Bonjour,
Je vais partir en Mongolie cet été, 16 jours au mois de juillet, avec un organisme spécialisé. A part deux nuits en hôtel et celles en vol, le reste se fait en bivouac et quelques jours en campement de yourtes aménagées (pas d'électricité). Au programme des journées, marches de quelques heures et jeep, sans portage.
Que dois-je mettre dans mon bagage pour un voyage de ce type??? (pharmacie, vêtements, équipement de marche et de campement, ...)
Merci pour votre aide!
En préparation de notre séjour en Mongolie en juillet- août 2011, nous sommes en contact avec plusieurs agences notamment
Horseback Adventure, E-mongole et mongolie-randonnee.jimdo.com
nous aimerions vos impressions, expériences sur ces agences, surtout la dernière qui parait moins connue mais qui nous séduit un peu plus que les deux autres grosses machines.
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage en Mongolie pour cet été et je suis à la recherche de tour operators. Je suis tombée sur deux adresses : E-mongol qui me propose un circuit de 10 jours pour 850 euros Gandan guest house qui propose à peu près la même chose pour 300 euros
En consultant le forum, j'ai trouvé des agences qui avaient des prix approximatifs à la 2ème proposition. A qui faire confiance ? Qui croire ? Est-il normal de payer à l'avance ? Et connaissez-vous ces tours ?
Merci de répondre à toutes ces questions Chrystelle
En consultant le forum, j'ai trouvé des agences qui avaient des prix approximatifs à la 2ème proposition. A qui faire confiance ? Qui croire ? Est-il normal de payer à l'avance ? Et connaissez-vous ces tours ?
Merci de répondre à toutes ces questions Chrystelle
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie
La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique…
A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping…
Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk…
Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule.
Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee.
Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Quelqu'un ici a-t-il deja traversé la Mongolie ou une partie de la Mongolie à Velo svp?🙂
J'aimerais savoir si c'est facilement faisable, si la grande muraille est praticable + conseils pratiques svp
En vous remerciant 😉
En vous remerciant 😉
Salut!
Voila, je suis en train de me préparer un voyage en Mongolie pour l'été 2009. Je pense partir une vingtaines de jours en voyage organisé. Le circuit qui m'intéresse le plus c'est la traversée Nord/Sud, histoire de voire un maximum de paysages (montagnes, lacs, desert, step...). Pour moi c'est très important de rencontrer directement les populations locales pour être plonger dans leur environnement.
Voila donc toute réponse sera la bien venue que se soit une expérience à raconter, prendre contact pour le même projet, donner des tuyaux utiles, des conseils...n'importe.
Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt!
Voila, je suis en train de me préparer un voyage en Mongolie pour l'été 2009. Je pense partir une vingtaines de jours en voyage organisé. Le circuit qui m'intéresse le plus c'est la traversée Nord/Sud, histoire de voire un maximum de paysages (montagnes, lacs, desert, step...). Pour moi c'est très important de rencontrer directement les populations locales pour être plonger dans leur environnement.
Voila donc toute réponse sera la bien venue que se soit une expérience à raconter, prendre contact pour le même projet, donner des tuyaux utiles, des conseils...n'importe.
Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt!
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 2 jeunes enfants 3 ans et dmi et 4 ans et demi l'été prochain.
Nous voulons partir une mois et demi en mongolie (juillet-aout).
On souhaite faire un voyage fait de randonnée avec bivouac (solution indispensable pour que les enfants profitent, jouent, fassent des pauses et sieste quand ils veulent, ils sont rodés au bivouac) et de rencontre avec les nomades (l'idéal serait un séjour d'une semaine dans une famille sans aucune agence mais un guide qui nous permettrait de rencontre une famille (pas spécialisée dans l'accueil des touristes);
On souhaite faire de rares trajets en avion ou 4*4 pour nous amener dans 2 régions différentes (peut-être Altai et arkangai)
La question principale que je me pose est l'organisation de ce voyage :
Une fois arrivé dans la ville principale de l'altai ou de l'arkangai est-il facile de trouver un guide qui pourrait nous accompagner avec 2 chevaux batés?
la question la plus simple : est-il facile de trouver en région, un guide qui nous trouve 2-3 chevaux batés pour partir en rando pendant une semaine 10 jours? il faut compter sur quel prix moyen pour ce type de rando.
On ne veut surtout pas d'agence Franco-mongole avec des prix européen, on souhaite que notre argent aille directement dans la poche des guides ou des mongoles qui en ont besoin et non dans les poches de riches mongole proprétaires d'agence.
merci de votre aide
la question la plus simple : est-il facile de trouver en région, un guide qui nous trouve 2-3 chevaux batés pour partir en rando pendant une semaine 10 jours? il faut compter sur quel prix moyen pour ce type de rando.
On ne veut surtout pas d'agence Franco-mongole avec des prix européen, on souhaite que notre argent aille directement dans la poche des guides ou des mongoles qui en ont besoin et non dans les poches de riches mongole proprétaires d'agence.
merci de votre aide
Bonjour,
Au mois de juillet nous souhaitons faire une randonnée à cheval avec une amie ça fait plus de 10 ans que nous montons à cheval et nous sommes à la recherche d'une bonne agence de trekking à cheval pour bon cavalier ou il n'y aurait pas trop de monde 3 à 5 cavaliers tout au plus! Ou même prendre juste un guide pour nous accompagner.
