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Voyage en Inde du Nord de trois semaines en novembre
by Countryboy · 2010-03-15 · 19 replies
Salut, je vais partir seul en inde du nord pendant 3 semaines (du 27.10 au 17.11.2010), je n'ai que le billet d'avion qui me fera atterrir à New Delhi, je désire parcourir l'inde du nord en bus et train, je pars avec juste un sac à dos, je voudrais des conseils de voyageurs pour savoir où dormir, où manger, quoi visiter (pas cher bien sûr!!!) J'ai 40 ans, homme et ce sera mon premier voyage ! Merci d'avance pour vos précieux conseils. Patrick
Comment compléter/ajuster mon itinéraire de Québec à Toronto en dix jours?
by Spear · 2010-02-07 · 27 replies
Bonjour,

Courant Mai, j'emmène mon épouse au Québec, pour un itinéraire en voiture dans ce pays qui nous appelle depuis longtemps. Nous atterrirons à l'aéroport de la ville de Québec, et à la fin du dixième jour, nous prendrons le bus de nuit depuis Toronto pour aller à New-York (pendant 3 jours) pour repartir vers la France.

J'ai commencé à doucement " poser " un itinéraire, mais j'avoue que j'ai du mal à m'y retrouver, surtout sur le temps qu'il faut passer aux différents endroits, et j'ai quelques hésitations.

Je vais décrire ici mes idées, et mes interrogations, si quelques voyageurs ou cousins pouvaient m'apporter quelques éclaircissements, je leur en serai reconnaissant.

Je n'en suis qu'au début, et n'ai pas encore fait le tour des choses à voir sur place, donc ça ressemble pour l'instant plus à un itinéraire qu'autre chose.

Voici l'itinéraire : 1 - Arrivée à Québec - balade - nuit sur place dans le vieux Québec 2 - Journée à Québec et alentours (Ile d'Orléans, Frontenac ....), nuit sur place. 3 - Départ pour le parc de la Mauricie, et nuit sur place. 4 - Montréal 5 - Gatineau (musée des civilisations, parc Oméga) 6 - Toronto 7 - Chutes du Niagara 8 - Toronto et départ pour NYC.

Manquent 2 jours pour compléter ou rester plus longtemps à certains endroits. J'ai essayé de mettre des étapes où il n'y a jamais plus de 200 kms par jour.

Précisions : Au risque de passer pour un hurluberlu, Montréal et Toronto sont optionnels, les villes " à l'américaine ", ça n'est pas vraiment notre crédo pour le Québec, elles sont surtout là pour jalonner le parcours, je n'ai pas plus envie que celà d'y aller. Ce sont surtout les paysages, la nature, les québécois, l'histoire et la culture qui nous intéressent.

Interrogations & envies (dans l'idéal) : - Y-a t'il des choses à ne pas manquer au NORD de la ville de Québec ? J'ai fait tout l'itinéraire au départ de Québec, en descendant, mais s'il y a des incontournables au nord, c'est volontiers que je les ajouterai ! - J'aurais bien ajouté une " cabane au bord d'un lac ", pour une nuitée, mais j'avoue n'avoir pas encore cherché :) - L'idée de rencontrer des autochtones hurons ou d'approcher leur culture est très séduisante, mais j'ai lu beaucoup de " bof " sur Wendake qui ressemble à une attraction touristique pure et dure. Existe-t'il des endroits plus authentiques imprégnés de culture amérindienne ? - Une journée avec un trappeur serait une sortie super sympa également (mais je ne sais pas si c'est possible, et surtout où sont les grands sites géographiques de trappage).

Voilà en gros l'idée, et quelques pistes/rêveries à l'étude. Il y a sans doute une part de mythe que le maudit français :D que je suis souhaite approcher (les trappeurs, les amérindiens ...). Le seul mythe que je sois sûr d'approcher pour l'instant, au delà des paysages magnifiques, c'est la fameuse poutine qu'il me tarde de goûter :D

Merci d'avance pour tout conseil d'ajustement, s'il faut rester plus longtemps à un endroit donné, en éviter un autre, ou à tout prix passer par Montréal ou Toronto intra-muros, n'hésitez surtout pas !

