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Trouvez-vous que les gens sont heureux lors de vos voyages?
Je regarde souvent les gens quand je suis en voyage ( meme en tout inclus). Lors des tours de villes, lors des promenades en ville et aussi , je regarde des fois les gens qui travaillent sur les sites et je me dis :'' Ces gens m'ont l, air heureux. '' Je dirais même plus que certaine personne ici que je vois avec leur maison bien remplis de bibelot, de meuble , la grosse télé , l'ensemble cinéma maison ect... Me semble que nous, on court plus qu, eux après le temps , les amis ect.... On est plus stresser non? Eux n'ont pas l'air jamais de souffrir de solitude. Les gens âgés sont pris en charge par leur famille me semble. Ils ont l'air d'avoir toujours une tonne d'amis. Ils chantent beaucoup . Moi je regarde à mn travail et les gens sont plus stresser qu, eux et chante moins. Alors quel est votre opinion sur les gens que vous avez rencontrer . Sont-ils heureux ?
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Le réel et l'Internet sur la route
Salut à tous depuis la maison retrouvée après un séjour au Québec et en Ontario pendant 5 semaines en septembre/octobre 2016.

Un constat

Quand je voyage en Amérique du Nord (Québec et Ontario pour l'instant) je ne réserve pas à l'avance mes étapes sur la route (seulement dans les grandes villes ou les lieux très touristiques), ne sachant pas à l'avance, la progression dans le circuit choisi. Une solution pour cela : les motels, solution peu coûteuse et répandue sur ces régions.

Voyageant entre Toronto et les Chutes Niagara en octobre 2016, j'ai aperçu depuis le long de l'autoroute Queen Elizabeth Way, un motel abandonné.

Google Maps confirma mon impression depuis l'Autoroute de l'état du Stop 50 Motel de Stoney Creek. D'autres photos d'internet m'ont permis de confirmer son réel état aujourd'hui : Voire encore plus d'information...

.. comme cette photo de son inauguration (dans les années 1960' ?).

Le problème n'est pas là. En recherchant sur internet des photos plus précises que mon souvenir fugace, j'ai eu la surprise de le voir annoncé comme motel accessible sur le site TripAdvisor. Même un site de stations-service le donnait comme opérationnel.

Fermé depuis 2012 le motel Stop 50 de Stoney Creek était malgré tout proposé par Tripadvisor qui, contacté plusieurs fois dans mes recherches , l'a quand même retiré de ses propositions de lieux d'étape, sans autre commentaire de sa part, ni remerciements sur la mise à jour.

Morale : Comme pour le GPS, regardez le réel qui donne le vrai, l'actualité du monde accessible, et considérez que le monde numérique en donne une image fausse (Google Maps est la somme d'images prises à des dates différentes, les calculs de trajectoire sont quelquefois aberrants, et les sites de réservation peuvent n'être pas à jour).

Et vous ? En avez-vous également d'autres preuves ?

Georges G. revenu chez lui.
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Une destination "givrée"
Je dois préparer mes petites vacances d’Eté ; vous m’aviez bien aidé déjà pour mes vacances d’un Bobo. Maintenant je change de registre, je recherche des lieux « givrés » à visiter : Des lieux où la raison rend les armes, des lieux dingues. Je vis dans la rationalité 11 mois par ans, je laisse aller mon esprit un mois dans le délire : Voici ce que j’ai déjà vu, pour ne pas faire des doublons : 1erprix : Le Mausolée du Président Kim Il Sung : C’est absolument magnifique, c’est la déconnade sublime. 2èmeprix : Les Châteaux royaux de Louis II de Bavière. C’est sublime, on est dans le rêve éveillé. Mention spéciale à NeuSchwanstein. Ex æquo : La Ligne Maginot : C’est le délire fou. On a pu construire un truc pareil avec ses petits trains et ses ascenseurs. 3èmeprix : mais sans moquerie et respect : La maison de à Capalbio de Niki de Saint Phalle. C’est aussi une rêverie éveillée. Qu’une créatrice ait pu mettre des carrelages, des miroirs, des pierres pour matérialiser son rêve pour notre plaisir. Ex æquo Les immeubles de Hundertwasser a Vienne. La verticalité et l’horizontalité sont des notions oubliées. Ex æquo les délires de Dali en Catalogne 4èmeprix toujours sans moquerie : Le Palais du Facteur Cheval. Ex æquo : La Maison de Picassiette à Chartres 5èmeprix :Le Mausolée de Lénine et sa statue de cire. Ex æquo : Le Mausolée de Mao Tsé Tung Ex æquo : Les Tiger Balm Gardens 6eme prix : La représentation de l’Enfer dans une Pagode de Dalat. (Je n’ai pas vu la Maison Folle à Dalat, elle ne m’inspirait pas) 7eme Prix : Disney pour toute son œuvre. J’ai un mauvais gout très prononcé, un manque de culture ; je l’assume : J’adore la pseudo culture à la mode Mickey ou d’Universal Studio : La Tour Eiffel, les Pyramides en carton pate. J’exulte, nul n’est parfait.