Merci d'avance si vous avez des bons plans. 😉 Delphine
Merci d'avance si vous avez des bons plans. 😉 Delphine
Bonjour,
J'ai pour projet d'"étudier" "Le rapport à la nature dans le mode de vie nomade" en Mongolie durant les mois de Juillet et Août de cette année, seul. Pour ce faire, j'ai déjà obtenu 3 bourses et aurai la réponse pour une 4e début Juillet - lorsque je partirai, si tout se déroule comme prévu. Afin de vous permettre de répondre au mieu à mes questions, je vais vous présenter mon "projet". Si vous n'avez pas le courage de lire je vous conseil de passer directement aux questions ci-dessous.
J'ai l'intention de prendre l'avion au départ de Paris pour aller jusqu'à Moscow (=250-300 €uros). Puis de prendre le transmongolien jusqu'à Ulan-Bataar (=100€uros). Une fois sur place, je compte prendre un maximum d'informations sur l'itiniraire à suivre pour rencontrer une famille nomade, dans la capitale. Par la suite, je pense aller dans une ville voisine, partir en randonnée dans les steppes - la direction variant suivant les informations obtenus - avec 5 jours d'autonomie, dans le but de rencontrer des nomades pour leur demander hébergements. En échange, je proposerai mes service pour tout type de travail manuel ou de l'argent si cela se revèle être la seule solution. Afin de rendre possible la communication, je compte contacter un(e) mongole pour lui demander de me traduire une série de phrases type, via internet ou sur place. Je passerai ici mes explications sur ma manière de procéder dans mon étude, dans un soucis de forme. Au terme du 1er mois, je devrais retourner à UB pour refaire mon visa. Une fois cela fait, j'ai pour projet de me diriger vers le Sud et d'aller randonner dans les déserts du Gobi. Si l'a aussi il existait une possibilité de partager le mode de vie vie nomade, bien entendu je n'hésiterai pas. Enfin pour mon retour je compte utiliser les mêmes moyens qu'à l'aller. Ainsi :Connaissez-vous des moyens de transports moin onéreux pour aller en Mongolie ?Quels sites internet me conseillez-vous pour prendre mes visas : Russie, Mongolie ? Est-il possible d'obtenir un billet de train sous 2-3 jours de Moscow pour aller à UB ? Quel est son prix ?Quel est le temps d'attente - en moyenne - pour obtenir un billet de train UB-Moscow ?Avez-vous d'autres idées de cadeaux pour les nomades ? ( lampe dynamo, fil à courdre, aiguille, piles, cahier et crayons de couleur ... )Que changer dans mon matériel ? ( maximum 7-10 kg )[1.6kg]Tente ( T2 ultralight pro )[0.3kg] Sac ( Forclas 50 ultralight )[0.5kg] Matelat ( A200 ultralight )[1.7kg] Sac de couchage ( Sleepin'bed u-light 5 M noir ) [0.5kg] Réchaud à bois + allumettes[.05kg] Trousses de soins ( désinfectant, auguille, fil, pince à épiler, bandage, scotch, couverture de survie )[?] Gourde + Pastille purifier eau [?] Nourriture[.05kg] Lampe torche [.01kg] Couteau[.05kg] Tenue de rechange[1.5kg] Appareil Photo[0.5kg] Cadeaux pour les familles nomades Total = 6, 765 kg Quels vêtements privilégier ? ( synthéthique et ? ) Quel matériel pour l'hygiène corporel ? ( savon bio et ? ) J'ai lu / entendu parler de bandes à coller sur les pieds en cas d'ampoules, pouvez-vous m'en dire plus ?Pouvez-vous me donner des méthodes de purification d'eau ( évaporation, scheche... ) ? Avez-vous des conseils à me donner ? ( pas de "spoil" sur l'essence du voyage, svp... ) Voilà, je pense avoir omis quelques détails mais je les ajouterai au fil de la discussion. Merci d'avoir lu jusqu'ici et merci d'avances à tout ceux qui répondront. Bonne journée, ciao.
J'ai pour projet d'"étudier" "Le rapport à la nature dans le mode de vie nomade" en Mongolie durant les mois de Juillet et Août de cette année, seul. Pour ce faire, j'ai déjà obtenu 3 bourses et aurai la réponse pour une 4e début Juillet - lorsque je partirai, si tout se déroule comme prévu. Afin de vous permettre de répondre au mieu à mes questions, je vais vous présenter mon "projet". Si vous n'avez pas le courage de lire je vous conseil de passer directement aux questions ci-dessous.
