Bonjour.
J’ai entendu dire (en fait je l’ai lu dans L.P. !) qu’il existait une liaison rapide par hydrofoil ou un truc comme ça, entre Chongqing et Yichang, sur le Yangzi Jiang . La durée du trajet serait de quelque 11 heures.
Quelqu’un est il au courant. ?
En fait tout en ayant envie de descendre le fleuve entre ces deux villes, je me demande si la croisière « classique », sur plusieurs jours, ne me semblerait pas un peu longuette et c’est pourquoi je me renseigne sur cette formule « rapide » . Si elle existe....
Bien sûr il faudrait que les passages les plus intéressants ne soient pas abordés…la nuit…. !
Merci de me renseigner.
B.
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Bonjour,
Ayé je prepare mon voyage en Chine prévu cet été et inutile de vous dire à quel point je suis excité à l'idée de partir dans cet vaste pays.
En 3 semaines j'aimerai faire si possible Hong-Kong et ses villes avoisinantes (Canton, Shenzken et Macao), Xi'an, Shanghai, Pekin, Chengdu et Dali.
Pensez-vous que c'est viable dans une période aussi courte ? A votre avis, que pourrait etre le budget ?
Ayé je prepare mon voyage en Chine prévu cet été et inutile de vous dire à quel point je suis excité à l'idée de partir dans cet vaste pays.
En 3 semaines j'aimerai faire si possible Hong-Kong et ses villes avoisinantes (Canton, Shenzken et Macao), Xi'an, Shanghai, Pekin, Chengdu et Dali.
Pensez-vous que c'est viable dans une période aussi courte ? A votre avis, que pourrait etre le budget ?
Que voir en Chine (et au Tibet) ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
La Chine se compose de 22 provinces, 5 régions autonomes, 4 municipalités et 2 régions administratives spéciales (Hong-Kong et Macao). Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble du pays en cinq zones.
- Chine du Nord C'est la partie située au nord de Pékin. Provinces et régions : Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Mongolie intérieure.
- Chine du Centre Il s'agit en gros de Shanghai, Pékin et du coeur de la Chine. Provinces et régions : Beijing, Hebei, Henan, Jiangsu, Ningxia, Shaanxi, Shandong, Shanghai, Shanxi, Tianjin.
- Chine du Sud Une quinzaine de provinces situées dans la partie sud/sud-est du pays. Provinces et régions : Anhui, Chongqing, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hong-Kong, Hubei, Hunan, Jiangxi, Macao, Sichuan, Yunnan, Zhejiang.
- Chine de l'Ouest C'est la zone comprise entre la Mongolie et le Tibet, limitrophe de l'Asie Centrale. Provinces et régions : Gansu, Qinghai, Xinjiang.
- Tibet Au sud-ouest, le Tibet est voisin du Népal et de l'Inde. Région : Tibet.
1- CHINE DU NORD Baotou : c'est dans les environs de cette grande ville que se trouvent le monastère Wundangzhao et le Mausolée Gengis Khan.Capitales et tombes du royaume de Koguryo : il s'agit des vestiges de trois villes et d'une quarantaine de tombeaux classés au patrimoine de l'UNESCO. Ils sont situés dans les provinces de Liaoning et Jilin.Dalian : outre ses bâtiments de l'époque coloniale russe et japonaise, Dalian est appréciée des touristes chinois pour ses plages.Dandong : elle est séparée de la ville de Sinuiju en Corée du Nord par le fleuve Yulu. L'observation de la rive coréenne depuis la Chine est devenue maintenant une attraction touristique.Fushun : cette ville de la province du Liaoning abrite plusieurs temples et musées. On peut faire du raft dans ses environs.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une partie de la Chine du Nord.Harbin : la capitale du Heilongjian possède une architecture largement influencée par la présence russe, de même qu'un Festival de sculptures sur glace de renommée internationale.Hohhot : ville récente, c'est la capitale de la Mongolie Intérieure.Jiling : cette cité de Mandchourie est surtout visitée en hiver lorsqu'elle est prise par le givre. On trouve plusieurs stations de ski dans ses environs.Liaoyang : une ville du Liaoning qui abrite plusieurs temples et musées. Shenyang : la plus grande agglomération du nord-est de la Chine est aussi une ville impériale dont les palais sont classés au Patrimoine de l'UNESCO.Xilinhot : grande ville de Mongolie Intérieur dont l'intérêt est d'abord de pouvoir servir de base pour la découverte de la steppe avoisinante.Yabuli : une des plus importantes stations de ski de Chine.Patrimoine naturelDésert de Gobi : c'est une vaste zone désertique, où vivent quelques nomades, s'étendant sur la Chine du Nord et la Mongolie. On peut y voir de beaux paysages de dunes, de plaines rocailleuses et de montagnes.Hexigten Global Geopark : belle zone naturelle de Mongolie Intérieure offrant une certaine diversité de paysages plus ou moins désertiques.Parc forestier national de Wudalianchi : des lacs, des montagnes et des grottes dans la province d'Heilongjiang.Parc national de Benxi Shuidong : dans la province du Liaoning. Le parc abrite des grottes qu'on peut visiter en bateau.Parc national de Qianshan : cette zone montagneuse contient plusieurs édifices religieux bouddhistes ou taoistes.Parc national Songhuahu : c'est une importante région pour le ski en hiver et la randonnée en été.Réserve naturelle de Changbaishan : de beaux paysages de lacs, cascades, montagnes et forêts, une faune et une flore intéressantes, et des possibilités de randonnées.Réserve naturelle de Zhalong : cette vaste zone humide abrite nombre d'espèces d'oiseaux appréciées des ornithologues.2- CHINE DU CENTRE Anyang : ancienne capitale dans laquelle on peut encore voir quelques vestiges de cette époque.Beidaihe : une station balnéaire populaire à l'est de Pékin.Beijing : c'est l'autre nom de Pékin.Chengde : cette cité impériale au nord-est de Pékin est classée à l'UNESCO pour son palais d'été et ses temples.Datong : grande ville du Shanxi servant généralement de base à la visite des Grottes de Yungang toutes proches.Dengfeng : cette localité du Henan est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses monuments historiques.Grand Canal : ce très vieux canal court de Pékin jusqu'aux environs de Shanghai sur 1 800 km.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une bonne partie du centre-nord de la Chine. C'est la zone proche de Pékin qui est la plus visitée.Grottes de Longmen : près de la ville de Luoyang, ces grottes (plus de 2 000 !) sont consacrées à Bouddha. Elles sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Grottes de Yungang : à côté de Datong. 250 grottes et plus de 50 000 statues dédiées à Bouddha y sont répertoriées au patrimoine de l'UNESCO.Kaifeng : autre ancienne capitale impériale avec quelques témoignages de son passé.Luoyang : située dans le Henan, la ville sert surtout de base à la découverte des grottes de Longmen classées à l'UNESCO.Mont Wutai : jolie montagne sacrée du Bouddhisme de la province du Shanxi. Elle abrite nombre de temples. L'endroit est inscrit à l'UNESCO.Mont Xumi : cette montagne du Ningxia abrite 130 grottes faisant office de temples bouddhistes.Nanjing : autrefois connue sous le nom de Nanking, la ville est une des plus belles de Chine avec de nombreux témoignages historiques ou de son passé impérial.Pékin : incontournable, la capitale chinoise possède un très important patrimoine historique et culturel avec notamment plusieurs sites inscrits à l'UNESCO.Pingyao : petite ville entourée de remparts et classée à l'UNESCO pour la qualité historique de son patrimoine.Qingdao : cette ancienne concession allemande sur la côte (plages) possède encore des vestiges de cette époque auxquels s'ajoutent divers autres bâtiments, musées et parcs. C'est aussi là qu'est brassée la célèbre bière chinoise Tsingtao.Qingtongxia : cette commune en bordure du Fleuve Jaune accueille un complexe de 108 pagodes.Qufu : c'est la ville natale de Confucius, ce qui lui vaut d'être répertoriée à l'UNESCO pour les différents édifices en rapport avec le personnage.Shanghai : avec son architecture unique la plus grande ville de Chine, mélange de modernisme et de traditions, est aussi le principal centre en matière de commerce du pays.Shanhaiguan : c'est une destination populaire car c'est là que la Grande Muraille débouche sur l'Océan Pacifique.Suzhou : cette ville touristique du Jiangsu est connue pour ses canaux et surtout ses jardins qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Taiyuan : la capitale du Shanxi possède quelques édifices religieux, musées et parcs à visiter si on est dans la région.Tianjin : cette municipalité autonome de Chine à l'est de Pékin compte divers édifices religieux et coloniaux, plus quelques parcs et musées.Xi'an : sur la Route de la Soie, la capitale du Shaanxi est mondialement connue pour son armée de terre cuite qui s'intègre dans le Mausolée de l'empereur Qin classé à l'UNESCO. Mais la ville possède également d'autres centres d'intérêt dont ses remparts.Xuzhou : grande ville de la côte Est servant surtout de carrefour au niveau transports.Yan'an : cette localité du Shaanxi est un lieu de pèlerinage politique pour les communistes chinois.Yangzhou : ville du Jiangsu avec un joli lac, des jardins, des temples et des musées.Yantai : sur la côte du Shandong, Yantai grâce à ses plages attire pas mal de touristes chinois.Yin Xu : ce site archéologique du Henan est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des plus importants de Chine.Yinchuan : c'est la capitale de la région autonome du Ningxia.Zhenjiang : des parcs, des temples et des musées dans cette ville de la côte Est proche de Shanghai.Zhoukoudian : situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Pékin, ce site archéologique classé à l'UNESCO se compose de plusieurs grottes. On y a découvert les restes des premiers hommes de la région.Zhouzhuang : jolie petite ville aux nombreux canaux de la province du Jiangsu qu'on peut découvrir en bateau.Patrimoine naturelMont Song : c'est une des cinq montagnes sacrées de Chine. Elle abrite de nombreux temples taoïstes et bouddhistes (dont le Shaolin où serait né le kung-fu). On peut y randonner.Mont Tai : classée à l'UNESCO, cette petite montagne sacrée qu'on peut gravir offre de superbes paysages parmi lesquels randonner. L'endroit abrite également plusieurs temples.3- CHINE DU SUD Anshun : petite ville du Guizhou appréciée pour les grottes et les chutes Huangguoshu situées dans ses environs.Barrage des Trois Gorges : c'est le plus grand barrage au monde. Il est sur le fleuve Yangtze. Chaozhou : ville plutôt agréable avec divers édifices pouvant mériter une visite.Chengdu : l'énorme agglomération est la capitale du Sichuan.Chongqing : cette municipalité au statut particulier possède divers bâtiments historiques, dont plusieurs de l'époque de la deuxième guerre mondiale.Dali : ville touristique entourée de montagnes et de lacs, Dali offre aux visiteurs de vieux quartiers et, dans ses environs, nombre de villages traditionnels.Dazu : un superbe ensemble de grottes et sculptures rupestres à côté de Chongqing classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Deqin : ville d'altitude à majorité tibétaine du nord Yunnan.Fenghuang : jolie petite ville du Hunan avec de nombreux bâtiments anciens.Fuzhou : grosse ville du Sud et capitale de la province du Fujian.Garzê : cette ville de l'ouest du Sichuan est fortement marquée par la culture tibétaine. On trouve plusieurs monastères tibétains dans ses environs.Guangzou : troisième plus grande ville de Chine et capitale de la province du Guangdong, elle est aussi connue sous le nom de Canton. C'est avant tout un centre économique même si au niveau touristique la ville possède quelques musées, parcs et édifices religieux à visiter.Guilin : destination touristique populaire. Guilin est une jolie ville entourée de massifs karstiques. On y vient surtout pour visiter ses environs (grottes, rivières dont la Li, paysages…).Guiyang : la capitale de la province du Ghizou.Haikou : c'est la capitale de l'île de Hainan.Hainan : cette île tropicale à l'extrémité sud de la Chine attire chaque année plus de 20 millions de touristes chinois et russes grâce à ses plages, ses paysages et son climat.Hangzhou : cette ancienne capitale de la Chine, au sud de Shanghai, possède un riche patrimoine historique et culturel ainsi qu'un lac agréable d'ailleurs classé à l'UNESCO.Hong-Kong : un mélange de Chine et d'Angleterre qui se retrouve aussi bien dans l'architecture qu'en partie dans la société de l'ancienne colonie britannique. C'est aussi un lieu où nature et urbanisme se côtoient.Ile de Putuo : à proximité de Shanghai, l'île abrite des temples et des monastères dans un joli décor.Jingzhou : ville historique de la province du Hubei dont l'intérêt premier est les remparts qui entourent la cité.Kaili : ville industrielle du Guizhou pouvant servir de base à la découverte des villages et de la culture Miao des environs.Kaiping : cette région du Guangdong abrite de nombreuses tours traditionnelles (les diaolou) et villages classés au patrimoine de de l'UNESCO.Kunming : la capitale du Yunnan possède plusieurs temples, musées et parcs à visiter.Leshan : cette ville du Sichuan abrite à sa périphérie le plus grand Bouddha taillé dans la pierre au monde. Celui-ci est classé à l'UNESCO tout comme d'ailleurs la montagne sacrée du Mont Emei qui lui fait face.Lijiang : la petite ville du Yunnan est classée à l'UNESCO pour ses vieux quartiers. On peut aussi découvrir en trek plusieurs villages traditionnels des alentours.Longsheng : cette petite région au nord de Gullin est connue pour ses villages traditionnels Zhuang et Yao, ainsi que ses cultures en terrasses parmi lesquelles on peut randonner.Lushan : cette ancienne station d'altitude faite pour les occidentaux au XIXe siècle dispose encore de nombreux bâtiments coloniaux d'époque. On peut aussi randonner et découvrir les beaux paysages des environs, notamment dans le parc du même nom classé à l'UNESCO.Macao : des casinos et les vestiges de 400 ans de présence portugaise aux portes de la Chine.Monts Wudan : cette chaîne de montagne du Hubei abrite de nombreux monastères taoïstes d'ailleurs classés à l'UNESCO.Nanning : capitale de la province du Guangxi située sur la route qui mène au Vietnam. Parc national de Qingchengshan-Dujiangyan : ce parc associe le Mont Qingcheng qui est une montagne sacrée taoïste abritant de nombreux temples et le système d'irrigation traditionnel de Dujiangyan.Quanzhou : grande ville du Fujian avec plusieurs édifices religieux, des musées et des environs propices à la randonnée.Qingyuan : au nord de Guangzou, la ville est connue pour les sources d'eau chaude et les possibilités de raft existant dans ses environs.Sanjiang : petite ville du nord Guangxi servant de base à la découverte des paysages et villages Dong avoisinants.Sanya : à l'extrémité sud de l'île de Hainan. Sanya est une station balnéaire réputée pour ses plages, les activités nautiques (surf, plongée…) et les quelques petites îles voisines.Shangrila : proche du Tibet, cette cité du Yunnan abrite une vieille ville et un monastère tibétain. On peut faire de la randonnée, du VTT et du ski dans ses environs.Shaoshan : la ville natale de Mao, dans la province du Hunan.Shaoxing : cette ville au sud-est de Hangzhou possède une architecture traditionnelle chinoise.Shenzhen : l'immense agglomération limitrophe d'Hong-Kong est d'abord appréciée des chinois pour ses nombreux parcs à thèmes. Tengchong : à la frontière avec la Birmanie, la ville et ses environs accueillent différentes ethnies locales aux cultures et traditions encore présentes.Wenzhou : grande ville portuaire et commerciale à 400 km au sud de Shanghai.Wuhan : c'est la capitale de la province du Hubei avec quelques temples, musées et la "Tour de la grue jaune" qui demeure sa principale attraction touristique.Xiamen : grande ville côtière animée du Fujian. Son intérêt touristique réside avant tout dans les nombreux bâtiments coloniaux de l'île de Gulangyu située face à la ville.Xidi et Hongcun : deux superbes villages du sud de la province d'Anhui classés au patrimoine de l'UNESCO pour la qualité de leur architecture datant de plusieurs siècles.Yangshuo : petite ville des environs de Guilin nichée dans un superbe environnement de pics karstiques, montagnes, grottes et rivières (dont la Li). On peut y faire de la randonnée, de l'escalade et des balades en bateau.Yizhou : une ville des environs de Guilin entourée de jolis massifs karstiques.Yongding : cette région du Fujian abrite beaucoup de villages Hakka à la culture et aux coutumes encore bien présentes. Leurs maisons traditionnelles sont d'ailleurs inscrites à l'UNESCO.Zunyi : cette ville du Guizhou est un haut lieu historique de l'époque de Mao avec plusieurs sites de "mémoire".Patrimoine naturelChutes Huangguoshu : de belles et hautes chutes d'eau d'environ 80 mètres près de la ville d'Anshun, dans le Guizhou.Chutes de Detian : larges chutes d'eau à la frontière entre la Chine et le Vietnam.Fleuve Yangtze : c'est le troisième plus long fleuve du monde. On peut le découvrir en croisière notamment entre Yichang and Chongqing.Gorges du Saut du Tigre : belles gorges du Yunnan, proches de Lijiang, dans lesquelles on peut randonner.Huanglong : cette région du nord Sichuan est classée à l'UNESCO pour ses paysages et notamment ses piscines naturelles.Karst de Shilin : à une centaine de kilomètres de Kunming (Yunnan), c'est une "forêt de pierres" composée de massifs karstiques impressionnants.Mont Emei : cette montagne sacrée classée à l'UNESCO, près de la ville de Leshan, offre de bonnes opportunités de randonnées dans de beaux paysages. Elle abrite aussi de très nombreux temples et monastères bouddhistes.Mont Heng : belle chaine de montagnes (sacrées) du Hunan abritant aussi quelques temples et monastères.Mont Jihua : dans la province de l'Anhui, la zone montagneuse est réputée pour ses paysages et ses temples anciens.Mont Sanqing : cette montagne sacrée du Taoïsme, située dans le Jiangxi, est un Parc national classé à l'UNESCO pour ses remarquables paysages. On peut y randonner.Monts Huan : ce massif montagneux de l'Anhui offre de beaux paysages et des opportunités de treks. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Monts Wuyi : jolie chaîne de montagnes au sud de la Chine inscrite au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner et faire de la descente de rivière en radeau.Monts Wuzhi : c'est la zone montagneuse du centre de l'île de Hainan. On peut y faire des balades dans de beaux paysages. Parc national de Lushan : en bordure de la ville du même nom, l'endroit (connu aussi sous le nom Mont Lu) est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses paysages.Parc national de Siguniangshan : ce parc à l'ouest de Chengdu offre de très beaux paysages parmi lesquels on peut randonner.Réserve naturelle de Shennongjia : jolie réserve forestière du Hubei avec des opportunités de randonnées.Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou : au nord du Sichuan, cette superbe vallée plutôt touristique est classée à l'UNESCO pour ses paysages. Elle est connue pour ses lacs et ses cascades. On peut aussi y randonner.Réserve naturelle de Wolong : classée au patrimoine de l'UNESCO, c'est une des dernière aire naturelle abritant des pandas géants. Elle est située à une centaine de kilomètres de Chengdu.Rivière Li : cette belle rivière traverse les villes de Guilin et Yangshuo dans la région du Guangxi. Elle est appréciée pour ses superbes paysages karstiques classés à l'UNESCO qu'on peut découvrir en croisière.Weizhou : une île au large du Guangxi avec de belles plages et des possibilités de plongée. C'est un parc naturel.Wulingyuan : superbe zone naturelle du Hunan dans laquelle on peut randonner. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Zone des Trois fleuves parallèles au Yunnan : c'est à cet endroit que se rejoignent les fleuves Yangzi, Mékong et Salouen. Ce site fait de montagnes et de gorges est classé à l'UNESCO. On peut y randonner.4- CHINE DE L'OUESTBingling : ce canyon sur le Fleuve Jaune abrite nombre de grottes ornées de sculptures bouddhistes. Le site n'est accessible qu'en bateau.Dunhuang : située sur une des Routes de la Soie, la ville est visitée pour ses dunes et surtout les grottes bouddhistes de Mogao classées à l'UNESCO.Golmud : grande ville au milieu d'une zone désertique servant souvent d'étape sur la route du Tibet.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, se termine dans la province du Gansu.Hotan : grande ville "carrefour" du sud de la province du Xinjiang.Huangzhong : c'est le siège d'un des plus importants monastères tibétains de Chine.Jiayuguan : avec sa forteresse, la ville marque la fin de la Grande Muraille qu'on peut d'ailleurs visiter à cet endroit.Kasghar : cité importante de la Route de la Soie avec nombre d'édifices religieux, des bazars réputés et une vieille ville.Lanzhou : énorme agglomération, capitale de la province de Gansu.Mont Maiji : ce mont proche de la ville de Tianshui abrite 194 grottes ornées de représentations de Bouddha.Route de la Soie : la célèbre route commerciale entre l"Asie et l'Europe traverse toute la Chine de l'Ouest et est devenue un itinéraire de découverte pour nombre de voyageurs.Tongren : cette localité du Qinghai accueille plusieurs monastères tibétains réputés.Turpan : cette grande ville est surtout à découvrir pour les grottes et surtout les vestiges d'anciennes cités de la Route de la Soie dans ses environs.Urumqi : la capitale du Xinjiang offre un mélange de cultures chinoises et en provenance d'Asie Centrale.Wuwei : ancienne ville stratégique, Wuwei compte encore divers témoignages historiques.Xiahe : cette ville du Gansu abrite le monastère réputé de Labrang. On peut aussi randonner dans ses environs.Xining : la capitale de la province du Qinghai possède plusieurs musées et édifices religieux d'intérêt. Patrimoine naturelDésert du Taklamakan : vaste désert inhospitalier de l'extrême ouest de la Chine. On peut y randonner localement (y compris en chameau) et partir à la découverte de ses oasis.Karakoram Highway : célèbre route de haute montagne reliant la Chine au Pakistan. On y découvre de magnifiques paysages parmi lesquels on peut randonner et faire de l'alpinisme.Lac Karakul : au sud-ouest de Kasghar, ce lac est reconnu pour ses superbes paysages montagneux et les possibilités de randonnées en tous genres.Lac Qinghai : c'est le plus grand lac de Chine. Il est apprécié pour ses paysages, ses oiseaux et les possibilités de randonnées.Parc national Tianshan Tianchi : un lac (Tianchi) et des montagnes (Tianshan) offrent de superbes paysages. On peut randonner et découvrir les populations Kazakhs des environs.Réserve naturelle d'Hanas : dans la partie nord du Xinjiang, cette zone de lacs et de montagnes offre de beaux paysages et des possibilités de treks.5- TIBETDamxung : grande ville moderne au nord de Lhasa utilisée surtout comme base de trek (lac Nam Tso) ou pour ses possibilités de transports.Gyantsé : une petite ville avec des monastères et une forteresse.Lhasa : la capitale du Tibet, perchée à 3 650 m d'altitude, est célèbre pour son Palais du Potala inscrit à l'UNESCO. Monastère de Drepung : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Sera.Monastère de Ganden : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Drepung et Sera.Monastère de Rongbuk : un des plus hauts monastères au monde. Il est niché dans de superbes paysage. Monastère de Sakya : un des plus importants monastère du pays situé à une bonne centaine de kilomètres de Shigatse.Monastère de Sera : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Drepung.Samye : c'est là qu'est le premier monastère bouddhiste construit au Tibet.Shigatsé : deuxième plus grande agglomération du Tibet avec entre autres des monastères, une forteresse et des marchés dans la vieille ville. Patrimoine naturelLac Manasarovar : joli lac sacré de l'ouest du Tibet.Lac Nam Tso : vaste lac salé au nord de Lhasa. De beaux paysages, des monastères et de multiples opportunités de treks.Monts Kailash : ces montagnes sacrées de l'ouest du Tibet offrent de remarquables paysages et d'innombrables possibilités de treks.Réserve naturelle de Qomolangma : vaste parc situé sur le versant nord de l'Everest avec de superbes paysages et de multiples possibilités de treks.Yarlung Zangbo : c'est le canyon le plus long et le plus profond au monde. Il fait partie d'un vaste parc naturel qui offre aussi de magnifiques paysages.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Chine du Nord : Désert de Gobi; Grande Muraille; Réserve naturelle de Changbaishan.
Chine du Centre : Chengde; Grande Muraille; Grottes de Longmen; Grottes de Yungang; Mont Tai; Mont Wutai; Nanjing; Pékin; Pingyao; Shanghai; Suzhou; Xi'an; Zhouzhuang.
Chine du Sud : Anshun; Chutes Huangguoshu; Dazu; Guilin; Hainan; Hangzhou; Hong-Kong; Leshan; Lijiang; Macao; Mont Emei; Mont Sanqing; Parc national de Lushan; Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou; Réserve naturelle de Wolong; Rivière Li ; Sanjiang; Wulingyuan; Xiamen; Xidi et Hongcun; Yangshuo.
Chine de l'Ouest : Bingling; Désert du Taklamakan; Dunhuang; Grande Muraille; Karakoram Highway; Kasghar; Mont Maiji; Parc national Tianshan Tianchi; Route de la Soie.
Tibet : Lac Nam Tso; Lhasa; Monts Kailash; Réserve naturelle de Qomolangma; Yarlung Zangbo.
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La Chine se compose de 22 provinces, 5 régions autonomes, 4 municipalités et 2 régions administratives spéciales (Hong-Kong et Macao). Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble du pays en cinq zones.
- Chine du Nord C'est la partie située au nord de Pékin. Provinces et régions : Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Mongolie intérieure.
- Chine du Centre Il s'agit en gros de Shanghai, Pékin et du coeur de la Chine. Provinces et régions : Beijing, Hebei, Henan, Jiangsu, Ningxia, Shaanxi, Shandong, Shanghai, Shanxi, Tianjin.
- Chine du Sud Une quinzaine de provinces situées dans la partie sud/sud-est du pays. Provinces et régions : Anhui, Chongqing, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hong-Kong, Hubei, Hunan, Jiangxi, Macao, Sichuan, Yunnan, Zhejiang.
- Chine de l'Ouest C'est la zone comprise entre la Mongolie et le Tibet, limitrophe de l'Asie Centrale. Provinces et régions : Gansu, Qinghai, Xinjiang.
- Tibet Au sud-ouest, le Tibet est voisin du Népal et de l'Inde. Région : Tibet.
