Bonjour à tous,
Je compte prendre avec un copain le transsibérien pendant 3 semaines de Moscou à Pékin en passant par Oulan-Bator. Quelqu'un a-t-il déjà effectué ce trajet récemment ?
Pour information j'ai déjà les papiers pour faire mon visa Russe (invitation + assurance) et j'ai rdv au centre VHS de Paris dans quelques jours.
En revanche, je viens d'apprendre qu'il faut un VISA pour la Mongolie depuis le début de cette année... Dois-je réserver mes billets de train (depuis la Russie et vers la Chine) à l'avance pour l'obtenir ? Je lis sur le site de l'ambassade : "si vous allez prendre le train depuis la Chine ou la Russie pour venir en Mongolie, vous pouvez joindre la copie de votre billet d’avion depuis/pour la France", est-ce que cela veux dire que mes billets d'avion de Paris vers Moscou et depuis Pékin vers Paris suffisent et que je n'ai pas besoin de réserver mes billets de train à l'avance ?
Concernant le VISA Chinois, je lis également que l'on peut l'obtenir depuis Oulan-Bator... Je n'y resterai cependant pas longtemps (4 jours à OB) donc je ne suis pas sûr de pouvoir l'obtenir à temps...
Merci d'avance pour votre aide :-)
Alexis
Bonjour à tous,
Nous partons faire le transmongolien cet été, et j'ai prévu de prendre 2 jours la semaine prochaine pour faire mes 3 demandes de visa (Chine, Mongolie, Russie). A la fin de la demande de visa, est-ce que je repars avec mon passeport ou est-ce qu'il garde mon passeport? Je commence par le VISA Chinois mais s'il garde mon passeport je ne pourrais pas continuer avec mes autres demandes...
Merci pour vos réponses,
Damien
Nous partons faire le transmongolien cet été, et j'ai prévu de prendre 2 jours la semaine prochaine pour faire mes 3 demandes de visa (Chine, Mongolie, Russie). A la fin de la demande de visa, est-ce que je repars avec mon passeport ou est-ce qu'il garde mon passeport? Je commence par le VISA Chinois mais s'il garde mon passeport je ne pourrais pas continuer avec mes autres demandes...
Merci pour vos réponses,
Damien
Pour obtenir le visa pour la Mongolie de 1 mois a Irkutsk ou a Ulan Oude : quels sont les documents necessaires??
Faut-il une invitation?
Merci Rosanne
Merci Rosanne
Bonjour,
En demandant mon visa chinois à Ulan-Bator, quelle est la durée minimum et maximum de séjour que je puisse demander ? 1 entrée = combien de jours ?
Je compte rester entre 2 et 3 mois si possible.
Merci Pierre
En demandant mon visa chinois à Ulan-Bator, quelle est la durée minimum et maximum de séjour que je puisse demander ? 1 entrée = combien de jours ?
Je compte rester entre 2 et 3 mois si possible.
Merci Pierre
Bonjour,
Je pars environ un an en Asie en commençant par la Mongolie pour 1 mois et demi. Ensuite, j’aimerais aller en Chine. Seul souci, il faudrait le visa chinois et d’après mes renseignements, le visa est valable 3 mois après avoir envoyé la demande. Or je souhaite aller en Chine pour 1 mois et demi environ aussi. Du coup, je suis obligé d’envoyer la demande de visa à partir de la date de mon arrivée à Oulan-Bator, en Mongolie.
Est-il possible d’avoir un visa dans cette capitale ? A moins qu’il y ait une autre solution ?
Merci !
Est-il possible d’avoir un visa dans cette capitale ? A moins qu’il y ait une autre solution ?
Merci !
Salut!
tout est dans le titre? Est-il possible pour un français d'obtenir un visa à l'ambassade (ou consulat, je sais plus) mongole d'Irkoutsk? Je crois savoir que oui mais j'arrive pas à trouver la confirmation! Le site de l'ambassade mongole a pas d'infos, je leur ai envoyé un e-mail, pas de réponses... Ce visa peut s'obtenir en France évidemment, mais n'est valide que 3 mois a partir de la date de demande. Je pars en TDM bientôt et je n'ai pas la certitude d'avoir le temps de demander le visa avant le départ et de profiter de 3 semaines dans le pays en 3 mois... il y a d'autres pays sur le chemin!
Merci d'avance pour toute infos!
Ben
tout est dans le titre? Est-il possible pour un français d'obtenir un visa à l'ambassade (ou consulat, je sais plus) mongole d'Irkoutsk? Je crois savoir que oui mais j'arrive pas à trouver la confirmation! Le site de l'ambassade mongole a pas d'infos, je leur ai envoyé un e-mail, pas de réponses... Ce visa peut s'obtenir en France évidemment, mais n'est valide que 3 mois a partir de la date de demande. Je pars en TDM bientôt et je n'ai pas la certitude d'avoir le temps de demander le visa avant le départ et de profiter de 3 semaines dans le pays en 3 mois... il y a d'autres pays sur le chemin!
Merci d'avance pour toute infos!
Ben
J'aimerais me faire établir un visa touriste pour la Russie pendant mon séjour en Mongolie pour pouvoir revenir en France sur le transsibérien. Si un autre voyageur a des infos et si possible les coûts sur cette question, je l'en remercie d'avance !
Bonjour,
j'ai fait beaucoup de recherche sur le forum, et j'ai trouvé beaucoup d'informations.
Cependant, les avis semblent assez mitigé, en ce qui concerne le Transsiberien.
En effet, certain disent qu'il est impossible de se procurer des billets sur place, alors que d'autre dise que c'est tout a fait possible.
Sachant que nous sommes deux, que nous parlons francais et anglais, et que nous comptons prendre le transsiberien de Moscou, puis ensuite prendre le Transsmongolien pour rejoinde Ulan Bator, début Juin, pensez vous que nous aurions la possibilité d'acheter des billets sur place ?
Si oui, ou non, dites moi pourquoi (J'aimerai eviter les "il parait que") (entendre des personnes qui on fait le voyage si possible, sans passer par une agence pou avoir le billet)
Ou si vous avez des conseils, ils sont les bienvenus !
De plus, nous recherchons un guide pour la mongolie, pour une petite semaine, qui nous aiderait a trouver des chevaux à louer, et qui nous aiderais dans nos premiers jours de randonnées dans la steppe. Nous ne voulons pas passer par un circuit organisé, et nous avons un budget assez limité. Connaissait vous un bon guide, ou une agence locale qui pourrait nous aider ? Merci beaucoup vous
De plus, nous recherchons un guide pour la mongolie, pour une petite semaine, qui nous aiderait a trouver des chevaux à louer, et qui nous aiderais dans nos premiers jours de randonnées dans la steppe. Nous ne voulons pas passer par un circuit organisé, et nous avons un budget assez limité. Connaissait vous un bon guide, ou une agence locale qui pourrait nous aider ? Merci beaucoup vous
Bonjour,
Me revoilà partie pour la mongolie en juin et juillet 2008...Une idée saugrenue m'est passée par la tête: Ramener une yourte de Mongolie, dans laquelle je pourrai vivre au moins pour les 2 années qui viennent.
J'ai commencé à me renseigner, et apparemment il n'est pas vraiment évident de trouver une yourte "entière"; il faudrait acheter les pièces une à une aux différents artisans, en vérifiant qu'elles s'emboitent bien...
Quelqu'un a-t-il tenté l'expérience? Avez-vous des notions du prix d'une ger là-bas?
Biensûr je devrai me renseigner sur toute la logistique transport envisageable, les frais de port et ...un projet de longue haleine!!😉
Merci à vous
Me revoilà partie pour la mongolie en juin et juillet 2008...Une idée saugrenue m'est passée par la tête: Ramener une yourte de Mongolie, dans laquelle je pourrai vivre au moins pour les 2 années qui viennent.
J'ai commencé à me renseigner, et apparemment il n'est pas vraiment évident de trouver une yourte "entière"; il faudrait acheter les pièces une à une aux différents artisans, en vérifiant qu'elles s'emboitent bien...
Quelqu'un a-t-il tenté l'expérience? Avez-vous des notions du prix d'une ger là-bas?
Biensûr je devrai me renseigner sur toute la logistique transport envisageable, les frais de port et ...un projet de longue haleine!!😉
Merci à vous
"Pousser les portes d'ateliers textiles du bout du monde pour lever le voile sur les gestes et le savoir-faire des fileurs, brodeurs, tisserands et teinturiers d'exception... Isabelle Dupuy-Chavanat et Jill Coulon se rendent en Mongolie, au Laos, en Inde, au Tibet et au Japon pour rencontrer des artisans du textile aux parcours de vie hors du commun."
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015102/au-fil-du-monde/
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015102/au-fil-du-monde/
nous projetons dés le printemps 2013 de rallier par la route , la MONGOLIE en passant par l'Ukraine , la RUSSIE , le Kazakhstan , Ouzbekistan , Kirgistan , kazakhstan , RUSSIE , Mongolie , et retour par la RUSSIE
Pour cela il nous faut donc un visa 3 entrées courant sur 4 à 5 mois !!! càd multi-entrées, 6 mois
Mais voilà , problème !!!! : j'ai contacté de nombreuses agences (action visas , Als visas, russian concept , planete visas , visas express ...) se chargeant des lettres d'invitation et des visas ; et pour l'instant, aucune ne m'a répondu positivement
actuellement soit on demande un visa touriste (1 mois ) sinon c'est un visa affaires (3 mois 2 entrées )
pour avoir un visa plus de 3 mois et multientrées , il faudrait justifier , parait il , dans son passeport d'avoir déja eu un visa 3 mois 2 entrées !!!!!
