Results for "Afrique+du+Nord+événement"
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Ce qui vous dégoute!
Les coutumes et cultures ne sont pas les memes entre pays ou continents, et je pense que le fait de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles cultures soient le motif de la plupart des personnes sur ce forum. Quand on voyage on est pres a s'attendre a tout le meilleur comme le pire, des joies et des peines, des coups de blues au sourire d'un inconnu dans la rue, au touriste qui se fait une joie de négocier comme un dur en imposant un moins 70% à un commerçant qui vous offre un thé, des plages bondés au campagne decimé, bref on peut s'attendre a tout.
Mais il y a des choses auxquelles on ne peut pas "pardonner", quand une colere monte en nous en voyant des images horribles et qu'on ne peut que contenir sans rien faire..., ou qu'on vous fait faire des choses sans que vous ayait l'envie (containte ou pression), ces choses qui vous dégoutent lors d'un voyage...😕
Je me souviens d'une fois au liban, je sortais du bus et la devant nous il y avait un syrien qui se fesait tabasser par des libannais (a coup de piquets à parasol et de barres de fer), les filcs arrivent et se mettent à le taper aussi, j'ai voulu m'interposer et la un libannais m'a dit: "tu ne vas pas aider un arabe, c'est tous des cons!", j'etais stupefié d'avoir entendu ça!! En plus les libannais sont des arabes mais comme ils le disent si bien: "de classes superieurs"😕.
Cela me restera toujours gravé dans ma tete!!
et vous?
Mais il y a des choses auxquelles on ne peut pas "pardonner", quand une colere monte en nous en voyant des images horribles et qu'on ne peut que contenir sans rien faire..., ou qu'on vous fait faire des choses sans que vous ayait l'envie (containte ou pression), ces choses qui vous dégoutent lors d'un voyage...😕
Je me souviens d'une fois au liban, je sortais du bus et la devant nous il y avait un syrien qui se fesait tabasser par des libannais (a coup de piquets à parasol et de barres de fer), les filcs arrivent et se mettent à le taper aussi, j'ai voulu m'interposer et la un libannais m'a dit: "tu ne vas pas aider un arabe, c'est tous des cons!", j'etais stupefié d'avoir entendu ça!! En plus les libannais sont des arabes mais comme ils le disent si bien: "de classes superieurs"😕.
Cela me restera toujours gravé dans ma tete!!
et vous?
Le premier jour
Nous sommes le xx xx xxxx, jour de votre déconfinement, vous êtes guéri ou n'avez jamais été en contact avec le virus couronné.
Qu'imaginez-vous faire en premier ? 😛
(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)
Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :
J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :
J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Currency exchange while traveling: why do some still carry wads of cash?
Hi everyone,
In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.
I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?
Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.
The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.
I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?
Is it an allergy to modern payment methods?
A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?
Thanks for shedding some light on this!
In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.
I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?
Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.
The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.
I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?
Is it an allergy to modern payment methods?
A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?
Thanks for shedding some light on this!
L'Indonésie, une si belle mosaïque
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂
- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons
et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.

Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.
L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.
J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).
L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans
Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.
Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.
J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎
Jour 0 - jeudi 11 juillet
Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.
Jour 1 - vendredi 12 juillet
Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠
Jour 3 - samedi 13 juillet
Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.
Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.
Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.
C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.





Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.
Le photographe ...
photographié 🙂

Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.

Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.

Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)
Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).


Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.



Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.


Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠


Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons
et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.

Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.
L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.
J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).
L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans
Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.
Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.
J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎
Jour 0 - jeudi 11 juillet
Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.
Jour 1 - vendredi 12 juillet
Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠
Jour 3 - samedi 13 juillet
Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.
Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.
Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.
C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.





Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.
Le photographe ...

photographié 🙂

Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.

Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.

Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)
Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).


Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.



Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.


Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠


Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Mauritanie pratique 2019
MAURITANIE PRATIQUE 2019
PARTIE I
Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable
Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !
Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.
Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.
A savoir...
A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).
Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.
Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.
Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19
EXEMPLE DE FICHE

PARTIE I
Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable
Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !
Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.
Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.
A savoir...
A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).
Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.
Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.
Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19