J'ai l'intention de prendre l'avion au départ de Paris pour aller jusqu'à Moscow (=250-300 €uros). Puis de prendre le transmongolien jusqu'à Ulan-Bataar (=100€uros). Une fois sur place, je compte prendre un maximum d'informations sur l'itiniraire à suivre pour rencontrer une famille nomade, dans la capitale. Par la suite, je pense aller dans une ville voisine, partir en randonnée dans les steppes - la direction variant suivant les informations obtenus - avec 5 jours d'autonomie, dans le but de rencontrer des nomades pour leur demander hébergements. En échange, je proposerai mes service pour tout type de travail manuel ou de l'argent si cela se revèle être la seule solution. Afin de rendre possible la communication, je compte contacter un(e) mongole pour lui demander de me traduire une série de phrases type, via internet ou sur place. Je passerai ici mes explications sur ma manière de procéder dans mon étude, dans un soucis de forme. Au terme du 1er mois, je devrais retourner à UB pour refaire mon visa. Une fois cela fait, j'ai pour projet de me diriger vers le Sud et d'aller randonner dans les déserts du Gobi. Si l'a aussi il existait une possibilité de partager le mode de vie vie nomade, bien entendu je n'hésiterai pas. Enfin pour mon retour je compte utiliser les mêmes moyens qu'à l'aller. Ainsi :Connaissez-vous des moyens de transports moin onéreux pour aller en Mongolie ?Quels sites internet me conseillez-vous pour prendre mes visas : Russie, Mongolie ? Est-il possible d'obtenir un billet de train sous 2-3 jours de Moscow pour aller à UB ? Quel est son prix ?Quel est le temps d'attente - en moyenne - pour obtenir un billet de train UB-Moscow ?Avez-vous d'autres idées de cadeaux pour les nomades ? ( lampe dynamo, fil à courdre, aiguille, piles, cahier et crayons de couleur ... )Que changer dans mon matériel ? ( maximum 7-10 kg )[1.6kg]Tente ( T2 ultralight pro )[0.3kg] Sac ( Forclas 50 ultralight )[0.5kg] Matelat ( A200 ultralight )[1.7kg] Sac de couchage ( Sleepin'bed u-light 5 M noir ) [0.5kg] Réchaud à bois + allumettes[.05kg] Trousses de soins ( désinfectant, auguille, fil, pince à épiler, bandage, scotch, couverture de survie )[?] Gourde + Pastille purifier eau [?] Nourriture[.05kg] Lampe torche [.01kg] Couteau[.05kg] Tenue de rechange[1.5kg] Appareil Photo[0.5kg] Cadeaux pour les familles nomades Total = 6, 765 kg Quels vêtements privilégier ? ( synthéthique et ? ) Quel matériel pour l'hygiène corporel ? ( savon bio et ? ) J'ai lu / entendu parler de bandes à coller sur les pieds en cas d'ampoules, pouvez-vous m'en dire plus ?Pouvez-vous me donner des méthodes de purification d'eau ( évaporation, scheche... ) ? Avez-vous des conseils à me donner ? ( pas de "spoil" sur l'essence du voyage, svp... ) Voilà, je pense avoir omis quelques détails mais je les ajouterai au fil de la discussion. Merci d'avoir lu jusqu'ici et merci d'avances à tout ceux qui répondront. Bonne journée, ciao.
deuxième petite interrogation: quel genre d'équipement est indispensable pour partir en Mongolie? je pars juillet/Août. il parait que le froid apparait assez tôt là bas...
y a t il des précautions sanitaires indispensables?
Salut
Nous voulons tenter l’aventure en terre Mongole.
Nous ne connaissons absolument rien de ce pays et nous nous deroutons de notre tour du monde expres pour mieux le connaitre. Ainsi si vous avez un circuit type a nous conseiller d’une dizaine de jours en version authentique, nous serions ravis de vous lire.
Nous ne sommes pas contre de le faire pour moitiee a cheval et 2 jours 4x4 et le reste a pied, ou tout en meme temps…
Nous sommes de bons marcheurs rodes a ce type de profil…nous habitons les alpes et venont de faire un trek au Ladakh il y a peu après un autre costaud a l’ile de la reunion.
Nous n’avons pas des moyens illimites car nous avons un budget qui doit nous faire tenir encore pas mal de mois et dans differents pays plus ou moins dispendieux.
Mon reve : Assister a une chasse avec les aigles et galoper dans la steppe !
Question aussi en Vrac Des sacs a dos chauds peuvent ils se trouver a UB ? Nous n’en avons qu’a Temperature confort de 0C mais avec des vetements chauds et couvertures de survie entre autres..
Une agence sur place serieuse a nous conseiller ?
Les loups s’approchent ils des humains ? Nous sommes actuellement en Inde du Nord et pensons decoller pour UB pour fin septembre et rester 3 semaines sur place est ce une bonne periode Le visa peut il se prendre a l’aeroport ? si oui pour quell prix conseille ?
Merci de votre aide Nico 😉
Question aussi en Vrac Des sacs a dos chauds peuvent ils se trouver a UB ? Nous n’en avons qu’a Temperature confort de 0C mais avec des vetements chauds et couvertures de survie entre autres..
Une agence sur place serieuse a nous conseiller ?
Les loups s’approchent ils des humains ? Nous sommes actuellement en Inde du Nord et pensons decoller pour UB pour fin septembre et rester 3 semaines sur place est ce une bonne periode Le visa peut il se prendre a l’aeroport ? si oui pour quell prix conseille ?
Merci de votre aide Nico 😉
Bonjour,
Je suis en train d'organiser des vacances pour 9 personnes en Chine en juillet 2011 (7 amis viennent nous voir de France!). J'essaie de trouver les plans les moins chers à chaque fois, pour ne pas plomber leurs budgets tout en faisant des trucs sympas et originaux.
Nous avons décidé de les emmener 3 jours en Mongolie intérieure (départ de Pékin pour Hohhot le samedi 23, retour en avion pour Shangai le 26 au soir) pour faire un petit trip randonnée à cheval (courte! nous ne sommes pas cavaliers), nuit dans une yourte, cuisine locale...