1- CHINE DU NORD Baotou : c'est dans les environs de cette grande ville que se trouvent le monastère Wundangzhao et le Mausolée Gengis Khan.Capitales et tombes du royaume de Koguryo : il s'agit des vestiges de trois villes et d'une quarantaine de tombeaux classés au patrimoine de l'UNESCO. Ils sont situés dans les provinces de Liaoning et Jilin.Dalian : outre ses bâtiments de l'époque coloniale russe et japonaise, Dalian est appréciée des touristes chinois pour ses plages.Dandong : elle est séparée de la ville de Sinuiju en Corée du Nord par le fleuve Yulu. L'observation de la rive coréenne depuis la Chine est devenue maintenant une attraction touristique.Fushun : cette ville de la province du Liaoning abrite plusieurs temples et musées. On peut faire du raft dans ses environs.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une partie de la Chine du Nord.Harbin : la capitale du Heilongjian possède une architecture largement influencée par la présence russe, de même qu'un Festival de sculptures sur glace de renommée internationale.Hohhot : ville récente, c'est la capitale de la Mongolie Intérieure.Jiling : cette cité de Mandchourie est surtout visitée en hiver lorsqu'elle est prise par le givre. On trouve plusieurs stations de ski dans ses environs.Liaoyang : une ville du Liaoning qui abrite plusieurs temples et musées. Shenyang : la plus grande agglomération du nord-est de la Chine est aussi une ville impériale dont les palais sont classés au Patrimoine de l'UNESCO.Xilinhot : grande ville de Mongolie Intérieur dont l'intérêt est d'abord de pouvoir servir de base pour la découverte de la steppe avoisinante.Yabuli : une des plus importantes stations de ski de Chine.Patrimoine naturelDésert de Gobi : c'est une vaste zone désertique, où vivent quelques nomades, s'étendant sur la Chine du Nord et la Mongolie. On peut y voir de beaux paysages de dunes, de plaines rocailleuses et de montagnes.Hexigten Global Geopark : belle zone naturelle de Mongolie Intérieure offrant une certaine diversité de paysages plus ou moins désertiques.Parc forestier national de Wudalianchi : des lacs, des montagnes et des grottes dans la province d'Heilongjiang.Parc national de Benxi Shuidong : dans la province du Liaoning. Le parc abrite des grottes qu'on peut visiter en bateau.Parc national de Qianshan : cette zone montagneuse contient plusieurs édifices religieux bouddhistes ou taoistes.Parc national Songhuahu : c'est une importante région pour le ski en hiver et la randonnée en été.Réserve naturelle de Changbaishan : de beaux paysages de lacs, cascades, montagnes et forêts, une faune et une flore intéressantes, et des possibilités de randonnées.Réserve naturelle de Zhalong : cette vaste zone humide abrite nombre d'espèces d'oiseaux appréciées des ornithologues.2- CHINE DU CENTRE Anyang : ancienne capitale dans laquelle on peut encore voir quelques vestiges de cette époque.Beidaihe : une station balnéaire populaire à l'est de Pékin.Beijing : c'est l'autre nom de Pékin.Chengde : cette cité impériale au nord-est de Pékin est classée à l'UNESCO pour son palais d'été et ses temples.Datong : grande ville du Shanxi servant généralement de base à la visite des Grottes de Yungang toutes proches.Dengfeng : cette localité du Henan est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses monuments historiques.Grand Canal : ce très vieux canal court de Pékin jusqu'aux environs de Shanghai sur 1 800 km.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une bonne partie du centre-nord de la Chine. C'est la zone proche de Pékin qui est la plus visitée.Grottes de Longmen : près de la ville de Luoyang, ces grottes (plus de 2 000 !) sont consacrées à Bouddha. Elles sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Grottes de Yungang : à côté de Datong. 250 grottes et plus de 50 000 statues dédiées à Bouddha y sont répertoriées au patrimoine de l'UNESCO.Kaifeng : autre ancienne capitale impériale avec quelques témoignages de son passé.Luoyang : située dans le Henan, la ville sert surtout de base à la découverte des grottes de Longmen classées à l'UNESCO.Mont Wutai : jolie montagne sacrée du Bouddhisme de la province du Shanxi. Elle abrite nombre de temples. L'endroit est inscrit à l'UNESCO.Mont Xumi : cette montagne du Ningxia abrite 130 grottes faisant office de temples bouddhistes.Nanjing : autrefois connue sous le nom de Nanking, la ville est une des plus belles de Chine avec de nombreux témoignages historiques ou de son passé impérial.Pékin : incontournable, la capitale chinoise possède un très important patrimoine historique et culturel avec notamment plusieurs sites inscrits à l'UNESCO.Pingyao : petite ville entourée de remparts et classée à l'UNESCO pour la qualité historique de son patrimoine.Qingdao : cette ancienne concession allemande sur la côte (plages) possède encore des vestiges de cette époque auxquels s'ajoutent divers autres bâtiments, musées et parcs. C'est aussi là qu'est brassée la célèbre bière chinoise Tsingtao.Qingtongxia : cette commune en bordure du Fleuve Jaune accueille un complexe de 108 pagodes.Qufu : c'est la ville natale de Confucius, ce qui lui vaut d'être répertoriée à l'UNESCO pour les différents édifices en rapport avec le personnage.Shanghai : avec son architecture unique la plus grande ville de Chine, mélange de modernisme et de traditions, est aussi le principal centre en matière de commerce du pays.Shanhaiguan : c'est une destination populaire car c'est là que la Grande Muraille débouche sur l'Océan Pacifique.Suzhou : cette ville touristique du Jiangsu est connue pour ses canaux et surtout ses jardins qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Taiyuan : la capitale du Shanxi possède quelques édifices religieux, musées et parcs à visiter si on est dans la région.Tianjin : cette municipalité autonome de Chine à l'est de Pékin compte divers édifices religieux et coloniaux, plus quelques parcs et musées.Xi'an : sur la Route de la Soie, la capitale du Shaanxi est mondialement connue pour son armée de terre cuite qui s'intègre dans le Mausolée de l'empereur Qin classé à l'UNESCO. Mais la ville possède également d'autres centres d'intérêt dont ses remparts.Xuzhou : grande ville de la côte Est servant surtout de carrefour au niveau transports.Yan'an : cette localité du Shaanxi est un lieu de pèlerinage politique pour les communistes chinois.Yangzhou : ville du Jiangsu avec un joli lac, des jardins, des temples et des musées.Yantai : sur la côte du Shandong, Yantai grâce à ses plages attire pas mal de touristes chinois.Yin Xu : ce site archéologique du Henan est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des plus importants de Chine.Yinchuan : c'est la capitale de la région autonome du Ningxia.Zhenjiang : des parcs, des temples et des musées dans cette ville de la côte Est proche de Shanghai.Zhoukoudian : situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Pékin, ce site archéologique classé à l'UNESCO se compose de plusieurs grottes. On y a découvert les restes des premiers hommes de la région.Zhouzhuang : jolie petite ville aux nombreux canaux de la province du Jiangsu qu'on peut découvrir en bateau.Patrimoine naturelMont Song : c'est une des cinq montagnes sacrées de Chine. Elle abrite de nombreux temples taoïstes et bouddhistes (dont le Shaolin où serait né le kung-fu). On peut y randonner.Mont Tai : classée à l'UNESCO, cette petite montagne sacrée qu'on peut gravir offre de superbes paysages parmi lesquels randonner. L'endroit abrite également plusieurs temples.3- CHINE DU SUD Anshun : petite ville du Guizhou appréciée pour les grottes et les chutes Huangguoshu situées dans ses environs.Barrage des Trois Gorges : c'est le plus grand barrage au monde. Il est sur le fleuve Yangtze. Chaozhou : ville plutôt agréable avec divers édifices pouvant mériter une visite.Chengdu : l'énorme agglomération est la capitale du Sichuan.Chongqing : cette municipalité au statut particulier possède divers bâtiments historiques, dont plusieurs de l'époque de la deuxième guerre mondiale.Dali : ville touristique entourée de montagnes et de lacs, Dali offre aux visiteurs de vieux quartiers et, dans ses environs, nombre de villages traditionnels.Dazu : un superbe ensemble de grottes et sculptures rupestres à côté de Chongqing classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Deqin : ville d'altitude à majorité tibétaine du nord Yunnan.Fenghuang : jolie petite ville du Hunan avec de nombreux bâtiments anciens.Fuzhou : grosse ville du Sud et capitale de la province du Fujian.Garzê : cette ville de l'ouest du Sichuan est fortement marquée par la culture tibétaine. On trouve plusieurs monastères tibétains dans ses environs.Guangzou : troisième plus grande ville de Chine et capitale de la province du Guangdong, elle est aussi connue sous le nom de Canton. C'est avant tout un centre économique même si au niveau touristique la ville possède quelques musées, parcs et édifices religieux à visiter.Guilin : destination touristique populaire. Guilin est une jolie ville entourée de massifs karstiques. On y vient surtout pour visiter ses environs (grottes, rivières dont la Li, paysages…).Guiyang : la capitale de la province du Ghizou.Haikou : c'est la capitale de l'île de Hainan.Hainan : cette île tropicale à l'extrémité sud de la Chine attire chaque année plus de 20 millions de touristes chinois et russes grâce à ses plages, ses paysages et son climat.Hangzhou : cette ancienne capitale de la Chine, au sud de Shanghai, possède un riche patrimoine historique et culturel ainsi qu'un lac agréable d'ailleurs classé à l'UNESCO.Hong-Kong : un mélange de Chine et d'Angleterre qui se retrouve aussi bien dans l'architecture qu'en partie dans la société de l'ancienne colonie britannique. C'est aussi un lieu où nature et urbanisme se côtoient.Ile de Putuo : à proximité de Shanghai, l'île abrite des temples et des monastères dans un joli décor.Jingzhou : ville historique de la province du Hubei dont l'intérêt premier est les remparts qui entourent la cité.Kaili : ville industrielle du Guizhou pouvant servir de base à la découverte des villages et de la culture Miao des environs.Kaiping : cette région du Guangdong abrite de nombreuses tours traditionnelles (les diaolou) et villages classés au patrimoine de de l'UNESCO.Kunming : la capitale du Yunnan possède plusieurs temples, musées et parcs à visiter.Leshan : cette ville du Sichuan abrite à sa périphérie le plus grand Bouddha taillé dans la pierre au monde. Celui-ci est classé à l'UNESCO tout comme d'ailleurs la montagne sacrée du Mont Emei qui lui fait face.Lijiang : la petite ville du Yunnan est classée à l'UNESCO pour ses vieux quartiers. On peut aussi découvrir en trek plusieurs villages traditionnels des alentours.Longsheng : cette petite région au nord de Gullin est connue pour ses villages traditionnels Zhuang et Yao, ainsi que ses cultures en terrasses parmi lesquelles on peut randonner.Lushan : cette ancienne station d'altitude faite pour les occidentaux au XIXe siècle dispose encore de nombreux bâtiments coloniaux d'époque. On peut aussi randonner et découvrir les beaux paysages des environs, notamment dans le parc du même nom classé à l'UNESCO.Macao : des casinos et les vestiges de 400 ans de présence portugaise aux portes de la Chine.Monts Wudan : cette chaîne de montagne du Hubei abrite de nombreux monastères taoïstes d'ailleurs classés à l'UNESCO.Nanning : capitale de la province du Guangxi située sur la route qui mène au Vietnam. Parc national de Qingchengshan-Dujiangyan : ce parc associe le Mont Qingcheng qui est une montagne sacrée taoïste abritant de nombreux temples et le système d'irrigation traditionnel de Dujiangyan.Quanzhou : grande ville du Fujian avec plusieurs édifices religieux, des musées et des environs propices à la randonnée.Qingyuan : au nord de Guangzou, la ville est connue pour les sources d'eau chaude et les possibilités de raft existant dans ses environs.Sanjiang : petite ville du nord Guangxi servant de base à la découverte des paysages et villages Dong avoisinants.Sanya : à l'extrémité sud de l'île de Hainan. Sanya est une station balnéaire réputée pour ses plages, les activités nautiques (surf, plongée…) et les quelques petites îles voisines.Shangrila : proche du Tibet, cette cité du Yunnan abrite une vieille ville et un monastère tibétain. On peut faire de la randonnée, du VTT et du ski dans ses environs.Shaoshan : la ville natale de Mao, dans la province du Hunan.Shaoxing : cette ville au sud-est de Hangzhou possède une architecture traditionnelle chinoise.Shenzhen : l'immense agglomération limitrophe d'Hong-Kong est d'abord appréciée des chinois pour ses nombreux parcs à thèmes. Tengchong : à la frontière avec la Birmanie, la ville et ses environs accueillent différentes ethnies locales aux cultures et traditions encore présentes.Wenzhou : grande ville portuaire et commerciale à 400 km au sud de Shanghai.Wuhan : c'est la capitale de la province du Hubei avec quelques temples, musées et la "Tour de la grue jaune" qui demeure sa principale attraction touristique.Xiamen : grande ville côtière animée du Fujian. Son intérêt touristique réside avant tout dans les nombreux bâtiments coloniaux de l'île de Gulangyu située face à la ville.Xidi et Hongcun : deux superbes villages du sud de la province d'Anhui classés au patrimoine de l'UNESCO pour la qualité de leur architecture datant de plusieurs siècles.Yangshuo : petite ville des environs de Guilin nichée dans un superbe environnement de pics karstiques, montagnes, grottes et rivières (dont la Li). On peut y faire de la randonnée, de l'escalade et des balades en bateau.Yizhou : une ville des environs de Guilin entourée de jolis massifs karstiques.Yongding : cette région du Fujian abrite beaucoup de villages Hakka à la culture et aux coutumes encore bien présentes. Leurs maisons traditionnelles sont d'ailleurs inscrites à l'UNESCO.Zunyi : cette ville du Guizhou est un haut lieu historique de l'époque de Mao avec plusieurs sites de "mémoire".Patrimoine naturelChutes Huangguoshu : de belles et hautes chutes d'eau d'environ 80 mètres près de la ville d'Anshun, dans le Guizhou.Chutes de Detian : larges chutes d'eau à la frontière entre la Chine et le Vietnam.Fleuve Yangtze : c'est le troisième plus long fleuve du monde. On peut le découvrir en croisière notamment entre Yichang and Chongqing.Gorges du Saut du Tigre : belles gorges du Yunnan, proches de Lijiang, dans lesquelles on peut randonner.Huanglong : cette région du nord Sichuan est classée à l'UNESCO pour ses paysages et notamment ses piscines naturelles.Karst de Shilin : à une centaine de kilomètres de Kunming (Yunnan), c'est une "forêt de pierres" composée de massifs karstiques impressionnants.Mont Emei : cette montagne sacrée classée à l'UNESCO, près de la ville de Leshan, offre de bonnes opportunités de randonnées dans de beaux paysages. Elle abrite aussi de très nombreux temples et monastères bouddhistes.Mont Heng : belle chaine de montagnes (sacrées) du Hunan abritant aussi quelques temples et monastères.Mont Jihua : dans la province de l'Anhui, la zone montagneuse est réputée pour ses paysages et ses temples anciens.Mont Sanqing : cette montagne sacrée du Taoïsme, située dans le Jiangxi, est un Parc national classé à l'UNESCO pour ses remarquables paysages. On peut y randonner.Monts Huan : ce massif montagneux de l'Anhui offre de beaux paysages et des opportunités de treks. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Monts Wuyi : jolie chaîne de montagnes au sud de la Chine inscrite au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner et faire de la descente de rivière en radeau.Monts Wuzhi : c'est la zone montagneuse du centre de l'île de Hainan. On peut y faire des balades dans de beaux paysages. Parc national de Lushan : en bordure de la ville du même nom, l'endroit (connu aussi sous le nom Mont Lu) est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses paysages.Parc national de Siguniangshan : ce parc à l'ouest de Chengdu offre de très beaux paysages parmi lesquels on peut randonner.Réserve naturelle de Shennongjia : jolie réserve forestière du Hubei avec des opportunités de randonnées.Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou : au nord du Sichuan, cette superbe vallée plutôt touristique est classée à l'UNESCO pour ses paysages. Elle est connue pour ses lacs et ses cascades. On peut aussi y randonner.Réserve naturelle de Wolong : classée au patrimoine de l'UNESCO, c'est une des dernière aire naturelle abritant des pandas géants. Elle est située à une centaine de kilomètres de Chengdu.Rivière Li : cette belle rivière traverse les villes de Guilin et Yangshuo dans la région du Guangxi. Elle est appréciée pour ses superbes paysages karstiques classés à l'UNESCO qu'on peut découvrir en croisière.Weizhou : une île au large du Guangxi avec de belles plages et des possibilités de plongée. C'est un parc naturel.Wulingyuan : superbe zone naturelle du Hunan dans laquelle on peut randonner. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Zone des Trois fleuves parallèles au Yunnan : c'est à cet endroit que se rejoignent les fleuves Yangzi, Mékong et Salouen. Ce site fait de montagnes et de gorges est classé à l'UNESCO. On peut y randonner.4- CHINE DE L'OUESTBingling : ce canyon sur le Fleuve Jaune abrite nombre de grottes ornées de sculptures bouddhistes. Le site n'est accessible qu'en bateau.Dunhuang : située sur une des Routes de la Soie, la ville est visitée pour ses dunes et surtout les grottes bouddhistes de Mogao classées à l'UNESCO.Golmud : grande ville au milieu d'une zone désertique servant souvent d'étape sur la route du Tibet.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, se termine dans la province du Gansu.Hotan : grande ville "carrefour" du sud de la province du Xinjiang.Huangzhong : c'est le siège d'un des plus importants monastères tibétains de Chine.Jiayuguan : avec sa forteresse, la ville marque la fin de la Grande Muraille qu'on peut d'ailleurs visiter à cet endroit.Kasghar : cité importante de la Route de la Soie avec nombre d'édifices religieux, des bazars réputés et une vieille ville.Lanzhou : énorme agglomération, capitale de la province de Gansu.Mont Maiji : ce mont proche de la ville de Tianshui abrite 194 grottes ornées de représentations de Bouddha.Route de la Soie : la célèbre route commerciale entre l"Asie et l'Europe traverse toute la Chine de l'Ouest et est devenue un itinéraire de découverte pour nombre de voyageurs.Tongren : cette localité du Qinghai accueille plusieurs monastères tibétains réputés.Turpan : cette grande ville est surtout à découvrir pour les grottes et surtout les vestiges d'anciennes cités de la Route de la Soie dans ses environs.Urumqi : la capitale du Xinjiang offre un mélange de cultures chinoises et en provenance d'Asie Centrale.Wuwei : ancienne ville stratégique, Wuwei compte encore divers témoignages historiques.Xiahe : cette ville du Gansu abrite le monastère réputé de Labrang. On peut aussi randonner dans ses environs.Xining : la capitale de la province du Qinghai possède plusieurs musées et édifices religieux d'intérêt. Patrimoine naturelDésert du Taklamakan : vaste désert inhospitalier de l'extrême ouest de la Chine. On peut y randonner localement (y compris en chameau) et partir à la découverte de ses oasis.Karakoram Highway : célèbre route de haute montagne reliant la Chine au Pakistan. On y découvre de magnifiques paysages parmi lesquels on peut randonner et faire de l'alpinisme.Lac Karakul : au sud-ouest de Kasghar, ce lac est reconnu pour ses superbes paysages montagneux et les possibilités de randonnées en tous genres.Lac Qinghai : c'est le plus grand lac de Chine. Il est apprécié pour ses paysages, ses oiseaux et les possibilités de randonnées.Parc national Tianshan Tianchi : un lac (Tianchi) et des montagnes (Tianshan) offrent de superbes paysages. On peut randonner et découvrir les populations Kazakhs des environs.Réserve naturelle d'Hanas : dans la partie nord du Xinjiang, cette zone de lacs et de montagnes offre de beaux paysages et des possibilités de treks.5- TIBETDamxung : grande ville moderne au nord de Lhasa utilisée surtout comme base de trek (lac Nam Tso) ou pour ses possibilités de transports.Gyantsé : une petite ville avec des monastères et une forteresse.Lhasa : la capitale du Tibet, perchée à 3 650 m d'altitude, est célèbre pour son Palais du Potala inscrit à l'UNESCO. Monastère de Drepung : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Sera.Monastère de Ganden : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Drepung et Sera.Monastère de Rongbuk : un des plus hauts monastères au monde. Il est niché dans de superbes paysage. Monastère de Sakya : un des plus importants monastère du pays situé à une bonne centaine de kilomètres de Shigatse.Monastère de Sera : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Drepung.Samye : c'est là qu'est le premier monastère bouddhiste construit au Tibet.Shigatsé : deuxième plus grande agglomération du Tibet avec entre autres des monastères, une forteresse et des marchés dans la vieille ville. Patrimoine naturelLac Manasarovar : joli lac sacré de l'ouest du Tibet.Lac Nam Tso : vaste lac salé au nord de Lhasa. De beaux paysages, des monastères et de multiples opportunités de treks.Monts Kailash : ces montagnes sacrées de l'ouest du Tibet offrent de remarquables paysages et d'innombrables possibilités de treks.Réserve naturelle de Qomolangma : vaste parc situé sur le versant nord de l'Everest avec de superbes paysages et de multiples possibilités de treks.Yarlung Zangbo : c'est le canyon le plus long et le plus profond au monde. Il fait partie d'un vaste parc naturel qui offre aussi de magnifiques paysages.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Chine du Nord : Désert de Gobi; Grande Muraille; Réserve naturelle de Changbaishan.
Chine du Centre : Chengde; Grande Muraille; Grottes de Longmen; Grottes de Yungang; Mont Tai; Mont Wutai; Nanjing; Pékin; Pingyao; Shanghai; Suzhou; Xi'an; Zhouzhuang.
Chine du Sud : Anshun; Chutes Huangguoshu; Dazu; Guilin; Hainan; Hangzhou; Hong-Kong; Leshan; Lijiang; Macao; Mont Emei; Mont Sanqing; Parc national de Lushan; Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou; Réserve naturelle de Wolong; Rivière Li ; Sanjiang; Wulingyuan; Xiamen; Xidi et Hongcun; Yangshuo.
Chine de l'Ouest : Bingling; Désert du Taklamakan; Dunhuang; Grande Muraille; Karakoram Highway; Kasghar; Mont Maiji; Parc national Tianshan Tianchi; Route de la Soie.
Tibet : Lac Nam Tso; Lhasa; Monts Kailash; Réserve naturelle de Qomolangma; Yarlung Zangbo.
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Bonjour amis Vfistes,
Ça y est, je me suis lancée, j’ai acheté le billet aller-retour, aller Paris-Beijing sur AF le 2 juillet et retour Shanghai-Madrid via Amsterdam par KLM le 31 août, 59 jours en Chine, sortie au milieu vers Hong Kong pour pouvoir demander un visa double entrée, 2 fois 30 jours, avec juste les réservations des premiers jours des deux entrées à fournir (demande à déposer mi-mai).
Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.
Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)
- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer
- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !
Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…
J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.
Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)
- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer
- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !
Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…
J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
Bonjour,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Bonjour à tous,
Nous partons en Chine en couple à la fin du mois (29/07), à part les billets d'avion, rien n'est encore réservé!! J'aurai besoin de vos avis afin de confirmer définitivement mon circuit et me lancer le plus tôt possible dans les réservations.
Voici le circuit: J1 Arrivée 10H à l'aéroport - Visite Shanghaï - Nuit à Shanghaï J2 Visite de Shanghaï - Nuit à Shanghaï J3 Départ (Shanghai South Bus Station) pour Huangshan (Tangkou) par le bus de 07H58 ou 10H12 - Arrivée à 16H ou 18H - Nuit à Tangkou J4 Ascension Huangshan - Nuit au sommet (Beihai Hotel) J5 Descente - Départ (gare des Tangkou à l'est du centre ville) en début d'après-midi pour Hangzhou (trajet: 3H30). Nuit à Hangzhou (Wushanyi International Youth Hostel) J6 Hangzhou - Départ fin de journée pour Shanghaï (trajet: 2H30) - Nuit à Shanghaï J7 Visite de Shanghaï - Nuit à Shanghaï J8 Excursion journalière à Suzhou - Nuit à Shanghaï J9 Shanghaï - Vol Guillin fin de journée - Nuit à Guilin J10 Départ en bus en début de matinée pour Yangshuo (Trajet: 1H30) - Vol en montgolfière depuis Yangshuo - Nuit à Yangshuo J11 Yangshuo - Fleuve Li en bateau de Xingping à Yangdi - Ballade en vélo - - Nuit à Yangshuo J12 Départ pour Longsheng - Ballades - Nuit à Dazhai J13 Ballades - Retour sur Guilin - Vol fin de journée pour Xi'an - Nuit à Xi'an J14 Visite Xi'an - Train de nuit direction Pingyao J15 Visite Pingyao - Départ début après-midi pour Wutai Shan via Taiyuan (4H + 1,5H) - Nuit à Wutai Shan J16 Visite Wutai Shan - Nuit à Wutai Shan J17 Bus pour Datong - Nuit à Datong J18 Visite grottes de Yungang / Monastère suspendu - Nuit à Datong J19 Bus ou train pour Pékin - nuit à Pékin J20 Visite Pékin - nuit à Pékin J21 Visite Cité Interdite - nuit à Pékin J22 Visite Grande Muraille - nuit à Pékin J23 Visite Pékin et environs - nuit à Pékin J24 Visite Pékin - Retour en France en fin de journée
Mes doutes se posent surtout à partir de Xi'an. Ce me paraît un peu dense. Il serait peut être plus raisonnable de ne pas aller à Wutai Shan et de garder peut être plus de temps pour Pékin. Dommage, Wutai Shan et son coté bouddhisme pourrait être sympa.
Merci pour vos avis car là, il me faut vraiment finaliser ce voyage au plus tôt :-)
Nous partons en Chine en couple à la fin du mois (29/07), à part les billets d'avion, rien n'est encore réservé!! J'aurai besoin de vos avis afin de confirmer définitivement mon circuit et me lancer le plus tôt possible dans les réservations.
Voici le circuit: J1 Arrivée 10H à l'aéroport - Visite Shanghaï - Nuit à Shanghaï J2 Visite de Shanghaï - Nuit à Shanghaï J3 Départ (Shanghai South Bus Station) pour Huangshan (Tangkou) par le bus de 07H58 ou 10H12 - Arrivée à 16H ou 18H - Nuit à Tangkou J4 Ascension Huangshan - Nuit au sommet (Beihai Hotel) J5 Descente - Départ (gare des Tangkou à l'est du centre ville) en début d'après-midi pour Hangzhou (trajet: 3H30). Nuit à Hangzhou (Wushanyi International Youth Hostel) J6 Hangzhou - Départ fin de journée pour Shanghaï (trajet: 2H30) - Nuit à Shanghaï J7 Visite de Shanghaï - Nuit à Shanghaï J8 Excursion journalière à Suzhou - Nuit à Shanghaï J9 Shanghaï - Vol Guillin fin de journée - Nuit à Guilin J10 Départ en bus en début de matinée pour Yangshuo (Trajet: 1H30) - Vol en montgolfière depuis Yangshuo - Nuit à Yangshuo J11 Yangshuo - Fleuve Li en bateau de Xingping à Yangdi - Ballade en vélo - - Nuit à Yangshuo J12 Départ pour Longsheng - Ballades - Nuit à Dazhai J13 Ballades - Retour sur Guilin - Vol fin de journée pour Xi'an - Nuit à Xi'an J14 Visite Xi'an - Train de nuit direction Pingyao J15 Visite Pingyao - Départ début après-midi pour Wutai Shan via Taiyuan (4H + 1,5H) - Nuit à Wutai Shan J16 Visite Wutai Shan - Nuit à Wutai Shan J17 Bus pour Datong - Nuit à Datong J18 Visite grottes de Yungang / Monastère suspendu - Nuit à Datong J19 Bus ou train pour Pékin - nuit à Pékin J20 Visite Pékin - nuit à Pékin J21 Visite Cité Interdite - nuit à Pékin J22 Visite Grande Muraille - nuit à Pékin J23 Visite Pékin et environs - nuit à Pékin J24 Visite Pékin - Retour en France en fin de journée
