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Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
by 321 · 2006-11-26 · 238 replies
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Libre comme un Vent! English translation pending
by Ferdex · 2006-09-25 · 11 replies
LIBRE Comme Un VENT Y a-t-il un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés. Fernand DEGOTTEX Libre comme un vent ou Y a t il Un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés.

A Dominique, mon fiston unique et préféré à qui je souhaite de faire de tels voyages. IL VOYAGE EN SOLITAIRE Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire, Il chante la terre, Et c'est une vie sans mystère Qui se passe de commentaires Pendant des journées entières Il chante la Terre Refrain: Mais il est seul Un jour L’amour l'a quitté S’en est allé Faire un tour De l'autre coté D’une ville où y avait Pas de place pour se garerII Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire Il sait ce qu'il a à faire, il chante la terre Il reste le seul volontaire Et puisqu'il n'a plus rien à faire Plus fort qu'une armée entière Il chante la terre (Gérard MANSET) Je fais partie de ceux qui ne connaissent jamais la direction de leur voyage avant d'être presque arrivés. Anna Louise Strong] Comme lorsque je suis allé à Bourem (Mali), j’ai pris des notes au jour le jour et vais vous concocter un texte, pas piqué des moustiques. Le ‘’Vous’’ en questions, ce sont : mon fiston, mes amis, mes copains et relations et en aucun cas les clients des libraires, ni le jury du grand prix de l’Académie Française. Je vais essayer de vous faire appréhender ma vision de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge. J’y mettrai des anecdotes, ce que, j’ai vu et entendu, ce que j’ai vécu, et ce que j’ai ressenti, compris ou analysé, ce que j’ai mangé et bu bien entendu. « Tu parles gourmand comme il est. . . » Je passe certainement des épisodes importants, soit parce que je ne me rends pas compte de l’intérêt qu’ils ont pour vous, soit parce que j’ai oublié de les noter, soit parce qu’ils sont fugaces, soit parce qu’ils sont difficiles à transcrire en mots, soit parce que je n’arrive pas à relire mes notes, soit parce qu’ils sont trop . . . personnels. Eh ! Oui ! J’espère ne pas être trop sérieux ou en tout cas ne pas trop me prendre au sérieux. Quoique . . . Je serai aussi un tantinet didactique, avec un lexique, par exemple et des observations pertinentes et engagées. J’espère aussi que vous prendrez du plaisir à me lire, et que je vous donnerai l’envie d’aller faire un tour là-bas. 29 Décembre 2003 Aziz ! « J’y crois pas ! » Le pilote s’appelle Aziz ! Gulf Air, j’aurais du me méfier. Que les balayeurs de l’avion, les mecs qui portent les bagages, le mec qui fait le plein de l’avion et même les steward et les hôtesses, soient des Arabes : Pas de problème ! Mais le pilote . . . ! (Allusion à un très ancien – vous n’étiez peut être pas encore nés . . . - sketch de Guy Bedos, au second degré, bien sur !) Ca part mal ! Retard ! Il manque une passagère . . . Belge (eh ! oui ! Ca ne s’invente pas !) On doit enlever ses bagages des soutes de peur que ça ne soit une bombe. Les hôtesses font ensuite changer de place deux passagers aux allures de terroristes. Ensuite elles passent dans les allées latérales de l’avion pour vérifier que les hommes n’ont pas un début d’érection, ce qui doit gêner la gestion ‘’du manche à balou’’ (Allusion à Marylou, une chanson de Serge Gainsbourg). Elles en profitent aussi pour vérifier que les ceintures sont bien bouclées ! Puis l’avion fait deux ou trois fois le tour de Roissy. Peut être pour retrouver la Belge ? On décolle, on vole et on atterrit : impec. Escale à Abû Dabi, aéroport moderne ! Je me tape un petit tofu au curry, aussi insipide que la nourriture distribuée dans l’avion. Vol Abû Dabi – Bangkok. Les hôtesses sont plus jeunes et plus aimables que celles du premier vol. Il y en a deux ou trois avec qui je ferai bien le voyage. D’ailleurs . . . je fais le voyage avec ! Mais bon ! La THAÏLANDE Le pays du sourire. Le voyage est ma maison. Muriel Rukeyser Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage. Marek Halter Le temps n'appartient à personne Ballet d'étoiles insaisissables Instant présent, tu es l'essence du voyage. Mylène Farmer] (Vertige) Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain. Roland Dorgelès Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. Guy de Maupassant . . . de race humaine, Nationalité terrienne. Hubert Félix Thiéfaine La ballade d’ Abdallah Jéronimo Cohen La monnaie officielle est le Bath ou Baht. Selon les guides, on trouve les 2 orthographes. 100 Bahts = 2 € 1 € = 50 Bahts (légèrement moins en fait, mais vu ma science des chiffres, j’arrondis allègrement.) 30 Décembre 2003. Bangkok ! Incroyable ! A une des cafétéria je crois reconnaître Alima, une de mes amies de Bourg ! Déception ce n’est pas elle, c’est une véritable Thaï, en chair et en os. Le taxi-meter (j’ai refusé la limousine et les taxis bidons qu’on me proposait d’abord) ne sait même pas où se trouve Tavee Guest House, Sri Ayuttaya Thanon, soy 14, quartier de Tewet ! Ca ne doit pas être le Hilton ! Merci le Guide du Routard ! Guest House à l’ancienne, toute en teck, dans une petite venelle (soï). Il est interdit d’y fumer ou d’y brûler de l’encens et des antimoustiques dans les chambres. J’en connais quelques une que ça ennuierait pas mal. N’est ce pas Françoise ? N’est ce pas Fatima ? Premier contact avec une de ces ‘’fameuses’’ guest house dont le Guide du Routard est truffé ! Ce sont des petits hôtels familiaux qui accueillent des hôtes payants ! Pendant trois mois, je vais en fréquenter pas mal, au cours de mon périple. C’est propre, avec un mini temple à l’entrée et un aquarium et des bassins avec de gros poissons rouges et des carpes. Ma chambre est sympa, avec ventilateur. Je sors et commence à me perdre dans un marché voisin ! Et je n’ai même pas pris la carte de la GH. Je suis dans le coltard à cause du ‘’jet lag’’ (décalage horreur !) et je vais pioncer un peu. Le quartier est vivant et animé. A l’atmosphère, je sens que je vais aimer cette ville, bien que Pierrot, m’ait assuré qu’il n’y avait pas grand-chose à y faire.