EXEMPLE DE FICHE

De Yant Flat à Joshua Tree avec un p'tit crochet par... Yellowstone !
Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous,
Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Insécurité à Madagascar
Bonjour,
j'aimerais beaucoup avoir l'avis des internautes concernant l'insécurité à Madagascar. La situation semble-t-elle s'améliorer ou s'aggraver ? Je pense à l'insécurité qui existe pour les malgaches et aussi pour les touristes . Cette insécurité est-elle un frein pour le développement du tourisme ? Comment l'endiguer ? Autant de questions que je me pose .
Que peut-on faire pour faire revivre le tourisme en Algérie?
Que peut-on faire pour que revive le tourisme en Algérie qui est une beaux pays ?
Conseils divers aux voyageurs avant de se rendre à Cuba
Bonjour tout le monde,
Désolée pour ceux qui suivent un autre forum fréquenté qui traite de Cuba, vous pouvez vous épargner une deuxième lecture de mon pavé car c'est du copier coller 😉 ( pour les autres ne faites pas trop attention au remarque appelant à ne pas me lincher, vous connaissez la tendance des français à polémiquer et gueuler à la moindre occasion hihi, sur ce forum ils sont plus soft en général)
Donc...
L'idée de ce post m'a été soufflé par un forumiste qui me demandait mon avis sur un itinéraire et quelques conseils avant de partir. Il m'a proposé de le mettre sur le forum pour que ça puisse servir à d'autres et c'est vrai que jusqu'à présent je n'avais fait que répondre en privé aux demandes de ce type. Et c'est vrai que si ça peut aider d'autres voyageurs, alors c'est à tenter!
Je me suis demandée comment j'allais commencer ce message et puis je suis allée jetter un oeil sur les kilomètres de lignes que j'ai écrit à propos de Cuba pour des amis ou des inconnus qui me demandaient des conseils pour leur voyages sur l'île. Je vais essayer d'être synthétique et de donner quelques conseils clé, parfois juste du bon sens mais qui étant évident en France devant son écran ne le sont plus toujours une fois sur place, dans le feu de l'action. Je sais qu'il pourra y avoir mille réactions puisque sur chaque sujet il est possible de débattre des heures.
Comme d'habitude (ça permet de calmer les ardeurs de certains prêt à bondir sur leur clavier!), mes propos seront forcement subjectifs en écho à ma vie d'ici (28 ans, parisienne, en couple, sans enfants, voyageuse, curieuse, danseuse, .. non pas que je veuille vous raconter ma vie mais ça vous permet de comprendre ma vision des choses) et mon experience la bas (6 mois de voyages cumulés, mes premiers pas à Varadero pour un voyage en famille, suivi de 2 mois à l'université de la Havane en mode vie à la cubaine et de plusieurs autres voyages principalement dans la capitale, une histoire avec un cubain qui s'est très bien passée, des amis cubains à Cuba, à l'étranger et en France, un grand intérêt pour le cinéma, la musique, l'art, la littérature, .. en faites toutes les formes d'art venues de cette île ).
J'organise mes propos par thèmes pour faciliter la lecture et vous permettre d'aller d'une rubrique à l'autre en laissant de côtés les sujets qui ne vous intéressent pas.
Au passage je demande un peu d'indulgence, pas la peine que certains me sautent à la gorge pour avoir oublié une info!
Pour se rendre à Cuba depuis la France/quitter Cuba
Les vols (mais j'oublie surement des compagies) pour la Havane :
- Air France : direct, de temps en temps des promos - Air Canada : bons prix parfois mais correspondances souvent longues au Canada - Condor : je crois qu'une partie de l'année il n'y a quasi pas ou plus de vols - Air Europa : souvent moins cher en passant par un site de comparateurs de vol type govoyage - meilleur rapport qualité prix pour moi - correspondance à Madrid, un peu la course au retour - Cubana de aviacion : apparemment une bonne ambiance en vol, bon prix par contre à chaque fois que je me suis retrouvée à l'aéroport de la Havane un vol de la cubana etait annulé..
Depuis que Iberia a stoppé ses vols j'ai l'impression qu'il est encore plus difficiles de trouver des bons prix.. Il est interessant aussi de voir les vols qui arrivent à Varadero. Viazul propose des trajets la havane/aéroport de Varadero pour même pas 10 euros (10 CUC). Apparemment cela peut également être intéressant de partir de Bruxelles.
Les formalités administratives
Pour un touriste lambda il faut une carte de tourisme (ou visa touristique) qu'on se procure auprès du consulat cubain soit en se rendant directement dans leur bureau à Paris soit en faisant une demande par voie postale. C'est rapide et toutes les infos se trouvent sur leur site internet : http://www.cubadiplomatica.cu/francia/FR/ServicesConsulaires.aspx#VisaTourisme Par contre si vous voulez avoir le consulat au téléphone armez vous de patience et dites vous que ce sera un bon exercice pour ce qui vous attend la bas!
Faites attention à votre visa, c'est un petit bout de papier qui se perd et s'envole très facilement!
Depuis quelques temps il faut aussi que vous puissiez prouver par une attestation d'assurance que vous êtes couvert au cas où il vous arriverez quelque chose (accident, maladie, ..) sur place. On ne m'a jamais demandé ce document à la douane mais j'en ai toujours fais la demande auprès du service visa premier avant de partir (prévoir un délai de quelques semaines pour être sur de l'avoir à temps).
Au moment de quitter Cuba vous devrez vous acquitter d'une taxe d'aéroport de 25 CUC, il faut donc penser à garder cette somme. Il y a un bureau spécial pour la régler, cela ne se fait pas au moment de l'enregistrement.
Santé
Pas de vaccins obligatoires
Prévoyez la petite trousse de premiers secours mais sinon ne vous affolez pas, il y a de très bons médecins et des pharmacies dans les grandes villes. Et comme pour beaucoup de choses à Cuba, avec des CUC tout peut se trouver!
Guides/préparation de voyage
Il existe plein de guides papiers (lonely planet, routard, petit futée, .. pour ne citer que les plus connus), de sites internet dédiés à l'île, de forums animés (s'il est besoin de le préciser!) à propos de Cuba. Comme l'île n'est pas très grande il est donc facile de se faire une bonne idée du sujet. Pas besoin de réserver des mois à l'avance une casa ou une place de bus, vous pouvez donc y aller à la cool! IL n'y a que si vous souhaitez vous rendre dans des endroits cayo levisa qu'il faudra anticiper un peu.
A mon sens il vaut donc mieux garder ses sous pour se payer des excursions ou des guides sur places pour approfondir un sujet, avoir accès à des connaissances culturels, historiques plutôt que de payer quelqu'un pour vous faire un itinéraire et vous réserver des casas ou des hôtels. Mais certains auront les moyens de se payer les deux services donc pourquoi se priver c'est vrai!
L'hébèrgement
Il n'existe pas d'auberge de jeunesse et le camping sauvage est interdit. Partez aussi du principe qu'il n'est pas possible de loger chez un cubain qui n'a pas de licence de casa particular (oui oui je vous vois venir les habitués du forum, dans les faits c'est plus compliqué mais pour le voyageur classique je pense qu'on peut s'en tenir à ça)
Les deux modes d'hebergement sont donc la casa particular (l'équivalent de nos chambres d'hôtes) et l'hôtel (il est peut etre aussi possible de faire du camping dans les espaces consacrés à cet effet mais je n'ai pas trop de retour d'experience sur cette possibilité là)
La casa particular vous permet d'être au contact des gens mais attention, les propriétaires restent des commerçants et certains malheureusement restent dans ce rôle là. Dans de très nombreux cas vous allez reserver une casa et en arrivant sur place on vous dira que la chambre est occupée. Sachez que c'est très fréquent et que même si cela vous parrait intolérable, gacher de l'énergie à vous rebeller contre ça ne changera rien.. En effet, les propriétaires sont soumis à un impôt important qu'ils paient que la chambre soit occupée ou non. Comme certains voyageurs sont peu délicats, les annulations, retards ne sont pas toujours annoncés, du coup la quasi totalité des propriétaires préfèrent louer à quelqu'un qui se présentera avant vous plutot que de prendre le risque de ne jamais vous voir arriver, peu importe que vous ayez confirmé 20 fois.
Mon conseil est donc de toujours avoir un plan B, C voir D car on trouvera toujours où vous reloger chez le frère, l'ami, le voisin mais les prestations ne seront pas forcement celles que vous attendiez ou souhaitiez. Il y a plein de sites (je ne rentrerai pas dans la polemique de un tel prend une commission ou pas) et de guide pour arriver avec une liste de casa pour un éventuel repli en connaissant ses prix. Tentez de négociez les prix et notamment ceux des repas, petits dej, et surtout mettez vous d'accord de manière claire et certaine sur le prix des prestations (prix de la nuit, des boissons mises à dispo, des repas, ...).
Un propriétaire de casa légal vous demandera toujours votre passeport et votre visa pour aller vous inscrire à l'immigration. Sans ça il risque une grosse amende. Du coup déplacez vous toujours avec vos papiers si vous passez une nuit dans une casa.
Tout cubain qui rentrera avec vous dans une casa particular devra présenter sa pièce d'identité au propriétaire. Respectez cette règle pour votre sécurité (un cubain qui refuse de donner son identité en casa c'est très louche) et celle de votre logeur.
Argent
Deux monnaies en circulation : le CUC et le Pesos. 1 CUC = 23/24 pesos (= environs 1 dollar US)
Essayez de regarder sur internet à quoi ressemble les billets et pièces pour vous faire une petite idée car on pourrait essayer de vous faire passer des pesos pour des CUC
En CUC : la majorité des restaurants (tous les restau pour touristes), les casas particulares, les souvenirs, la majorités des bars (tous les bars à touristes), les superettes, ...
En pesos : certains restau et bars, les fruits et legumes sur les marchés et chez les vendeurs de rue (une banane vaut 1 peso, à vous de compter combien il y en a! sinon le prix est souvent indiqué donc pas de risque de vous faire rouler), la nourriture de rue (cajita ou boite en carton rempli de nourriture, petit beignet, "pizzas", ...), les taxis collectifs, le bus en ville, la plupart des "boutiques" installées au coin d'une fenetre ou sous un porche, ..
Quasiment tout peut se payer en CUC (si le prix est en pesos on vous rendra la monnaie en pesos et il faudra être attentif dans les calculs) mais il peut être interessant d'avoir quelques pesos.
Il n'y a quasiement pas de distributeurs automatiques de billets si ce n'est à la Havane ou Santiago. Pour changer de l'argent rendez vous à la banque ou mieux à la Cadeca. Anticipez un peu parce qu'entre les horaires, les fermetures exceptionnelles, les fumigations, les queues, ... ça peut prendre 2 min et ou se transformer en véritable expédition
Contact avec la population/relation avec les cubains
Sans relancer les débats passionnés sur la question il faut avoir à l'esprit certaines choses.
En tant qu'étranger présent dans un lieu touristique vous serez obligatoirement sollicité. Mais vous n'avez pas le monopole de ce type de comportement, les cubains de l'étranger ou s'affichant comme ayant de l'argent se font aussi abordés. C'est souvent pénible car répétitif et incessant mais ce n'est jamais agressif. Dites non de manière ferme mais avec le sourire et on vous laissera tranquille.
Souvent cette approche de l'étranger se fait avec un mélange de drague, véritable sport national!
L'approche est directe, la manière de parler est cash, sans fausse pudeur mais là encore c'est leur manière de faire, parfois dérangeante pour quelqu'un qui n'est pas habitué mais il ne s'agit pas d'un manque de respect, c'est juste une manière différente de se comporter, ni mieux, ni moins bien, il faut juste ne pas se braquer et ne pas juger trop vite selon ses références.
Vous verrez souvent le terme de jinetero revenir dans les conversations. Cela englobe un peu tout et n'importe quoi mais disons qu'on range dans cette catégorie les cubains qui vivent des relations avec les touristes en profitant d'eux : de la petite arnaque pour la commission à la fausse amitié ou relation amoureuse en passant par la prostitution. Certains vous diront que ce n'est qu'une forme d'expression de la "lucha" (la lutte pour survivre). Malheureusement beaucoup de jeunes se laissent aujourd'hui séduire par cette dérive pour pouvoir s'acheter des fringues à la mode, un téléphone, ... on arnaque pas seulement son voisin ou l'étranger pour remplir son assiette. Après cela ne doit pas faire oublier la situation extrêmement précaire dans laquelle se trouve bon nombre de cubains. Ce n'est pas parce que vous rencontrez 10 minets avec des t shirt D&G au m2 dans habana vieja qu'il faut croire qu'un complot international existe pour nous faire croire que les cubains sont pauvres.
De manière générale méfiez vous des cubains qui viennent vous aborder, preferez ceux qui ne demandent rien. Beaucoup de voyageurs reviennent avec l'image d'un peuple voleur, arnaqueur et profiteur mais ceux qui colportent ce type de réputation n'ont souvent jamais fait l'effort d'aller vers l'autre et ont choisi la facilliter de se faire bercer par les douces paroles des jineteros professionnels.. Donc ne soyez pas parano mais dans les zones touristiques ne soyez pas trop naifs.
Pour celui qui sait être attentif, curieux et ne joue pas de malchance c'est un peuple généreux, cultivé, intéressant, à l'écoute et très drôle qui l'attend!
Pour ceux qui iraient dans l'idée de faire des rencontres ou qui se laisseraient charmés, quelques conseils :
- un cubain n'est pas une oeuvre de charité. Il est parfois tentant et facile de se dire qu'on fait une bonne action en aidant la jolie demoiselle qui vous raconte, les yeux humides, qu'elle doit nourrir sa famille de 15 personnes. Si c'est "l'amour" qui vous motive interrogez vous sur les conséquences de votre démarche et les suites de votre relation qui au mieux sera complètement faussée par ce rapport à l'argent au pire complètement bidon parce que la personne aura vu en vous le grand sensible tendance mère Theresa. - pas la peine de raconter au cubain que vous allez rencontrer que vous le ramenerai dans votre pays, que vous lui offrirai une nouvelle vie et plein de belles choses pour arriver à vos fins. Faire des promesses en l'air pour avoir plus de chance de serrer ou ne pas payer c'est nul et cruel. - amenez vos propres préservatifs car il est parfois difficile de s'en procurer et/ou ils sont de mauvaises qualité - vous aurez l'impression d'être une princesse ou un dieu greque, c'est normal, les 25 précédent(e)s avaient le même sentiment - si vous avez l'impression d'avoir trouvé l'amour de votre vie essayez d'y retourner souvent, ne faites pas de cadeaux, n'envoyez pas d'argent, vivez à la cubaine, apprenez l'espagnol, ... et ce n'est pas parce qu'il ou elle vous présentera mamie, la petite cousine et tata Jacqueline qu'il ou elle sera completement in love.
Arnaques et sécurité
Histoire que le voyage ne soit pas gâché il peut être bon de se tenir au courant des dernières arnaques en parcourant un peu les forums (pas trop non plus sinon vous allez finir parano!).
Les classiques consistent à :
- vous emmener dans un endroit où on vous promet une super ambiance, un concert, .. et au final rien d'extraordinaire si ce n'est le montant de la note des consommations de votre ange gardien que vous devrez régler.Repérez les bonnes adresses et ne croyez pas sur parole quelqu'un qui vous dit que l'endroit que vous cherchez est fermé (raison souvent donnée : une fumigation) mais que c'est tant mieux car il a mieux à vous proposer! Demandez à voir les cartes avec les prix aussi. - se tromper lorsqu'on vous rend la monnaie - vous faire croire que les cubains ont un meilleur taux de change - vous creuver un pneu et vous emmener chez un garagiste complice - vous voler des affaires en atteignant le coffre via les sieges passagers - vous embrouiller entre les CUC et les pesos ...
Ne confiez JAMAIS à PERSONNE, pour quelque raison que ce soit, votre argent, carte de crédit ou passeport (sauf au propriétaire de la casa qui en a besoin pour vous inscrire).
Il y a peu de violence physique et en appliquant les mêmes règles de sécurité et de prudence qu'à Paris ou à Barcelone on ne risque pas grand chose. Evitez donc de vous rendre dans des quartiers sensibles, de suivre des inconnus aussi gentils et polis soient ils, n'acceptez pas de verres qui n'auraient pas été faits devant vous (cela vaut même plus pour les hommes, il y a des cas d'hommes drogués et dépouillés!), faites attention à vos sacs et n'affichez pas ostensiblement vos signes de richesses surtout à 3h du matin sur le Malecon de la Havane, ..
Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, vous ne vous exposez pas à un risque de mort ou d'agression violente en vous rendant en Oriente. Fruit du fantasme de certains, cette réputation de région coupe gorge est plus qu'exagérée (elle frise même le ridicule par moment..)
Danse
Les touristes et salseros pensent que Cuba est LA destination pour danser et apprendre cette danse. Erreur erreur... Alors certes vous trouverez des endroits ou danser et des professeurs prêts à se faire payer grassement pour vous enseigner la salsa mais vous trouverez d'aussi bons professeurs et de meilleurs endroits où sortir danser dans plein d'autres villes du monde. Le touriste veut de la salsa alors on lui en donne, le cubain en cadeau (enfin rémunéré par l'école de danse ou dans l'attente d'un petit retour sur investissement après avoir passé 2h à vous apprendre les pas de base..). Après je ne nie pas la très belle place que tient ce genre musicale dans la culture et l'histoire cubaine. Il est possible de voir de très bons groupes et d'excellents musiciens, même (voir surtout!) dans des lieux touristiques.
Mais Cuba a également d'excellents musiciens en musique classique, rock, électro, rumba, trova, nueva trova, son, changui, jazz, reggaeton...ouvrez vos oreilles, vos yeux et soyez ouverts à ces autres mouvements musicaux qui rythment tout autant, sinon plus, la vie et le coeur des cubains.
Pour la programmation musicale de lieux classiques pour les touristes faites un tour sur le site d'egrem : http://promociones.egrem.co.cu. Attention, vous y trouverez forcement, plus ou moins de manière importante, des jineteros. Parfois cela gâche un peu la fête.
Un forumiste a listé des endroits où sortir danser sur ce post : http://voyageforum.com/discussion/lieux-concerts-musique-danse-cubaine-d5473916/ Tout n'est pas à jour mais il y a de quoi faire! Sinon regardez dans vos guides, interrogez les gens dans votre casa particular, ...
Cuba absolutely est un site qui propose un calendrier des évènements culturels dont des évènements musicaux à la Havane mois par mois (sous pdf en version francaise disponible) : http://www.cubaabsolutely.com/whaton/WhatsOn.php
Transport
Il y a principalement deux façons de se déplacer à Cuba : le bus et la voiture
Pour les plus patients et plus aventuriers d'entre vous il est possible de faire du stop (coger botella en espagnol) ou d'emprunter des camions où voyagent les cubains.
Pour les déplacements en voiture soit vous pouvez louer une voiture soit vous pouvez payer les services d'un chauffeur. Il n'y a pas une option meilleure que l'autre. Tout dépend de votre niveau d'organisation, vos besoins, le temps dont vous disposez, vos finances, le nombre que vous êtes, ... Sachez que des chauffeurs proposant leurs services se trouvent presque toujours à proximité des stations de bus viazul. Sinon vous pouvez demander dans votre casa. Pour ceux qui souhaiteraient louer une voiture faites un tour sur les forums pour vous renseigner sur les modalités de location, les arnaques en cours, l'état des routes que vous envisagez d'emprunter et surtout ne roulez pas de nuit. Il y a très peu de trafic, peu de panneaux, toute sortes de choses sur les routes (nids de poules, calèches, animaux, vélos, ...) et beaucoup de cubains entrain de faire du stop.
Pour les déplacements en bus utilisez les services de la société viazul (http://www.viazul.com). Elle relie toutes les moyennes et grandes villes de l'île. Il existe un systeme de réservation en ligne maintenant. Les conditions de voyage sont bonnes et les horaires sont respectés. Prévoir absolument un bon pull (il peut y faire extrêmement froid, beaucoup de touriste se font avoir!)
La seconde société de bus a Cuba s'appelle Astro. Elle est en principe réservée aux cubains.
La cubana propose des vols intérieurs
Il existe aussi des trains mais on ne sait jamais quand ils vont partir ni quand ils vont arriver!
Quoi mettre dans son sac quand on se ballade à Cuba
Voici ce que j'embarque avec moi quasiment où que j'aille de jour comme de nuit, du pratico pratique ! :
- un éventail - une petite serviette éponge ou un mouchoir en tissu pour éponger la sueur (on ne se moque pas c'est tres pratique!) - mouchoir en papier ou un peu de papier toilette pris en casa pour les cas où je n'aurais pas de monnaie pour payer à l'entrée des toilettes, où il n'y aurait pas de papier, où il n'y aurait qu'un buisson à disposition - un élastique pour les cheveux en période de chaleur - un petit gel anti bacterien (vous aussi si vous preniez le metro tous les jours vous en auriez toujours sur vous) notamment parce que souvent il n'y a pas de savon et que si je peux voyager et loger sans grand confort je ne peux pas sortir des toilettes sans me laver les mains - la carte de ma casa si je ne connais pas l'adresse par coeur - les pages du routard avec les plans de la ville ou du quartier (oui je maltraite mes guides) - un sachet réutilisable du type de ceux qu'on peut acheter chez monop' ou picard qui se replient ou se chiffonnent et prennent peu de place - en période de pluie ou de grosse chaleur un petit parapluie pour s'abriter du soleil ou de la pluie - un petit vaporisateur du type de ceux qui répondent aux normes pour aller en cabine d'avion dans lequel je mets un peu de creme solaire ou de produit anti moustique (ça c'est si vous êtes comme moi et que le soleil et les moustiques aiment particulierement votre peau...) - un petit portefeuille pour les CUC et un autre pour les pesos - la photocopie de mon passeport
On dirait que je me trimballe avec une valise mais en fait tout ça prend peu de place!
Ne pas oublier son guide, sans avoir le nez plongé dedans à tout moment, et de quoi se couvrir lorsqu'on se rend dans un endroit climatisé (elle est a fond!)
Derniers conseils en vrac :
- Cuba ce n'est ni rhum-cigare-salsa ni dictature-répression-arnaque sous les tropiques. Ou en fait c'est un peu de ça et beaucoup d'autres choses. Oubliez vos idées et vos certitudes à propos du pays, laissez vous surprendre, soyez curieux et acceptez d'être parfois un portefeuille sur pattes, parfois une source d'ouverture sur le monde, parfois une occasion de pratiquer son français sans arrière pensée, .. Cela dépendra de vous, du hasard des rencontres
- ne soyez pas trop français hehe à savoir ne ralez pas pour toutes les choses qui n'iront pas comme vous voulez (au restau, à la banque, taxi, ...) parce que sinon vous allez passer votre séjour en mode colère! le niveau de service s'améliore mais il est souvent très mauvais (Faites semblant de me payer je ferai semblant de travailler n'a jamais eu autant de sens!)
- mettez vous d'accord de manière très claire et précise sur le montant et la nature de la prestation que vous allez payer. Cela vaut pour les casas particulares et les taxis principalement.
- On mange souvent mieux et pour moins cher en casa, excepté peut etre à la Havane.
- faites attention à l'endroit où vous faites sécher votre linge (ah vous l'avez pas vu venir ce conseil là!) parce que je me suis récoltée des taches de rouille sur plein de fringues et à chaque voyage!
Quelques mots utiles à connaitre :
- "Buenas" : c'est le mot utilisé pour dire bonjour. Mais dans les zones touristiques les gens vous saluent souvent en disant "hola" - "Guagua" : signifie bus, par contre la station de bus se dit "estacion de omnibus" - "Ultimo" : Cuba est un pays où l'on fait très souvent la queue, même si ce fait échappe souvent au voyageur. Il est donc d'usage lorsqu'on arrive dans l'une d'elle de demander "ultimo?" à savoir "dernier?" pour savoir derrière qui on est (voir parfois on demande le penultimo ou avant dernier au cas où le dernier partirait). On pourrait passer du temps a expliquer le concept de la file d'attente à Cuba... c'est assez déroutant pour un étranger puisqu'il est normal de commencer à faire la queue, de partir un moment, de demander à quelqu'un de dire au prochain qu'on revient, d'attendre en dehors de la file.. alors que dans notre logique si tu n'es pas dans la file c'est que tu ne fais pas la queue. Ne soyez donc pas étonné si un jour vous vous retrouvez dans une situation où vous aurez l'impression que 15 personnes vous sont passées devant alors qu'elles n'étaient pas physiquement devant vous lorsque vous êtes arrivé ou que quelqu'un vous regarde en vous demandant "ultimo?" - "pinga" : traduit comme ça cela signifie bite mais c'est un mot qu'on retrouve beaucoup dans le langage familier et milles expressions cubaines. C'est vraiment vulgaire donc si vous entendez quelqu'un le placer toutes les 3 phrases vous saurez à qui vous avez à faire! - "yuma" : aujourd'hui ce mot désigne un étranger
Voila, j'ai l'impression d'avoir fait le tour en rassemblant ici tous les petits conseils dispersés autour de moi depuis quelques années, en espérant que cela servent à de futurs voyageurs!
PS: j'ai relu mais je suis sure qu'il reste des fautes d'orthographe.. comme d'habitude.. on dira que c'est ma griffe!
Marie
Désolée pour ceux qui suivent un autre forum fréquenté qui traite de Cuba, vous pouvez vous épargner une deuxième lecture de mon pavé car c'est du copier coller 😉 ( pour les autres ne faites pas trop attention au remarque appelant à ne pas me lincher, vous connaissez la tendance des français à polémiquer et gueuler à la moindre occasion hihi, sur ce forum ils sont plus soft en général)
Donc...
L'idée de ce post m'a été soufflé par un forumiste qui me demandait mon avis sur un itinéraire et quelques conseils avant de partir. Il m'a proposé de le mettre sur le forum pour que ça puisse servir à d'autres et c'est vrai que jusqu'à présent je n'avais fait que répondre en privé aux demandes de ce type. Et c'est vrai que si ça peut aider d'autres voyageurs, alors c'est à tenter!