Ne parlant que peu le chinois, j'aimerai organiser le voyage avant le départ. J'aimerai donc des conseils concernant la réalisation à moindre coût de :
- voyage Pékin-Hohhot
- séjour à Hohhot
- découverte des steppes à cheval + nuit dans une yourte
Tout cela pour 9 personnes...
J'attends avec impatience vos conseils experts!! Merci!
J'attends avec impatience vos conseils experts!! Merci!
Bonjour,
Pendant l'été 2009, avec une amie nous désirions allée en Mongolie, nous nous sommes déja bien renseignée à ce sujet. Nous devons partir a l'étranger grâce à notre formation. C'est une chose énorme avec laquel nous désirions nous rendre en Mongolie. Notre formation se situe dans le domaine de l'agriculture. Nous devons donc trouver des agriculteusr qui pourra nous héberger pour pouvoir former notre projet. Bous aimerions en effet visiter la Mongolie de long en large. Nous aimerions savoir si vous pouviez nous aider a faire nontre projet. Nous aurrions 18 et 19 ans donc jeune et nous parlons pas la langue.
Merci de votre aide
ptitematmat
Pendant l'été 2009, avec une amie nous désirions allée en Mongolie, nous nous sommes déja bien renseignée à ce sujet. Nous devons partir a l'étranger grâce à notre formation. C'est une chose énorme avec laquel nous désirions nous rendre en Mongolie. Notre formation se situe dans le domaine de l'agriculture. Nous devons donc trouver des agriculteusr qui pourra nous héberger pour pouvoir former notre projet. Bous aimerions en effet visiter la Mongolie de long en large. Nous aimerions savoir si vous pouviez nous aider a faire nontre projet. Nous aurrions 18 et 19 ans donc jeune et nous parlons pas la langue.
Merci de votre aide
ptitematmat
Bonjour a tous
Voila avec un ami on part fin mai pour 3 semaine en Mongolie puis on veut prendre le Transmongolien jusqu a Pekin. On cherche a faire un trek à pied en autonomie avec ou sans guide puis un petit trek à cheval. On ne sait pas trop quelles sont les régions les mieux a faire. On aimerait vraiment rencontrer les gens du coin et participer a des activités avec eux si possible!! J'ai vu que le trekking vers le lac khovsgol sont sympa, on aimerait allez dans la région du desert de Gobi. Si vous avez des conseils , des astuces, des infos ou des contacts a me faire passer n'hésitez pas.
Je vous remercie a bientot
Simon
Voila avec un ami on part fin mai pour 3 semaine en Mongolie puis on veut prendre le Transmongolien jusqu a Pekin. On cherche a faire un trek à pied en autonomie avec ou sans guide puis un petit trek à cheval. On ne sait pas trop quelles sont les régions les mieux a faire. On aimerait vraiment rencontrer les gens du coin et participer a des activités avec eux si possible!! J'ai vu que le trekking vers le lac khovsgol sont sympa, on aimerait allez dans la région du desert de Gobi. Si vous avez des conseils , des astuces, des infos ou des contacts a me faire passer n'hésitez pas.
Je vous remercie a bientot
Simon
Salut
On est deux filles qui avont deja fait nos preuves quant au goût de l'aventure that's why on a prevu de s'offrir la mongolie à cheval en 2006 (avant d'avoir des bébés et des maris en fait). Et à pas cher evidemment. J'ai deja lu plein d'infos super interessantes sur ce forum, mais j'aimerais bien avoir un petit résumé exprès pour nous...
D'autre part je parle un peu russe, j'aimerais savoir si ça peut vraiment aider...(auquel cas, d'ici là je perfectionne...)
Merci plein et bon voyage tous!
Julie Bullshit
On est deux filles qui avont deja fait nos preuves quant au goût de l'aventure that's why on a prevu de s'offrir la mongolie à cheval en 2006 (avant d'avoir des bébés et des maris en fait). Et à pas cher evidemment. J'ai deja lu plein d'infos super interessantes sur ce forum, mais j'aimerais bien avoir un petit résumé exprès pour nous...
D'autre part je parle un peu russe, j'aimerais savoir si ça peut vraiment aider...(auquel cas, d'ici là je perfectionne...)
Merci plein et bon voyage tous!
Julie Bullshit
Bonjour
Je pars en Mongolie avec ma fille (15 ans) en juillet 2018. Celle-ci maîtrise mal l'anglais aussi, afin que ce voyage soit le plus enrichissant possible pour elle, je recherche un ou une guide (chauffeur) local parlant un peu le français et pouvant ainsi nous aider dans les contacts avec les habitants.
Merci d'avance Aïcha
Je pars en Mongolie avec ma fille (15 ans) en juillet 2018. Celle-ci maîtrise mal l'anglais aussi, afin que ce voyage soit le plus enrichissant possible pour elle, je recherche un ou une guide (chauffeur) local parlant un peu le français et pouvant ainsi nous aider dans les contacts avec les habitants.
Merci d'avance Aïcha
Bonjour à tous,
Je voudrai partir en Mongolie cet été (pour environ trois semaines), et je cherche la solution la plus économique (et aussi authentique ;)) pour m'y rendre. J'ai lu sur le forum qu'il était possible de rejoindre Moscou depuis Paris, et de prendre ensuite le Transibérien jusqu'à Oulan Battor...
Malheureusement, je ne trouve nul part d'infos sur ce voyage, tant au niveau des modalités de réservation que du prix du billet.
