Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage .
J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat
- 2 nuits à Ouarzazate
- 2 nuits à N'kob
- 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert
- 4 nuits à Icht / Borj Biramane
et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville .
Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà .
Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !
Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.
Quelques portes latérales
C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal
et la rue Sidi Fatah
La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir .
Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....
et cette fenêtre a un charme fou .
Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat .
Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .
Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .
Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche ....
Le même site à l'horizontale .
Au fond, Les Oudayas
Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .
Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .
et une autre
Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .
Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale
Un dernier regard ...
Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
I’m not going back, the trip is in the past. I’m posting it anyway because the country probably hasn’t changed enough to make the story outdated, and the astonishing beauty of the place deserves to be shared here.
Saturday, May 31, 2014
Mulhouse - Marrakech
A flight that drags on for three and a half hours. Everything goes smoothly until immigration. Like almost everywhere, you have to fill out a little form with your details and arrival address. The problem comes when you hand it to the customs officer with your passport. Right away, you see the lines are way too long for the number of officers working. I steer Dom toward a line further to the left that’s clearly moving faster than the middle ones. Then I firmly pull him to the far left where I think I spotted a new counter opening. Big mistake. Huge. Because that line is notorious for how slowly the security agent checks each person. At 10 minutes per person, with about fifteen ahead of us, we’re looking at two and a half hours. The wait becomes torture. Everyone gets edgy. We watch enviously as people who were way behind us initially zip through the other lines. You feel like complaining. My advice? Don’t. You have no idea how much a pissed-off customs officer can ruin your day! The rule: stay calm and suck it up.
Once that hurdle’s over, a taxi and boom, we’re at the Gallia, a no-frills but charming hotel just steps from Jemaa El Fna square. This place is insane! It’s teeming with people. You stick out like a sore thumb with your camera—suddenly, a ton of people want to be your best friend! You’re basically a walking wallet!
We’ve got a meet-up with friends who are here on a work trip with their company’s social committee.
We fully embrace our tourist roles—eating at restaurants made for us, with belly dancers who insist we join in. We go with the flow, we’re not prudes, we have a great evening, no way we’re missing out on the fun...
Sunday, June 1, 2014
Marrakech
Super nice breakfast in the hotel’s patio, a real riad, beautifully decorated.
Originally, we’d planned a trip to the Atlas Mountains, but we ended up wandering around the city instead. Before we knew it, we were in the middle of the central souk’s labyrinth. It’s a feast for the eyes, ears, and especially the nose!
J'ouvre ce sujet qui va faire beaucoup parler: Faut-il annuler ses prochaines vacances au Maroc?
Suite aux frappes françaises en Irak, aux menaces d'EI et à l’enlèvement du touriste français en Algérie, de nombreux touristes doivent aujourd'hui se poser la question. Est-il bien prudent de se rendre au Maroc ? La menace est-elle réelle ? Quelles sont les zones à éviter ? Faut-il avoir peur de ces 1000 djihadistes marocains ? Tombons-nous dans leur jeu, dans la peur qu'il souhaite diffuser ?
bonjour a tous .
nous avons comme projet de partir en juillet ou aout 2008 au Maroc en camping car
avec nos enfants (8 et 15 ans).
pensez vous que avec un camping car fiat 1.9 td de 6 places court (6 m) de 1997
90 km est réalisable.
en cas de panne il y a t'il possibilité de réparation ?
ce serait pour des vacances tranquile et coullllll.
merci de vos réponses.
cordialement. Bruno
Bonjour à tous,
Ca y est, nous avons achevé la réservation de nos vacances... pour avril 2013 !!!
J'ai donc une vraie question pour ceux qui ont l'habitude de voyager en achetant eux-mêmes leurs billets : la Royal air Maroc a ouvert les réservations pour la période qui nous intéresse: aller le 20 avril pour un Lyon - Agadir; retour le 29 ( Agadir - Lyon). En raison de nos jobs, nous ne pouvons décaler le retour. Sauf l'aller pourrait être modifié au vendredi après-midi, ou soir.
N'y connaissant rien, j'ai fait une simulation : nous voyageons à 4 ( 2 adultes, 2 enfants) et je tombe sur un montant de 600e par personne, et 7 heures pour un vol avec escale.
