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Croisière sur l'océan Indien en février 2019 English translation pending
Bonjour,
Nous faisons une croisière dans l'ocean indien au mois de février 2019 sur le Costa Victoria :
Reunion, ile Maurice, Seychelles, madagascar, nosybé.
J'aimerai quelques conseils sur les excursions à faire soi meme ou avec Costa ?
Tout les bons conseils pour passer 15 jours et profiter des toutes ces iles.
Merci à vous
Martine
Martine
Kerala attachant et fabuleux pays English translation pending
29 novembre arrivée à Kochi
Mon nom sur une pancarte ....Un indien entre deux âges , Harry , souriant de toutes ses dents manquantes me récupère et me conduit à sa voiture ...modèle d’une autre époque ... »ambassador « blanche dont la portière a failli m’éjecter à plusieurs reprises ...il a même fallu s’arrêter sur « l’autoroute « pour la refermer »
That’s india « !!!!
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’��il , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’��il , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Le retour des « citadins-randonneurs » dans l'Ouest: une boucle Denver - Yellowstone - Denver English translation pending
Bonjour à tous. Encore un carnet sur l’ouest des USA ? Eh oui… Pourtant j’ai hésité à l’écrire, me disant qu’effectivement, il y en a déjà tellement que je me demande ce qu’il pourrait apporter. Et puis, Fanny (Fay2) et Katia (Kast13) m’ont encouragée à l’écrire donc me voici. C’est vrai que j’aime beaucoup lire des carnets, que j’y trouve toujours du plaisir, que ce soit en revoyant des endroits que je connais, ou en en découvrant d’autres, donc j’espère que certains trouveront quelques idées ici pour leur prochain voyage. Ce carnet m’aidera peut-être aussi à me focaliser sur les aspects positifs de ce voyage (vous comprendrez pourquoi bientôt).
Je voudrais commencer par des remerciements… mais si j’essaie de citer tous ceux qui m’ont aidée, de près ou de loin, je vais évidemment en oublier. Alors, merci à vous tous qui avez consacré du temps à la rédaction d’un carnet (je ne sais pas combien j’en ai gardés dans mes favoris), à vous qui m’avez répondu dans mes discussions préparatoires. Ne m’en voulez pas de ne pas tous vous citer.
Je tiens malgré tout à adresser quelques mercis particuliers.
D’abord à Joëlle (Apolloroux), parce que c’est grâce à son carnet que mon mari a accepté de faire une grande boucle alors que nous avions longuement hésité à n’aller « que » au Yellowstone, parce que la fatigue a souvent été au rendez-vous lors de nos deux voyages précédents. Mon mari lit très rarement des carnets, mais un jour, je lui ai envoyé le lien de celui de Joëlle (voyageforum.com/...ost=7560783;#7560783), il l’a lu, a été conquis et m’a dit : OK, on fait ça. Donc, merci Joëlle.
Ensuite, un tout grand merci à Michèle (Mimimicha) et à Christine (Hiacinthe). Vos carnets sont tellement riches en informations, documentations et en photos magnifiques qu’il est difficile de faire mieux. J’ai très souvent copié vos informations dans mon road book. Je ne reprendrai donc pas ici tous les aspects documentaires ou historiques. Je vous invite à relire ces carnets si vous avez besoin de ces informations : (voyageforum.com/...illet-2016-d7636102/ et voyageforum.com/...ost=7598450;#7598450 )
Merci également à Fanny (Fay2), la fidèle, pour son aide lors de mes préparatifs, et ses conseils sur place (on se trouvait presqu’en même temps au Yellowstone), ainsi qu’à Laurence (6cha38) et Nicolas (Sixiemesens), eux aussi en voyage presqu’à la même période et suivant pratiquement le même itinéraire, ce qui nous a permis d’échanger « en direct ».
L’itinéraire, les billets d’avion et les logements : Après deux voyages dans l’ouest en 2015 et 2016, il me tardait d’y retourner en y incluant le Yellowstone (déjà visité en 2005 avec nos enfants). Avant de trouver un parcours, nous avons réservé, un peu à l’aveugle pour les dates, des logements dans le parc de Yellowstone (donc en mai 2017). L’itinéraire s’est construit et modifié de nombreuses fois à partir de septembre 2017. J’ai testé différentes arrivées (Rapid City, Jackson Hole, Salt Lake City, …), et finalement, ce qui nous convenait le mieux était une boucle à partir de Denver (le prix de la voiture de location était nettement plus élevé dans les autres configurations, surtout si on la rendait à un autre endroit). Les billets d’avion ont été réservés le 15 octobre chez DELTA, compagnie avec laquelle nous voyageons le plus souvent (nous avons fait d’abord un arrêt de 3 jours à New York). A partir de ce moment-là, j’ai affiné l’itinéraire et nous avons commencé les réservations des logements. Nous avons privilégié les logements dans les parcs lorsque cela a été possible et hors des parcs, nous essayons toujours de loger dans des Hampton Inn (ou autres hôtels de la compagnie Hilton) ou des Holiday Inn (nous réservons toujours directement sur le site des hôtels, et nous cumulons des points pour d’éventuelles nuits gratuites). L’emplacement de ces hôtels a parfois déterminé le choix d’une étape. Presque toutes les réservations étaient annulables, ce qui a permis d’encore modifier l’itinéraire jusqu’en avril.
La voiture : Nous réservons toujours chez Avis.com. Cette fois, mon mari s’est trompé : il pensait réserver une SUV « moyenne » en choisissant une « intermediate », alors que les autres fois, nous avions pris une « standard » (qui est donc une catégorie supérieure). Il a essayé de modifier la réservation, mais c’était impossible en ligne (ou cela nous coutait le double du prix). Nous avons donc décidé d’attendre et de voir sur place. Nous avons reçu une Dodge Journey AWD. Nous n’avions jamais eu cette marque de voiture. Question confort, rien à dire (sauf des sièges en cuir, donc terriblement chauds). Question conduite : mon mari étant le seul conducteur aux USA (il ne veut pas que je conduise…), il a trouvé la voiture correcte. J’ai pourtant eu la sensation qu’elle « ramait» parfois dans certaines montées il me disait être à fond sur l’accélérateur, et elle n’avançait pas beaucoup. Nous avons parcouru 7223 km. Budget essence : 530$. Nous avons juste eu un petit souci le dernier jour… Je vous en parlerai à ce moment-là.
Nous : J’ai oublié de vous rappeler un peu notre profil, ce qui est important pour la suite des aventures. Nous sommes proches de la soixantaine, peu sportifs (pour ceux qui ont suivi nos aventures précédentes, nous sommes les « citadins qui se prennent pour des randonneurs »), lui aimant dormir tard, bien manger, conduire, se faire guider, et (re)découvrir de beaux paysages, et moi, aimant me lever tôt, guider, me faire conduire, préparer les voyages, (re)découvrir beaucoup de nouveaux endroits, et surtout prendre des photos… Il a donc fallu faire des concessions pour que chacun y trouve son compte.
Préoccupations constantes pendant le voyage : Avant de commencer le récit, je dois encore vous expliquer un élément qui a perturbé à de nombreuses reprises notre voyage. Nous avons décidé de rénover une partie de notre habitation. Le chantier a commencé dès que nous sommes partis (afin de nous éviter le bruit, la poussière, et d’autres inconvénients). Nous avons reçu des nouvelles (photos, mails…) presque quotidiennement et nous avons dû intervenir plusieurs fois. Je vous passe les détails, mais certaines journées ont été fortement perturbées, soit par manque de temps (le temps ayant été consacré à gérer ces soucis), soit parce que nous avions ces soucis en tête. Je reste donc actuellement avec une impression de grande frustration par rapport à ces vacances et j’espère que l’écriture de ce carnet me remettra en mémoire tous les aspects positifs de ces 5 semaines.
Le programme tel qu’il avait été prévu :
J1 : 9 juillet : New York à Denver J2 : 10 juillet : Denver à Colorado Springs J3 : 11 juillet : Colorado Springs J4 : 12 juillet : Colorado Springs à Great Sand Dunes J5 : 13 juillet : Great Sand Dunes à Fraser J6 : 14 juillet : Fraser à Loveland (Rocky Mountain NP) J7 : 15 juillet : Loveland à Cheyenne à Scottsbluff (Scottsbluff National Monument) J8: 16 juillet: Scottsbluff à Carhenge à Rapid City J9: 17 juillet : Rapid City (visite de Custer Park) J10 : 18 juillet : Rapid City à Cedar Pass Lodge (Badlands) J11 : 19 juillet : Cedar Pass Lodge à Deadwood J12 : 20 juillet : Deadwood à Devils Tower à Sheridan J13 : 21 juillet : Sheridan à Bighorn Canyon à Red Lodge J14 : 22 juillet : Red Lodge à Yellowstone par la Beartooth Highway J15 : 23 juillet : Yellowstone : Canyon et Lake area J16: 24 juillet: Canyon Lodge à Mammoth Hotel (Norris area et West Yellowstone) J17: 25 juillet: Yellowstone (secteur Mammoth Hot Springs) J18: 26 juillet: Yellowstone (de Mammoth Hot Springs à Old Faithful Inn) J19 : 27 juillet : Yellowstone (Midway Geyser basin, Biscuit Basin, secteur Old Faithful) J20 : 28 juillet : Yellowstone à Jackson J21 : 29 juillet : Jackson (Grand Teton) J22 : 30 juillet : Jackson à Dutch John J23: 31 juillet : Dutch John (Flaming Gorge) J24: 1er août : Dutch John à Vernal (Dinosaur NM partie Colorado) J25: 2 août : Vernal à Grand Junction (Dinosaur NM partie Utah et Colorado NM) J26 : 3 août : Grand Junction à Moab J27 : 4 août: Red Cliffs Lodge, journée de repos J28 : 5 août: Red Cliffs Lodge, Corona Arch et Bowtie Arch…“pourquoi me suis-je lancée dans ce trail?” J29 : 6 août: Moab à Montrose (Black Canyon of Gunnison) J30 : 7 août : Montrose à Glenwood Springs J31 : 8 août : Glenwood Springs à Denver : le jour de trop J32 : 9 août : retour Bruxelles
Une petite carte pour mieux visualiser:

Désolée pour ce long préambule. Il est temps maintenant de se plonger dans le début de nos aventures.
Je voudrais commencer par des remerciements… mais si j’essaie de citer tous ceux qui m’ont aidée, de près ou de loin, je vais évidemment en oublier. Alors, merci à vous tous qui avez consacré du temps à la rédaction d’un carnet (je ne sais pas combien j’en ai gardés dans mes favoris), à vous qui m’avez répondu dans mes discussions préparatoires. Ne m’en voulez pas de ne pas tous vous citer.
Je tiens malgré tout à adresser quelques mercis particuliers.
D’abord à Joëlle (Apolloroux), parce que c’est grâce à son carnet que mon mari a accepté de faire une grande boucle alors que nous avions longuement hésité à n’aller « que » au Yellowstone, parce que la fatigue a souvent été au rendez-vous lors de nos deux voyages précédents. Mon mari lit très rarement des carnets, mais un jour, je lui ai envoyé le lien de celui de Joëlle (voyageforum.com/...ost=7560783;#7560783), il l’a lu, a été conquis et m’a dit : OK, on fait ça. Donc, merci Joëlle.
Ensuite, un tout grand merci à Michèle (Mimimicha) et à Christine (Hiacinthe). Vos carnets sont tellement riches en informations, documentations et en photos magnifiques qu’il est difficile de faire mieux. J’ai très souvent copié vos informations dans mon road book. Je ne reprendrai donc pas ici tous les aspects documentaires ou historiques. Je vous invite à relire ces carnets si vous avez besoin de ces informations : (voyageforum.com/...illet-2016-d7636102/ et voyageforum.com/...ost=7598450;#7598450 )
Merci également à Fanny (Fay2), la fidèle, pour son aide lors de mes préparatifs, et ses conseils sur place (on se trouvait presqu’en même temps au Yellowstone), ainsi qu’à Laurence (6cha38) et Nicolas (Sixiemesens), eux aussi en voyage presqu’à la même période et suivant pratiquement le même itinéraire, ce qui nous a permis d’échanger « en direct ».
L’itinéraire, les billets d’avion et les logements : Après deux voyages dans l’ouest en 2015 et 2016, il me tardait d’y retourner en y incluant le Yellowstone (déjà visité en 2005 avec nos enfants). Avant de trouver un parcours, nous avons réservé, un peu à l’aveugle pour les dates, des logements dans le parc de Yellowstone (donc en mai 2017). L’itinéraire s’est construit et modifié de nombreuses fois à partir de septembre 2017. J’ai testé différentes arrivées (Rapid City, Jackson Hole, Salt Lake City, …), et finalement, ce qui nous convenait le mieux était une boucle à partir de Denver (le prix de la voiture de location était nettement plus élevé dans les autres configurations, surtout si on la rendait à un autre endroit). Les billets d’avion ont été réservés le 15 octobre chez DELTA, compagnie avec laquelle nous voyageons le plus souvent (nous avons fait d’abord un arrêt de 3 jours à New York). A partir de ce moment-là, j’ai affiné l’itinéraire et nous avons commencé les réservations des logements. Nous avons privilégié les logements dans les parcs lorsque cela a été possible et hors des parcs, nous essayons toujours de loger dans des Hampton Inn (ou autres hôtels de la compagnie Hilton) ou des Holiday Inn (nous réservons toujours directement sur le site des hôtels, et nous cumulons des points pour d’éventuelles nuits gratuites). L’emplacement de ces hôtels a parfois déterminé le choix d’une étape. Presque toutes les réservations étaient annulables, ce qui a permis d’encore modifier l’itinéraire jusqu’en avril.
La voiture : Nous réservons toujours chez Avis.com. Cette fois, mon mari s’est trompé : il pensait réserver une SUV « moyenne » en choisissant une « intermediate », alors que les autres fois, nous avions pris une « standard » (qui est donc une catégorie supérieure). Il a essayé de modifier la réservation, mais c’était impossible en ligne (ou cela nous coutait le double du prix). Nous avons donc décidé d’attendre et de voir sur place. Nous avons reçu une Dodge Journey AWD. Nous n’avions jamais eu cette marque de voiture. Question confort, rien à dire (sauf des sièges en cuir, donc terriblement chauds). Question conduite : mon mari étant le seul conducteur aux USA (il ne veut pas que je conduise…), il a trouvé la voiture correcte. J’ai pourtant eu la sensation qu’elle « ramait» parfois dans certaines montées il me disait être à fond sur l’accélérateur, et elle n’avançait pas beaucoup. Nous avons parcouru 7223 km. Budget essence : 530$. Nous avons juste eu un petit souci le dernier jour… Je vous en parlerai à ce moment-là.
Nous : J’ai oublié de vous rappeler un peu notre profil, ce qui est important pour la suite des aventures. Nous sommes proches de la soixantaine, peu sportifs (pour ceux qui ont suivi nos aventures précédentes, nous sommes les « citadins qui se prennent pour des randonneurs »), lui aimant dormir tard, bien manger, conduire, se faire guider, et (re)découvrir de beaux paysages, et moi, aimant me lever tôt, guider, me faire conduire, préparer les voyages, (re)découvrir beaucoup de nouveaux endroits, et surtout prendre des photos… Il a donc fallu faire des concessions pour que chacun y trouve son compte.
Préoccupations constantes pendant le voyage : Avant de commencer le récit, je dois encore vous expliquer un élément qui a perturbé à de nombreuses reprises notre voyage. Nous avons décidé de rénover une partie de notre habitation. Le chantier a commencé dès que nous sommes partis (afin de nous éviter le bruit, la poussière, et d’autres inconvénients). Nous avons reçu des nouvelles (photos, mails…) presque quotidiennement et nous avons dû intervenir plusieurs fois. Je vous passe les détails, mais certaines journées ont été fortement perturbées, soit par manque de temps (le temps ayant été consacré à gérer ces soucis), soit parce que nous avions ces soucis en tête. Je reste donc actuellement avec une impression de grande frustration par rapport à ces vacances et j’espère que l’écriture de ce carnet me remettra en mémoire tous les aspects positifs de ces 5 semaines.
Le programme tel qu’il avait été prévu :
J1 : 9 juillet : New York à Denver J2 : 10 juillet : Denver à Colorado Springs J3 : 11 juillet : Colorado Springs J4 : 12 juillet : Colorado Springs à Great Sand Dunes J5 : 13 juillet : Great Sand Dunes à Fraser J6 : 14 juillet : Fraser à Loveland (Rocky Mountain NP) J7 : 15 juillet : Loveland à Cheyenne à Scottsbluff (Scottsbluff National Monument) J8: 16 juillet: Scottsbluff à Carhenge à Rapid City J9: 17 juillet : Rapid City (visite de Custer Park) J10 : 18 juillet : Rapid City à Cedar Pass Lodge (Badlands) J11 : 19 juillet : Cedar Pass Lodge à Deadwood J12 : 20 juillet : Deadwood à Devils Tower à Sheridan J13 : 21 juillet : Sheridan à Bighorn Canyon à Red Lodge J14 : 22 juillet : Red Lodge à Yellowstone par la Beartooth Highway J15 : 23 juillet : Yellowstone : Canyon et Lake area J16: 24 juillet: Canyon Lodge à Mammoth Hotel (Norris area et West Yellowstone) J17: 25 juillet: Yellowstone (secteur Mammoth Hot Springs) J18: 26 juillet: Yellowstone (de Mammoth Hot Springs à Old Faithful Inn) J19 : 27 juillet : Yellowstone (Midway Geyser basin, Biscuit Basin, secteur Old Faithful) J20 : 28 juillet : Yellowstone à Jackson J21 : 29 juillet : Jackson (Grand Teton) J22 : 30 juillet : Jackson à Dutch John J23: 31 juillet : Dutch John (Flaming Gorge) J24: 1er août : Dutch John à Vernal (Dinosaur NM partie Colorado) J25: 2 août : Vernal à Grand Junction (Dinosaur NM partie Utah et Colorado NM) J26 : 3 août : Grand Junction à Moab J27 : 4 août: Red Cliffs Lodge, journée de repos J28 : 5 août: Red Cliffs Lodge, Corona Arch et Bowtie Arch…“pourquoi me suis-je lancée dans ce trail?” J29 : 6 août: Moab à Montrose (Black Canyon of Gunnison) J30 : 7 août : Montrose à Glenwood Springs J31 : 8 août : Glenwood Springs à Denver : le jour de trop J32 : 9 août : retour Bruxelles
Une petite carte pour mieux visualiser:

Désolée pour ce long préambule. Il est temps maintenant de se plonger dans le début de nos aventures.
Premier voyage 4 semaines au Brésil avec enfants (12 et 10 ans) en juillet - août English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 4 personnes (1 couple + 2 filles qui auront à la date du voyage 12 et 10 ans) qui projette de voyager au Brésil pour l’été 2019.
Nous serions intéressés d’avoir vos avis et conseils sur l'itinéraire.
Pour vous guider voici quelques informations sur le cadre de ce voyage
Durée : 4 semaines (ai compté 28 jours dont 26 sur place – ai retiré les 2 jours de trajet Paris – Brésil)
Période : juillet ou aout 2019, voir période à cheval juillet-aout
Esprit du voyage
Nous voulons donc nous faire plaisir (dans la limite de notre budget), en prendre plein les yeux et prendre le temps (nous courons déjà toute l'année !!)
Nous ne souhaitons pas être « assisté » durant tout notre voyage (chauffeur, guide), aimons aussi faire les choses par nous même et avoir un peu de liberté mais en ayant quand même des points de repère (étapes pour éviter l’improvisation totale) et faire appel à des guides locaux quand nécessaire
Que nos enfants (tout comme nous) prennent du plaisir
Sommes prêts à mixer les modes de transport (avion intérieur, voiture avec / sans chauffeur, bus, etc.). Pour la route, nous sommes preneurs que si la durée du trajet vaut le coup et permet de voir des choses intéressantes sur le trajet / découvrir des paysages / rencontrer des gens / etc.
nous aimons: la nature, les beaux paysages (mer / montagne / jungle), les animaux, la culture, être dépaysé et découvrir, marché (sans aller à faire des trecks pendant 3 semaines d’affilée non plus), la bonne nourriture, un minimum de confort pour dormir
Nous aimons aussi de temps en temps "ne rien faire" et prévoir quelques breaks pour recharger les batteries vu les distances et les enfants qui peuvent saturer (une bonne baignade est toujours la bienvenue !)
nous n’aimons pas les »pièges à touristes" et les endroits surpeuplés (surtout de touristes …)
J’adore personnellement la photographie
Budget pas encore arrêté mais pour vous donner un ordre de grandeur cela peut aller jusqu’à 16 000 euros maximum pour 4 semaines pleines tout compris (avions (dont le transport depuis la France), transports intra Brésil, guides éventuels, nourriture, hébergements, activités et visites, nourriture)
Ma femme a déjà visité le Brésil il y a plus de 15 ans Salvador de Bahia et la chapada diamantina. Pour le reste de la famille, ce sera une première.
nous ne prendrons pas de traitement anti paludéen / dengue (car ma femme ne supporte pas vs crises d’épilepsie)
Nous parlons français, anglais et un peu espagnol
Voici une 1ère idée d'itinéraire où bien entendu il a fallu faire naturellement des choix cornéliens Je n'ai aucune idée à ce stade de la durée des liaisons entre chaque étape...
La Route des Emotions, de Fortaleza à São Luis ou inversement ??
SAO LUIS2 jours
Barreirinhas / PARC NATIONAL LENÇOIS MARANHENSES3 jours
Tutoia / Paranaiba1 jour
jericoacoara2 jours Route vers Fortaleza pour prendre avion vers Salvador de Bahia (110€)
Salvador de Bahia3 Jours
RIO JANEIRO5 Jours
PARATY2 jours
ILHA GRANDE3 jours
Foz d´Igaçu2 Jours
PANTANAL (avec guide sans doute)4-5 jours
Plusieurs questions
Que nous conseillez vous pour la période pour voir notamment un maximum d'animaux, une météo la plus sympa et d'un point de vue budgétaire (août paraît pas mal)
Cela vous semble t'il jouable
D'un point de vue timing (pour ne pas avoir à trop courir) ?
D'un point de vue budgétaire ?
Avez vous des suggestions d'adaptation du parcours
lieux à rajouter / à supprimer ?
Durée pour chaque étape
Quel sens de l'itinéraire en venant de Paris ?
Quel mode de transport entre chaque étape afin de rester dans le timing ?
Quels endroits à faire en autonomie vs ceux avec guides
Désolé d'avoir été aussi long mais je me disais que cela serait plus pertinent d'être le plus exhaustif possible
Merci d'avance pour vos précieux conseils
Nous sommes une famille de 4 personnes (1 couple + 2 filles qui auront à la date du voyage 12 et 10 ans) qui projette de voyager au Brésil pour l’été 2019.
Nous serions intéressés d’avoir vos avis et conseils sur l'itinéraire.
Pour vous guider voici quelques informations sur le cadre de ce voyage
Durée : 4 semaines (ai compté 28 jours dont 26 sur place – ai retiré les 2 jours de trajet Paris – Brésil)
Période : juillet ou aout 2019, voir période à cheval juillet-aout
Esprit du voyage
Nous voulons donc nous faire plaisir (dans la limite de notre budget), en prendre plein les yeux et prendre le temps (nous courons déjà toute l'année !!)
Nous ne souhaitons pas être « assisté » durant tout notre voyage (chauffeur, guide), aimons aussi faire les choses par nous même et avoir un peu de liberté mais en ayant quand même des points de repère (étapes pour éviter l’improvisation totale) et faire appel à des guides locaux quand nécessaire
Que nos enfants (tout comme nous) prennent du plaisir
Sommes prêts à mixer les modes de transport (avion intérieur, voiture avec / sans chauffeur, bus, etc.). Pour la route, nous sommes preneurs que si la durée du trajet vaut le coup et permet de voir des choses intéressantes sur le trajet / découvrir des paysages / rencontrer des gens / etc.
nous aimons: la nature, les beaux paysages (mer / montagne / jungle), les animaux, la culture, être dépaysé et découvrir, marché (sans aller à faire des trecks pendant 3 semaines d’affilée non plus), la bonne nourriture, un minimum de confort pour dormir
Nous aimons aussi de temps en temps "ne rien faire" et prévoir quelques breaks pour recharger les batteries vu les distances et les enfants qui peuvent saturer (une bonne baignade est toujours la bienvenue !)
nous n’aimons pas les »pièges à touristes" et les endroits surpeuplés (surtout de touristes …)
J’adore personnellement la photographie
Budget pas encore arrêté mais pour vous donner un ordre de grandeur cela peut aller jusqu’à 16 000 euros maximum pour 4 semaines pleines tout compris (avions (dont le transport depuis la France), transports intra Brésil, guides éventuels, nourriture, hébergements, activités et visites, nourriture)
Ma femme a déjà visité le Brésil il y a plus de 15 ans Salvador de Bahia et la chapada diamantina. Pour le reste de la famille, ce sera une première.
nous ne prendrons pas de traitement anti paludéen / dengue (car ma femme ne supporte pas vs crises d’épilepsie)
Nous parlons français, anglais et un peu espagnol
Voici une 1ère idée d'itinéraire où bien entendu il a fallu faire naturellement des choix cornéliens Je n'ai aucune idée à ce stade de la durée des liaisons entre chaque étape...
La Route des Emotions, de Fortaleza à São Luis ou inversement ??
SAO LUIS2 jours
Barreirinhas / PARC NATIONAL LENÇOIS MARANHENSES3 jours
Tutoia / Paranaiba1 jour
jericoacoara2 jours Route vers Fortaleza pour prendre avion vers Salvador de Bahia (110€)
Salvador de Bahia3 Jours
RIO JANEIRO5 Jours
PARATY2 jours
ILHA GRANDE3 jours
Foz d´Igaçu2 Jours
PANTANAL (avec guide sans doute)4-5 jours
Plusieurs questions
Que nous conseillez vous pour la période pour voir notamment un maximum d'animaux, une météo la plus sympa et d'un point de vue budgétaire (août paraît pas mal)
Cela vous semble t'il jouable
D'un point de vue timing (pour ne pas avoir à trop courir) ?
D'un point de vue budgétaire ?
Avez vous des suggestions d'adaptation du parcours
lieux à rajouter / à supprimer ?
Durée pour chaque étape
Quel sens de l'itinéraire en venant de Paris ?
Quel mode de transport entre chaque étape afin de rester dans le timing ?
Quels endroits à faire en autonomie vs ceux avec guides
Désolé d'avoir été aussi long mais je me disais que cela serait plus pertinent d'être le plus exhaustif possible
Merci d'avance pour vos précieux conseils
Croisière sur le Boréal "Le Groenland inexploré" English translation pending
Bonjour, ce sera notre première croisière et nous partons le 10 aout.
Je voudrais un avis pratique de personnes ayant déjà fait une croisière sur ce navire. Nous avons réservés une cabine prestige.
J'ai lu beaucoup de choses sur d'autres navires sur cruise critic, mais pas beaucoup d'avis sur le Boreal.
Y a t'il des choses à ne pas oublier de prendre? Devrais-je prendre quelques crochets magnétiques et des cintres suppléméntaires? Quelques pinces à linge?
Est-ce que c'est une bonne idée d'avoir une multiprise avec nous?
Le premier soir, est ce que vous nous conseillez de manger dans la grande salle à manger ou éviter la foule en allant ailleurs?
Merci d'avance pour toutes les suggestions!
Des Pouilles à Naples en van, balade entre Roman et Baroque English translation pending
Dimanche 8 Juillet J1
Nous voilà partis de Genève, avec notre fidèle fourgon aménagé, destination le sud de l'Italie. Même si nous fréquentons assidûment la Péninsule , nous n'avons que peu dépassé Rome, environ 4 séjours sur une trentaine. Il fait très beau et pour changer des tunnels nous prenons le col du Gd St Bernard. La route est facile et très belle. Il y a peu de circulation une fois arrivés en Italie, c'est dimanche et les camions sont interdits. Nous faisons une étape près de Modène, une aire gratuite, seule l'électricité est payante. les moustiques sont en prime, nous le constaterons le lendemain.
Lundi 9 Juillet J2
Au réveil nous nous apercevons que nous n'étions pas que deux dans notre van cette nuit. J'ai presque 40 piqûres sur les 2 jambes, et ils n'ont pas oublié les bras...Ce sont des moustiques minuscules dont nous n'avions pas perçu la présence la veille au soir... 2ème journée de route , le but est d'arrivé à Termoli, pas encore les Pouilles, en Molise.On s'arrête dans un camping avant l'entrée de la ville, joli emplacement face à la mer, mais le coin n'est pas enthousiasmant.
Mardi 10 juillet J3
La but aujourd'hui était d'aller visiter les îles Tremiti, mais il souffle beaucoup , la mer est agitée, et mon mari, qui n'était pas enthousiasmé à la base par cette idée, craint d'avoir le mal de mer, donc on abandonne l'idée et ce matin après quelques courses, on va visiter Termoli. On se gare au port et on monte dans la vieille ville qui se trouve sur un éperon rocheux. Tout est très endormi, même en milieu de matinée. D'ailleurs, cela nous frappe déjà, il y a peu de monde, le camping était loin d'être plein, et les clients étaient tous italiens. Termoli est une petite ville blanche sympathique, qui cache une très belle cathédrale romane, prélude à toutes celles que nous admirerons dans les Pouilles.

