Discussions similar to: Apprendre lire une carte randonnée orientation
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HRP (Haute Randonnée Pyrénéenne) et orientation entre fin juillet et fin août
Bonjour,

J'envisage de faire une partie de la HRP cet été (un mois entre fin juillet et fin aout). Pour la condition physique, je ne me fais pas trop de souci mais c'est plus l'absence de balisage qui m'inquiète...

J'ai lu des messages contradictoires, mais il semble quand même que de (très) bonnes notions d'orientation soient nécessaires. Ce n'est clairement pas mon cas !! Les treks que j'ai fait (GR20, TMB) étaient balisés et je n'ai jamais appris à me servir de cartes... (autant être clair, que vous puissiez évaluer le niveau !).

Donc, pour ceux qui connaissent, quel est votre point de vue la dessus ?

Merci pour vos conseils, Nicolas
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Partir marcher à l'aventure pour la première fois: votre expérience
Bonjour à tous, 🙂

Une profonde volonté, un rêve que j'aimerai réaliser : Partir avec mes jambes, ma tête, mon coeur (et quand même un sac à dos ;)) à l'aventure. Depuis longtemps cette image me suit en m'imaginant marcher, contempler, m'émerveiller en pleine ou en "plaine" 😉 nature, le long de l'océan ou bien sur des terrains nouveaux, escarpés, variés.. mais surtout je souhaite allier cette marche à la rencontre des autres, un paysage, une situation, un mode de vie, une émotion, un ressenti, l'inconnu.

Entre le trac de partir seule et l'euphorie !! pffff .... Merci de me donner des conseils, votre expérience, votre boîte à outils. Car j'aimerai vraiment faire ce "PREMIER PAS" et ne pas avoir peur de le faire.

A bientôt Marlène 🙂
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Chercher personnes pour partager expérience de trekking
Bonjour a vous tous, je suis nouveau depuis quelque temp sur ce forum. je n'avait pas encore écrit, car j'était bien occuper a tout lire! Et bien voila tout, jadore le trekking :)

Je suis pas mal perdu dans une mer dinformation, je veux commencer quelque rendoner, meme des longue dès cette été. Je tien a dire que je ne par pas de nul par par contre. Je fait de la survie en forêt depuis que jai 12 ans, et aussi de la carte et bousole. j'ai effectuer de nombreuse rendoner de quelques jours. J'ai mes carte d'instructeur en survie militaire d'été et d'hivers.Je suis présentement instructeur spécialiste en survie dans larmer de réserve pour les cadet de l'armé. J'ai quand meme une bonne base niveau débrouillardise, utilisation déquipement et tout ce qui concerne la forêt. J'étudie en plus au cégep en milieu naturel au cégep de st-félicien ( jsuis un gars du lac ;)) vous voyer donc a coup sur mon intéret.. Le hic, c'est que je connait plein de chose...militaire! jai un assortiment asser incroyable pour les randoner, la survie, le séjour en foret... mais militaire! cest lour, encombrant, mal répartie le stock militaire. Je me doit donc apprendre le civil! les petit poele, le gore text au lieu du coton, les tente 4 saision au lieu des tente en caoutchouc... vous voyer le genre!

Je suis québécois, et je cmpte bien découvrir des personne expérimenter pour me montrer des rudiement de tout cela dès cette été. Je suis très motiver, le plein air me facine depuis toujours. j'aimerai en venir a traverser le groenland ou quelque chose du genre d'ici 10 ans ou plus. Qui sait, p-e quelqun voudra marcher avec moi ici!

Bon, jarete ici, jattend de vos nouvelle, ou de tes nouvelle celle ou celui qui lira ce message.
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Randonnées dans les Écrins
Bonjour, Envisageant de faire un trek dans les Ecrins l'été prochain, est il possible d'organiser des balades en étoiles à partir d'1 ou 2 points fixes, permettant de n'avoir qu'un sac pour la journée au lieu de porter un sac plus volumineux sur le séjour. Si cela est possible merci de me communiquer les points de départ les plus appropriés. Merci
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Trek des Annapurnas sans guide ni porteur, disponibilité des "lodges" en novembre
Bonjour à tous, Nous somme un couple et arrivons au Népal le 2 novembre prochain pour environ 3 semaines. Comme c'est un voyage qui a été décidé à la dernière minute (difficulté d'avoir de longues vacances en avance!), nous sommes plus ou moins organisé. C'est notre première fois au Népal et nous souhaitons rester dans la région des Annapurnas et probablement faire le tour (peut-être écourté...). Nous avons en bonne forme et avons de l'expérience en trek (États-Unis, Argentine, Islande, etc) quoique toujours en refuges, 5 jours maximum et jamais en altitude.

J'ai lu que la majorité des gens semblent prendre porteur et/ou guide. Est-ce vraiment risqué de ne pas trouver de lodge début novembre? C'est ma plus grande crainte. Nous ne sommes pas encore tout à fait décidé quand aux guides-porteurs, mais ça ne semble pas évident à trouver (dernière minute, haute saison et de confiance!). Les agences semblent offrir surtout des départs fixes.

Aussi, quel est la meilleure façon de se rendre à Besi sahar? Est-ce qu'il y a d'autres moyen que le bus local? Et que faites-vous pour la sécurité des bagages sur le toit des bus? Possibilité de prendre son sac avec soi? Avion sur Pokara et ensuite bus, c'est une perte de temps peut-être?

Merci beaucoup! Tout les conseils seront les bienvenus! Julie
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Regard rapide sur la France
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
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L'inhospitalité en Bretagne
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard..... A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!

Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!

Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.

Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.

Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.

Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
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Immigrer au Canada: quelle ville choisir?
Bonsoir tout le monde,

Je veux immigrer au canada mais je veux m'installer directement au côté anglophone pour améliorer mon anglais, quelle serait selon vous la ville de destination la plus intéressante, sachant que je suis une femme de 35 ans et j'ai un CAP en Boulngerie viennoiserie. Merci d'avance pour vos orientations.
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Régulation des flux touristiques
Bonjour à tous,

Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:

L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.

Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...

D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?

Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?

Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.

Bonne journée à tous
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Aimez-vous Cadaquès en Espagne?
J'aime beaucoup Cadaquès - petite ville très agréable car on peut s'y promener à pied et admirer ses barques de pêcheurs bariolées - ce village heureusement est préservé de l'urbanisme, il a attiré beaucoup de peintres comme Picasso ou Dali, on peut voir la maison de S. Dali à Portlligat - un petit bus touristique nous fait faire le tour pour admirer le paysage - Y êtes-vous allés ? oui sans doute pour la plupart, qui ne connais pas Cadaquès sur la Costa Brava ? P.S./ j'en profite pour envoyer mes amitiés et mes voeux 2009 à tous - et le plaisir que j'ai eu d'échanger des renseignements, des idées, d'apprendre beaucoup avec vous tous, aussi admirer, avec grand plaisir, toutes les belles photos que vous avez faites de vos voyages ! Gold
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2011: L'appel du Wilderness (partie I)


2010/2011 : Discussions, cogitations, élaboration

Vers la fin de juin 2010, comme pour prolonger la magie du voyage, nous avions dessiné sur une nappe de papier d'un obscur restaurant à l'aéroport de Denver, une ébauche d'une future boucle Southwest 2011. A peine le carnet de voyage « Érosion, Fusion, Passion » fut mis en ligne sur VoyageForum, que nous replongions dans le chaudron magique du wilderness. Après maintes discussions, de profonds desiderata de l'un et de l'autre, le nouvel itinéraire réalisé, finalisé, constamment remanié quelque peu ambitieux, sans temps mort, assurément sportif, a fini tout naturellement par ne plus ressembler à l'ébauche dessinée. Une boucle qui reprend une partie de l'itinéraire de 2010, avec des endroits déjà connus mais qui seront explorés plus longuement, de nouveaux sites, des endroits plus intimistes et des rencontres programmées. Des roches rouges et ocre de l'Utah et de l'Arizona, à la chaleur du Nevada, aux pentes boisées du Colorado, en passant par les terres arides du Nouveau Mexique; tel serait notre programme de cette année 2011. Que l'aventure commence !

PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora

PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora



Le 19/05/2011: Le grand départ

Ça y est !!! C’est le grand jour… La concrétisation d’une longue cogitation … Une longue journée qui nous mènera vers Las Vegas, une escale à Los Angeles, avec forcément des contrôles multipliés. De plus, avec le décalage horaire…la journée de 24h durera exceptionnellement au moins 32h… Une longue journée. Départ avec Air Tahiti Nui. Une compagnie aérienne dégotée par Laurence. Personnel très sympa avec une particularité : Le personnel change de tenue lors du service, des vêtements qui font plus « Tahiti », avec fleur de tiaré dans les cheveux pour les hôtesses. Première « Feufleur» du parcours. !!!Enfin les USA… Arrivée à L.A.Immigration… no problem Douane… no problem Bagages en drop off… no problem Enregistrement… problem avec les automates Contrôles… oubli de mes lunettes…malheureusement, la liste va s’étofferBref, les bagages voyagent plus facilement que les personnes !!!

Le survol de LV nous confirme que la ville est immense. Récupération de la voiture… chez Hertz. Nous apprenons que la conduite « deuxième conducteur » est gratuite si nous sommes mariés. Il faut donc payer !!! 10 $ par jour… Wow et reWow… Nouvelle discussion, le budget n’est pas extensible. Devant notre longue-longue hésitation, subitement l’employé de l’agence nous propose un forfait de 50 $ !!!

Découverte du SUV Mitsubishi « Endeavor » moins sophistiqué que la Jeep Grand Cherokee que nous avions en 2010, mais « high clearance » tout de même, bien que les ancrages des suspensions arrière soient bas. A surveiller donc lors des passages délicats.

Las Vegas est plus immense encore au sol, nous mettons beaucoup de temps à trouver l’hôtel « Desert Rose Resort » qui n’est pas situé sur le Strip (hôtel à dimension humaine sans machine à sous… Eh oui, cela existe) Nous sommes fourbus, fatigués, éreintés. La journée de 24h a bien duré 32h. Les achats pour le wilderness attendront demain. Dream’zzzzzzzzzzzzzz !