En pas terrible, je trouve les Machines de Tinguely, Le Palais de Sintra

J’aimerais aller à la villa de Randolph Hearst, au Turkménistan et partout où vous me signalerez des « endroits givrés ».
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Cimetières
Ciao a tutti.e (tentative d'écriture inclusive adaptée à l'italien 😎)

Un tel sujet n'a semble-t-il pas été abordé dans la rubrique "bavardages et chamailleries".

Il est venu comme cela... "ma copine est partie en voyage sans moi", un glissement en bas de page et j'ai appris que Page2008, que je ne connaissais pas, était elle aussi partie, définitivement. De là je suis passée un instant déposer une pensée affectueuse sur ces édifices de mots érigés ici en mémoire de Patrick Yangguizi, de Jean-Pierre Lepiaf ou de Marcel DeCléricy.

L'esprit vagabonde dans des lieux funéraires...

Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.

En Italie, dans la plupart des communes (toutes ?), il existe une norme fixant à maximum un mètre de hauteur les monuments tombaux placés dans le sol. Les vivants qui y déambulent sont plus grands que les tombes. D'ailleurs on s'y voit et s'y interpelle volontiers, et une fois évoqués les défunts, on y devise de choses et d'autres qui les concernent assez peu. Lieux ordinaires où l'on se rend sans appréhension.

Je me souviens, en Roumanie, avoir avec surprise vu des piques-niques organisés au milieu des tombes, ou ailleurs des noms assortis de dates de naissance et de photos attendant que soit gravé, le plus tard possible sans doute, la date du décès. Memento mori plus simples, plus humbles, que les cranes des tableaux baroques.

A Eyup, et plus encore à Sarajevo, on traverse un parc avant de se rendre compte que la pelouse est parsemée de pierres verticales dont certaines sont surmontées de turban. On n'y interrompt pas son activité du jour sauf si on arrive plus loin, que les tombes se densifient et que l'espèce de pyramide métallique placée en son centre nous assène des centaines, peut-être des milliers, de fois, les mêmes dates. 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993- -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1993-1993-1992-1993 -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- Je ne peux pas remplir la page de détresse, n'est-ce pas. Alors, j’arrête.

A Bitola c'est pareil, des centaines de croix blanches, mais avec cette fois des petits drapeaux français, des croix basses et muettes. Il n'y a que l'énorme sarcophage en pierre du fond qui cause : A la gloire des armées françaises d'Orient, gueule-t-il. Ce simple cri n'est peut-être pas plus mal, à la réflexion, que ces insupportables "presente" répétés à l'infini qui envahissent la montagne de Re di Puglia.

Non, du calme. Songe à la merveilleuse sérénité d'Ithaque...



Et vous, quels sont vos cimetières ? 🙂

Catherine

PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.
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Blog de voyage, l'overdose?
Bonjour, Comme souvent je traine sur internet et je tombe sur un blog de voyage sur l'Amerique du sud. Je ne lis même plus les récits, je me contente de regarder les photos. Puis comme il y a des liens vers d'autres blogs, je clique dessus. Après une dizaine de blogs je me rend compte qu'ils sont quasiment tous identiques, ce sont les même circuits, les même photos, limite les même récits. Ce qui est amusant c'est que tous les blogueurs (et on en croise souvent maintenant) essayent de se démarquer en faisant les même itinéraires ce qui devient vite lassant. A titre personnel, je trouve qu'on arrive a une overdose de blogs, vidéos, conseils au point qu'il n' y a quasiment plus de surprise pour le voyageur qui arrive dans un autre pays. Je me rappelle lors de mon premier grand voyage en Australie qui avait au final duré 2 ans, c’était en 2008, j'avais juste le lonely planet Australie que j'avais parcouru avant de partir. A l’époque je n'avais pas de compte facebook et ne savait même pas que les blogs de voyages existaient, eh bien quel émerveillement lors de mon arrivée a Darwin. Aujourd'hui avec la masse de photos, blogs, vidéos de voyage je trouve que ce premier sentiment risque d’être casser, puisque, pour ceux qui regardent tous ça eh bien tout est connu a l'avance ou presque. Et vous amis voyageurs, que pensez vous de cette "mode" des blogs et autres films de voyage?
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La culture à n'importe quel prix?
Bonjour,

Suite à cette article, j'ai envie d'ouvrir un débat :

https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Le-Metropolitan-museum-abandonne-ambitions-democratiques-2018-01-05-1200903799

En résumé, le Metropolitan Museum de New-York deviendra obligatoirement payant pour les non résidents, au tarif unique de 25$ (21€), alors qu'avant chacun donnait ce qu'il voulait.

Ce qui peut amener à la réflexion sur l'accès à la culture, ou plutôt aux institutions culturelles.

Selon vous, doivent-elles être accessibles au plus grand monde, doit-on tout faire pour réduire le prix d'entrées des musées/expos ? Que faire pour démocratiser la culture, attirer le plus grand nombre ?

Je pose quelques questions mais c'est un sujet libre bien sûr, chacun peut mettre sa pierre à l'édifice.

Je m'intéresse au monde de la culture, j'adore visiter les musées et les expos, j'essaie d'en inclure dans mes voyages en ville, quand cela est pertinent et que je dispose d'assez de temps (je vais être honnête, je préfère d'abord découvrir les extérieurs d'une ville) et vivant en région parisienne, c'est un des seuls aspects que je trouve positif dans cette agglomération et une des rares raisons qui fait que j'y reste encore (non, ce n'est pas le plaisir des bouchons, des trains en retard, du coût de la vie, du climat... 😄)

Je ne prétends pas avoir de réponses toute faite, ni être parole d'Évangile !

