Discussions similar to: Météo Kirghizistan juillet
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Météo Kirghizistan en août
Bonjour, nous sommes une famille de 4 avec 2 garcons de 16 et 12 ans. NOus envisageons d'aller au kirghistan en aout pour faire trek a soussamire karakol et song kol Ma femme vient de lire un blog de 2001 ou il y avait manifestement plu tout le temps Etait ce exceptionnel? merci de nous faire part de vos experiences.
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Température au Pamir et Kirghizistan en juillet/août?
Je n'arrive pas à trouver les tesmpératures qu'il fait en Juillet Août dans ces régions. J'imagine qu'il fait plus froid lorsqu'on monte, mais à quel point?? Je ne voudrais pas emmener des habits que je ne mettrai pas. Je ne voudrais pas non plus geler!

merci
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Kirghizistan en mai: idées de parcours?
Bonjour à tous, Mon amie et moi serons à Osch à la fin du mois de mai après un périple en Ouzbekistan. Nous aimerions rester au moins 8 jours au Kirghizistan et faire un trek tranquille (avec le CBT) pour profiter des jailoos. Mais j'ai un peu peur que ce soit trop tôt dans la saison et que la neige encore présente (de nombreux cols sont fermés) nous empêche de rejoindre le centre du pays. Quelqu'un aurait-il une idée de parcours sympa à faire ? Merci pour vos réponses
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Voyage en VTT au Kirghizistan de mi juillet à fin août
je compte voyager à vtt au kirghizistan durant un mois et demi cet été, j'ai de nombreuses questions à vous poser: Est-il possible de trouver de quoi s'alimenter dans les zones les plus reculées? Le temps commence-t-il à être menaçant fin août? Existe-t-il des pistes praticables en vtt ou la circulation automobile est limitée( surtout celle des poids lourds) Si qqun a fait ce genre de voyage quels sont les meilleurs coins à parcourir?Je compte rouler tous les jours en prenant deux jours de pose par semaine (60 KM par jour) Est-il possible de communiquer dans toute la KIrghizie avec un dictionnaire français-russe? Quelles sont les zones à éviter? Ou trouver une carte la plus précise possible? Existe-til d' autres aéroports que celui de bishkek vers la frontière chinoise-kirghize en chine ou en kirghizie pour pouvoir faire une traversée et non une boucle? Peut-on faire des liaisons en bus avec les vélos? ça fait pas mal de question mais je suis novice dans ce genre de voyage, j'aifait des voyage itinérant en vtt mais en france! merci d'avance pour toutes les infos, expériences et conseils, 🙂 Damien.
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Randonnée Kirghizistan été 2016
Bonjour, Moi et ma copine (22 et 21 ans) aimerons faire 2 semaines de vacances au mois d'aout ou Juillet au Kirghizistan. On aimerais faire 12 ou 13 jours de randonée... Nous sommes très sportif, nous pouvons faire 6/9h de marche par jour en total autonomie (sac a dos) et avec experience en moyenne montagne, camping, randonnée, etc... Pas d'experience sur glacier, même si on est de la Savoie hahaha

Je ne connais pas ce pays, j'ai deja essayé de me renseigner, mais pour les randos pas trop d'info.

Aidez moi à m'organiser svp ! Des idées de rando sur 4/5 jours? de 2/3 jours? une rando de 12 jours?

Comment faire pour arriver au point de depart et arrivé des randos? Bus ? taxi ? Train ?

Merci beaucoup :)
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Sécurité au Kirghizistan
Bonjour à tous,

Nous partons en Aout prochain au Kirghizistan et nous souhaiterions avoir des infos concernant :

- Sécurité dans le pays sachant que nous voyagons avec nos 3 filles 7-7 et 10 ans) - une idée concernant les différents iténéraires possibles et adaptés avec enfants - Les villes à visiter - Le type d'équipement à prévoir pour ce type de voyage

Merci d'avance de vos réponses....

A bientot.😉
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Conditions météo et camping sauvage au Kirghizistan et Tadjikistan de mi-avril à juillet
Bonjour a tous, Je prépare un voyage de deux mois et demi au Kgztan et Tdktan en mode camping sauvage et randonnées à travers ces immenses espaces naturels. Je me soucie surtout pour le début de la saison (mi avril à mi mai)... À quelle altitude peut on camper en cette période de l année? Je pense investir pour une tente ultra light et sac de couchage confort 0 degré. Quelqu un à t il déjà fait ce genre de trip en cette période de l année? Quelles endroits où vallées pouvez vous me conseiller en attendant une météo plus clémente.? Je sais qu il serait préférable de partir un peu plus tard...mais le fait est que je continuerai mon périple en Inde (Ladakh) puis Népal. Merci pour vos infos, suggestions et conseils matériels camping. 😉
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Tadjikistan/Kirghizistan en octobre - météo
Bonjour à tous!

