Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage.
N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit:
Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification.
Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..."
C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur...
Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel...
Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!!
De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève.
Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.
Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement.
Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi.
Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre...
"Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone?
C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout!
Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10.
"C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets
-No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut.
Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!...
Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...
Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas!
Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi...
Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager...
Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)...
Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!"
Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang.
Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"!
Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur.
C'est tout.
Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte!
Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes!
Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue.
Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!
Que rajouter?
Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!
Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya.
Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.
Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.
Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu).
Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend:
"One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus...
"Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici!
Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!
Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!!
Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus...
Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais!
Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.
J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays.
Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu :
Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet
3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling
3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées
2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan
1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen)
3 jours à Zhangjiajie (Hunan)
3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan
6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing
5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours
5 jours et demi à Hong Kong
1 jour et demi à Macao
1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours
3 jours à Canton
3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian)
2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian)
8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan
1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli
3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages.
J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide.
Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes.
Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao.
En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute.
Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit.
Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie.
J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien.
Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
je rephrase l'intitule de mon post pour eviter d'etre boute hors de ce forum par le webmaster : les infos que je donne ici sont d'ordre pratique, et quand j'en etais a la recherche de bon plans avant de partir, c'est sur ce forum que je les ai trouves ! tout le monde n'aura peut-etre pas l'idee d'aller faire un tour dans la rubrique "carnet de voyage" merci webmestre !!
au sommaire :
1 : recit de mon periple en mongolie
2 : baroude ou tour organise ?
3 : infos pour les autostoppeurs
4 : mes coups de coeur
5 : itineraires conseils
6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes...
bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie
arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie)
ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout
j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii
Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique !
ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ?
tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite
un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces.
LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi !
Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs
le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2)
le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu !
ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB.
indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils
privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois
la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees.
Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie !
Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit.
L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite.
Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays...
dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB
pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"...
de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire...
le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T
Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale
juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste !
ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
au sommaire :
1 : recit de mon periple en mongolie
2 : baroude ou tour organise ?
3 : infos pour les autostoppeurs
4 : mes coups de coeur
5 : itineraires conseils
6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes...
bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie
arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie)
ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout
j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii
Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique !
ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ?
tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite
un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces.
LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi !
Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs
le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2)
le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu !
ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB.
indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils
privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois
la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees.
Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie !
Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit.
L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite.
Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays...
dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB
pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"...
de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire...
le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T
Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale
juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste !
ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Je lance cette nouvelle discussion pour qui saurait me recommander un guide / chauffeur fiable, sympa (et honnête ça va sans dire) en Mongolie ...
Niveau budget, combien faut il raisonnablement compter par jour ?
A défaut d'un guide sur place, si vous connaissez des agences qui organisent des circuits "hors sentiers battus" en petits groupe ou individuel dans cette région, je prends.
Bonjour,
Comme beaucoup sur ce forum, je suis un étudiant en fin d'étude et je veux profiter d'un séjour à l'écart de la civilisation mondiale, dans les seules endroits non contaminés par la mondialisation. je pars en Mongolie en solo (ou du moins pour le moment), seulement j'ai d'autres motivations:
- Dans un premier temps je compte rester deux trois jours à Ulan Bator afin de prendre connaissance de certaines formalités et prolonger mon visa (visa touriste n'étant que de 30 jours, on peut le prolonger de la même durée sur place)
- Ensuite, j'envisage prendre le train (s'il y en a un) pour remonter au nord vers le lac khovsgol ou je profiterai de ce paysage quelques jours, le temps d'acheter un cheval et me procurer le matériel nécessaire. Une question: Est-ce qu'on peut trouver un fusil de chasse en mongolie?
- Enfin, et tout l'intérêt du voyage commence ici: je compte me diriger vers l'ouest vers l'Altaï, et tout ça à dos de cheval. Puis depuis là-bas, je pourrais prendre l'avion ou le train jusqu'à Oulan Bator ou un vol m'attendra...
J'aurai néanmoins un grand nombre de questions à vous poser:
- Est-ce facile de trouver des éleveurs de chevaux vers khovsgol? Quelqu'un aurait-il des contacts? Et si oui, comment ne pas se faire arnaquer? Il semble que les dents des chevaux en révèlent beaucoup sur eux... Des conseils en général?