Un dernier point, je suis dans le brouillard complet sur la partie Ontario. J'ai mis Kingston / Gananoque, mais je n'ai aucune idée de ce qu'il y a à voir / faire sur la route des chutes du Niagara, mes guides se limitant au Québec purement et simplement.

A bientôt,

Mat
Preuve de sortie du pays nécessaire avant de monter dans l'avion pour la Thaïlande?
by Denis72 · 2009-12-07 · 39 replies
Bonjour,

J'ai lu pas mal de choses sur ce forum à propos des visas double entrée, de leur prolongation / renouvellement et des refus de monter à bord d'un avion si l'on ne dispose pas d'une preuve de sortie du territoire.

J'ai malgré tout encore qq questions (désolé si on y a déjà répondu 🤪) :

J'arriverai en Thailande par avion en provenance de Delhi (Jet Airways) avec un billet aller simple le 28 décembre 2009 et munis d'un visa "touriste double entrée" (soit 2 mois + prolongation 1 mois, sortie du pays, puis encore 2 mois + prolongation 1 mois : au total 6 mois et ensuite deuxième visa au Laos pour rester 6 mois de + en Thaïlande). Je n'ai pas de billet aller-retour car je resterai 1 an en Thaïlande.

J'ai lu que si je n'avais pas de billet (avion, train ou bus) de sortie du pays, la compagnie aérienne pouvait me refuser de monter à bord.

Je compte donc acheter un billet le moins cher possible pour n'importe quelle destination en dehors de la Thaïlande, billet que j'annule dès mon arrivée le 28/12 ?

Quelle date doit figurer sur ce billet de sortie du pays ? 2 mois de + que la date d'arrivée ou 3 mois de + (vu que je prolongerai le visa d'un mois) ?

Faut-il avoir ce billet lorsque je me présenterai à l'immigration pour prolonger le visa d'1 mois ?

Les mois de visa sont des mois de 30 jours ?

Merci pour vos réponses 😉
Votre avis sur la Pologne?
by Fokker70 · 2009-11-09 · 8 replies
Bonjour, je lance un sujet sur ce que vous pensez de la Pologne??

Que vous connaissiez ce pays grace à différents voyages ou simplement par des échos ou les médias.

Chacun peut venir dire ce qu'il pense de ce pays, mais ce sujet est aussi là pour arrêter les images fausses et vous faire découvrir un pays méconnu des français.
Trois semaines dans le nord de l'Argentine: Salar d'Uyuni ou pas?
by ThomasLav · 2009-11-08 · 11 replies
Bonjour,

J'envisage de partir pour trois semaines au mois d'août 2010 dans le nord de l'Argentine. Je pense arriver et repartir de Buenos Aires. C'est encore un peu flou pour l'instant mais j'envisage de passer un peu de temps à Buenos AIres, à Iguazu et à Salta. Au vu des distances, est ce que ça vaut le coup de monter jusq'uen Bolivie (j'aimerais bien faire un tour dans le salar d'uyuni!!)?

Ou vaut-il mieux se contenter de la région de Salta qui a vraiment l'air grandiose!

Et sinon, du côté chilien? Le desert d'Atacama? Ou le salar d'Atacama? Est-ce plus accessible depuis Salta qu'uyuni?

Tant que je suis dans les questions: où est-il judicieux de faire étape entre iguazu et salta? Je précise que je pense faire un maximum de trajet en bus et éventuellement prendre l'avion pour revenir de Salta à Buenos Aires. A moins de faire étape à Cordoba en "redescendant"? Mais ça risque d'être trop long!

Voilà, si vous avez des propositions d'itinéraires pour un voyage de ce type, je suis preneur!