J'estime que oui, la culture au sens large devrait s'adresser au plus grand nombre, et que les efforts pour rendre les institutions culturelles attractives auprès d'un public néophytes sont bienvenues. Je viens moi-même d'un milieu "populaire" et je n'ai pas baigné dans tout ça, j'ai découvert ce monde petit à petit, et je le trouve parfois élitiste.

Mais jusqu'où faut-il aller ?

Un tel prix pour entrer dans un musée comme le MET serait-il un frein pour vous ?

Vous avez la parole !
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Plus de 60 ans? Comment voyagez-vous?
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .

Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .

Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎

Cordialement,

Hannah
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Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger)
Que pensez de ces gens qui ne partent jamais, surtout à l'étranger. Evidemment il y a ceux qui n'ont pas les moyens, surtout en ces temps difficiles mais il y a aussi les gens qui ont peur de partir, peur d'un certain vide, peur de se sentir perdu, de ne pas connaitre suffisamment la langue du pays ou du moins l'anglais (un problème français entre autres). Il y a aussi ceux qui ont peur de s'éloigner de chez eux et qui préfèrent louer une maison à 100km ce qui est déjà pas mal (et même 15km j'en connais du côté de Caen). Il y a aussi les frontaliers qui n'osent pas aller de l'autre côté (montagne, rivière). Certes derrière tout cela il y a une part de psychologie mais j'ai du mal à imaginer encore aujourd'hui un monde sans partir en voyage à l'étranger, sans fuir ce quotidien si difficile, sans se changer les idées. Certains me diront qu'on ne peut pas changer le monde, je leur répondrais aussi que les voyages permettent de changer les individus, de mieux connaitre le monde, de sortir de son enfermement.
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La politesse dans le monde!
Bonjour à tous!

Voici un post léger mais qui peut s'avérer utile!

Qu'en est-il des règles de politesse dans le monde? En effet, certains gestes, certaines couleurs qui peuvent nous paraître banals ont une signification différente ailleurs...

Merci pour vos contributions!

Stéph et Max
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Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ? C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires : - L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir - Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption

Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.

Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
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La femme indienne en Inde
Bonjour !

Je suis de retour d'un voyage en Inde, au Maharashtra. Magnifique !!!

Mais, je veux souligner un point : J'ai constaté l'absence "étrange" de la femme indienne... Dans la rue, j'ai vu beaucoup plus d'hommes que de femmes !!! Dans les services pour les commerces, pour les restaurants ou pour les hôtels, la femme était absente ! Je me demandais : "Mais où est-elle, et que fait-elle ??? Et, tout cela me rendait perplexe...

Mon dernier périple en Inde datait de 2004, au Gujarat. Je n'ai pas constaté d'amélioration.

Je suis, quand même, tombé par hasard sur une manifestation de femmes dans la ville de Pune. Peut-être pour contester leur condition de vie ? En tous cas, c'était multicolore, superbe, et c'est apparu comme un "flash" dans ce monde indien. J'ai remarqué aussi une chose inquiétante : Un grand nombre de femmes musulmanes portant le voile intégral !!! Il y a 6 ans, c'était quasiment inexistant.
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Vieilles images d'Afrique...
Bonjour,

Ce matin, en prenant mon p'tit déj (un bon munster fermier), je repense au temps passé... A cette époque, il y avait sur la table la fameuse boîte en carton "Ya bon Banania"... Elle était belle, cette boîte ! Son illustration rétro, ses couleurs chaudes... Je m'imaginais un peu l'Afrique, des espaces exotiques, comme lorsque je prenais un "Tintin au Congo" ! J'étais petit et je voyageais déjà dans ma tête !

Récemment, "Ya bon Banania" a fait scandale car son image véhiculerait du racisme ou une apologie du colonialisme. Pour "Tintin au Congo", c'est la même chose !

Pourtant, ces images (d'Afrique) sont gravées dans nos mémoires, je dirais qu'elles font partie du patrimoine "artistique". Et, elles risquent d'être interdites !

Je crains finalement que cette future censure soit le début du politiquement correct, la régression vers une société de plus en plus lisse. Peut-être, des mots ou expressions de la vie quotidienne (humour noir, tête de nègre, p'tit noir, etc...) risquent de disparaître aussi.
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Image de la France à l'étranger: bien cotée?
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
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Combien de temps...
Bonjour à tous,

J'ai failli intituler ce post "sentiment d'urgence", puis le côté trop accrocheur de ce titre m'a retenue, pourtant c'est bien un peu de cela qu'il s'agit... Il y a encore quelques années j'imaginais ma vie à venir, toute ma vie à venir, constituée de vivifiants "sauts de puce" (j'appelle "saut de puces" les voyages, plus ou moins lointains, d'une durée variant de quelques jours à quelques semaines) ça et là sur la planète. Cette perspective n'avait pas d'autre limite que celle induite par ma nature éphémère. J'en suis moins sûre aujourd'hui, de moins en moins sûre au fil des mois. Quand je vois l'augmentation constante du coût de l'énergie, en particulier du pétrole, sans trop comprendre pourquoi cela s'arrêterait, il me vient à l'esprit que ces déplacements aériens très bon marché, comme ils le sont à l'heure actuelle, ont les années comptées. Cette idée qui s'ancre modifie ma façon de choisir les destinations, passant d'une légère rêverie que je décide de m'offrir à une draconienne classification des lieux que je désire absolument voir avant d'en être réduite à l'immobilité physique.