BARREL CACTUS Ferocactus cylindraceus / SACRED DATURA Datura Wrightii

Le 20/05 : L’appel du wilderness

Le réveil est facile, le breakfast se déguste dans un bel endroit aménagé, décidément le « Desert Rose Resort » est un hôtel qui gagne à être connu. Première randonnée du voyage… direction vers l’un des innombrables Walmart de la ville pour les achats incontournables, nécessaires pour vadrouiller dans le désert. Les connaisseurs apprécieront l’effort consenti devant la liste plus que fournie. Nous sommes parés pour quelques nuits dans le wilderness.

En route vers la « Valley of Fire State Park » par la « NorthShore Road » jugée plus sympa que la I 15. Déjà parcouru l’année dernière, nous retournons vers ce site car il y a quelques mois, au fil de mes recherches sur le Net, j’étais tombé (Non…même pas mal) sur un magnifique spot qui se nomme à juste titre « Wave of Fire » Cette nouvelle vague était encore méconnue, il y a peu de temps, idéalement bien placée, d’un accès facile, et proche de la route qui mène à White Domes : Pas de doute, The « Wave of Fire » deviendra un must de ce parc. D’ailleurs quelques cairns commencent à fleurir. Ephemeral Arch… Rest In Peace !









CARANDAY PALM TREE Copernicia alba

Pas le temps d’attendre le sunset, nous filons vers un autre spot, particulier (encore un !) : « Gold Butte » dans « Little Finland ». Une longue piste nullement lassante grâce aux multiples paysages traversés.



« Little Finland » : Ne vous attendez pas à voir débouler des troupeaux de rennes, ni même de bisons si chers à ITATstone, mais plutôt à voir apparaître des gargouilles ou dragons échappés d’un autre âge.



Nous ratons de quelques dizaines de minutes, l’instant magique (la Golden Hour), mais nous arrivons tout de même à photographier quelques monstres avant que le soleil ne se couche.



Imaginez ce lieu très isolé, assez fermé, entouré d’un bestiaire moyenâgeux, inanimé, (va-t'il le rester dans la nuit?) Absolument personne… Palpez l’air bruissant de silence et vous aurez une idée de l’ambiance surnaturelle qui y règne à l’opposé de la bruyante ville de Las Vegas déjà si loin. Pour une première nuit dans le wilderness, nous ne pouvions pas mieux rêver. Dream’zzzzzzzzzz ! Sous les millions d’étoiles, un spectacle toujours aussi merveilleux et fascinant !

Le 21/05 : Surprise

Aux aurores, dernière petite virée solitaire de Laurence dans le secteur, histoire de vérifier si quelques dragons pétrifiés ne sont pas apparus durant la nuit, pendant que je réaménage la partie literie du 4x4. Notez la répartition des rôles !







Pendant qu'une certaine personne s'amuse... 😉 Je remballe... Admirez le travail



Puis en direction de "Snow Canyon State Park", un petit détour sur "Withney Pocket". Le site est très bien indiqué, mais le dernier mile de la piste est quelque peu abîmé, une petite marche et nous trouvons les pétroglyphes, mais le plus intéressant d'entre tous (Falling Man) nous échappe. Peut-être est-il définitivement tombé ? Tant pis, nous laissons tomber, nous aussi. Il est temps de faire la route vers le Snow Canyon State Park.

JOSHUA TREE Yucca brevifolia



Pour le parc "Snow Canyon State Park", nous avions réservé un emplacement au campground, encore une nuit dans un hôtel à plusieurs millions d’étoiles. Bon à savoir : L’entrée du parc est gratuite si un emplacement a été réservé. Nous allons de suite régler les formalités et prendre possession des lieux (emplacement 23) avant d’entamer une des nombreuses petites randos du parc. La ranger informe Laurence qu’elle a un message… Wooh ! Surprise !!!! Tiens, un admirateur US ? / Non… râté …. C’est Ninou98 alias Mamie Boulet … Alias Ninou Croft avec son Grand qui passaient par là et peut-être repasseront-ils par ici à ne pas en douter.

De toute façon, nous ne pouvions pas les louper... Ils avaient tout prévu.



En attendant, nous choisissons le trail « Lava Flow & Butterfly trail / Durée : 1h Sympa ce trail au milieu des roches typiques de l’Utah, traversant un terrain effondré par endroit et constellé de pierres noires issues d’une ancienne éruption volcanique, vraiment facile à parcourir.



Nous revenons au camp, quand soudainement, le temps s’assombrit, les nuages gris, puis noirs s’annoncent cachant un soleil à l’instant radieux, le vent se lève et forcit… Plus d’oiseaux dans le ciel… Plus un bruit dans le wilderness, toute la faune se cache, le signe assurément d’une bonne tempête qui va s’abattre sans coup férir sur ce petit parc. Bise…brise…blizzard…bizarrement, rien n’avait été annoncé à la météo de la station des rangers ??? Bon sang ! Mais c’est bien sûr, tous ces éléments déchaînés annoncent l’arrivée imminente des baroudeurs de l’ouest : Ninou et le Grand dans leur 4x4. Il est temps de vaincre le signe indien : « C’est de part ma volonté que les éléments se meuvent »: Alors…Soleil !!! Une rencontre fortuite mais bien sympathique. L’emplacement ne manquant pas de place, il est convenu que Ninou et son Grand planteront la tente, après avoir régler 16$ à la station. Un petit trail : "Hidden Pinyon & Petrified Dunes Trail", en leur compagnie. Marche et papotage. Je reste décent pour ne pas divulguer : Qui marche et qui papote ? Reste le plus dur, la soirée: Margarita, BBQ (saucisses), bières, fruits : ne manquaient plus que les Shamallows !! Nos deux baroudeurs de l’ouest sont bien organisés et outillés.

Puis lights out…. Dream’ZZZZZZZ ! Admirable et réjouissante journée… Absolument !!!

Une bonne tablée.... rien que du bio... Enfin presque 😉



En résumé, le parc et le campground sont sympathiques. Les randos sont abordables, idéales pour ceux qui voudraient s’essayer au wilderness pour la première fois.

BLUE FLAX Linum perenne var. lewisii

Le 22/05 : Déception, crevaison, réparation et contemplation

Après le petit déjeuner pris avec Ninou et son Grand et avec du vrai café (un pur luxe dans le wilderness), nous sommes prêts à repartir vers nos destinations respectives. Nous vers le soleil... et Ninou (c'est à dire pas nous) vers le vent, la pluie ! Nous nous reverrons à Escalante avec d’autres forumeurs, un repas prévu de longue date.

Déception : Direction Toroweap, une nuit de plus dans le 4x4, par la piste « Mount Trumbull road » : 61 miles assez ennuyeux et réputés « crevant »… pour les pneus. Nous filons vers Tuckup pour Shaman's Gallery, de jolis pictographes restés confidentiels sont à l'ordre du jour. Malheureusement, je me suis bien fourvoyé dans les relevés des waypoints et interprétation de la topo. Nous empruntons une piste et nous butons sur une barrière bien plantée au milieu de la piste. Impossible de la bouger, en plus pour être sûrs, les rangers ont savamment déposé rocs et tronc d'arbre... C'est clair, je me suis planté, et nous sommes plantés, comme la barrière. Fin du périple.

Crevaison : Le demi-tour s'impose et d'autant plus imposé, qu'au tableau de bord, un voyant s'allume. Un voyant que je reconnais « Tire flat »... Houston, nous avons un problème ! Constat : le pneu n'est pas éclaté, mais semble se dégonfler lentement. Option 1 : « Recherche de la bonne piste de Shaman’s Galery» est annulée. Option 2: « Aller vers le campground et changer le pneu » est évoquée mais vite abandonnée. Option 3 : « Mettre à profit le temps imparti pour la rando » pour un retour vers Fredonia, réparer le pneu, puis retourner au campground de Toroweap. Ainsi, la journée ne serait pas tout à fait perdue. Opération délicate, qui n’est pas assurée dans son déroulement : Fredonia est un petit bled et nous sommes dimanche. Nous allons tenter tout de même le coup.

Réparation : Fredonia : Le garage ou plutôt la superette du coin : Alimentation, postes à essence et atelier de réparation et tout à coté, la fin d'une fiesta dominicale. Le décor est planté. Après s’être fait comprendre par le boss du lieu (j’avais emmené le guide de dépannage de la voiture au cas où), il interpelle un gars qui nous indique un emplacement de l’autre côté du garage (drôle d’endroit pour réparer) puis se ravise et nous fait signe de nous rapprocher et nous laisse en plan. Doit-il finir la fiesta ? Attente Arrive une jeune femme (fait-elle partie de la fiesta ou du magasin ?) qui fait le tour de la voiture et détecte le pneu incriminé, puis repart…Attente…Attente… Arrive un autre gars, (Fiesta) inspecte le pneu et trouve le caillou planté et nous dit d’attendre une bonne vingtaine de minutes, puis repart…Attente…Attente…Attente… Arrive le Mexicain du coin, le préposé à la réparation : cette fois, c’est la bonne ! Opération rondement menée : 20 $ + le café gratuit offert par le patron parce que nous avions attendu... Ah bon ? nous avions attendu… Ce qui s’appelle un service à l’américaine qui nous a bien dépanné et avec une notion d’entraide que nous ne connaissons pas ou plus en France.

Contemplation : L’après midi est bien entamé, il est 15h45, de nouveau nous sommes en direction de Toroweap en espérant trouver une place au campground. Celui-ci est placé sous la dure loi du Far West « du premier arrivé, premier servi ». La piste est toujours aussi longue, ennuyeuse excepté pour les 5 derniers miles composés de slickrock et de rocailles.

Le long de la piste, des milliers de feufleurs....

GLOBE MALLOW Sphaeralcea parvifolia

Chance ! Il reste de la place. Chanceux assurément, car pour un SUV normalement constitué, seuls 3 emplacements (1 à 3) situés sur le plateau peuvent être atteints. Les 7 autres situés sous la falaise sont difficilement accessibles, une marche assez haute met le bas de caisse du véhicule à rude épreuve. Il est 18h, il nous reste du temps pour randonner tranquillement avant le sunset sur Toroweap, l’unique randonnée de la journée déjà riche en péripéties. Une petite ballade de 1h30 à 2h le long du rim à la recherche de points de vue sur le Colorado, le soleil éclaire encore les falaises abruptes. Pour moi, il est temps de m'asseoir et de contempler la lumière baissant sur les parois. Le grand vide n'est pas ma tasse de thé, autant ne pas tomber dedans. Laurence baguenaude à la recherche d'un spot photo inconnu.