Merci
Namibie: privilégier le nord ou le sud pour une quinzaine de jours en septembre 2010?
by Copottiez · 2009-10-14 · 8 replies
Bonjour, Je suis en train de faire un itinéraire pour une quinzaine de jours en Namibie en septembre 2010 en voiture ou 4/4 et j'hésite (hormis les classiques bien sûr, Namib, Etosha, Waterberg, Walvis Bay, ...) entre le sud (Fish River Canyon) et le nord (jusqu'à Epupa). Et en 15 jours qu'est-ce qui est réaliste? Merci
Hôtel le long de la RN7 à Madagascar?
by Andreatos · 2009-07-08 · 47 replies
Bonjour à tous les forumistes Pouvez vous me conseiller des hotels sur le long de la RN7. Je cherche un certain confort (sanitaire à l'intérieur).

vOICI Mon itinéraire

Antsirabe : hotel des thermes (déjà réservé) Ambositra Ranomafana Ambalavao Ranohira Anakao : longo vezo (déjà réservé)

Pour le reste, j'attends vos conseils

Andréa
Hébergement et transports dans le nord de l'Argentine?
by Naniebox · 2009-07-07 · 4 replies
Bonjour,

Je pars avec mon compagnon 18 jours fin septembre. Je voulais dans un premier temps avoir qq bons plans hébergement pour les villes de la liste ci-dessous . C'est une liste non exhaustive car notre itinéraire n'est pas encore totalement fixé (si vous avez des suggestions d'itinéraires je suis preneuse) : Buenos Aires, Rosario, Cordoba, Mendoza, Cafayate, Salta, Jujuy, Tilcara, Iguazu .

De plus avez vous des noms de bonnes compagnies de bus?

Merci pour vos réponses car j'imagine que ce sont des questions qui reviennent souvent...

PS : je pense sûrement poster d'autres discussions car je me plonge enfin dans l'oragnisation de ce voyage
Sac à dos pour la Corée?
by CaillouxXx · 2009-05-27 · 19 replies
Bonjour,

Nous sommes deux étudiantes qui partons un moi pour la Corée du Sud (c'est pas le moment... ?quoi un petit coup de radiations nucléaires ça fait de mal à personne, au pire on reviendra avec un troisième bras...🏴‍☠️)

Arrêtons là les plaisanteries, nous avons un petit problème, c'est notre premier voyage en sac à dos et nous ne savons pas quoi mettre dans ce fameux sac à dos. Pour faire simple nous partons en sac à dos une semaine et demi puis nous rejoignons un chantier international les deux semaines suivantes.

Alors voici mes principales question : Qu'est-ce qui est indispensable dans un sac à dos pour la Corée? Les auberges de jeunesse sont elles assez sures pour y laisser les dits sacs durant la journée? Toutes les combines et astuces sont les bienvenues! 😉
De Arles à Rome par la Via Aurelia
by Tomas3 · 2009-04-09 · 64 replies
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps

Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...

31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:

« préambule d'une longue marche de printemps »

Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.

A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...

Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.

La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).

Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)

le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.

J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »

ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...

J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.

La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...

Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..

2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »

Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...

L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.

Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..

3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet

La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.

L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)

ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...

Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...

3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »

je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...

il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.

J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)

4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:

on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...

Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...

5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »

je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...

Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...

Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)

FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?

Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...

Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.

Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.

Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...

6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »

si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.

Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».

Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...

Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.

Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.

L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.

7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne

Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...

I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...

Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?

Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.

La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Volcan à voir dans le nord de l'Europe (Belgique-Allemagne)?
by Volks1986 · 2009-03-25 · 6 replies
Bonjour ! j'aimerais savoir dans quel région en europe (belgique-Allemagne) s'il aurais un volcan à voir !!! Merci !
Acheter un terrain à Paracuru (nord de Fortaleza, Brésil)
by ZionCaraibes · 2008-10-22 · 14 replies
Bonjour à tous, je viens de passer 3 sem au nordeste, juste le temps d'avoir envie d'y investir et de regarder qq terrains et maisons, mais trop court pour agir... Pour cette région, la bande de plage au nord de Fortaleza, je suis évidement à fond dans le Kite, sinon aussi médecin généraliste-urgentiste, mais je ne pense pas pouvoir vraiment travailler là-bas, alors plutôt pour des vacances. J'ai vu de belles choses, surtout à Paracuru, (aussi à Icaraï de la Montada, mais les prix bcp moins interessants). Il y a des villas interessantes mais c'est ensuite toute une gestion, et comme je pense d'abord investir puis m'y consacrer d'ici 2 ans, je pense que l'achat d'un terrain est bcp + simple dans un 1er temps. Surtout que j'ai une idée très arrêtée sur mon type de ptite case, et que la construction là-bas ne parait pas poser de pb.