Par ailleurs nous sommes retraités ...donc pas évident de demander un visa "affaires" ( on peut toujours mettre l'adresse de son ancien employeur mais il y a maintenant des controles)
Une agence a suggéré de faire un AR sur la russie en fin 2012 en essayant d'avoir un premier visa 3mois 2 entrées pour tenter en début 2013 d'avoir le multi entrées L'investissement est consequent ( visas + lettres d'invitation + billet d'avion ) et n'est même pas garanti
Quelqu'un a t'il réussi à avoir ces derniers mois (printemps été 2012) ce fameux visa russe multi entrées et par quel moyen ?????????? A+
Une agence a suggéré de faire un AR sur la russie en fin 2012 en essayant d'avoir un premier visa 3mois 2 entrées pour tenter en début 2013 d'avoir le multi entrées L'investissement est consequent ( visas + lettres d'invitation + billet d'avion ) et n'est même pas garanti
Quelqu'un a t'il réussi à avoir ces derniers mois (printemps été 2012) ce fameux visa russe multi entrées et par quel moyen ?????????? A+
J'ai pour projet de partir en Mongolie pendant 3 mois cette été. Je trouve beaucoup d'informations différentes pour obtenir un VISA de 90 jours. Je me pose plusieurs question:
- Est il nécessaire d'avoir une invitation d'une entreprise ou d'une ONG ou une invitation d'un particulier suffit? - J'ai vu qu'il fallait un accord du Bureau de l’Immigration, de la Naturalisation et des Étrangers à Oulan Bator, quels sont les formalités pour l'obtenir? - Le site internet de l'ambassade de Mongolie dit qu'il faut que le futur employeur sollicite un permis de visa temporaire, cela veut dire qu'il faut forcément être employé?
Enfin ces formalités me paraissent un peu complexes, je serait très reconnaissant si quelqu'un peut m'expliquer un peu mieux.
Antoine
- Est il nécessaire d'avoir une invitation d'une entreprise ou d'une ONG ou une invitation d'un particulier suffit? - J'ai vu qu'il fallait un accord du Bureau de l’Immigration, de la Naturalisation et des Étrangers à Oulan Bator, quels sont les formalités pour l'obtenir? - Le site internet de l'ambassade de Mongolie dit qu'il faut que le futur employeur sollicite un permis de visa temporaire, cela veut dire qu'il faut forcément être employé?
Enfin ces formalités me paraissent un peu complexes, je serait très reconnaissant si quelqu'un peut m'expliquer un peu mieux.
Antoine
Histoire d’une ouverture, histoire d’une fermeture, histoire d’un instant.
On n’arrive pas, on ne s’installe pas en Mongolie comme cela. Finit les aventuriers partis à la découverte des peuples, à part moi. Finit le cartographe parti faire des trais sur papier, à part moi. Finit l’écrivain qui fait dégeuler son encre pour conter des histoires de tous les jours, à part moi… Qui voudrait vivre dans un désert, où les quatre saisons s’écoulent en une journée, où la tempête se lève en moins de temps qu’il n’en faille pour évacuer une terrasse pleine de client. Vivre entourer de caractériel et de locaux sans empathie pour qui que ce soi. Le «moi je » et celui la, la haut, c’est tout. Des blancs fuyant un problème. Des blancs venus creuser le sol à la recherche d‘un avenir plus riche. Des blancs venus aider car on n’a plus le droit d’abandonner des êtres dans l’évolution du monde. Paix précaire.
Alors que suis-je venu faire ici. Français que je suis et naïf d’éducation. Je vous répondrai en premier : L’amour d’une nomade et travailler, là où il y a encore tout à faire dans l’éducation de son prochain pour cette nouvelle chose que l’on doit apprendre dans ce monde en perpétuelle évolution ou de nouveaux riches apparaissent comme ces chantiers de béton. J’ai nommé : le savoir-vivre. Marre ! Après dix ans de voyage et de saison entre Nice et la Corse. De vivre maximum six mois au même endroit. Je voulais découvrir les joies de la vie de couple et d’un chez soi bien mérité.
La Mongolie. Trois fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus petite densité au mètre carré. Un peu plus d’un million habitants dans la capitale. Un pays libre depuis 80 ans même s'il est reste sous l'épaule de la puissante Russie. Aujourd'hui indépendance et monde moderne font de tous les jours une nouvelle expérience pour ce peuple qui a su garder des traditions ancestrales. Alcool, pauvreté ont leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant de plus en plus de femmes sortent gradées des universités. Alors aura t’elle le droit un jour de diriger. Car l'homme a préféré rester dans ce souvenir récent qu'est la vodka.
La France dans tout cela, une petite bande d’ »expat » un peu moins de cent enregistrés autour d’une nouvelle ambassade, de son excellence monsieur Patrick Chrismant et d’une équipe très dynamique pour nous supporter. Cette bande venue investir, travailler au profit d’entreprise (Alcatel, Sodexo, CIS) ou pour celle d’une organisation d’un monde meilleur.
Nouvel endroit géopolitique et stratégique. Entre deux grandes puissances mondiales. Aime rester près de la Russie, qui fait peur. Mais préfère faire son commerce avec son ennemi de toujours la Chine. Aujourd’hui, elle est convoitée par beaucoup. La Mongolie avec la Palestine sont les pays qui touchent le plus de subvention d’organisation (90$ par habitant). Pays soupape pour investisseur peu vertueux. Un accès à la propriété gratuit (hors capitale) qui fait fleurir des palissades, des grillages partout, en ville, au milieu des steppes. Qui emprisonne la seule démocratie nomade au monde ! Aujourd’hui, les constructions fleurissent et l’on espère faire fortune rapidement dans ce nouvel eldorado. Un avenir sans expérience. Des mongoles rêvant eux aussi d’être riche en moins de temps qu’il n’en faille pour tout perdre. Derrière une vie facile, ce cache des tempéraments rudes comme l’hiver ou la vie tourne au ralentie. Comme le Gobi qui ne fait toujours pas de cadeau ! Une capitale du monde ou seul le cœur de la vie est assuré de l’électricité toute la journée. Dans les autres quartiers, on coupe l’eau et les ascenseurs après une heure du matin. Il y a encore dix ans. Les marchés vendaient choux et pomme de terre, le rayon alimentaire du Department store se contentait de pot de mayonnaise très chèrement négocier au moment des fêtes nationales. Il n’y avait qu’un bar disco tenu par les Russes, dans leur quartier. Il n’y avait aucun lieu pour ce distraire. Maintenant, pub sur pub, restaurant sur restaurant à qui sera de démarquer pour faire venir la clientèle. 1 million habitants pour un maximum 300000 consommateurs potentiels.
Que me restait-il à faire, moi le gars avec son CAP restauration en poche et 16 ans d’expérience dans différent restaurant de l’hexagone. Ici être ouvrier à petit prix. Reprendre des parts dans la Guesthouse (gîte) de mon amie. Repartir cette fois si à deux vers un pays plus industrialisé. Après trois jours de réflexion. Nous décidons de rester et moi d’ouvrir le troisième restaurant français de la capitale mongole. Après le «café français » tenu par des Corses et qui sont reparti depuis et le «bistrot français » tenu par monsieur Guy Bourrel et qui fait rejaillir les couleurs nationales pour le gratin mongol.
Je me mets à apprendre l’alphabet cyrillique pour déchiffrer le journal d’annonce avec l’aide de la famille. Je recherchais un local ou restaurant à louer, pour commencer doucement et découvrir la vie mongole. Mon dévolu se jette sur cette annonce en caractère gras qui dépasse des autres : Restaurant, terrasse, pub, massage place, à louer au cœur de la ville pour 2800 us dollars (ce qui est une fortune ici, mais je ne sais pas encore). Car en tant que blanc je ne peux pas m’excentrer, car personne ne ferait l’effort de prendre un taxi. Je suis loin du petit restaurant que j’imaginais. Mais le bâtiment est déjà tout équipé. Visite après visite et les rêves de nuit de faire fortune en six mois, une gageure. Je me lance à l’assaut d’une de mes envies qui reste abordable ici, car en France pour le même prix je pourrai m’installer sur le bord d’une nationale avec ma caravane à frite. Je reprends l’affaire à un mongol rêveur qui a trop investi et qui n’a plus payé depuis quatre mois.
Le circuit administratif commence. Je ferai tout par voie légale ce qui me prendra trois semaine. L’autre voie, celle de payer quelqu’un de l’administration qui s’occupe en priorité de vous prend deux jours. La famille trouve vite s’est limite avec les soirées nocturnes qui n’en finissent pas. Je dois faire appelle à une amie traductrice pour me suivre tous les jours. Mon premier salaire à verser qui sera de 100$ par mois. Le poste de traducteur, celui qui reste le plus important de tous, sans lui je suis muet et sourd. Entre employeur et employer. Entre patron et administration. Dur aussi que le français car nos mots ont plusieurs sens.
Premièrement, commencer par ou ouvrir un premier compte en banque et y déposer dix milles dollars pour avoir une carte d’investisseur étranger et un visa business. Ouvrir une compagnie. Ici aussi le prix se négocie aussi pour monter le dossier. Il faut trouver le nom. Cela nous prendra cinq heures. Toutes les combinaisons y est passé pour trouver celui qui n’existe pas encore. Nous finirons par : Purplescactus (cactus pourpre). Mais les lois de la sténographie ou la fainéantise feront oublier le R et il restera le nom : Puplecactus (très jolie à entendre). Sans le certificat de la banque je ne peux ouvrir de compagnie. Sans le certificat de la compagnie je ne peux ouvrir un compte professionnel à la banque. Bureau sur bureau, file d’attente sur file d’attente, de copie certifier conforme. De prendre mon mal en patience, de tourner dix fois ma langue avant d’envoyer un sourire hypocrite au lieu d’une insulte. De coup de coude pour arriver en temps et en heure et de traverser de la ville en dix minutes chrono pour un tampon oublié. Ne pas chercher à voir plus loin que demain. Car avec l’heure mongole. Il faut être prévoyant, compter entre 30 minutes et 2 heures de retard à chaque fois, à chaque jour. Tout ce temps perdu au profit de l’établissement qui n’avance pas pour l’instant.