Quand easy jet ouvre-t-il les réservations? POur l'instant, c'est bloqué au 23 mars. Pourrais-je trouver des prix moins chers, même si je sais que nous sommes en période de vacances scolaires? Avec de tels prix, on explose le budget que nous nous étions fixés...
Please, help me...
Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.
Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !
Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire :
Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud
Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.
-> Voir Photos 🤪
Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.
Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.
-> Voir Photos 🙂
Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ?
J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich : http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎
Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴☠️
Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.
Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛
Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇
Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊
Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉
P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Mois de Juillet, Guide du Routard en main, je commence à rêver de mon futur voyage au Maroc. Une émission de Télé (Des Racines et des Ailes spécial Maroc (qui est rediffusée ce soir)) me fascine. Un reportage est consacré à la plus belle place du Maroc ou tout au moins la plus connue.
Quelle chance, me dis-je, dans la journée je vais admirer les charmeurs de serpents, pouvoir boire un jus d'oranges préssés, écouter les conteurs avant de m'y rendre à nouveau en soirée pour assister à de beaux spectacles, manger pour pas cher dans l'un des nombreux petits restos qui vers 18H00 envahissent la place.
Mois d'Aout Nous sommes au maroc, et passons à Marrakech. Nous prenons un hôtel proche de la célèbre place.
1er jour sur cette place dont j'ai entendu tellement de belles choses, un charmeur de serpent me met sans que je lui demande un de ces reptiles autour du cou. La pauvre bête à l'air morte depuis pas mal de temps. Le charmeur me raconte quelque chose en arabe que je ne comprend pas. (Je parle arabe mais le strict minimum pour se débrouiller) Enlève le serpent et me demande 5€!!! Il aura finalement 2 dirhams et c'est déja pas mal! Je suis pas radin mais faut pas pousser!
Même pour faire une photo d'un de leur serpent posé à terre il faut payer.
Et puisques nous sommes dans les animaux on va continuer.
Des touristes se font prendre en photos avec un singe qui à une chaine autour du cou, des vendeurs proposent sans aucun état d'âme des tortues, des caméléons qui essayent de bouger dans une cage plus petite qu'eux et même de gros lézards vivants ou mort (excuser moi je n'ai pas demandé exactement l'espèce) avec les 2 pattes avant arrachées!
De plus je n'ai pas eu la chance de voir de scorpions dans le desert mais malheuresement j'en ai vu des centaines, incrusté dans des portes clefs en plastique!
C'est vraiment une très belle place n'est ce pas?
Coté Nourriture, je consulte le GDR et nous nous rendons dans l'un de ces petits restos qui fleurissent le soir sur la place. Nous allons de préférence à celui qui à la meilleure côte dans notre guide.
Nous prenons des brochettes et des frites. Nous nous serrons avec d'autres clients à une table. On nous balance le pain sur la table! Les frites j'aurais pu les compter sur les doigts de la main et elles ne sont vraiment pas appétissantes. L'addition est plus salée que nos brochettes! Le GDR prévoit pour moins de 5€, nous nous en tirons pour 150DH soit 15€! Alors que nous n'avons vraiment rien pris d'extraordinaire. Mais il faut payer le pain en supplément, la sauce qui accompagne nos brochettes... Et j'ai beau recompter, je ne trouve pas la même chose que notre restaurateur. C'est la 1ere et dernière fois que nous mangerons sur cette place. J'ai un budget limité, je tiendrais pas jusqu'à la fin des vacances si je répète cela tous les soirs.
Côté animations, il y'en à sur cette place. Tous le monde afflue de la ville. Nous assistons à un match de boxe! Le match n'est pas encore commencé que je souhaite faire un photo non pas du match mais de la foule avec en arrière plan un minaret. Quelqu'un du spectacle me voit prendre la photo, cour vers moi et me réclame de l'argent.
Nous refusons et allons sur une autre animation où là, on pêche à la ligne des bouteilles de Coca-Cola. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas cette firme qui régie le pays!)
Coté Transport, les petits taxis de marrakech ont un compteur. Mais leurs chauffeurs refusent de les faire fonctionner. Obligé donc de faire plusieurs taxis avant que l'un accepte de mettre le compteur. Sinon c'est 20DH, une course qui en coute 8!
Ce qui devait être effectivement la plus belle place marocaine à aujourd'hui perdu toute son âme. J'aurais du y aller 20 ans plus tôt!
