Discussions similar to: Yougoslavie Croatie Bosnie Herzegovine Serbie
FR
Interrail,camping sauvage et conseils sur Croatie, Bosnie, Serbie, Roumanie
bonjour, je pars un mois a travers ses pays en train et je voulais savoir si quelquun pouvait me refiler quelques tuyaux. Es que je peux dormir a la sauvage?les gens sont ils acceuillant? Es que je dois prévoir quelque chose en particulier? Puis-je prendre des photos n'importe-où sans trop de risque de vol? je suis ouvert a tout discours paralant de ces pays merci
Open
On part en vadrouille dans les Balkans!
Et bien le confinement a de beaux jours devant lui ! Chose promise, chose due (publier une journée de vadrouille par jour de confinement) ! Après le carnet sur un voyage aux Etats-Unis (voyageforum.com/...-americain-d9943984/), après le carnet sur une vadrouille en Jordanie (https://voyageforum.com/discussion/on-part-en-vadrouille-en-jordanie-d9991360/), voici maintenant un carnet dans les balkans, voyage réalisé il y a maintenant quelques années :

Et on garde les bonnes habitudes, publication d'une journée par jour, à chaque fois à 17h30 ! Bonne lecture et n'hésite pas à laisser un commentaire, une question, une remarque, ...

Franck
Open
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie)
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates. Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase : Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes... Impardonnable ! Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale ! Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande : ....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman. (mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Open
Prévoir un voyage en Ex-Yougoslavie sans voiture...
Bonjour à tous et à toutes!

Je commence seulement à faire mes armes en tant que voyageur (j'ai 22 ans et cela fait désormais 3ans que je voyage indépendamment de ma famille) et l'été dernier j'ai fait mon premier voyage seul à travers toute la Pologne. J'ai tout simplement adoré cette expérience et j'aimerais visiter une partie de l'Europe qui m'intrigue depuis maintenant quelques années.

J'aimerais en deux ou trois semaines visiter l'Ex-Yougoslavie, en démarrant de Ljubljana. Je me suis déjà rendu en Slovénie (à Ljubljana justement) et cela me parait être un point de départ paisible vers les autres pays. J'aimerais absolument voir en Slovénie : le lac Bled (que je n'ai pas eu l'occasion de voir), en Croatie: Dubrovnik, Split. En Bosnie-Herzégovine: Sarajevo et Mostar. En Serbie: Belgrade. La Macédoine me tente aussi énormément Skopje et Ohrid) et on m'a dit aussi beaucoup de bien du Monténégro, mais ça fait beaucoup de pays à voir (même en trois semaines) et j'ai peur d'y aller un peu superficiellement.

Je suis un fan de train, mais d'après ce que j'ai pu lire infrastructure est relativement mauvaise et les voyages fort longs. Existe-t-il une (des) compagnies d'autocars intéressante(s) dans cette région d'Europe? Quel serait l'itinéraire le plus pratique pour visiter l'ex-Yougoslavie?

Désolé de l'énorme nombre de questions, mais je préfère bien m'y préparer avant de partir :)!
Open
Road trip en ex-Yougouslavie fin juillet
salut à tous,

on est une petite bande à vouloir découvrir des petits bouts de Monténégro et de Bosnie-Herzégovine en deux semaines fin juillet. Il se peut qu'on pousse jusqu'à Belgrade dans la foulée.

Dans un premier temps, au Monténégro, on souhaite avant tout marcher, éviter les zones urbanisées, les plages bondées, pour résumer de sortir des circuits touristiques classiques. L'idéal serait de dormir à la belle étoile le plus possible, longer des crêtes surplombant la mer Adriatique...vous l'avez en tête vous aussi maintenant!

Pour la Bosnie-Herzégovine, on ne sait pas trop quoi imaginer, mais on projette de passer par Sarajevo (normal, c'est la capitale). Au fond on ne sait pas trop, on cherche surtout du folklore (pas trop artificiel), des rencontres, de la musique, des produits locaux, un petit aperçu de ce que vivent les bosniaques.

Belgrade enfin, serait pour fêter tout ce qu'on aura découvert auparavant!

Il y a beaucoup de questions, on prend tous conseils: inratables, régions, villes, vues, menus, sorties, musiques, festival, fêtes religieuses ou païennes, spot, village de pêcheur introuvable sur les carte, etc...

Un grand merci dès maintenant! Vous pouvez également me répondre à l'adresse suivante: maximilianriesser@hotmail.fr

Maximilian
Open
Bosnie-Croatie à vélo: avis sur itinéraire?
Bonjour à tous,

Nous sommes en train de monter notre premier gros projet à vélo sur un mois avec mon amie. L'idée initiale est de rouler dans les Balkans pour découvrir cette petite région qui n'appartient pas à l'Union Européenne.

Nous avons choisi de faire une boucle en partant de Zagreb.

Voici un itinéraire tracé un peu à la va-vite, mais pour donner une idée de notre projet : http://www.openrunner.com/index.php?id=803838

Que pensez vous de cet itinéraire ?

Bien sur on se pose plusieurs questions : - 1000 kilomètres en un mois, beaucoup, pas beaucoup ? (environ 40 km/jour) - il n'y a apparemment qu'une route qui longe la cote Croate, est ce adapté à la circulation à vélo ? - Que pensez vous du reste de l'itinéraire ? - Connaissez vous des endroits/lieux qu'il faut absolument voir dans ces régions ?

Vos avis ?
Open
Beaucoup de voitures françaises l'été en Serbie, Bosnie et Moldavie?
Bonjour.

Je compte aller en Serbie, Bosnie et Croatie et en Moldavie l'été prochain.

Vu que je ne parle aucune langue de ces pays, je voudrais savoir si il y a beaucoup de voitures immatriculées en France l'été dans ces pays ? ( immigrés résidant en France, en vacances dans leurs pays)

Merci pour ceux qui peuvent me renseigner
Open
Recherche retour d'expérience récente sur l'ex-Yougoslavie
Voyage en moto, voiture ou camping car à travers l'ex yougoslavie et l' albanie. De l'italie à la Gréce par le slovenie, la Croatie, la Bosnie, le Montenegro, le Kosovo, la Macédoine et l'albanie. Etat des routes, securité, passage frontiere, assurance etc ... Préparant un voyage pour le printemps 2007 je souhaite un retour d'expérience récente. Merci
Open
Voyage France-Croatie à moto
Bonjour à tous!

Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:



En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.

Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?

En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...

Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Open
Hébergement en Serbie et Bosnie
en septemebre-octobre, je me rends en turquie pour visiter le pays. je me rendrais là-bas en bus et en train au départ de venise. je compte donc traverser l'ex-yougoslavie et voudrais savoir si la serbie et la bosnie sont accueillantes pour un "backpacker". je ne me soucie guère de la slvénie et de la croatie mais les régions plus au sud me font un peu peur. est-il facile de trouver des solutions d'hébergement pas chères (auberges de jeunesse, hôtels bas de gamme)?

si oui, quels sont les ordres de prix?

meric d'avance pour vos réponses:)
Open
Voyage de deux semaines dans les Pays Balkans en privilégiant la marche
Bonjour à tous, 🙂 je suis toute nouvelle sur ce site, je m'informe petit à petit mais voilà, je dépose mon propre sujet.

