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Retour aux Marquises: les îles méridionales Hiva Oa, Tahuata et Fatu Iva
by Vaikeaiti · 2020-08-07 · 34 replies
INTRO En ces temps épidémiques troublés, la Polynésie Française - et en particulier l' archipel des Marquises - ont des atouts exceptionnels en matière de tourisme. A ce jour, l' épidémie de Coronavirus a juste effleuré le Territoire -presque uniquement Tahiti et Moorea - dont les îles éloignées ont été strictement confinées dès le départ, les offres sanitaires et hospitalières sur place étant très limitées. Pour l' instant, la situation est sous contrôle. Le tourisme retrouve lentement ses marques depuis la mi-juillet. Il s'agit actuellement plus de tourisme local que de tourisme international, bien que la destination Polynésie / Marquises soit attirante : beauté et unicité des paysages, authenticité d'un archipel, certes situé à 4 heures d'avion ATR de Tahiti, mais que l' on peut facilement découvrir en solo et donc en dehors de la très onéreuse croisière sur l' Aranui, sécurité physique mais aussi sanitaire. Les Européens - dont une majorité de Français - arrivent... Ils avaient déjà leurs billets depuis des mois et l' entrée sur le territoire est facilitée. Nous devions faire ce second voyage aux Marquises en mai dernier, mais il fut annulé jusqu'à la reprise progressive des vols en interne. Nous avons simplement acheté un billet Air Tahiti en ligne, sans utiliser le Pass Marquises qui ne permet pas de visiter les deux îles les plus méridionales, à savoir Tahuata et Fatu Iva, dépourvues d'aéroport. On ne peut y aller qu' en bateau, en excursion à la journée ( ou plus bien sur ) pour Tahuata et en navette municipale au départ de Hiva Oa pour aller à Fatu Iva. Les horaires changeant fréquemment, la première chose à faire est de se renseigner sur les jours de passage vers Fatu Iva. En ce moment, il y en a trois : le lundi ( départ à 2 heures du matin ), le mardi ( départ à 6 heures ) et le samedi ( départ à 6 heures également ). Mais tout cela aura peut-être changé dans 3 mois. Il faut donc une stratégie d'approche ! On peut rajouter la visite de ces deux îles à celles qui sont incluses dans le Pass, à savoir Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Prévoir alors une extension de 8 jours environ, à partir de Hiva Oa. Pourquoi vouloir absolument visiter ces deux îles peu accessibles ? Justement parce qu'il faut les mériter ! Elles demeurent très différentes. L' une, Tahuata, a un lagon, des plages de sable blanc, des falaises abruptes, des baies échancrées ourlées d'une végétation luxuriante, des couleurs uniques dans les bleus et turquoise et culmine à plus de 1000 mètres. L' autre, Fatu Iva , est une beauté sauvage et altière avec ses à-pics qui dévalent vers l' océan bleu outremer ( ou 'moana' en tahitien ), connue surtout pour sa fameuse baie des Vierges, considérée par beaucoup - en particulier les navigateurs - comme la plus belle île de Polynésie. Dans mon premier carnet sur les Marquises, j' avais déjà mentionné notre séjour à Hiva Oa, un peu trop court. Cette fois, entre notre arrivée et notre retour, nous passerons 4 nuits à Hiva Oa et 4 nuits à Fatu Iva. Une journée et demie sera consacrée aussi à Hiva Oa. Avant de partir à la découverte de ces îles polynésiennes lointaines et peu visitées, quelques chiffres édifiants qui montrent que les Marquises ont échappé de peu à l' oubli, à la perte de leur identité singulière et à la disparition de leur culture. L' archipel comptait 20000 habitants en 1842, seulement 2000 en 1920, environ 8000 actuellement en 2020. Au début des années 1920, c'est grâce à la politique nataliste du Dr Rollin, administrateur des Marquises de l' époque, que la situation commença lentement à s' améliorer. Ensuite et paradoxalement, ce fut un évêque, Mgr Lecleac'h, qui s'érigea en animateur engagé du réveil identitaire, via la sauvegarde du patrimoine, la reconnaissance de la langue marquisienne ( et non tahitienne ), les danses ( jugées trop lascives par les missionnaires ), les chants, le tatouage, enfin l' artisanat inspiré des motifs et des symboles de la culture ancienne. L' icône du renouveau marquisien est sans conteste le tiki, demi-dieu et créateur de l' homme. En lui réside la divinité et les ancêtres légendaires.



TAHUATA ou Île Lumière

DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.

UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.

UN PEU DE GEOGRAPHIE

Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!! JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von Langsdorff

Retour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.

UN PEU D HISTOIRE

Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.

Prise de possession officielle de Tahuata De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars

Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet ) Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )

Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial

Guerriers marquisiens 19ème siècle

L' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.

FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.

ACTIVITES TRADITIONNELLES

Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.

Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique





Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.

SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.

UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )

De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.

FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.

ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.

Suivez-moi en page 2.....
Que faire en trois jours et demi à Malte en février
by Johndoex3x · 2020-02-27 · 9 replies
Bonjour Nous partons pour 3 jours et demi semaine prochaine

jour 1 la valette

jour 2 gozo

jour 3 mdena/rabat

jour 4 1/2 journée 3 cites

Je me questionne sur gozo : raisonnable ou pas? ET que faire là bas en février.