31 Décembre 2003. Dernier jour de l’année, même ici ! Comme c’est parait il le jour du Lucky Buddha, un chauffeur de ‘’tuk-tuk’’, me propose de me faire visiter trois temples et une bijouterie, ben voyons, pour seulement 20 Baths, la monnaie du pays – environ 40 centimes d’Euro. J’y vais quand même. Près d’un temple, un Thaï et un cuisinier Lyonnais m’indiquent la bonne affaire : C’est la semaine de promotions à la bijouterie et il y a un gros ‘’discount’’ Si j’achète des bijoux aujourd’hui, c’est le dernier jour, je peux les revendre le double en France. Le Lyonnais, se paye toutes ses vacances, ici, en Thaïlande de cette façon ! Paraît-il ! D’ailleurs le véritable but du tuk-tuk est de m’emmener à la bijouterie. La moindre bague coûte 300 Euro ! Bon ! On verra plus tard ! Je me renseignerai en rentrant en France. En passant devant une boutique dans un marché couvert, près de Tavee GH, je regarde une famille et quelques amis, qui font du karaoké familial et qui s’amusent beaucoup. Ils m’offrent des verres de bière avec des glaçons. Je remets ma tournée. Ils me proposent alors de chanter mais c’est écrit en Thaï et même sous la torture . . . On boit quelques bières, bien rafraîchissantes et qui chauffent quand même les oreilles. Va comprendre ! J’arrive juste à Tavee GH pour prendre une douche et me rendre a Sri Ayuttaya GH, à l’entrée du soy. C’est l’autre GH de M. Tavee qui y propose un réveillon pour les pensionnaires des deux GH. Whisky, glaçons et Coca ( ?) à volonté et une vingtaine de plats thaïs en buffet. Je ne me fais pas prier et je goûte à tout, même au coca, car je commence à avoir un ‘’petit coup dans le museau’’. Mais je mets une bonne ambiance et danse avec le personnel, qui raffole de ma prestation. Happy New Year!

1er Janvier 2004. Je glande un tantinet. J’en profite pour tester l’authentique massage thaïlandais qui n’a rien de coquin et est plutôt énergique et tonique. Certains puristes prétendent que le body-body, donc beaucoup plus coquin, est en fait, celui-ci, historiquement authentique. Mais bon !

2 Janvier 2004 En Thaïlande, on peut manger à n’importe quelles heures du jour et de la nuit dans des sortes de restaurants en plein air. Mohamed, le Directeur de Bourem 4 appelait ça des gargottes. Donc, dans une gargotte, ou un restaurant de trottoir ou de coin de marché, comme vous voulez, je me trouve assis à la table de Pranee et Korn. C’est un couple de catholiques. C’est bien ma chance : il y a deux ou trois % de catholiques en Thaïlande, et moi qui suis intéressé par le bouddhisme, je tombe sur des chrétiens. Néanmoins, ils sont sympas. Ils sont venus à ce marché pour acheter des flacons en plastique car ils fabriquent des jus de fruits et les embouteillent eux-mêmes. Ils me proposent d’aller chez eux, à l’extérieur de Bangkok, dans les khlongs, C’est un quartier de canaux à la végétation luxuriante, charmant ; un oasis de fraîcheur à deux pas de la trépidante Bangkok. Je goûte des jus de fruits de leur production, qui sont délicieux. Nous visitons un peu les khlongs et allons dans un parc. : Magnifique. Ils me ramènent à Bangkok et me laissent à Chinatown, le quartier chinois de la ville, où ce ne sont que des boutiques de bijoutiers, de chips de crevettes de toutes les formes et de toutes les tailles, d’artisanat, de tissus, des papeteries et des restaurants. Vraiment l’impression d’être en Chine : tout est écrit en Chinois. Et je peux vous dire que c’est plutôt Chinois à comprendre. Les aventures d’Ysabell Sur Chakra Phong Thanon, je rencontre une fille qui m’aborde. Rien de choquant, au premier abord, car souvent les Thaïs me gratifient d’un ‘’Hello Sir’’ ou d’un ‘’Sawa di Khap’’ et les conversations s’entament facilement. La fille est assez belle. Elle est chaperonnée par un petit bonhomme, son cousin, parait-il. Elle commence à me raconter que sa sœur, qui parle le français, va faire un stage en France. Le cousin renchérit. Elle me demande si je veux les accompagner chez eux, afin de rassurer la sœur qui n’est jamais sortie de son trou (mouais !) et surtout la mère qui pense que les Frankcets (Français) mangent les jeunes filles. Je prétexte que je dois voir des amis et refuse poliment. Je ne les sens pas trop. Le cousin est trop insistant. Ysabell, pourtant est bien mignonne. Un autre jour peut-être. Je donne néanmoins le n° de téléphone de Tavee G H et Basta ! Fin de l’épisode. A suivre

