Je n'en suis pas encore à planifier mon voyage dans un des pays qui m'attire le plus, mais je réfléchis aux différentes options me permettant de visiter ce pays si fermé. D'après les infomations, parfois contradictoires, glanées à droite à gauche y compris sur ce forum, voilà ce que je trouve:
Il y a bien sûr le voyage organisé, par agence locale ou étrangère. C'est l'option la plus facile, mais je ne l'utiliserais qu'en dernier recours, car je préfère voyager en indépendant autant que possible.
Il y a le voyage avec un visa touriste. En principe, ce visa s'obtient grâce à une lettre d'invitation, et nécessite un guide sur place en permanence. C'est le même principe qu'en Corée du Nord. Il existe des témoignages de gens qui ont en fait réussi à se débarrasser du guide assez facilement, pendant la majeure partie de leur voyage. Si c'est vrai, ça pourrait être l'option la plus intéressante pour moi. Sinon, on en revient à l'option précédente, l'effet groupe en moins. Si le guide doit réellement toujours être présent, impose-t-il un itinéraire prémaché, ou bien a-t-on une certaine liberté de circulation et d'improvisation en sa présence?
Il y a le voyage avec un visa de transit. Cela ne pose pas de problème majeur pour l'obtenir, que ce soit à Tashkent ou à Téhéran. Il permet de voyager seul, sans guide, pour un maximum de 5 jours (ce qui fait quand même très juste). Hélas, il faut du temps pour l'obtenir, et quand on a des vacances limitées, ça rend le projet irréalisable. Ainsi, pour un parcours Tashkent - Téhéran, on arriverait au calendrier optimal suivant:
J 0: arrivée à Tashkent. 1ère destination: l'ambassade turkmène
J+10: retrait du visa turkmène
J+11: arrivée au Turkmenistan
J+16: départ du Turkmenistan
J+16 (soyons optimistes): arrivée à Mashad
J+ 17 ou 18: arrivée à Téhéran
J+19: retour à la maison, inch'allah
Ca ne fait donc que 5 jours de Turkmenistan pour environ trois semaines de vacances (transports compris), et dans le meilleur des cas, s'il n'y a aucun accroc nulle part! Ce n'est pas très efficace. Et il faut aussi compter avec les enquiquinements pour obtenir les visas iranien et ouzbèke avant le départ. Le problème pourrait être résolu s'il y avait une procédure accélérée pour obtenir le visa de transit. En avez-vous connaissance? Payer cher ne me fait pas peur. Sinon, dans quel pays est-il le plus rapide d'obtenir le visa?
bonjour chers voyageurs
est il possible selon vos infos et expériences d'obtenir un visa de transit de quelques jours pour traverser le turkmenistan depuis l'ouzbekistan à destination de l'iran.
merci à vous
Matthieu
Je voudrais faire une visite de deux ou trois jours dans la région de Mary pour visiter son musée et les sites de ruines comme Merv et Gonur qui sont près de Mary. Comme je serai en Ouzbékistan avec ma soeur en juillet, je voudrais savoir si c'est possible de le faire depuis Farab, la frontière entre l'Ouzbékistan et le Turkménistan qui est la plus proche de Boukhara ? Je voudrais avoir des renseignements précis sur les prix et les agences à contacter pour avoir les papiers et l'organisation nécessaire pour obtenir le visa. Une autre possibilité est de faire Khiva --> Ashkabad --> Mary --> Farab --> Boukhara, mais c'est plus long et si les prix sont très élevés au Turkménistan, ce ne sera pas possible. Le contact donné par le guide LP (Yevgenia Golubeva) n'a pas répondu à mon mail et Stan Tours est pour l'instant resté évasif sur les prix. Il me faut des renseignements concrets pour décider si on va au Turkménistan ou si on choisi de voir plutôt le Tadjikistan ou autre chose. J'ai 50 jours de Tashkent à Pékin et l'Asie Centrale est si riche que c'est bien peu et qu'il faut choisir !
Bonjour,
Est-il possible de faire faire un visa de transit Turkmène à l'avance (depuis la France) ? J'organise un voyage de quelques mois en Asie centrale, je souhaite traverser le Turkmenistan (depuis l'Ouzbekistan) jusqu'à Turkmenbashi (sur la Caspienne) pour prendre un ferry direction l'Azerbaïdjan. Évidemment je n'ai vraiment pas envie ni la possibilité d'attendre 10 jours (au minimum d'après ce que j'ai lu) en Ouzbekistan que mon visa soit fait. Existe-t-il une solution miracle ? :)
Merci!
Est-il possible de faire faire un visa de transit Turkmène à l'avance (depuis la France) ? J'organise un voyage de quelques mois en Asie centrale, je souhaite traverser le Turkmenistan (depuis l'Ouzbekistan) jusqu'à Turkmenbashi (sur la Caspienne) pour prendre un ferry direction l'Azerbaïdjan. Évidemment je n'ai vraiment pas envie ni la possibilité d'attendre 10 jours (au minimum d'après ce que j'ai lu) en Ouzbekistan que mon visa soit fait. Existe-t-il une solution miracle ? :)
Merci!
