Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.
Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.
J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.
Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.
Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !
Namibrand Tok Tokkie Trail
Richtersveld, Richtersberg Camp
Augrabies Falls NP
Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.
Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !
En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.
Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :
24.03. Départ de Zurich
25.03. Windhoek, Londiningi B&B
26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite
27.03. Sesriem, NWR Sesriem
28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail
29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail
30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping
31.03. Aus, Klein Aus Vista camp
01.04. Aus, Klein Aus Vista camp
02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas
03.04. Norotshama River camp (étape libre)
04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram)
05.04. Richtersberg NP, Richtersberg
06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg)
07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre)
08.04. Augrabies Falls, camp du parc
09.04. Augrabies Falls, camp du parc
10.04. KTP, Twee Rivieren camp
11.04. KTP, Nossob camp
12.04. KTP, Bitterpan
13.04. KTP, Mata Mata camp
14.04. Red Dunes Camp
15.04. Auas Safari Lodge
16.04. Départ de Windhoek
Fin février je partirais pour un périple de 6 mois qui m'emmènera de Lausanne à Pekin par la route.
Ce voyage se fera en 2 grande étapes :
- Lausanne --> Istanbul à velo en 2 mois. (pays traversés :Italie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Bulgarie, Turquie)
- Istanbul --> Pekin en transport locaux en 4 mois (pays traversés : Turquie, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Kazakhstan, Chine).
A 1 mois du départ l'itinéraire est à peu prêt établit. Je ne suis pas à mon 1er voyage en solo ou a vélo...mais si vous avez des suggestions, des endroits à ne pas rater, des adresses sympas, des endroits à éviter ou tout autre conseil, je suis preneuse :o)
Je pars à vélo avec un ami cet été depuis Lausanne en Suisse avec pour objectif Istanbul, nous sommes tous les deux à la recherche du vélo idéal pour ce périple.
J'ai tout d'abord une grande interrogation sur la taille des roues adéquates : 26'' ou 28'' ? J'ai beaucoup lu sur ce forum que les roues 26'' étaient privilégiés parce que plus résistante et surtout plus universelle (facilité de trouver du matériel de rechange), mais en discutant avec un vendeur de vélo, il m'a dit que ça roule quand même beaucoup mieux avec du 28'', et que ce serait plus adapté à ma taille (je fais 1m99). Il m'a par ailleurs assurer qu'avec des rayons de bonnes qualités et en nombre suffisant, on pouvait arriver à la même résistance. Il me faut donc choisir entre une roue qui roule mieux et une roue qui sera plus facile de réparer, quels sont vos avis à ce propos ?
Pour ce qui est des modèles, nous nous sommes intéressés jusqu'ici au Koga Randonneur, qui présente l'avantage d'être tout prêt au départ (avec le revers de la médaille qui est qu'on se retrouve avec des pièces dont on a pas forcément besoin), au MTB Cycletech Papalagi Touring, qui me plaît bien par son look un peu plus vélo de course (c'est surtout le guidon que je préfère comme ça), au Surly Long Haul Trucker (dont je commanderais juste le cadre et que je ferais équipé par mon vendeur de vélo), ainsi qu'aux Fahrradmanufaktur T-400 ou T-Randonneur, qui me semblent très intéressant aussi (et bien moins cher que les autres), mais je me demandais si un T-Randonneur est un peu trop typé course et pas assez randonnée ? Je cherche un vélo de randonnée, on va voyager à vélo sans chercher la performance, et j'aimerais trouver le bon compromis entre un vélo qui roule bien sur la route, mais qui soit quand même capable de survivre à une piste ou une route de mauvaise qualité de temps en temps ...
Lequel de ces modèle selon vous réponds le mieux à mes attentes et mes critères, à savoir un vélo robuste, adapté au voyage, bien roulant sur route, résistant pour la piste.
D'avance merci pour vos avis, et bien sûr si vous avez d'autres propositions de marques de vélo auxquelles je pourrais m'intéresser, je suis ouvert !
Bonjour!
Je part cette été pour un périple en vélo durant 3 mois et une partie de mon itinéraire se situe de Zurich (en suisse) à Munich (en allemagne) via le lac de constance.
Cette région me semble assez montagneuse et je voudrait avoir des conseils par ou passer sans trop avoir a faire de cols.... quels sont les endroits interressants à vélo ou à éviter.