Les trois mousquetaires / Orange pub Des idées venues d’ailleurs et cette anecdote. Je voyais bien : Bouddha Bar. Déjà pas de problème de copyright dans ce pays que personne ne situ. Ici la même religion qu’au Tibet. Alors pourquoi pas reprendre l’intérieur des discothèques tibétaines et de la rue derrière le palace «le Crillon » à Paris. Mon Dieu que n’ai-je pas fait là. Il n’est pas possible de mélanger alcool et religion : « tu vas récupérer que les lamas » et on m’a bien ri au nez, qu’elle bande d’hypocrite. Alors pourquoi ce nom ? Le 3, chiffre important pour les Mongoles, des chevaux et le nom d’un écrivain connu partout en Asie centrale. Il restera toujours compliquer à prononcer. J’aurai du l’appeler : « The french touch ». Orange, parce que je veux faire des économies de pacotille pour récupérer l’affiche déjà sur le mur. Mais là encore. L’Orange club était un bar à strip-tease à mauvaise réputation. Je devrai cravacher dur pour faire changer les mentalités mongoles.
A peine je suis dans les lieux, les gars de l’eau et de l’électricité viennent me menacer pour ce faire payer les mois en retard. Car auparavant cela devait se régler à coup de tournée au jour le jour pour ce faire oublier.
Pour trouver des ouvriers ce n’est pas difficile. Comme à l’époque des Halles que je n’ai pas connu ! Des ouvriers sans matériel attendent sur les marches du grand magasin de construction. Mais c’est quoi donc une échelle ! Deux planches, une table et une chaise en équilibre dans les escaliers pour enlever le papier peint et repeindre en 38 heures chrono et 24 heures de plus pour enlever toutes les tâches de peinture au sol et de papier resté coller.
Pour l’embauche, une annonce dans un hebdomadaire et un recrutement à l’USAID, une organisation américaine pour aider au développement. Un peu de social qui ne sera pas forcement payant par la suite. Des gens viennent se présenter, presque tous pour la place de cleanese (plongeuse). Pas de C.V ou un papier marqué de leur nom et numéro ou nous pouvons les joindre. Je laisse faire une mise en place pour ce qui se présente pour le service, histoire de vérifier leur dire ainsi que des langues parlées. Je baragouine dans assez de langue pour être sur de ce qu’ils disent. Aucune réflexion, des allers et retours inutiles, je commence à vérifier les dire des autres implanter avant moi. Dur devoir accepter de se rabaisser. Je sélectionne une première fois, un barman, un serveur et une serveuse, sur cinq personnes venues se présenter. Deux jours avant l’ouverture, plus personne ne répond à l’offre. Je devrai refaire un recrutement à la dernière minute. Faisant semblant de dire qu’il y a du monde derrière eu qui veulent du boulot. Là, je n’aurai plus le choix. Pour la cuisine, cela a été plus facile. Deux chefs mongols qui travailler auprès de français dans la restauration auparavant. Elles avaient toutes deux leurs équipes en attente. Les salaires varient entre 60000 tugrut (40 euros) pour la cleanese à 240000 tugrut (160 euros) pour les deux chefs et la traductrice. Un serveur(se) touche 70000 tugrut. J’instaure aussi des bonus pour les arrivées en retard, la casse, les problèmes d’addition. Ici il n’y a pas d’horaire à coupure, le transport aller retour en taxi coûte aussi cher qu’une journée de travail. Alors chaque team travail deux jours, treize heures par jour. Une erreur que je fais là. Car je suis dans la rue des restaurants les plus propre, les plus grands, les plus à la mode. Mon obstination de restaurateur me perdra. J’aurai du sous traiter.
Michel, un ami français vient en renfort de Shanghai, car je m’aperçois que je vois trop grand. Que je ne peux pas être partout et avoir confiance au début et être partout !
Depuis qu’il y a tout enfin presque ! Vous n’avez plus qu’à faire dix sept magasins pour trouver dix articles. Le vendeur de tableau sans craie, le vendeur de craie sans tableau. A chacun sa licence et ses boissons. La cuisine possède deux fours micro onde, un four traditionnel sans réglage précis, une grillade électrique. J’ai réaménagé le bureau en office, des frigidaires supplémentaires et une friteuse. Je n’ai qu’a passé les ordres pour des nouvelles recettes et elles savent le faire, même le fond de veau. J’ai installé un système de code comme dans les restaurants chinois. D’ailleurs je ne fais que plagier à droite ou à gauche des différents endroits qui m’auront marqué.
Vendredi 21 avril, 2h00 du matin. 16 heures avant l’ouverture du pub. Nous faisons le ménage avec mon ami venu de Chine, car personne du staff n’est venu comme prévu excepter la cuisine. Car la famille me regarde faire. Michel s’inquiète. Je suis inquiet aussi mais ne puis le montrer. Vendredi matin, je ne sais pas ce qu’il se passe. Tout le monde est là du dernier recrutement. Je dois déléguer et donne 200000 tugrut au barman, ce qui représente trois mois de salaire moyen pour aller faire les dernières emplettes du bar. Un réparateur sono, un groupe de musique, puis deux, puis un disque jockey français se proposent ou se vendent. Le stress a son paroxysme pour moi. Je dois sortir plus d’un million de tugrut pour cette première. Pas d’invitation, juste du bouche à oreille pour faire venir les gens. Je n’imagine rien et l’heure tourne toujours… Ce faire sa clientèle mongole jamais satisfaite. Premier client et premier problème : Trop de monde ou pas assez pour être vu. Pas de musique mongole, du noir sur la brochette. De la remarque pour le plaisir. Les Mongols ne se font pas tarir pour faire des remarques. Car un mongol ne dira ne dira jamais qu’il n’aime pas, ce qui peut arriver quand on goûte de nouvelle chose. Il trouvera une excuse bidon pour ne pas payer ou avoir un rabais et préfère s’enfoncer pour ne pas avouer la vérité. Ici les remarques de ce premier jour : C’est quoi ce menu, quatre feuilles volantes monter sur une planche à ressort (un peu de créativité, car on n’a jamais trouver de menu ordinaire), pas de chips, pas de si, pas de ça, etc. La salle de l’étage se remplit de plus en plus à ma surprise. Besoin de table supplémentaire, de chaise, on empiète sur la piste de danse. Tout le monde est débordé. Le barman cour entre les frigos, la pression et les verres à laver. Les serveuses se frayent un chemin pour amener les boissons. Michel reste à la caisse pour surveiller tout ce qui sort et moi je déambule dans tout cela pour faire du relationnel. Mon amie et le cercle des français sont stupéfait de cette première. Voilà seulement trois semaines que je suis sur la capitale. On finit bien tard, après 50 litres de pressions, 30 litres de vodka et un chiffre d’affaire de plus d’un million (on arrivera à le battre 5 mois plus tard). Mais nous avons le sourire aux lèvres d’une soirée bien remplit. En ce samedi, j’y crois encore plus. On reprend un groupe, mais ce soir personne, excepter deux tables. Je suis directement remit à ma place. Moi qui me voyais déjà riche. Il va falloir travailler dur. Je prends la décision d’ouvrir tous les jours, ma deuxième erreur. Obliger de jonglé avec le staff et pour moi aucun repos possible. Une semaine après ouverture du restaurant, je voulais être sur de moi. Buffet, groupe de musique classique et l’ambassadeur de France son excellence monsieur Patrick Chrismant vient nous supporter de sa présence. Le gars de l’eau chaude toujours pas content de ne pas avoir était payé, vient couper l’eau chaude. Mais dans sa manœuvre, il casse la tuyauterie et me laisse le sauna et le sous-sol sous l’eau. A moi de me débrouiller. Il faudra attendre 24 heures que mes ouvriers viennent réparer. Pas de logement, question d’économie alors on loge sur les sofas du club après la fermeture ou pour une sieste dans la fumée et la poussière d’une nuit agitée. La nature ne fait pas de cadeau et tous les jours comme des pénitents. Il faut enlever la couche de poussière déposer auparavant. Aucun repos ne vous est permit si vous voulez survivre. Tous les jours les mêmes gestes, la même vie mais au combien riche en dire et en histoire.
Les jours se succèdent sans qu’un nouveau problème s’annonce. Je vous promets. Un problème se résolut, le lendemain quelqu’un vient vous en apporter un nouveau.
Contrôle sanitaire pour avoir la licence, toujours occuper pour vous. Alors on ne les fait plus venir, on les invite pour le déjeuner. La réponse ne se fait pas attendre : « Parfaitement nous serons là demain midi. » Les voilà attabler et m’énonce, ce qui ne va pas : Pas d’ardoise et de craie pour écrire les plats, ce n’est pas hygiénique. Le gros problème de la Mongolie, partout ou vous allez, le serveur vous répond au minimum deux fois : « il n’y a pas. » Alors qu’avec l’ardoise je peux effacer au fur et à mesure. Autre problème, il faut des photos pour vendre les plats et beaucoup de couleur, de garniture différente. Ce que je n’ai pas fait. Apprendre et mixer, le secret de la réussite. Avez vous une tenu pour aller dans la cuisine. Car vous ne pouvez pas rentrer et sortir avec votre tenu de serveur, vous devez avoir une combinaison, sinon pas hygiénique. Ma réponse serait : « Avez-vous vu comment la viande est transportée dans les coffres des taxis ! Et vous voulez me faire un cour pour savoir comment je dois m’habiller». Pas de mise en place sur les tables, pas hygiénique. A ça je dis : « Ce sont des assiettes de présentation. » Les couverts roulés dans une serviette. Il vous faudra un four micro onde pour le pub. Pourquoi ? Parce que. Derrière cela je pense à un ami proche qui veut revendre un lot « made in China. » Je garde le sourire, en attendant ma note. 86% au contrôle. Ouf ! Ce n’est pas finit, après le contrôle sanitaire. La mafia sanitaire, qui rentre chez vous comme si vous étiez contaminer du dernier virus à la mode. Ils s’assoient et attendent. Pour 5000 tugrut vous pouvez avoir des capsules de Javel de Chine et vous n’aurez plus à nous supporter ce mois ci. Sinon on inspecte tout. OK ! Va pour 5000. Ah ! Des nouveaux, les agents du bureau de l’urbanisme. Le bâtiment qui abrite la cuisine n’est pas légale, vient ton me faire constater. Cela fait quinze ans que c’est comme ça. Je ne suis pas le propriétaire des lieux. Mais peut être pensent-ils que je vais payer quelque chose. Rien du tout.