Bonjour,
Je suis en train de planifier mon prochain voyage en solo, cette fois-ci pour l'Asie centrale.
Je pense partir depuis l'Arménie, puis la Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tajikistan, Kyrgyzstan et le Kazakhstan.
Ce qui me bloque c'est l'accès au Turkménistan depuis l'Azerbaïdjan. L'avion est assez galère. Les vols sont excessivement longues avec de longues escales et se font généralement en Europe. Ces vols durent généralement entre 15 et 20 heures et le prix des billets est très cher.
Je me demande comment faites-vous pour vous déplacer pour le moins cher possible en prenant le moins de risques possibles? Je suppose qu'il y a un ordre de pays à respecter pour ne pas trop se compliquer et pour se déplacer plus facilement.
Je voyage seul, je ne préfère pas louer de voiture, ni de chauffeur privé ou de voyager via des agences de voyage.
En attente de vos lumières !
Bonne soirée
Hadrian
Je suis en train de planifier mon prochain voyage en solo, cette fois-ci pour l'Asie centrale.
Je pense partir depuis l'Arménie, puis la Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tajikistan, Kyrgyzstan et le Kazakhstan.
Ce qui me bloque c'est l'accès au Turkménistan depuis l'Azerbaïdjan. L'avion est assez galère. Les vols sont excessivement longues avec de longues escales et se font généralement en Europe. Ces vols durent généralement entre 15 et 20 heures et le prix des billets est très cher.
Je me demande comment faites-vous pour vous déplacer pour le moins cher possible en prenant le moins de risques possibles? Je suppose qu'il y a un ordre de pays à respecter pour ne pas trop se compliquer et pour se déplacer plus facilement.
Je voyage seul, je ne préfère pas louer de voiture, ni de chauffeur privé ou de voyager via des agences de voyage.
En attente de vos lumières !
Bonne soirée
Hadrian
Bonjour
Je souhaite effectuer un voyage un Turkmenistan. J'ai lu un certain nombre de vos posts sur ce fameux pays mais ce pays n'est cité que comme pays de passage. Quelqu'un s'est déja attardé dans ce pays? ou est-ce un pays à éviter ?y a-til des endroits incontournables?
merci d'avance pour vos réponses
Bonjour
Nous sommes à Bishkek et nous sortons de l'ambassade turkmène. Nous avons demandé un visa de transit pour traverser avec notre véhicule du 10 au 14 septembre. Or on nous annonce que comme ce sont les jeux asiatiques à partir du 17 septembre aucun visa de transit ne sera accordé au delà du 30 août. Par contre les demandes de visa touristique sont possibles. Ca c'est la réponse à Bishkek.
On va donc essayer à Doushanbe voire Tashkent. Si quelqu'un a une solution ou une expérience à nous communiquer nous sommes preneurs.
Merci infiniment.
Isabelle
Bonjour, je suis en train d'organiser un voyage avec des amies début aout 2014.
Nous passerons par l'Ouzbékistan et donc forcément par Khiva.
Nous avons très envie d'aller voir Darvaza et de rester dans les environs pour la nuit, mais pour des questions de temps nous ne voulons pas faire la boucle entière par Ashgabat et Merv.
Savez-vous si / comment / en combien de temps il est possible de faire un saut à Darvaza depuis Khiva (bonus: en s'arrêtant un peu à Kone Urgentch) ?? Idéalement en 2 jours (3 si besoin) pour l'a/r depuis Khiva. Oui je sais ça fait beaucoup de route, mais c'est une occasion unique de voir la porte de l'enfer.
merci de vos conseils !
Savez-vous si / comment / en combien de temps il est possible de faire un saut à Darvaza depuis Khiva (bonus: en s'arrêtant un peu à Kone Urgentch) ?? Idéalement en 2 jours (3 si besoin) pour l'a/r depuis Khiva. Oui je sais ça fait beaucoup de route, mais c'est une occasion unique de voir la porte de l'enfer.
merci de vos conseils !
Sommes preneurs de tous les renseignements concernant ce pays (une semaine de visite): visas; itneraires (sites a privilegier); moyens de transport; individuel ou agence locale. Possibilite de rentrer par l Iran...
Merci pour votre aide qui nous sera precieuse.
Erge
Erge
Cher communauté,
Je reviens sur la traversée de la Mer Caspienne en bateau depuis Baku (Azerbaijan). En Mars 2012, j'ai voulu prendre le "ferry" pour aller au Turkménistan et j'ai réussi mais j'ai failli y laisser des plumes :) Depuis Baku, il y a en effet moyen d'embarquer sur un ferry vers Turkmenbashi mais il faut le visa turkmène à l'avance. J'avais juste une Letter of Invitation (LOI) fait depuis Paris mais ce n'était pas suffisant pour embarquer à Baku. Il faut se rendre au consulat du Turkménistan à Baku (les taxis vous y amèneront, c'est assez discret comme à Paris) et avec la LOI j'ai eu mon "transit visa" valable 5 jours avec la date d'entrée écrite dessus à l'avance... Pas moyen de choisir. Il fallait prier pour que le ferry ne sois pas retardé par les vagues de la Caspienne... Cette fois je retourne à l'endroit où on prend les ferrys et j'attends. Pas plus d'information que ça, la femme du petit kiosque me dit qu'il y en aura un "peut-être". Ca coute 100 USD... Enfin après 4 heures dans le vent et dans le froid du port de Baku, une personne des douanes me dit que je peux embarquer sur le Professeur Güll c'est le nom du bateau... Enfin! La traversée est censée prendre 10 heures... Il valait mieux à cause du visa turkmène inflexible. Mais pas de chance le bateau a mis quatre jours à traverser la Mer Caspienne. En gros j'ai eu un jour pour traverser le pays entier... Dommage... Mais l'expérience sur le bateau était fantastique... Totalement imprévisible...