Bonjour, j'aimerais partir de la Suisse (Jura) jusqu'à Paris à pied. Quelqu'un a-t-il des conseils à me donner quand au temps que je mettrai (environ) pour effectuer ce trajet à pied? et par où faut-il passer?
Merci d'avance
Salutations🙂
A moto (DRZ400) du Cap à Lausanne (!) en passant par
- Afrique du sud
- Zimbabwé/Zambie ou Mozambique/Malawi ?
- Tanzanie
- Kenya
- Ethiopie
- Soudan
- Egypte
- Jordanie
- Israël
- Grèce
- Italie
- Suisse
départ début octobre 2015 (envoi préalable de la moto par bateau/container jusqu'au Cap et voyage homme+matériel en avion), arrivée à Lausanne fin mars 2016.
Questions en suspens :
Visas pour Ethiopie, Soudan et Egypte en cours de route ?
Si problème de sécurité Soudan/Egypte, solution de secours par Djibouti vers ? (Jordanie à priori impossible, container direct vers l'Europe seulement ?)
Organisation du périple à suivre sur www.autonhome.org
Merci d'avance pour vos conseils/tuyaux/info fraîches !
Bonjour,
Je suis occupé de finaliser un itinéraire vélo qui relierait Lausanne à Constance, prévu pour fin septembre 2019. L'idée est de laisser ma voiture à Constance et puis de prendre le train jusque Lausanne pour faire suivre mon tracé avec une arrivée à Constance. Je roule en VTC électrique non pliable.
Je recherche quelques renseignements :
- puis-je aisément prendre un train qui m’emmènerait avec mon vélo de Constance à Lausanne ?
- est-il facile de trouver un hébergement en dernière minute dans les villes suisses et allemandes?
Mon tracé:
Je vais probablement acheter une selle Brooks Conquest pour un prochain voyage, mais j'ai un peu peur que mes fesses ne supportent pas...
Du coup, si jamais quelqu'un qui a une telle selle habite vers Genève ou Lausanne (ou bien si vous passez dans le coin et que vous voulez me dire bonjour!) et qu'il/elle est disposé à me la prêter un moment pour que je puisse me faire une première idée, je serai super content!
Avant de me faire corriger par les connaisseurs, je sais que ce n'est pas le même chose que d'avoir la mienne car il faut qu'elle se forme!!! Mais c'est juste pour avoir une vague idée!
j'ai un projet voyage en vélo et en famille pour cet été
Les 3/4 du tour du lac Léman sur plusieurs jours
j'ai pensé Thonon- Genève-Lausanne et retour Thonon en bateau
Il semblerait que le plus sympa et mieux équipé en pistes cyclables soit Genève-thonon-Montreux - Lausanne retour Genève en bateau.
Qu'en pensez vous?
On veut pédaler, se poser , visiter et se baigner!!
Que conseillez vous pour les hébergements ?, y'a t'il des hébergements accueil vélo?
moi et mon conjoint partirons le 26 août de Montréal pour Zurich, et ce, pour un périple de 14 nuits pour notre voyage de noces. Nous aurions envie de faire un bon tour de la Suisse. Nous voulons voir un peu de tout, de magnifiques paysages, des villes, randonnées, se reposer un peu, voyage romantique mais aussi découverte et gastronomie etc. Nous repartons aussi de Zurich. Avez vous des idées d'itinéraire jour par jour ??? Que devrions nous absolument voir et faire ? Quoi éviter ?
Nous avons aussi regarder nos possibilités afin de nous déplacer, au départ nous pensions louer une voiture ? Qu'en pensez vous ? J'ai peur qu'avec les trains panoramiques cela fasse très cher de transport. J'ai aussi vu la Swiss Pass qui n'est pas donné mais cela nous éviterait la voiture ? Qu'est-ce qui est le mieux selon vous ?
Nous allons passer une semaine fin juin à Mex dans le Valais pour explorer les environs et faire de la randonnée.
Ensuite, il nous reste 5 jours à planifier en Suisse dans une autre région de préférence.
Nous pensions aller vers Interlaken 3 jours mais un périple en train nous attire (zermatt vers St-M...). Le problème il ne reste pas assez de temps je crois pour tout voir! De plus nous avons une voiture de location alors il faut penser un itinaire en train pour revenir chercher la voiture ensuite.
Je pars avec mes parents en Suisse 13 jours à la fin septembre.
Nous sommes très dernière minute comme seuls nos billets d'avion sont achetés.
Nous atterrissons à Genève et repartons de Zurich..
