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Le Ladakh seulement pour les trekkeurs?
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉

Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!

Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)

Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊

C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!! Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.

Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.

Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.

Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.

Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?

Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!

Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.

Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪

Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.

Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.

De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:

nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.

après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration, d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers, d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!

Jour 1 Arrivée à Leh



a) l'aéroport et les taxis!!

Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.

Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça. C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.

b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!



Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??

Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!

Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.



Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇

Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.





Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.



J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.

Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,



La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite. Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.



Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.



Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.

De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.



Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.

Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.

Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊

Voilà!!! Fin du 1er jour.
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Optimiser un voyage de deux semaines au Ladakh (Inde)
sympa de retrouver plein d infos sur cette magnifique destinatation qu'est le ladakh

voila en fait je compte me rendre au ladakh avec mon copain et on n a que 15 jours et je ne sais pas comment reprtir ce temps

on n a decouvert cette destination par hasard il y a une semaine et le depart est prevu pour debut juillet donc je suis un peu perdu au niveau des preparations

j'ai plusieurs questions

j'aimerai savoir s'il est possible d acheter son equipement sur place genre chaussure de rando polaire etc ou vaut mieux venir de la france avec car j'aimerai voyager leger si possible

par rapport au transport delhi-leh pour s y rendre est il preferable d y aller par la route histoire de s acclimater tout doucement et vsiter manali par la meme occasion et prendre l'avion pour le retour leh delhi apres toute la fatique du trek?

et aussi vu le temps qu on a il y a quoi comme parcours de trek ou l on peut visiter monastere, loger en guetshouse et rencontrer la population locale en 4, , 5 voire 6 jours maxi? est ce que lamayuru- shillling est faisable en 5 jours?

sinon si vous avez des conseils propositions je suis preneuse

aussi j'aimerai bien contacter d autres personnes qui seront au ladakh en ctte periode 5 au 17 juilet pour former petit groupe de trekkers j y serais avec mon copain

merci bien
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Mousson à Leh (août 2010)
A la suite des inondations et des pluies torrentielles qui sont tombées dans la nuit de jeudi à vendredi dans le Nord de l'Inde, il y a quelque 60 personnes qui ont été tuées (il y a encore au minimum un centaine de disparus) et de nombreux dégâts. Ainsi, l'aéroport de Leh a également été touchées et les vols ont été suspendus vendredi. Alain
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Annulations vols Leh - Delhi pour cause météo
Bonjour j'ai lu dans un guide que les vols entre Leh (Ladakh) et Delhi sont de temps en temps annulés à cause de la météo, et qu'il vaut mieux prévoir deux nuits de battement à Delhi si on veut éviter de rater son vol direction l'Europe... Je rentrerai de Leh le 22 Septembre. Quelqu'un peut m'en dire plus sur les risques météo? Merci :)
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Comment se rendre de l'aéroport de Delhi jusqu'au centre-ville?
Bonjour à tous!

Voilà je me rend en Inde en juillet pour 1 mois environ avec pour objectif à mon arrivée de passer quelques jours à Dehli avant de rejoindre Leh pour faire un trek au Zanskar...

Je pars seule et j'ai quelques appréhensions! En lisant certains messages on doit apparemment se méfier des taxis qui peuvent nous mener à un endroit totalement différent du notre sous prétexte qu'il n'existerait plus...

Bref je suis censée arrivée à Dehli à 3h du matin et il semblerait qu'il y aurait un métro qui relie l'aéroport au centre ville.

Est-ce facile d'accès? A quelle heure part le premier métro? Comment faire pour se rendre vers Main Bazar? Est-ce bien comme quartier pour y trouver un logement pas trop cher? Me conseillez-vous de réserver l'hébergement depuis la france ? (je pense rester 4 nuits à Dehli).

Merci pour vos réponses!
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Trek en groupe organisé en Inde au mois de juillet: petits plans sympathiques?
Je souhaite partir en Inde pour Juillet mais je suis seule et ne connais pas ce pays. Mon trip n'est pas de partir avec un groupe de touristes (même si parfois c très positifs !) mais plutôt de me faire un treck plongé dans les cultures et traditions. Mais je ne connais aucune agence sur place. Bref, j'ai vraiment envie de ce voyage mais suis un peu paumé dans toutes les propos d'agences en France !! Et partir avec une autre personne dans le même trip, j'dis pas non !! Merci d'avance pour les conseils et les p'tits plans sympas Nat
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Itinéraire en Inde du Nord et achat de vélo sur place
Bonjour à tous,

Notre itinéraire se précise et nous aimerions savoir si quelques-uns d'entre vous sont déjà passés par là: Jaisalmer bikaner voir plus dans le rajasthan (on nous a dit que c'était le plus "authentique" à voir dans cette région), puis un trajet Srinagar -leh (voir padum selon le temps qu'il nous restera.... Quelqu'un a t il esayé de sortir des routes traditionnelles pour s'engager sur des routes de rando??? Enfin quelqu'un a t il testé les vélos indiens? On hésite en effet à acheter un des 2 vélos sur place (restrictions bagages obligent 20 kg sur Finnair!!!!!) Merci d'avaance pour vos réponses.

dauphin
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Aéroport Delhi et infos sur le Ladakh
Bonjour, 😊 Nous arriverons à Delhi, Lundi 25 juillet vers minuit heure locale et nous devons nous rendre à l'autre aéroport qui est situé à 7 km (pour partir à Leh vers 5 heures du mat). J'ai lu qu'il y a des bus - navettes fonctionnant la journée, mais comment fait-on en pleine nuit ? (groupe de 17 personnes). Autre question : en revenant (vers le 18 août), nous voudrions, aller à Agra, voir le Taj Mahal mais nous serons à Delhi un jeudi soir, est-vrai que le Vendredi est jour de fermeture pour ce monument et nous devons repartir pour la France le samedi matin. Dommage ! Ceci dit, certains voudront tout de même aller à Agra. Notre hôtel sera pas loin de la gare de New-Delhi, doit-on prendre son billet la veille pour aller de Delhi à Agra ou le matin est-ce possible, ceci pour y passer une journée seulement... malheureusement ! Dernière question (ouf !) sur le Ladakh : 13 d'entre nous font un trek dans la vallée de la Zanskar de Lamayuru à Darsha en passant par Padum où je les rejoint par la route pour faire la dernière partie du trek - mais les 3 autres, qui viennent aussi à Padum, plutôt que de retourner par la route à Darsha, via Kargil, Lamayuru et Leh, voudraient faire la route de Kargil à Srinagar, peut-être Chandigarh et redescendre ensuite pour rejoindre le groupe sur la route de Manali à Delhi au retour. 1 -Qu'en est-il des problèmes de "tensions" pakistanaises - indiennes après Kargil, est-ce agréable ou voyage galère ? 2 - Autre solution : prendre un avion de Srinagar vers Chandigarh ou Jammu et rentrer vers Delhi en visitant. Savez-vous-vous si les liaisons aériennes sont fréquentes et si l'été des places seront disponibles facilement. Ceux, grands voyageurs et connaisseurs de cette région peuvent-ils nous donner des infos de leur expérience ou des sites suceptibles de nous renseigner. Merci beaucoup d'avance. Je ne suis jamais allée en Inde, mais à lire beaucoup de messages de ce forum, je suis ravie d'y partir. Poune
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Récit de notre voyage en Inde: trek au Ladakh et traversée du Zanskar, 2012
Voici le récit d'un périple magnifique :

Date : Août 2012 Vols avec Swiss Air depuis Lyon via Zurich (très bonne compagnie).

Nous avons donc parcouru les montagnes Himalayennes en Trek, au cœur du Ladakh : La Grande traversée du Zanskar. Un vingtaine de jours de marche avec nuits sous tentes. Puis nous avons accordés quelques jours à la capitale Indienne New Delhi.

Un conseil : si vous souhaitez parcourir le Zanskar ne tardez pas, je rappel qu'une piste est en cours de construction le long du trek pour permettre l'accès aux différents villages Zanskaries. Ainsi, après 2012/2020 la région commencera rapidement à se transformer.

En chiffres : -18 jours de marche -3 passages à plus de 5 000 mètres d'altitude dont le "Sniugutse" -110 heures de marche -11 000 mètres de dénivelé.

Le récit du voyage en photos c'est par ici (site au cœur de la montagne). > http://skieur0206.kazeo.com/voyage-inde-trek-au-ladakh/le-recit-du-voyage, a3161577.html

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Transport pas trop cher Delhi - Manali?
Bonjour, Nous partons à 2 en juin 2012 pour la grande traversée du Zanskar. Notre avion arrivera vers 7h10 à Delhi, et nous aimerions rejoindre Manali au plus tôt. A part le trajet en bus de nuit qui nous permettra d'arriver à Manali le lendemain matin, existe-t-il une autre solution pas trop chère qui nous permettrait de voyager le jour, et d'arriver en fin de soirée à Manali ? Bus de jour ? est-ce que cette solution existe, et où se renseigner? Taxi ? Est-ce cher? et le covoiturage sur ce trajet, pour réduire le coût individuel, serait-il possible ? En tout cas, et faute de solution meilleure, où s'adresser pour prendre le bus de nuit, comment le réserver , et de quel endroit part-il ?

Merci par avance à celles et ceux qui pourront me donner des éléments de réponse

cardabelle12
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Trek mi-juillet dans le Ladakh
Bonjour,

Nous sommes 2 canadiennes qui désirent faire un trek de 2 semaines à 20 jours dans le ladakh. Quelle est la meilleure façon de trouver une bonne agence (internet, sur place, contact...). Si vous avec des agences à recommender nous apprécieront, nous sommes ouvertes à faire partie d'un groupe. Aussi les prix sont combien environ ( une agence m'a dit 70 US/ par jour ). Avez vous eu un coup de coeur pour un trajet en particulier? Et pour se rendre à Leh, peut on le faire en train? Est-ce que les agence en général s'occupent du billet d'avion (delhi-leh)?