J’attends vos suggestions. Merci Beaucoup Pascal
Compte rendu sur le MS Lofoten de Hurtigruten du 14 au 21 octobre 2019
by Jany95 · 2019-10-24 · 59 replies
Dès nos premières croisières, la Norvège s’est imposée dans nos rêves de voyage, en particulier sur l’HURTIGRUTEN le fameux Express côtier norvégien que l’on prend pour « la plus belle des croisières » de Bergen à Kirkenes et retour.

Nous partons sur le MS LOFOTEN de Kirkenes à Bergen. Ce n’est pas n’importe quel navire. Quand nous avons croisé les premières personnes qui le connaissent, ils disent tous : Il a un charme fou. Cette maxime en dit long sans trop expliciter. Pourquoi dire qu’il a du charme, cela cache bien quelque chose. Ce n’est pas un simple bateau de croisière. Il n’est ni confortable, ni high-tech, ni silencieux. C’est un bateau de travail qui relie d’abord les gens, les norvégiens et les autres dans la vie quotidienne, un cargo, un taxi, un transporteur. Il navigue et fait escale de jours comme de nuit pour 15 minutes ou quelques heures. Les norvégiens y montent aussi pour manger, tricoter et jouer au dés. Accessoirement, la vue est somptueuse tout le long du parcours. Impossible de décoller le regard de ces merveilles toujours renouvelées qui défilent sous nos yeux. L’ambiance est familiale et le personnel très professionnel toujours chaleureux et accueillant. La nourriture est divine pour peu qu’on aime le poisson et la cuisine norvégienne. L’ HURTIGRUTEN est une institution et ce bateau le MS LOFOTEN est aussi un témoignage d’un art de vivre des années soixante. Construit en 1964 et bientôt remplacé il est vivant, vibre, roule tangue et ronronne inlassablement. La première nuit, on ne dort pas, les suivantes on est bercé ou presque. Pas de toilette privée, douche au pont inférieur et cabine minimaliste mais ça y est on est sous le charme. Un charme fou et nous venons de comprendre ce que voulait dire les gens. Cette croisière est magique et le MS Lofoten enchanteur, laissons le charme agir.

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Nous prenons l’avion pour Kirkenes qui se trouve tout en haut de la Norvège près de la frontière russe pour rejoindre le bateau de Kirkenes à Bergen. Le tour classique fait Bergen-Kirkenes-Bergen en 12 jours mais nous ne faisons que la 2e partie, n’ayant pas assez de congés.

Notre vol SAS de 15 h 05 de Paris Charles de Gaulle fait d’abord escale à Oslo (1 h 30) puis nous arrivons à Kirkenes vers 20 h. Il fait nuit. Comme le vol arrive tardivement nous sommes obligés de prendre une nuit d’hôtel avant d’embarquer.

Nous quittons l’aéroport qui est tout petit pour prendre le bus Flybussen (110 kr/pers soit 11 euros) qui attend devant l’unique porte d’entrée. Ce bus attend les derniers arrivés pour quitter l’aéroport et dépose devant les principaux hôtels de la ville. (vous pouvez aussi le prendre pour aller directement au bateau Hurtigruten si votre vol arrive le jour de l’embarquement).

Nous descendons du bus au Scandic Hôtel puis nous nous dirigeons vers notre hôtel qui se trouve non loin de là, le Kirkenes Hôtel. Ce petit hôtel sans prétention qui se trouve au dessus du Shanghai Restaurant nous suffit pour passer la nuit : chambre minimaliste avec Douche et WC, bouilloire, frigo, cuisine sur le palier où on peut cuisiner (88 euros). (je crois que nous sommes les seuls clients de l’hôtel cette nuit là !😉)

En chemin nous nous sommes arrêtés dans un Eleven prendre des sandwiches et un dessert que nous mangeons à l’hôtel. Le lendemain, , après une bonne nuit de sommeil, nous allons prendre le petit déjeuner au centre commercial AMFI juste en face de l’hôtel. Nous en profitons pour acheter des gants chauds, un kit de sous vêtements (caleçon long et maillot manches longues) et des grosses chaussettes en laine (tous en solde).

Nous partons ensuite vers le bateau, tranquillement, en admirant au passage la vue et les maisons (c’est une ville construite par les russes donc différente de celles qui existent dans le reste de la Norvège).

Nous arrivons vers 11 h au bateau qui est à quai de 9 h à 12 h 30, déposons nos valises et faisons un petit tour alentours puis dans le bateau. Le MS Lofoten est un vieux bateau des années soixante (le plus vieux de la compagnie), couvert de boiseries et de cuivre à l’intérieur. Il y a plusieurs beaux salons, un restaurant, une cafétéria avec une boutique, plusieurs ponts avec sièges en teck et transats. Tout de suite, nous tombons sous le charme !🙂

Après les formalités, nous nous rendons dans notre cabine et avons la surprise de voir que nous avons été surclassés en cabine hublot (nous devions avoir une cabine intérieure) avec lits côte à côte et non superposés comme prévu. Un lavabo complète l’ensemble. Les WC sont en face, dans le couloir et la douche à l’étage en dessous ! (nous le savions donc pas de surprise mais j’avoue que c’était un peu compliqué de prendre une douche car il y en a très peu !)