Nous avons pour projet avec mon compagnon de partir deux semaines dans les pays balkans, ou plutôt en Serbie, Bosnie voir peut être le Monténégro ou Slovénie...

Pour l’instant, nous aimerions prendre le bus eurolines qui nous emmènerai jusqu'à Belgrade et revenir par ce même bus deux semaines après. Ensuite, rester peut être deux nuits sur Belgrade puis prendre le train et essayer de rattrapper la Bosnie et descendre vers la mer pour ensuite revenir sur belgrade! Après c'est plutôt flou, bon c'est encore en l'état de projet et mon compagnons n'est pas u jour à préparer ces voyages...

Nous pensions tout d'abord nous loger dans des hôtel sou chez les habitant mais d'après un contact de "couch surfing", il y en a très peu, donc peut être sous tente. Nous allons privilégier la marche coûte que coûte.

Le soucis, c'est qu'à chaque fois qu'on me parle de ces pays là, on me parle surtout des mines qu'il y reste, qu'il est dangereux de sortir des traces, sachant que nous sommes des naturalistes cela m'inquiète quelques peu!😐 Même si l'environnement est superbe là-bas je n'ai pas envie de me risquer à perdre une jambe pour autant...

Avez vous des conseils a me transmettre ? Peut-être une idée de trajet sympa et pas dangereux...? As t'on besoin de passeports? Avant que je choisisse de changer de destination...

Je vous remercie d'avance et attend avidement vos idées et conseils :)
Open
Transports et logement en ex-Yougoslavie
bonjour,

je cherche des infos sur les transports et le logement (budget très serré) en ex-yougoslavie. mon parcours sera à peu près le suivant:

slovénie (depuis trieste, je ne sais toujours pas comment établir la connection): bled ljubjana

croatie: zagreb rovinj split dubrovnik

bosnie-herzegovine: mostar sarajevo

serbie-montenegro: noviy sad belgrade cetinje

qu'en pensez-vous et pensez-vous que les connections sont toujours faisables à prix décent (en bus, je pense). qu'en est-il du logement?

question plus basique: un français a-t-il besoin d'un visa pour la serbie, la bosnie et la macédoine)?

merci d'avance pour les réponses (vitales;)).
Open
Partir en Serbie...
Bonjour,

J'envige de partir en Serbie afin, dans un premier temps, de découvrir ce pays. N'étant jamais parti dans les pays de l'Est de l'Europe, j'aimerai recueillir auprès de vous des informations sur ce pays et éventuellement le Montenegro et les pays avoisinant où je pourrai continuer mon travelling.

Merci de m'indiquer des liens internet ou de ma donner des infos sur ces pays, sur ce qu'il est intéressant d'y voir, sur les formalités administratives, sur les logements, les moyens de transports, les monnaies, les mentalités vis à vis de l'accueil des français, les cultures... etc... etc... etc...

Bref, ce sujet est très vaste mais ne connaissant rien sur la Serbie toutes vos infos seront les bienvenues. Merci.
Open
Echappée belle en Serbie: Belgrade et la Voïvodine
INTRODUCTION

La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.

UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.

LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.

Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.



LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.

ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.

FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.

NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.



CLIMAT Nous sommes allés du 10 au 13 septembre. Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée. Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville. C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.

BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.

1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.















Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.

2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.



Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.











Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.







Open
Loger chez l'habitant en Croatie/Bosnie/Monténégro?
bonjour,

Ns envisageons un autotour en septembre dans l'ex Yougoslavie .Notre dernière visite dans ce pays date de 20 ans .Y a t il tjrs bcp de logements chez l'habitant, en trouve on facilement ? et quel est selon vs la fourchette de prix, qu'il faut compter par nuit. En sachant que ns logerions à qq km des lieux très touristiques pour éviter de payer le prix fort. merci
Open
Petit road trip Allemagne, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Italie
Nous prenons la route pour un road trip de 2 semaines pour rejoindre la Croatie. La voiture, c’est un mode de voyage que l’on apprécie tout particulièrement, une variété de paysages à couper le souffle et des rencontres inoubliables. On suit l’A4 jusqu’en Allemagne, on poursuit sur la 8 jusqu’à Munich. Nous avons décidé d’y poser nos sacs pour une première étape.



Munich, capitale de la Bavière, est une ville agréable à visiter. L’hôtel de ville, date de 1900 et fut totalement détruit pendant la seconde guerre mondiale. De style gothique, il est très imposant sur le plan architectural. Il est l’un des principaux symboles de Munich.

La cathédrale de Munich, avec ses deux clochers à bulbe est un édifice immense est aujourd'hui encore le bâtiment le plus haut du centre ville.



Son intérieur très sobre se démarque de la décoration souvent surchargée que l'on trouve dans de nombreuses églises bavaroises baroques. L'imposante façade blanche de l'église Saint-Michel resplendit en plein centre ville de Munich. Il y a fort à parier que son style Renaissance, qui a servi de modèle au baroque de toute l’Allemagne du Sud, vous impressionnera. Décorée de multiples statues, cette église du XVIe siècle est un véritable chef-d'œuvre de la Renaissance. Construite pour les jésuites, Saint-Michel devait contenir l'influence du protestantisme en magnifiant l'art catholique. Cette église abrite le tombeau du célèbre roi Louis II de Bavière.
Open
Zagreb - Sarajevo à pied
Bonjour,

Fin Août et début septembre, je compte faire un treck entre Zagreb et Sarajevo à peids. Je suis donc à la recherche d'informations sur la sécurité (treck en solo), sur l'itinéraire et tout ce qui pourrai m'etre utile. Quelqu'un a t il déja fait ce trajet ou connait il quelqu'un qui l'a fait? J'attend vos retour. Merci d'avance

Guillaume
Open
Périple estival en Croatie


Nous avons passé deux semaines en famille dans l'une des destinations européennes en vogue : la Croatie. Certes, cela fait plus d'un an et demi maintenant que nous y sommes allés mais il y a tellement de belles choses à voir et à faire dans ce pays que j'ai enfin fini par me décider à partager notre vécu là-bas. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y être régalés puisque les 12 millions de touristes qui la visitent chaque année représentent quand même le triple de la population (4 millions d'habitants) ! L'été notamment, ce pays dix fois plus petit que la France est noir de monde.

Nous avons donc emprunté pour une fois les chemins touristiques les plus fréquentés et finalement, nous ne l'avons pas regretté.

Voici le sommaire de notre périple :

Les chutes de Plitvice, petite merveille de la nature nichée dans la Croatie intérieure. La ville d'Omis, agréable station balnéaire méconnue qui s'est révélée l'un de nos coups de cœur. Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. Vis, la plus authentique des petites îles croates. Split, étonnante cité ouverte sur la mer, à la fois chargée d'histoire et tellement contemporaine.

Ce voyage sera l'occasion pour nous (ma femme Marie, Victor et Arthur nos deux pré-ados, et donc moi) de rompre un peu avec nos habitudes de voyages : pour une fois, nous allons louer une voiture au lieu d'utiliser les moyens de transports locaux, nous allons également louer appartements et chambres chez l'habitant plutôt que de dormir à la roots, et nous allons visiter quelques-uns des sites les plus touristiques du pays au lieu de sortir des sentiers battus !