Je souhaite partir en octobre (seules dates disponibles) au tadjikistan et kirghizistan. L'objectif sera de faire la route du pamir puis d'aller au kirghizistan en alliant voiture, pause touristique et randonnées.

Ma question est donc: quelle météo en montagne en Octobre?! neige? grisaille et pluie? froid et ciel bleu?!

Merci d'avance pour vos conseils!
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Accessibilité au Kirghizistan en mai?
Bonjour à toutes et tous,

Je souhaite partir du 25 avril au 14 mai au Kirghizistan pour essentiellement marcher, découvrir les lacs, les yourtes, les canyons etc. Avant de valider mon billet d'avion je voudrais avoir des conseils sur la période visée : est-ce que vous pensez que les lac Song-Köl, Chatir-Köl notamment seront accessibles à cette période ?

Merci beaucoup par avance pour vos expériences !

Bon voyage ;)) Gaëlle.
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Partir au Kirghizistan à Noël, météo?
Nous souhaitons rejoindre notre fils aux vacances de NOEL. Il vient d'arriver au Kirghizistan (il est parti depuis 10 mois de France). Nous envisageons d'arriver à Bishkek et de visiter les environs. Pensez vous que la météo ne sera pas un frein pour visiter la région du lac Issyk Kol : randos, dormir dans une yourte, etc.... ? Merci pour votre aide et vos conseils.
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Partir début mai au Kirghizistan: bonne idée ou non?
Bonjour, nous souhaitons partir début mai en Kirghizistan ! Je suis inquiet sur la période choisie : est ce une bonne periode ? Météo, ouverture des lieux, disponibilités des habitants ? Pouvez vous me confirmer ce que vous en pensez ? Il semble que au dessus de 3000 metres tout est gélé et impossible de passer.. est-ce que les activités des locaux ne sont pas à l'arret complet à cette période ? Faut il plutot partir en juin ou juillet ? Nous souhaitons parcourir sur 10-12 jours le Kirghizistan et l'Ouzbékistan avec les lieux incontournables, du hors sentier également avec des logements chez l'habitants (Yourte Kirghize obligatoire au moins une ou deux fois), randonnées pédestre et aussi à cheval. Pouvez vous nous conseiller ?

Merci d 'avance
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Choix d'itinéraires à vélo au Kirghizistan
Bonjour, Je pars le 1er juillet pour un périple de 3 semaines à vélo au Kirghizistan et j'ai quelques questions concernant l'élaboration de l'itinéraire qui commencera à Karakol situé sur la rive sud du lac Issyk Kul et ensuite j'aimerai rejoindre le lac Son Kul et la vallée de Suusamyr. 1ère option : Le très classique passage par Kochkor, Sari Bulak et le col Kalmak Ashuu qui mène au Lac Son Kul mais j'ai l'impression qu'il risque d'y avoir beaucoup de circulation sur cet axe là. Ma deuxième option serait de passer par le col de Tosor qui mene à Naryn mais dans ce sens c'est plus de 2000m de dénivelé positif pour d'atteindre le col à 3900m d'altitude et d'après les infos que j'ai eu, le passage peut être problématique avant mi juillet à cause de la neige. J'aimerai bien avoir un retour d'expérience de voyageurs qui sont passés par le col de Tosor à vélo ? Ma troisième option serait de prendre la piste de Barskoon au Lac Issy Kul et de passer par le col Arabel, Japak bel, saty Bulak et Son Kul . Dernière question : Dans quel sens faire cet itinéraire. Commencer par la vallée de Suusamyr ou le lac Issyk Kul. Merci pour vos réponses. Rachid
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Route militaire du Pamir (M41) au mois de mai: cols ouverts ou fermés?
Bonjour le forum,

Ma compagne et moi envisageons de parcourir la route militaire du Pamir l'an prochain pendant un mois : notre road-trip qui irait de Douchanbé à Osch, avec peut-être une pointe vers Bichkek en fonction du temps passé sur la route, et retour en France par Tschkent, donc en empruntant par la vallée de Ferghana que nous ne connaissons pas encore (nous avons parcouru l'Uzbekistan il y a quelques années, mais sans passer par là). Nous utiliserons les moyens de transport locaux (bus, marshrutka, taxis partagés, etc.).

Voilà pour le projet (ouvert, bien entendu, à tous les commentaires et à toutes les suggestions...), mais la question qu'on se pose est celle des dates. Nous avons la chance de pouvoir fixer nos dates de voyage avec pas mal de souplesse, et l'idée de départ était d'y aller en mai. Juin et septembre sont pour nous impossibles, et on a peur qu'il y ait un peu trop de touristes en juillet-août.

