Bonjour a tous,
J ai pas mal voyage dans le monde mais toujours avec un ou une amie avant d avoir ma fille.
L annee derniere j ai tente l experience de partir en Malaisie avec elle pour la premiere fois pour ses 3 ans.
Une amie s est finalement greffee a nous les 15 premiers jours. Puis la derniere semaine nous avons rendu visite a ma famille a Singapour.
J ai adore partager ca avec elle, meme si ce voyage n a en rien ressemble a ceux que je pouvais faire avant de l avoir. Depuis je n ai qu une idee en tete repartir.
Nous partirons 3 semaines en aout en Thaïlande. Je m y suis deja rendue il y a 10 ans et je voudrais faire certains lieux que je n avais pas fait.
Comme avant chaque depart j ai toujours un peu de stress et ce coup ci d autant plus que je pars seule avec ma fille ( la peur de la mettre en danger) avec un anglais approximatif. D ou ce post sur le blog.
J aurais besoin d informations pour savoir ce qui est possible avec une petite de 4 ans.
Voici notre parcours :
Bangkok (seulement une nuit en transit),
Chiang Mai
Chiang Dao,
Pai,
Khao Sok,
Ko Samui,
Ao Khanom,
Surat Thani pour prendre l avion et Bangkok
Concernant Khao Sok, j ai lu qu a cette periode de l annee ce n etait pas du tt la bonne periode et qu il y avait des sangsues. Les propositions de visite ac un guide sur 2 jours pour dormir sur le lac ne m ont pas ete conseillees non plus avec un enfant. Mais j avoue que cela m attire beaucoup et que j ai bien envie de le tenter.
Qu en pensez-vous?
Si vous avez des coordonnees de guide sur place je suis preneuse.
J ai lu egalement que pour Ko Samui et ses alentours il etait preferable a cette periode de ne rien reserver car souvent les prix etaient moins couteux le jour meme plutôt que de booker longtemps a l avance. De memoire cela ne nous avait pas couté tres cher le logement en n ayant rien reserve a l avance. Peut etre pourrai je le booker la veille par internet? Avec la petite je ne me sens pas de galerer avec elle et les bagages pour trouver l hotel.
Merci de me faire partager vos expériences de voyage avec enfant.

Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....
J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.
Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok
J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.
Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....
Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...
J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !
Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....
Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...
Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...
J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....
J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....
Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....
Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.
N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage.
Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.
Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l��odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l��odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Bonjour aux futurs touristes,
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
de retour du Vietnam après 3 semaines de voyage, paysages somptueux quel beau pays.
Mais arnaque à tous les coins de rue, évidemment quelques rencontres sympas mais trop peu pour rattraper le coup !
C'est bien la première fois que je rentre d'un voyage aussi décue.
Il est peu probable que j'y retourne un jour.
Patoune
Patoune
Bonjour,
nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

Bonjour à tous,
Et voici mon premier message sur ce forum que je lis depuis longtemps. J'envisage un petit séjour de deux ou trois semaines au Vietnam cet été, mes amis n'ayant pas tant l'esprit aventurier, et je ne risque pas de mettre les pieds au Club med!
Quelques questions se posent. D'une, partir seul. Je suis parti seul au Québec, mais pour un an, inscrit dans des études donc au final pas si seul que ca. Qu'en est il pour un séjour tel que celui que j'envisage? Où sortir le soir, rencontrer des gens (locaux, expats...). De plus, je ne parle absolument pas le vietnamien, enfin je sais compter jusqu'à 5. Par contre français et anglais maîtrisés.
La suite, comment partir? Agence de voyage ou bien à l'aventure? La deuxième solution me tente bien, mais je ne l'ai jamais essayée! L'agence de voyage me fait un peu peur aussi...l'idée de "circuit organisé"... Au niveau du budget, l'avion n'est pas un problème (merci maman et air france), mais pour ce qui est de l'hébergement, transport, nourriture...
Et enfin, sachant que le voyage est court (en quatre ans sur l'île de la Réunion je n'ai pas eu le temps de voir tout ce que je voulais), quelles destinations sélectionner?
Bon, j'en demande beaucoup d'un coup là, mais j'ai beaucoup de mal a trouver des informations, mes connaissances n'étant pas fan de ce genre d'expérience ce n'est pas facile! En gros, si quelqu'un a fait un voyage similaire, ou a des idées, faites moi le savoir! Ce que je recherche c'est le dépaysement, n'ayant pas la possibilité tout de suite de partir un an ou deux...
merci d'avance!
Et voici mon premier message sur ce forum que je lis depuis longtemps. J'envisage un petit séjour de deux ou trois semaines au Vietnam cet été, mes amis n'ayant pas tant l'esprit aventurier, et je ne risque pas de mettre les pieds au Club med!
Quelques questions se posent. D'une, partir seul. Je suis parti seul au Québec, mais pour un an, inscrit dans des études donc au final pas si seul que ca. Qu'en est il pour un séjour tel que celui que j'envisage? Où sortir le soir, rencontrer des gens (locaux, expats...). De plus, je ne parle absolument pas le vietnamien, enfin je sais compter jusqu'à 5. Par contre français et anglais maîtrisés.
La suite, comment partir? Agence de voyage ou bien à l'aventure? La deuxième solution me tente bien, mais je ne l'ai jamais essayée! L'agence de voyage me fait un peu peur aussi...l'idée de "circuit organisé"... Au niveau du budget, l'avion n'est pas un problème (merci maman et air france), mais pour ce qui est de l'hébergement, transport, nourriture...
Et enfin, sachant que le voyage est court (en quatre ans sur l'île de la Réunion je n'ai pas eu le temps de voir tout ce que je voulais), quelles destinations sélectionner?
Bon, j'en demande beaucoup d'un coup là, mais j'ai beaucoup de mal a trouver des informations, mes connaissances n'étant pas fan de ce genre d'expérience ce n'est pas facile! En gros, si quelqu'un a fait un voyage similaire, ou a des idées, faites moi le savoir! Ce que je recherche c'est le dépaysement, n'ayant pas la possibilité tout de suite de partir un an ou deux...
merci d'avance!
Bonjour,
Premièrement ce message n'est pas ici par vantardise ou du style mais juste pour montrer que chacun peut faire ce qu'il veut pour améliorer ce monde.
J'adore la Thailande, les thailandais et leur culture. Leur culture comprend le partage. Meme si certains locaux ne le font plus, j'en fréquente pas mal qui le font (on peut encore choisir qui on fréquente). J'en avais marre d'entendre tout et rien sur ces inondations, des compassions, de belles théories... L'heure n'est pas à la parole mais à l'action.
Je me suis donc demandé ce que je pouvais faire. J'ai la chance d'avoir un pick-up, de pouvoir me saouler tous les soirs si j'en ai l'envie (ce qui veut dire que j'ai un peu d'argent) et chaque soir un lit. Une énorme envie de partage m'a envahie lorsque je me suis "promené" hors Ayuthaya à la recherche d'une station de LPG non inondée. Le soir ces images me hantais et la bière avait vraiment un sale gout ! Le lendemain, je vais trouver un excellent ami thai et lui dit que je dois absolument faire qqch. On décide d'acheter un peu de nourriture, eau et lactasoy pour les enfants, le tout dans un petit minimarkt qui venait d'ouvrir à nouveau après 2 mois de fermeture (=2 mois sans argent). Départ vers la campagne. Il ne nous a pas fallu longtemps pour voir une famille avec un bb "campant" sur la route. On s'arrête, commence à distribuer une partie de ce qu'on avait puis 20 personnes sont autours de la voiture. "Kroh hai sabai dee krap" je vous offre le "ca va bien" (difficile à traduire). Les gens sont contents mais mon pote demande de quoi ils ont besoin. Ils ont assez de nourriture, mais aucune eau pour cuire, faire des biberons, etc. Le manque d'eau est terrible. Après 2 arrêts on a plus rien, on repart en ville faire le plein d'eau et lactasoy uniquement. On repasse au meme endroit donner plus d'eau, puis un peu plus loin, etc. Au 3ème voyage, on arrive à passer les endroits déjà "connus" et on s'enfonce un peu plus dans la campagne. Là, une véritable émeute lorsque les personnes voient que nous ne vendons pas l'eau mais la donnons. Je n'ai jamais vu des thais courrir aussi vite et d'aussi loin. A cet endroit, les séniors m'ont fortement marqué. Jamais vu des regards pareils alors que c'est si simple ce qu'on fait ! J'en pleure encore en écrivant ces lignes (d'ailleurs je dois passer pour un katoy au café ou je suis ;-)). Hier soir, j'ai essayé de recruter des donations en eau auprès des touristes, leur ai meme proposé de venir avec nous... rdv dans 1h30 ou je me trouve. On verra le résultat, je vous en ferai part. De notre coté, on part sur 1200 litres pour aujourd'hui. Peut-etre 600 de plus suivant le temps que ca nous prend. Voilà, encore une fois, je ne fais pas ca pour recevoir une médaille, juste car j'aime ce peuple qui ne mérite pas ca. Et je le relate ici pour montrer que quand on veut, on peut. Bonne journée à tous Aux modérateurs : svp, pouvez-vous laisser ce message dans ce forum (SEA). Merci ! Edit : relecture et corrections
Premièrement ce message n'est pas ici par vantardise ou du style mais juste pour montrer que chacun peut faire ce qu'il veut pour améliorer ce monde.
J'adore la Thailande, les thailandais et leur culture. Leur culture comprend le partage. Meme si certains locaux ne le font plus, j'en fréquente pas mal qui le font (on peut encore choisir qui on fréquente). J'en avais marre d'entendre tout et rien sur ces inondations, des compassions, de belles théories... L'heure n'est pas à la parole mais à l'action.
Je me suis donc demandé ce que je pouvais faire. J'ai la chance d'avoir un pick-up, de pouvoir me saouler tous les soirs si j'en ai l'envie (ce qui veut dire que j'ai un peu d'argent) et chaque soir un lit. Une énorme envie de partage m'a envahie lorsque je me suis "promené" hors Ayuthaya à la recherche d'une station de LPG non inondée. Le soir ces images me hantais et la bière avait vraiment un sale gout ! Le lendemain, je vais trouver un excellent ami thai et lui dit que je dois absolument faire qqch. On décide d'acheter un peu de nourriture, eau et lactasoy pour les enfants, le tout dans un petit minimarkt qui venait d'ouvrir à nouveau après 2 mois de fermeture (=2 mois sans argent). Départ vers la campagne. Il ne nous a pas fallu longtemps pour voir une famille avec un bb "campant" sur la route. On s'arrête, commence à distribuer une partie de ce qu'on avait puis 20 personnes sont autours de la voiture. "Kroh hai sabai dee krap" je vous offre le "ca va bien" (difficile à traduire). Les gens sont contents mais mon pote demande de quoi ils ont besoin. Ils ont assez de nourriture, mais aucune eau pour cuire, faire des biberons, etc. Le manque d'eau est terrible. Après 2 arrêts on a plus rien, on repart en ville faire le plein d'eau et lactasoy uniquement. On repasse au meme endroit donner plus d'eau, puis un peu plus loin, etc. Au 3ème voyage, on arrive à passer les endroits déjà "connus" et on s'enfonce un peu plus dans la campagne. Là, une véritable émeute lorsque les personnes voient que nous ne vendons pas l'eau mais la donnons. Je n'ai jamais vu des thais courrir aussi vite et d'aussi loin. A cet endroit, les séniors m'ont fortement marqué. Jamais vu des regards pareils alors que c'est si simple ce qu'on fait ! J'en pleure encore en écrivant ces lignes (d'ailleurs je dois passer pour un katoy au café ou je suis ;-)). Hier soir, j'ai essayé de recruter des donations en eau auprès des touristes, leur ai meme proposé de venir avec nous... rdv dans 1h30 ou je me trouve. On verra le résultat, je vous en ferai part. De notre coté, on part sur 1200 litres pour aujourd'hui. Peut-etre 600 de plus suivant le temps que ca nous prend. Voilà, encore une fois, je ne fais pas ca pour recevoir une médaille, juste car j'aime ce peuple qui ne mérite pas ca. Et je le relate ici pour montrer que quand on veut, on peut. Bonne journée à tous Aux modérateurs : svp, pouvez-vous laisser ce message dans ce forum (SEA). Merci ! Edit : relecture et corrections
Suite aux quelques propos que j'ai pu échanger avec Thuan sur un autre topic et ne voulant pas flooder indéfiniment le topic d'un autre membre, je crée ce sujet afin de poser une question sur la mentalité thailandaise !
Je me demandais simplement au vu de la fascination de la jeunesse thailandaise pour l'occident si les mentalités n'étaient pas en train de changer et si la jeunesse thai en voulant suivre un mode de vie et des preceptes occidentaux, ne perdraient pas certaines valeurs ou si au contraire la jeunesse thailandaise finalement évoluaient dans le bon sens en jumelant deux cultures différentes en y prenant le meilleur de chacune !
J'imagine que ce changement s'il y a, doit être beaucoup plus manifeste à Bangkok que dans le reste du pays !
J'ai acheter le guide du routard en thailande hier ... et c'est la premiere fois que je trouve un de leur guide vrément pas bon. Des infos incompletes, pas d'explication pour se rendre dans certain endroit et cé meme endroit ne son pas noté sur leur carte, ils font une fixation sur les bar à p... et le tourisme sexuel au point que on pourré croire que la thailande se résume a sa,
En bref il ne sont content de rien, et n'indique meme pas de petits petit coin sympa et échappant au tourisme de masse comme dans leur autre guide.
J'sui vrément dessu.
Qu'en penssé vous ?? Qu'elqu'un pourré me conseiller un guide vrément sur parce que un guide cé pas donner et j'vais pas en acheter 36 .
Merci d'avance
Qu'en penssé vous ?? Qu'elqu'un pourré me conseiller un guide vrément sur parce que un guide cé pas donner et j'vais pas en acheter 36 .
Merci d'avance
Bonjour
Je souhaite partir en Asie du Sud-Est au mois d’avril, pour 5 semaines, avec mon fils de 6 ans. C’est son premier voyage (je n’ai pas bcp d’expérience non plus), et mon objectif principal est de lui donner envie de recommencer ;-) Je suis déjà allé en Thaïlande il y a presque dix ans. Cette fois, nos envies (le nord du Laos était une priorité) et les vols qui entrent dans notre budget me font hésiter entre deux options. Sachant que son papa nous rejoint pour les 2 dernières semaines.
Option Laos par Thaïlande
Vol Paris Bangkok. Train de nuit pour Chiang Mai (j’en ai un chouette souvenir et je crois que mon fils va aimer…), quelques jours entre Chaing Mai et Chaing Rai pour récupérer et s’acclimater au dépaysement, puis entrée au Laos à Houay Xay et descente du Mékong Jusqu'à Luang Prabang.
Ce qui nous laisse 4 semaines encore dans le nord du Laos (dont les deux dernières avec le papa de mon fils) : environ 7 nuits à Luang prabang, 3 à Nong Khiaw et 3 à Muang Ngoi, puis province de Phongsaly (sur ce dernier point, je ne suis pas très sûre que les heures de bus soient très chouettes pour un minot) + 3 jours au centre de conservation des éléphants + on verra... L’avantage c’est qu’on prend le temps et qu’on séjourne plus qu’on ne passe à toute vitesse, ce qui évite de dégouter mon garçon des transports parfois laborieux, et de speeder dans un pays où visiblement tout est éloge à la lenteur. Les inconvénients : je me demande si on ne va pas s’ennuyer un peu et rester sur notre faim de découvert de l’Asie (périmètre réduit), mais aussi je suis un peu embêtée avec les risques de Palu que je fais prendre encore davantage à mon fils en nous enfonçant trop longtemps dans des zones moins touristiques (cela dit, je crois que je ne suis pas très rationnelle : ce n'est pas le touriste qui fait fuir le moustique 😕)
Option Laos + Vietnam
Vol Paris-Vientiane. 3 semaines au Nord du Laos (même lieux de séjours, Phongsaly en moins). On rejoint le papa de mon fils à Hanoï (en avion depuis Luang Prabang) pour 15 jours au Vietnam. Et là je ne sais pas où on va, je n’ai pas trop eu le temps de m’y pencher, on verra... (Sapa, hué, Baie D'Along ?)
L’avantage c’est qu’on voit aussi un peu du Vietnam, l’inconvénient c’est qu’en 15 jours au Vietnam et sans connaitre, on est forcément sur les zones les plus visitées et d’après ce que j’ai lu, l’ambiance liée au tourisme de masse au Vietnam me parait un coup de massue après 3 semaines de sérénité au Laos.
Si vous connaissez ces deux pays et si vous connaissez aussi les enfants, je suis preneuse de votre avis sur l’option qui vous parait la plus sympa et pertinente. Merci par avance !
Je souhaite partir en Asie du Sud-Est au mois d’avril, pour 5 semaines, avec mon fils de 6 ans. C’est son premier voyage (je n’ai pas bcp d’expérience non plus), et mon objectif principal est de lui donner envie de recommencer ;-) Je suis déjà allé en Thaïlande il y a presque dix ans. Cette fois, nos envies (le nord du Laos était une priorité) et les vols qui entrent dans notre budget me font hésiter entre deux options. Sachant que son papa nous rejoint pour les 2 dernières semaines.
Option Laos par Thaïlande
Vol Paris Bangkok. Train de nuit pour Chiang Mai (j’en ai un chouette souvenir et je crois que mon fils va aimer…), quelques jours entre Chaing Mai et Chaing Rai pour récupérer et s’acclimater au dépaysement, puis entrée au Laos à Houay Xay et descente du Mékong Jusqu'à Luang Prabang.
Ce qui nous laisse 4 semaines encore dans le nord du Laos (dont les deux dernières avec le papa de mon fils) : environ 7 nuits à Luang prabang, 3 à Nong Khiaw et 3 à Muang Ngoi, puis province de Phongsaly (sur ce dernier point, je ne suis pas très sûre que les heures de bus soient très chouettes pour un minot) + 3 jours au centre de conservation des éléphants + on verra... L’avantage c’est qu’on prend le temps et qu’on séjourne plus qu’on ne passe à toute vitesse, ce qui évite de dégouter mon garçon des transports parfois laborieux, et de speeder dans un pays où visiblement tout est éloge à la lenteur. Les inconvénients : je me demande si on ne va pas s’ennuyer un peu et rester sur notre faim de découvert de l’Asie (périmètre réduit), mais aussi je suis un peu embêtée avec les risques de Palu que je fais prendre encore davantage à mon fils en nous enfonçant trop longtemps dans des zones moins touristiques (cela dit, je crois que je ne suis pas très rationnelle : ce n'est pas le touriste qui fait fuir le moustique 😕)
Option Laos + Vietnam
Vol Paris-Vientiane. 3 semaines au Nord du Laos (même lieux de séjours, Phongsaly en moins). On rejoint le papa de mon fils à Hanoï (en avion depuis Luang Prabang) pour 15 jours au Vietnam. Et là je ne sais pas où on va, je n’ai pas trop eu le temps de m’y pencher, on verra... (Sapa, hué, Baie D'Along ?)
L’avantage c’est qu’on voit aussi un peu du Vietnam, l’inconvénient c’est qu’en 15 jours au Vietnam et sans connaitre, on est forcément sur les zones les plus visitées et d’après ce que j’ai lu, l’ambiance liée au tourisme de masse au Vietnam me parait un coup de massue après 3 semaines de sérénité au Laos.
Si vous connaissez ces deux pays et si vous connaissez aussi les enfants, je suis preneuse de votre avis sur l’option qui vous parait la plus sympa et pertinente. Merci par avance !
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕
Plus d'un mois que nous sommes rentrés et je m'étais promis de faire partager notre voyage sur ce site dont je me suis servie pour organiser le notre ! Donc je me lance.
1er carnet avec des photos prises d'un téléphone portable âgé de 5 ans avec une bonne centaine de chute à son actif... un peu d'indulgence, merci :-)
Présentation : nous sommes une famille de 4 dont 2 adolescentes de 14 ans. Nous voyageons depuis longtemps et, avec nos filles, nous sommes allés, en mode "sac à dos" : au Sri Lanka, en Malaisie, et 2 fois en Thaïlande.
En lisant les carnets, j'ai cru que c'était vraiment compliqué de partir au pays du dragon sans avoir booké au moins un chauffeur. Sauf que....
-1- Difficile de s'imaginer voyager avec quelqu'un, qui pourra -certe- nous apporter beaucoup d'info et nous faire découvrir des choses extra ordinaires mais... avec une tierce personne (aussi discrète soit-elle). De plus le 1er carnet que j'ai lu était celui de Lol64 qui m'a fait réaliser qu'on pouvait avoir une mauvaise expérience d'un guide... un paramètre non négligeable !
-2- On aime faire 'en fonction de' ; nos envie, notre forme, du moment, de la météo, de nos rencontres, de notre feeling sur place... donc même si je prépare à l'avance notre trajet, rien n'est fixe en terme de temps passé et de lieux
-3- Le porte monnaie -grand chef du voyage- ne pouvait se le permettre !
C'est réglé, on fera sans et on remet ce type de voyage à une autre fois. Donc sans agence, sans chauffeur, sans guide... On élimine le nord est... les conseils, le vécu....