Mes doutes se posent surtout à partir de Xi'an. Ce me paraît un peu dense. Il serait peut être plus raisonnable de ne pas aller à Wutai Shan et de garder peut être plus de temps pour Pékin. Dommage, Wutai Shan et son coté bouddhisme pourrait être sympa.
Merci pour vos avis car là, il me faut vraiment finaliser ce voyage au plus tôt :-)
Bonjour,
Je vais aller en Chine fin Août avec des amis.
Nous irons à Pékin, où nous resterons une semaine (il y a beaucoup de choses à visiter et nous voulons prendre notre temps) ; puis, nous pensons aller dans une province du Sud, le Guangxi, visiter la région de Guilin/Yangshuo pendant cinq jours.
J'ai lu divers avis sur le forum. Suivant votre propre expérience (assez récente de préférence, car tout évolue si vite en Chine !), pouvez-vous me conseiller le meilleur endroit pour séjourner d'où nous pourrions ensuite rayonner pour nos visites et excursions. Nous aimons prendre notre temps et recherchons les ambiances authentiques (s'il y en a encore dans cette région qui semble devenir de plus en plus touristique).
Nous pensions séjourner à Yangshuo, mais certains sur ce forum qualifient Yangshuo de "Dysneyland" : n'est-ce pas éxagéré ?
Auriez-vous quelques bonnes adresses ? (pour l'hébergement, les repas, les visites incontournables, quelques bons plans...)
En vous remerciant par avance,
Flo
Je vais aller en Chine fin Août avec des amis.
Nous irons à Pékin, où nous resterons une semaine (il y a beaucoup de choses à visiter et nous voulons prendre notre temps) ; puis, nous pensons aller dans une province du Sud, le Guangxi, visiter la région de Guilin/Yangshuo pendant cinq jours.
J'ai lu divers avis sur le forum. Suivant votre propre expérience (assez récente de préférence, car tout évolue si vite en Chine !), pouvez-vous me conseiller le meilleur endroit pour séjourner d'où nous pourrions ensuite rayonner pour nos visites et excursions. Nous aimons prendre notre temps et recherchons les ambiances authentiques (s'il y en a encore dans cette région qui semble devenir de plus en plus touristique).
Nous pensions séjourner à Yangshuo, mais certains sur ce forum qualifient Yangshuo de "Dysneyland" : n'est-ce pas éxagéré ?
Auriez-vous quelques bonnes adresses ? (pour l'hébergement, les repas, les visites incontournables, quelques bons plans...)
En vous remerciant par avance,
Flo
Je m'étais aperçue, en préparant mon voyages qu'il y avait peu de post sur le Yunnan ( il est vrai que ce n'est pas une destination très courue), alors prenant mon courage à 2 mains, avec 3 mois de retard, je vous livre mon carnet de voyage.
je prépare souvent mes voyages avec VF, donc il faut bien un retour.
J'espère que ce sera utile à QQuns
Cordialement
Yunnan (Chine) Oct-nov 2014 Je n'étais pas venue en chine depuis 2007 (sauf tibet en 2011) et bien sûr bcp de changements bien que je ne sois pas au mm endroit. Le Yunnan est une province assez pauvre avec beaucoup de minorités, néanmoins on reconnaît la Chine à son développement ce qui qui m'étonne tjs. Où s’arrêteront-ils? qq généralités: D'abord l'euro a dévalué de 25% % et le coût de la vie a augmenté de 25%. Cela change un peu la donne, néanmoins c'est très abordable. Le bus est tjs à 1¥ (13centimes) Les entrées des sites touristiques on augmenté de manière impressionnante (parfois de plus de 100%), et c'est le mm prix pour les chinois, qui en moyenne en 2013 gagnaient 7 fois moins que nous, (c’était 10 fois moins en 2010 ! ) Les chinois fument moins et crachent moins, mais c’est relatif ! Le tourisme chinois s'est énormément développé et vu la masse que cela représente, ils ne cherchent pas à nous attirer, nous occidentaux, d'ailleurs on en voit pas bcp. Je suis déjà venue souvent en Chine, je baragouine un peu de chinois (parfois ça sert bien !). Dans les AJ et les GH, généralement, ils parlent très bien anglais. Les chinois parlent de plus en plus anglais, mais comme ils ne pratiquent pas, ils n’osent ni vous aborder ni vous aider, néanmoins si vous êtes vraiment coincés, qqn viendra vous aider. Sauf indications contraires, les prix des GH sont pour chambre double avec sdb privative. Pour 28 jours en Chine, j’ai dépensé 930 € (tout compris sauf avion)
Vendredi 17 octobre Arrivée BKK Krungkasem Srikung Hotel (à côté de la gare) Samedi 18 octobre Ballade dans BKK plusieurs temples en tuk _tuk Le fleuve Repas dans gd supermarché Terminal 21 Food court
Dimanche 19 octobre Taxi pour Don Muang 350 bht Arrivée Kunming navette n°1 25 Y/px + taxi 10Y Change scandaleux à l’aéroport Les prix ont augmenté en France et l’euroa baissé. The Hump :un peu déçue, les prix sont chers ( retenu par booking, 21 € la nuit) pour une qualité médiocre, c’est un peu l’usine. Ambiance très jeune, le Wifi est très très lent et souvent ne marche pas. Ballade au parc Cuihu : scènes de vie intéressantes un dimanche : danses, musique, etc..
Lundi 20 octobre Diverses activités pratiques : changer de l’argent, trouver l’agence Ciel yunnan (Yann est venu nous chercher dans un hôtel de luxe où nous nous sommes réfugiés pour avoir le Wifi. Personnage charmant qui nous a donné de bons conseils, acheter une sim card :100Y, acheter une carte du Yunnan (mais peu utile, pas détaillé et en chinois) Repas dans un restaurant populaire : difficile de commander (mon chinois est un peu limité en ce qui concerne la bouffe), à part les pains vapeurs et les raviolis. Des voisins nous ont donné 2 plats : lotus et tofu. Ballades dans les rues : le vieux quartier et le marché aux fleurs et aux oiseaux (où j’achète du thé Pu’er), la rue Nanping ( piétonne très fréquentée). La pagode de l’est et ouest, un quartier en rénovation..
Mardi 21 octobre On va au musée de la province du Yunnan, pas de musée, il a déménagé mais n’est pas encore ouvert ! A la place on aura droit au vernissage d’une expo de calligraphie, on va au temple Yuantong Si. Au bar du Hump, on rencontre Pierre qui vit à Kunming et organise des treks et des tours (Yunnantours ) avec qui on a longuement discuté, il nous a donné beaucoup de renseignements pour la suite de notre périple ( guesthouse, lieux sympas avec peu de touristes), ce sera très utile pour la suite, merci à lui. On va à la gare routière de l’ouest en bus ( 82 devant la China Bank jusqu’au terminus) pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour Shangri La. Bus couchette « relativement » confortable, mais je me fais vieille, je n’ai pratiquement pas dormi.
Mercredi 22 octobre On entre dans la partie tibétaine du Yunnan , cela se voit aux constructions typiques en bois. Arrivée à Shangri La vers 9h, Ch. veut absolument aller à pied mais on ne sait pas où on est ni où on va (cartes lonely pas top) Shangri La est bcp plus grand que décrit dans les guides (qui s’en tiennent généralement à la vieille ville) , de toutes façons en Chine, c’est tjs comme ça. Grace au tel. que l‘on tend à des chinois pour qu’ils expliquent à la GH où nous sommes, nous arrivons finalement vers 11h à la Dragon Cloud GH (Kevin trekkers inn recommandé par Pierre était fermée) : la maison des courants d’air ! 128 Y la chambre avec petit dej (sommaire). Basique, j’ai apprécié les couvertures chauffantes que je retrouverai un peu partout. Le staff parle très bien anglais un peu froid au départ.
Je ressens un peu l’altitude (3200 m), j’ai un peu mal à la tête. Ciel bleu, chaud (relatif) au soleil, froid à l’ombre, un temps de montagne en automne. J’apprécie ma doudoune.
Visite du magnifique monastère de Samstelling j’en ai déjà beaucoup vu au Tibet, mais si vous n’êtes pas allé au Tibet, vous serez émerveillés (bus n° 3 de la vieille ville, les prix des bus n’ont pas changé en Chine depuis la 1ère fois que je suis venue en 99, 1 Y, exceptionnellement pour des bus spéciaux, 2Y)
Les prix des sites touristiques ont flambés en Chine (105 Y), même prix pour les chinois qui gagnent en moyenne bien moins que nous.
La vieille ville de Shangri La a entièrement brulé l’an dernier (je l’avais vu sur internet mais oublié), ils en ont déjà reconstruit une partie à l’identique et le chantier continue à grande vitesse, à la chinoise quoi !
Vendredi 23 octobre On visite ce qu’il reste de la vieille ville : le musée de la longue marche, pas mal fait avec explications en anglais, le musée régional (moins intéressant). L’attraction majeure est le gigantesque moulin à prière, (non motorisé !) qui domine la vieille ville. Scènes pittoresques, notamment un groupe de vieilles dames tibétaines, manifestement en pèlerinage pour la première fois à Shangri La. En bas sur la place, on peut manger debout aux stands qui proposent entre autres des brochettes de viande de Yak. Je recommande une dame qui vend de délicieux yaourts au lait de yaket des galettes épaisses (orge ?) cuite sur un grill.
L’après midi, nous louons un taxi (en fait il nous laissera et nous l’appellerons pour qu’il revienne nous chercher) pour Tiansheng Tiao , un pont creusé dans les roches calcaires et les sources d’eau chaudes. Promenade à pied et pour moi baignade dans les sources d’eau chaudes (très chaudes), une piscine y est aménagée. Que des touristes chinois (ce sera généralement le cas, dans tout notre parcours :très peu d’occidentaux, beaucoup de chinois)
100 y de taxi, 20 entré et 120Y pour la piscine (cher mais c’est si bon !)
Vendredi 24 octobre Nous voulons aller à Deqin en bus. Le patron de la GH nous en dissuade (et il a bien raison) car en fait iln’y a rien à voir à Deqin, c’est à Feila Si qu’il faut aller, à 10 kms. Des mini van récupèrent les touristes dans les GH pour les emmener à Feila Si, de plus cela revient moins cher. 80Y Long trajet le long de la Janshi River (qui sera le Yang Tsé). Route impressionnante, on a passé un col à 4200m, de très belles couleurs d’automne. Encore des travaux partout (tunnel sous le col, viaducs et autres..)
Feila Si, un petit temple qui fait maintenant partie d’un complexe touristique, avec une vue époustouflante sur la chaine des Meili Snow Mountains qui culmine à 6740 avec le Kawa Karpo, montagne sacrée des tibétains. De magnifiques glaciers. Déçue car aucun moyen de se balader seul (comme chez nous en montagne) sur des sentiers faciles pour admirer le paysage, soit il faut faire un trek haute route avec guide, soit on prend un 4x4.., dans tous les cas, il faut payer un max (très habituel en chine dans les régions touristiques, on soutire un max de fric aux touristes, Han en général) !
On fera donc comme l’armada de chinois avec téléobjectifs, trépieds, caméras. On photographiera le lever et le coucher de soleil sur les Meili Snow Mountains.
Chambre TB à l’auberge de jeunesse : 150Y
Samedi 25 octobre Du coup on ne reste qu’une nuit. Temps magnifique au retour, le chauffeur du van, sympa (et moins cher 70Y), s’est arrêté à tous les points de vue, faisant partie du billet touristique combiné que nous n’avions pas ( 230Y !), car tout point de vue est payant ! Une fois des jeunes chinoises du van nous ont donné leur ticket, une autre fois on nous a laissé passer.
Dimanche 26 octobre Après moult hésitations, car nous allons refaire une partie de la route vers Deqin, nous nous inscrivons à un circuit touristique (à la chinoise, musique, guide..) pour Balagezong (260 Y), van jusqu’à l’entrée du parc, puis un bus regroupe les touristes et nous emmène jusqu’au village Bala (une piste impressionnante a été récemment faite pour ça, tourisme de masse chinois oblige, avant il fallait y aller à pied et ça monte !), ce village est abandonné, ses habitants étaient chasseurs, la chasse est maintenant interdite. Au fond des gorges, une passerelle suspendue est aménagée au-dessus de l’eau, sur au moins 2 kms, magnifique promenade (mais le temps est compté), ce doit être magnifique en été on doit pouvoir se baigner, eau très limpide.c’est le Shangri La Grand Canyon ! Les chinois (c’est-à-dire tous sauf nous) redescendent en raft (tranquille ce n’est pas la Durance !) Le bus nous amène au pied d’une autre gorge, très escarpée, impressionnante mais sans eau. Belle montée en escaliers de la Tangtian Gorge, mes pauvres genoux à la descente ! Au retour galette d’orge tibétaine et yaourt de yack pour le gouter. Le soir yack à la poele dans le restau en face de la GH, un délice ( à Lhassa, j’avais mangé un tournedos de Yack ! j’en salive encore !)
Demain Qiatou et les gorges du tigre.
Lundi 27 mardi 28 octobre Avant de partir, nous rencontrons à la GH, Fréderic un français qui fait le tour du monde en 2 ans, seul, il en est à son 6éme mois, son blog : fredalaventure.blogspot.fr Le patron de la Gh (je ne me souviens plus de son nom soit X) doit aller à Dali, il nous laissera à Qiatou qui est sur son chemin pour 50 Y. Nous avons beaucoup discuté avec lui pendant le voyage, il s’est montré très ouvert : de politique, de tourisme, du développement Chine, de la vie sociale, du mariage et même des gays en Chine. Par tel nous avons retenu une Arrivés à Qiaotou, il pleut , pas question de faire les gorges du tigre dans ces conditions, nous reviendrons. X arrête un bus qui va à Lijiang. 40Y
Par tel nous avons retenu une chambre à Lao Shay GH, trouvée très facilement cette fois, très bien placée dans la vielle ville, chambre impeccable, patio sympathique, que des jeunes chinois. 168 Y (on retrouvera très souvent ce tarif).
Nous resterons 3 jours. J’avais un a priori contre Lijiang devenue , une ville (la vieille ) entièrement dédiée au tourisme de masse ( chinois). Mais c’est à voir, l’entrelacs de petites rues (pleines de boutiques) sont très fleuries, il règne une ambiance bon enfant, malgré les rues bondées (heureusement nous étions hors saison !). L’architecture est magnifique, le matin de bonne heure, c’est tranquille.
Des halls couverts remplis de petites échoppes de nourritures diverses et variées que l’on peut montrer du doigt, un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour les papilles. Dommage à ce moment-là j’avais des pbs d’estomac, je n’ai pas pu gouter à tout ce que je voulais !
La maison Mu, bien que reconstruite après le séisme est intéressante, c’est un très beau domaine. Flâner dans les rues, observer le comportement et les manières de faire des chinois, monter sur la colline faire un tour au magnifique marché (un peu en dehors de la vieille ville), il y a dequoi s’occuper Un matin nous partons en bus pour Baisha (très facile avec les indications de la charmante réceptionniste). Surprise ! Ici contrairement à Lijiang, il y a surtout des occidentaux, enfin ce n’est pas la foule, c’est même plutôt calme, ambiance « branchée ». Ancienne capitale des Naxi, il y a beaucoup d’écoles de broderies et d’échoppes d’antiquités dans la rue, j’achète pour ma collection de serrures un cadenas à l’ancienne avec caractères chinois.
Mercredi 29 octobre Nous laissons les gros sacs à la GH et prenons le bus pour Qiatou. Arrivée à 18h à la Jane GH. Ambiance décontractée 120Y Billet d’entrée pour Hu Tao Xia (gorge du saut du tigre ou tiger leaping gorge) :65Y
Jeudi 30 octobre Début du trek, nous l’envisageons sur 3 jours, finalement ce sera 2. Le début est le moins intéressant (attention, il y avait des travaux sur le sentier, la « déviation » n’était pas évidente), il s’agit d’une assez longue montée mais bien tracée, il suffit d’aller à son rythme. Je n’avais pas emmené mes bâtons de marche (pour 2 ou 3 petits treks, il aurait fallu me les coltiner s sur le sac pendant 1 mois et ½). Une petite échoppe sur le bord du sentier(eau, coca et ..du cannabis pour pas cher) : 2 bâtons en bambous pour 3Y, faut pas s’en priver ! Je suis parée. On passe une sorte de col, on redescend jusqu’à la Tea Horse GH. On continue. Magnifique sentier en balcon (ce devait être le tracé d’un canal), on domine la rivière au fond et de hauts pics nous dominent. On arrive à Halfway, de fait on passera la nuit dans un hotel tout neuf « en rodage » (me souviens plus du nom), un peu cher 180Y, nourriture peu variée et assez chère.
Vendredi 31 octobre Suite du parcours toujours en balcon, magnifique, descente jusqu’à Tina GH. Pas plus de 2h ! On prend les billets pour le bus de Lijiang et on entame la descente jusqu’à la rivière, on doit payer 10Y par ci 15 Ypar là…chacun fait payer la portion qu’il a faite et qu’il entretient ! il y a 2 circuits, on descend par des escaliers assez réguliers, puis une partie en balcon juste au-dessus de la rivière, belle ambiance, fracas de l’eau sur les roches. On arrive tout près de l’eau rugissante, c’est impressionnant et fascinant pourtant il n’y a pas beaucoup d’eau en cette saison.
Remontée finalement assez facile et courte mais raide (une grande échelle je n’ai rien payé !) Finalement j’appréhendais un peu ce trek, mais il m’a paru facile, j’ai l’habitude des randos en montagne et le dénivelé n’est pas si important. On est en avance pour le bus ( 15h30 45Y) Retour Lijiang, même GH , même personnel, même chambre, on a l’impression de revenir à la maison !
Samedi 1 novembre Un peu de repos et de lessive. Du temps au marché Zhongyi : beaucoup de champignons, des truffes (250Y la livre !), chataignes, noix, pommes, clémentines, poissons écrevisses, escargots, crapauds, graines, pipes à eau.. Le bonheur des marchés chinois ! Visite au lac du dragon noir Heilongtan, vue classique de Lijiang, pavillon au milieu du lac, pont à 6 arches et en toile de fond les montagnes enneigées : Yulong (dragon de jade) Shan. Assez reposant, pas trop de monde. Retour à la vieille ville le long du canal, encore des restaurants en plein air, de la viande surtout : un cochon de lait en train de rotir sur une broche, une chèvre que l’on dépouille sur place.. je ne résiste pas.
Dimanche 2 novembre Départ pour Shaxi en bus, de fait il n’y a pas de bus direct, il faut changer à Jianchuan (23 Y + 13 Y). Vieille ville, petite, superbement conservée, une place centrale avec un arbre immense, d’un coté le temple et de l’autre « une salle de spectacle ». J’aime ! On loge à l’AJ horse pen un peu sommaire mais pas cher 120Y.
Lundi 3 novembre On déménage, pas loin, la veille j’avais démarché, en chinois auprès d’une vieille dame chambre ds une GH pour chinois) à 150Y, belle chambre, belle cour, Wifi , personne (le soir des chinois arriveront, bruyants mais couchés tôt et cela va sans dire ..sales, on a pu constater l’état de la salle commune le lendemain !). On propose à Bastien et Marjorie, rencontrés à l’AJ, eux aussi en cours de tour du monde, de partager une voiture pour aller dans les Shibao mountains, desquelles on reviendra à pied, explications données par la très aimable tenancière de la Gato GH (trop chère pour notre budget), avec croquis de l’itinéraire à la clef et texte en chinois pour le chauffeur. 40Y/pers pour le taxi (4), 50 Y pour l’entrée. C’est un massif, très peu peuplé et tellement reculé que la révolution culturelle, n’est pas venue jusqu’ici et a laissé les temples intacts avec des sculptures parmi les plus anciennes de la chine et remarquables. Le temple Baoxing est un dédale d’escaliers avec un grand Boudha très coloré, une falaise, des corniches, des petits temples, des singes. Une promenade magnifique avec beaucoup d’escaliers. Le taxi nous emmène jusqu’au bout, au Shizhong (cloche de pierre) temple . Il s’agit d’une succession de grottes, les statues, d’un genre inhabituel en Chine sont taillées dans la pierre. Le retour à pied s’effectue par beaucoup d’escaliers dans une gorge splendides au milieu de blocs de pierre étonnants façonnés par l’érosion. Balade magnifique, personne, quel calme, temps magnifique, un de mes meilleurs souvenirs , un peu dur pour les genoux. 2 H de descente
Mardi 4 novembre Repos à Shaxi
Mercredi 5 novembre Shaxi Dali en passant par Jinchuan (13 Y+ 41Y). On traversé une zone de culture maraichère, bel ordonnancement de petits champs où se décline toutes les nuances de vert. En fait le bus est allé à la gare routière de la ville nouvelle très au sud, on aurait du se faire déposer avant. Donc bus + bus électrique. Lao Shay GH, moins de charme qu’à Lijiang, chambres B, Tb placé. En ayant vu Lijiang avant, Dali m’a beaucoup déçue, vieille ville reconstruite, quadrillage de rues bordé de boutiques pour chinois (surtout de l’habillement !)
Jeudi 6 novembre L’intérêt de Dali est le lac Erhai .Bus mais la route est en travaux, on finit à pied. Au port, on nous propose une excursion en bateau pour 180Y, comme on hésite, ce sera finalement 100Y. On est 15 sur le bateau, on se fera prendre en photo par et avec tout le monde. On va jusqu’à l’ile d’Haidao, petit tour le long des quais, visite d’un temple, les chinois nous ont à l’œil, ils ont peur que l’on se perde ! Nous sommes amarrés devant des restaus àl’heure prévue pour le départ, un groupe se décide à manger du poisson au resto, donc on attend. Néanmoins en Chine les plats sont vite préparés et on ne traine pas à table ! En revenant, on s’arrête à un temple, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac. En revenant, je suis le bord du lac, il y a une zone tampon plus ou moins marécageuse : lentilles d’eau, oiseaux, couleurs magnifiques, reflets. Je rejoins une route, circuit vélo préféré des chinois branchés : arrêt pour un tour en barque ou sieste dans un hamac installé sur la rive et loué, stand avec Wifi. De l’autre coté des jardins si joliment quadrillés, que de monde dans ces petits carrés à arroser, bécher, arracher, mettre en bottes, laver les légumes. Que de travail !
Vendredi 7 novembre Retour à Kunming (bus direct de la vieille ville 42 Y). Cette fois, on va au Cloudland youth hotel en taxi (23Y), plus sympa que le Hump mais moins bien placé. 168 Y J’ai toujours des problèmes d’estomac, après consultation par mail auprès de mon neveu médecin, je vais à l’hôpital n° 1, juste à côté, chercher des médicaments. Pas facile, la réceptionniste va chercher des internes qui parlent anglais après un peu d’attente et quelques papiers à remplir, on me délivre les médicaments. Sous l’œil de l’interne, j’écris en lettres romaines lenom des médicaments sur les boites pour ne pas me tromper. Très proche du Cloudland, il y a un immense marché, bien plus grand que celui de Lijiang et ouvert toute la journée, un régal. J’achète du fromage de chèvre (très rare en Chine) une grosse truffe (19 Y) que je garderai 1 mois dans mon sac à dos, dégustée à Noel dans un chapon ! Il y avait aussi toutes sortes de larves qui grouillaient. Je ne me lasse pas des marchés chinois !
Samedi 8 novembre Départ pour Janshui de la gare sud qui est très loin (taxi 35Y). En fait, ce que l’on fera au retour, prendre un taxi jusqu’au metro. Jianshui 41Y en 3h ! Un accident sur l’autoroute nous fera perdre 2h facilement. De la gare de Jianshui à la vieille ville, le chauffeur de taxi se perd, on ne se comprend pas, il tourne en rond, enfin il nous fera payer moitié prix ! Li Ann GH n’ayant plus de chambres dans nos prix, nous allons juste à côté Hua Qin GH, très sympathiques mais ne parlant pas anglais. Très belles chambres au tarif habituel 168Y. Ville très agréable Par hasard, je rentre dans un restau en face des jardins de la familles Zhu ( je verrai après dans le routard qu’il s’agit du meilleur de la ville). Je suis bluffée, la carte est une tablette numérique tablette, avec photos, traduction en anglais, on coche ce que l’on veut la commande s’affiche sur l’ordi de la réception et c’est parti ! Enfin une cliente parlant un anglais parfait m’a un peu aidée et m’a même fait gouter ses plats. Une purée de fèves (ou haricots), de la viande hachée de bœuf avec épices, un délice, mais trop pour moi seule, j’en laisse la moitié (50Y avec une bière, beaucoup plus cher que d’habitude mais pas de regret, le cadre est aussi magnifique).
Dimanche 9 novembre Visite de Janshui : ( billet 113Y pour les 3) Le temple de confucius, grand et calme, on aura droit à un concert et avant d’entrer à une magnifique démonstration de Tai Chi. Les jardins de la famille zhu sont en fait une immense proprièté avec pavillons et chambre. Les swallow caves (Yanzi Dong), située à 20km (accès en bus 15 Y), sont en fait une immense grotte où coule une rivière souterraine, très impressionnante, stalactites et stalagmites, aménagées de manière très kitsch avec des effets de lumières très violents !
Lundi 10 novembre Départ pour les rizières en terrasses. Ce que l’on nomme Yuanyang est en faitun grand territoire, avec beaucoup de villeges plutôt en haut et les rizières en terasse à flanc de montagne.
Nous allons à Pugao Laozhai à la jacky’s GH (140 Y), une maison au dessu des rizières avec une grande terasse, sympa, superbe. Le soir repas du jour pour 30Y ( excellent). Jacky parle parfaitement anglais et un peu français, il a beaucoup voyagé, assistant photographe du français Ollivier Föllmi, bien connu des montagnards. Pour y aller : Bus à 9h pour Nansha (30Y 2h1/2), bus pour Xienjiezhen (10Y), on avale un bol de riz cacahuète œuf et légumes à la gare routière, mini van pour Pugao (15Y). Nous avons échappé à l’achat du billet (bus local ?) Nous avons rencontré là un couple d’australien : Janice et Peder (quel humour !) qui vivent en Chine, au sud de Shanghai nous avons passé d’excellents moments avec eux pendant ces 3 jours.
Mardi 11 novembre Debout 6h45 pour le lever de soleil sur les rizières. Pas de soleil, des nuages ! Jacky nous fait un croquis pour un « trek » dans les villages et rizières : Niulopu, la magnifique village d’Azhe Ke, très bien conservé : maisons en terre et toit de chaume, les villageois nous invitent à nous asseoir avec eux, la conversation se fait pas signe, ils ne parlent pas le mandarin, ce sont des Hani. On rejoint la route du haut, pour 10Y un minivan nous ramène à Pugao.
Mercredi 12 novembre Marché à Shengcunzhen (minivan), marché pauvre mais intéressant : dentiste à l’action, le patient est sur un tabouret, cochons en laisse, marchand de « gris-gris toutes les femmes sont en costume traditionnels. Depuis le marché, Jacky nous a concocté un circuit à pied pour l’après midi (4h) : Malizhai, une magnifique perspective sur les rizières au niveau de la falaise, nous pique niquons là, je suis fascinée par les mouvements de la brume qui couvre et découvre les rizières en dessous. Nous rejoignons Le point de vue du coucher du soleil.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre Retour Kunming par bus direct (environ 8h 136 Y) Cette fois on a pris le métro, flambant neuf de la gare du sud, la signalisation est aussi en anglais (enfin, en lettres latines). Derniers achats, du thè en particulier. Un très bon restau dans le marché aux oiseaux (70Y), vieille maison à étages, à peine qq mots d’anglais.
Samedi 15 novembre Avion pour Yangon (taxi aéroport 120Y) Fin de la Chine, je suis triste, je reviendrai