Le 23/05 : De l’indicible profondeur à la vertigineuse beauté

Ce matin, nous décidons d'aller admirer Toroweap Overlook en reprenant le trail de la veille. Un photographe est à pied d'œuvre près de l'emplacement n°10, prenant une vue de l'ombre que fait un arbre sur la falaise… Marrant, c'est une bonne idée...A parier que la photo sera d'une facture intéressante.

PINYON PINE

Pour ceux qui voudraient faire la rando au plus court... Ne vous cachez pas ! Je vous connais. Ça démarre à l'emplacement n°5 / trail dénommé « Saddle Trail »

Puis direction Zion NP, un parc que nous affectionnons tout particulièrement. Nous prenons notre temps car nous savons que la rando du lendemain « Big Spring et Orderville Canyon » est annulée. La Virgin River est inaccessible pour cause de fonte des neiges tardive. Par acquis de conscience, sans grands espoirs, nous vérifions au visitor center... malheureusement confirmé. Du bon temps, nous n'en aurons pas de sitôt...Un luxe ! Bizarre de dire cela, nous sommes pourtant en vacances ? 🙂

1 ère photo : PENSTEMON penstemon leonardii var.leonardii & RED CLOVER Trifolium longipes 2 ème photo : DESERT PAINTBRUSH Castilleja chromoca / PHLOX Linanthastrum nuttalli 3 ème photo : Inflorescence PINYON PINE

Le 24/05 : Hauteur et intimistes piscines

Aujourd’hui, première rando digne de ce nom « Observation Point » tout en montée progressive, un sentier bien délimité, sans soucis d’orientation. Pour m’amuser, je serai bien tenté de grimper à la façon spartiate, mais c’est sans compter sur les « feufleurs » nouvelles espèces apparues cette année sur Zion NP. Des rouges, des violettes, des oranges, des fuchsias, des hautes sur tige, des courtes sur pattes....Ma parole, elles se sont toutes données rendez-vous ici ! Certains touristes sont souvent surpris, voire un peu amusés ou interrogatifs à la vue d’une « botaniste en herbe » penchée sur quelques pétales de fleurs accrochées au bord du sentier. Pendant ce temps, je fais joujou avec les nouvelles fonctions de mon GPS (Game Pour Sportifs) :Temps de déplacement « Seulement »Temps d’arrêt « Ah tout ça » Durée totale de la rando « Ah oui quand même » Moyenne de déplacement « Bof et rebof »Tiens, nous nous sommes arrêtés 10 mn cette fois ci, j’ai le temps d’admirer le paysage de Zion qui devient de plus en plus grandiose au fur et à mesure que nous montons…et d’admirer aussi les jolis nuages noirs qui déboulent à l'horizon. Le vent commence à forcir, (Ninou serait-elle dans le coin ?), nous obligeant à nous revêtir plus chaudement. Nous grimpons, quelques gouttes de pluie tombent. Nous grimpons encore et nous arrivons sur le plateau, les gouttes d'eau se transforment en averse de grêle. Super ! La vue depuis Observation Point est fortement perturbée par les nuages, le brouillard, la pluie... on se croirait au Yellowstone ! 😛 Le froid, le point de vue bouché, le monde, nous décidons de redescendre. Malgré le monde, cette rando reste sympa par sa variété de paysages traversés : de beaux points de vue panoramique, des vues plongeantes sur le canyon, des pools, cours d'eau à traverser.



De sombres nuages à l'horizon... Prometteur

Au plus près de la Virgin River



Il est 17h15, retour à Springdale, courses pour la rando de demain. Nos forces sont à peine entamées, dès lors, nous en profitons pour faire la sympathique et facile rando de Many Pools. Au milieu d'un panorama aux rochers rouges et ocre toute une série de piscines bien remplies....d'eau et de crapauds qui se donnent l’alarme dès que nous approchons de leur mare privée. La lumière faiblissante du début de soirée augmente encore la sérénité du lieu… Splendide ! De plus, nous sommes seuls... Oui, splendide et apaisant. Une rando qui n'avait pas pu être réalisée l'année dernière et que nous ne regrettons pas d'avoir remise au programme cette année.





GOLDEN BANNER Thermopsis montana / ASPEN Populus tremuloides / SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

Le 25/05 : The long long way

Aujourd'hui, fini la rigolade. West Rim Trail est au programme des réjouissances. Au moins 8h de marche sur au moins 20km ... en plus, le soleil sera de la partie. Bref, The Rando. Jamais, nous n'avons marché sur une telle distance et sur ce laps de temps. Tiendrons-nous la distance ? De toute façon, une fois partis, il faudra revenir, personne ne reviendra nous rechercher. La question existentielle n'a plus lieu d'être. Il va falloir mettre un pied devant l'autre et avancer encore et encore. Ceci dit, ce challenge ne me déplait pas. 6h Lever, ...Petit déjeuner frugal dans le hall de l'hôtel (Pionner Lodge), pratique tout de même, car à Springdale, il ne doit pas avoir beaucoup de restaurants servant le breakfast si tôt.

7h, …Rendez-vous au shuttle de l'Outfitter Zion Adventure. Nous sommes sept personnes, sept téméraires à avoir eu la même idée. Au grès de la route, le conducteur s'arrête et commente...Ah ! Encore des « feufleurs »

8h...Lava Point, mais nous stoppons 2 miles avant le point prévu. La navette ne peut pas aller plus loin, la neige barre la piste. (On a bien roulé, sommes-nous arrivés au Yellowstone ?)

Sympa, des plaques de neige, des arbres coupant la voie qui serpente dans la forêt. Chic ! 2 miles de plus !! à rajouter à notre compteur. Go ! Je déclenche le GPS.

La piste 4x4 se métamorphose en joli et petit sentier. Ce charmant sentier se perd dans une prairie inondée qui nous oblige à patauger et chercher un peu notre chemin. Nous sommes dépassés par deux randonneurs qui visiblement ont choisi un bien meilleur itinéraire que nous. Décidons de nous recaler sur eux et nous les rattrapons dans la montée, (Eh Eh ! Bien oui quoi ! on se refait pas) malgré la chaleur, ils sont habillés chaudement. Ce sont des Suédois ??, je ne savais pas qu'il faisait si chaud en Suède pour qu'ils gardent aussi les gants malgré ce soleil qui darde. Fait-il si chaud en Suéde pour que ses habitants aient si froid en Utah ? (la preuve en est donnée, qu'il y a bien un réchauffement climatique)

Horse Pasture Plateau et Potato Hollow négociés. Enfin, les très beaux panoramas de Great Rim Views se dévoilent... Majestueux !





Petit en-cas sur un tronc d'arbre abattu et sous un cagnard d'enfer. (Ninou où es-tu ?) puis nous pointons vers Zion canyon. Nous dominons et nous apercevons le sentier en zigzag qui mène à Angel's Landing... vertigineux !





Trail :27,3 km « Ah ! oui quand même » Temps de déplacement : 5h 44 « seulement » Durée totale de la rando : 8h15 « Il devait y avoir beaucoup de feufleurs à photographier » Moyenne de déplacement : 4,8 km/h « Bof bof » Moyenne globale : 3,4 km/h « re bof bof »

Retour à Zion Adventure... Bien fatigués : « oui » Epuisés : « Euh !! non » Exténués : « assurément non »

Une indication : resto Bit Spur : très bon, des accompagnements qui différent des sempiternelles « french fries, rice, ou potatoes »

Un conseil : Malgré la longueur du trail, mieux vaut commencer par Lava Point : Nettement plus facile que dans l'autre sens, car moins de dénivelé.

SPOTTED-STICKSEED Hackelia patens (Ah! ma Pascale, elle ne serait pas nommée, sans toi)

Le 26/05 : Divine surprise de l'autre côté du parc

Ce matin, nous ne ressentons aucune séquelle de la rando d'hier. Impec !

Au programme : Washing machine, courses et achats de souvenirs dans un magasin que Laurence affectionne tout particulièrement. Eh oui, il faut bien y passer... je parle du programme lavage !!! Puis en route vers l'I15 et Kolob Canyons contact station, l'autre partie de Zion NP.

Kanarra Creek était à l'ordre du jour, mais nous nous doutions que ce serait largement compromis. Confirmé, température de l'eau : 5° et au moins 4h de trail. Nous ne sommes pas équipés pour cela. Au risque d'une hypothermie sévère, le jeu n'en vaut pas la chandelle qui d'ailleurs ne nous aurait pas beaucoup réchauffé. L'option de Taylor Creek est vite prise. Nous longeons la Middle Fork et nous la traversons par de petits gués (52 en tout, oui, j'ai compté)















Ce trail très agréable, frais, balisé avec en point d'orgue la « Double Arch Alcove » sublime, reste pour nous une bonne surprise. Nous recommandons ce trail. Seul inconvénient, vous ne serez pas seuls...

Pour ceux qui seraient dans l'impossibilité de randonner sur " Neon Canyon et sa trop fabuleuse Golden Cathedral ", Taylor Creek peut se révéler un agéable substitut. Trail: 8,6 km/h « facile» Temps de déplacement : 2h 09 « seulement » Durée totale de la rando : 3h24 « pas trop de feufleurs à photographier» Moyenne de déplacement : 4 km/h « c'est moyen» Moyenne globale : 2 km/h « ça baisse » MANZANITA Arctostaphylos patula / FENDLER'S GROUNDSEL FLOWERS Packera fendleri

Le 27/05 : Formes et couleurs

Direction Red Rock Canyon en délaissant Cedar Breaks NM qui ouvrira ses portes à la horde de touristes seulement une semaine plus tard. Une très petite rando (une promenade du dimanche) Pink Ledges Trail. Les roches présentent de magnifiques tons rougeâtres.