Billets pris 6 mois à l'avance pour un voyage un peu long : Paris - Zurich - Hong Kong - Hanoi.... Compagnie : Swiss Air. Plutôt pas mal (monsieur avait des à priori)... Au départ de Paris on nous annonce 50 mn de retard, sachant que l'escale à Zurich est de 45mn... ca va coincer. Mais finalement on repartira au bout de 20 mn. A Zurich, on ne tarde pas et nous embarquons pour le vol de HK. Mais, à attendre tous les passagers, on prend de nouveau du retard et on doute de réussir à avoir le 3ème vol... Sauf que -bravo l'organisation chinoise- on nous attend (avec une 30 taine d'autres passagers), on nous fait passer en groupe dans les couloirs réservés à l'équipage, douane, contrôle... et on embarquera tous sur ce dernier vol qui lui, partira à l'heure.
Arrivée sur HK
Nous sommes quand même arrivés à Hanoï la tête à l'envers avec les yeux qui piquent...
Les bagages ont suivi !!! On les récupère, on change un peu d'argent (à un taux équivalent des bijoutiers d'Hanoï !?! ), on prend une carte téléphone (216 000 VDN pour 60 Go et 50 mn de communication) et on rejoint le taxi commandé à l’hôtel (15€) qui nous attendait. A cette heure (20h) et après un tel voyage, pas envie de prendre le bus. Si nos demoiselles sont en vacances depuis plus d'un mois, nous, nous HS d'une année compliquée et fatigante. Nous logeons au Golden Moon, très proche du lac, réservé sur le net avant de partir. Une douche, et on ressort dîner même si 'appétit n'est pas là. On passe voir le pont illuminé en rouge. Très joli (le pont, pas la photo 🤪)
Puis on s'arrête dîner au hasard. On ne prend pas de risque : les fried noodle font très bien l'affaire.
Premières sensations : pas autant de circulation que j'imaginais. Surement dû à l'horaire tardive (22h) !?... on verra le lendemain. Nous supportons également assez bien (pour le moment ......) la chaleur et la moiteur.. surement grâce au climat qui régnait sur Paname les 2 dernières semaines ! Fatigués, on aura aucun mal à s'endormir.
1er carnet avec des photos prises d'un téléphone portable âgé de 5 ans avec une bonne centaine de chute à son actif... un peu d'indulgence, merci :-)
Présentation : nous sommes une famille de 4 dont 2 adolescentes de 14 ans. Nous voyageons depuis longtemps et, avec nos filles, nous sommes allés, en mode "sac à dos" : au Sri Lanka, en Malaisie, et 2 fois en Thaïlande.
En lisant les carnets, j'ai cru que c'était vraiment compliqué de partir au pays du dragon sans avoir booké au moins un chauffeur. Sauf que....
-1- Difficile de s'imaginer voyager avec quelqu'un, qui pourra -certe- nous apporter beaucoup d'info et nous faire découvrir des choses extra ordinaires mais... avec une tierce personne (aussi discrète soit-elle). De plus le 1er carnet que j'ai lu était celui de Lol64 qui m'a fait réaliser qu'on pouvait avoir une mauvaise expérience d'un guide... un paramètre non négligeable !
-2- On aime faire 'en fonction de' ; nos envie, notre forme, du moment, de la météo, de nos rencontres, de notre feeling sur place... donc même si je prépare à l'avance notre trajet, rien n'est fixe en terme de temps passé et de lieux
-3- Le porte monnaie -grand chef du voyage- ne pouvait se le permettre !
C'est réglé, on fera sans et on remet ce type de voyage à une autre fois. Donc sans agence, sans chauffeur, sans guide... On élimine le nord est... les conseils, le vécu....
Billets pris 6 mois à l'avance pour un voyage un peu long : Paris - Zurich - Hong Kong - Hanoi.... Compagnie : Swiss Air. Plutôt pas mal (monsieur avait des à priori)... Au départ de Paris on nous annonce 50 mn de retard, sachant que l'escale à Zurich est de 45mn... ca va coincer. Mais finalement on repartira au bout de 20 mn. A Zurich, on ne tarde pas et nous embarquons pour le vol de HK. Mais, à attendre tous les passagers, on prend de nouveau du retard et on doute de réussir à avoir le 3ème vol... Sauf que -bravo l'organisation chinoise- on nous attend (avec une 30 taine d'autres passagers), on nous fait passer en groupe dans les couloirs réservés à l'équipage, douane, contrôle... et on embarquera tous sur ce dernier vol qui lui, partira à l'heure.
Arrivée sur HKNous sommes quand même arrivés à Hanoï la tête à l'envers avec les yeux qui piquent...
Les bagages ont suivi !!! On les récupère, on change un peu d'argent (à un taux équivalent des bijoutiers d'Hanoï !?! ), on prend une carte téléphone (216 000 VDN pour 60 Go et 50 mn de communication) et on rejoint le taxi commandé à l’hôtel (15€) qui nous attendait. A cette heure (20h) et après un tel voyage, pas envie de prendre le bus. Si nos demoiselles sont en vacances depuis plus d'un mois, nous, nous HS d'une année compliquée et fatigante. Nous logeons au Golden Moon, très proche du lac, réservé sur le net avant de partir. Une douche, et on ressort dîner même si 'appétit n'est pas là. On passe voir le pont illuminé en rouge. Très joli (le pont, pas la photo 🤪)
Puis on s'arrête dîner au hasard. On ne prend pas de risque : les fried noodle font très bien l'affaire.Premières sensations : pas autant de circulation que j'imaginais. Surement dû à l'horaire tardive (22h) !?... on verra le lendemain. Nous supportons également assez bien (pour le moment ......) la chaleur et la moiteur.. surement grâce au climat qui régnait sur Paname les 2 dernières semaines ! Fatigués, on aura aucun mal à s'endormir.
Bonjour à tous
Et voila, mon voyage 1er voyage en Thaïlande est fini, je suis de retour depuis samedi matin (19/11/11) et ne pense qu'à une seule chose repartir pour ce fabuleux pays où j'ai vécu des expériences extraordinaires et pleine d'amitié.
J'ai fait ce premier voyage toute seule, et je pense que c'est la meilleure idée que je n’ai jamais eu.
En partant seule (même en étant une femme) j'ai rencontré des personnes merveilleuses et ... enfin tout ça pour dire que de voyager seule en Thaïlande est vraiment facile. On peut faire des rencontres à tous les coins de rues, et passer des moments magnifiques.
Ensuite, lorsqu'on voyage seul, on est complètement livré à sois même et ça peut permettre de faire un vrai point sur sa vie et sur ses désirs.
Dans mon cas, ce voyage en solo, a remis toute ma vie en question, et m'a donné l'envie de continuer comme ça à voyager. Après toutes les rencontres faites durant ce voyage, j'ai appris beaucoup de choses et sur moi énormément.
Mon nouveau projet est le suivant :
Je fini mon contrat au 31/12/11, je vais donc lâcher mon appartement au 31/12/11 et vendre tout ce que j'ai (voiture meubles, fringues ...).
Je fais une demande WHV (Working Holiday Visa) pour l'Australie début décembre 2011.
Une fois cette demande acceptée, je prends mon billet pour la Thaïlande (je voudrais prendre un billet open, mais je ne sais pas exactement comment faire - encore quelques recherches à faire).
J'ai 12 mois pour entrer sur le territoire australien une fois le visa accepté, j'ai donc 12 mois pour voyager en Asie avant de devoir aller en Australie.
Je ne sais pas exactement combien de temps je vais passer en Asie avant d'aller en Australie, tout dépendra de mes moyens financiers.
Voila, si vous souhaitez discuter avec moi, me donner des conseils, en demander et pourquoi pas faire un petit bout de voyage avec moi n'hésitez pas à me contacter.
Et voila, mon voyage 1er voyage en Thaïlande est fini, je suis de retour depuis samedi matin (19/11/11) et ne pense qu'à une seule chose repartir pour ce fabuleux pays où j'ai vécu des expériences extraordinaires et pleine d'amitié.
J'ai fait ce premier voyage toute seule, et je pense que c'est la meilleure idée que je n’ai jamais eu.
En partant seule (même en étant une femme) j'ai rencontré des personnes merveilleuses et ... enfin tout ça pour dire que de voyager seule en Thaïlande est vraiment facile. On peut faire des rencontres à tous les coins de rues, et passer des moments magnifiques.
Ensuite, lorsqu'on voyage seul, on est complètement livré à sois même et ça peut permettre de faire un vrai point sur sa vie et sur ses désirs.
Dans mon cas, ce voyage en solo, a remis toute ma vie en question, et m'a donné l'envie de continuer comme ça à voyager. Après toutes les rencontres faites durant ce voyage, j'ai appris beaucoup de choses et sur moi énormément.
Mon nouveau projet est le suivant :
Je fini mon contrat au 31/12/11, je vais donc lâcher mon appartement au 31/12/11 et vendre tout ce que j'ai (voiture meubles, fringues ...).
Je fais une demande WHV (Working Holiday Visa) pour l'Australie début décembre 2011.
Une fois cette demande acceptée, je prends mon billet pour la Thaïlande (je voudrais prendre un billet open, mais je ne sais pas exactement comment faire - encore quelques recherches à faire).
J'ai 12 mois pour entrer sur le territoire australien une fois le visa accepté, j'ai donc 12 mois pour voyager en Asie avant de devoir aller en Australie.
Je ne sais pas exactement combien de temps je vais passer en Asie avant d'aller en Australie, tout dépendra de mes moyens financiers.
Voila, si vous souhaitez discuter avec moi, me donner des conseils, en demander et pourquoi pas faire un petit bout de voyage avec moi n'hésitez pas à me contacter.
Voyage de 15 jours du 24 décembre 2017 au 7 janvier 2018
Je ne fais pas en général de compte rendu pour des destinations qui sont déjà bien ouvertes au tourisme. Cette partie du Vietnam n’est pas beaucoup exploité comme but de voyage. C’est le plus souvent un point de passage entre le Cambodge et HCM. Les voyageurs s’arrêtent en général à Can Tho et Chau doc. Je suis restée 7 nuits dans le Delta du Mékong, 5 nuits à Phu Quoc et une nuit à HCM.
Bilan très mitigé. D’où ce petit compte rendu. (Sans photo car je ne sais toujours pas les intégrer dans mes carnet sur VF, même si j’ai de magnifiques photos à vous monter !)
Taux de change : 1 euros = 26000 dongs
5 étapes dans le delta. 1 inintéressante, 1 que je n'ai pas aimé mais certains peuvent y trouver un intérêt et 3 que j'ai apprécié.
Bus : Dans le delta, sauf pour un trajet que je spécifie ci-dessous, j'ai toujours utilisé la compagnie FUTA. Excellente compagnie car des horaires fixes, bus confortables, pas chers et surtout, une navette vient vous chercher à votre hôtel (faites réserver par votre hôtel votre place, pas de surcoût) et à la gare d’arrivée, vous donnez le nom de l’hôtel ou de la rue où vous voulez aller et les navettes sont gratuites.
LE Routard : il est plus que dépassé pour cette partie du Vietnam. C’est même une honte tellement les informations sont obsolètes. De toute façon, l’esprit routard, de te donner des infos qui ne soient pas généralistes mais des tuyaux de découverte, c’est inexistant pour cette destination.
CAN THO Bateau (petite barque à moteur) pour le marché de Cai Rang. Pour 3 h, marché plus arroyos, 300 000. Nous sommes allés le matin, à 6 h, juste au début de l’esplanade, près du marché. Une dame nous a interpellé et nous a trouvé une barque. (Bien moins cher que si l’on convient la veille cette balade). Le marché des grossistes (le marché flottant de Can Tho), Bon… pas terrible. Par contre, le retour par 2 arroyos principaux nous a plut. Quand on est dans la ville, à droite de l’esplanade lorsque l’on regarde le fleuve, il y a un grand marché très animé. A faire. En vélo, retour au marché de Cai rang pour longer les arroyos. En effet, les bords des arroyos sont tous habités et des chemins logeant les arroyos permettent aux habitants de se rendre chez eux. C’est très agréable de prendre ces chemins à vélo pour voir la vie locale.
Pour manger dans la ville le soir, il y a des restaurants sur l’esplanade, mais c’est plus le coin des touristes. Il vaut mieux prendre la rue qui mène au lac et manger autour du lac. En arrivant sur le lac par cette rue, allez vers la droite et rentrer dans les rues au bout. Petit quartier bien calme a exploitez le soir ou la journée.
Pour aller au marché de Phong Dien, location d'une moto une demi- journée. Route toute droite qui longe le fleuve, aucune difficulté. Arrivée à Phong Dien, on voit le marché sur la gauche. Passer le pont, continuer 400 mètres et prendre ensuite un petit chemin sur la gauche. Au bout, au bord du fleuve, il y a un petit café avec une terrace en hauteur. Le marché est juste en dessous. C’est tout simplement excellent pour observer le marché et prendre des photos. En partant à 6 h de Can tho, nous avons mis ½ heure et sommes arrivés les premiers. ½ après, les premiers touristes sont arrivés en petite barque.
KIM LAN HOTEL Hôtel très bien placé, rapport qualité prix imbattable, chambre 1er prix, avec fenêtre, très agréable. chambre sans le PD mais pour finir offert à l'arrivée. Il ne se prend pas à l’hôtel mais dans un café sur la promenade dans un très beau cadre. Et le PD est excellent. Possibilité de location de moto pour 200 000 la journée. Le personnel à l’accueil parle anglais. 14 euros par booking sans PD et sans annulation possible.
ville agréable.
CAMAU Pas prévu d’y aller. Mais en regardant le routard, il était noté que c’était une ville hors du temps et des sentiers battus, avec un marché flottant classé 2 étoiles et un marché de ville très coloré et animé. Cela peut donner envie ! Et bien, le routard est bien dépassé : c’est une grande ville bruyante, peu d’intérêt pour un touriste (en tout cas pour moi), y compris pour le marché si bien côté dans le routard !
ÏLE DU TIGRE (CU LAO ONG HO), à côté de LONG XUYEN L’île est très agréable, pleines de canaux. Une douceur de vivre, un marché et tout ce qu’il faut pour que les habitants puissent y vivre au calme. On sillonne l’île à vélo mais il commence à y avoir pas mal de moto. Quid dans quelques temps. Il y a 5 homestays sur l’île. C’est bien car cela permet de découvrir un habitat et un mode de vie. Mais personne ne parle anglais dans ces logements. Logement au Homestay Ba Đính 10 euros sans PD. Comment personne dans le homestay ne parle anglais, le numéro de téléphone donné avec les coordonnées de l'établissement sur booking est celui d'une jeune fille qui parle parfaitement anglais. Elle est venue à la maison pour discuter mais habite sur Long xuyen. Elle se débrouille pour répondre aux questions et aider pour visiter le marché flottant et coordonner les transports pour le ferry. Réservation par booking (sinon impossible à trouver si l’on ne parle pas vietnamien) et pas de transport à l’arrivée du ferry. Il faut donc joindre cette jeune fille au téléphone avant l’arrivée. Ce logement permet de découvrir une maison vietnamienne traditionnelle et observer leur rythme de vie et activités (j’ai passé une partie de la nuit à les observer à amener les graines de soja à maturité pour les vendre au marché le lendemain matin !) Le matin, j’avais réservé un bateau juste sur le petit canal devant le guesthouse à 5 h 45. Objectif : rejoindre le marché flottant. L’activité est réellement entre 6 et 7 h. Destination sans touriste par rapport à Can tho et Phong Dien. Il y a pleins de bateaux car les personnes logent dessus mais l’activité commerciale est moyennement active. J’ai largement préféré ce marché à Cai Rang car aucun touriste. Mais quand même, un coup cœur pour le marché flottant de Phong Dien avec ses barques traditionnelles et cette vue pour observer ce marché sur la terrasse du petit café.
CHAU DOC Je n’ai pas aimé. 1 h 30 de bus à partir de Long Xuyen avec la compagnie Futa. Le village flottant, je n’y ai pas trouvé de charme. A voir de « Con Tien Bridge ». Sinon, en barque, rien de très jolie. Quand aux villages chams. Oui des mosquées (on voit bien plus beau partout dans le monde. L’habitat est le même que dans le reste du sud du Vietnam, les tenues idem (a part quelques toques pour les hommes). On n’a vraiment pas l’impression d’être dans un autre monde. Quelques maisons sur pilotis…. Il reste le marché, coloré, grand, animé (que le matin) Cela sera une étape sans intérêt. Ne faites pas le détour. Le routard me semble déconnecté dans ses commentaires. Aux alentours, Sam mountain, bof bof. Certes, en haut, une vue sur la nature aux alentours. Mais rien d’exceptionnel. En haut, rien, un aménagement nul. Je suis montée en moto pour 20000 dongs et descendu à pied. certes, il y a des temples dans la descente, mais l’intérêt ? il faudra m’expliquer les 3 étoiles du routard………. Pour y aller (en vélo) c’est une 6 voie plus la voie pour les vélos et motos. Ou est la balade à travers la nature comme j’avais lu sur le forum ! Bref, je n’ai pas vu l’intérêt. En période de pèlerinage, cela doit certainement être intéressant ? MURRAY GUESTHOUSE Chambre de luxe, 30, 73 euros avec PD (correct). Les autres chambres sont moins chers mais sans fenêtre. Prêt gratuit de bicyclette. Cher par rapport à l’ensemble du pays et ce que nous avons eu dans la même catégorie dans la ville pour moins cher. (Pour la notre, j’ai trouvé les murs un peu défraichi). Le plus, un balcon avec tables et chaises, une terrace à l’’étage, un accueil en anglais.
HA TIEN Chau doc / ha tien : 3 h de bus, seulement 2 bus par jour le matin. Bus local 60000 /pers. se faire conduire à la gare en taxi ou moto taxi car hors de la ville. J’ai bien aimé car enfin une ville sans une multitude de motos. Arrivé un midi, l’impression d’une ville sans vie. Vers 16 H 30, l’animation est arrivée, les abords du marché se sont animés. Sur l’esplanade, des tables et chaises ont été installé partout et c’était très animé (c’était un samedi soir) Plage de MUI NAI a 4 km à l’ouest de la ville. Rien d’exceptionnel…., c’est-à-dire pas belle. Mais on y observe les habitudes des familles à la plage. Entrée 10000/pers + 2000 dongs pour la moto. Il y a 2 entrées. Trajet par la route à travers la campagne et retour vers Ha tien en longeant la mer. Ce qui est très agréable dans cette ville, sur cette côte, c’est l’activité de la pêche. D’abord en revenant de Mui Nai par la mer, une belle surprise en découvrant des petits bateaux colorés de pécheurs. Superbes photos, bon accueil. Ensuite, en remontant la ville vers le nord, en longeant le fleuve, on arrive à un endroit où sont amarrés de plus gros bateaux de pêche avec des pêcheries. De magnifiques photos en fin d’après midi et une grosse activité le matin. SI l’on traverse le pont pour aller de l’autre côté de la rivière (d’où parte les bateaux pour Phu Quoc, prendre la route qui longe le fleuve et chercher des tout petits chemins entre 2 maisons pour aller découvrir les bateaux sur la berge. Des petits bateaux, encore différents et découverte de la vie locale. Moto pour HON CHONG : 1 h de moto, 35 km. La plage de Duong est toute petite (peu de sable), juste au bord de la plage, tout est envahi par des marchands de nourriture. Certains viennent y pique-niquer : il loue une bâche, une sono… Le lieu est populaire. Bien pour observer leur façon d’appréhender la plage !!! Avant, il y a la plage de Hon chong. Beaucoup plus grande mais pour les bains de soleil, ce n’est pas top. L’intérêt est de passer par une ville, par des villages où il y a de nombreux ports de pêche. C’est animé avec le retour de la pêche mais il faut que ce soit le matin. Ne pas hésitez à sortir de la route principale. Thach Dong : temple dans la montagne a 5 km de la ville. Bof, personnellement, je n’y ai pas trouvé d’intérêt. HÖTEL HAI PHUONG 0984191344 0773852240 Nouvel hôtel. Grande chambre, agréable et lumineuse avec balcon. Une personne parle l’anglais à l’accueil. S’occupe de trouver une moto pour 200000 dongs la journée. Hôtel très bien situé, après le marché et près de la rivière. Très bon rapport qualité prix 300000 dongs.
PHU QUOC Bateau « spead boat » avec la compagnie Superdong (230 000/par personne, minibus (50 000) de Ha Tien. 40000 de taxi pour aller au port du centre ville. Location moto : 200000 par jour Vraiment, c’est une île que je ne peux pas conseiller. Il y a une politique de construction d’hôtels qui frôle la folie. Les accès aux plages sont souvent inaccessibles à cause de tous les resorts qui privatisent les plages. PLAGE : grosse déception, vraiment rien de paradisiaque Sur la côte nord, les plages ne sont pas belles. Sur la côte ouest, il y la plage de Ong long beach qui est grande et pas encore envahi sur toute sa longueur de resorts, mais jusque quand ? D’autres, lorsque l’on peut y accéder, sont envahies de chaises longues. Pas d’un bleu magique. Au sud ouest, il y une grande plage un peu plus large mais une zone énorme de logements est en construction….. Il reste des petites plages qui sont bordées de maisons de pêcheurs mais elles ne sont pas belles et surtout, très très sales. Sur la côte est, il y a Sao Beach, très belle couleur d’eau, sable blanc, à l’extrémité des rochers qui lui donnent un cachet, des marchandes de fruits…. Mais déjà 2 hôtels et donc chaises longues mais rien de privatisé. La capitale est une grande ville. Certes, il reste 2 villages qui sont un peu plus tranquille : Ham Ninh à l’est et Rach Vem au nord mais bon ! Un aéroport, avec des lignes internationales, a été ouvert. Russes et ??? arrivent en masse. Une copie de Disneyland a été construite, un hôpital international, des routes qui ressemblent à des autoroutes, des 4 voies qui sont pour le moment pratiquement vides. Tout est prêt pour le tourisme de masse. Je pense que ce n’est vraiment plus une destination de « routard ». LOGEMENT Tout est fait la aussi pour le tourisme de masse. Je n’ai trouvé qu’un seul hôtel de routard au bord de la plage sur la côte ouest, chez Freddy, vu sur la plage jusque à la sortie nord de la capitale, 3 fois des bungalows récents donnant sur la plage et qui étaient des petites structures des 3 chambres. Sinon, hôtels qui ne correspondent en rien à un tourisme cool ou de jeunes comme l’on voit en Thailande, en bordure de plage.