Yunnan (Chine) Oct-nov 2014 Je n'étais pas venue en chine depuis 2007 (sauf tibet en 2011) et bien sûr bcp de changements bien que je ne sois pas au mm endroit. Le Yunnan est une province assez pauvre avec beaucoup de minorités, néanmoins on reconnaît la Chine à son développement ce qui qui m'étonne tjs. Où s’arrêteront-ils? qq généralités: D'abord l'euro a dévalué de 25% % et le coût de la vie a augmenté de 25%. Cela change un peu la donne, néanmoins c'est très abordable. Le bus est tjs à 1¥ (13centimes) Les entrées des sites touristiques on augmenté de manière impressionnante (parfois de plus de 100%), et c'est le mm prix pour les chinois, qui en moyenne en 2013 gagnaient 7 fois moins que nous, (c’était 10 fois moins en 2010 ! ) Les chinois fument moins et crachent moins, mais c’est relatif ! Le tourisme chinois s'est énormément développé et vu la masse que cela représente, ils ne cherchent pas à nous attirer, nous occidentaux, d'ailleurs on en voit pas bcp. Je suis déjà venue souvent en Chine, je baragouine un peu de chinois (parfois ça sert bien !). Dans les AJ et les GH, généralement, ils parlent très bien anglais. Les chinois parlent de plus en plus anglais, mais comme ils ne pratiquent pas, ils n’osent ni vous aborder ni vous aider, néanmoins si vous êtes vraiment coincés, qqn viendra vous aider. Sauf indications contraires, les prix des GH sont pour chambre double avec sdb privative. Pour 28 jours en Chine, j’ai dépensé 930 € (tout compris sauf avion)
Vendredi 17 octobre Arrivée BKK Krungkasem Srikung Hotel (à côté de la gare) Samedi 18 octobre Ballade dans BKK plusieurs temples en tuk _tuk Le fleuve Repas dans gd supermarché Terminal 21 Food court
Dimanche 19 octobre Taxi pour Don Muang 350 bht Arrivée Kunming navette n°1 25 Y/px + taxi 10Y Change scandaleux à l’aéroport Les prix ont augmenté en France et l’euroa baissé. The Hump :un peu déçue, les prix sont chers ( retenu par booking, 21 € la nuit) pour une qualité médiocre, c’est un peu l’usine. Ambiance très jeune, le Wifi est très très lent et souvent ne marche pas. Ballade au parc Cuihu : scènes de vie intéressantes un dimanche : danses, musique, etc..
Lundi 20 octobre Diverses activités pratiques : changer de l’argent, trouver l’agence Ciel yunnan (Yann est venu nous chercher dans un hôtel de luxe où nous nous sommes réfugiés pour avoir le Wifi. Personnage charmant qui nous a donné de bons conseils, acheter une sim card :100Y, acheter une carte du Yunnan (mais peu utile, pas détaillé et en chinois) Repas dans un restaurant populaire : difficile de commander (mon chinois est un peu limité en ce qui concerne la bouffe), à part les pains vapeurs et les raviolis. Des voisins nous ont donné 2 plats : lotus et tofu. Ballades dans les rues : le vieux quartier et le marché aux fleurs et aux oiseaux (où j’achète du thé Pu’er), la rue Nanping ( piétonne très fréquentée). La pagode de l’est et ouest, un quartier en rénovation..
Mardi 21 octobre On va au musée de la province du Yunnan, pas de musée, il a déménagé mais n’est pas encore ouvert ! A la place on aura droit au vernissage d’une expo de calligraphie, on va au temple Yuantong Si. Au bar du Hump, on rencontre Pierre qui vit à Kunming et organise des treks et des tours (Yunnantours ) avec qui on a longuement discuté, il nous a donné beaucoup de renseignements pour la suite de notre périple ( guesthouse, lieux sympas avec peu de touristes), ce sera très utile pour la suite, merci à lui. On va à la gare routière de l’ouest en bus ( 82 devant la China Bank jusqu’au terminus) pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour Shangri La. Bus couchette « relativement » confortable, mais je me fais vieille, je n’ai pratiquement pas dormi.
Mercredi 22 octobre On entre dans la partie tibétaine du Yunnan , cela se voit aux constructions typiques en bois. Arrivée à Shangri La vers 9h, Ch. veut absolument aller à pied mais on ne sait pas où on est ni où on va (cartes lonely pas top) Shangri La est bcp plus grand que décrit dans les guides (qui s’en tiennent généralement à la vieille ville) , de toutes façons en Chine, c’est tjs comme ça. Grace au tel. que l‘on tend à des chinois pour qu’ils expliquent à la GH où nous sommes, nous arrivons finalement vers 11h à la Dragon Cloud GH (Kevin trekkers inn recommandé par Pierre était fermée) : la maison des courants d’air ! 128 Y la chambre avec petit dej (sommaire). Basique, j’ai apprécié les couvertures chauffantes que je retrouverai un peu partout. Le staff parle très bien anglais un peu froid au départ.
Je ressens un peu l’altitude (3200 m), j’ai un peu mal à la tête. Ciel bleu, chaud (relatif) au soleil, froid à l’ombre, un temps de montagne en automne. J’apprécie ma doudoune.
Visite du magnifique monastère de Samstelling j’en ai déjà beaucoup vu au Tibet, mais si vous n’êtes pas allé au Tibet, vous serez émerveillés (bus n° 3 de la vieille ville, les prix des bus n’ont pas changé en Chine depuis la 1ère fois que je suis venue en 99, 1 Y, exceptionnellement pour des bus spéciaux, 2Y)
Les prix des sites touristiques ont flambés en Chine (105 Y), même prix pour les chinois qui gagnent en moyenne bien moins que nous.
La vieille ville de Shangri La a entièrement brulé l’an dernier (je l’avais vu sur internet mais oublié), ils en ont déjà reconstruit une partie à l’identique et le chantier continue à grande vitesse, à la chinoise quoi !
Vendredi 23 octobre On visite ce qu’il reste de la vieille ville : le musée de la longue marche, pas mal fait avec explications en anglais, le musée régional (moins intéressant). L’attraction majeure est le gigantesque moulin à prière, (non motorisé !) qui domine la vieille ville. Scènes pittoresques, notamment un groupe de vieilles dames tibétaines, manifestement en pèlerinage pour la première fois à Shangri La. En bas sur la place, on peut manger debout aux stands qui proposent entre autres des brochettes de viande de Yak. Je recommande une dame qui vend de délicieux yaourts au lait de yaket des galettes épaisses (orge ?) cuite sur un grill.
L’après midi, nous louons un taxi (en fait il nous laissera et nous l’appellerons pour qu’il revienne nous chercher) pour Tiansheng Tiao , un pont creusé dans les roches calcaires et les sources d’eau chaudes. Promenade à pied et pour moi baignade dans les sources d’eau chaudes (très chaudes), une piscine y est aménagée. Que des touristes chinois (ce sera généralement le cas, dans tout notre parcours :très peu d’occidentaux, beaucoup de chinois)
100 y de taxi, 20 entré et 120Y pour la piscine (cher mais c’est si bon !)
Vendredi 24 octobre Nous voulons aller à Deqin en bus. Le patron de la GH nous en dissuade (et il a bien raison) car en fait iln’y a rien à voir à Deqin, c’est à Feila Si qu’il faut aller, à 10 kms. Des mini van récupèrent les touristes dans les GH pour les emmener à Feila Si, de plus cela revient moins cher. 80Y Long trajet le long de la Janshi River (qui sera le Yang Tsé). Route impressionnante, on a passé un col à 4200m, de très belles couleurs d’automne. Encore des travaux partout (tunnel sous le col, viaducs et autres..)
Feila Si, un petit temple qui fait maintenant partie d’un complexe touristique, avec une vue époustouflante sur la chaine des Meili Snow Mountains qui culmine à 6740 avec le Kawa Karpo, montagne sacrée des tibétains. De magnifiques glaciers. Déçue car aucun moyen de se balader seul (comme chez nous en montagne) sur des sentiers faciles pour admirer le paysage, soit il faut faire un trek haute route avec guide, soit on prend un 4x4.., dans tous les cas, il faut payer un max (très habituel en chine dans les régions touristiques, on soutire un max de fric aux touristes, Han en général) !
On fera donc comme l’armada de chinois avec téléobjectifs, trépieds, caméras. On photographiera le lever et le coucher de soleil sur les Meili Snow Mountains.
Chambre TB à l’auberge de jeunesse : 150Y
Samedi 25 octobre Du coup on ne reste qu’une nuit. Temps magnifique au retour, le chauffeur du van, sympa (et moins cher 70Y), s’est arrêté à tous les points de vue, faisant partie du billet touristique combiné que nous n’avions pas ( 230Y !), car tout point de vue est payant ! Une fois des jeunes chinoises du van nous ont donné leur ticket, une autre fois on nous a laissé passer.
Dimanche 26 octobre Après moult hésitations, car nous allons refaire une partie de la route vers Deqin, nous nous inscrivons à un circuit touristique (à la chinoise, musique, guide..) pour Balagezong (260 Y), van jusqu’à l’entrée du parc, puis un bus regroupe les touristes et nous emmène jusqu’au village Bala (une piste impressionnante a été récemment faite pour ça, tourisme de masse chinois oblige, avant il fallait y aller à pied et ça monte !), ce village est abandonné, ses habitants étaient chasseurs, la chasse est maintenant interdite. Au fond des gorges, une passerelle suspendue est aménagée au-dessus de l’eau, sur au moins 2 kms, magnifique promenade (mais le temps est compté), ce doit être magnifique en été on doit pouvoir se baigner, eau très limpide.c’est le Shangri La Grand Canyon ! Les chinois (c’est-à-dire tous sauf nous) redescendent en raft (tranquille ce n’est pas la Durance !) Le bus nous amène au pied d’une autre gorge, très escarpée, impressionnante mais sans eau. Belle montée en escaliers de la Tangtian Gorge, mes pauvres genoux à la descente ! Au retour galette d’orge tibétaine et yaourt de yack pour le gouter. Le soir yack à la poele dans le restau en face de la GH, un délice ( à Lhassa, j’avais mangé un tournedos de Yack ! j’en salive encore !)
Demain Qiatou et les gorges du tigre.
Lundi 27 mardi 28 octobre Avant de partir, nous rencontrons à la GH, Fréderic un français qui fait le tour du monde en 2 ans, seul, il en est à son 6éme mois, son blog : fredalaventure.blogspot.fr Le patron de la Gh (je ne me souviens plus de son nom soit X) doit aller à Dali, il nous laissera à Qiatou qui est sur son chemin pour 50 Y. Nous avons beaucoup discuté avec lui pendant le voyage, il s’est montré très ouvert : de politique, de tourisme, du développement Chine, de la vie sociale, du mariage et même des gays en Chine. Par tel nous avons retenu une Arrivés à Qiaotou, il pleut , pas question de faire les gorges du tigre dans ces conditions, nous reviendrons. X arrête un bus qui va à Lijiang. 40Y
Par tel nous avons retenu une chambre à Lao Shay GH, trouvée très facilement cette fois, très bien placée dans la vielle ville, chambre impeccable, patio sympathique, que des jeunes chinois. 168 Y (on retrouvera très souvent ce tarif).
Nous resterons 3 jours. J’avais un a priori contre Lijiang devenue , une ville (la vieille ) entièrement dédiée au tourisme de masse ( chinois). Mais c’est à voir, l’entrelacs de petites rues (pleines de boutiques) sont très fleuries, il règne une ambiance bon enfant, malgré les rues bondées (heureusement nous étions hors saison !). L’architecture est magnifique, le matin de bonne heure, c’est tranquille.
Des halls couverts remplis de petites échoppes de nourritures diverses et variées que l’on peut montrer du doigt, un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour les papilles. Dommage à ce moment-là j’avais des pbs d’estomac, je n’ai pas pu gouter à tout ce que je voulais !
La maison Mu, bien que reconstruite après le séisme est intéressante, c’est un très beau domaine. Flâner dans les rues, observer le comportement et les manières de faire des chinois, monter sur la colline faire un tour au magnifique marché (un peu en dehors de la vieille ville), il y a dequoi s’occuper Un matin nous partons en bus pour Baisha (très facile avec les indications de la charmante réceptionniste). Surprise ! Ici contrairement à Lijiang, il y a surtout des occidentaux, enfin ce n’est pas la foule, c’est même plutôt calme, ambiance « branchée ». Ancienne capitale des Naxi, il y a beaucoup d’écoles de broderies et d’échoppes d’antiquités dans la rue, j’achète pour ma collection de serrures un cadenas à l’ancienne avec caractères chinois.
Mercredi 29 octobre Nous laissons les gros sacs à la GH et prenons le bus pour Qiatou. Arrivée à 18h à la Jane GH. Ambiance décontractée 120Y Billet d’entrée pour Hu Tao Xia (gorge du saut du tigre ou tiger leaping gorge) :65Y
Jeudi 30 octobre Début du trek, nous l’envisageons sur 3 jours, finalement ce sera 2. Le début est le moins intéressant (attention, il y avait des travaux sur le sentier, la « déviation » n’était pas évidente), il s’agit d’une assez longue montée mais bien tracée, il suffit d’aller à son rythme. Je n’avais pas emmené mes bâtons de marche (pour 2 ou 3 petits treks, il aurait fallu me les coltiner s sur le sac pendant 1 mois et ½). Une petite échoppe sur le bord du sentier(eau, coca et ..du cannabis pour pas cher) : 2 bâtons en bambous pour 3Y, faut pas s’en priver ! Je suis parée. On passe une sorte de col, on redescend jusqu’à la Tea Horse GH. On continue. Magnifique sentier en balcon (ce devait être le tracé d’un canal), on domine la rivière au fond et de hauts pics nous dominent. On arrive à Halfway, de fait on passera la nuit dans un hotel tout neuf « en rodage » (me souviens plus du nom), un peu cher 180Y, nourriture peu variée et assez chère.
Vendredi 31 octobre Suite du parcours toujours en balcon, magnifique, descente jusqu’à Tina GH. Pas plus de 2h ! On prend les billets pour le bus de Lijiang et on entame la descente jusqu’à la rivière, on doit payer 10Y par ci 15 Ypar là…chacun fait payer la portion qu’il a faite et qu’il entretient ! il y a 2 circuits, on descend par des escaliers assez réguliers, puis une partie en balcon juste au-dessus de la rivière, belle ambiance, fracas de l’eau sur les roches. On arrive tout près de l’eau rugissante, c’est impressionnant et fascinant pourtant il n’y a pas beaucoup d’eau en cette saison.
Remontée finalement assez facile et courte mais raide (une grande échelle je n’ai rien payé !) Finalement j’appréhendais un peu ce trek, mais il m’a paru facile, j’ai l’habitude des randos en montagne et le dénivelé n’est pas si important. On est en avance pour le bus ( 15h30 45Y) Retour Lijiang, même GH , même personnel, même chambre, on a l’impression de revenir à la maison !
Samedi 1 novembre Un peu de repos et de lessive. Du temps au marché Zhongyi : beaucoup de champignons, des truffes (250Y la livre !), chataignes, noix, pommes, clémentines, poissons écrevisses, escargots, crapauds, graines, pipes à eau.. Le bonheur des marchés chinois ! Visite au lac du dragon noir Heilongtan, vue classique de Lijiang, pavillon au milieu du lac, pont à 6 arches et en toile de fond les montagnes enneigées : Yulong (dragon de jade) Shan. Assez reposant, pas trop de monde. Retour à la vieille ville le long du canal, encore des restaurants en plein air, de la viande surtout : un cochon de lait en train de rotir sur une broche, une chèvre que l’on dépouille sur place.. je ne résiste pas.
Dimanche 2 novembre Départ pour Shaxi en bus, de fait il n’y a pas de bus direct, il faut changer à Jianchuan (23 Y + 13 Y). Vieille ville, petite, superbement conservée, une place centrale avec un arbre immense, d’un coté le temple et de l’autre « une salle de spectacle ». J’aime ! On loge à l’AJ horse pen un peu sommaire mais pas cher 120Y.
Lundi 3 novembre On déménage, pas loin, la veille j’avais démarché, en chinois auprès d’une vieille dame chambre ds une GH pour chinois) à 150Y, belle chambre, belle cour, Wifi , personne (le soir des chinois arriveront, bruyants mais couchés tôt et cela va sans dire ..sales, on a pu constater l’état de la salle commune le lendemain !). On propose à Bastien et Marjorie, rencontrés à l’AJ, eux aussi en cours de tour du monde, de partager une voiture pour aller dans les Shibao mountains, desquelles on reviendra à pied, explications données par la très aimable tenancière de la Gato GH (trop chère pour notre budget), avec croquis de l’itinéraire à la clef et texte en chinois pour le chauffeur. 40Y/pers pour le taxi (4), 50 Y pour l’entrée. C’est un massif, très peu peuplé et tellement reculé que la révolution culturelle, n’est pas venue jusqu’ici et a laissé les temples intacts avec des sculptures parmi les plus anciennes de la chine et remarquables. Le temple Baoxing est un dédale d’escaliers avec un grand Boudha très coloré, une falaise, des corniches, des petits temples, des singes. Une promenade magnifique avec beaucoup d’escaliers. Le taxi nous emmène jusqu’au bout, au Shizhong (cloche de pierre) temple . Il s’agit d’une succession de grottes, les statues, d’un genre inhabituel en Chine sont taillées dans la pierre. Le retour à pied s’effectue par beaucoup d’escaliers dans une gorge splendides au milieu de blocs de pierre étonnants façonnés par l’érosion. Balade magnifique, personne, quel calme, temps magnifique, un de mes meilleurs souvenirs , un peu dur pour les genoux. 2 H de descente
Mardi 4 novembre Repos à Shaxi
Mercredi 5 novembre Shaxi Dali en passant par Jinchuan (13 Y+ 41Y). On traversé une zone de culture maraichère, bel ordonnancement de petits champs où se décline toutes les nuances de vert. En fait le bus est allé à la gare routière de la ville nouvelle très au sud, on aurait du se faire déposer avant. Donc bus + bus électrique. Lao Shay GH, moins de charme qu’à Lijiang, chambres B, Tb placé. En ayant vu Lijiang avant, Dali m’a beaucoup déçue, vieille ville reconstruite, quadrillage de rues bordé de boutiques pour chinois (surtout de l’habillement !)
Jeudi 6 novembre L’intérêt de Dali est le lac Erhai .Bus mais la route est en travaux, on finit à pied. Au port, on nous propose une excursion en bateau pour 180Y, comme on hésite, ce sera finalement 100Y. On est 15 sur le bateau, on se fera prendre en photo par et avec tout le monde. On va jusqu’à l’ile d’Haidao, petit tour le long des quais, visite d’un temple, les chinois nous ont à l’œil, ils ont peur que l’on se perde ! Nous sommes amarrés devant des restaus àl’heure prévue pour le départ, un groupe se décide à manger du poisson au resto, donc on attend. Néanmoins en Chine les plats sont vite préparés et on ne traine pas à table ! En revenant, on s’arrête à un temple, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac. En revenant, je suis le bord du lac, il y a une zone tampon plus ou moins marécageuse : lentilles d’eau, oiseaux, couleurs magnifiques, reflets. Je rejoins une route, circuit vélo préféré des chinois branchés : arrêt pour un tour en barque ou sieste dans un hamac installé sur la rive et loué, stand avec Wifi. De l’autre coté des jardins si joliment quadrillés, que de monde dans ces petits carrés à arroser, bécher, arracher, mettre en bottes, laver les légumes. Que de travail !
Vendredi 7 novembre Retour à Kunming (bus direct de la vieille ville 42 Y). Cette fois, on va au Cloudland youth hotel en taxi (23Y), plus sympa que le Hump mais moins bien placé. 168 Y J’ai toujours des problèmes d’estomac, après consultation par mail auprès de mon neveu médecin, je vais à l’hôpital n° 1, juste à côté, chercher des médicaments. Pas facile, la réceptionniste va chercher des internes qui parlent anglais après un peu d’attente et quelques papiers à remplir, on me délivre les médicaments. Sous l’œil de l’interne, j’écris en lettres romaines lenom des médicaments sur les boites pour ne pas me tromper. Très proche du Cloudland, il y a un immense marché, bien plus grand que celui de Lijiang et ouvert toute la journée, un régal. J’achète du fromage de chèvre (très rare en Chine) une grosse truffe (19 Y) que je garderai 1 mois dans mon sac à dos, dégustée à Noel dans un chapon ! Il y avait aussi toutes sortes de larves qui grouillaient. Je ne me lasse pas des marchés chinois !
Samedi 8 novembre Départ pour Janshui de la gare sud qui est très loin (taxi 35Y). En fait, ce que l’on fera au retour, prendre un taxi jusqu’au metro. Jianshui 41Y en 3h ! Un accident sur l’autoroute nous fera perdre 2h facilement. De la gare de Jianshui à la vieille ville, le chauffeur de taxi se perd, on ne se comprend pas, il tourne en rond, enfin il nous fera payer moitié prix ! Li Ann GH n’ayant plus de chambres dans nos prix, nous allons juste à côté Hua Qin GH, très sympathiques mais ne parlant pas anglais. Très belles chambres au tarif habituel 168Y. Ville très agréable Par hasard, je rentre dans un restau en face des jardins de la familles Zhu ( je verrai après dans le routard qu’il s’agit du meilleur de la ville). Je suis bluffée, la carte est une tablette numérique tablette, avec photos, traduction en anglais, on coche ce que l’on veut la commande s’affiche sur l’ordi de la réception et c’est parti ! Enfin une cliente parlant un anglais parfait m’a un peu aidée et m’a même fait gouter ses plats. Une purée de fèves (ou haricots), de la viande hachée de bœuf avec épices, un délice, mais trop pour moi seule, j’en laisse la moitié (50Y avec une bière, beaucoup plus cher que d’habitude mais pas de regret, le cadre est aussi magnifique).
Dimanche 9 novembre Visite de Janshui : ( billet 113Y pour les 3) Le temple de confucius, grand et calme, on aura droit à un concert et avant d’entrer à une magnifique démonstration de Tai Chi. Les jardins de la famille zhu sont en fait une immense proprièté avec pavillons et chambre. Les swallow caves (Yanzi Dong), située à 20km (accès en bus 15 Y), sont en fait une immense grotte où coule une rivière souterraine, très impressionnante, stalactites et stalagmites, aménagées de manière très kitsch avec des effets de lumières très violents !
Lundi 10 novembre Départ pour les rizières en terrasses. Ce que l’on nomme Yuanyang est en faitun grand territoire, avec beaucoup de villeges plutôt en haut et les rizières en terasse à flanc de montagne.
Nous allons à Pugao Laozhai à la jacky’s GH (140 Y), une maison au dessu des rizières avec une grande terasse, sympa, superbe. Le soir repas du jour pour 30Y ( excellent). Jacky parle parfaitement anglais et un peu français, il a beaucoup voyagé, assistant photographe du français Ollivier Föllmi, bien connu des montagnards. Pour y aller : Bus à 9h pour Nansha (30Y 2h1/2), bus pour Xienjiezhen (10Y), on avale un bol de riz cacahuète œuf et légumes à la gare routière, mini van pour Pugao (15Y). Nous avons échappé à l’achat du billet (bus local ?) Nous avons rencontré là un couple d’australien : Janice et Peder (quel humour !) qui vivent en Chine, au sud de Shanghai nous avons passé d’excellents moments avec eux pendant ces 3 jours.
Mardi 11 novembre Debout 6h45 pour le lever de soleil sur les rizières. Pas de soleil, des nuages ! Jacky nous fait un croquis pour un « trek » dans les villages et rizières : Niulopu, la magnifique village d’Azhe Ke, très bien conservé : maisons en terre et toit de chaume, les villageois nous invitent à nous asseoir avec eux, la conversation se fait pas signe, ils ne parlent pas le mandarin, ce sont des Hani. On rejoint la route du haut, pour 10Y un minivan nous ramène à Pugao.
Mercredi 12 novembre Marché à Shengcunzhen (minivan), marché pauvre mais intéressant : dentiste à l’action, le patient est sur un tabouret, cochons en laisse, marchand de « gris-gris toutes les femmes sont en costume traditionnels. Depuis le marché, Jacky nous a concocté un circuit à pied pour l’après midi (4h) : Malizhai, une magnifique perspective sur les rizières au niveau de la falaise, nous pique niquons là, je suis fascinée par les mouvements de la brume qui couvre et découvre les rizières en dessous. Nous rejoignons Le point de vue du coucher du soleil.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre Retour Kunming par bus direct (environ 8h 136 Y) Cette fois on a pris le métro, flambant neuf de la gare du sud, la signalisation est aussi en anglais (enfin, en lettres latines). Derniers achats, du thè en particulier. Un très bon restau dans le marché aux oiseaux (70Y), vieille maison à étages, à peine qq mots d’anglais.
Samedi 15 novembre Avion pour Yangon (taxi aéroport 120Y) Fin de la Chine, je suis triste, je reviendrai