Si cela ne vous convient pas je vous conseille de réserver alors une cabine avec douche et wc dans la chambre mais bien sur, c’est beaucoup plus cher et là, les lits sont superposés !!!😉

L’avantage de notre cabine est qu’elle se trouve juste à côté d’une coursive donc c’est très pratique pour sortir rapidement voir le paysage lorsqu’on nous annonce qu’il y a quelque chose de particulier à voir !🙂

Après l’exercice de sécurité nous faisons connaissance avec Sarnia du forum VF qui nous présente Marie Jo, une amie, qu’elle connaît également du forum et avec qui elle a commencé la croisière au départ de Bergen🙂. Nous décidons d’aller tous manger avant le départ pour pouvoir ensuite admirer la traversée du fjord.

Le repas du midi est un buffet qui comporte en entrées 2 ou 3 poissons fumés, une variété de harengs marinés, d’œufs de poisson, des charcuteries, de la soupe, des crudités, de la salade, en plat principal du poisson en sauce et de la viande en sauce, des légumes, un plat végétarien, différents fromages, différents pains, et en dessert un grand gâteau, un grand entremet, de la glace, des coulis et j’en oublie sans doute !!! cuisine norvégienne locale très savoureuse. Nous qui adorons le poisson nous sommes servis !!!😉 Mais il y en a pour tous les goûts je vous rassure.

La salle de restaurant est très jolie avec toutes ses boiseries, ses nappes en tissu blanches, sa belle vaisselle, ses jolis ronds de serviettes, ses gravures marines… Un serveur vient vous remplir régulièrement votre verre d’eau si vous le désirez ainsi que thé et café à la fin du repas. Bien sûr vous pouvez commander d’autres boissons moyennant finance.

Après ce délicieux repas nous nous rendons sur les ponts voir le départ. Il ne fait que quelques degrés mais, bien couverts, nous n’avons pas froid. Nous rentrons ensuite dans le bateau et, après une petite sieste, nous passons notre après midi à admirer le paysage qui défile dans les salons et à la cafétéria prendre des boissons chaudes (thé, café, tisanes à disposition toute la journée). Nous sortons de temps en temps sur les ponts faire des photos ou mieux apprécier le paysage.

La suite demain !😉
Vol Onur Air Francfort - Marsa Alam (Égypte): compagnie muette!
by Khayyam57 · 2019-10-06 · 11 replies
Nous avons pris un vol ONUR AIR de Frankfort pour Marsa Alam (Egypte). Selon nos informations de voyage, le vol de Frankfort pour Marsa Alam devait être assuré par Fly32skyAirlines, sur le tarmac nous découvrons qu'il s'agit d'un avion de la Cie ONURAIR. Pour le retour, le vol devait assuré par la Cie BH Air mais là-encore, nous nous sommes retrouvés devant un avion d'ONURAIR. Au départ de Frankfort, l'avion avait une heure de retard et pour le vol retour (une semaine plus tard), nous avons subi un retard de deux heures mais ce n'est pas le plus important vu que ce sont des choses qui peuvent arriver. En effet, à l'arrivée à Marsa Alam, la tirette de ma valise a été endommagée et par voie de conséquence elle est devenue inutilisable. J'ai évidemment rempli le formulaire PIR (Property Irrigularity Report) à l'aéroport au même titre que d'autres passagers qui avaient leur valise cabossée mais à ce jour, et malgré deux relances de ma part (avec photos de la valise), la Cie en question fait la sourde oreille. En conclusion, il s'agit d'une Cie qui présente beaucoup de retards (beaucoup de voyageurs l'attestent sur d'autres sites), sur le web elle est également recensée parmi les 21 compagnies aériennes au monde à éviter et de surcroît, elle ne se sent pas responsable pour les dégâts occasionnés. Difficile de faire pire ! Date de l'expérience : 24/06/2019
Récit d'un voyage de trois semaines en Bulgarie, août 2019
by Deborah75001 · 2019-08-30 · 38 replies
Bonjour chers forumeurs

Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.

Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).

But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).

Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.

Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.

Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.

Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.

Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.

Récit de voyage

J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.

Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les étudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.

Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.

Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/

Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.

Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.

Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.

J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)

Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.

Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.

Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.

La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.

Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).

Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.

La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.

Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !

Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !

Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.

Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Trip en camping-car et en famille en Roumanie: une première!
by Alexa1912 · 2019-08-28 · 11 replies
Bonjour, pour changer des traditionnelles vacances au camping et pour ouvrir nos esprits à la différence, nous prévoyons un trip de 15 jours en direction de la Roumanie pour nos prochaines vacances (2020). La location du camping car est en bonne voie ! ce sera cependant une première pour nous, alors de nombreuses questions se posent, qui en soulèveront surement d'autres 😮 on ne souhaite pas trop prévoir afin de laisser place à la surprise mais nous ne souhaitons pas perdre de temps sur l'aspect pratique : lieu pour la nuit principalement (notre périple n'est pas très long) nous partons à 6 : 2 adl et nos 4 enfants ( 15-8 ans) Qu'en est il du stationnement pour la nuit ? Nous ferons des arrêts avant d'arriver à Brasov, sans savoir réellement où, ni combien de temps ? Allons nous faire vite pour arriver ou prendre le temps de découvrir ?