Quelqu'un pourrait il m'en dire plus et m'indiquer une adresse ou des astuces pour acheter au mieux ces billets?
Merci beaucoup,
Guillaume
Je voudrai partir en Mongolie cet été (pour environ trois semaines), et je cherche la solution la plus économique (et aussi authentique ;)) pour m'y rendre. J'ai lu sur le forum qu'il était possible de rejoindre Moscou depuis Paris, et de prendre ensuite le Transibérien jusqu'à Oulan Battor...
Malheureusement, je ne trouve nul part d'infos sur ce voyage, tant au niveau des modalités de réservation que du prix du billet.
Quelqu'un pourrait il m'en dire plus et m'indiquer une adresse ou des astuces pour acheter au mieux ces billets?
Merci beaucoup,
Guillaume
Avec une simple carte (plus éventuellement une boussole, voire un GPS !), quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de s'aventurer dans la Taïga afin d'y rencontrer les Tsaatanes ?
Je cherche à récupérer un maximum d'informations sur les Tsaatanes, la région du lac Khövsgol... (des cartes précises et détaillées de la région du "Khövsgol", des ouvrages récents traitant des moeurs, des coutumes... des vidéos, des témoignages, des photos, des enregistrements sonores, etc, etc.)
Je crois que les Tsaatanes s'installent non loin du lac Khövsgol durant l'été et remontent en forêt à partir de septembre, quelqu'un peut-il confirmer ? L'aflux de touristes autour du lac durant l'été doit être important, je ne veux surtout pas participer au harcélement que subissent les Tsaatanes- oui, oui, j'ai ouï dire que depuis l'émission du père Hulot, ils n'ont plus la paix -, aussi je me demande s'il ne vaudrait pas mieux que je voyage au mois de septembre - octobre.
A plus de 3000 m d'altitude il doit faire un froid épouventable. Quelles sont mes chances de survie, seul, n'ayant jamais fait de trek extrème (quelques grosses rando au Chili, dans les Alpes, voila tout) ?
Les animaux comme les ours par exemple sont-ils à redouter ?
Quel matériel emporter ?
Toutes vos infos, de toutes natures sur la région "Khövsgol", les Tsaatanes, mode de transport, etc., etc. sont les bienvenues.
Merci à tous.
Bonjour à tous,
Je pars en Mongolie en juillet avec 2 amis pour faire de la moto pendant un petit 20 jours du coté du lac Khovsgol. Connaissez-vous une bonne adresse pour louer des motos adaptées? Nous sommes des motards confirmés et aimerions louer qqch comme un Transalp ou une moto qui supporte qques kilos d'équipements. J'ai déjà bcp sillonné le web et j'ai trouvé un très bon site : cheketours.com, ils proposent meme des Transalp et des AfricaTwin sur leur site. Seul problème, après qques échanges de mail j'apprend qu'ils n'ont en fait que des motos chinoises de 150cc.
Qu'en pensez-vous? Qqun a déjà fait ce voyage?
Tous les conseils sont les bienvenus !
Je pars en Mongolie en juillet avec 2 amis pour faire de la moto pendant un petit 20 jours du coté du lac Khovsgol. Connaissez-vous une bonne adresse pour louer des motos adaptées? Nous sommes des motards confirmés et aimerions louer qqch comme un Transalp ou une moto qui supporte qques kilos d'équipements. J'ai déjà bcp sillonné le web et j'ai trouvé un très bon site : cheketours.com, ils proposent meme des Transalp et des AfricaTwin sur leur site. Seul problème, après qques échanges de mail j'apprend qu'ils n'ont en fait que des motos chinoises de 150cc.
Qu'en pensez-vous? Qqun a déjà fait ce voyage?
Tous les conseils sont les bienvenus !
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mon voyage en Mongolie et j'ai besoin de pas mal d'infos. Je prévois de visiter les alentours du lac Khovsgol fin juin et début juillet 2013 2-3 semaines. J'ai 18 ans, peu de moyens et pas vraiment envie de me joindre à des tours touristiques. J'arrive en Mongolie fin mai donc j'aurais déjà un peu d'expérience du pays avant ça et déjà rencontré pas mal de familles nomades (si tout se passe comme prévu). Alors voilà, mon plan c'est de partir d'Oulan Bator en Jeep et d'aller jusqu'à Hatgal, je pense soit trouver des compagnons de voyage assez expérimentés soit prendre un guide ou pourquoi pas les deux histoires de partager le prix du guide et de la jeep. Ensuite j'aimerai partir à cheval à la rencontre de familles nomades et à la découvertes des magnifiques paysages et j'aimerai aussi passer le Naadam dans cette région. Et j'ai pas mal de questions à vous poser en espérant que quelqu'un ait des réponses ! 1) Ou trouver une tente pour pas trop cher à Oulan Bator ? Ainsi que du matériel de camping type réchaud et autre pour cuisiner. 2) Combien ça coûterait de prendre un guide anglophone pour tout ça ? Pensez vous que je vais en trouver un assez facilement ? 3) Combien de jours de trajet dois je prévoir entre Oulan Bator et Hatgal ? 4) Peut on trouver facilement des chevaux à louer ou à acheter à Hatgal ? 5) Est il assez facile de randonner à cheval autour du lac et de dormir le soir sous la yourte chez des familles de nomades ? 6) J'ai prévu des cadeaux pour les familles type couteaux suisses, nécessaire de couture, stylos, feutres et cahiers. Pensez vous que ça ira ? 7) Pensez vous qu'il est possible de rester avec une famille pour plus que une ou deux nuits ? J'aimerai beaucoup partager leur quotidien et y participer mais j'ai un peu peur d'imposer ma présence sans le faire exprès et d'être un poids... 8) Est il possible de passer le Naadam là bas et si oui à quelle dates cette année ? 9) Je n'ai pas encore de dates fixes, j'ai juste mon avion pour Paris le 18 juillet. Combien de temps dois je prévoir à votre avis ? 10) Si j'achète un cheval, est il possible de le revendre ou puis je simplement l'offrir à une famille?