- Un second point concerne l'argent... Il me semble qu'on ne peut que retirer à UB. Dois-je porter sur moi 1000 euros tout le long du trajet? Et en ce qui concerne les papiers, faut-il les garder sur soi ou est-ce qu'on peut les déposer dans un petit coffre à UB?
- Niveau communication, beaucoup d'entre vous semblent s'être débrouillés mais je vois pas comment je peux faire si ils ne parlent même pas l'anglais!
- Enfin une question idiote: Est-ce qu'on peut acheter des cigarettes dès qu'on quitte la ville? Parce que j'aimerai aussi arrêter de fumer, mais si je tombe sur une yourte qui en a, je risque de succomber suite à la difficulté de l'épreuve.
Salut tout le monde, cet été je parts en Mongolie avec ma copine, j'ai déjà demandé des infos sur ce forum, je voulais savoir qu'est ce qu il ne fallait pâs louper là bas, qu'est ce qu il fallait faire et voir absolument la bas !!
merci
Actuellement en Corée, j'aimerai traverser la Chine cet été, pour atteindre Kashgar puis le Kirghizstan avant de rentrer en France. Le problème est que l'ambassade de Chine refuse de me donner autre chose qu'un visa d'un mois, et que je dois absolument passer au Kirghizstan à la fin, ce en question du prix des billets d'avion. Pensez vous qu'il soit possible de faire ce voyage en un mois et d'en profiter, et en passant par ou? (je voulais passer par Hothot, redescendre vers Lanzhou, puis Dunuang, Urumqui et Kashgar... en m'arrêtant plus souvent que ça évidemment!), ou que devrais-je abandonner ? (J'ai déjà visité Pékin et le Sud du Gansu).
Merci beaucoup
Ps : je peux aussi m'arrêter à Urumqui et prendre un avion, mais ça me semble dommage de ne pas poursuivre jusqu'à Kashgar tant j'ai l'impression que le chemin qui mène jusqu'à Kashgar est magnifique.
Bonjours à tous! j'habite en Suisse et plus précisément dans le Val-de-Travers, pays des fées. J'ai depuis quelques années, bientôt vingt-sept, une certaine attraction pour la Chine, terre que je désire rejoindre... en voiture! Ma golf et ses quelques 215000 kils est en bon état et je crois que la distance ne lui fait pas peur, mais elle s'imagine bien qu'elle ne reviendra pas. Je ne sais pas trop si c'est réalisable, je n'ai pas peur de finir le voyage à pied mais j'aurais besoin de vos conseils d'initiés.. voici donc qulques questions de novice que je suis, un peu en vrac, merci d'avance pour vos réponses. - Le chemin le plus court pour le nord de la Chine c'est en ligne droite? (suisse-autriche-slovaquie-ukraine-russie-kazakhstan-chine)- faut-il un visa pour transiter par chacun de ces pays? (donc six visas)- est-ce que l'on trouve de l'essence (sans plomb) partout?- en combien de temps pourrais-je rejoindre la chine? (sans m'attarder dans les autres pays.. c'est triste mais c'est ainsi!)- et pleins d'autres questions qui viendront par la suite si je ne suis pas refroidi.. ça ne changera rien, j'irai quand même!! Merci pour tout!!!!!!
Quelqu'un ici a-t-il deja traversé la Mongolie ou une partie de la Mongolie à Velo svp?🙂
J'aimerais savoir si c'est facilement faisable, si la grande muraille est praticable + conseils pratiques svp
Bonjour ma gang de tripeux !
Je vais en mongolie m'acheter un chameau et me promener sur les routes de la Mongolie comme prochain projet débutant en août. Je faire un petit camp d'entrainement avant de l'acheter pour savoir comment s'en occupé et me promener avec et je cherche un bon éleveur. Avez vous des contacts ou des endroits ou est-ce que je pourrais me procurer un chameau je compte commencer mon voyage dans le sud Est et finir dans l'ouest tu pays.