Alors mes questions: Faut-il se précipiter pour investir ? avant que les prix ne montent, et que les terrains vue-sur-mer ne disparaissent. Me conseillez-vous de visiter d'autres lieux, à savoir vent & vue mer, prix et placement interessants

Merci à tous.

Merci.
Tour du nord-est du Vietnam
by Larsay · 2008-09-25 · 6 replies
LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est compliqué.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !

Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :

- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;

- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.

Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !

POUR LES AVENTURIERS

Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

HANOÏ - CAO BANG

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

BABE – CAO BANG

A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).

CAO BANG

DORMIR

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on

pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :

d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC

LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.

POUR ALLER A HA GIANG

- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.

On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.

L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).

- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.

Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Circuit en Éthiopie durant la fête de Timkat?
by Tamerlan95 · 2008-09-21 · 37 replies
Bonjour!!!!🙂

voila, je voudrais partir faire un circuit en Ethiopie durant la fête de Timkat, j'ai déjà choisi l'agence avec la quelle je voudrais partir et j'aimerais savoir pour ceux qui sont partis dans ce pays durant cette fête si cela vaut vraiment le coup de payer bcp plus cher pour y assister que de partir à une autre date!!!!

Mon circuit en fait est de 17 jours et nous rayonnons surtout dans la partie nord du pays!!!

Pour ceux qui ont vécu cette expérience de l'Ethiopie cela serait sympa de m'en faire part!!!!