Puis une autre promenade du dimanche Mossy Cave en passant à travers la paroi trouée avec des tons de rouges dégradés, de la même texture que Bryce Canyon. Sympa en longeant le cours d'eau et surplombant la petite chute.

Mossy Cave ... côté face

Et Mossy cave côté pile





Nous continuons notre route vers Kodachrome State Park où d'énormes pitons bicolores de toute forme se dressent dans tout le parc. Il fait chaud et le vent est sec. Nous choisissons le trail « Panorama Trail »



Une rando tout en montagnes russes. 2H15 A/R pour admirer « Ballerine Spire, Hat Shop, et Secret Passage qui, au passage n'a plus rien de secret... c'est indiqué par un petit panneau. Ceux qui veulent jouer à Zorro, c'est râté... N’est-ce-pas Maxou ?



Secret Passage qui mène droit dans le mur !



Impossible de dormir dans le parc, campground et cabins sont occupés, because « Memorial day ». Nous pouvons dormir mais à l'extérieur du parc, comme d'hab.

A la vue de ce qui nous attend ces prochains jours, nous tentons le coup du célèbre « Vil Canon » (In english : le coup de Canonville) sur le seul hôtel de la ville (Grand Staircase Inn) Bingo, il reste une chambre !

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis

Le 28/05 : A la recherche du Hoodoo perdu

En piste pour Red Slot et Sam Pollock Hoodoo, un trail qui s'annonce pas facile. Il s'effectue principalement dans un wash avec une succession de vallons, des montées et descentes dans le sable. Bref, du lourd... Nous atteignons le rim du Red Slot. Il porte bien son nom, il est de couleur rouge sang. Déjà, les corbeaux tourbillonnent autour de nos têtes, attirés par la chair fraîche et le fumet appétissant qui se dégagent des touristes qui leur semblent bien égarés. Bien qu'à ce moment de la rando, nous ne sommes plus vraiment frais, mais pour des corbeaux, ce n'est que mieux mieux !



Laurence reconnaît des feufleurs... je la cite:Prairie Spider Wort Prickly Pear Cactus...Mais pas sûre... « bon, ce n'est pas moi qui vais la contredire !» Evening Primerose Là, je reconnais, ce sont des cactus à fleurs jaunes

PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacantha

Nous essayons de descendre pour atteindre le bas du Red Slot, mais nous y renonçons, la roche est friable et assez à pic. De plus, nous devons trouver Sam Pollock Hoodoo perdu dans cette immensité de sable et de roches. Nous avons les waypoints de ce hoodoo, mais il n'est pas facile de le trouver. S'engage alors notre jeu favori, qui va trouver le lieu, le premier ? A ce jeu là, les yeux de Laurence sont des armes redoutables... Des yeux de lynx, vous dis-je. Et forcément, je perds... le hoodoo caché est repéré vite fait. Un hoodoo particulier chapeauté d'une pierre en forme de tricorne de couleur sombre, sur la colonne on peut y voir encore gravée la signature de Sam Pollock, un berger des années 30. Allez, une bise de Laurence à Sam Pollock le hoodoo ! Pour moi, pas de bise... faire une bise à un hoodoo en pierre me laisse de marbre !





Puis le retour se fait plus lentement, car les dunes et le wash sont vraiment très usants.Trail :14 km « même pô mal» Temps de déplacement : 4h26 « bon ! compte tenu de la nature du sol » Durée totale de la rando : 6h35 « des feufleurs et un repas à l'ombre de Sam » C'est une rando à faire uniquement si vous êtes motivés par le Red Slot ou le Hoodoo.

En route vers Escalante, où j'avais réservé une cabine chez Escalante Outfitters. Pour la première fois, un problème de réservation... elle n'apparait pas sur leur tablette. On n'arrive pas à savoir exactement pourquoi ? Aie ! Surtout que c'est «Memorial Day » tout semble complet à Escalante. Après un petit tour du bourg, il est évident que tout est « No vacancy ». La solution est évidente : Dormir dans le 4x4 sur la Hole In The Rock, après un repas au Cow Boy Blues. Il y a pire comme situation !

Un conseil : Lors de l'établissement de l'itinéraire, prendre en compte « Memorial day » pour les réservations.

ROCKSLIDE DAISY Asteraceae erigeron leiomerus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus

Du fun dans les restrooms "Ladies"



Le 29/05 : Erreurs non fatales

Retour à Escalante, après le breakfast, nous allons aux renseignements au visitor center. Zebra est dans l'eau (nous nous en doutions un peu) Le ranger nous indique le niveau... jusqu'à son ventre, vu sa taille... Mais non, pas de son ventre !... nous en aurons au moins jusqu'à la poitrine. Nous apprendrons plus tard que quelques téméraires ont tenté le trail.

Donc moralité, Zebra étant dans l'eau, la rando "Zebra et Tunnel Slot Canyon" tombe à l'eau. Bement Arch, le ranger ne connait pas... il fait appel à une autre collègue. Elle nous signifie que le trail est dur, trop dur et ne nous le conseille pas du tout. Elle doit nous prendre pour des touristes de canapé. Une chose qu'il ne fallait pas dire... et qui nous fait bien rigoler. On maintient ce trail au programme. Il est évident que nous ne pourrons pas passer par le slot. Il y aura forcément de l'eau...Nous passerons par le rim. Nous décidons de faire une petite visite à « Upper Calf Creek Falls » rando à peine amorcée l'an passé.



Retour à Escalante, pour déguster des excellents tapas chez Escalante Outfitter et pour Laurence, avoir le fin mot du râté de la réservation. Explication par le propriétaire: lors de la réservation, j'avais cliqué sur «emplacement en commun» et non sur «cabine» !!! Mea culpa ! Malgré, mon erreur, il nous offre une nuit en cabine, impossible car durant deux soirs, nous serons dans le wilderness.

Courses pour deux jours et deux nuits et pour des expéditions pas faciles. Retour sur HITRR et Devil's Garden et Metate Arch qui ne sont plus à présenter. Un site sympa et très photogénique.





Direction vers Fortymile Ridge, piste sans histoire. Une erreur d'appréciation nous fait arriver au parking « Water tank » qui est le départ pour Jacob Hamblin au lieu du parking pour un départ à « Crack in the Wall » Cela, nous le saurons demain. Pour l'heure, nous savourons notre deuxième nuit Hole in the Rock

BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosa

Le 30/05 : Deux coyotes vers Coyote Gulch

Aux lueurs matinales, réveil, le vent est fort et glacial (Assurément, Ninou est bien dans le coin) Au moment du départ, je m'aperçois de la perte de tous mes points GPS. Retour pour un transfert des points, du PC au GPS, pas facile avec les doigts engourdis par ce vent. Cette fois, c'est parti, les deux coyotes sont en rando, mais bien vite un problème surgit, la distance nous parait trop longue. L'erreur de parking en est l'explication. Dilemme : Soit nous poursuivons, soit nous revenons sur nos pas et essayons de rejoindre le bon parking. Nous décidons de poursuivre et d'employer la même technique que pour Golden Cathedral : suivre le rim, mais il est clair, que nous n'aurons pas le temps d'atteindre « Coyote Bridge ». Concertation et conclusion: 1er jour : Nous approchons au possible de Stevens Arch puis demi-tour en direction de Coyote Bridge, jusqu'à la troisième fall. 2 ème jour : Randonnée jusqu'à Coyote Bridge, mais il nous faudra abandonner le trail sur Bement Arch.

Suivre le rim ne manque pas de charme, du haut, nous pouvons admirer Cliff Arch, bien que nous sommes à la recherche de Crack in the Wall. Il ne faut absolument pas manquer ce point d'entrée. GPS hautement recommandé.

Crack in the Wall : Imaginez deux parois rectilignes espacées de moins de 30 cm l'une de l'autre comme si un « JEDI » les avait découpées au sabre laser, et vous aurez une certaine idée de Crack in the Wall. Pour commencer, une désescalade en trois points d'appui, puis vous êtes obligés de retirer le sac à dos et de le tenir à bout de bras. Je suis même obligé de retirer mon sweet enroulé autour de ma taille afin de progresser. Voilà... Obèses ou claustrophobes ou les deux (les pauvres) s'abstenir !

Dune : Quand vous débouchez de ce trou, alors apparaît « La DUNE » dans toute sa démesure et sa splendeur au milieu d'un panorama fantastique... superbe vue ! Et là, vous vous dîtes : « La descendre ne va pas être facile, la remonter après quelques kilomètres dans les papattes, ne va pas être du tout une partie de plaisir... » Et, vous aurez raison.😉 La descente de la dune se fait sans problème et nous bifurquons vers la droite dans le gulch. L'eau n'est pas froide et n'est pas profonde, de belles parois ocre et rouges creusées... un délice. Ça nous change de la dernière randonnée sur Sam Pollock Hoodoo.



Arrivons au confluent, Escalante River. Là, la surprise ! Son débit est assez fort et nous n'arrivons pas déterminer sa profondeur. L'arche, belle et imposante, nous pousse à s'en approcher. Il faut impérativement traverser la « river ».



Hésitations, cogitations, actions ... Impossible de déterminer ni la profondeur ni la force du courant. Je me lance, je laisse le Camelbak sur la rive au cas où... Il me sera plus facile de me rattraper sans un poids sur le dos et mes affaires ne seront pas mouillées. Je m'enfonce jusqu'à.... l'expression « mouiller le slip » qui prend ici toute sa valeur... » Bon ça passe. Je retourne chercher Laurence et le sac. Nous atteignons l'autre berge et nous traversons une forêt dense de tamaris (source Laurence) et source aussi d'écorchures diverses et variées.

La Steven's Arch est en face trônant majestueusement dans ce dédale de sandstone pourpre.



Le retour se fait plus difficile à travers la forêt de tamaris, nous ne retrouvons plus la trace, la pente est trop abrupte pour la traversée de la rivière. Il nous faut situer l'endroit du passage. Dans ce fouillis de branchage, je trouve un bâton, il me sera utile. Après quelques errements et des chutes dans des trous dissimulés, nous arrivons enfin à localiser l'endroit. Je replonge. Avec le bâton, c'est plus aisé pour assurer l’équilibre et marcher contre le courant. Au tour de Laurence, elle manque de perdre l'équilibre, d'une main, je la rattrape in extremis... Elle ne s'est aperçue de rien... tranquille !