BILAN
Ne surtout pas se fier au routard, il est dépassé !
Ce carnet a simplement pour but de donner quelques infos pour ceux qui passeront dans le coin. Pas du tout comme d'habitude de mettre en valeur des destinations plus "secrètes". cela n'a pas été magique. Néanmoins, j'ai pu y observer un mode de vie qui reste riche pour un voyageur. Et tout voyage reste est une école de vie même s'il ne correspond pas à toutes les attentes.
laurence
Bilan très mitigé. D’où ce petit compte rendu. (Sans photo car je ne sais toujours pas les intégrer dans mes carnet sur VF, même si j’ai de magnifiques photos à vous monter !)
Taux de change : 1 euros = 26000 dongs
5 étapes dans le delta. 1 inintéressante, 1 que je n'ai pas aimé mais certains peuvent y trouver un intérêt et 3 que j'ai apprécié.
Bus : Dans le delta, sauf pour un trajet que je spécifie ci-dessous, j'ai toujours utilisé la compagnie FUTA. Excellente compagnie car des horaires fixes, bus confortables, pas chers et surtout, une navette vient vous chercher à votre hôtel (faites réserver par votre hôtel votre place, pas de surcoût) et à la gare d’arrivée, vous donnez le nom de l’hôtel ou de la rue où vous voulez aller et les navettes sont gratuites.
LE Routard : il est plus que dépassé pour cette partie du Vietnam. C’est même une honte tellement les informations sont obsolètes. De toute façon, l’esprit routard, de te donner des infos qui ne soient pas généralistes mais des tuyaux de découverte, c’est inexistant pour cette destination.
CAN THO Bateau (petite barque à moteur) pour le marché de Cai Rang. Pour 3 h, marché plus arroyos, 300 000. Nous sommes allés le matin, à 6 h, juste au début de l’esplanade, près du marché. Une dame nous a interpellé et nous a trouvé une barque. (Bien moins cher que si l’on convient la veille cette balade). Le marché des grossistes (le marché flottant de Can Tho), Bon… pas terrible. Par contre, le retour par 2 arroyos principaux nous a plut. Quand on est dans la ville, à droite de l’esplanade lorsque l’on regarde le fleuve, il y a un grand marché très animé. A faire. En vélo, retour au marché de Cai rang pour longer les arroyos. En effet, les bords des arroyos sont tous habités et des chemins logeant les arroyos permettent aux habitants de se rendre chez eux. C’est très agréable de prendre ces chemins à vélo pour voir la vie locale.
Pour manger dans la ville le soir, il y a des restaurants sur l’esplanade, mais c’est plus le coin des touristes. Il vaut mieux prendre la rue qui mène au lac et manger autour du lac. En arrivant sur le lac par cette rue, allez vers la droite et rentrer dans les rues au bout. Petit quartier bien calme a exploitez le soir ou la journée.
Pour aller au marché de Phong Dien, location d'une moto une demi- journée. Route toute droite qui longe le fleuve, aucune difficulté. Arrivée à Phong Dien, on voit le marché sur la gauche. Passer le pont, continuer 400 mètres et prendre ensuite un petit chemin sur la gauche. Au bout, au bord du fleuve, il y a un petit café avec une terrace en hauteur. Le marché est juste en dessous. C’est tout simplement excellent pour observer le marché et prendre des photos. En partant à 6 h de Can tho, nous avons mis ½ heure et sommes arrivés les premiers. ½ après, les premiers touristes sont arrivés en petite barque.
KIM LAN HOTEL Hôtel très bien placé, rapport qualité prix imbattable, chambre 1er prix, avec fenêtre, très agréable. chambre sans le PD mais pour finir offert à l'arrivée. Il ne se prend pas à l’hôtel mais dans un café sur la promenade dans un très beau cadre. Et le PD est excellent. Possibilité de location de moto pour 200 000 la journée. Le personnel à l’accueil parle anglais. 14 euros par booking sans PD et sans annulation possible.
ville agréable.
CAMAU Pas prévu d’y aller. Mais en regardant le routard, il était noté que c’était une ville hors du temps et des sentiers battus, avec un marché flottant classé 2 étoiles et un marché de ville très coloré et animé. Cela peut donner envie ! Et bien, le routard est bien dépassé : c’est une grande ville bruyante, peu d’intérêt pour un touriste (en tout cas pour moi), y compris pour le marché si bien côté dans le routard !
ÏLE DU TIGRE (CU LAO ONG HO), à côté de LONG XUYEN L’île est très agréable, pleines de canaux. Une douceur de vivre, un marché et tout ce qu’il faut pour que les habitants puissent y vivre au calme. On sillonne l’île à vélo mais il commence à y avoir pas mal de moto. Quid dans quelques temps. Il y a 5 homestays sur l’île. C’est bien car cela permet de découvrir un habitat et un mode de vie. Mais personne ne parle anglais dans ces logements. Logement au Homestay Ba Đính 10 euros sans PD. Comment personne dans le homestay ne parle anglais, le numéro de téléphone donné avec les coordonnées de l'établissement sur booking est celui d'une jeune fille qui parle parfaitement anglais. Elle est venue à la maison pour discuter mais habite sur Long xuyen. Elle se débrouille pour répondre aux questions et aider pour visiter le marché flottant et coordonner les transports pour le ferry. Réservation par booking (sinon impossible à trouver si l’on ne parle pas vietnamien) et pas de transport à l’arrivée du ferry. Il faut donc joindre cette jeune fille au téléphone avant l’arrivée. Ce logement permet de découvrir une maison vietnamienne traditionnelle et observer leur rythme de vie et activités (j’ai passé une partie de la nuit à les observer à amener les graines de soja à maturité pour les vendre au marché le lendemain matin !) Le matin, j’avais réservé un bateau juste sur le petit canal devant le guesthouse à 5 h 45. Objectif : rejoindre le marché flottant. L’activité est réellement entre 6 et 7 h. Destination sans touriste par rapport à Can tho et Phong Dien. Il y a pleins de bateaux car les personnes logent dessus mais l’activité commerciale est moyennement active. J’ai largement préféré ce marché à Cai Rang car aucun touriste. Mais quand même, un coup cœur pour le marché flottant de Phong Dien avec ses barques traditionnelles et cette vue pour observer ce marché sur la terrasse du petit café.
CHAU DOC Je n’ai pas aimé. 1 h 30 de bus à partir de Long Xuyen avec la compagnie Futa. Le village flottant, je n’y ai pas trouvé de charme. A voir de « Con Tien Bridge ». Sinon, en barque, rien de très jolie. Quand aux villages chams. Oui des mosquées (on voit bien plus beau partout dans le monde. L’habitat est le même que dans le reste du sud du Vietnam, les tenues idem (a part quelques toques pour les hommes). On n’a vraiment pas l’impression d’être dans un autre monde. Quelques maisons sur pilotis…. Il reste le marché, coloré, grand, animé (que le matin) Cela sera une étape sans intérêt. Ne faites pas le détour. Le routard me semble déconnecté dans ses commentaires. Aux alentours, Sam mountain, bof bof. Certes, en haut, une vue sur la nature aux alentours. Mais rien d’exceptionnel. En haut, rien, un aménagement nul. Je suis montée en moto pour 20000 dongs et descendu à pied. certes, il y a des temples dans la descente, mais l’intérêt ? il faudra m’expliquer les 3 étoiles du routard………. Pour y aller (en vélo) c’est une 6 voie plus la voie pour les vélos et motos. Ou est la balade à travers la nature comme j’avais lu sur le forum ! Bref, je n’ai pas vu l’intérêt. En période de pèlerinage, cela doit certainement être intéressant ? MURRAY GUESTHOUSE Chambre de luxe, 30, 73 euros avec PD (correct). Les autres chambres sont moins chers mais sans fenêtre. Prêt gratuit de bicyclette. Cher par rapport à l’ensemble du pays et ce que nous avons eu dans la même catégorie dans la ville pour moins cher. (Pour la notre, j’ai trouvé les murs un peu défraichi). Le plus, un balcon avec tables et chaises, une terrace à l’’étage, un accueil en anglais.
HA TIEN Chau doc / ha tien : 3 h de bus, seulement 2 bus par jour le matin. Bus local 60000 /pers. se faire conduire à la gare en taxi ou moto taxi car hors de la ville. J’ai bien aimé car enfin une ville sans une multitude de motos. Arrivé un midi, l’impression d’une ville sans vie. Vers 16 H 30, l’animation est arrivée, les abords du marché se sont animés. Sur l’esplanade, des tables et chaises ont été installé partout et c’était très animé (c’était un samedi soir) Plage de MUI NAI a 4 km à l’ouest de la ville. Rien d’exceptionnel…., c’est-à-dire pas belle. Mais on y observe les habitudes des familles à la plage. Entrée 10000/pers + 2000 dongs pour la moto. Il y a 2 entrées. Trajet par la route à travers la campagne et retour vers Ha tien en longeant la mer. Ce qui est très agréable dans cette ville, sur cette côte, c’est l’activité de la pêche. D’abord en revenant de Mui Nai par la mer, une belle surprise en découvrant des petits bateaux colorés de pécheurs. Superbes photos, bon accueil. Ensuite, en remontant la ville vers le nord, en longeant le fleuve, on arrive à un endroit où sont amarrés de plus gros bateaux de pêche avec des pêcheries. De magnifiques photos en fin d’après midi et une grosse activité le matin. SI l’on traverse le pont pour aller de l’autre côté de la rivière (d’où parte les bateaux pour Phu Quoc, prendre la route qui longe le fleuve et chercher des tout petits chemins entre 2 maisons pour aller découvrir les bateaux sur la berge. Des petits bateaux, encore différents et découverte de la vie locale. Moto pour HON CHONG : 1 h de moto, 35 km. La plage de Duong est toute petite (peu de sable), juste au bord de la plage, tout est envahi par des marchands de nourriture. Certains viennent y pique-niquer : il loue une bâche, une sono… Le lieu est populaire. Bien pour observer leur façon d’appréhender la plage !!! Avant, il y a la plage de Hon chong. Beaucoup plus grande mais pour les bains de soleil, ce n’est pas top. L’intérêt est de passer par une ville, par des villages où il y a de nombreux ports de pêche. C’est animé avec le retour de la pêche mais il faut que ce soit le matin. Ne pas hésitez à sortir de la route principale. Thach Dong : temple dans la montagne a 5 km de la ville. Bof, personnellement, je n’y ai pas trouvé d’intérêt. HÖTEL HAI PHUONG 0984191344 0773852240 Nouvel hôtel. Grande chambre, agréable et lumineuse avec balcon. Une personne parle l’anglais à l’accueil. S’occupe de trouver une moto pour 200000 dongs la journée. Hôtel très bien situé, après le marché et près de la rivière. Très bon rapport qualité prix 300000 dongs.
PHU QUOC Bateau « spead boat » avec la compagnie Superdong (230 000/par personne, minibus (50 000) de Ha Tien. 40000 de taxi pour aller au port du centre ville. Location moto : 200000 par jour Vraiment, c’est une île que je ne peux pas conseiller. Il y a une politique de construction d’hôtels qui frôle la folie. Les accès aux plages sont souvent inaccessibles à cause de tous les resorts qui privatisent les plages. PLAGE : grosse déception, vraiment rien de paradisiaque Sur la côte nord, les plages ne sont pas belles. Sur la côte ouest, il y la plage de Ong long beach qui est grande et pas encore envahi sur toute sa longueur de resorts, mais jusque quand ? D’autres, lorsque l’on peut y accéder, sont envahies de chaises longues. Pas d’un bleu magique. Au sud ouest, il y une grande plage un peu plus large mais une zone énorme de logements est en construction….. Il reste des petites plages qui sont bordées de maisons de pêcheurs mais elles ne sont pas belles et surtout, très très sales. Sur la côte est, il y a Sao Beach, très belle couleur d’eau, sable blanc, à l’extrémité des rochers qui lui donnent un cachet, des marchandes de fruits…. Mais déjà 2 hôtels et donc chaises longues mais rien de privatisé. La capitale est une grande ville. Certes, il reste 2 villages qui sont un peu plus tranquille : Ham Ninh à l’est et Rach Vem au nord mais bon ! Un aéroport, avec des lignes internationales, a été ouvert. Russes et ??? arrivent en masse. Une copie de Disneyland a été construite, un hôpital international, des routes qui ressemblent à des autoroutes, des 4 voies qui sont pour le moment pratiquement vides. Tout est prêt pour le tourisme de masse. Je pense que ce n’est vraiment plus une destination de « routard ». LOGEMENT Tout est fait la aussi pour le tourisme de masse. Je n’ai trouvé qu’un seul hôtel de routard au bord de la plage sur la côte ouest, chez Freddy, vu sur la plage jusque à la sortie nord de la capitale, 3 fois des bungalows récents donnant sur la plage et qui étaient des petites structures des 3 chambres. Sinon, hôtels qui ne correspondent en rien à un tourisme cool ou de jeunes comme l’on voit en Thailande, en bordure de plage.
BILAN
Ne surtout pas se fier au routard, il est dépassé !
Ce carnet a simplement pour but de donner quelques infos pour ceux qui passeront dans le coin. Pas du tout comme d'habitude de mettre en valeur des destinations plus "secrètes". cela n'a pas été magique. Néanmoins, j'ai pu y observer un mode de vie qui reste riche pour un voyageur. Et tout voyage reste est une école de vie même s'il ne correspond pas à toutes les attentes.
laurence
Coucou les amis.
Bon je vous imagine voir ce post en vous disant: 'Le mec part au Vietnam et il a rien prepare'. C'est vrai, sur le coup je suis a l'Ouest, mais je fais un tour du monde et generalement je prepare sous les 24h le periple avec mon guide. Sauf que mon guide que j'ai paye et en anglais. J'ai pas fais attention et donc je ne pige que dale.
J'ai fais des recherches, le Nord est superbe mais en decembre il fait froid et les rizieres bof ont m'a dit. Pourtant je voulais faire les rizieres remplies d'eau..
Alors que me conseillez vous? Que le sud? Ou faire une semaine dans le nord. G des affaires pulls, pour le froid. Mais a cette periode de l'annee est ce que les marches sont aussi beau dans le nord, est ce que je peux visiter les minorites ethnic? Comment sont les rizieres? Perso je ne veux pas les voir verte mais sous les eaux. Et sur ce coup personne ne peut me dire quand??
Apres j'ai lu q'il y avait aussi des rizieres dans le sud dans les Haut Plateaux s'est vraiment differents du nord ou le style est le meme?
Je vous remercie pour toutes vos reponses...
Yohann - http://yoytoudumonde.fr
Pour me faire pardonner et pour ceux qui vont prendre quelques minute pour me repondre sans insultes ( si si certains avec ce type de post se font insulter0 je leur envoi un calendrier avec mes plus belles photo de tour du monde 2015.
Encore merci
Bon je vous imagine voir ce post en vous disant: 'Le mec part au Vietnam et il a rien prepare'. C'est vrai, sur le coup je suis a l'Ouest, mais je fais un tour du monde et generalement je prepare sous les 24h le periple avec mon guide. Sauf que mon guide que j'ai paye et en anglais. J'ai pas fais attention et donc je ne pige que dale.
J'ai fais des recherches, le Nord est superbe mais en decembre il fait froid et les rizieres bof ont m'a dit. Pourtant je voulais faire les rizieres remplies d'eau..
Alors que me conseillez vous? Que le sud? Ou faire une semaine dans le nord. G des affaires pulls, pour le froid. Mais a cette periode de l'annee est ce que les marches sont aussi beau dans le nord, est ce que je peux visiter les minorites ethnic? Comment sont les rizieres? Perso je ne veux pas les voir verte mais sous les eaux. Et sur ce coup personne ne peut me dire quand??
Apres j'ai lu q'il y avait aussi des rizieres dans le sud dans les Haut Plateaux s'est vraiment differents du nord ou le style est le meme?
Je vous remercie pour toutes vos reponses...
Yohann - http://yoytoudumonde.fr
Pour me faire pardonner et pour ceux qui vont prendre quelques minute pour me repondre sans insultes ( si si certains avec ce type de post se font insulter0 je leur envoi un calendrier avec mes plus belles photo de tour du monde 2015.
Encore merci
Ca fait 4 ans que je vis et travail en Thaïlande et je deviens fou peu à peu.
J’ai été séduit par l’illusion Thaïlandaise qui donne l’impression que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et le magnifique sourire pour mieux pouvoir t’arnaquer.
Mais après 4 ans (bien moins bien sur mais là j’en ai vraiment assez) j’ai l’impression de devenir fou. Un de mes problèmes est sans doute également que je m’intéresse à l’actualité. Plus on lit les journaux (Anglophone) plus on voit que le gouvernement, la police et l’armée prend les gens pour des idiots et le leur dit ouvertement!
Quand on rajoute à cela les commentaire, attitude et lois racistes et xénophobes (pas le droit d’acheter de terrain, pas le droit d’avoir de carte de crédit, prix 4 a 10 plus élevé pour les étrangers, devoir faire un emprunt à l’extérieur du pays pour pouvoir acheter un condo, “Foreign investors have for too long taken advantage of Thailand, " said Mr Dusit.” (http://www.bangkokpost.com/business/economics/201072/firms-applaud-bond-tax).) Je deviens fou. En plus je travail légalement et je fais donc parti de la minorité des 3.6% d’employés qui paient des taxes sur le revenue en Thaïlande mais ce n’est pas ca qui va me faire être plus respecté (http://www.bangkokpost.com/business/economics/191986/only-2-3m-thais-pay-income-tax)!
La goute d’eau qui a fait débordé l’océan est probablement la manière dont la vente de DVD pédophile a été traité. Une autre preuve que les gens sont prit pour des idiots.
Je ne peux et ne veux pas quitter le pays parce que j’ai un bon travail et que ma femme est Thaï. Mais je veux trouver un moyen de ne pas devenir fou. J’imagine que d’arrêter de lire les journaux peut aider, mais je pense qu’il faut savoir ce qu’il ce passe dans le pays ou on habite, à plus forte raison si on est étranger.
J’ai l’impression que pour survivre dans ce pays il faut être égoïste, egocentrique et malhonnête!
Alors vous les expats de longue date, comment faites-vous pour survivre?
J’ai été séduit par l’illusion Thaïlandaise qui donne l’impression que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et le magnifique sourire pour mieux pouvoir t’arnaquer.
Mais après 4 ans (bien moins bien sur mais là j’en ai vraiment assez) j’ai l’impression de devenir fou. Un de mes problèmes est sans doute également que je m’intéresse à l’actualité. Plus on lit les journaux (Anglophone) plus on voit que le gouvernement, la police et l’armée prend les gens pour des idiots et le leur dit ouvertement!
Quand on rajoute à cela les commentaire, attitude et lois racistes et xénophobes (pas le droit d’acheter de terrain, pas le droit d’avoir de carte de crédit, prix 4 a 10 plus élevé pour les étrangers, devoir faire un emprunt à l’extérieur du pays pour pouvoir acheter un condo, “Foreign investors have for too long taken advantage of Thailand, " said Mr Dusit.” (http://www.bangkokpost.com/business/economics/201072/firms-applaud-bond-tax).) Je deviens fou. En plus je travail légalement et je fais donc parti de la minorité des 3.6% d’employés qui paient des taxes sur le revenue en Thaïlande mais ce n’est pas ca qui va me faire être plus respecté (http://www.bangkokpost.com/business/economics/191986/only-2-3m-thais-pay-income-tax)!
La goute d’eau qui a fait débordé l’océan est probablement la manière dont la vente de DVD pédophile a été traité. Une autre preuve que les gens sont prit pour des idiots.
Je ne peux et ne veux pas quitter le pays parce que j’ai un bon travail et que ma femme est Thaï. Mais je veux trouver un moyen de ne pas devenir fou. J’imagine que d’arrêter de lire les journaux peut aider, mais je pense qu’il faut savoir ce qu’il ce passe dans le pays ou on habite, à plus forte raison si on est étranger.
J’ai l’impression que pour survivre dans ce pays il faut être égoïste, egocentrique et malhonnête!
Alors vous les expats de longue date, comment faites-vous pour survivre?
Bonjour,
J'ai pour projet de partir 15 jours en Thaïlande en février avec ma fille de 7 ans. Cela sera deuxième séjour en Thaïlande mais le premier seule avec ma fille. Qu'en est-il d'un point de vue sécurité et organisation pour une femme seule avec un enfant sachant que je souhaite organiser seule mon voyage.
Pour la construction de mon projet, je souhaiterais obtenir quelques informations, conseils, avis... : où aller/ne pas aller, sécurité pour une femme seule avec un enfant.