Réalisme ou phantasme dépressif lié à une éventuelle "crise de la quarantaine" ?

Catherine
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Question de poids!
Je suis gros, j’en ai assez d’être gros, de tous ces regards condescendants vaguement écœurés, même si je me dis que je suis habitué. Je suis le gros lard, le gros plein de soupe, celui qui prend de la place dans les avions, celui qui a la respiration courte et les aisselles humides.

Et les femmes, seigneur quel problème avec les femmes. Oh, des amies, j’en ai. Elles me disent que je suis tellllllement gentil, serviable, toujours souriant, que je trouverai la perle. Foutaise, je ne trouverai pas. Elles sont peut-être des perles mais de culture, pas des vraies puisqu’elles ne veulent rien qui aille plus loin que l’accolade et le bisou copain. Pourtant je suis là quand elles me racontent leurs déboires sentimentaux, leurs difficultés conjugales. Pour réparer leur voiture et même parfois pour aller au cinéma quand elles sont trop seules. Le cinéma, ça passe, il fait sombre et elles ne sont pas gênées. Ah, ça c’est sûr, à la sortie, pas question de boire un pot, des fois qu’on croirait que je suis leur copain. Les femmes, elles veulent le mec qui a un super job, pas trop prenant en plus, elles veulent qu’il soit sinon beau mais charmant, intelligent, cultivé, froid et un peu lointain parce que si on est gentil tout de suite c’est qu’on n’a pas de caractère.

Tant pis, je vais retourner en Thaïlande. Je ne le dis à personne, je dis que je vais au Laos ou au Cambodge, c’est moins risqué. Le jugement des autres, c’est une horreur si j’avouais. En Thaïlande je retrouve Mee depuis deux ans. Pendant l’année, je lui envoie de l’argent pour elle et sa famille. Je sais qu’elle me trouve gerbant et laid. Je sais que c’est une prostituée, comme je sais que je ne la ramènerais jamais en France même si je crève d’envie. Là-bas, elle est à moi pour trois semaines, ici, en deux jours, elle me laisse, envolée avec sa grâce légère et tous ces hommes sans poids. Et puis dans son pays elle a toute sa famille, on ne coupe pas quelqu’un de sa famille. Est-ce que j’ai honte de m’offrir une prostituée ? Non, je ne suis pas méchant, je ne la bats pas, je ne la contrains pas, je l’aide financièrement et l’espace de quelques jours, elle me fait croire que j’existe même si je ne suis pas dupe. Elle rit, elle me touche. Personne ne me touche, jamais. Quand on s’est ramassé des vestes toute sa vie, on essaye plus de rencontrer, on ne fait plus confiance. Moi, quand j’ai fini de bosser, je rentre à la maison, je bois une bière, je mange un plat surgelé et, après la télé, je fais de l’internet. J’suis inscrit sur meetic, j’ai 30 ans, je suis sportif, j’ai un bon job et plein d’amies virtuelles qui voudraient me rencontrer. Je sais que tout est faux, que je ne le peux pas mais par la magie de l’écran, j’ai l’impression d’exister. Après, je m’endors, seul, encore seul et toujours seul. Je pourrais aller voir les prostitués d’ici. Avant j’y allais de temps en temps. C’est cher et elles s’en foutent tellement de moi que c’est terminé. Avec Mee, elle s’applique si bien à me mentir que je suis tombé amoureux et que même ce sentiment si doux, je ne peux le confier à quiconque. Un gros qui aime comme un adolescent, ça ferait bien trop rigoler. Je suis aussi inscrit sur un forum de voyage et je lis tout ce qui se dit sur Pattaya et la Thaïlande. Je suis un gros porc pervers, un sale mec plein de fric qui profite de la détresse financière des jeunes prostituées. C’est pas cool pour moi de lire tout ça. Je n’arrive pas à croire que c’est vrai. Je ne me sens pas comme ça. J’en vois là-bas des vieux qui paradent au bras des belles, peut-être qu’ils sont comme moi ? C’est peut-être triste pour ces jeunes femmes. Y’en a des hommes jeunes qui font leur vie en Thaïlande, qui épouse une jeune femme, qui ont des enfants et qui trouvent enfin confiance en eux. Ca doit être pour ça. Moi j’pourrai jamais parce que je sais ce que je suis. Gentil, mou, gros, laid et seul.