Direction Coyote Bridge, la troisième fall pose un problème de passage, la roche est glissante et n'est pas facile à négocier, mais ça passe. Demain, c'est sûr, nous perdrons moins de temps, il n'y aura plus d'hésitation. Au retour, nous rencontrons deux américains de Cody (père et fils... Bud et Bud junior) très étonnés que des français connaissent cet endroit. On leur dit que depuis que nous avons découvert l'électricité, internet est nettement plus facile à manipuler !... Je plaisante !

La montée de la dune se fait tranquille, Laurence « buffle » un peu. Le passage de Crack in the Wall se fait plus facilement. Il est temps de souffler un peu et une question jaillit : Retourne t-on tous les deux au parking de Water Tank ou se dirige-t-on vers le parking qui était prévu à l'origine ? Nous convenons de nous diriger sur le parking le plus proche, la marche dans le sable n'est pas simple, autant économiser nos forces pour demain. J'irai chercher la voiture en marchant sur la piste. Cela sera plus facile, enfin du moins, le croyais-je ! Au bout d'une heure de marche dans le sable, arrivés au parking, je vérifie au GPS, la distance à vol d'oiseau qui nous sépare de Water Tank : 2,5 miles …Une promenade de santé pour un Spartiate !

Dernière épreuve de la journée : 2,5 miles sur une piste ne devraient pas poser de problème... Sauf que la piste est entièrement sableuse, difficile de marcher à sa vitesse de croisière. Tant pis... En piste... Monotonie, mais tout un coup, un troupeau de vaches vient rompre le paisible ron-ron de la marche. Tout d'abord curieuses, elles deviennent quelque peu agacées de voir un bipède vagabonder sur leur propriété privée. Pas question pour moi de me retrouver au milieu d’un troupeau qui s’affolerait à mon passage, je vais me retrouver coincé, bousculé et piétiné. L’unique et sage solution serait de passer au large. Je tente. Bonne idée, sauf que deux vaches ont la même idée lumineuse. Pour une vache, l'idée est forcément lumineuse. J'enlève mon Camelbak, je pourrai toujours donner un coup sur le museau, ça devrait calmer quelque peu les ardeurs belliqueuses de ces quadrupèdes. Je tente une courageuse manoeuvre d'évitement. 😉 L'une s'arrête, l'autre s'enfuit...Je ne sais pas pourquoi, peut-être que mes lunettes ne lui plaisent pas ? … Tant mieux... Je me tais sur la marque de mes lunettes. C'est bon, je poursuis sans encombre et arrive enfin à mon véhicule.

Retour par la piste ensablée, d'ailleurs un écriteau le signale, tiens! je n'avais pas remarqué que la piste était sablonneuse! Je croise mes amies les vaches plus nombreuses encore, j'ai eu de la chance... Elles espéraient peut-être que je repasse à pied pour me tomber dessus. Vous faites moins les malignes maintenant hein ? Ou est-ce moi, maintenant, qui fais le malin à bord de mon gros 4x4 et j'ai toujours mes lunettes ! Je retrouve Laurence assise sur une pierre sans se douter un seul instant qu'elle aurait pu me retrouver sur la piste en paillasson pour vaches. Il est temps de sortir une bonne petite mousse bien méritée... Santé !Trail : 25,3km « le record n'est pas battu » Temps de déplacement : 6h24 « + un bain dans la rivière » Durée totale : 11h24 : « demain, on remet cela »

le 31/05 : Trois coyotes à Coyote Bridge

La veille, nous avons vu arriver non pas une vache... mais un baroudeur, un vrai de vrai... pas un coyote ! Voici l'histoire. Prenez un café, ça va être long. A peine la voiture garée, la tente dépliée sur le parking, que notre baroudeur monte au point le plus haut du lieu et s'oriente à l'aide d'une carte et d'une boussole (Eh oui, un baroudeur vous dis-je)... Là... Respect ! Pas un GPS... une vraie boussole à l'ancienne qui indique le Nooooord !

Au passage, il nous aborde, c'est un Italien, (nul n'est parfait, ça c'est pour Mokalhki) et nous montre sa carte, ce n'est ni plus, ni moins qu'un schéma de la boucle : « Crack in the Wall, Coyote Bridge, Jacob Hamblin ». Et il va s'orienter qu'avec ça ? Même pas une carte d'état major, un simple schéma! Là, nous sommes impressionnés! Au détour de la conversation, succincte la conversion, nous ne parlons pas italien, il ne parle pas français et notre anglais n'est pas terrible (enfin en ce qui me concerne) Il nous demande à quelle heure nous partons ? On lui répond « Normalement 7h » d'un commun accord, nous trouvons plutôt bizarre la question. Peut-être veut-il partager le café du matin ? Dream'ZZZZZZZ

Ce matin, toujours aussi froid et venteux (là, pas de doute, Ninou est arrivée à Escalante) Notre Italien est déjà prêt (un baroudeur, ça n'attend pas) Le petit déjeuner presqu'avalé, alors que nous étirons encore nos papattes. La veille, il nous avait dit qu'il prendrait la direction Hamblin Arch... Derniers préparatifs... derniers points d'orientation... Il est « GO-one » et part en direction de... Crack in the Wall !!! « Il n'est pas arrivé » me dis-je, à moins qu'il ait changé d'avis durant la nuit ! Ben oui, un baroudeur, c'est comme ça.

Après étirement des papattes, petit déjeuner sur le pouce, Eh ! Oui, c'est la tradition chez les coyotes. Que voyons-nous arriver ??? notre baroudeur ??? Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique le Nooooord) Il est « Go-two » direction Hamblin Arch... revirement dans l'action. Ben oui ! Un baroudeur, c'est ça aussi.

Après le petit déjeuner sur le pouce, préparatifs du matériel et victuailles... oui, c'est encore une tradition chez les coyotes... Quand tout un coup, qu'est-ce qu'on voit arriver... notre baroudeur ! Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique normalement le Noooord) Il est « GO-three » en direction de Crack in the wall, sans doute pour tromper l'ennemi... C'est retord un baroudeur.

Nous sommes enfin prêts, c'est une tradition de plus chez les coyotes. Le GPS allumé, il nous suffira de suivre la trace du retour d'hier pour retrouver aisément le passage. Nous cheminons ... J’ouvre la marche et Laurence suit. Eh Oui, je sais! Encore une.... tradition chez les coyotes. Au loin, nous voyons notre baroudeur, visiblement, il s'écarte de la route. Il va louper d'au moins deux kilomètres, le fameux passage. Nous marchons, je me retourne … Laurence suit... Tiens ! le baroudeur se rapproche. Il est encore à quelques encablures de nous...

Nous poursuivons, je me retourne... Laurence suit toujours... et que vois-je ? notre baroudeur qui suit Laurence (C'est vraiment un Italien)!!! il nous demande s'il peut nous accompagner... visiblement, il est carrément paumé. On ne va pas le laisser seul, au risque qu'il se perde pour de bon. Solidarité du wilderness oblige, nous acquiesçons.

A présent, il y a trois coyotes en direction de Coyote Bridge !!!!

Le passage entre les deux murailles est toujours aussi sportif et unique. La dune et le panorama toujours aussi impressionnants. L'eau de Coyote Gulch est plus froide qu'hier, mais nous y sommes plus tôt. C'est une belle ballade, au milieu de ces hautes parois rouges, Cliff Arch aperçu du haut est toujours aussi magnifique vue du bas.



Des Hanging Gardens...





Des ruisseaux bruissent et jaillissent...

GRASSFERN Asplenium septentrionale / COYOTE WILLOW Salix exiga

En rouge et vert



Falls à négocier... Fun.

Au travers d'une végétation très Cottonwood Populus deltoïde magnifiant ses délicieux verts en offrant son ombre salvatrice aux nombreux randonneurs...



Réflexion



Puis Coyote Bridge, une magnifique trouée, un lieu très plaisant, un lieu de rencontres, une petite sieste à l'ombre des feuillages. Fabio (l'Italien baroudeur, le 3 ème coyote) toujours à nos basques, sait se faire discret et respecte notre intimité.





Mais le retour doit se faire pour être dans le timing pour notre rendez-vous au Cowboy Blues.

La dune est à remonter pour la deuxième fois, je porte le sac de Laurence en plus de mon Camelbak, idée lumineuse. Je ne suis pas vache ! Dépassé par le 3 ème coyote équipé de bâtons de marche... Je suis obligé de souffler, ma parole, il y a un roc dans le sac. Bientôt dépassé par la deuxième coyote sans bâton et sans...sac… Dur pour moi... je souffle, je buffle, je suis obligé de m'y reprendre à plusieurs fois pour arriver au sommet de la dune. Le spectacle n’est pas joli, mais je n'ai pas renoncé. Le passage de Crack est plus mouvementé pour Fabio, à cause de son genou. Le retour dans le sable lui est aussi pénible ; il est à la traîne. Chacun son tour. Nous vérifions de temps à autre s'il se trouve dans la direction du parking.

C'est OK, nous prenons congé de Fabio.

Direction la Hole in The Rock Road, soudain, nous avons l'impression de traverser un écran de cinéma et le temps, d'être au bon vieux Far West. Des cow boys, ceux là même qui ont construit et contribué au mythe de l'Ouest Américain, s'échinent à rassembler un cheptel de vaches. C'est amusant pour nous, et prenons des photos de ce rare et authentique moment.









Sauf, que nous n'avançons plus et l'heure tourne... Va-t-on manquer notre rendez-vous ? Heureusement pour nous, des Américains négocient le passage. Nous devons placer nos véhicules cul à cul et rouler ainsi sur des miles, au milieu des bêtes qui déboulent, qui traversent la piste sans avertir... les vaches. A posteriori, je me dis que j'ai bien fait de n'avoir pas marché hier, sur la piste au milieu de ces satanées bestioles. Arrivés au Circle D, nous voyons Ninou papoter (encore) avec des amis rencontrés au hasard des randos, mais ne veut pas nous faire la bise. Serait-elle allergique au superbe et doucereux fumet de coyote qui se dégage si voluptueusement de notre peau ? La mort dans l'âme, nous allons prendre une douche !!