Bref, toutes vos astuces et retours d'expérience seront les bienvenus. Nous sommes totalement novices.

Au plaisir de vous lire.
Voyage en Macédoine et passage frontière Kosovo - Serbie
by Frenchroro · 2019-05-15 · 12 replies
Bonjour j’espère que quelqu’un pourra me donner des informations récentes car cela a pu changer. Je pensais faire macédoine Kosovo et Serbie. Dans le lonely planet édition 2017 ils disent que le Kosovo n’étant pas reconnu par la Serbie, on ne peut pas rentrer en Serbie depuis le Kosovo (a moins d’être passé en Serbie avant) est ce toujours le cas ? Merci
Trajet en bus / bateau au Cambodge
by Bibouns51 · 2019-01-08 · 7 replies
Hello la communauté ! Voilà, j'ai deux petites questions à vous poser sur les trajets au Cambodge, principalement en bus. Je serai là-bas dans un mois (pour deux semaines) : Siem Reap (5 jours), Koh Rong (4 jours), Koh Rong Samloem (4 jours) et Phnom Penh (2 jours).

De Siem Reap, y a-t-il bien un bus de nuit qui arrive le lendemain matin à Sihanoukville ? Je l'ai lu sur internet mais ai aussi lu son contraire. Si oui, est-il direct et faut-il le réserver à l'avance ou est-ce sans problème sur place ? Ensuite, comment procéder pour le bateau / bus pour Phnom Penh au départ de Koh Rong Samloem ? A quel heure le bateau part-il de Koh Rong Samloem pour avoir le bus pour Phnom Penh ? Combien de temps de transport et à quelle heure puis-je espérer arriver à Phnom Penh ? Et idem que la question d'avant, faut-il réserver à l'avance ?

Merci d'avance pour vos retours d'expérience ! A bientôt !
Canal des Pangalanes depuis Tamatave hors agence
by Sebastien44 · 2018-11-07 · 15 replies
Bonjour, Nous sommes actuellement a madagascar et envisageons de passer quelques jours (3/4) sur le canal des pangalanes au depart de tamatave. Nous avons contacté quelques agences mais toutes proposent des croisieres en bateau a moteur a des prix assez exorbitant et dans l'esprit plutot "tour opérateur" que "roots" Nous souhaiterions plutot trouver un simple guide avec pirogue non motorisé et des arrets dans des villages avec bivouac ou hotel simple, repas egalement simple preparé avec le fruit de la peche, bref quelque chose semblable a ce que l'on pourrait voir lors des descente de tsiribina en pirogue non motorisé... Et prix raisonnable (max 25/30 euros pr jour et par personne) Si vous avez le moindre contact, personne ou agence a contacter, ou toute informations je suis preneurs ! MISAOTRA :)
La durée de séjour sans visa passe à 30 jours pour la Biélorussie
by VoyageForum · 2018-08-23 · 10 replies
La Biélorussie s'ouvre doucement. La durée de séjour sans visa pour les ressortissants de 74 pays (dont ceux de l'U.E.) vient en effet de passer de 5 à 30 jours. A noter néanmoins que cette décision ne s'applique toujours que pour une entrée par voie aérienne à Minsk et non par exemple en cas d'arrivée terrestre. Lire la suite...
Vol à l'arraché au Maroc
by BernardDu · 2018-06-10 · 48 replies
Au Maroc depuis 17 jours, grand tour avec plus de 2000 km en voiture, paysages incroyables, peut-être parmi les plus beaux au monde. Je ferai un résumé du voyage plus tard mais je dois parler de la sollicitation omniprésente au Maroc, absolument partout, de la vallée du ZiZ en pleine montagne au milieu de nulle part en passant par Essaouira et particulièrement Marrakech. Ma conjointe et moi avons beaucoup voyagé et sommes avertis, discrets et respectueux mais elle a été victime d’une tentative de vol à l’arraché en plein jour près du palais Bahia, heureusement non réussie et sans dommages. Mais tout au long de notre séjour à Marrakech ce ne furent que des sollicitations insistantes et agressantes de la part de rabatteurs qui ont des stratégies malhonnêtes à peine imaginables. Ceci dit nous avons rencontré des gens d’une gentillesse et sincérité incroyable, j’essaie de ne conserver que ces souvenirs mais ces expériences sont si désagréables que ça nous enlève le goût de revenir. Triste 😒
Témoignages sur voyages à vélo en Chine + permis frontaliers
by Nezenlair · 2018-05-06 · 5 replies
Bonjour J'ai besoin de transiter du Kazakhstan à la Mongolie par le Xinjiang (précisément de Jarkent au Kazakhstan au poste frontière de Takeshiken ). Je sais que c'est possible : http://piedslibres.com/passage-de-frontiere-entre-takeshiken-chine-et-bulgan-mongolie mais par contre il est fort possible que j'ai besoin d'un permis rien que pour m'approcher de la frontière avec la Mongolie.

