teheran-Kaboul en demandant un visa a l'aéroport a chaque fois (bon, ça devrait être bon ça!) Sinon, l'Iran donne t-il des visa a ses frontieres terrestre, entre Mashhad et Herat, par exemple?...et bien sur, quid de la situation à Kaboul et le Pandjshir?
Tout cela n'est encore qu'à l'état de projet pour moi, mais j'aimerai bénéficier de vos lumières et de vos expériences sur ce sujet.
Merci d'avance!🙂
Salut,
est ce qu un visa pour l Afghanistan est suffisant pour obtenir le visa du Turkmenistan?
Merci
bon soir a touts et toutes,
je n, ecris pas très bien, ce me deuxième foi ici...😊
comment et où je met l, argent pendant un an a pied seule?
merci et continuez a ecrire j, adore vous lire!
victoria.
je n, ecris pas très bien, ce me deuxième foi ici...😊
comment et où je met l, argent pendant un an a pied seule?
merci et continuez a ecrire j, adore vous lire!
victoria.
Salute!
Je crois que tout est dans le titre... Avis a ceux qui en viennent, ceux qui ont lu...
😄
Merci!
Je crois que tout est dans le titre... Avis a ceux qui en viennent, ceux qui ont lu...
😄
Merci!
Bonjour à tous,
Je retourne pour trois semaines en Afghanistan au mois de juin avec l'intention d'aller à Herat par la route du centre. Quelqu'un a t il deja pris récemment cette route? Combien de temps faut il compter: 6-10 jours? Transports rencontrables? Kamaz ou vans? Je suis demandeur de toute info. Merci de votre aide.
Ma deuxième question porte sur le col d'Anjoman (liaison Badakhschtan-Pandschir). Combien de temps faut il compter pour passer le col à pied (4700 m)? De quelle altitude part on? Une fois de l'autre coté, combien de temps faut il pour rejoindre Faysabad?
D'avance, merci beaucoup Régis
Sinon, je peux fournir pas mal d'infos sur mon trajet de l'an dernier: Kaboul-Mazar-Kunduz-Faysabad-Warkhan et retour. Je ne mentionne pas Bamyan et Band i Amir, il y a beaucoup d'infos sur le sujet.
Ma deuxième question porte sur le col d'Anjoman (liaison Badakhschtan-Pandschir). Combien de temps faut il compter pour passer le col à pied (4700 m)? De quelle altitude part on? Une fois de l'autre coté, combien de temps faut il pour rejoindre Faysabad?
D'avance, merci beaucoup Régis
Sinon, je peux fournir pas mal d'infos sur mon trajet de l'an dernier: Kaboul-Mazar-Kunduz-Faysabad-Warkhan et retour. Je ne mentionne pas Bamyan et Band i Amir, il y a beaucoup d'infos sur le sujet.
Bonjour ;
Ci-dessous le lien vers ma page perso avec de nouvelles photos de mon second séjour en Afghanistan. Nouvelles photos de Kaboul, et de toute la région nord-ouest : Mazar-e Sharif et alentours jusqu'à la frontière Turkmène. Je le complèterai (je suis en train de faire le montage) d'un video reportage sur le BUZKASHI.
Bonne visite ;
http://llukasz.com/Afghanistan.htm
Lukasz
Ci-dessous le lien vers ma page perso avec de nouvelles photos de mon second séjour en Afghanistan. Nouvelles photos de Kaboul, et de toute la région nord-ouest : Mazar-e Sharif et alentours jusqu'à la frontière Turkmène. Je le complèterai (je suis en train de faire le montage) d'un video reportage sur le BUZKASHI.