🙂😉

Dom.
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Qui s'intéresse aux Karen? (Thaïlande/Birmanie)
😠J'espère d'abord que je suis dans la bonne rubrique et qu'il y en à une ; j'espère que vous avez vu comme moi l'émission 66 minutes sur M.6. dimanche 12/11/06 à 18 H 00 sur le génocide des Karen que j'ai personnellement rencontrés, du côté Thailande comme du côté Birmanie (Myanmar). J'ai constaté qu'en Thailande ils étaient exploités et qu'en Birmanie c'était un véritable génocide, non sauf la seule famille qu'on a pu voir (des long necks) coté birmanie et de manière filtrée . Comme ceux qui sont déja allés au myanmar j'ai signé le protocole de mise en conformité :dirons nous, je me rappelle plus des termes (en gros un pacte de non agression contre la politique du gouvernement ) dont on a honte mais le choix ne nous est pas laissé ; sinon pas de birmanie . Le peu qu'on puisse dire c'est que certains sont trés mediatisés ;d'autres trés, trés peu ou prou et d'autres sont carrement oubliés ex. Les tibetains. Merci M6.

yangon
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Voyage dans le temps
Bien l'bonjour ! 🙂

Je lance un nouveau sujet qui, je l'espère, trouvera un écho chez vous...

Depuis tout petit, je me dis que tout de même, le plus beau des voyages ce serait un voyage dans le temps.

Personnellement, j'échange les voyages les plus lointains, les plus exotiques contre un seul voyage dans le temps.

Bon, c'est pas tellement possible, mais on est là pour rêver un peu aussi... Alors moi j'ai choisi : Paris au 16è ou 17è siécle ?

Et vous, vous iriez où ? Et quand ?

Ensuite, on pourrait aussi parler de l'uniformisation du monde : même au fin fond de l'Himalaya, on voit des parasols Coca-Cola, des bouteilles d'eau minérale, des GPS, des ordinateurs...

Alors, existe-t-il encore une ville, une région où le temps n'a pas d'emprise ? Ou la modernité n'a pas mis le pied ? Moi je n'en connais pas.

Je fais appel à toute votre indulgence quant à l'intérêt et au bien-fondé de ce sujet. 🙂

C'est à vous !
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Des flocons dans la ville
Les premiers flocons sont enfin arrivés à Paris, de même les grèves de fin d'année. Les pompiers sont passés réclamer leurs étrennes, les casseurs ont cassés des voitures et les plaigneurs se sont plaints comme d'habitude. Les débats d'opinions sont lancés. Les arabes ne savent pourtant pas ce qu'ils veulent, même si je sais que c'est la révolution qu'ils veulent. Mais si ils ne savent pas s'organiser, ils n'iront pas bien loin, juste assez pour se marginaliser encore plus, et pour que les gens votent Sarko l'année prochaine. Fallait s'organiser! Au lieu de copier les palestiniens, fallait plutôt copier Ben Laden, autant faire bien les choses.

Hier 2 argentins ont joué dans le metro, ils étaient fauchés, mais ils ressortaient dans le décors, ils étaient pleins de vie. En face une connasse avec un brushing, un sac Vuitton et des bottes en cuir écrivait des SMS sur son portable. Une autre bonne femme avec une veste Cerutti daim et fourrure avec des épaulettes faisait des mots croisés. Les argentins s'en foutent, ils ont traversé toute l'amerique du sud, les montagnes, le désert et la forêt, puis traversé l'Atlantique pour s'aventurer en Europe. Ils n'y resteront probablement pas et certainement encore pleins d'aventures les attendent, c'est ça qui les gardent en vie. Ils aiment l'incertitude et le risque, l'aventure de ne pas savoir comment sera demain. La connasse du SMS, elle, elle calcule tout pour que demain ressemble avec le plus de probabilité à aujourd'hui, les jeux sont faits, tout est déjà organisé, pas le droit à l’improvisation de l’instinct, pour être tranquille jusqu'a la fin de sa mort. C'est être pourtant être ignorant des lois de la nature. C'est alors que le temps s'accélère et qu'on arrive vite a 60 ans, quelques milliers de jours seulement.

Demain c'est Samedi, c'est toujours la même chose après un Vendredi et les embouteillages, la fin de la semaine, 2 soirées de répits pour tenir le coup avant la semaine prochaine. On va faire les courses au Leclerc, peut être même acheter un sapin de Noël. Pour un sapin de 2 mètres il faut compter 14 ans de croissance, il lui restait quand même une bonne centaine d'années à vivre et la fierté d’être arrivé à maturité, cette année on en coupera 10 millions pour les français. La vie d'un sapin ne vaut pas plus que ça, 100 balles, même pas plus qu'un africain en Afrique. Malheureusement, les entreprises françaises se font coiffer par les Norvégiens qui ont un coup de revient par sapin moindre malgré les coûts de transport.

Hilary Clinton pourrais succéder a Georges Bush, et Pablo Escobar proposait pourtant de payer la dette externe de la Colombie qui s'elevait a 28 milliards de dollars pour qu'on le laisse tranquille. Dans 4 mois c'est déjà le printemps puis l'été et c'est déjà 2006, dans 1000 jours j'ai 30 ans, et j'ai pas encore cotisé pour ma retraite.

Les vaccins contre la grippe se sont jamais aussi bien vendu. Les savants se sont donc mis d'accord avec les industries de pharmacopées pour baptiser les nouvelles épidémies avec des noms de maladies communes. C'est un genre de sponsoring. Tout le monde y gagne dans l'histoire. Sauf les idiots qui seront toujours des idiots.