Merci et bon week end!!!😉
Information pour se rendre au nord de l'Afghanistan (visa et autres)
by Sjeanmarc · 2008-08-01 · 11 replies
Quelques infos pour ceux qui souhaitent se rendre au nord de l'Afghanistan (avec les réserves du site du Ministère des Affaires Etrangères) Visa au consulat afghan à Khorog : 50US$ en 2 heures ou 30US$ sous 3 jours - se munir d'une photo - pas besoin de LOI Autorisation pour la vallée de Wakhan : normalement à Faizabad (à la guesthouse Aria aria.gh@yahoo.com qui vient d'ouvrir, ils disent pouvoir l'obtenir dans la journée et peut être voudront vous vendre le véhicule avec...) - je l'ai eu directement à Ishkashim à la police des frontières sous forme d'une feuille A4 coupée en 2 et manuscrite sans tampon et cela a permis de passer les différents postes de contrôle (mais apparemment, il vaut mieux avoir quelqu'un qui connaît pour éviter de passer à Faizabad...). La partie entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil est superbe : paysages, wakhanis... Points de contrôle dans le Wakhan : 1er à Kazideh, 2ème à Khandut et 3ème à Qala e Panja Guesthouses : nouvelle guesthouse à Faizabad dans la ville nouvelle - Aria Guesthouse à 25US$ avec petit déjeuner - L'Ariana Guesthouse de Kunduz est à 10US$ avec salle de bain (et eau courante) dans la chambre. Dans le Wakhan, une guesthouse à Sargaz : le village avec la vue sur le Baba Tangi est beau, il y a des bains chauds et propres pour se détendre après un trek et faire une petite boucle au pied du Baba Tangi en passant par les villages de Kezget et Kurut est superbe. Etat des routes Wakhan : petit à petit des ponts se construisent et le passage difficile avant Qala e Panja devrait être terminé cette année. Nous n'avons pas pu atteindre Sarhad e Broghil à cause des hautes eaux, 5km avant le village. La route reste globalement difficile avec environ 6h en 4*4 entre Ishkashim et Qala e Panja et idem entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil. Des ponts se construisent entre les 2 rives entre Qala e Panja et Sarhad et Broghil. Etat des routes Ishkashim - Faizabad - Kunduz - Doushanbe : route en mauvais état entre Ishkashim et Faizabad, très belle sur la partie proche d'Ishkashim – des champs de pavot en cours de route. La route entre Faizabad et Keshem est en train d'être complètement refaite avec des travaux impressionnants. La partie Keshem – Kunduz et Kunduz – Frontière tadjik est parfaitement asphaltée. Passages frontière Afghanistan – Tadjikistan : à Shir Khan Bandar, le pont est opérationnel (ouverture à 9h du matin). C'est un peu la foire côté tadjik (camions de partout, poussière indescriptible). Passage facile à Ishkashim (fermé le dimanche - ouverture à 9h du matin). Frontière ouverte à Khorog vers le lac Shiva. Ils parlent d'ouvrir dans l'avenir un point de passage au niveau de Langar qui faciliterait grandement la visite de la partie entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil (pas de date à ce jour). Internet : à Kunduz bâtiment Roshan près de principal rond point du centre. L'Aria Guesthouse à Faizabad le propose.Bon voyage pour ceux qui partent et prévoyez du temps pour la partie après Qala e Panja. Cela vaut la peine...
Se marier en France avec une Thaïlandaise au cours d'un visa touristique
by Siamchang · 2008-03-16 · 60 replies
Bonjour à tous. Je vais vous exposer ma situation, pour savoir si certains l'ont déjà vécue, et si ils peuvent m'aguiller sur la meilleure façon de procéder. Ma compagne est Thaïlandaise et se trouve actuellement chez moi en visa touristique de trois mois. Petit imprévu: je l'ai mise enceinte. Alors certes, nous n'avons été raisonnables ni l'un ni l'autre, mais il est temps d'assumer. Pas question d'IVG, pas dans ces conditions, de plus elle est bien évidemment bouddhiste et se refuse à celà. Et quelque part, malgré la difficulté de la situation, cette nouvelle nous rend heureux. J'ai pris des renseignements auprès de la préfecture, elle ne peut être régularisée actuellement, même dans son cas particulier. Des amies assistantes sociales m'ont conseillé de la garder en situation irrégulière, au terme de son visa, jusqu'à la naissance de l'enfant. Là, elle pourra demander une carte de séjour, et mon enfant sera français. Au départ, cette perspective ne l'enchantait guère, elle pensait repartir, et dès son arrivée là-bas, entamer immédiatement les démarches pour le visa de mariage, pour revenir au plus vite. Mais elle commence à se sentir fatiguée et pense qu'il ne lui sera pas possible de prendre l'avion, et encore moins deux fois. Donc nous revenons à l'idée de la situation irrégulière. Côté suivi médical de la grossesse, trois mois de présence sur le sol français lui donne droit à l'AME et aux soins gratuits, même en situation irrégulière. Mais si nous procédons ainsi, et si elle finit par effectivement obtenir des papiers, le jour où nous retournerons en thaïlande, ne risque-t-elle pas d'être ennuyée pour repartir? Et je n'ose imaginer les problèmes si on se fait griller pendant les quelques mois de situation irrégulière, et qu'elle est expulsée, je ne suis pas prêt de revoir ma compagne et mon môme. Et qu'il naisse en thaïlande compliquerait énormément les choses. Quand au suivi de la grossesse là bas, je n'ai pas trop confiance, surtout que si je ne suis pas derrière elle pour faire tous les check up nécessaires... Par ailleurs, il était dans nos projets de nous marier dans l'année, mais nous allons le faire dès à présent, le mois prochain, nous déposons le dossier la semaine prochaine. C'est chose possible lors du visa touristique. Si celà ne régularise aucunement sa situation, celà devrait je pense nous aider par la suite et montrer la sincérité de notre démarche. Celà m'amène à une autre question: dans le cas d'un couple franco thai qui se marie en france au cours d'un visa touristique, si la femme retourne au pays, comment celà marche pour demander le visa suivant, elle doit demander un visa de mariage malgré tout, ou un visa long séjour, en prouvant qu'elle s'est mariée? Est ce que l'ambassade ne risque pas de faire blocus, voit-elle d'un bon oeil qu'un couple ne patiente pas pour obtenir un visa de mariage, et se marie au cours d'un visa touristique? Merci de vos lumières sur ma situation. Merci de ne pas poster des commentaires exprimant des doutes sur la sincérité de ma compagne ou jugeant notre "folie", ce n'est pas ce dont j'ai besoin, et la solidité de notre couple n'est plus à prouver, et les débats sur la vénalité des filles thais ne m'intéressent pas.
Limitations de vitesse, radars et police aux Etats-Unis
by Nobody · 2008-02-24 · 75 replies
Bonjour,