Je voudrais savoir où on peut se procurer ce genre de permis (en France ou en Chine?) .

De plus je voudrais savoir si quelques réservations d'hotels suffisent ? ne parlant pas la langue j'ai redoute un peu des tracasseries avec la police. Merci de vos témoignages. Urgent
Traveling alone for a month (Armenia - Georgia)
by Ouvergnate · 2018-04-11 · 12 replies
my friend, with whom I traveled to Iran, Myanmar, and India, really wanted to take a one-month trip to Armenia and Georgia. So we booked our flights (June 21 to July 19), but disaster struck—she can’t travel anymore due to serious family reasons.

Now I’m heading off on this adventure alone. It’s not that I’ve never traveled solo before—I spent three months exploring Southeast Asia by myself last year—but I still have a few questions, and I’d really appreciate your input.

* I don’t think traveling alone in these countries is very risky—what do you think? * Maybe I could hire a driver? What would that cost, since some places seem tricky to reach by public transport. Do you have any driver recommendations? * I don’t want to rent a car—the driving seems too unpredictable, especially in Georgia. * I’d love to do some nice hikes—are there any guides available?

Here’s my rough itinerary: YEREVAN and surroundings YEGHEGNADZOR for Noravank GORIS and TATEV LAKE SEVAN DILIJAN HAGHPAT TBILISI and surroundings The CAUCASUS toward Mestia UPLISTSIKHE VARDZIA Return to Yerevan for my flight

Thanks to anyone who can share their experiences or answer my questions!
Six semaines en Basse-Californie + Sonora et Sinaloa
by Thejasmine · 2018-01-26 · 5 replies
Bonjour, Départ fin juin donc je n'ai pas de temps à perdre. Nous pensons atterrir a san diego, aller en bus à ensenada, louer une voiture, descendre à l'aise jusqu'au sud, traverser vers Los mochis, prendre le ferrocarril jusqu'à Creel puis aller à Hermosillo et enfin voir la région des missions et le désert de l'altar.

voici déjà quelques petites questions.

- Il y a un bus qui part de l'aéroport de san diego jusqu'à ensenada. Faut-il changer de bus à la frontière ? comment cela se passe-t-il ?

- Est-ce que dès que l'on quitte l'axe principale qui part de ensenada jusqu'au sud, on se retrouve sur les pistes ?

- Une 4X4 est-elle indispensable ? Sachant que nous voulons visiter les villages et aller sur les plages côté mer de Cortez.

- Quelles sont les agences de location de voitures qui louent des 4X4 au départ de ensenada et qui acceptent qu'on empruntent les pistes ? Faut aussi qu'elles acceptent qu'on laisse le véhicule soit à La paz soit à santa rosalia. Si nous louons un 4X4, nous pensons le laisser avant de faire la traversée pour ne pas le garder durant les 6 semaines (à cause du prix).

- Après la traversée, nous prendrons le train de los Mochis vers Creel. IL semble y avoir plusieurs excursions à faire à partir de là. Mais après, nous sommes un peu dans le brouillard : est-ce qu'il y a une route goudronnée et très sécuritaire entre creel et Hermosillo (région des narco-traficants) ?

- vaut-il mieux relouer un petit véhicule plus petit (et donc moins cher) pour terminer le voyage ou bien existe-t-il des mini-bus (climatisés) pour touristes qui vont font aller d'un endroit à un autre ? ou même des bus ?

- si vous avez fait de genre de voyage, nous ne savons pas après Hermosillo comment rejoindre ensenada en +/- une semaine en voyant les missions et le désert d' l'altar.

Je sais, ça fait bcp de questions mais j'ai vraiment besoin d'infos. Si vous avez d'autres renseignements ou conseils (utiles, ou sympas - hôtels/restos/ excursions/loueurs de voitures) concernant ce voyage, n'hésitez pas, je suis preneuse de tout .

Un énorme MERCI à vous tous. Jasmine
Cubana cesse aujourd'hui la desserte de Paris-Orly
by Voyages2017 · 2018-01-08 · 11 replies
Cubana a opéré ce week end la dernière rotation CU444/445 entre la Havane et Orly, fermant ainsi une ligne qui fonctionnait depuis 25 ans

ce vol, qui est rentré hier à la Havane a été opéré par l' Airbus A340 espagnol de Plus Ultra, le dernier avion loué (la quasi totalité de la flotte propre de la compagnie est hors service pour des motifs techniques)

voici ce qui a été publié par un site d'aviation cubain...

''au revoir Au revoir jusqu'à toujours. Merci beaucoup d'avoir servi Paris, France pendant de nombreuses années. En el dia de hoy y en apenas pocas horas, Cubana de Aviacion realizara su ultimo vuelo CU444 entre La Habana, Cuba y Paris, Francia.