Après j'ai traversé le Turkménistan en un jour pour aller en Ouzbékistan. Au moins là-bas les visas sont 30 jours flexibles. Ouf j'étais sauvé.
Donc je recommande à tous le monde d'essayer de traverser la Mer Caspienne en bateau, mais peut-être que le Kazakhstan est une meilleur option (Baku-Aqtau) car le visa Kazakhe est flexible 30 jours.
Enfin c'est le prix à payer pour voir le Turkménistan sans un guide.
N'hésitez pas à me poser des questions sur les visas pour l'Asie Centrale, ou autres, j'ai des infos fraîches.
Planet
Je reviens sur la traversée de la Mer Caspienne en bateau depuis Baku (Azerbaijan). En Mars 2012, j'ai voulu prendre le "ferry" pour aller au Turkménistan et j'ai réussi mais j'ai failli y laisser des plumes :) Depuis Baku, il y a en effet moyen d'embarquer sur un ferry vers Turkmenbashi mais il faut le visa turkmène à l'avance. J'avais juste une Letter of Invitation (LOI) fait depuis Paris mais ce n'était pas suffisant pour embarquer à Baku. Il faut se rendre au consulat du Turkménistan à Baku (les taxis vous y amèneront, c'est assez discret comme à Paris) et avec la LOI j'ai eu mon "transit visa" valable 5 jours avec la date d'entrée écrite dessus à l'avance... Pas moyen de choisir. Il fallait prier pour que le ferry ne sois pas retardé par les vagues de la Caspienne... Cette fois je retourne à l'endroit où on prend les ferrys et j'attends. Pas plus d'information que ça, la femme du petit kiosque me dit qu'il y en aura un "peut-être". Ca coute 100 USD... Enfin après 4 heures dans le vent et dans le froid du port de Baku, une personne des douanes me dit que je peux embarquer sur le Professeur Güll c'est le nom du bateau... Enfin! La traversée est censée prendre 10 heures... Il valait mieux à cause du visa turkmène inflexible. Mais pas de chance le bateau a mis quatre jours à traverser la Mer Caspienne. En gros j'ai eu un jour pour traverser le pays entier... Dommage... Mais l'expérience sur le bateau était fantastique... Totalement imprévisible...
Après j'ai traversé le Turkménistan en un jour pour aller en Ouzbékistan. Au moins là-bas les visas sont 30 jours flexibles. Ouf j'étais sauvé.
Donc je recommande à tous le monde d'essayer de traverser la Mer Caspienne en bateau, mais peut-être que le Kazakhstan est une meilleur option (Baku-Aqtau) car le visa Kazakhe est flexible 30 jours.
Enfin c'est le prix à payer pour voir le Turkménistan sans un guide.
N'hésitez pas à me poser des questions sur les visas pour l'Asie Centrale, ou autres, j'ai des infos fraîches.
Planet
Bonjour à tous,
Nous sommes entrés en Ouzbékistan il y a quelques jours et nous venons d'avoir notre visa pour le Turkménistan à Tashkent, visa transit de 5 jours. Le problème, c'est que l'ambassade nous impose pour le visa transit une frontière en particulier, alors que nous avions prévu de passer beaucoup plus à l'ouest, un petit détour d'environ 1500km, si nous ne voulons pas trancher sur les sites touristique les plus important. Pour ma part j'aimerais quand même essayer de passer là où nous avions prévu, mais que pourrait-il se passer si les douaniers Turkmens nous demande de traverser à l'autre frontière ? car notre visa pour l'Ouzbékistan ne comporte qu'une seule entrée, est-ce que les douaniers Ouzbeks nous laisseraient re-rentrer pour pouvoir rejoindre l'autre frontière ? Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce genre? Je dois signaler que pour jouer un peu en faveur de ma requête, que nous avons comme compagnon de route un camping-car 4*4 de 1979 qui roule a 50km/h et consomme beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses !
Natésté, Kara, Pirate et Pinpon, notre monstre de 12 tonnes
Nous sommes entrés en Ouzbékistan il y a quelques jours et nous venons d'avoir notre visa pour le Turkménistan à Tashkent, visa transit de 5 jours. Le problème, c'est que l'ambassade nous impose pour le visa transit une frontière en particulier, alors que nous avions prévu de passer beaucoup plus à l'ouest, un petit détour d'environ 1500km, si nous ne voulons pas trancher sur les sites touristique les plus important. Pour ma part j'aimerais quand même essayer de passer là où nous avions prévu, mais que pourrait-il se passer si les douaniers Turkmens nous demande de traverser à l'autre frontière ? car notre visa pour l'Ouzbékistan ne comporte qu'une seule entrée, est-ce que les douaniers Ouzbeks nous laisseraient re-rentrer pour pouvoir rejoindre l'autre frontière ? Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce genre? Je dois signaler que pour jouer un peu en faveur de ma requête, que nous avons comme compagnon de route un camping-car 4*4 de 1979 qui roule a 50km/h et consomme beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses !
Natésté, Kara, Pirate et Pinpon, notre monstre de 12 tonnes
Est ce que quelqu'un a deja fait ce trajet ? (ou depuis Samarkand peut etre?)
Merci pour toute info (notamment durée du voyage et horaires)
Merci pour toute info (notamment durée du voyage et horaires)
Bonjour à tous
Mon projet pour cet été (seule à vélo)
Turkménistan
Ouzbékistan
Tadjikistan
Route du Pamir
Maintenant je "tronçonne"
Donc je ne vais pas partir de chez moi (l'an dernier j'ai fait chez moi (Haut Diois dans la Drôme)-Méditerranée- Atlantique/St Nazaire - EV6 jusque là mer Noire.
Mon projet : prendre l'avion traverser ces pays en tan et faire la route du Pamir.
Mes questions :
Suggestions d'itinéraires, le kilométrage.
Par où commencer et où finir ? Quels aéroports ?
L'idéal je crois étant d'arriver sur la route du Pamir en Aout. Après j'adapterai ma date de départ en fonction de cela et des kilomètres à faire sur piste ou sur route, je suis une tortue mais me connais bien.
Quels visas et où ?
Quels vaccins obligatoires ? Parce que les autres je zappe.
Quel est le risque de rage ?
Nécessité de prendre tente duvet etc ou possibilité de dormir auberges pas cher ou habitant ? (c'est ce que j'ai fait au Vietnam en ayant une solution de secours si bivouac impromptu : polaires, haut et bas goretex, cape de pluie, couverture de survie), pas de matériel de cuisine, un vrai bonheur de voyager light !
Merci de vos réponses.
Cyclamitiés
Françoise
www.frannycyclo.com
Bonjour, tout d'abord, au printemps dernier nous avons visité l'Ouzbékistan, c'est un pays formidable ! Avec un accueil chaleureux et Si vous désirez des infos, vous pouvez nous contacter.
En Juillet Prochain, Nous comptons traverser la Turquie, l'Iran, le Turkménistan et retourner dire bonjour à nos amis Ouzbeks.
Nous allons voyager en train et car, on a déjà recueilli quelques infos, mais il nous manque la traversée du Turkménistan. Sur une carte, nous avons vu qu'il existait une ligne de chemin de fer entre Mechhed et Boukhara mais nous ne trouvons aucune info, ni site qui pourraient nous aiguiller... Nous pouvons aussi prendre un car, mais comment faire ? (existe t-il des liaisons en cars qui font une telle traversée ?).
En Clair, Comment pouvons nous traverser le Turkménistan ? (Nous ne comptons prendre qu'un visa de Transit, vu les difficultés d'obtention...)
A bientôt !
En Juillet Prochain, Nous comptons traverser la Turquie, l'Iran, le Turkménistan et retourner dire bonjour à nos amis Ouzbeks.
Nous allons voyager en train et car, on a déjà recueilli quelques infos, mais il nous manque la traversée du Turkménistan. Sur une carte, nous avons vu qu'il existait une ligne de chemin de fer entre Mechhed et Boukhara mais nous ne trouvons aucune info, ni site qui pourraient nous aiguiller... Nous pouvons aussi prendre un car, mais comment faire ? (existe t-il des liaisons en cars qui font une telle traversée ?).
En Clair, Comment pouvons nous traverser le Turkménistan ? (Nous ne comptons prendre qu'un visa de Transit, vu les difficultés d'obtention...)
A bientôt !
Je devais faire une boucle au Turkmenistan durant une semaine à partir de l'Ouzbekistan puis retour dans ce dernier pays.
Mon voyagiste local m'informe qu'il ne peut pas fournir la lettre d'invitation car le Turkmenistan fermerait ses frontières aux touristes pour cause de grippe dite porcine.
Je ne parviens pas à joindre l'ambassade du T. à Paris.
Quelqu'un aurait-il des infos sur la question. Peut-on obtenir un visa de transit?
Merci de vos informations.
bonjour
je projette un voyage à vélo à travers l'Asie centrale en 2015, entre Turquie et Pamir, et je suis encore très hésitante sur l'itinéraire. Je n'ai trouvé qu'un fil de discussion sur la question qui m'intéresse, et les réponses n'y sont pas très précises, ou les liens cités sont périmés.
Certains d'entre vous peuvent-ils me renseigner sur les vents dominants, en particulier au Turkmenistan, au printemps ? Ou dans l'ouest du Kazakhstan ?