Merci pour vos réponses!
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Itinéraire Delhi-Srinagar-Leh-Manali-Delhi en Inde
delhi srinagar en avion puis le reste en bus jeep ou train (à la fin)...bon plan ? entre le 14 juillet et le 1 aout soit deux semaines 1/2. mon but n'est pas de faire un trek mais plutôt de faire cette boucle tranquillement merci pour vos avis éclairés !
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Randonnée au Ladakh
Bonjour, Nous préparons un voyage au Ladakh en partant de Leh, avec un guide. Nous sommes à la phase 1 de la préparation. Connaissez vous la meilleurs période, quel tour à faire, durée minimum? Je précise que nous sommes de bon marcheur, en montagne on a l'habitude d'aller dans les alpes mais sur gr, 3 ou 4 chaussures mais pas escalade ni glacier. Merci à vous.
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Retour des "Indes"
Retour des "Indes"

Oui je sais le titre de mon post peut sembler provocateur.....les....."Indes". Assurément je n'ai pas l'âme d'un colo, ni n'en partage les attentes. Retour des "Indes" car je reviens d'un périple là-bas (ND, Hardiwar, Vâranâsi, Vrindâvan, ND) et alors que ce n'est pas mon premier voyage, j'en reviens très dubitatif.

Mineral water : de 10 à 20 INR Hôtels : ND : = 700 INR (PAHARGANJ) Haridwar = 300 INR Vâranâsi = 500 INR Vrindâvan = 300 INR

Bouf : riz+dhal+coca (ou Cai) = maxi 110 INR Cai dans la rue : 8-12 INR

Bus/train : pas cher, facile (même sans resa)

Dubitatif pourquoi ? J'ai connue l'Inde avant qu'elle ne caracole à 7%/an.

J'ai (re) découvert une (des) Inde en proie avec cette évolution et les conséquences sociales. Pas très joli............................ Toujours des très riches = rien de nouveau Toujours des très pauvres = rien de nouveau Les autres..................plein d'attentes, de questions (sur eux et sur nous).

Dubitatifs donc, car pour la première fois, j'ai dû gérer mes relations et contacts de façon bien différente.

J'y retourne probablement l'année prochaine. A suivre !

André
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Trek au Ladakh, Hémis - Lamayuru
Bonjour,

J’envisage de partir cet été (Août) faire du trek au Ladakh. Je ne connais pas du tout la région et je cherche donc quelques conseilles de personne connaissant le coin.

Mon projet est de faire un trek Hémis-Zangla-Lamayuru (ou Heniskut) en solo et en autonomie complète au moins entre Hémis et Zangla.

Je recherche donc des personnes qui aient déjà fait la partie Hémis-Zangla pour avoir leur avis sur les étapes décrites dans les guides comme le Lonely Planet et le guide Olizane (durée de marche, emplacement de camp, variante possible, traversé de rivière …) afin d’adapter le parcours et surtout la nourriture à prendre. Que peut-on espérer trouver comme ravitaillement en nourriture à Zangla.

Pour la seconde partie du trek, je cherche aussi des retours d’expérience pour la variante décrite dans le guide Olizane qui consiste à passer sur l’autre rive de la rivière Zanskar entre Zangla et Yulchung (au pied du Sengge la). La variante de retour sur Lamayuru en passant par le Snuigutse la et les gorges de Shillakong est elle envisageable fin Août.

Sinon questions plus général, j’ai lu sur plusieurs post qu’on pouvait trouver des cartouches de gaz à Leh savez vous si c’est du mélange butane-propane (qui fonctionne bien en altitude) ou juste du butane. Quel type de nourriture peut on trouver chez l’abritant ou dans les tentes parachute. Peut-on facilement acheter des chappattis dans les villages.

Beaucoup de question mais merci à ceux qui prendront un peux de temps pour m’éclairer.

Gilles
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Ladakh: 3 semaines été 2014
Découverte de Kargil/Mulbekh, Zanskar, Sham Trek, Leh, Vallée de l'Indus, Pangong-Tso, Vallée de la Nubra, telle a été dans l'ordre mon exploration du Ladakh.

La saison touristique 2015 approchant au Ladakh, il est largement temps d'assurer ce retour d'expérience de l'été 2014 pour les prochains voyageurs.

Au préalable, j'adresse mes chaleureux remerciements aux contributeurs de VoyageForum sur cette destination du Ladakh, par ex. Djullé84, Willemspie, Maitaroa, Mijassens, holidaytrip, Ramadounia... et ceux que j'oublie malencontreusement. N'ayant que rarement exposé mes questions, je n'en ai pas moins exploité leurs riches contributions aux questions des forumistes.

Je suis spécialement reconnaissant à Djullé84 pour la qualité de ses informations, précises et détaillées. Certains de ses conseils ont été particulièrement utiles dans la définition de mon circuit. Sans parler de l'initiation au ladakhi dont j'ai bénéficié en messagerie privée.

A signaler aussi les sites web ladak.free.fr et errances-en-sacados.be dont les contenus sont précieux.

Mention spéciale pour Roland, un VFiste rencontré par hasard dans la grand-rue du bazar de Kargil le 23 août 2014 et qui s'est révélé un très agréable compagnon de trek au Zanskar. Grand merci à toi si tu me lis.

Sont exposés successivement : - circuit effectué. - dépenses sur place, ventilées par principaux postes. - hébergements utilisés, avec appréciations et coût. - impressions d'ensemble, coups de coeur et déceptions. - détail du voyage jour après jour (si le temps...).

Fabrice

P.S. : dans la série des remerciements, il me faut ajouter l'Armée Indienne qui m'a bien aidé dans la Vallée de la Nubra, surtout pour les transports entre Changmar et Turtuk, car l'éboulement de Changmar avait interrompu les liaisons par autocar.
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Trek: Népal ou Ladakh
Bonjour,

Je prévois un séjour au Népal, puis au Ladahk; durant ce séjour, je souhaite faire un trek et me demande lequel des 2 apporte le plus de "Wouahhhh !" Merci de me partager votre expérience
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Trek Lamayuru-Padum au Zanskar
D'abord bonsoir à tous. Désolé si mes questions peuvent vous paraitre stupide mais parfois c'est là dessus que l'on bloque. Voilà, je prépare un voyage au Zanskar sur tout juin 2009 dans lequel j'entraine 2 amis. Trajet : Lamayuru - Padum Je me suis équipé du livre Laddakh Zanskar et des 3 cartes Olizanes. Nous aimerions profiter de ce voyage sans avoir à porter des sacs à dos de 16 à 20kg en autonome (avec la bouffe). Le but est d'avoir un petit sac à dos avec le nécessaire pour la journée. Nous aurons, à mon avis et au maximum 60 kg de sac en tout et pour tout (peut être moins en fonction des réponses aux questions ci-dessous). Alors voici quelques questions pour qui saura m'aider : 1/ Si nous voulons prendre un muletier et quelqu'un qui nous prépare les repas, pouvons nous les trouver à Leh facilement en le faisant sur place ? 2/ Nous sommes donc 3, et donc avons nous besoin d'une ou deux personnes pour ceci ? 3/ Y a t-il un ordre de prix ? 4/ Le vrai départ étant à Lamayuru, je prévois de prendre un car à partir de Leh évidement. Donc comment cela se passe t-il pour les muletiers ? Ils partent de Leh et je suppose et on les attend à Lamayuru ?