Elle à été pourris par le tourisme de masse comme d'ailleurs tous endroits touristique dans ce pays.
Je ne me suis pas fait faire de tatouage au hénné et pourtant j'avais l'impression d'avoir un € tatoué sur le front.
Ce soir, je regarderais une nouvelle fois le reportage de Patrick de Carolis mais avec une autre vision et en me demandant comment, on peut encore trouver une âme à cette malheureuse place.
Jemaa el fna a disparue, elle laisse "place" aux dirhams constaments demandés et aux touristes trop souvent sollicités qui un jour éviteront cet endroit où on accueil plus le porte feuille du touriste que le voyageur lui même.
Je suis très content de mes 3 semaines dans ce pays, j'ai vu et vécu des choses magnifiques, désert, Toubkal, Fès... mais je resterais vraiment déçu par Jemaa El Fna.
Vous qui me lisez, vous avez peut être eu une autre expérience ou une autre vision de cette place, plus agréable je l'espère.
Bonsoir à tous
Communiqué de l'ambassade de France au Maroc. Les autorités marocaines ont décidé de prolonger la suspension des liaisons aériennes depuis et vers le Maroc jusqu'au 31 mai 2020 minuit. Cette date est susceptible d'être repoussée.
Cordialement.
bonsoir a tous,
je doit descendre de france en mauritanie en passant par le maroc d ici quelque semaine.
je descend en fourgon voir un amis qui aimerais que je lui amene quelque pneus et de l electromenagé
je voudrais savoir si je devrais payer de droit de douane au maroc?
et pour le vehicule y a t il des formalitées particuliere?
sachant que je vais voyager seul et queje n ais jamais quiter la france y a t il des pieges a evité?
merci 😉
Bonjour, Je suis déjà descendu en voiture au Maroc, mais je descends pour la première fois en fourgon : un Peugeot Boxer.
Je viens de lire que ce genre de véhicule ne pouvait rester que 3 mois au lieu de 6.
Est-ce bien vrai ?
Peut-on prolonger ? comment ?
Merci à ceux qui peuvent me répondre.
Christine
Malheureusement, la DST vient d'annoncer la suspension de la délivrance des laisser-passer à la frontière nord mauritanienne (20 euros, valable trois jours). Ce nouveau décret rentre en vigueur demain, jeudi 05 novembre.
On espère que, le temps que la nouvelle circule parmi les voyageurs, les arrivants sans visa pourront tout de même bénéficier d'une faveur policière pour rentrer en Mauritanie ...
Merci de faire circuler l'information autour de vous !
Il reste l'Ambassade mauritanienne de Paris et l'Ambassade de Rabbat.
Salutations, olivia
Bonjour,
en vu de la préparation d'un raid 4X4 de un mois dans le désert marocain, nous nous renseignons sur les améliorations nécessaires du véhicule. Nous n'arrivons cependant pas à trancher pour un bon kit de suspension.
Le 4X4 est un defender 110, nous sommes 4 et chargés!
auriez vous des propositions, des expériences à partager dans le domaine?
cordialement
après une première croisière en famille sur le splendida au moi d'octobre nous avons attrapé le virus des croisières donc on repart
départ le 19 octobre 2013 sur le poesia
Barcelone, gènes, malaga, Lisbonne, Casablanca
y a t il des personnes qui ont dejas pris se bateau et qui connait les escales merci
j'ai le projet de partir avec mon kangoo aménagé en petit Van, au départ du sud de la France jusqu'au Sénégal, se sera un voyage de plusieurs mois, dans le but de découvrir le Maroc et le Sénégal d'une manière plus proche des populations et des cultures que dans mes précédents voyages organisés.
Je suis ouverte à tout vos conseils et suggestions.
En particulier sur ce qui concerne le voyage par la route, la traversée des frontières, les réglementations etc ...
Le voyage est prévu pour la fin d'année 2018 et le début d'année 2019.
Le droit français est une chose.
Le droit international est autre chose.
J'ai un permis international en cours de validité. Mais je suis le coup du suspension de permis en France avec mon permis français.
Je sais que j'ai pas le droit de conduire en Europe et dans EEE.
Le Maroc n'en fait pas parti.
Devant aller au Maroc faire de la moto tt. J'avais déjà réservé le bateau avant cet aléa.