Le problème est celui de la météo, et les indications qu'on a pu glaner ici ou là sont très imprécises et parfois contradictoires. Est-ce que la route est vraiment très difficilement praticable au mois de mai, est-ce que les cols risquent d'être fermés ?

Ou bien est-ce qu'au contraire ça passe sans (trop de) problème, compte tenu évidemment des aléas climatiques, par définition imprévisibles ?

Merci d'avance pour vous réponses et vos retours d'expérience.
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Bangkok-Paris à vélo: Avec quoi remplir ses sacoches?
Bonjour à tous,

Je pars en février en Thailande (en avion), puis je rentrerai en vélo de Bangkok à Paris. Le départ de Bangkok se fera début Mars, je serai en juin/juillet en Chine, Juillet/Aout dans les "stan", puis Iran, Turquie, Europe pour arriver en France en novembre 2016.

Vous me corrigez si je me trompe mais je m'attends à des températures très chaude en mars en Asie du sud est (40 degrés) et à des températures relativement froide en altitude dans les pays d'Asie Centrale, de Turquie et d'Europe de l'est. (0 à -10 C°).

La question est donc la suivante (tadamm!) : Quels vêtements prendre dans mes sacoches? (en tenant aussi compte de la contrainte d'espace (70l environ) et de poids (12-15 kgs idéalement).

Merci à tous pour vos retours d'expérience ! 🙂
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Kirghizistan: ascension du pic Lénine, 2009
Voici quelques photos de mon dernier voyage cet été au Kirghizistan.

De même que pour le dernier carnet de voyage que j'ai posté - et qui date un peu - je n'ai pas forcément envie d'être très bavard, en particulier dans la mesure où ce voyage était organisé par une agence française spécialisée dans les voyages orientés "montagne". Mais cette fois ci, je vais tout de même faire un effort 🙂 !

Bien que le voyage soit organisé, j'ai tout de même pu apprécier le dépaysement, quelques contacts avec la population même si je suis frustré de ne pas en avoir eu beaucoup plus. J'aurais peut être aimé glander un peu plus à Bishkek, prendre plus le temps de flaner dans le bazar de Osh, avoir plus de con... Pas grave, je doute que je n'y retourne pas un de ces jours, quel pays extra, magnifique et agréable !!!

Objectif de ce voyage: le pic Lénine, un sommet de 7000m relativement abordable.

Le pic Lénine constitue le "1er 7000" type pour beaucoup de personnes dans le monde. Son camp de base est facile d'accès, la météo est assez stable dans l'ensemble (oups, désolé à toutes les personnes qui se sont tapés la période de météo de merde qui a commencée vers le 27 juillet cette année...), il n'y a pas de permis d'ascension au prix exorbitant. Enfin, le sommet est relativement facile techniquement. Par contre, je m'amuse quand je lis une cotation "F" sur certains sites internet quand nous avons du passer un couloir d'environ 50m à 50° (et vraiment 50, pas 40) à 6500m d'altitude...

Il y'a plusieurs camps de base (un par agence locale) dans une plaine située à 3600m. C'est une longue route depuis Osh pour les rejoindre. Nous effectuons la route dans un camion militaire 6x6 qui n'avance pas en compagnie d'un groupe de 4 iraniens très sympathiques. Ce groupe était assez rigolo entre leurs lots de questions assez naives sur l'ascension (Exemple: "à votre avis, est ce que ça vaut le coup d'emporter de la vodka en altitude pour se réchauffer ?"), ou le tee shirt rose bonbon que portait un de leur membre. Après un nombre conséquent d'heures de trajet, nous obtenons nos premières vues sur le massif du Pamir.



Vers le camp de base à 3600m. La zone du camp de base est très agréable avec une jolie vue sur le pic Lénine, des lagunes et pleins de marmottes !

Nous passerons 3 jours et 4 nuits à ce camp, dont une journée à tenter l'ascension du pic Petrovsky (4800m) avec une méteo merdique et une neige qui ne l'était pas moins. Quatre nuits à 3600m, c'est beaucoup plus que la plupart des groupes et ça me convient très bien. J'ai toujours eu du mal à passer le cap des 4200/4400m par le passé (MAM plus ou moins important), et ces quatre nuits préparent parfaitement la montée au camp 1 à 4400m.

La montée du CB au camp 1 s'effectue par une randonnée assez agréable. Passé un col, on longe alors l'immense glacier qui descend du pic lénine.

Devant la face du pic lénine, peu avant le camp 1.

Camp 1, 4440m. Le camp 1 est situé sur le glacier dans une large zone plate et non crevassée.



Entre le C1 et le C2 à 5300m, le glacier est particulièrement crevassé dans la mesure où le cheminement s'effectue entre deux zones de séracs énormes. Encordement incontournable. Lors de nos premières montées, les crevasses sont recouverts par des ponts de neige assez stables... du moins tant qu'on reste dans la trace. Un membre de ma cordée se fera une petite frayeur puisqu'on pont de neige cédera sous ses pieds et qu'il passera tout entier dans une crevasse assez large. Plus de peur que de mal puisque nous le remonterons sans difficulté.