Je suis plutôt tournée hors des sentiers battus. Je souhaiterais faire découvrir à ma fille visiter les régions du Nord comme Kanchanaburi, Chiang Mai, Chiang Rai et finir par quelques jours dans la région de Krabi. Connaissez-vous d'autres régions à visiter avec un enfant ?
D'autre part, ma fille à un projet d'école cette année "cultivons nos différences". De ce fait, j'aimerais visiter une école avec ma fille mais je ne sais pas si cela est possible et surtout comment m'y prendre.
Je suis preneuse de tous vos conseils.
J'ai pour projet de partir 15 jours en Thaïlande en février avec ma fille de 7 ans. Cela sera deuxième séjour en Thaïlande mais le premier seule avec ma fille. Qu'en est-il d'un point de vue sécurité et organisation pour une femme seule avec un enfant sachant que je souhaite organiser seule mon voyage.
Pour la construction de mon projet, je souhaiterais obtenir quelques informations, conseils, avis... : où aller/ne pas aller, sécurité pour une femme seule avec un enfant.
Je suis plutôt tournée hors des sentiers battus. Je souhaiterais faire découvrir à ma fille visiter les régions du Nord comme Kanchanaburi, Chiang Mai, Chiang Rai et finir par quelques jours dans la région de Krabi. Connaissez-vous d'autres régions à visiter avec un enfant ?
D'autre part, ma fille à un projet d'école cette année "cultivons nos différences". De ce fait, j'aimerais visiter une école avec ma fille mais je ne sais pas si cela est possible et surtout comment m'y prendre.
Je suis preneuse de tous vos conseils.
Bonjour,
Je suis maman solo de 2 enfants. Nous partons en Thaïlande début janvier, pour un mois. Mon ainé fetera ses 4 ans là-bas et ma nénette aura 10 mois au moment du départ....
Je suis à l'affut de toutes sortes d'informations sur:notre circuit, j'ai plus envie de faire le sud.... mais j'aimerais passer à Ayuthaya ou Kanchanaburi.... mettre un pied dans l'histoire du pays et profiter de la nature.... passer du temps avec les elephants.... et après on descend vers les plages, donnez moi des idées sympas....Quelles sont les recommandations à suivre par rapport à l'age de ma fille, Comment dois-je m'équiper, pousette pas pousette, petit lit facile a monter/demonter, petits pots, lait.... Chauffe biberon ou pas???J'ai envie de pouvoir me connecter facilement avec ma tablette, puis-je l'emmener, comment se connecte on là-bas.... Dois-je acheter des adaptateurs de prises électriques...Je vais reserver pour notre arrivée à BGK 2 ou 3 nuits dans un hôtel, est-ce que je peux aller à l'arrache pour la suite ou est-ce que je dois reserver... par rapport à la saison et les enfants????J'ai envie de dormir chez l'habitant, que mes enfants soient confrontés à d'autres enfants.... Quelqu'un aurait des plans, des idées sympas à ce sujet???......Il y a surement pleins d'autres choses que j'aimerais savoir, alors n'hésitez pas à me donner un max d'infos.... Je suis preneuse!!!
Merci
Bonjour, j'en suis à un nouveau projet: visiter la Thaïlande. J'ai deux semaines de vacances... Je sais que c'est peu mais bon, il faut bien commencer à quelque part! ;0))))) Il faut dire qu'à la base, j'aimerais surtout visiter Bangkok... Plutôt style sac à dos, vol seulement, débarquer là-bas, me dénicher un petit hôtel pas cher, acheter une excursion sur place... Il faut dire que juste de prendre l'avion pour un si long vol, débarquer à Bangkok, faire quelques pas dans les rues et revenir, je serais heureuse alors... ;0))))) Aussi, je pensais y aller en solo (je suis une femme de 34 ans...) ou accompagnée par mon meilleur ami. Est-ce possible, réaliste et sécuritaire, d'après vous? Avez-vous des conseils, commentaires, suggestions pour moi? Tout est bienvenue, croyez-moi. Un gros merci à l'avance, Nichouette
Salut à tous.
D’entrée, je vous demande de m’excuser de faire loooooong mais j'ai toujours trouyvé impoli les posts sur le ton « Salut, z’avez une adresse d’hotel à Bangkok ? » donc je vous met dans l'ambiance !
: J’ai une vraie interogation sur les différences entre les hotel et les guest houses. J’ai un peu l’impression que les GH c’est low budget mais aussi low confort … et pourtant je pense qu’il doit y avoir plusieurs niveaux de GH, non ? Si on veut une chambre pour 3, confort normal ( de toutes façon on fera qu’y passer pour dormir ! ) mais propre et avec une SdBains ( enfin une douche quoi !) et wc dans la chambre faut que je regarde quoi ?
Bangkok le tourisme : Si on t’aborde : avec un anglais impec’ bien fringués pour te proposer l’affaire du siècle pour te dire que c’est fermé en disant qu'on LE français de Lyon ( ou d'une autre ville il va bien finir par changer ! ) en étant une femme et en prétendant avoir tout paumé On fait un sourire ( faut TOUJOURS sourire !) et on laisse tomber y’a début de tentative de pigeonnage Remarque perso : De toutes façons je vais pas à l’autre bout du monde pour acheter de la jonquaille ou faire des affaires ( hey, vous croyiez really que les Thais attendaient les touristes pour faires des affaires ??? ) ou quoi que ce soit du même genre donc il suffit d’appliquer le bon sens de grand maman … Par contre on a, à priori pas l’intention de mettre un pied dans un grand magasin genre MBK, on a tort ?
Manger : Partout et tout le temps ! dés que tu as faim, y’aura tjs un « resto boui-boui » pour te rassasier Perso : y’a des vrais bon restos qui méritent le détour ( et dans le coin du quartier de l’hotel) ou pas ?
La suite du trip Y’a des « agences » partout qui t’organiseront ton séjour de A à Z ( si tu veux ) elles se valent plus ou moins ( mais attention les vraies TAT ne dispensent QUE des conseils/idées/renseignements, s'il ya un panneau TAT avec des excursions a vendre c'est juste que l'agence est agrée TAT c'est a dire en règle ...) et forcément elles auront tendance à proposer les trucs classiques, donc faut savoir a peu près ce que tu veux avant sinon tu risque de retrouver les mêmes groupes tout le long du circuit puisque de toutes façons ces TO européens ne font qu’acheter les circuit aux organisateurs locaux. Perso : Je sais, Noel c’est haute saison, mais j’vais pas laissez ma fille attachée a un arbre pdt qu’on va en vacances !! J En plus il se trouve que nos boite ferment a cette époque donc c’est comme ça on part a cette époque, on s’excuse !
Tiens ça c'est peut être mon interogation la plus grave : me recommandez vous de booker le plus de choses possibles (trajets / hotes ou GH) de France grâce a internet ou pensez vous qu, même à cette époque on arrivera tjs à trouver qqchose. Attention je suis pas fan de la piaule pourrave remplie de cafards avec les toilettes dehors derrière l’arbre, même si elle ne coute pas cher du tout !
Quitter BKK : L’avion c’est rapide mais tu vois rien. Perso : Pour les avions : c’est embétant parce qu’atterissage et décollage c’est pas ce que j’aime le plus ... Sinon c’est simple de prendre un avion la bas ou c’est aussi compliqué qu’à Roissy ? Trouver la bonne aérogare, le bon guichet, le bon comptoir d’enregistrement et surtout perdre des heures ( 2 heures avant le départ au mini+ eventuels retard+ temps de déchargement des bagages ).
Le train c’est plus long mais ça le train de nuit ça fait partie du trip et tu vois le paysage. Perso :Y’a des première avec 3 couchettes ? Paske mes femmes si elles dorment trop mal elles sont toutes ronchon après !!

Sinon on connaît qqun qui a pris ces trains, pour aller a chiang Rai et elle s’est gelé toute la nuit cause clim’ a fond et inréglable. C’est tjs comme ça ou c’était pas de chances ?
Le car c’est plus long et plus fatiguant par contre c’est moins cher. Dans les soutes des cars, gaffe il y a des fois du dépouillage des sacs Perso je peux même pas croire qu’il y en ai pour laisser leurs papiers et objets de valeurs hors de portée …Sinon ça m’a l’air un poil compliqué ces cars avec les 15000 niveaux de confort et le fait que dés fois on te vende un super truc sur photos alors qu’en fait tu te retrouve avec un coucou tout pourri.
Quoi voir ?
Le sud : ce sont les iles donc le balnéaire avec de moins en moins d’iles paradisiaques « simples » et de plus en plus d’iles dévolues au tourisme de masse pour ne dire pudiquement que ça. Perso : je ferais un autre post la dessus
L’Est de BKK : Rivière Kwai et tutti quanti en résumé : Bôf !
Ayutaya, Sukhotai : Pas mal mais il faut savoir que c'est le parcours classic des cars des TO
Lopburi : des singes limite pas drôle partout … Y’a mieux
Chiang mai LE endroit du Nord ou tout le monde va. Forcément légèrement surfait. La principal activité y est le trek (qui sont en fait des promenades avec les différents moyen de locomotion du coin ) a la pelle.
L’ouest : Une des régions les moins fréquentée par les touristes et pourtant la région est loin d’être sans interet avec notament des temples pré-angkorien
Bon, je m’arrête là … Pour l’instant je ne vois plus grand chose a ajouter ..Vous êtes tous partis ou bien y’a des survivants ?
Merci de m’avoir lu 😏😏
: J’ai une vraie interogation sur les différences entre les hotel et les guest houses. J’ai un peu l’impression que les GH c’est low budget mais aussi low confort … et pourtant je pense qu’il doit y avoir plusieurs niveaux de GH, non ? Si on veut une chambre pour 3, confort normal ( de toutes façon on fera qu’y passer pour dormir ! ) mais propre et avec une SdBains ( enfin une douche quoi !) et wc dans la chambre faut que je regarde quoi ?Bangkok le tourisme : Si on t’aborde : avec un anglais impec’ bien fringués pour te proposer l’affaire du siècle pour te dire que c’est fermé en disant qu'on LE français de Lyon ( ou d'une autre ville il va bien finir par changer ! ) en étant une femme et en prétendant avoir tout paumé On fait un sourire ( faut TOUJOURS sourire !) et on laisse tomber y’a début de tentative de pigeonnage Remarque perso : De toutes façons je vais pas à l’autre bout du monde pour acheter de la jonquaille ou faire des affaires ( hey, vous croyiez really que les Thais attendaient les touristes pour faires des affaires ??? ) ou quoi que ce soit du même genre donc il suffit d’appliquer le bon sens de grand maman … Par contre on a, à priori pas l’intention de mettre un pied dans un grand magasin genre MBK, on a tort ?
Manger : Partout et tout le temps ! dés que tu as faim, y’aura tjs un « resto boui-boui » pour te rassasier Perso : y’a des vrais bon restos qui méritent le détour ( et dans le coin du quartier de l’hotel) ou pas ?
La suite du trip Y’a des « agences » partout qui t’organiseront ton séjour de A à Z ( si tu veux ) elles se valent plus ou moins ( mais attention les vraies TAT ne dispensent QUE des conseils/idées/renseignements, s'il ya un panneau TAT avec des excursions a vendre c'est juste que l'agence est agrée TAT c'est a dire en règle ...) et forcément elles auront tendance à proposer les trucs classiques, donc faut savoir a peu près ce que tu veux avant sinon tu risque de retrouver les mêmes groupes tout le long du circuit puisque de toutes façons ces TO européens ne font qu’acheter les circuit aux organisateurs locaux. Perso : Je sais, Noel c’est haute saison, mais j’vais pas laissez ma fille attachée a un arbre pdt qu’on va en vacances !! J En plus il se trouve que nos boite ferment a cette époque donc c’est comme ça on part a cette époque, on s’excuse !

Tiens ça c'est peut être mon interogation la plus grave : me recommandez vous de booker le plus de choses possibles (trajets / hotes ou GH) de France grâce a internet ou pensez vous qu, même à cette époque on arrivera tjs à trouver qqchose. Attention je suis pas fan de la piaule pourrave remplie de cafards avec les toilettes dehors derrière l’arbre, même si elle ne coute pas cher du tout !
Quitter BKK : L’avion c’est rapide mais tu vois rien. Perso : Pour les avions : c’est embétant parce qu’atterissage et décollage c’est pas ce que j’aime le plus ... Sinon c’est simple de prendre un avion la bas ou c’est aussi compliqué qu’à Roissy ? Trouver la bonne aérogare, le bon guichet, le bon comptoir d’enregistrement et surtout perdre des heures ( 2 heures avant le départ au mini+ eventuels retard+ temps de déchargement des bagages ).
Le train c’est plus long mais ça le train de nuit ça fait partie du trip et tu vois le paysage. Perso :Y’a des première avec 3 couchettes ? Paske mes femmes si elles dorment trop mal elles sont toutes ronchon après !!


Sinon on connaît qqun qui a pris ces trains, pour aller a chiang Rai et elle s’est gelé toute la nuit cause clim’ a fond et inréglable. C’est tjs comme ça ou c’était pas de chances ?Le car c’est plus long et plus fatiguant par contre c’est moins cher. Dans les soutes des cars, gaffe il y a des fois du dépouillage des sacs Perso je peux même pas croire qu’il y en ai pour laisser leurs papiers et objets de valeurs hors de portée …Sinon ça m’a l’air un poil compliqué ces cars avec les 15000 niveaux de confort et le fait que dés fois on te vende un super truc sur photos alors qu’en fait tu te retrouve avec un coucou tout pourri.
Quoi voir ?
Le sud : ce sont les iles donc le balnéaire avec de moins en moins d’iles paradisiaques « simples » et de plus en plus d’iles dévolues au tourisme de masse pour ne dire pudiquement que ça. Perso : je ferais un autre post la dessus
L’Est de BKK : Rivière Kwai et tutti quanti en résumé : Bôf !
Ayutaya, Sukhotai : Pas mal mais il faut savoir que c'est le parcours classic des cars des TO
Lopburi : des singes limite pas drôle partout … Y’a mieux
Chiang mai LE endroit du Nord ou tout le monde va. Forcément légèrement surfait. La principal activité y est le trek (qui sont en fait des promenades avec les différents moyen de locomotion du coin ) a la pelle.
L’ouest : Une des régions les moins fréquentée par les touristes et pourtant la région est loin d’être sans interet avec notament des temples pré-angkorien
Bon, je m’arrête là … Pour l’instant je ne vois plus grand chose a ajouter ..Vous êtes tous partis ou bien y’a des survivants ?
Merci de m’avoir lu 😏😏
Dans le cadre d'un circuit en Thailande il nous est proposé une extension à JOMTIEN, est-ce différent de PATTAYA, quelqu'un connait-il les 2 et nous dire quel endroit est le mieux, nous ne connaissons ni l'un ni l'autre seulement PATTAYA par le Routard qui ne le conseille pas. Qu'en pensez-vous ?
salut salut
J ecris tout d abord ce post pour remercier l aide qu a pu m aporter les contribuants.Je suis parti en Thailande seul pendant trois semaines et demi contre l' avis de beaucoup de monde (tout specialement mon pere) qui me trouvait trop jeune (j'ai 19 ans). Mais je ne regrette surtout rien.Le voyage a eu quelques fausses notes bien sur ms ce n'est rien du tout et qu'est ce que le retour en france est dur.J'ai la gorge serré depuihier apres midi, date de mon retour.Ce matin j'ai repris la fac et je ne me sentais vraiment pas à l'aise.Je ne sais plus quoi faire.Je savais ce qui m'atendais car j'y était parti l'an passé avec ma famille mais la c'est totalement différent car j'ai vécu un truc perso.J'ai rencontré tellement de personnes formidable dans ce voyage. Maintenant je fais fliper ma mère car j'évoque de pourquoi pas y aller vivre 1 an l'an prochain en asie du sud est (peut etre plus ou moins on verra).Elle ne peut accepter que je mette un temps d'arret à mes etudes.Je suis completement deboussoullé et ne sais donc plus que faire. J'aimerais donc des avis de personnes qui ont peut etre vecu le meme probleme que moi et je remerci encore l aide que vous m avez apportez
Je vous decrit d'ailleurs un peu mon trajet BKK pdt 4 jours ou je n'ai pas foutu grand chose hormis bien sur visite du grand palais, bouddha couché et tout le tralala mais j'adore cette ville ou je peux m'amuser et puis ce n'est que le début des vacances.Puis je revois une fille de l'annee passé super sympa.Chiang mai.Je devais prendre le train pour y aller mais un accident la veille m y en empeche (d'ailleurs si quelqu'un a des infos car je n'en sais pas plus.c'étai ver le 30/08) j'y vais donc en car.Je reste un jour a chiang mai:ville sympa mais avec rien d'extraordinaire.puis je pars pour un trek de 3 jours et 2 nuits.C etait super sympa.J'ai adoré.Je reste enfin une derniere demi journee a chiang mai a glander et j'y rencontre un expat francais qui me degoute de la thailande en 2s (mais c'était deja oublié le lendemain)Sukhotai.Je reste 2 jours a sukhotai.La ville nouvelle est sympa car reposante.J'ai adoré la visite des temples que j'ai fait a vélo (A recomandé)khon kaen.La j'ai fait une petite betise de trajet car la ville ne présente pas un grand atret.Les gens sont cependant super sympa et il ne m'a fallu pas plus de 5min pour trouver un groupe de thai avec qui boire un coup en boite de nuit.Je n'y reste donc que 1 journakhon ratchassima.J'y reste deux jours afin de pouvoir visirter phimai que j'ai bien aimé meme sison temple ne vaut pas ceux d'angkor que j'ai visité l'an dernierpak chong.Mon detour dans l'est etait tout particulièrement pour atterir a pak chong et le parc de kao yai.C'est ici que j'ai fait la plus grosse betise du trajet puisque je pensais qu'il etait possible de faire la parc tout seul et j'y ai regretter car je n'est rien vu de special hormis de superbes paysages et beaucoup de sangsue.donc un conseil: prenez une excursion avec une agence.retour sur bkk avt de partir sur koh chang.J'en profite pour visiter la tour Bayok2 de nuit: un moment super que je conseille fortementKoh chang pendant 4 jours.J'y loue une 125 et j'adore me promener sur l ile.de plus j'y fais mon bapteme de plongée: un moment inoubliable.retour sur bkk un jour avant mon vol.Je vais voir de la boxe thai a ratchadamnoen: le prix m'a d'abord fait tiquer mais je ne regrette vraiment pas:c'est SUPER.Puis le soir je fait la conaissance d'une thailandaise super sympa que je revois le lendemain et qui m'accompagne a l'aeroport.Ca m'a fait ch... de la quitter mais bon c la vie puis nous continuons a comuniquer par internet ou sms.
Enfin retour sur la france et debut d'un certain mal etre
Merci à tous
morgan
J ecris tout d abord ce post pour remercier l aide qu a pu m aporter les contribuants.Je suis parti en Thailande seul pendant trois semaines et demi contre l' avis de beaucoup de monde (tout specialement mon pere) qui me trouvait trop jeune (j'ai 19 ans). Mais je ne regrette surtout rien.Le voyage a eu quelques fausses notes bien sur ms ce n'est rien du tout et qu'est ce que le retour en france est dur.J'ai la gorge serré depuihier apres midi, date de mon retour.Ce matin j'ai repris la fac et je ne me sentais vraiment pas à l'aise.Je ne sais plus quoi faire.Je savais ce qui m'atendais car j'y était parti l'an passé avec ma famille mais la c'est totalement différent car j'ai vécu un truc perso.J'ai rencontré tellement de personnes formidable dans ce voyage. Maintenant je fais fliper ma mère car j'évoque de pourquoi pas y aller vivre 1 an l'an prochain en asie du sud est (peut etre plus ou moins on verra).Elle ne peut accepter que je mette un temps d'arret à mes etudes.Je suis completement deboussoullé et ne sais donc plus que faire. J'aimerais donc des avis de personnes qui ont peut etre vecu le meme probleme que moi et je remerci encore l aide que vous m avez apportez
Je vous decrit d'ailleurs un peu mon trajet BKK pdt 4 jours ou je n'ai pas foutu grand chose hormis bien sur visite du grand palais, bouddha couché et tout le tralala mais j'adore cette ville ou je peux m'amuser et puis ce n'est que le début des vacances.Puis je revois une fille de l'annee passé super sympa.Chiang mai.Je devais prendre le train pour y aller mais un accident la veille m y en empeche (d'ailleurs si quelqu'un a des infos car je n'en sais pas plus.c'étai ver le 30/08) j'y vais donc en car.Je reste un jour a chiang mai:ville sympa mais avec rien d'extraordinaire.puis je pars pour un trek de 3 jours et 2 nuits.C etait super sympa.J'ai adoré.Je reste enfin une derniere demi journee a chiang mai a glander et j'y rencontre un expat francais qui me degoute de la thailande en 2s (mais c'était deja oublié le lendemain)Sukhotai.Je reste 2 jours a sukhotai.La ville nouvelle est sympa car reposante.J'ai adoré la visite des temples que j'ai fait a vélo (A recomandé)khon kaen.La j'ai fait une petite betise de trajet car la ville ne présente pas un grand atret.Les gens sont cependant super sympa et il ne m'a fallu pas plus de 5min pour trouver un groupe de thai avec qui boire un coup en boite de nuit.Je n'y reste donc que 1 journakhon ratchassima.J'y reste deux jours afin de pouvoir visirter phimai que j'ai bien aimé meme sison temple ne vaut pas ceux d'angkor que j'ai visité l'an dernierpak chong.Mon detour dans l'est etait tout particulièrement pour atterir a pak chong et le parc de kao yai.C'est ici que j'ai fait la plus grosse betise du trajet puisque je pensais qu'il etait possible de faire la parc tout seul et j'y ai regretter car je n'est rien vu de special hormis de superbes paysages et beaucoup de sangsue.donc un conseil: prenez une excursion avec une agence.retour sur bkk avt de partir sur koh chang.J'en profite pour visiter la tour Bayok2 de nuit: un moment super que je conseille fortementKoh chang pendant 4 jours.J'y loue une 125 et j'adore me promener sur l ile.de plus j'y fais mon bapteme de plongée: un moment inoubliable.retour sur bkk un jour avant mon vol.Je vais voir de la boxe thai a ratchadamnoen: le prix m'a d'abord fait tiquer mais je ne regrette vraiment pas:c'est SUPER.Puis le soir je fait la conaissance d'une thailandaise super sympa que je revois le lendemain et qui m'accompagne a l'aeroport.Ca m'a fait ch... de la quitter mais bon c la vie puis nous continuons a comuniquer par internet ou sms.