A titre purement documentaire, 😉, quelqu'un peut-il nous dire quelles sont les habitudes en matière de contrôles de vitesse sur les routes de l'Ouest américain ? les contrôles sont-ils fréquents (tous les x km ??) plutôt en ville ou sur autoroutes ? sont ils "planqués" ou visibles ? pratiquent-ils une certaine tolérance (5, 10 ou 20 miles) ? quelle est la sanction pour un "léger" dépassement de 5 ou 10 mph ? ???

Merci à ceux qui connaissent, ou à ceux qui ont eu une expérience, de nous faire partager leurs points de vue...

Bonne fin de ouiquende
Randonnée chamelière de deux/trois jours en Tunisie au mois d'avril
by Crayon · 2008-02-03 · 7 replies
Bonjour, Je serai en Tunisie du 20 au 27 avril 2008. je souhaite partir en rando chamelière (1 ou 2 nuits) avec mon fils de 7 ans depuis Douz ou un autre village du coin. C'est jouable avec un enfant de 7 ans (plutôt sportif) ? Peut-il monter un dromadaire ou c'est craignos à cet âge ?!!! Il fait pas trop chaud déjà à cette période ? Faut-il réserver depuis la france ou on peut improviser sur place sans se faire "exploser" question prix ? Cela se fait-il à partir de 2 personnes, ou alors il faut rejoindre un groupe (pas de problème) ?

Bref, toute info pratique sera la bienvenue !!! Je trouve les guides du Routard et Lonely assez vagues...du genre "c'est magique, on vous proposera plusieurs formules sur place" : oui, mais quoi ? Comment ? Qui ?!!!!
Destination en Europe du Nord pour l'été 2008?
by Gilen · 2008-01-30 · 8 replies
Bonjour,

Je compte peut-être partir en vacances dans le nord de l'Europe cet été avec un ami. Je souhaiterais avoir vos conseils sur quelques points précis: le choix de la destination: nous hésitons encore sur notre destination: Norvège, Suède, Finlande, Islande? C'est surtout le budget dont nous disposons qui nous guide! Lequel de ces pays vaut le plus le coup (fiancièrement et touristiquement parlant?) le budget à prévoir (hors billet d'avion): nous aimerions ne pas dépasser les 1000 euros chacun pour une dizaine voire une quinzaine de jours. J'ai lu que la vie est assez chère dans ces pays mais est-ce possible? l'hébergement: tente et sac de couchage semblent-ils une bonne solution, en particulier pour faire des économies? Le climat et les campings dans ces pays le permettent-ils? les transports: quel est le plus intéressant dans ces pays ? bus? train? location de voiture sans doute trop onéreuse? les circuits: avez-vous des circuits particulièrement intéressants à nous proposer dans l'un de ces pays, en sachant que nous sommes surtout à la recherche de nature et de grands espaces?

Merci d'avance à tous ceux qui pourraient nous conseiller.

Guillaume
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
by 321 · 2008-01-27 · 192 replies
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

~

Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.

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