Je me suis demandée comment j'allais commencer ce message et puis je suis allée jetter un oeil sur les kilomètres de lignes que j'ai écrit à propos de Cuba pour des amis ou des inconnus qui me demandaient des conseils pour leur voyages sur l'île. Je vais essayer d'être synthétique et de donner quelques conseils clé, parfois juste du bon sens mais qui étant évident en France devant son écran ne le sont plus toujours une fois sur place, dans le feu de l'action. Je sais qu'il pourra y avoir mille réactions puisque sur chaque sujet il est possible de débattre des heures.
Comme d'habitude (ça permet de calmer les ardeurs de certains prêt à bondir sur leur clavier!), mes propos seront forcement subjectifs en écho à ma vie d'ici (28 ans, parisienne, en couple, sans enfants, voyageuse, curieuse, danseuse, .. non pas que je veuille vous raconter ma vie mais ça vous permet de comprendre ma vision des choses) et mon experience la bas (6 mois de voyages cumulés, mes premiers pas à Varadero pour un voyage en famille, suivi de 2 mois à l'université de la Havane en mode vie à la cubaine et de plusieurs autres voyages principalement dans la capitale, une histoire avec un cubain qui s'est très bien passée, des amis cubains à Cuba, à l'étranger et en France, un grand intérêt pour le cinéma, la musique, l'art, la littérature, .. en faites toutes les formes d'art venues de cette île ).
J'organise mes propos par thèmes pour faciliter la lecture et vous permettre d'aller d'une rubrique à l'autre en laissant de côtés les sujets qui ne vous intéressent pas.
Au passage je demande un peu d'indulgence, pas la peine que certains me sautent à la gorge pour avoir oublié une info!
Pour se rendre à Cuba depuis la France/quitter Cuba
Les vols (mais j'oublie surement des compagies) pour la Havane :
- Air France : direct, de temps en temps des promos - Air Canada : bons prix parfois mais correspondances souvent longues au Canada - Condor : je crois qu'une partie de l'année il n'y a quasi pas ou plus de vols - Air Europa : souvent moins cher en passant par un site de comparateurs de vol type govoyage - meilleur rapport qualité prix pour moi - correspondance à Madrid, un peu la course au retour - Cubana de aviacion : apparemment une bonne ambiance en vol, bon prix par contre à chaque fois que je me suis retrouvée à l'aéroport de la Havane un vol de la cubana etait annulé..
Depuis que Iberia a stoppé ses vols j'ai l'impression qu'il est encore plus difficiles de trouver des bons prix.. Il est interessant aussi de voir les vols qui arrivent à Varadero. Viazul propose des trajets la havane/aéroport de Varadero pour même pas 10 euros (10 CUC). Apparemment cela peut également être intéressant de partir de Bruxelles.
Les formalités administratives
Pour un touriste lambda il faut une carte de tourisme (ou visa touristique) qu'on se procure auprès du consulat cubain soit en se rendant directement dans leur bureau à Paris soit en faisant une demande par voie postale. C'est rapide et toutes les infos se trouvent sur leur site internet : http://www.cubadiplomatica.cu/francia/FR/ServicesConsulaires.aspx#VisaTourisme Par contre si vous voulez avoir le consulat au téléphone armez vous de patience et dites vous que ce sera un bon exercice pour ce qui vous attend la bas!
Faites attention à votre visa, c'est un petit bout de papier qui se perd et s'envole très facilement!
Depuis quelques temps il faut aussi que vous puissiez prouver par une attestation d'assurance que vous êtes couvert au cas où il vous arriverez quelque chose (accident, maladie, ..) sur place. On ne m'a jamais demandé ce document à la douane mais j'en ai toujours fais la demande auprès du service visa premier avant de partir (prévoir un délai de quelques semaines pour être sur de l'avoir à temps).
Au moment de quitter Cuba vous devrez vous acquitter d'une taxe d'aéroport de 25 CUC, il faut donc penser à garder cette somme. Il y a un bureau spécial pour la régler, cela ne se fait pas au moment de l'enregistrement.
Santé
Pas de vaccins obligatoires
Prévoyez la petite trousse de premiers secours mais sinon ne vous affolez pas, il y a de très bons médecins et des pharmacies dans les grandes villes. Et comme pour beaucoup de choses à Cuba, avec des CUC tout peut se trouver!
Guides/préparation de voyage
Il existe plein de guides papiers (lonely planet, routard, petit futée, .. pour ne citer que les plus connus), de sites internet dédiés à l'île, de forums animés (s'il est besoin de le préciser!) à propos de Cuba. Comme l'île n'est pas très grande il est donc facile de se faire une bonne idée du sujet. Pas besoin de réserver des mois à l'avance une casa ou une place de bus, vous pouvez donc y aller à la cool! IL n'y a que si vous souhaitez vous rendre dans des endroits cayo levisa qu'il faudra anticiper un peu.
A mon sens il vaut donc mieux garder ses sous pour se payer des excursions ou des guides sur places pour approfondir un sujet, avoir accès à des connaissances culturels, historiques plutôt que de payer quelqu'un pour vous faire un itinéraire et vous réserver des casas ou des hôtels. Mais certains auront les moyens de se payer les deux services donc pourquoi se priver c'est vrai!
L'hébèrgement
Il n'existe pas d'auberge de jeunesse et le camping sauvage est interdit. Partez aussi du principe qu'il n'est pas possible de loger chez un cubain qui n'a pas de licence de casa particular (oui oui je vous vois venir les habitués du forum, dans les faits c'est plus compliqué mais pour le voyageur classique je pense qu'on peut s'en tenir à ça)
Les deux modes d'hebergement sont donc la casa particular (l'équivalent de nos chambres d'hôtes) et l'hôtel (il est peut etre aussi possible de faire du camping dans les espaces consacrés à cet effet mais je n'ai pas trop de retour d'experience sur cette possibilité là)
La casa particular vous permet d'être au contact des gens mais attention, les propriétaires restent des commerçants et certains malheureusement restent dans ce rôle là. Dans de très nombreux cas vous allez reserver une casa et en arrivant sur place on vous dira que la chambre est occupée. Sachez que c'est très fréquent et que même si cela vous parrait intolérable, gacher de l'énergie à vous rebeller contre ça ne changera rien.. En effet, les propriétaires sont soumis à un impôt important qu'ils paient que la chambre soit occupée ou non. Comme certains voyageurs sont peu délicats, les annulations, retards ne sont pas toujours annoncés, du coup la quasi totalité des propriétaires préfèrent louer à quelqu'un qui se présentera avant vous plutot que de prendre le risque de ne jamais vous voir arriver, peu importe que vous ayez confirmé 20 fois.
Mon conseil est donc de toujours avoir un plan B, C voir D car on trouvera toujours où vous reloger chez le frère, l'ami, le voisin mais les prestations ne seront pas forcement celles que vous attendiez ou souhaitiez. Il y a plein de sites (je ne rentrerai pas dans la polemique de un tel prend une commission ou pas) et de guide pour arriver avec une liste de casa pour un éventuel repli en connaissant ses prix. Tentez de négociez les prix et notamment ceux des repas, petits dej, et surtout mettez vous d'accord de manière claire et certaine sur le prix des prestations (prix de la nuit, des boissons mises à dispo, des repas, ...).
Un propriétaire de casa légal vous demandera toujours votre passeport et votre visa pour aller vous inscrire à l'immigration. Sans ça il risque une grosse amende. Du coup déplacez vous toujours avec vos papiers si vous passez une nuit dans une casa.
Tout cubain qui rentrera avec vous dans une casa particular devra présenter sa pièce d'identité au propriétaire. Respectez cette règle pour votre sécurité (un cubain qui refuse de donner son identité en casa c'est très louche) et celle de votre logeur.
Argent
Deux monnaies en circulation : le CUC et le Pesos. 1 CUC = 23/24 pesos (= environs 1 dollar US)
Essayez de regarder sur internet à quoi ressemble les billets et pièces pour vous faire une petite idée car on pourrait essayer de vous faire passer des pesos pour des CUC
En CUC : la majorité des restaurants (tous les restau pour touristes), les casas particulares, les souvenirs, la majorités des bars (tous les bars à touristes), les superettes, ...
En pesos : certains restau et bars, les fruits et legumes sur les marchés et chez les vendeurs de rue (une banane vaut 1 peso, à vous de compter combien il y en a! sinon le prix est souvent indiqué donc pas de risque de vous faire rouler), la nourriture de rue (cajita ou boite en carton rempli de nourriture, petit beignet, "pizzas", ...), les taxis collectifs, le bus en ville, la plupart des "boutiques" installées au coin d'une fenetre ou sous un porche, ..
Quasiment tout peut se payer en CUC (si le prix est en pesos on vous rendra la monnaie en pesos et il faudra être attentif dans les calculs) mais il peut être interessant d'avoir quelques pesos.
Il n'y a quasiement pas de distributeurs automatiques de billets si ce n'est à la Havane ou Santiago. Pour changer de l'argent rendez vous à la banque ou mieux à la Cadeca. Anticipez un peu parce qu'entre les horaires, les fermetures exceptionnelles, les fumigations, les queues, ... ça peut prendre 2 min et ou se transformer en véritable expédition
Contact avec la population/relation avec les cubains
Sans relancer les débats passionnés sur la question il faut avoir à l'esprit certaines choses.
En tant qu'étranger présent dans un lieu touristique vous serez obligatoirement sollicité. Mais vous n'avez pas le monopole de ce type de comportement, les cubains de l'étranger ou s'affichant comme ayant de l'argent se font aussi abordés. C'est souvent pénible car répétitif et incessant mais ce n'est jamais agressif. Dites non de manière ferme mais avec le sourire et on vous laissera tranquille.
Souvent cette approche de l'étranger se fait avec un mélange de drague, véritable sport national!
L'approche est directe, la manière de parler est cash, sans fausse pudeur mais là encore c'est leur manière de faire, parfois dérangeante pour quelqu'un qui n'est pas habitué mais il ne s'agit pas d'un manque de respect, c'est juste une manière différente de se comporter, ni mieux, ni moins bien, il faut juste ne pas se braquer et ne pas juger trop vite selon ses références.
Vous verrez souvent le terme de jinetero revenir dans les conversations. Cela englobe un peu tout et n'importe quoi mais disons qu'on range dans cette catégorie les cubains qui vivent des relations avec les touristes en profitant d'eux : de la petite arnaque pour la commission à la fausse amitié ou relation amoureuse en passant par la prostitution. Certains vous diront que ce n'est qu'une forme d'expression de la "lucha" (la lutte pour survivre). Malheureusement beaucoup de jeunes se laissent aujourd'hui séduire par cette dérive pour pouvoir s'acheter des fringues à la mode, un téléphone, ... on arnaque pas seulement son voisin ou l'étranger pour remplir son assiette. Après cela ne doit pas faire oublier la situation extrêmement précaire dans laquelle se trouve bon nombre de cubains. Ce n'est pas parce que vous rencontrez 10 minets avec des t shirt D&G au m2 dans habana vieja qu'il faut croire qu'un complot international existe pour nous faire croire que les cubains sont pauvres.
De manière générale méfiez vous des cubains qui viennent vous aborder, preferez ceux qui ne demandent rien. Beaucoup de voyageurs reviennent avec l'image d'un peuple voleur, arnaqueur et profiteur mais ceux qui colportent ce type de réputation n'ont souvent jamais fait l'effort d'aller vers l'autre et ont choisi la facilliter de se faire bercer par les douces paroles des jineteros professionnels.. Donc ne soyez pas parano mais dans les zones touristiques ne soyez pas trop naifs.
Pour celui qui sait être attentif, curieux et ne joue pas de malchance c'est un peuple généreux, cultivé, intéressant, à l'écoute et très drôle qui l'attend!
Pour ceux qui iraient dans l'idée de faire des rencontres ou qui se laisseraient charmés, quelques conseils :
- un cubain n'est pas une oeuvre de charité. Il est parfois tentant et facile de se dire qu'on fait une bonne action en aidant la jolie demoiselle qui vous raconte, les yeux humides, qu'elle doit nourrir sa famille de 15 personnes. Si c'est "l'amour" qui vous motive interrogez vous sur les conséquences de votre démarche et les suites de votre relation qui au mieux sera complètement faussée par ce rapport à l'argent au pire complètement bidon parce que la personne aura vu en vous le grand sensible tendance mère Theresa. - pas la peine de raconter au cubain que vous allez rencontrer que vous le ramenerai dans votre pays, que vous lui offrirai une nouvelle vie et plein de belles choses pour arriver à vos fins. Faire des promesses en l'air pour avoir plus de chance de serrer ou ne pas payer c'est nul et cruel. - amenez vos propres préservatifs car il est parfois difficile de s'en procurer et/ou ils sont de mauvaises qualité - vous aurez l'impression d'être une princesse ou un dieu greque, c'est normal, les 25 précédent(e)s avaient le même sentiment - si vous avez l'impression d'avoir trouvé l'amour de votre vie essayez d'y retourner souvent, ne faites pas de cadeaux, n'envoyez pas d'argent, vivez à la cubaine, apprenez l'espagnol, ... et ce n'est pas parce qu'il ou elle vous présentera mamie, la petite cousine et tata Jacqueline qu'il ou elle sera completement in love.
Arnaques et sécurité
Histoire que le voyage ne soit pas gâché il peut être bon de se tenir au courant des dernières arnaques en parcourant un peu les forums (pas trop non plus sinon vous allez finir parano!).
Les classiques consistent à :
- vous emmener dans un endroit où on vous promet une super ambiance, un concert, .. et au final rien d'extraordinaire si ce n'est le montant de la note des consommations de votre ange gardien que vous devrez régler.Repérez les bonnes adresses et ne croyez pas sur parole quelqu'un qui vous dit que l'endroit que vous cherchez est fermé (raison souvent donnée : une fumigation) mais que c'est tant mieux car il a mieux à vous proposer! Demandez à voir les cartes avec les prix aussi. - se tromper lorsqu'on vous rend la monnaie - vous faire croire que les cubains ont un meilleur taux de change - vous creuver un pneu et vous emmener chez un garagiste complice - vous voler des affaires en atteignant le coffre via les sieges passagers - vous embrouiller entre les CUC et les pesos ...
Ne confiez JAMAIS à PERSONNE, pour quelque raison que ce soit, votre argent, carte de crédit ou passeport (sauf au propriétaire de la casa qui en a besoin pour vous inscrire).
Il y a peu de violence physique et en appliquant les mêmes règles de sécurité et de prudence qu'à Paris ou à Barcelone on ne risque pas grand chose. Evitez donc de vous rendre dans des quartiers sensibles, de suivre des inconnus aussi gentils et polis soient ils, n'acceptez pas de verres qui n'auraient pas été faits devant vous (cela vaut même plus pour les hommes, il y a des cas d'hommes drogués et dépouillés!), faites attention à vos sacs et n'affichez pas ostensiblement vos signes de richesses surtout à 3h du matin sur le Malecon de la Havane, ..
Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, vous ne vous exposez pas à un risque de mort ou d'agression violente en vous rendant en Oriente. Fruit du fantasme de certains, cette réputation de région coupe gorge est plus qu'exagérée (elle frise même le ridicule par moment..)
Danse
Les touristes et salseros pensent que Cuba est LA destination pour danser et apprendre cette danse. Erreur erreur... Alors certes vous trouverez des endroits ou danser et des professeurs prêts à se faire payer grassement pour vous enseigner la salsa mais vous trouverez d'aussi bons professeurs et de meilleurs endroits où sortir danser dans plein d'autres villes du monde. Le touriste veut de la salsa alors on lui en donne, le cubain en cadeau (enfin rémunéré par l'école de danse ou dans l'attente d'un petit retour sur investissement après avoir passé 2h à vous apprendre les pas de base..). Après je ne nie pas la très belle place que tient ce genre musicale dans la culture et l'histoire cubaine. Il est possible de voir de très bons groupes et d'excellents musiciens, même (voir surtout!) dans des lieux touristiques.
Mais Cuba a également d'excellents musiciens en musique classique, rock, électro, rumba, trova, nueva trova, son, changui, jazz, reggaeton...ouvrez vos oreilles, vos yeux et soyez ouverts à ces autres mouvements musicaux qui rythment tout autant, sinon plus, la vie et le coeur des cubains.
Pour la programmation musicale de lieux classiques pour les touristes faites un tour sur le site d'egrem : http://promociones.egrem.co.cu. Attention, vous y trouverez forcement, plus ou moins de manière importante, des jineteros. Parfois cela gâche un peu la fête.
Un forumiste a listé des endroits où sortir danser sur ce post : http://voyageforum.com/discussion/lieux-concerts-musique-danse-cubaine-d5473916/ Tout n'est pas à jour mais il y a de quoi faire! Sinon regardez dans vos guides, interrogez les gens dans votre casa particular, ...
Cuba absolutely est un site qui propose un calendrier des évènements culturels dont des évènements musicaux à la Havane mois par mois (sous pdf en version francaise disponible) : http://www.cubaabsolutely.com/whaton/WhatsOn.php
Transport
Il y a principalement deux façons de se déplacer à Cuba : le bus et la voiture
Pour les plus patients et plus aventuriers d'entre vous il est possible de faire du stop (coger botella en espagnol) ou d'emprunter des camions où voyagent les cubains.
Pour les déplacements en voiture soit vous pouvez louer une voiture soit vous pouvez payer les services d'un chauffeur. Il n'y a pas une option meilleure que l'autre. Tout dépend de votre niveau d'organisation, vos besoins, le temps dont vous disposez, vos finances, le nombre que vous êtes, ... Sachez que des chauffeurs proposant leurs services se trouvent presque toujours à proximité des stations de bus viazul. Sinon vous pouvez demander dans votre casa. Pour ceux qui souhaiteraient louer une voiture faites un tour sur les forums pour vous renseigner sur les modalités de location, les arnaques en cours, l'état des routes que vous envisagez d'emprunter et surtout ne roulez pas de nuit. Il y a très peu de trafic, peu de panneaux, toute sortes de choses sur les routes (nids de poules, calèches, animaux, vélos, ...) et beaucoup de cubains entrain de faire du stop.
Pour les déplacements en bus utilisez les services de la société viazul (http://www.viazul.com). Elle relie toutes les moyennes et grandes villes de l'île. Il existe un systeme de réservation en ligne maintenant. Les conditions de voyage sont bonnes et les horaires sont respectés. Prévoir absolument un bon pull (il peut y faire extrêmement froid, beaucoup de touriste se font avoir!)
La seconde société de bus a Cuba s'appelle Astro. Elle est en principe réservée aux cubains.
La cubana propose des vols intérieurs
Il existe aussi des trains mais on ne sait jamais quand ils vont partir ni quand ils vont arriver!
Quoi mettre dans son sac quand on se ballade à Cuba
Voici ce que j'embarque avec moi quasiment où que j'aille de jour comme de nuit, du pratico pratique ! :
- un éventail - une petite serviette éponge ou un mouchoir en tissu pour éponger la sueur (on ne se moque pas c'est tres pratique!) - mouchoir en papier ou un peu de papier toilette pris en casa pour les cas où je n'aurais pas de monnaie pour payer à l'entrée des toilettes, où il n'y aurait pas de papier, où il n'y aurait qu'un buisson à disposition - un élastique pour les cheveux en période de chaleur - un petit gel anti bacterien (vous aussi si vous preniez le metro tous les jours vous en auriez toujours sur vous) notamment parce que souvent il n'y a pas de savon et que si je peux voyager et loger sans grand confort je ne peux pas sortir des toilettes sans me laver les mains - la carte de ma casa si je ne connais pas l'adresse par coeur - les pages du routard avec les plans de la ville ou du quartier (oui je maltraite mes guides) - un sachet réutilisable du type de ceux qu'on peut acheter chez monop' ou picard qui se replient ou se chiffonnent et prennent peu de place - en période de pluie ou de grosse chaleur un petit parapluie pour s'abriter du soleil ou de la pluie - un petit vaporisateur du type de ceux qui répondent aux normes pour aller en cabine d'avion dans lequel je mets un peu de creme solaire ou de produit anti moustique (ça c'est si vous êtes comme moi et que le soleil et les moustiques aiment particulierement votre peau...) - un petit portefeuille pour les CUC et un autre pour les pesos - la photocopie de mon passeport
On dirait que je me trimballe avec une valise mais en fait tout ça prend peu de place!
Ne pas oublier son guide, sans avoir le nez plongé dedans à tout moment, et de quoi se couvrir lorsqu'on se rend dans un endroit climatisé (elle est a fond!)
Derniers conseils en vrac :
- Cuba ce n'est ni rhum-cigare-salsa ni dictature-répression-arnaque sous les tropiques. Ou en fait c'est un peu de ça et beaucoup d'autres choses. Oubliez vos idées et vos certitudes à propos du pays, laissez vous surprendre, soyez curieux et acceptez d'être parfois un portefeuille sur pattes, parfois une source d'ouverture sur le monde, parfois une occasion de pratiquer son français sans arrière pensée, .. Cela dépendra de vous, du hasard des rencontres
- ne soyez pas trop français hehe à savoir ne ralez pas pour toutes les choses qui n'iront pas comme vous voulez (au restau, à la banque, taxi, ...) parce que sinon vous allez passer votre séjour en mode colère! le niveau de service s'améliore mais il est souvent très mauvais (Faites semblant de me payer je ferai semblant de travailler n'a jamais eu autant de sens!)
- mettez vous d'accord de manière très claire et précise sur le montant et la nature de la prestation que vous allez payer. Cela vaut pour les casas particulares et les taxis principalement.
- On mange souvent mieux et pour moins cher en casa, excepté peut etre à la Havane.
- faites attention à l'endroit où vous faites sécher votre linge (ah vous l'avez pas vu venir ce conseil là!) parce que je me suis récoltée des taches de rouille sur plein de fringues et à chaque voyage!
Quelques mots utiles à connaitre :
- "Buenas" : c'est le mot utilisé pour dire bonjour. Mais dans les zones touristiques les gens vous saluent souvent en disant "hola" - "Guagua" : signifie bus, par contre la station de bus se dit "estacion de omnibus" - "Ultimo" : Cuba est un pays où l'on fait très souvent la queue, même si ce fait échappe souvent au voyageur. Il est donc d'usage lorsqu'on arrive dans l'une d'elle de demander "ultimo?" à savoir "dernier?" pour savoir derrière qui on est (voir parfois on demande le penultimo ou avant dernier au cas où le dernier partirait). On pourrait passer du temps a expliquer le concept de la file d'attente à Cuba... c'est assez déroutant pour un étranger puisqu'il est normal de commencer à faire la queue, de partir un moment, de demander à quelqu'un de dire au prochain qu'on revient, d'attendre en dehors de la file.. alors que dans notre logique si tu n'es pas dans la file c'est que tu ne fais pas la queue. Ne soyez donc pas étonné si un jour vous vous retrouvez dans une situation où vous aurez l'impression que 15 personnes vous sont passées devant alors qu'elles n'étaient pas physiquement devant vous lorsque vous êtes arrivé ou que quelqu'un vous regarde en vous demandant "ultimo?" - "pinga" : traduit comme ça cela signifie bite mais c'est un mot qu'on retrouve beaucoup dans le langage familier et milles expressions cubaines. C'est vraiment vulgaire donc si vous entendez quelqu'un le placer toutes les 3 phrases vous saurez à qui vous avez à faire! - "yuma" : aujourd'hui ce mot désigne un étranger
Voila, j'ai l'impression d'avoir fait le tour en rassemblant ici tous les petits conseils dispersés autour de moi depuis quelques années, en espérant que cela servent à de futurs voyageurs!
PS: j'ai relu mais je suis sure qu'il reste des fautes d'orthographe.. comme d'habitude.. on dira que c'est ma griffe!
Marie
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere."
Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
Sécurité à Tuléar? (Madagascar)
bonjour
je viens d'apprendre l'assassinat d'un couple à Madagascar à la plage de la Batterie à Tuléar
quelqu'un peut il me dire si l'insécurité s'est dégradée, j'y suis allée en 2010, je n'ai pas eu de problème, mais ns étions toujours acompagnés
et je voudrais y retourner. MERCI
je viens d'apprendre l'assassinat d'un couple à Madagascar à la plage de la Batterie à Tuléar
quelqu'un peut il me dire si l'insécurité s'est dégradée, j'y suis allée en 2010, je n'ai pas eu de problème, mais ns étions toujours acompagnés
et je voudrais y retourner. MERCI
Canada 2011: entre terre et ciel
Courant octobre 2010, à la faveur d'un déjeuner avec un ami Vfiste et sa femme nous échangeons quelques idées sur la destination de l'été 2011. Je suis vite convaincu:
Nous partirons vers l'ouest Canadien. Grands espaces, animaux, randonnées, le programme est alléchant.
Je me procure quelques cartes, achète quelques guides pour dégrossir les étapes et les points d'intérêts remarquables, m'inspire des carnets de voyage de mes prédécesseurs sur VF:
Grisemote 5 semaines sous la tente
xfg59 voyage de 2 semaines entre Calgary et Vancouver
Krikri92 un mois dans l'ouest canadien en camping-car
...et nous voilà lancés. Merci à MLEFEVRE, KASHTIN, JADORRY, VILCANOTA, VNOA, à tous... Je remercie particulièrement Aconstance et Krikri que j'ai énormément sollicité et qui m'ont donné tant de renseignements contribuant à la réussite de nos vacances. 😛.
Afin de vous éviter un fastidieux relevé et partant du principe qu'il faut tout vous faire, voici le résumé des étapes:
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary 30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald 31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier 1er août: Many-Glacier - Waterton 2 août: Waterton 3 août: Waterton-Radium Hot Springs 4 août: Radium Hot Spring - Banff 5 août: Banff 6 août: Banff 7 août: Banff 8 août: Banff - Jasper 9 août: Jasper 10 août: Jasper 11 août: Jasper - Clearwater 12 août: Clearwater 13 août: Clearwater - North Vancouver 14 août: North Vancouver - Tofino 15 août: Tofino 16 août: Tofino-Victoria 17 août: Victoria 18 août: Victoria - Vancouver 19 août: Vancouver 20 août: Vancouver 21 août: Vancouver
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary: Nous quittons la maison le matin à 7h00 et après 3 quarts d'heure arrivons à Roissy Charles de Gaulle, terminal 3. Nous voyageons avec Air Transat. Le vol se déroule sans soucis et atterrissons à 12h35 à Calgary après avoir survolé la ville pour atteindre l'aéroport qui se situe quelques kilomètres au nord de celle-ci.
Calgary vue du ciel