3 Janvier 2004 Bangkok est traversée par la Chao Praya River et par de nombreux klongs. Pour se déplacer, des bateaux, sorte de bus, qui vont du nord au sud, et inversement bien sûr, plutôt sur la droite de la ville lorsqu’on regarde le plan, en tout cas : très pratiques et pas chers. Je siffle en imitant le marinier qui a code convenu avec le pilote : Il se marre ! A thanon Kao Sarn, la rue à touristes par excellence de Bangkok, un soir en rentrant à ma GH, je dois traverser cette rue, et je vois comment les flics locaux gèrent le cas d’un ivrogne : Ils appellent un triporteur et charge l’ivrogne dans la caisse pour le faire conduire chez lui, ou au poste. Tout le monde rit, même les flics. Oui ! Oui ! Ici, même les flics rient ! Et quand un gendarme rit dans la gendarmerie . . . C’est tactique !

4 Janvier 2004 Je tombe en plein Bangkok, sur un centre commercial moderne avec même un Kentucky Fried Chicken, un Mc Do et autres Amerikkkonneries. C’est la Mc Domination et la Cocacolanisation ! Je vais cesser de boire du Whisky Coca, je serai plus vite bourré, mais je ne collaborerai pas. Tu entends, José ? Sur l’air de la chanson ‘’José Bove’’ de Gustave Parking : Kao Sarn Road Y’a un Mc Do Qu’est ce que tu fais José Bové. 5 Janvier 2004 J’ai mangé, à un coin de marché, une soupe au porc et aux larges nouilles.qui m’a bien dégagé les sinus, un peu trop pimentée. Dans les soupes, j’ai du mal à bien doser le piment concassé car il se dépose au fond du bol et la fin de la soupe est très, très, très piquante. Hier, j’ai rencontrée Fon, une Thaï sympa que je dois revoir aujourd’hui. Lapin ? La belle a trouvé du travail. Une fille qui préfère le travail à moi : Je suis vexé ! En fait, je comprends. C’est difficile de vivre en Thaïlande sans travail. Ici, il n’y a ni ASSEDIC, ni RMI, ni ‘’Resto du Cœur’’

6 Janvier 2004 Les aventures d’Ysabell (Suite) La belle Isabell a laissé plusieurs messages à Tavee GH, me réclamant à cor et à cris ! Pour voir ce qui en retourne, je la rappelle - 094 902 474 ou 090 030 679 -. Rendez-vous. Et ce matin, je retrouve Ysabell, toujours munie de son cousin. Ils me proposent de venir manger à la maison. OK ! Ils hèlent un taxi ! On va dans un quartier éloigné et on débarque dans une petite maison individuelle, meublée avec goût ! Pendant qu’Ysabell me mitonne un poisson avec des légumes et du riz, je discute avec le beau-frère. D’où sorte-il celui-ci ? Il est là, comme par hasard tandis que le cousin s’est éclipsé. Le beau-frère me raconte sa vie « Et la sœur qui doit aller en France ? - Elle est à l’hôpital, avec une ‘’génuflexion’’ de poitrine ou quelque chose comme ça. » Le beau-frère, me propose alors l’affaire du siècle : Il est croupier sur un bateau ( ?), à une table de baccarat et me propose de m’apprendre à jouer et à gagner à coup sûr au Baccarat puis il m’invite sur son bateau pour aller plumer un pigeon. Je flaire l’embrouille et demande à réfléchir. Je rappellerai Ysabell à mon retour du Laos. Ben Voyons ! A suivre ! Car il y a une suite . . . et même deux. Et antérieures en plus. Va comprendre.

7 Janvier 2004 A Tavee GH, est arrivé, depuis quelques jours, Joël, un Suisse de La Chaux de . . . Fonds. Et même un douanier suisse ! Pas un imbécile, donc (Allusion à un sketch de Fernand Reynaud) Il va aller à Chiang Maï pour faire du trekking et même escalader le point culminant de la Thaïlande et descendre une rivière en raft. Nous quittons Bangkok ensemble dans un VIP Bus. ! Les sièges couchettes sont bien, mais l’air conditionné est réglé à fond et on se les pèle. On s’arrête pour un repas, compris dans le prix du billet : Une cuiller de légumes insipides, une languette de poisson séché et un bol de soupe pas salée et pas de sel, pas de soya sauce, pas de fish sauce et pas de piment. Ils me croient au régime ou quoi ? Je vais finir par maigrir.