Este vuelo que deberia ser tan especial , sera operado por la aerolinea española Plus Ultra Airlines y con un A340-300 con matricula EC-MFB y NO por un avion de CUBANA 100% de su propiedad y al menos con una tripulacion completa de tripulantes cubananos . El vuelo desde La Habana esta lleno a total capacidad con 16 pasajeros en clase ejecutiva y 282 pasajeros en clase turistica, tambien con este vuelo Cubana de Aviacion cierra una larga historia de haber operado regularmente a Paris, Francia por casi mas de 25 años y al mismo tiempo una de sus rutas mas emblematicas a Europa. Gracias a los muy pocos tripulantes de cubanos que hoy dia seran quienes daran la cara por Cubana de Aviacion al ser parte de integrar la tripulacion del CU444 juntos a sus colegas españoles de Plus Ultra Airlines.''
Découvrir Sumatra (à 80 ans)
by Mamibranchée · 2017-12-24 · 10 replies
Bonjour les jeunes, si j'en crois mes récentes aventures en Asie, vous avez encore de belles années en perspective ! Plus j'avance en âge et plus je rencontre dans tous les pays d'Asie une chaleur humaine exceptionnelle qui m'encourage à continuer.

C'est ainsi qu'à peine arrivée chez mes enfants à Kuala Lumpur , je me suis envolée vers Medan, rêvant depuis longtemps de rencontrer les orangs outans de Bukit Lawang, facile puisqu'avec le décalage horaire on atterrit à Medan à l'heure à laquelle on a quitté Kuala pour une somme modique avec Air Asia. Un taxi partagé entre plusieurs voyageurs m'amène 4h plus tard à BuKit Lawang ( Ne pas accepter le taxi personnel que propose la guesthouse pour 45€...mais éviter les changements aléatoires de bus publics)

<L'arrivée est surprenante, la traversée d'un long pont suspendu étroit et fait de planches branlantes pour enjamber le torrent impétueux me conduit à un petit havre de paix confortable et niché dans un jardin harmonieusement entretenu au bord du torrent. Un guide me propose immédiatement les diverses possibilités de treck et rafting qui , si je l'en crois, doivent m'amener dans la jungle toute proche où vivent des orangs outans à l'état 1/2 sauvage.

La sagesse me fit choisir le treck d'une journée qui m'émerveilla, mère et bébé, mâle gigantesque et sa femelle coquine...tout ce monde presque semblable à nous virevoltant dans les branches, s'approchant un maximum de moi et disparaissant au hasard d'une liane pour mieux se laisser retomber tête en bas au pied d'un arbre voisin, tandis que la femelle s'approche si près de mon guide qu'elle tend le bras pour lui attraper la jambe...Je ne les quitte pas des yeux jusqu'au moment où de branche en branche ils regagnent leur habitat naturel, cette jungle dense et profonde, inquiétante et envoûtante, avec ses araignées géantes, ses petits macaques toujours prêts à chaparder dans votre sac, ses bruits insolites et surtout cette flore luxuriante, ses arbres géants qui pourraient vous raconter 4 ou 500 ans d'histoire...

Mon guide choisit un endroit abrité pour sortir de son sac à dos une variété infinie de fruits qu'il partage avec un groupe de rencontre parti pour un treck de 3 jours. Un vrai régal pour moi qui en Asie, par goût et pour ma sécurité, me nourris surtout de fruits.

Mais l'heure du retour a déjà sonné, la longue grimpette se mue en longue descente sur des sentiers rendus boueux par une récente averse, aucune inquiétude, mon guide est toujours prêt à m'aider et c'est le bruit du torrent qui me fait savoir que nous sommes en bas. Ce qui ne veut pas dire : arrivés ! Je découvre l'engin sur lequel je vais devoir affronter en rafting les méandres de ce torrent qui semble encore plus impétueux vu de près !

Selon le nombre de personnes à transporter, les guides relient entre elles d'énormes chambres à air de camion, grâce à un savant cordage qui bloque le fond et permet d'être semi-allongé sur sa chambre à air... Etant seule, j'avais un guide devant et un derrière, chacun armé d' un long bâton destiné à éloigner l'embarcation des rochers et en route dans des trombes d'eau permanentes sur une espèce de montagne russe qui nous menait d'une rive à l'autre au gré du courant, avec force éclats de rire , puisqu'on m'avait assuré que c'était insubmersible !!!

La preuve! Je partais le lendemain pour le lac Toba, autre paradis sur terre... et revenue à Kuala je ne me lasse pas de retrouver en diaporama mes lointains parents de la jungle de Sumatra
Escale à Cozumel
by Stephane7232 · 2017-11-18 · 14 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'information sur mon escale à cozumel au Mexique.

Connaissez vous Dolphinaris à Cozumel que je souhaite réservé en ligne directement sur leur site. Pouvez vous m'indiquer le prix pour s'y rendre en taxi ou bien existe t'il des collectivos sachant que le lieux se trouve à environ 4kms.