2 de mes possibles itinéraires seraient :traverser de l'Iran vers l'Ouzbekistan, de préférence par la route de l'ouest (Ashkabad - Konya Urgench) pour voir le "cratère" de Darvaza et arriver en Ouzbekistan par Khiva. Mais je crains que cet itinéraire ne soit pas faisable à vélo pendant la durée d'un visa de transit turkmène... à moins d'avoir du vent dans le dos! passer par le nord de la Caspienne depuis l'Azerbaidjan avec un des erratiques ferrys, puis traverser un bon bout de Kazakhstan quasi-désertique (et venté?), et arriver en Ouzbekistan par la mer d'Aral. Après, une fois en Ouzbekistan, si je me lasse du vent de face, je pourrai prendre un train à Boukhara, ce n'est pas gênant. Mais avant...
je projette un voyage à vélo à travers l'Asie centrale en 2015, entre Turquie et Pamir, et je suis encore très hésitante sur l'itinéraire. Je n'ai trouvé qu'un fil de discussion sur la question qui m'intéresse, et les réponses n'y sont pas très précises, ou les liens cités sont périmés.
Certains d'entre vous peuvent-ils me renseigner sur les vents dominants, en particulier au Turkmenistan, au printemps ? Ou dans l'ouest du Kazakhstan ?
2 de mes possibles itinéraires seraient :traverser de l'Iran vers l'Ouzbekistan, de préférence par la route de l'ouest (Ashkabad - Konya Urgench) pour voir le "cratère" de Darvaza et arriver en Ouzbekistan par Khiva. Mais je crains que cet itinéraire ne soit pas faisable à vélo pendant la durée d'un visa de transit turkmène... à moins d'avoir du vent dans le dos! passer par le nord de la Caspienne depuis l'Azerbaidjan avec un des erratiques ferrys, puis traverser un bon bout de Kazakhstan quasi-désertique (et venté?), et arriver en Ouzbekistan par la mer d'Aral. Après, une fois en Ouzbekistan, si je me lasse du vent de face, je pourrai prendre un train à Boukhara, ce n'est pas gênant. Mais avant...
Bonjour,
J'ai lu cette mauvaise nouvelle au sujet de refud de visa de transit:
http://www.caravanistan.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=1076
Quelqu'un a-t-il essayé très récemment d'obtenir ce visa? Dans quel consulat?
RR.
J'ai lu cette mauvaise nouvelle au sujet de refud de visa de transit:
http://www.caravanistan.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=1076
Quelqu'un a-t-il essayé très récemment d'obtenir ce visa? Dans quel consulat?
RR.
Bonjour,
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
Pour notre liaison aller vers la Chine et le Tibet avec retour par la Mongolie, nous envisageons de prendre en Azerbaidjan le Ferry Bakou - Turkmenbashi début avril 2013 avec notre Land Rover 130 Camping-Car et nous recherchons des informations récentes concernant les fréquences de rotations des Ferry, la durée embarquement et débarquement, et du trajet ainsi que des infos sur les formalités douanières.
Le visa de transit de 5 jours délivré par le consulat Turkmene a Paris et à date fixe, est il suffisant pour rallier Turkmenabat a la frontière Ouzbeque ?
On recherche également des infos sur la liaison ferry toujours de Bakou - Aktau au Kazakhstan ?
Merci pour vos éventuelles infos fraiches !
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Bonjour,
On m'a assure que l'on pouvait obtenir un visa de transit en se presentant directement a un poste frontiere turkmene avec un visa pour le pays suivant.
Je n'ai lu partout que la longue course aux visas via les ambassades,
quelqu'un aurait-il experimente cette facon la d'obtenir un visa de transit turkmene?
Ce serait genial car c'est un sacre gain de temps... Les prix seraient-ils les memes?
Merci ! Ol
Je n'ai lu partout que la longue course aux visas via les ambassades,
quelqu'un aurait-il experimente cette facon la d'obtenir un visa de transit turkmene?
Ce serait genial car c'est un sacre gain de temps... Les prix seraient-ils les memes?
Merci ! Ol
Bonjour a tous !
Après quelques recherches infructueuses malgré la mine d'information que représente la communauté VF, je me permets de vous soumettre ma demande.
Nous allons partir début mars pour un long voyage à vélo à travers l'Europe de l'Est, la Turquie et suivre la route de la Soie jusqu'en Chine.
J'ai lu certains posts faisant référence à l'obtention du visa Ouzbek et Turkmène à Istanbul ou Ankara.
1ère question: Laquelle de ces deux villes délivre les visas le plus rapidement ? Pour savoir si un détour (nous serons à vélo) par Ankara est profitable ou pas...
2ème question: Nous savons qu'il est impératif d'avoir le visa du pays suivant sur le passeport pour obtenir le visa Turkmène. Est-ce que celui du l'Ouzbékistan suffit ou doit-on aussi avoir celui de l'Iran ? Parce que pour ce dernier nous avons découvert grâce à vous un bon plan à Trabzon...
3ème question: Une fois le visa délivré, combien de temps avons-nous à disposition pour entrer dans le pays en question... ? Il nous faudra bien 1 gros mois en Turquie et un mois en Iran avant d'atteindre le Turkmenistan (ou nous passerons rapidement pendant 5 jours) et finalement l'Ouzbékistan...