8 Janvier 2001 Dans le bus nous faisons connaissance avec Ajay, un Indien qui vit à Chiang Maï. Il y possède un restaurant et sa femme, très belle, est coiffeuse. Il nous offre un thé en attendant l’ouverture de Moon light GH, qu’il nous conseille. Nous rendons visite à Simon, un Français patron de CC Teak House, une belle GH et organise des treks qui intéressent notre Guillaume Tell. Et Simon en profite pour me raconter . . . Les aventures d’Ysabell (Suite) Il a eu un jeune client Français, intéressé par les propositions du beau frère d’Ysabell. Celui-ci est allé sur le bateau pour jouer au baccarat. Pour faciliter l’histoire nous l’appellerons Maurice. Comme promis, c’est bien le beau frère qui avançait l’argent des mises. Il a gagné une grosse somme d’argent. Au dernier tour de carte, Maurice avait un jeu gagnant, mais le beau frère n’avait pas assez d’argent pour contrer le soi-disant pigeon. Et il en a demandé à Maurice. Celui-ci, mis en confiance par ses gains précédents et la faconde assurée du beau frère, a foncé et a gagné . . . le droit de se mordre les doigts. Car le coup était foireux, moins gagnant que prévu, et notre ami Maurice y a laissé 4600 Euros (30 000F) somme qu’il voulait consacrer à se payer une formation à la médecine orientale et au massage Thaïlandais La bande l’a copieusement menacé afin qu’il ne prévienne pas la police. A suivre. J’ai un bon contact avec les Thaï et les Thaïlandaises. Au marché, ce matin, l’une d’elle m’a offert une superbe fleur rouge. J’en suis tout retourné. Malheureusement elle ne parle que le Thaï et est très occupée, sinon je lui aurai bien fait un brin de causette. J’ai rencontré une naine : Ce doit être ça, une Thaï basse.

9 Janvier 2004 J’ai assisté à des entraînements à la boxe Thaïlandaise.Beaucoup de musculation et de massages avec les pieds. En rentrant à ma GH, le soir, un travelo m’a dragué. Et mal rasé en plus ! Elle a eu beau me vanter l’air conditionné de sa chambre, ça n’a pas marché. Et pas seulement parce qu’elle était mal rasée. Les, Som Tam ou salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Quelques une ont réussi à me faire pleurer sans aucune tristesse.

10 Janvier 2004 Pour la troisième fois la petite fleuriste m’a offert une fleur, une rose, cette fois. Pure gentillesse, car, en fait, c’est la femme du patron, qui est sympa, lui aussi. A moins qu’elle soit particulièrement infidèle. Au resto, je tombe sur une caricature d’’’homo’’ anglosaxophone, maquillé et décoré comme l’entrée de Disneyland, limite ‘’Cage aux folles’’, accompagné d’un gosse de 12/15 ans pas plus et manifestement ce n’est pas son fils. Celui-ci fait des caprices à propos des plats et mange dans l’assiette de son ‘’protecteur’’, ce qui lui déplait fortement. Rageant, il en commande d’autres. A la fin, c’est le gamin qui paye. Ils n’ont pas mangé la moitié des plats. Va comprendre. Le marché de nuit est un élevage, en batterie, de touristes et de commerçants collants. C’est dommage car on est obligé de longer toute cette rue pour aller à l’un des deux ‘’food-center’’ où il y a des stands avec tout un choix de nourritures, toutes plus appétissantes et délicieuses les unes que les autres. Des brochettes de lamelles de porc, avec une sauce à base de cacahuètes réduites en purée, avec du citron vert et du piment. Sublime.

Dimanche 11 Janvier 2004 A partir d’ici, je mets les jours sur mon carnet de notes, car autrement je ne sais plus où j’en suis . . . Donc vous y avez droit aussi, même si vous n’en avez rien à faire. Je passe dans un temple où se déroule une sorte de fête de quartier. Les Thaïs s’empiffrent copieusement et m’ignorent totalement. Finalement j’arrive dans un quartier de quatre ou cinq petits restaurants où les gens mangent en famille. Je discute et bois une bière avec une famille sympa qui s’étonne de ma présence ici. Je réponds que je viens en Thaïlande pour voir des Thaïs, pas des Farangs. Je ne suis en général pas fana des soupes, mais ici je m’en régale : au canard, au poulet, au porc (mou), aux fruits de mer. Mon appareil photo déconne. Il doit être déprogrammé. Il ne fait jamais le nombre de photos prévu. 14, 15, 21, 24, et 3 : jamais 36 ou 37. 3, là c’est trop : je le change. Dernier jour à Chiang Maï. J’ai échappé à : Les villages des tribus du Nord : Hakas, Karens (dont les femmes se mettent des annaux autour du cou afin de l’allonger (femmes girafes), les Lisus, les Chans, etc . . . qu’on montre comme des animaux de Zoo ; Ici à Chiang Maï, les ‘’treks’’ avec visite des tribus sont un peu bidons ; Une demi-heure dans un village pour se faire fourguer de l’artisanat local. Comment avoir un vrai contact avec les gens dans ces conditions. Lorsque je pourrai, je passerai un jour ou deux dans le village d’une tribu. Le point culminant que Joël, le douanier suisse veut escalader : Il y a une route qui mène au sommet. La ferme aux orchidées, vraiment belles, mais à la saison des pluies. La ferme aux papillons, intéressants lorsqu’il y a des orchidées. Les papillons ne sont pas si cons que ça et butinent peu les fleurs de bananiers qui ne sont pas terribles. Je sais, j’ai goûté, dans un plat. La ferme aux touristes La ferme aux éléphants : cirque. Si je peux, j’irai dans une vraie ferme village qui utilise encore des éléphants pour débarder le bois. Au Laos, peut-être. La ferme aux singes : cirque La ferme aux reptiles : cirque La ferme aux crocodiles : cirque. On y met une poignée et ça fait un sac à main. La ferme aux ‘’hôtesses’’ : Je n’aime pas être dans le troupeau et il me déplait fort, ici, d’être parfois, dans le troupeau des touristes. Je ne voudrai pas en plus être dans le troupeau des touristes sexuels. (J’ai trop vu à Bangkok, mais aussi ici, des vieux ‘’barbons’’ plutôt ‘’anglosaxophones’’, d’ailleurs, accompagnés de minettes de 16 à 20 ans qui font bonne figure, mais ont l’air de s’emmerder copieusement lorsqu’elles ne se sentent pas observées. Je fuis les quartiers où les touristes s’agglutinent, où on devient surtout un client à qui on va faire sortir le plus possible d’argent. La Thaïlande est un pays magnifique avec un bon réseau de communications. Il est donc facile pour les hordes. Les Thaïs sont des gens souriants, gais, ouverts rieurs. Ils laissent ces qualités à la maison, dans les quartiers à touristes. Mais même dans une ville comme Chiang Maï où ils abondent, ils se regroupent, s’agglutinent dans des quartiers bien précis : Ici, le carré formé par les canaux et le night market. Ailleurs c’est la vraie Thaïlande avec de vrais Thaïs J’en ai peu vu, des Farangs dans le grand marché le long de la rivière, dans l’immense marché du dimanche, et dans les quartiers où j’ai erré, mangeant dans des restaurants de coin de rue ou de coin de marché. Dans ces zones vierges d’occidentaux, les gens ont l’âme et le cœur à fleur de peau, toujours prêts à sourire et même à rire pour un rien, toujours prêts à saluer ou à répondre à un salut et à entamer la conversation, malgré la barrière d la langue. Il ne faut surtout pas ‘’interpréter ‘’ leur sourire ni répondre par un sourire ‘’interprétable’’, ambigu. Juste sourire. J’achète, un sung, sorte de mandoline sur un immense marché, le Sunday Market, où peu de touristes chalandent. J’y ai aussi trouvé une flûte. Je vais être chargé comme un buffle. Pauvre bête !