Je cherche donc à savoir si c'est possible légalement de rouler là bas.
Pas besoin de leçon de morale.
Merci de votre compréhension.
Je compte faire un camping dans le Rif Marocain, avant tout, quiconque possède un VTT et a la possibilité de camper dans ce domaine, est le bienvenu avec toute la coordination que je pourrai entamer avec la personne pour pouvoir profiter pleinement du domaine.. Bref ^^
Alors, du côté du VTT, techniquement je pense que je pourrai m'en occuper, préparation et matériels "dont j'aurai le poids total bien évidemment pour le port dans le sac", je suis débutant, donc je découvre surtout sur le net "heureusement qu'il y a des gens qui en savent des choses et qui partagent, un grand merci d'ailleurs :p", une seule grande surface est accessible dans notre ville: KOODZA qui importe pas mal de trucs à prix discount, et il y a de tout.
Du côté du matériel pour camping, pour le moment étant seul, je pense porter une tente Decathlon pour 2 personnes pour un peu de confort et d'espace, le sac de couchage je l'ai ainsi que le matelas. Par contre le Sac... :X
Mon petit gros soucis, je fais 1m83, je suis assez maigre, tenez vous bien 62 Kg .. pour un fumeur bref on va pas s'attarder sur ça, je peux porter jusqu'à 14kg pour un voyage pareil malgré tout, mais je ne sais pas quoi y mettre, quel volume de sac choisir, "Mon VTT supportera facilement un poids allant à 75Kg avec suspension" et quoi mettre dans le Sac ?
Je vois des listes un peu partout, mais je cherche plutôt le strict minimum, pour un voyage dans un lieu assez chaud, frais et peut-être froid, ça se passerai en semaine (ou plus) du 5 Septembre 2011 à plus de 1400m d'altitude.
Hygiène/santé, vêtements, nourriture "spéciale pour trajet, le reste j'aimerai même savoir comment on prépare des trucs ou des plats simples à partir de trucs achetés sur place -légumes, fruit, viandes-"
J'attends votre aide, tout conseil est accepté et discuté surtout, sur ce, je vous souhaite de très bons voyages :D de très bon trips pour certains ;) !
Arrivés de Marrakech en voiture de location, nous sommes parvenus à l'entrée de la ville où des hommes munis d'un gilet rouge nous ont obligé (moyennant finance) à nous garer le long des trottoirs de l'entrée principale d'Essaouira.
En nous garant, ils nous ont demandé de ne pas tirer le frein à main afin qu'ils puissent réguler le stationnement en poussant les voitures.
De retour au matin, nous avons constaté une longue erraflure le long de la portière passager.
Bien sur cela n'était pas leur faute alors qu'il y avait un gros poteau en béton à côté...
Et de palabrer une heure en les menacant d'aller à la Police. Du coup, ils nous ont proposé un coup fumeux d'aller dans un garage (pourri) pour réparer la portière. En voyant le garage on a refusé. Nous sommes allés voir la Police qui nous a baladé de bureau en bureau en nous montrant qu'ils se foutaient du problème.
En fait ces pseudos gardiens de parking sont illégaux (donc non assurés) et la Police ferme les yeux.. Bakchich..
Voilà donc méfiez vous.
bonjour,
Je compte descendre au Maroc jusqu'aux dunes de Merzouga en partant d'ardèche en vélo couché . Pour ce faire, j'ai choisi de traverser l'espagne : à la descente par le coté méditérannée, à la remontée par le coté atlantique et le Portugal. je cherche des cartes autour du 1/200000 éme. Pour l'instant je n'ai trouvé que des "michelin" ou "ign" au millioniéme pour les automobilistes pressés préférant l'asphalte des autoroutes aux charmes des vicinales.
par ailleurs quequ'un m'a dit que les routes d'Espagne étaient peu sures pour les cyclistes...! mythe ou réalité?
merci!!!
Pour les voyageurs en 4x4 qui désirent faire une étape ou simplement un arrêt sur la piste entre Taouz et Zagora, je vous recommande une auberge à une vingtaine de km de Taouz un petit peu avant Ouzina. Cette auberge se trouve à l'écart de la piste sur la rive opposée de l'Oued Ziz et en dehors des passages habituels.
L'accueil D'Ahmed est trés chaleureux et mérite vraiment le détour.