Enfin retour sur la france et debut d'un certain mal etre
Merci à tous
morgan

LA RÉGION ISAN, UN APERÇU DE LA VRAI THAÏLANDE
22 janvier 2019
La région d’Isan comprend tout l’Est de la Thaïlande encore intacte du tourisme, on peut y voir la Thaïlande d’il y a 20 ans. En effet le coté Ouest c’est beaucoup développé avec le tourisme, les activités sont très belles mais ne sont plus authentique.
Rencontre avec un énorme Varan (aparté)
Me voilà en scooter en direction de Phetchaburi, dans la partie du sud de la Thaïlande; quand tout à coup je croise sur la route un énorme Varan. De jeunes filles locales lui jettent des cailloux pour qu’il sorte de la route, mais il a l’air sonné et légèrement blessé; me disant qu’elles savent ce qu’elles font je descend pour prendre des photos. Mais je me rend vite compte qu’elles n’arrivent à rien, je décide alors d’aller chercher le plus gros morceau de bois que je trouve et de le pousser hors de la route; je me suis fait une grosse frayeur en le poussant mais il est reparti sans problème dans son marais.

J’ai eu un 2 gros coups de coeur dans cette région :
Le premier est Wat Phu Thok, (gratuit) si peu connu que je viens de chercher son nom pendant près d’une heure sur internet. C’est un temple en hauteur, accessible par des centaines de marches en bois qui grincent quand vous marchez dessus; il n’y a aucune protection et vous êtes à près de 200m au dessus du vide; parfois des serpents sortent par les planches de bois sur lesquelles vous marchez, une expérience atypique !



L’autre est une « Bat cave« , ce sont des grottes qui au coucher du soleil se vident de millions chauves souris, offrant un spectacle incroyable (et gratuit) , il y en a plusieurs en Thaïlande.


Un autre temple a aussi attiré mon attention, mais cette fois personne d’autre ne le visitais en même temps que moi. Il est si peu connu que je n’ai pas pu retrouver le nom. Mais je me souviens qu’il était fait de vieux bois craquants, bien pire que le Wat Phu Tok, qu’il fallait y aller pied nue mais le chemin était couvert de fourmi de feu; (celles qui vous mordent les pieds). Heureusement le haut du temple valait le coup, il y avait un point de vue sur un incroyable paysage !




Traverser du lac pour continuer la route
Une autre surprise m’attend, lorsque j’arrive au bout de la route, je me rends compte qu'il n'y a aucun moyen de passer par la route. Dans ce village de pêcheurs tout le monde me fixent, choqués de voir un blanc ici, je fais le tour et demande au premier que je vois comment traverser. Lorsqu’on me montre comment, je n’y crois pas.

Je vais donc chercher un Thaïlandais qui peut me faire la traversée, dans mes souvenirs ce n’était pas très cher. Cette expérience est marqué en moi, c’était la première fois que j’avais autant l’impression d’être hors du temps; perdu, pas un touriste en vu, et on m’annonce qu’il faut que je trouve un bateau pour traverser. J’étais sur le cul !



Pour ceux qui veulent voyager à moto et qui serait intéressé par cet expérience et ce village là; je suis allé faire mes recherches pour me souvenir où était cette endroit et j’ai trouvé ! C’était à Ban Pak Nai, je vous met le lien : (dans l'article complet)
Loei
Elle est situé au Nord Est du pays, à la frontière du Laos, uniquement séparé par le Mékong. C’est une ville à la fois riche culturellement par ses temples mais aussi riche par les paysages qu’offrent le Mékong.
Lorsque j’arrive à Loei, je vais visiter le bord du fleuve à la frontière avec le Laos, relié par le Pont de l’amitié; et je suis témoin du plus beau coucher de soleil que j’ai pu voir de toute ma vie. Je précise la photo qui suit n’est pas truquée et qu’elle a été réalisée avec mon vieil appareil photo.

Mais avant ce coucher de soleil, un peu avant la ville je suis tombé sur une fête locale par hasard, le Phi Ta Khon ou la fête des fantômes. Les locaux sortent et défilent dans la rue jusqu’au temple pour offrir de l’argent et des offrandes; afin d’assurer de bonne précipitations dans l’année et donc de bonnes cultures. Même si aujourd’hui la majorité des locaux ne vivent plus de cultures, ils continuent de fêter le Phi Ta Khon signifiant plutôt une année de prospérité.



Ceci est un extrait court de l'article complet : the-wild-trip.fr/la-region-isan/
Bonjour à tous,
J'ai fait une vingtaine de voyages en Thailande (en passant par de nombreuses plages, longé la frontière birmane, les temples de la frontières Cambodgienne, ..etc.) mais je ne suis jamais allé en Isaan (à part Nong Kai (1 journée) avant de découvrir Ventiane puis Luang Pra Bang (à ce jour mon meilleur souvenir en Asie du Sud Est!)).
Voilà nous partons en vacances en février (cool pas de pluie) et j'ai décidé ma femme (Thailandaise de Bkk, vivant en Europe depuis 7 ans) à visiter l'Isaan via un road trip (location d'une caisse à Suwanabuni).
Cette région représente pour moi une part très importante de la culture thaïlandaise , même si je n'y suis presque jamais allé.
J'aimerai connaitre les endroits typiques à visiter (grotte, temple, folklore, ...etc) à ne pas louper mais également les mauvais plans (des guides) à éviter.
Merci à tous.
Salut,
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Pour ceux que ca interesse 😉
Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée CDG à 23h pour Bangkok (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Le système Air France est bien fait, à la réservation, tout est réservé, le vol national, et les places (4 côte à côte) dans le vol international. L'enregistrement des bagages se fait une fois à Toulouse, et ensuite on ne les revoit qu'à Bangkok. Donc nul besoin de les récupérer entre temps et nul besoin de repasser par l'enregistrement. Idem au retour. Seul problème, si on a un vol sur Orly et l'autre sur Roissy, la, il faut tout récupérer. Donc bien penser à réserver à l'avance. Les avions ont bien changé aussi depuis, maintenant c'est télé individuelle à bord :-) avec des tas de programmes à la carte, des films, des jeux, des reportages, de la musique, etc... Alors la, avec des enfants, c'est royal : y'a une chaine avec uniquement des dessins animés. Du coup, le voyage est assez cool. Après le passage des douanes a l'aéroport, on a les classiques bureaux de change si on ne souhaite pas épuiser son quota de retraits via cartes Visa ou Mastercard dans les ATM (encore une chose que l'on ne faisait jamais il y a 10 ans). On évite gentiment les propositions d'offres de taxis à 700 ou 900 bahts, et on se dirige vers la file d'attente des taxis (tarif normal dans les 300 bahts, taxe et express way compris). Les portes s'ouvrent et la, on retrouve de suite l'ambiance chaude, lourde, bruyante et de gaz d'échappements. Ca y est, les filles sont dans le bain. Pour couronner le tout, les bouchons font que les taxis arrivent au compte gouttes. Pas loin d'une heure d'attente nous dit-on ! Bon, on troque les pompes contre les sandales en attendant, c'est toujours ça. Un petit retour dans l'aérogare pour aller chercher une bouteille d'eau (25 bahts). C'est à ce moment que j'ai vu les premiers regards des vendeuses sur nos filles. Durant tout le voyage, les filles n'ont cessé d'être regardées, touchées par les femmes thailandaises et quelques hommes. Finalement les taxis arrivent et on va enfin pouvoir partir. Le taxi nous met une présentation de la thailande sur un petit lecteur de DVD (encore un truc absent il y a 10 ans ;-)) et en route sur le trajet nous séparant de notre quartier Baglamphu. Mais cette fois, pas de Kao San Road (KSR), on ira un peu plus loin, dans le prolongement de KSR, entre le Wat (le temple) et la rivière, au Niew Siam II Ghesthouse. Autre nouveauté, nous avions réservé cette première nuit par le net, directement à l'hôtel conseillé qui a un site. Nickel, on était bien attendu, et la chambre triple plus un extra bed était prête, pour 1160 bahts déjà payés via le net. Le quartier est très vivant, très touristique, mais bien plus calme et "clean" que KSR. On avait choisi cet hotel pour sa petite piscine, piscine promise aux filles. On espérait partir directement pour Koh Chang le lendemain matin, via un gros bus depuis KSR. Mais plus de places, hormis par minibus. Et pas spécialement envie de se lever à 6h30 du mat le premier jour pour aller à la gare routière. Pour aller a Koh Chang depuis Bangkok, on a le choix entre rejoindre Trat en avion ou en gros bus "VIP" depuis la gare d'Ekamai, et ensuite se rendre au bon embarcadère le jour même ou le lendemain, ou bien de prendre un package bus+ferry direct. Pour gagner du temps, on avait choisi le package. Donc on partira le surlendemain pour 400 bahts par personne en moyenne en gros bus+ferry. On aurait pu trouver moins cher que cette agence de l'hôtel, mais bon, on va essayer de pas mégoter pour 1 euros dans ce voyage, comme on le faisait avant ;-) Résa prise, le lendemain se passera donc à Bangkok. Jour 2 - Bangkok - Bateau sur le Chao Praya pour le Wat Po - Kao San Road Avant toute chose, chose promise chose due ! Donc dès le petit déj avalé (des toasts et jus de fruits frais), on teste la piscine, et c'est bon ! Impossible de passer à Bangkok sans montrer des temples et buddhas à nos filles. L'hôtel est proche de la rivière, donc hop direction à pieds vers un stop des bateau du Chao Praya.
Il fait chaud, nous sommes un peu creuvés et dans les choux pour marcher dans cette ville trépidante. La plus petite des filles râle un peu au soleil, encore creuvée et surtout partie de France avec une bonne trachéite (elle nous a même fait de la fièvre dans l'avion).
Différents bateaux naviguent et transportent les personnes, les bateaux publics qui font tous les arrêts, les bateaux plus touristiques qui sautent quelques arrêts. On partait pour le bateau local, mais le gars d'un bateau plus touristique nous propose de nous prendre pour 18 bahts chacun pour le stop correspondant au Wat Po.
Le fleuve est large, la bateau qui trace bien nous donne un bon air raffraichissant ! Les filles se cramponnent aux barres des sièges, encore un peu perdues dans ce nouveau monde, ces thailandais, ces parents qui parlent anglais maintenant. Elles ne nous lachent pas la main, ne s'éloignent pas plus de 1m. Mais au fil de la journée, ca change, et la plus petite commence à prendre ses aises, pas trop longtemps quand même.
On débarque à l'embarcadère, surmonté de vieilles maisons typées en bois. Ca rappelle l'Asie de précédents voyages. On se dirige vers le Wat Po tout près. Les regards et sourires se portent vers nos filles. Quelques mains leur tripotent les bras au passage. Jamais elles n'avaient connu autant d'"attentions". Les femmes thais de tous âges ne cessent de montrer les filles, de leur sourire, de leur lancer des "ooohh", et bien sur de leur toucher les bras ou les joues. On les avait averties, et on tente de leur faire prendre la chose à la rigolade.
Au Wat Po, il y a des tickets à vendre (20 bahts sauf pour les enfants). On déambule dans le site, comme on l'avait fait il y a quelques années de la. On se garde le buddha géant couché pour la fin, visite qu'attend impatiemment notre grande fille.
Il fait chaud, la petite capable de marcher dans nos pyrénées a du mal, elle demande à être portée sur les épaules, c'est pas bon signe ça. On entre dans les différents petits temples, après avoir oté nos sandales. Marcher pieds nus et se reposer dans les temples près d'un ventilateur leur plait bien. Les bouddhas dorés et l'ambiance qui règne semblent les intriguer, les impressionner et ca commence à bien leur plaire. Elles en veulent encore !
On termine par le buddha couché (46m de long), impressionnant, dommage qu'il y ait quelques travaux et un peu de monde.
La petite visite terminée, on décide de repartir par le bateau, bien plus cool que le taxi, le tuk tuk, ou les sandales. C'est qu'on n'a pas encore la top forme ce premier jour.
De retour à l'hotel (qui fait plus hotel que guesthouse à mon avis), on refait le petit plongeon piscine raffraichissant, avec les classiques jus de fruit frais ou lassis.
Pendant ce temps, je décide d'aller marcher en direction de KSR, histoire de revoir.
Eh bien, me souvenait plus que c'était aussi bondé ! Ca déambule, ca grouille de monde, que des touristes ou des thais bossant du tourisme (dizaines de boutiques pour fringues, disques, souvenirs, cafés, restos...). Y'a de la musique, du bruit, des touristes plutôt ambiance routards que tours operators. Mais bon, routards, ca veut dire quoi ici, on n'en sait rien. Il y a ceux de passage comme nous, et ceux qui squattent des jours voire des semaines dans ce quartier.
Un max de tatouages, de looks, ca consomme de tout à tout heure (boissons, bouffes ambulantes, restos, massages, souvenirs, t-shirts, etc...). Enfin pas à tout heure, car les échoppes ouvrent en fin de matinée, vu l'heure à laquelle ca ferme. Tout le monde a un peu le même look, des fringues cool, bab, surf, torses nus et mini brassières pour les moins respectueux, enfin on ne sait pas trop. Y'a de la frime, des gars qui se prennent pour des aventuriers, un sosie de Brat Pit qui se prend pour Di Caprio dans La plage, des nanas tatouées avec des grosses lunettes de stars transparentes. Ca parle anglais, français, israélien. Bref c'est marrant de se replonger la dedans, mais ca fait du bien de ne pas y loger. C'est assez folklorique, et ca fait partie de Bangkok. Si on n'aime pas, on ne vient pas la, il y a des tas d'endroits ailleurs où aller. Si on aime un peu, on loge pas loin comme nous. KSR est quand même bien pratique pour les petits achats en tous genres à bons prix. On y aura acheter nos poufs thailandais (nos précédents commencent à rendre l'âme) pour 800 bahts les 2, avec emballage et ficelage pour le transport.
Mise en garde toutefois, il y a plein de vêtements étiquetés Diesel ou Addidas. Garre à pas abuser. A notre retour en France, la seule question du douanier a été "pas de vêtements ?". A bon entendeur. Il peut coûter très cher le tshirt à 100 ou 150 bahts au final.
Pour les achats, je teste un peu, ca marchande toujours un max, genre demi tarif en moyenne.
Le soir, on va manger en terrasse, dans notre quartier. C'est cool. Les ventilos et une petite fontaine raffraichissent un peu, la musique est discrète. Les filles adorent les restos la nuit alors elles sont comblées. Ceci dit, côté nourriture, on a laissé tomber nos habitudes d'alimentations équilibrées, avec des légumes tous les jours, pas trop de viande, et en évitant les chips, frites, et boissons sucrées à table.
Ca reste donc assez peu varié pour nos filles, du riz, des nouilles, de la viande (oui même du poulet) ou du poisson, et des fruits pour la petite qui se régale des ananas très bon marché ici.
Jour 3 - Direction Koh Chang A l'heure prévue (8h du mat), un thai vient nous chercher à la guesthouse. A pieds on parcours quelques mêtres pour récupérer d'autres personnes dans d'autres hotels du coin. En file indienne, tout ce petit monde carapacé de sacs à dos se dirigent vers le bus pour Koh Chang. Nos filles suivent de même avec leurs petits sacs à dos comprenant doudous, livres et coloriages. On rejoint notre grand bus à 2 étages. Je conseille vivement de prendre un grand bus plutôt que les minibus. C'est un peu plus cher mais la clim marche mieux, on n'est pas serré entre 2 australiens encore sous l'emprise des chang beers de la veille, c'est pas tape cul, on voit mieux le paysage, bref c'est largement plus confort et ca va aussi vite. On charge tout le monde et le bus se dirige péniblement dans les bouchons vers un autre quartier pour prendre d'autres touristes. Au bout d'une heure, Notre grande plongée dans ses bouquins nous demande si on est bientôt arrivés. On doit bien lui avouer qu'on n'a pas encore quitté Bangkok ! Alors elle replonge dans le bouquin sans sourciller. On a été étonné par leur capacité à patienter durant les transports. Le trajet Bangkok/Koh Chang prend quand même 7 heures en tout. Le bus part, enfin, pour aller prendre de l'essence. Ensuite de longues autoroutes pour sortir de la ville, puis des bâtiments qui diminuent, et enfin un peu de campagne et de petites villes traversées. Les filles regardent de temps en temps mais passent plus de temps à faire des jeux avec nous ou bouquiner.
Au bout de 2h (il est 11h), le bus s'arrete à une "aire de repos" où se trouvent toilettes et de quoi manger dans une salle semi-intérieure. Au choix des biscuits ou bricoles, ou des plats chauds pour 30 bahts. Les filles oscillent entre mon poulet au gingembre et les biscuits, puis le traditionnel petit lait aromatisé.
Après 20mn de pause, on repart. Le paysage change pour laisser place à des plantations de fruitiers, des collines. Ca devient un peu long et puis on sent la mer proche, que l'on aperçoit de temps en temps juste à la fin. Ca y est, on arrive à l'embarcadère ! Tout le monde descend, il fait encore chaud.
Le responsable du bus qui nous avait pris nos billets nous envoie vers un kiosque ou des femmes nous donnent nos billets de ferry prévus dans le package. Y'a pas à dire, comparé à d'autres pays asiatiques, l'organisation thai est nickele !
Un peu excités, tout le monde monte à bord, piétons et véhicules qui traversent en même temps. Le ferry part, on se ballade sur le pont abrité mais ouvert. Beaucoup de vent, que c'est bon !
A bord, y'a de quoi acheter encore pas mal à grignoter, des fruits, des biscuits, à boire.
Au bout d'1/2 heure, on arrive à Koh Chang. En face, tout le monde se dirige vers les taxis locaux, en fait des pick ups dont l'arrière est équipé de bancs latéraux et d'une capote rigide. A Koh Tao il y a 10 ans, on était directement assis dans la benne à ciel ouvert. Mais les filles trouvent ca déjà bien étonnant et dépaysant.
Les pick up crient leur destination. On prend celui qui crie Kai bae !, la plage qu'on avait prévu de rejoindre. Tout le monde monte à bord, on se sert. Les enfants ne payant pas les 50 bahts demandés sont invités à prendre nos genoux. On se retrouve avec une femme seule avec sa petite fille de 4 ans, un couple de québéquois légèrement agés, et quelques autres inconnus. Ambiance francophone donc dans le pick up et on glane quelques infos de la part de la femme et sa fille qui étaient déjà venus il y a 2 mois.
Le pick up s'arrette à Kai Bae, juste après le village, en face du panneau KB Bungalows (ce qu'on avait demandé vu les infos trouvées sur le net). On demande au chauffeur de nous mener en bord de plage, au parking du KB en fait, c'est toujours quelques mêtres de gagnés.
Le KB semble bien classe avec ce jardin nickel et ces bungalows à baies vitrées. Très joli mais ca ressemble pas à ce qu'on pensait, un truc plus cool et moins cher. On est 3 à chercher un logement en même temps ! Le KB nous annonce de suite qu'il est plein. On apprendra plus tard que les grandes chambres sont à 2000 bahts. On continue à gauche, vers le sud. Vers le nord, des KB Hut kitch en dur et moches, plus loin c'est pire. Le but est de parcourir la plage et de visiter chaque resort ou bungalows. Je pars seul sans sac laissant le reste de la petite famille à attendre en bord de plage. Le second resort (on va dire comme ca) n'est pas terrible. Je demande au suivant, visite un bungalow au Kai Bae Beach Grand Vill. C'est pas mal, 2 très grands lits, une SDB/douche, 2 ventilos, le tout pour 700 bahts par nuit (800 si court séjour). On va pas faire le difficile, on verra demain et on prend. Au dessus il y a un hotel attenant moche car petit immeuble, mais au final on n'y fera pas attention durant tout le séjour.
Allez on s'installe, on sort le minimum à savoir quelques maillots et serviettes et direction la plage à marée basse ! La pente est très douce donc il faut pas mal marcher pour pouvoir nager. On entre dans l'eau chaude comme de rien, on s'allonge, on trempe, on flotte, on y est, c'est bon, très bon même, le soleil se couche, c'est calme, loin de bangkok, tout le monde aprécie, hummm.....