Pour le moment c'est toutes les questions que j'ai mais si vous pensez à autre chose n'hésitez pas à me le dire s'il vous plaît. Je suis preneuse de tous bon plans et expériences même si ça ne correspond pas vraiment à ce que pense faire. Merci d'avance pour vos réponses et désolée si ce message manque de détails ou si c'est trop long (je suis pas très habituées aux forums).
Je suis en train de préparer mon voyage en Mongolie et j'ai besoin de pas mal d'infos. Je prévois de visiter les alentours du lac Khovsgol fin juin et début juillet 2013 2-3 semaines. J'ai 18 ans, peu de moyens et pas vraiment envie de me joindre à des tours touristiques. J'arrive en Mongolie fin mai donc j'aurais déjà un peu d'expérience du pays avant ça et déjà rencontré pas mal de familles nomades (si tout se passe comme prévu). Alors voilà, mon plan c'est de partir d'Oulan Bator en Jeep et d'aller jusqu'à Hatgal, je pense soit trouver des compagnons de voyage assez expérimentés soit prendre un guide ou pourquoi pas les deux histoires de partager le prix du guide et de la jeep. Ensuite j'aimerai partir à cheval à la rencontre de familles nomades et à la découvertes des magnifiques paysages et j'aimerai aussi passer le Naadam dans cette région. Et j'ai pas mal de questions à vous poser en espérant que quelqu'un ait des réponses ! 1) Ou trouver une tente pour pas trop cher à Oulan Bator ? Ainsi que du matériel de camping type réchaud et autre pour cuisiner. 2) Combien ça coûterait de prendre un guide anglophone pour tout ça ? Pensez vous que je vais en trouver un assez facilement ? 3) Combien de jours de trajet dois je prévoir entre Oulan Bator et Hatgal ? 4) Peut on trouver facilement des chevaux à louer ou à acheter à Hatgal ? 5) Est il assez facile de randonner à cheval autour du lac et de dormir le soir sous la yourte chez des familles de nomades ? 6) J'ai prévu des cadeaux pour les familles type couteaux suisses, nécessaire de couture, stylos, feutres et cahiers. Pensez vous que ça ira ? 7) Pensez vous qu'il est possible de rester avec une famille pour plus que une ou deux nuits ? J'aimerai beaucoup partager leur quotidien et y participer mais j'ai un peu peur d'imposer ma présence sans le faire exprès et d'être un poids... 8) Est il possible de passer le Naadam là bas et si oui à quelle dates cette année ? 9) Je n'ai pas encore de dates fixes, j'ai juste mon avion pour Paris le 18 juillet. Combien de temps dois je prévoir à votre avis ? 10) Si j'achète un cheval, est il possible de le revendre ou puis je simplement l'offrir à une famille?
Pour le moment c'est toutes les questions que j'ai mais si vous pensez à autre chose n'hésitez pas à me le dire s'il vous plaît. Je suis preneuse de tous bon plans et expériences même si ça ne correspond pas vraiment à ce que pense faire. Merci d'avance pour vos réponses et désolée si ce message manque de détails ou si c'est trop long (je suis pas très habituées aux forums).
Bonjour,
j'ai fait beaucoup de recherche sur le forum, et j'ai trouvé beaucoup d'informations.
Cependant, les avis semblent assez mitigé, en ce qui concerne le Transsiberien.
En effet, certain disent qu'il est impossible de se procurer des billets sur place, alors que d'autre dise que c'est tout a fait possible.
Sachant que nous sommes deux, que nous parlons francais et anglais, et que nous comptons prendre le transsiberien de Moscou, puis ensuite prendre le Transsmongolien pour rejoinde Ulan Bator, début Juin, pensez vous que nous aurions la possibilité d'acheter des billets sur place ?
Si oui, ou non, dites moi pourquoi (J'aimerai eviter les "il parait que") (entendre des personnes qui on fait le voyage si possible, sans passer par une agence pou avoir le billet)
Ou si vous avez des conseils, ils sont les bienvenus !