L'humain a-t-il oublié ce qu'il est venu faire ici, c'est-il égaré en chemin? Ou bien il n'y a pas de chemin. Une sorte d’anarchie organisée depuis longtemps. les citoyens n’ont jamais autant payé pour communiquer entre eux. La communication a aujourd’hui un prix. Désormais il est interdit de communiquer avec un inconnu dans la ville, les rencontres se font par le biais d’internet.

L'illusoire devient réalité, Vive l'Illusion!!!

Combien de temps l'homme cherchera-t-il encore? Il a remué la terre, la mer, le ciel. Quelle est donc sa folie, quelle est cette fièvre qui l'agite? Que cherche-t-il, qu'il ne trouve pas?

Homme, conquérant de l'inutile, t'es-tu seulement regardé un instant? Je crois que tu as cassé ton mirroir. L'eau des lacs que tu as corrompue ne te renvoie plus que le reflet trouble de ta propre image.

Remonte la chaine du temps et cherche au fond de ta mémoire, tu trouveras l'objet de ta quète aveugle, le véritable trésors que tu ignores et qui te colle à la peau.

L'homme meurt de soif. Certainement l'humanité doit passer par là pour se rendre compte par lui-même, par expérience de l'impasse dans laquelle il s'enfonce. L'homme d'aujourd'hui, on le fait tenir tranquille selon le milieu par le foot, les actualités, la star académie, l'ambition sociale ou la consommation. Ainsi croit-il être libre. On lui a coupé les jambes puis on l'a laissé libre de marcher.

Je hais cette époque où l'homme devient sous un totalitarisme universel maquillé, un mouton doux, poli et tranquille. Il est l'heure aujourd'hui pour les moutons de ne plus avoir pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Il est temps de refaire de vraies crottes et de fabriquer de la vraie laine. Ce qui redonnerait un sens à l'herbe aussi, puisque les moutons la brouteraient. L'homme de Néandertal s'est fait remplacé par Cromagnon qui s'est lui-même fait remplacer par l'homme moderne. Que va devenir l'homme moderne?
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Couples Mixtes
Mariages intéressés, mariages blancs, mariages qui finissent mal, caprices, différences culturelles, religieuses et sociales insurmontables quels que soient les efforts consentis, les mariages mixtes sont généralement totalement décriés: "Dans deux ans tu fêteras ton divorce en klaxonnant dans la rue!! Tu ferais mieux de te couper le bras droit!!"... Pourtant, des centaines de voyageurs reviennent chaque année fiancés ou mariés, des expats, célibataires au moment de leur arrivée dans leur pays d'accueil finissent immanquablement par épouser une fille du coin... les uns les autres ayant pourtant en tête toutes les difficultés auxquelles ils seront confrontés, les mises en gardes de leurs proches, réticents... Je ne pose pas uniquement, par le biais de ce post, la question du "pourquoi?", j'attends également vos témoignages concernant des mariages vraiment mixtes, voire impossibles, ou même tout simplement votre avis sur la question...
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Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat)
Bonjour.

Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->

voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/

Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.

Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...

Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.

Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.

Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.

www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
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Le premier touriste étranger débarque en Somalie!
Après plus de 22 ans de disette, le tourisme redémarre en Somalie!

L'aéroport de Mogadiscio a accueilli le premier touriste. C'est Mike Spencer Brown, un Canadien de la quarantaine, qui en a eu l'honneur.🙂

Avec de très belles plages de sable fin et océan (presque) bleu turquoise ce voyageur inaugure-t-il une nouvelle ère dans la Corne de l'Afrique, ou à l'inverse, il reste un excentrique de plus sur cette planète?

source: http://www.eturbonews.com/39795/first-foreign-tourist-22-years-arrives-somalia
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Ouzbékistan: emprisonnement d'une journaliste
On en a très peu parlé, je tombe d'ailleurs dessus pas hasard. L'Ouzbekistan semble être une destination à la mode en ce moment. En connaître la situation politique n'est pas superflu.

http://www.la-croix.com/photo2/index.jsp?docId=2302016&rubId=4085

Je rappelle l'existence d'un très bon livre : Asie centrale, la dérive autoritaire (Edition Autrement)

Il faut croire que c'est à la mode ces temps-ci, ce type de dérives même si le contexte est différent et l'ampleur de la tendance (encore) incomparable... Ici, on ne les emprisonne pas, les journalistes ou les caricaturistes on les fait juste virer!
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Pourquoi avez-vous commencé à voyager?
Bonjour à tous !!

Pour fêter le cinquantenaire de mai 1968, j'aimerai vous poser une question qui n'est absolument pas innocente :

Pourquoi avez-vous commencé à voyager ?

J'ai trouvé une critique d'un livre d'un voyageur hippie faite par un universitaire allemand qui date d'une dizaine d'années.

http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/article/view/fx02.07/504

Il y est écrit :

"Tant les manifestes politiques du mouvement de mai 68 que les témoignages littéraires de hippies en voyage parlaient d’un chemin vers l’avant (vers une meilleure société) et d’un chemin vers l’arrière (retour à la nature) ainsi que d’un cheminement amenant au for intérieur spirituel, donc le chemin menant au soi. Pour une partie des 68ards, la connaissance d’autres cultures et de styles de vie alternatifs constituait donc une condition préliminaire indispensable à l’amélioration et à la dynamisation d’une société sclérosée sur le plan moral."