Merci pour vos conseils astuces et autres propositions afin de passer une superbe escale.
Phnom Penh: S21 et Killing Fields
by Orlandom · 2017-10-21 · 12 replies
Bonjour, Nous terminons notre séjour au Cambodge, prévu début décembre 2017, par 1 jour plein à Phnom Penh. Nous en décollerons pour la France le dernier soir de notre voyage, mais aurons donc une journée entière sur place, ainsi qu'une après-midi la veille. L'après-midi (la veille), nous comptons faire tranquillement les principaux classiques sans trop courir. Le dernier jour, nous voudrions visiter la prison S21 et les killing fields.

Mais nous avons du mal à voir comment nous devons nous organiser pour "visiter" ces 2 sites chargés d'histoire. Durée de visite ? Transport à prévoir?...

Nous précisons bien que nous notre question porte uniquement sur l'objet de ce post, pas sur les autres sites de Phnom Penh. Merci pour vos conseils
Choix d'un appareil photo pour la Géorgie et l'Arménie
by F1 · 2017-10-14 · 16 replies
Bonsoir,

Est-ce que je dois faire un choix : - un appareil photo hybride 800 euros ou - un appareil photo compact 200 euros avant de partir en Géorgie et en Arménie en raison de la situation sécuritaire avant que je parte bientôt?

Précisez que je suis très récemment assuré contre le vol, la casse.

Merci pour votre réponse éventuelle.
Province de Tabriz
by Fifties · 2017-10-03 · 7 replies
J'ai beaucoup aimé le nord-ouest de l'Iran et je tenais à apporter ma contribution au forum, bon, j'ai mis du temps et comme je n'ai pas eu le courage de résumer je vous livre le compte-rendu que j'envoie régulièrement à mes amis. Nous avons découvert également une mine de renseignements dans le magazine francophone "La revue de Téhéran" sur Internet.

Province de Tabriz

19-20 avril: Tabriz (1 367m), province de l’Azerbaïdjan Oriental, relief volcanique

Visites: Azerbaijan Museum et Mosquée Bleue (1465), jolie, pas trop restaurée, mosaïques de céramique émaillée de la couleur bleue nommée firouzeh islam. Nous croisons des lycéennes qui nous réclament des selfies, avec plaisir, nous sommes beaucoup moins sollicitées depuis la fin des vacances de Norouz, les gens travaillent !

Une excursion au village de Kandovan (1575m) à 30 km, habitations creusées dans des cônes de tuf volcanique, beaucoup de touristes, les habitants doivent être lassés de ce viol de leur intimité, mais ils rétorquent par le commerce et chaque maison devient une boutique.

Toujours avec l’Office du Tourisme (« non, nous ne sommes pas une agence, mais un office du gouvernement ») qui a un quasi monopole sur les tours grâce à un pub efficace dans les guides, nous retenons une excursion de Tabriz à Jolfa, 370 km, avec un jeune Belge Carol. Coût 100€, cher !

21-22 avril: Jolfa (708m) (à partir de là, plus de touristes européens)

Le jour dit une voiture vient nous récupérer à notre hôtel, le chauffeur est musicien traditionnel mais ne parle pas anglais, je fulmine, quoi ? juste chauffeur, même pas guide ??? Là je pense qu’on a été pris pour des pigeons, et au retour j’irai me plaindre à l’agence où j’aurai droit à des explications vaseuses du genre avec nous vous êtes en sécurité (tu parles, je regrette de n’avoir pas employé de guides d’une vraie agence de tourisme qui gagne sa croûte sans subventions !!!)

En route pour Babak Castle, au village on monte dans un 4x4 et on termine l’ascension à pied, une bonne demi-heure pour arriver à la fortification, à 3 200m, bien conservée, qui date du 9ème siècle. On croise un groupe important de randonneurs du dimanche… heu… du vendredi plutôt bien équipés qui marchaient à la journée. Déjeuner au retour d’un ashe-e dur, soupe au lait aigre, pois chiches, orge et herbes, c’est bon, accompagné de thé.

L’après-midi montagnes russes, nous grimpons de cols en cols, environnés d’intense verdure (la terre volcanique est fertile et bien arrosée) arrêt photo jacinthes sauvages, et dernier col, altitude inconnue mais le regard plonge loin sur les lignes de crêtes de l'Azerbaïdjan, puis descente jusqu’à la vallée de l’Araxe, le chauffeur conduit comme un fou en tapotant son volant pour battre la mesure d’une musique imaginaire, aïe ! du calme !!! Heureusement, très peu de voitures. La rivière roule une eau café au lait, en face l’Azerbaïdjan puis l’Arménie et leurs hautes montagnes. Tout le long un chemin de fer russe toujours en activité.

Jolfa, ville-frontière, zone franche, j’en ai profité, j’ai acheté une crème Nivéa main anti-âge et on s’est offert un super appart-hôtel: Hôtel Altin qui est passé de 75 à 45$, serions-nous devenues des pros de la négociation ??

Nous sommes dans la région des anciens monastères arméniens qui datent du 7è au 14è siècle et qu’on avait bien envie de visiter ! On commence par le monastère San Stefano, une merveille, env 10è siècle, la partie la mieux conservée date du 14è, croix arméniennes, saints et anges. Puis au retour coup d’oeil à la mignonne chapelle San Andreyordi.