De plus, nous recherchons un guide pour la mongolie, pour une petite semaine, qui nous aiderait a trouver des chevaux à louer, et qui nous aiderais dans nos premiers jours de randonnées dans la steppe. Nous ne voulons pas passer par un circuit organisé, et nous avons un budget assez limité. Connaissait vous un bon guide, ou une agence locale qui pourrait nous aider ? Merci beaucoup vous
De plus, nous recherchons un guide pour la mongolie, pour une petite semaine, qui nous aiderait a trouver des chevaux à louer, et qui nous aiderais dans nos premiers jours de randonnées dans la steppe. Nous ne voulons pas passer par un circuit organisé, et nous avons un budget assez limité. Connaissait vous un bon guide, ou une agence locale qui pourrait nous aider ? Merci beaucoup vous
Salutations,
Je souhaite partir vers janvier-février 2010 en Mongolie pour plus de 3 mois, mais je ne veux pas travailler pour une ONG ou autres organismes Occidentales. Le problème est que les visas délivrés ne dépassent pas 3 mois si l'on ne part pas pour travailler ou avec une ONG. Est-ce risqué de ne pas avoir un visa en règle? Je pense partir en autonomie, à cheval avec une tente et du matériel de bivouac, mais je n'ai aucune expériences, donc je ne sais pas quel genre de tente choisir ou quels matériels me sera véritablement nécessaire. Si vous pouviez m'éclairer à ce sujet, cela m'aiderai énormément. Je suis également à la recherche de cartes "IGN" de la mongolie, si vous savez comment s'en procurer...
Jun
Je souhaite partir vers janvier-février 2010 en Mongolie pour plus de 3 mois, mais je ne veux pas travailler pour une ONG ou autres organismes Occidentales. Le problème est que les visas délivrés ne dépassent pas 3 mois si l'on ne part pas pour travailler ou avec une ONG. Est-ce risqué de ne pas avoir un visa en règle? Je pense partir en autonomie, à cheval avec une tente et du matériel de bivouac, mais je n'ai aucune expériences, donc je ne sais pas quel genre de tente choisir ou quels matériels me sera véritablement nécessaire. Si vous pouviez m'éclairer à ce sujet, cela m'aiderai énormément. Je suis également à la recherche de cartes "IGN" de la mongolie, si vous savez comment s'en procurer...
Jun
je rephrase l'intitule de mon post pour eviter d'etre boute hors de ce forum par le webmaster : les infos que je donne ici sont d'ordre pratique, et quand j'en etais a la recherche de bon plans avant de partir, c'est sur ce forum que je les ai trouves ! tout le monde n'aura peut-etre pas l'idee d'aller faire un tour dans la rubrique "carnet de voyage" merci webmestre !!
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Bonjours à vous ,
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
Bonjour,
Je souhaite partir en MONGOLIE avec mon grand pére en 2006. C'est le rêve de sa vie, et il me semble qu'à 80 ans il est temps qu'il se concrétise !!
nous souhaitons : voyager avec indépendance, parcourir les steppes en 4x4 et paratger la vie des Mongoles dans leur yourte... Mais bien sur la prudence doit etre de rigueur pour une personne de 80 ans !!
Les dépalcements en 4x4 st ils envisageables pour le dos ?
Est il préférable de voyager avec un TO ?
Combien de temps doit on compter pour decouvrir les endroits les plus intéréssants ?
J'aimerai qu'on me conseil sur la maniére de préparer ce voyage.. site web, contact......
Merci pour votre aide.
Salut à tous,
Dans le cadre de mon tour du monde, je compte passer par la mongolie qui est un pays qui me fait rêver. Je serais en Mongolie en août/ septembre 2015. Je compte rester un mois, et aimerai faire aussi des treks en jeep ou à cheval mais 15 jours avec une famille me semble pas mal pour découvrir leur culture.
Est ce que quelqu'un peut me renseigner sur la possibilité de rencontrer des familles nomades et de partager leur quotidien (les aider etc)? Comment en trouver sans que ce soit des arnaques ou des pièges à touriste?
Est ce que vous connaissez des adresses de famille ou de lieux sérieux (agences locales) permettant de les rencontrer?
Comment passer la barrière de la langue avec eux si ils ne parlent pas anglais (guide qui nous suit?)
Bref, hésitez pas si vous avez déjà une expérience la dedans ou que vous savez comment rencontrer et vivre avec cette magnifique population.
Merci,
Julien
Comment passer la barrière de la langue avec eux si ils ne parlent pas anglais (guide qui nous suit?)
Bref, hésitez pas si vous avez déjà une expérience la dedans ou que vous savez comment rencontrer et vivre avec cette magnifique population.
Merci,
Julien
Hi everyone!
I wanted to share my experience from the trip I had this summer in Mongolia, in case it helps anyone get their bearings—I also relied a lot on forums myself.
We went as a couple with a French-speaking guide, Hacha, for a 17-day trek through the steppes and the Gobi Desert.
The experience was amazing—the landscapes are truly diverse and stunning. We started with a quick visit to Ulaanbaatar, then headed into the steppes for half the trip, including the Orkhon Valley, before moving on to the desert, which isn’t just sand but has incredibly varied scenery.
We traveled with Hacha, who has been a guide for 27 years and knows Mongolia inside out. She was accompanied by her daughter (with our consent). Hacha teaches French the rest of the year and speaks it perfectly. Her kindness and humor were much appreciated, and she’s become a friend. She prepared delicious homemade meals throughout the trip, adapted to European tastes since she’s used to it. We also had a driver who was really friendly and professional.
I injured myself on the way there with a sprained ankle, and Hacha immediately adjusted the pace and some activities to accommodate my injury, as well as booking more comfortable lodgings for the first few nights. She didn’t tell us it cost her extra, and we only found out later—we chose to pay a supplement, but she never asked for anything. Hacha was very fair with money, and her rates seem a bit lower than what we’d found elsewhere. She also tailors the program to the budget we gave her, and we had the option to adjust accommodations to fit our budget.