Je vais me chercher un guide pour traverser le dersert de danzalagard ( sud , gobi ) parce que le dessert est intense et il n'y a pas de route. Avez-vous des suggestions à me faire je compte m'acheter mes carte à ulan bator.
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
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La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.
Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.
Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.
De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.
En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.
Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.
Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne.
Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.
Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.
Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.
Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.
Bonjour à tous, nous sommes deux amies et nous souhaitons descendre le continent asiatique en camion. Vu les conditions, trop chère et compliquée, d'entree en chine en camion (permis chinois, guide...). Nous desirons la contourner pour, de la Mongolie, arriver en Inde. Le meilleur chemin me semblait etre alors le Kazasthan, l'ouzbékistan, l'afganisthan et le Pakistan, mais il parait que cet itinéraire est compromis par la demande des visas.
Si quelqu'un a reussi a faire un voyage semblable, ou a adapté son trajet pour aller en Inde de la Mongolie, je suis toute ouîe!
D'abord un petit préambule :
J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage.
Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit.
De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais.
Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier
Cher Etathome,
Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine).
Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille.
Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement.
Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix.
Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang :
- le musée de la ville, pas vu
- les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles)
- le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo.
- le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013
- les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Hi there,
I’m planning to spend two months in Mongolia, and I’d love to be welcomed by a nomadic or semi-nomadic family in the Altai Mountains. I can work and, of course, contribute money for my stay! Has anyone already had this experience? Also, is it still possible today to take the Trans-Siberian to Novosibirsk and then cross the Russia-Mongolia border at Tashanta?
Looking forward to your replies!
Thanks
Bon, ça n'a pas l'air trop inquiétant pour l'instant mais neuf cas de grippe aviaire ont été détectés dans les provinces orientales du Yang-tsé (Jiangsu, Zhejiang, Shanghai) et trois personnes en sont déjà mortes. Il semble que ce soit une nouvelle souche du virus.
Ici, ce n'est pas du tout l'hystérie, on en parle à peine. Mais si vous visitez ces provinces ces prochaines semaines, tenez-vous quand même au courant.
Je souhaite partir vers janvier-février 2010 en Mongolie pour plus de 3 mois, mais je ne veux pas travailler pour une ONG ou autres organismes Occidentales. Le problème est que les visas délivrés ne dépassent pas 3 mois si l'on ne part pas pour travailler ou avec une ONG. Est-ce risqué de ne pas avoir un visa en règle?
Je pense partir en autonomie, à cheval avec une tente et du matériel de bivouac, mais je n'ai aucune expériences, donc je ne sais pas quel genre de tente choisir ou quels matériels me sera véritablement nécessaire. Si vous pouviez m'éclairer à ce sujet, cela m'aiderai énormément.
Je suis également à la recherche de cartes "IGN" de la mongolie, si vous savez comment s'en procurer...
Ceci n'est qu'une ébauche de voyage mais il n'est jamais trop tôt pour les questions.
Dans l'hypothèse où je serai en Mongolie au printemps prochain (2014), j'envisage de revenir en France par le Transibérien, en faisant escale à Irkoutsk pour passer un peu de temps sur les bords du Baikal, et si possible me garder un jour ou deux pour visiter Moscou.
De mes lectures je comprend qu'il me faudra demander un visa de tourisme pour la Russie, alors est-ce possible d'en faire la demande à Ulan-Bator ?
Peut-être pourrez-vous m'aider. Je désire partir autour du 26 août prochain direction Mongolie.
Voilà mes "paramètres" de voyage. Départ de Montréal, Canada (fin août). Doit être en France vers la fin octobre. J'ai donc deux mois de voyage en Asie. Je suis pas vraiment du type "en faire le plus possible en moins de temps", et j'aimerais plutôt me concentrer sur la Mongolie (selon mes prouesses bureaucratiques pour obtenir une extension de visa), question de m'imbiber de la culture locale (j'ai d'ailleurs pris connaissance d'une certaine agence mongole axée sur l'écotourisme responsable et je penche vers ce genre d'incursion profitant aussi à l'économie locale). Par contre, je voyagerai avec un copain qui désirerait voir (ne serait-ce que deux semaines), un peu de l'urbanité asiatique : Hong Kong ou Tokyo, par exemple, et leurs environs immédiats. Le problème majeur semble être le transport vers l'Asie (on est loin, en Amérique!) mais surtout d'un endroit à l'autre dans ce coin du globe.