Bonne visite ;
http://llukasz.com/Afghanistan.htm
Lukasz
Vu dans le Figaro, cet article relatant la folie de ces voyageurs fous pensant que l'Afghanistan soit déjà devenu une destination touristique depuis la chute des talibans. pour moi ces gens ne lisent pas les informations ou sont complètement naifs:
En Afghanistan, les services français soulignent les risques d'enlèvement de civils. Et recommandent leur départ du sud du pays. LES SERVICES de renseignements tricolores n'en sont toujours pas revenus : en avril dernier, un couple de Français et leurs trois enfants de moins de dix ans ont traversé l'Afghanistan à bord d'un combi Volkswagen. La petite famille bien tranquille voulait rejoindre l'Ouzbékistan au départ de la ville pakistanaise de Peshawar. Dans un pays plongé en pleine instabilité, encore illustrée par l'attentat qui a coûté la vie à un militaire français il y a dix jours, le périple avait de quoi donner des sueurs froides à toutes les polices. Et l'anecdote tragicomique est malheureusement loin d'être une exception. À l'heure où les prises d'otages se multiplient, où l'Afghanistan renoue avec les pires heures de son histoire récente, les super-espions français doivent en effet se soucier des « touristes de l'extrême ». Des têtes brûlées isolées, comme cet amoureux de la nature désireux de s'adonner au plaisir de la pêche à la truite en pleine vallée du Panshir, au nord du pays. Mais aussi les tour- opérateurs. Deux succursales d'agences de tourisme italienne et britannique proposent ainsi aux curieux des trekkings ou des « voyages d'aventure ». Le prix de l'aventure ? Un peu moins de 4 000 euros pour quatorze jours avec des accompagnateurs afghans formés sur place. Des Français tentent leur chance. Parfois à leur risque et péril. En août dernier, une jeune touriste est ainsi arrivée à l'aéroport de Kaboul où un accompagnateur était censé l'attendre. Elle attendra deux heures durant son guide avant d'être prise en charge et rapatriée par les services de l'ambassade. « L'aéroport est plein de troupes étrangères et le risque y était donc très limité, remarque un spécialiste de la région, mais si elle avait décidé de se rendre en ville par elle-même, en taxi ou en voiture particulière, elle aurait pu disparaître corps et biens sans même que nous soyons avertis de son arrivée ! » Les personnels des ONG Plus grave encore : dépassant le seul problème des touristes, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) tire la sonnette d'alarme sur le risque croissant d'enlèvement pesant sur les quelque 250 civils français vivant aujourd'hui en Afghanistan (dont un peu plus de 200 à Kaboul). L'essentiel travaille pour des associations humanitaires. Un public parfois réticent devant les consignes de protection des services de renseignements. Pour ne pas dire totalement hostile à l'idée de quitter les projets qu'ils ont souvent eu beaucoup de difficultés à mettre en place. Ces dernières semaines, les autorités françaises se sont faites plus pressantes. Et pour cause. La DGSE a en effet recueilli des informations fiables faisant état de reconnaissances ciblées sur des travailleurs humanitaires français isolés en province. Leurs habitudes, leurs lieux de résidence, les véhicules utilisés au cours de leur déplacement auraient été repérés. Pour les spécialistes, ces opérations ressemblent fort à la constitution d'un « dossier d'objectif », phase préparatoire à un enlèvement en bonne et due forme. Les événements de ces dernières semaines avec les attentats contre les troupes françaises et espagnoles ainsi que l'enlèvement de membres du CICR et de militaires italiens renforcent cette inquiétude. Dernière cible potentielle : les militaires français isolés aux quatre coins du pays. 200 soldats français participent notamment à l'instruction rapprochée de l'armée nationale afghane et sont souvent en poste, seul ou en binôme, dans des casernes très isolées. Pour la DGSE, qui a rédigé plusieurs notes sur ce sujet ces derniers mois, le risque d'une prise d'otage visant un Français est donc au plus haut. Et le service français de proposer une solution radicale : décider de ne plus avoir un seul civil français dans les provinces du sud de l'Afghanistan et exiger que ceux présents au nord soient protégés par des sociétés de sécurité occidentales.