Bonjour,
Je vis actuellement a Shenzhen et ce week-end j'ai prevu d'aller a visiter Yuangshuo, ainsi que les rizieres de Longji. Je pars vendredi soir en prenant le bus de nuit et repars lundi soir aussi en bus de nuit, ce qui me fais 3 jours complets sur place.
Voila dans le desordre ce que je pense faire en 3 jours mais je ne sais pas trop si cela est faisable et comment organiser cela:
- promenade en radeau sur la riviere Li en partant de Xingping - balade en velo ou en scooter dans Yangshuo (d'ailleurs ou aller precisement?) - grottes de Longmen - rizieres de Longji (une journee complete j'imagine).
Comment m'organiser pour arriver a faire tout cela? Est-il possible de faire l'aller-retour Yangshuo-Longji-Yangshuo dans la journee?
Par ailleurs j'ai quelques question subsidiaires: - Peut-on trouver un hotel pour 200RMB (voir moins?) par nuit pour une chambre double? (nous sommes en fait 2) - Le spectacle de son et lumieres Liu San Jie est-il vraiment a faire un soir? car 188RMB c'est quand meme cher...
Sinon, si vous avez de meilleurs idees concernant les activites que je compte faire n'hesiez pas a m'en faire part.
Merci par avance pour vos conseils,
Damien
Je vis actuellement a Shenzhen et ce week-end j'ai prevu d'aller a visiter Yuangshuo, ainsi que les rizieres de Longji. Je pars vendredi soir en prenant le bus de nuit et repars lundi soir aussi en bus de nuit, ce qui me fais 3 jours complets sur place.
Voila dans le desordre ce que je pense faire en 3 jours mais je ne sais pas trop si cela est faisable et comment organiser cela:
- promenade en radeau sur la riviere Li en partant de Xingping - balade en velo ou en scooter dans Yangshuo (d'ailleurs ou aller precisement?) - grottes de Longmen - rizieres de Longji (une journee complete j'imagine).
Comment m'organiser pour arriver a faire tout cela? Est-il possible de faire l'aller-retour Yangshuo-Longji-Yangshuo dans la journee?
Par ailleurs j'ai quelques question subsidiaires: - Peut-on trouver un hotel pour 200RMB (voir moins?) par nuit pour une chambre double? (nous sommes en fait 2) - Le spectacle de son et lumieres Liu San Jie est-il vraiment a faire un soir? car 188RMB c'est quand meme cher...
Sinon, si vous avez de meilleurs idees concernant les activites que je compte faire n'hesiez pas a m'en faire part.
Merci par avance pour vos conseils,
Damien
Bonjour,
Je pars le 6 juillet pour 3 semaines en Chine. J'atterris à Pékin. Je pars un peu à l'aventure, puisque j'y vais seul, sans parler un mot de chinois.
Et je voudrais savoir ce que vous me conseillez à visiter, les incontournables de la Chine. Par contre, ne partant que 3 semaines, je ne pense pas descendre plus loin que Shanghai.
J'attends vos conseils et remarques.
Merci
Cyril
Cyril
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China
Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine...
A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes.
Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures.
Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres.
Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation.
Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).
Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!
Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.
Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.
Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.
Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte
Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).
Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!
Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cupping
Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus
Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?
Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.
Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !
Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.
Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's
Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espelette
Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.
Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du monde
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cuppingMardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espeletteMardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du mondeJ'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu .
Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques)
Merci de vos précieux renseignements
Bonjour
Je suis un grand amateur de lectures de blog et expériences de voyage sur la Chine. Je m'en inspire beaucoup pour aborder une région nouvelle. C'est toujours plus parlant que les photo officielles et les textes des guides lonely planet. En ce moment, je me suis mis en tête de faire la croisière entre Yichang et Chongqing sur le fleuve bleu. Mais il est difficile de trouver des expériences de voyageurs pour le coup...
Si vous avez des liens à me proposer, je vous remercie !
Je suis un grand amateur de lectures de blog et expériences de voyage sur la Chine. Je m'en inspire beaucoup pour aborder une région nouvelle. C'est toujours plus parlant que les photo officielles et les textes des guides lonely planet. En ce moment, je me suis mis en tête de faire la croisière entre Yichang et Chongqing sur le fleuve bleu. Mais il est difficile de trouver des expériences de voyageurs pour le coup...
Si vous avez des liens à me proposer, je vous remercie !
Bonjour,
Mes deux filles, 16 et 18 ans vont me retrouver à Hong Kong début juillet. Nous aurons 4 ou 5 jours avant un circuit Terre d'aventure au Vietnam.
Voici le trajet que j'ai imaginé : Et j'aimerais avoir vos avis sur l'ensemble, et plus précisément sur Guilin Yangshuo pour savoir la meilleur manière d'en profiter sur deux jours. De plus mes filles sont assez "citadines"... !! et je me demande si je dois m'inquiéter un peu :-)... Est-ce dur ? Éventuellement, visites intéressantes, bons hôtel sympas corrects.. (pour deux filles..) Avis sur les trains..
Train soir Hong Kong Canton, nuit hôtel. Jour 1 visite Canton Trajet train de nuit jusqu'à Guilin. Jour 2 ?? Il parait qu'il y a des rizières extraordinaire à une centaine de km, cela vous dit quelque chose ? Est-ce que la descente de la rivière Li vaut le coup ? Est-ce cher ? Toutes les personnes m'ont dit et je l'ai lu que Yangshuo était mieux. Connaissez vous des hôtels bien ? Rapport qualité prix. Jour 3 Excursion Yangshuo vélo ? Nuit re hôtel. Après j'aimerais bien avoir des conseils... J'avais imaginé train le matin jusqu'à Nanning (intéressant ?) Hôtel puis le lendemain train jusqu'à Hanoï, faisable ?
Merci à tous pour vos possibles réponses. Stéphane
Mes deux filles, 16 et 18 ans vont me retrouver à Hong Kong début juillet. Nous aurons 4 ou 5 jours avant un circuit Terre d'aventure au Vietnam.
Voici le trajet que j'ai imaginé : Et j'aimerais avoir vos avis sur l'ensemble, et plus précisément sur Guilin Yangshuo pour savoir la meilleur manière d'en profiter sur deux jours. De plus mes filles sont assez "citadines"... !! et je me demande si je dois m'inquiéter un peu :-)... Est-ce dur ? Éventuellement, visites intéressantes, bons hôtel sympas corrects.. (pour deux filles..) Avis sur les trains..
Train soir Hong Kong Canton, nuit hôtel. Jour 1 visite Canton Trajet train de nuit jusqu'à Guilin. Jour 2 ?? Il parait qu'il y a des rizières extraordinaire à une centaine de km, cela vous dit quelque chose ? Est-ce que la descente de la rivière Li vaut le coup ? Est-ce cher ? Toutes les personnes m'ont dit et je l'ai lu que Yangshuo était mieux. Connaissez vous des hôtels bien ? Rapport qualité prix. Jour 3 Excursion Yangshuo vélo ? Nuit re hôtel. Après j'aimerais bien avoir des conseils... J'avais imaginé train le matin jusqu'à Nanning (intéressant ?) Hôtel puis le lendemain train jusqu'à Hanoï, faisable ?
Merci à tous pour vos possibles réponses. Stéphane
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Salut a tous !
Je suis a Guilin depuis quelques jours et pour 3 mois, si quelques un a besoin d infos...n hesitez pas !
Je suis a Guilin depuis quelques jours et pour 3 mois, si quelques un a besoin d infos...n hesitez pas !
Salut,
Je vais voir des amis à Wuhan en Juillet, J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà descendu la portion Chongqing / Wuhan du fleuve et si ça vaut vraiment le coup?
Sinon est-ce qu'il reste des choses à voir ou est-ce que tout est déjà inondé à cause du barrage des 3 gorges? D'après Lonely Planet il devait y avoir pas mal de choses sous les eaux à compter de 2003, mais je n'ai pas vraiment d'infos récentes.
merciiiiii
Je vais voir des amis à Wuhan en Juillet, J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà descendu la portion Chongqing / Wuhan du fleuve et si ça vaut vraiment le coup?
Sinon est-ce qu'il reste des choses à voir ou est-ce que tout est déjà inondé à cause du barrage des 3 gorges? D'après Lonely Planet il devait y avoir pas mal de choses sous les eaux à compter de 2003, mais je n'ai pas vraiment d'infos récentes.
merciiiiii
j'aimerai savoir d'ou et comment on fait le yang tse kiang merci de me renseigner
Yuanyang elle-même ne présente pas beaucoup de charme à première vue. mais ce sont surtout les célèbres rizières en terrasses qui font partie des plus belles et spectaculaires de Chine.Ces rizières ont été sculptées dans les montagnes par la minorité Hani depuis plusieurs siècles.
Donc après 2 h 30 de bus toujours local ... il n'y a que nous comme touriste européen.. Nous reprenons un mini bus 1heure 30 dans les virages et la montagne. Nous descendons jusqu'à 300 mètres d'altitude et longeons le fleuve rouge. Nous voilà entouré de bananiers. Pour accéder à Yuanyang la route devient plus étroite et il nous faut grimper jusqu'à 1600 mètres d'altitude.Mais nous avons très chaud ... Le soleil tape fort. Le mini bus s'arrête ...... nous ne sommes pas encore arrivées.. On remonte dans un autre mini bus pour encore 1 heure de route pénible... là nous sommes coincées derrières et on est secouée. Les amortisseurs sont inexistants.... En tout 5 heures de voyage bien fatiguant. Nous arrivons enfin à Duoyishu. Ici se trouvent les minorités Hani et Yi Nous voici enfin à notre hôtel après une petite descente à pieds d'1/2 heure, au bout d'un chemin de terre et de maisons en construction. Jacky Guest Housse .... de notre chambre, tout en haut sur la terrasse, on domine les rizières .. splendide !