Merci pour vos réponses. Cordialement.
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Au Ladakh? Et sur une Royal Enfield? Et ouais...
Se couper du réseau, du Wifi et du téléphone portable l'espace d'à peine deux semaines. Un bonheur rare sous nos contrées, mais pas en Inde où le réseau est souvent capricieux. Alors c'est au retour que l'histoire se raconte. Avant d'atteindre le Ladakh et le début de notre aventure en deux roues, il faut passer par New Delhi. C'est un A350 flambant neuf de Lufthansa qui nous y conduira. Un service à bord au top, un avion à l'équipement bien pratique (les écrans individuels ont la taille d'un Ipad et le choix des films est impressionnant), je connais une compagnie à croix blanche qui pourrait en prendre de la graine. Dès la sortie de l'aéroport, New Delhi nous agrippe. Une ville tentaculaire et surpeuplée avec ses 16 millions d'âmes, une ville sale et poussiéreuse, une ville bruyante et stressante, une véritable fourmilière humaine sous 43 degrés Celsius. Charmé ? Sans doute pas. Intrigué plutôt, par les contrastes et l'absence des codes qui régissent nos sociétés. Les contrastes : imaginez un mall à l'américaine avec ses boutiques de luxe Dior, Vuitton ou Chanel. A peine 15 minutes de rickshaw plus loin, le bas de l'échelle (enfants y compris) vit dans la rue, dort à même le sol dans une crassitude et un dénuement total. Rajoutez l'enfer de la circulation locale, où les tuk-tuk ont pour règle de ne pas en avoir, où trois voies peuvent accueillir 6 véhicules de front sans souci, où on roule à contre-sens sur certaines grandes avenues et vous aurez une partie du tableau. New Delhi devrait d'ailleurs s'appeler surtout Delhi tout court. Car s'il y a un NEW à Delhi il y a aussi un OLD. Et c'est là, prêt du Fort Rouge et de la grande Mosquée qu'il est fascinant de s'y promener. Les odeurs d'épices (et d'urine aussi parfois), les murs décrépis, les ruelles abritant des ateliers ou des restaurants improvisés d'un autre âge, et surtout le spectacle de la rue et de ses acteurs, tout y est prétexte à ouvrir ses sens. Evidemment, il y a suffisamment à voir dans une telle ville. Comme l'India Gate, un arc de Triomphe à l'indienne où les familles viennent se promener et les enfants se baigner dans l'eau glauque des bassins, comme la gare centrale, véritable ruche où certains attendent à même le sol des trains dont les retards se montent parfois à plus de dix heures, comme le Lodi Garden ou Connaught Place. Les Blancs sont assez peu nombreux et l'Indien est friand de selfie (combien de fois avons-nous dû poser avec des familles ou des jeunes ?) ou de regards tellement appuyés qu'ils peuvent désarçonner. Une journée à l'aller, une journée au retour. Pas de quoi s'imprégner d'une telle mégapole. Nous l'avons survolée, nous ne l'avons pas pénétrée. Delhi (comme l'Inde d'ailleurs) a son fonctionnement qui ne se dévoile pas en si peu de temps. Mais en laissant tomber nos rigides barrières d'Occidentaux, une certaine facette fait déjà surface. A nous de la comprendre. Nous sommes venus faire de la moto au Ladakh, ça vient, ça vient. Mais il était impossible de ne pas évoquer Delhi avant la grosse part du gâteau. Ca vient, ça vient ... Manali. Ce serait une ville complètement anonyme dans l'immensité indienne si elle n'avait deux caractéristiques. Celle d'être la porte d'entrée des voyageurs à destination de la chaîne himalayenne. Située à 2200 mètres sur les premiers contreforts des montagnes, c'est une petite ville de province sans attrait particulier. Sa deuxième caractéristique, moins glorieuse (encore que, cela dépend des goûts de chacun...), il paraît que sa marijuana est d'une excellente qualité. Et l'herbe pousse partout, en sauvage, sans soin particulier. Alors évidemment, cela attire encore l'Occidental pas encore sorti de l'ambiance seventies, avec ces pattes d'ef, ces longs cheveux et son look de vieux junkie. Trekkers/bikers ou individus à la recherche de paradis artificiels, le décor est planté. Manali donc. 500 km au nord de Delhi, à faire en bus vu qu'il n'y a pas d'autre alternative. Mais à l'indienne. A l'aller, pas moins de 14 heures de trajet, de longues minutes à se demander si nous allions y arriver. Les Argentins ont eu Juan-Manuel Fangio, mais aucun doute là-dessus, il aurait tout aussi bien pu être Indien. En Inde, c'est simple. Le plus gros passe avant tout le monde. Alors évidemment, quand on est dans un car (climatisé et confortable), on s'en fout des autres, on force et on passe. Combien de dépassements dans des virages sans visibilité, combien de queue de poissons à des voitures, combien de risque de frontal avec des deux roues ? Trop, beaucoup trop. Il aurait été agréable de s'assoupir, mais impossible. Arrivés enfin à Manali, nous sommes accueillis par Josh, notre guide moto pour les deux prochaines semaines. Josh est Américain et tout comme sur les routes, il a décidé de choisir sa trajectoire. Il bourlingue en Asie, conduit des groupes, vit comme un nomade des temps modernes, sans attache particulière. Un homme généreux et au grand coeur, on y reviendra. Dépose de nos sacs dans un petit hôtel simple mais confortable, nous touchons enfin les montures qui vont nous conduire à travers les incroyables contrées du Ladakh. Malheureusement, la météo n'a pas encore décidé de nous faire bénéficier du ciel bleu, il faudra faire avec de la pluie et du gris. Petite course de prise en main autour de la ville, la Royal Enfield s'avère maniable, légère et facile à piloter. Et tant mieux parce que vu ce qui nous attend... Le lendemain matin, lever tôt pour notre premier jour de route. Pas vraiment le temps de s'adapter, la première montée est pour le col du Rothang qui culmine à 3900 mètres. Bam, d'entrée ! Sur la route aussi, pas de répit. Le Rothang est populaire pour la classe moyenne venue goûter à l'air des montagnes. Equipés de combinaison de ski (...), les Indiens y montent voir la neige, si rare ailleurs dans le pays. Alors ça bouchonne sec. Mais Josh nous montre la voie. On prend les bords de route, on slalome, on se faufile et on passe. Petit arrêt au sommet, mais la météo n'incite pas à traîner là-haut. L'autre versant, ce sera une autre histoire. Si la montée depuis Manali est entièrement asphaltée, là c'est le contraire. Par l'ombre d'un bitume, que de la piste, des trous et de la boue. C'est le début de la séquence Enduro qui va durer 12 jours. Debout sur les cale-pieds, il faut anticiper, choisir sa voie, faire attention de ne pas glisser, doser son freinage et veiller à rester sur la moto. Le tout en évitant les voitures et en ne s'approchant pas trop du bord de route qui n'a aucune protection vers le ravin. Un ravin dans lequel un membre du groupe aura quand même réussi à y balancer sa moto pour une petite dégringolade de 20 mètres. Il continuera comme passager. Direct dans le bain... Mais ce n'est pas fini, loin de là. Plus loin, la pluie et la fonte des neiges font déborder les rivières, alors ce sera deux passages de gués successifs avec la confirmation que l'étanchéité des chaussures laisse à désirer. En fin d'aprem, Jispa et notre étape du premier soir de route est en vue. Petit hôtel local sympa et fonctionnel. On était venu chercher l'Aventure, cela n'a pas mis long à démarrer. Peu d'asphalte, surtout de la piste, l'altitude, on est dans l'Himalaya M'sieur Dames. Avec ces 3900 mètres, le Rothang, bien que populaire vu sa proximité de Manali, fait figure d'apéritif. Dès aujourd'hui, nous allons gentiment grimper pour flirter, et parfois conclure, avec les 5000 mètres ! Au départ de Jispa, la pluie n'a pas vraiment cessé et le ciel est toujours aussi gris. Déprimant, surtout lorsque l'on vient jusqu'ici pour voir les sommets. Mais pas le choix, faut avancer. Vers le BaralachaLa notamment, 4850 mètres bien tassés. Comme si l'altitude ne suffisait pas, le mauvais temps de ces derniers jours a causé quelques dégâts. Ainsi, pendant la montée vers ce premier col, un éboulement de rocher est venu couper la route. Dans ce coin du monde, la nature ne fait pas les choses à moitié. L'éboulement en question est large de plusieurs centaines de mètres et plus rien ne passe. Il y a bien une pelle mécanique qui tente tant bien que mal de dégager les gros cailloux de la route, mais ce sont surtout des mains qui vont dégager la voie. Une impressionnante file de camions s'est formée et pas question de rester derrière eux. On mettrait des heures à passer. Alors, on dépasse, on resquille, on se la joue motards rebelles. Et on passe devant, première position pour passer dès que la route s'ouvre. Deux bonnes heures d'attente, trois fois rien parfois cela prend plusieurs jours, et la route s'ouvre. On va pouvoir passer mais il y a un prix à payer. Une remontée du torrent sur 2-300 mètres, en essayant de ne plus poser le pied à terre. Raté pour quasi chacun d'entre nous. 4850 mètres atteints au BaralachaLa, et sans effort. Ou presque, car les routes sont toujours aussi ... locales ! On pourrait imaginer que nous sommes les seuls dingos à s'aventurer sur ces pistes en moto, mais que nenni. L'Indien est aussi motard. Il roule évidemment en Enfield, il a des sacoches et un chargement à l'arrière, qu'il recouvre avec une grande bâche en plastique qui protège tout l'arrière de la moto. Et le signe universel des motards, le salut, marche aussi ici. Sauf qu'au lieu de tendre la main, on lève le pouce au-dessus du casque. Pas toujours simple quand on essaie de garder son équilibre sur les pistes. Et ils sont nombreux les motards indiens. Seul ou à deux, mais nombreux. Toujours pas l'ombre d'un ciel bleu (belle formule, comment avoir de l'ombre sans le bleu ...?), le gris prédomine lorsque nous atteignons les alpages de Serchu en fin de journée. Ce soir, pas de chambre, de douche ou de lit confortable. Un camping, tente pour deux, avec un lit surélevé et même une mini salle de bains, mais un froid, on vous dit pas. Il faut dire que nous sommes à 4400 mètres. Un de nous ne se sent pas super bien depuis le début de la journée et là, c'est vraiment pas la joie. Tremblements, perte de contrôle de soi, Josh n'hésite pas bien longtemps. Le MAM, mal aigu des montagnes, frappe