Soirée hyper cool et très sympathique au Cowboy Blues. Le stock de margaritas épuisé, pichets de bière et vins sur la table. Y'aurait-il des saucisses dans la salade ? Vous ne comprenez pas cette histoire de saucisses?

Voici l'anedocte racontée par Ninou: Bien évidemment, je me suis assise à côté de notre Lolo pour pouvoir papoter tranquilles. Nous traînons tous autour de nos apéros Margarita savourant ce moment bien sympathique. Le garçon - que nous connaissons bien maintenant - vient prendre les commandes. Même si je sais à quoi je m’engage, je commande des Buffalo Wings A suivie par quelques autres convives; Laurence, elle, réfléchit, puis se décide pour une Salad - bien… parfait – mais précise-t-elle « without saussage » : tête ahurie du serveur, étonnement de notre part avant de comprendre qu’elle veut juste sa salade sans sauce !

En tous cas, merci aux forumers présents : Ninou et son Grand (Patrick) Fred (Lanfeust) et son père le couple d'amis de Ninou (je ne sais plus leur prénom... Pardon) Photopolox (Paul le Belge) que nous reverrons avec plaisir à Page, pour d'autres aventures.

Merci au patron du Cowboy Blues pour la glace - sans saucisses - offerte à Laurence ! Nous ne savons toujours pas pourquoi d'ailleurs...

CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus / ASTER Erigeron Concinnus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus

Le 1er juin : Ça « Cathedral Valley » encore le coup de cœur

Petit déjeuner avec la joyeuse compagnie à Escalante Outfitter, puis l'heure des séparations arrive. A bientôt sur VF. Aujourd'hui nous ne sommes pas pressés par le temps. Nous pouvons apprécier. Nous prenons la direction de Torrey par la Hwy 12 très « scenic » Sans le soleil, le parc se dévoile tout aussi beau. Le cycle washing machine, courses et détente à Austin Chuck Wagon deviennent un rituel, l'année dernière nous étions déjà en ce lieu. Direction vers un endroit que Laurence affectionne tout particulièrement : Cathedral Valley...

Au mile 91, nous atteignons la jonction et passons le gué de la Fremont River et un grand bang retentit au niveau du bas de caisse. Pas de doute, un roc sous l'eau était tapi et nous ne l’avons pas râté. Après une inspection, pas de dégâts...Ouf ! Nous nous arrêtons au niveau des paysages de bentonite, car curieusement, nous ne les avions pas photographiés l'année précédente. Cet oubli est réparé.



Au campground, pas foule... juste un couple. Nous ne souffrirons pas de la promiscuité. Nous assistons au sunset toujours aussi grandiose sur ces monolithes. Oh ! C'est beau !!! Sweet dream'ZZZZZ





Le 2 juin : D'Art Rock au Blues sound

Aujourd'hui est un jour spécial, car ce soir nous dormirons à Moab ! Je n'ai pas de mot pour décrire Moab, alors je n'en mettrai aucun sur le papier... Ça vous reposera les yeux. Pour l'heure, nous empruntons la « Thousand Mountain », à ma grande surprise, une belle piste bordée d'arbres et par endroits, de névés.





Nous allons admirer « Rochester Panel Petroglyphs » une explosion de dessins au milieu d'un chaos de pierres.





Une petite randonnée le long du rim « Wedge Overlook » le bien nommé « Little Grand Canyon » qui n'est pas si facile à photographier.



Puis direction « Buckhorn Panel Pictographs » par une belle et roulante piste. Le panel est immense et les dessins magnifiques et pour certains assez énigmatiques.





La piste se termine par un vieux pont « Swinging Bridge » qui rappelle à Laurence, non pas le pont du roman « le pont de la rivière Kwaï » mais « Sur la route de Madison » avec le toit en moins ! A chacun, ses références cinématographiques !



Spotted Wolf Overlook en direction de Moab



Nous roulons vers un endroit assez singulier et qui me fait irrémédiablement penser à un sympathique forumeur fou de Yellowstone que je ne nommerai pas mais que tout le monde aura reconnu ! Et oui nous roulons en direction du seul (je pense) geyser proche de Moab « Crystal Geyser » aux couleurs orange et marron bien prononcées.

J'aurai envie de le comparer à « Mammoth Springs » mais force est de constater qu'il ne tient pas la comparaison face aux geysers naturels d'ITATstone. Mais néanmoins... Ça existe, et c'est proche de Moab !



Nous arrivons à Moab, toujours aussi impressionnés à l'approche des roches rouges sang, j'y retrouve mes repères. Tout de suite, je m'y sens bien, reposé, nostalgique des ballades en VTT, calme dans cette petite ville à l'atmosphère nonchalante, cool mais très sportive. Au fait, vous ai-je déjà dit que j'adorais Moab ?😉

Ce soir, rendez-vous à Moabrewery (au hasard) avec un sympathique couple Luxembourgeois Monika et Angelo plus connu sous le pseudo de Mokalhki. Soirée très fun qui se terminera au Slickrock Café (sans VTT) où deux musiciens et une chanteuse (Lost Buffalo) se produisent. Dire que nous avons failli finir en prison, car Angelo, ce voyou avait emporté les boissons alcoolisées sur le trottoir. Heureusement que le serveur veillait au grain et a ramené ce délinquant (du moins dans l'Utah) sur le droit chemin. Une rando en « Jailhouse » de Moab n'était pas prévue au programme et Jailhouse Rock n'a pas été chanté.

BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosa / MOJAVE YUCCA / BEEPLANTCleome lutea

Le 3 juin : Moab, en terre inconnue !

Aujourd'hui, une rando, un loop qui s'enfonce en terre inconnue. Elle n'a jamais été décrite sur VF. Pas même par Philippides raison de plus!!! Que va-t-on y trouver ? Quelles seront les difficultés ? Pourra-t-on atteindre l'objectif fixé par cette voie ?... Voici, nos interrogations au départ de « Hunter Canyon » pour aller admirer « Prichett Arch » une magnifique arche méconnue des touristes qui privilégient à juste titre le beau parc « Arches NP » J'avais survolé à l'aide de Google Earth, le canyon... Je savais que ce ne serait pas une petite promenade du dimanche. Pourtant, au départ, ce canyon est très large et commence par un petit sentier où nous rencontrons des personnes promenant leur chien. Par notre petite expérience du wilderness, nous savons que cela ne va pas durer. Rapidement, le sentier se métamorphose en un semblant de tracé, le canyon se rétrécit encore, puis plus rien... L'aventure commence. Des pools, une succession de gros blocs à négocier, une marche tantôt dans l'eau, tantôt dans le sable, au milieu des herbes sympathiques griffant nos gambettes musclées... la progression s'annonce ardue. Au fur et à mesure de l'avancée, le fatras se fait encore plus oppressant, successions plus rapides de blocs de plus en plus gros, l'eau se fait plus rare, le sable se transforme en dune, l'herbe en forêt d’arbustes.





Nous arrivons au fond du canyon, je crois que c'est la première fois que nous arrivons à la fin d'un canyon. Je cherche le point de sortie, mais bien vite, un cirque de hautes parois bloque tout espoir, il paraît évident que la sortie ne se trouve pas au fond. Tous ces efforts pour rester bloqués et adieu la magnifique arche... Dur Et pourtant, il y a bien un point de sortie, les points GPS l'indiquent. Pendant ma courte exploration, Laurence a eu le temps de jeter un coup d’œil sur le GPS et m'indique que le point de sortie serait situé à droite et non au fond !!!! Sous ses railleries, les pffouff...pffouff, (j'en passe et des meilleurs, je résume); pour mon calme intérieur, je décide d'aller voir... Je dévale la dune, je grimpe sur une autre et bute sur une paroi, cette fois-ci, c'est négociable avec un petit tas de pierres instables posé là... par hasard ? Je débouche sur un large plateau, des cairns... Pas de doute possible: Par ici, la sortie Messieurs, Dames !!! Laurence avait raison ! (hein... Qui a dit "Une fois de plus") Je retourne la chercher : « Alors, n'avais-je pas raison ? »… Repffouffouff, Repffouffouff».. Ouais Ouais! Pô drôle !

Ça fait réflèchir...



Nos efforts sont récompensés, une dernière et difficile montée et l'arche massive, bien dessinée s'offre à notre vue... massive, magnifique, fantastique, nous sommes seuls (rare à Moab)... Mais nous savons pourquoi !





Prichett Arch ... La force brute



Wigwam Arch... Au loin



Le retour se fera par la piste « Pritchett Canyon » Piste de catégorie 5 empruntée par les 4x4 de pro et engins dignes du film « Mad Max »... Nous ne sommes plus seuls, au loin, motos et engins hétéroclites s'en donnent à coeur joie. La piste n'est pas très agréable et surtout monotone... Pas trop le choix, c'est celle-ci ou revenir par Hunter Canyon. Nous débouchons enfin sur Kane Creek, il ne me reste plus que... 5 km à parcourir puisque la voiture est garée sur le parking d'Hunter Canyon. Heureusement, la piste est belle, et je peux marcher à mon allure de croisière. Je mettrai 1h15 mn pour avaler la distance. Laurence attend patiemment à l'entrée du campground de Pritchett Canyon (pas plaisant pour elle!)Distance du trail : 20km + (5km loop) « Tu l'as voulu, tu l'as eu mon pote » Temps total : 8h20 « Pas mal du tout » Temps de déplacement : 6h56 « Pas trop de feufleurs, un crâne d'animal photographié »C'est une rando contraignante, très sauvage, mais plaisante et sportive... La variante la plus facile est de faire l'A/R par Pritchett Canyon, mais attendez-vous à que cela soit monotone. Une variante, la faire en Quad ou en VTT bien sûr... Un ride que j'avais amorcé en 2009, mais j'ai dû renoncer car un orage s'annonçait.

Dîner chez Pasta Jay's, il faut bien reconstituer nos forces par une bonne platée de pâtes...

Nous retrouvons Monika et Angelo et les musiciens au Slickrock Café... Cette fois-ci, le serveur ne court plus derrière Angelo... Il n'y aura pas de jailhouse rock in Moab !