Après cette visite nous mettons le cap sur San Severo, Aucun problème de parking, et nous commençons à nous promener dans la ville qui recèle plusieurs belles églises, toutes fermées malheureusement.

Nous sommes aussi à l'affût d'un endroit pour manger.....et là stupéfaction, pas la moindre trattoria. On finit pas s'adresser à des retraités qui discutaient sur un banc, et qui nous confirment, effectivement, il n'y en a pas, juste une cafététria. Sur leur indications nous nous y rendons. C'est un self service qui propose beaucoup de choses. Nous prenons une parmigiana, des penne alla siciliana, une assiette de légumes grillés, de l'eau, des cafés. A la caisse on me réclame 12 euros...Je me dis que le caissier n'a compté qu'un des plateaux....pas du tout.Dans la rue nous achetons des figues bien mûres, pour 1 euro du kilo.
Après ce repas, excellent, nous prenons la route pour Pietromontecorvino qui figure sur la liste des plus beaux villages d'Italie, mais je ne mettrai aucune photo, on se demande par quelle voie impénétrable ce bourg figure sur ce site??? quelconque. La plaine est parsemée de collines coiffées d'un village

Notre étape du soir est Troia. Nous y arrivons en fin d'après midi, et allons stationner le van sur l'aire pour camping car, totalement gratuite, et totalement vide. Une volée de marches plus haut, nous voilà dans la petite ville qui a bien du charme, elle s'anime, car les habitants commencent à ressortir de chez eux.

Nous visitons la cathédrale, romane aussi, comme pratiquement toutes les cathédrales de cette région, construites à l'époque de l'âge d'or du règne de Frédéric II.


Et ensuite..:
Premières impressions ( qui ne ferons que se confirmer au fil du voyage): la différence de niveau de vie avec le Nord de l'Italie est évidente. Les voitures sont vieilles, en piteux état, les prix plus bas, et il y a très peu de touristes.
Nous voilà partis de Genève, avec notre fidèle fourgon aménagé, destination le sud de l'Italie. Même si nous fréquentons assidûment la Péninsule , nous n'avons que peu dépassé Rome, environ 4 séjours sur une trentaine. Il fait très beau et pour changer des tunnels nous prenons le col du Gd St Bernard. La route est facile et très belle. Il y a peu de circulation une fois arrivés en Italie, c'est dimanche et les camions sont interdits. Nous faisons une étape près de Modène, une aire gratuite, seule l'électricité est payante. les moustiques sont en prime, nous le constaterons le lendemain.
Lundi 9 Juillet J2
Au réveil nous nous apercevons que nous n'étions pas que deux dans notre van cette nuit. J'ai presque 40 piqûres sur les 2 jambes, et ils n'ont pas oublié les bras...Ce sont des moustiques minuscules dont nous n'avions pas perçu la présence la veille au soir... 2ème journée de route , le but est d'arrivé à Termoli, pas encore les Pouilles, en Molise.On s'arrête dans un camping avant l'entrée de la ville, joli emplacement face à la mer, mais le coin n'est pas enthousiasmant.
Mardi 10 juillet J3
La but aujourd'hui était d'aller visiter les îles Tremiti, mais il souffle beaucoup , la mer est agitée, et mon mari, qui n'était pas enthousiasmé à la base par cette idée, craint d'avoir le mal de mer, donc on abandonne l'idée et ce matin après quelques courses, on va visiter Termoli. On se gare au port et on monte dans la vieille ville qui se trouve sur un éperon rocheux. Tout est très endormi, même en milieu de matinée. D'ailleurs, cela nous frappe déjà, il y a peu de monde, le camping était loin d'être plein, et les clients étaient tous italiens. Termoli est une petite ville blanche sympathique, qui cache une très belle cathédrale romane, prélude à toutes celles que nous admirerons dans les Pouilles.

Après cette visite nous mettons le cap sur San Severo, Aucun problème de parking, et nous commençons à nous promener dans la ville qui recèle plusieurs belles églises, toutes fermées malheureusement.

Nous sommes aussi à l'affût d'un endroit pour manger.....et là stupéfaction, pas la moindre trattoria. On finit pas s'adresser à des retraités qui discutaient sur un banc, et qui nous confirment, effectivement, il n'y en a pas, juste une cafététria. Sur leur indications nous nous y rendons. C'est un self service qui propose beaucoup de choses. Nous prenons une parmigiana, des penne alla siciliana, une assiette de légumes grillés, de l'eau, des cafés. A la caisse on me réclame 12 euros...Je me dis que le caissier n'a compté qu'un des plateaux....pas du tout.Dans la rue nous achetons des figues bien mûres, pour 1 euro du kilo.
Après ce repas, excellent, nous prenons la route pour Pietromontecorvino qui figure sur la liste des plus beaux villages d'Italie, mais je ne mettrai aucune photo, on se demande par quelle voie impénétrable ce bourg figure sur ce site??? quelconque. La plaine est parsemée de collines coiffées d'un village

Notre étape du soir est Troia. Nous y arrivons en fin d'après midi, et allons stationner le van sur l'aire pour camping car, totalement gratuite, et totalement vide. Une volée de marches plus haut, nous voilà dans la petite ville qui a bien du charme, elle s'anime, car les habitants commencent à ressortir de chez eux.

Nous visitons la cathédrale, romane aussi, comme pratiquement toutes les cathédrales de cette région, construites à l'époque de l'âge d'or du règne de Frédéric II.


Et ensuite..:

Premières impressions ( qui ne ferons que se confirmer au fil du voyage): la différence de niveau de vie avec le Nord de l'Italie est évidente. Les voitures sont vieilles, en piteux état, les prix plus bas, et il y a très peu de touristes.
Régulation des flux touristiques English translation pending
Bonjour à tous,
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Croisière Tour du Monde MSC 2020, on le prépare? English translation pending
Inscrits pour TDM 2020 MSC.
Passerons l'hiver 2019 , aux Antilles , chez notre fille .
Nous aurons quelques temps morts pour " étudier et organiser "nos differentes escales .
Nous privilégierons une organisation personnelle ( pour des raisons certainement partagées - ) - mobilité ( attendre que 4 bus soient pleins pour démarrer .....non , merci ) et pécuniaires .
Ce qui va nécessiter une recherche importante : ( et interessante !!!)
- quai d'accueil éloigné du centre ville ? Station de taxis ( ou loc. de voitures proches - prix approximatif -) les " incontournables "de l'escale -.........
Il serait peut être utile de former un petit groupe partageant les mêmes objectifs et qui pourrait s'associer , pour ce travail de recherche , et , ensuite en faire une diffusion ( limitée aux personnes qui se seront engagées)à une date donnée .
Il est evident qu'ensuite , il y aura une petite " adaptation personnelle " à y ajouter .
Voilà , premier jet de ce que j'entrevois .
Certainement à perfectionner et compléter .
Ce n'est pas exhaustif ...
L'île de Pâques et Ushuaia ne peuvent pas , à mon avis se faire correctement , sans une bonne préparation .
Voilà , ne me jugez pas , comme un psycho rigide , j'aime seulement le travail bien fait MAIS AUSSI , partager , dire des bêtiseset en rire !!
Merci pour vos retours .
Anne marie et Jean louis VALENTIN
Voyage Bergame - Venise - Cinque Terre English translation pending
Bonjour à tous.
Ah les vacances, elles arrivent à grand pas et pourtant je n' ai pas trop préparé mon voyage 😉
Comme vous l' avez compris nous partons plusieurs jour en Italie. Au programme Bergames - Venises - Cinque Terre. Nous passons 3 jours et quatre nuits dans chaque endroit.
Que me conseillez vous de faire dans ces différentes destinations ?
Merci pour vos futures réponses.
Comme vous l' avez compris nous partons plusieurs jour en Italie. Au programme Bergames - Venises - Cinque Terre. Nous passons 3 jours et quatre nuits dans chaque endroit.
Que me conseillez vous de faire dans ces différentes destinations ?
Merci pour vos futures réponses.
Les vacances d'un Bobo English translation pending
Les vacances d’un Bobo
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
Onze jours de Dubrovnik à Split en septembre English translation pending
bonjour,
je créé ce sujet pour rechercher de l'aide dans l'organisation de notre séjour de 11 jours en septembre en Croatie. Nous arrivons à Dubro et repartons de Split.
Je n'ai pas encore vraiment travaillé sur le planing, mais l'idée de base etait peut-etre de visiter Dubrovnik pendant 2 jours et ensuite de louer une voiture et de remonter le long de la cote (jusqu'a Zadard si la durée le permet? quite à revenir sur nos pas pour retourner a Split).( à moins que ca soit plus facile de louer la voiture des l'arrivée et de l'utilsier pour Dubrovnik.
Dans nos tetes nous voulions aussi essayer de limiter le nombre de logements différents (3 ?) et essayer de rayonner au tour, quite à faire un peu de trajet tot le matin et le soir en rentrant, plutot que de "demenager" tout le tps.
Nous aimerions voir une/des iles, les parcs, les plages, et d'autres belles villes si possible. nous dormirions dans les hotels ou air bnb...
Details qui a son importance, nous partons en couple avec notre fils de 2ans 1/2.
quelques quesitons: 1) access aéroport/centre-ville de Dubrovnik facile ? 2) ou et chez qui louer la voiture ? 3) quels sont les incontournables dans la zone Dubro/Split (voir Zadard...)
je vais recuperer un guide de voyage cette semaine et me documenter dans les jours/semaines à venir...mais toute info glannée ici est bonne à prendre.
merci d'avance pour votre aide.
je créé ce sujet pour rechercher de l'aide dans l'organisation de notre séjour de 11 jours en septembre en Croatie. Nous arrivons à Dubro et repartons de Split.
Je n'ai pas encore vraiment travaillé sur le planing, mais l'idée de base etait peut-etre de visiter Dubrovnik pendant 2 jours et ensuite de louer une voiture et de remonter le long de la cote (jusqu'a Zadard si la durée le permet? quite à revenir sur nos pas pour retourner a Split).( à moins que ca soit plus facile de louer la voiture des l'arrivée et de l'utilsier pour Dubrovnik.
Dans nos tetes nous voulions aussi essayer de limiter le nombre de logements différents (3 ?) et essayer de rayonner au tour, quite à faire un peu de trajet tot le matin et le soir en rentrant, plutot que de "demenager" tout le tps.
Nous aimerions voir une/des iles, les parcs, les plages, et d'autres belles villes si possible. nous dormirions dans les hotels ou air bnb...
Details qui a son importance, nous partons en couple avec notre fils de 2ans 1/2.
quelques quesitons: 1) access aéroport/centre-ville de Dubrovnik facile ? 2) ou et chez qui louer la voiture ? 3) quels sont les incontournables dans la zone Dubro/Split (voir Zadard...)
je vais recuperer un guide de voyage cette semaine et me documenter dans les jours/semaines à venir...mais toute info glannée ici est bonne à prendre.
merci d'avance pour votre aide.
Voyage authentique à Marrakech English translation pending
Bonsoir je vais me rendre à Marrakech pour une semaine en Juillet. Étant dans la photo, je recherche des endroits uniques à capturer avec mon appareil. J'ai parcouru beaucoup de sites pour pouvoir avoir des idées mais ce sont toujours les mêmes et malheureusement les plus touristiques qui reviennent.
Est ce que vous connaissez des lieux magiques que vous pouvez partager avec moi ? Des idées de cafés et restaurants sympa ?
Beaucoup de sites conseillent des day trips dans les villages berbères et à Essaouira. Est ce que cela vaut le coup ?
Ayant vécu plusieurs années en Algérie, je cherche vraiment à découvrir des choses vraies à Marrakech. Donc le shopping dans la médina ou le trajet en chameau ou autre attrape-touriste ne m'intéresse pas vraiment.
Merci beaucoup pour vous retours
Beaucoup de sites conseillent des day trips dans les villages berbères et à Essaouira. Est ce que cela vaut le coup ?
Ayant vécu plusieurs années en Algérie, je cherche vraiment à découvrir des choses vraies à Marrakech. Donc le shopping dans la médina ou le trajet en chameau ou autre attrape-touriste ne m'intéresse pas vraiment.
Merci beaucoup pour vous retours
Premier voyage Andalousie (avec adolescentes) English translation pending
Bjr
Habitué des voyages dans l'Ouest Americain (souvent en solo) En Avril 2019 j'ai prévu de partir 10/11 Jours en Andalousie avec ma femme et mes 2 filles de 13 et 16 ans.
Profitant de ce forum surtout pour les voyages US, je poste pour la 1ere fois pour l'ESPAGNE en espérant que celui ci soit aussi actif.
1/ Tout d'abord, ne connaissant pas spécialement les tarifs pratiqués pour la période d'AVRIL 2019 j'ai fait une petite simu hier pour avoir une petite idée ( peut etre un peu tôt pour l'Europe ) et je suis tombé entre 180 & 210 € ( Bagages inclus ) suivant mes dates avec la Cie VUELING. Que pensez vous de cette cie, et d'après vous sur quels tarifs ( en vol direct ) puis je tabler pour cette période.
2/ Pour la location de voiture, est ce que la récupération du veh se passe comme aux USA (tres rapide, et la plupart du temps, on peu choisir son veh sur le parking)
3/ Pour le rendu de la voiture ( à l'aeroport ) cela se fait-il aussi en moins de 5' ou faut-il prévoir plus de temps pour l'europe.
4/ Voici en gros, le planning envisagé ... sachant que je ne pense pas trop passer notre temps dans des musées ( sauf exception, je ne pense pas que cela emballe trop les filles )
Jour 1 - 9 Avril 2019 - Vol CDG / SEVILLE ... A priori possibilité d'arriver vers 13H15 avec VUELING
Jour 2 & 3 : SEVILLE
Jour 4 : Rte vers CORDOUE, quelques visites et nuit GRENADE
Jour 5 & 6 : GRENADE
Jour 7 & 8 : Rte vers NERJA ... Pour profiter de la cote pendant 2 jours de NERJA à MARBELLA pour souffler avec les filles et profiter de la plage ( Possibilité de se baigner à cette époque ? )
Jour 9 : Rte de MARBELLA à CADIX en passant par les VILLAGES BLANCS ( je sais, il faudrait 2 jours ) mais ns ne pensons visiter que RONDA et faire quelques petites haltes dans les autres villages selon l'envie et le temps
Jour 10 : CADIX
Jour 11 : Le matin, JEREZ DE LA FRONTERA et rte vers SEVILLE ... vol prévu vers 17H00 à priori
Qu'en pensez vous ? faisable (vous me direz tout est faisable) ...
Sinon mes filles faisant du cheval, j'avais vu il y a quelques temps un reportage sur une école mondialement connue a visiter mais ne me souviens plus ou (école royale Jerez ? je ne sais pas si c’était elle) ??? quelqu'un connaitrais une ecole, un haras avec des spectacles de chevaux ou autre
Merci de votre aide
Bonne journée

Habitué des voyages dans l'Ouest Americain (souvent en solo) En Avril 2019 j'ai prévu de partir 10/11 Jours en Andalousie avec ma femme et mes 2 filles de 13 et 16 ans.
Profitant de ce forum surtout pour les voyages US, je poste pour la 1ere fois pour l'ESPAGNE en espérant que celui ci soit aussi actif.
1/ Tout d'abord, ne connaissant pas spécialement les tarifs pratiqués pour la période d'AVRIL 2019 j'ai fait une petite simu hier pour avoir une petite idée ( peut etre un peu tôt pour l'Europe ) et je suis tombé entre 180 & 210 € ( Bagages inclus ) suivant mes dates avec la Cie VUELING. Que pensez vous de cette cie, et d'après vous sur quels tarifs ( en vol direct ) puis je tabler pour cette période.
2/ Pour la location de voiture, est ce que la récupération du veh se passe comme aux USA (tres rapide, et la plupart du temps, on peu choisir son veh sur le parking)
3/ Pour le rendu de la voiture ( à l'aeroport ) cela se fait-il aussi en moins de 5' ou faut-il prévoir plus de temps pour l'europe.
4/ Voici en gros, le planning envisagé ... sachant que je ne pense pas trop passer notre temps dans des musées ( sauf exception, je ne pense pas que cela emballe trop les filles )
Jour 1 - 9 Avril 2019 - Vol CDG / SEVILLE ... A priori possibilité d'arriver vers 13H15 avec VUELING
Jour 2 & 3 : SEVILLE
Jour 4 : Rte vers CORDOUE, quelques visites et nuit GRENADE
Jour 5 & 6 : GRENADE
Jour 7 & 8 : Rte vers NERJA ... Pour profiter de la cote pendant 2 jours de NERJA à MARBELLA pour souffler avec les filles et profiter de la plage ( Possibilité de se baigner à cette époque ? )
Jour 9 : Rte de MARBELLA à CADIX en passant par les VILLAGES BLANCS ( je sais, il faudrait 2 jours ) mais ns ne pensons visiter que RONDA et faire quelques petites haltes dans les autres villages selon l'envie et le temps
Jour 10 : CADIX
Jour 11 : Le matin, JEREZ DE LA FRONTERA et rte vers SEVILLE ... vol prévu vers 17H00 à priori
Qu'en pensez vous ? faisable (vous me direz tout est faisable) ...
Sinon mes filles faisant du cheval, j'avais vu il y a quelques temps un reportage sur une école mondialement connue a visiter mais ne me souviens plus ou (école royale Jerez ? je ne sais pas si c’était elle) ??? quelqu'un connaitrais une ecole, un haras avec des spectacles de chevaux ou autre
Merci de votre aide
Bonne journée

Croisière sur le Costa Mediterranea, 9 mars 2019: de Dubaï à Savone English translation pending
Bonjour,
Qui va faire cette croisière sur le Méditerranea ?

Egalement l'expérience de cette croisière sur les escales que nous ne connaissons pas.
Vol à part ou avec Costa ?
Excellente soirée, Alexandre
Qui va faire cette croisière sur le Méditerranea ?

Egalement l'expérience de cette croisière sur les escales que nous ne connaissons pas.
Vol à part ou avec Costa ?
Excellente soirée, Alexandre
Discussion autour du thème du mois de juin 2018: "Murs murs du monde" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre car... pas de murs entre nous !! 😛
Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758
Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758
Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Annulation de vol Ryanair 24 heures à l'avance English translation pending
Bonjour,
Je devais partir demain samedi 26 mai de Marseille pour Malaga, j'ai reçu un sms ce jour à 12h10 (midi et dix minutes) m'informant que mon vol FR7782 est annulé !
J'ai également reçu un mail de la part de Ryanair en date du 5 déc 2029 pour m'annoncer l'annulation de ce vol.
Dans le mail, il y a une 2 pièces attachées, l'une est une preuve de leur part pour me permettre de faire une réclamation auprès de mon assurance (au cas où j'en ai souscrit une) ; l'autre pièce est le formulaire CE 261/2004.
Bien entendu, dans le mail il me propose deux options :
- soit de me rembourser (ce que je vais faire) - soit de demander à changer mon vol (choisir une autre date) ce qu'il ne m'est pas possible
Je ne vous cache pas ma déception lorsque j'ai reçu leur sms, je me faisais une joie de partir à Malaga : jours de congés déposés auprès de mon employeur, etc... je vous passe les détails.
Ah si, j'allais oublier ma réservation d'hôtel, a priori, je ne devrais être débité que d'une nuitée, j'ai lu cela dans leur politique d'annulation.
Bien que je vais demander le remboursement du billet, je suppose que j'ai également le droit de demander une indemnité.
Selon vous, à quoi puis-je prétendre de plus qu'un remboursement du billet au vu de la gène occasionnée (dépôt congés...).
Dans l'attente de vous lire.
Cordialement - Laure
Je devais partir demain samedi 26 mai de Marseille pour Malaga, j'ai reçu un sms ce jour à 12h10 (midi et dix minutes) m'informant que mon vol FR7782 est annulé !
J'ai également reçu un mail de la part de Ryanair en date du 5 déc 2029 pour m'annoncer l'annulation de ce vol.
Dans le mail, il y a une 2 pièces attachées, l'une est une preuve de leur part pour me permettre de faire une réclamation auprès de mon assurance (au cas où j'en ai souscrit une) ; l'autre pièce est le formulaire CE 261/2004.
Bien entendu, dans le mail il me propose deux options :
- soit de me rembourser (ce que je vais faire) - soit de demander à changer mon vol (choisir une autre date) ce qu'il ne m'est pas possible
Je ne vous cache pas ma déception lorsque j'ai reçu leur sms, je me faisais une joie de partir à Malaga : jours de congés déposés auprès de mon employeur, etc... je vous passe les détails.
Ah si, j'allais oublier ma réservation d'hôtel, a priori, je ne devrais être débité que d'une nuitée, j'ai lu cela dans leur politique d'annulation.
Bien que je vais demander le remboursement du billet, je suppose que j'ai également le droit de demander une indemnité.
Selon vous, à quoi puis-je prétendre de plus qu'un remboursement du billet au vu de la gène occasionnée (dépôt congés...).
Dans l'attente de vous lire.
Cordialement - Laure
Location de voiture au Portugal (Faro) English translation pending
Pour donner suite à la très abondante littérature concernant la location de voiture au Portugal et particulièrement à Faro voici le détail de l'expérience que je viens de vivre.
Alerté par tous les problèmes de location dans ce pays j'avais pris la précaution d'éviter soigneusement les offres du genre 4€ par jour et autres propositions douteuses. J'avais opté pour Avis société internationale et bien connu. J'ai loué un petit véhicule Micra pour 7 jours à l'aéroport de Faro.
Voici comment ça se passe. A l'aéroport tous les loueurs sont regroupés du coté départ et on a le choix car toutes les grandes enseignes sont présentes. Au stand Avis (mais c'est pareil pour les autres) on commence par faire la queue et ça peut être long car la demande est très soutenue. Il y a 6 ou 7 guichets qui sont pris d'assaut à chaque arrivée des vols. Après avoir attendu votre tour le moment est venu de faire votre choix, si ce n'est déjà fait par internet. L'opératrice vous indique les conditions dans un flot de parole ininterrompu dans la langue de Shakespeare, en ce qui nous concerne. Après quelques minutes et selon les options choisies (par exemple le boitier autoroute) on vous demande une signature digitale (sur écran) d'acceptation des conditions. Ce contrat vous ne le voyez pas car il vous est instantanément envoyé sur votre mail. Donc , sauf à le récupérer immédiatement sur un Smartphone par exemple, et à en consulter la quinzaine de pages pendant que derrière vous la file d'attente piaffe d'impatiente, vous ne pourrez pas exactement en connaitre le contenu. Ceci n'est finalement qu'un détail, même si on ne découvre qu'après avoir signé que l'on s'engage à payer toutes les réparations qui seront constatées par le loueur. Précision qu'il convient de savoir mais comme on a d'autre choix de signer sauf à rester sur le carreau, on signe.
Il était 18h quand l'hôtesse m'a donné les clefs du véhicule que je devais récupérer su le parking attenant. Le véhicule en question était en parfait état, une Nissan Micra dernier cri avec 3000 Km au compteur. Mais, première observation il n'y a personne de la société pour faire un constat de l'état du véhicule. J'ai fait un tour du véhicule sans rien y percevoir d'anormal.
J'ai utilisé le véhicule normalement sans problème le temps de la location. J'ai remis les clef du véhicule chez Avis dans la boxe prévue à cet effet, le jour convenu du retour, car notre avion partant à 6h du matin personne de chez le loueur n'était en mesure de réceptionner la voiture.
Rentré chez moi le soir je consulte mes mails et trouve un message de chez Avis me facturant 187€ pour une tache sur une aile du véhicule. A l'appuie une vague photo prise au Smartphone où l'on ne détecte que des reflets ? Je conteste tout de suite par un mail chez Avis qui est toujours sans réponse à ce jour. 3 jours plus tard je suis débité de 231€ en plus de la location que j'avais déjà payé sans que je puisse m'y opposer d'une quelconque façon.
C'est ce qui me mets le plus en colère. En signant le contrat vous autorisez le loueur à prélever sur votre compte à peu prés n'importe quelle somme. Il faut le savoir. Avis Portugal vous enverra simplement une vague facture en Portugais comme justificatif, une fois que vous aurez regagné vos pénates.
J'ai payé ma location avec une carte Gold qui rembourse ce genre de dégâts et je me demande si le loueur n'en profite pas pour faire passer ces surplus, qui au final seront payés par Visa ??? En tout cas c'est une question que l'on peut se poser.
Je tenais à faire part de cette expérience pour tous ceux qui s'apprêtent à louer au Portugal en particulier à Faro. Je ne dis pas que mon cas est une généralité, je dis simplement qu'il se rajoute à la liste très longues de tous les problèmes déjà rencontrés dans ce pays et particulièrement à Faro, région très touristique ou la location de voiture est une véritable manne.
Conseil: au départ et à l'arrivée photographiez le véhicule sous toute les coutures, ça ne sera certes pas suffisant mais sa sera bien utile avant de se lancer dans de longues et pénibles réclamations. A bon entendeur.
Alerté par tous les problèmes de location dans ce pays j'avais pris la précaution d'éviter soigneusement les offres du genre 4€ par jour et autres propositions douteuses. J'avais opté pour Avis société internationale et bien connu. J'ai loué un petit véhicule Micra pour 7 jours à l'aéroport de Faro.
Voici comment ça se passe. A l'aéroport tous les loueurs sont regroupés du coté départ et on a le choix car toutes les grandes enseignes sont présentes. Au stand Avis (mais c'est pareil pour les autres) on commence par faire la queue et ça peut être long car la demande est très soutenue. Il y a 6 ou 7 guichets qui sont pris d'assaut à chaque arrivée des vols. Après avoir attendu votre tour le moment est venu de faire votre choix, si ce n'est déjà fait par internet. L'opératrice vous indique les conditions dans un flot de parole ininterrompu dans la langue de Shakespeare, en ce qui nous concerne. Après quelques minutes et selon les options choisies (par exemple le boitier autoroute) on vous demande une signature digitale (sur écran) d'acceptation des conditions. Ce contrat vous ne le voyez pas car il vous est instantanément envoyé sur votre mail. Donc , sauf à le récupérer immédiatement sur un Smartphone par exemple, et à en consulter la quinzaine de pages pendant que derrière vous la file d'attente piaffe d'impatiente, vous ne pourrez pas exactement en connaitre le contenu. Ceci n'est finalement qu'un détail, même si on ne découvre qu'après avoir signé que l'on s'engage à payer toutes les réparations qui seront constatées par le loueur. Précision qu'il convient de savoir mais comme on a d'autre choix de signer sauf à rester sur le carreau, on signe.
Il était 18h quand l'hôtesse m'a donné les clefs du véhicule que je devais récupérer su le parking attenant. Le véhicule en question était en parfait état, une Nissan Micra dernier cri avec 3000 Km au compteur. Mais, première observation il n'y a personne de la société pour faire un constat de l'état du véhicule. J'ai fait un tour du véhicule sans rien y percevoir d'anormal.
J'ai utilisé le véhicule normalement sans problème le temps de la location. J'ai remis les clef du véhicule chez Avis dans la boxe prévue à cet effet, le jour convenu du retour, car notre avion partant à 6h du matin personne de chez le loueur n'était en mesure de réceptionner la voiture.
Rentré chez moi le soir je consulte mes mails et trouve un message de chez Avis me facturant 187€ pour une tache sur une aile du véhicule. A l'appuie une vague photo prise au Smartphone où l'on ne détecte que des reflets ? Je conteste tout de suite par un mail chez Avis qui est toujours sans réponse à ce jour. 3 jours plus tard je suis débité de 231€ en plus de la location que j'avais déjà payé sans que je puisse m'y opposer d'une quelconque façon.
C'est ce qui me mets le plus en colère. En signant le contrat vous autorisez le loueur à prélever sur votre compte à peu prés n'importe quelle somme. Il faut le savoir. Avis Portugal vous enverra simplement une vague facture en Portugais comme justificatif, une fois que vous aurez regagné vos pénates.
J'ai payé ma location avec une carte Gold qui rembourse ce genre de dégâts et je me demande si le loueur n'en profite pas pour faire passer ces surplus, qui au final seront payés par Visa ??? En tout cas c'est une question que l'on peut se poser.
Je tenais à faire part de cette expérience pour tous ceux qui s'apprêtent à louer au Portugal en particulier à Faro. Je ne dis pas que mon cas est une généralité, je dis simplement qu'il se rajoute à la liste très longues de tous les problèmes déjà rencontrés dans ce pays et particulièrement à Faro, région très touristique ou la location de voiture est une véritable manne.
Conseil: au départ et à l'arrivée photographiez le véhicule sous toute les coutures, ça ne sera certes pas suffisant mais sa sera bien utile avant de se lancer dans de longues et pénibles réclamations. A bon entendeur.
Portugal au printemps English translation pending
Hello!
Voici le récit tout frais de notre virée printanière au Portugal.