Lundi 12 Janvier 2004 Déjà 12 jours ! J’ai bien rempli mon temps. Bus pour Chiang Raï. La route est une belle route de montagne, mais au lieu des pins, sapins et autres mélèzes, ici, il y a des bananiers, des cocotiers, des tecks et d’autres essences méconnues. Quelques rizières aussi, les premières que je vois. Et partout des Thaïs en train de travailler. Ils sont très bosseurs. Ils doivent avoir le chromosome borgiate* Au bord de la route, de superbes maisons de teck sur pilotis, à cause de la saison des pluies. Il s’en construit de moins en moins car leur coupe est réglementée, suite au pillage de leurs forêts pour nos meubles de jardin : merci la mondialisation. * Borgiates : Habitants du petit village du Bourget en Savoie, près de Modane qui sont toujours en train de travailler. Pas vrai, Louis ?

Mardi 13 janvier 2004 Chiang Raï est une jolie petite ville du Nord de la Thaïlande, sympa et pas trop touristique. Le marché est sympa. Partout il y a des marchés et ils sont toujours sympas. Des quantités de légumes, souvent inconnus ; des fleurs ; des aromates aux parfums . . . Hmmmmm ! ; Des plantes médicinales ; des fruits nouveaux pour moi ; J’adore ça. J’ai les papilles du nez ( ?) et de la langue qui frémissent de plaisir. Les Thaïs sont plutôt petits, pourtant je viens d’en rencontrer un très grand : Ce doit être un Thaï haut ! Je rencontre 3 Français au ‘’ food center’’ du ‘’night market’’ de Chiang Raï. On descend quelques pichets de Singha beer. Ils travaillent l’été en Corse dans la restauration, économisent à fond, et partent le reste de l’année en profitant du chômage, bien sur. Je les encourage dans cette voie. Là, ils vont passer au Laos et en Chine. Grosse pluie, heureusement brève. Les chanteurs et les danseuses évoluent devant des chaises vides car tout le monde s’est éclipsé à l’abri sous une halle. La Thaïlande est comme le Japon après la guerre. Elle est en train de bâtir son économie sur la contrefaçon.Au même titre que les premiers ‘’Canon’’ étaient des copies de ‘’Leica’’ et de ‘’Praktika’’ Il y a des copies de toutes les marques : vêtements, parfums, chaussures de sport, pièces auto. Il paraît même qu’on trouve des copies de ‘’Mercedes’’ construites sur des chassis d’ ‘’Isuzu’’, elles même copies conformes de ‘’Toyotas’’. J’ai vu une très mauvaise copie de ‘’Porche 911’’, artisanale et très laide.