La première montée au C2 est dure compte tenu du manque d'acclimatation. Elle le sera d'autant plus que le niveau du groupe était très hétérogène et que ça "tirait" de manière insensée derrière moi.

Arrivés au C2, il nous faut creuser des plateformes pour les tentes. La tâche est d'autant moins facile que le terrain est en pente et qu'il y'a un vent assez désagréable. Puis nous redescendons au C1. Nous remonterons le surlendemain pour ne plus redescendre avant une tentative du sommet.

Camp 2 au petit matin; photo prise par le guide

Au programme du camp 2, même topo qu'aux camps précédents: glande et reglande pendant une ou deux journées de repos. Avec une différence subtile: aux camps précédents, on peut toujours se balader un peu. Là, c'est difficilement envisageable. Nous restons donc sous les tentes à lire ou écouter de la musique. Avec la réflexion du soleil sur les glaciers environnents, ces tentes deviennent parfois de véritable fours: mon binôme a relevé une température de 50° ? thermomètre déglingué ? Sincèrement, je ne pense pas, c'était very hot 😏!

Après une première journée de repos - quoique j'ai fait une petite montée vers le camp 3 (6200m) avec d'autres personnes - nous effectuons un aller/retour vers le camp 3 pour favoriser l'acclimatation et y déposer de la nourriture. Puis re-journée de repos, puis grimpe "définitive" vers le camp 3.

La montée au camp 3 est assez agréable, beaucoup plus que la montée camp 1 - camp 2 que je trouve assez ignoble 😐. Il y'a une petite montée à 35° au début, dans une neige qui porte bien (au moment où on y était, bien sûr). On rejoint alors l'arête qui est large et agréable. Surtout, cette arête offre une très belle vue sur le glacier du lénine et sur les plaines au nord du Parmir.



La butte finale sur les photos ci-dessus correspond au sommet Razdelnaya, 6200m. C'est aussi là un des emplacement du camp 3; d'autres personnes posent leur tentes au niveau d'un col un peu plus bas en direction du lénine.

Nous ferons toujours cette montée dans une neige de merde, jamais vraiment tracée. Ca patauge bien comme on le voit sur une photo ci-dessus (remarque: on voit le camp 2 au fond).

Notre première montée à camp 3. Le propriétaire de la tente au fond la retrouvera t'elle 🙂 ?

Le sommet du razdelnaya offre les premières vues sur le Pamir, et notamment celle-ci:

Vue vers le glacier, le camp 1 est bien loin:

La vue vers le sommet du lénine: La petite butte au premier plan n'est qu'à 6400m. Le sommet à 7134m est complètement dans le fond. On ne se rends pas compte des distances, mais c'est loin, loin, loin, loin, loin ...

A cause d'un problème logistique - nous n'avons que deux tentes de 3 personnes pour 9 personnes, c'est ballot 😎 - la tentative d'ascension envisagée pour le lendemain est reportée, yallllla, demain c'est re-repos !

Le surlendemain, nous partons donc en groupe complet (9 personnes !) effectuer une tentative vers le sommet. Cette tentative est clairement vouée à l'échec, le niveau physique est trop faible, la progression trop lente. Nous faisons donc demi-tour vers 6500m, à une altitude où nous sommes bien loins du sommet. Dommage quand même: je pétais le feu !

Après discussion "con el guia", je propose que nous effectuions une autre tentative le lendemain, en groupe plus restreints avec les personnes qui se sentent vraiment capable de faire le sommet. Le soir, nous obtenons une bonne nouvelle: demain c'est grand beau ! Les deux jours précédents, le temps se gatait toujours en début d'après midi. Super, nous devrions avoir des bonnes conditions donc... à un petit détail près: le beau temps, c'est demain, pas maintenant, et il tombera environ 30cm de neige fraiche, gloups 🤪 !



Pffff, 30 cm de neige (photos prises par le guide), va falloir galérer comme des dingues. Mais l'ascension est t'elle raisonnable dans ces conditions ? Nous apprendrons plus tard que les guides locaux ne nous donnait aucune chance. La chance pour nous, c'est d'avoir un guide en condition extra-terrestre qui se tapera l'intégralité de la trace en premier de cordée (ce qui n'empêche pas qu'on s'enfonce bien derrière malheureusement). La malchance pour bibi, c'est que je ne suis pas en forme du tout, rien à voir avec la veille ! Dans ces cas là, y'a pas 10000 solutions: faut faire comme le roseau dans une expression populaire ... 🙂.