J'avais réservé par téléphone une chambre chez JACKY guest house ... La vue de notre hôtel ...Jacky Guest housse : un petit hôtel dans le village de Duoyishu au coeur des rizières simple mais propre
Bon repas confectionné par Jacky le "patron" de la guest
Super plan de la randonnée confectionné par Jacky qui indique comment prendre les chemins à travers les rizières et les villages.
Je pars seule pour la journée.
Une journée merveilleuse dont je me souviendrai pendant longtemps.
Je commence par prendre une petite allée .... bien décorée
Et je fais la grimpette jusqu'au Duoyishu point que l'on voit en hauteur assez loin depuis la terrasse de chez Jacky.
Première étape : c'est le point de vue de Duoyishu. Normalement on doit payer à l'entrée .. J'ai vu un petit bureau.. Mais je suis passée sans payer .. ni vue ni connue avec un groupe de gens.
La vue est époustouflante ! une merveille .........

Je me trouve donc en haut, sur la route principale Main road.. Je montre mon plan et demande la "police station"

J'ai eu la chance de rencontrer un groupe de chinois qui voyageaient en voiture... Ils se suivaient à 3 voitures... très gentils ils m'ont fait monter pour m'emmener au début de ma randonnée...car ça faisait quand même loin à pied pour rejoindre la Police station. Ils me déposent donc devant la "police station" et c'est là que je commence ma marche .....
Après avoir passé le village de Duohishu et plusieurs petites baraques, au bout de 3 ou 4 kms, je trouve bien sur mon passage Malizhai village.. comme indiqué dans le plan.
Le village est en construction ... je vois beaucoup de femmes qui travaillent dur !