LES CHUTES ET LES LACS DE PLITVICE

Après l'atterrissage à Split, nous prenons possession de notre voiture de location, une modeste Ford Fiesta. Nous comprimons comme nous pouvons nos quatre sacs à dos dans son petit coffre et partons aussitôt pour le village de Plitvice, situé à trois bonnes heures de route. Si le temps est beau sur la côte dalmate que nous quittons, il change radicalement quand nous traversons les montagnes, pour virer carrément à la bruine peu avant l'arrivée.

La route principale qui traverse le village est bordée de chaque côté par des dizaines de maisons transformées en chambres à louer : la proximité des fameux lacs et chutes de Plitvice a permis à la plupart des habitants de trouver, grâce au tourisme, des ressources financières importantes. Mais vu le nombre de maisons qui reçoivent des voyageurs, cela signifie aussi que demain, lorsque nous visiterons le site, nous serons loin d'être tout seuls... En attendant, les maisons d'ici sont toutes plus fleuries les unes que les autres et ça met un peu de couleurs dans la grisaille ambiante.

La nôtre est située tout au bout du village, un peu à l'écart. Tant mieux, cet isolement très relatif ne nous fera pas de mal.

Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux, Lidija, qui nous présente sa famille. Une fois nos affaires installées dans nos deux chambres doubles et pendant que Victor et Arthur s'amusent à une balançoire sous une bruine incessante, nous faisons connaissance avec Lidija. Nous discutons un peu du site naturel tout proche qui attire tant de visiteurs.



Mais la conversation bascule rapidement sur les guerres de Yougoslavie, et notamment celle qui s'est déroulée ici dans les années 90. Nous avons évidemment vérifié au préalable que ça ne la dérangeait pas d'en parler. Mais nous nous rendons finalement compte que cette femme, discrète et peu bavarde au premier abord, se laisse vite aller à un quasi monologue ô combien édifiant sur l'horreur que la population locale a vécu ici il n'y a pas si longtemps. Elle nous explique que le village a été rasé, dont la maison , reconstruite depuis, dans laquelle nous allons dormir ; que tout le monde ici a perdu un ou plusieurs membres de sa famille ou de ses amis ; que certains ont été amputés d'un membre (nous en croiserons en effet quelques-uns un peu partout dans le pays). Bref, l'horreur à deux pas de chez nous.

Mais heureusement, la vie a depuis longtemps repris ses droits, et les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas vraiment connu cette époque tragique. Les villes et les villages ont été reconstruits petit à petit, et le tourisme est d'ailleurs l'un des atouts qui ont aidé le pays à se relever.

Après cette discussion douloureuse, c'est sur les conseils de Lidija que nous allons dîner dans le petit resto local situé juste en face de sa maison. Avant d'aller nous coucher, cette cuisine typique et copieuse nous aide à oublier le temps maussade qui nous harcèle depuis notre arrivée.

Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour pénétrer dans l'enceinte du site dès l'ouverture ou presque. Car Lidija nous a bien prévenus que dès le milieu de la matinée, il y avait de longues files d'attente à l'entrée du parc. Quand nous y arrivons, ce n'est pas la grande foule. Pas encore du moins. Pour nous défendre contre la pluie, nous avons acheté la veille des protections qui se situent à mi-chemin entre des espèces de K-Ways légers et des sacs poubelles contenant quelques trous pour passer la tête et les bras.



C'est donc ainsi accoutrés que nous pénétrons dans l'enceinte du Parc National des lacs de Plitvice, qui est classé par l'Unesco au patrimoine de l'humanité. Il est situé dans un joli cadre de montagnes verdoyantes.



La forêt qui recouvre ce relief tourmenté présente des trouées ça et là : ce sont les fameux lacs de Plitvice, de couleur vert émeraude (du moins par temps ensoleillé !).

Au nombre de seize, ils sont disposés en escaliers. Les chutes d'eau sont le moyen qu'a trouvé la nature pour que chaque lac, en débordant, alimente le suivant situé juste en dessous.



Le jour de notre visite, la nature en question ne se montre pas très clémente avec nous puisqu'elle nous accueille par un véritable déluge. Nous ne pouvons donc pas profiter pleinement de la beauté du site.



Pourtant, malgré la pluie, la balade est particulièrement agréable : on marche sur des passerelles en bois qui semblent posées sur l'eau, dans un cadre éclatant de verdure. Le paysage n'est pas très varié mais les chutes ne sont jamais identiques.



En sortant de l'enceinte du site, nous constatons que Lidija ne s'était pas trompée : des centaines et des centaines de visiteurs font patiemment la queue pour acheter leur ticket d'entrée. Nous ne regrettons pas d'avoir fait l'effort de nous lever tôt.

Après cette demi-journée passée sous la pluie mais à marcher sur l'eau, nous quittons donc le site en sachant que le soleil nous attend enfin sur la côte, dans la petite ville d'Omis, notre prochaine étape.



En attendant la suite, voici une courte vidéo retraçant notre périple croate :

Croatie
Open
Préparation circuit en camion aménagé en "ex-Yougoslavie"
bonjour à tous, je prépare pour juin prochain (3 semaines environ) un circuit en slovénie, bosnie, croatie en camion aménagé, je suis attirée par le patrimoine historique, les paysages et je désire faire aussi un peu de balnéaire et de farniente. je vous livre la première ébauche, j'essaie de faire des étapes pas trop longues et de couper le voyage aller et retour venise ljubljana zagreb sarajevo korcula markaska trogir sibenik zadar pag krk lac italien j'ai déja effectué un voyage dans ces pays, je voudrais donc voir plutôt quelques iles. Je souhaiterais des avis car cette première version me semble manquer de campagne. avez-vous des idées à ajouter à ce circuit? les villes me semblent suffisantes merci
Open
Croatia, Montenegro – two victims of overtourism?
Mid-June, two Auvergnats on the starting blocks—off we go to the former Yugoslavia! We’d already explored some nooks and crannies of northern Croatia back in 2019, so we’re keeping the momentum going by planning a trip to the south of the country and then Montenegro.

On the way back, we’ll drift into Bosnia-Herzegovina just to mix things up a bit!

We’re a little unsure about what to expect in terms of tourist crowds.

Dubrovnik has a reputation for being the hardest-hit city by overtourism, and Kotor and the whole Dalmatian coast aren’t exactly empty...

Luckily, most European countries haven’t started school holidays yet, and some measures seem to have been put in place to limit the flow (like restrictions on the number of cruise ships allowed to dock at the same time).

Maybe we’ll manage to escape the promised hell?

For now, we’re slamming the doors of the Scirocco and heading off to our first stop: northern Italy!