Une fois les bagages récupérés et la douane passée, nous nous rendons au comptoir Alamo où nous héritons d'un SUV Ford Escape. Le choix d'un SUV s'est fait non pas pour rouler sur des pistes mais surtout pour profiter de la position haute que celui-ci offre par rapport à une berline et ceci afin de mieux voir les paysages. Dès le début d'après-midi, nous nous rendons dans le centre ville et arpentons la 8° avenue sous un chaud et beau soleil. Une glace pour Isa, des hot-dog pour Maxime et moi. Nous lorgnons les bottes dans les boutiques mais ne cédons pas à la tentation.
L'architecture de la 8° avenue

La Calgary Tower


Cette visite agréable nous prend une paire d'heure. Nous rejoignons ensuite notre véhicule et prenons la direction du sud à la recherche d'un centre commercial où nous achètons nos provisions et une glacière. Cette figure imposée effectuée, nous faisons halte dans un Econo lodge où nous prenons un bain dans la piscine et un moment réparateur dans le jacuzzi. Le soir, nous sortons dîner au Keg Steackhouse. Nous nous couchons à 20h40 après une journée de 20h. 🙂.
30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald
Maudit décalage horaire!! Nous sommes réveillés à 5h30!! Nous traînons au lit et patientons jusqu'à 7h00 pour prendre le petit déjeuner. Celui-ci avalé, nous partons en direction du sud via l'autoroute 2. La route est assez monotone Nous arrivons à la frontière US MONTANA à 11h00 et en repartons à 12h15 délestés de 18 US$. Nous atteignons l'entrée de Glacier NP où nous payons 25US$ de droit d'entrée et nous pénétrons le parc via la Going to The Sun Road.

Les lacs se succèdent, les paysages sont splendides

Une petite randonnée de 2 km Baring trail nous emmène vers une cascade.


Cette petite balade sans difficulté nous permet de nous dégourdir les jambes.
Nous poursuivons notre route et après un arrêt rapide au visitor center nous apercevons nos premiers animaux sauvages!!


Toujours à travers de beaux paysages, nous poursuivons la route


Le check in fait, nous nous installons au Lake Mac Donald motel. Le confort des chambres est spartiate mais l'emplacement fort agréable. Une petite marche le long du lac nous apprendra ce premier jour que notre principal ennemi sera Le Moustique!!

31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier
Je vais chercher du café à la boutique et le petit déjeuner est rapidement avalé dans la chambre dès 6h45. Nous reprenons la route Going to the Sun road dans le sens inverse de la veille. L'occasion est belle pour faire des photos entre brume et soleil. Nous doublons de nombreux cyclistes et croisons des mouflons.

Après 2 heures de route, nous arrivons à Many Glacier. Nous avons prévu de faire une randonnée. Grinnel Lake. Plusieurs départs s'offrent à nous. Nous choisissons de partir du Many Glacier hotel qui est le point de départ le plus éloigné afin de profiter des sous-bois. Nous longeons tout d'abord le lac Josephine par la rive nord qui surplomble un peu le lac. La vue est superbe, le vent assez fort mais le soleil radieux. Les quelques randonneurs que nous croisons s'inquiètent de savoir si nous avons vu des ours. Heureusement non 😇. Le sentier qui part vers Grinnell Glacier est fermé car des grizzlys ont été vus. Nous redoublons de prudence.

Après avoir traversé une zone semi-marécageuse mais aménagée avec de nombreux ponts et chemins de bois nous pique-niquons sur la rive du lac Grinnell.

Le retour se fait par la rive sud du lac Josephine. Là, nous sommes carrément dans les bois (à gauche sur la photo ci-dessous). C'est nettement moins bien.

Le retour au parking du Many glacier Hotel après 12 km de marche est apprécié par tous. Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de notre étape au Swiftcurrent Motor Inn. Un vieux motel qui a l'avantage d'être assez "bon marché" par rapport à ce qui se fait dans la région et au coeur du Parc. Les valises posées et après un rafraichissement (glace, bière et fanta) au soleil nous reprenons nos chaussures de marche et partons pour Redrock Lake. A peu près 5 km AR.

Ce soir, pizzas et poulet grillé au restaurant de l'hôtel.
1er août: Many-Glacier - Waterton
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire Iceberg Lake trail. Il s'agit d'une randonnée de 16 km. Nous nous levons tôt et démarrons la randonnée vers 8h00. Après un départ assez difficile car les premiers 500 m se font avec une forte déclinivité, le reste des 8 km aller tout en montée graduelle est assez facile. Nous effectuons l'aller en un peu plus de 2 heures. C'est un rythme assez soutenu.
Le sentier menant à Iceberg Lake

Nous arrivons au bord du lac après avoir franchi quelques ruisseaux et des parties enneigées.
L'arrivée à Iceberg Lake

Un lac alentour de Iceberg lake

Iceberg Lake (le bien nommé)

Nous mesurons la température de l'eau: 2,5 °C. Idéal pour un apéritif mais la taille des glaçons est un peu trop importante! De plus, il y a un vent froid qui nous glace après avoir marché 2 heures. Le pull polaire n'est pas de trop. 😕
Nous prenons une collation et retournons sur nos pas. Il est 10h15. Nous profitons plus du paysage car il y a foule qui monte et le risque se trouver nez à nez avec un ours est considérablement diminué. Nous sommes surpris du nombre important de randonneurs que nous croisons. Tous ces gens qui vont se retrouver en même temps sur les rives du lac!
Les prairies fleuries sont magnifiques mais la descente vers Many Glacier est finalement plus éprouvante pour les articulations (les miennes surtout!!) que la montée.
Bilan de la randonnée: 4h30 de marche, 16 km, des courbatures et des ampoules mais surtout un beau spectacle caché au creux des montagnes!
De retour à Many Glacier, nous pique-niquons et prenons la route en direction du Canada.
Nous passons la douane et sur l'interpellation de Maxime stoppons à hauteur d'un grizzly se régalant de baies à une quinzaine de mètres de nous. Nous le suivons quelques minutes et il s'engouffre dans les bois.

Nous poursuivons notre route vers Waterton où nous arrivons en milieu d'après-midi afin de faire le check-in au Bear Mountain motel. Il s'agit d'un motel des années 60, (télé d'époque!!) L'accueil est bon, le prix doux. Bonne adresse.

Après avoir procédé au lavage de notre linge sale en famille à la laverie du coin, avalé bière, soda ou glace au choix de chacun, nous achetons nos billets à Shoreline Cruises pour la croisière programmée le lendemain. Je soigne mon genou douloureux par du repos forcé. 🏴☠️
Nous dînons et nous nous promenons en ville sur les berges du lac dans la douceur de la soirée. Nous sommes séduits par la quiétude de Waterton.

L'hôtel Prince de Galles

2 août: Waterton
Réveillés à 7h00, nous prenons notre petit déjeuner sur le perron de notre chambre et après un tour en ville sur les rives du lac, nous nous présentons à l'embarcadère pour la croisière dite "scenic" en direction de Goat Hunt aux USA. La croisière dure 1h15 pour rallier Goat Hunt qui est l'autre rive côté USA du lac. Nous tamponnons joyeusement nos passeports d'un nouveau cachet. Une courte marche sur les bords du lac et nous reprenons le navire en direction de Waterton.
L'embarcadère de Waterton vu du bateau

Navigation sur Waterton Upper Lake

Encore une fois aux USA 😛

De retour vers midi à l'hotel, nous montons en voiture et partons en direction de Red Rock Canyon. après un arrêt pique-nique, nous faisons le tour du sympathique canyon qui doit son nom aux roches rouges. Le coin est envahi de touristes car la chaleur est bien présente maintenant et chacun profite de la fraicheur des lieux.

Après cette promenade, nous partons en direction de Cameron Lake à quelques kilomètres de Waterton. Nous faisons une marche de 3 kilomètres sur la rive sans grand intérêt, le terrain est plat et sans difficulté. Je claudique toujours. 😕. Isabelle prend le volant pour nous ramener à l'hôtel partons en ville faire quelques courses. Le soir, balade digestive, toujours avec une belle température d'été. Les daims sont nombreux et peu farouches.
Un (très) jeune canadien de 4 ou 5 ans nous aperçoit, descend de son vélo et entreprend de nous sermonner en nous pointant du doigt et nous expliquant en anglais qu'il ne faut pas nourrir les bêtes sauvages, qu'il connait la loi et que plus tard il sera Ranger! Nous l'écoutons religieusement sous l'oeil amusé de ses parents. Ce petit, il a un caractère bien trempé. 🙂.
3 août: Waterton-Radium Hot Springs
Checking out du Mountain Bear Motel et départ en direction de Radium Hot Springs au nord.
J'ai lu dans un guide qu'il y a aux alentours de Waterton un parc clos avec des bisons. Effectivement, l'accès est libre et un loop d'une dizaine de kilomètres d'une route goudronnée nous fait parcourir ce petit parc vallonné.

Les bisons sont au rendez-vous et même si des esprits chagrins diront que ce sont des animaux enfermés, la magie opère et nous sommes ravis de rencontrer ces splendides animaux dans un si beau payasage.


Nous poursuivons notre chemin et prenons une chambre au Cedar Motel à Radium Hot Springs. 2 chambres correctes avec une kitchenette.
En milieu d'après-midi nous allons à la piscine dans le Parc de Kootenay. Nous nous relaxons deux heures durant dans de l'eau à 37°C. 🙂
4 août: Radium Hot Spring - Banff
Avoir une kitchenette dans la chambre a du bon. Nous nous faisons griller du pain que nous tartinons avec du fromage Philadelphia. Après ce petit déjeuner, nous prenons la route en direction de Banff, étape suivante de notre voyage. Nous traversons le parc de Kootenay. Ce parc est injustement méconnu mais magnifique. Les paysages, splendides, se succèdent.

Quelques mountain goat impassible au bord de la route

Nous nous arrêtons un peu au hasard sur le parking de Marble Canyon. Je jette un oeil au panneau indiquant la nature de la balade et décidons de faire celle-ci (une heure trente aller-retour).
Bien nous en a pris.

Les fleurs, toujours présentes

Un faux air de Yellowstone



Cette visite a été très agréable.
Nous remontons en voiture et quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un grizzly. Quelle chance!


Route ensuite vers une partie programmée de la journée. La randonnée de Johnson Canyon dans le parc de Banff. Lorsque nous arrivons à destination, il est 11h30 et le parking est noir de voitures 😕. Nous nous garons sur la route de la Bow Valley à 500m du parking. Ca promet!!
La randonnée de Johnson Canyon est divisée en 3 phases pour sa partie la plus connue. Lower falls située à 1,1 km Upper falls 2,7 km plus loin Ink Pots situés 3,5 km plus loin encore. Au total une randonnée de 14,6 kilomètres. Belle balade. Au départ et au moins jusqu'à Lower falls il y a énormément de monde. Ensuite ça s'éclairci carrément.
Lower falls

Upper falls

Après Upper falls, on a droit à 3,5 km de montée. Les mollets sont soumis à rude épreuve, le souffle est court mais nous maintenons notre effort.
The Inks Pots

Nous nous reposons un moment au bord de la rivière sous un soleil toujours aussi salvateur. Nous entamons la descente et croisons quelques randonneurs qui nous questionnent sur la difficulté et le temps restant à parcourir pour atteindre leur but. La descente est toujours aussi dure et mes genoux souffrent. Ca va être beau demain!! 🤪
Nous arrivons en ville à Banff vers 16h au Voyageur Inn. L'hotel est vieillot et pas génial mais le prix "doux" pour la région m'avait attiré.
Nous allons ensuite en ville au visitor center prendre les informations météorologiques et faire un bilan des activités dans la région. Le soir, nous dinons "local". Un restaurant Tex-Mex obtiendra notre vote. Le Magpie & Stump. Correct.
Après le diner, nous faisons un tour au Minnewanka lake espérant voir des animaux à la faveur de la nuit tombante.

Nous verrons quelques mouflons.

Rien d'autre. 😕
5 août: Banff
Après le petit déjeuner, nous partons vers le Lake Louise. Que de monde!! C'est disneyland!! Il y a des employés qui guident les voitures sur le parking pour que l'on se gare rapidement et ne pas perdre de temps. Ensuite nous nous dirigeons vers le Fairmont Louise hotel.
La vue sur le lac est superbe 🙂

Voilà l'envers du décor 😛

Bon... retournons à l'image que nous vendent les guides 😛

Afin de fuir tout ce monde nous décidons de prendre le chemin de Mirror lake. 2,7 km de montée mais en forte pente. A l'arrivée, le lac est beau mais nous sommes déçus de ne pas avoir eu de beaux points de vue sur le lac Louise. Nous espérions bien pouvoir apprécier de lac de haut.