Tout ça pour espérer gagner quelques précieux jours en Iran, ou nous pourrons profiter du pays plutôt que de passer notre temps dans les ambassades...
Ami voyageurs merci pour votre aide... Et bon vent...!
Lydie
www.untourenvelo.ch
Après quelques recherches infructueuses malgré la mine d'information que représente la communauté VF, je me permets de vous soumettre ma demande.
Nous allons partir début mars pour un long voyage à vélo à travers l'Europe de l'Est, la Turquie et suivre la route de la Soie jusqu'en Chine.
J'ai lu certains posts faisant référence à l'obtention du visa Ouzbek et Turkmène à Istanbul ou Ankara.
1ère question: Laquelle de ces deux villes délivre les visas le plus rapidement ? Pour savoir si un détour (nous serons à vélo) par Ankara est profitable ou pas...
2ème question: Nous savons qu'il est impératif d'avoir le visa du pays suivant sur le passeport pour obtenir le visa Turkmène. Est-ce que celui du l'Ouzbékistan suffit ou doit-on aussi avoir celui de l'Iran ? Parce que pour ce dernier nous avons découvert grâce à vous un bon plan à Trabzon...
3ème question: Une fois le visa délivré, combien de temps avons-nous à disposition pour entrer dans le pays en question... ? Il nous faudra bien 1 gros mois en Turquie et un mois en Iran avant d'atteindre le Turkmenistan (ou nous passerons rapidement pendant 5 jours) et finalement l'Ouzbékistan...
Tout ça pour espérer gagner quelques précieux jours en Iran, ou nous pourrons profiter du pays plutôt que de passer notre temps dans les ambassades...
Ami voyageurs merci pour votre aide... Et bon vent...!
Lydie
www.untourenvelo.ch
Bonjour,
Pour revenir de Chine, mon amie et moi souhaitons parcourir la route de la soie en train. Nous sommes pour le moment aux premières vapeurs de la préparation de notre périple.
Des questions apparaissent et j'espère que quelqu'un pourra ici m'aiguiller dans mes préparatifs.
Nous partirions de Chine direction le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, L’Iran et enfin la Turquie.
Dans un premier temps, vous pouvez peut être m'aider concernant les visas. J'ai entendu dire que le visa du Turkmenistan pouvait être compliqué à obtenir. Auriez vous quelques retours d'expériences/conseils pour des voyageurs ne souhaitant pas passer par une agence de voyage ?
Dans un second temps, êtes vous au courant de la faisabilité d'un trajet en train Iran/Turquie. Il semblerait que la ligne ait été fermée en 2015 puis ré-ouverte en 2019...
Si quelqu'un a déjà fait ce périple, je suis preneur de tout autre conseil !
Merci par avance pour vos réponses !
Pierre
Pour revenir de Chine, mon amie et moi souhaitons parcourir la route de la soie en train. Nous sommes pour le moment aux premières vapeurs de la préparation de notre périple.
Des questions apparaissent et j'espère que quelqu'un pourra ici m'aiguiller dans mes préparatifs.
Nous partirions de Chine direction le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, L’Iran et enfin la Turquie.
Dans un premier temps, vous pouvez peut être m'aider concernant les visas. J'ai entendu dire que le visa du Turkmenistan pouvait être compliqué à obtenir. Auriez vous quelques retours d'expériences/conseils pour des voyageurs ne souhaitant pas passer par une agence de voyage ?
Dans un second temps, êtes vous au courant de la faisabilité d'un trajet en train Iran/Turquie. Il semblerait que la ligne ait été fermée en 2015 puis ré-ouverte en 2019...
Si quelqu'un a déjà fait ce périple, je suis preneur de tout autre conseil !
Merci par avance pour vos réponses !
Pierre
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un peut me donner une info actualisée à propos des points suivant: - "ambiance" à Bakou lors de l'embarquement sur un ferry vers le Turkménistan ? Choses à faire et à ne pas faire ? - durée moyenne de la traversée ? N'y a-t-il pas des problèmes d'engorgement du port de Turkmenbashi qui obligeraient les bateaux à stationner plusieurs jours en mer Caspienne en attente d'une autorisation d'accostage, quelqu'un a-t-il déjà affronté ce problème ? Comment avez-vous géré la situation à bord, la patience mise à part ... ? - les prix moyens pratiqués pour 2 personnes en cabine "secure" (ouais vous vous marrez là, je sais !) ?
Normalement on embarque le 22 juin 2010 à Bakou avec une LOI officielle pour un itinéraire de 10 jours au Turkménistan en poche et le visa ouzbek pour la continuation sur le passeport. Merci par avance pour vos réponses.
Margesti www.voirlasie.fr (j-49)
Est-ce que quelqu'un peut me donner une info actualisée à propos des points suivant: - "ambiance" à Bakou lors de l'embarquement sur un ferry vers le Turkménistan ? Choses à faire et à ne pas faire ? - durée moyenne de la traversée ? N'y a-t-il pas des problèmes d'engorgement du port de Turkmenbashi qui obligeraient les bateaux à stationner plusieurs jours en mer Caspienne en attente d'une autorisation d'accostage, quelqu'un a-t-il déjà affronté ce problème ? Comment avez-vous géré la situation à bord, la patience mise à part ... ? - les prix moyens pratiqués pour 2 personnes en cabine "secure" (ouais vous vous marrez là, je sais !) ?