Mercredi 14 Janvier 2004. J’ai entendu parler d’un village Akha où il y a une GH, gérée par les habitants du village, pour payer les études de leurs enfants. Je vais laisser mes bagages à Chat GH, ici à Chiang Raï et prendre leur pick-up qui monte les éventuels voyageurs vers 16 ou 17h. Je mange dans un coin de marché, pas encombré par les touristes, une soupe rouge, très épicée, avec des abats de poulet. Il y a des légumes, des nouilles très fines, genre cheveux d’anges, des pousses de soja encore croquantes, des aromates, cette fois de la citronnelle, de la naam plaa . Une saucisse chinoise, un peu sucrée pour accompagner tout ça et hop ! J’ai offert des tranches de saucisses aux gens près de moi Tous ont refusé, mais ils ont acceptés des Bakhaps, une sorte de fruits dont ils semblent raffoler. Tout de suite l’ambiance se détend et des gerbes de rires jaillissent lorsque je prends une photo. Ah ! Ces soupes de Thaïlande, avec des morceaux ou des boulettes de viande ou de poisson, des crevettes ou des fruits de mer et toutes ces épices et ces aromates : ail, basilic, citronnelle, citron vert (il y a de tout petits citrons verts, gros comme une prune, qui contiennent au moins un litre de jus), curry, coriandre, gingembre, menthe, et piment bien sûr et beaucoup d’autres dont je ne sais pas le nom. Combien de fois, dans un plat suis-je tombé sur un goût nouveau pour moi ou sur un marché, sur des odeurs complètement inconnues. Dans les marchés, il n’y a souvent que des marchands de soupe dans un coin ou que des barbecues dans un autre coin. Dans ces marchés et dans les rues, les commerces sont souvent groupés par catégories, vendant exactement les mêmes choses. Je crois que c’était comme ça, en France, au moyen age. A Bangkok, je suis passé dans une rue il n’y avait que des coiffeurs. Ce n’était pas le ‘’coup de feu’’, et chacun d’entre eux, sur le pas de son échoppe voulait me couper les cheveux. On attendra un peu, si tu veux ! J’ai vu aussi, toujours dans un quartier de la capitale, un marché, de gros (ne me regardez pas comme ça, SVP !) ou de demi gros, je pense. Les marchands de crevettes séchées avaient 50 sortes différentes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Idem pour les piments et les riz. Au Maesalonf Fresh Coffee, je bois mon premier ‘’vrai’’ expresso depuis mon arrivée. Bon ! Le café est rarement bon, sauf à Tavee GH. Je l’ai remplacé par des jus de fruits délicieux, ou des shakes, ou des fruits. D’ailleurs, dans ce café un tantinet touristique, les coconuts shakes sont tout simplement sublimes, crémeux, fins parfumés . . . J’en ai les yeux dans le vague. Le prix à payer, comme c’est aussi un Internet café : les touristes. Maintenant il y a une famille suisse avec un gamin qui braille. . . Je n’ai pas encore entendu un bébé ou un enfant Thaï pleurer. Les Thaïs eux-mêmes, si on excepte les klaxons des embouteillages de Bangkok, ne se mettent pas en colère, ne se disputent pas, ne s’énervent pas. Souvent ils rient, là où nous ‘’pèterons un fusible’’ Petites maximes ou citations vues et lues par ici. - Smoke outside ! Smile inside ! - Il n’y a pas de grandes tâches difficiles qui ne puisse être décomposée en petites tâches faciles. - Drugs compagnies want to be the only ones to sell you drugs. Opium was a legal cough suppressant (antitussif) in the USA, until 1920 - Une jolie femme: Pour l’amoureux, c’est un sujet de désir, pour l’ermite, un sujet de distraction et pour le loup . . . un bon repas. - Si tu as un problème, de deux choses l’une : Soit tu peux le résoudre, et ça ne sert à rien de faire la gueule. Soit il n’a pas de solutions et ça ne sert pas plus de faire la gueule. Quand je vous disais que j’allais être didactique !