SNOWBALL SAND VERBANA Abronia fragrans / PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacantha

Le 4 juin : Diamants sur roches rouges et ocre

Aujourd'hui, nous commençons cool, petit déjeuner pendant qu'un défilé démarre sur la Hwy 191. Un peu de tout défile sous nos yeux... des chevaux du rodéo à la bétonnière aux couleurs USA, en passant par des engins roulants de tout acabit. Un clown et un cow boy distribuent des bonbons aux enfants amassés le long du parcours. Emplettes, ce soir nous dormirons dans un campground proche des Needles.

Direction « Arches NP », une rando avec un spot qui nous avait d'emblée attiré. Elle n'est pas balisée, ce qui pourrait expliquer le fait que l'arche qui s'y cache soit très peu connue. Parfait, nous sommes sûrs d'être seuls pour admirer « Ring Arch » située dans le secteur du parc nommé « Courthouse Wash » Une petite rando de 2h A/R pour être au plus près de ce bijou, si vous ne marchez pas dans le wash..

Normalement, la voûte des arches est très souvent en arc de cercle. La voûte de « Ring Arch » est rectiligne conférant à l'arche son allure si singulière.

Pour qui veut s'échapper de l'afflux des touristes à « Arches NP », voilà un petit trail fait pour vous !





Sur le chemin du retour... Panorama...



Deuxième rando de la journée : S'il y avait bien une rando qui faisait l'unanimité dans la wish list, c'était bien celle-ci !!!😉 Un site très intime, seul connu des photographes professionnels américains du cru et de quelques initiés... Laurence l'a découvert par hasard sur internet et instantanément coup de foudre ! Problème : Forcément, aucun point GPS, aucune localisation, la légende des photos ''dithyrambique'' indique simplement « Around Moab » d'où la question quelque peu sournoise et sous-jacente de sa part : « Tu peux trouver ? Ça serait bien....» Voici votre mission, si vous l'acceptez...etc..etc...Une mission, plutôt un défi , oui !!! J'aime bien relever un défi et notamment trouver des lieux cachés mais connus de certains initiés. Quand je trouve l'endroit, c'est alors la jubilation, d'autant plus grande que le lieu est magnifique et photogénique. Comme j'ai bourlingué à Moab en 2009 et que je connais juste un petit peu les alentours, j'ai repéré assez vite sur Google Earth, le site. Après vérification, l'affaire était bouclée. « Delta Pool » et le « Box Canyon » adjacent étaient cernés.

Certe, nous voyons arriver les questions dominantes: « Où est-ce ? Les points GPS ?», Nous avons largement débattu, Laurence et moi de cette question et de la réponse à donner... Nous ne sommes pas tenus à une quelconque promesse donnée de ne pas divulguer l'emplacement puisque nous avons trouvé sans aucune aide, mais nous n'aimons pas non plus mâcher votre excitant travail de recherche. La victoire ou la solution se trouve dans l'effort... On dirait une phrase de Spartiate... j'aime ! Comme je suis joueur, j'offre la clé, une piste vers la solution, par énigme à la façon « Père Fouras » :- « Si vous regardez au sud du Delta, remontez le temps (un temps sombre pour les USA) vous verrez alors que le wilderness fera place à l'océan et que les citadelles de roc devant vous se transformeront en bâtiments »

L'accès facile par les pistes. La rando l'est un peu moins. Arrivés sur place, nous visualisons le terrain et commençons une bonne grimpette tout en cherchant le point d'entrée au plateau. La recherche est excitante mais aussi éreintante, il faut trouver le point précis d'entrée. Après de nombreuses recherches infructueuses, de vas et viens, nous arrivons à déboucher sur le plateau. Nous y trouvons un cairn bien placé qui reste dissimulé à la vue lors de la montée, mais qui sera bien visible et utile au retour. Pour arriver à la piscine du coin, il faut marcher plus d'une ½ h tout en montée et descente sur des roches grises. Nous approchons de la fin du plateau, alors le jeu recommence : Qui va découvrir Delta, le premier ? Le rythme de la marche s’accélère. Je pars sur la gauche et je tombe sur... Box Canyon... Aie … mauvaise pioche... Soudain, rejaillit un cri : « J'ai trouvé »... Damned, j'ai encore perdu ! Delta Pool est là, tapie, merveilleuse, insolite. La lumière est encore haute, nous explorons les alentours. Seuls, nous savourons pleinement et avec jubilation ces instants privilégiés, à proximité de ce diamant protégé par son écrin.











Le retour et la descente du plateau se font sans problème grâce au cairn idéalement placé.



En route pour la 3ème étape de la journée, « The Needles Oupost » Il est 23h quand nous arrivons au campground, il reste un emplacement sous le scintillement des innombrables étoiles du splendide ciel de l'Utah.

Toujours aussi magique ! Décidément, c'était notre journée de chance. Normal, nous étions à Moab !😛

PENSTEMON Penstemon comarrhenus / PEA FAMILY Astragalus calycosus var.monophyllidius / DELPHINIUM Delphinium scaposum

Le 5 juin : Impromptue rencontre sur le trail

Aujourd'hui, au programme « Chesler Park par Joint Trail » Ce trail très accidenté se situe en haut d'un plateau est très agréable à parcourir du fait de sa diversité malgré sa longueur : Marche sur le slickrock, dans le sable, dans un wash, en plaine, montées et descentes et un passage incroyable et inattendu, un slot qui nous donne un peu de fraîcheur. Il se prolonge par « Joint trail » qui permet de voir les aiguilles par la face avant et face arrière.

Nous rencontrons un jeune couple sympathique parti plus tôt, nous discutons de nos parcours respectifs dans le wilderness. Sans savoir les uns et les autres que nous nous connaissions déjà, sur le forum.... Nous avions croisé Pitimerguez et sa compagne. Le monde du wilderness est petit. Dommage de ne l'avoir pas su plus tôt... J'avais une question qui me taraude l'esprit depuis toujours : Pourquoi ce pseudo Pitimerguez ?

J'aurai peut-être eu la réponse !! un jour...peut-être ?

- Longueur du trail : 17,8 km « Encore une bonne course » - Temps total : 5h 56 « Pas mal du tout » - Durée de déplacement : 4h19 « déjeuner … mais pas dans l'herbe »







Avec un petit pincement au cœur (en ce qui me concerne) nous reprenons la longue route en direction en direction de l'est : Ridgway / Colorado. Nous longeons le « San Miguel » un torrent assez puissant. Pour Laurence, les vues sont éblouissantes, le Mount Sneffels crêmé d'un voile blanc, immaculé est féerique. Bref, la montagne : ça la gagne. Moi, je pleure intérieurement... Moab et sa région





Nous arrivons à temps pour reprendre des forces dans un bar encore ouvert, les serveuses sont très sympathiques et agréables. Bah, le Colorado a aussi du bon !

La suite... to be continued... http://voyageforum.com/forum/etats-unis_2011_appel_wilderness_partie_ii_fin_D4627418/
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Balise tracker de géolocalisation pendant le voyage à vélo?
Hello again :),

Nouvelle question concernant cette fois la géolocalisation. Je pars donc toute seule un an en vélo en Amérique Latine. Mes parents sont contents mais un poil inquiets :). J'ai vu qu'il existait des balises de géolocalisation. Connaissez-vous le principe ? En utilisez-vous ? Avez-vous des conseils à me donner ? Y a t'il des abonnements à payer ? Les systèmes fonctionnent ils à l'étranger ?

Un ami me prête un téléphone satellite Iridium donc je serai toujours joignable et je ne veux pas le système qui alerte la police et tout le tintouin, trop anxiogène...

j'ai vu ces systèmes : balise WSP : http://www.webstore-securite.fr/balise-tracker-de-geolocalisation.html Balise Garmin : http://www.nutri-cycles.com/test-materiel-et-cycles-garmin-gtu-10-balise-de-localisation-et-de-suivi-via-gps-3-77.html mais je vois que le système fonctionne en Europe uniquement...

Je prends tous les conseils ;) Merci beaucoup,

Clémence
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Quel type de croisiériste êtes-vous?
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
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Gunung(s) et jungle de Java et Sumatra
Bonjour, Après moultes recherches sur lonely, blogs, récits de voyage ici… je lance mes premières questions!

Centre d’intérêts

Ce qui nous intéresse particulièrement en Indonésie, dans l’ordre d’importance : 1) les treks sportifs d’ascension de sommets et de volcans, dans des paysages de ouf bien entendu, pas en mode ballade de 3h avec une foule de touristes. 2) rencontre avec des cultures préservées, quitte à galérer pour s’y rendre 3) les randos dans la jungle, pour la faune et la flore, le moins touristique possible 4) snokelling, le moins touristique possible 5) surf, pour débutant mais habituée à l’océan et au bodyboard 6) sites, temples magnifiques incontournables, pour ce genre de visite les masses de touristes ne me dérange pas. 7) et bien je vais ici ajouter la catégorie 1, cad volcans, mais qui comme pour les sites et temples, sont blindés de touristes, mais (ou car) magnifiques et incontournables. Donc certainement pas en mode trek hard, plutôt ballades de quelque heures.

C’est en fonction des lieux où il est possible de faire les meilleurs treks que je vais faire notre itinéraire de 2 mois. J’essaierai d’inclure les autres centres d’intérêts ensuite dans le circuit, en ajoutant alors éventuellement quelques détours. Mes questions portent donc (pour l’instant😉) sur les treks ascensions de sommets et volcans en mode trek sportif, pour me représenter de quel genre de « treks » il s'agit.

1) Questions générales sur les treks volcans/jungle

Nous seront équipés pour camper, avec tente duvets et réchaud, l’orientation est donc le seul facteur qui limiterait notre autonomie. Selon vous, dans quels parcs, volcans, jungle cités ci-dessous (ou d’autres !) est-il possible d’être autonome, parce que des sentiers sont clairement tracés et balisés et/ou des cartes suffisamment fiables disponibles.

Nous voyageons léger, cependant, la totalité de notre trip durant 8 mois, nous aurons forcement du superflu pour un trek et il serait bien pratique de pouvoir laisser une partie des affaires dans un endroit sur. Je n’ai pas lu d’info à ce sujet dans les guides mais ça semble évident qu’on puisse laisser des affaires dans les guest house au départ des trek pour les récupérer au retour. Est-ce bien possible, même pour un trek de plus de 5 jours par exemple ?