Open
Escapade balkanique
Et bien, quelques 6000 kms et 2000 photos après, nous voici revenus de notre petite balade Balkanyque. Alors ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas allés en vacances à Levallois Perret tondre la pelouse chez le couple infernal, mais bel et bien visiter un peu quelques pays de l'ex Yougoslavie.😏 Comme à chaque fois, mes propos et commentaires n'engageront que moi, et je conçois aisément qu'ils ne feront pas forcément l 'unanimité. Durant 13 jours en cette deuxième quinzaine de Septembre 2017, nous avons sillonnés cette région, en commençant par Ljubjana, la capitale Slovène, puis successivement, Zagreb, capitale Croate, Sarajevo en Bosnie Herzégovine puis Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. S'en est suivi une incursion au Monténégro pour voir les fameuses bouches de Kotor, et après une nuit sur l'île de Korcula, nous avons longés la côte Adriatique via Split, pour rejoindre au Nord Rijeka. Ma petite surprise du chef dévoilée à la dernière minute à mes 2 accompagnatrices était un petit détour par Bratislava en Slovaquie, puis une courte halte à Vienne, la capitale Autrichienne, avant d'affronter les 1300 kms pour rejoindre notre nid douillet Parisien. J'ai préparé cela un peu tardivement à l'arrache. Deux tours opérators spécialisés ne m'ont pas convaincus par leurs propositions et encore moins par leurs tarifs plutôt excessifs puisque c'est pas moins de 4500 euros qui étaient réclamés pour 11 jours à 3 avec vols, location de voiture et hébergement. N'ayant pas étonnement trouvé de vols directs à des horaires décents, j'ai décidé de faire cela depuis chez nous avec notre petite toto perso. Les Kms ne nous effrayent pas, même si, avec l'âge, il faut bien le reconnaître la fatigue s'est faite sentir plus vite qu'avant. Ainsi pas de corvée d'aéroport, de plus en plus contraignante, pas de file d'attente, et au final une journée de route, au lieu d'une demie par les airs et cela à moindre coût. Le trajet aller, sous une pluie battante, sera tout de même un peu long, à cause des nombreux tronçons de travaux autoroutiers en France, mais aussi en Allemagne et en Autriche, ce qui ne m'empêchera pas d'être pris en photo à l'entrée d'un tunnel !!. On rejoint Ljubjana en toute fin d'après midi. N'oubliez pas d'acheter la vignette Autrichienne (8,90 euros pour 10 jours) et la Slovène (30 euros pour 1 mois) ce qui ne dispense pas de certains péages en plus, elles sont en vente partout dans les stations essence. L'hôtel Florjanckov, réservé pour 2 nuits est agréable, à taille humaine et surtout avec un parking privé, critère incontournable pour moi, soucieux de la tranquillité pour ma titine. Le petit dej est correct, les œufs sous diverses formes sont préparés à la demande. Seul bémol, le centre ville est à 5 kms. On ne peut pas tout avoir, les tarifs des hébergements avec parking augmentent au fur et à mesure que l'on se rapproche des centres d'intérêt. Justement, celui de la capitale Slovène, parlons en. Dominé par le château médiéval reconstruit au xv° siècle (accessible par funiculaire), il est assez petit et piétonnié, très vivant et fréquenté, il respire la douceur de vivre. Selon la légende, c'est ici que Jason et ses argonautes aurai posé ses valises après avoir découvert la toison d'or et terrassé le dragon, emblème de la ville, certains zailés, ou plutôt ailés ornent le pont du même nom (1901) enjambant la Lubjljanica.

(NDLR : cette transmission de culture est totalement gratuite et offerte par votre serviteur!!) Pour 50 euros, on reprend des forces à une table sans prétention le long de la rivière , car le lendemain les vraies visites commencent. L'incontournable en Slovénie s'appelle le lac de Bled à 55 kms de la capitale, avec son château et son église sur une île c'est vraiment très beau surtout sous un rayon de soleil.



La plus belle vue se mérite. 2 sentiers balisés partent à proximité du camping (panneau N°6 Ojstrica et Mala osojnica) après quelques minutes bifurquez à droite, je crois que c'est ojstrica, et là les 30 derniers mètres d'ascension abrupte se font presque à 4 pattes mais l'effort est récompensé, depuis le promontoire on fait quelques belles photos avant d'être rejoints par un groupe de randonneurs envahissants. Comptez une bonne heure A/R. Ensuite, à la pâtisserie Slascicarna smon (Grajska cesta 3) on goûte une part de Kremsnita, spécialité locale gourmande, là encore l'info est cadeau !!.😏

4 kms au Nord, on fait les gorges de Vintgar, balade de 3,2 kms A/R sur passerelles et pontons de bois étroits le long de ce torrent, c'est beau, mais archi blindé de monde, doubler et ou se croiser n'est pas évident, comptez 1h30 A/R. (5 euros/pers.)