LES QUESTIONS, MAINTENANT :
VOLS INTERNATIONAUX : Quelles seraient les meilleures options, selon vous ? Passer par l'Europe, me rendre en Asie, puis y revenir (via Berlin ou Moscou)? Ou carrément faire un tour du monde (sans prendre toutes les escales un peu folles que les agences proposent) ? Les portes d'entrées pour la Mongolie semblent être minimes, non ?
CLIMAT : Devrais-je commencer par la Mongolie (début septembre), puis enchaîner avec la portion urbaine ? Je me dis qu'en bon québécois habitué à des hivers glaciaux, les steppes mongoles ne peuvent pas être si pires sous leurs habits automnaux. Mais certains habitués me cloueront-ils le bec ?
Merci pour toutes informations susceptibles de faciliter la préparation de mon voyage. Plus vite ce sera fait, et plus vite je pourrai me plonger dans l'histoire, la langue et la culture mongole (paradoxalement, c'est toujours ce qui vient en dernier et c'est un peu frustrant)...
De retour de trois mois de voyage en vélo en Chine, dans les provinces du Yunnan et du Sishuan, j'apporte ici des informations pratiques que j'aurais aimé trouver avant de partir.
Je vous livre sans ordre particulier ma propre expérience qui ne cherche à porter ombrage à personne, mais qui lève le voile sur des mécanismes introuvables ici ni ailleurs depuis notre réseau internet occidental.
* EN chine les cartes routières sont réservées à l'armée et la police. Les cartes vendues en occident n'ont qu'un intérêt informatif superficiel compte tenu des échelles de représentation.
* Les applications classiquement utilisées pour s'orienter telles que MAPS ME ne sont ni complètes ni à jour et de surcroit "accrochent " mal les balises chinoises. A cela s'ajoute les transcriptions très approximatives des noms de villes et des villages. L'outil le plus utiles que j'ai pu trouver sur ce chapitre est l'application OsmAnd qui présente l’avantage d'indiquer les noms en mandarin standard. C'est bien plus confortable pour demander son chemin.
* L'ensemble du réseau routier que j'ai emprunté est en travaux comme la plupart des villes d'ailleurs. Les anciennes routes sont pas ou peu entretenues et de nouvelles routes existent qui ne sont pas référencées sur GPS. De nombreux petits villages et hameaux n'apparaissent également pas sur les GPS. Mon meilleur allié a été un compas magnétique, la lecture des reliefs et le bon sens.
* N'ayez pas plus confiance sur les dénivelées calculés au préalable à la maison, ils seront faux en pratique (pas simple pour un déplacement en vélo chargé)
* N'oubliez surtout pas de prendre une carte SIM chinoise à votre descente de l'avion. En effet, hors de l'aéroport vous ne pourrez obtenir cet outil indispensable qu'en vous rendant dans un commissariat de police pour vous faire délivrer un numéro d'identification. Bien sûr ce sera à l'issu d'un interrogatoire en règle.
* Le logiciel indispensable pour la Chine est WECHAT. Cette messagerie outre les échanges textes audio et vidéo offre également un outil de positionnement géographique et un outil de paiement par code IRQ. Tous les chinois l'utilisent.
* Le réseau internet Chinois peut être qualifié de réseau Intranet. AUtrement dit vous ne pouvez ni y entrer depuis l'extérieur, ni en sortir pour aller sur vos applications favorites.
* L'utilisation d'un VPN est une solution technique à ce travers mais qui est loin d'être satisfaisante, même avec un logiciel payant. Le débit est quasi nul et les autorités chinoises traquent en permanence ces logiciels qui régulièrement se déconnectent.
* Il est inutile d'emporter avec vous des devises étrangères telles que Dollars américains ou Euros en espérant pouvoir les changer en cas de souci. Les banques chinoises n’achètent pas de devises.
* Vous ne pourrez pas plus compter sur le secours des services de Western Union en cas de souci. Malgré les discours rassurants de cet organisme, aucune banque ne vous remettra des Yuan. AU mieux elle acceptera de les verser sur un compte bancaire ... chinois..