Je vous donne ses coordonnées, il peut également vous préparer un repas particulier sur commande ou organiser un trek dans sa région.
ci -joint une photo d' Ahmed et d'une tente de la partie camping de l'auberge.
Auberge Tazoult : GPS ; N 30 48 758 tél gsm : 00212670896090
W 04 09 766
Mon compagnon et moi avons comme projet de faire un raid en 4*4 cet été (mois d'aout). Il s'agira de notre premier raid. Nous voulons faire ce raid avec notre propre 4*4 à savoir un suzuki grand vitara.
En premiere destination nous envisageons le maroc, qu'en pensez vous? y a t'il d'autres destinations que vous me conseillez?
Nous privilégeons egalement les raids encadrés pour plus de sécurité, soutien, convivialité et surtout ne pas rater les endroits qui vaillent le cout!!
Je suis un peu perdue devant les differentes propositions des organismes et j'en appelle à vos expériences...
dans l'impatience de lire vos réponses... bonne soirée
Je voudrais poser ma question aux mecaniciens marocains je dispose de la mercedes 300-24 valves essence sport line.
quel type d amortiseurs je peux monter sur cette voiture pour soulever la carrocerie
je dois faire un long voyage dans des zones difficiles sablage pistes....
quel type de protection je dois placer sous le carter
on ma dis qu on peu modifier les amortisseurs de la peugeot 504.pour faire monter sur la mercedes?
on ma dis egalement que je peux faire monter des gommes sur les ressort?
merçi de me tenir informer en urgence je dispose que de deux jours.
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
* *******************
ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
* *******************
MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie,
Le puits rassemble.
Hommes et animaux.
Certains puisent,
D’autres boivent.
Piétinement des dromadaires,
Et puis rafraîchissement.
Verse m'en sur la tête
Et dans le creux des mains.
Je bois à pleines gorgées
La fraîcheur de la terre.
Celle qui nous est comptée
Pour la vie de nos âmes.
Demain, un autre puits,
Quand sera épuisée
La guerba de peau molle
Que nous gardons au frais
Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts.
Dans le creux des collines.
Entre l'erg et le reg.
Entre les cailloux et le sable.
Quelques palmiers,
Le chant d'un oiseau,
Une source,
Et puis rien.
Le soleil et le vent.
Douceur du crépuscule
Lorsque la chaleur n'est plus
Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul.
Il me regarde,
Et je m'incline.
Son âge oblige.
Probablement centenaire.
Sa douce présence
Trahit des années de souffrances.
Sous les assauts du vent,
Des rayons du soleil.
On ne lui a pas donné beaucoup,
Et lui, sans rien attendre,
Aujourd'hui tant me donne.
Je l'ai désiré,
Il est venu.
Je l'ai vu de si loin
Sans le perdre des yeux.
Je l'ai frôlé doucement,
Et puis me suis assis,
Humble et silencieux,
Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits.
Et des odeurs.
La vie qui laisse des traces.
Des crottes.
Eau et terre mélangées
Moisissent.
Odeur portée par le vent
Comme un témoignage vital.
Un feu abandonné.
Une chèvre hors du troupeau.
Une corde,
Un bidon,
Un morceau de fer
Et,
Personne.
Le silence et cette odeur.
Putréfaction végétale
Dans une fournaise minérale.
Vide.
Absurde.
Et qui ne semble vivante
Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg.
Ou comment dire le vide et l'absence.
L'immensité de la terre
Où rien ne vit.
Lieu de passage,
Non pas demeure.
Il y a trop de cailloux
Pour un troupeau.
Trop de cailloux, pas assez d'eau.
Rien ne pousse.
Que la chaleur suffocante
Brûlant des milliards de pierres noires.
Des cailloux insensés,
Sombres et stériles.
Vaste plaine à traverser,
Sans rien à l'horizon.
Pour aller d'un puits à un autre.
Et de cet autre au suivant.
Comme des points de suspension
Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune
Descend sur l’horizon.
Le ciel s’enivre
A l’appel du muezzin.
Le cœur est à la fête.
La radio psalmodie
Des versets en arabe,
Etouffés par le chant des femmes.
Sous la tente,
Le thé coule toujours.
Jour de carême.
Hammo ne mange pas.