Le récit illustré est par là.
Bonne lecture! Marie
Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…
Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !
Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !
Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.
Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !
Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !
Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720
Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !
Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.
Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.
Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.
Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !
Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049
Le coin est beau, nous dormons là.
Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l��autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !

Le récit illustré est par là.
Bonne lecture! Marie
Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…
Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !
Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !
Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.
Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !
Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !
Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720
Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !
Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.
Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.
Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.
Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !
Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049
Le coin est beau, nous dormons là.
Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l��autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !
Concours Photo du mois de mai 2018: "Tu rêves Herbert?" English translation pending
Le thème du mois de mai 2018 :
Tu rêves Herbert ??
"Les z'amoureux qui s'bécottent sur un banc public", sous un réverbère, quelle belle image non ?
Alors pour cette 95ème édition, c'est l'éclairage public dans le monde qu'il faudra me faire découvrir, que ce soit en ville, en campagne, dans le désert, dans la jungle.... Que ce soient des réverbères, des éclairages de route ou autoroutes, un simple lampion destiné à éclairer un chemin... peu importe. De jour, de nuit, juste une ombre, un morceau... Je ne demande pas à voir "le plus bel éclairage du monde", non. J'attends de vous une photo esthétique et/ou originale. Surprenez-moi !!
Vous avez jusqu’au jeudi 24 mai à 23h59 pour poster vos photos. Les votes seront ouverts du Vendredi 25 mai au mardi 29 mai à 23h59.
Les photos seront postées sur 1 mail distinct On vote pour 3 photos auxquelles on attribue 1, 2 ou 3 points.
La photo ayant obtenu le plus de points accorde à son auteur la charge, ou l'honneur, de choisir le thème du concours de Juin.
En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou dont le nombre de mandats antérieurs d'organisateur sera inférieur à celui de son alter ego (il faudra se dénoncer).
Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
Le diaporama sera bientôt là.
La discussion c'est par ici: https://voyageforum.com/v.f?post=8782815;
Bon concours à toutes et à tous !
"Les z'amoureux qui s'bécottent sur un banc public", sous un réverbère, quelle belle image non ?
Alors pour cette 95ème édition, c'est l'éclairage public dans le monde qu'il faudra me faire découvrir, que ce soit en ville, en campagne, dans le désert, dans la jungle.... Que ce soient des réverbères, des éclairages de route ou autoroutes, un simple lampion destiné à éclairer un chemin... peu importe. De jour, de nuit, juste une ombre, un morceau... Je ne demande pas à voir "le plus bel éclairage du monde", non. J'attends de vous une photo esthétique et/ou originale. Surprenez-moi !!
Vous avez jusqu’au jeudi 24 mai à 23h59 pour poster vos photos. Les votes seront ouverts du Vendredi 25 mai au mardi 29 mai à 23h59.
Les photos seront postées sur 1 mail distinct On vote pour 3 photos auxquelles on attribue 1, 2 ou 3 points.
La photo ayant obtenu le plus de points accorde à son auteur la charge, ou l'honneur, de choisir le thème du concours de Juin.
En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou dont le nombre de mandats antérieurs d'organisateur sera inférieur à celui de son alter ego (il faudra se dénoncer).
Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
Le diaporama sera bientôt là.
La discussion c'est par ici: https://voyageforum.com/v.f?post=8782815;
Bon concours à toutes et à tous !
Premier voyage en Asie, nous avons choisi le Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en préparation de notre premier voyage en Asie 😉 et nous avons choisi le Vietnam. Nous pensons faire un petit parcours "d'ordre général" et nous approfondirons les régions qui nous allons le plus aimer l'année suivante.
Comme je le dis plus haut , ça sera notre premier voyage en Asie et donc une découverte totale à chaque niveau ( culture, paysage, climat, us et coutumes...) Nous avons énormément voyagé sur le continent Nord Américains.
Je vous donne donc le parcours que nous pensons faire et j'invite tous les experts à me donner leur avis sur ce voyage qui se fera à 2 . Nous pensons prendre un guide et un chauffeur
Grand merci par avance pour vos retours et suggestions notamment pour la partie balnéaire. 🙂
Jour 01: Hanoi
Jour 02: Hanoi
Jour 03: Hanoi – Mai Chau
Jour 04: Mai Chau – Pu Luong
Jour 05: Pu Luong – Ninh Binh – Hoa Lu – Baie d’Halong terrestre
Jour 06: Ninh Binh – Hai Phong– Croisière dans la baie de Lan Ha
Jour 07: Poursuite de la croisière – Hai Phong – Hanoi Hue vol Vietnam Airlines
Jour 08 : Hue
Jour 09: Hue – Da Nang – Hoi An
Jour 10: Hoi An
Jour 11: Hoi An – Da Nang Saigon – Vol vietnam airlines
Jour 12: Saigon – Cai Be – Sa Dec – Can Tho– Croisière en bateau privé
Jour 13: Can Tho – Marché flottant de Cai Rang – Vol pour Phu Quoc
Jour 14: Phu Quoc
Jour 15 : Phu Quoc
Jour 16 : Phu Quoc
Jour 17: Phu Quoc – Hanoi – Départ
Ou jour 18 : Départ
Nous sommes en préparation de notre premier voyage en Asie 😉 et nous avons choisi le Vietnam. Nous pensons faire un petit parcours "d'ordre général" et nous approfondirons les régions qui nous allons le plus aimer l'année suivante.
Comme je le dis plus haut , ça sera notre premier voyage en Asie et donc une découverte totale à chaque niveau ( culture, paysage, climat, us et coutumes...) Nous avons énormément voyagé sur le continent Nord Américains.
Je vous donne donc le parcours que nous pensons faire et j'invite tous les experts à me donner leur avis sur ce voyage qui se fera à 2 . Nous pensons prendre un guide et un chauffeur
Grand merci par avance pour vos retours et suggestions notamment pour la partie balnéaire. 🙂
Jour 01: Hanoi
Jour 02: Hanoi
Jour 03: Hanoi – Mai Chau
Jour 04: Mai Chau – Pu Luong
Jour 05: Pu Luong – Ninh Binh – Hoa Lu – Baie d’Halong terrestre
Jour 06: Ninh Binh – Hai Phong– Croisière dans la baie de Lan Ha
Jour 07: Poursuite de la croisière – Hai Phong – Hanoi Hue vol Vietnam Airlines
Jour 08 : Hue
Jour 09: Hue – Da Nang – Hoi An
Jour 10: Hoi An
Jour 11: Hoi An – Da Nang Saigon – Vol vietnam airlines
Jour 12: Saigon – Cai Be – Sa Dec – Can Tho– Croisière en bateau privé
Jour 13: Can Tho – Marché flottant de Cai Rang – Vol pour Phu Quoc
Jour 14: Phu Quoc
Jour 15 : Phu Quoc
Jour 16 : Phu Quoc
Jour 17: Phu Quoc – Hanoi – Départ
Ou jour 18 : Départ
São Tomé en sac à dos, petit budget English translation pending
Bonjour,
Je rentre d'un très beau voyage à São Tomé, 17 jours uniquement sur cette île, sans avoir eu le temps de découvrir Principe qui est un bijou. Une autre fois 😉
Nous étions 2 amis et on a voyagé en taxi locaux et dormis chez l'habitant. Quelques clefs de ce voyage.
J'ai bcq aimé ce pays pour sa tranquillité, son ambiance lève lève, son peuple accueillant et sa nature grandiose. J'ai l'avantage de parler portugais et aussi cap-verdien ce qui nous a bcq aidé et ouvert des portes. Mais les gens parlent français dans bcq de cas.
Je suis allé à São Tomé grâce à mon amour du Cap-Vert (28 voyages en 20 ans : j'y travaille) au livre de mon ami Jean-Yves Loude "Coup de théâtre à São Tomé" et au post sympa de Yemen https://voyageforum.com/v.f?post=8242632;#8242632
A la ville de São Tomé nous étions chez une amie lisboète qui vit sur place depuis 10 ans, cela facilite grandement l'arrivée. On a passé pas mal de temps à trainer en ville dans la zone du marché et les petits quartiers. Le soir pour manger, ce n'est pas toujours facile de trouver un maquis mais en demandant aux gens on trouve toujours. Attention, ne pas s'y prendre trop tard sous peine de ne pas manger ou finir dans un resto à touriste.
Malgré les recommandations de nombreuses personnes, nous n'avons pas pris un taxi pour nous, ni louer de voiture mais voyager comme les saotomiens : bus collectif Hyace qui ne partent qu'une fois bondé. Mais ils roulent très doucement et donc nous n'avons jamais ressenti de danger particulier.
On est parti découvrir l'intérieur avec le fameux parc national de Obo. Haye jusqu'à Trindade puis moto taxi pour Bombaim qui est une roça magnifique au coeur des cultures de cacao et café. Baignade fraîche à la cascade. Le bâtiment est l'ombre de lui-même, plus grand chose qui fonctionne mais cela fait tout son charme. Les habitations à proximité sont délabrées pourtant les gens y vivent. On a passé pas mal de temps avec eux à discuter, rire et chanter. On leur a offert quelques grogues et ils nous ont invité à partager le repas, du singe... qu'on a gentiment refusé après l'avoir vu cuire dans la gamelle. Le cuisinier de la roça est excellent par contre, on l'a pris comme guide le lendemain et il est nul, vraiment nul, limite dangereux. Il s'appelle Diné et il ne faut pas partir avec lui. Nous avons traversé la superbe forêt (6h de marche sportive) jusqu'au jardin botanique de Bom Sucesso. L'hébergement pas cher (10€) étant complet, nous sommes descendus à Monte Café à la recherche d'un hébergement, nous sommes resté bredouilles. On a demandé la possibilité à des cap-verdiens de planter la tente chez eux ; ils ont acceptés tout de suite ; ils nous ont invité à prendre la douche et à manger. Je voyage souvent avec une tente ultra légère et peu encombrante (2 places - 1kg)
Retour en ville puis départ pour la pointe sud Porto Alegre. Hébergement chez Vadu qui a 2 chambres. Ambiance très familiale, on a passé 6 jours. Lieu paradisiaque, 3 plages de rêve à 10 mn à pied. L'excursion pour voir les tortues n'a pas été fructueuse, un peu sentiment d'arnaque. On a fait la rando (sportive) pour aller à Cão Grande le fameux piton basaltique. Vadu nous a amené avec sa voiture seulement en payant l'essence. Guide obligatoire, très belle rando. Vu un cobra noir à 5 mètres... Le soir à Porto Alegre c'est calme, 3 bars de nuits le we au niveau du port pour danser et boire quelques bières. On est allé sur Ilheu das Rolas, le centre du monde (!) Ambiance particulière, les gens boivent énormément. Un seul village et dans son centre (à côté pompe à eau) un café tenu par un jeune gabonais : ambiance fiesta. L'unique hôtel propose sa chambre pour 250€... on a demandé aux habitants l'autorisation de planter la tente sur la plage (niveau embarcadère afin de ne pas être isolé) on nous a offert la douche. Le soir petit feu sur la plage avec les jeunes, poissons grillés offerts par eux et bières par nous. Musique et danses, super. Baignades de rêve et belles promenades.
Retour pour la capitale avec nuit à São João d'Angolares lieu superbe, excessivement vert. Malheureusement pluie torrentielle nous interdisant toute exploration. Petits tours dans le village et rencontres forts sympathiques. Nuit à Mionga lieu extra. 4 chambres uniquement et resto pour les soatomiens le we. Vu sur la baie et rivière. Resto à la fameuse roça où nous avons pris le menu gastronomique (ça vaut les 20€) cadre enchanteur
Après quelques repos à la capitale, départ pour le nord à Guadaloupe. On s'est payé un taxi uniquement pour nous au prix de 100 db soit 4€ ! A Guadaloupe on a mangé un poisson grillé puis descendu à pied (1h30) jusqu'à Morro Peixe. Après quelques baignades à praia Tamarin, un pêcheur nous a signalé un hébergement sympa au coeur du village. 3h après (fallait attendre la responsable de la clef partit travailler dans les champs de maïs) elle nous propose toute la maison pour 30€ la nuit !! Elle propose les repas chez elle.
On a rencontré Jacques le français qui vit à ST depuis 20 ans et a fait le livre sur les randos. C'est une personne très riche. Pour le commander, envoyer un chèque 11€ à Laurence Lesaffre 265 allée chardin 59650 Villeneuve d’Ascq.
En résumé, vous pouvez visiter ST en sac à dos, vous serez ravis et vous aurez l'occasion de vraiment rencontrer les gens et vivre leur quotidien. D'ici peu, les billets d'avion devraient baisser grâce à une deuxième compagnie qui va arriver.
Bon voyage à vous 🙂
Je rentre d'un très beau voyage à São Tomé, 17 jours uniquement sur cette île, sans avoir eu le temps de découvrir Principe qui est un bijou. Une autre fois 😉
Nous étions 2 amis et on a voyagé en taxi locaux et dormis chez l'habitant. Quelques clefs de ce voyage.
J'ai bcq aimé ce pays pour sa tranquillité, son ambiance lève lève, son peuple accueillant et sa nature grandiose. J'ai l'avantage de parler portugais et aussi cap-verdien ce qui nous a bcq aidé et ouvert des portes. Mais les gens parlent français dans bcq de cas.
Je suis allé à São Tomé grâce à mon amour du Cap-Vert (28 voyages en 20 ans : j'y travaille) au livre de mon ami Jean-Yves Loude "Coup de théâtre à São Tomé" et au post sympa de Yemen https://voyageforum.com/v.f?post=8242632;#8242632
A la ville de São Tomé nous étions chez une amie lisboète qui vit sur place depuis 10 ans, cela facilite grandement l'arrivée. On a passé pas mal de temps à trainer en ville dans la zone du marché et les petits quartiers. Le soir pour manger, ce n'est pas toujours facile de trouver un maquis mais en demandant aux gens on trouve toujours. Attention, ne pas s'y prendre trop tard sous peine de ne pas manger ou finir dans un resto à touriste.
Malgré les recommandations de nombreuses personnes, nous n'avons pas pris un taxi pour nous, ni louer de voiture mais voyager comme les saotomiens : bus collectif Hyace qui ne partent qu'une fois bondé. Mais ils roulent très doucement et donc nous n'avons jamais ressenti de danger particulier.
On est parti découvrir l'intérieur avec le fameux parc national de Obo. Haye jusqu'à Trindade puis moto taxi pour Bombaim qui est une roça magnifique au coeur des cultures de cacao et café. Baignade fraîche à la cascade. Le bâtiment est l'ombre de lui-même, plus grand chose qui fonctionne mais cela fait tout son charme. Les habitations à proximité sont délabrées pourtant les gens y vivent. On a passé pas mal de temps avec eux à discuter, rire et chanter. On leur a offert quelques grogues et ils nous ont invité à partager le repas, du singe... qu'on a gentiment refusé après l'avoir vu cuire dans la gamelle. Le cuisinier de la roça est excellent par contre, on l'a pris comme guide le lendemain et il est nul, vraiment nul, limite dangereux. Il s'appelle Diné et il ne faut pas partir avec lui. Nous avons traversé la superbe forêt (6h de marche sportive) jusqu'au jardin botanique de Bom Sucesso. L'hébergement pas cher (10€) étant complet, nous sommes descendus à Monte Café à la recherche d'un hébergement, nous sommes resté bredouilles. On a demandé la possibilité à des cap-verdiens de planter la tente chez eux ; ils ont acceptés tout de suite ; ils nous ont invité à prendre la douche et à manger. Je voyage souvent avec une tente ultra légère et peu encombrante (2 places - 1kg)
Retour en ville puis départ pour la pointe sud Porto Alegre. Hébergement chez Vadu qui a 2 chambres. Ambiance très familiale, on a passé 6 jours. Lieu paradisiaque, 3 plages de rêve à 10 mn à pied. L'excursion pour voir les tortues n'a pas été fructueuse, un peu sentiment d'arnaque. On a fait la rando (sportive) pour aller à Cão Grande le fameux piton basaltique. Vadu nous a amené avec sa voiture seulement en payant l'essence. Guide obligatoire, très belle rando. Vu un cobra noir à 5 mètres... Le soir à Porto Alegre c'est calme, 3 bars de nuits le we au niveau du port pour danser et boire quelques bières. On est allé sur Ilheu das Rolas, le centre du monde (!) Ambiance particulière, les gens boivent énormément. Un seul village et dans son centre (à côté pompe à eau) un café tenu par un jeune gabonais : ambiance fiesta. L'unique hôtel propose sa chambre pour 250€... on a demandé aux habitants l'autorisation de planter la tente sur la plage (niveau embarcadère afin de ne pas être isolé) on nous a offert la douche. Le soir petit feu sur la plage avec les jeunes, poissons grillés offerts par eux et bières par nous. Musique et danses, super. Baignades de rêve et belles promenades.
Retour pour la capitale avec nuit à São João d'Angolares lieu superbe, excessivement vert. Malheureusement pluie torrentielle nous interdisant toute exploration. Petits tours dans le village et rencontres forts sympathiques. Nuit à Mionga lieu extra. 4 chambres uniquement et resto pour les soatomiens le we. Vu sur la baie et rivière. Resto à la fameuse roça où nous avons pris le menu gastronomique (ça vaut les 20€) cadre enchanteur
Après quelques repos à la capitale, départ pour le nord à Guadaloupe. On s'est payé un taxi uniquement pour nous au prix de 100 db soit 4€ ! A Guadaloupe on a mangé un poisson grillé puis descendu à pied (1h30) jusqu'à Morro Peixe. Après quelques baignades à praia Tamarin, un pêcheur nous a signalé un hébergement sympa au coeur du village. 3h après (fallait attendre la responsable de la clef partit travailler dans les champs de maïs) elle nous propose toute la maison pour 30€ la nuit !! Elle propose les repas chez elle.
On a rencontré Jacques le français qui vit à ST depuis 20 ans et a fait le livre sur les randos. C'est une personne très riche. Pour le commander, envoyer un chèque 11€ à Laurence Lesaffre 265 allée chardin 59650 Villeneuve d’Ascq.
En résumé, vous pouvez visiter ST en sac à dos, vous serez ravis et vous aurez l'occasion de vraiment rencontrer les gens et vivre leur quotidien. D'ici peu, les billets d'avion devraient baisser grâce à une deuxième compagnie qui va arriver.
Bon voyage à vous 🙂
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en rep��rage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en rep��rage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Tour du monde Costa 2020 English translation pending
Bonjour, j'aimerais faire le tour du monde avec Costa en janvier 2020 mais comme j'envisage ce projet seule , je souhaiterais rencontrer des gens qui ont également l'intention de faire ce voyage ; créer des liens avant de partir me rassurerait et m'encouragerait à m'inscrire car j'ai peur de m'ennuyer notamment les jours en mer. J'ai déjà fait des croisières mais à deux.
Si vous partez seul ou seule, contactez-moi.
Liserons33
Bella Napoli: deuxième séjour à Naples English translation pending
Je reviens d'une nouvelle semaine dans cette ville fascinante qu'est Naples !
J'avais déjà eu l'occasion de découvrir cette ville, ainsi que Pompéi et Herculanum, en avril dernier, et j'avais très envie d'y retourner pour approfondir un peu.
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Vous trouverez mon premier carnet ici :
voyageforum.com/...herculanum-d8093050/
Et des articles plus détaillés sur mon blog, avec plus de photos :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/naples/
Pour résumer, l'an dernier nous avions parcouru un peu la vieille ville et quelques églises, le bord de mer à Chiaia et Mergellina, avions visité la Chartreuse et son musée, le musée archéologique, la via Toledo et les quartiers espagnols.
À la base nous voulions y retourner à la même période, en avril, mais les billets d'avion étant très chers à cette période (Pâques et vacances scolaires...) nous avons donc du changer nos plans, et trouvé un AR à 60€ avec Easy jet pour tout début mars. Vu la saison, nous avons un peu hésité, mais au final on s'est dit que connaissant déjà la ville, s'il ne faisait pas toujours beau, ce ne serait pas très grave et il y avait de quoi s'occuper.
Bon, au final, on a vraiment joué de malchance car nous n'avons eu qu'un seul jour de beau temps sur les 6 🤪 Et deux journées vraiment gâchées par la pluie...
J'aurais aimé visiter la Reggia di Caserta et voir l'île de Procida, mais par ce temps, ce n'était pas vraiment possible 😕 Séjour donc un peu gâché, mais pas de regrets pour autant, nous avons tout de même vu des choses intéressantes, et on a bien mangé, ça compense 😛 Il nous faudra de toute façon revenir tant il y a à voir dans la région...
En ce qui concerne l'hébergement, nous avions trouvé un petit studio dans le quartier assez chic de Chiaia, vers le bord de mer, et à 10 mn à pied de la Piazza Amedeo et la ligne 2 du "métro" (plutôt un RER en fait). L'année d'avant nous étions à 15 mn de la gare principale, dans un quartier très populaire, on va dire que le cadre changeait vraiment, cela nous a permis de découvrir différents aspects de la ville. Pour 215€/semaine, cela valait le coup !
Cap Vert: 6 escales et 6 îles English translation pending

Boa Vista, Santiago, Fogo, Sâo Vicente, Santo Antão et Sal, voici les six îles au programme de ce récit de voyage au Cap-Vert. Un périple en bateau d'île en île … avec des découvertes à terre au gré des escales. De l'archipel du Cap-Vert, je n'avais qu'une vague idée, un petit pays composé d'îles éparpillées bien au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest. En revanche, cela faisait longtemps que j'associais ces îles aux mélodies des chansons de Cesaria Evora … Et c'est sans doute elle, en grande ambassadrice du Cap-Vert, qui est à l'origine de mon envie d'en connaître un peu plus sur son « Petit pays ». Ce récit vous invite à une visite virtuelle particulièrement ... visuelle ! De très nombreuses photos illustrent le texte. Alors prêt à embarquer ? Le cap est mis sur Boa Vista, la première île du périple …
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BOA VISTA, dunes de sable et désert de pierres

Une photo souvenir, celle d'une arrivée au petit matin en rade de Sal Rei, un petit port niché sur la côte de l'île de Boa Vista, notre première escale capverdienne. Le jour se lève à peine, les premières lueurs nous offrent un joli ciel teinté de rose orangé. Assurément une belle vision qui a tout pour vous mettre en forme pour débuter une journée de visites à terre et qui aussi, correspond parfaitement au nom donné à cette île :« Belle vue », « Boa vista » en portugais. C'est ainsi que s'étaient exprimés les découvreurs portugais en abordant l'île. C'était en 1456 et sans s'en douter ils venaient de baptiser définitivement le territoire.
Située la plus à l'est de l'archipel du Cap-Vert, Boa Vista se trouve ainsi à quelques 700 kilomètres des côtes de Mauritanie. Côté population, localement on ne se bouscule pas sur l'île, sa densité s'avère la plus faible des îles habitées de l'archipel, seulement 12 000 habitants vivent sur ce cailloux presque désertique. A l'époque coloniale portugaise et dès 1620, on exploitait ici le sol riche en sel. Un sel roi (Sal Rei, le nom de la ville principale en témoigne) pour assurer une certaine prospérité à l'île. Avouons tout de même qu'il n'y avait à cette période pas seulement le sel qui était exploité mais aussi la main d’œuvre, de pauvres esclaves déportés d'Afrique. Triste époque !
………………………………………………………………………………………………………………………
Nous voilà partis sur une piste à la découverte de l'île. Une piste chaotique entre cailloux, terre, poussières et sable …

Du sable, sur Boa Vista, il y en a en quantité ! Sur une grande partie du littoral avec de belles plages mais également dans l'intérieur de l'île. Là, ce sont d'immenses dunes qui s'étendent entre affleurement de pierres et crêtes volcaniques. L'entrelacs de courbes est particulièrement photogénique comme le contraste, saisissant, entre la blondeur des dunes et la noirceur de la roche.



Quant à la végétation, elle est de plus en plus rare. Comment résister à l'avancée du désert ? Les racines effilées des arbustes tentent bien de s'accrocher mais la progression du sable alliée à la sécheresse les condamne inexorablement à une mort certaine !
La « sahélisation », on va à nouveau la constater en traversant la partie centrale de l'île comme ici à Fonte Vicent où nous arrivons. Il y avait là une vraie oasis avec un point d'eau, on y cultivait le maïs, les gombos (variété de haricots des régions tropicales) et des choux … mais la sécheresse a mis à mal ces cultures et le fertile lopin de terre semble aujourd'hui presque à l'abandon. Les chèvres errent à la recherche de très rares brins d'herbes totalement secs, même les palmiers n'ont plus fière allure …



Près de la piste un baobab trône avec ses fruits suspendus aux branches. Ces fruits appelés aussi « pain de singe » sont utilisés pour confectionner des confitures ou des punchs … la dégustation viendra un peu plus tard. Mais sur Boa Vista, il ne persiste plus que deux baobabs dont cet imposant spécimen. Alors pour la consommations des préparations à base de ces fruits les îliens en importent depuis le Sénégal.
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Sur une île tous les chemins, même les plus tortueux, mènent toujours à un rivage ! C'est bien le cas sur cette île arrondie d'environ 30 kilomètres de diamètre. La piste caillouteuse sur laquelle nous venons de rouler nous conduit d'abord à une saline, une longue étendue blanche qui s'étire en parallèle au cordon dunaire.


La voie se poursuit parmi un paysage « lunaire » longeant la côte est. Pas âme qui vive dans cet univers minéral balayé par le vent … enfin, si. Nous croisons une chèvre solitaire juchée sur un tas de pierre, elle semble scruter les alentours afin de dénicher du regard quelques touffes à brouter. On lui souhaite bon courage à cette brave biquette !

D'ici, l'horizon marin se dévoile, austère et esthétique. La mer est agitée et de puissantes vagues viennent se briser sur les falaises en contrebas. Entre les avancées rocheuses, des plages de sable épousent le tracé du rivage. Peu fréquentées par les touristes qui préfèrent s'amasser sur les plages plus hospitalières de l'ouest de l'île, elles ont séduit les tortues marines. Chaque année, elles viennent y pondre en masse. D'ailleurs ces rives sablonneuses sont devenues des aires naturelles protégées.
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Un peu plus au nord, la baie d'Ervatão est plus favorable au farniente et à la baignade , les vagues y sont moins fortes. Même si le soleil s'est recouvert d'un voile, la baignade me tente … car je n'oublie pas que 36 heures auparavant j'étais encore sous la grisaille hivernale de la région parisienne, autant profiter du bienfait de ces eaux à 20/22 ° C.