Nous opérons la redescente et partons en direction du Lac Moraine. L'ambiance est plus intime (enfin... tout est relatif) et nous faisons une petite balade le long du lac.



De retour, nous montons sur la colline des éboulis. C'est un joli point de vue en hauteur avec vue plongeante sur le lac.

Nous quittons le site et de retour à l'hotel, nous prenons un peu de repos à la piscine et ressortons en ville faire quelques courses et diner.
6 août: Banff
Ce matin, nous décidons de partir en direction du Sundance Canyon aux alentours de Banff. Le temps est couvert mais doux néanmoins. Nous partons pour 11 km de marche. Si le début de la randonnée est sympathique, les moustiques le sont moins!! Nous nous faisons dévorer (il n'y a pas d'autre mot) et toutes les bombes répulsives à appliquer sur les vêtements ou à même la peau n'y font rien. 🏴☠️.
Vallée de la Bow

Maxime à fond, contemplatif...

Le Canyon Sundance

Le retour sous le soleil nous épargne quelques piqûres de moustiques qui sont moins nombreux. Après avoir pique-niqué en ville, nous passons une partie de l'après-midi au Safeway du coin à faire des courses, puis à la laundry et enfin faire le tour de la ville à pied. Banff est très agréable. 🙂

Le soir, nous retournons à Minnewanka lake et pique-niquons à Cascade Pond au bord de l'étang. Nous ne verrons pas plus d'animaux que la veille. Juste quelques "fous" se baigner alors que l'eau est glaciale 😮.
7 août: Banff
Grasse matinée. Nous nous levons à 8h00 et allons déjeuner dans la salle commune de l'hôtel. Nous joignons ensuite le parking de Surprise corner à l'angle de Buffalo street et de Tunnel Mountain road pour entamer notre promenade du jour en direction de Hoodoos. La marche débute dans une pinède pour rejoindre la rivière Bow.
Après avoir longé un moment celle-ci, nous arrivons à une intersection. Pas de signalisation... nous prenons à droite, un peu au feeling (on va continuer à suivre la rivière). Mal nous en a pris. Après quelques centaines de mètres, nous sommes égarés et le chemin inverse n'est pas facile à retrouver. 😕. Nous sommes égarés, pas encore perdus...Nous coupons à travers la forêt et escaladons une colline, suivons des sentiers parcourus par des animaux, pas de traces humaines... Après quelques centaines de mètres à nouveau, nous rejoignons enfin, exténués, la route, un parking, le trail vers les Hoodoos que nous atteignons finalement.

Au retour, nous empruntons la bonne piste et retournons à notre voiture en maintenant bien le cap!! si cette randonnée n'est pas paumatoire, une erreur est vite arrivée. Ca nous servira de leçon. Nous nous restaurons dans un parc alentour et allons visiter les chutes de la rivière Bow. Il y a du monde, certes, mais la vue est belle sous un soleil toujours aussi chaud.

Nous rentrons à l'hôtel par Tunnel Mounbtain drive en milieu d'après-midi pour nous poser puis repartons en ville pour diner. Mais avant, shoping!!
8 août: Banff - Jasper
Aujourd'hui, nous devons parcourir la route des Glaciers en reliant Jasper. Nous attendons beaucoup de cette journée. Nous sommes chanceux, il fait toujours beau, les paysages seront splendides!! Nous quittons l'hotel à 8h30, passons à la poste et empruntons la Bow Valley road, petite route qui longe l'autoroute et la vallée de la Bow. Nous avons l'intention de faire des rencontres animalières!! Nous roulons lentement, nos sens à l'affut. Bon, je ne vais pas vous mentir... on ne verra rien!
La Route des Glaciers s'ouvre devant nous. Nous passons l'entrée du parc où l'hôtesse nous remet un plan de la Route des Glaciers (plus belle route du monde, il va sans dire 😛) . Nous sommes émus car il s'agit de la 24ème plus belle route du monde que nous prenons au gré de nos voyages. 😉. La route est vraiment splendide. Elle fait 230 km. Le point 0 au sud se situe à l'embranchement de la transcanadienne et de la promenade des Glaciers à Lake Louise

Tout d'abord, arrêt au Glacier Crowfoot Puis le lac Bow

Nous nous arrêtons, passage obligé au lac Peyto. Il y a des cars entiers de touristes, c'est noir de monde et excessivement bruyant. A noter qu'à ce point de vue il y a 2 parkings. Un pour les cars à 100 m du point de vue et un autre pour les véhicules de tourisme à 800m. Tout est fait pour que les passagers des cars fassent une visite "vite-fait bien-fait" du site.

Nous voyons encore une fois un ours noir accompagné de son petit. (photo floue 😕)

Nous faisons un arrêt au chutes Tangle...

...et passons sans nous arrêter au centre du champ de glace. Il y a vraiment trop de monde et des parkings géants pour faire un tour d'autobus avec des roues surdimensionnées, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous arrêtons aux sources bubbling pour déjeuner. La route se poursuit vers les chutes Sunwapta et nous bifurquons sur la route 93A pour visiter les chutes Athabasca. Splendides mais que de monde là encore!!

Nous arrivons à Jasper et décidons de prendre possession du bungalow où nous séjournerons 3 jours: Patricia Lake Bungalows, au bord du lac Patricia. Il s'agit de petits bungalows privatifs. C'est hyper calme, très bien entretenu et une literie dans les chambres superbe. Une de nos meilleures adresses de l'été.

Nous prenons un instant de repos dans le jacuzzi avant de retourner en ville procéder au ravitaillement pour le diner et les jours suivants.
9 août: Jasper
en quittant notre bungalow ce matin, nous croisons un superbe Wapiti sur la route avant d'arriver à Jasper.

La ville traversée, nous partons en direction du lac Maligne. Nous voyons un coyotte, craintif, lançant des regards derrière lui.

Nous arrivons ensuite sur le lieu de notre première randonnée du jour: Maligne Canyon. Nous marchons 5 km le long du canyon entre le premier et le sixième pont. C'est une randonnée facile et très agréable dont les paysages varient entre canyons et vues sur la rivière.


De retour, nous prenons la direction du Lac Maligne. Nous nous renseignons sur le prix de la croisière sur le lac. 57,75 $CAD par personne + taxes. C'est très cher, il n'y a pas de concurrence, ça sera sans nous. Nous profitons un instant de la vue (ça, c'est gratuit 😛) et partons faire le Mary Schaffer loop long de 3,5 km. Promenade alternant le bord du lac et la forêt.

Sur le chemin du retour, avant le lac Medecine, nous nous arrêtons faire un autre trail: Beaver trail. Super, on va voir des castors alors? Après 2km, nous arrivons au lac Beaver mais nous ne voyons pas la queue d'un castor.

L'arrêt photo au lac Medecine s'impose.

Ce lac a la particularité d'être vide l'été et plein l'hiver... enfin non, le contraire... vide l'hiver et plein l'été 😉. Bref, le peuple autochtone lui attribuait pour cette raison des pouvoirs magiques. Nulle magie. Nous sommes de retour au bungalow en fin d'après-midi. Nous nous délassons dans le jacuzzi et sortons en ville diner au Karouzo's steackhouse. Ca, c'est magique!! 😛
10 août: Jasper
Rveil à 7h30, petit déjeuner et douches (soyons clairs même si ce n'est pas mentionné chaque jour, nous prenions tous les jours une douche!!😛). Nous avons prévu, aujourd'hui de gravir le Mont Edith Cavell. Sur la route, encore une fois, nous croisons une superbe femelle Wapiti et prenons la route 93, route des glaciers ou donne la Cavell road. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir, je sors la carte. Il fallait prendre la route 93A et pas la 93! Hop, demi-tour en pestant (intérieurement je crois) contre la passagère supposée avoir la carte ouverte sur les genoux et nous atteignons la Cavell road. Cette route fait 12km et est interdite du fait de son étroitesse aux camping car. Effectivement si le revêtement de la route est bon, c'est pas hyper large. Cela dit, tout le monde va dans le même sens. Il est 9h30, chacun monte vers le Mont Edith Cavell. Nous nous préparons à entamer la randonnée.

Après avoir jeté un oeil sur le glacier via l'étang Cavell au premier plan...

...nous entamons la montée jusqu'à Cavell meadows Lorsque je parle de montée, c'est le bon terme. Il s'agit de 3 km de côte sans discontinuer. Mon genou recommence à me faire souffrir. Le paysage vaut vraiment la peine une fois atteint le sommet.

Les prairies fleuries

Nous voyons des marmottes et un cassenoix.


Nous reprenons le chemin de retour par un autre sentier et arrivons au parking 4 heures après le départ non sans avoir fait un saut au bord du lac alimenté par le glacier.

Sur le chemin du retour vers Jasper, nous faisons une halte à Valley of the five lakes mais nous ne sommes pas éblouis par le site et retournons à Patricia lake pour les tâches domestiques: boire des bières, manger des glaces et faire la lessive. C'est au choix, temps libre 😛. Le soir, dîner chez Earl's. Bonne adresse quoique un peu bruyant.
11 août: Jasper - Clearwater
Nous quittons à regrets le confort douillet de Patricia lake bungalows et prenons la route direction Clearwater et le parc de Wells Gray. Initialement je voulais faire la randonnée du lac Kinney mais fatigués par le trail de la veille nous filons directement vers Clearwater où nous arrivons vers 12h30 après avoir essuyé et ce pour la première fois des vacances quelques gouttes de pluie en chemin.
La preuve en image...

Après avoir procédé au ravitaillement et acheté une superbe pièce de boeuf pour faire griller le soir, nous déjeunons près du centre d'information et montons sur le parc de Wells Gray. Nous stoppons aux chutes Spahats. Il me semble que ce sont les plus "quelque chose" du monde mais je ne sais plus quoi 😛.

Nous arrivons au Trophy Mountain Buffalo ranch où nous devons séjourner 2 jours. Il y a là la possibilité de faire du cheval. Nous héritons de la chambre quadruple nommé Wolf. Accueil moyen, service moyen (j'avais pas envie de payer 5$CAD pour avoir internet!!😠) pour un prix global assez élevé finalement. Nous partons ensuite pour les Dawson falls

.. puis aux Helmcken falls.

Ces dernières sont très jolies et considérées comme les plus belles du Canada (on n'a pas de pot, d'habitude c'est plus belles du monde. Ils ont peut-être le sens de la mesure 😛)
Nous restons un moment assis à les contempler en prenant du bon temps sous le soleil. De retour à l'hotel, je demande naïvement à la réception où je peux faire griller mon super morceau de boeuf acheté le matin même. Ah, mais mon bon monsieur, ce n'est pas possible! Je peux vous vendre du bois et vous prêter une grille si vous me laissez 50$CAd en caution pour cette dernière. bon là, le mec il me gonfle vraiment. Sa balade à cheval, demain, il va pouvoir se la mettre en pendentif. A la place on fera du rafting! Nous partons pique-niquer à la Green Tower où malheureusement il n'y a pas de barbecue. Décidément, ce n'est pas notre jour 😕. La viande fini à la poubelle 😠. Le paysage est splendide et nous sommes seuls, ça nous console un peu.
12 août: Clearwater
Le rendez-vous pour le rafting est fixé à 9h15 pour un départ à 9h30 de Clearwater. Nous n'avons jamais pratiqué cette discipline et sommes un peu anxieux. L'accueil est bon. Nous enfilons nos combinaisons, notre gilet de sauvetage et notre casque et partons en mini-bus vers le nord. Je n'ai pas de photo à mettre en ligne mais croyez-le, ces tenues nous vont à ravir😎
Après avoir descendu les rafts des remorques et les avoir portés pour descendre vers la rivière (c'est marrant, il ne me l'avait pas dit le type au téléphone la veille que je ferai le sherpa 😊) nous plongeons dans la rivière et montons dans nos embarcations. Nous voyageons avec un couple d'allemands et une famille de russes. Nous écoutons attentivement les consignes (en anglais bien sûr) et démarrons 2h30 de descente. A mi-parcours, nous allons visiter une chute. Candle creek falls. Nous passons sous la chute et sautons dans le bassin. L'eau est très froide mais cela vaut le coup.
Nous continuons l'aventure et arrivons à bon port. Nous sortons les rafts de l'eau et rejoignons à pied notre point de départ.
Le tout fut vraiment très agréable bien que un peu cher quand même.
Après avoir pique-niqué, nous remontons sur le parc de Wells Gray et faisons le trail de Bayleys falsl. une heure trente de marche pour 4,5 km.
Nous longeons la rivière puis un lac et enfin finissons dans une forêt dont les arbres sont couverts de mousse et de lichen.


Nous terminons notre visite dans la partie la plus au nord du parc au bord du lac de Clearwater

Nous rentrons à l'hôtel et dinons au restaurant. C'est assez cher mais nous avons de bons légumes et de la bonne viande de bison.
13 août: Clearwater - North Vancouver Dans chaque voyage, il y a au moins une étape de liaison assez longue. Aujourd'hui c'est le cas. 530 km entre Clearwater et North Vancouver où nous devons prendre le ferry le lendemain pour lîle de Vancouver. Cette étape, monotone, nous la faisons d'une traite par l'autoroute. Nous ne faisons pas d'arrêts, notre principal objectif étant d'arriver à Vancouver et de trouver un hôtel.


Après 6 heures de route, nous redécouvrons la civilisation. Vancouver, ses embouteillages et ses travaux. Nous arrivons finalement à North Vancouver où nous trouvons un hotel Comfort Inn à une dizaine de kilmomètres de Horseshoe Bay. Nous us délassons à la piscine avec un café, un livre. Il y a un Denny's à proximité de l'hôtel. Le repas du soir est tout trouvé. Ca nous rappellera nos vacances aux USA.
14 août: North Vancouver - Tofino
Nous avons eu besoin du réveil ce matin. Celui-ci sonne à 6h10. Nous étions néanmoins déjà réveillés par la chaleur! après avoir déjeuné rapidement, nous arrivons à 7h30 à Horseshoe Bay, lieu de départ des ferries pour Nanaimo sur l'île de Vancouver.

Le bateau quitte son emplacement à 8h30 précises et après une traversée très calme arrive à Nanaimo à 10h10 comme convenu. Nous quittons le ferry et partons en direction de Tofino sur la côte ouest de l'île de Vancouver, lieu de notre prochaine étape.

Sur le chemin, nous faisons une halte à Cathedral Grove pour visiter une forêt de cèdres géants et de pins Douglas. 70 m pour le plus grand, 800 ans pour les plus anciens. Les mousses et les lichens créent une atmosphère spéciale même si nous faisons la visite sous le soleil.


Nous repartons vers Tofino non sans faire une halte au lac Sproot.
Le lac Sproot sous un ciel couvert avec au fond un hydravion

Arrivé dans les montagnes de l'île de Vancouver, il pleut. Pendant une heure, nous essuierons une pluie fine et nous repensons à la prophétie qui dit qu'il ne fait jamais beau à Tofino! Nous arrivons sur place à 15h et procédons au check-in. nous logeons au Adventure Inn bed and breakfast. Bonne adresse. Le propriétaire du B&B fait des sorties en mer pour aller voir les baleines. Pas de chance son bateau est en panne mais il est tellement désolé qu'il nous négocie au Whales Center des supers prix pour le lendemain 🙂.

Nous nous baladons en ville et allons à Tonquin beach. Nous sommes sur la plage, au bord de l'océan pacifique sous un beau soleil!

FREDXIII was there 😉


Nous dinons ensuite au Sobo. Restaurant à la mode. Une demie heure pour avoir une table et une heure pour avoir notre plat une fois ce dernier commandé. C'est bon mais vraiment trop long. En règle générale, les restaurants sont chers à Tofino.
15 août: Tofino
Nous profitons du petit déjeuner complet du B&B. Il est préparé par Aurélie une française, jeune trentenaire qui travaille là. Le rendez-vous pour aller voir les baleines est fixé à 10h00. Nous croisons en ville des groupes qui rentrent d'une sortie en mer.

Comme quelques jours auparavant au raft, nous enfilons de superbes combinaisons rouges. Elles sont nécessaire car si le temps est clément, il y a du vent et l'air est froid lorsque le bateau fonce à travers l'océan. Après avoir fait connaissance avec le capitaine du bateau, un indien qui vit de l'autre côté de la baie nous voilà partis tous les trois avec neuf autres compagnons à la recherche des baleines. Si on pensait faire une croisière, nous nous sommes trompés. Il s'agit d'une course, une chasse! nous sommes secoués car le batreau file à toute vitesse mais quelles sensations! Nous arrivons rapidement à proximité d'un couple de baleines (enfin le dos elles ne nous ont pas signé d'autographe) puis voyons un second couple quelques minutes plus tard sur un autre emplacement.