Mes doigts dégoulinent
Au dessus d'une soupe aux lentilles.
Le pain est frais et croustillant.
Les chèvres se sont tues.
Le vent aussi,
S'évanouit derrière les dunes.
Sous la tente,
Le thé coule toujours.
Rupture du jeune
Lorsqu’on ne distingue plus
Un fil blanc d’un fil noir.
Le thé coule à flot,
Le pain,
Les dattes.
Retrouvailles généreuses
Autour de la famille assemblée.
Sous la tente,
Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes,
Quand tant a été dit,
Et si peu à la fois.
Sable nomade,
Poussière en errance.
Courbes éphémères et folles.
Plénitude de l'absence.
Isolement
Et lumière.
Brûlure inoubliable
Au fond du coeur et des yeux.
Abandon au silence
Et puis retour parmi les siens.
Les dunes sont un passage,
Jamais un but.
Elles n'existent que par l'absence du reste.
Et c'est peut-être ainsi
Qu'elles résonnent et nourrissent
Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé,
Trois fois bu et partagé.
Après des heures de hamada,
Le silence est rompu,
Enfin,
Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes
Sous le vent
Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts
Colle
Souvenir malgré lui
Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté.
Fidèle.
Oiseau de bon augure,
Sans doute.
Noir brillant.
Tête blanche et queue blanche.
Un oiseau silencieux
Trouvé de branche en branche
Lorsque nos pas nous en donnaient.
Là où se trouve l’oiseau,
Se trouve aussi la vie.
L’eau, bien sûr,
Et le bois.
Chaque jour et pas à pas,
Bou b’chour ne nous a pas quitté.
A chaud, très chaud,
quelques fragments trouvés sur mon cahier...
Enfin seul.
Il me regarde.
Et je m'incline.
Son âge oblige.
Probablement centenaire.
Sa douce présence
trahit des années de souffrances.
Sous les assauts du vent,
des rayons du soleil.
On ne lui a pas donné beaucoup,
et lui, sans rien attendre,
aujourd'hui tant me donne.
Je l'ai désiré,
il est venu.
Je l'ai vu de si loin
sans le perdre des yeux.
Je l'ai frôlé doucement,
et puis me suis assis,
humble et silencieux,
sous l'arbre sec.
Point de vie,
le puits rassemble.
Hommes et animaux.
Les uns puisent.
Les autres lavent.
Quand d'autres boivent.
Piétinement des dromadaires,
et puis rafraîchissement.
Verse m'en sur la tête
et dans le creux des mains.
Je bois à pleine gorgées
la fraîcheur de la terre.
Celle qui nous est comptée
pour la vie de nos âmes.
Demain, un autre puits,
quand sera épuisée
la guerba de peau molle
que nous gardons au frais
sous l'ombre d'un palmier.
Et le sable des dunes
Sous le vent
Fond comme neige au soleil
La source des marabouts.
Dans le creux des collines.
Entre l'erg et le reg.
Entre les cailloux et le sable.
Quelques palmiers,
le chant d'un oiseau,
une source,
et puis rien.
Le soleil et le vent.
Douceur du crépuscule
lorsque la chaleur nous accorde
un instant de repos.
Une mouche est entrée dans ma chemise,
Elle me chatouille, elle me chatouille !
Finira-t-elle un jour par sortir ?
Avant d'atteindre mes...
Un autre puits.
Et des odeurs.
La vie qui laisse des traces,
Des crottes.
Eau et terre mélangés
Moisissent.
Odeur portée par le vent
Comme un témoignage vital.
Un feu abandonné.
Une chèvre hors du troupeau.
Une corde.
Un bidon.
Un morceau de fer
Et,
Personne.
Le silence et cette odeur.
Putréfaction végétale
Dans une fournaise minérale.
Vide.
Absurde.
Et qui ne semble vivante
Que par ces traces abandonnées.
Reg.
Ou comment dire le vide et l'absence.
L'insensé de la terre
Où rien ne vit.
Lieu de passage,
Et non pas demeure.
Il y a trop de cailloux
Pour un troupeau.
Trop de cailloux, pas assez d'eau.
Rien ne pousse.
Que la chaleur suffocante
Brûlant des milliards de pierres noires.
Des cailloux insensés,
Sombres et stériles.
Vaste plaine à traverser,
Sans rien à l'horizon.