Donc nous devons trouver notre itinéraire entre les deux. Plusieurs personnes me disent qu'il ne vaut pas la peine de s'attarder à Genève..
Quel itinéraire pourrait être intéressant?
Nous aimerions entre autres aller à Lucerne, Lausanne, Berne.. il serait intéressant de voir la suisse italienne si nous avons le temps..
Je suis une fan de paysages époustouflants, donc il serait intéressant de savoir ou est le meilleur point de vue de montagnes enneigées par exemple..
Et, il est vraiment préférable de louer une voiture pour ce voyage j'imagine?
Bonjour
Nous partons début Aout, 2 adultes + 1 enfant de 3 ans dans sa charrette, du lac Léman au lac du Bodensee, nous souhaitons emprunter la route n°9 , je suis sur le point de commander le guide qui répertorie l'itinéraire. cependant est ce le bon itinéraire sachant que nous avons un enfant dans une charrette, notamment en terme de dénivelé , en terme de qualité de chemin , de circulation automobile ou de facilité d'hébergemen ? est ce le chemin idéal , ou peut être faut il mieux utilisé la route n°1 puis n°2 jusqu'au Bodensee ?
je suis preneur d'infos
Une fois au Bodensee nous continuons en direction du Konigssee pour rejoindre la Bavière
merci
Nous quittons bientôt ! Nous serons en France du 17 septembre au 8 octobre. Nous aurons une voiture.
Nous arrivons à CDG et passerons la 1ère nuit en Champagne puis Strasbourg-Route des vins-Colmar. Ensuite dans les environs de Besançon nous pensons passer par Pontarlier pour entrer en Suisse pour une petite incursion pour revenir en France à Chamonix.
Comme nous aurons peu de temps, que me suggérez-vous pour la Suisse ? J'ai fouillé un peu et découvert le village ou la ville de Gruyères... Cela vaut-il le détour ?
Nous terminerons avec Chamonix, Annecy, etc puis un peu de Provence (Orange, Arles, Aix, etc.)
Nous remontons en TGV à Paris de Avignon le 3 octobre pour finir par une visite de quelques jours à Paris.
Bonjour,
Nous planifions faire un voyage en train en juillet 2016 et nous nous questionnons de le faire en circuit avec un Tour opérateur ou le faire par nous-même en louant soit une auto ou le faire en train.
Naturellement, nous privilégions le train car moins de souci pour garer la voiture et tout ce que comporte la conduite dans les Cols.
Voici le trajet que nous souhaitons faire.
1. 4 jours à Montreux pour visiter pendant ce séjour: Genève, Lausanne, Gruyère, Chateau de Chillon;
2. 2 jours à Zermatt où nous visiterons Mont Gornergrat en train à crémaillère;
3. 2 jours à St-Moritz en prenant train Glacier Express de Zermatt puis le Bernina entre St-Moritz et Tirano pour une visite d'un jour;
4. 2 jours à Lugano. Est-ce possible de faire le trajet en train ou bus entre St-Moritz et Lugano ?
5. 2 jours à Grindelwald
6. 2 jours à Lucerne
7. 2 jours à Zurich
Donc:
1. Est-ce un bon trajet ?
2. quel serait le meilleur moyen, en circuit, en auto, en train ?
3. Doit-on se munir de la Swiss Pass ?
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final.
Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus.
Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit !
Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous :
- Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ?
Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) :
- Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose…
Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure.
- Vers les midis… Nous répond-t-il.
Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là.
Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative :
- Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons.
Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie :
- Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture.
Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième…
Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant :
- Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu…
Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac.
Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors :
- Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ?
Nous répondons naïvement :
- Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés.
- Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement.
Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici…
Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas.
Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins.
Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite.
Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette.
Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes.
Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes.
- Voilà et bonne route.
Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur.
Arrivé dehors, nous nous exclamons :
- Purée comment ça fait trop plaisir !
- T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa !
- On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête !
Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse.
Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ?
C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté.
J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour.
Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter.
Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit !
Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants.
Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance :
- C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit !
- Ah d’accord, carrément ! Bonne chance.
Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ?
Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande :
- Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ?
Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré.
La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons.
Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui.
Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir.
Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné.
Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil !
Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora.
Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit !
Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé !
Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain.
Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche…
Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit.
Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin…
En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison.
Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan
Pèlerin venu à pied depuis la Suisse
Peregrino venido a pie desde Suiza
Je voudrais profiter de notre nouvelle proximité de la Suisse pour en découvrir les bords du Léman sur un week end en Automne. Je trouve les paysages de Lavaux splendides, entre les vignes, le bleu du lac et le blanc des Alpes en fond. En voyant des images, les paysages sont vraiment magnifiques lorsque les vignes deviennent toutes dorées.
Est ce que vous pourriez me renseigner sur le meilleur moment pour pouvoir découvrir cette région dans ses habits d'or, Septembre, Octobre ou Novembre ?
bonjour je compte aller de paris en suisse, prendre le train express et le bernina express pouvez vous m'aider à tracer le parcours que je dois faire dejà à partir de paris quel train prendre essayer de voir le maximum et retourner sur paris faut il programmer 2 jours ? MERCI
Y a t il des forfaits sur ces trains pour ma fille qui a 15 ans ?
Bonjour,
Je prévois un voyage professionnel et touristique de 2 semaines en suisse fin mai 2012 / début juin 2012.
J'ai réfléchi à ce que j'aimerais visiter et le choix est fort vaste en Suisse! J'ai donc dû faire des choix quant aux destinations. J'ai choisi d'écarter plusieurs destinations de mon itinéraire faute de temps pour tout visiter...
Je voyagerais seule en train en mode backpacker. J'aime bien la ville (attraits architecturaux et historiques) autant que la campagne, la montagne, les lacs...
Voici l'itinéraire auquel je pense... :
Jour 1: Arrivée en Suisse sur Genève; visite de Genève; coucher à Genève.
Jour 2 à 5: Congrès professionnel sur Genève; coucher à Genève jour 2, 3 et 4. Visite de Lausanne le jour 3 (reprise du congrès à 14h30). Visite de Vevey le soir du jour 5 et coucher à Vevey le jour 5.
Jour 6: Lac Léman, vignoble de Lavaux et Château de Chillon; déplacement vers Zermatt (environ 2h30) et coucher à Zermatt
Jour 7: Train des glaciers vers Saint-Moritz; coucher à Saint-Moritz
Jour 8: Déplacement vers Zurich (environ 3h45); Visite de Zurich; coucher à Zurich
Jour 9: Visite de Scaffhousen; coucher à Scaffhousen
Jour 10: Visite de Lucerne; coucher à Lucerne
Jour 11: Roundtrip train Pilatus; coucher à Lucerne
Jour 12: Visite de Berne; coucher à Berne
Jour 13: Visite de Fribourg; coucher à Fribourg
Jour 14: Visite de Gruyères et de Moléson-sur-Gruyères; coucher à Moléson-sur-Gruyères
Jour 15: retour à Genève et avion de retour
J'attends vos suggestions de changements à cet itinéraire (tout incontournable que j'aurais omis)! Cet itinéraire est précis bien qu'il soit encore en réflexion...
Merci de vos commentaires,
Isabelle
et vlà tu pas que notre claudio est On the road du Rhône again : Genève Andermatt euro-vélo-17
départ de Genève mercredi matin .. de bonne heure pour les bords du Léman et le Rhône
par Martigny Brig La Furka et Andermatt .. et retour (perhaps)
Vous pouvez venir encourager le glaude ou lui jeter des cailloux
si qlq a une combine pour eviter de payer 140 euros la nuit du côté de Andermatt , claudio est preneur
merci
à suivre sur :
cbandiera.free.fr/recits/2017-andermatt/
En juin 2013 je vais faire le tour du Lac Léman en 3 jours avec un groupe d'amis du 'Brompton Forum' (du nom du petit vélo pliable de marque anglaise).
Je possède l'itinéraire et les cartes que m'avais procuré 'Claudio' mais j'aimerai suivre un itinéraire plus détaillé empruntant un maximum de voies cyclables et routes partagées tranquilles.
je suis super motivé à effectuer un voyage pour rallier la suisse à la côte de la croatie, mon seul souci est concernant les logements en croatie. Je compte faire du camping et je voulais savoir combien cela coûte et s'il y en a beaucoup sur la côte. Parce que je ne comptais pas faire un itinéraire prédéfini avec des haltes précises, et je voulais savoir si cela semble possible ou non.
J'ai le projet pour le printemps d'essayer de descendre en Suisse en vélo depuis chez moi, près de Liège en belgique. Je pense faire un pu plus de 100 km/jour, soit 1 semaine en tout. J'aimerais que ce soit varié mais pas harrassant quand même.