Ensuite, malgré quelques hésitations, on cède à la tentation des très touristiques grottes de Postojnska. 600 000 visiteurs annuels, malgré les 31 euros par personne et le parking à 5 (les prix indiqués dans le routard 2017 ne sont déjà plus valables). La visite en groupe dure 1h30, départ toutes les heures, environ 20 minutes de petit train et 1,5 km de marche facile, elles sont belles mais boff, s'il n'y avait pas la balade en train, elles seraient anodines.... L'heure a tourné très vite, du coup on zappe le château de Predjama, construit dans la falaise à 123 mètres du sol, et longtemps resté sous le joug de la province italienne de Trieste. JOUR 3 : direction Zagreb à seulement 140 kms. On rallie enfin la Croatie en commençant pas sa capitale. Ici la monnaie n'est pas l'euro comme en slovénie mais le Kunas (pronnonçez counas) autant dire que l'on a tout payé en liquide, c'est à dire en « espèces de counas »!!!!hahaha😛 le taux de change en France était de 7,05 kunas pour 1 euro, mais fort de nos expériences précédentes en Europe de l'Est (voir mes comptes rendus sur Prague et Budapest) je me suis bien gardé de prendre des devises avant de partir, et j'ai bien fait, car ici c'est 7,43 sans commission !! mais attention, pas partout. Sur la route, notre premier arrêt est à Samobor , réputé pour sa moutarde et sa liqueur bermet, mais vue l'heure matinale, les rares magasins ne sont pas encore ouverts, faute de monnaie j'achète quand même en euros un paquet de sucettes à cancer, afin d'avoir le rendu en monnaie locale et payer le parcmètre, évidemment, là, dans ces conditions, c'est presque normal je me suis fait entubé sur le taux !! A Zagreb, la circulation au milieu des nombreux trams n'est pas évidente. On prend possession de notre chambre au garden hôtel, ( chambre soit disant pour 3 mais en réalité avec un fauteuil faisant office de «canapé lit» mais à 10 mn à pied du centre) histoire aussi de poser la bagnole avant d'attaquer la visite de la capitale, finalement assez petite, à pied en 2h30 on fait le tour de l'essentiel. Après une collation rapide au zagreb burger festival le long du parc du fer à cheval, on contemple la place saint marc avec son église du même nom et sa jolie toiture aux 2 blasons (croatie et ville), le marché Dolac et ses parasols rouges, la place animée avec ses artisans Bana josipa Jelacica, à Gorjni grad (quartier haut) la promenade Strosmeyrer et ses graffitis, pompeusement comparée à Montmartre et la tour Gradec où chaque jour à midi un coup de canon est tiré. (on peut y accéder par le soit disant plus petit funiculaire au monde, à vérifier). On enchaîne avec la porte de pierre abritant la vierge Marie épargnée par les incendies successifs. Le soir, pour seulement 49 euros, on se rassasie de grillades en terrasse à la konoba (taverne) didov san (routard). Ici papa se dit tata, et en France, depuis l'ère de François H, c'est aussi désormais possible !! JOUR 4 : direction Sarajevo, capitale de la Bosnie herzégovine à environ 500 kms. Après plusieurs péages (possibles en euros et en kunas ici la monnaie est le KM mark convertible !! environ 1 euro pour 2 km) Le passage frontière se fait à proximité de Slavonski brod, et là, ça rigole pas trop le temps d'attente, en cette saison plutôt basse, est d'environ 40 mn, durant lesquelles on peut voir un grand nombre de croates à pied ou en vélo revenir de leurs emplettes bons marché chargés de bouteilles de sodas de bières ou de cigarettes. Dans ce pays, les vitesses sont très très limitées, parfois à 30 km heure et oui, donc on avance pas vite sur cette route, les radars et policiers sont omniprésents tout au long de ces 230 kms où l'on peut constater les ravages de la guerre causés sur un grand nombre d'habitations partiellement détruites et abandonnées. On rejoint donc tardivement notre hôtel isa begov hamam, idéalement plaçé, mais dont le parking annoncé, se fait en réalité sur le trottoir !! pas très rassurant. La chambre est typiquement décorée, dans ce pays, géopolitiquement complexe, peuplé d'après les dernières statistiques officielles anciennes par 40% de musulmans. Le centre historique est petit, mais très «dépaysant» et pour cause. Il fait 31°, ça nous change des 14 ou 15 subis jusque là, le «souk», la place des pigeons sa fontaine et sa tour de l'horloge, le vieux quartier turc, le pont looping, l'église orthodoxe de l'archange Gabriel se visitent assez vite ce qui nous laisse du temps pour déguster la spécialité locale : le CEVAPI, kebab avec saucisses de boeuf et oignons crus, adouci de fromage frais, le tout pour 27 euros à trois, ici tout est réellement moins cher.(y compris le gasoil à 0,93 euro le litre) Je ne sais pas pourquoi mais j'aime toujours regarder les chaînes de télévision locales, ici elles sont toutes ou presque turques et ou en langue arabe, notre réveil sera à 5h30 par la douce et mélodieuse voix du muezzin pour l'adhan!!! JOUR 5 : 260 kms nous séparent en théorie de Dubrovnik, mais avec les tours, détours et tours de con on en fera en réalité plus de 360, la soif de visite oblige. En effet sur le parcours il y a non seulement Mostar, tristement célèbre, mais aussi les chutes de Kravice, incontournables, elles aussi, comptez 1h30 pour la visite. Passage entre temps près du lac de Jablanica (bof) mais aussi à Blagag tekija, la maison des derviche le long de la Buna couleur vert émeraude, (pour les femmes, la visite se fait voilée) Stolac, Plocitelj, son château féodal et son stationnement impossible A mostar, le souk est intéressant, et son pont stari most vaut le détour (détruit en 1993 et reconstruit à l'identique en 2004). Les cigarettes officielles sont à 2,15 euros le paquet, mais sur le « marché » les marlboro vraies ou fausses SONT A 1,5 EUROS !!!!!!!!!!!!désolé, mais je préfère avoir un cancer de qualité ! La route jaune jusqu'à dubrovnik sous les orages semble sans fin, et il faut faire attention aux vaches qui traversent la route pour, comme on le sait, aller voir chez le voisin si l'herbe est plus verte. En route, et entre 2 averses, il y a les chutes de Kravice, tès jolies, mais impossible de les avoir toutes sur une seule photo, sauf peut être avec un très grand angle.Le parking et l'accès sont gratuits, à parier que cela ne durera pas. A Dubrovnik, la villa DARD à 150 euros la nuit est hors de prix comme absolument tout ici, certes bien plaçée (10 mn à pied du centre si on aime les escaliers interminables) mais à ras bord de la voie principale et avec là encore un parking privé indigne de ce nom, le long de la route.