Montée vers 6400m (photo prise los de la 1ere tentative d'ascension). Sur l'arête super large à gauche, on voit les deux emplacements de camp 3. L'arête qui repart à droite est celle que l'on monte pour aller du camp 2 au camp 3. Au niveau des rochers c'est la grimpette du début lorsqu'on part du camp2.

El guia à 6400m (photo prise los de la 1ere tentative d'ascension)

Les conditions météo sont excellentes. Il fait froid c'est clair, mais il y'a peu de vent (20km/h jusqu'à 6600m environ) et je suis correctement équipé. En particulier: chaussures spantik, moufles en duvet valandré. Avec le vent (et une température de -20/-25° ? aucune idée en fait), je ne regretterais quand même pas le grand nombre de couches de fringues que j'avais sur le dos.

Les vues sur le Pamir sont magnifiques... au fond à gauche, le pic du communisme, le plus haut du massif.

Comme je le disais plus haut, l'ascension comporte un passage technique. Au choix une arête dont le passage est à ce qu'on m'en a dit assez tendu ou bien un couloir d'environ 50m à 50°. Choix du guide: le couloir. Choix évident puisque c'est plus facile pour lui de nous assurer.

Mes compagnons à 6600m, juste après le passage technique. Nous laissons corde et piolets sur place. Même si la route est longue (aie, c'est un euphémisme 😄), le sommet est à portée de crampons.

De 6600m à 6900m environ, la progression s'effectue plus ou moins en arête avec une pente régulière. Luxe suprême, la neige est même portante sur de très (trop) courts passage. Puis on arrive sur les longs plats sommitaux (on était prévenus !) :



La montée dans toute cette peuf est alors interminable et mets nos organismes et notre mental à rude épreuve. On peut tous dire qu'on en a sacrément chié 😏 !

Puis enfin, arrive le sommet:

Bibi au sommet

Mes supers camarades d'ascension au sommet

La météo est super top avec un grand beau et pas un pêt de vent ! On voit d'ailleurs sur la photo plus haut que je n'ai pas de coupe vent.

Nous pouvons alors profiter du sommet un bonne demi-heure, que du bonheur !!!

Puis nous descendons tranquilou... c'est dingue comme partout dans le monde les descentes sont plus faciles que les montées 😄.





Que du bonheur aussi que cette descente. Le temps reste beau, nous prenons notre temps. Il faudra quand même se taper 100m de denivelé positif pour remonter du col vers notre campement, dur dur 🤪. Au camp 3, nous sommes accueillis comme des rois par nos camarades qui sont restés là. Pas besoin de préparer l'eau en faisant fondre de la neige, tout est prêt. Raaahh, merci 🙂 !

Le lendemain, longue descente prévue jusqu'au C1. Les sacs à dos sont chargés, mmpff... Passé le C2, sans surprise, les crevassses se sont bien ouvertes, il faut jouer à saute-crevasse 🙂.

Puis, c'est le C1, l'expé est finie, enfin presque. Le lendemain, retour du BC dans la joie et la bonne humeur. Nous sommes le 26 juillet, et il fait encore beau. Dès le lendemain, le temps se gâte, nous avons eu de la chance avec la météo.

Il nous reste quelques jours que nous passerons à glander au camp de base: football, rando, mais surtout sieste, en attendant l'interminable trajet en 6x6 qui nous raménera à Osh puis l'avion qui nous raménera à Bishkek.

Quel bilan effectuer s'il est besoin d'en faire un ? Au delà de la montagne, le pays est magnifique et bien plus agréable que ce que je m'imaginais. Cela commence dès la capitale: je m'attendais à une ville grise et très bétonnée. En réalité, les rues sont espacées, les gens sont décontractés, il y'a beaucoup de verdure et sur les grandes avenues, les voitures s'arrêtent pour laisser passer les piétons qui traversent... Les paysages de montagne sont splendides. Il semblerait qu'à moyenne altitude, on rencontre souvent cette terre rouge qui donne de beaux contrastes avec le vert des "alpages" et l'éventuel blanc des hauts sommets. Il y'a souvent des canyons dans lesquels la randonnée promettrait d'être superbes (j'en ai beaucoup vu sur la route de Osh au CB). La route d'Osh au CB et vers le Tadjikistan ou la Chine mériterait d'etre faite à vélo. Les plaines au nord du Pamir métiterait d'etre effectuées à cheval...

Pfff, encore une destination où il faudra revenir 🙂.
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Kirghizistan 2018


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

Tout le récit en images en cliquant ici

Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
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Tadjikistan - Kirghizistan, route du Pamir
Bonjour à tous et à toutes,

Malgré mes recherches il me reste quelques questions concernant la route du Pamir .

j'envisage de faire en vélo cette route à partir de fin septembre , de Douchambé à Djalalabad ou Bishkek sur une période de 6 semaines à 2 mois .