Encore des cailloux et de la poussière … avant de parvenir à un village aux façades particulièrement colorées. Cela contraste avec l'environnement minéral et presque monotone que nous venons de parcourir sur des kilomètres.
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L'Andalousie en hiver: 2 semaines de plaisir English translation pending
Voyager en Andalousie en hiver, c'est se priver des jardins en fleur et probablement de belles odeurs. Mais c'est découvrir une région splendide en dehors des flots de touristes et de découvrir de façon très paisible de nombreux sites.
Mais que nous avons eu froid !
ci-dessous mon carnet de voyage de deux belles semaines qui nous ont conduit de Séville à Ronda, de Ronda à Malaga, puis à Grenade en passant par le caminito del Rey. Audépart de Grenade nous avons visité des villages troglodytes et des villages blancs de la Sierra Nevada. Puis destination Ubeda et Baeza pour terminer en beauté à Cordoue.
2017 était prévue pour être l’année d’un voyage exceptionnel. Notre choix s’était porté sur la Colombie. Mais les circonstances ont fait que ce beau projet a dû être reporté. Et comme il n’était pas envisageable de passer une année sans goûter aux plaisirs de voyager, comme il fallait trouver une destination pas trop éloignée de notre province toulousaine, notre choix s’est porté sur une région que nous ne connaissions pas encore (réservée initialement aux voyages à faire une fois à la retraite…) : l’Andalousie. Le circuit a été assez rapidement arrêté dans ses grands contours. Impensable de rater les incontournables : Séville, Grenade, Cordoue. Très vite Ronda et les villages blancs y ont été intégrés. Et puis il a fallu faire des choix, car en deux semaines on ne peut pas tout voir. Nous avons donc dû renoncer à Cadix et sa région, à Gibraltar, et en remontant la côte à Almeria. Malaga est devenu une étape de transition sur le chemin entre Ronda et Grenade. Et puis qui dit voyage, dit aussi adaptation. Suite à l’achat d’une revue sur l’Andalousie à l’aéroport de Toulouse, nous découvrons un reportage sur le caminito del Rey, entre Malaga et Grenade. Séduits par la beauté du site et la diversité que cette jolie balade pourrait nous apporter (entre les visites de villes et de villages blancs), nous décidons d’intégrer cette sortie à notre circuit. D’autres modifications viendront en cours de route, comme quoi prévoir c’est bien, s’adapter c’est bien aussi…. Première étape : Séville du 23 au 27 novembre Jour 1 : 23 novembre (le voyage aller) Arrivés de nuit. 1er bus à l’aéroport complet, nous attendons le suivant, placés au 1er rang (un conseil pour les voyageurs : prendre un ticket Aller/Retour car cela revient moins cher que 2 billets séparés, si ben sûr vous devez revenir à l’aéroport). Pas compliqué, nous devons aller jusqu’au terminus. Plus compliqué, quand on est moyennement doué avec les plans de ville, a été de trouver la rue où l’appartement réservé était situé. Fort heureusement la météo était très clémente et inquiet de ne pas nous voir arriver, le propriétaire est venu à notre rencontre. Plus gênant a été de le comprendre car son élocution était « spéciale » et notre espagnol de nouveau en rodage, car nous ne l’avions plus pratiqué depuis notre voyage au Nicaragua de l’an passé. Mais bon accueil sympa, salutations et conseils, remise des clés, et on s’installe, s’étale même, jusqu’à ce que nous découvrions que nous ne disposerions pas de tout l’appartement, mais d’une chambre en propre et du partage du séjour et de la salle d’eau… Je vous rassure, même un « vieux » couple comme nous, avons survécu…. L’appartement était très bien situé, à proximité du musée des Beaux Arts et à 10 minutes environ de la gare routière (enfin 10 mn quand on connaît son chemin). A ce propos, la leçon de l’aller a été retenue. Et la veille de notre départ de Séville (car nous devions retourner à l’aéroport pour retirer notre voiture de location), nous sommes allés repérer les lieux, histoire de ne pas se stresser pour rien le lendemain. Les visites de la ville de Séville se sont enchaînées à un bon rythme mais aussi au fur et à mesure de nos errements et difficultés de repérage sur la carte urbaine. Mais rien de tel que de se perdre pour bien visiter…. Je me console comme je peux… Jour 2 : 24 novembre Ce premier jour, nous inscrivons l’Alcazar à notre programme. File d’attente assez importante jusqu’au moment où une guide passe dans les rangs en proposant une visite guidée et un coupe file… Nous sautons sur l’occasion et elle sur les 10€ par personne supplémentaires. Et nous nous joignons au petit groupe d’une dizaine de personnes ainsi constitué. La visite s’avère intéressante et je le dis clairement, il vaut mieux commencer par l’Alcazar et voir l’Alhambra ensuite. Un palais construit pour un mariage et ensuite jamais habité ! Quelle époque ! Les jardins sont beaux. Les orangers regorgent de fruits. Nous imaginons les odeurs au printemps ! Nous imaginons le printemps avec tous les parterres fleuris. Nous nous contenterons des couleurs d’automne et d’un très beau ciel bleu. Pas mal non plus cela dit ! Il y a beaucoup de monde et pourtant nous sommes fin novembre. Nous n’osons pas imaginer ce que cela doit être l’été ! Et il fait chaud : autour de 22/23°, soit +10° par rapport aux normales saisonnières.

Une fois la visite guidée terminée, nous flânons dans les palais et jardins, reprenons le temps de tout revoir. Les commentaires de la guide nous ont éclairés mais bon, 10€/pers…. C’est sûr, nous ne chercherons pas ses services pour la visite de la cathédrale bien qu’elle nous les ait proposés. En sortant de l’enceinte de l’Alcazar après environ 2h30 à 3h00 de visite, nous décidons de pratiquer dès le 1er jour les horaires de repas « à l’espagnole ». Le pique-nique calé dans mon sac à dos attendra. Car juste en face, se trouve la cathédrale. Ce matin, il y avait devant l’entrée, plus de 30mn avant l’ouverture, une assez longue d’attente. Et là plus personne ! Nous visiterons donc avant de déjeuner la cathédrale et monterons en haut de la Giralda.

Ces deux visites sont intéressantes. Je retiendrai de la cathédrale le magnifique tombeau de Christophe Colomb et de la Giralda (sœur jumelle de la Koutoubia de Marrakech) la belle vue sur la ville. En descendant de la Giralda, nous partons acheter du pain dans la boulangerie de la grande avenue devant la cathédrale et nous finissons par nous installer au soleil sur un banc de la place neuve. L’après-midi se poursuit en flânant dans les rues commerçantes animées (black friday oblige !) (calle Sierpes et Tetuan) puis dans le quartier de Santa Cruz. En fin de journée, courses dans le centre commercial de la Plaza de Armas puis repas à l’appartement. Jour 3 : 25 novembre Au programme, la place d’Espagne, la place d’Amérique, le parc Maria Luisa, le quartier Triana et le Metropol Parasol. Comme d’habitude nous nous sommes un peu égarés en sortant de l’appartement mais très vite nous nous sommes mis sur le bon chemin. La place d’Espagne : c’est le dernier témoignage de l’exposition universelle de 1912. L’ensemble est très beau. Des azulejos et de la faïence partout : les bancs, les escaliers, les rambardes, des goutières, …. Nous ne ferons pas le tour de la place en barque, ni à rame, ni à moteur électrique. Nous le ferons à pied ! Sous l’entrée centrale, derrière le jet d’eau, un groupe joue, chante et danse le flamenco. Certes pour les touristes, mais cela crée une ambiance sympa. Dans un coin, un guitariste s’est installé. Pour lui, pas pour les touristes ! Il faut dire que la sonorité à cet endroit est très bien. Et pour compléter cette touche plutôt romantique (le cadre s’y prête à lui seul), nous assistons à une séance photos de jeunes mariés. Avant de partir, nous visiterons également le musée militaire (gratuit) relativement intéressant et bien organisé. Nous y serons impressionnés par quelques pièces présentées.
Direction ensuite la place d’Amérique. Avant d’y arriver, sur la gauche, un petit jardinet poétique. Puis au milieu de la place un joli petit bassin. D’un côté le musée d’archéologie et de l’autre, celui des costumes et traditions. Nous ne le visiterons pas et prenons l’option de flâner dans le très beau parc Maria Luisa parsemé de bassins d’allées couvertes de glycines et bien sûr d’orangers.
Nous pique niquerons dans un coin du parc dans une tranquillité totale simplement perturbé par des moineaux et des pigeons attirés par notre repas. Très mauvais d’ailleurs. Nous avions voulu essayer des salades toutes préparées achetées dans la grande surface. Mal nous en a pris. C’était presque immangeable, les sauces étant sucrées….
Une fois cette petite pause faite, nous nous dirigeons ensuite vers le quartier gitan, recommandé notamment par des amis.
Nous passons devant la Torre de Oro (sans la visiter), traversons le Guadalquibir, et nous voilà dans le quartier. Nous commençons par longer le Guadalquibir puis repiquons vers l’intérieur. Jolies ruelles, beaux azulejos en façade ou dans les entrées d’immeubles, jolis patios intérieurs. Nous faisons le tour du quartier, et juste avant le pont, nous visitons le marché couvert en train de fermer. De nombreux espagnols y sont encore à table dans ses restaurants. Ce doivent être de très bonnes adresses mais c’es extrêmement bruyant.
Pause café sur l’avenue animée juste avant le pont.
Une fois le pont traversé, nous en avons plein les pattes. Nous prenons donc l’option de prendre le bus qui circule en centre ville pour rejoindre le Metroplolitan Parasol. De pus, Justine commence à boiter bas. Elle a mal à son pied droit. J’insiste pour qu’elle aille s’acheter des médicaments.
Le Metropolitan Parasol ! Surprenant, intéressant, aucun regret d’être venu voir cet ensemble et d’être monté sur ses passerelles et terrasses. Jolies vues sur Séville de toutes parts. Les 3€ pour y monter le valent bien.
Ensuite nous flânons dans les rues commerçantes jusqu’à la cathédrale. C’est la fin de journée. Les bâtiments s’illuminent. Autres couleurs, autre ambiance. Et puis sur l’avenue centrale, de la musique. Défilé de fanfares au milieu de la foule.
Décidément, dans nos voyages nous avons toujours rendez-vous avec des défilés surprises ! Inévitablement nous pensons au « carnaval » de Granada l’an dernier. Est e que ces défilés ont un lien avec la fête dédiée à Ch. Colomb le 23 novembre ?
Nous rentrons ensuite à l’appartement. Du repos bien mérité avant une dernière journée sévillane.
Jour 4 : 26 novembre
A notre programme, le marché de l’art dominical sur la place du musée des Beaux Arts, le monastère de la Cartuja, San Lorenzo, Alameda de Hercules et pour terminer le palacio de les Dueñas.
Le marché dominical : il débutait quand nous y sommes passés. Justine a craqué pour une petite statue une duaigne. Et comme nous sommes en début de journée et ne pas avoir à se la trimballer toute la journée, retour à l’appartement pour la déposer.
Nouvelle traversée du Guadalquibir. Le pont est fermé à la circulation car de l’autre côté il y a une course pédestre.
Le monastère de la Cartuja. C’est le musée d’art contemporain de Séville. Entrée :1,6 € et nous y resterons presque 2 heures. Des trucs intéressants, voire amusant (comme cette scène entourée de 4 caméras et d’écrans qui permettent de se voir sous tous les angles.
En sortant, nous prenons la direction de San Lorenzo. C’est dimanche et les messes des deux églises ne sont pas terminées. Nous y entrons quand même car après avoir observé les sévillans, nous nous sommes aperçus qu’ils entraient et sortaient des églises en permanence. Nous allons voir tout particulièrement celle du Padre Jesus del Gran Poder. On peut voir la statue derrière l’autel en passant par plusieurs couloirs et en traversant un petit musée. On peut même si on le souhaite lui toucher un talon et faire un vœux (tout cela pendant la messe…).
Ces visites faîtes, nous partons à la recherche d’un coin pour pique niquer. Et nous finirons par nous installer sur des bancs au milieu de l’Alameda de Hercules. On s’y est amusé de voir des enfants jouer avec de petits jets d’eau. Au bout de la place, des parents ont même organisé un atelier de bulles de savon… Carte en main, je décide que de cette place nous irons longer la calle Feria pour y voir le marché aux poissons. Une fois sur place, les stands sont vides et nettoyés. Reste l’odeur ! Et tout autour quelques petits restaurants à tapas. Puis nous partons visiter ce qui sera le clou de notre journée : le palacio de las Dueñas. On n’y visite que le rez de chaussée car il est encore habité. C’est un peu cher (8€/pers) mais c’est très beau. Les jardins sont magnifiques et à l’intérieur tous les bibelots et objets exposés sont de très grande qualité. Les panneaux explicatifs (en espagnol ou anglais uniquement) sont assez complets et notre choix de ne pas prendre les audioguides (2€ de plus / pers.) est conforté.
En sortant du palais, je suis tenté pour aller visiter le palacio Pilate. Mais là Justine craque car nous avons déjà longuement visité deux musées aujourd’hui. Nous finirons donc par flâner dans les ruelles du quartier Santa Cruz, par traverser le jardin Murillo, nous retrouver quasi devant l’entrée de la place d’Espagne et par rentrer à l’appartement en passant devant la cathédrale, la plaza nueva, etc. Sur le retour, achat d’éventails dans une boutique repérée le premier jour et que Justine craignait ne pas retrouver.
Retour à l’appartement pour déposer nos affaires, se reposer un peu puis nous repartons repérer le chemin et l’arrêt de bus pour le lendemain matin (direction l’aéroport pour y récupérer la voiture de location).
Petite récapitulation des principaux sites visités à Séville Cathédrale de Séville et sa Giralda
Période artistique : Gothique - Période historique : XIIe siècle
La cathédrale se dresse à l'emplacement même de la Grande mosquée du XIIe siècle, dont est aujourd'hui conservé le minaret, connu sous le nom de la Giralda en raison de la girouette qui orne son sommet depuis le XVIe siècle. La cour des Ablutions et l'actuelle porte du Pardon font également partie de l'ancienne mosquée. Elle fut convertie en église chrétienne après la conquête de la ville par Ferdinand III de Castille en 1248.
La dépouille de Christophe Colomb y est conservée.
La Giralda : l’ancien minaret de la mosquée arabe fut complété au XVIe siècle par le clocher, les corps supérieurs et la girouette surnommée « El Giraldillo ». La partie décorée en briques est l'œuvre de l'architecte Alí de Gómara.
La cour des orangers
On pense que la surface actuelle de la cour des Orangers est approximativement celle qu’occupait l’ancienne mosquée, à laquelle appartiennent deux des murs extérieurs. Au centre, se trouve une grande fontaine dont le bassin serait l’un des rares vestiges de l’époque wisigothe.
Archives générales des Indes
Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle
Ce bâtiment, anciennement Halle aux marchands, fut construit en 1572. Il s'agissait d'un projet de Juan de Herrera. Sa construction fut dirigée par Alonso de Vandelviva et Juan de Minjares. Le deuxième étage fut ajouté au XVIIe siècle, tout comme la croix du Serment. Un siècle plus tard, lorsque Charles III choisit de faire de cet édifice le siège des Archives des Indes, d'autres travaux furent entrepris, comme l'embellissement de l'escalier principal. C'est un édifice de forme carrée avec une vaste cour centrale. Il renferme de précieux documents qui permettent de recréer l'histoire des rapports entre l'Espagne et les colonies américaines d'outre-mer.
La place d’Espagne
Période artistique : contemporain - Période historique : XXe siècle
La place est bordée de bancs en céramique peinte représentant toutes les provinces espagnoles. Elle fut construite à l'occasion de l'Exposition ibéro-américaine organisée à Séville en 1929. Aníbal González en est l'auteur. Il allia un style inspiré de la Renaissance aux éléments typiques de la ville : briques apparentes, céramique et fer forgé (œuvre de Domingo Prida). De plan semi-circulaire, elle est dominée par 2 tours accolées, de chaque côté de l'édifice central abritant les dépendances. Les deux tours sont reliées par des galeries en arcades en plein cintre percées de plusieurs porches. Une fontaine se dresse sur la place.
Quartier Santa Cruz
Période historique : XIIe siècle
Le quartier de Santa Cruz se trouve dans le centre historique de Séville. En flânant dans ses rues, nous pourrons apercevoir des édifices datant du XIIe siècle, tels que l'Alcazar (Reales Alcázares) ou d'autres particulièrement remarquables, comme la cathédrale, les Archives des Indes, l'hôpital des Vénérables et l'hôtel de ville. Dans ce dédale de ruelles, nous trouverons aussi la paroisse du Sagrario et celle de Santa Cruz, ainsi que la chapelle Santa María de Jesús. Sans oublier deux couvents : celui de San José del Carmen et celui de la Encarnación. Nous devrions être séduits par le charme des rues sévillanes, la couleur des azulejos, et l'odeur des fleurs d'oranger.
L’Alcazar de Séville
Période artistique : Arabe - Période historique : Xe siècle
C’est le témoin des noces de Charles Quint et Isabelle de Portugal. L'Alcazar de Séville est un ensemble palatial entouré de murailles. Pierre Ier le Cruel fit reconstruire l'ancien alcazar almohade pour l'aménager en résidence royale au XIVe siècle. Même si les styles mudéjar et Renaissance y sont dominants, on peut apprécier des témoignages de toutes les époques.
Les jardins de l’Alcazar
Les jardins de l’Alcazar forment l’un des grands ensembles de la cour espagnole et peut-être le plus ancien. Ils constituent la représentation la plus originale d’un style spécifiquement hispanique, le mudéjar, expression musulmane adaptée au monde chrétien. Depuis leur origine arabe, ils ont connu des transformations continues, en particulier pendant la Renaissance et sous le règne de Philippe III. Leur résultat est le délicat pavillon de Charles Quint dans la huerta de l’Alcôve, la magnifique galerie des Grottes et les jardins de la Danse, des Dames, des Galères, le jardin Rustique, etc. Les matériaux employés, comme les azulejos, ainsi que les éléments, canaux, fontaines, jets, etc. lui confèrent son caractère morisque si particulier.
Parc Maria Luisa
Période historique : XIXe siècle
L’infante Marie-Louise-Fernande de Bourbon, duchesse de Montpellier, en fit don à la ville de Séville en 1893. En forme de trapèze, il est parcouru d'avenues très vertes (avenues Hernán Cortes et Pizarro). Les fontaines et les statues situées aux croisements des sentiers font du parc un musée de plein air. La fontaine aux lions et celle aux grenouilles sont les plus significatives. Parmi les étangs, on distingue celui des lotus et celui des canards.
Place d’Amérique
Période artistique : Contemporain - Période historique : XXe siècle
Elle fait partie de l'ensemble urbain et artistique créé pour l'exposition ibéro-américaine de 1929. Oeuvre d'Aníbal González, elle se trouve à côté du Parc de Marie-Louise. Elle est bordée de trois palais de différents styles. Le premier, néogothique, est le Pavillon royal. Le second, néomudéjar, abrite le musée des Arts et des Traditions populaires. Le dernier, néo-Renaissance, est le siège du musée archéologique de la Province, où est conservé le Trésor du Carambolo qui est la plus importante découverte d'orfèvrerie préhistorique.
Le quartier gitan (Triana)
Il faut traverser le Guadalquibir pour y accéder. A ne pas rater pour l’ambiance, les azulejos, quelques jolis patios. Le marché couvert y mérite une halte toute particulière.
Le monastère de la Cartuja (musée art contemporain)
Le prix de l’entrée est très modique (1,60€) et les expositions réservent quelques surprises intéressantes et d’autres moins. L’endroit est très calme, peu de visiteurs et on peut flâner dans ces étonnants locaux très tranquillement. Ne pas rater la tonnelle couverte de glycines vers la sortie avec une jolie fontaine en son centre. C’est une bel espace de fraîcheur.
Le Metropol Parasol
L’ensemble architectural est pour nous une pure merveille et très très étonnant. Sur la place il offre de beaux espaces d’ombre. Des terrasses et des passerelles (accès : 3€/personne), on bénéficie de très belles vues sur toute la ville.
Deuxième étape : Ronda et les villages blancs du 27 au 29 novembre
Jour 5 : 27 novembre
Grâce à notre repérage de la veille, nous rejoignons l’arrêt de bus (navette aéroport) sans problème. C’est une fois à l’aéroport que cela s’est un peu compliqué. Pour accéder à notre loueur de voiture, il faut rejoindre le point de rencontre du parking 2…
Après quelques errements et questions posées à des employés dans le parking 1, nous finissons par trouver le « meeting Point » de Rent a Car. Mais là, point de navette. Après quelques hésitations, nous appelons le N) indiqué sur une affichette Mais nous n’avions pas bien regardé car il ne s’agissait pas de la même société…. Finalement, j’ai appelé sur le N° figurant sur la réservation et une quinzaine de minutes plus tard, une navette vient nous chercher. Le loueur se situe à quelques kilomètres de l’aéroport.
Tout se passe ensuite sans souci et à la place d’une Opel Corsa nous avons le choix entre une Fiat 500 ou une Toyota Yaris. Choix de la Yaris.
Programmation de TomTom et en route pour Ronda.
Nous avons un peu moins de 190 km à parcourir. La route se fait sans problème et nous finissons par nous garer dans le parking sous-terrain sous la place centrale en début d’après-midi. L’hôtel est à environ 5 minutes à pied du parking. Installation et déjeuner (pique-nique) dans la grande chambre.
Le temps s’est mis au gris et la pluie menace.
Ronda : du village celtique d’« Arunda » à la capitale du royaume taifa alors nommé « Hisn-Rand-Onda », Ronda a aussi été « Laurus » la romaine. Les Rois Catholiques la récupèrent en 1485, alors qu’elle composait l’un des derniers bastions du royaume de Grenade. La ville se déveoppe ensuite pleinement aux 16e et 18e siècles. Un pont impressionnant sépare le centre historique surnommé « la ville » (la ciudad) d’une partie plus récente, appelée « le petit marché » (el mercadillo). Ronda est divisée en trois quartiers :
San Francisco, le plus ancien, El mercadillo, le plus moderne fondé après la Reconquista et le plus typique avec ses maisons et clôtures blanches. On y trouve le Parador de Tourisme, les arènes et le parc Alameda, La ciudad, la partie la plus ancienne comprenant les plus grands bâtiments, palais et autres lieux à visiter : les palais de Mondragón et Salvatierra, Casa del Rey Moro, la Puerta de Felipe V ou l'église principale.
Nous commencerons la visite de la ville par la Plaza de Toros (situé dans partie contemporaine de Ronda, el Mercadillo, ) : à quelques pas du Puente Nuevo se trouve l’arène la plus traditionnelle du pays. Elle fut construite en 1785 dans un style néoclassique et sa façade est de style baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles au monde et héberge le musée taurin.

Dans le manège attenant aux arènes, nous pouvons voir un cavalier s’entraîner au dressage de son pur sang andalou. Nous avons droit à quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant. Attirée par la boutique, Justine s’y rend sans se rendre compte qu’à ce moment-là elle sort des arènes et donc ne peut plus poursuivre sa visite. Après avoir montré nos billets à la caissière, Justine peut me rejoindre et nous pouvons terminer ensemble cette belle visite. Des arènes, direction le pont neuf et la ciudad.
Le pont neuf (Puente nuevo) date du 18e siècle et propose une vue impressionnante sur la vallée du rio Guadiaro et la Sierra de Grazalema. Nous décidons de ne pas prendre le sentier qui descend sous le pont car son accès est payant. Nous prenons alors l’option de le traverser et d’aller visiter la ciudad. C’est le centre historique de Ronda. Une grande partie des monuments et maisons seigneuriales s’y trouvent concentrées. Jolie balade dans les ruelles et traversées de belles placettes.
Sur le chemin du retour, nous bifurquons vers les remparts (en cours de restauration) avec l’intention d’aller visiter les bains arabes (Baños arabes) : ils ont la réputation d’être parmi les mieux conservés d’Espagne. Ses voûtes impressionnantes, arcs et colonnes datent des 13e et 14e siècles. Jolie visite.

Nous rejoignons ensuite le pont neuf en longeant le vieux pont arable et remontant vers le centre par une petite route pavée. Avant de regagner l’hôtel nous faisons une petite pause Chocolat / Churros à la terrasse chauffée du café des cloches (Campaniles). Nous nous promenons ensuite dans les rues animées de cette partie de la ville et rentrons à l’hôtel. Pour le restaurant, notre choix s’est porté (grâce au Guide du Routard) sur la Bodega El Soccoro. Ce fut un très bon choix. Justine y a choisi un plat d’œufs brouillés / chrorizo / Boudin noiret moi œufs brouillés / champignons / jambon de pays. Le tout accompagné d’une bière pour moi et d’un verre de vin blanc pour Justine. Pour dessert, flanc aux œufs pour Justine et riz-au-lait pour moi. Trop de cannelle sur le riz au lait… Dommage ! En sortant du restaurant, Justine rentre se reposer à l’hôtel et moi je repars faire un tour pour faire des photos de nuit du pont et des ruelles et monuments de la vieille ville. Les ruelles seront pour moi tout seul ! Quel calme !
Bonne nuit et bon petit déjeuner… enfin copieux car sinon, les croissants pas terribles ainsi que les yaourts. D’ailleurs, je ne reprendrai pas de croissant le lendemain…. Notre deuxième journée (grise, très grise) est prévue pour visiter les villages blancs. Jour 6 : 28 novembre Grazalema : le village conserve des restes de l'époque romaine et musulmane. C’est un des plus beaux de la province et le meilleur exemple des villages blanc, dont les monuments les plus importants sont la Fontaine Romaine, l'Église de Nuestra Señora de la Aurora et l'Église paroissiale de la Encarnación.