Un manager venu proposer s’est service gracieusement. Moi je n’ai jamais vu un asiatique faire des cadeaux. Cela n’a pas louper après un mois d’essai, il est venu demander une enveloppe pour son anniversaire. L’ancien locataire lui aussi est venu s’essayer pour reprendre du matériel laissé. Pas de cadeau pour ce blanc venu faire fortune. Forcement blanc, forcement riche.
Un staff dur à la détente, mais qui font des choses simples et gentils qui vous empêche de faire une remarque. La bénédiction par les serveuses des menus, ce rituel du soir pour faire venir les clients. Trois tours à droite, trois tours à gauche de chaque page. J’y vais à mon tour avec le gros sel. Inculquer n’est pas gagné. Ce n’est pas le titre d’un nouveau jeu, mais de répéter, répéter sans cesse les mêmes choses car souvent au bout de trois jours tout est déjà oublié. Donner la paye tous les quinze jours, le vendredi de préférence car la moitié et injecter le soir même au club. Ne pas oublié de les faire dormir sur place pour être sur d’avoir tout le monde au matin. Le salaire quotidien moyen est le prix d’un paquet de cigarette de marque américaine. Trois jours pour leur faire comprendre la promotion avec les bouteilles de vodka. Au lieu de payer quatre canettes a 1100 tugrut. Je propose une carafe de Coca Cola pour 2000 tugrut et la ça coince, ils mettent le bonus sans compter la bouteille de vodka ou facture normalement.
Je m’occupe de tous les clients étrangers et laisse les locaux au service mongol. Le service voilà ce qui manque. Au bar pas de problème car vous commandez un verre de ceci ou de cela, au plus une bouteille. Aller demander leur expliquer qu’on doit demander la cuisson, la sauce et la garniture. Alors les serveurs ne restent pas trop à réfléchir.
Il y a toujours quelque chose à fêter et j’use de créativité, de nouvelle idée qui ne font vite le tour et que l’on retrouve sur les brochures de la boite à côté. Exemple: lady’s night, nostalgia party.
Juin, Michel ne peut pas rester. Je promus un serveur manager. Fier de cette nomination, il emprunte la voiture d’un ami sans permit pour aller annoncer la bonne nouvelle à la famille. Résultat un crash au bout de la rue. Une chose incroyable, si vous traitez, un mongol gentiment. Il ne se contrôle plus et va à la faute. Est-ce leur vie rude de tous les jours ?
Juillet, coupe du monde et Nadam, grande fête mongole qui demande beaucoup d’organisation, car tout ferme au minimum cinq jour. Aller demander au chef de passer commande pour une semaine complète quand on arrive à peine à commander correctement pour le lendemain. J’organise tout cela et fait déposer des listes de commande chez les maraîchers le vendredi pour prendre un maximum de produit frais lundi la veille de la fermeture. Alors celui-ci prend un sac le remplit de ma commande le jour même et le laisse traîner jusqu'à lundi. Les tomates ont finit en sauce et la salade à la poubelle. J’organise les jours de repos pour que tout le monde puisse profiter d’un jour en famille. Mais quand on sait que s’est payé double, tout le monde vient travailler. Merci à l’équipe de France d’être arriver en finale, ce qui m’a permit de remplir pendant ces jours de match. Ces mongols qui ne comprennent rien au football étaient pour le Brésil ou l’Italie.
Août, la corruption. Légalement la lutte contre l’alcoolisme interdit toute vente de l’alcool entre minuit et six heures du matin. Cela semble de bonne guerre. Mais la réalité est légèrement différente. Le salaire moyen d’un policier est de 50 $ par mois, pour un officier cela monte à 150 $. Tout le monde attend le poste important qui fera rentrer plus d’argent. Comme responsable du microdistrict de la loi sur l’alcool ! Je suis devenu un camp d’entraînement. Tout le monde vient se frotter au blanc qui refuse de corrompre et qui joue au dur et on envoie la police routière, celle d’un autre district, les bleus. Car honnêtement, je tape du point sur la table en faisant semblant de connaître la loi. Eux, ils font semblant d’appliquer la loi. Car un policier n’a que quatre mois de formation. Personne de mon entourage peut ou ne veut me renseigner et je me retrouve seul à régler le problème avec les fonctionnaires mongols. Ce n’est pas possible. Il faut les laisser faire entre eux et je dois trouver quelqu’un de confiance pour le faire. Je n’arrive pas à la jouer à la mongole. Je dois faire les gros bras. Pas de sponsor comme on dit ici. Mon amie mongole n’y comprend rien et son frère qui lorgner la place de manager, ne sont d’aucune aide. Après 6 mois, je peux vous dire qu’une quarantaine de personne ont proposé leurs services pour m’aider à la police et je n’ai jamais rien vu. L’ambassade et son premier secrétaire, font bouger les choses. Au mois d’août, la police est passé à l’offensive. Perquisition de tout l’alcool et menace verbale pour que je cède à la corruption. Je dois y arriver car il est interdit de vendre de l’alcool après minuit. J’ai beaux usés d’expérience comme passé la commande avant l’heure et laisser sur table, le Mongol ne se laisse pas éduqué comme ça. Quatre mois pour ce faire une réputation, une semaine pour tout perdre. L’ambassade reçoit une lettre à mon égard. Je suis convoqué et on m’annonce que je peux me faire expulser. Mais ces fonctionnaires n’ont pas respecté la voie légale. Le premier secrétaire fait valoir les droits et les lois qui régissent tout monde. Mais cela ne suffit pas, nous voilà au poste de police, pour rencontrer la hiérarchie. Le discourt sur merci de dénoncer la corruption. Entre clan on se déteste. Et ce qui me sauve, c’est que quelqu’un à signer à la place du chef de la police. Alors tout est résolu. Je dois mentir à ceux qui m’ont aidé pour dire que j’ai eu la licence de nuit. Dans cette histoire, j’aurai du fermer 6 semaines à minuit et j’y ai laissé 8 millions de tugrut de chiffre d’affaire.
Dans les derniers mois je supprime la moitié du staff. Trop français sur la carte, il faut réduire la carte pour me mettre à la cuisine mongole plutôt petit prix et vite servit. J’ai trop vite joué le patron mongol au lieu de prendre un poste. Je reste assit à surveillé quand je ne suis à faire les courses ou au bureau de police. Car le problème des mongoles. Ils vous font un prix bas la première fois et augmente au fur et à mesure à devoir chaque mois trouver un nouveau taxi, un nouveau maraîcher. Maintenant je suis autant cuisinier, serveur, Disc-jockey, barman. Trop dur. Mais si je veux m’en sortir, je n’ai plus le choix. J’aurai du commencer comme cela. Dommage qu’on doive payer pour apprendre. La dernière nouvelle. Je ne peux plus payer le loyer et je ferme l’établissement, pas de possibilité de négocier avec un mongol. Le prix reste le prix, même s’il doit y perdre. Un mongol croit flairer l’affaire en récupérant toute ma clientèle. Mais les gens me suivent. Un groupe important en Mongolie se propose de me supporter et d’ouvrir un nouveau club. Je ne serai plus patron à 100% mais je peux rester. Je suis responsable de tout. De l’architecture à l’aménagement intérieur. Nouvelle expérience. Ouverture le 1 décembre, si tout va bien.
Ma journée Je me lève vers 8h30 pour ouvrir au staff. Je fais la comptabilité et à 10h00 je pars au marché. Ici rien n’ouvre avant cette heure et encore tous les stands ne sont pas ouverts. Aujourd’hui on arrive à peu près ce que l’on veut. Retour, préparation et résoudre le problème du jour. Midi service. Après 14h00 j’essaye de prendre 2 heures de libre et faire la sieste. A 18h00 le staff du bar arrive. Briefing car il faut toujours répéter. Je change d’avis comme de chemise. Je dois m’adapter et pas dire en France s’est comme ça. Allumer la grillade et attendre le client. Une fois le service finit, je reste en à l’étage pour discuter avec le client étranger car les locaux vous trouvent toujours quelques chose pour ce plaindre. Au début je faisais toujours les fermetures pour surveiller, je ne respecte pas la loi sur l’alcool, pour fermer vers les 03h00.
Nous sommes le 2 janvier 2007, je suis dans ma nouvelle place. Je vous ferai partager cette nouvelle aventure une prochaine fois.
On n’arrive pas, on ne s’installe pas en Mongolie comme cela. Finit les aventuriers partis à la découverte des peuples, à part moi. Finit le cartographe parti faire des trais sur papier, à part moi. Finit l’écrivain qui fait dégeuler son encre pour conter des histoires de tous les jours, à part moi… Qui voudrait vivre dans un désert, où les quatre saisons s’écoulent en une journée, où la tempête se lève en moins de temps qu’il n’en faille pour évacuer une terrasse pleine de client. Vivre entourer de caractériel et de locaux sans empathie pour qui que ce soi. Le «moi je » et celui la, la haut, c’est tout. Des blancs fuyant un problème. Des blancs venus creuser le sol à la recherche d‘un avenir plus riche. Des blancs venus aider car on n’a plus le droit d’abandonner des êtres dans l’évolution du monde. Paix précaire.
Alors que suis-je venu faire ici. Français que je suis et naïf d’éducation. Je vous répondrai en premier : L’amour d’une nomade et travailler, là où il y a encore tout à faire dans l’éducation de son prochain pour cette nouvelle chose que l’on doit apprendre dans ce monde en perpétuelle évolution ou de nouveaux riches apparaissent comme ces chantiers de béton. J’ai nommé : le savoir-vivre. Marre ! Après dix ans de voyage et de saison entre Nice et la Corse. De vivre maximum six mois au même endroit. Je voulais découvrir les joies de la vie de couple et d’un chez soi bien mérité.