D'ailleurs je cherche un partenaire pour l'occasion 😎

voici donc mes questions :

- quel peut être le climat en octobre dans cette région du monde ? ( le froid ne me gène pas mais il y a des limites , en Bolivie il faisait - 15 la nuit par exemple ) - en suivant le M41 , la frontière Kirghize est elle ouverte aux étrangers ? - faut il un visa kirghize pour passer cette frontière terrestre ? ( et faut il le demander avant de passer le frontière ?) - quelle compagnie aérienne préférer ? - la sécurité ? - combien de temps nécessaire pour faire ce trajet ? - quel type de pneus ? - quels sont les possibilités de ravitaillement en eau et nourriture sur la route ?

Merci d'avance pour votre aide .😇

Laurent
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Ouzbékistan, Kirghizistan, sud Kazakhstan en solo à 75 ans
Bonjour, Qui a un avis sur ce projet : Est-ce réaliste ? Quelles randos "faciles" me conseiller ?

Arrivée Ourguentch le 12 juin Ouzbekistan 13 au 15 Khiva et les citadelles du désert 16 au 18 Boukhara 19 au 21 Sentyab et le lac Aydar-Koul 22 au 24 Samarkand 25 au 27 Tachkent et ses environs 28 au 30 Vallée de la Fergana Kirghizstan 1er au 3 Och et vallée d’Alaï (Pamir) 4 au 6 D’Och au lac de Toktogoul 7 au 9 Autour du lac Song-Köl 10 au 12 Au sud du lac Issyk-Koul 13 au 15 Autour de Karakol et Jyrgalan Kazakhstan 16 au 18 Vallées de Karkara et des châteaux 19 au 21 Almaty et ses environs Kirghizstan 22 au 24 Bichkek et ses environs Kazakhstan 25 au 27 Aksou-Jabagly, Turkestan, Chymkent Ouzbekistan Retour Tachkent ; vol le 29
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Voyage à moto Kirghizistan / Chine / Mongolie début mai 2015
Bonjour, Voilà il est temps que je m'y mette, depuis quelques temps le projet de traverser la frontière chinoise , me travaille... soit c'était le Pakistan, soit la Mongolie une fois passé cette frontière chinoise. Cette année mon "saut de puce"😉 m'emmènera vers la mythique Mongolie. (le Pakistan et le Népal attendront question de Budget) Départ début mai 2015.

Je recherche éventuellement un compagnon de voyage , moto de cylindrée mini 600cc( pour pas que l'on ait trop de différence)

Questions: je souhaites faire venir ma moto par avion à Osh , y aurait il des personnes qui ont déjà utilisé de type de transport, quelle compagnie? coût?

Un motard a utilisé l'année dernière de tracé par la chine (tontonfou) y en t'il qui ont réalisé un périple similaire récemment?

Quel météo en chine à cette époque de l'année?

Quel sont les habitude en chine dans ce secteur en ravitaillement , essence, gite, repas?

Y aura t'il des motards ou 4x4 sur le secteur Ulaagom /Tosontsengul /Tesetserleg (passages de gués) D'aitre question me viendrons, en tout merci d'avoir pris le temps de me lire et à bientôt.

Tiger ps , je partage mes infos ici www.lesroutesdailleurs.com
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Où dormir sur la Route de la Soie en camping-car?
Bonjour,

Nous préparons notre TDM pour 2013. Nous serons dans un 4*4 équippé d'une cellule, avec nos 2 enfants. Nous traverserons l'Europe, Turquie, Iran, Turkmenistan, Ouzbekistan, Kirghizstan, Kazakhstan et Russie. Il semble que cette route soit quand même assez populaire.

Bien avancée dans les préparatifs, je me demandais quand même ou les gens arrêtaient la voiture/camping-car le soir pour dormir. Avez-vous des bons plans à partager ? Y at-il des endroits que vous déconseillez fortement ?

merci pour vos conseils,

Yvana Membre des Caribous givrés
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Faire du ski de randonnée au Kirghizistan en mai?
Bonjour à tous,

je me demandais si certains d'entre vous ont déjà été faire du ski de rando au Kirghizstan au printemps. Je connais un peu le pays, surtout le nord mais je ne l'ai visité qu'en été. A votre avis, est il judicieux de prendre mes skis avec moi en sachant que j'y serais du 30 avril au 30 mai. Je me suis dit que les vallées au sud de Karakol risque d'etre encore enneigé ou, à défaut les vallées à l'est de Naryn. Si certains d'entre vous ont des infos, je suis preneur. Si quelqu'un sait aussi quelles sont les conditions de neige dans le parc de Sary Chelek en mai, peut on dejà faire de la rando ou encore du ski de printemps.