Si je me pose la question: pourquoi je veux voyager ? Je réponds tout de suite: pour découvrir des gens, me confronter à d'autres cultures, vivre de nouvelles aventures palpitantes !

Maintenant, si je m'interroge le pourquoi du pourquoi je veux découvrir d'autres gens, me confronter à d'autres cultures ? Jusqu'ici, j'avais tendance à me dire, assez hypocritement, que j'étais tout simplement quelqu'un de très ouvert d'esprit 😇. Mais, après quelques heures pensées pseudophilosophiques, je commence à douter de mes réelles motivations.

Je suis tombé sur cet article et cela a été comme une révélation. Je veux dire que je rentre PARFAITEMENT dans cette description des aspirations des voyageurs 68tard. Quand je lis ces quelques phrases, je me dis :"oui, c'est exactement cela!!!! il a trouvé les mots pour décrire exactement ce que je ressens, enfin !!!".

Par contre, pour les curieux qui ont le courage de lire tout le texte, il y est également écrit: "Il est dû tant à la remise en question de sa propre errance comme forme d’existence vaine qu’à l’abandon de cette dernière à la fin du récit de voyage. Abandon qui constitue en même temps un ‘retour’. Le récit suit donc une fois de plus une structure cyclique. Après avoir tenté en vain de s’acclimater au milieu bourgeois de sa famille strasbourgeoise, Luc part se réfugier dans une communauté chrétienne implantée à Loppiano, un bourg italien. Il abandonne donc la société bourgeoise pour y replonger peu après".

Voilà ce que j'en comprends: ce charmant monsieur est revenu (même s'il a vécu une formidable aventure et bénéficier d'une ouverture d'esprit inimaginable) au point de départ. Bon, présenté comme cela, c'est assez pessimiste...

Aujourd'hui, j'ai quand même compris plusieurs choses: - si j'avais vécu 50 ans plus tôt, je pense pouvoir dire ou je me situerais actuellement (et de toute façon je m'y dirige aujourd'hui) 🙂 - je suis en train de m'organiser un voyage "hippie" (en l’occurrence, j'avais prévu de reprendre le hippie trail tour) sur des bases de pensées complètement "hippie" et je me rends compte de tout cela uniquement aujourd'hui - il faut quand même que j'ai cette histoire de boucle à l'esprit et que je garde à l'esprit que je trouverai beaucoup de choses dans ce voyage, mais pas forcément les réponses à mes questions..

Tout ceci est très excitant!!!

Si vous êtes passés par là ou même s'il y a des ex 68tards parmi le forum, je suis tout ouïe 🙂.
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Pensées et angoisse: comment savoir quand il faut partir?
Bonsoir,

Je découvre ce forum ce soir, il y a quelques minutes à peine. Non par hasard. J'ai 18 ans, arrêtée mes études après les avoir à peine démarrer. Un point au cœur, des rêves et des idées qui s'amassent, s'enmèlent et s'entremêlent. Et surtout un ressenti de colère, de frustration et d'incompréhension. Ce que je ressens, beaucoup de personnes connaissent sûrement. Pourtant autour de moi j'ai la triste impression d'être seule. Que l'on me dit parfois me comprendre, mais j'en doute. Ce soir j'ai encore cette boule en travers de la gorge qui me prend de plus en plus et m'envahis de plus en plus bas. Une boule au ventre, des excès de fureur. Il est si compliqué d'avoir des rêves en dehors de toute cette machine dans laquelle on vit. Je ne veux pas paraître insouciante je ne pense pas l'être. J'y participe et j'y est mon confort. Mais je refuse le chemin que l'on me propose, ou que l'on m'oblige à prendre, détourner par plein de façons en me disant : fait ton choix. Mon choix ? Un métier, des sous, une routine, des soirées, de l'alcool, des études, un métier encore, des dépenses, de la consommation, des tonnes de fringues et choses. Avant je trouvais une satisfaction après avoir acheter quelque chose. Aujourd'hui je ressens de la culpabilité. Plus je grandi, plus je lis, plus je vois de films, plus j'observe, plus j'essaye de me cultivé et plus je comprend et plus je suis spectatrice et j'ai peur. Je ne sais si c'est le fait que je sois jeune, sûrement, j'y pense parfois. En me disant : Mais Lorène, tout cela te passera. Mais je sens quelque chose de plus fort. Une très forte envie de partir, de voyager. Une envie de réussir de sortir de tout cela. Je me sens oppresser par toute ses choses futiles qui m'entourent. Où sont passés l'essentiel des choses que même moi je n'ai jamais connu ? La première question que l'on me pose souvent est : qu'est-ce que tu fais comme études ? Comme si l'on devait définir les gens à ce seul détail. Et bien rien. Je ne fais plus rien. Je ne manque pas d'idées, très loin de là, seulement je pense en avoir trop. J'ai l'impression que je vais finir par exploser. J'aimerais être une enfant et ne pas me poser toute c'est questions. Je ne veux pas être rangée dans une boîte, je ne veux plus participer à tout cela. Je ressens de plus en plus de crise d'anxiéter. Je ressens la solitude chez moi, entouré de mes amis qui sont "là" pour moi, de ma famille "là" pour moi. Et je me rend compte à quel point on est seul. A quel point je suis seule et à quel point je me sens moins seule ailleurs. Je comprend aussi que les gens ne sont pas ouvert d'esprit. Qu'ils ont peur, d'eux mêmes, des autres, et j'en fais partie. Mais pourquoi me regardent - ils comme si ce que je dis est impossible? Je me bloque complètement, je n'arrive même pas à faire ressortir la créativité que je sens au fond de moi. J'ai des milliers de projets mais je recul sans arrêt. Les gens ont pitiés de moi en ce moment et me demande : tu ne t'ennuie pas? De ne rien faire de tes journées ? Oh mais je ne fais pas rien. Je lis, je réfléchis, j'essaye de me comprendre, de me connaître, de m'accepter, de me faire mes propres idées. Parfois je ressens de la solitude. Puis quand c'est trop je prend mon sac et je pars un week end. Les personnes ne savent pas poser les bonnes questions. Souvent ils m'ennuient et je m'ennuie quand je m'entend parler aussi. Alors j'ai essayé de trouver un travail, histoire de " faire quelque chose" et surtout (je voyais plus cela pour économisé et partir). Mais " tu n'as pas d'expérience, désolé mais c'est pas possible) Ah oui ? et quand est-ce que je l'aurais " l'expérience " alors ? Expérience soit dit en passant de foutre des trucs surgelés dans des rayons.