La ville fortifiée est très belle, mais archi fréquentée, qu'est ce que ce doit être durant la saison ? Les ruelles pavées de pierres sont glissantes avec la pluie, mais le charme est présent, le vieux port est vraiment joli, la porte pile via l'artère principale stradun permet d'accéder à la fontaine d'onofrio, les 2 kms de chemin de ronde sur les remparts hauts de 23 mètres sont accessibles moyennant 20 euros, trop c'est trop ! Le palais du recteur et sa coupole verte, le monastère dominicain et la vue sur le fort lovrijenac complètent la visite. Pour le dîner, on se pose chez Kamenice, très prisé pour son rapport qualité prix compte tenu du lieu, (560 kn soit 75 euros quand même) et la rigolade c'est au moment de partir quand une belle giboulée orageuse prend le dessus sur les parasols géants malgré « leurs gouttières » en tissu, les repas se transforment en soupe, nous on s'en fout on a fini ! JOUR 6 : incursion au Monténégro pour le circuit des bouches de Kotor, départ aux aurores ( tant pis pour le petit dej servi seulement à partir de 8h00) car le passage frontière gardé par des fonctionnaires zélés et tatillons peut s'avérer douloureux, jusqu'à 2h30 en saison !!!! Seulement voilà, à 6h45, un fangio local me dépasse à très vive allure (alors que c'est limité à 60) et se rabat brutalement sur ma carrosserie pour éviter un autre usager arrivant en face, sans avoir le temps de constater les dégâts, je suis obligé de me lancer à sa poursuite, car le bougre fait comme si de rien n'était. 6 kms plus loin, après moultes infractions, je le serre sur la bas côté à grands coups de klaxon et appels de phares. D'une très belle mauvaise foi évidente et affligeante, cet alain prost râté me présente une attestation d'assurance périmée pour un véhicule qui en plus n'est pas le sien!!!je commence à bouillir et préfère faire appel à la police avant de faire une bavure, mais ici, à cette heure matinale, elle est déjà très occupée à autre chose et ne vient pas. Un constat plus tard, vérifications enfin faites, on poursuit nos pérégrinations ! Le passage de la «carina» prend quand même 30 mn. Depuis Perast, belle vue sur l'île de gospa et son église dans ce pseudo fjord, le reste de la route offre de beaux panoramas, et je n'hésite pas à emprunter la route dite «serpentine» aux 26 virages étroits en épingles à cheveux. La fin n'est plus goudronné pour cause de travaux d'élargissements, qui ne sont pas du luxe, en effet, face à face avec un camion qui prenait toute la largeur, j'ai du reculer sur 200 mètres afin de trouver un recoin permettant le croisement rétros repliés, ouf, la même chose se reproduira 2 fois et avec des cars!!. Kotor est une belle ville, elle aussi fortifiée, mais les passagers du paquebot ancré dans le port, contribuent à embouteiller les ruelles. Pour éviter le même chemin au retour, on prend le ferry à 4,5 euros depuis Lapetane c'est rapide en cette saison et bien pratique, du coup on peut finir la découverte de Dubrovnik, pas peu fière de son lien de parenté avec la désormais série culte « games of thrones ». Le dîner typiquement Bosniaque se fait chez Konica taj mahal moyennant tout de même 760 connasses, et oui je le redis, ici c'est cher. Visiter la Croatie sans aller poser le pied sur l'une des très très nombreuses îles serai peut être une hérésie, alors j'ai choisi parmi les moins chicos, celle de Korcula, avec embarquement depuis la presqu'île d' Orébic (35 euros A/R, billets réservés avant de partir sur le site internet de la compagnie Jadrolinija, pas de pb, sachez que l'on réserve pour la date choisie, sur place on peut prendre le premier bateau qui se présente, ils sont très fréquents). La traversée est très courte pour rejoindre la petite Dubrovnik, Korcula, soit disant ville natale de Marco polo, même si cette version est contestée. Pour 25 kn par tête on gravit le très très étroit escalier du clocher pour profiter de la vue à 360°. Chez Cukarin, on achète quelques échantillons sucrés de cette maison réputée. On n'échappe pas à la tentation d'acheter de l'huile d'olive, cet endroit étant le principal producteur du pays, sans compter les vins Posip et autre Plavac. Notre appartement de la calme villa castello au vrai parking privé est correct mais loin de la ville. La route sud pour rejoindre vela luka, seconde ville, permet la traversée de multiples villages de pêcheurs aux criques isolées et paisibles, offrant de jolis paysages côtiers. A Lumbarda, on dîne au milieu des vignes à la Konoba Maslina pour 480 connasses, soit en gros 65 euros, c'est copieux, bon et très fréquenté. La salade d'octopus, très apprécié dans le pays, est délicieuse. Le lendemain, pour rejoindre le continent sur la presqu'île de Peljesac on passe devant Ston et Maliston, ces deux vieilles forteresses, reliées entre elles par la plus longue fortification d'europe, appelée aussi petite muraille de chine (5 kms). JOUR 8 : pour rejoindre Split, capitale de la Dalmatie à 145 kms, compter 3 bonnes heures. Même si l'on en voit très peu, c'est bien d'ici que sont originaires les chiens Dalmatiens, dont pour info jusqu'à 30% sont aveugles, alors ça c'est de la culture hein ???? Même sous la pluie, et oui encore, la succession des petits villages en bord de mer offre de bien beaux paysages, cela ressemble vraiment à notre côte d'azur, palmiers inclus. Sur la route se trouve une enclave bosniaque large de 10 kms seulement, particularité géopolitique remontant à 1699, avec pour seule ville Neum, permettant ainsi à ce pays d'avoir un petit bout de littoral. Seulement voilà, cela engendre aussi 2 passages frontières, toujours aussi laborieux!! Split est une grande ville au centre historique tout petit, accessible par les portes d'or ou d'argent et concentré autour du palais Dioclétien , avec son péristyle, temple Jupiter et la cathédrale st Domnius à l'ascension du clocher inévitable quand on est maso comme nous, là les croisements dans l'escalier étroit sont impossibles, patience et longueur de temps obligatoires. La rue principale Marmotawa est agréable, l'architecture aux mélanges Vénitiens et antiques rappelle vraiment l'Italie. On se pose à une terrasse, histoire de faire ET BOIRE un p'tit PIPI!!! (là je vous dis rien, cherchez par vous même)😏 L'hôtel Consul à 10 mn à pied du centre au charme un peu vieillot, a un vrai parking, est au calme et surtout avec un accueil francophone très chaleureux. Notre chambre est grande et correcte, le petit déjeuner impeccable. Pour le dîner, on se pose à la kanoba Varos avec sa déco de filets de pèches, et où le plat de poissons et fruits de mer très frais pour 2 est copieux, la pasticada (bœuf mariné braisé) est pas mal non plus. JOUR 9 : direction Zadar à 160 kms. A Trogir pause obligée dans cette cité Grecque et sa cathédrale romane st Laurent A sibénik, petite pause aussi dans cette bourgade médiévale à flanc de colline, sa cathédrale saint Jacques toute blanche en bord de mer avec ses 72 visages sculptés. Sur le parcours le célèbre parc de Krka à 110 kn l'entrée pas loin de Sibénik, les chutes d'eau de cette rivière de 72 kms de long sont belles à voir, entrée du parc à Lozovac pour accéder aux cascades de Skradinski buk par contre le détour assez long via Skradin vers roski slap ne vaut que moyennement le coup.Ces cascades, visibles de loin, sont presque ridicules. La vue sur Primosten en contrebas est très jolie. Zadar, notre étape du soir est elle aussi, et encore, une vieille ville fortifiée en bord de mer, cela commence à faire beaucoup et devenir répétitif. Le point d'orgue est justement les orgues maritimes, récompensé en 2006 par le grand prix européen de l'aménagement urbain. En réalité, un réseau souterrain de tuyaux soumis aux vagues et produisant certains sons !!! bof !! juste à côté le salut du soleil, création artistique en cercle qui s'allume progressivement avec la fin du coucher de soleil, tout cela est bobo et politiquement dans l'air du temps mais bof !!!! On dîne chez Groppo avec un plat encore une fois de poissons pour 2 avec notamment un beau morceau de thon bien cuit le tout pour 40 euros L'hotel Porto à 5 km du centre est très grand, voué aux cars de touristes avec PARKING et un très bon petit dej chaud et froid. JOUR 10 : La fin approche et 400 kms nous séparent de Rijeka au Nord du pays dans l'Istrie. En comptant l'incontournable, là aussi , visite du parc de Plitvice.