La Mongolie. Trois fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus petite densité au mètre carré. Un peu plus d’un million habitants dans la capitale. Un pays libre depuis 80 ans même s'il est reste sous l'épaule de la puissante Russie. Aujourd'hui indépendance et monde moderne font de tous les jours une nouvelle expérience pour ce peuple qui a su garder des traditions ancestrales. Alcool, pauvreté ont leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant de plus en plus de femmes sortent gradées des universités. Alors aura t’elle le droit un jour de diriger. Car l'homme a préféré rester dans ce souvenir récent qu'est la vodka.
La France dans tout cela, une petite bande d’ »expat » un peu moins de cent enregistrés autour d’une nouvelle ambassade, de son excellence monsieur Patrick Chrismant et d’une équipe très dynamique pour nous supporter. Cette bande venue investir, travailler au profit d’entreprise (Alcatel, Sodexo, CIS) ou pour celle d’une organisation d’un monde meilleur.
Nouvel endroit géopolitique et stratégique. Entre deux grandes puissances mondiales. Aime rester près de la Russie, qui fait peur. Mais préfère faire son commerce avec son ennemi de toujours la Chine. Aujourd’hui, elle est convoitée par beaucoup. La Mongolie avec la Palestine sont les pays qui touchent le plus de subvention d’organisation (90$ par habitant). Pays soupape pour investisseur peu vertueux. Un accès à la propriété gratuit (hors capitale) qui fait fleurir des palissades, des grillages partout, en ville, au milieu des steppes. Qui emprisonne la seule démocratie nomade au monde ! Aujourd’hui, les constructions fleurissent et l’on espère faire fortune rapidement dans ce nouvel eldorado. Un avenir sans expérience. Des mongoles rêvant eux aussi d’être riche en moins de temps qu’il n’en faille pour tout perdre. Derrière une vie facile, ce cache des tempéraments rudes comme l’hiver ou la vie tourne au ralentie. Comme le Gobi qui ne fait toujours pas de cadeau ! Une capitale du monde ou seul le cœur de la vie est assuré de l’électricité toute la journée. Dans les autres quartiers, on coupe l’eau et les ascenseurs après une heure du matin. Il y a encore dix ans. Les marchés vendaient choux et pomme de terre, le rayon alimentaire du Department store se contentait de pot de mayonnaise très chèrement négocier au moment des fêtes nationales. Il n’y avait qu’un bar disco tenu par les Russes, dans leur quartier. Il n’y avait aucun lieu pour ce distraire. Maintenant, pub sur pub, restaurant sur restaurant à qui sera de démarquer pour faire venir la clientèle. 1 million habitants pour un maximum 300000 consommateurs potentiels.
Que me restait-il à faire, moi le gars avec son CAP restauration en poche et 16 ans d’expérience dans différent restaurant de l’hexagone. Ici être ouvrier à petit prix. Reprendre des parts dans la Guesthouse (gîte) de mon amie. Repartir cette fois si à deux vers un pays plus industrialisé. Après trois jours de réflexion. Nous décidons de rester et moi d’ouvrir le troisième restaurant français de la capitale mongole. Après le «café français » tenu par des Corses et qui sont reparti depuis et le «bistrot français » tenu par monsieur Guy Bourrel et qui fait rejaillir les couleurs nationales pour le gratin mongol.
Je me mets à apprendre l’alphabet cyrillique pour déchiffrer le journal d’annonce avec l’aide de la famille. Je recherchais un local ou restaurant à louer, pour commencer doucement et découvrir la vie mongole. Mon dévolu se jette sur cette annonce en caractère gras qui dépasse des autres : Restaurant, terrasse, pub, massage place, à louer au cœur de la ville pour 2800 us dollars (ce qui est une fortune ici, mais je ne sais pas encore). Car en tant que blanc je ne peux pas m’excentrer, car personne ne ferait l’effort de prendre un taxi. Je suis loin du petit restaurant que j’imaginais. Mais le bâtiment est déjà tout équipé. Visite après visite et les rêves de nuit de faire fortune en six mois, une gageure. Je me lance à l’assaut d’une de mes envies qui reste abordable ici, car en France pour le même prix je pourrai m’installer sur le bord d’une nationale avec ma caravane à frite. Je reprends l’affaire à un mongol rêveur qui a trop investi et qui n’a plus payé depuis quatre mois.
Le circuit administratif commence. Je ferai tout par voie légale ce qui me prendra trois semaine. L’autre voie, celle de payer quelqu’un de l’administration qui s’occupe en priorité de vous prend deux jours. La famille trouve vite s’est limite avec les soirées nocturnes qui n’en finissent pas. Je dois faire appelle à une amie traductrice pour me suivre tous les jours. Mon premier salaire à verser qui sera de 100$ par mois. Le poste de traducteur, celui qui reste le plus important de tous, sans lui je suis muet et sourd. Entre employeur et employer. Entre patron et administration. Dur aussi que le français car nos mots ont plusieurs sens.
Premièrement, commencer par ou ouvrir un premier compte en banque et y déposer dix milles dollars pour avoir une carte d’investisseur étranger et un visa business. Ouvrir une compagnie. Ici aussi le prix se négocie aussi pour monter le dossier. Il faut trouver le nom. Cela nous prendra cinq heures. Toutes les combinaisons y est passé pour trouver celui qui n’existe pas encore. Nous finirons par : Purplescactus (cactus pourpre). Mais les lois de la sténographie ou la fainéantise feront oublier le R et il restera le nom : Puplecactus (très jolie à entendre). Sans le certificat de la banque je ne peux ouvrir de compagnie. Sans le certificat de la compagnie je ne peux ouvrir un compte professionnel à la banque. Bureau sur bureau, file d’attente sur file d’attente, de copie certifier conforme. De prendre mon mal en patience, de tourner dix fois ma langue avant d’envoyer un sourire hypocrite au lieu d’une insulte. De coup de coude pour arriver en temps et en heure et de traverser de la ville en dix minutes chrono pour un tampon oublié. Ne pas chercher à voir plus loin que demain. Car avec l’heure mongole. Il faut être prévoyant, compter entre 30 minutes et 2 heures de retard à chaque fois, à chaque jour. Tout ce temps perdu au profit de l’établissement qui n’avance pas pour l’instant.
Les trois mousquetaires / Orange pub Des idées venues d’ailleurs et cette anecdote. Je voyais bien : Bouddha Bar. Déjà pas de problème de copyright dans ce pays que personne ne situ. Ici la même religion qu’au Tibet. Alors pourquoi pas reprendre l’intérieur des discothèques tibétaines et de la rue derrière le palace «le Crillon » à Paris. Mon Dieu que n’ai-je pas fait là. Il n’est pas possible de mélanger alcool et religion : « tu vas récupérer que les lamas » et on m’a bien ri au nez, qu’elle bande d’hypocrite. Alors pourquoi ce nom ? Le 3, chiffre important pour les Mongoles, des chevaux et le nom d’un écrivain connu partout en Asie centrale. Il restera toujours compliquer à prononcer. J’aurai du l’appeler : « The french touch ». Orange, parce que je veux faire des économies de pacotille pour récupérer l’affiche déjà sur le mur. Mais là encore. L’Orange club était un bar à strip-tease à mauvaise réputation. Je devrai cravacher dur pour faire changer les mentalités mongoles.
A peine je suis dans les lieux, les gars de l’eau et de l’électricité viennent me menacer pour ce faire payer les mois en retard. Car auparavant cela devait se régler à coup de tournée au jour le jour pour ce faire oublier.
Pour trouver des ouvriers ce n’est pas difficile. Comme à l’époque des Halles que je n’ai pas connu ! Des ouvriers sans matériel attendent sur les marches du grand magasin de construction. Mais c’est quoi donc une échelle ! Deux planches, une table et une chaise en équilibre dans les escaliers pour enlever le papier peint et repeindre en 38 heures chrono et 24 heures de plus pour enlever toutes les tâches de peinture au sol et de papier resté coller.
Pour l’embauche, une annonce dans un hebdomadaire et un recrutement à l’USAID, une organisation américaine pour aider au développement. Un peu de social qui ne sera pas forcement payant par la suite. Des gens viennent se présenter, presque tous pour la place de cleanese (plongeuse). Pas de C.V ou un papier marqué de leur nom et numéro ou nous pouvons les joindre. Je laisse faire une mise en place pour ce qui se présente pour le service, histoire de vérifier leur dire ainsi que des langues parlées. Je baragouine dans assez de langue pour être sur de ce qu’ils disent. Aucune réflexion, des allers et retours inutiles, je commence à vérifier les dire des autres implanter avant moi. Dur devoir accepter de se rabaisser. Je sélectionne une première fois, un barman, un serveur et une serveuse, sur cinq personnes venues se présenter. Deux jours avant l’ouverture, plus personne ne répond à l’offre. Je devrai refaire un recrutement à la dernière minute. Faisant semblant de dire qu’il y a du monde derrière eu qui veulent du boulot. Là, je n’aurai plus le choix. Pour la cuisine, cela a été plus facile. Deux chefs mongols qui travailler auprès de français dans la restauration auparavant. Elles avaient toutes deux leurs équipes en attente. Les salaires varient entre 60000 tugrut (40 euros) pour la cleanese à 240000 tugrut (160 euros) pour les deux chefs et la traductrice. Un serveur(se) touche 70000 tugrut. J’instaure aussi des bonus pour les arrivées en retard, la casse, les problèmes d’addition. Ici il n’y a pas d’horaire à coupure, le transport aller retour en taxi coûte aussi cher qu’une journée de travail. Alors chaque team travail deux jours, treize heures par jour. Une erreur que je fais là. Car je suis dans la rue des restaurants les plus propre, les plus grands, les plus à la mode. Mon obstination de restaurateur me perdra. J’aurai du sous traiter.
Michel, un ami français vient en renfort de Shanghai, car je m’aperçois que je vois trop grand. Que je ne peux pas être partout et avoir confiance au début et être partout !