Situé dans le Nord-Est de la province, la plus montagneuse et la plus élevée, c’est curieusement ici qu’il y a la plus grande pluviosité de la péninsule. Sur son territoire communal se trouve El Torreón, le sommet le plus élevé de la province, et la source du río Guadalete, qui traverse la province de l'Est à l'Ouest. Tout son territoire communal se trouve dans le Parc naturel de la Sierra de Grazalema. Après avoir déposé Justine sur une petite place à l’entrée du village, je suis allé me garer un peu plus loin. Juste à côté de la place une belle statue représentant un encierro, tradition locale. A la recherche de toilettes, nous traversons le marché et en trouvons à côté de la maison du tourisme où nous récupérons également un plan de la ville. Jolie balade dans les ruelles jusqu’au lavoir et à la fontaine aux têtes assez spéciales (époque a priori wisighote).
La visite terminée, nous prenons la route de Zahara de la Sierra. Avant d’arriver au village installé à flanc de montagne, nous longeons une retenue d’eau… presque sans eau. Ici la sécheresse semble se faire durement ressentir. Nous nous garons en bas du village et entamons une belle montée. Les ruelles sont jolies et nous finissons par nous poser sur une place à côté de l’église. Là je décide de monter jusqu’à la tour de garde et Justine de m’attendre sur un banc. Le chemin grimpe bien. Je passe devant un fauconnier qui attend les touristes probablement pour une démonstration de dressage et après quelques minutes de montée accède à cette tour de garde. La tour par elle-même n’est pas exceptionnelle mais le point de vue est très beau, tant sur le village que sur la vallée, le plan d’eau et au loin le village de Grazalema.
De retour sur la placette, nous décidons d’y pique-niquer. Nous y serons juste « dérangés » par un couple d’asiatiques avec leur gamin qui joueront à se faire peur et se courir après pendant quelques minutes. Et surtout nous bénéficierons d’un très beau point de vue. Nous reprenons ensuite la route avec l’intention d’aller voir les artisans du cuir du village d’Ubrique. Une fois dans le village, nous constatons, dans la rue principale, que toutes les boutiques sont fermées. Et en plus après avoir tourné plusieurs fois, nous ne trouvons pas de places de parking a proximité. Nous décidons alors de partir sans s’arrêter et nous dirigeons bers le village d’El Bosque où il s’avérera qu’il n’y a rien à voir…. Alors sur le retour vers Ronda, on décide de passer par Ronda la Vieille. Pour y accéder, la route traverse des vallons cultivés et les paysages sont jolis. Mais nous trouverons porte clause une fois sur place. Ronda la vieille ou Acinipo : situé à 20 km de Ronda, à 1000 mètres d’altitude, le site occupe une position stratégique. Occupée depuis le Néolithique, Acinipo révèle la présence d’homme à l’âge de cuivre et de bronze. Lors des dernières fouilles, une série de cabanes protohistoriques circulaires ont été mises à jour. Toutefois, c’est avec les romains que la ville d’Acinipo connait son apogée, et en particulier à partir de la fin du 1er siècle, comme l’indiquent les grandes constructions de cette époque. Acinipo apparaît pour la première fois dans des textes de Ptolémée et de Pline l’Ancien. Considérée comme le premier établissement de la colonie de Ronda, Acinipo a aussi été longtemps connue sous le nom de Ronda la Vieille (Ronda la Vieja). En réalité, les deux villes d’Acinipo et de Ronda coexistèrent à l’époque avec le nom de Arunda.
Je ferai quand même quelques photos du site à travers les grilles du parking et nous retrerons à Ronda. Arrête en route pour quelques photos de coucher de soleil sur les vallons et oliviers. De retour à l’hôtel, surprise. Tout semble fermé ce soir à Ronda. Nous avions projeté de retourner à la Bodega… En solution de repli, nous finirons par nous installer dans la pizzeria MicalAngelo. Ce fut finalement un bon choix. Accueil sympa, pizza bonnes et addition légère. Du 29 novembre au 30 novembre : Malaga Jour 7 – 29 novembre Cette journée sera principalement consacrée à la visite des cités balnéaires de Marbella à Malaga. Malheureusement sous la pluie qui ne nous quittera pas quasiment de Ronda à Malaga. A l’entrée de Marbella, nous nous sommes arrêtés pour acheter des mandarines à un marchand au bord de la route. Mais il n’en avait pas… finalement je lui ai acheté un grand filet d’oranges qui se révèleront très bonnes. A Marbella, juste un arrêt pour se promener sur le port. En sortant du parking nous croiserons un monsieur revenant de faire ses courses, petit sac cadeau d’une grande marque à la main…. Beaux bateaux, belles voitures, menus hors de prix dans les restaurants. Vite nous sommes repartis, entre deux averses vers Malaga. La côte ne représente aucun intérêt. Et finalement nous arriverons en tout début d’après-midi en ville. Sur les conseils de la propriétaire du petit appartement que nous y avons loué pour une nuit, nous nous garerons dans le parking sous-terrain de l’Alcazar. En sortant du parking, nous accédons directement à une grande place, longée d’un côté de terrasses de bars et restaurants. Au hasard, nous nous posons dans l’un d’entre eux et finalement, le hasard a bien fait les choses. La paella au lapin du menu était bien bonne (ainsi que notre entrée d’ailleurs). Pour un prix très raisonnable, nous avons finalement très bien mangé. Ensuite, cela a été un peu galère pour trouver notre appartement car l’adresse que nous avait donné la propriétaire n’était pas connue des gens du quartier et différente de clle que j’avais sur le voucher de Booking. Tout s’est finalement bien arrangé, sauf que l’appartement était vraiment très très petit et très peu équipé. Toutefois, situé a proximité des vieux quartiers de Malaga, nous avons pu aller nous promener autour de la cathédrale la nuit tombée. Nous ne verrons donc pas grand chose de cette grande ville qui semble très riche au niveau culturel (beaucoup de musées). Comme la météo semble s’arranger pour le lendemain, nous décidons donc de maintenir notre balade au Caminito del Rey, sur la route de Grenade. 3eme étape : Grenade du 30 novembre au 05 décembre Jour 8 – 30 novembre Matin : caminito del Rey Départ le matin assez tôt (vers 8h15), et bien sûr, au sortir du parking, nous partons dans le mauvais sens ! Incorrigibles que nous sommes ! Notre GPS a vite fait de nous rappeler à l’ordre et très vite nous prenons la bonne route et sortons de Malaga. Le temps est comme prévu revenu au beau, même si en s’enfonçant un peu dans les montagnes quelques nuages refont leur apparition. Arrivés vers 9h30 a proximité du site, nous nous garons en bord de route et partons vers l’entrée du Caminito en passant par un long tunnel sans éclairage. Ce sera peut être la partie la plus difficile pour Justine car côté vertige, aucun souci maintenant. A l’entrée du Caminito (à 1,7 km du bord de la route), je peux prendre sans souci les tickets d’accès même sans avoir réservé. C’est l’avantage du hors saison. Et nous partons après avoir reçu les consignes de sécurité à respecter sur le site et le port du casque (de chantier) obligatoire. La balade est sympa et sans aucune difficulté. On alterne des passages sur des passerelles en bois et sur des sentiers. Les vues sur les gorges sont belles. Cette promenade est une bonne coupure nature au milieu de toutes nos visites de villes, villages, musées et monuments divers. Je ne sais pas sir cette balade est aussi agréable en pleine saison compte tenu du succès du site. Mais là, en cette fin de mois de novembre, nous avons bien apprécié. Bon, il est vrai qu’un peu plus de soleil et quelques degrés en plus auraient quand même étaient les bienvenus !
Au bout du Caminito, il y a possibilité d’aller prendre une navette (à environ 1,5 km de la sortie du site) qui pour 1,55€ ramène les visiteurs vers les parkings du point de départ. Sinon, il faut refaire les 7 km de balade (plus le km et demi pour rejoindre la route) dans l’autre sens. De retour à la voiture, nous prenons la direction de Grenade. Arrêt pique-nique dans la montagne dans un coin sympa en bord de route. Et nous arriverons à Grenade en début d’après-midi. Sur la route, par sms, nous avons pris contact avec Domingo, le propriétaire de l’appartement que nous avons loué dans le quartier de l’Albaicin. Il nous a indiqué un parking gratuit à l’entrée du quartier. Pratique et économique ! A peine sommes nous arrivés sur le parking que Domingo reprend contact avec nous et nous propose de nous rejoindre en scooter pour nous monter le chemin. Parfait ! Aussitôt dit, aussitôt fait et quelques minutes plus tard nous faisons connaissance. L’appartement est à environ 7mn à pied du parking. Idéal ! L’appartement ? Superbe ! IL se situe dans une vieille maison maure que Domingo retape petit à petit. Dommage qu’il fasse si froid car nous ne pourrons pas profiter du très joli patio. Dommage qu’il fasse si froid également à l’intérieur de l’appartement ! Nous n’arriverons pas à le chauffer correctement pendant toute la durée de notre séjour. Pas par manque de radiateurs mais suite à une isolation très approximative. L’air froid passe sous la porte d’entrée et par les fenêtres…Vraiment dommage car l’appartement est très bien et si un jour nous revenons à Grenade, j’essaierai de le louer de nouveau car il est très bien situé et vraiment très sympa. Et Domingo ! Il nous donnera plein de conseils et explications. Pour rejoindre à pied l’Alhambra le lendemain matin, des suggestions aussi de visites, des conseils pour faire les courses dans le quartier, etc. Plusieurs fois pendant le séjour il nous contactera pour savoir si tout va bien ! Grenade : aux pieds de la Sierra Nevada, entre le Darro et le Genil, se dresse l’une des villes les plus intéressantes de l’Andalousie orientale. À son impressionnant héritage Al-Andalus s’ajoutent ses joyaux d’architecture Renaissance et ses installations les plus modernes, représentatives du XXIe siècle. Dernière ville reconquise par les Rois Catholiques en 1492, Grenade est baignée d’arômes arabes inimitables. Sa gastronomie, son artisanat et son urbanisme sont définitivement marqués par son glorieux passé. Fontaines, miradors et cármenes, ces maisons entourées de jardins caractéristiques de la ville, contribuent à en dessiner les secrets inoubliables. C’est à juste titre que l’un de ses anciens quartiers, l’Albaicín, est inscrit au patrimoine de l’humanité tout comme l’Alhambra et le Generalife.
Après-midi : visite du quartier de l’Albaicin et promenade sur la carretera del Darro En sortant de l’appartement, nous partons en repérage pour l’accès à l’Alhambra par le chemin que nous a indiqué Domingo pour le lendemain matin. Dans ce sens c‘est parfait, ça descend ! Les ruelles sont belles et je suis en train d’avoir un joli coup de cœur pour ce quartier. Arrivés au vieux pont que nous traverserons demain pour rejoindre l’Alhambra, nous poursuivons notre chemin le long du Darro et rejoignons le centre de la vieille ville. Mais pas question d’aller plus loin cet après-midi, alors nous remontons dans l’Albaicin par les belles ruelles. Nous atteignons le belvédère et profitons de cette belle, mais froide, fin d’après-midi pour voir le coucher de soleil sur l’Alhambra depuis cette place très animée. Nous rentrons ensuite plus ou moins directement à l’appartement après avoir fait quelques courses et s’être un peu perdu. Nous aurons même quelques difficultés pour retrouver la ruelle qui conduit à l’appartement… Coucher de bonne heure car notre challenge, pour le lendemain, c’est d’être avant 9h00 dans l’Alhambra ! Jour 9 : 1er décembre Pari tenu. Nous sommes au pied de l’Alhambra vers 8h30. Domingo nous avait prévenu. La montée est sévère par ce chemin. Une pause vers la mi parcours s’avère nécessaire. Justine peine. Mais cela a le mérite de bnous réchauffer car ce matin il faut autour de –3°… Nous serons dans le site vers 8h45. Il est presque vide. Les allées et buissons sont couverts de givre. Le ciel est d’un bleu azur magnifique.
Premières visites des jardins, des bains maures. Nous tentons d’entrée dans les palais Nasrides et nous nous faisons refouler. Notre réservation est pour 30mn plus tard et donc avant l’heure… Nous en profitons pour faire un tour dans le palais de Charles Quint qui ressemble à un bloc de très mauvais goût au milieu d’un site où tout n’est que beauté et harmonie ! Impossible de tout décrire en quelques mots : les palais Nasrides, l’Alcazar, les musées dans le palais Charles Quint (gratuits et chauffés !)… Finalement nous ferons une pause pique nique en milieu de journée au bord d’un bassin, dans les jardins à côté du Parador. Nous nous amuserons à y nourrir les poissons rouges et distribuer quelques miettes de pain aux moineaux pas farouches.
Puis direction le Generalife et ses jardins et jeux et jets d’eau. Nous l’avions gardé pour la fin de cette visite et nous avons bien fait ! Que c’est beau ! Magnifique même ! Que les architectes de l’époque étaient ingénieux pour amener et faire circuler toute cette eau. Tout n’est que fontaines, bassins, canaux d’irrigation ! Jusqu’à cet étonnant escalier d’eau ! Là je suis séduit et bluffé ! Au printemps tous ces jardins doivent être magnifiques couverts de fleurs ! Car déjà que c’est très beau en hiver ! Nous quitterons le site vers 15h30, soit près de 7h après y être entrés. Nous avons pris une allée qui descend vers le Darro et qui traverse un beau parc arboré. C’est l’automne et la grande allée est couverte de feuilles mortes. Nous rejoignons la place neuve et de là nous prenons un minibus de ville (C2) pour rejondre l’Albaicin en passant par le quartier de Sacromonte. Petite visite du quartier… en bus… Nous ne nous arrêtrons pas pour aller visiter une des maisons troglodytes ou assister à un concert de flamenco. Nous laissons nos places aux passagers de plusieurs bus de tourisme garés à proximité. Mais il est trop tôt finalement pour retourner à l’appartement et du coup, nous redescendons, à pied cette fois, vers la place neuve en traversant le quartier de l’Albaicin. Arrivés sur la place, c’est l’heure du goûter (un peu plus de 17h) et nous craquons pour un « chocolate/Churros » . Et là, je ne vous dis pas la taille des churros ! Dégustation faite, nous repartons en bus (le C1 cette fois, plus direct) et rentrons à l’appartement. Il y fait froid et nous n’arrivons pas à faire monter la température. Alors soupe, pipi, les dents et au lit ! Repos bien mérité après cette très belle journée. Jour 10 : 2 décembre (vieille ville et monastère de la Caduja) Ce matin, une fois n’est pas coutume nous ferons une petite grasse matinée. Nous avons quitté l’appartement vers 10h30. Bus et direction le quartier de la cathédrale. Au programme, la cathédrale, la chapelle royale, l’Alcaïceria (ruelles de l’ancien souk), puis direction Corral del Carbon (ancien caravansérail)… Bon pour ce dernier, à voir si vous passez devant mais il ne vaut pas le détours selon moi. Puis nous partons visiter la Casa de los Tiros. Petit musée très sympa (gratuit pour les ressortissants de l’Union Européenne).
En sortant du musée, compte tenu de la température, nous décidons de renoncer à notre traditionnel pique-nique et entrons directement dans le restaurant en face du musée. C’est plutôt bonne pioche. Le serveur est sympa, parle français et le menu est bon et pas trop cher. En revanche, un peu comme partout ici, l’isolation n’est pas terrible et nous n’arriverons pas à nous réchauffer. En sortant du restaurant, nous décidons de suivre les conseils de Domingo et partons vers la monastère de la Caduja. Bus puis fin du trajet à pied. Nous arrivons sur le site vers 15h45 et y resterons jusqu’à sa fermeture ou presque à 18h. Il n’y a pas grand monde (nous croisons juste un bus de touristes portugais en arrivant).
L’entrée n’est pas trop chère (5€ avec audio guide) et cet endroit que Domingo nous avait décrit comme étonnant tient toutes ses promesses ! Nous n’apprécions pas habituellement le style rococo mais ici, finalement, cela passe plutôt bien. Etonnante cette croix en trompe l’œil qui selon la légende aurait épuisé un pigeon qui cherchait désespérément à s’y poser ! Etonnantes ces statues en bois aux drapés et franges si finement ciselés qu’on croirait vraiment du tissus ! Belles ces grilles ! Son cloître paisible ! Enfin, nous tombons sous le charme de l’endroit, son calme (nous serons les deux derniers visiteurs) et avons même un peu de mal à en sortir. Cela ne s’explique pas, c’est un sentiment sans aucun doute très personnel. D’autres resterons peut être indifférents au lieu. Mais nous nous avons beaucoup aimé. De retour à l’appartement, j’adresse d’ailleurs un message de remerciements à Domingo de nous avoir conseillé cette visite.

Nous sommes rentrés à pied à l’appartement. En passant nous nous sommes arrêtés à un autre belvédère qui donne sur l’Alhambra mais la vue y était moins belle. Et comme la nuit était tombée, avant de rentrer, nous faisons un petit tour dans l’Albaicin pour faire quelques photos de nuit, un dernier passage au mirador pour voir l’Alhambra, quelques courses dans une des épiceries du quartier ainsi qu’à la boulangerie (achat d’un gallego (assez gros pain, mais j’avais demandé à la boulangère quel nom ils lui donnaient ici).
L’Alhambra ou la splendeur des Nasrides Période artistique : Arabe - Période historique : XIVe siècle L'Alhambra est un superbe ensemble de constructions et de jardins. Les peupleraies y sont denses, et confèrent une ombre et une fraîcheur agréables, agrémentées par les abondants jeux d'eau et ruisseaux. Elle fut le plus grand centre politique et aristocratique de l'occident musulman. L'enceinte du palais est composée de cours rectangulaires d'une grande beauté, aux nombreuses fontaines, sans oublier les édifices Nasrides où demeuraient les rois et leurs serviteurs. L'édifice le plus ancien est l'Alcazaba. L'une des constructions les plus importantes est la tour de guet qui offre un panorama spectaculaire sur l'Alhambra. La cour des Lions et sa fontaine forment l'un des plus beaux ensembles de l'enceinte. Le Generalife Période artistique : Arabe - Période historique : XIIe siècle La « huerta » royale : il s'agissait de la résidence de campagne du sultan, la huerta qui approvisionnait les palais et la zone de villégiature de la noblesse. Cet aspect de grand verger fut obtenu en déviant le cours du Darro à travers des canaux qui conduisaient jusqu'au Généralife. La cour du Canal, à la grande beauté multicolore, sert d'entrée à l'enceinte. L'édifice est composé de deux corps situés aux extrémités d'une grande cour, avec un bassin au centre. Sur les flancs du Cerro del Sol, se trouve la cour d'agrément du Généralife, construite aux XIIIe et XIVe siècles. Les vues que l'on peut y admirer sont d'une beauté extraordinaire. Casa de los tiros Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle De l’extérieur, elle ressemble à une forteresse. C’est une demeure seigneuriale ou maison de noble. Ses tours sont carrées et surmontées de créneaux. Cette maison appartenait à la famille Granada Venegas. Son blason et sa devise sont présents sur la façade, mais aussi à l’intérieur de l’édifice : « Le cœur commande ». La salle principale est connue sous le nom de « Cuadra Dorada » (Écuries dorées). La décoration polychrome du plafond est magnifique. Son intérieur abrite le musée Casa de los Tiros. Du mardi au dimanche : 9h00 / 15h30 – Gratuit pour membres UE. La cathédrale Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIIIe siècle, XVIe siècle Diego de Siloé trouva la solution parfaite pour accoupler une coupole Renaissance à un ensemble de facture gothique. Il unit le plan circulaire à la basilique, ce qui lui valut la reconnaissance des architectes de l'époque. Le chœur résume à lui seul la splendeur de cet édifice. Sa coupole est ornée de vitraux d'une grande beauté, ainsi que de sculptures et peintures d'Alonso Cano. On peut admirer trois portes magnifiques : celle de l'Ecce Homo, celle de saint Jérôme et celle du Pardon, montrant de superbes reliefs sur la foi et la justice. La façade principale est de facture baroque. Les stalles du coro sont plateresques. Les chapelles latérales contiennent de précieux retables et tableaux. L'ancienne salle capitulaire est aujourd'hui le siège de l'exposition du trésor de la cathédrale, dont certaines pièces sont également regroupées dans son musée et dans la sacristie. La chapelle royale Période artistique : Gothique - Période historique : XVIe siècle Elle symbolise la présence castillane à Grenade et y devint le symbole de l'influence de la monarchie. Située à l'intérieur de la cathédrale, Enrique Egás entama sa construction en 1506. Elle est de style gothique, alors que depuis quelques temps déjà, la Castille avait adopté le style Renaissance. Elle abrite les sépulcres des Rois catholiques, mais aussi ceux de leur fille Juana et de son époux Philippe le Bel. L’Albaicín C’est le quartier arabe andalou par excellence. Habité depuis le XIe siècle, c’est sous la dynastie nasride qu’il se transforme en solide foyer urbain accueillant les médinas, les principales résidences et les grandes mosquées. Pour le visiter, un itinéraire part de la Plaza Nueva, contiguë à la place Santa Ana, où se dresse l’église du même nom. La basilique avait été projetée par l’architecte de la Renaissance, Diego de Siloé. Les travaux ont commencé en 1501 et se sont achevés soixante-deux ans plus tard. Sa façade est magnifique, de même que la tour mudéjare et la grande chapelle, décorée d’une belle armature de faîtage mauresque.
Jour 11 – 03 décembre Au cours de cette journée nous avons décidé d’aller visiter des villages troglodytes (Guadix, Purullena et Marchal) et tenterons de visiter le château de Calahorra (car ouverture a priori aléatoire). Première étape de la journée : Guadix. Située plus à l'intérieur des terres, au cœur de la province de Grenade, Guadix est considérée comme l'une des plus anciennes zones de peuplement humain d'Espagne.
Nous y avons fait le tour de la ville et celui de l’Alcazar (qui ne se visite pas) avant d’accéder au quartier des maisons troglodytes. Nous décidons de ne pas visiter les maisons privées et privilégions celle de la maison d’interprétation. Bien nous en a pris car cette visite est très intéressante. Des films instructifs sur l’histoire et la construction des caves. Et puis dans quelques salles, des animations par jeux d’ombres sonorisées. Nous sommes également montés sur un belvédère accompagnés de touristes portugais. Jolies vues sur le quartier et notamment sur les cheminées des caves aux formes si particulières.
Deuxième étape : château de la Calahorra situé à12km de Guadix, municipalité de La Calahorra. Il se trouve au sommet d’une colline (1250 mètres) dominant la zone dénommée Marquesado del Zenete (marquisat de Zenete).
Pour accéder au château il faut prendre un chemin empierré. Une fois au pied du château, mes craintes se sont malheureusement avérées. Il est fermé et a priori n’ouvre que le mercredi. Dommage car l’extérieur est étonnant et nous aurions bien aimé le visiter. D’autant plus que le propriétaire était présent et venait de faire une visite privée avant de verrouiller les portes. Nous n’étions pas les seuls à nous trouver plantés là devant la grosse porte en bois fermée à clef. Il nous ne est resté que la possibilité d’en faire le tour et de profiter de la vue sur toute la région du haut de cette colline où est bâti ce château.
En descendant, comme c’est l’heure de déjeuner nous cherchons un restaurant dans le village. Nous repérons une auberge où beaucoup de voitures sont stationnées devant. Signe d’une bonne adresse ? Nous tentons le coup et ne serons pas déçus. Ici la spécialité c’est le cochon ! Tout est fait maison et nous nous régalons. Pour ceux qui passent par là, l’auberge s’appelle Labella. Etapes suivantes : les villages de Purullena et Marchal. Purullena situé dans la Hoya de Guadixest réputé pour être un des villages les plus représentatifs de l'habitat dans les grottes. Nous ne ferons qu’y passer car rien n’est aménagé pour en rendre la visite intéressante. Le petit village de Marchal surprend dans un paysage spectaculaire ayant comme toile de fond la Sierra Nevada. Dans son centre, on y trouvera de nombreuses habitations troglodytes, où se détache l’étonnant palais (rose) des Gallardo (en fait nous n’avons pas trop apprécié ce bâtiment). Nous ferons une jolie promenade au milieu des oliviers et grimperons sur un petit belvédère où nous dérangerons les habitudes d’une petite famille, leur petit chien essayant de nous en chasser à force d’aboiements. Cette jolie balade terminée, nous décidons de poursuivre notre route en direction du plateau. Et dans un lacet, nous passons juste à côté d’un groupe de bouquetins qui broutent sur le bas-côté. Joli petit moment car j’ai pu m’arrêter et profiter de ce spectacle. En fin de journée, nous rentrons à Grenade et avons la chance de retrouver une place dans ce parking gratuit. Jour 12 – 04 décembre Nous avons décidé de consacrer la journée à une balade dans la Sierra Nevada dans les villages de l’Alpajurra. Au départ, gros souci ! Notre GPS ne fonctionne plus… Et bien sûr, du coup nous partons dans la mauvaise direction. Arrêt dans une station service pour acheter une carte routière de la région. Mais comme on ne s’en sort pas non plus avec la carte, on se replie sur le guidage avec le téléphone de Justine. Situéeà seulement 46 km de Grenade, la sierra de La Alpujarra est un site naturel jalonné de sources d'eaux thermales aux propriétés thérapeutiques. Nous avons traversé, sans s’arrêter, la station thermale de Lanjarón. Nous avons en effet privilégié la visite des villages blancs situés juste au-dessus avec les sommets enneigés de la Sierra Nevada en toile de fond. Le premier village est celui de Pampaneira. C’est le plus touristique. Les bus de touristes s’y arrêtent. Il est très joli. Ses ruelles sont belles dans lesquelles nous avons trouvé de nombreuses boutiques, notamment de tisserands. Nous sommes arrivés de bonne heure le matin dans ce village et nous l’avons visité quasiment tout seul. Nous prenons le temps de flâner et de visiter quelques boutiques dont une qui nous a fait craquer avec ses beaux métiers à tisser et filer en bois.
Nous pique-niquerons sur un banc de pierre au bout du petit parking, au soleil et avec vue sur les sommets enneigés de la Sierra. Quel beau souvenir que ces sandwiches au pâté de foie de canard gras amené spécialement pour une occasion comme celle là.
Ensuite, nous reprenons la route pour les villages de Bubion et Capileira. Les deux sont beaucoup moins touristiques et nous préfèrerons le second. Ces deux villages sont plutôt appréciés des randonneurs et nous y trouverons beaucoup plus d’auberges et de gîtes que de boutiques. Nous nous promènerons longuement dans ce dernier au calme et dans des ruelles d’une belle blancheur. Puis nous continuerons notre route jusqu’à la fin de la partie goudronnée. Là je vais poursuivre un peu à pied attiré par les sommets enneigés de la Sierra et les belles vues sur la vallée.
Retour en fin de journée vers Granada. En traversant le village de Pampaneira nous pourrons voir que les bus annoncés sont bien là. Quelle chance de l’avoir visité le matin, sans personne !
Comme d’habitude nous nous garerons dans le parking gratuit et nous passerons une dernière soirée tranquille dans ce bel appartement de l’Albaicin.
4eme étape : Ubeda et Baeza
Jour 13 – 05 décembre
Nous sommes partis de bonne heure pour Ubeda. Bonne surprise après quelques kilomètres dans les avenues de Grenade, nous retrouvons le guidage de notre GPS.
Nous traversons le pays des oliviers. Il y en a à perte de vue. Telles des vagues de l’océan, ils recouvrent toutes les collines jusqu’à leurs sommets plus ou moins escarpés.
Nous arriverons à Ubeda en milieu de matinée.
Dans cette ville qui fait partie du patrimoine de l’humanité, il y a beaucoup de sites à visiter. Impossible de tout voir en quelques heures. Nous nous concentrerons sur l’ancien hôpital réhabilité en centre culturel. Magnifique cage d’escalier, petite chapelle (lieu de concert maintenant).
Puis nous repartons vers le centre historique où nous effectuerons donc quelques visites dont la synagogue de l’eau. La visite est très intéressante même si nous l’avons trouvé trop rapide. Cette synagogue avait été perdue dans l’histoire de la ville. Et c’est un promoteur qui voulait construire des logements et un parking à la place de vieilles maisons qui a découvert ces vestiges au moment des travaux. Quelle belle découverte ! Seule synagogue où il reste trace d’une source d’eau et son bassin de purification. Accolé, le logement du rabbin. Dommage que les photos y soient interdites et que la visite guidée soit aussi rapide.
Repas de midi dans une pizzéria de la rue centrale de la vieille ville. Belle surprise également. Nous y avons choisi le menu complet à 10€ . Mais pour les amateurs de pizzas, mieux vaut venir avec un très gros appétit car ici, il n’y a qu’une seule taille de pizza : très très grande. D’ailleurs, la plupart des clients repartent avec leurs restes dans un emballage carton.
Avant de partir pour Baeza, nous nous balladons dans les rues de la ville. Impossible de tout visiter car nous n’en avons pas le temps (ni le budget d’ailleurs, car à force toutes ces visites finissent par coûter cher !).
Nous arriverons à Baeza en fin d’après-midi (les deux villes sont très très proches (une petite dizaine de kilomètres) et nous nous installerons dans le joli petit hôtel Aznaitin, situé à une centaine de mètre du centre historique.
Une fois installés, et conseils pris à la réception pour le repas du soir, nous partons à la découverte nocturne de la ville.
Pour nous Baeza est plus belle qu’Ubeda avec ses rues médiévales pavées, ses belles places et fontaines.
Côté restaurant, pour une fois le hasard ne nous a pas porté chance. Attirés par la possibilité de manger une soupe chaude, nous nous décidons d’entrer dans un petit restaurant situé sous les arcades de la grande place de la ville. Nous nous installerons à côté d’un joli feu de cheminée. Erreur pour moi, je n’avais pas vu que dans mon dos, derrière de fins rideaux, il y avait une fenêtre…. Chaud devant, froid derrière… Vraiment pas agréable ! Quant au repas ! Pour ma part je n’ai pas voulu de soupe et bien m’en a pris. Justine a eu droit à un potage au gras de cochon… beurk ! Moi j’avais pris une assiette d’aubergines grillées couvertes de lardons de jambon. Bon mais froid… Seule l’addition a été « chaude »….
5eme étape : Cordoue (06 au 08 décembre)
Jour 14 – 06 décembre
Nous passerons la matinée à Baeza et y visiterons notamment la cathédrale. Du haut de son clocher je pourrai apprécier les belles vues sur la ville et sur les oliveraies environnantes.
Puis en fin de matinée nous prendrons la route pour Cordoue distante de 150 km et organisons notre rendez-vous avec la propriétaire de l’appartement que nous y avons loué, dans la vieille ville. Notre arrivée est prévue pour 14h / 14h15. Pour pouvoir circuler je lui ai communiqué le numéro d’immatriculation de notre voiture de location et nous avons rendez-vous devant l’entrée du parking sous-terrain où la propriétaire a une place réservée.
Après quelques difficultés nous trouvons cette adresse mais personne ne nous attend. Je me gare tant bien que mal sur le trottoir et reprenons contact avec la propriétaire. Tout fini par se caler et je peux aller garer la voiture dans la petite place (heureusement que c’est une petite voiture !).
L’appartement est situé à moins de 5mn du parking se situe sur une grande avenue de Cordoue à proximité de la place du temple romain. Très bien situé mais très froid et très peu équipé !
Une fois installés, nous y pique-niquerons et partirons à la découverte de la ville. Nous découvrirons le marché de Noël ( plaza de las Tendillas) avec en son centre une belle statue équestre et dominée par un monumental phénix, puis celle de la Corredera (autrefois des corridas étaient organisées sur cette place sur laquelle donnent 360 fenêtres.
Nous nous baladons dans les jolies ruelles, nous perdrons souvent et découvrirons quelques merveilles.
Nous gardons la visite de la Mezquita pour demain. Et comme il fat très froid, en rentrant à l’appartement nous nous arrêtons dans un petit troquet (le café Gloria) en tout début de soirée pour essayer de nous y réchauffer. C’est un endroit avec moins de 10 tables et beaucoup d’habitués. De l’extérieur il ne paye pas de mine et c’est probablement ce qui nous y a attiré (avec en plus le fait qu’il se situe à moins de 100m de l’appartement). Cette fois nous ne nous sommes pas trompés. Ce premier soir, je me suis régalé avec une des spécialités de la maison, le ragoût de taureau (rabo de toro). Le dessert sera pour nous l’occasion d’un fou rire. J’ai choisi du riz au lait… et il y avait plus de lait que de riz… Alors Justine, moqueuse m’a demandé « il est comment ton riz ? » et moi sur le ton des « Tontons flingueurs » appréciant leur gnole, de répondre « y’en a ! ». Bref, le plat était excellent mais ils ont des progrès à faire sur les desserts !
Jour 15 – 07 décembre
Quelle bonne intuition de terminer notre voyage par Cordoue et le dernier jour par la Mezquita !
Nous y sommes arrivés assez tôt mais pas assez ! Beaucoup, beaucoup de monde ! Longues files d’attente au travers de la cour des orangers pour acheter les billets d’entrée. Fort heureusement cela passe assez vite et nous pouvons nous approcher de l’entrée. Une fois à l’intérieur commence l’émerveillement !
Je ne trouve aucun mot pour décrire ce site. Ici tout est beauté et harmonie avec ces doubles arches, ces centaines de colonnes, cette lumière tamisée. Bien sûr, nous aurions pu craindre l’intégration de la cathédrale dans la mosquée. Charles Quint n’avait il pas regretté en son temps d’avoir accordé à ses architectes de démolir une partie de la mosquée pour y construire la cathédrale. N’aurait il pas dit, ce que vous avez construit vous aurez pu le faire partout ailleurs alors que ce que vous avez détruit n’a nul autre endroit de comparable !