Merci pour les infos.🙂
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Voyage en Ouzbékistan et Kirghizistan en août 2011
Bonjour à tous,

Je pense partir au mois d'août en asie centrale. J'ai 26 ans, j'y serai avec ma copine. On est assez sportifs et donc endurants question transports, etc. Quant à la manière de voyager, je ne peux pas vraiment dire que j'aime m'attarder énormément dans les étapes. Disons que je suis entre le touriste pressé et le voyageur devant l'éternel !

J'ai deux options, Partir 3 semaines. Arrivée à Almaty puis Bishkek, Karakol, Song Kul, Bishkek, Osh, passage de la frontière ouzbèque, fergana, Tashkenk, puis la ligne classique Khiva-> Tashkent. Retour en france de Tashkent Partir un poil plus de 4 semaines (le mieux, au niveau prise de congés, serait 4 semaines) : Idem d'Almaty à Osh, puis route des Pamirs, Douchanbé, Penjakent, Samarcande, Boukhara, Khiva puis retour sur TashkentLe sens de voyage Almaty->Tashkent me semble meilleur compte tenu de la météo probable (mois d'août): j'espère qu'il fera moins chaud en ouzbé fin aout et un peu moins frais début aout au kirghiztan/tadjikistan

Première question, la deuxième option vous semble t-elle faisable, quitte à voyager le plus possible de nuit (à condition de ne pas y rester hein) en 4 semaines ? en 5 semaines ? Savez vous si à défaut de la frontière de la route des Pamirs, la route (plus directe) entre Osh et Douchanbé via Gairm est elle ouverte ? Cette route peut elle constituer un bon erzatz de route des pamirs ?

Si c'est trop la course contre la montre, je me rabattrai, et je pense que j'en profiterai plus, de l'option une, dans la mesure où kirghiztan et tadjikistan me semblent similaires au niveau paysages, mais le kirghiztan dispose de meilleures infrastructures. La v2 me semble largement faisable en 3 semaines.

Pour les questions plus secondaires:Quid de l'impact du mois de ramadan sur la vie du voyageur ? En ville ? En campagne? Quid de la situation actuelle du Tadjikistan ?Quid de la situation dans le Feghana ouzbek ? Combien de jours y rester ? Quelles étapes entre Tashkent et Osh ? L'avion est il une meilleure alternative ?Combien coûte le train entre Tashkent et Ourgench ? L'avion est il préférable ?Est il possible d'obtenir un visa de transit kazakh en arrivant à l'aéroport ?Est il possible (et combien de temps cela prend il ?) d'obtenir un visa kirghize à Almaty ? 2 jours sont ils suffisants pour l'obtenir, ou mieux vaut il le faire faire avant le départMême questions sur l'obtention du visa ouzbek à BishkekCertains d'entre vous (les expats) sont ils sur CouchSurfing ou autre ? 😛Au niveau de la langue, faut il faire un investissement fort en russe ñe avant départ ? L'anglais est il pratiqué en dehors des principaux sites touristiques?Je fais pas mal de photo, avec du mato semi pro. Quid de l'attitude des locaux face à la photo ? Quid du risque de vol ? Y'a t-il des zones où la prise de photo est déconseillée / interdite ?Questions subsidiaires:J'hésite encore avec d'autres destinations, nottament Pekin + Mongolie, et le Tibet (autonome et/ou historique). Me conseilleriez vous plutôt une de ces solutions pour un premier voyage en asie centrale? Tout commentaire est le bienvenu !

Merci d'avance à tous
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Ascension du Pic Lénine en été 2009 (Tadjikistan-Kirghizistan)
Bonjour, J'envisage de faire le pic Lénine cet été. Pour l'instant je ne sais pas comment faire.... c'est au stade de projet... agence locale ou autre je sais pas...

Je ne serai pas contre partir avec quelques personnes intéressées par cette éxpédition. Je suis à Paris, j'ai 32 ans.

A++
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Randonnée(s) pour douze jours au Kirghizistan?
Bonjour à tous,

on doit partir mardi pour le Kirghizistan et on hésite encore sur notre parcours. 12 jours c'est court... On aimerait quand même faire 1 ou 2 treks. Que nous conseillez-vous? Plutôt Song Kol ou Karakol? Est-ce qu'il est raisonnable de faire les deux? Merci de vos conseils.
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Kirghirzistan: à quel point est-ce touristique?
Salut à tous, Je pars aussi au Kirghizstan cet été. Plus je regarde le forum et plus je me rends qu'il y a beaucoup de personnes qui vont y aller !! Question à ceux qui y habitent ou qui y ont voyagé récemment : est-ce qu'il y a beaucoup de touristes qui se baladent à travers le pays en été ?? Si on part faire des randos pendant quelques jours dans le Tien Shan vers Karakol, il peut s'attendre à quoi ? Plutôt seuls au monde (on peut croiser 2, 3 groupes dans une journée et encore) ou plutôt rando en file indienne ? Merci et à bientôt
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Pamir Highway à vélo Douchanbé (Tadjikistan) à Och (Kirghizistan) en août
Bonjour,

Je vais parcourir la Pamir Highway à vélo en autonomie dans le sens Douchanbé - Och, au mois d'août.