fort et met notre ami K.O. Pas le choix, il va falloir le redescendre en "plaine". Décision est prise d'évacuer et Josh se démène pour trouver un 4x4 en pleine nuit (il est 22h00) pour transporter notre compagnon d'infortune. Contre rémunération bien sûr, et c'est parti pour 10 heures de calvaire, sur des pistes, des ravins, des cols, avant d'atteindre la ville de Leh où il y a un hôpital. Josh avait raison, le taux d'oxygène dans le sang était bien descendu, à en être dangereux. Lutter contre le MAM ? Pas vraiment de recette miracle, mais plutôt des recommandations à suivre. Boire 4 à 5 litres d'eau par jour (ce qui a pour effet un gros pipi toutes les 40-50 minutes, nuits y compris) et prendre de l'aspirine en cas de maux de tête. Ca marche ou ça marche pas, mais tout le monde poursuivra le voyage jusqu'au bout. Mais 4 litres d'eau par jour, qu'est-ce que c'est chiant. La nuit à Serchu aura été fraîche, allez disons froide. Mais au matin, belle surprise, le soleil. Et des couleurs, enfin. Mais ça, c'est pour la suite ! Enfin. Au réveil, nous trouvons ce que nous étions venus chercher ici. Du ciel bleu, des paysages, de l'émotion. Au programme du jour, nos premiers 5000. Un baptême que nous pouvons appréhender, surtout après le départ d'un de nos camarades pour cause d'altitude. Les couleurs ont changé, on pourrait même dire que les couleurs sont apparues tant tout était gris jusqu'à maintenant. Des couleurs incroyables, un bleu de ciel qui n'existe pas chez nous (normal, vu la différence d'atmosphère), des montagnes aux nuances naturelles, bref, le moral remonte aussi haut que les cols que nous allons franchir. C'est aussi depuis là que nous allons commencer à croiser de nombreux convois militaires. D'ailleurs, plus nous approchons de Leh, la ville principale du Ladakh, plus la présence des forces indiennes sera importante. Avec souvent des slogans le long des garnisons ravivant le sentiment nationaliste. "One Nation Only", "We serve India", "Our Army for our People", quelques exemples à la gloire des soldats indiens. Il faut dire que le Ladakh fait frontière avec la Chine, dont les visions expansionnistes ne sont pas qu'un leurre, et surtout avec le voisin pakistanais, ennemi héréditaire depuis la création des deux nations. Une sorte de volcan qui paraît endormi mais dont le cratère peut exploser à tout moment délivrant un déluge de feu. Alors l'armée indienne montre ses crocs, sans doute dans un esprit préventif. Bref, nous ne nous sentons pas concernés du tout, sauf quand il faut dépasser les nombreux camions qui rejoignent leur base. Peu d'espace pour croiser ou dépasser, il faut souvent étirer notre propre convoi pour passer ces obstacles. Mais heureusement les chauffeurs sont très compréhensifs avec les motards et aucun d'entre-eux n'entrave notre avancée. La route devient rapidement vertigineuse. Ici, le ravin n'est jamais loin et aucune protection ne vient séparer la route du bord. Concentration. Premier 5000, le Lachlung La, avalé avec facilité, comme une formalité. Pourtant, nous sommes déjà plus haut que le toît de l'Europe. Et ce n'est pas fini. Car après avoir suivi une gorge aussi impressionnante que magnifique, la route remonte vers le Tanglang La. Et là, c'est 5300 mètres qui s'affiche. Le soleil qui nous avait fait grâce ce matin a disparu. Vent et brouillard, voilà le programme au sommet. Dommage, il paraît que la vue y était magnifique. Les routes pour franchir ces cols ? Que dire ? Le peu d'asphalte n'est pas suffisamment plat et en bon état. Concentration toujours et encore. Sinon, et bien c'est de la piste, avec trous, ornières et autres joyeusetés. Les motos souffrent, mais elles tiennent le coup, comme les pilotes. En fin d'après-midi, nous atteignons le petit village de Lato, où une petite Guest House nous attend. Nous sommes à plus de 4000 mètres, mais pourtant la demeure n'a pas de chauffage. Malgré son confort rudimentaire, encore une nuit à dormir habillé ! Le lendemain, direction Leh, la ville principale du Ladakh. Une petite gorge aussi splendide qu'impressionnante nous amène le long du fleuve Indus que nous allons remonter en direction de la ville. Mais en route, Josh nous amène au plus grand monastère de la région, à Hemis. Une bâtisse superbe qui surplombe un village et où les moines régissent la vie quotidienne. Josh est passionné de bouddhisme et ses explications nous permettent de comprendre le fonctionnement du monastère et des différentes fresques qui ornent les murs des salles de prière. Leh est en vue. Une autre ville poussiéreuse et sale, repaire des trekkeurs et autres touristes qui visitent la région. L'occasion de refaire le plein de courses et d'effectuer quelque achats d'artisanat local. Une ville sans charme particulier, mais qui n'est pas désagréable à visiter. Il faut dire qu'après quelques jours de pistes et de camp, un peu de confort citadin ne fera pas de mal. Notre hôtel est à 300-400 mètres du centre, lit confortable et eau chaude, le vrai luxe. Mais Leh, c'est surtout le départ du Khardung La, le plus haut col carrossable du monde à 5600 mètres, et dont l'autre versant donne au Nord sur la Nubra Valley, direction la Chine. Leh et le Khardung La. Ca mérite clairement un chapitre à part entière, alors à bientôt. Il fait beau depuis plusieurs jours maintenant. Et cela tombe bien, car nous sommes à la moitié du parcours et notre corps est désormais acclimaté aux hautes altitude. Nous arrivons donc à Leh, principale ville du Ladakh, qui affiche gentiment ses 3500 mètres d'altitude. Imaginez une ville indienne, poussiéreuse et animée, avec des peupliers et de la végétation. Leh est aussi une ville de garnisons, avec de nombreux bâtiments militaires. Venir ici par la route depuis Manali nécessite près de 500 kilomètres, de nombreux cols et pistes. Alors Leh a aussi son aéroport, qui permet de désenclaver la ville du reste du monde durant l'hiver, lorsque les voies terrestres sont impraticables. Cela fait déjà plusieurs jours que le type des gens a changé. Ici, on pourrait se croire au Tibet ou dans une contrée chinoise. Les yeux sont bridés, le teint moins foncé que les Indiens rencontrés plus au sud de Manali. Ici, c'est un peuple de montagnards, qui s'est adapté aux rudes conditions de la vie au coeur de l'Himalaya. Le centre de Leh est piéton, avec ses restos qui proposent un Wifi lent et improbable, avec ses échoppes d'artisanat local dont les célèbres pashminas, avec ses agences de voyage qui affichent trekking-billets divers-permis pour les passages de check point-etc... Quelques femmes vendent aussi des légumes sur les bords de trottoir. Josh la connaît bien cette ville. Alors il nous amène dans cette petite échoppe qui vend des abricots séchés et sucrés comme nulle part, ses jus de fruit et ses confitures. Il nous présente aussi à Rajesh, le barbier, qui va s'occuper des poils ornant nos joues, finissant le travail par un massage du visage et des épaules. Un barbier qui travaille dans quelques mètres carrés, avec des fauteuils d'un âge révolu pour nous. Un parfait décor local. Une ville ordinaire en somme, si elle n'était à 3500 mètres d'altitude. Une ville pleine de chiens aussi. Des chiens qui se prélassent au soleil, au milieu des touristes et passants, indifférents au passage des deux pattes. Les ladakhis ne semblent pas leur donner une affection particulière, mais aucune agressivité non plus. Mais Leh, c'est surtout le point de départ du Khardung La, le col carrossable le plus haut du monde à 5600 mètres ! En gros, motos, voitures et camions au sommet du Kilimandjaro. La plat de résistance, le point culminant (dans tous les sens du terme), un mélange d'excitation et d'angoisse aussi. La route démarre à la sortie de la ville, prenant gentiment mais sûrement de l'altitude pour un dénivelé final de plus de 2000 mètres. Asphaltée, elle est suffisamment large pour croiser deux véhicules, mais assez étroite pour devoir garder sa concentration. Les conducteurs locaux ont une très fâcheuse tendance à couper les virages et à avoir le pied assez lourd sur le champignon. La limite de la neige est bien plus haute et elle se découpe sur le bleu d'un ciel sans nuage. Les camions militaires circulent en convoi, sans doute en route pour la Nubra Valley sur l'autre versant du col. Pas si facile de les dépasser et lorsque c'est possible, il faut surtout ne pas oublier l'obligatoire coup de klaxon pour attirer l'attention des chauffeurs. Après une trentaine de kilomètres de virages, de courbes sur une belle route, le dernier tronçon arrive. Et là, c'est clairement une autre histoire. Du bitume, on passe à la terre, la boue, la neige, voire la glace à l'ombre, les trous et les ornières. Les dix derniers kilomètres vont être sportifs. L'attention et la concentration redoublent, il faut garder l'oeil droit devant pour choisir la meilleure trajectoire pour ne pas être chahuté. D'un autre côté, cela évite de trop regarder le ravin qui borde la voie... Les croisements et dépassements deviennent plus difficile, le rythme se ralentit. Mais le sommet du col apparaît. On y est ! Le col le plus haut du monde pour les véhicules. 