Fort heureusement tout est relativement bien intégré et le site est exceptionnel ! Nous mettrons presque 3 heures pour en faire le tour sans voir le temps passer. Sortis vers 13h30, nous achèterons un sandwich et poursuivrons notre visite le long des remparts, traverserons le Guadalquibir jusqu’à la tour de la Calahora. Puis nous visiterons les écuries royales, le quartier de San Basilio dans lequel est organisé un tour des patios andalous (que nous ne ferons pas), la petite synagogue, etc. Nous retournerons au marché Zoco pour y faire quelques achats (Noël approche !), serons émerveillés par des artisans du cuir (le fameux cuir de Cordoue) et terminerons notre journée par une visite du musée archéologique. Ce dernier sera également une belle surprise avec de très beaux objets exposés et la reconstitution originale du cirque romain. Et nous conclurons notre séjour à Cordoue par un dernier repas au café Gloria, ravis par cette magnifique journée. La mosquée cathédrale Période artistique : arabe - Période historique : VIIIe siècle La mosquée de Cordoue est un mélange de styles architecturaux superposés, qui se sont succédé pendant neuf siècles, au fil des différentes phases de construction et de modification. Située en plein cœur du centre historique de la ville, la mosquée de Cordoue est l'un des plus beaux monuments de l'art musulman d'Espagne. La mosquée fut érigée par l'émir musulman Abd al-Rahman Ier en l'an 785, sur les vestiges d'une ancienne église wisigothe, l'église San Vicente. La mosquée fut agrandie à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Ainsi, Abd al-Rahman III ordonna la construction d'un nouveau minaret. En 961, Al-Hakam II élargit la base de l'édifice et décora le mihrab. La dernière modification fut entreprise par al-Mansur en 987 et influença l'agencement intérieur. Le résultat est un magnifique labyrinthe de colonnes, à double rangée d'arcades, qui associent les arcs en plein cintre et les arcs en fer à cheval. En 1523, après la conquête chrétienne, une cathédrale a été érigée au sein de la mosquée. Plusieurs ornements de cette cathédrale sont dignes de mention : le grand retable, le retable baroque et les stalles du coro, en bois d'acajou. Le mihrab, l'élément le plus noble de la mosquée, est l'un des plus importants du monde musulman. Les mosaïques byzantines et le marbre sculpté viennent compléter la décoration. L'entrée se fait par la cour des Orangers. Environnement : Alcazar, musée archéologique provincial, église du couvent Sant Francisco. Les remparts Période historique : Xe siècle Les remparts arabes entouraient et protégeaient la ville, il n'en reste aujourd'hui que plusieurs pans de murs et quelques portes. Les portes aujourd'hui conservées de la muraille sont les suivantes : celle de Sevilla (XIVe siècle), située entre la rue Puerta de Sevilla et l'avenue du Corregidor, celle d'Almodóvar (également connue sous le nom de Puerta del Nogal) et celle du Puente, à côté de la mosquée-cathédrale, qui fut reconstruite au XVIe siècle. Le centre historique conserve également deux arcs : celui du Portillo et celui de Belén. La synagogue : la splendeur de l’époque médiévale Période artistique : Mudéjar - Période historique : XIVe siècle Avec la synagogue du Tránsito de Tolède, elle constitue l'un des exemples les plus représentatifs de ce genre de bâtiment au Moyen Âge. L'accès à cette synagogue de petite taille se fait à travers une cour. La porte d'entrée est richement décorée de yeserías mudéjares et présente trois petits balcons en forme d'arc lobé, ornés de psaumes sur l'alfiz. Le mur Est de la synagogue abrite le tabernacle. Environnement : Quartier juif. Musée archéologique : à la croisée des cultures Le musée archéologique de Cordoue propose une collection très complète, de la Préhistoire au Moyen Âge. On peut y admirer une importante collection consacrée à la préhistoire et à l'archéologie locale, à travers des pièces provenant des cultures ibère, romaine et wisigothe. Les collections islamiques, mudéjare, gothique et Renaissance sont également dignes d'intérêt. Pour leur valeur historique et artistique, il convient de mentionner le lion ibère de Nueva Carteya et la sculpture romaine du dieu Mithra. Les travaux d'agrandissement du musée ont récemment mis à jour le plus grand théâtre de l'Hispanie romaine, qui fait partie de la visite. Fin du voyage : retour aéroport Séville Jour 16 – 08 décembre Matinée tranquille et nous nous préparons doucement avant de reprendre la route et rejoindre l’aéroport de Séville. Les deux villes sont distantes d’environ 130 km. Sur le chemin j’ai reçu un message de la propriétaire qui me demandait de laisser en liquide le montant de la location du parking dont elle ne m’avait jamais parlé avant. De toute façon trop tard, nous étions sur l’autoroute ! La restitution du véhicule de location était prévue au plus tard à 13h00. Nous sommes arrivés à l’heure. Aucun souci lors de la restitution et la navette du loueur nous ramène au point rencontre de Rent a Car au parking 2. Notre vol de retour pour Toulouse était prévu à 16h40. Malheureusement nous partirons avec plus de deux heures de retard (mais pas assez pour prétendre à une indemnisation car il aurait fallu dépasser les 3h…) et nous arriverons à Toulouse trop tard pour prendre le train à Matabiau pour rejoindre la maison (dernier train à 20h00). Nous nous rabattrons donc sur un taxi et l’adition sera lourde…. Mais ce que nous retiendrons de ce voyage c’est la gentillesse de toutes les personnes que nous avons croisées, toujours prêtes à nous renseigner, souriantes. Nous retiendrons bien sûr la beauté des sites visités, le froid qui nous a accompagné de Grenade à Cordoue, la douceur de Séville et la merveille architecturale de la Mezquita.
2017 était prévue pour être l’année d’un voyage exceptionnel. Notre choix s’était porté sur la Colombie. Mais les circonstances ont fait que ce beau projet a dû être reporté. Et comme il n’était pas envisageable de passer une année sans goûter aux plaisirs de voyager, comme il fallait trouver une destination pas trop éloignée de notre province toulousaine, notre choix s’est porté sur une région que nous ne connaissions pas encore (réservée initialement aux voyages à faire une fois à la retraite…) : l’Andalousie. Le circuit a été assez rapidement arrêté dans ses grands contours. Impensable de rater les incontournables : Séville, Grenade, Cordoue. Très vite Ronda et les villages blancs y ont été intégrés. Et puis il a fallu faire des choix, car en deux semaines on ne peut pas tout voir. Nous avons donc dû renoncer à Cadix et sa région, à Gibraltar, et en remontant la côte à Almeria. Malaga est devenu une étape de transition sur le chemin entre Ronda et Grenade. Et puis qui dit voyage, dit aussi adaptation. Suite à l’achat d’une revue sur l’Andalousie à l’aéroport de Toulouse, nous découvrons un reportage sur le caminito del Rey, entre Malaga et Grenade. Séduits par la beauté du site et la diversité que cette jolie balade pourrait nous apporter (entre les visites de villes et de villages blancs), nous décidons d’intégrer cette sortie à notre circuit. D’autres modifications viendront en cours de route, comme quoi prévoir c’est bien, s’adapter c’est bien aussi…. Première étape : Séville du 23 au 27 novembre Jour 1 : 23 novembre (le voyage aller) Arrivés de nuit. 1er bus à l’aéroport complet, nous attendons le suivant, placés au 1er rang (un conseil pour les voyageurs : prendre un ticket Aller/Retour car cela revient moins cher que 2 billets séparés, si ben sûr vous devez revenir à l’aéroport). Pas compliqué, nous devons aller jusqu’au terminus. Plus compliqué, quand on est moyennement doué avec les plans de ville, a été de trouver la rue où l’appartement réservé était situé. Fort heureusement la météo était très clémente et inquiet de ne pas nous voir arriver, le propriétaire est venu à notre rencontre. Plus gênant a été de le comprendre car son élocution était « spéciale » et notre espagnol de nouveau en rodage, car nous ne l’avions plus pratiqué depuis notre voyage au Nicaragua de l’an passé. Mais bon accueil sympa, salutations et conseils, remise des clés, et on s’installe, s’étale même, jusqu’à ce que nous découvrions que nous ne disposerions pas de tout l’appartement, mais d’une chambre en propre et du partage du séjour et de la salle d’eau… Je vous rassure, même un « vieux » couple comme nous, avons survécu…. L’appartement était très bien situé, à proximité du musée des Beaux Arts et à 10 minutes environ de la gare routière (enfin 10 mn quand on connaît son chemin). A ce propos, la leçon de l’aller a été retenue. Et la veille de notre départ de Séville (car nous devions retourner à l’aéroport pour retirer notre voiture de location), nous sommes allés repérer les lieux, histoire de ne pas se stresser pour rien le lendemain. Les visites de la ville de Séville se sont enchaînées à un bon rythme mais aussi au fur et à mesure de nos errements et difficultés de repérage sur la carte urbaine. Mais rien de tel que de se perdre pour bien visiter…. Je me console comme je peux… Jour 2 : 24 novembre Ce premier jour, nous inscrivons l’Alcazar à notre programme. File d’attente assez importante jusqu’au moment où une guide passe dans les rangs en proposant une visite guidée et un coupe file… Nous sautons sur l’occasion et elle sur les 10€ par personne supplémentaires. Et nous nous joignons au petit groupe d’une dizaine de personnes ainsi constitué. La visite s’avère intéressante et je le dis clairement, il vaut mieux commencer par l’Alcazar et voir l’Alhambra ensuite. Un palais construit pour un mariage et ensuite jamais habité ! Quelle époque ! Les jardins sont beaux. Les orangers regorgent de fruits. Nous imaginons les odeurs au printemps ! Nous imaginons le printemps avec tous les parterres fleuris. Nous nous contenterons des couleurs d’automne et d’un très beau ciel bleu. Pas mal non plus cela dit ! Il y a beaucoup de monde et pourtant nous sommes fin novembre. Nous n’osons pas imaginer ce que cela doit être l’été ! Et il fait chaud : autour de 22/23°, soit +10° par rapport aux normales saisonnières.

Une fois la visite guidée terminée, nous flânons dans les palais et jardins, reprenons le temps de tout revoir. Les commentaires de la guide nous ont éclairés mais bon, 10€/pers…. C’est sûr, nous ne chercherons pas ses services pour la visite de la cathédrale bien qu’elle nous les ait proposés. En sortant de l’enceinte de l’Alcazar après environ 2h30 à 3h00 de visite, nous décidons de pratiquer dès le 1er jour les horaires de repas « à l’espagnole ». Le pique-nique calé dans mon sac à dos attendra. Car juste en face, se trouve la cathédrale. Ce matin, il y avait devant l’entrée, plus de 30mn avant l’ouverture, une assez longue d’attente. Et là plus personne ! Nous visiterons donc avant de déjeuner la cathédrale et monterons en haut de la Giralda.

Ces deux visites sont intéressantes. Je retiendrai de la cathédrale le magnifique tombeau de Christophe Colomb et de la Giralda (sœur jumelle de la Koutoubia de Marrakech) la belle vue sur la ville. En descendant de la Giralda, nous partons acheter du pain dans la boulangerie de la grande avenue devant la cathédrale et nous finissons par nous installer au soleil sur un banc de la place neuve. L’après-midi se poursuit en flânant dans les rues commerçantes animées (black friday oblige !) (calle Sierpes et Tetuan) puis dans le quartier de Santa Cruz. En fin de journée, courses dans le centre commercial de la Plaza de Armas puis repas à l’appartement. Jour 3 : 25 novembre Au programme, la place d’Espagne, la place d’Amérique, le parc Maria Luisa, le quartier Triana et le Metropol Parasol. Comme d’habitude nous nous sommes un peu égarés en sortant de l’appartement mais très vite nous nous sommes mis sur le bon chemin. La place d’Espagne : c’est le dernier témoignage de l’exposition universelle de 1912. L’ensemble est très beau. Des azulejos et de la faïence partout : les bancs, les escaliers, les rambardes, des goutières, …. Nous ne ferons pas le tour de la place en barque, ni à rame, ni à moteur électrique. Nous le ferons à pied ! Sous l’entrée centrale, derrière le jet d’eau, un groupe joue, chante et danse le flamenco. Certes pour les touristes, mais cela crée une ambiance sympa. Dans un coin, un guitariste s’est installé. Pour lui, pas pour les touristes ! Il faut dire que la sonorité à cet endroit est très bien. Et pour compléter cette touche plutôt romantique (le cadre s’y prête à lui seul), nous assistons à une séance photos de jeunes mariés. Avant de partir, nous visiterons également le musée militaire (gratuit) relativement intéressant et bien organisé. Nous y serons impressionnés par quelques pièces présentées.
Direction ensuite la place d’Amérique. Avant d’y arriver, sur la gauche, un petit jardinet poétique. Puis au milieu de la place un joli petit bassin. D’un côté le musée d’archéologie et de l’autre, celui des costumes et traditions. Nous ne le visiterons pas et prenons l’option de flâner dans le très beau parc Maria Luisa parsemé de bassins d’allées couvertes de glycines et bien sûr d’orangers.
Nous pique niquerons dans un coin du parc dans une tranquillité totale simplement perturbé par des moineaux et des pigeons attirés par notre repas. Très mauvais d’ailleurs. Nous avions voulu essayer des salades toutes préparées achetées dans la grande surface. Mal nous en a pris. C’était presque immangeable, les sauces étant sucrées….
Une fois cette petite pause faite, nous nous dirigeons ensuite vers le quartier gitan, recommandé notamment par des amis.
Nous passons devant la Torre de Oro (sans la visiter), traversons le Guadalquibir, et nous voilà dans le quartier. Nous commençons par longer le Guadalquibir puis repiquons vers l’intérieur. Jolies ruelles, beaux azulejos en façade ou dans les entrées d’immeubles, jolis patios intérieurs. Nous faisons le tour du quartier, et juste avant le pont, nous visitons le marché couvert en train de fermer. De nombreux espagnols y sont encore à table dans ses restaurants. Ce doivent être de très bonnes adresses mais c’es extrêmement bruyant.
Pause café sur l’avenue animée juste avant le pont.
Une fois le pont traversé, nous en avons plein les pattes. Nous prenons donc l’option de prendre le bus qui circule en centre ville pour rejoindre le Metroplolitan Parasol. De pus, Justine commence à boiter bas. Elle a mal à son pied droit. J’insiste pour qu’elle aille s’acheter des médicaments.
Le Metropolitan Parasol ! Surprenant, intéressant, aucun regret d’être venu voir cet ensemble et d’être monté sur ses passerelles et terrasses. Jolies vues sur Séville de toutes parts. Les 3€ pour y monter le valent bien.
Ensuite nous flânons dans les rues commerçantes jusqu’à la cathédrale. C’est la fin de journée. Les bâtiments s’illuminent. Autres couleurs, autre ambiance. Et puis sur l’avenue centrale, de la musique. Défilé de fanfares au milieu de la foule.
Décidément, dans nos voyages nous avons toujours rendez-vous avec des défilés surprises ! Inévitablement nous pensons au « carnaval » de Granada l’an dernier. Est e que ces défilés ont un lien avec la fête dédiée à Ch. Colomb le 23 novembre ?
Nous rentrons ensuite à l’appartement. Du repos bien mérité avant une dernière journée sévillane.
Jour 4 : 26 novembre
A notre programme, le marché de l’art dominical sur la place du musée des Beaux Arts, le monastère de la Cartuja, San Lorenzo, Alameda de Hercules et pour terminer le palacio de les Dueñas.
Le marché dominical : il débutait quand nous y sommes passés. Justine a craqué pour une petite statue une duaigne. Et comme nous sommes en début de journée et ne pas avoir à se la trimballer toute la journée, retour à l’appartement pour la déposer.
Nouvelle traversée du Guadalquibir. Le pont est fermé à la circulation car de l’autre côté il y a une course pédestre.
Le monastère de la Cartuja. C’est le musée d’art contemporain de Séville. Entrée :1,6 € et nous y resterons presque 2 heures. Des trucs intéressants, voire amusant (comme cette scène entourée de 4 caméras et d’écrans qui permettent de se voir sous tous les angles.
En sortant, nous prenons la direction de San Lorenzo. C’est dimanche et les messes des deux églises ne sont pas terminées. Nous y entrons quand même car après avoir observé les sévillans, nous nous sommes aperçus qu’ils entraient et sortaient des églises en permanence. Nous allons voir tout particulièrement celle du Padre Jesus del Gran Poder. On peut voir la statue derrière l’autel en passant par plusieurs couloirs et en traversant un petit musée. On peut même si on le souhaite lui toucher un talon et faire un vœux (tout cela pendant la messe…).Ces visites faîtes, nous partons à la recherche d’un coin pour pique niquer. Et nous finirons par nous installer sur des bancs au milieu de l’Alameda de Hercules. On s’y est amusé de voir des enfants jouer avec de petits jets d’eau. Au bout de la place, des parents ont même organisé un atelier de bulles de savon… Carte en main, je décide que de cette place nous irons longer la calle Feria pour y voir le marché aux poissons. Une fois sur place, les stands sont vides et nettoyés. Reste l’odeur ! Et tout autour quelques petits restaurants à tapas. Puis nous partons visiter ce qui sera le clou de notre journée : le palacio de las Dueñas. On n’y visite que le rez de chaussée car il est encore habité. C’est un peu cher (8€/pers) mais c’est très beau. Les jardins sont magnifiques et à l’intérieur tous les bibelots et objets exposés sont de très grande qualité. Les panneaux explicatifs (en espagnol ou anglais uniquement) sont assez complets et notre choix de ne pas prendre les audioguides (2€ de plus / pers.) est conforté.
En sortant du palais, je suis tenté pour aller visiter le palacio Pilate. Mais là Justine craque car nous avons déjà longuement visité deux musées aujourd’hui. Nous finirons donc par flâner dans les ruelles du quartier Santa Cruz, par traverser le jardin Murillo, nous retrouver quasi devant l’entrée de la place d’Espagne et par rentrer à l’appartement en passant devant la cathédrale, la plaza nueva, etc. Sur le retour, achat d’éventails dans une boutique repérée le premier jour et que Justine craignait ne pas retrouver.
Retour à l’appartement pour déposer nos affaires, se reposer un peu puis nous repartons repérer le chemin et l’arrêt de bus pour le lendemain matin (direction l’aéroport pour y récupérer la voiture de location).
Petite récapitulation des principaux sites visités à Séville Cathédrale de Séville et sa Giralda
Période artistique : Gothique - Période historique : XIIe siècle
La cathédrale se dresse à l'emplacement même de la Grande mosquée du XIIe siècle, dont est aujourd'hui conservé le minaret, connu sous le nom de la Giralda en raison de la girouette qui orne son sommet depuis le XVIe siècle. La cour des Ablutions et l'actuelle porte du Pardon font également partie de l'ancienne mosquée. Elle fut convertie en église chrétienne après la conquête de la ville par Ferdinand III de Castille en 1248.
La dépouille de Christophe Colomb y est conservée.
La Giralda : l’ancien minaret de la mosquée arabe fut complété au XVIe siècle par le clocher, les corps supérieurs et la girouette surnommée « El Giraldillo ». La partie décorée en briques est l'œuvre de l'architecte Alí de Gómara.
La cour des orangers
On pense que la surface actuelle de la cour des Orangers est approximativement celle qu’occupait l’ancienne mosquée, à laquelle appartiennent deux des murs extérieurs. Au centre, se trouve une grande fontaine dont le bassin serait l’un des rares vestiges de l’époque wisigothe.
Archives générales des Indes
Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle
Ce bâtiment, anciennement Halle aux marchands, fut construit en 1572. Il s'agissait d'un projet de Juan de Herrera. Sa construction fut dirigée par Alonso de Vandelviva et Juan de Minjares. Le deuxième étage fut ajouté au XVIIe siècle, tout comme la croix du Serment. Un siècle plus tard, lorsque Charles III choisit de faire de cet édifice le siège des Archives des Indes, d'autres travaux furent entrepris, comme l'embellissement de l'escalier principal. C'est un édifice de forme carrée avec une vaste cour centrale. Il renferme de précieux documents qui permettent de recréer l'histoire des rapports entre l'Espagne et les colonies américaines d'outre-mer.
La place d’Espagne
Période artistique : contemporain - Période historique : XXe siècle
La place est bordée de bancs en céramique peinte représentant toutes les provinces espagnoles. Elle fut construite à l'occasion de l'Exposition ibéro-américaine organisée à Séville en 1929. Aníbal González en est l'auteur. Il allia un style inspiré de la Renaissance aux éléments typiques de la ville : briques apparentes, céramique et fer forgé (œuvre de Domingo Prida). De plan semi-circulaire, elle est dominée par 2 tours accolées, de chaque côté de l'édifice central abritant les dépendances. Les deux tours sont reliées par des galeries en arcades en plein cintre percées de plusieurs porches. Une fontaine se dresse sur la place.
Quartier Santa Cruz
Période historique : XIIe siècle
Le quartier de Santa Cruz se trouve dans le centre historique de Séville. En flânant dans ses rues, nous pourrons apercevoir des édifices datant du XIIe siècle, tels que l'Alcazar (Reales Alcázares) ou d'autres particulièrement remarquables, comme la cathédrale, les Archives des Indes, l'hôpital des Vénérables et l'hôtel de ville. Dans ce dédale de ruelles, nous trouverons aussi la paroisse du Sagrario et celle de Santa Cruz, ainsi que la chapelle Santa María de Jesús. Sans oublier deux couvents : celui de San José del Carmen et celui de la Encarnación. Nous devrions être séduits par le charme des rues sévillanes, la couleur des azulejos, et l'odeur des fleurs d'oranger.
L’Alcazar de Séville
Période artistique : Arabe - Période historique : Xe siècle
C’est le témoin des noces de Charles Quint et Isabelle de Portugal. L'Alcazar de Séville est un ensemble palatial entouré de murailles. Pierre Ier le Cruel fit reconstruire l'ancien alcazar almohade pour l'aménager en résidence royale au XIVe siècle. Même si les styles mudéjar et Renaissance y sont dominants, on peut apprécier des témoignages de toutes les époques.
Les jardins de l’Alcazar
Les jardins de l’Alcazar forment l’un des grands ensembles de la cour espagnole et peut-être le plus ancien. Ils constituent la représentation la plus originale d’un style spécifiquement hispanique, le mudéjar, expression musulmane adaptée au monde chrétien. Depuis leur origine arabe, ils ont connu des transformations continues, en particulier pendant la Renaissance et sous le règne de Philippe III. Leur résultat est le délicat pavillon de Charles Quint dans la huerta de l’Alcôve, la magnifique galerie des Grottes et les jardins de la Danse, des Dames, des Galères, le jardin Rustique, etc. Les matériaux employés, comme les azulejos, ainsi que les éléments, canaux, fontaines, jets, etc. lui confèrent son caractère morisque si particulier.
Parc Maria Luisa
Période historique : XIXe siècle
L’infante Marie-Louise-Fernande de Bourbon, duchesse de Montpellier, en fit don à la ville de Séville en 1893. En forme de trapèze, il est parcouru d'avenues très vertes (avenues Hernán Cortes et Pizarro). Les fontaines et les statues situées aux croisements des sentiers font du parc un musée de plein air. La fontaine aux lions et celle aux grenouilles sont les plus significatives. Parmi les étangs, on distingue celui des lotus et celui des canards.
Place d’Amérique
Période artistique : Contemporain - Période historique : XXe siècle
Elle fait partie de l'ensemble urbain et artistique créé pour l'exposition ibéro-américaine de 1929. Oeuvre d'Aníbal González, elle se trouve à côté du Parc de Marie-Louise. Elle est bordée de trois palais de différents styles. Le premier, néogothique, est le Pavillon royal. Le second, néomudéjar, abrite le musée des Arts et des Traditions populaires. Le dernier, néo-Renaissance, est le siège du musée archéologique de la Province, où est conservé le Trésor du Carambolo qui est la plus importante découverte d'orfèvrerie préhistorique.
Le quartier gitan (Triana)
Il faut traverser le Guadalquibir pour y accéder. A ne pas rater pour l’ambiance, les azulejos, quelques jolis patios. Le marché couvert y mérite une halte toute particulière.
Le monastère de la Cartuja (musée art contemporain)
Le prix de l’entrée est très modique (1,60€) et les expositions réservent quelques surprises intéressantes et d’autres moins. L’endroit est très calme, peu de visiteurs et on peut flâner dans ces étonnants locaux très tranquillement. Ne pas rater la tonnelle couverte de glycines vers la sortie avec une jolie fontaine en son centre. C’est une bel espace de fraîcheur.
Le Metropol Parasol
L’ensemble architectural est pour nous une pure merveille et très très étonnant. Sur la place il offre de beaux espaces d’ombre. Des terrasses et des passerelles (accès : 3€/personne), on bénéficie de très belles vues sur toute la ville.
Deuxième étape : Ronda et les villages blancs du 27 au 29 novembre
Jour 5 : 27 novembre
Grâce à notre repérage de la veille, nous rejoignons l’arrêt de bus (navette aéroport) sans problème. C’est une fois à l’aéroport que cela s’est un peu compliqué. Pour accéder à notre loueur de voiture, il faut rejoindre le point de rencontre du parking 2…
Après quelques errements et questions posées à des employés dans le parking 1, nous finissons par trouver le « meeting Point » de Rent a Car. Mais là, point de navette. Après quelques hésitations, nous appelons le N) indiqué sur une affichette Mais nous n’avions pas bien regardé car il ne s’agissait pas de la même société…. Finalement, j’ai appelé sur le N° figurant sur la réservation et une quinzaine de minutes plus tard, une navette vient nous chercher. Le loueur se situe à quelques kilomètres de l’aéroport.
Tout se passe ensuite sans souci et à la place d’une Opel Corsa nous avons le choix entre une Fiat 500 ou une Toyota Yaris. Choix de la Yaris.
Programmation de TomTom et en route pour Ronda.
Nous avons un peu moins de 190 km à parcourir. La route se fait sans problème et nous finissons par nous garer dans le parking sous-terrain sous la place centrale en début d’après-midi. L’hôtel est à environ 5 minutes à pied du parking. Installation et déjeuner (pique-nique) dans la grande chambre.
Le temps s’est mis au gris et la pluie menace.
Ronda : du village celtique d’« Arunda » à la capitale du royaume taifa alors nommé « Hisn-Rand-Onda », Ronda a aussi été « Laurus » la romaine. Les Rois Catholiques la récupèrent en 1485, alors qu’elle composait l’un des derniers bastions du royaume de Grenade. La ville se déveoppe ensuite pleinement aux 16e et 18e siècles. Un pont impressionnant sépare le centre historique surnommé « la ville » (la ciudad) d’une partie plus récente, appelée « le petit marché » (el mercadillo). Ronda est divisée en trois quartiers :San Francisco, le plus ancien, El mercadillo, le plus moderne fondé après la Reconquista et le plus typique avec ses maisons et clôtures blanches. On y trouve le Parador de Tourisme, les arènes et le parc Alameda, La ciudad, la partie la plus ancienne comprenant les plus grands bâtiments, palais et autres lieux à visiter : les palais de Mondragón et Salvatierra, Casa del Rey Moro, la Puerta de Felipe V ou l'église principale.
Nous commencerons la visite de la ville par la Plaza de Toros (situé dans partie contemporaine de Ronda, el Mercadillo, ) : à quelques pas du Puente Nuevo se trouve l’arène la plus traditionnelle du pays. Elle fut construite en 1785 dans un style néoclassique et sa façade est de style baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles au monde et héberge le musée taurin.