Le début du tracé me pose peu de problème car je connais déjà un peu (vallée de l'Ourthe, vallée de la Sure, vallée de la Moselle) jusqu'à Echternach au Luxembourg.
Ensuite, 3 possibilités:
Vallée de la Moselle jusqu'à sa source, passage du Ballon d'alsace vers le Jura ...
Vallée de la Saar jusqu'à sa source, col du Donon, routes des crètes jusque Thann, plein sud vers le Jura ...
Vallée de la saar jusqu'à Sarrebourg, canal vers le Rhin, rives du Rhin jusque Bâle, direction Jura ...
Laquelle de ces possibilité vous parait la plus sympa ?
Y a t il un autre itinéraire recommandable ?
Les rives de la Moselle, de la Saar, du Rhin, des canaux décrits comme pistes cyclables sont elles accessibles en vélo de route ou est il préférable d'avoir un VTC/VTT ?
En Alsace, quels "cols" me recommanderiez vous ?
A partir du sud de l'Alsace, j'aimerais rejoindre les rives du lac de Neuchatel mais je n'ai aucune idée de routes sympa dans le coin.
Avez vous des conseils pour cette région ?
Apres Neuchatel, je crois voir par où passer (cfr le site "la suisse en vélo").
Merci pour vos réponses (même si elles ne concernent qu'une petite partie de mon périple...)
En regardant la page "Qui est en ligne?", je constate avec une certaine peine que je suis à chaque fois le seul Suisse qui suis connecté... Pur hasard ? Je l'espère...
Une simple question : existe-t-il d'autres Suisses sur ce forum ?
Le voyage m'a pris 7 jours et m'a coûté dans les 1'000 euros en comptant 2 nuits d'hôtel à Copenhague et 3 nuits à Hambourg.
Tout commence le 28 juillet à Oslo, au guichet donc. On vous grifonne un numéro de téléphone à 8 chiffres sur un billet et on vous dit : appelez. Evidemment, l'automate répond en norvégien : tapez 1, tapez 2, etc. Mon grand oncle Jules avait raison quand il disait qu'il fallait bien étudier les langues. Bref, vous comprenez qu'il faut y aller morceau par morceau.
Oslo-Göteborg, ok. Pas de réservation pour les vélos. Pas d'encaissement non plus.
Göteborg-Copenhague : pas de réservation. Paiement pour le vélo. Voiture spéciale vélos/bagages/poussettes. Seule une compagnie privée transporte les vélos. Heureux sur le quai de constater la présence d'une voiture vélos sauf qu'à l'ouverture des portes, j'ai un café à la main et que 2 minutes plus tard, elle est pleine. Facile à se caser quand même.
A Copenhague, ça se corse : 2 guichets seulement pour les billets internationaux. Humeur massacrante de la femme qui délivre les billets ( et pourtant je fais très gaffe à mon comportement quand j'aborde ces professionnels). Elle déteste ça, faire des billets avec vélo.
Nous sommes le 29 et rien avant le 31. Ok! Je trouve un hôtel abordable à 40 mn de la gare (ceux qui ont déjà cherché un hôtel à Copenhague savent ce que cela signifie...).
Je retourne le lendemain en vélo à la gare comme dans une répétition générale. Je repère l'ascenseur vélo pour mon quai et je me fais expliquer les différentes étapes de mon voyage jusqu'à Hambourg (quais, changements), choses que je n'ai pas osé demander à la personne énervée la veille.
Première étape : Copenhague-Fredericia où il y a 9 minutes pour changer de train à 6 vélos en prenant le lift. C'est assez juste...
Ensuite Fredericia-Flensbourg.
3ème étape : Flensbourg-Hambourg. Le wagon vélos est déjà plein mais je peux me caser dans le sas d'entrée. A l'arrêt suivant 2 vélos arrivent. Au suivant, 2 autres qui forcent littéralement le passage. A compter du deuxième arrêt après Flensbourg, au moins 30 vélos sont restés sur le quai... Un arrêt avant Hambourg, une femme doit sortir avec poussette et enfant. Discussion et plans 2 arrêts avant. 4 vélos sortent pour laisser passer et ils rentrent ensuite. Je ne décrirai pas le b... à Hambourg.
Au guichet à Hambourg, les choses se passent toujours mal : guichetière au contact fort désagréable ( et pourtant je fais gaffe). Départ dans 3 jours : rien avant. Je trouve un hôtel en face de la gare à prix correct pour 3 nuits ( 270 euros). Ouf qu'à Hambourg, il y a plein d'hôtels autour de la gare!