Devant les maisons ou même à l’entrée des boutiques, GH ou restaurants, il y a des minis temples fleuris avec des malais ou avec des offrandes de nourriture. J’ai aussi vu des offrandes de fruits ou de boissons à des coins de rue ou sur des ponts. Je pensais que c’était un rituel bouddhiste. C’est en fait la place des esprits ou Phis. Il n’est pas situé n’importe où ni n’importe comment et inauguré à une date favorable. La religion des Phis fait bon ménage avec le Bouddhisme. Houah ! La route pour monter au Akha Hill Village est raide et défoncée.Agiu, le conducteur du 4x4 est super calme ; il franchit les obstacles tranquille et nous ne sommes presque pas secoués. La route est bordée de bananiers et de bamboos (J‘écris bamboo : ça fait plus exotique !) et par la jungle. Il semble qu’il y ait un problème pour la chambre. A leur bureau de Chiang Ra¨, j’en avais réservé une avec douche. (80/100 Baths) et il semble qu’il n’ y en ait plus. Finalement, Brakass (ce n’est pas son nom, mais il a un bras dans le plâtre) m’en propose une, en face du restaurant, sans douche, pour 60 Baths. Les toilettes sont à quelques dizaines de mètres. Pas grave ! Pour le restaurant, il y a un petit carnet – le book – pour chacun afin d’y noter ce qu’on boit et ce qu’on veut manger. Pas de contrôle. A la fin il suffit de faire le total et de payer : la confiance totale. Tu vois ça en France ? Le soir on a droit à un concert de grenouilles et de crapauds : magnifique. Une mamie vient me proposer un ‘’Akha Massage’’. Chaque tribu doit avoir le sien. Je connaissais déjà les ‘’Thaï massages’’, les ‘’Foot massages’’, Les ‘’Thaï herbal massages’’ et les ‘’Thaï oil massages’’ Je vais mettre au point et faire breveter le ‘’Bressan massage’’ et me faire un paquet de ‘’thunes’’ Jeudi 15 Janvier Cocorico !!! Ils ont du changer les piles des coqs et mettre des ‘’Duracell’’, comme au petit lapin, car c’est vraiment fort et ça dure. J’avais peur que ce soit un village pour touristes, mais non. C’est un vrai village, avec ses femmes qui fabriquent et vendent de l’artisanat, ses enfants qui vont à, l’école, ses jeunes qui viennent discuter avec nous le soir, ses travailleurs, sa vie, ses volailles, et les ‘’Bungalows’’ de la GH sont construits comme leur maisons et éparpillés dans le village. Ils sont en pétard contre les missions baptistes, qui raflent tous les dons et les subventions en faveur des Akhas afin de les instruire, mais surtout de les convertir. Ils disent ne pas avoir besoin d’une autre religion. La leur est bien et leur suffit amplement. Quelques expressions relevées dans le Journal des Akhas. - Mission of destruction for enslaving the hill tribes. - Missionaries: When will they oppose the oppression? - Why were the missionaries silent about the killing of 2274 people in Thailand? Many of them are from Hill Tribe. - Missionaries, don’t follow the teaching of Jesus. - Attention please: We don’t want new religion. - Missionaries steal Akha Children. What mission could survive without its Akha Children? - The drug war is a war of terror on people. - Missionaries be about what they are really: Destruction of culture Replacement of traditional villages leadership And making money off Akha Children. Les Akhas, sont une Hill Tribe comme on les appelle ici, Les tribus du Nord. Ils viennent du Tibet via la Chine et la Birmanie. Il y en a au nord de la Thaïlande, de la Birmanie et du Laos. Ils ont une religion de type Chamanique avec présence des esprits. Le Roi fait des déclarations de bonne intention mais rien ne change vraiment et parfois même ils sont délocalisés de leurs villages. Culturellement, ils fument l’opium, mais sur ordre du gouvernement US à la solde des trusts pharmaceutiques on leur en interdit même la culture. Une de leur coutume par exemple : lorsque une personne âgée est au seuil de la mort, ils leur donnent de l’opium à volonté. Ainsi, non seulement, elle ne souffre pas, mais meurt dans un état de bien être incroyable. Belle façon de mourir. Il faut préciser, que chez ces gens qui prennent de la drogue aux cérémonies religieuses, il y a peu de phénomènes de dépendance, malgré la proximité des champs bien cachés dans la jungle. L’opium, leur permet de vivres des Etats Modifiés de Conscience et de se mettre en contact avec d’autres réalités, probablement spirituelles. Dans d’autres régions du monde, Il y a le peyotl, le mescal, Les psilocybes mexicanas, la datura, l’ayahuesca ou yagé, et peut être le vin (messe). Et il se pourrait fort que les gens qui ont vu Jésus marcher sur l’eau, aient mangé du pain de seigle malade de l’ergot, qui n’est autre que du LSD naturel. Lorsqu’ils sont arrivés en occident, ces produits, dépouillés de leurs rituels et de leur sens spirituel, ont rapidement été consommés n’importe comment, donnant lieu à des exagérations et à des dépendances. Le Gendarme du monde, les USA les ont interdits sur leur territoire mais aussi dans les autres régions du monde où elles avaient réellement une raison d’être. Et de nombreux gouvernements, pour plaire aux maîtres ont obtempéré. Les Akhas sont victimes de ces interdictions. Et puis l’économie souterraine générée par les trafics induits de ces produits, produit des richesses qui d’une façon ou d’une autre sont réinjectées dans l’économie officielle. A notre époque où la devise du monde occidental est :’’Profit à tout prix ! Profit à n’importe quel prix !’’, on peut se demander s’il n’y a pas une entente Mafia + CIA +Trust Pharmaceutiques + Polices + Financiers de tout poil, pour encaisser les bénéfices. D’autres avant moi se le sont demandés. Je vais me promener dans la jungle jusqu’aux ‘’waterfalls’’ majestueuses. Amusant, un homme balaie le chemin, parfois raide, qui va du village jusqu’aux chutes. L’après midi, avec un Anglais qui est là depuis Novembre jusqu’à Mai, promenade aux ‘’Hot Springs’’. Tep, un Akha se joint à nous, Waaahhh ! Le chemin ! Tout droit dans la montagne. Pas plus que pour les routes ils ne connaissent les lacets. Guy, tu devrais venir courir ici pour t’entraîner. Et, toi, Caroline, tu devrais faire le chemin en randonnée. A un endroit il y a un magnifique panorama sur toute la vallée.Quel coup d’œil ! Les sources chaudes à 67°C sont dans une sorte de parc. Il y a beaucoup de Thaïs, d’enfants et de scouts. Ils ont tous une branche de bamboo et apprennent à les lier en croix : didactique, les scouts ! Pour rentrer la route est encore plus dure pour un mec comme moi qui n’ai pas le pied montagnard pour deux ronds. J’ai habité pendant 30 ans à Modane, à 1050mètres d’altitude. Lorsque j’ai voulu faire des ballades en montagnes, je suis allé avec des montagnards aguerris : Je n’avais pas fini de lacer mes godasses qu’ils avaient déjà fait deux kilomètres. Ca m’a dégoûté et depuis ce jour là, je préfère la montagne soit vue de la vallée, soit du chalet où on casse la croûte si on peut y accéder en voiture ou soit en cartes postales. On fait deux ou trois pauses, dont une à Lahu, un petit village. Tep discute avec un Akha, armé d’un lance pierre. Il va chasser un chien, nous dit-il. Effectivement, un peu plus loin le Nemrod nous dépasse avec un sac contenant un chien qu’il nous fait soupeser : 3, 500 kg. On se fait un petit méchoui, ce soir ? Et je ne suis même pas certain que ce soit un chien sauvage. Je me suis inscrit pour le menu Akha et suis donc invité à manger dans la cuisine : Watermelon (Pastèque) soup chicken (Ca fera un coq de moins qui chantera !). Feuilles de divers légumes qu’on trempe dans une délicieuse sauce aux cacahuètes et au piment. Contrairement à la Thaïlande, les os brisés des poulets sont laissés dans la soupe. J’écoute un peu ‘’Radio Grenouille’’ avant d’aller dormir.