Dans le manège attenant aux arènes, nous pouvons voir un cavalier s’entraîner au dressage de son pur sang andalou. Nous avons droit à quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant. Attirée par la boutique, Justine s’y rend sans se rendre compte qu’à ce moment-là elle sort des arènes et donc ne peut plus poursuivre sa visite. Après avoir montré nos billets à la caissière, Justine peut me rejoindre et nous pouvons terminer ensemble cette belle visite. Des arènes, direction le pont neuf et la ciudad.
Le pont neuf (Puente nuevo) date du 18e siècle et propose une vue impressionnante sur la vallée du rio Guadiaro et la Sierra de Grazalema. Nous décidons de ne pas prendre le sentier qui descend sous le pont car son accès est payant. Nous prenons alors l’option de le traverser et d’aller visiter la ciudad. C’est le centre historique de Ronda. Une grande partie des monuments et maisons seigneuriales s’y trouvent concentrées. Jolie balade dans les ruelles et traversées de belles placettes.
Sur le chemin du retour, nous bifurquons vers les remparts (en cours de restauration) avec l’intention d’aller visiter les bains arabes (Baños arabes) : ils ont la réputation d’être parmi les mieux conservés d’Espagne. Ses voûtes impressionnantes, arcs et colonnes datent des 13e et 14e siècles. Jolie visite.

Nous rejoignons ensuite le pont neuf en longeant le vieux pont arable et remontant vers le centre par une petite route pavée. Avant de regagner l’hôtel nous faisons une petite pause Chocolat / Churros à la terrasse chauffée du café des cloches (Campaniles). Nous nous promenons ensuite dans les rues animées de cette partie de la ville et rentrons à l’hôtel. Pour le restaurant, notre choix s’est porté (grâce au Guide du Routard) sur la Bodega El Soccoro. Ce fut un très bon choix. Justine y a choisi un plat d’œufs brouillés / chrorizo / Boudin noiret moi œufs brouillés / champignons / jambon de pays. Le tout accompagné d’une bière pour moi et d’un verre de vin blanc pour Justine. Pour dessert, flanc aux œufs pour Justine et riz-au-lait pour moi. Trop de cannelle sur le riz au lait… Dommage ! En sortant du restaurant, Justine rentre se reposer à l’hôtel et moi je repars faire un tour pour faire des photos de nuit du pont et des ruelles et monuments de la vieille ville. Les ruelles seront pour moi tout seul ! Quel calme !

Bonne nuit et bon petit déjeuner… enfin copieux car sinon, les croissants pas terribles ainsi que les yaourts. D’ailleurs, je ne reprendrai pas de croissant le lendemain…. Notre deuxième journée (grise, très grise) est prévue pour visiter les villages blancs. Jour 6 : 28 novembre Grazalema : le village conserve des restes de l'époque romaine et musulmane. C’est un des plus beaux de la province et le meilleur exemple des villages blanc, dont les monuments les plus importants sont la Fontaine Romaine, l'Église de Nuestra Señora de la Aurora et l'Église paroissiale de la Encarnación.

Situé dans le Nord-Est de la province, la plus montagneuse et la plus élevée, c’est curieusement ici qu’il y a la plus grande pluviosité de la péninsule. Sur son territoire communal se trouve El Torreón, le sommet le plus élevé de la province, et la source du río Guadalete, qui traverse la province de l'Est à l'Ouest. Tout son territoire communal se trouve dans le Parc naturel de la Sierra de Grazalema. Après avoir déposé Justine sur une petite place à l’entrée du village, je suis allé me garer un peu plus loin. Juste à côté de la place une belle statue représentant un encierro, tradition locale. A la recherche de toilettes, nous traversons le marché et en trouvons à côté de la maison du tourisme où nous récupérons également un plan de la ville. Jolie balade dans les ruelles jusqu’au lavoir et à la fontaine aux têtes assez spéciales (époque a priori wisighote).
La visite terminée, nous prenons la route de Zahara de la Sierra. Avant d’arriver au village installé à flanc de montagne, nous longeons une retenue d’eau… presque sans eau. Ici la sécheresse semble se faire durement ressentir. Nous nous garons en bas du village et entamons une belle montée. Les ruelles sont jolies et nous finissons par nous poser sur une place à côté de l’église. Là je décide de monter jusqu’à la tour de garde et Justine de m’attendre sur un banc. Le chemin grimpe bien. Je passe devant un fauconnier qui attend les touristes probablement pour une démonstration de dressage et après quelques minutes de montée accède à cette tour de garde. La tour par elle-même n’est pas exceptionnelle mais le point de vue est très beau, tant sur le village que sur la vallée, le plan d’eau et au loin le village de Grazalema.
De retour sur la placette, nous décidons d’y pique-niquer. Nous y serons juste « dérangés » par un couple d’asiatiques avec leur gamin qui joueront à se faire peur et se courir après pendant quelques minutes. Et surtout nous bénéficierons d’un très beau point de vue. Nous reprenons ensuite la route avec l’intention d’aller voir les artisans du cuir du village d’Ubrique. Une fois dans le village, nous constatons, dans la rue principale, que toutes les boutiques sont fermées. Et en plus après avoir tourné plusieurs fois, nous ne trouvons pas de places de parking a proximité. Nous décidons alors de partir sans s’arrêter et nous dirigeons bers le village d’El Bosque où il s’avérera qu’il n’y a rien à voir…. Alors sur le retour vers Ronda, on décide de passer par Ronda la Vieille. Pour y accéder, la route traverse des vallons cultivés et les paysages sont jolis. Mais nous trouverons porte clause une fois sur place. Ronda la vieille ou Acinipo : situé à 20 km de Ronda, à 1000 mètres d’altitude, le site occupe une position stratégique. Occupée depuis le Néolithique, Acinipo révèle la présence d’homme à l’âge de cuivre et de bronze. Lors des dernières fouilles, une série de cabanes protohistoriques circulaires ont été mises à jour. Toutefois, c’est avec les romains que la ville d’Acinipo connait son apogée, et en particulier à partir de la fin du 1er siècle, comme l’indiquent les grandes constructions de cette époque. Acinipo apparaît pour la première fois dans des textes de Ptolémée et de Pline l’Ancien. Considérée comme le premier établissement de la colonie de Ronda, Acinipo a aussi été longtemps connue sous le nom de Ronda la Vieille (Ronda la Vieja). En réalité, les deux villes d’Acinipo et de Ronda coexistèrent à l’époque avec le nom de Arunda.
Je ferai quand même quelques photos du site à travers les grilles du parking et nous retrerons à Ronda. Arrête en route pour quelques photos de coucher de soleil sur les vallons et oliviers. De retour à l’hôtel, surprise. Tout semble fermé ce soir à Ronda. Nous avions projeté de retourner à la Bodega… En solution de repli, nous finirons par nous installer dans la pizzeria MicalAngelo. Ce fut finalement un bon choix. Accueil sympa, pizza bonnes et addition légère. Du 29 novembre au 30 novembre : Malaga Jour 7 – 29 novembre Cette journée sera principalement consacrée à la visite des cités balnéaires de Marbella à Malaga. Malheureusement sous la pluie qui ne nous quittera pas quasiment de Ronda à Malaga. A l’entrée de Marbella, nous nous sommes arrêtés pour acheter des mandarines à un marchand au bord de la route. Mais il n’en avait pas… finalement je lui ai acheté un grand filet d’oranges qui se révèleront très bonnes. A Marbella, juste un arrêt pour se promener sur le port. En sortant du parking nous croiserons un monsieur revenant de faire ses courses, petit sac cadeau d’une grande marque à la main…. Beaux bateaux, belles voitures, menus hors de prix dans les restaurants. Vite nous sommes repartis, entre deux averses vers Malaga. La côte ne représente aucun intérêt. Et finalement nous arriverons en tout début d’après-midi en ville. Sur les conseils de la propriétaire du petit appartement que nous y avons loué pour une nuit, nous nous garerons dans le parking sous-terrain de l’Alcazar. En sortant du parking, nous accédons directement à une grande place, longée d’un côté de terrasses de bars et restaurants. Au hasard, nous nous posons dans l’un d’entre eux et finalement, le hasard a bien fait les choses. La paella au lapin du menu était bien bonne (ainsi que notre entrée d’ailleurs). Pour un prix très raisonnable, nous avons finalement très bien mangé. Ensuite, cela a été un peu galère pour trouver notre appartement car l’adresse que nous avait donné la propriétaire n’était pas connue des gens du quartier et différente de clle que j’avais sur le voucher de Booking. Tout s’est finalement bien arrangé, sauf que l’appartement était vraiment très très petit et très peu équipé. Toutefois, situé a proximité des vieux quartiers de Malaga, nous avons pu aller nous promener autour de la cathédrale la nuit tombée. Nous ne verrons donc pas grand chose de cette grande ville qui semble très riche au niveau culturel (beaucoup de musées). Comme la météo semble s’arranger pour le lendemain, nous décidons donc de maintenir notre balade au Caminito del Rey, sur la route de Grenade. 3eme étape : Grenade du 30 novembre au 05 décembre Jour 8 – 30 novembre Matin : caminito del Rey Départ le matin assez tôt (vers 8h15), et bien sûr, au sortir du parking, nous partons dans le mauvais sens ! Incorrigibles que nous sommes ! Notre GPS a vite fait de nous rappeler à l’ordre et très vite nous prenons la bonne route et sortons de Malaga. Le temps est comme prévu revenu au beau, même si en s’enfonçant un peu dans les montagnes quelques nuages refont leur apparition. Arrivés vers 9h30 a proximité du site, nous nous garons en bord de route et partons vers l’entrée du Caminito en passant par un long tunnel sans éclairage. Ce sera peut être la partie la plus difficile pour Justine car côté vertige, aucun souci maintenant. A l’entrée du Caminito (à 1,7 km du bord de la route), je peux prendre sans souci les tickets d’accès même sans avoir réservé. C’est l’avantage du hors saison. Et nous partons après avoir reçu les consignes de sécurité à respecter sur le site et le port du casque (de chantier) obligatoire. La balade est sympa et sans aucune difficulté. On alterne des passages sur des passerelles en bois et sur des sentiers. Les vues sur les gorges sont belles. Cette promenade est une bonne coupure nature au milieu de toutes nos visites de villes, villages, musées et monuments divers. Je ne sais pas sir cette balade est aussi agréable en pleine saison compte tenu du succès du site. Mais là, en cette fin de mois de novembre, nous avons bien apprécié. Bon, il est vrai qu’un peu plus de soleil et quelques degrés en plus auraient quand même étaient les bienvenus !

Au bout du Caminito, il y a possibilité d’aller prendre une navette (à environ 1,5 km de la sortie du site) qui pour 1,55€ ramène les visiteurs vers les parkings du point de départ. Sinon, il faut refaire les 7 km de balade (plus le km et demi pour rejoindre la route) dans l’autre sens. De retour à la voiture, nous prenons la direction de Grenade. Arrêt pique-nique dans la montagne dans un coin sympa en bord de route. Et nous arriverons à Grenade en début d’après-midi. Sur la route, par sms, nous avons pris contact avec Domingo, le propriétaire de l’appartement que nous avons loué dans le quartier de l’Albaicin. Il nous a indiqué un parking gratuit à l’entrée du quartier. Pratique et économique ! A peine sommes nous arrivés sur le parking que Domingo reprend contact avec nous et nous propose de nous rejoindre en scooter pour nous monter le chemin. Parfait ! Aussitôt dit, aussitôt fait et quelques minutes plus tard nous faisons connaissance. L’appartement est à environ 7mn à pied du parking. Idéal ! L’appartement ? Superbe ! IL se situe dans une vieille maison maure que Domingo retape petit à petit. Dommage qu’il fasse si froid car nous ne pourrons pas profiter du très joli patio. Dommage qu’il fasse si froid également à l’intérieur de l’appartement ! Nous n’arriverons pas à le chauffer correctement pendant toute la durée de notre séjour. Pas par manque de radiateurs mais suite à une isolation très approximative. L’air froid passe sous la porte d’entrée et par les fenêtres…Vraiment dommage car l’appartement est très bien et si un jour nous revenons à Grenade, j’essaierai de le louer de nouveau car il est très bien situé et vraiment très sympa. Et Domingo ! Il nous donnera plein de conseils et explications. Pour rejoindre à pied l’Alhambra le lendemain matin, des suggestions aussi de visites, des conseils pour faire les courses dans le quartier, etc. Plusieurs fois pendant le séjour il nous contactera pour savoir si tout va bien ! Grenade : aux pieds de la Sierra Nevada, entre le Darro et le Genil, se dresse l’une des villes les plus intéressantes de l’Andalousie orientale. À son impressionnant héritage Al-Andalus s’ajoutent ses joyaux d’architecture Renaissance et ses installations les plus modernes, représentatives du XXIe siècle. Dernière ville reconquise par les Rois Catholiques en 1492, Grenade est baignée d’arômes arabes inimitables. Sa gastronomie, son artisanat et son urbanisme sont définitivement marqués par son glorieux passé. Fontaines, miradors et cármenes, ces maisons entourées de jardins caractéristiques de la ville, contribuent à en dessiner les secrets inoubliables. C’est à juste titre que l’un de ses anciens quartiers, l’Albaicín, est inscrit au patrimoine de l’humanité tout comme l’Alhambra et le Generalife.

Après-midi : visite du quartier de l’Albaicin et promenade sur la carretera del Darro En sortant de l’appartement, nous partons en repérage pour l’accès à l’Alhambra par le chemin que nous a indiqué Domingo pour le lendemain matin. Dans ce sens c‘est parfait, ça descend ! Les ruelles sont belles et je suis en train d’avoir un joli coup de cœur pour ce quartier. Arrivés au vieux pont que nous traverserons demain pour rejoindre l’Alhambra, nous poursuivons notre chemin le long du Darro et rejoignons le centre de la vieille ville. Mais pas question d’aller plus loin cet après-midi, alors nous remontons dans l’Albaicin par les belles ruelles. Nous atteignons le belvédère et profitons de cette belle, mais froide, fin d’après-midi pour voir le coucher de soleil sur l’Alhambra depuis cette place très animée. Nous rentrons ensuite plus ou moins directement à l’appartement après avoir fait quelques courses et s’être un peu perdu. Nous aurons même quelques difficultés pour retrouver la ruelle qui conduit à l’appartement… Coucher de bonne heure car notre challenge, pour le lendemain, c’est d’être avant 9h00 dans l’Alhambra ! Jour 9 : 1er décembre Pari tenu. Nous sommes au pied de l’Alhambra vers 8h30. Domingo nous avait prévenu. La montée est sévère par ce chemin. Une pause vers la mi parcours s’avère nécessaire. Justine peine. Mais cela a le mérite de bnous réchauffer car ce matin il faut autour de –3°… Nous serons dans le site vers 8h45. Il est presque vide. Les allées et buissons sont couverts de givre. Le ciel est d’un bleu azur magnifique.
Premières visites des jardins, des bains maures. Nous tentons d’entrée dans les palais Nasrides et nous nous faisons refouler. Notre réservation est pour 30mn plus tard et donc avant l’heure… Nous en profitons pour faire un tour dans le palais de Charles Quint qui ressemble à un bloc de très mauvais goût au milieu d’un site où tout n’est que beauté et harmonie ! Impossible de tout décrire en quelques mots : les palais Nasrides, l’Alcazar, les musées dans le palais Charles Quint (gratuits et chauffés !)… Finalement nous ferons une pause pique nique en milieu de journée au bord d’un bassin, dans les jardins à côté du Parador. Nous nous amuserons à y nourrir les poissons rouges et distribuer quelques miettes de pain aux moineaux pas farouches.
Puis direction le Generalife et ses jardins et jeux et jets d’eau. Nous l’avions gardé pour la fin de cette visite et nous avons bien fait ! Que c’est beau ! Magnifique même ! Que les architectes de l’époque étaient ingénieux pour amener et faire circuler toute cette eau. Tout n’est que fontaines, bassins, canaux d’irrigation ! Jusqu’à cet étonnant escalier d’eau ! Là je suis séduit et bluffé ! Au printemps tous ces jardins doivent être magnifiques couverts de fleurs ! Car déjà que c’est très beau en hiver ! Nous quitterons le site vers 15h30, soit près de 7h après y être entrés. Nous avons pris une allée qui descend vers le Darro et qui traverse un beau parc arboré. C’est l’automne et la grande allée est couverte de feuilles mortes. Nous rejoignons la place neuve et de là nous prenons un minibus de ville (C2) pour rejondre l’Albaicin en passant par le quartier de Sacromonte. Petite visite du quartier… en bus… Nous ne nous arrêtrons pas pour aller visiter une des maisons troglodytes ou assister à un concert de flamenco. Nous laissons nos places aux passagers de plusieurs bus de tourisme garés à proximité. Mais il est trop tôt finalement pour retourner à l’appartement et du coup, nous redescendons, à pied cette fois, vers la place neuve en traversant le quartier de l’Albaicin. Arrivés sur la place, c’est l’heure du goûter (un peu plus de 17h) et nous craquons pour un « chocolate/Churros » . Et là, je ne vous dis pas la taille des churros ! Dégustation faite, nous repartons en bus (le C1 cette fois, plus direct) et rentrons à l’appartement. Il y fait froid et nous n’arrivons pas à faire monter la température. Alors soupe, pipi, les dents et au lit ! Repos bien mérité après cette très belle journée. Jour 10 : 2 décembre (vieille ville et monastère de la Caduja) Ce matin, une fois n’est pas coutume nous ferons une petite grasse matinée. Nous avons quitté l’appartement vers 10h30. Bus et direction le quartier de la cathédrale. Au programme, la cathédrale, la chapelle royale, l’Alcaïceria (ruelles de l’ancien souk), puis direction Corral del Carbon (ancien caravansérail)… Bon pour ce dernier, à voir si vous passez devant mais il ne vaut pas le détours selon moi. Puis nous partons visiter la Casa de los Tiros. Petit musée très sympa (gratuit pour les ressortissants de l’Union Européenne).
En sortant du musée, compte tenu de la température, nous décidons de renoncer à notre traditionnel pique-nique et entrons directement dans le restaurant en face du musée. C’est plutôt bonne pioche. Le serveur est sympa, parle français et le menu est bon et pas trop cher. En revanche, un peu comme partout ici, l’isolation n’est pas terrible et nous n’arriverons pas à nous réchauffer. En sortant du restaurant, nous décidons de suivre les conseils de Domingo et partons vers la monastère de la Caduja. Bus puis fin du trajet à pied. Nous arrivons sur le site vers 15h45 et y resterons jusqu’à sa fermeture ou presque à 18h. Il n’y a pas grand monde (nous croisons juste un bus de touristes portugais en arrivant).
L’entrée n’est pas trop chère (5€ avec audio guide) et cet endroit que Domingo nous avait décrit comme étonnant tient toutes ses promesses ! Nous n’apprécions pas habituellement le style rococo mais ici, finalement, cela passe plutôt bien. Etonnante cette croix en trompe l’œil qui selon la légende aurait épuisé un pigeon qui cherchait désespérément à s’y poser ! Etonnantes ces statues en bois aux drapés et franges si finement ciselés qu’on croirait vraiment du tissus ! Belles ces grilles ! Son cloître paisible ! Enfin, nous tombons sous le charme de l’endroit, son calme (nous serons les deux derniers visiteurs) et avons même un peu de mal à en sortir. Cela ne s’explique pas, c’est un sentiment sans aucun doute très personnel. D’autres resterons peut être indifférents au lieu. Mais nous nous avons beaucoup aimé. De retour à l’appartement, j’adresse d’ailleurs un message de remerciements à Domingo de nous avoir conseillé cette visite.

Nous sommes rentrés à pied à l’appartement. En passant nous nous sommes arrêtés à un autre belvédère qui donne sur l’Alhambra mais la vue y était moins belle. Et comme la nuit était tombée, avant de rentrer, nous faisons un petit tour dans l’Albaicin pour faire quelques photos de nuit, un dernier passage au mirador pour voir l’Alhambra, quelques courses dans une des épiceries du quartier ainsi qu’à la boulangerie (achat d’un gallego (assez gros pain, mais j’avais demandé à la boulangère quel nom ils lui donnaient ici).