Mercredi 3 août, départ 10h46 de Hambourg pour Stuttgart ( et oui, rien en ligne directe Hambourg-Bâle). Le système des réservations fait que normalement vous devriez trouver une place pour votre vélo. Ce fut le cas. Pendu au clou. 30 minutes de retard.
Changement à Stuttgart. Ouf, la gare est sur un niveau. Pas d'ascenseur à prendre et ma correspondance a 20 mn de retard. Tout s'arrange. Sauf que normalement à la fin, vous finissez par tomber sur un train qui n'a pas de retard... Arrivée à Basel Bad presque dans les temps.
Je vous fais grâce de la suite de mon voyage à l'intérieur de la Suisse pour rentrer chez moi finalement le 4 à 04h57 du matin.
Remarques : les chemins de fer danois ne peuvent évacuer qu'une vingtaine de vélos par jour en direction de l'Allemagne. La guichetière m'a montré l'écran, il n'y a que 4 trains par jour. Le mien contenait 6 vélos. Le calcul est vite fait.
Pour l'Allemagne, mon train comportait 2 voitures de 10 vélos chacune. J'ignore combien de trains quotidiens mais cela ne fait pas non plus des masses...
Un conseil? Avion, avion, avion!
En fait, ce voyage m'a pris 2 semaines : 7 jours effectifs et une semaine de perte d'espérance de vie due au stress et à l'angoisse. Au départ de Hambourg quand j'ai lu que la composition du train avait été modifiée, j'ai failli avoir un malaise...
Comment? Par internet? Je ne sais. Il y a 2 ans, il était rigoureusement impossible de réserver une place pour un vélo par internet et vu la difficulté que rencontrent les professionnels, il me semblerait étonnant que les choses aient changé.
Si c'était à refaire? Non.
Beaucoup de bonheur sur les routes, amis randonneurs cyclistes.
Bonjour, mon amie et moi allons en Suisse au mois de juin pour une dizaine de jours, nous avons comme idée de faire le Bernina Express de Lugano à Chur, de voir Bern, Luzern, Montreux, on pensait voir Genève au début pour rejoindre une amie mais ça ne fonctionnera pas. Genève, ça n'a pas l'air d'être VRAIMENT à voir. J'aimerais juste avoir votre avis là-dessus, sinon, avez-vous une autre ville qui serait absolument à ne pas manquer en Suisse?
Aussi auriez-vous un mont à nous conseiller à monter jusqu'en haut, qui ne soit pas trop dispendieux? Genre le mont Pilatus on l'oublie tout de suite, on a un budget de pauvre :P mais on voudrait quand même avoir une belle vue du haut d'un mont, me semble que ça serait génial!
Cet été , je projette de parcourir cette belle haute-savoie olympique depuis chamonix à Genève en venant de Martigny dans le cadre d'un voyage inter frontalier entre les lieux dits- faverges ceci afin de soutenir l'âme ferrugineuse des faverges.
est-il possible de rouler à vélo dans ce secteur ou faut-il prendre les autoroutes,
existe t il des voies dites vertes cyclables ou pas ?
Notamment entre Chamonix et Sallanches
et du coté de cluses ?
En août 2009 je pars pour trois semaines en Suisse avec un de mes fils de 13 ans.
Je vais prendre le train du Havre pour Bâle.
Je pense prendre la route n°2 vers l’Est en longeant le Rhin jusqu’à Andermatt; je veux à tout prix voir le glacier du Rhône 😎
Pour la suite je suis assez indécis, et c’est là où j’aurai besoin de l’avis de ceux et celles qui ont voyagé dans ce beau pays :
Quel serait le plus bel itinéraire pour revenir vers Bâle ?
Continuer vers l’Ouest par la n°1 et rattraper la n°7 (difficile physiquement), ou alors la n°5 (qui d’après un de vos anciens messages n’a qu’un intérêt relatif ) ?
Sinon après avoir fouillé dans les anciens posts j’ai lu que certains ont eu un mois d’août assez pluvieux.
Bonjour, Je prévois avec 2 ados de 15ans de faire le tour du Lac Léman à vélo début juillet 2017. Nous pensons faire le tour en 3,4 jours. Nous souhaitons partir en autonomie et faire du bivouac. Je recherche donc des personnes qui accepteraient que nous installions notre tente pour la nuité sur leur jardin. Merci d'avance de votre accueil. Caty, Simon et Tomin.