Normalement on embarque le 22 juin 2010 à Bakou avec une LOI officielle pour un itinéraire de 10 jours au Turkménistan en poche et le visa ouzbek pour la continuation sur le passeport. Merci par avance pour vos réponses.
Margesti www.voirlasie.fr (j-49)
hello
je sais que ce pays n'attire pas les foules vu le nombre de messages sur le forum
mais si quelqu'un à des news récentes je suis preneur.
merci
Stéphane
Stéphane
Route de la soie par l Iran et le Turkmenistan
Je désire passer et visiter en camion l Iran et le Turkmenistan a partir de mars 2013
Je me demande si c est encore possible ?qu en pensez vous ?
ou prendre les visas en Turquie
Et que se passe t il pour le véhicule ?papier ?caution
Si vous avez des bons plans je vous remercie d avance
Et bon voyage
KIKI
Je désire passer et visiter en camion l Iran et le Turkmenistan a partir de mars 2013
Je me demande si c est encore possible ?qu en pensez vous ?
ou prendre les visas en Turquie
Et que se passe t il pour le véhicule ?papier ?caution
Si vous avez des bons plans je vous remercie d avance
Et bon voyage
KIKI
Bonjour,
Je prépare un voyage au Turkmnistan pour l'année prochaine, voilà pourquoi j'ai vraiment besoin de vos conseils et expériences quant à sa réalisation. Tout d'abord, est il possible d'obtenir un visa touristique pour deux mois sans avoir recours aux services d'un guide (j'entend par là de simplement payer pour avoir l'invitation)? Quels sont les risques de ne pas obtenir le visa? Comment y remédier? Sur place, les contrôles sont ils fréquents et sévères? Y a t il des risques de voyager totalement seul dans ce pays? Pour le logement existe t il des petit hôtels ou guest houses peu chères? Avez vous déjà été hébergé chez l'habitant? Depuis la mort de l'ancien président fin 2006, y a-t-il eut une évolution du régime?
Je connais peu de chose sur ce pays dont on parle peu. J'ai besoin de vos témoignages! Les lieux qui vont ont marqué, les aspects du pays qui vous ont marqué, le conctact avec les habitants, la culture, les transports, tout m'intéresse!!
Merci beaucoup de votre aide précieuse!!
Je prépare un voyage au Turkmnistan pour l'année prochaine, voilà pourquoi j'ai vraiment besoin de vos conseils et expériences quant à sa réalisation. Tout d'abord, est il possible d'obtenir un visa touristique pour deux mois sans avoir recours aux services d'un guide (j'entend par là de simplement payer pour avoir l'invitation)? Quels sont les risques de ne pas obtenir le visa? Comment y remédier? Sur place, les contrôles sont ils fréquents et sévères? Y a t il des risques de voyager totalement seul dans ce pays? Pour le logement existe t il des petit hôtels ou guest houses peu chères? Avez vous déjà été hébergé chez l'habitant? Depuis la mort de l'ancien président fin 2006, y a-t-il eut une évolution du régime?
Je connais peu de chose sur ce pays dont on parle peu. J'ai besoin de vos témoignages! Les lieux qui vont ont marqué, les aspects du pays qui vous ont marqué, le conctact avec les habitants, la culture, les transports, tout m'intéresse!!
Merci beaucoup de votre aide précieuse!!
Bonjour,
apres quelques galeres a Teheran pour nos demandes de visa ouzbeke, tadjike et turkmene, voici quelques infos et adresses utiles:
Ouzbekistan: - 7 jours d attente - 105 dollars - avoir copies de passeport et photos - Application Form remplie et imprimée (non manuscrite) (evisa.mfa.uz/) (imprimer une page par personne) - lettre de recommandation de notre ambassade (française et belge) => Validité de 1 mois (dates exactes!), pas de prise de passeport au consulat ATTENTION: se rendre au consulat ouzbek et non a l'ambassade!
Address du consulat: Parsdaran Street, Boustan Street, Movahhed Danesh Street, 4th Park nr. 15, 4th Dead end Phone: 9821 – 2229 1519
Horaires 9h-11h, ferme vendredi et samedi
Tajikistan: - 4 jours d attente - 25 dollars - avoir copies de passeport et photos - Application Form remplie et imprimée (je ne l’ai pas trouve sur le net et nous l’avons rempli sur place) - lettre de recommandation de notre ambassade (française et belge) => validité de 1 mois (dates exactes!), pas de prise de passeport a l ambassade
En arrivant là-bas, nous leur avons demande s’il était possible de l’obtenir dans la journée. Nous avons attendu 1 heure ½ et pour 25 USD nous avions notre visa !
Address: Niyovaron square, Shakhid Zinali Ave 3, flat 10 Phone: +98-21-22299584 Fax: +98-21-22809299 Email: tajemb-iran@mail.ru
Ferme le samedi et mardi (surement le vendredi aussi, a verifier)
Si vous avez l’intention d’aller dans le Pamir, n’oubliez pas de demander le permis GBAO en même temps. Nous l’avons zappe et devrons la faire au Tadjikistan ou en Ouzbékistan. A priori ca coute 50 USD mais j’ai aussi lu que ca pouvait être gratuit et cela ne m’étonnerait pas que ca le soit a l’ambassade tadjike.