L’Alhambra ou la splendeur des Nasrides Période artistique : Arabe - Période historique : XIVe siècle L'Alhambra est un superbe ensemble de constructions et de jardins. Les peupleraies y sont denses, et confèrent une ombre et une fraîcheur agréables, agrémentées par les abondants jeux d'eau et ruisseaux. Elle fut le plus grand centre politique et aristocratique de l'occident musulman. L'enceinte du palais est composée de cours rectangulaires d'une grande beauté, aux nombreuses fontaines, sans oublier les édifices Nasrides où demeuraient les rois et leurs serviteurs. L'édifice le plus ancien est l'Alcazaba. L'une des constructions les plus importantes est la tour de guet qui offre un panorama spectaculaire sur l'Alhambra. La cour des Lions et sa fontaine forment l'un des plus beaux ensembles de l'enceinte. Le Generalife Période artistique : Arabe - Période historique : XIIe siècle La « huerta » royale : il s'agissait de la résidence de campagne du sultan, la huerta qui approvisionnait les palais et la zone de villégiature de la noblesse. Cet aspect de grand verger fut obtenu en déviant le cours du Darro à travers des canaux qui conduisaient jusqu'au Généralife. La cour du Canal, à la grande beauté multicolore, sert d'entrée à l'enceinte. L'édifice est composé de deux corps situés aux extrémités d'une grande cour, avec un bassin au centre. Sur les flancs du Cerro del Sol, se trouve la cour d'agrément du Généralife, construite aux XIIIe et XIVe siècles. Les vues que l'on peut y admirer sont d'une beauté extraordinaire. Casa de los tiros Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle De l’extérieur, elle ressemble à une forteresse. C’est une demeure seigneuriale ou maison de noble. Ses tours sont carrées et surmontées de créneaux. Cette maison appartenait à la famille Granada Venegas. Son blason et sa devise sont présents sur la façade, mais aussi à l’intérieur de l’édifice : « Le cœur commande ». La salle principale est connue sous le nom de « Cuadra Dorada » (Écuries dorées). La décoration polychrome du plafond est magnifique. Son intérieur abrite le musée Casa de los Tiros. Du mardi au dimanche : 9h00 / 15h30 – Gratuit pour membres UE. La cathédrale Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIIIe siècle, XVIe siècle Diego de Siloé trouva la solution parfaite pour accoupler une coupole Renaissance à un ensemble de facture gothique. Il unit le plan circulaire à la basilique, ce qui lui valut la reconnaissance des architectes de l'époque. Le chœur résume à lui seul la splendeur de cet édifice. Sa coupole est ornée de vitraux d'une grande beauté, ainsi que de sculptures et peintures d'Alonso Cano. On peut admirer trois portes magnifiques : celle de l'Ecce Homo, celle de saint Jérôme et celle du Pardon, montrant de superbes reliefs sur la foi et la justice. La façade principale est de facture baroque. Les stalles du coro sont plateresques. Les chapelles latérales contiennent de précieux retables et tableaux. L'ancienne salle capitulaire est aujourd'hui le siège de l'exposition du trésor de la cathédrale, dont certaines pièces sont également regroupées dans son musée et dans la sacristie. La chapelle royale Période artistique : Gothique - Période historique : XVIe siècle Elle symbolise la présence castillane à Grenade et y devint le symbole de l'influence de la monarchie. Située à l'intérieur de la cathédrale, Enrique Egás entama sa construction en 1506. Elle est de style gothique, alors que depuis quelques temps déjà, la Castille avait adopté le style Renaissance. Elle abrite les sépulcres des Rois catholiques, mais aussi ceux de leur fille Juana et de son époux Philippe le Bel. L’Albaicín C’est le quartier arabe andalou par excellence. Habité depuis le XIe siècle, c’est sous la dynastie nasride qu’il se transforme en solide foyer urbain accueillant les médinas, les principales résidences et les grandes mosquées. Pour le visiter, un itinéraire part de la Plaza Nueva, contiguë à la place Santa Ana, où se dresse l’église du même nom. La basilique avait été projetée par l’architecte de la Renaissance, Diego de Siloé. Les travaux ont commencé en 1501 et se sont achevés soixante-deux ans plus tard. Sa façade est magnifique, de même que la tour mudéjare et la grande chapelle, décorée d’une belle armature de faîtage mauresque.
Jour 11 – 03 décembre Au cours de cette journée nous avons décidé d’aller visiter des villages troglodytes (Guadix, Purullena et Marchal) et tenterons de visiter le château de Calahorra (car ouverture a priori aléatoire). Première étape de la journée : Guadix. Située plus à l'intérieur des terres, au cœur de la province de Grenade, Guadix est considérée comme l'une des plus anciennes zones de peuplement humain d'Espagne.
Nous y avons fait le tour de la ville et celui de l’Alcazar (qui ne se visite pas) avant d’accéder au quartier des maisons troglodytes. Nous décidons de ne pas visiter les maisons privées et privilégions celle de la maison d’interprétation. Bien nous en a pris car cette visite est très intéressante. Des films instructifs sur l’histoire et la construction des caves. Et puis dans quelques salles, des animations par jeux d’ombres sonorisées. Nous sommes également montés sur un belvédère accompagnés de touristes portugais. Jolies vues sur le quartier et notamment sur les cheminées des caves aux formes si particulières.
Deuxième étape : château de la Calahorra situé à12km de Guadix, municipalité de La Calahorra. Il se trouve au sommet d’une colline (1250 mètres) dominant la zone dénommée Marquesado del Zenete (marquisat de Zenete).
Pour accéder au château il faut prendre un chemin empierré. Une fois au pied du château, mes craintes se sont malheureusement avérées. Il est fermé et a priori n’ouvre que le mercredi. Dommage car l’extérieur est étonnant et nous aurions bien aimé le visiter. D’autant plus que le propriétaire était présent et venait de faire une visite privée avant de verrouiller les portes. Nous n’étions pas les seuls à nous trouver plantés là devant la grosse porte en bois fermée à clef. Il nous ne est resté que la possibilité d’en faire le tour et de profiter de la vue sur toute la région du haut de cette colline où est bâti ce château.En descendant, comme c’est l’heure de déjeuner nous cherchons un restaurant dans le village. Nous repérons une auberge où beaucoup de voitures sont stationnées devant. Signe d’une bonne adresse ? Nous tentons le coup et ne serons pas déçus. Ici la spécialité c’est le cochon ! Tout est fait maison et nous nous régalons. Pour ceux qui passent par là, l’auberge s’appelle Labella. Etapes suivantes : les villages de Purullena et Marchal. Purullena situé dans la Hoya de Guadixest réputé pour être un des villages les plus représentatifs de l'habitat dans les grottes. Nous ne ferons qu’y passer car rien n’est aménagé pour en rendre la visite intéressante. Le petit village de Marchal surprend dans un paysage spectaculaire ayant comme toile de fond la Sierra Nevada. Dans son centre, on y trouvera de nombreuses habitations troglodytes, où se détache l’étonnant palais (rose) des Gallardo (en fait nous n’avons pas trop apprécié ce bâtiment). Nous ferons une jolie promenade au milieu des oliviers et grimperons sur un petit belvédère où nous dérangerons les habitudes d’une petite famille, leur petit chien essayant de nous en chasser à force d’aboiements. Cette jolie balade terminée, nous décidons de poursuivre notre route en direction du plateau. Et dans un lacet, nous passons juste à côté d’un groupe de bouquetins qui broutent sur le bas-côté. Joli petit moment car j’ai pu m’arrêter et profiter de ce spectacle. En fin de journée, nous rentrons à Grenade et avons la chance de retrouver une place dans ce parking gratuit. Jour 12 – 04 décembre Nous avons décidé de consacrer la journée à une balade dans la Sierra Nevada dans les villages de l’Alpajurra. Au départ, gros souci ! Notre GPS ne fonctionne plus… Et bien sûr, du coup nous partons dans la mauvaise direction. Arrêt dans une station service pour acheter une carte routière de la région. Mais comme on ne s’en sort pas non plus avec la carte, on se replie sur le guidage avec le téléphone de Justine. Situéeà seulement 46 km de Grenade, la sierra de La Alpujarra est un site naturel jalonné de sources d'eaux thermales aux propriétés thérapeutiques. Nous avons traversé, sans s’arrêter, la station thermale de Lanjarón. Nous avons en effet privilégié la visite des villages blancs situés juste au-dessus avec les sommets enneigés de la Sierra Nevada en toile de fond. Le premier village est celui de Pampaneira. C’est le plus touristique. Les bus de touristes s’y arrêtent. Il est très joli. Ses ruelles sont belles dans lesquelles nous avons trouvé de nombreuses boutiques, notamment de tisserands. Nous sommes arrivés de bonne heure le matin dans ce village et nous l’avons visité quasiment tout seul. Nous prenons le temps de flâner et de visiter quelques boutiques dont une qui nous a fait craquer avec ses beaux métiers à tisser et filer en bois.
Nous pique-niquerons sur un banc de pierre au bout du petit parking, au soleil et avec vue sur les sommets enneigés de la Sierra. Quel beau souvenir que ces sandwiches au pâté de foie de canard gras amené spécialement pour une occasion comme celle là.
Ensuite, nous reprenons la route pour les villages de Bubion et Capileira. Les deux sont beaucoup moins touristiques et nous préfèrerons le second. Ces deux villages sont plutôt appréciés des randonneurs et nous y trouverons beaucoup plus d’auberges et de gîtes que de boutiques. Nous nous promènerons longuement dans ce dernier au calme et dans des ruelles d’une belle blancheur. Puis nous continuerons notre route jusqu’à la fin de la partie goudronnée. Là je vais poursuivre un peu à pied attiré par les sommets enneigés de la Sierra et les belles vues sur la vallée.
Retour en fin de journée vers Granada. En traversant le village de Pampaneira nous pourrons voir que les bus annoncés sont bien là. Quelle chance de l’avoir visité le matin, sans personne !
Comme d’habitude nous nous garerons dans le parking gratuit et nous passerons une dernière soirée tranquille dans ce bel appartement de l’Albaicin.
4eme étape : Ubeda et Baeza
Jour 13 – 05 décembre
Nous sommes partis de bonne heure pour Ubeda. Bonne surprise après quelques kilomètres dans les avenues de Grenade, nous retrouvons le guidage de notre GPS.
Nous traversons le pays des oliviers. Il y en a à perte de vue. Telles des vagues de l’océan, ils recouvrent toutes les collines jusqu’à leurs sommets plus ou moins escarpés.
Nous arriverons à Ubeda en milieu de matinée.
Dans cette ville qui fait partie du patrimoine de l’humanité, il y a beaucoup de sites à visiter. Impossible de tout voir en quelques heures. Nous nous concentrerons sur l’ancien hôpital réhabilité en centre culturel. Magnifique cage d’escalier, petite chapelle (lieu de concert maintenant).
Puis nous repartons vers le centre historique où nous effectuerons donc quelques visites dont la synagogue de l’eau. La visite est très intéressante même si nous l’avons trouvé trop rapide. Cette synagogue avait été perdue dans l’histoire de la ville. Et c’est un promoteur qui voulait construire des logements et un parking à la place de vieilles maisons qui a découvert ces vestiges au moment des travaux. Quelle belle découverte ! Seule synagogue où il reste trace d’une source d’eau et son bassin de purification. Accolé, le logement du rabbin. Dommage que les photos y soient interdites et que la visite guidée soit aussi rapide.
Repas de midi dans une pizzéria de la rue centrale de la vieille ville. Belle surprise également. Nous y avons choisi le menu complet à 10€ . Mais pour les amateurs de pizzas, mieux vaut venir avec un très gros appétit car ici, il n’y a qu’une seule taille de pizza : très très grande. D’ailleurs, la plupart des clients repartent avec leurs restes dans un emballage carton.
Avant de partir pour Baeza, nous nous balladons dans les rues de la ville. Impossible de tout visiter car nous n’en avons pas le temps (ni le budget d’ailleurs, car à force toutes ces visites finissent par coûter cher !).
Nous arriverons à Baeza en fin d’après-midi (les deux villes sont très très proches (une petite dizaine de kilomètres) et nous nous installerons dans le joli petit hôtel Aznaitin, situé à une centaine de mètre du centre historique.
Une fois installés, et conseils pris à la réception pour le repas du soir, nous partons à la découverte nocturne de la ville.
Pour nous Baeza est plus belle qu’Ubeda avec ses rues médiévales pavées, ses belles places et fontaines.
Côté restaurant, pour une fois le hasard ne nous a pas porté chance. Attirés par la possibilité de manger une soupe chaude, nous nous décidons d’entrer dans un petit restaurant situé sous les arcades de la grande place de la ville. Nous nous installerons à côté d’un joli feu de cheminée. Erreur pour moi, je n’avais pas vu que dans mon dos, derrière de fins rideaux, il y avait une fenêtre…. Chaud devant, froid derrière… Vraiment pas agréable ! Quant au repas ! Pour ma part je n’ai pas voulu de soupe et bien m’en a pris. Justine a eu droit à un potage au gras de cochon… beurk ! Moi j’avais pris une assiette d’aubergines grillées couvertes de lardons de jambon. Bon mais froid… Seule l’addition a été « chaude »….
5eme étape : Cordoue (06 au 08 décembre)
Jour 14 – 06 décembre
Nous passerons la matinée à Baeza et y visiterons notamment la cathédrale. Du haut de son clocher je pourrai apprécier les belles vues sur la ville et sur les oliveraies environnantes.
Puis en fin de matinée nous prendrons la route pour Cordoue distante de 150 km et organisons notre rendez-vous avec la propriétaire de l’appartement que nous y avons loué, dans la vieille ville. Notre arrivée est prévue pour 14h / 14h15. Pour pouvoir circuler je lui ai communiqué le numéro d’immatriculation de notre voiture de location et nous avons rendez-vous devant l’entrée du parking sous-terrain où la propriétaire a une place réservée.
Après quelques difficultés nous trouvons cette adresse mais personne ne nous attend. Je me gare tant bien que mal sur le trottoir et reprenons contact avec la propriétaire. Tout fini par se caler et je peux aller garer la voiture dans la petite place (heureusement que c’est une petite voiture !).
L’appartement est situé à moins de 5mn du parking se situe sur une grande avenue de Cordoue à proximité de la place du temple romain. Très bien situé mais très froid et très peu équipé !
Une fois installés, nous y pique-niquerons et partirons à la découverte de la ville. Nous découvrirons le marché de Noël ( plaza de las Tendillas) avec en son centre une belle statue équestre et dominée par un monumental phénix, puis celle de la Corredera (autrefois des corridas étaient organisées sur cette place sur laquelle donnent 360 fenêtres.
Nous nous baladons dans les jolies ruelles, nous perdrons souvent et découvrirons quelques merveilles.
Nous gardons la visite de la Mezquita pour demain. Et comme il fat très froid, en rentrant à l’appartement nous nous arrêtons dans un petit troquet (le café Gloria) en tout début de soirée pour essayer de nous y réchauffer. C’est un endroit avec moins de 10 tables et beaucoup d’habitués. De l’extérieur il ne paye pas de mine et c’est probablement ce qui nous y a attiré (avec en plus le fait qu’il se situe à moins de 100m de l’appartement). Cette fois nous ne nous sommes pas trompés. Ce premier soir, je me suis régalé avec une des spécialités de la maison, le ragoût de taureau (rabo de toro). Le dessert sera pour nous l’occasion d’un fou rire. J’ai choisi du riz au lait… et il y avait plus de lait que de riz… Alors Justine, moqueuse m’a demandé « il est comment ton riz ? » et moi sur le ton des « Tontons flingueurs » appréciant leur gnole, de répondre « y’en a ! ». Bref, le plat était excellent mais ils ont des progrès à faire sur les desserts !
Jour 15 – 07 décembre
Quelle bonne intuition de terminer notre voyage par Cordoue et le dernier jour par la Mezquita !
Nous y sommes arrivés assez tôt mais pas assez ! Beaucoup, beaucoup de monde ! Longues files d’attente au travers de la cour des orangers pour acheter les billets d’entrée. Fort heureusement cela passe assez vite et nous pouvons nous approcher de l’entrée. Une fois à l’intérieur commence l’émerveillement !
Je ne trouve aucun mot pour décrire ce site. Ici tout est beauté et harmonie avec ces doubles arches, ces centaines de colonnes, cette lumière tamisée. Bien sûr, nous aurions pu craindre l’intégration de la cathédrale dans la mosquée. Charles Quint n’avait il pas regretté en son temps d’avoir accordé à ses architectes de démolir une partie de la mosquée pour y construire la cathédrale. N’aurait il pas dit, ce que vous avez construit vous aurez pu le faire partout ailleurs alors que ce que vous avez détruit n’a nul autre endroit de comparable !

Fort heureusement tout est relativement bien intégré et le site est exceptionnel ! Nous mettrons presque 3 heures pour en faire le tour sans voir le temps passer. Sortis vers 13h30, nous achèterons un sandwich et poursuivrons notre visite le long des remparts, traverserons le Guadalquibir jusqu’à la tour de la Calahora. Puis nous visiterons les écuries royales, le quartier de San Basilio dans lequel est organisé un tour des patios andalous (que nous ne ferons pas), la petite synagogue, etc. Nous retournerons au marché Zoco pour y faire quelques achats (Noël approche !), serons émerveillés par des artisans du cuir (le fameux cuir de Cordoue) et terminerons notre journée par une visite du musée archéologique. Ce dernier sera également une belle surprise avec de très beaux objets exposés et la reconstitution originale du cirque romain. Et nous conclurons notre séjour à Cordoue par un dernier repas au café Gloria, ravis par cette magnifique journée. La mosquée cathédrale Période artistique : arabe - Période historique : VIIIe siècle La mosquée de Cordoue est un mélange de styles architecturaux superposés, qui se sont succédé pendant neuf siècles, au fil des différentes phases de construction et de modification. Située en plein cœur du centre historique de la ville, la mosquée de Cordoue est l'un des plus beaux monuments de l'art musulman d'Espagne. La mosquée fut érigée par l'émir musulman Abd al-Rahman Ier en l'an 785, sur les vestiges d'une ancienne église wisigothe, l'église San Vicente. La mosquée fut agrandie à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Ainsi, Abd al-Rahman III ordonna la construction d'un nouveau minaret. En 961, Al-Hakam II élargit la base de l'édifice et décora le mihrab. La dernière modification fut entreprise par al-Mansur en 987 et influença l'agencement intérieur. Le résultat est un magnifique labyrinthe de colonnes, à double rangée d'arcades, qui associent les arcs en plein cintre et les arcs en fer à cheval. En 1523, après la conquête chrétienne, une cathédrale a été érigée au sein de la mosquée. Plusieurs ornements de cette cathédrale sont dignes de mention : le grand retable, le retable baroque et les stalles du coro, en bois d'acajou. Le mihrab, l'élément le plus noble de la mosquée, est l'un des plus importants du monde musulman. Les mosaïques byzantines et le marbre sculpté viennent compléter la décoration. L'entrée se fait par la cour des Orangers. Environnement : Alcazar, musée archéologique provincial, église du couvent Sant Francisco. Les remparts Période historique : Xe siècle Les remparts arabes entouraient et protégeaient la ville, il n'en reste aujourd'hui que plusieurs pans de murs et quelques portes. Les portes aujourd'hui conservées de la muraille sont les suivantes : celle de Sevilla (XIVe siècle), située entre la rue Puerta de Sevilla et l'avenue du Corregidor, celle d'Almodóvar (également connue sous le nom de Puerta del Nogal) et celle du Puente, à côté de la mosquée-cathédrale, qui fut reconstruite au XVIe siècle. Le centre historique conserve également deux arcs : celui du Portillo et celui de Belén. La synagogue : la splendeur de l’époque médiévale Période artistique : Mudéjar - Période historique : XIVe siècle Avec la synagogue du Tránsito de Tolède, elle constitue l'un des exemples les plus représentatifs de ce genre de bâtiment au Moyen Âge. L'accès à cette synagogue de petite taille se fait à travers une cour. La porte d'entrée est richement décorée de yeserías mudéjares et présente trois petits balcons en forme d'arc lobé, ornés de psaumes sur l'alfiz. Le mur Est de la synagogue abrite le tabernacle. Environnement : Quartier juif. Musée archéologique : à la croisée des cultures Le musée archéologique de Cordoue propose une collection très complète, de la Préhistoire au Moyen Âge. On peut y admirer une importante collection consacrée à la préhistoire et à l'archéologie locale, à travers des pièces provenant des cultures ibère, romaine et wisigothe. Les collections islamiques, mudéjare, gothique et Renaissance sont également dignes d'intérêt. Pour leur valeur historique et artistique, il convient de mentionner le lion ibère de Nueva Carteya et la sculpture romaine du dieu Mithra. Les travaux d'agrandissement du musée ont récemment mis à jour le plus grand théâtre de l'Hispanie romaine, qui fait partie de la visite. Fin du voyage : retour aéroport Séville Jour 16 – 08 décembre Matinée tranquille et nous nous préparons doucement avant de reprendre la route et rejoindre l’aéroport de Séville. Les deux villes sont distantes d’environ 130 km. Sur le chemin j’ai reçu un message de la propriétaire qui me demandait de laisser en liquide le montant de la location du parking dont elle ne m’avait jamais parlé avant. De toute façon trop tard, nous étions sur l’autoroute ! La restitution du véhicule de location était prévue au plus tard à 13h00. Nous sommes arrivés à l’heure. Aucun souci lors de la restitution et la navette du loueur nous ramène au point rencontre de Rent a Car au parking 2. Notre vol de retour pour Toulouse était prévu à 16h40. Malheureusement nous partirons avec plus de deux heures de retard (mais pas assez pour prétendre à une indemnisation car il aurait fallu dépasser les 3h…) et nous arriverons à Toulouse trop tard pour prendre le train à Matabiau pour rejoindre la maison (dernier train à 20h00). Nous nous rabattrons donc sur un taxi et l’adition sera lourde…. Mais ce que nous retiendrons de ce voyage c’est la gentillesse de toutes les personnes que nous avons croisées, toujours prêtes à nous renseigner, souriantes. Nous retiendrons bien sûr la beauté des sites visités, le froid qui nous a accompagné de Grenade à Cordoue, la douceur de Séville et la merveille architecturale de la Mezquita.
Discussion autour du thème du mois de mars 2018: "Un tour du monde à cheval" English translation pending
Ici le carrousel où tourneront des images, des mots, des âneries... 🙂
Itinéraire de 13 jours au sud du Maroc à Pâques English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants de 16, 14, 12 et quasi 10 ans et avons prévu un séjour de 13 jours au Maroc à partir du 25 mars. Nous avons réservé une Dacia Lodgy (avec galerie car je pense que le coffre est petit avec 6 sièges) directement à l'aéroport de Marrakech. Je voudrais vous demander conseil sur notre programme (nous savons que nous ne pouvons pas "tout" voir en 13 jours, par ex le desert à Merzouga, nous voudrions aussi limiter le temps passé en voiture et nous souhaitons faire 3 jours de plage/surf à Taghazout). Les distances et temps de parcours proviennent de google map:
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
Un endroit doit-il obligatoirement être vieux et pauvre (ou présumé tel) pour être beau? English translation pending
Une question qui me vient à l'esprit quand je lis
-n'allez pas à Monaco , ça pue le fric
-n'allez pas à Capri , ça pue le fric
-à Marseille , visitez le Panier , mais on ne vous dit jamais d'aller sur la Corniche ou le Prado
-à Palerme , visitez le marché Ballaro , mais on ne vous dit jamais d'aller visiter la via della Libertà , la grande avenue du luxe .
ou quand dans les récits de voyage en Inde , à part les monuments historiques on ne montre que des rues délabrées : il y a quand même 2 ou 300 millions d'indiens riches ou de classes moyennes sup qui doivent habiter de belles maisons
qu'en pensez vous
Un parcours assez classique en Namibie, mais en prenant son temps English translation pending
Namibie 2019, ~30 jours, Part_0 : généralités
Bonjour,
après presque 6 mois (en 3 fois) dans le Southwest américain, nous allons changer de continent puisque le prochain (grand) voyage sera la Namibie en 2019 (août-septembre). Je démarre tôt la discussion à force de lire que, pour Etosha entre autre, il faut réserver plus d'un an à l'avance.
Présentation : Quasi inconnus sur cette partie du forum, Isabelle (45) et moi (Alain-Pierre, 65) sommes amoureux des espaces vierges, désertiques (ou semi), de la faune et de la flore locales ainsi que des traces d'anciennes civilisations (petro/pictographes) ; pas des villes, musées, réserves et autres villages pseudo" véridiques/réalistes ... .
Aux USA, nous dormons dans la voiture, ici ce sera sur le toit !
Après avoir lu 4 guides (Lonely Planet, Gallimard, Bradt, Namibia self-drive guide), parcouru le forum en long et en large, lu une bonne trentaine de récits/carnets, voilà où nous en sommes (je suis un habitué des prépa assez fouillées).
Grandes lignes du voyage : - période : envrion 30 jours (pas de grosses contraintes, ni sur la durée, ni sur la période) entre le 15 août et le 15 septembre 2019 pour espérer avoir assez d'eau aux chutes Victoria et pas trop froid les nuits en camping ni trop chaud dans la journée.
- véhicule : 4x4 avec tente sur le toit, le maximum de nuits en camping (si possible sauvage mais j'ai l'impression que c'est difficile) ; 1 nuit en lodge/hôtel tous les 6/8j environ.
- parcours sommaire (voir carte sommaire jointe) : minéral d'abord, animal ensuite (coupé-collé de ce forum 😉), pas le sud (Fish Canyon, Luderitz) ni le nord-ouest (Epupa), donc reste l'ouest, le "centre" et l'est jusqu'aux chutes Victoria.
Je ferai des sujets séparés (Part_1, 2, 3 & 4) pour ne pas faire trop long dans ma description, ni poser trop de questions à la fois.
--
Part_1 (9 jours) : Namibie ouest_1 : Namib Naukluft, Skeleton Coast (Sesriem, Walvis Bay, Swakopmund).
Part_2 (4 ou 6 jours) : Namibie ouest_2 : Skeleton Coast, Damaraland (Henties Bay, Spitzkoppe, Brandberg, Twyfelfontein, Palmwag ?, Omburo Ost), sans doute pas le Kaokoland (Epupa Falls) mais... .
Part_3 : Namibie est & Bostwana : lonnngue traversée (~1 500km, 15h de route mini, 2j) jusqu'aux chutes Victoria (via Kasane), retour (plus tranquille) par le Nord du Bostwana (Chobe, Tsodilo Hills) et la bande de Caprivi.
Part_4 : Namibie centre : Etosha (4 jours), (Omburo Ost ?), Otjiwarongo, Mont Etjo ? et retour à Windhoek (fin).
Seules les 2 premières parties sont déjà bien développées.
--
Pour le début de la partie 3 (lonnngue traversée), étapes, en grande partie sur la B1 puis B8, de : - Palmwag => Rundu : 815km, 8h40 (814km, 9h sur T4A) (T4A : carte papier Tracks4Africa) - Rundu => Kasane : 642km, 6h37 (656km, 7h20 sur T4A) plus passage frontière (~1h ?)
Le Bradt indique que Rundu-Mudumu (~403km, 3h55 par Gogglemaps) ou Mudumu-Kasane (~232km, 2h35+frontière) est le max dans la journée ! Cela me parait peu à moins de s'arrêter souvent ce qui n'est pas prévu à l'aller, mais ... . Est-ce que je vise vraiment trop court en 2 jours ? Pas d'arrêts prévus autres que l'obligatoire (casse-croute, carburant, besoins), nous referons le "même"trajet au retour et nettement plus calmement.
Autre possibilité sur 3 jours, plus cool, donc plus chronophage : - Palmwag => Grootfontein : 549km, 6h (548km, 6h16h sur T4A) - Grootfontein => Kongola : 658km, 6h20 (663km, 6h50 sur T4A) - Kongola => Kasane : 232km, 2h35 (253km, 3h05 sur T4A) plus passage frontière (~1h ?)
Pas envie (pour l'instant) de faire un vol Victoria Windhoek (en plus du déplacement Kasane-Vic Falls) mais... . Nous risquons d'avoir beaucoup de bagages (mini 3 voir 4 bagages soute sans parler du pc, appareils photos..., nous ne savons pas voyager léger) donc pas envie de les trimbaler plus que ne faut.
--
La période, très fréquentée semble-t-il, fait que tous les campings/lodges seront sans doute réservés, ce qui laisse peu de place à l'improvisation (pas de camping sauvage comme nous faisons aux USA). Les campings d'Etosha semblent réservés plus d'un an à l'avance. Donc à réserver au printemps 2018 mais est-ce compatible avec les billets d'avion ? Ou doit-on travailler à l'envers (campings puis avion ?) ?
Précision (et non des moindres) : même si j'ai tâté de la conduite 4x4 aux USA, je suis loin d'être un spécialiste même si j'ai déjà utilisé la première lente 😉 (Ford Expedition). Pas prévu d'aller dans les endroits où l'on conseille d'être à 2 véhicules, de faire du gymkana sur les rochers, de prendre des pistes réputées avoir du sable "très profond"... . Donc, de la piste oui, surtout si l'on peut avoir des paysages intéressants à la place du bitume, mais pas de risques inutiles.
Merci d'avance pour vos commentaires, déjà sur ces préliminaires.
Kenavo.

Bonjour,
après presque 6 mois (en 3 fois) dans le Southwest américain, nous allons changer de continent puisque le prochain (grand) voyage sera la Namibie en 2019 (août-septembre). Je démarre tôt la discussion à force de lire que, pour Etosha entre autre, il faut réserver plus d'un an à l'avance.
Présentation : Quasi inconnus sur cette partie du forum, Isabelle (45) et moi (Alain-Pierre, 65) sommes amoureux des espaces vierges, désertiques (ou semi), de la faune et de la flore locales ainsi que des traces d'anciennes civilisations (petro/pictographes) ; pas des villes, musées, réserves et autres villages pseudo" véridiques/réalistes ... .
Aux USA, nous dormons dans la voiture, ici ce sera sur le toit !
Après avoir lu 4 guides (Lonely Planet, Gallimard, Bradt, Namibia self-drive guide), parcouru le forum en long et en large, lu une bonne trentaine de récits/carnets, voilà où nous en sommes (je suis un habitué des prépa assez fouillées).
Grandes lignes du voyage : - période : envrion 30 jours (pas de grosses contraintes, ni sur la durée, ni sur la période) entre le 15 août et le 15 septembre 2019 pour espérer avoir assez d'eau aux chutes Victoria et pas trop froid les nuits en camping ni trop chaud dans la journée.
- véhicule : 4x4 avec tente sur le toit, le maximum de nuits en camping (si possible sauvage mais j'ai l'impression que c'est difficile) ; 1 nuit en lodge/hôtel tous les 6/8j environ.
- parcours sommaire (voir carte sommaire jointe) : minéral d'abord, animal ensuite (coupé-collé de ce forum 😉), pas le sud (Fish Canyon, Luderitz) ni le nord-ouest (Epupa), donc reste l'ouest, le "centre" et l'est jusqu'aux chutes Victoria.
Je ferai des sujets séparés (Part_1, 2, 3 & 4) pour ne pas faire trop long dans ma description, ni poser trop de questions à la fois.
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Part_1 (9 jours) : Namibie ouest_1 : Namib Naukluft, Skeleton Coast (Sesriem, Walvis Bay, Swakopmund).
Part_2 (4 ou 6 jours) : Namibie ouest_2 : Skeleton Coast, Damaraland (Henties Bay, Spitzkoppe, Brandberg, Twyfelfontein, Palmwag ?, Omburo Ost), sans doute pas le Kaokoland (Epupa Falls) mais... .
Part_3 : Namibie est & Bostwana : lonnngue traversée (~1 500km, 15h de route mini, 2j) jusqu'aux chutes Victoria (via Kasane), retour (plus tranquille) par le Nord du Bostwana (Chobe, Tsodilo Hills) et la bande de Caprivi.
Part_4 : Namibie centre : Etosha (4 jours), (Omburo Ost ?), Otjiwarongo, Mont Etjo ? et retour à Windhoek (fin).
Seules les 2 premières parties sont déjà bien développées.
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Pour le début de la partie 3 (lonnngue traversée), étapes, en grande partie sur la B1 puis B8, de : - Palmwag => Rundu : 815km, 8h40 (814km, 9h sur T4A) (T4A : carte papier Tracks4Africa) - Rundu => Kasane : 642km, 6h37 (656km, 7h20 sur T4A) plus passage frontière (~1h ?)
Le Bradt indique que Rundu-Mudumu (~403km, 3h55 par Gogglemaps) ou Mudumu-Kasane (~232km, 2h35+frontière) est le max dans la journée ! Cela me parait peu à moins de s'arrêter souvent ce qui n'est pas prévu à l'aller, mais ... . Est-ce que je vise vraiment trop court en 2 jours ? Pas d'arrêts prévus autres que l'obligatoire (casse-croute, carburant, besoins), nous referons le "même"trajet au retour et nettement plus calmement.
Autre possibilité sur 3 jours, plus cool, donc plus chronophage : - Palmwag => Grootfontein : 549km, 6h (548km, 6h16h sur T4A) - Grootfontein => Kongola : 658km, 6h20 (663km, 6h50 sur T4A) - Kongola => Kasane : 232km, 2h35 (253km, 3h05 sur T4A) plus passage frontière (~1h ?)
Pas envie (pour l'instant) de faire un vol Victoria Windhoek (en plus du déplacement Kasane-Vic Falls) mais... . Nous risquons d'avoir beaucoup de bagages (mini 3 voir 4 bagages soute sans parler du pc, appareils photos..., nous ne savons pas voyager léger) donc pas envie de les trimbaler plus que ne faut.
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La période, très fréquentée semble-t-il, fait que tous les campings/lodges seront sans doute réservés, ce qui laisse peu de place à l'improvisation (pas de camping sauvage comme nous faisons aux USA). Les campings d'Etosha semblent réservés plus d'un an à l'avance. Donc à réserver au printemps 2018 mais est-ce compatible avec les billets d'avion ? Ou doit-on travailler à l'envers (campings puis avion ?) ?
Précision (et non des moindres) : même si j'ai tâté de la conduite 4x4 aux USA, je suis loin d'être un spécialiste même si j'ai déjà utilisé la première lente 😉 (Ford Expedition). Pas prévu d'aller dans les endroits où l'on conseille d'être à 2 véhicules, de faire du gymkana sur les rochers, de prendre des pistes réputées avoir du sable "très profond"... . Donc, de la piste oui, surtout si l'on peut avoir des paysages intéressants à la place du bitume, mais pas de risques inutiles.
Merci d'avance pour vos commentaires, déjà sur ces préliminaires.
Kenavo.