5600 mètres, on y est !!!! Notre guide nous a avertis. Pas question de rester plus de 30 minutes à cette altitude. L'effet sur chacun est assez imprévisible et si certains n'ont rien senti, d'autres, comme moi, ont vu l'équilibre se faire précaire avec un léger tournis. C'est qu'il faut redescendre en moto, dans les mêmes conditions difficiles. Et pas question d'être déconcentré. Nous faisons les photos d'usage, nous nous émerveillons du spectacle, nous profitons de l'instant présent. Mais Josh vient nous chercher. "Chalow, Chalow" (phonétique), ce qui veut dire "on y va, on y va" dans le coin. La descente n'est pas plus facile que la montée et si nous contrôlons la partie en terre par une vitesse et une trajectoire adaptée, dès l'asphalte ce n'est pas moins dangereux. Les taxis/bus locaux montent comme des dingues et ne laissent que peu de place pour passer. Chaque sortie de virage où la visibilité est réduite est périlleuse, le klaxon donne à fond pour prévenir et nous rasons les bords pour éviter les risques de collision frontale. Retour à Leh. Avec peut-être la satisfaction du devoir accompli. Monter si haut en moto, par une route mythique. Une Aventure avec un grand A, le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Un souvenir gravé à jamais. Même si nous avons sans doute vécu le moment fort du voyage, demain nous mettons cap à l'est, sur le lac de Tsomoriri, un endroit oublié des tours opérateurs. Quelque chose me dit que l'eau y est froide... mais vous lirez ça plus tard ... Avant d'aborder cette nouvelle étape qui va nous conduire à l'incroyable lac Tsomoriri, il y a une petite excursion près de Leh dont il faut parler. A 30 km à l'Ouest de la ville, en prenant la route principale, un point de vue est spécialement magnifique. Là où deux vallées se retrouvent pour que leur rivière respective n'en fasse plus qu'une. En effet, près de Nyemo, le Zanskar vient se jeter dans l'Indus. La vallée du Zanskar, un fantasme de bon nombre d'explorateurs, une vallée pas tout à fait ouverte car la route ne la pénètre toujours pas complètement. Josh nous en parle avec passion, il rêve de la parcourir en moto. Selon lui, c'est pour bientôt, des travaux s'activent pour la rendre accessible. Petit détour par la Nyemo House pour un succulent repas et nous rentrons sur Leh. Bon, l'étape du jour maintenant, direction l'Est et la frontière du Tibet. Pour sortir de Leh, nous prenons la route principale qui longe l'Indus. Une circulation assez dense pour la région, avec les codes locaux. En gros, les camions/bus ont priorité sur tout le monde, les vans sur les voitures et les motos, puis les voitures sur les motos. Vous voyez le topo ? En gros, il faut vraiment faire attention, car cela arrive un peu de tous les côtés. Aller au lac n'est pas compliqué, c'est juste long puisqu'il nous faudra plus de 8 heures pour faire les 200 km qui nous séparent de Leh. A Upshi, la route principale pour Manali nous quitte et la circulation diminue drastiquement. Le paysage se fait aussi plus sauvage avec une gorge qui continue de suivre l'Indus, dans la poussière vu que la route n'est plus bitumée. A Mahé Bridge, cela se resserre encore, car la piste devient plus étroite. C'est la seule route pour atteindre le fameux lac, au coeur d'une des régions les plus isolées du Ladakh. Ici peu de villages, mais surtout des nomades. 2-3 tentes isolées (qu'on imagine sans grand confort, notamment l'eau et l'électricité), un 4x4, des chèvres ou des bovidés. Et rien d'autre. Une sorte de dénuement quasi total, une vie solitaire et sans doute très rude sur ces hauts plateaux. Le paysage est juste splendide et il nous arrive de quitter la piste caillouteuse pour rouler sur les plateaux mi-herbeux, mi-sableux. Avant d'atteindre le Tsomoriri, voici déjà le petit lac de Kisgar. Un bleu profond qui contraste parfaitement avec la terre et le sable. Un paysage d'une beauté exceptionnelle, où à part nos pétrolettes, aucun bruit ne vient perturber la calme. Seul le vent se permet un aparté. Evidemment, nous nous devons de stopper à plusieurs endroits pour immortaliser l'endroit. Les derniers kilomètres avant Tsomoriri sont toujours aussi peu roulants. Le soleil commence déjà à disparaître derrière certaines montagnes lorsque nous arrivons au village de Korzok. Un village de bout du monde, au bout de cette piste qui n'ira pas plus loin. Encore 2-3 km après le village, dans les cailloux, et nous voilà au bord du lac. Et évidemment ce qui devait arriver arriva. 10 mâles remplis de testostérone (surtout après une semaine), au bord d'un lac à l'eau limpide. "Et maintenant, baignade !". Encore un de ces défis insensés... Nous sommes à 4700 mètres, peu de chance que l'eau avoisine les 20 degrés ... Mais peu importe, la moitié du groupe la moins sage se retrouve rapidement en slip sur la berge de galets. Et là, il ne faut pas trop réfléchir, mais courir, se lancer, plonger, subir le choc thermique. 1-2-3 on y va. Mon Dieu qu'elle est gelée, 5-6 degrés maximum. Le sang fouette la peau, mais nous sommes transcendés par ce coup de folie, tous hilares dans ce coin perdu du globe, dans une eau glacée à 4700 mètres. Heureusement, il reste un peu de soleil pour nous sécher. Avant de regagner notre campement, nous profitons des derniers instants de soleil, simplement assis sur un caillou à contempler ce paysage serein. Sérénité, c'était l'intitulé du jour. Il n'y a pas de mot plus parfait pour décrire cet endroit magique. Pour la nuit, un campement à la hauteur de tous les autres. Moquette dans la tente, un petit espace pour les toilettes privatifs, une vue à couper le souffle. Josh organise un petit apéro avant le repas du soir, nous aurons droit à notre golette de whisky ce soir, avec un morceau de fromage. Le bonheur se contente parfois de choses simples, nous avons une fâcheuse tendance à l'oublier... Au petit matin, le soleil se lève pile en face de nos tentes et nous avons le temps d'aller faire un tour dans ce village. Les toits plats sont garnis de paille et de bouses, sans doute pour isoler du froid. Derrière notre campement, un berger conduit son troupeau dans un pierrier et une pente respectables. Une vie loin des trépidations occidentales, rythmées par le soleil et les saisons. Mais que font-ils en hiver, lorsque la neige recouvrent tout ? Aujourd'hui, petite étape, nous reprenons la route du retour sur Manali, mais nous ne roulerons que 4 heures, d'où notre départ tardif du camp de Tsomoriri. Direction Tsokar, le grand lac salé. Mais ça, ça sera pour la prochaine fois. Ca y est, cette fois ça tire vraiment sur la fin du voyage. Manali n'est plus qu'à deux nuits (et quelques cols) de route. En quittant notre campement, nous croisons rapidement un petit village où il y a une grande école. Cet établissement est principalement consacré aux populations nomades des environs qui y placent leurs enfants pendant qu'ils continuent leur vie itinérante. L'école n'est donc pas qu'une école, mais aussi un lieu de vie puisque les enfants y dorment, y passent des semaines, voire des mois sans voir leurs parents. C'est là que Josh décident de s'arrêter pour y distribuer les divers cadeaux que nous avons amenés (stylos, cahiers, etc...). Première surprise, les enfants sont tous en uniforme, égaux devant la classe. Un grand terrain de sport, poussiéreux et pas forcément plat, se trouve devant le bâtiment. Alors Josh sort son ballon de foot américain et nous commençons à nous faire des passes. Les enfants sont motivés et très intéressés par notre visite. Certains nous attirent dans les classes pour y voir ce qu'ils apprennent. Ici pas de tableau noir, les cours sont inscrits directement sur les murs ou sur de grandes affiches. Un grand moment de partage, d'échanges et d'humanité. La route reprend, sous un grand soleil, traversant des paysages toujours aussi somptueux. Arrêt au campement de Thukje, au bord du lac salé de Tsokar. Un lac dans lequel il n'y a plus vraiment d'eau, mais une grande plaine asséchée qui va attirer une partie de notre groupe, ceux qui n'en n'ont pas encore eu assez et qui veulent un supplément de moto en conditions spéciales. Une bonne nuit plus tard et ce sera la dernière étape. La route est désormais la même qu'à l'aller à la grande différence prêt que les nuages ont laissé la place à un ciel lumineux. Depuis le début de notre voyage, nous voyons régulièrement des femmes et des hommes travailler sur le bord des routes, à rendre les pistes carrossables en cassant des cailloux à la main, sans réels outils. Josh nous explique que ce sont souvent des ouvriers venant du Népal voisin, troquant une misère insupportable contre une autre misère plus acceptable. Leur boulot est un vrai travail de forçat. Aller chercher des gros cailloux, à la main, dans le lit des rivières ou dans les pentes des montagnes, les ramener en bord de route (toujours à la main) et en faire des gravillons qui recouvriront les voies. Pas de confort (ils vivent dans des tentes directement au bord de la route), pas d'outils, des heures à fournir des efforts physiques par tous les temps, le tout pour un salaire ridicule (mais meilleur que dans leur pays). Les femmes travaillent parfois avec un bambin dans leur dos et les enfants les plus grands restent au bord de route, à regarder passer les véhicules. C'est à eux que nous destinerons nos surplus de fruits secs, de barres de céréales et autres nourriture qui pour nous ne sont que des "friandises" améliorant un ordinaire déjà bien riche. Vous vous souvenez du défi du lac ? Et bien voilà qu'on remet ça, mais dans une cascade cette fois (ben quoi, faut bien briser la routine non ?). En fait, alors que nous roulons tranquillement, nous apercevons un groupe d'Indiens qui se douchent (savon y compris), sous l'eau d'une cascade qui dévale de la montagne directement sur la route. Nouveau challenge et nous voilà rapidement encore une fois en slip. Et sous l'eau évidemment. Une eau qui n'est pas plus tempérée que celle du lac. Grands moments de rire et photo de groupe avec nos compagnons du moment. A la montée du Rotang, deux camions bloquent la route qui n'est pas assez large pour permettre un croisement. L'un d'entre eux fera une marche arrière impressionnante d'habileté, entre ravin et flanc de montagne afin de permettre au bouchon qui s'était formé de se résorber. Manali est presque à portée de vue, la boucle va se boucler. 12 jours d'Aventure, mais il en reste une encore : rentrer sur Delhi avec le car... Nous allons bientôt quitter notre guide et ami Josh, Atul le mécano aussi souriant qu'efficace et ces contrées si belles. Peut-être faudra-t-il parler de l'organisation, de l'agence Vintage Rides, histoire de finir de convaincre ceux qui se sentiraient une âme de voyageur intrépide au coeur de l'Himalaya ?
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The Hippie Trail to India in the 60s and 70s
During the 60s and 70s, thousands of travelers hit the road to India. Some were backpackers or hippies, but not all. In this collective anthology featuring around twenty contributors (including GeorgesOz), you’ll also find truth-seekers, a couple who went on their honeymoon to get married in Bengal... and "crazy" folks who set off on VéloSolex bikes...

Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
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De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.

En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…

Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !

Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.

Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet

Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...

Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.

La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…

Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.

(à suivre)
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Tamil Nadu et Sud du Karnataka
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) : Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux. Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) . -Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps). A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens. Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€) -Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier). Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici. Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus... - Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat ! Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde... Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
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20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct
Bonjour à tous,

Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.

Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.

Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.

Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.

Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!

Allez c'est parti!
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Retour sur 9 jours (pleins) au Tamil Nadu
Afin de tenter de remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont aidé à préparer ce circuit, voici ma modeste contribution via un carnet de voyage. L’idée est juste de proposer quelques éléments pratiques qui m’ont été nécessaires pour le, finalement très bon, déroulement du séjour. Ce carnet risquera donc de sembler rébarbatif pour certains, désolé ....

Nous ? Un couple démarrant sa soixantaine, plutôt habitué à voyager aux USA où nous avons nos repères. Partir en Inde, avec tous les clichés qu’on connait, représentait pour moi un pas vers une forme d’inconnu !

Pourquoi ce voyage ? Nous « soldons » tous les ans les congés restant par un petit voyage en avril. Je voulais retourner à New York et puis la « News letter » d’Air France nous propose des vols A/R avec préacheminement depuis notre province à 400euros pour Chennai. Ca nous a décidé !

Le circuit ? Le voici :

C’est un circuit assez classique, me semble t’il, pour la région. Il cible les lieux touristiques les plus connus et les plus consensuels. Je ne détaillerai pas, les guides touristiques savent le faire mieux que moi, mais tous les temples que nous avons visités et qui font partie des incontournables de la région méritent le passage. Par rapport à un circuit « standard », peut-être préciser que nous avons juste tenu à aller à Rameswaram qui semble moins prisé des touristes pour le côté « voyage au bout du monde ».

Durée ? Avril, mauvaise période ? Nous sommes restés 9jours pleins sur place (début à mi-avril). Nous ça nous a suffi. C’est sûr que faire 2fois 19h de trajet (porte à porte) pourrait mériter de rester plus. Mais de Un, nous n’avions pas le choix et de Deux, on a eu l’impression d’avoir assez visiter. Eventuellement passer un à deux jours de plus, mais pour une première approche ça peut convenir.

Pour la période : pas le choix car bloqué avec les dates des vacances scolaires. On m’avait dit que c’est une mauvaise période, très chaude, humide. Ca ne nous a pas particulièrement posé de difficultés. A circonstancier, peut-être, car nous dormions et profitions de la piscine d’hôtels plutôt « haut de gamme » et d’un véhicule très bien climatisé (voir rubrique suivante). Nous avons eu juste un orage un soir, pour le reste que du temps chaud mais supportable.

La location de voiture et le mode de voyage ? J’ai vite accepté, vu les remarques sur le forum qu’il fallait faire une location « avec chauffeur ». Habitué à notre autonomie en louant une voiture et en nous déplaçant selon nos envies, cette option ne nous enchantait guère ! Cependant, à l’expérience, elle s’avère indispensable ! Il est inconcevable de conduire soi-même en Inde compte tenu de leur « interprétation » de notre code la route ! Par ailleurs, le chauffeur s’est montré très disponible et souple tout au long du séjour ce qui nous a permis de nous sentir libre durant ce circuit.

Il faut savoir (j’avoue qu’au début j’étais inquiet), que le chauffeur fait le circuit totalement avec nous. Il dort dans les environs (parfois dans une « Driver room » dans le même hôtel quand ça existe). Il est donc très disponible, sans contraintes (dans la limite du raisonnable, je présume !). Comme il a bien conscience que son pourboire qui représente une part importante de son salaire dépend entièrement de la satisfaction du client, il fait tout pour être présent et nous amener là où on le souhaite, au moment où on en a envie ! Doublement protégés :

Nous souhaitions mixer découverte du Tamil Nadu et repos. Aussi nous nous sommes orientés vers des vacances plutôt confortables. Concernant le véhicule, les agences proposent des Toyota Etios (l’équivalent d’une berline correcte chez nous) qui peut suffire. Egalement des Tata Indigo que j’ai trouvé un peu petite lorsqu’on en a croisé. Mais, même si nous n’étions que deux, nous avons cependant choisi un "grand" véhicule : une Toyota Innova qui a presque le gabarit d'un Espace Renault. Ca peut paraître un peu trop, mais c'est très confortable, notamment quand on n'arrête pas de monter, descendre, pour visiter ou prendre une photo. De plus ce véhicule dispose d'un système de climatisation très performant pour les places arrières et rien que cela justifie le choix pour un surcoût de env. 8euros par jour que nous avons trouvé acceptable. A refaire, je referai le même choix.

Pour les hôtels (je détaillerai lesquels dans le compte rendu), nous n’avons pris que des hôtels avec climatisation, piscine, petit-déjeuner et wifi compris. L’idée était aussi d’avoir des hôtels aux normes « européennes » et notamment permettant d’y manger sans risques. Tout cela conduira à un budget assez élevé, j’y reviendrai.

L’agence retenue ? J’ai contacté 3agences (Southview Tours, Das&Bas, Mokshatours) et 2indépendants conseillés sur le forum. Contacts en langue Anglaise, par mail et parfois par téléphone sur des "fixes", coûts des appels vers l'Inde compris dans mon forfait Internet. Dans tous les cas, réponses rapides et infos détaillées. Les agences m’ont spontanément proposé des hôtels sans que je ne demande rien : vous m’aviez prévenu sur le forum ! Les autres étant plus chers, ma short list a été : Southview et Das&Bas. Das&Bas était moins cher, mais nous avons retenu Southview (malgré une remise, ils ne se sont pas totalement alignés) vu leur bonne réputation et aussi car les hôtels qu’ils nous ont spontanément proposés correspondait mieux à nos attentes, donc c’était plus rassurant pour moi. A noter que l’agence ne m’a pas demandé d’arrhes ce qui m’a évité des frais de virement bancaire international (ou frais de CB). J’ai tout payé en arrivant en euros (cours officiel) et l’agence m’a rendu la monnaie en INR ce qui m’a permis de voir venir pour faire du change.

Nous avons été très satisfaits des prestations de Southview Tours : Accueil à l’aéroport de Chennai, propreté du véhicule, conformité des prestations prévues, Qualité-Gentillesse-Disponibilité du chauffeur tout au long du circuit. L’agence nous a remis un dossier (photos copies de livres et d’articles de presse) sur l’Inde, la religion, la culture, l’agriculture, etc ... Pas mal d’infos intéressantes qui nous auront été utiles durant le séjour. Seul petit couac : le pourboire du chauffeur. Tout le monde m’avait dit 300INR par jour, plus si parfait. L’agence annonçait 500INR par jour, plus si parfait. Je pensais laisser 500 car c’était très bien. Mais au détour d’une discussion on m’a fait comprendre que 500 c’était le minimum. Du coup j’ai laissé plus, mais si c’était à refaire, je négocierais avec l’agence en amont. Mais sinon, je me répète : c’était parfait et je repasserai par eux si nous revenons dans le coin.

Faire les réservations d’hôtels par soi-même ou passer par l’agence ? J’ai choisi les hôtels et je suis passé par l’agence pour les réservations. Ca m’a coûté 50euros de plus (sur l'ensemble du circuit) qu’en passant en direct, un peu moins si j’intègre le fait que je n’ai pas eu de frais de CB. La tranquillité de savoir que l’agence avait tout géré, qu’il n’y avait pas de risque d’incompréhension avec l’hôtel (Ah ! Leur accent anglais !!!) m’a convenu pour justifier le léger surcoût.

A noter, sur le fait de passer par une agence pour les réservations d’hôtels : 1) Notre hôtel à Mahabalipuram était théoriquement complet (sur leur site et quand j’ai téléphoné). Pourtant l’agence a pu réserver. J’avais peur d’une arnaque de la part de l’agence, mais non, nous avons bien eu l’hôtel prévu. Lorsque j’ai demandé pourquoi à l’hôtel, ils m’ont dit qu’à partir d’un certain taux de réservation ils affichaient complet pour les particuliers mais pas pour les agences car avec les agences ils sont surs d’être payés alors que les particuliers peuvent annuler jusqu’au dernier moment. Surprenant... 2) J’avais peur qu’en passant par une agence qui, je le suppose, a des tarifs négociés qui rapportent moins à l’hôtel, nous ayons les chambres les moins agréables. Ca aura été tout le contraire ! Nous aurons eu soit les meilleures chambres dans la catégorie réservée (vue sur la piscine, terrasse, chambre au calme), soit un sur-classement. Belle expérience !

La demande de e-visa ? Le membre Fanzi m’a gentiment envoyé le lien vers la procédure qu’il a créée : indispensable 🙂 Merci à toi ! jacquinfr.free.fr/ETV.pdf

Mon conseil perso pour la saisie de la demande du e-visa : 1) Comme pour d’autres demandes de « visa » électronique : je fais une demande à « blanc » en notant les questions. 2) Dans un fichier Word, je note toutes les réponses. 3) Au calme je vérifie plusieurs fois 4) Puis seulement après je fais la demande de visa en faisant un copier-coller des réponses. Tout c’est très bien passé ! Important : Noter (ou faire une copie d'écran) du numéro de demande ("Application ID").

Photos faites par moi-même sur un fond neutre comme demandé sans chercher à respecter les règles de nos photos d’identité. Retouche aux dimensions autorisées. J’ai un logiciel photo pro, mais tous les logiciels « de base, gratuit », proposent cette fonctionnalité.

La confirmation arrive dans les 72h. On est théoriquement informé par mail. Sauf que, comme d’autres me l’avaient prédit, je n’ai jamais reçu de mail. C’est à soi d’aller vérifier sur le site et d’imprimer le e-visa avec la mention « Granted ». D'où l'intérêt de connaître le numéro de demande, voir plus haut! Impérativement : avoir une copie papier du e-visa.