As for lodging, we stayed in tourist yurt camps (more comfortable with restaurants, showers, etc.), guest yurts, nights with nomadic families, and a few nights in tents. Our most memorable experience was two nights with nomads who welcomed us warmly, even though it was only the second time they’d hosted tourists. They shared their traditions with us, and the location was beautiful—right by a lake.
Hacha also adapted to our last-minute requests. For example, I mentioned wanting to see a shaman, which was tricky since it wasn’t planned in advance (my fault for not bringing it up earlier), but she used her contacts to see if there was a possibility. Unfortunately, no shamans were available, but we spontaneously stopped by the family of a young shaman during one of our trips. She wasn’t there, but we got to hear her parents’ stories and ask questions about the rituals to become a shaman and their experiences. It was a rare and unique moment I won’t forget!
We’ll definitely return to Mongolia as a family to explore less touristy regions (though we weren’t really bothered by tourism), as Hacha offers other off-the-beaten-path itineraries, including one that visits a turquoise lake surrounded by sand dunes—which sounds incredible, according to her.
I highly recommend Mongolia to anyone looking for an authentic trip that pushes you slightly out of your comfort zone while still feeling safe and enjoying breathtakingly diverse landscapes. And I 100% recommend Hacha—she created a personalized trip based on our requests and adapted to our needs and wishes on the spot!
I wanted to share my experience from the trip I had this summer in Mongolia, in case it helps anyone get their bearings—I also relied a lot on forums myself.
We went as a couple with a French-speaking guide, Hacha, for a 17-day trek through the steppes and the Gobi Desert.
The experience was amazing—the landscapes are truly diverse and stunning. We started with a quick visit to Ulaanbaatar, then headed into the steppes for half the trip, including the Orkhon Valley, before moving on to the desert, which isn’t just sand but has incredibly varied scenery.
We traveled with Hacha, who has been a guide for 27 years and knows Mongolia inside out. She was accompanied by her daughter (with our consent). Hacha teaches French the rest of the year and speaks it perfectly. Her kindness and humor were much appreciated, and she’s become a friend. She prepared delicious homemade meals throughout the trip, adapted to European tastes since she’s used to it. We also had a driver who was really friendly and professional.
I injured myself on the way there with a sprained ankle, and Hacha immediately adjusted the pace and some activities to accommodate my injury, as well as booking more comfortable lodgings for the first few nights. She didn’t tell us it cost her extra, and we only found out later—we chose to pay a supplement, but she never asked for anything. Hacha was very fair with money, and her rates seem a bit lower than what we’d found elsewhere. She also tailors the program to the budget we gave her, and we had the option to adjust accommodations to fit our budget.
As for lodging, we stayed in tourist yurt camps (more comfortable with restaurants, showers, etc.), guest yurts, nights with nomadic families, and a few nights in tents. Our most memorable experience was two nights with nomads who welcomed us warmly, even though it was only the second time they’d hosted tourists. They shared their traditions with us, and the location was beautiful—right by a lake.
Hacha also adapted to our last-minute requests. For example, I mentioned wanting to see a shaman, which was tricky since it wasn’t planned in advance (my fault for not bringing it up earlier), but she used her contacts to see if there was a possibility. Unfortunately, no shamans were available, but we spontaneously stopped by the family of a young shaman during one of our trips. She wasn’t there, but we got to hear her parents’ stories and ask questions about the rituals to become a shaman and their experiences. It was a rare and unique moment I won’t forget!
We’ll definitely return to Mongolia as a family to explore less touristy regions (though we weren’t really bothered by tourism), as Hacha offers other off-the-beaten-path itineraries, including one that visits a turquoise lake surrounded by sand dunes—which sounds incredible, according to her.
I highly recommend Mongolia to anyone looking for an authentic trip that pushes you slightly out of your comfort zone while still feeling safe and enjoying breathtakingly diverse landscapes. And I 100% recommend Hacha—she created a personalized trip based on our requests and adapted to our needs and wishes on the spot!
bonjour
Nous souhaitons aller en Mongolie cet été. Quelle agence sérieuse recommandez vous?
Nous souhaitons prolonger notre voyage par une destination "plage", des suggestions d'endroits accessible à partir de la Mongolie.
Maldo
Nous souhaitons aller en Mongolie cet été. Quelle agence sérieuse recommandez vous?
Nous souhaitons prolonger notre voyage par une destination "plage", des suggestions d'endroits accessible à partir de la Mongolie.
Maldo
Alors voilà je me pésente, je m'appelle Morgane j'ai dix sept ans et j'habite en belgique . je ne sais pas si vous l'avez vu ce reportage avec Patrick Timsit qui passait quinze jours en Mongolie, enfin bref, depuis que je l'ai vu je n'arrête pas d'y penser et je suis maintenant totalement persuadée que c'est vraiment un truc à faire au moin une fois dans sa vie. Surtout que je ne m'étais encore jamais vraiment intérressée à ce pays, le connaissant assez mal, toutefois j'avais déjà été séduite peu avant par les grands espaces du Montana. Donc voilà j'envisage l'année prochaine, de partir vivre six-mois dans une famille Mongole nomade. Mais j'insiste surtout sur le fait que je veux absolument être vraiment loin de toute installation touristique, quitte à être totalement coupée du monde ...... alors voilà j'aimerai prendre contact avec quelqu'un qui connait bien ce pays, ou bien même si vous avez quelques conseils à me donner allez-y franchement!!! MERCI!