Casse-croûte déjà testé à Tabriz, un sandwich local fait de deux plaques de pain extra fin (pas terrible, qui sert à envelopper les bouchées de nourriture) dans lesquelles on écrase pomme de terre, oeuf dur, beurre et herbes et on roule le tout. Les melons et les pastèques ont fait leur apparition, ainsi que des fraises. Et bien sûr nous avons toujours un sachet de fruits secs: pistaches, amandes, noix…

23-24-25 avril: Maku

Départ à 9h30 en savari, nous récupérons Carol à son hôtel bon marché et en route pour Maku. Nous admirons et photographions de loin l’église Sainte Maryam, 16ème, sise sur les berges de l’Araxe, les militaires de garde nous interdisant d’aller trop près.

Maku est en pleine extension, capitale d’une zone franche de 5 000 m2 ouverte en 2 011, la ville s’allonge entre deux montagnes aux belles parois abruptes couleur orangé, je m’y sens bien.

Hôtel Maku Tourist Inn, la réceptionniste Zara est très sympa, déjeuner sur place et hop, un taxi affrété depuis l’hôtel pour aller voir l’église Dzor Dzor. Belle route, on grimpe, col, on descend sur un lac de barrage , contrôle, on abandonne une photocopie de notre passeport et on peut prendre la piste pour saluer l’adorable petite église du 16è, reconstruite au-dessus du barrage.

Le lendemain Zara nous trouve un chauffeur pour aller à l’extrême nord de l’Iran fleureter avec la frontière turque, le mont Ararat et les champs de lave. Nous montrons patte blanche plusieurs fois devant des militaires. Arrêt tout en haut, à Cheshmeh Soreyya, où nous pique-niquons à côté d’une famille qui dépèce un agneau, vue tronquée du grand mont Ararat (5 165 m) sous les nuages mais son petit frère est bien visible.

Mardi je pars seule avec Reza, notre chauffeur à la découverte du monastère arménien San Thaddeus. On passe par les thermes rudimentaires de Showt, vue superbe sur le Mt Ararat bien dégagé. Visite du monastère qui date du 7è siècle, a subit un tremblement de terre au 14è et est en restauration, c’est le monument chrétien le plus important d’Iran, et un chef-d’oeuvre. Au pied de l’enceinte Reza nous prépare des brochettes de poulet sur feu de charbon de bois, et bravo à mon Opinel bien aiguisé qui a découpé fièrement les morceaux de viande de poulet (d’élevage, on voit partout les bâtiments qui les abritent).

Et pour clôturer la journée, nous partons tous: Zara, Reza, Martine et Martine en pique-nique organisé par Zara, le long d’une chouette vallée, on pose couvertures et paniers au bord du torrent, et on goûte gâteaux, pastèques, fruits, thé, quelle jubilation ! Nous remontons la vallée à pied, sauf Reza qui conduit et découvrons dans toute sa splendeur le mont Ararat au coucher du soleil, vue époustouflante ! Bien sûr Reza est le mari de Zara, nous ne l’avions même pas compris, heureusement pas d’impairs et nous allons récupérer le marmot du couple chez les parents de Zora qui habitent un village proche, la famille est adorable, cela va sans dire.

26 avril: Orumiyeh

Au revoir Zara, gros bisous, nous enverrons les photos par Internet ! Bus pour Orumiyeh, 5h, j’avais envie de contempler ce lac salé, à la disparition programmée à cause du détournement des rivières qui l’irriguent au profit de Tabriz. Bel hôtel, relax et balade dans la ville, église St Marie, 2ème plus vieille église chrétienne après celle de Bethléhem.

27 avril: Tabriz

Au diable l’avarice, nous prenons un taxi pour retourner à Tabriz, 35€, cela nous permettra de faire des arrêts photos ! Le lac d’Orumiyeh ressemble à un salar, il est en eau au milieu.

28-29 avril: Ardebil (1310 m)

Bus à 10h pour Ardebil, hôtel Sabalan, il fait froid, la température a chuté. Visite du beau mausolée Sheikh Safi-od-Din célèbre mystique. C’est vendredi, le bazar est fermé. Nous allons nous renseigner sur les vols pour Téhéran, excellente idée, nous trouvons des places pour après-demain à 12h50, au prix incroyable de 23€ par personne.

Samedi l’hôtel nous procure un taxi à qui nous indiquons où aller: sur le site de Shahar Yeri à côté du village de Pirazmiân, à 21 km de la ville de Meskin (elle à 85 km d’Ardebil). Il ne connaît pas, regarde sur ma carte maps.me, cherche sur Google sur son smartphone Samsung (Apple est rare, mais j’ai vu des tablettes), prend la route et à 60 km de là repère le panneau indicatif du site. C’est un site de menhirs datant du 2è-1er millénaire av JC, les pierres taillées mesurent de 35 à 250 cm de haut et représentent des hommes avec une épée, c’est extraordinaire, nous sommes ravies d’avoir découvert cela, et le jeune chauffeur aussi !

Déjeuner d’une soupe ashe-dur et direction parc de Meshkin-Shahr, où nous arpentons un pont suspendu de 365 m de long et 80 m de haut.

Retour à Ardadebil et le lendemain nous nous envolons pour Téhéran.

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