Nous sommes en train de mitrailler les cétacés lorsque le guide communique par radio avec des confrères. Soudain il nous demande de nous asseoir et c'est parti pour 15 minutes de course effrenée sur les flots. Heureusement, l'océan est calme mais à chaque saut du bateau, on a l'impression soit que l'on va passer par dessus bord ou que le bateau va se briser au prochain impact. Soudain, le bateau stoppe à proximité d'un autre. nous assistons alors à un spectacle pour lequel nous n'étions pas préparés (ni le guide d'ailleurs). Il y a 5 ou 6 orques batifolant dans les eaux.


C'est d'autant plus surprenant que les orques sont supposés ne revenir dans ces eaux qu'en septembre lorsque les températures baissent. Nous restons là un long moment avant de rentrer au port à vitesse moyenne cette fois. 🙂 Quel bon moment nous avons vécu en 2h30. Nous nous restaurons en ville près du skate parc et partons vers le sud le long de Pacific rim. Nous faisons un premier arrêt à Radar Hill qui est le point culminant de Tofino mais la vue est cachée par les arbres. Rien à voir. Nous partons donc en direction de Ucluelet. Nous faisons une randonnée de 4,5 km sur le Wild Pacific Trail à l'extrémité sud. La promenade facile est très agréable.



Nous allons ensuite à Long beach où Maxime nous fait une démonstration de surf sur une planche en bois et finissons notre visite à Wickanimmsch Beach. Les paysages sont splendides.


De retour à Tofino, nous achetons à manger en ville puis dinons dans la salle commune du B&B. Pizza et vin blanc.
16 août: Tofino-Victoria Nous quittons le B&B après avoir réglé la note. Partons de Tofino à 8h45 en direction de Victoria via Port Alberni, la grande ville du centre de l'île à 2 heures de route de Tofino. Je fais le plein du véhicule et en retournant à ma voiture plonge machinalement la main dans la poche de mon short pour y trouver... les clefs de la chambre. P...!!! le C...!! J'appelle le B&B et explique que je vais renvoyer les clefs depuis le bureau de poste. Ils sont désolés et s'en veulent car ils considèrent que c'est leur faute. Je leur certifie que non, que c'est de ma faute même si je pense exactement le contraire 😉 . 10,63 $CAD plus tard, nous reprenons la route vers Victoria. Nous faisons halte à Parksville charmante station balnéaire et arrivons à Victoria à 15h30 où nous procédons à la prise de la chambre. Nous serons à l'Admiral Inn pendant notre séjour. Nous avons un 2 pièces avec kitchenette. Hôtel assez bon marché et bien situé. Accueil très sympathique. Nous sortons en ville nous balader.



Nous jetons un oeil aux boutiques et nous nous offrons un savoureux fish and chips chez Joe's sur le port. Bonne adresse.
17 août: Victoria
Nous nous levons assez tard et allons en ville nous promener. La ville se met en marche doucement. Nous marchons dans les rues et profitons de la belle architecture des bâtiments.

De retour à l'hôtel, nous prenons la voiture et nous dirigeons vers Oak Bay. C'est un quartier résidentiel bordé de plages à l'est de Victoria. Nous nous reposons à Willow Beach pendant 2 bonnes heures puis retournons à l'hôtel pour nous rafraichir. Il fait très chaud, nous sommes vraiment chanceux. Le soir, diner en ville au Swanns pub.
Quelques clichés de la ville le soir




18 août: Victoria - Vancouver
Dernière partie de nos vacances. Nous quittons Victoria et l'île de Vancouver pour le continent et Vancouver. Nous devons prendre le ferry à 11h à Schwartz bay pour Tsawwassen au sud de Vancouver. Nous nous présentons tôt et obtenons une place sur le passage précédant à 10h. La traversée s'effectue à nouveau sur une mer d'huile et nous atteignons l'autre rive à 11h35. Nous montons vers Vancouver plein nord. Après notre traditionnel arrêt pique-nique, nous arrivons au Sunset Inn sur Burnaby street pour prendre possession de notre chambre. Quadruple, kitchenette et située au 10° étage avec vue sur la ville. Sympa.
Nous déambulons dans les rues d'une ville qui vit à 100 à l'heure et qui a des faux airs de San Francisco. Nous avons aimé cette ville qui compte 36% de sa population d'origine asiatique à tel point que les canadiens la nomme Hong-couver 🙂. Le soir, diner sur Davie street à proximité de notre logement. Le quartier est festif, c'est la semaine du film gay et lesbien 🙂. Nous rentrons à l'hotel et profitons de la douceur du soir et de la vue.

19 août: Vancouver
La nuit passée et le petit déjeuner avalé, nous partons en direction de Lynn Valley et plus particulièrement de Lynn Canyon. Il y a un pont suspendu et la destination sur le nord de Vancouver a l'air sympa, sans compter que, après plusieurs jours sans marcher, nous manquons d'exercice Nous faisons 2 balades. Twin falls et The Pool.


Le Parc vaut la peine d'être visité et est à mon avis plus intéressant que Capilano Bridge beaucoup plus populaire. Lorsque nous quittons le parc à 11h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Nous montons sur Cypress Bowl road pour avoir une belle vue sur Vancouver mais la brume de chaleur empêche toute photo intéressante. Nous redescendons sur North Vancouver et empruntons Marine drive, sorte de voie où il y a plus de porsches que de porches et allons nous poser sur la plage de Dundarave Beach.
Au retour nous prenons le pont suspendu Lions Gate bridge qui ressemble au Golden Gate de San Francisco à part sa couleur verte et traversons Stanley Park en voiture.

Nous faisons quelques arrêts et décidons de revenir faire le tour de Stanley Park le lendemain à pied. Nous repassons à l'hotel et repartons en ville à pied du côté du terminal des bateaux de croisière sur Canada Place. Nous traversons le quartier des affaires.



Nous retournons dîner à l'hôtel dans notre chambre avant de sortir assister au coucher de soleil sur Sunset Beach la bien nommée 😎

20 août: Vancouver
Ce matin, nous avons prévu de faire le tour de Stanley Park. Depuis l'hôtel, il faut compter 2 km. Nous devrions faire 12km aujourd'hui. Nous sommes samedi et les habitants sont tous en roller, en vélo, en chaussures en train de faire du sport. Le front de mer est très plaisant.



Arrivés sur Stanley Park, nous découvrons que les vélos n'ont le droit de circuler que le sens anti-horaire. C'est bien, on les verra arriver face à nous car ils sont si nombreux! La balade est très agréable avec le front de mer d'un côté et le bois de l'autre.

Nous croisons les oeuvres éphémères d'un artiste Kent Avery et lui achetons quelques cartes de sa fabrication.



Après Prospect Point nous voyons 3 loutres. Une mère et ses 2 petits. Nous les regardons un moment jouer et se nourrir. Elles se fichent complètement des spectateurs.

Nous nous arrêtons près de Totem Poles et poursuivons notre balade.


Près du Vancouver Rowing club nous voyons 2 otaries dorer au soleil.

Le tour de Stanley Park est terminé et nous nous rendons sur English bay Beach ou nous nous baignons! il fait très chaud et l'eau est étrangement à la bonne température pour un bain.
De retour en fin d'après-midi à l'hôtel, nous préparons les valises pour le grand retour.
21 août: Vancouver
Dernière journée à Vancouver et au Canada. En général, cette journée est pourrie. Je traine ma peine et n'ai qu'une hâte, enregistrer les bagages et monter dans l'avion. Bon... le vol est à 18h25, va falloir trouver quelque chose à faire 😕. Nous trainons un peu dans la chambre et partons sur Granville Island. Il s'agit d'un quartier aménagé avec des boutiques, des équipements sportifs et une marina. C'est sympa. Nous assistons au retour d'un couple qui est allé pêcher le saumon. Le skipper découpe le saumon et tend la peau à 2 otaries qui n'attendent que ça, le cérémonial doit être le même chaque jour. 🙂.

Nous quittons Granville Island pour Richmond où nous faisons le tour des boutiques du centre commercial et joignons l'aéroport. Nous laissons le véhicule entre les mains du loueur et enregistrons nos bagages. Les vacances sont terminées, nous sommes en salle d'embarquement. Merci à ce magnifique aéroport qui nous offre le free wifi pour passer le temps. ADP pourrait en prendre de la graine! Peu de temps après le décollage, nous survolons les rocheuses.

Le vol retour de nuit est comme d'habitude interminable avec cette sale manie qu'ont les compagnies de nous réveiller pour nous offrir des trucs infâmes à manger. Encore un peu de patience... nous arrivons à Roissy et récupérons nos bagages 1h30 après notre arrivée. Les valises arrivent au compte goutte sur le tapis, les sanitaires sont noyés et sales. On retrouve l'organisation française, c'est un peu brutal. 😕
Il est 15h00 et nous sommes à la maison. Demain, on reprend le chemin du travail 🤪.
...et nous voilà lancés. Merci à MLEFEVRE, KASHTIN, JADORRY, VILCANOTA, VNOA, à tous... Je remercie particulièrement Aconstance et Krikri que j'ai énormément sollicité et qui m'ont donné tant de renseignements contribuant à la réussite de nos vacances. 😛.
Afin de vous éviter un fastidieux relevé et partant du principe qu'il faut tout vous faire, voici le résumé des étapes:
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary 30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald 31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier 1er août: Many-Glacier - Waterton 2 août: Waterton 3 août: Waterton-Radium Hot Springs 4 août: Radium Hot Spring - Banff 5 août: Banff 6 août: Banff 7 août: Banff 8 août: Banff - Jasper 9 août: Jasper 10 août: Jasper 11 août: Jasper - Clearwater 12 août: Clearwater 13 août: Clearwater - North Vancouver 14 août: North Vancouver - Tofino 15 août: Tofino 16 août: Tofino-Victoria 17 août: Victoria 18 août: Victoria - Vancouver 19 août: Vancouver 20 août: Vancouver 21 août: Vancouver
29 juillet 2011: départ de Paris arrivée à Calgary: Nous quittons la maison le matin à 7h00 et après 3 quarts d'heure arrivons à Roissy Charles de Gaulle, terminal 3. Nous voyageons avec Air Transat. Le vol se déroule sans soucis et atterrissons à 12h35 à Calgary après avoir survolé la ville pour atteindre l'aéroport qui se situe quelques kilomètres au nord de celle-ci.
Calgary vue du ciel

Une fois les bagages récupérés et la douane passée, nous nous rendons au comptoir Alamo où nous héritons d'un SUV Ford Escape. Le choix d'un SUV s'est fait non pas pour rouler sur des pistes mais surtout pour profiter de la position haute que celui-ci offre par rapport à une berline et ceci afin de mieux voir les paysages. Dès le début d'après-midi, nous nous rendons dans le centre ville et arpentons la 8° avenue sous un chaud et beau soleil. Une glace pour Isa, des hot-dog pour Maxime et moi. Nous lorgnons les bottes dans les boutiques mais ne cédons pas à la tentation.
L'architecture de la 8° avenue

La Calgary Tower


Cette visite agréable nous prend une paire d'heure. Nous rejoignons ensuite notre véhicule et prenons la direction du sud à la recherche d'un centre commercial où nous achètons nos provisions et une glacière. Cette figure imposée effectuée, nous faisons halte dans un Econo lodge où nous prenons un bain dans la piscine et un moment réparateur dans le jacuzzi. Le soir, nous sortons dîner au Keg Steackhouse. Nous nous couchons à 20h40 après une journée de 20h. 🙂.
30 juillet: Calgary-Lake Mac Donald
Maudit décalage horaire!! Nous sommes réveillés à 5h30!! Nous traînons au lit et patientons jusqu'à 7h00 pour prendre le petit déjeuner. Celui-ci avalé, nous partons en direction du sud via l'autoroute 2. La route est assez monotone Nous arrivons à la frontière US MONTANA à 11h00 et en repartons à 12h15 délestés de 18 US$. Nous atteignons l'entrée de Glacier NP où nous payons 25US$ de droit d'entrée et nous pénétrons le parc via la Going to The Sun Road.

Les lacs se succèdent, les paysages sont splendides

Une petite randonnée de 2 km Baring trail nous emmène vers une cascade.


Cette petite balade sans difficulté nous permet de nous dégourdir les jambes.
Nous poursuivons notre route et après un arrêt rapide au visitor center nous apercevons nos premiers animaux sauvages!!


Toujours à travers de beaux paysages, nous poursuivons la route


Le check in fait, nous nous installons au Lake Mac Donald motel. Le confort des chambres est spartiate mais l'emplacement fort agréable. Une petite marche le long du lac nous apprendra ce premier jour que notre principal ennemi sera Le Moustique!!

31 juillet: Lake Mac Donald - Many Glacier
Je vais chercher du café à la boutique et le petit déjeuner est rapidement avalé dans la chambre dès 6h45. Nous reprenons la route Going to the Sun road dans le sens inverse de la veille. L'occasion est belle pour faire des photos entre brume et soleil. Nous doublons de nombreux cyclistes et croisons des mouflons.

Après 2 heures de route, nous arrivons à Many Glacier. Nous avons prévu de faire une randonnée. Grinnel Lake. Plusieurs départs s'offrent à nous. Nous choisissons de partir du Many Glacier hotel qui est le point de départ le plus éloigné afin de profiter des sous-bois. Nous longeons tout d'abord le lac Josephine par la rive nord qui surplomble un peu le lac. La vue est superbe, le vent assez fort mais le soleil radieux. Les quelques randonneurs que nous croisons s'inquiètent de savoir si nous avons vu des ours. Heureusement non 😇. Le sentier qui part vers Grinnell Glacier est fermé car des grizzlys ont été vus. Nous redoublons de prudence.

Après avoir traversé une zone semi-marécageuse mais aménagée avec de nombreux ponts et chemins de bois nous pique-niquons sur la rive du lac Grinnell.

Le retour se fait par la rive sud du lac Josephine. Là, nous sommes carrément dans les bois (à gauche sur la photo ci-dessous). C'est nettement moins bien.

Le retour au parking du Many glacier Hotel après 12 km de marche est apprécié par tous. Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de notre étape au Swiftcurrent Motor Inn. Un vieux motel qui a l'avantage d'être assez "bon marché" par rapport à ce qui se fait dans la région et au coeur du Parc. Les valises posées et après un rafraichissement (glace, bière et fanta) au soleil nous reprenons nos chaussures de marche et partons pour Redrock Lake. A peu près 5 km AR.

Ce soir, pizzas et poulet grillé au restaurant de l'hôtel.
1er août: Many-Glacier - Waterton
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire Iceberg Lake trail. Il s'agit d'une randonnée de 16 km. Nous nous levons tôt et démarrons la randonnée vers 8h00. Après un départ assez difficile car les premiers 500 m se font avec une forte déclinivité, le reste des 8 km aller tout en montée graduelle est assez facile. Nous effectuons l'aller en un peu plus de 2 heures. C'est un rythme assez soutenu.
Le sentier menant à Iceberg Lake

Nous arrivons au bord du lac après avoir franchi quelques ruisseaux et des parties enneigées.
L'arrivée à Iceberg Lake

Un lac alentour de Iceberg lake

Iceberg Lake (le bien nommé)

Nous mesurons la température de l'eau: 2,5 °C. Idéal pour un apéritif mais la taille des glaçons est un peu trop importante! De plus, il y a un vent froid qui nous glace après avoir marché 2 heures. Le pull polaire n'est pas de trop. 😕
Nous prenons une collation et retournons sur nos pas. Il est 10h15. Nous profitons plus du paysage car il y a foule qui monte et le risque se trouver nez à nez avec un ours est considérablement diminué. Nous sommes surpris du nombre important de randonneurs que nous croisons. Tous ces gens qui vont se retrouver en même temps sur les rives du lac!
Les prairies fleuries sont magnifiques mais la descente vers Many Glacier est finalement plus éprouvante pour les articulations (les miennes surtout!!) que la montée.
Bilan de la randonnée: 4h30 de marche, 16 km, des courbatures et des ampoules mais surtout un beau spectacle caché au creux des montagnes!
De retour à Many Glacier, nous pique-niquons et prenons la route en direction du Canada.
Nous passons la douane et sur l'interpellation de Maxime stoppons à hauteur d'un grizzly se régalant de baies à une quinzaine de mètres de nous. Nous le suivons quelques minutes et il s'engouffre dans les bois.

Nous poursuivons notre route vers Waterton où nous arrivons en milieu d'après-midi afin de faire le check-in au Bear Mountain motel. Il s'agit d'un motel des années 60, (télé d'époque!!) L'accueil est bon, le prix doux. Bonne adresse.

Après avoir procédé au lavage de notre linge sale en famille à la laverie du coin, avalé bière, soda ou glace au choix de chacun, nous achetons nos billets à Shoreline Cruises pour la croisière programmée le lendemain. Je soigne mon genou douloureux par du repos forcé. 🏴☠️
Nous dînons et nous nous promenons en ville sur les berges du lac dans la douceur de la soirée. Nous sommes séduits par la quiétude de Waterton.

L'hôtel Prince de Galles

2 août: Waterton
Réveillés à 7h00, nous prenons notre petit déjeuner sur le perron de notre chambre et après un tour en ville sur les rives du lac, nous nous présentons à l'embarcadère pour la croisière dite "scenic" en direction de Goat Hunt aux USA. La croisière dure 1h15 pour rallier Goat Hunt qui est l'autre rive côté USA du lac. Nous tamponnons joyeusement nos passeports d'un nouveau cachet. Une courte marche sur les bords du lac et nous reprenons le navire en direction de Waterton.
L'embarcadère de Waterton vu du bateau

Navigation sur Waterton Upper Lake

Encore une fois aux USA 😛

De retour vers midi à l'hotel, nous montons en voiture et partons en direction de Red Rock Canyon. après un arrêt pique-nique, nous faisons le tour du sympathique canyon qui doit son nom aux roches rouges. Le coin est envahi de touristes car la chaleur est bien présente maintenant et chacun profite de la fraicheur des lieux.