En Afghanistan, les services français soulignent les risques d'enlèvement de civils. Et recommandent leur départ du sud du pays. LES SERVICES de renseignements tricolores n'en sont toujours pas revenus : en avril dernier, un couple de Français et leurs trois enfants de moins de dix ans ont traversé l'Afghanistan à bord d'un combi Volkswagen. La petite famille bien tranquille voulait rejoindre l'Ouzbékistan au départ de la ville pakistanaise de Peshawar. Dans un pays plongé en pleine instabilité, encore illustrée par l'attentat qui a coûté la vie à un militaire français il y a dix jours, le périple avait de quoi donner des sueurs froides à toutes les polices. Et l'anecdote tragicomique est malheureusement loin d'être une exception. À l'heure où les prises d'otages se multiplient, où l'Afghanistan renoue avec les pires heures de son histoire récente, les super-espions français doivent en effet se soucier des « touristes de l'extrême ». Des têtes brûlées isolées, comme cet amoureux de la nature désireux de s'adonner au plaisir de la pêche à la truite en pleine vallée du Panshir, au nord du pays. Mais aussi les tour- opérateurs. Deux succursales d'agences de tourisme italienne et britannique proposent ainsi aux curieux des trekkings ou des « voyages d'aventure ». Le prix de l'aventure ? Un peu moins de 4 000 euros pour quatorze jours avec des accompagnateurs afghans formés sur place. Des Français tentent leur chance. Parfois à leur risque et péril. En août dernier, une jeune touriste est ainsi arrivée à l'aéroport de Kaboul où un accompagnateur était censé l'attendre. Elle attendra deux heures durant son guide avant d'être prise en charge et rapatriée par les services de l'ambassade. « L'aéroport est plein de troupes étrangères et le risque y était donc très limité, remarque un spécialiste de la région, mais si elle avait décidé de se rendre en ville par elle-même, en taxi ou en voiture particulière, elle aurait pu disparaître corps et biens sans même que nous soyons avertis de son arrivée ! » Les personnels des ONG Plus grave encore : dépassant le seul problème des touristes, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) tire la sonnette d'alarme sur le risque croissant d'enlèvement pesant sur les quelque 250 civils français vivant aujourd'hui en Afghanistan (dont un peu plus de 200 à Kaboul). L'essentiel travaille pour des associations humanitaires. Un public parfois réticent devant les consignes de protection des services de renseignements. Pour ne pas dire totalement hostile à l'idée de quitter les projets qu'ils ont souvent eu beaucoup de difficultés à mettre en place. Ces dernières semaines, les autorités françaises se sont faites plus pressantes. Et pour cause. La DGSE a en effet recueilli des informations fiables faisant état de reconnaissances ciblées sur des travailleurs humanitaires français isolés en province. Leurs habitudes, leurs lieux de résidence, les véhicules utilisés au cours de leur déplacement auraient été repérés. Pour les spécialistes, ces opérations ressemblent fort à la constitution d'un « dossier d'objectif », phase préparatoire à un enlèvement en bonne et due forme. Les événements de ces dernières semaines avec les attentats contre les troupes françaises et espagnoles ainsi que l'enlèvement de membres du CICR et de militaires italiens renforcent cette inquiétude. Dernière cible potentielle : les militaires français isolés aux quatre coins du pays. 200 soldats français participent notamment à l'instruction rapprochée de l'armée nationale afghane et sont souvent en poste, seul ou en binôme, dans des casernes très isolées. Pour la DGSE, qui a rédigé plusieurs notes sur ce sujet ces derniers mois, le risque d'une prise d'otage visant un Français est donc au plus haut. Et le service français de proposer une solution radicale : décider de ne plus avoir un seul civil français dans les provinces du sud de l'Afghanistan et exiger que ceux présents au nord soient protégés par des sociétés de sécurité occidentales.
voila j ai lu sur le forum du LP qu elle pourrait etre fermée en ce moment je parle de celle qui fait dushabe kunduz au plus court. qlqun a t il des infos?
Bonjour,
Je suis Laurence, journaliste pour une agence de presse. Je suis en train de préparer un sujet sur les voyages atypiques. Nous souhaiterions suivre notamment une personne allant en Irak ou en Afghanistan pour du tourisme ou pour traverser le pays. Si vous connaissez des gens ayant un tel projet ou si vous même vous tentez l'aventure, pourriez-vous me contacter pour me donner quelques informations?
Bien cordialement, Laurence
laurencegeai@hotmail.com
Bien cordialement, Laurence
laurencegeai@hotmail.com
l'afghanistan un vieux reve. desormait en voyage a velos pour l'inde, nous nous tatons pour choisir l'itineraire. iran pakistan inde ou iran afghanistan pakistan inde.
nous recherchons des personnes qui y soient alle dernierement pour echanger point de vue et conseils.
merci bcp
f. & e.
nous recherchons des personnes qui y soient alle dernierement pour echanger point de vue et conseils.
merci bcp
f. & e.
Bonjour à tous,
j'aurais aimé savoir s'il était possible d'obtenir un visa pour l'Afghanistan depuis l'Ouzbékistan , nous voyageons à deux plus un chien en camion.tout information est bnne à prendre alor n'hésitez pas.
merci et bonne route à tous.