* Les cartes de crédits de type MASTERCARD ne fonctionnent que dans les automates de type CRS . Les automates ATM ou UNION PAY nécessitent des codes Pin à six digit.
*Vous ne pourrez retirer des devises que dans les banques nationales telles que ACB ( AGricultura Bank of China). Parfois vos retraits seront limités par la banque chinoise elle même.
* Les services de la poste sont assez bien répartis, mais seules les bureaux des grandes villes procèdent à des envois internationaux. Pour envoyer un colis il est inutile de chercher un carton et des accessoires d'emballage. La poste chinoise démontera méticuleusement toutes les protections que vous aurez pris soin de rassembler autour de vos trésors. Elle vous vendra le carton, seul autorisé par le service d'expédition chinois. Cela permet également au passage de vérifier dans le moindre détail ce que vous envoyez. Les objets fragiles tels que la porcelaine peuvent être refusés sur la simple volonté de l'agent qui vous a pris en charge.
* Pour réduire les coûts d'expédition vous pouvez optez pour un envoi de type surface. Le colis arrivera au bout de deux mois pleins. Soyez patient.
* C'est à peu près le même délai que prend une simple lettre pour arriver dans la boite aux lettres de vos proches. A ce sujet préférez l'achat des enveloppes et des timbres à la poste elle même cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur la recherche d'une enveloppe.
* De nombreux hôtels refusent les clients étrangers. Par contre les palaces vous déroulent le tapis rouge pour des prix voisins de l'occident mais une qualité de service très souvent perfectible.
* Certains musées sont tout aussi fermés à nos yeux.
* Attendez vous, en tant qu'occidental, à être très souvent contrôlé aux chekpoints policiers d'entrée des villes et villages.
* Vous ne pourrez quasiment pas compter sur vos compétences en Anglais utilisables uniquement dans les très grosses villes et à l'aéroport. Un rudiment de chinois paraît incontournable pour se débrouiller en autonomie.
* Toutes les gares routières d'une même ville n'ont pas les mêmes destinations. Certaines villes sont accessibles en bus, d'autres en train.
* Votre passeport vous sera réclamé pour l'achat d'un billet de bus, de train ou une chambre d'hôtel.
* Dans la période de mars à juin, sur des altitudes entre 3 et 4000 mètres j'ai connu la pluie deux jours sur trois.... Pas top pour les photos, ni les feux de camps. Équipez vous en conséquence.
* Même si l'industrie chinoise inonde nos pays de productions High-tech vous trouverez difficilement de tels produits mis à part de la téléphonie. Prévoyez vos cartes mémoires, chargeurs, accumulateurs, piles et accessoires en conséquence.
* Pour que chacun trouve les réponses à ses propres question pratiques je vous invite à télécharger le logiciel WECHAT sur votre téléphone et à rechercher la communauté des expatriés français de la région où vous vous rendez. Les informations seront précises et concrètes.
* A titre d’anecdote j'ai connu dans ce voyage, des hôtels sans douche, ou sans lavabo, ou sans W-C, ou sans chauffage, ou sans couverture, ou sans électricité, ou sans rideaux, ou sans serrure, ou sans WI-FI, ou sans robinet sur le lavabo, ou sans poire de douche, ou avec des heures d'entrée imposées, ou avec des savonnettes et des rouleaux de papiers toilettes payants ...
Mais aucun d'eux n'a jamais été gratuit...
Heureusement pour moi, j'ai bivouaquer très souvent dans un confort spartiate mais sans surprise...
Etant d'un naturel combatif et surtout positif, j'ajouterai que, comme dans tous voyages, j'ai pu faire de fabuleuses rencontres humaines qui à elles seules méritent de retourner explorer ce fantastique pays...
De retour de mon voyage au Tibet et au Sichuan, je me tiens prête à répondre le mieux possible à toutes les questions que vous voudrez me poser.
Ce fut un voyage magnifique, rempli de rencontres et qui se déroula sans encombres.
Je prévois êrtre au Sichuan vers la mi-juillet et comptais passer par Ganzi , Serxi (shiqu) et traverser au Qinghai pour rejoindre Xining par la route.