Jour 4 - Koh Chang - Kai Bae
Bon, on ne le cache pas, après 2 ans sans grandes vacances, après 2 ans de préoccupations diverses, de boulots, on avait grande envie de se poser. Donc on ne quittera pas cette île avant notre retour pour Bangkok. Même notre idée d'aller passer quelques jours sur Koh Maak passera à la trappe (pourtant on a eu de très bon echos par la suite, on regrette un peu mais bon, pas grave).
Donc en ce jour 4, ben hormis la plage, pas grand chose. Bon plage ne signifie pas bronzette, c'est pas notre trip, et le soleil tape dur pour les enfants. Sur cette plage, il y a des cocotiers, mais aussi de grands arbres courbés au dessus de l'eau, si bien qu'on peut presque passer la journée entière à l'ombre, jusqu'à la mi après midi, quand le soleil n'est plus trop fort.
Il y a peu de sable sec et fin. La marée de la nuit se retirant sur toute la plage ou presque, la sable mouillé est donc dur mais ca n'est pas très génant. Il y a des morceaux de coraux ou petits cailloux un peu partout. Si on se rapproche un peu trop des arbres, il y a les fourmis que n'aiment pas nos filles.
Mais bon, je dis ca, c'est surtout pour dissuader d'y venir et de garder le coin pour nous ! Car la plage est belle et super agréable quand même. L'eau n'est pas l'eau cristalline émeraude que l'on peut trouver ailleurs. Pour le snorkelling, il faut aller un peu plus loin.
Elle est bien préservée comparé au reste. White Sand beach est plus bondée et bruyante. Klong Prao Beach un peu moins mais toujours plus que Kai Bae. Quant à Lonely Beach qui est décrite comme la plus sauvage dans les guides (oubliez desuis votre Routard de Thailande, il n'est vraiment plus d'actu dixit des voyageurs le possédant), les constructions alentours sont en plein boom et ca me semble plus être la destination idéale, à moins de trouver un petit coin encore calme.
Bref on pense avoir trouvé une bonne plage, belle, avec seulement 4 restos bien espacés : au nord le resto du KB Bungalows, le plus pro, le plus "occidental" avec buffet le matin, bien mais ambiance pas trop à notre gout, trop occidentale. ensuite le resto souvent vu en carte postal, posé sur pilotis, une partie sur la plage. Pas mal pour le matin avec la salade de fruit. Par contre service très lent (pas grave mais à savoir) et personnel ne parlant presque pas anglais, ce qui est d'ailleurs le cas de la grande majorité des thais cotoyés sur cette île (restos, hotels, boutiques...). Pas très bondé le soir. ensuite un petit resto en dur carrément en bord de plage, avec des arbres équipés de balancoires, échelle de corde. Le petit bâtiment est pas top, mais les femmes tenant le truc sont super gentilles (du moins avec les enfants toujours). C'est très cool, une adresse calme, vraiment cool pour les petits déj en bout de plage, le resto du porn's bungalow. Bon on l'avoue, on en a abusé le soir. La bouffe est finalement pas la meilleure, mais le lieu et l'ambiance est géniale, avec tables basses et poufs, grands espaces en bois, un coin très aimé des familles avec enfants, couples, etc...
Bon je ne parle pas des bungalows et restos au nord des KB Bungalows, c'est à dire au même niveau que le village de Kai Bae. J'en ai vu très peu, et le peu que j'ai vu était vraiment pas terrible. Des bungalows en dur, avec carrelage, limite kitch, genre on se croirait en Chine. C'est pas notre truc, mais ca peut plaire à d'autres et aux thais qui viennent nombreux en week end ou en vacances.
Bon alors sinon, c'est tout ce qu'on a fait ce jour 4 ? Non. On a aussi loué un kayak (150 bahts pour 2 ou 3h) en fin d'après midi, on y est monté à 4, et on a fait le tour de l'île en face de la plage. Découvrir une ile déserte était une bonne aventure pour les filles. Mais avant de l'atteindre, on a décidé d'en faire le tour. Sympa, mer calme donc no soucis. Ensuite on s'arrete sur la plage (sable mélangé à des résidus de coraux). La vue sur Kai Bae est sympa, et on est resté jusqu'au coucher du soleil, dans un calme et une douceur rare, hormis quelques cris d'oiseaux. Très agréable. Bon sinon l'île était bien déserte, mais sinon un vrai dépotoir aux premières herbes. Soit ce sont les visiteurs qui sont de vrais porcs, soit c'est la mer qui charrie tout ici à marée haute. La plage de Kai Bae est nettoyée tous les matins, mais pas celle de cette île manigestement. Vraiment dommage.
Retour de l'île et baignade jusqu'à la tombée de la nuit. On n'est pas mieux qu'au ski quand même ?
A propos de l'île, on peut s'y rendre à marée basse à pieds, mais en marchant sur les coraux déjà bien tristemieux vaut prendre un kayak.
Depuis un point de vue, sur la route après le village de Kai Bae.
La grande île est à 30 minutes en kayak depuis la plage de Kai Bae. On peut en faire le tour rapidement. Très sympa.
Plage de Kai Bae à marée "presque" haute. Elle redescendait tous les matins, sauf le dernier matin ( ? )
Photo prise en direction du nord.
Le petit resto sympa en bord de plage. Cool pour les petits déj.
Photo prise en direction du nord.
Toujours Kai Bae, cette fois le soir, à marée basse.
Photo prise depuis la plage des KB Bungalows, en direction du sud.
Plage devant le KB. Photo prise en direction du nord.
Au nord, il y a les KB Hut et ensuite une espèce de jetée avec d'autres bungs et des cafés. PAs terrible et tristos le soir. A éviter.
Plage de Kong Prao le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage un peu plus large que la Kai Bae mais plus couru, avec de plus grosses constructions.
Plage de White Sand Beach le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage plus grande mais beaucoup plus de monde, de bars, de restos avec du mobilier en plastique à même la plage. Pas terrible pour le calme. En plus la route est pas loin derrière, et grosse circule donc....
Plage située à l'est de l'île, après une virée en solo en moto.
On peut faire le tour de l'île en moins de 2h en moto, mais une partie de la route, au sud, est sinueuse, non goudronnée, et plus difficile, mais je ne l'ai pas essayée.
Les plages de l'est sont vraiment différentes. Pas de villes ou villages à proximité, uniquement des maisons ici ou la. Le sable est rouge, et à défaut des rochers sombres également.
Par contre, c'est désert, donc pour le grand calme....
Jour 5 et 6 - Koh Chang - Kai Bae Gros programme ces jours la : rien de spécial si ce n'est prendre du bon temps. C'est le WE, il y a pas mal de thais qui sont venus le passer ici. C'est sympa, ca change des blonds. Ceci dit, cette plage est vraiment calme. On a toujours l'impression de nager seul dans la mer; jamais personne d'autre à côté de nous, cool. Jour 7 - Kai Bae - Les éléphants Bon faut bien dire que ca faisait 2 mois que les filles étaient au courant de cette possibilité : une ballade à dos d'éléphants. Sur Koh Chang il y a 3 camps d'éléphants : 2 à Klong Prao (Chang et Chutiman), visibles de la route, et un à l'intérieur des terres au nord de l'île (Ban Kwan Camp). Selon les forums et le LP, celui du nord est mieux, et en plus ils font partie d'une organisation de sauvegarde des éléphants. Donc pas grave, on retournera au nord, c'est pas 15mn de jeep en plus qui vont nous effrayer. Vu notre expérience et les échos d'autres voyageurs, on semble avoir fait le bon choix, d'autant que le prix est identique (programme 500 ou 900 baht/personne) et dans tous les cas on vient vous chercher et on vous ramène à l'hotel dans le prix.
Pour atteindre celui du nord, la jeep prend une petite route dans le terres. Les filles semblent beaucoup aprécier le pick up, dans celle la on se prend un max de vent, mais ca semble bien les amuser. Le camp des éléphants est en pleine jungle. Il y a juste une grande vieille et typique bâtisse sur pilotis, et quelques parcs pour les éléphants. Une mini table pour souvenirs. Bref c'est super authentique, calme, avec pour bruits les oiseaux de la forêt, les éléphants parfois, et les voix des thais qui travaillent ici. On se croirait paumé en pleine jungle dans le triangle d'or. Vraiment on a adoré l'endroit. On est bien loin des 2 camps situés sur la route ! Une fille thai avec un tchirt du camp s'occupe de l'oganisation avec un bon anglais. On a pris le programme à 900 bahts. Un "ponton" permet d'accéder aux éléphants, du moins au sièges se trouvant sur leur dos. On est 6 éléphants de 2 personnes à partir. On a pris chacun une fille, moi la grande qui a surement besoin du papa pour vaincre sa trouille. Ca tangue pour s'asseoir. Le driver est lui assis sur le coup du mammouth et le dirige avec les pieds, les voix et parfois un crochet. L'éléphant part au rythme de la tortue. A chaque pas le siège tangue. Marrant l'impression. Dans les descentes, y'a intérêt à se tenir si on veut pas finir sous la papatte du mastodonte. Le petit troupeau déambule dans la jungle, c'est super agréable. L'organisation thai est toujorus présente, tour à tour chaque éléphant passe en tête histoire. Les thais proposent de nous faire des photos, en mettant cote a cote les éléphants portant une même famille. Entre eux les drivers plaisantent, bonne ambiance. Ils ne parlent pas vraiment anglais mais bon, on sait que notre éléphante se nomme Sindy et qu'elle vient d'Inde.
Je ne sais combien de temps a duré la ballade, mais c'était suffisant et sympa. On a traversé une rivière presque à sec à cette époque, dommage. On n'a pas vu de cascades non plus.
Apres un vrais jus de noix de coco offert par l'orga, on est convié à suivre un éléphant à la rivière. Il demeure une poche d'eau pour baigner quelques éléphants. Ambiance tropicale bien agréable. 2 éléphants se vautrent dans l'eau. Il ne reste hors de l'eau qu'un gros bidon, un oeil et de temps en temps une trompe qui sort de l'eau pour respirer, après avoir expulsé un bouillon d'air dans l'eau.
A ce moment la, on demande des volontaires pour aller dans l'eau avec la bêbête. Je me mets illico en maillot et rejoint babar, suivis des yeux par les filles qui ont dû se remémorer à ce moment tous leurs bouquins de dinosaures, tintin au congo, babar, ou alien (enfin, alien, ca sera pour plus tard).
Le driver me propose alors d'enfourcher la bête et de le brosser avec une brosse. Moi qui l'avait à peine touché de la main au départ, me voila en maillot à le frotter à califourchon. C'est costaud ces bêtes. Ca bouge pas d'un poil (c'est qu'ils piquent leurs poils). Faut dire que mes 60kg mouillés sont peu de chose comparé aux 2 ou 3 tonnes mouillées. Je me recule un chouia pour m'asseoir sur le ventre, la ca bouge un peu la dedans, pourvu que le rende pas malade.
Le deuxiéme éléphant lui s'est mis debout avec un touriste sur le dos (impressionnant), et le voila en train de l'asperger à grandes eaux en lui crachant des litres d'eau en pleine face.
Le mien est dédié aux enfants maintenant, alors il reste gentiment couché. Nos 2 filles et 2 autres fillettes montent sur la bête. Notre petite aprécie moyennement et préfère vite se réfugier dans les bras de maman. Le driver explique tant bien que mal ce qui va suivre, mais personne ne le comprend vraiment. Du coup l'éléphant commence à se redresser sous les ordre secs du driver. Les 2 autres fillettes attrappent les mains de leurs mamans et redescendent illico. Faute d'avoir trouvé une main, la nôtre reste assise sur la mastodonte qui se dresse hors de l'eau et se met sur ses papattes. La voila seule tout la haut. Faut avouer, elle est pas fière. Elle rejoindra ainsi à dos d'éléphants la berge et marchera quelques mêtres. Ensuite, l'éléphant s'asseoit sur ses pattes de derrière, puis de devant, et elle descend avec l'aide du driver (un éléphant couché sur le ventre, ca reste haut). Un pick up nous attend à 10m de là pour nous ramener chez nous, à peine rhabillés. Toujours au point l'organisation thai, presque trop même !
A savoir, un couple ayant trouvé l'ambiance du camp très sympa, a demandé à y rester 2 heures de plus pour se promener dans le coin. Ca n'a pas posé problème, il repartiront par un prochain pick up. C'est ca qui est classe en thailande, c'est super organisé, mais on peut toujours improviser, y'a toujours des solutions !
Retour en pick up à la plage, avec une grosse expérience en tête pour toute la famille.
Jour 8 - Koh Chang - Kai Bae
Journée cool, balançoires again, petits achats en ville de colliers, histoire que toute la famille accède enfin à la panoplie du parfait touriste ;-) Les filles sont enchantées, madame et monsieur aussi ont leur collier.
Si vous voulez des colliers et bracelets, achetez les la, car à Bangkok, on n'a pas retrouvé autant de choix, dommage, si on avait su.
Les filles nous redemandent chaque soir de retourner manger "aux poufs", le resto du porn's bungalow. Bouffe pas terrible si on compare avec d'autres, mais bonne, et surtout ambiance super agréable. A découvrir !
Jour 9 - Koh Chang - Bang Bao
Bon allez, assez lézardés, on part à l'aventure, direction le sud de l'île. 20 mn en moto, grosse aventure donc ! ;-)
Par le passé, à 2, on prenait toujours une petite moto quand on pouvait. La avec 2 filles en plus, il est temps de se poser la question : on loue chacun une moto et on prend une fille, ou au pire j'en prends 2, ou on chope un pick up pour nous y conduire. L'appel de la moto étant trop dur pour moi, j'en prends une le matin pour voir. Au final, on n'a choisi aucune des 2 solutions évoquées, on a choisi la solution thai : on est parti à 4 sur la mob. Moi qui suit un pro de la sécurité routière en France (dans le sens où je suis intrangiseant sur la ceinture en voiture, le casque et les habits adéquats en moto), ben la, vla qu'on se retrouve à 4 sur une mob, en pantalons certes mais en sandales, avec 2 casques pour nos minettes et rien pour nous. Comme quoi on peut être très bêtes parfois en vacances, surtout qu'on ne sait absolument pas ce qui est légal ici, et que j'avais pas pris le temps de me faire emettre un permis de conduire international.
Pour notre défense, les routes du sud sont peu parcourues, on ne dépasse pas les 70 km/h, et le trajet était court. Au final, tout s'est bien passé, c'était super agréable pour tout le monde. Et puis cote mob, nos gabarits font qu'on tient moins de place et on est moins lourd à 4 que 2 américains adeptes des chicken fries à tous les repas.
On a quand même rencontré une famille de français passant par la en rentrant du Cambodge. Leurs enfants ados avaient fait une chute en mob : nez à recoudre, plaies au coude et ventre. Ils ont été reçu à la clinique internationale de Koh Chang, ils se sont cru en Suisse dixit leur compte rendu, aussi bien pour la qualité des soins, du matériel, que de la note de 8700 bahts.
Bon alors sinon Bang Bao ? Ben décevant. Je conseille d'y dormir plutôt, histoire de goûter l'atmosphère une fois les touristes repartis et les boutiques à souvenir fermées. Ou alors s'y rendre tôt le matin. Car la journée, la jetée est en fait exlusivement ouverte sur des maisons de souvenirs ou de restos. En plus, les restos de poissons matraquent pas mal les prix, ca fait penser aux restos fronts de mer de France. Pour le midi, on a donc acheté quelques fruits et grignoté sur un ponton désert. On a acheté quand même quelques babioles pour les filles, mais c'est bien plus cher qu'à KSR à Bangkok, à bon entendeur.
Avant de repartir, on est allé se baigner sur la plage plus au sud de Bang Bao. J'en ai vu une très belle photo rêveuse sur le net à marée basse, sous un beau soleil. La, à marée moyenne, sous un temps un peu sombre, c'était pas top. Plage assez sale et surtout eau très sale ce jour la, avec des déchets, du gras en suspension !
C'était peut être exceptionnel. Car en effet le lendemain, la marée a changé, le vent aussi, et la plage de Kai Bae a été souillée par la mer qui a ramené des trucs qui devaient trainer depuis longtemps dans l'eau : des bouteilles, des morceaux de tout et n'importe quoi attaqués par des coquillages, du gras qu'on a retrouvé sur notre peau...
Le jour d'après, jour de notre départ, l'eau semblait de nouveau redevenue belle. Bizarre.
En fin d'après midi, je prends la moto pour aller faire un tour dans l'île, en remontant au nord, puis en redescendant pas mal sur la côte Est.
Le sable y est rouge, les rochers sombres, c'est très calme, pas de ville, que des maisons ici et là, quelques resorts. La nuit tombant, je ne vais pas m'aventurer à tenter le tour complet de l'île, une partie de la route étant encore en piste. Sinon en une heure et demie en gros, le tour doit être faisable en moto. Attention, à certains endroits les côtes sont méchantes.
Jour 10 - Départ pour Bangkok.
La aussi on a acheté un package au KB Bungalow (car parlant anglais donc plus cool pour les infos), plus complet encore, incluant minibus jusqu'au ferry, ferry, et gros bus jusqu'à KSR à Bangkok. Le tout pour 450 bahts par personne, enfants compris. A l'aller les enfants avaient payé 350 et 450 pour nous, mais sans le transport sur l'île. Ca redevenait donc à peu près au même, mais bon, on aurait pu faire bien moins cher en prenant tout séparé je pense, surtout que les enfants ne paient ni pick up, ni ferry.
Le bus est un simple gros bus non VIP, à simple étage, mais presque aussi confortable et avec une bonne clim, trop bonne presque. On a eu droit cette fois à un serveur nous proposant un mini coca avec glace et paille servi dans un verre, et une petite brioche fourrée pas trop du goût des filles.
Ensuite, arrêt à mi course au même endroit qu'à l'aller pour un repas sur le pouce.
Retour à Bangkok vers 16h. On devait être déposés à KSR, mais on a été déposé sur la grande avenue parallèle pas vraiment tout proche. Du coup, on a marché bien 300m puis on a remonté tout KSR pour atteindre notre quartier derrière le wat.
Et hop, piscine tant attendue par nos filles à notre petit hotel.
Jour 11 - Bangkok - Du côté de Siam Square et retour
A nos précédents passages, jamais on était allé faire un tour du côté de la "modernité", alors on a décidé de rejoindre le coin des grands magasins style MBK, Discovery Center, et la nouveau Siam Paragon.
Impressionnant ces centres commerciaux ! Et très sympa de s'y retrouver le midi, quand tous les thais sortent des bureaux pour aller y faire des empletes et y déjeuner dans les restos en tous genres.
MBK est pas mal, assez varié, on y trouve de tout, mais on avour ne pas avoir fait grand chose en comparaison de l'étendue, avec nos filles. Un bon conseil, si vous avez des enfants et voulez arpenter les centres, prenez la journée complète et sans eux, c'est iiiiiiimmense, jamais vu ca ailleurs.
Pour ce qui se vend sur KSR, achetez à KSR, ca sera moins cher. Mais c'est plsu varié.
Discovery Center et Siam Paragon, c'est tout autre chose. Plus classe (d'ailleurs il y a des policiers ou gardiens), boutiques de luxe même, fringues de marque, déco d'intérieur (y'a même un Habitat plus cher qu'en France).
Depuis le coin KSR, on a pris un taxi. A l'aller 100 bahts en discutant car pas possible de mettre le meter. Au retour, meter sans problème et 92 bahts avec plein de bouchons et 30mn de trajet.
On rentre à l'hôtel. On profite des douches proches de la piscine pour se raffrachir avant de partir. On avait demandé au précédent taxi de nous attendre à 19h30 devabt l'hôtel pour nous mener à l'aéroport avec le meter. Il avait l'air content et avait assuré d'être là. Mais personne, alors soit on ne s'était pas compris (il parlait quasi pas englais), soit il avait trouvé mieux à faire. Un taxi attendant devant l'hôtel et nous demandait toutes les 10 secondes si on voulait aller à l'aéroport. On lui fait comprendre qu'on avait rencard avec un autre. L'autre ne venant pas au bout de 10 minutes, on finit d'avaler quelques nems pas terribles achetés dans la rue, et j'attaque la négo, me préparant à ue longue discussion : well, ok, do you put the meter ? oooohhhhh no, no meter (dit-il avec un grand sourire malin) Et il poursuit "for how much do you want to go ?".
En fin négociateur, je lui rétorque you, tell me how much do you want ? Or put the meter please. no meter no meter Bon ok, we paid 300 bahts to come here from airport, airport tax and express way included (la je me dis que j'attaque fort en donnant le prix normal, je vais pas m'en sortir comme ca) 300 bahts, ok ok dit-il content, en prenant vite nos 2 gros sacs. Bon ben ca doit vraiment être interessant une course à l'airport parce qu'il nous a prix sans broncher à un prix correct malgré tout. Ou alors c'est notre côté familial et les petites qui font qu'on n'essaie pas de nous faire trop attendre.
Il a pris des raccourcis dans des petites ruelles, a conduit genre Taxi II dans les rues de Bangkok, et nous a mené nickel en une heure pile aux départs de l'aéroport. Aucun soucis au paiement. Il est reparti de suite à plein, par des personnes connaissant la combine : prendre les taxis au niveau Départs, et pas au niveau Arrivées, pour éviter la taxe des 50 bahts.
Ensuite passage des gros bagages au rayon X juste avant un groupe de français, enregistrement nickel jusqu'à Toulouse, un petit coup d'ATM pour payer les 4 taxes d'aéroport à 500 bahts (on les paie après la récupération des carts d'embarquement, ou pendant, ou avant, enfin bref c'est au même niveau).