Depuis qu’il y a tout enfin presque ! Vous n’avez plus qu’à faire dix sept magasins pour trouver dix articles. Le vendeur de tableau sans craie, le vendeur de craie sans tableau. A chacun sa licence et ses boissons. La cuisine possède deux fours micro onde, un four traditionnel sans réglage précis, une grillade électrique. J’ai réaménagé le bureau en office, des frigidaires supplémentaires et une friteuse. Je n’ai qu’a passé les ordres pour des nouvelles recettes et elles savent le faire, même le fond de veau. J’ai installé un système de code comme dans les restaurants chinois. D’ailleurs je ne fais que plagier à droite ou à gauche des différents endroits qui m’auront marqué.
Vendredi 21 avril, 2h00 du matin. 16 heures avant l’ouverture du pub. Nous faisons le ménage avec mon ami venu de Chine, car personne du staff n’est venu comme prévu excepter la cuisine. Car la famille me regarde faire. Michel s’inquiète. Je suis inquiet aussi mais ne puis le montrer. Vendredi matin, je ne sais pas ce qu’il se passe. Tout le monde est là du dernier recrutement. Je dois déléguer et donne 200000 tugrut au barman, ce qui représente trois mois de salaire moyen pour aller faire les dernières emplettes du bar. Un réparateur sono, un groupe de musique, puis deux, puis un disque jockey français se proposent ou se vendent. Le stress a son paroxysme pour moi. Je dois sortir plus d’un million de tugrut pour cette première. Pas d’invitation, juste du bouche à oreille pour faire venir les gens. Je n’imagine rien et l’heure tourne toujours… Ce faire sa clientèle mongole jamais satisfaite. Premier client et premier problème : Trop de monde ou pas assez pour être vu. Pas de musique mongole, du noir sur la brochette. De la remarque pour le plaisir. Les Mongols ne se font pas tarir pour faire des remarques. Car un mongol ne dira ne dira jamais qu’il n’aime pas, ce qui peut arriver quand on goûte de nouvelle chose. Il trouvera une excuse bidon pour ne pas payer ou avoir un rabais et préfère s’enfoncer pour ne pas avouer la vérité. Ici les remarques de ce premier jour : C’est quoi ce menu, quatre feuilles volantes monter sur une planche à ressort (un peu de créativité, car on n’a jamais trouver de menu ordinaire), pas de chips, pas de si, pas de ça, etc. La salle de l’étage se remplit de plus en plus à ma surprise. Besoin de table supplémentaire, de chaise, on empiète sur la piste de danse. Tout le monde est débordé. Le barman cour entre les frigos, la pression et les verres à laver. Les serveuses se frayent un chemin pour amener les boissons. Michel reste à la caisse pour surveiller tout ce qui sort et moi je déambule dans tout cela pour faire du relationnel. Mon amie et le cercle des français sont stupéfait de cette première. Voilà seulement trois semaines que je suis sur la capitale. On finit bien tard, après 50 litres de pressions, 30 litres de vodka et un chiffre d’affaire de plus d’un million (on arrivera à le battre 5 mois plus tard). Mais nous avons le sourire aux lèvres d’une soirée bien remplit. En ce samedi, j’y crois encore plus. On reprend un groupe, mais ce soir personne, excepter deux tables. Je suis directement remit à ma place. Moi qui me voyais déjà riche. Il va falloir travailler dur. Je prends la décision d’ouvrir tous les jours, ma deuxième erreur. Obliger de jonglé avec le staff et pour moi aucun repos possible. Une semaine après ouverture du restaurant, je voulais être sur de moi. Buffet, groupe de musique classique et l’ambassadeur de France son excellence monsieur Patrick Chrismant vient nous supporter de sa présence. Le gars de l’eau chaude toujours pas content de ne pas avoir était payé, vient couper l’eau chaude. Mais dans sa manœuvre, il casse la tuyauterie et me laisse le sauna et le sous-sol sous l’eau. A moi de me débrouiller. Il faudra attendre 24 heures que mes ouvriers viennent réparer. Pas de logement, question d’économie alors on loge sur les sofas du club après la fermeture ou pour une sieste dans la fumée et la poussière d’une nuit agitée. La nature ne fait pas de cadeau et tous les jours comme des pénitents. Il faut enlever la couche de poussière déposer auparavant. Aucun repos ne vous est permit si vous voulez survivre. Tous les jours les mêmes gestes, la même vie mais au combien riche en dire et en histoire.
Les jours se succèdent sans qu’un nouveau problème s’annonce. Je vous promets. Un problème se résolut, le lendemain quelqu’un vient vous en apporter un nouveau.
Contrôle sanitaire pour avoir la licence, toujours occuper pour vous. Alors on ne les fait plus venir, on les invite pour le déjeuner. La réponse ne se fait pas attendre : « Parfaitement nous serons là demain midi. » Les voilà attabler et m’énonce, ce qui ne va pas : Pas d’ardoise et de craie pour écrire les plats, ce n’est pas hygiénique. Le gros problème de la Mongolie, partout ou vous allez, le serveur vous répond au minimum deux fois : « il n’y a pas. » Alors qu’avec l’ardoise je peux effacer au fur et à mesure. Autre problème, il faut des photos pour vendre les plats et beaucoup de couleur, de garniture différente. Ce que je n’ai pas fait. Apprendre et mixer, le secret de la réussite. Avez vous une tenu pour aller dans la cuisine. Car vous ne pouvez pas rentrer et sortir avec votre tenu de serveur, vous devez avoir une combinaison, sinon pas hygiénique. Ma réponse serait : « Avez-vous vu comment la viande est transportée dans les coffres des taxis ! Et vous voulez me faire un cour pour savoir comment je dois m’habiller». Pas de mise en place sur les tables, pas hygiénique. A ça je dis : « Ce sont des assiettes de présentation. » Les couverts roulés dans une serviette. Il vous faudra un four micro onde pour le pub. Pourquoi ? Parce que. Derrière cela je pense à un ami proche qui veut revendre un lot « made in China. » Je garde le sourire, en attendant ma note. 86% au contrôle. Ouf ! Ce n’est pas finit, après le contrôle sanitaire. La mafia sanitaire, qui rentre chez vous comme si vous étiez contaminer du dernier virus à la mode. Ils s’assoient et attendent. Pour 5000 tugrut vous pouvez avoir des capsules de Javel de Chine et vous n’aurez plus à nous supporter ce mois ci. Sinon on inspecte tout. OK ! Va pour 5000. Ah ! Des nouveaux, les agents du bureau de l’urbanisme. Le bâtiment qui abrite la cuisine n’est pas légale, vient ton me faire constater. Cela fait quinze ans que c’est comme ça. Je ne suis pas le propriétaire des lieux. Mais peut être pensent-ils que je vais payer quelque chose. Rien du tout.
Un manager venu proposer s’est service gracieusement. Moi je n’ai jamais vu un asiatique faire des cadeaux. Cela n’a pas louper après un mois d’essai, il est venu demander une enveloppe pour son anniversaire. L’ancien locataire lui aussi est venu s’essayer pour reprendre du matériel laissé. Pas de cadeau pour ce blanc venu faire fortune. Forcement blanc, forcement riche.
Un staff dur à la détente, mais qui font des choses simples et gentils qui vous empêche de faire une remarque. La bénédiction par les serveuses des menus, ce rituel du soir pour faire venir les clients. Trois tours à droite, trois tours à gauche de chaque page. J’y vais à mon tour avec le gros sel. Inculquer n’est pas gagné. Ce n’est pas le titre d’un nouveau jeu, mais de répéter, répéter sans cesse les mêmes choses car souvent au bout de trois jours tout est déjà oublié. Donner la paye tous les quinze jours, le vendredi de préférence car la moitié et injecter le soir même au club. Ne pas oublié de les faire dormir sur place pour être sur d’avoir tout le monde au matin. Le salaire quotidien moyen est le prix d’un paquet de cigarette de marque américaine. Trois jours pour leur faire comprendre la promotion avec les bouteilles de vodka. Au lieu de payer quatre canettes a 1100 tugrut. Je propose une carafe de Coca Cola pour 2000 tugrut et la ça coince, ils mettent le bonus sans compter la bouteille de vodka ou facture normalement.
Je m’occupe de tous les clients étrangers et laisse les locaux au service mongol. Le service voilà ce qui manque. Au bar pas de problème car vous commandez un verre de ceci ou de cela, au plus une bouteille. Aller demander leur expliquer qu’on doit demander la cuisson, la sauce et la garniture. Alors les serveurs ne restent pas trop à réfléchir.
Il y a toujours quelque chose à fêter et j’use de créativité, de nouvelle idée qui ne font vite le tour et que l’on retrouve sur les brochures de la boite à côté. Exemple: lady’s night, nostalgia party.
Juin, Michel ne peut pas rester. Je promus un serveur manager. Fier de cette nomination, il emprunte la voiture d’un ami sans permit pour aller annoncer la bonne nouvelle à la famille. Résultat un crash au bout de la rue. Une chose incroyable, si vous traitez, un mongol gentiment. Il ne se contrôle plus et va à la faute. Est-ce leur vie rude de tous les jours ?
Juillet, coupe du monde et Nadam, grande fête mongole qui demande beaucoup d’organisation, car tout ferme au minimum cinq jour. Aller demander au chef de passer commande pour une semaine complète quand on arrive à peine à commander correctement pour le lendemain. J’organise tout cela et fait déposer des listes de commande chez les maraîchers le vendredi pour prendre un maximum de produit frais lundi la veille de la fermeture. Alors celui-ci prend un sac le remplit de ma commande le jour même et le laisse traîner jusqu'à lundi. Les tomates ont finit en sauce et la salade à la poubelle. J’organise les jours de repos pour que tout le monde puisse profiter d’un jour en famille. Mais quand on sait que s’est payé double, tout le monde vient travailler. Merci à l’équipe de France d’être arriver en finale, ce qui m’a permit de remplir pendant ces jours de match. Ces mongols qui ne comprennent rien au football étaient pour le Brésil ou l’Italie.