En route Senj, vieille ville toujours pas remise de la guerre, ne présente que peu d'intérêt, à part pour les bikers, où, là aussi comme dans l'ensemble du pays ou presque, ils bénéficient de 10% de réduc sur les conso !!! Plitvice est à 140 kms au Nord-est de zadar , donc départ matinal et arrivée à 8h30 et ben croyez moi c'est déjà trop tard car ça ouvre à 8h00 et c'est déjà plein de quarts de tours de ^. Je dis quarts, sinon si je dis cars vous allez croire que j'écris en Anglais et donc confondre avec les voitures, au lieu de bus, ha oui voilà c'est le mot que je cherchais !!😎 Ce site, c'est 16 lacs ou grandes retenues d'eau , disposés en escaliers qui s'alimentent les uns les autres en cascades c'est le cas de le dire. Malheureusement, la photo suggestive de la publicité pour le site est impossible à réaliser, car prise de façon aérienne. Cependant, c'est très beau et en comptant au minimum 4h00 on peut facilement faire tout le tour à un bon rythme, pas besoin d'acheter le plan à 20 kn le balisage est très bien fait et le plan figurant sur le ticket d'entrée et les panneaux géants sont suffisants. Le prix en cette saison est de 110 kn et 80 pour les étudiants (n'oubliez pas la carte si vous êtes concernés) sinon en haute saison c'est 180 ce qui fait un peu cher quand même surtout que comme à Vingtar avec l'affluence estivale cela doit être véritablement redoutable. Là aussi passerelles et pontons de bois étroits se succèdent, sur différents parcours, le dénivelé pourtant important ne se ressent pas. Les ^ qui là aussi se croient chez eux et seuls au monde sont omniprésents et toujours aussi insupportables sur les points photos En ce qui nous concerne on a choisi l'entrée 1 car la plus belle cascade est au soleil seulement le matin, ensuite on fait l'itinéraire marqué A (bassins inférieurs) puis au point P3 on prend le bateau pour le grand parcours inclus dans le ticket afin de rejoindre le point P2 et faire dans la foulée les bassins hauts et depuis la station 3 on prend la navette qui nous ramène à notre point de départ, oui je sais c'est du charabia ......!!!!!🙁mais avec le plan ci joint ce sera beaucoup plus clair.... encore un cadeau !!! Arrivée à Rijeka, premier port Croate, c'est une grande ville sans réel centre historique, larges rues piétonnes bordées de magasins classiques, on dîne en terrasse chez garden sur le port, pour 372 kn soit un rapport qualité prix quasi imbattable. Notre logement pour 2 nuits à 7 kms du centre est forcément au calme avec évidemment un parking privatif dans le jardin chez rooms marija, en réalité une chambre d'hôte dans une grande maison familiale rustique comprenant 4 logements. Le nôtre à une cuisine équipée et un balcon, la mamie gérante qui habite sur place est adorable et aux petits soins pour nous elle ne parle qu'italien mais on s'en sort aisément. Le petit dej est vraiment maison et en plus servi avec amour, c'est bien sympa. JOUR 11 : circuit en Istrie, 400 kms environ on aura pas le temps de tout faire, on commence par Pula la romaine, ancien port de guerre de la monarchie austro hongroise, et ses arènes presque parfaitement conservées, avec son architecture et ses façades inspirées par les Vénitiens. Ensuite on enchaîne avec Rovinj, le petit bijou de l'istrie et Porec capitale viticole et ancienne base militaire avec notamment sa basilique Euphrasienne. En fin d'après midi on se rapproche de Motovun, petit village perché, mais la route d'accès non goudronnée nous retarde et le nombre de véhicules garés anarchiquement nous démotive, tout comme non loin de là le village de Groznjan où là l'accès au village est carrément payant, vu l'heure tardive on se dirige vers Opatija volontairement délaissé le matin. Sur le petit port non relié au reste de la ville il y a seulement 4 restos dont un hors de pris, un burger et le yacht club plébiscité par les guides mais complet et réservé, reste la casa tua où pour 483 kn on en a pas pour notre argent, le service est efficace mais les plats le sont moins. Connaissance prise de notre départ matinal, mamie de rooms Marija tient absolument à nous donner des bags déjeuners ce qui est bien gentil de sa part. JOUR 12 : direction surprise vers Brastislava à 550 kms et après presque 6 heures de route l'hotel LOFT à 10 mn à pied du centre nous autorise à garer la charrette dans le parking souterrain, (privé et public) sans prendre encore la chambre pas prête.(normal) Sous un ciel couvert, ce petit centre ville calme est très agréable en ce Dimanche après midi. Histoire de visiter au maximum en un temps record, on prend le petit train pour 10 euros pour nous conduire jusqu'au joli château (où là encore c'est jaune de monde) et passer devant les principaux monuments. On se ressource chez Segnerova kuria dans la salle voutée avec ses menus entrée plat strudel entre 10 et 20 euros, c'est correct, à la sortie, 20h15 très peu de monde dans les rues.Dernier passage devant les statues de bronze et dodo. JOUR 13 : à 70 kms on rejoint Vienne sans aucun contrôle frontière. Malgré l'heure matinale l'hotel 900 m zur oper nous autorise à garer la voiture dans le merveilleux parking exigu de 4 places à 24 euros la journée !!! et oui Vienne confirme sa position au classement des villes les plus chères d' Europe. A seulement 10mn à pied (ce qui confirme aussi mon commentaire sur le prix en fonction du lieu) on rejoint le centre. Là aussi pour voir le maximum en un minimum de temps on achète à 25 euros les billets du bus jaune hop on hop off vienna sightseeing qui propose 5 circuits différents. On en fait 2 dans la foulée ce qui est bien reposant sous le soleil en cette fin de vacances épuisantes. A l'issue on arpente les différentes artères piétonnes bordées de boutiques de luxe, ce qui ne fait que confirmer la constatation précédemment affirmée. Pour le dîner, on tente la fameuse escalope viennoise chez Lubilla, mais l'orientation commerciale de cet établissement voué aux groupes de ^ ne nous permet surement pas d'apprécier à sa juste valeur ce plat traditionnel local. Alors vous allez me dire qu'est que veut dire dans mon récit les ^ ??? Et bien comme on nous disait à la petite école que j'ai connu il y a déjà assez longtemps 🤪 on appelait cela les chapeaux chinois !!!!! Les 1300 kms du retour se feront en pile poil 12h00 malgré là encore les nombreux travaux, sur certains tronçons Allemands, j'en profite pour décrasser le moteur en faisant quelques pointes à 2..(chut).. Globalement ce circuit chargé nous a permis la découverte de très jolis paysages, même si la météo n'a pas toujours été de notre côté. Même en cette fin de saison estivale, il y avait beaucoup de monde partout, énormément d'asiatiques, et j'ai quand même eu quelques difficultés à trouver les hébergement. Les tarifs restes attractifs mais pas temps que cela, Dubrovnik et sa région profitent un peu trop de son succès. L'ensemble du réseau routier emprunté était en très bon état mais les limitations de vitesse excessives ralentissent considérablement les étapes. Entre ceux qui les respectent à la lettre (ou plutôt au chiffre!!) et les excités du champignon, il faut être vigilant. Difficile de se faire une idée sur le Monténégro, compte tenu de notre passage très bref, je dirai que la Bosnie semble un peu en dessous des autres question niveau de vie, quant à la Slovénie et surtout la Croatie la douceur de vivre y est perceptible et ces deux jeunes nations semblent avoir saisi l'opportunité et l'interêt économique offerts par le tourisme. Inutile de préciser que tout au long du séjour, menus ou dépliants en langue Française étaient très rares, contrairement aux autres. D'ailleurs une Croate elle même m'a confirmé que les Français n'étaient pas très bien vus!!! Et pour finir, sachez que mon restant de monnaie croate je l'ai donné au retour à ma tante parce que : à Kouna ma tata !!!!😉 merci de m'avoir lu jusqu'au bout et à bientôt peut être pour de nouvelles escapades. Voici le petit lien pour le diaporama: www.youtube.com/watch?v=XoG35PtNzbc DJ93
Open
Première fois seul en Europe
intro 1- Préparatifs du voyage : Pourquoi cette date et ces lieux.

Salut, Je suis un libanais né à Montréal, j’ai vécu 16 ans en Côte d’Ivoire, j’avais déjà voyagé avec ma famille, avec mon frère et avec mon meilleur ami, mais cet été fut mon dépucelage en tant que voyageur solo. C’est sûr, si j’avais le choix, j’aurais pris mes amis. Mais entre problèmes financiers, de temps, familiaux et de visas, vers avril j’ai commencé à planifier mon voyage car je savais à ce moment que je serais seul.