Est-ce que quelqu'un sait les régions qui sont en ce moment fermées ?
Je vois que l'an dernier toute la préfecture de Ganzi avait été fermée de même que Aba, mais que Songpan était ouvert.
Quelqu'un sait si cette année la situation semble la même ?
Et est-ce que cela est valide pour Litang et Kangding de la même façon ?
Bref savez-vous comment on peut savoir autrement qu'à l'auberge en arrivant à Chengdu ?
HELLO
Mon ami honkongais m'a posé une question en voyant le forum: Pourquoi les étrangers aiment aller en chine???pourquoi il aiment la nouvelle chine?
alors, pour ne pas répondre à votre place....(lol) je l'écris sa question!
on attend vos réponses!!!!!
oliwen
Bonjour, je suis encore étudiante et je projette pourtant dès maintenant de partir en Mongolie. Je viens de trouver ce site qui j'espère va beaucoup m'aider.
J'ai commencé a regarder les différents forum sur la question mais je me suis dis qu'après tout, autant poster directement.
Mon objectif est de partir, une fois mes études terminées et quelques économies en poche, pour une durée encore indéterminée mais qui me permette de voir une grande partie du pays et de découvrir le mode de vie de façon la plus authentique.
Donc voila pour le moment je n'ai fais encore aucun "grand voyage" seule et je ne sais pas par où commencer mes recherches :
Est ce qu'il vaut mieux choisir son itinéraire d'abord?
Savoir niveau administratif ce qu'il faut faire?
Se trouver un coupaing ou une coupine de voyage avant d'organiser quoi que ce soit? Oui parce que pour le moment je suis toute seule mais je crois que pour un premier voyage je préférais partir accompagnée ^^
Enfin tout plein de questions auxquelles j'espère trouver des réponses ici
Je me présente je m'appelle Maxime j'ai 22 ans et je prépare un trek à cheval en Mongolie qui se de déroulera cet été pour 2 Mois environ ( à priori un peu plus ), je pars avec une amie.
Nous somme tous deux rompus à la randonnée pur et nous sommes également tous les deux bons cavaliers. Pour ma part j'ai déjà voyagé en Mongolie à cheval dans le cadre d'un circuit organisé ( je vous joint une petite photo)
Notre Voyage se déroulera ainsi
Vol marseille moscou ( A/R )
billet transsiberien cabine 4 places ( aller acheter depuis la France / retour acheter en Mongolie ) 2 semaines voir plus dans le khenti reste du trek dans l'ouest
Notre problème majeur tiens du fait que nous avons du mal a prévoir un itinéraire cohérent, concernant le ravitaillement en nourriture et en eau.
D'après vous est il possible de voyager sans guide avec une carte précise acheter sur place ( en supposant que les cartes indique les points d'eau et les villes )
auquel cas, quel serait le prix d'un guide pour 2 mois de trek en supposant qu'il est un cheval a sa disposition ( nous mettrons notre cheval de bat à sa disposition ). je pensais recruter un élève a la Fac de francais d'ulaan bator pour notre voyage.
quel quantité de nourriture doit on prévoir sur le cheval de bats/qu'elle est la période moyenne qui sépare 2 possibilités de ravitaillement. existe il un moyen quelconque de connaitre à l'avance les lieux où s'etablissent les communautées de nomades.
Salut a vous,
A ma connaissance les canadiens peuvent passer 30 jours en mongolie sans visa.
C est ce qu on m a dit au telephone a l ambassade de mongolie a ottawa, et ce que me dit mon agent de voyage.
Sur le forum en revanche, et sur internet en general, je vois beaucoup de discusion sur "comment obtenir un visa" et aucune sur "pas besoin de visa"
Quelqu un peut il me confirmer de source sure, qu en 2014, venant du canada, je n ai pas besoin de visa, svp ??
recapitulatif, mise a jour, infos fraiches et exemples d'experiences, complement des posts de Ek et Naps :
le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.
depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter
depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi
en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart
depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2.
Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour.
En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans.
La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...
Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs...
Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village.
A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway.
Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion.
Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise.
Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres.
De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa
plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...