Août, la corruption. Légalement la lutte contre l’alcoolisme interdit toute vente de l’alcool entre minuit et six heures du matin. Cela semble de bonne guerre. Mais la réalité est légèrement différente. Le salaire moyen d’un policier est de 50 $ par mois, pour un officier cela monte à 150 $. Tout le monde attend le poste important qui fera rentrer plus d’argent. Comme responsable du microdistrict de la loi sur l’alcool ! Je suis devenu un camp d’entraînement. Tout le monde vient se frotter au blanc qui refuse de corrompre et qui joue au dur et on envoie la police routière, celle d’un autre district, les bleus. Car honnêtement, je tape du point sur la table en faisant semblant de connaître la loi. Eux, ils font semblant d’appliquer la loi. Car un policier n’a que quatre mois de formation. Personne de mon entourage peut ou ne veut me renseigner et je me retrouve seul à régler le problème avec les fonctionnaires mongols. Ce n’est pas possible. Il faut les laisser faire entre eux et je dois trouver quelqu’un de confiance pour le faire. Je n’arrive pas à la jouer à la mongole. Je dois faire les gros bras. Pas de sponsor comme on dit ici. Mon amie mongole n’y comprend rien et son frère qui lorgner la place de manager, ne sont d’aucune aide. Après 6 mois, je peux vous dire qu’une quarantaine de personne ont proposé leurs services pour m’aider à la police et je n’ai jamais rien vu. L’ambassade et son premier secrétaire, font bouger les choses. Au mois d’août, la police est passé à l’offensive. Perquisition de tout l’alcool et menace verbale pour que je cède à la corruption. Je dois y arriver car il est interdit de vendre de l’alcool après minuit. J’ai beaux usés d’expérience comme passé la commande avant l’heure et laisser sur table, le Mongol ne se laisse pas éduqué comme ça. Quatre mois pour ce faire une réputation, une semaine pour tout perdre. L’ambassade reçoit une lettre à mon égard. Je suis convoqué et on m’annonce que je peux me faire expulser. Mais ces fonctionnaires n’ont pas respecté la voie légale. Le premier secrétaire fait valoir les droits et les lois qui régissent tout monde. Mais cela ne suffit pas, nous voilà au poste de police, pour rencontrer la hiérarchie. Le discourt sur merci de dénoncer la corruption. Entre clan on se déteste. Et ce qui me sauve, c’est que quelqu’un à signer à la place du chef de la police. Alors tout est résolu. Je dois mentir à ceux qui m’ont aidé pour dire que j’ai eu la licence de nuit. Dans cette histoire, j’aurai du fermer 6 semaines à minuit et j’y ai laissé 8 millions de tugrut de chiffre d’affaire.
Dans les derniers mois je supprime la moitié du staff. Trop français sur la carte, il faut réduire la carte pour me mettre à la cuisine mongole plutôt petit prix et vite servit. J’ai trop vite joué le patron mongol au lieu de prendre un poste. Je reste assit à surveillé quand je ne suis à faire les courses ou au bureau de police. Car le problème des mongoles. Ils vous font un prix bas la première fois et augmente au fur et à mesure à devoir chaque mois trouver un nouveau taxi, un nouveau maraîcher. Maintenant je suis autant cuisinier, serveur, Disc-jockey, barman. Trop dur. Mais si je veux m’en sortir, je n’ai plus le choix. J’aurai du commencer comme cela. Dommage qu’on doive payer pour apprendre. La dernière nouvelle. Je ne peux plus payer le loyer et je ferme l’établissement, pas de possibilité de négocier avec un mongol. Le prix reste le prix, même s’il doit y perdre. Un mongol croit flairer l’affaire en récupérant toute ma clientèle. Mais les gens me suivent. Un groupe important en Mongolie se propose de me supporter et d’ouvrir un nouveau club. Je ne serai plus patron à 100% mais je peux rester. Je suis responsable de tout. De l’architecture à l’aménagement intérieur. Nouvelle expérience. Ouverture le 1 décembre, si tout va bien.
Ma journée Je me lève vers 8h30 pour ouvrir au staff. Je fais la comptabilité et à 10h00 je pars au marché. Ici rien n’ouvre avant cette heure et encore tous les stands ne sont pas ouverts. Aujourd’hui on arrive à peu près ce que l’on veut. Retour, préparation et résoudre le problème du jour. Midi service. Après 14h00 j’essaye de prendre 2 heures de libre et faire la sieste. A 18h00 le staff du bar arrive. Briefing car il faut toujours répéter. Je change d’avis comme de chemise. Je dois m’adapter et pas dire en France s’est comme ça. Allumer la grillade et attendre le client. Une fois le service finit, je reste en à l’étage pour discuter avec le client étranger car les locaux vous trouvent toujours quelques chose pour ce plaindre. Au début je faisais toujours les fermetures pour surveiller, je ne respecte pas la loi sur l’alcool, pour fermer vers les 03h00.
Nous sommes le 2 janvier 2007, je suis dans ma nouvelle place. Je vous ferai partager cette nouvelle aventure une prochaine fois.
Bonjour à tous,
Je prépare actuellement un trek en solitaire dans la région des 8 lacs en ayant pour camps de base karkhorin.
Je suis à la recherche d'info sur une possible liaison Karkhorin -> Bat Ulzii, et la possibilité de trouver une épicerie à Bat Ulzii pour refaire le plein si j'arrive à pied de Karkhorin.
A toutes fins utiles si jamais vous cherchez des cartes topo du coin, je peux vous en faire suivre (région 8 lacs / vallée orkhon)
Merci de votre aide.
Je prépare actuellement un trek en solitaire dans la région des 8 lacs en ayant pour camps de base karkhorin.
Je suis à la recherche d'info sur une possible liaison Karkhorin -> Bat Ulzii, et la possibilité de trouver une épicerie à Bat Ulzii pour refaire le plein si j'arrive à pied de Karkhorin.
A toutes fins utiles si jamais vous cherchez des cartes topo du coin, je peux vous en faire suivre (région 8 lacs / vallée orkhon)
Merci de votre aide.
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent.
Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Juste une petite réflexion, que je me fais systématiquement lorsque je parle avec un ami voyageur, et qu'il me m'énumère ses voyages..... Et qu'il me dit qu'il a fait l'Inde, le Tibet, la Patagonie....
Juste une façon de parler, peut être, mais à chaque fois je tique. 🤪
Une des définitions de faire est "réaliser, construire quelque chose"
Comme si l'Inde avait attendu les touristes pour exister!
Trois semaines en Mongolie ne m'ont permis de n'en voir qu'un aspect. Avoir mis les pieds à Barcelone ne me permet pas de prétendre connaître l'Espagne. Par contre, j'ai vécu des moments forts..... une chevauchée dans les steppes mongoles..... Une soirée très chaude dans un bar togolais... J'ai rencontré des personnes exceptionnelles. Une villageoise turque avec laquelle je n'avais pourtant que trois mots en commun... Un inspecteur d'école togolais jovial et passionné... Je suis allée me promener à Amsterdam, ou à Istanbul.
Bon, j'admets tout de même avoir fait un trek dans les montagnes mongoles.... Tout comme je conçois tout à fait que certains fassent un road trip en Asie, ou fassent l'ascension de l'Himalaya....
Bref, je suis peut être rabat-joie, mais les mots, quoi! 😕
Trois semaines en Mongolie ne m'ont permis de n'en voir qu'un aspect. Avoir mis les pieds à Barcelone ne me permet pas de prétendre connaître l'Espagne. Par contre, j'ai vécu des moments forts..... une chevauchée dans les steppes mongoles..... Une soirée très chaude dans un bar togolais... J'ai rencontré des personnes exceptionnelles. Une villageoise turque avec laquelle je n'avais pourtant que trois mots en commun... Un inspecteur d'école togolais jovial et passionné... Je suis allée me promener à Amsterdam, ou à Istanbul.
Bon, j'admets tout de même avoir fait un trek dans les montagnes mongoles.... Tout comme je conçois tout à fait que certains fassent un road trip en Asie, ou fassent l'ascension de l'Himalaya....
Bref, je suis peut être rabat-joie, mais les mots, quoi! 😕
slt à tous;
alors que je n'ai pas encore fini mes préparatifs de voyage pour cet été je pense déjà à mon voyage de l'été 2006 (est ce grave docteur?😉).
je souhaite faire une partie de la traversée de la mongolie à cheval avec l'aide d'un ami et sans guide. Je tiens à préciser que l'on a pas peur de l'aventure on chaqu'un a sonexpérience propre: lui dans les andes moi dans le haut atlas et je sais m'orienter sur une carte avec (mais surtout sans) GPS (je pratique l'apinisme depuis des années). Seulement là je n'ai aucune expérience (ou si peu) du cheval lui un petit peu pour en avoir pratiqué pendant 3 ans à partir de 11 ans et de temps à autre l'été.
aussi j'ai quelques questions
>> Est ce possible pour une personne qui n'a jamais fait de cheval de passer 20 jours d'affilé dessus.
>>j'ai vu qu'il fallait pas mal marcher à coté du cheval dnas quelle proportion (ce n'est pas un pb pour moi je suis rompu aux trekking).
>>Est il difficile de s'occuper des cheveaux des alimenters que faire pour ne pas se les faire voler la nuit vaut mieux les attacher à un piquet ou leur lier deux jambes.
Je suis preneur de tous les conseils et surtout de témoignagse de personne comme moi qui n'ont pour ainsi dire jamais fait de cheval. Si je choisi cette méthodde c'est aussi pour des raisons de coût.
si vous connaissez des sites ou des ouvrages qui détaille bien la vie quotidienne je suis preneur.
d'avance merci de vos réponse
alors que je n'ai pas encore fini mes préparatifs de voyage pour cet été je pense déjà à mon voyage de l'été 2006 (est ce grave docteur?😉).
je souhaite faire une partie de la traversée de la mongolie à cheval avec l'aide d'un ami et sans guide. Je tiens à préciser que l'on a pas peur de l'aventure on chaqu'un a sonexpérience propre: lui dans les andes moi dans le haut atlas et je sais m'orienter sur une carte avec (mais surtout sans) GPS (je pratique l'apinisme depuis des années). Seulement là je n'ai aucune expérience (ou si peu) du cheval lui un petit peu pour en avoir pratiqué pendant 3 ans à partir de 11 ans et de temps à autre l'été.
aussi j'ai quelques questions
>> Est ce possible pour une personne qui n'a jamais fait de cheval de passer 20 jours d'affilé dessus.