Amateur (et étudiant) d’histoire, j’ai jeté mon dévolu sur l’Ukraine avec la guerre de Crimée, Kiev, Koursk. De fil en aiguille, discutant avec d’autres voyageurs, je me suis déplacé un peu plus à l’ouest, vers la Slovénie, puis la Croatie. J’ai vu ce magnifique pays et ses parcs nationaux et j’ai décidé de forcément inclure le PN des lacs de Plitvice au voyage ! J’ai aussi fixé la date en fonction de la fin du ramadan qui était le 07 août. En continuant mes recherches, je me rends compte que Robbie Williams sera à Zagreb le 13 août. C’est décidé : l’étape Croatie sera au milieu du parcours. Mon amour pour l’histoire n’ayant pas disparu, je décide naturellement de commencer par la Bosnie avec la visite de Sarajevo et de Srebrenica, pour la mémoire. Ce sera donc le vendredi 09 août pour 3 nuits, avant de partir pour la Croatie, visiter Zagreb, assister au concert et faire une randonnée aux lacs de Plitvice.

Tout excité, je réfléchis à la suite du parcours, 6 jours étant trop peu pour voyager. La côte croate me fait de l’œil mais je garde les endroits ou faire la fête quand je ne serai pas seul. Au même moment, je découvre les joies du low-cost et un aller-retour Beyrouth-Europe à moins de 500$. Trois villes se démarquent pour le retour car Pegasus Airlines passe par la : Milan, Munich et Vienne. Grand fan du Milan AC, je veux aller voir la ville, le Piazza Duomo et surtout San Siro. Mais à quoi bon y aller sans regarder de match ? Rayé de la liste ! Munich, pour visiter le nid de l’aigle et apprendre plus sur la seconde guerre mondiale ! Non plus, ça sera pour une autre fois. Vienne l’emporte et j’y passerai 4 nuits (ce qui s’avérera être trop). Ça sera donc Beyrouth Sarajevo le 09 et Vienne Beyrouth le 19 avec un budget de 800e hors-vol.

Ça n'est pas du trekking pendant 10 jours en Amazonie ou 2 semaines en Patagonie mais j'espère faire découvrir cette magnifique région, en particulier la Bosnie. :)
Open
Slovénie et Croatie et carte d'identité périmée
Bonjour !!!

Nous avons prévus ma compagne et moi de partir quelques jours en Slovénie avec une extension possible en Croatie en septembre mais nous nous sommes aperçus que sa CI était périmée depuis septembre 2017, pourrons nous entrer dans ces pays sachant que nous y allons en voiture , quid de la frontière italienne également ? Je sais que depuis 2014, il y a une extension de 5 ans sur la Ci et j'ai meme vu des accords passés avec ces pays, mais j'ai également vu aussi que parfois c'était à la bonne volonté du douanier !!! Nous n'avons pas envie de faire tous ces kms pour etre refouler à la frontière...Nous n'avons pas encore réserver les logements c'est pourquoi je pose la question en amont...Merci à tout ceux qui me répondront, Christophe
Open
Serbes de Serbie et de sprska racistes?
Bonjour Je suis un arabe et je souhaite rester quelques jours en sprska et en Serbie cet été dans le cadre d'un voyage en voiture. Mes amis prétendent que les serbes sont racistes . Personnellement, je n'ai aucune animosité contre tel ou tel peuple. Je sais que certains musulmans ont tué des serbes, et certains serbes ont tué des musulmans. C'est en toute insouciance que je vais voyager sur ces terres vierges de touristes. Est-ce que quelqu'un, serbe ou non , peut me donner des précisions .? Merci
Open
Carnet de route en Croatie 27 juin 15 juillet 2012
un peu d'histoire

République de Croatie Président élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo Josipovic Capitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2 Habitants : 4 300 000 Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€) Religion catholique à 98% La Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867. La république de Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995). La forme de la Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. La Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split) Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleins La vie est moins chère qu'en France sauf ...les campings Camping sauvage interdit partout Les campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteur Payer le parcmètre, la police est très vigilante Les plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire ! A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs) L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina. Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la mer Faire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie) A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place. La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice ! L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le Cerin Split : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart

Notre voyage à 2 en petit camping car

Nous décidons pour ce périple, de zapper l'Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de Plitvice et à Dubrovnik. Nous commençons notre périple en Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'Istrie, pour l'île de Cres , dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de Cres est assez étroite et un peu défoncée. Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.

En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite . A Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !

En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées ), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs ! Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.

On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!). Après deux jours sur Cres, nous prenons la route en direction des lacs de Plitvice, via l'île de Krk, que nous atteignons par bateau , puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont. Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa. Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant! Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...

Nous arrivons vers les lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms. Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma. Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30. Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là , barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent. C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles . Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel , c'est pas la foule non plus. A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre. Nous quittons Plitvice à destination de l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre. C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti) . Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde. En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins. Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe ! Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.

Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons Pag dans le fond . Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain. La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers). Pas de camping sauvage en Croatie, c'est interdit.

Nous partons visiter Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.

Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement. Sibenik est moins touristique que Split ou Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates. C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste. La cathédrale de Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes. A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée. Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.

Sibenik dévoile également de charmantes églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.

Nous continuons jusqu'à Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.

Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste ! Nous poursuivons vers Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre. Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts . L'entrée est gardée par une immense tour , la tour St Marc, et par des portes à vantaux. La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de Croatie. Elle ressemble un peu à celle de Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.

Nous quittons Trogir pour Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la Magistrale, ou riviera de Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et ...toujours la chaleur !

Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant Dubrovnik, nous passons la frontière de la Bosnie-Herzégovine, qui coupe la Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher. Après ce petit passage en Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois. Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas. Mostar, ville de Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique. Finalement, nous poursuivons vers Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir). On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.

L'intérêt, c'est que l'on peut aller à Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus. Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries , aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux , avec ses places, ses palais... Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme ! Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !

Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de Korcula en traversant la péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins... Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre. C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal ! Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur l'île de Korcula.. Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...

C'est la ville de Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo . C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village. Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive... Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix. Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus ! Nous trouvons un camping sympa à Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !

Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard » , le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse , vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime. Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping . Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée. Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe ! Départ pour Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ». Vela Luka est la plus grande ville de l'île de Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé « Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur. Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement. Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction Split, dernière étape... Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains. Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde ! Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher. Le voyage se termine, nous regagnons le port. Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
Open
Traversée de l'ex-Yougoslavie en voiture
Bonjour. Il y a de cela très longtemps, j'ai traversé l'ex-Yougoslavie en voiture, en provenance de l'Italie (Trieste), d'abord en longeant la côte (Split, Dubrovnik, Kotor), ensuite vers l'intérieur (Pec, Pristina, Skopje, Ohrid, Bitola), jusqu'en Grèce (passage de la frontière à Bitola / Florina). À présent, est-ce que cet itinéraire présente des risques et/ou des inconvénients et/ou des difficultés pour le voyage en voiture ? Est-ce que l'hebérgement chez l'habitant en l'ex-Yougoslave reste encore un bon choix (confort, prix) ? Avez-vous des recommendations pour le logement, surtout à Dubrovnik ? Grand merci de vos informations. Dilermando
Open

You might also like