Attende de 2 heures en salle d'embarquement, la petite s'y endort dans les bras, ce qui nous a valu d'être appelés en priorité pour monter dans l'avion. Repas tardif, dodo, films, dessins animés, Paris CDG Correspondances, on se caille avec nos petits pulls, encore 2 heures d'attente, embarquement, arrivée, taxi jusqu'à la maison. Ouf!
Il fait un temps pourri, ca caille, on déballe les achats, les poufs thai, on charge les photos sur l'ordi, et en peu de temps, on repart dans le Lonely Planet pour se demander où on pourrait retourner la prochaine fois !
Bilan : super sympa, cool mais trop court ! On peut résumer ca comme ca. C'était un voyage sans grande prétention, si ce n'est se reposer dans une ambiance qu'on aime vraiment, tout en offrant un premier petit flash asiatique à nos filles. Nul doute que nous reverrons tous ce superbe continent et ses habitants. A suivre.... Budget (2006) En gros 100 baths = 2 euros. Le budget a pas mal augmenté depuis une dizaine d'années, surtout avec 2 enfants. Les bungalows sommaires de Koh Tao à 250 bahts en 1993 sont devenus pour nous des bungalow à peine moins sommaire, mais avec 2 grands lits et à 700 bahts. Côté logement, ca reste assez facile de loger une famille de 4. On a trouvé des bungalows avec 2 grands lits (mais ils ne sont pas majoritaires), et les hôtels peuvent assez facilement rajouter un extra-lit dans une chambre double ou triple, moyennant 200 bahts dans notre cas. Nos filles de 4 et 7 ans se contentaient d'un plat à partager. Seules les boissons étaient individuelles. Côté transports, les enfants n'ont pas payé (pour les visites, ferry, ou dans les pick up par exemple), ou ont payé parfois un peu moins cher dans les bus, mais pas toujours. Au final, on logeait à Bangkok pour 1360 bahts, en bungalows sans clim avec fan, et salle debain/WC pour 700 bahts par nuit. Un repas du midi avec boissons nous coûtait dans les 250 bahts. Le soir un peu plus, entre 300 et 600 selon l'humeur, le type de plat et le resto. Globalement on peut vivre moins cher à Bangkok que sur les îles. Voici des exemples de prix février 2006, dans des endroits non chics, standards : un plat : entre 25 et 100 B en général (25 dans la rue et 100 pour un met plus élaboré dans un resto sympa) un jus de fruit ou lassi : entre 30 et 50 B une grande bière : entre 40 et 90 B une course en Taxi entre aéroport et Baglamphu : 300 B, entre Baglamphu et Siam Square : 90 à 100 B une location de moto à vitesses ou automatique : 200 B / 24h un litre d'essence pour moto : entre 20 et 35 B une location de kayak : entre 150 et 300B pour 4h (aussi cher que la moto, dingue !) un ferry+gros bus entre KSR et Koh Chang : 400 B (100B de moins en minibus) un pick up entre débarcadère Koh Chang et KAi Bae : 50 B
En gros, pour 12 jours, on en a eu pour 200 euros de logement, 200 euros de nourriture. Le voyage tout compris sur place (nourriture, logement, transports, visites, loisirs, achats souvenirs) nous a couté 30 000 bahts soit un peu plus de 600 euros.
Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée CDG à 23h pour Bangkok (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Le système Air France est bien fait, à la réservation, tout est réservé, le vol national, et les places (4 côte à côte) dans le vol international. L'enregistrement des bagages se fait une fois à Toulouse, et ensuite on ne les revoit qu'à Bangkok. Donc nul besoin de les récupérer entre temps et nul besoin de repasser par l'enregistrement. Idem au retour. Seul problème, si on a un vol sur Orly et l'autre sur Roissy, la, il faut tout récupérer. Donc bien penser à réserver à l'avance. Les avions ont bien changé aussi depuis, maintenant c'est télé individuelle à bord :-) avec des tas de programmes à la carte, des films, des jeux, des reportages, de la musique, etc... Alors la, avec des enfants, c'est royal : y'a une chaine avec uniquement des dessins animés. Du coup, le voyage est assez cool. Après le passage des douanes a l'aéroport, on a les classiques bureaux de change si on ne souhaite pas épuiser son quota de retraits via cartes Visa ou Mastercard dans les ATM (encore une chose que l'on ne faisait jamais il y a 10 ans). On évite gentiment les propositions d'offres de taxis à 700 ou 900 bahts, et on se dirige vers la file d'attente des taxis (tarif normal dans les 300 bahts, taxe et express way compris). Les portes s'ouvrent et la, on retrouve de suite l'ambiance chaude, lourde, bruyante et de gaz d'échappements. Ca y est, les filles sont dans le bain. Pour couronner le tout, les bouchons font que les taxis arrivent au compte gouttes. Pas loin d'une heure d'attente nous dit-on ! Bon, on troque les pompes contre les sandales en attendant, c'est toujours ça. Un petit retour dans l'aérogare pour aller chercher une bouteille d'eau (25 bahts). C'est à ce moment que j'ai vu les premiers regards des vendeuses sur nos filles. Durant tout le voyage, les filles n'ont cessé d'être regardées, touchées par les femmes thailandaises et quelques hommes. Finalement les taxis arrivent et on va enfin pouvoir partir. Le taxi nous met une présentation de la thailande sur un petit lecteur de DVD (encore un truc absent il y a 10 ans ;-)) et en route sur le trajet nous séparant de notre quartier Baglamphu. Mais cette fois, pas de Kao San Road (KSR), on ira un peu plus loin, dans le prolongement de KSR, entre le Wat (le temple) et la rivière, au Niew Siam II Ghesthouse. Autre nouveauté, nous avions réservé cette première nuit par le net, directement à l'hôtel conseillé qui a un site. Nickel, on était bien attendu, et la chambre triple plus un extra bed était prête, pour 1160 bahts déjà payés via le net. Le quartier est très vivant, très touristique, mais bien plus calme et "clean" que KSR. On avait choisi cet hotel pour sa petite piscine, piscine promise aux filles. On espérait partir directement pour Koh Chang le lendemain matin, via un gros bus depuis KSR. Mais plus de places, hormis par minibus. Et pas spécialement envie de se lever à 6h30 du mat le premier jour pour aller à la gare routière. Pour aller a Koh Chang depuis Bangkok, on a le choix entre rejoindre Trat en avion ou en gros bus "VIP" depuis la gare d'Ekamai, et ensuite se rendre au bon embarcadère le jour même ou le lendemain, ou bien de prendre un package bus+ferry direct. Pour gagner du temps, on avait choisi le package. Donc on partira le surlendemain pour 400 bahts par personne en moyenne en gros bus+ferry. On aurait pu trouver moins cher que cette agence de l'hôtel, mais bon, on va essayer de pas mégoter pour 1 euros dans ce voyage, comme on le faisait avant ;-) Résa prise, le lendemain se passera donc à Bangkok. Jour 2 - Bangkok - Bateau sur le Chao Praya pour le Wat Po - Kao San Road Avant toute chose, chose promise chose due ! Donc dès le petit déj avalé (des toasts et jus de fruits frais), on teste la piscine, et c'est bon ! Impossible de passer à Bangkok sans montrer des temples et buddhas à nos filles. L'hôtel est proche de la rivière, donc hop direction à pieds vers un stop des bateau du Chao Praya.
Il fait chaud, nous sommes un peu creuvés et dans les choux pour marcher dans cette ville trépidante. La plus petite des filles râle un peu au soleil, encore creuvée et surtout partie de France avec une bonne trachéite (elle nous a même fait de la fièvre dans l'avion).
Différents bateaux naviguent et transportent les personnes, les bateaux publics qui font tous les arrêts, les bateaux plus touristiques qui sautent quelques arrêts. On partait pour le bateau local, mais le gars d'un bateau plus touristique nous propose de nous prendre pour 18 bahts chacun pour le stop correspondant au Wat Po.
Le fleuve est large, la bateau qui trace bien nous donne un bon air raffraichissant ! Les filles se cramponnent aux barres des sièges, encore un peu perdues dans ce nouveau monde, ces thailandais, ces parents qui parlent anglais maintenant. Elles ne nous lachent pas la main, ne s'éloignent pas plus de 1m. Mais au fil de la journée, ca change, et la plus petite commence à prendre ses aises, pas trop longtemps quand même.
On débarque à l'embarcadère, surmonté de vieilles maisons typées en bois. Ca rappelle l'Asie de précédents voyages. On se dirige vers le Wat Po tout près. Les regards et sourires se portent vers nos filles. Quelques mains leur tripotent les bras au passage. Jamais elles n'avaient connu autant d'"attentions". Les femmes thais de tous âges ne cessent de montrer les filles, de leur sourire, de leur lancer des "ooohh", et bien sur de leur toucher les bras ou les joues. On les avait averties, et on tente de leur faire prendre la chose à la rigolade.
Au Wat Po, il y a des tickets à vendre (20 bahts sauf pour les enfants). On déambule dans le site, comme on l'avait fait il y a quelques années de la. On se garde le buddha géant couché pour la fin, visite qu'attend impatiemment notre grande fille.
Il fait chaud, la petite capable de marcher dans nos pyrénées a du mal, elle demande à être portée sur les épaules, c'est pas bon signe ça. On entre dans les différents petits temples, après avoir oté nos sandales. Marcher pieds nus et se reposer dans les temples près d'un ventilateur leur plait bien. Les bouddhas dorés et l'ambiance qui règne semblent les intriguer, les impressionner et ca commence à bien leur plaire. Elles en veulent encore !
On termine par le buddha couché (46m de long), impressionnant, dommage qu'il y ait quelques travaux et un peu de monde.
La petite visite terminée, on décide de repartir par le bateau, bien plus cool que le taxi, le tuk tuk, ou les sandales. C'est qu'on n'a pas encore la top forme ce premier jour.
De retour à l'hotel (qui fait plus hotel que guesthouse à mon avis), on refait le petit plongeon piscine raffraichissant, avec les classiques jus de fruit frais ou lassis.
Pendant ce temps, je décide d'aller marcher en direction de KSR, histoire de revoir.
Eh bien, me souvenait plus que c'était aussi bondé ! Ca déambule, ca grouille de monde, que des touristes ou des thais bossant du tourisme (dizaines de boutiques pour fringues, disques, souvenirs, cafés, restos...). Y'a de la musique, du bruit, des touristes plutôt ambiance routards que tours operators. Mais bon, routards, ca veut dire quoi ici, on n'en sait rien. Il y a ceux de passage comme nous, et ceux qui squattent des jours voire des semaines dans ce quartier.
Un max de tatouages, de looks, ca consomme de tout à tout heure (boissons, bouffes ambulantes, restos, massages, souvenirs, t-shirts, etc...). Enfin pas à tout heure, car les échoppes ouvrent en fin de matinée, vu l'heure à laquelle ca ferme. Tout le monde a un peu le même look, des fringues cool, bab, surf, torses nus et mini brassières pour les moins respectueux, enfin on ne sait pas trop. Y'a de la frime, des gars qui se prennent pour des aventuriers, un sosie de Brat Pit qui se prend pour Di Caprio dans La plage, des nanas tatouées avec des grosses lunettes de stars transparentes. Ca parle anglais, français, israélien. Bref c'est marrant de se replonger la dedans, mais ca fait du bien de ne pas y loger. C'est assez folklorique, et ca fait partie de Bangkok. Si on n'aime pas, on ne vient pas la, il y a des tas d'endroits ailleurs où aller. Si on aime un peu, on loge pas loin comme nous. KSR est quand même bien pratique pour les petits achats en tous genres à bons prix. On y aura acheter nos poufs thailandais (nos précédents commencent à rendre l'âme) pour 800 bahts les 2, avec emballage et ficelage pour le transport.
Mise en garde toutefois, il y a plein de vêtements étiquetés Diesel ou Addidas. Garre à pas abuser. A notre retour en France, la seule question du douanier a été "pas de vêtements ?". A bon entendeur. Il peut coûter très cher le tshirt à 100 ou 150 bahts au final.
Pour les achats, je teste un peu, ca marchande toujours un max, genre demi tarif en moyenne.
Le soir, on va manger en terrasse, dans notre quartier. C'est cool. Les ventilos et une petite fontaine raffraichissent un peu, la musique est discrète. Les filles adorent les restos la nuit alors elles sont comblées. Ceci dit, côté nourriture, on a laissé tomber nos habitudes d'alimentations équilibrées, avec des légumes tous les jours, pas trop de viande, et en évitant les chips, frites, et boissons sucrées à table.
Ca reste donc assez peu varié pour nos filles, du riz, des nouilles, de la viande (oui même du poulet) ou du poisson, et des fruits pour la petite qui se régale des ananas très bon marché ici.Jour 3 - Direction Koh Chang A l'heure prévue (8h du mat), un thai vient nous chercher à la guesthouse. A pieds on parcours quelques mêtres pour récupérer d'autres personnes dans d'autres hotels du coin. En file indienne, tout ce petit monde carapacé de sacs à dos se dirigent vers le bus pour Koh Chang. Nos filles suivent de même avec leurs petits sacs à dos comprenant doudous, livres et coloriages. On rejoint notre grand bus à 2 étages. Je conseille vivement de prendre un grand bus plutôt que les minibus. C'est un peu plus cher mais la clim marche mieux, on n'est pas serré entre 2 australiens encore sous l'emprise des chang beers de la veille, c'est pas tape cul, on voit mieux le paysage, bref c'est largement plus confort et ca va aussi vite. On charge tout le monde et le bus se dirige péniblement dans les bouchons vers un autre quartier pour prendre d'autres touristes. Au bout d'une heure, Notre grande plongée dans ses bouquins nous demande si on est bientôt arrivés. On doit bien lui avouer qu'on n'a pas encore quitté Bangkok ! Alors elle replonge dans le bouquin sans sourciller. On a été étonné par leur capacité à patienter durant les transports. Le trajet Bangkok/Koh Chang prend quand même 7 heures en tout. Le bus part, enfin, pour aller prendre de l'essence. Ensuite de longues autoroutes pour sortir de la ville, puis des bâtiments qui diminuent, et enfin un peu de campagne et de petites villes traversées. Les filles regardent de temps en temps mais passent plus de temps à faire des jeux avec nous ou bouquiner.
Au bout de 2h (il est 11h), le bus s'arrete à une "aire de repos" où se trouvent toilettes et de quoi manger dans une salle semi-intérieure. Au choix des biscuits ou bricoles, ou des plats chauds pour 30 bahts. Les filles oscillent entre mon poulet au gingembre et les biscuits, puis le traditionnel petit lait aromatisé.
Après 20mn de pause, on repart. Le paysage change pour laisser place à des plantations de fruitiers, des collines. Ca devient un peu long et puis on sent la mer proche, que l'on aperçoit de temps en temps juste à la fin. Ca y est, on arrive à l'embarcadère ! Tout le monde descend, il fait encore chaud.
Le responsable du bus qui nous avait pris nos billets nous envoie vers un kiosque ou des femmes nous donnent nos billets de ferry prévus dans le package. Y'a pas à dire, comparé à d'autres pays asiatiques, l'organisation thai est nickele !
Un peu excités, tout le monde monte à bord, piétons et véhicules qui traversent en même temps. Le ferry part, on se ballade sur le pont abrité mais ouvert. Beaucoup de vent, que c'est bon !
A bord, y'a de quoi acheter encore pas mal à grignoter, des fruits, des biscuits, à boire.
Au bout d'1/2 heure, on arrive à Koh Chang. En face, tout le monde se dirige vers les taxis locaux, en fait des pick ups dont l'arrière est équipé de bancs latéraux et d'une capote rigide. A Koh Tao il y a 10 ans, on était directement assis dans la benne à ciel ouvert. Mais les filles trouvent ca déjà bien étonnant et dépaysant.
Les pick up crient leur destination. On prend celui qui crie Kai bae !, la plage qu'on avait prévu de rejoindre. Tout le monde monte à bord, on se sert. Les enfants ne payant pas les 50 bahts demandés sont invités à prendre nos genoux. On se retrouve avec une femme seule avec sa petite fille de 4 ans, un couple de québéquois légèrement agés, et quelques autres inconnus. Ambiance francophone donc dans le pick up et on glane quelques infos de la part de la femme et sa fille qui étaient déjà venus il y a 2 mois.
Le pick up s'arrette à Kai Bae, juste après le village, en face du panneau KB Bungalows (ce qu'on avait demandé vu les infos trouvées sur le net). On demande au chauffeur de nous mener en bord de plage, au parking du KB en fait, c'est toujours quelques mêtres de gagnés.
Le KB semble bien classe avec ce jardin nickel et ces bungalows à baies vitrées. Très joli mais ca ressemble pas à ce qu'on pensait, un truc plus cool et moins cher. On est 3 à chercher un logement en même temps ! Le KB nous annonce de suite qu'il est plein. On apprendra plus tard que les grandes chambres sont à 2000 bahts. On continue à gauche, vers le sud. Vers le nord, des KB Hut kitch en dur et moches, plus loin c'est pire. Le but est de parcourir la plage et de visiter chaque resort ou bungalows. Je pars seul sans sac laissant le reste de la petite famille à attendre en bord de plage. Le second resort (on va dire comme ca) n'est pas terrible. Je demande au suivant, visite un bungalow au Kai Bae Beach Grand Vill. C'est pas mal, 2 très grands lits, une SDB/douche, 2 ventilos, le tout pour 700 bahts par nuit (800 si court séjour). On va pas faire le difficile, on verra demain et on prend. Au dessus il y a un hotel attenant moche car petit immeuble, mais au final on n'y fera pas attention durant tout le séjour.
Allez on s'installe, on sort le minimum à savoir quelques maillots et serviettes et direction la plage à marée basse ! La pente est très douce donc il faut pas mal marcher pour pouvoir nager. On entre dans l'eau chaude comme de rien, on s'allonge, on trempe, on flotte, on y est, c'est bon, très bon même, le soleil se couche, c'est calme, loin de bangkok, tout le monde aprécie, hummm.....
Jour 4 - Koh Chang - Kai Bae
Bon, on ne le cache pas, après 2 ans sans grandes vacances, après 2 ans de préoccupations diverses, de boulots, on avait grande envie de se poser. Donc on ne quittera pas cette île avant notre retour pour Bangkok. Même notre idée d'aller passer quelques jours sur Koh Maak passera à la trappe (pourtant on a eu de très bon echos par la suite, on regrette un peu mais bon, pas grave).
Donc en ce jour 4, ben hormis la plage, pas grand chose. Bon plage ne signifie pas bronzette, c'est pas notre trip, et le soleil tape dur pour les enfants. Sur cette plage, il y a des cocotiers, mais aussi de grands arbres courbés au dessus de l'eau, si bien qu'on peut presque passer la journée entière à l'ombre, jusqu'à la mi après midi, quand le soleil n'est plus trop fort.
Il y a peu de sable sec et fin. La marée de la nuit se retirant sur toute la plage ou presque, la sable mouillé est donc dur mais ca n'est pas très génant. Il y a des morceaux de coraux ou petits cailloux un peu partout. Si on se rapproche un peu trop des arbres, il y a les fourmis que n'aiment pas nos filles.
Mais bon, je dis ca, c'est surtout pour dissuader d'y venir et de garder le coin pour nous ! Car la plage est belle et super agréable quand même. L'eau n'est pas l'eau cristalline émeraude que l'on peut trouver ailleurs. Pour le snorkelling, il faut aller un peu plus loin.
Elle est bien préservée comparé au reste. White Sand beach est plus bondée et bruyante. Klong Prao Beach un peu moins mais toujours plus que Kai Bae. Quant à Lonely Beach qui est décrite comme la plus sauvage dans les guides (oubliez desuis votre Routard de Thailande, il n'est vraiment plus d'actu dixit des voyageurs le possédant), les constructions alentours sont en plein boom et ca me semble plus être la destination idéale, à moins de trouver un petit coin encore calme.
Bref on pense avoir trouvé une bonne plage, belle, avec seulement 4 restos bien espacés : au nord le resto du KB Bungalows, le plus pro, le plus "occidental" avec buffet le matin, bien mais ambiance pas trop à notre gout, trop occidentale. ensuite le resto souvent vu en carte postal, posé sur pilotis, une partie sur la plage. Pas mal pour le matin avec la salade de fruit. Par contre service très lent (pas grave mais à savoir) et personnel ne parlant presque pas anglais, ce qui est d'ailleurs le cas de la grande majorité des thais cotoyés sur cette île (restos, hotels, boutiques...). Pas très bondé le soir. ensuite un petit resto en dur carrément en bord de plage, avec des arbres équipés de balancoires, échelle de corde. Le petit bâtiment est pas top, mais les femmes tenant le truc sont super gentilles (du moins avec les enfants toujours). C'est très cool, une adresse calme, vraiment cool pour les petits déj en bout de plage, le resto du porn's bungalow. Bon on l'avoue, on en a abusé le soir. La bouffe est finalement pas la meilleure, mais le lieu et l'ambiance est géniale, avec tables basses et poufs, grands espaces en bois, un coin très aimé des familles avec enfants, couples, etc...
Bon je ne parle pas des bungalows et restos au nord des KB Bungalows, c'est à dire au même niveau que le village de Kai Bae. J'en ai vu très peu, et le peu que j'ai vu était vraiment pas terrible. Des bungalows en dur, avec carrelage, limite kitch, genre on se croirait en Chine. C'est pas notre truc, mais ca peut plaire à d'autres et aux thais qui viennent nombreux en week end ou en vacances.