On me reproche de ne pas avoir la tête sur les épaules. Mais je ne comprend pas, ça me dépasse. Quelle différence entre toi qui est stressé par ton avenir professionnel et moi angoisser par le fait d'avoir peur de ne pas réussir à voyager et découvrir. Qui sommes nous pour juger ?

Comment les accomplir? Comment me lancer? Comment partir ? Où? Il y a tellement de possibilités qu'au final je passe mon temps à rêvé sur internet sans le faire. J'ai peur aussi, peur de me tromper, peur car tout le monde me dit que cela n'est qu'illusoire. Que ce n'est qu'un temps. Mais la vie est un temps. Je n'ai plus peur de l'avenir. Je verrais bien et peut-être que je me planterais. Je comprend aussi que les gens ne voient pas les choses de la même manière que moi. Je pense juste que les opportunités pour moi sont ailleurs.

J'ai peur aussi, de quitter mon confort. Comment fait-on pour ne plus avoir peur? J'y travaille, mais c'est compliqué.

J'entend que l'on m'appelle partout et nul part et j'aime cette idée. De partout et nul part à la fois. J'ai une idée professionnellement parlant, mais elle est possible plus tard. Seulement le temps m'angoisse... Si je pars pas maintenant quand partir? Et si je pars maintenant quand faire ma formation...

Désolé de mon emportement. J'avais besoin de parler ce soir. A des gens qui comprendrais peut-être. Ahhhh... Le Mexique, le retour trop douloureux et déjà plus d'un an. Plus d'un an mais... toujours cette amer déprime. Quand je suis ailleurs, parfois j'ai envie de rentrer, espérant que ça ira mieux, mais... quand je suis de retour, je me rend compte que tout c'est figé et que c'est bien pire.

Merci à ceux qui auront eu le courage de tout lire. J'attend vos retours, de tout et de rien. (excusez mes maladresses d'expressions et mes fautes.)

Une jeune femme perdue. Ou justement qui cherche à se perdre encore plus, pour mieux se découvrir.
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Passages de frontières
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

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Evénements en Ukraine
Bonjour à tous, je veux juste dire ma peine concernant ce qui se passe en Ukraine. J'ai vu ce beau pays il y a 3 ans. La gentillesse des gens, la beauté des paysages, magnifique Crime et aujourd' hui la guerre. Tous ces politiques qui ont participer à cette destruction ont - ils réfléchi avant de se mêler de ce qui ne les regardait pas. Je suis en colère
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Regard rapide sur la France
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
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La Chine en délire
Je n'aurai pas la prétention de paraphraser Albert Londres et son célèbre La Chine en folie, mais les gens qui ont vécu ou voyagé en Chine ont forcément été témoins de trucs un peu délirants. La Chine, et c'est pour ça qu'elle est aussi attirante, est un monde en soi, très différent de ce qui à cours sur le reste de la planète, avec une logique propre, parfois difficilement appréhendable. Je vous propose donc ce fil d'infos et de discussions un peu fourre-tout sur tout ce qui nous étonne en Chine. Que chacun y apporte librement ses réflexions pour l'enrichir...

Et on commence par la future mode de cet été: http://chine.aujourdhuilemonde.com/contre-les-pervers-les-chinoises-adoptent-les-collants-poilus

Qui connaît la Chine sait que les Chinoises ont les plus belles jambes du monde et ne se cachent pas pour les montrer (LE pays de la minijupe). La suite du raisonnement, par contre, est un peu plus difficile à suivre: "ça me gêne que les gens regardent mes jambes alors, au lieu de ne plus mettre de collants comme le voudrait la logique, j'en mets avec des poils pour les rendre moches" Typiquement chinois... 😎
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