Après cette promenade, nous partons en direction de Cameron Lake à quelques kilomètres de Waterton. Nous faisons une marche de 3 kilomètres sur la rive sans grand intérêt, le terrain est plat et sans difficulté. Je claudique toujours. 😕. Isabelle prend le volant pour nous ramener à l'hôtel partons en ville faire quelques courses. Le soir, balade digestive, toujours avec une belle température d'été. Les daims sont nombreux et peu farouches.
Un (très) jeune canadien de 4 ou 5 ans nous aperçoit, descend de son vélo et entreprend de nous sermonner en nous pointant du doigt et nous expliquant en anglais qu'il ne faut pas nourrir les bêtes sauvages, qu'il connait la loi et que plus tard il sera Ranger! Nous l'écoutons religieusement sous l'oeil amusé de ses parents. Ce petit, il a un caractère bien trempé. 🙂.
3 août: Waterton-Radium Hot Springs
Checking out du Mountain Bear Motel et départ en direction de Radium Hot Springs au nord.
J'ai lu dans un guide qu'il y a aux alentours de Waterton un parc clos avec des bisons. Effectivement, l'accès est libre et un loop d'une dizaine de kilomètres d'une route goudronnée nous fait parcourir ce petit parc vallonné.

Les bisons sont au rendez-vous et même si des esprits chagrins diront que ce sont des animaux enfermés, la magie opère et nous sommes ravis de rencontrer ces splendides animaux dans un si beau payasage.


Nous poursuivons notre chemin et prenons une chambre au Cedar Motel à Radium Hot Springs. 2 chambres correctes avec une kitchenette.
En milieu d'après-midi nous allons à la piscine dans le Parc de Kootenay. Nous nous relaxons deux heures durant dans de l'eau à 37°C. 🙂
4 août: Radium Hot Spring - Banff
Avoir une kitchenette dans la chambre a du bon. Nous nous faisons griller du pain que nous tartinons avec du fromage Philadelphia. Après ce petit déjeuner, nous prenons la route en direction de Banff, étape suivante de notre voyage. Nous traversons le parc de Kootenay. Ce parc est injustement méconnu mais magnifique. Les paysages, splendides, se succèdent.

Quelques mountain goat impassible au bord de la route

Nous nous arrêtons un peu au hasard sur le parking de Marble Canyon. Je jette un oeil au panneau indiquant la nature de la balade et décidons de faire celle-ci (une heure trente aller-retour).
Bien nous en a pris.

Les fleurs, toujours présentes

Un faux air de Yellowstone



Cette visite a été très agréable.
Nous remontons en voiture et quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un grizzly. Quelle chance!


Route ensuite vers une partie programmée de la journée. La randonnée de Johnson Canyon dans le parc de Banff. Lorsque nous arrivons à destination, il est 11h30 et le parking est noir de voitures 😕. Nous nous garons sur la route de la Bow Valley à 500m du parking. Ca promet!!
La randonnée de Johnson Canyon est divisée en 3 phases pour sa partie la plus connue. Lower falls située à 1,1 km Upper falls 2,7 km plus loin Ink Pots situés 3,5 km plus loin encore. Au total une randonnée de 14,6 kilomètres. Belle balade. Au départ et au moins jusqu'à Lower falls il y a énormément de monde. Ensuite ça s'éclairci carrément.
Lower falls

Upper falls

Après Upper falls, on a droit à 3,5 km de montée. Les mollets sont soumis à rude épreuve, le souffle est court mais nous maintenons notre effort.
The Inks Pots

Nous nous reposons un moment au bord de la rivière sous un soleil toujours aussi salvateur. Nous entamons la descente et croisons quelques randonneurs qui nous questionnent sur la difficulté et le temps restant à parcourir pour atteindre leur but. La descente est toujours aussi dure et mes genoux souffrent. Ca va être beau demain!! 🤪
Nous arrivons en ville à Banff vers 16h au Voyageur Inn. L'hotel est vieillot et pas génial mais le prix "doux" pour la région m'avait attiré.
Nous allons ensuite en ville au visitor center prendre les informations météorologiques et faire un bilan des activités dans la région. Le soir, nous dinons "local". Un restaurant Tex-Mex obtiendra notre vote. Le Magpie & Stump. Correct.
Après le diner, nous faisons un tour au Minnewanka lake espérant voir des animaux à la faveur de la nuit tombante.

Nous verrons quelques mouflons.

Rien d'autre. 😕
5 août: Banff
Après le petit déjeuner, nous partons vers le Lake Louise. Que de monde!! C'est disneyland!! Il y a des employés qui guident les voitures sur le parking pour que l'on se gare rapidement et ne pas perdre de temps. Ensuite nous nous dirigeons vers le Fairmont Louise hotel.
La vue sur le lac est superbe 🙂

Voilà l'envers du décor 😛

Bon... retournons à l'image que nous vendent les guides 😛

Afin de fuir tout ce monde nous décidons de prendre le chemin de Mirror lake. 2,7 km de montée mais en forte pente. A l'arrivée, le lac est beau mais nous sommes déçus de ne pas avoir eu de beaux points de vue sur le lac Louise. Nous espérions bien pouvoir apprécier de lac de haut.

Nous opérons la redescente et partons en direction du Lac Moraine. L'ambiance est plus intime (enfin... tout est relatif) et nous faisons une petite balade le long du lac.



De retour, nous montons sur la colline des éboulis. C'est un joli point de vue en hauteur avec vue plongeante sur le lac.

Nous quittons le site et de retour à l'hotel, nous prenons un peu de repos à la piscine et ressortons en ville faire quelques courses et diner.
6 août: Banff
Ce matin, nous décidons de partir en direction du Sundance Canyon aux alentours de Banff. Le temps est couvert mais doux néanmoins. Nous partons pour 11 km de marche. Si le début de la randonnée est sympathique, les moustiques le sont moins!! Nous nous faisons dévorer (il n'y a pas d'autre mot) et toutes les bombes répulsives à appliquer sur les vêtements ou à même la peau n'y font rien. 🏴☠️.
Vallée de la Bow

Maxime à fond, contemplatif...

Le Canyon Sundance

Le retour sous le soleil nous épargne quelques piqûres de moustiques qui sont moins nombreux. Après avoir pique-niqué en ville, nous passons une partie de l'après-midi au Safeway du coin à faire des courses, puis à la laundry et enfin faire le tour de la ville à pied. Banff est très agréable. 🙂

Le soir, nous retournons à Minnewanka lake et pique-niquons à Cascade Pond au bord de l'étang. Nous ne verrons pas plus d'animaux que la veille. Juste quelques "fous" se baigner alors que l'eau est glaciale 😮.
7 août: Banff
Grasse matinée. Nous nous levons à 8h00 et allons déjeuner dans la salle commune de l'hôtel. Nous joignons ensuite le parking de Surprise corner à l'angle de Buffalo street et de Tunnel Mountain road pour entamer notre promenade du jour en direction de Hoodoos. La marche débute dans une pinède pour rejoindre la rivière Bow.
Après avoir longé un moment celle-ci, nous arrivons à une intersection. Pas de signalisation... nous prenons à droite, un peu au feeling (on va continuer à suivre la rivière). Mal nous en a pris. Après quelques centaines de mètres, nous sommes égarés et le chemin inverse n'est pas facile à retrouver. 😕. Nous sommes égarés, pas encore perdus...Nous coupons à travers la forêt et escaladons une colline, suivons des sentiers parcourus par des animaux, pas de traces humaines... Après quelques centaines de mètres à nouveau, nous rejoignons enfin, exténués, la route, un parking, le trail vers les Hoodoos que nous atteignons finalement.

Au retour, nous empruntons la bonne piste et retournons à notre voiture en maintenant bien le cap!! si cette randonnée n'est pas paumatoire, une erreur est vite arrivée. Ca nous servira de leçon. Nous nous restaurons dans un parc alentour et allons visiter les chutes de la rivière Bow. Il y a du monde, certes, mais la vue est belle sous un soleil toujours aussi chaud.

Nous rentrons à l'hôtel par Tunnel Mounbtain drive en milieu d'après-midi pour nous poser puis repartons en ville pour diner. Mais avant, shoping!!
8 août: Banff - Jasper
Aujourd'hui, nous devons parcourir la route des Glaciers en reliant Jasper. Nous attendons beaucoup de cette journée. Nous sommes chanceux, il fait toujours beau, les paysages seront splendides!! Nous quittons l'hotel à 8h30, passons à la poste et empruntons la Bow Valley road, petite route qui longe l'autoroute et la vallée de la Bow. Nous avons l'intention de faire des rencontres animalières!! Nous roulons lentement, nos sens à l'affut. Bon, je ne vais pas vous mentir... on ne verra rien!
La Route des Glaciers s'ouvre devant nous. Nous passons l'entrée du parc où l'hôtesse nous remet un plan de la Route des Glaciers (plus belle route du monde, il va sans dire 😛) . Nous sommes émus car il s'agit de la 24ème plus belle route du monde que nous prenons au gré de nos voyages. 😉. La route est vraiment splendide. Elle fait 230 km. Le point 0 au sud se situe à l'embranchement de la transcanadienne et de la promenade des Glaciers à Lake Louise

Tout d'abord, arrêt au Glacier Crowfoot Puis le lac Bow

Nous nous arrêtons, passage obligé au lac Peyto. Il y a des cars entiers de touristes, c'est noir de monde et excessivement bruyant. A noter qu'à ce point de vue il y a 2 parkings. Un pour les cars à 100 m du point de vue et un autre pour les véhicules de tourisme à 800m. Tout est fait pour que les passagers des cars fassent une visite "vite-fait bien-fait" du site.

Nous voyons encore une fois un ours noir accompagné de son petit. (photo floue 😕)

Nous faisons un arrêt au chutes Tangle...

...et passons sans nous arrêter au centre du champ de glace. Il y a vraiment trop de monde et des parkings géants pour faire un tour d'autobus avec des roues surdimensionnées, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous arrêtons aux sources bubbling pour déjeuner. La route se poursuit vers les chutes Sunwapta et nous bifurquons sur la route 93A pour visiter les chutes Athabasca. Splendides mais que de monde là encore!!

Nous arrivons à Jasper et décidons de prendre possession du bungalow où nous séjournerons 3 jours: Patricia Lake Bungalows, au bord du lac Patricia. Il s'agit de petits bungalows privatifs. C'est hyper calme, très bien entretenu et une literie dans les chambres superbe. Une de nos meilleures adresses de l'été.

Nous prenons un instant de repos dans le jacuzzi avant de retourner en ville procéder au ravitaillement pour le diner et les jours suivants.
9 août: Jasper
en quittant notre bungalow ce matin, nous croisons un superbe Wapiti sur la route avant d'arriver à Jasper.

La ville traversée, nous partons en direction du lac Maligne. Nous voyons un coyotte, craintif, lançant des regards derrière lui.

Nous arrivons ensuite sur le lieu de notre première randonnée du jour: Maligne Canyon. Nous marchons 5 km le long du canyon entre le premier et le sixième pont. C'est une randonnée facile et très agréable dont les paysages varient entre canyons et vues sur la rivière.


De retour, nous prenons la direction du Lac Maligne. Nous nous renseignons sur le prix de la croisière sur le lac. 57,75 $CAD par personne + taxes. C'est très cher, il n'y a pas de concurrence, ça sera sans nous. Nous profitons un instant de la vue (ça, c'est gratuit 😛) et partons faire le Mary Schaffer loop long de 3,5 km. Promenade alternant le bord du lac et la forêt.

Sur le chemin du retour, avant le lac Medecine, nous nous arrêtons faire un autre trail: Beaver trail. Super, on va voir des castors alors? Après 2km, nous arrivons au lac Beaver mais nous ne voyons pas la queue d'un castor.

L'arrêt photo au lac Medecine s'impose.

Ce lac a la particularité d'être vide l'été et plein l'hiver... enfin non, le contraire... vide l'hiver et plein l'été 😉. Bref, le peuple autochtone lui attribuait pour cette raison des pouvoirs magiques. Nulle magie. Nous sommes de retour au bungalow en fin d'après-midi. Nous nous délassons dans le jacuzzi et sortons en ville diner au Karouzo's steackhouse. Ca, c'est magique!! 😛
10 août: Jasper
Rveil à 7h30, petit déjeuner et douches (soyons clairs même si ce n'est pas mentionné chaque jour, nous prenions tous les jours une douche!!😛). Nous avons prévu, aujourd'hui de gravir le Mont Edith Cavell. Sur la route, encore une fois, nous croisons une superbe femelle Wapiti et prenons la route 93, route des glaciers ou donne la Cavell road. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir, je sors la carte. Il fallait prendre la route 93A et pas la 93! Hop, demi-tour en pestant (intérieurement je crois) contre la passagère supposée avoir la carte ouverte sur les genoux et nous atteignons la Cavell road. Cette route fait 12km et est interdite du fait de son étroitesse aux camping car. Effectivement si le revêtement de la route est bon, c'est pas hyper large. Cela dit, tout le monde va dans le même sens. Il est 9h30, chacun monte vers le Mont Edith Cavell. Nous nous préparons à entamer la randonnée.

Après avoir jeté un oeil sur le glacier via l'étang Cavell au premier plan...

...nous entamons la montée jusqu'à Cavell meadows Lorsque je parle de montée, c'est le bon terme. Il s'agit de 3 km de côte sans discontinuer. Mon genou recommence à me faire souffrir. Le paysage vaut vraiment la peine une fois atteint le sommet.

Les prairies fleuries

Nous voyons des marmottes et un cassenoix.


Nous reprenons le chemin de retour par un autre sentier et arrivons au parking 4 heures après le départ non sans avoir fait un saut au bord du lac alimenté par le glacier.

Sur le chemin du retour vers Jasper, nous faisons une halte à Valley of the five lakes mais nous ne sommes pas éblouis par le site et retournons à Patricia lake pour les tâches domestiques: boire des bières, manger des glaces et faire la lessive. C'est au choix, temps libre 😛. Le soir, dîner chez Earl's. Bonne adresse quoique un peu bruyant.
11 août: Jasper - Clearwater
Nous quittons à regrets le confort douillet de Patricia lake bungalows et prenons la route direction Clearwater et le parc de Wells Gray. Initialement je voulais faire la randonnée du lac Kinney mais fatigués par le trail de la veille nous filons directement vers Clearwater où nous arrivons vers 12h30 après avoir essuyé et ce pour la première fois des vacances quelques gouttes de pluie en chemin.
La preuve en image...

Après avoir procédé au ravitaillement et acheté une superbe pièce de boeuf pour faire griller le soir, nous déjeunons près du centre d'information et montons sur le parc de Wells Gray. Nous stoppons aux chutes Spahats. Il me semble que ce sont les plus "quelque chose" du monde mais je ne sais plus quoi 😛.

Nous arrivons au Trophy Mountain Buffalo ranch où nous devons séjourner 2 jours. Il y a là la possibilité de faire du cheval. Nous héritons de la chambre quadruple nommé Wolf. Accueil moyen, service moyen (j'avais pas envie de payer 5$CAD pour avoir internet!!😠) pour un prix global assez élevé finalement. Nous partons ensuite pour les Dawson falls

.. puis aux Helmcken falls.

Ces dernières sont très jolies et considérées comme les plus belles du Canada (on n'a pas de pot, d'habitude c'est plus belles du monde. Ils ont peut-être le sens de la mesure 😛)
Nous restons un moment assis à les contempler en prenant du bon temps sous le soleil. De retour à l'hotel, je demande naïvement à la réception où je peux faire griller mon super morceau de boeuf acheté le matin même. Ah, mais mon bon monsieur, ce n'est pas possible! Je peux vous vendre du bois et vous prêter une grille si vous me laissez 50$CAd en caution pour cette dernière. bon là, le mec il me gonfle vraiment. Sa balade à cheval, demain, il va pouvoir se la mettre en pendentif. A la place on fera du rafting! Nous partons pique-niquer à la Green Tower où malheureusement il n'y a pas de barbecue. Décidément, ce n'est pas notre jour 😕. La viande fini à la poubelle 😠. Le paysage est splendide et nous sommes seuls, ça nous console un peu.
12 août: Clearwater
Le rendez-vous pour le rafting est fixé à 9h15 pour un départ à 9h30 de Clearwater. Nous n'avons jamais pratiqué cette discipline et sommes un peu anxieux. L'accueil est bon. Nous enfilons nos combinaisons, notre gilet de sauvetage et notre casque et partons en mini-bus vers le nord. Je n'ai pas de photo à mettre en ligne mais croyez-le, ces tenues nous vont à ravir😎
Après avoir descendu les rafts des remorques et les avoir portés pour descendre vers la rivière (c'est marrant, il ne me l'avait pas dit le type au téléphone la veille que je ferai le sherpa 😊) nous plongeons dans la rivière et montons dans nos embarcations. Nous voyageons avec un couple d'allemands et une famille de russes. Nous écoutons attentivement les consignes (en anglais bien sûr) et démarrons 2h30 de descente. A mi-parcours, nous allons visiter une chute. Candle creek falls. Nous passons sous la chute et sautons dans le bassin. L'eau est très froide mais cela vaut le coup.
Nous continuons l'aventure et arrivons à bon port. Nous sortons les rafts de l'eau et rejoignons à pied notre point de départ.
Le tout fut vraiment très agréable bien que un peu cher quand même.
Après avoir pique-niqué, nous remontons sur le parc de Wells Gray et faisons le trail de Bayleys falsl. une heure trente de marche pour 4,5 km.
Nous longeons la rivière puis un lac et enfin finissons dans une forêt dont les arbres sont couverts de mousse et de lichen.