Vous l’aurez compris, nous voulons être le plus autonome possible. Cependant, il est surement parfois indispensable d’avoir un guide. Dans ce cas, pourriez me préciser quelle agence vous avez choisie sur place, si vous avez été satisfait ? Si vous avez eu un contact intéressant avec le guide, pourriez vous me donner son nom ?

Quel a été le coût de l’expédition et que comprenait-il ? La réduction du coût d’un guide est elle intéressante si on n’a pas à louer tente et duvet et si préfère porter soi même son sac?

2) Gunung gunung…questions précises, où aller ?

Il me semble que les destinations accées sur les treks volcans et jungles sont Java et Sumatra, je me trompe ? Voici les parcs nationaux, jungle et volcans pour lesquels j’aimerai avoir un retour d’expérience, j’ai mis entre guillemet les impressions du lonely. (J’ai déjà lu pour certains des retours d’expériences de voyageurs, mais je les indique quand même dans ma liste). Peut être avez-vous d’autres destinations à me recommander ? Ceux qui m’attirent à priori sont les soulignés en gras.

JAVA

parc national d'ujung kulon « pour la jungle »

parc national de Gede pangrange , avec les volcans gunung gede, gunung pangrango : « ascention éprouvante ». Confirmez vous que ce sont des treks sportifs ? Niveau paysage, le jeu en vaut-il la chandelle (drôle d’expression d’ailleurs). gunung papandayan « afflut de touristes pendant la saison sêche »

plateau de Dieng, avec à proximité ascension de: gunung perahu , gunung sundoro , gunung Merapi (dangeureux, parfois fermé). Des impressions?

réserve de gunung aruna lalijiwo avec gunung arjuna, gunung welirang

gunung kelud « actif, facile d'accès, impressionnant »

gungung bromo « exta à l'aube, mais en journée moins de monde »

gungung semeru

SUMATRA

parc national du Gungun Leuser depuis butik lawang pour les orang outants « très touristique »

tangkahan : « communauté bucherons font visiter la jungle avec des orang outants, hors des sentiers battus" : interessant… quelqu’un y est déjà allés ?

gungung sinabung et gungung sibayak : « possible avec guide ou en solo car cartes disponibles »

parc national du Gungun Leuser depuis le pays gayo: « complètement hors des sentiers battus pas rapport à Butik lawang, expérience de la vraie jungle » Cet endroit semble intéressant pour des treks sportif incluant jungle et ascensions des volcans gungung kemiri 5j, gungun simpali 5j, gungung leuser 14j

Randonnée pour rejoindre butik lawang (pas de volcan mais "reliefs difficiles" et passage par éléphants, traversées de rivières)

parc national de kerinci seblat : « peu de visiteurs car peu d'infrastructures touristiques » gunnung kerinci lac gungungtujuh

lac ranau, gunung seminung « un des moins accessible et plus sauvage »

gunung krakatau « circuit organisé possible, mais on peut se joindre aux indonésiens qui louent des bateau à canti, un village de pêcheurs »

gunung rajabasa « ascension facile »

parc national de bukit barisan selatan : « peu d'infrastructures donc les gens le font en circuit organisés » mais étant équipés pour camper, peut-on être indépendants? Y a-t-il des sentiers et des cartes disponibles?

Voila, merci à ceux qui me donnerons quelques infos et avis! 🙂

(Comme je l'ai dit, j'ai lu pas mal de posts (pas antérieurs à 2011), mais si vous en avez déjà écrit/lu un qui pourrait m'interresser, mettez moi juste le lien, peut être que je suis passée à côté!)
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Clopin clopant sur les sentiers battus d'Utah - mai 2017
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.

Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.

Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.

L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.

Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂

Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :

J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour

Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.

La suite ici
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Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..."
Bonjour à tous,

Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.

Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.

J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.

Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami

Et le trajet "en gros" sur une carte



Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
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So where are they and what are they doing?
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.

VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.

Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.

Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.

Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
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California! Nevada! Utah! Oh!
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.

November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).

The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.

Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.

Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:

Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).

Another view:



I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.

Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.

I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
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Pourquoi l'humanitaire à l'étranger?
Ce forum, et d'autres, est envahi par des messages de personnes souhaitant aller faire de l'humanitaire dans un pays étranger, bien souvent sans avoir aucune compétence pour cela. Dans le même temps les associations travaillant en France ne trouvent plus de bénévoles; que ce soit les pompiers, la croix rouge, ceux qui s'occupent des plus démunis...

Personnellement je m'occupe d'une association d'aide au développement, et comme toutes ces associations nous sommes submergés de demandes de la part de candidats au départ au Pérou ou en Afrique, alors qu'on ne peut pas trouver quelqu'un pour nous donner un coup de main pour tenir un stand ou s'occuper d'une animation qui nous permet de collecter des fonds pour financer nos actions.

Alors quelle est votre véritable motivation pour partir aider sous les tropiques plutôt qu'à côté de chez vous ?
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Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo
Bonjour à tous,

Ici, vous trouverez la suite de notre périple au début de l'automne au Japon, qui aura duré 5 semaines et demi en tout, de fin septembre 2019 à début novembre 2019.

La suite, eh oui, car il y a un premier carnet intituléA la découverte du Japon : de Tokyo à l’archipel des Ryukyu (okinawa). Pour ceux que cela intéresserait, je vous mets les liens : Dans cette première partie, se trouve le récit de notre voyage à :

Tokyo (1ére partie), Kyoto et à Miyakojima (okinawa).

J’avais entamé l’écriture de la seconde partie du voyage mais visiblement voyageforum a supprimé ce deuxième carnet portant le même titre + Partie 2 et je ne le découvre que maintenant car je n’avais pas écrit depuis quelques temps. Qu’à cela ne tienne, je redémarre un second carnet avec un nouveau titre afin de partager la suite de notre voyage.

Dans cette deuxième partie, vous trouverez les lieux suivants :

A Shikoku: Takamatsu, Kotohira, La vallée de l’Iya, , Tokushima et Naruto, L’île de Yakushima, A Kyushu : Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, et Kumamoto, Et pour finir Tokyo (2éme partie). et "la conclusion"
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Juillet 2019: le Northwest, cet autre ouest
Après 7 voyages aux États-Unis, dont 5 voyages dans le Southwest, nous nous sommes décidés à visiter l’état de Washington et l’Oregon. Nous avons découvert un autre Ouest, tout aussi intéressant et envoûtant... deux états sauvages et aux multiples facettes.

Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...

Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.

Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.

Le programme :

J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
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Un mois au Cambodge avec 2 enfants - Très cool...
Bonjour,

nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...

C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).

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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.

14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES

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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.

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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)

Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).

Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.

Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.

Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge

Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.



Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.

En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?

Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).

Guesthouse à Battambang

Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

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Récit de 24 jours en Alaska (juillet 2015)
Cet été 2015, nous avons passé 24 jours en Alaska. Il s’agissait d’un itinéraire classique nous permettant d’aborder cet immense pays. Nous étions 4, mon mari et moi accompagnés de nos deux ados de 14 et 16 ans. Notre voyage s’est déroulé comme suit : •Anchorage •Katmai •Péninsule de Kenai (Seward/Homer) •Portage/Whittier •Denali National Park •Denali Highway •Valdez •Retour vers Anchorage par la Matsu Valley. Le trajet fut long, 18h15 de vol, 6 heures de transit. Partis de Bruxelles, passage par New York et Seattle pour arriver à Anchorage vers 1h30 du matin. C’est incroyable car il fait juste … un peu sombre. Dans le hall de l’aéroport d’Anchorage, nous sommes accueillis par un immense moose empaillé, il est énorme. Notre fatigue disparaît instantanément.
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Népal Haut Mustang
Bonjour à tous, Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier. Bonne lecture! Marie

Texte en images ici : Sibellelaterre

Texte seul :

RECIT MUSTANG NEPAL 2013

Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !

Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...

Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.

Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.

Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !

Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto

et verso ! L'endroit est bien gardé !

Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)

Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.

Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.

De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.

Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...

Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 �� 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)

Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.

Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.

On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !

J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...

J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.

J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)

Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo

Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !

J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !

Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.

Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)

Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !

J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)

J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.

J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !

J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...

J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.

J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)

Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.

Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !

Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !

Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !

Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)

Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)

Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !

En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden

Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...

Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
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Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
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L'Ouest américain, c'est vraiment bien
Mes chers heureux voyageurs,

Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.

Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!

Introduction

Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.

J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.

J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…

Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…

Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours

Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.

- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.

- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.

- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.

- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.

- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.

Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :

San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.

Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/

Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).

Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!

San Francisco

Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.

Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.





Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !

Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :





Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)



On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower



Depuis l’intérieur du Financial District :





« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »



Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :





Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :







Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.





Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.





Colombus avenue :









Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.



L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :



Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !



Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :





Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :





Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.

Depuis le bateau navette :





Une cellule reconstituée :



San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :





Ou les fameux « Cable Car » :





Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :



On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :





Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :









Une maison de schtroumpfs :



Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.





Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :



L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :





L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.

Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.





L'arbre poilu :



La vue depuis Tiburon :







Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :



J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !

Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).

Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.

Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :

“Amoeba music” : 1855 Haight Street

“Recycled Records” : 1377 Haight Street

“Ceiba Records” : 1364 Haight Street

“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.

“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street

Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"

La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !

On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
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Double ration d’Ouest: 2-3 semaines aux Etats-Unis
Acte I : Circuit en juin comprenant la Californie et un petit bout d’Oregon.

J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.

Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland



puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude



et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.





Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !

Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.

Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!

J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…



Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.



C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.

J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.

Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.



Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.

Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.

Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !

Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !













Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !

Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.

Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.

En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.



La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…

Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.



L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.

Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…





et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.



Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !

J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…



L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.



Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.

Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!



Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !

Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
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Ouest américain: circuit de 20 jours Los Angeles - Las Vegas - San Francisco en août... 2018
Bonsoir,

Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.

J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...

Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?

Merci d'avance de me lire.

C'est parti !

Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :

J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)

J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?

J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA

J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?

J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan

J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?

J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page

J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce

J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce

J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale

J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV

J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV

J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch

J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)

J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?

J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst

J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?

J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF

J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF

J19 : Retour en France

Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
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Peuple étrange: les voyageuses!
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
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