Le budget ? Pour 10jours 9nuits, hors souvenirs et achats divers, nous avons dépensés 2700euros pour deux, répartis ainsi : - Avion : 950euros (900euros billets car il n’y avait plus de billets à 400euros le temps de me décider ! + 50euros réservation sièges au retour) - Hôtels (Avec petit déjeuner inclus+ diner 2 soirs à Rameswaram) : 810euros - Véhicule et chauffeur pourboire inclus : 560euros - e-Visa : 90euros - Dépenses sur place (principalement Repas et entrée des sites) : 290euros

En général, le soir nous dinions à l’hôtel (principalement des buffets entre 10 et 15euros par personne) et le midi nous nous contentions d’un pique-nique frugal avec quelques chips, un bout de pain et une banane pris au petit déj et également quelques conserves genre « salade au thon » amenés dans nos bagages.

Cela fait une moyenne de 300euros par nuitée. Ca peut sembler beaucoup pour une destination réputée peu chère. Mais c’était le prix à payer, vu de nous, pour se sentir à l’aise et profiter de vacances. Par ailleurs nous sommes tombés sur le début des vacances scolaires et le nouvel an Tamul ainsi qu’un gros événement à Pondichéry. Les hôtels étaient bien remplis (et même complet à Mahabalipuram), ça ne doit pas les inciter à baisser les tarifs même si c’était théoriquement la basse saison touristique.

Comme conseillé, nous sommes partis avec des billets de 50euros neufs ou presque et également quelques coupures de 10 et 20euros. Pas d’utilisation de CB car nous n’en avons pas eu l’utilité. Le reste d’INR sera donné en pourboire au chauffeur + complément en euros (d’où l’intérêt d’avoir différentes coupures).

A noter que parfois des marchands ambulants vous accostent pour changer des pièces de 1 ou 2euros contre des billets de 10euros plus facilement échangeables à la banque. Nous l’avons fait 2fois, aucune arnaque. Simplement des vendeurs qui se font payer parfois en euros !

A part quelques petite bricoles en souvenirs (max une vingtaine d’euros), nous n’avons pas ramené d’achats car nous n’y connaissons rien pour différencier un bon d’un mauvais corton, de la soie et du synthétique. En plus, j’ai horreur de marchander, donc je préfère ne pas acheter, ça règle le problème !!!

Prendre un guide ou pas lors des visites ? Ce n’est pas mon truc, j’aime visiter librement, je n’ai pas envie de gâcher ma visite à me demander « Combien je vais le payer ? », « Faut-il laisser un pourboire, si oui, combien ? », etc ... De plus, leur anglais (ou parfois français) est souvent difficile à comprendre et nous n’avions pas envie de faire cet effort. Aussi nous n’en avons pas pris. Ceci dit, si c’était à refaire je m’interrogerais sur ce point. En effet, la « mythologie » de hindouisme est assez compliquée et nous n’arrivions pas à comprendre la symbolique de ce que nous visitions et c’est quand même dommage. Comme m’a dit un guide (en français) dont je refusais la proposition : « Alors, vous faites tout ce voyage, tous ces milliers de kilomètres depuis chez vous et vous-vous limitez à juste regarder des pierres sans chercher à comprendre ce que ça signifie. C’est dommage ». Il faut reconnaître qu’il n’avait pas tout à fait tord ...

Santé - Hygiène ? Par habitude avant de partir, j’ai demandé sur leurs sites des attestations de couverture médicale en anglais pour l’assistance via ma carte VisaPremier (Mutuaide Assitance) et mon assurance personnelle à la MACIF (Inter Mutuelles Assistance). Nous n’en avons pas eu besoin et c’est parfait ainsi ! www.visa.fr/...rances-et-assistance www.ima.eu/...e/assistance-ima.php

Sur place nous avons respecté les habituelles précautions et n’avons eu aucun problème genre tourista ou autre. Compte tenu de la chaleur, nous avons beaucoup bu. Partout en trouve de l’eau « minérale » pas chère (0,15euros le litre). Je précise ce qui pourrait n’être qu’un point de détail, mais je me souviens d’autres pays chauds où l’on buvait également beaucoup et où l’eau minérale était très chère et nous avions un « budget eau » loin d’être négligeable. Dans les hôtels, je demandais systématiquement si l'eau mise à notre disposition pour les repas ou utilisée pour couper les jus de fruit était minérale. A chaque fois la réponse était "Oui". Nous avons fait confiance et l'avons bue : pas de soucis.

Pour les moustiques, un répulsif type « 5sur5 Tropic » et une crème apaisante.

Etant sensible de l’estomac, j’avais emporté un anti-acide et un antispasmodique. Utiles car même si on fait attention à manger peu épicé, au bout de quelques jours j’ai eu quelques douleurs d’estomac ...

Sur de nombreux lieux on trouve des toilettes de type « Pay and use ». Tarif dérisoire (quelques roupies). Globalement propre, penser à prendre du papier toilette pas forcément disponible.

Les tenues vestimentaires pour les temples ? Pour les temples « en exercice », il est requis une tenue décente. Rien d’exceptionnel par rapport à ce que nous ferions chez nous pour visiter, par exemple une église : jambes couvertes, vêtements amples, éventuellement châle pour les femmes. Comme cela me l’a été confirmé sur le forum (encore merci !), pas de couleur imposée ou interdite pour les vêtements.

Rappelons que les chaussures sont interdites dans les temples. Beaucoup de petits commerces les gardent pour vous (5INR par paire). Dans les petits temples, pas forcément de « consigne » et on fait confiance à la chance pour les retrouver au retour ! Aussi, dans la voiture avant de partir visiter, nous échangions nos chaussures « de marque » pour des tongs premier prix beaucoup moins tentantes ! Possibilité de visiter en chaussettes. C’est parfois rassurant ! Et, surtout, avec le soleil qui tape, ça évite de se brûler les pieds sur le pavé. A noter que depuis le retour nous n’avons eu aucun problème de type verrue plantaire ou autre. Ca interpelle vu les précautions qu’on prend chez nous dans des milieux aseptisés comme les piscines ou les salles de sport !

Les photos ? En très-très grande majorité, les personnes sont heureuses qu’on les prenne en photo, voire elles le suscitent ! Très rarement il nous a été demandé d’envoyer les photos (3demandes sur plusieurs dizaines de photos prises !) : c’est fait, j’espère que ça va leur parvenir. Par contre, très souvent ils demandent à voir la photo. Il est donc utile de bien maîtriser la fonction « visualisation » de son appareil photo !

Nous n’avons jamais payé pour une photo, si on nous le demandait avant, nous ne prenions pas de photo. Si on nous le demandait après, je répondais non, jamais eu de problème.

Pour le nettoyage des objectifs, surtout dû à la présence de buée liée à la différence de température et d’humidité entre l’intérieur d’où on vient et l’extérieur, il est nécessaire de s’équiper de lingettes de nettoyage ou d’un chiffon en micro-fibre, sinon photos ratées ! Selon les temples, les photos sont autorisées gratuitement, ou autorisées moyennant le paiement d’une taxe, ou encore totalement interdites. C’est bien indiqué et le chauffeur nous a toujours été de bon conseil sur ce point. Lorsque c’était interdit ou accepté dans seulement une partie du temple, nous laissions tout dans la voiture (appareils photo, caméscope, tablettes, téléphones portables) à la bonne surveillance du chauffeur. Pas envie de se prendre la tête sur place ...

Emmené/Oublié – Utile/Inutile ? 1) Emmené – Utile : - Les prises électriques sont les mêmes que chez nous, mais avec des petites fiches. Comme conseillé, j’ai donc pris une rallonge électrique 6Ampères (pas les 16Ampères avec fiches gros diamètre chez nous) car parfois la prise électrique n’est pas à côté et une prise multiple 6ampères (coût global : 7euros !). Ca nous a parfaitement convenu pour les chargeurs. Mais si vous avez un ordinateur, il est préférable d’avoir au moins une prise qui accepte les fiches gros diamètres. - Des gâteaux secs. Des boites de salade au thon : Pratiques pour un pique-nique. Et aussi pour offrir, je parle des gâteaux (quelques demandes). - Un tube de lessive liquide. Très pratique ! On lave le soir et c’est prêt pour le lendemain matin ! Y compris pour les chaussettes utilisées pour visiter les temples ! Seul petit problème : avec l’humidité de l’air, ça a du mal à sécher et l’on remet un vêtement légèrement humide, mais ça va. - Des « sacs congélation » taille moyenne de type Zip lock, très pratique pour les pique-niques - Des « tongs » (voir explication paragraphe tenue vestimentaire) - De l’antimoustique. Nous avons croisé quelques moustiques. Nous avions pris 2flacons, dont un laissé au chauffeur. A refaire j’en aurai pris un de plus pour le chauffeur qui était très content. - Crème solaire, crème après soleil. A cette période ça tapait dur et nous nous sommes fait surprendre les 2premiers jours. A noter que 2fois je me suis arrêté demander notre chemin dans une pharmacie, j’ai eu la surprise de tomber sur des gens qui parlaient à peine anglais. Ca m’a conforté dans le choix d’être partis avec une trousse à pharmacie/bobologie assez complète car pas sûr que j’aurai pu me faire comprendre sur place.

2) Emmené – Inutile : J’avais noté que tous les hôtels où nous allions proposaient une bouilloire dans la chambre. J’ai acheté en force Nescafé, thé, lait en poudre. Totalement inutile dans notre cas car fournis à l’hôtel ! Ca a fait le bonheur du chauffeur !

3) Oublié Nous avons de temps en temps eu des demandes pour des gâteaux et aussi pour des stylos/crayons. Demandes faites gentiment et sans insistance. J’ai regretté de ne pas en avoir amené (ou pas pris assez).