J'ai du mal à évaluer précisément le temps nécessaire pour réaliser le parcours en fonction du dénivelé et de l'état de la route. Ma compréhension est que cela représente 1300 km (en majorité asphalté) pour 10 km de dénivelé positif

En comparaison j'ai traversé cet hiver en autonomie le sud-ouest de la Bolivie (Oruro-Salars-Sud Lipez) puis la Cordillères des Andes (de San Pedro de Atacama au Chili à Salta en Argentine) avec une moyenne de 55-60km/jour pédalé (1000 km de pistes en terre/sable + 500 km de route asphaltée, 11 km de dénivelé positif)

Sur la base d'une route majoritairement asphalté j'imagine une moyenne raisonnable de 65km/jour pédalé, soit 20 jours hors repos. Qu'en pensez-vous ?

Par ailleurs, Avez-vous des informations récentes sur la sécurité hors circulation (agression, terrorisme) sur la Pamir Highway ?

Merci beaucoup Clément
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Kirghizistan en avril
Salutations à toutes et à tous,

Une fois de plus, je tiens tout d'abord à remercier les uns et les autres de leurs précieux apports sur ce forum. Dès qu'on cherche quelques infos sur une destination, on tombe encore et toujours sur cet excellent forum !...

A l'orée de l'an 14 du second millénaire, mon sac à dos recommence à me chatouiller. Pourquoi ? Peu importe. Apporter une réponse à tout n'est pas forcément intéressant... il faut parfois simplement agir et cesser de trop réfléchir.

Bref ! Je souhaite partir une dizaine ou une quinzaine de jours pour respirer, me poser, seul au confins du monde ;)) ! J'hésite entre milles destinations... tout est possible, ou presque. Mais je souhaite du calme, de l'inconnu, un peu d'aventure (pour ce qu'il en reste dans ce monde taillé, propre et sécurisé). Le désert ? Pourquoi pas ! Un pays que je ne sais pas épeler ? Carrément !

Pourquoi le Kirghizistan ? "Parce qu'il est là."

Bref (encore !)... je souhaiterai vos conseils avisés : Est-ce une région propice pour s'y balader à dos de petit canasson local au mois d'avril ? Apparemment oui, en basses altitudes. Mais je visualise encore mal le lieu sinon qu'il y a beaucoup de hautes altitudes... ne serais-je pas alors bloqué entre deux villes et trois lieux sans grand intérêt ? Ou pourrai-je tout de même étreindre mes rênes vers le couchant en m'imaginant un court instant au côté des Khan, puis me coucher dans une yourte au pied d'un lac glacé ?... ;)

Merci d'avance pour votre aide, plus que bienvenue !
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Ascension du pic Lenine sans guide/agence (Kirghizistan)
Bonjour à tous, Je réfléchis à partir à la conquête du Pic Lenine cet été. J'ai trouvé pas d'informations sur ce forum et sur camptocamp. Malheureusement, elles datent tout un peu. Je voudrais savoir si l'un d'entre vous l'avez fait dernièrement ? - Faut il un permis ? Ou le permis d'accès frontalier d'un dizaine de dollars suffit comme cela semblait entre le cas entre 2002 et 2007 ? - Quelle est la fréquentation ? J'ai entendu parlé de 60 tentes au camps de base et 15/20 tentes sur les camps supérieurs. Est-ce toujours le cas, ou peut-on se retrouver seul ? (ce que je n'espère quand même pas) - La météo est-elle souvent bonne ? - Existe-t-il de bonne carte ? Si oui, où puis je me la procurer. - Confirmez-vous que la période idéal s'étend de mi-juin à mi-aout ? Nous pensions nous rendre au Kirghizistan fin juin et prendre 3 semaines pour découvrir le pays à travers des treks d'acclamation... d'ailleurs des idées de trek au Kirghizistan ou Tadjikistan ?

Désolé pour cet avalanche de question (oh le mauvais jeu de mot dans ce contexte) !

Nous serions entre 2 et 4 pour cette ascension. J'ai une expérience d'alpinisme dans les Alpes et pour ce qui concerne l'Himalaya, mon expérience est plus faible :2 treks en autonomie totale au Ladakh et l'ascension du Stok kangri (6157m) en également autonomie et toujours sans agence.

Si vous avez des conseils, des liens de blogs sur le sujet à me faire pare (même si j'e ai déjà lu pas mal !) ou n'importe quelle autre info je suis preneurs.

Julien
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