>>j'ai vu qu'il fallait pas mal marcher à coté du cheval dnas quelle proportion (ce n'est pas un pb pour moi je suis rompu aux trekking).
>>Est il difficile de s'occuper des cheveaux des alimenters que faire pour ne pas se les faire voler la nuit vaut mieux les attacher à un piquet ou leur lier deux jambes.
Je suis preneur de tous les conseils et surtout de témoignagse de personne comme moi qui n'ont pour ainsi dire jamais fait de cheval. Si je choisi cette méthodde c'est aussi pour des raisons de coût.
si vous connaissez des sites ou des ouvrages qui détaille bien la vie quotidienne je suis preneur.
d'avance merci de vos réponse
Bonjour,
Nous sommes un couple de baroudeurs 3x20, et projetons de rejoindre Moscou en moto, puis de mettre la moto sur le train jusqu'en Mongolie et là utiliser à nouveau notre moto. Quelqu'un sait-il si la moto peut monter à bord du train et quelles sont les conditions de circulation à moto en Mongolie. Toutes les infos sont les bienvenues. Nous envisageons les mois de mai, juin, juillet. Quel est votre avis? Merci d'avance
Nous sommes un couple de baroudeurs 3x20, et projetons de rejoindre Moscou en moto, puis de mettre la moto sur le train jusqu'en Mongolie et là utiliser à nouveau notre moto. Quelqu'un sait-il si la moto peut monter à bord du train et quelles sont les conditions de circulation à moto en Mongolie. Toutes les infos sont les bienvenues. Nous envisageons les mois de mai, juin, juillet. Quel est votre avis? Merci d'avance
Quelqu'un ici a-t-il deja traversé la Mongolie ou une partie de la Mongolie à Velo svp?🙂
J'aimerais savoir si c'est facilement faisable, si la grande muraille est praticable + conseils pratiques svp
En vous remerciant 😉
En vous remerciant 😉
je rephrase l'intitule de mon post pour eviter d'etre boute hors de ce forum par le webmaster : les infos que je donne ici sont d'ordre pratique, et quand j'en etais a la recherche de bon plans avant de partir, c'est sur ce forum que je les ai trouves ! tout le monde n'aura peut-etre pas l'idee d'aller faire un tour dans la rubrique "carnet de voyage" merci webmestre !!
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Bonjour à tous,
Après avoir regardé sur le forum, les informations concernant le transsibérien sont de Moscou à Pékin. Cependant, j'aimerais obtenir des informations dans le sens inverse, c'est-à-dire Pékin, Ulaan-Baatar, Irkoutsk, Moscou.
A la fin de mon voyage, j'aimerai rentrer par le transsibérien ou train local de Pékin à Moscou en passant par Ulaan-baatar et Irkoutsk. Ou puis-je acheter les billets de train? (à Pékin, à Ulaan Baatar...etc) Est-ce possible de passer par une agence à Ulaan-Baatar?
Quelle est la meilleure solution...
Merci d'avance pour votre aide.
Mathieu.
Après avoir regardé sur le forum, les informations concernant le transsibérien sont de Moscou à Pékin. Cependant, j'aimerais obtenir des informations dans le sens inverse, c'est-à-dire Pékin, Ulaan-Baatar, Irkoutsk, Moscou.
A la fin de mon voyage, j'aimerai rentrer par le transsibérien ou train local de Pékin à Moscou en passant par Ulaan-baatar et Irkoutsk. Ou puis-je acheter les billets de train? (à Pékin, à Ulaan Baatar...etc) Est-ce possible de passer par une agence à Ulaan-Baatar?
Quelle est la meilleure solution...
Merci d'avance pour votre aide.
Mathieu.
Bonjour à toutes et à tous,
Les discussions sur le transsibérien et le transmogolien qui parcourent une bonne partie de la planète me font rêver. J'ai tout juste 20 ans, ai quelque expériences du voyage en baroudeuse en sac à dos au Vénézuela, + en juillet je vais partir en Malaisie-Indonésie. Mais avec des amies.
Cette fois-ci je prévois de voyager seule, pour un mois. Il est vrai que le fait d'arriver à Vladivostok, en Russie on ne peut plus orientale est grisant, néanmoins passer par la Mongolie pour finir en Chine l'est peut-être encore plus.
Autre chose, je partirais avec un budget limité, même si entre temps j'aurais travaillé.
Tout ceci n'est que du conditionnel, même si j'en meure d'envie.
Est-ce raisonnable ?
Quel train me conseillez-vous ? Au niveau de la durée, du prix, de la beauté des paysages, des arrêts effectués ? Le transsibérien ou le Transmongolien ?
Un mois +/- ???
Le train se prend de Moscou. Mais peut-il démarrer de Saint Petersbourg ?
Vaut-il mieux en Septembre ou Août ?
Beaucoup d'autres questions me viennent encore à l'esprit, mais ça ira pour le moment. Grandement merci pour votre aide et votre contribution qui pourra m'être précieuse... Si vous avez d'autres remarques, n'hésitez pas ! Tous les conseils sont bons à prendre !🙂
Nous voyageons cet été pour la Mongolie à partir de IRKOUTSK.
Nous cherchons des info sur le voyage en train IRKOUTSK - ULAN BATOR : horaire, prix du billet disponibilité
même chose pour le retour ULAN - BATOR -IRKOUTSK.
Nous aimerions réserver nos billets à l'avance, quelle est la meilleure solution
quelqu'un connaît il une agence sur iRKOUTSK qui puisse nous aider ?
Merci.
IMANDE
Prévoyant de me rendre en Mongolie prochainement en camping car (mai-juin-juillet), j'ai entendu dire que le visa pour les ressortissants français n'était pas nécessaire en 2015, qu'en est-il ?
J'apprends le mongol à l'aide de livres mais je souhaiterais surtout maîtriser l'oral. Connaissez-vous des Mongols sur Bruxelles prêts à donner des leçons, ou existe-t-il un cours quelque part ?
Merci d'avance pour vos réponses
Salut à tous,
actuellement en Mongolie où j'ai encore un mois de visa, je compte ensuite passer 2 ou 3 mois en Chine. J'ai envie d'acheter une moto (genre shineway 150) pour traverser le pays jusqu'à la frontière vietnamienne.
Je voudrais savoir si certains l'avaient déjà fait, si le prix est le même qu'en Mongolie (500€ pour une neuve, revente environ moitié prix).
Quelles sont les formalités administratives? La revente est-elle facile?
Enfin, je voudrais savoir si à tout hasard vous connaitriez un bouquin de mécanique moto pour le nul que je suis en la matière? Je vais prendre des cours de chinois (j'ai les bases) pdt qques semaines et j'aimerais savoir un peu comment me débrouiller en cas de pépin.
Merci à tous et bon vent!
Enfin, je voudrais savoir si à tout hasard vous connaitriez un bouquin de mécanique moto pour le nul que je suis en la matière? Je vais prendre des cours de chinois (j'ai les bases) pdt qques semaines et j'aimerais savoir un peu comment me débrouiller en cas de pépin.
Merci à tous et bon vent!
Bonjour pour la première fois je demande à la communauté quelque chose alors soyez tollérant... merci
Alors je veux partir avec ma femme la dernière semaine d'aout de Moscou pour aller à Irkoustk faire des rando pendant 15 jours autours du lac baikal et reprendre le transsibérien vers Oulan Bator.
ma question est est ce que vous pensez que je peux acheter deux billets Moscou Irkoust en aout au guichet à Moscou? et pareil 2 billets à ikouskt pour oulan bator?
J ai lu que le train était pris d'assaut l' été mais vu le prix de tsarvoyage ( cité comme un bne agence peut cher) : 515 € en seconde par pers et 895 € en première et irkoustk oulan bator 140 en seconde classe....
merci
merci
Bonjour,
J'envisage de partir cet ete 3 semaines en Mongolie. Je commence a recevoir des circuits de diverses agences. Pour l'instant la plus correcte semble Gandan guesthouse & Tours. J'aimerai avoir des avis de personnes qui sont parties avec cette agence. Je voudrais un mixte trek cheval et pied et desert de Gobi. Que me conseillez vous? et septembre est ce une bonne periode? merci par avance a tout ceux qui me donneront des infos.
J'envisage de partir cet ete 3 semaines en Mongolie. Je commence a recevoir des circuits de diverses agences. Pour l'instant la plus correcte semble Gandan guesthouse & Tours. J'aimerai avoir des avis de personnes qui sont parties avec cette agence. Je voudrais un mixte trek cheval et pied et desert de Gobi. Que me conseillez vous? et septembre est ce une bonne periode? merci par avance a tout ceux qui me donneront des infos.
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage en Mongolie pour cet été et je suis à la recherche de tour operators. Je suis tombée sur deux adresses : E-mongol qui me propose un circuit de 10 jours pour 850 euros Gandan guest house qui propose à peu près la même chose pour 300 euros
En consultant le forum, j'ai trouvé des agences qui avaient des prix approximatifs à la 2ème proposition. A qui faire confiance ? Qui croire ? Est-il normal de payer à l'avance ? Et connaissez-vous ces tours ?
Merci de répondre à toutes ces questions Chrystelle
En consultant le forum, j'ai trouvé des agences qui avaient des prix approximatifs à la 2ème proposition. A qui faire confiance ? Qui croire ? Est-il normal de payer à l'avance ? Et connaissez-vous ces tours ?
Merci de répondre à toutes ces questions Chrystelle