J’ai oublié le GPS de mon appareil photo. Ce n’est certes pas d’une importance capitale, mais c’est quand même pratique car à force de visiter, et surtout des temples, par moment on ne sait plus trop où a été faite la photo !

Le vol ? Vols CDG – Chennai Aller et Retour effectués par Jet Airways. A l’heure à l’aller. 1/2h de retard au retour qui nous a fait raté notre correspondance dans l’indifférence totale du personnel Jet Airways à bord. Mais Air France a géré, nous mettant sur le vol suivant. Nous sommes arrivés à la maison avec 4h de retard, il y a pire comme situation de vie ! Le confort des sièges de l’A330 accuse le poids des années. Ecran individuel avec un choix suffisant de films en Français pour toute la famille. Repas un peu limite à l’aller (départ 10h du matin). Un déjeuner pas trop bon et un « wrap » avant l’arrivée franchement pas bon. Repas en dessous de la limite au retour (Départ 1h du matin) : un snack immangeable juste après le départ puis un petit déjeuner quelconque avant l’atterrissage. A l’aller comme au retour, rien entre les 2, ça fait un peu juste sur un vol de 11h ! Si vous avez le choix, prenez des sièges le plus à l’avant possible car le service est très lent. J’ai compté plus d’une heure (oui !) entre le début du service rang 14 (début de la classe éco) et la fin à l’arrière de l’avion où nous étions 🤪

Ca ne restera pas une expérience inoubliable, mais vol direct à tarif acceptable et nous sommes partis et rentrés en toute sécurité, c’est le principal !

Edit 2ans plus tard : La compagnie a déposé le bilan et n'existe plus.

Et maintenant, le circuit !
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L'Inde en juin/juillet/août?
Bonjour à tous ! J'ai le projet de partir en Inde du Nord cet été, et il m'est assez difficile de faire le tri dans les avis que je trouve tant ceux-ci diffèrent...j'espère donc pouvoir obtenir ici quelques conseils de la part d'habitués !

Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).

Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?

Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.

Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...

Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)

Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...

Bonne soirée à vous !
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Instantanés de voyage en Inde (Himachal et Ladakh)
Mercredi 6 juillet

Nous sommes arrivés à Keylong (Himachal Pradesh) sous la neige. Eric n'avait plus de fièvre ce matin, donc plus aucun malade. C'est la première fois depuis longtemps. La pluie a repris la nuit dernière et tombe dru sans discontinuer depuis. Nous sommes partis d'Udaïpur dès que possible, craignant pour l'état de la route. A juste titre. Par rapport à la veille, il y a beaucoup plus de pierres sur la route et l'eau qui dévale rend certains passages très délicats. Certaines portions sont franchies le plus vite possible par Romich qui craint des chutes de pierres. Nous rejoignons enfin la route Manali/Leh et sommes stoppés quelques km plus loin. Une vingtaine de camions sont rangés le long de la route. Il y a eu des éboulements et la route est coupée. Nous patientons une demi-heure, puis 2 jeeps tentent le coup, nous les suivons. Effectivement, les camions ne peuvent pas passer, mais nous si. Rapidement, car Romich est inquiet. 10 km plus loin, nous arrivons à Keylong.

Romich nous conduit à une GH amie. Nous prenons une suite de 2 grandes chambres avec télé et douche chaude ... si l'électricité revient. Nous sommes transis. On nous apporte un grand seau d'eau chaude et du thé. Nous nous réchauffons. Nous sommes à l'abri dans de belles chambres avec une moquette épaisse et propre. Quel luxe pour 800 RPS !

Nous sommes inquiets pour la route à venir. S'il neige ici à 3000 m, la neige doit tenir au dessus de 4000. Renseignements pris, la route est coupée vers Leh, mais aussi dans l'autre sens vers Manali. Il a tellement plu depuis 3 jours que ce n'est pas étonnant. Nous gardons espoir car la route Manali/Leh est stratégique pour l'armée.

18h30

La pluie tombe, rien d'autre à faire que d'attendre. Il est de plus en plus probable que nous ne pourrons partir demain. Excellent déjeuner au restaurant de l'hôtel, le meilleur repas depuis que nous sommes en Inde. L'hôtel s'appelle Snowland (même pas drôle). Après le repas, sieste, lecture et jeu de cartes. Vers 17h, Aurèl, Eric et moi descendons au village acheter des provisions pour les 2 jours de route à venir. Je m'offre un bonnet et des gants de laine tricotés main. C'est chaud, c'est bon. Quand je pense que c'est peut-être la canicule chez nous !

19h30

La nuit tombe, on nous apporte des bougies. L'espoir du retour de l'électricité s'évanouit. La soirée promet d'être longuette, sans lumière et sans musique. Lire à lueur d'une bougie ou d'une lampe torche n'est pas aisé. Il pleut toujours mais le moral reste bon. Nos conditions de vie sont confortables par rapport à celles dans les camps de tentes de Sarchu et Pang à plus de 4000 m.

21h

Il pleut toujours. Nous avons dîné à la chandelle près d'un brasero allumé pour réchauffer les clients. Il y a 2 autres clients que nous avons déjà vus au déjeuner. Ce sont des néerlandais dans la quarantaine qui passent 6 semaines en Inde sur leurs motos Enfield achetées d'occasion à Delhi. Ils sont passés par le Cachemire pour arriver au Ladakh et redescendent par l'Himachal. Comment ont-ils fait pour arriver de Leh dans ces conditions climatiques épouvantables ? Ils sont déjà venus une fois en Inde, en achetant des Enfield qu'ils ont ramenées ensuite jusqu'aux Pays-Bas en 6 semaines. Cette fois, ils vont les revendre à Delhi avant de repartir.

Marc, fatigué, est déjà couché. Soirée lecture pour les autres à la lumière de nos torches à friction achetées à Bangkok, grâce à Thuan. Pas besoin de pile. J'ai mis mon nouveau bonnet et coincé la torche dessous façon frontale, une couverture sur les genoux et les gants, ça vaut une photo. Pourvu que la pluie cesse ...
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trek padum lamayuru (au Zanskar)
salut

je compte faire le trek padum lamayuru, en mai ou juin.

Je souhaiterais le faire en autonome, avec rechaud et tente. est-ce possible ? Ou peut-on trouver du ravitaillement ?

Et je cherche aussi des gens pour m'accompagner.... 2 ou 3 personnes en tout, ne bonne condition physique, ca me parait pas mal.

a+

Julien
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Ladakh: Lamayuru et trek Alchi ou Chilling
Bonjour,

J'envisage de me rendre au Yurukabgyat Lamayuru Festivalquise dérooulera les 24 et 25 juin. cela m'amène deux questions :

1) est-il nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance ? Y'a-t-il suffisamment de GH/hôtels pendant un tel événement, surtout quelques jours avant la venue du Dalaï-lama dans la région ?

2) j'aimerais faire le trek Lamayuru-Alchi ou Lamayuru-Chilling. Est-ce que cela ne se fait qu'au départ de Lamayuru ? J'ai parcouru quelques posts et blogs et je ne vois personne qui l'a fait dans l'autre sens.. Est-ce que du coup je dois me rendre à Lamayuru et faire la boucle en revenant par la route ? Est-ce qu'il est plus simple ou mieux de passer directement par une agence à Leh ou on trouve à Lamayuru ? Dans le second cas, est-ce que je risque d'attendre un ou plusieurs jours qu'un départ puisse être organisé ? (ce serait un peu après le 15 juin je pense pour être revenu pour le festival le 23).

Merci pour vos réponses et vos idées éventuelles. :) Ben
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Inde Himalaya Ladakh-Zanskar août 2016 choix circuit-trek (Srinagar-Leh-Manali) (Leh-Srinagar)
Inde Himalayenne Ladakh-Zanskar choix de Circuit-Trek (Srinagar –Leh - Manali) ou (Leh-Srinagar)

Bonjour à tous, Nous partons à 5 au Ladakh en aout 2016 pour +- 3 semaines. Nous comptons faire un Trek moyen (niveau 2-3 bottines sur 5 ) Si des personnes serait intéressées de se joindre à nous, contactez moi, plus on est de fous, plus on rit . Le choix d’un circuit trek se pose à nous et c’est là que j’ai besoin de vos lumières. Nous avons pas mal lu de circuits proposés par les agences françaises pour nous donner une idée. Ainsi que sur les forums. Voici ce qui nous tente : Soit : 1 ° Srinagar - Leh - Manali Avec vol entre Srinagar – leh Srinagar - vol - Leh - Shey - Thiksey - Hemis– Leh – Lamayuru – Mulbek – Kargil – Rangdum – Karsha – Padum – Reru – Ichar – Purni – Phuktal Gompa – Thangso – Kargyak – Lakhang – Chhumik Marpo – Zanskar Sumdo - Manali

2° Leh – Srinagar Leh - Thiksey - Hemis– Vallée de l’Indus – Taru – Taru La – Umla – Nimu – Nye – Likir – Sumdo – Yangtang – Rizong – Hemis Shukpachen – Ang – Temisgam – Khalse – Lamayuru – Kargil - Srinagar J’ai un faible pour le 1 er qui se termine par Manali. Sachant qu’on passe par Purni et le monastère de Phuktal (ce qui m’a donné envie d’aller au ladakh car vu dans une émission )

Si vous connaissez la région, pouvez-vous me conseiller le plus beaux des 2 itinéraires ? Dès qu’on sait exactement ce qu’on veut, nous nous lançons dans les demandes de devis a différentes agences (françaises ou locales) Si vous connaissez une agence locale sérieuse à me conseiller je suis preneuse.

Je vous remercie d’avance

Do
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