Turkmenistan: (a faire après le visa ouzbek) - 4-5 jours d attente - 55 dollars (ou 2 semaines d’attente pour 35 USD) - avoir copies de passeport et photos + PHOTOCOPIE VISA OUZBEK => validité de 5 jours (visa de transit), pas de prise de passeport a l ambassade => POSSIBILITE DE FAIRE LA DEMANDE DE VISA A TEHERAN, voyager, ET RECUPERATION A MASHHAD!
Address: Farmanieh (c'est le quartier), prendre Lavasani street, tourner dans Vatanpour street puis dans Barati street et c'est au n’5.
Horaires : 9h-11h sauf dimanche 9h30-11h. Ferme vendredi et samedi. +9821 222 06 731
Toutes ces ambassades sont dans le nord de Teheran, pas trop loin les une des autres. Par contre, ca monte quand meme pas mal, de la gare de bus Argentine a l'ambassade Ouzbeke, il y a a peu pres 10 km de montee.
bon vent christelle
apres quelques galeres a Teheran pour nos demandes de visa ouzbeke, tadjike et turkmene, voici quelques infos et adresses utiles:
Ouzbekistan: - 7 jours d attente - 105 dollars - avoir copies de passeport et photos - Application Form remplie et imprimée (non manuscrite) (evisa.mfa.uz/) (imprimer une page par personne) - lettre de recommandation de notre ambassade (française et belge) => Validité de 1 mois (dates exactes!), pas de prise de passeport au consulat ATTENTION: se rendre au consulat ouzbek et non a l'ambassade!
Address du consulat: Parsdaran Street, Boustan Street, Movahhed Danesh Street, 4th Park nr. 15, 4th Dead end Phone: 9821 – 2229 1519
Horaires 9h-11h, ferme vendredi et samedi
Tajikistan: - 4 jours d attente - 25 dollars - avoir copies de passeport et photos - Application Form remplie et imprimée (je ne l’ai pas trouve sur le net et nous l’avons rempli sur place) - lettre de recommandation de notre ambassade (française et belge) => validité de 1 mois (dates exactes!), pas de prise de passeport a l ambassade
En arrivant là-bas, nous leur avons demande s’il était possible de l’obtenir dans la journée. Nous avons attendu 1 heure ½ et pour 25 USD nous avions notre visa !
Address: Niyovaron square, Shakhid Zinali Ave 3, flat 10 Phone: +98-21-22299584 Fax: +98-21-22809299 Email: tajemb-iran@mail.ru
Ferme le samedi et mardi (surement le vendredi aussi, a verifier)
Si vous avez l’intention d’aller dans le Pamir, n’oubliez pas de demander le permis GBAO en même temps. Nous l’avons zappe et devrons la faire au Tadjikistan ou en Ouzbékistan. A priori ca coute 50 USD mais j’ai aussi lu que ca pouvait être gratuit et cela ne m’étonnerait pas que ca le soit a l’ambassade tadjike.
Turkmenistan: (a faire après le visa ouzbek) - 4-5 jours d attente - 55 dollars (ou 2 semaines d’attente pour 35 USD) - avoir copies de passeport et photos + PHOTOCOPIE VISA OUZBEK => validité de 5 jours (visa de transit), pas de prise de passeport a l ambassade => POSSIBILITE DE FAIRE LA DEMANDE DE VISA A TEHERAN, voyager, ET RECUPERATION A MASHHAD!
Address: Farmanieh (c'est le quartier), prendre Lavasani street, tourner dans Vatanpour street puis dans Barati street et c'est au n’5.
Horaires : 9h-11h sauf dimanche 9h30-11h. Ferme vendredi et samedi. +9821 222 06 731
Toutes ces ambassades sont dans le nord de Teheran, pas trop loin les une des autres. Par contre, ca monte quand meme pas mal, de la gare de bus Argentine a l'ambassade Ouzbeke, il y a a peu pres 10 km de montee.
bon vent christelle
Je sais que ce thème a déjà été abordé, mais pas depuis longtemps si je ne m'abuse : COMMENT faire pour traverser la Caspienne depuis Bakou pour le Turkménistan... le tout avec un visa turkmène de transit à dates fixes qui dure cinq jours et un ferry azéri à dates non fixes qui peut mettre cinq jours à partir ? Ce problème me semble insoluble, mais j'imagine que sur le terrain on trouve quelques solutions...
J'ai pour projet de traverser la Caspienne l'an prochain, et j'aimerais atterrir au Turkménistan, avant de me rendre en Ouzbékistan, etc...
J'ai cru comprendre que pour le visa Azeri, Batumi c'était bien, et que pour le visa Turkmene, Istanbul pouvait faire l'affaire. Mais je vois mal comment être ponctuel à Turkmenbashi si je dois donner ma date d'entrée deux mois avant et que ce satané bateau ne part pas à l'heure... Merci de votre aide !