Bon alors sinon, c'est tout ce qu'on a fait ce jour 4 ? Non. On a aussi loué un kayak (150 bahts pour 2 ou 3h) en fin d'après midi, on y est monté à 4, et on a fait le tour de l'île en face de la plage. Découvrir une ile déserte était une bonne aventure pour les filles. Mais avant de l'atteindre, on a décidé d'en faire le tour. Sympa, mer calme donc no soucis. Ensuite on s'arrete sur la plage (sable mélangé à des résidus de coraux). La vue sur Kai Bae est sympa, et on est resté jusqu'au coucher du soleil, dans un calme et une douceur rare, hormis quelques cris d'oiseaux. Très agréable. Bon sinon l'île était bien déserte, mais sinon un vrai dépotoir aux premières herbes. Soit ce sont les visiteurs qui sont de vrais porcs, soit c'est la mer qui charrie tout ici à marée haute. La plage de Kai Bae est nettoyée tous les matins, mais pas celle de cette île manigestement. Vraiment dommage.
Retour de l'île et baignade jusqu'à la tombée de la nuit. On n'est pas mieux qu'au ski quand même ?
A propos de l'île, on peut s'y rendre à marée basse à pieds, mais en marchant sur les coraux déjà bien tristemieux vaut prendre un kayak.
Depuis un point de vue, sur la route après le village de Kai Bae.
La grande île est à 30 minutes en kayak depuis la plage de Kai Bae. On peut en faire le tour rapidement. Très sympa.
Plage de Kai Bae à marée "presque" haute. Elle redescendait tous les matins, sauf le dernier matin ( ? )
Photo prise en direction du nord.
Le petit resto sympa en bord de plage. Cool pour les petits déj.
Photo prise en direction du nord.
Toujours Kai Bae, cette fois le soir, à marée basse.
Photo prise depuis la plage des KB Bungalows, en direction du sud.
Plage devant le KB. Photo prise en direction du nord.
Au nord, il y a les KB Hut et ensuite une espèce de jetée avec d'autres bungs et des cafés. PAs terrible et tristos le soir. A éviter.
Plage de Kong Prao le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage un peu plus large que la Kai Bae mais plus couru, avec de plus grosses constructions.
Plage de White Sand Beach le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage plus grande mais beaucoup plus de monde, de bars, de restos avec du mobilier en plastique à même la plage. Pas terrible pour le calme. En plus la route est pas loin derrière, et grosse circule donc....
Plage située à l'est de l'île, après une virée en solo en moto.
On peut faire le tour de l'île en moins de 2h en moto, mais une partie de la route, au sud, est sinueuse, non goudronnée, et plus difficile, mais je ne l'ai pas essayée.
Les plages de l'est sont vraiment différentes. Pas de villes ou villages à proximité, uniquement des maisons ici ou la. Le sable est rouge, et à défaut des rochers sombres également.
Par contre, c'est désert, donc pour le grand calme....Jour 5 et 6 - Koh Chang - Kai Bae Gros programme ces jours la : rien de spécial si ce n'est prendre du bon temps. C'est le WE, il y a pas mal de thais qui sont venus le passer ici. C'est sympa, ca change des blonds. Ceci dit, cette plage est vraiment calme. On a toujours l'impression de nager seul dans la mer; jamais personne d'autre à côté de nous, cool. Jour 7 - Kai Bae - Les éléphants Bon faut bien dire que ca faisait 2 mois que les filles étaient au courant de cette possibilité : une ballade à dos d'éléphants. Sur Koh Chang il y a 3 camps d'éléphants : 2 à Klong Prao (Chang et Chutiman), visibles de la route, et un à l'intérieur des terres au nord de l'île (Ban Kwan Camp). Selon les forums et le LP, celui du nord est mieux, et en plus ils font partie d'une organisation de sauvegarde des éléphants. Donc pas grave, on retournera au nord, c'est pas 15mn de jeep en plus qui vont nous effrayer. Vu notre expérience et les échos d'autres voyageurs, on semble avoir fait le bon choix, d'autant que le prix est identique (programme 500 ou 900 baht/personne) et dans tous les cas on vient vous chercher et on vous ramène à l'hotel dans le prix.
Pour atteindre celui du nord, la jeep prend une petite route dans le terres. Les filles semblent beaucoup aprécier le pick up, dans celle la on se prend un max de vent, mais ca semble bien les amuser. Le camp des éléphants est en pleine jungle. Il y a juste une grande vieille et typique bâtisse sur pilotis, et quelques parcs pour les éléphants. Une mini table pour souvenirs. Bref c'est super authentique, calme, avec pour bruits les oiseaux de la forêt, les éléphants parfois, et les voix des thais qui travaillent ici. On se croirait paumé en pleine jungle dans le triangle d'or. Vraiment on a adoré l'endroit. On est bien loin des 2 camps situés sur la route ! Une fille thai avec un tchirt du camp s'occupe de l'oganisation avec un bon anglais. On a pris le programme à 900 bahts. Un "ponton" permet d'accéder aux éléphants, du moins au sièges se trouvant sur leur dos. On est 6 éléphants de 2 personnes à partir. On a pris chacun une fille, moi la grande qui a surement besoin du papa pour vaincre sa trouille. Ca tangue pour s'asseoir. Le driver est lui assis sur le coup du mammouth et le dirige avec les pieds, les voix et parfois un crochet. L'éléphant part au rythme de la tortue. A chaque pas le siège tangue. Marrant l'impression. Dans les descentes, y'a intérêt à se tenir si on veut pas finir sous la papatte du mastodonte. Le petit troupeau déambule dans la jungle, c'est super agréable. L'organisation thai est toujorus présente, tour à tour chaque éléphant passe en tête histoire. Les thais proposent de nous faire des photos, en mettant cote a cote les éléphants portant une même famille. Entre eux les drivers plaisantent, bonne ambiance. Ils ne parlent pas vraiment anglais mais bon, on sait que notre éléphante se nomme Sindy et qu'elle vient d'Inde.
Je ne sais combien de temps a duré la ballade, mais c'était suffisant et sympa. On a traversé une rivière presque à sec à cette époque, dommage. On n'a pas vu de cascades non plus.
Apres un vrais jus de noix de coco offert par l'orga, on est convié à suivre un éléphant à la rivière. Il demeure une poche d'eau pour baigner quelques éléphants. Ambiance tropicale bien agréable. 2 éléphants se vautrent dans l'eau. Il ne reste hors de l'eau qu'un gros bidon, un oeil et de temps en temps une trompe qui sort de l'eau pour respirer, après avoir expulsé un bouillon d'air dans l'eau.
A ce moment la, on demande des volontaires pour aller dans l'eau avec la bêbête. Je me mets illico en maillot et rejoint babar, suivis des yeux par les filles qui ont dû se remémorer à ce moment tous leurs bouquins de dinosaures, tintin au congo, babar, ou alien (enfin, alien, ca sera pour plus tard).
Le driver me propose alors d'enfourcher la bête et de le brosser avec une brosse. Moi qui l'avait à peine touché de la main au départ, me voila en maillot à le frotter à califourchon. C'est costaud ces bêtes. Ca bouge pas d'un poil (c'est qu'ils piquent leurs poils). Faut dire que mes 60kg mouillés sont peu de chose comparé aux 2 ou 3 tonnes mouillées. Je me recule un chouia pour m'asseoir sur le ventre, la ca bouge un peu la dedans, pourvu que le rende pas malade.
Le deuxiéme éléphant lui s'est mis debout avec un touriste sur le dos (impressionnant), et le voila en train de l'asperger à grandes eaux en lui crachant des litres d'eau en pleine face.
Le mien est dédié aux enfants maintenant, alors il reste gentiment couché. Nos 2 filles et 2 autres fillettes montent sur la bête. Notre petite aprécie moyennement et préfère vite se réfugier dans les bras de maman. Le driver explique tant bien que mal ce qui va suivre, mais personne ne le comprend vraiment. Du coup l'éléphant commence à se redresser sous les ordre secs du driver. Les 2 autres fillettes attrappent les mains de leurs mamans et redescendent illico. Faute d'avoir trouvé une main, la nôtre reste assise sur la mastodonte qui se dresse hors de l'eau et se met sur ses papattes. La voila seule tout la haut. Faut avouer, elle est pas fière. Elle rejoindra ainsi à dos d'éléphants la berge et marchera quelques mêtres. Ensuite, l'éléphant s'asseoit sur ses pattes de derrière, puis de devant, et elle descend avec l'aide du driver (un éléphant couché sur le ventre, ca reste haut). Un pick up nous attend à 10m de là pour nous ramener chez nous, à peine rhabillés. Toujours au point l'organisation thai, presque trop même !
A savoir, un couple ayant trouvé l'ambiance du camp très sympa, a demandé à y rester 2 heures de plus pour se promener dans le coin. Ca n'a pas posé problème, il repartiront par un prochain pick up. C'est ca qui est classe en thailande, c'est super organisé, mais on peut toujours improviser, y'a toujours des solutions !
Retour en pick up à la plage, avec une grosse expérience en tête pour toute la famille.
Jour 8 - Koh Chang - Kai Bae
Journée cool, balançoires again, petits achats en ville de colliers, histoire que toute la famille accède enfin à la panoplie du parfait touriste ;-) Les filles sont enchantées, madame et monsieur aussi ont leur collier.
Si vous voulez des colliers et bracelets, achetez les la, car à Bangkok, on n'a pas retrouvé autant de choix, dommage, si on avait su.
Les filles nous redemandent chaque soir de retourner manger "aux poufs", le resto du porn's bungalow. Bouffe pas terrible si on compare avec d'autres, mais bonne, et surtout ambiance super agréable. A découvrir !
Jour 9 - Koh Chang - Bang Bao
Bon allez, assez lézardés, on part à l'aventure, direction le sud de l'île. 20 mn en moto, grosse aventure donc ! ;-)
Par le passé, à 2, on prenait toujours une petite moto quand on pouvait. La avec 2 filles en plus, il est temps de se poser la question : on loue chacun une moto et on prend une fille, ou au pire j'en prends 2, ou on chope un pick up pour nous y conduire. L'appel de la moto étant trop dur pour moi, j'en prends une le matin pour voir. Au final, on n'a choisi aucune des 2 solutions évoquées, on a choisi la solution thai : on est parti à 4 sur la mob. Moi qui suit un pro de la sécurité routière en France (dans le sens où je suis intrangiseant sur la ceinture en voiture, le casque et les habits adéquats en moto), ben la, vla qu'on se retrouve à 4 sur une mob, en pantalons certes mais en sandales, avec 2 casques pour nos minettes et rien pour nous. Comme quoi on peut être très bêtes parfois en vacances, surtout qu'on ne sait absolument pas ce qui est légal ici, et que j'avais pas pris le temps de me faire emettre un permis de conduire international.
Pour notre défense, les routes du sud sont peu parcourues, on ne dépasse pas les 70 km/h, et le trajet était court. Au final, tout s'est bien passé, c'était super agréable pour tout le monde. Et puis cote mob, nos gabarits font qu'on tient moins de place et on est moins lourd à 4 que 2 américains adeptes des chicken fries à tous les repas.
On a quand même rencontré une famille de français passant par la en rentrant du Cambodge. Leurs enfants ados avaient fait une chute en mob : nez à recoudre, plaies au coude et ventre. Ils ont été reçu à la clinique internationale de Koh Chang, ils se sont cru en Suisse dixit leur compte rendu, aussi bien pour la qualité des soins, du matériel, que de la note de 8700 bahts.
Bon alors sinon Bang Bao ? Ben décevant. Je conseille d'y dormir plutôt, histoire de goûter l'atmosphère une fois les touristes repartis et les boutiques à souvenir fermées. Ou alors s'y rendre tôt le matin. Car la journée, la jetée est en fait exlusivement ouverte sur des maisons de souvenirs ou de restos. En plus, les restos de poissons matraquent pas mal les prix, ca fait penser aux restos fronts de mer de France. Pour le midi, on a donc acheté quelques fruits et grignoté sur un ponton désert. On a acheté quand même quelques babioles pour les filles, mais c'est bien plus cher qu'à KSR à Bangkok, à bon entendeur.
Avant de repartir, on est allé se baigner sur la plage plus au sud de Bang Bao. J'en ai vu une très belle photo rêveuse sur le net à marée basse, sous un beau soleil. La, à marée moyenne, sous un temps un peu sombre, c'était pas top. Plage assez sale et surtout eau très sale ce jour la, avec des déchets, du gras en suspension !
C'était peut être exceptionnel. Car en effet le lendemain, la marée a changé, le vent aussi, et la plage de Kai Bae a été souillée par la mer qui a ramené des trucs qui devaient trainer depuis longtemps dans l'eau : des bouteilles, des morceaux de tout et n'importe quoi attaqués par des coquillages, du gras qu'on a retrouvé sur notre peau...
Le jour d'après, jour de notre départ, l'eau semblait de nouveau redevenue belle. Bizarre.
En fin d'après midi, je prends la moto pour aller faire un tour dans l'île, en remontant au nord, puis en redescendant pas mal sur la côte Est.
Le sable y est rouge, les rochers sombres, c'est très calme, pas de ville, que des maisons ici et là, quelques resorts. La nuit tombant, je ne vais pas m'aventurer à tenter le tour complet de l'île, une partie de la route étant encore en piste. Sinon en une heure et demie en gros, le tour doit être faisable en moto. Attention, à certains endroits les côtes sont méchantes.
Jour 10 - Départ pour Bangkok.
La aussi on a acheté un package au KB Bungalow (car parlant anglais donc plus cool pour les infos), plus complet encore, incluant minibus jusqu'au ferry, ferry, et gros bus jusqu'à KSR à Bangkok. Le tout pour 450 bahts par personne, enfants compris. A l'aller les enfants avaient payé 350 et 450 pour nous, mais sans le transport sur l'île. Ca redevenait donc à peu près au même, mais bon, on aurait pu faire bien moins cher en prenant tout séparé je pense, surtout que les enfants ne paient ni pick up, ni ferry.
Le bus est un simple gros bus non VIP, à simple étage, mais presque aussi confortable et avec une bonne clim, trop bonne presque. On a eu droit cette fois à un serveur nous proposant un mini coca avec glace et paille servi dans un verre, et une petite brioche fourrée pas trop du goût des filles.
Ensuite, arrêt à mi course au même endroit qu'à l'aller pour un repas sur le pouce.
Retour à Bangkok vers 16h. On devait être déposés à KSR, mais on a été déposé sur la grande avenue parallèle pas vraiment tout proche. Du coup, on a marché bien 300m puis on a remonté tout KSR pour atteindre notre quartier derrière le wat.
Et hop, piscine tant attendue par nos filles à notre petit hotel.
Jour 11 - Bangkok - Du côté de Siam Square et retour
A nos précédents passages, jamais on était allé faire un tour du côté de la "modernité", alors on a décidé de rejoindre le coin des grands magasins style MBK, Discovery Center, et la nouveau Siam Paragon.
Impressionnant ces centres commerciaux ! Et très sympa de s'y retrouver le midi, quand tous les thais sortent des bureaux pour aller y faire des empletes et y déjeuner dans les restos en tous genres.
MBK est pas mal, assez varié, on y trouve de tout, mais on avour ne pas avoir fait grand chose en comparaison de l'étendue, avec nos filles. Un bon conseil, si vous avez des enfants et voulez arpenter les centres, prenez la journée complète et sans eux, c'est iiiiiiimmense, jamais vu ca ailleurs.
Pour ce qui se vend sur KSR, achetez à KSR, ca sera moins cher. Mais c'est plsu varié.
Discovery Center et Siam Paragon, c'est tout autre chose. Plus classe (d'ailleurs il y a des policiers ou gardiens), boutiques de luxe même, fringues de marque, déco d'intérieur (y'a même un Habitat plus cher qu'en France).
Depuis le coin KSR, on a pris un taxi. A l'aller 100 bahts en discutant car pas possible de mettre le meter. Au retour, meter sans problème et 92 bahts avec plein de bouchons et 30mn de trajet.
On rentre à l'hôtel. On profite des douches proches de la piscine pour se raffrachir avant de partir. On avait demandé au précédent taxi de nous attendre à 19h30 devabt l'hôtel pour nous mener à l'aéroport avec le meter. Il avait l'air content et avait assuré d'être là. Mais personne, alors soit on ne s'était pas compris (il parlait quasi pas englais), soit il avait trouvé mieux à faire. Un taxi attendant devant l'hôtel et nous demandait toutes les 10 secondes si on voulait aller à l'aéroport. On lui fait comprendre qu'on avait rencard avec un autre. L'autre ne venant pas au bout de 10 minutes, on finit d'avaler quelques nems pas terribles achetés dans la rue, et j'attaque la négo, me préparant à ue longue discussion : well, ok, do you put the meter ? oooohhhhh no, no meter (dit-il avec un grand sourire malin) Et il poursuit "for how much do you want to go ?".
En fin négociateur, je lui rétorque you, tell me how much do you want ? Or put the meter please. no meter no meter Bon ok, we paid 300 bahts to come here from airport, airport tax and express way included (la je me dis que j'attaque fort en donnant le prix normal, je vais pas m'en sortir comme ca) 300 bahts, ok ok dit-il content, en prenant vite nos 2 gros sacs. Bon ben ca doit vraiment être interessant une course à l'airport parce qu'il nous a prix sans broncher à un prix correct malgré tout. Ou alors c'est notre côté familial et les petites qui font qu'on n'essaie pas de nous faire trop attendre.
Il a pris des raccourcis dans des petites ruelles, a conduit genre Taxi II dans les rues de Bangkok, et nous a mené nickel en une heure pile aux départs de l'aéroport. Aucun soucis au paiement. Il est reparti de suite à plein, par des personnes connaissant la combine : prendre les taxis au niveau Départs, et pas au niveau Arrivées, pour éviter la taxe des 50 bahts.
Ensuite passage des gros bagages au rayon X juste avant un groupe de français, enregistrement nickel jusqu'à Toulouse, un petit coup d'ATM pour payer les 4 taxes d'aéroport à 500 bahts (on les paie après la récupération des carts d'embarquement, ou pendant, ou avant, enfin bref c'est au même niveau).
Attende de 2 heures en salle d'embarquement, la petite s'y endort dans les bras, ce qui nous a valu d'être appelés en priorité pour monter dans l'avion. Repas tardif, dodo, films, dessins animés, Paris CDG Correspondances, on se caille avec nos petits pulls, encore 2 heures d'attente, embarquement, arrivée, taxi jusqu'à la maison. Ouf!
Il fait un temps pourri, ca caille, on déballe les achats, les poufs thai, on charge les photos sur l'ordi, et en peu de temps, on repart dans le Lonely Planet pour se demander où on pourrait retourner la prochaine fois !Bilan : super sympa, cool mais trop court ! On peut résumer ca comme ca. C'était un voyage sans grande prétention, si ce n'est se reposer dans une ambiance qu'on aime vraiment, tout en offrant un premier petit flash asiatique à nos filles. Nul doute que nous reverrons tous ce superbe continent et ses habitants. A suivre.... Budget (2006) En gros 100 baths = 2 euros. Le budget a pas mal augmenté depuis une dizaine d'années, surtout avec 2 enfants. Les bungalows sommaires de Koh Tao à 250 bahts en 1993 sont devenus pour nous des bungalow à peine moins sommaire, mais avec 2 grands lits et à 700 bahts. Côté logement, ca reste assez facile de loger une famille de 4. On a trouvé des bungalows avec 2 grands lits (mais ils ne sont pas majoritaires), et les hôtels peuvent assez facilement rajouter un extra-lit dans une chambre double ou triple, moyennant 200 bahts dans notre cas. Nos filles de 4 et 7 ans se contentaient d'un plat à partager. Seules les boissons étaient individuelles. Côté transports, les enfants n'ont pas payé (pour les visites, ferry, ou dans les pick up par exemple), ou ont payé parfois un peu moins cher dans les bus, mais pas toujours. Au final, on logeait à Bangkok pour 1360 bahts, en bungalows sans clim avec fan, et salle debain/WC pour 700 bahts par nuit. Un repas du midi avec boissons nous coûtait dans les 250 bahts. Le soir un peu plus, entre 300 et 600 selon l'humeur, le type de plat et le resto. Globalement on peut vivre moins cher à Bangkok que sur les îles. Voici des exemples de prix février 2006, dans des endroits non chics, standards : un plat : entre 25 et 100 B en général (25 dans la rue et 100 pour un met plus élaboré dans un resto sympa) un jus de fruit ou lassi : entre 30 et 50 B une grande bière : entre 40 et 90 B une course en Taxi entre aéroport et Baglamphu : 300 B, entre Baglamphu et Siam Square : 90 à 100 B une location de moto à vitesses ou automatique : 200 B / 24h un litre d'essence pour moto : entre 20 et 35 B une location de kayak : entre 150 et 300B pour 4h (aussi cher que la moto, dingue !) un ferry+gros bus entre KSR et Koh Chang : 400 B (100B de moins en minibus) un pick up entre débarcadère Koh Chang et KAi Bae : 50 B
En gros, pour 12 jours, on en a eu pour 200 euros de logement, 200 euros de nourriture. Le voyage tout compris sur place (nourriture, logement, transports, visites, loisirs, achats souvenirs) nous a couté 30 000 bahts soit un peu plus de 600 euros.