Pour aller d'un puits à un autre.
Et de cet autre au suivant.
Comme des points de suspension
Livrant la terre au silence.
Jour de carême.
Hammo ne mange pas.
Mes doigts dégoulinent
au dessus d'une soupe aux lentilles.
Le pain est frais et croustillant.
Les chèvres se sont tues.
Le vent aussi,
s'évanouit derrière les dunes.
Sous la tente,
le thé coule toujours.
Comment décrire les dunes,
Quand tant a été dit,
Et si peu à la fois.
Sable nomade,
Poussière en errance.
Courbes éphémères et folles.
Plénitude de l'absence.
Isolement
Et lumière.
Brûlure inoubliable
Au fond du coeur et des yeux.
Abandon au silence
Et puis retour parmi les siens.
Les dunes sont un passage,
Jamais un but.
Elles n'existent que par l'absence du reste.
Et c'est peut-être ainsi
Qu'elles résonnent et nourissent
Tous ceux que le désert accepte.
Le thé,
Trois fois bu et partagé.
Après des heures de hamada,
Le silence est rompu,
Enfin,
Par ce murmure au fond des verres.
Le sable entre mes doigts
Colle.
Souvenir malgré lui
Glissé au fond des poches.
N-ième question de ce genre sur ce forum mais je voudrais vraiment avoir l'avis de personnes qui ont ou qui vont faire une rando VTT au Maroc.
En dehors du budget, quel est pour vous le type du vélo le plus approprié pour ce genre de rando? Faut il un VTT ou VTC? quel est la différence. Quels sont les paramètres à prendre en compte pour l'achat du vélo (légèreté, suspension, guidon, ...)?
Autre question, faut-il avoir une condition physique hors du commun ou être un VTTiste hors paires pour ce genre d'aventures?
Connaissez vous des sites web reprenant le carnet de bord de tels aventures?
Désolé pour mes questions un peu simplistes mais je n'y connais rien en VTT. Et je voudrais vraiment faire prochainement une rando au Maroc en équipe (avis aux intéressés....)
J'ai bénéficié d'une promotion pour un séjour d'une semaine à Marrakech pour 2 personnes, avec l'obligation de se rendre à l'hôtel Médina loft où je retrouve Mr Manu (pas d'autre identité) qui expose les multiples avantages d'adhérer à Prosper services qui propose des réductions de 50à 70% sur les tarifs de voyage + hôtel...Pas le temps de réfléchir, il faut signer un contrat tout de suite et payer plus de 10000E, et ceci à titre d'abonnement, par an...pour 5 ans
Sur plusieurs tentatives et essais, le prix donné par Prosper service a été à chaque fois plus cher et moins offrant en terme de services...
Je veux donc résilier ce contrat mensonger, on me dit qu'il faut envoyer un mail au service juridique qui ne répond pas. F
Bonjour , j aimerais avoir quelques avis sur mon itineraire pour mon premier voyage au Maroc au printemps prochain . Certains diront que c est le tour classique mais je veux surtout savoir le nombre de nuit a chaque etape est correct et aussi les recommandations d activite dans les etapes . Je cherche surtout des visites et activites qui ne sont pas remplis de bus de touriste et pres de la population locale . Merci de votre aide
jour 1 arrivee a Marrakech 11.10 prise de la voiture et route vers Telouet pour 1 nuit
jour 2 route vers Skoura (La Palmeraie) pour 2 nuits
jour 3 visite alentour Skoura
jour 4 route vers gorges Dades et Todra nuit a Tinerhir
jour 5 route vers Zagora nuit entre Zagora et Mhamid
jour 6 route vers Mhamid et nuit en bivouac
jour 7 route vers Foum Zguid et nuit a Foum Zguid
jour 8 route vers Taliouine nuit a Taliouine
jour 9 visite Taliouine nuit a Taliouine
jour 10 route vers Tafraoute nuit a Tafraoute
jour 11 visite Tafraoute et nuit a Tafraoute
jour 12 route vers la cote entre Agadir et Essaouira , nuit dans ce coin a determiner
jour 13 route vers Essaouira et nuit sur place
jour 14 visite Essaouira et nuit sur place
jour 15 route vers Marrakech , nuit Marrakech
jour 16 Marrakech
jour 17 Marrakech
jour 18 retour au Quebec