Je suis seule pendant toute la randonnée. Je dépasse de temps à autre quelques minorités Hani qui me regardent d'un air méfiant, mais dès que je leur souris leur visage s'éclaire.


Moi qui aime les endroits insolites et typiques, je suis gâtée.


Autant les paysages de rizières sont époustouflants de beauté, autant les villages sont poussiéreux et moches.. tout est en chantier : au milieu des chemins des tas de sable, ciment, cailloux, parpaings... les femmes travaillent dans la poussière, cassent des cailloux, portent des charges très lourdes.


Donc après 2 h 30 de bus toujours local ... il n'y a que nous comme touriste européen.. Nous reprenons un mini bus 1heure 30 dans les virages et la montagne. Nous descendons jusqu'à 300 mètres d'altitude et longeons le fleuve rouge. Nous voilà entouré de bananiers. Pour accéder à Yuanyang la route devient plus étroite et il nous faut grimper jusqu'à 1600 mètres d'altitude.Mais nous avons très chaud ... Le soleil tape fort. Le mini bus s'arrête ...... nous ne sommes pas encore arrivées.. On remonte dans un autre mini bus pour encore 1 heure de route pénible... là nous sommes coincées derrières et on est secouée. Les amortisseurs sont inexistants.... En tout 5 heures de voyage bien fatiguant. Nous arrivons enfin à Duoyishu. Ici se trouvent les minorités Hani et Yi Nous voici enfin à notre hôtel après une petite descente à pieds d'1/2 heure, au bout d'un chemin de terre et de maisons en construction. Jacky Guest Housse .... de notre chambre, tout en haut sur la terrasse, on domine les rizières .. splendide !

J'avais réservé par téléphone une chambre chez JACKY guest house ... La vue de notre hôtel ...Jacky Guest housse : un petit hôtel dans le village de Duoyishu au coeur des rizières simple mais propre

Bon repas confectionné par Jacky le "patron" de la guest

Super plan de la randonnée confectionné par Jacky qui indique comment prendre les chemins à travers les rizières et les villages.
Je pars seule pour la journée.

Une journée merveilleuse dont je me souviendrai pendant longtemps.
Je commence par prendre une petite allée .... bien décorée

Et je fais la grimpette jusqu'au Duoyishu point que l'on voit en hauteur assez loin depuis la terrasse de chez Jacky.
Première étape : c'est le point de vue de Duoyishu. Normalement on doit payer à l'entrée .. J'ai vu un petit bureau.. Mais je suis passée sans payer .. ni vue ni connue avec un groupe de gens.
La vue est époustouflante ! une merveille .........


Je me trouve donc en haut, sur la route principale Main road.. Je montre mon plan et demande la "police station"

J'ai eu la chance de rencontrer un groupe de chinois qui voyageaient en voiture... Ils se suivaient à 3 voitures... très gentils ils m'ont fait monter pour m'emmener au début de ma randonnée...car ça faisait quand même loin à pied pour rejoindre la Police station. Ils me déposent donc devant la "police station" et c'est là que je commence ma marche .....
Après avoir passé le village de Duohishu et plusieurs petites baraques, au bout de 3 ou 4 kms, je trouve bien sur mon passage Malizhai village.. comme indiqué dans le plan.

Le village est en construction ... je vois beaucoup de femmes qui travaillent dur !




Je suis seule pendant toute la randonnée. Je dépasse de temps à autre quelques minorités Hani qui me regardent d'un air méfiant, mais dès que je leur souris leur visage s'éclaire.



Moi qui aime les endroits insolites et typiques, je suis gâtée.


Autant les paysages de rizières sont époustouflants de beauté, autant les villages sont poussiéreux et moches.. tout est en chantier : au milieu des chemins des tas de sable, ciment, cailloux, parpaings... les femmes travaillent dans la poussière, cassent des cailloux, portent des charges très lourdes.