Nous terminons notre visite dans la partie la plus au nord du parc au bord du lac de Clearwater

Nous rentrons à l'hôtel et dinons au restaurant. C'est assez cher mais nous avons de bons légumes et de la bonne viande de bison.
13 août: Clearwater - North Vancouver Dans chaque voyage, il y a au moins une étape de liaison assez longue. Aujourd'hui c'est le cas. 530 km entre Clearwater et North Vancouver où nous devons prendre le ferry le lendemain pour lîle de Vancouver. Cette étape, monotone, nous la faisons d'une traite par l'autoroute. Nous ne faisons pas d'arrêts, notre principal objectif étant d'arriver à Vancouver et de trouver un hôtel.


Après 6 heures de route, nous redécouvrons la civilisation. Vancouver, ses embouteillages et ses travaux. Nous arrivons finalement à North Vancouver où nous trouvons un hotel Comfort Inn à une dizaine de kilmomètres de Horseshoe Bay. Nous us délassons à la piscine avec un café, un livre. Il y a un Denny's à proximité de l'hôtel. Le repas du soir est tout trouvé. Ca nous rappellera nos vacances aux USA.
14 août: North Vancouver - Tofino
Nous avons eu besoin du réveil ce matin. Celui-ci sonne à 6h10. Nous étions néanmoins déjà réveillés par la chaleur! après avoir déjeuné rapidement, nous arrivons à 7h30 à Horseshoe Bay, lieu de départ des ferries pour Nanaimo sur l'île de Vancouver.

Le bateau quitte son emplacement à 8h30 précises et après une traversée très calme arrive à Nanaimo à 10h10 comme convenu. Nous quittons le ferry et partons en direction de Tofino sur la côte ouest de l'île de Vancouver, lieu de notre prochaine étape.

Sur le chemin, nous faisons une halte à Cathedral Grove pour visiter une forêt de cèdres géants et de pins Douglas. 70 m pour le plus grand, 800 ans pour les plus anciens. Les mousses et les lichens créent une atmosphère spéciale même si nous faisons la visite sous le soleil.


Nous repartons vers Tofino non sans faire une halte au lac Sproot.
Le lac Sproot sous un ciel couvert avec au fond un hydravion

Arrivé dans les montagnes de l'île de Vancouver, il pleut. Pendant une heure, nous essuierons une pluie fine et nous repensons à la prophétie qui dit qu'il ne fait jamais beau à Tofino! Nous arrivons sur place à 15h et procédons au check-in. nous logeons au Adventure Inn bed and breakfast. Bonne adresse. Le propriétaire du B&B fait des sorties en mer pour aller voir les baleines. Pas de chance son bateau est en panne mais il est tellement désolé qu'il nous négocie au Whales Center des supers prix pour le lendemain 🙂.

Nous nous baladons en ville et allons à Tonquin beach. Nous sommes sur la plage, au bord de l'océan pacifique sous un beau soleil!

FREDXIII was there 😉


Nous dinons ensuite au Sobo. Restaurant à la mode. Une demie heure pour avoir une table et une heure pour avoir notre plat une fois ce dernier commandé. C'est bon mais vraiment trop long. En règle générale, les restaurants sont chers à Tofino.
15 août: Tofino
Nous profitons du petit déjeuner complet du B&B. Il est préparé par Aurélie une française, jeune trentenaire qui travaille là. Le rendez-vous pour aller voir les baleines est fixé à 10h00. Nous croisons en ville des groupes qui rentrent d'une sortie en mer.

Comme quelques jours auparavant au raft, nous enfilons de superbes combinaisons rouges. Elles sont nécessaire car si le temps est clément, il y a du vent et l'air est froid lorsque le bateau fonce à travers l'océan. Après avoir fait connaissance avec le capitaine du bateau, un indien qui vit de l'autre côté de la baie nous voilà partis tous les trois avec neuf autres compagnons à la recherche des baleines. Si on pensait faire une croisière, nous nous sommes trompés. Il s'agit d'une course, une chasse! nous sommes secoués car le batreau file à toute vitesse mais quelles sensations! Nous arrivons rapidement à proximité d'un couple de baleines (enfin le dos elles ne nous ont pas signé d'autographe) puis voyons un second couple quelques minutes plus tard sur un autre emplacement.


Nous sommes en train de mitrailler les cétacés lorsque le guide communique par radio avec des confrères. Soudain il nous demande de nous asseoir et c'est parti pour 15 minutes de course effrenée sur les flots. Heureusement, l'océan est calme mais à chaque saut du bateau, on a l'impression soit que l'on va passer par dessus bord ou que le bateau va se briser au prochain impact. Soudain, le bateau stoppe à proximité d'un autre. nous assistons alors à un spectacle pour lequel nous n'étions pas préparés (ni le guide d'ailleurs). Il y a 5 ou 6 orques batifolant dans les eaux.


C'est d'autant plus surprenant que les orques sont supposés ne revenir dans ces eaux qu'en septembre lorsque les températures baissent. Nous restons là un long moment avant de rentrer au port à vitesse moyenne cette fois. 🙂 Quel bon moment nous avons vécu en 2h30. Nous nous restaurons en ville près du skate parc et partons vers le sud le long de Pacific rim. Nous faisons un premier arrêt à Radar Hill qui est le point culminant de Tofino mais la vue est cachée par les arbres. Rien à voir. Nous partons donc en direction de Ucluelet. Nous faisons une randonnée de 4,5 km sur le Wild Pacific Trail à l'extrémité sud. La promenade facile est très agréable.



Nous allons ensuite à Long beach où Maxime nous fait une démonstration de surf sur une planche en bois et finissons notre visite à Wickanimmsch Beach. Les paysages sont splendides.


De retour à Tofino, nous achetons à manger en ville puis dinons dans la salle commune du B&B. Pizza et vin blanc.
16 août: Tofino-Victoria Nous quittons le B&B après avoir réglé la note. Partons de Tofino à 8h45 en direction de Victoria via Port Alberni, la grande ville du centre de l'île à 2 heures de route de Tofino. Je fais le plein du véhicule et en retournant à ma voiture plonge machinalement la main dans la poche de mon short pour y trouver... les clefs de la chambre. P...!!! le C...!! J'appelle le B&B et explique que je vais renvoyer les clefs depuis le bureau de poste. Ils sont désolés et s'en veulent car ils considèrent que c'est leur faute. Je leur certifie que non, que c'est de ma faute même si je pense exactement le contraire 😉 . 10,63 $CAD plus tard, nous reprenons la route vers Victoria. Nous faisons halte à Parksville charmante station balnéaire et arrivons à Victoria à 15h30 où nous procédons à la prise de la chambre. Nous serons à l'Admiral Inn pendant notre séjour. Nous avons un 2 pièces avec kitchenette. Hôtel assez bon marché et bien situé. Accueil très sympathique. Nous sortons en ville nous balader.



Nous jetons un oeil aux boutiques et nous nous offrons un savoureux fish and chips chez Joe's sur le port. Bonne adresse.
17 août: Victoria
Nous nous levons assez tard et allons en ville nous promener. La ville se met en marche doucement. Nous marchons dans les rues et profitons de la belle architecture des bâtiments.

De retour à l'hôtel, nous prenons la voiture et nous dirigeons vers Oak Bay. C'est un quartier résidentiel bordé de plages à l'est de Victoria. Nous nous reposons à Willow Beach pendant 2 bonnes heures puis retournons à l'hôtel pour nous rafraichir. Il fait très chaud, nous sommes vraiment chanceux. Le soir, diner en ville au Swanns pub.
Quelques clichés de la ville le soir




18 août: Victoria - Vancouver
Dernière partie de nos vacances. Nous quittons Victoria et l'île de Vancouver pour le continent et Vancouver. Nous devons prendre le ferry à 11h à Schwartz bay pour Tsawwassen au sud de Vancouver. Nous nous présentons tôt et obtenons une place sur le passage précédant à 10h. La traversée s'effectue à nouveau sur une mer d'huile et nous atteignons l'autre rive à 11h35. Nous montons vers Vancouver plein nord. Après notre traditionnel arrêt pique-nique, nous arrivons au Sunset Inn sur Burnaby street pour prendre possession de notre chambre. Quadruple, kitchenette et située au 10° étage avec vue sur la ville. Sympa.

Nous déambulons dans les rues d'une ville qui vit à 100 à l'heure et qui a des faux airs de San Francisco. Nous avons aimé cette ville qui compte 36% de sa population d'origine asiatique à tel point que les canadiens la nomme Hong-couver 🙂. Le soir, diner sur Davie street à proximité de notre logement. Le quartier est festif, c'est la semaine du film gay et lesbien 🙂. Nous rentrons à l'hotel et profitons de la douceur du soir et de la vue.

19 août: Vancouver
La nuit passée et le petit déjeuner avalé, nous partons en direction de Lynn Valley et plus particulièrement de Lynn Canyon. Il y a un pont suspendu et la destination sur le nord de Vancouver a l'air sympa, sans compter que, après plusieurs jours sans marcher, nous manquons d'exercice Nous faisons 2 balades. Twin falls et The Pool.


Le Parc vaut la peine d'être visité et est à mon avis plus intéressant que Capilano Bridge beaucoup plus populaire. Lorsque nous quittons le parc à 11h, il commence à y avoir beaucoup de monde. Nous montons sur Cypress Bowl road pour avoir une belle vue sur Vancouver mais la brume de chaleur empêche toute photo intéressante. Nous redescendons sur North Vancouver et empruntons Marine drive, sorte de voie où il y a plus de porsches que de porches et allons nous poser sur la plage de Dundarave Beach.
Au retour nous prenons le pont suspendu Lions Gate bridge qui ressemble au Golden Gate de San Francisco à part sa couleur verte et traversons Stanley Park en voiture.

Nous faisons quelques arrêts et décidons de revenir faire le tour de Stanley Park le lendemain à pied. Nous repassons à l'hotel et repartons en ville à pied du côté du terminal des bateaux de croisière sur Canada Place. Nous traversons le quartier des affaires.



Nous retournons dîner à l'hôtel dans notre chambre avant de sortir assister au coucher de soleil sur Sunset Beach la bien nommée 😎

20 août: Vancouver
Ce matin, nous avons prévu de faire le tour de Stanley Park. Depuis l'hôtel, il faut compter 2 km. Nous devrions faire 12km aujourd'hui. Nous sommes samedi et les habitants sont tous en roller, en vélo, en chaussures en train de faire du sport. Le front de mer est très plaisant.



Arrivés sur Stanley Park, nous découvrons que les vélos n'ont le droit de circuler que le sens anti-horaire. C'est bien, on les verra arriver face à nous car ils sont si nombreux! La balade est très agréable avec le front de mer d'un côté et le bois de l'autre.

Nous croisons les oeuvres éphémères d'un artiste Kent Avery et lui achetons quelques cartes de sa fabrication.



Après Prospect Point nous voyons 3 loutres. Une mère et ses 2 petits. Nous les regardons un moment jouer et se nourrir. Elles se fichent complètement des spectateurs.

Nous nous arrêtons près de Totem Poles et poursuivons notre balade.


Près du Vancouver Rowing club nous voyons 2 otaries dorer au soleil.

Le tour de Stanley Park est terminé et nous nous rendons sur English bay Beach ou nous nous baignons! il fait très chaud et l'eau est étrangement à la bonne température pour un bain.
De retour en fin d'après-midi à l'hôtel, nous préparons les valises pour le grand retour.
21 août: Vancouver
Dernière journée à Vancouver et au Canada. En général, cette journée est pourrie. Je traine ma peine et n'ai qu'une hâte, enregistrer les bagages et monter dans l'avion. Bon... le vol est à 18h25, va falloir trouver quelque chose à faire 😕. Nous trainons un peu dans la chambre et partons sur Granville Island. Il s'agit d'un quartier aménagé avec des boutiques, des équipements sportifs et une marina. C'est sympa. Nous assistons au retour d'un couple qui est allé pêcher le saumon. Le skipper découpe le saumon et tend la peau à 2 otaries qui n'attendent que ça, le cérémonial doit être le même chaque jour. 🙂.

Nous quittons Granville Island pour Richmond où nous faisons le tour des boutiques du centre commercial et joignons l'aéroport. Nous laissons le véhicule entre les mains du loueur et enregistrons nos bagages. Les vacances sont terminées, nous sommes en salle d'embarquement. Merci à ce magnifique aéroport qui nous offre le free wifi pour passer le temps. ADP pourrait en prendre de la graine! Peu de temps après le décollage, nous survolons les rocheuses.

Le vol retour de nuit est comme d'habitude interminable avec cette sale manie qu'ont les compagnies de nous réveiller pour nous offrir des trucs infâmes à manger. Encore un peu de patience... nous arrivons à Roissy et récupérons nos bagages 1h30 après notre arrivée. Les valises arrivent au compte goutte sur le tapis, les sanitaires sont noyés et sales. On retrouve l'organisation française, c'est un peu brutal. 😕
Il est 15h00 et nous sommes à la maison. Demain, on reprend le chemin du travail 🤪.
Cuba dévalue le CUC (mars 2011)
Excellente nouvelle pour les touristes...
Cuba aligne son peso sur le dollar US pour stimuler son économie locale LA HAVANE - Cuba a dévalué son peso de 8% pour l'aligner sur le dollar américain, a annoncé lundi la banque centrale cubaine, afin de stimuler ses exportations et le tourisme, et attirer des capitaux étrangers.
article complet: http://www.romandie.com/ats/news/110314162054.iy94req8.asp
Cuba aligne son peso sur le dollar US pour stimuler son économie locale LA HAVANE - Cuba a dévalué son peso de 8% pour l'aligner sur le dollar américain, a annoncé lundi la banque centrale cubaine, afin de stimuler ses exportations et le tourisme, et attirer des capitaux étrangers.
article complet: http://www.romandie.com/ats/news/110314162054.iy94req8.asp
Définir la France en un seul mot
Salut a vous forumeurs et forumeuses!!
Il y a quelques mois, j avais lancé un ptit jeu qui consistait à définir l Inde en un seul mot...A la finale ca avait été assez rigolo et révélateur de notre perception de ce pays...Beaucoup de termes étaient récurents et en disait long sur la facon d aborder ce voyage dans cette culture opposée à l occident.....Du coup, j ai décidé de le relancer en y apportant toute fois une nouvelle règle...Cette fois ci je ne vous demande pas d exprimer votre ressenti sur l Inde mais sur la........... France!!!....Oui oui....Ami forumeur tu as bien entendu....notre bonne vieille france raleuse et de mon point de vue....un peu....... emmerdante!!!! Je m en vais de suite ouvrir le bal de ce nouveau-super-supra-giga-passionnant-hallucinant-et excellentissime topic!!!!! Bon allez je commence...
- --raleuse--
- --raleuse--
Retour d'un voyage en Syrie et en Jordanie (mars 2010)
😉 Bonjour à tous,
Je suis de retour de mon voyage déjà depuis un mois environ, que le temps passe vite, et je suis déjà prête à repartir pour une autre destination ! Oh là ! Quel boulot !!!!
1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS
9 mars 2010
Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.
Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.
Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !
La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.
A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.
Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.
PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.
Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !
Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.
Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....
Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....
Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.
Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.
Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....
Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.
Capucine 18
1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS
9 mars 2010
Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.
Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.
Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !
La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.
A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.
Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.
PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.
Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !
Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.
Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....
Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....
Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.
Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.
Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....
Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.
Capucine 18
Vertus de l'échec, traversée des Calanques
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Achat d'appartement à Buenos Aires en mars 2009
Je pars en Argentine au mois de Mars 2009 pour l'achat d'un appartement a Buenos Aires
apres avoir googler et yahooer longtemps la plupart des blog, info, website (je parle francais, anglais, espagnol courament ) sont des gens qui ont acheter avant ou en 2007, il y a t il des gens, qui ont acheter en 2008 et veulent partager leur info recente ( prix metre carre, feelinf barrio, ...), mauvaise /bonne experience ( pas mal de choses ont changer : stamp tax obligatoire )... De plus si quelqu'un a deja acheter sur plan ( a estrenar)? merci pour toute les infos... merci pour tous, je ferais par de mon experience apres ( surement vers juin 2009)
merci d'avance 😏
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Obtenir un visa nigérien à sa frontière partagée avec le Bénin?
Je n'ai pas réussi à obtenir beaucoup d'informations sur le visa nigérien! Est il possible de l'obtenir à la frontière Bénin-Nigéria ? Connaissez vous des postes frontières officiels? Toute réponse mêmeminime peut m'être très utile car je pense être dans l'obligation d'y passer par économie.
Merci d'avance
John
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John