Bonjour,
Je souhaiterais visiter la Chine durant environ 1 mois entre mars et avril 2016, à partir de Hong Kong pour finir à Beijing . J'ai déjà eu l'occasion de visiter Shanghai, mais je n'ai rien vu d'autre en Chine. Je suis intéressé par vos avis et recommandations. Voici l'itinéraire prévu pour l'instant, qui se concentre sur le Sud du pays pour éviter trop de temps froid.
23 mars - Arrivée à Hong Kong (depuis le Vietnam) 23 mars - 4 nuits à Hong Kong 27 mars - Bus vers Shenzen + Train vers Guilin 28 mars - 2 nuits à Guilin 30 mars - Bus + 1 nuit à Yangshuo 31 mars - Bus + 1 nuit à Longsheng 01 avril - Retour à Guilin, Train vers Changsha puis Bus vers Zhangjiajie 02 avril - 2 nuits à Zhangjiajie 04 avril - Retour à Changsha puis train vers Beijing 05 avril - 5 nuits à Beijing
Donc j'ai encore environ 10 jours de marge. J'hésite entre aller dans la province du Yunnan ou prendre plus mon temps sur le trajet actuel (notamment le passage vers Zhangjiajie qui risque d'être un peu à marche forcée tel que prévu actuellement). Si je laisse tomber le détour par le Yunnan, il y a-t-il d'autres belles destinations joignables par train entre Guilin et Beijing que vous recommanderiez par exemple ?
Merci d'avance pour vos retours :-)
Je souhaiterais visiter la Chine durant environ 1 mois entre mars et avril 2016, à partir de Hong Kong pour finir à Beijing . J'ai déjà eu l'occasion de visiter Shanghai, mais je n'ai rien vu d'autre en Chine. Je suis intéressé par vos avis et recommandations. Voici l'itinéraire prévu pour l'instant, qui se concentre sur le Sud du pays pour éviter trop de temps froid.
23 mars - Arrivée à Hong Kong (depuis le Vietnam) 23 mars - 4 nuits à Hong Kong 27 mars - Bus vers Shenzen + Train vers Guilin 28 mars - 2 nuits à Guilin 30 mars - Bus + 1 nuit à Yangshuo 31 mars - Bus + 1 nuit à Longsheng 01 avril - Retour à Guilin, Train vers Changsha puis Bus vers Zhangjiajie 02 avril - 2 nuits à Zhangjiajie 04 avril - Retour à Changsha puis train vers Beijing 05 avril - 5 nuits à Beijing
Donc j'ai encore environ 10 jours de marge. J'hésite entre aller dans la province du Yunnan ou prendre plus mon temps sur le trajet actuel (notamment le passage vers Zhangjiajie qui risque d'être un peu à marche forcée tel que prévu actuellement). Si je laisse tomber le détour par le Yunnan, il y a-t-il d'autres belles destinations joignables par train entre Guilin et Beijing que vous recommanderiez par exemple ?
Merci d'avance pour vos retours :-)
Bonjour,
Je parts 5 mois en Asie, 2 en Inde, 1 en Thaïlande et environ 1 mois et demi en chine.
Mon itinéraire est pas mal bon pour les 3 premiers mois, par contre, pour la Chine, c'est loin d'être gagné... ce pays est immense! Alors, je sollicite votre aide pour me proposer des endroits à ne pas manquer tout en gardant en tête que je veux prendre le temps de respirer entre les endroits, de sentir le poul de la place... donc, je ne tiens pas à faire le tour de la Chine au grand complet, vu les distances, etc. .. me résumer à une partie? nord? sud? Je vais arriver en Chine au début du mois d'avril.
Merci à l'avance.
Je parts 5 mois en Asie, 2 en Inde, 1 en Thaïlande et environ 1 mois et demi en chine.
Mon itinéraire est pas mal bon pour les 3 premiers mois, par contre, pour la Chine, c'est loin d'être gagné... ce pays est immense! Alors, je sollicite votre aide pour me proposer des endroits à ne pas manquer tout en gardant en tête que je veux prendre le temps de respirer entre les endroits, de sentir le poul de la place... donc, je ne tiens pas à faire le tour de la Chine au grand complet, vu les distances, etc. .. me résumer à une partie? nord? sud? Je vais arriver en Chine au début du mois d'avril.
Merci à l'avance.
Pas facile de faire un choix entre 2 destinations qui diffèrent selon les 2 guides-accompagnateurs chinois que nous avons sélectionnés pour septembre 2011. Je crains de m'ennuyer en croisière. Les infos du forum sur cette croisière datent de plusieurs années. D'un autre côté, la région de Kunming-Shilin-Dali-Lijiang semble plus pittoresque. Dans notre groupe de 4, les préférences divergent.
Comment choisir ?
Pour le reste du trajet, les villes principales sont couvertes par les deux guides.
D'autre part, nous souhaitons passer 1 semaine à Lhassa après notre séjour d'un mois au sud et terminer ensuite par 3 jours à HK d'où nous repartirions à Mtl. Qu' en pensent les initiés ? Entre autre, d'un vol de Beijing-Lhassa vs le mal des montagnes ?
Merci de votre aide,
Gobbour
D'autre part, nous souhaitons passer 1 semaine à Lhassa après notre séjour d'un mois au sud et terminer ensuite par 3 jours à HK d'où nous repartirions à Mtl. Qu' en pensent les initiés ? Entre autre, d'un vol de Beijing-Lhassa vs le mal des montagnes ?
Merci de votre aide,
Gobbour
Bonjour,
Après avoir posté un 1er message il y a qqls semaines et reçus des tas de conseils avisés, me voilà préparant mon voyage de 3semaines en Chine pour le mois de décembre. Nous atterrirons à Guangzhou et j'ai encore besoin de vos lumières.
Que pensez-vous de cet itinéraire : Guangzhou, Guilin (14h de train couchettes) (Yangshuo 1h de bus), Longsheng (3h de bus), Sanjinag), Kunming (18h de train couchettes), Dali (5h de bus), Lijiang (3h de bus). Ou alors : Guangzhou, Guilin (Yangshuo, Longsheng, Sanjinag), Kunming, Yuanyang (6h de bus), Jianshui (4h de bus), Jinghong (10h de bus couchettes).
Selon vous, est-ce réalisable ou trop chargé ? Peut-on même penser faire un saut à Hong-Kong avant de repartir, ou pas ? Les temps de trajets que j'ai noté sont-ils exacts ? Faut-il réserver les trajets avant le départ ou est-il possible de le faire sur place ? Et enfin, auriez-vous un trajet en avion pour regagner HK ou Guangzhou à m'indiquer depuis les villes de fin de parcours ? Bon je sais ça fait bcp bcp de questions, mais si certains d'entre vous peuvent me faire partager leur expérience elle sera chaleureusement accueillie !
Un grand merci d'avance 😉 Polka
Que pensez-vous de cet itinéraire : Guangzhou, Guilin (14h de train couchettes) (Yangshuo 1h de bus), Longsheng (3h de bus), Sanjinag), Kunming (18h de train couchettes), Dali (5h de bus), Lijiang (3h de bus). Ou alors : Guangzhou, Guilin (Yangshuo, Longsheng, Sanjinag), Kunming, Yuanyang (6h de bus), Jianshui (4h de bus), Jinghong (10h de bus couchettes).
Selon vous, est-ce réalisable ou trop chargé ? Peut-on même penser faire un saut à Hong-Kong avant de repartir, ou pas ? Les temps de trajets que j'ai noté sont-ils exacts ? Faut-il réserver les trajets avant le départ ou est-il possible de le faire sur place ? Et enfin, auriez-vous un trajet en avion pour regagner HK ou Guangzhou à m'indiquer depuis les villes de fin de parcours ? Bon je sais ça fait bcp bcp de questions, mais si certains d'entre vous peuvent me faire partager leur expérience elle sera chaleureusement accueillie !
Un grand merci d'avance 😉 Polka
Bonjour!
Je vais voyager fin mai en Chine et je suis en train de m'organiser pour 4 jours dans la région de Guilin. J'attérris à Guilin le 24 mai vers midi et j'en repars le 28 au soir. J'aimerais visiter Ping'an et la région de Yangshuo.
Suite à vos expériences, il est plus intélligent de faire la boucle Guilin-Ping'an-Yangshuo-Guilin ou l'inverse (G-Y-P-G)? Car j'ai vu qu'il y a des minibus 'touristes' (message de Ragamuffin sur la discussion 'Trek dans les villages alentours de Ping An près de Guilin (Chine)), mais je ne sais pas s'il est facile de les réserver depuis Ping'an
Concernant Yangshuo, il vaut mieux loger à Yangshuo ou dans les environs (Xingping)?
Si vous avez des bonnes adresses, je suis preneur!
Merci merci
Suite à vos expériences, il est plus intélligent de faire la boucle Guilin-Ping'an-Yangshuo-Guilin ou l'inverse (G-Y-P-G)? Car j'ai vu qu'il y a des minibus 'touristes' (message de Ragamuffin sur la discussion 'Trek dans les villages alentours de Ping An près de Guilin (Chine)), mais je ne sais pas s'il est facile de les réserver depuis Ping'an
Concernant Yangshuo, il vaut mieux loger à Yangshuo ou dans les environs (Xingping)?
Si vous avez des bonnes adresses, je suis preneur!
Merci merci
We just spent three weeks in Yunnan.
I’ve started writing up a travel journal about the trip.
Entrée au Yunnan par voie terrestre depuis le nord Thailande et sortie par le Vietnam.
-Visa chinois
demandé à Chiang Mai un lundi matin, obtenu le jeudi après-midi 1100 B.
Attention, bien avoir tous les documents requis et une photo d'identité conforme: le visage du menton au crâne doit mesurer entre 28 et 33 mm. le T.shirt ne doit être ni blanc, ni à fleurs , le fond doit être blanc. L'entrée et la sortie de Chine par voie terrestre n'a pas posé problème, notre vol retour -Hanoi-Paris montrait que nous quitterions le pays.
-Thailande-Laos-Chine en bus
-Chiang Rai-Houai Xai, gare routière, bus VIP 220 B tout compris (avec passage frontière laotienne)
-Houai Xai- Luang Namtha ; départ 9h, 60000 K
-Luang Namtha-Jinhong (Chine); 8h30-17h30, 120000 k depuis les guest houses. 90000 depuis gare routière, assez loin de la ville. Traffic hotel, très bien, juste à côté de la gare routière de Jinhong 108 Y
-Les rizières en terrasse et en eau (mars)
-Jinhong- Nanshua (accès aux rizières de Yuanyang) seul départ à midi de Banna station, arrivée à 20h, 177 Y. Négocier un van collectif à 300 y (obtenu à 210 et partagé) pour aller au village de Duoyishu. Pas commode à cette heure car c'est loin. Éventuellement dormir là. Pour être aux premières loges pour l'éventuel lever de soleil, dormir ensuite en contrebas de Duoyishu, au petit village local de Pugao. Merveilleuses rizières et observation gratuite de près. On peut se promener dans les rizières.
Des plateformes payantes sont aménagées en différents lieux (110 Y en théorie, nous, nous n'avons rien payé) pour les plus beaux points de vue: Minibus régulier Duoyishu-Bada, (10 Y), minibus affrété Laohuzai (80 Y depuis et retour sans tarder à Xinjie).
Attention, très souvent du brouillard, prévoir des jours supplémentaires car ces paysages sculptés sont merveilleux.
-Les marchés . Niujiaozhai avec cantines locales, de l'animation, beaux costumes mais peu de relation avec les locaux .Village de Chengun, petits restos locaux, magasins, nous avons eu la chance d'assister à une cérémonie funéraire grandiose et faire toutes les photos souhaitées.
-Xinjie-Janshui 50 Y. Parcours assez long en temps car un changement de bus avec attente est intégré. Typha youth hostel est très bien placé tout près du temple de Confucius et certaines personnes parlent anglais. Visiter l'ensemble bâtiments-jardins de la famille Zhu, remarquables.
-Tuanshan: minivan jaune au rond point porte nord de Jianshui 5 Y dès 8h. Retour avec arrêt au pont du double dragon puis retour 3 Y
-Jianshui-Dali; différents trains et trains couchettes à réserver au moins la veille. N'ayant pas réservé, sommes arrivés à la gare avec quelques heures d'avance et nous avons du prendre plusieurs trains dont un kunming-Dali couchettes (le train direct n'avaient plus ni sièges, ni couchettes) 135Y par personne. Le train est moins cher que le bus.
Beaucoup de touristes asiatiques à Dali, belle situation au bord du lac mais que des boutiques. Balades agréables dans les environs. Avons eu la chance d'assister à un rituel accompli par des femmes sympathiques, prières, sacrifices, cuisine...
-Dali-gare routière nord Xiaguan 3 Y-Jianshuan 38 Y- Shaxi, minibus 13 Y. Très beau petit quartier ancien. Le marché du vendredi n'a rien d'exceptionnel et aucun costume ethnique, celui de Lijiang est bien plus intéressant.
Shaxi-Jianshuan 13 Y-Lijiang 23 Y. Visiter tôt, il n'y a personne. C'est très beau et on peut flâner. Un peu de monde l'après-midi mais beaucoup moins qu'à Dali. Marché à voir.
Entrée à Lijiang payante 80 Y mais gratuite (comme beaucoup d'entrées) pour les plus de 70 ans. Vieux voyageurs, pensez à montrer votre passeport.
Mama naxi guest house: Tb et super accueil, 100 Y chambre double, près de la vieille ville.
Aux environs, Baisha, vieux village agréable et tranquille; par contre Shuhé ne vaut pas le déplacement, rien de bien ancien, village pour touristes.
- Lijiang- Km 14 (gorges du Saut du Tigre) 55 Y
-Pour les voyageurs agés qui ne souhaitent pas faire toute la randonnée dans les gorges, le bus peut vous déposer au km 14 et emporter votre sac chez Tina's. Vous montez alors à pied une route en lacets et marchez jusque la guest house Half Way, TB, chambre double toute neuve avec vue sublime sur la montagne 150 Y. Le lendemain (ou le jour même si vous êtes pressé), vous marchez jusque chez Tina's;accueil inexistant mais chambre double correcte 120 Y et bel emplacement.
-Descente dans les gorges 15 Y. Belle balade, aucun problème de sécurité. Remonter certaines parties grâce à de grandes échelles.1h aller, 1h 30 retour pour nous, ni jeunes, ni sportifs!
-Tina's- Shangrila 55 Y. La vieille ville a brulé et est reconstruite: toute neuve la vieille ville avec plein de boutiques. Pour nous, assez peu d'intéret sauf le soir quand les locaux font leur gymnastique dansée, tous ensemble sur la place, accompagnés de musique.
il y a aussi d'énormes travaux en ville et des adresses du lonely planet se trouvent dans des lieux complètement démolis.
Bus numéro 3 pour le grand monastère Ganden Sumtseling qui s'arrête à un guichet pour prendre un ticket 35 y pour plus de 70 ans. De là, un bus jaune vous amène au monastère. Belle allure mais un peu clinquant. Pour qui a visité le Tibet, le Ladakh et le Zanskar, ce n'est qu'une copie légère. Il manque l'ambiance et l'authenticité. Intéressant toutefois.
-Shangrila-Dequin 58 Y - Felaisi, 4 h de route grandiose; col à 4200 m. plus A faire absolument. Le chauffeur pour 5 y vous amène à Felaisi à une dizaine de kms. Vue extraordinaire sur le mont Kawa gebo 6740m. Hôtel 8264, chambre super, terrasse donnant sur les stupas et les montagnes 120 Y, chauffage et matelas chauffant. Il fait froid le soir, il a même un peu neigé (25 mars).
-Dequin-Kunming, bus couchette très confortable 258 Y; départ, 1 jour sur 2 à 14h, arrivée Kunming le lendemain matin 7h15. le bus s'arrête quelques heures la nuit afin que les chauffeurs se reposent un peu. kunming: bus de ville de gare routière à gare ferroviaire 2 Y (achat billets pour Hékou) puis bus pour le lac d'emeraude 2 Y.
Kunming Upland youth hostel est très bien mais les chambres sont chères. Dortoir mixte très propre pour 6 personnes: 50 Y par pers. Démolition-construction dans la vieille ville. Temple Yang Tong très intéressant en ville 6Y et aux alentours Bamboo temple, 5 Y, lieu paisible, bus C 61, 8 y.
- Kunming-Hekou, train 50 Y. Vers la fin du parcours, alors que le paysage devient escarpé et photogénique, la vue est cachée par une succession presque ininterrompue de tunnels; peut-être est-ce mieux en bus? Hekou, des petits restos sur le trottoir, un bord de fleuve plaisant.
-Hékou- Lao Cai-Bac Ha (Vietnam) bus 60000 D. Pas de visa car nous restons moins de 15 jours. (Avons visité le Vietnam plusieurs fois en 1993 et 94)...
-Marchés, Can Cau le samedi; magnifique route pour y aller, paysage de montagne, marché à voir. Van avec tarif "touriste" 40 ou 50000 D suivant le chauffeur. Bac Ha, le dimanche très beaux costumes, beaucoup de touristes et locaux peu souriants, (on peut les comprendre).
- Bac Ha-Lao Cai 60000 D- Sapa 26000 D (affiché sur le bus, on nous en demandait le double en tant qu'étranger; refus bien sûr). Que des touristes (nous compris!)...peu intéressant. par contre très belles balades ou treks à faire aux alentours. Happy Sapa hotel, sur la place avec vue: 300000 D la double.
Balade, seuls, à notre rythme: Sa seng village sur la crête. Prendre la rue Dien Bien Phu en ressortant de Sapa et tourner à droite dans la ruelle du même nom.; ça grimpe, ça grimpe, pas très facile à trouver au début (demander) ; on passe par 2 petits villages et on redescend...dans le brouillard...fréquent à Sapa.
- Sapa -Dien Bien Phu 250000 D , ticket acheté chez Cat Nho travel près du marché. Départ 8. h, arrivée 16h. Nous tenions à voir ce site historique, même s'il n'y a pas énormément de traces du passé. La route est spectaculaire et escarpée pendant tout le trajet avec des cols, rivières et magnifiques points de vue. A faire, a faire !
Grand hôtel tout neuf: Truc An 250000 D la double. Le marché est très animé, les gens sont souriants et décontractés (contrairement aux marchés "ethniques" vus précedemment). Pas de touriste, ceci expliquant peut-être cela. Légumes, fruits, volailles, poissons et même les chiens qui seront débités, vendus et dégustés " Thit Cho".
- Dien Bien Phu- Mai Chau 25500 D (vous payez le transport jusqu'au terminus à Hanoi).
Paysage sauvage et vert (rizières dans les vallées), la route esttrès belle, elle serpente sans cesse, franchit un col... départ 7h30, arrivée 16h 30.
La première impression des "home stay "est épouvantable: succession de guest houses de bois imbriquées les unes dans les autres sans aucune vue sinon l'escalier, le toit de tôle ou la fenêtre du voisin. Chacun a voulu une partie de la manne touristique et a construit son dortoir et sa boutique; il n'y a que cela. Cherchez une épicerie...dur dur et là, on vous doublera le prix..; c'est ce qu'il y a de pire avec le tourisme de masse alors que le paysage alentour est d'une beauté à couper le souffle et d'un calme olympien. Il faut donc s'éloigner et se loger en bordure des rizières (Quan Hang home stay, dortoir neuf traditionnel 100000 D par personne, confortable et très bon accueil, excellents repas pas chers). soit dans les villages alentours.
Balades à pied dans les rizières au contact des gens. Super.
- Mai-Chau- Hanoi 70000 D; bus passant dans la rue principale de Mai Chau. On saute dans un bus à 6h30 et on arrive à Hanoi, gare routière Yen Nghia 3 h plus tard. Bus de ville numéro 1 pour le lac 7000 D et de là, à pied pour Lucky Guest house2, calme et bien placée dans la vieille ville 350000 la double.
(Pour les visites, voir les guides de voyage).
Conclusion: voyage intéressant d'un mois et demi ( après 2 mois travail bénévole dans école birmane de Thailande) avec une mention spéciale pour les rizières en eau du Yunnan. Visites variées qui complètent notre connaissance partielle de ces pays (voyages antérieurs). Toutefois, relations humaines limitées.
Bonjour
Je pars fin du 22 au 27 mars à Shanghai pour le travail. Je compte profiter de ce séjour pour visiter la ville. J'ai la possibilité de rester de 28 au 2 avril (mon avion part juste après minuit la nuit du 2 au 3) et je voudrais en profiter pour voir un peu plus loin que Shanghai avec ma femme que je retrouve alors. J'ai prévu donc cet itinéraire suite aux lectures sur le forum. Aller voir Suzhou (peut-être pousser jusqu'à Tongli) une journée (28) puis aller à Hangzhou (29-30) et y passer une nuit pour voir tant la ville, le lac que les plantations de thé de Longjing. retour à Shanghai le 30 au soir pour sauter dans le train de nuit pour Xian, retour à Shanghai le 2 avril par le train de nuit partant de Xian le 1er avril au soir. Cela vous semble-t-il possible ? Est-ce que je loupe quelque chose autour de Shanghai et sachant que une petite semaine c'est court est-ce que aller à Xian est la bonne solution ?
Enfin, l'agence de voyage à qui s'occupe des visas (pour le travail) nous a déconseillé l'itinéraire (elle nous déconseille Hangzhou car la ville n'est pas belle) et nous conseille plutôt d’aller vers le sud à Guilin selon elle plus sympa et où on devrait avoir meilleur temps. je cherche donc des conseils… merci pour votre aide
Je pars fin du 22 au 27 mars à Shanghai pour le travail. Je compte profiter de ce séjour pour visiter la ville. J'ai la possibilité de rester de 28 au 2 avril (mon avion part juste après minuit la nuit du 2 au 3) et je voudrais en profiter pour voir un peu plus loin que Shanghai avec ma femme que je retrouve alors. J'ai prévu donc cet itinéraire suite aux lectures sur le forum. Aller voir Suzhou (peut-être pousser jusqu'à Tongli) une journée (28) puis aller à Hangzhou (29-30) et y passer une nuit pour voir tant la ville, le lac que les plantations de thé de Longjing. retour à Shanghai le 30 au soir pour sauter dans le train de nuit pour Xian, retour à Shanghai le 2 avril par le train de nuit partant de Xian le 1er avril au soir. Cela vous semble-t-il possible ? Est-ce que je loupe quelque chose autour de Shanghai et sachant que une petite semaine c'est court est-ce que aller à Xian est la bonne solution ?
Enfin, l'agence de voyage à qui s'occupe des visas (pour le travail) nous a déconseillé l'itinéraire (elle nous déconseille Hangzhou car la ville n'est pas belle) et nous conseille plutôt d’aller vers le sud à Guilin selon elle plus sympa et où on devrait avoir meilleur temps. je cherche donc des conseils… merci pour votre aide
Bonjour à tous,
Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.
Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)
Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!
Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.
Si vous avez d'autres idées insolites!!!
Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.
Merci d'avance à tous!
Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.
Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)
Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!
Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.
Si vous avez d'autres idées insolites!!!
Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.
Merci d'avance à tous!