Vendredi 16 Janvier Ce matin, nouveau concert de la chorale des ‘’Joyeux Coqs du village Akha’’. En Thaïlande partout on entend des coqs, mais ici ils sont tout près et chantent fort. Les femmes ont étalé de l’artisanat et je viens de faire du marchandage et j’ai acheté une douzaine de bracelets. Ici, elles ne portent pas leur beau chapeau avec des perles d’argent, comme dans les villes où elles colportent leurs colifichets. Mais il faut ‘’bargain’’ d’arrache pied et se rendre compte jusqu’ou elles voudront descendre leur prix. Et ne pas insister au-delà. Dans ce genre de négociation, les Thaïs disent que pour qu’elle soit réussie, le résultat doit être : je suis content, tu es content. Ils ont inventé le rapport ‘’gagnant/gagnant’’, bien avant que l’Analyse Transactionelle et la PNL nous en parlent. En tout cas, les Akhas et les Thaïs en général, prennent plaisir à ce jeu du marchandage dont le résultat satisfait les deux protagonistes, partenaires serait même plus juste. Je reviens rapidement sur les missionnaires baptistes qui vont jusqu’à enlever et acheter des enfants à leur parents pour les ‘’éduquer’’, mais surtout pour les convertir. Ils en profitent pour capter l’argent des donateurs américains destinés aux Akhas et l’argent des maigres subventions. Les Akhas, veulent maîtriser l’éducation de leurs enfants, ainsi que le tourisme dans leurs villages. Ils apprécient peu les treks touristiques, où ils ont l’impression d’être des animaux de zoo face aux hordes de touristes qui font le tour du village en quelques minutes pour faire des photos et acheter quelques bracelets ou colliers. Le programme dans lequel s’inscrit cette GH en plein village répond à ces deux critères Je vais aller, par la route jusqu’aux deux villages situés en dessous. La route est vraiment raide. Je n’en reviens pas que nous ayons pu monter par ici avec le 4x4 Le village chinois n’a que le temple de chinois flagrant.Le village Thaï est tout petit et n’a qu’une seule épicerie, restau, comme où il y en avait dans nos campagnes dans les années 50, dépositaire ‘’Butagaz’’ et ‘’Solexine’’. Ici il y a plein de chiens qui ressemblent aux Shibaïnus de Monique et Christian, mais ici ils sont maigres et ils les donnent gratos. Passage à la GH de cinq Amérikkkains, méprisants. L’un d’eux distribue aux enfants du quartier des tonnes de Mars et autres sucreries, sans même demander à leurs parents ou au patron de la GH. Tout le monde est écœuré. Ils restent dans leur coin, et malgré l’invitation, ils ne viennent pas discuter avec nous au coin du feu de camp. Sûrement des potes de Georges Debelyou !

Petite annonce. Teach English in local school. Free food & accommodation. Contact: 01-460 74 50 09-997 50 05 e-mail : apaehouse@hotmail.com

Samedi 17 Janvier. Ce matin départ de la GH un peu attristé. Nohé, avec qui j’ai sympathisé m’offre un étui à lunettes de sa fabrication. Elle aurait bien voulu que je lui donne 100 Bath pour me faire un massage et me fait promettre de revenir. Je suis assis à l’arrière du Pick-Up et même si Agiu conduit bien, dans la benne, c’est pas mal tape-cul. Trajet en bus local jusqu’à Chieng Kong sur les rives du Mékong. J’y retrouve un ancien hôte du Akha Hill GH, Jim Moriss, un Gallois Sympa. Sur la route beaucoup de belles maisons en Teck. C’est un bois droit, imputrescible. Malheureusement on n’en construit pratiquement plus : La mondialisation et ceux qui en profitent préfèrent que nous nous en servions pour faire des salons de jardin. (Plus de profit ?) Les Thaïs peuvent goûter ainsi au bien-être dans une maison en béton. Soirée sympa, avec Jim : nous nous sommes invités au repas de clôture d’un congrès de professeurs de la région de Chiang Maï. Ils nous offrent des bières, nous invitent à ‘’karaoker’’ avec eux et à danser. Je vois ça en France, deux métèques qui viennent squatter dans une réunion de pédagos. Un directeur d’une école de Chiang Maï me donne sa carte et m’invite à venir parler de la France à ses élèves si je repasse dans sa ville.

Dimanche 18 Janvier Journée calme à Chieng Kong, engourdie de soleil et d’insouciance. Je rencontre quelques jeunes qui se saoulent consciencieusement à la Chang Beer. Les ouvriers d’un chantier voisin de la GH me proposent de boire un petit whisky avec eux. Whisky Thaï, pas terrible ! Mais ils sont sympa, me demandent d’où je viens : « Ah ! Flankcet ! Zinedine Zidane ! » Dans les siècles passés, lorsque dans le monde on parlait de la France, on évoquait, soit Victor Hugo ou Voltaire, soit Napoléon, soit même Bernadette Soubirous ; Maintenant c’est Zizou et Thierry Henry qui sont les phares de notre pays ! Avec Jim, et des Français, qui comme moi évitent les coins à touristes, nous allons manger des barbecues, c'est-à-dire des brochettes et une salade de papaye (Som Tam ! Je vous mets le mot en Thaï, comme ça vous saurez si vous allez par là-bas !) qui me fait pleurer, malgré ma gaieté naturelle. Elle ramone bien ! Ensuite le patron de Bamboo GH où nous allons boire un coup, nous invite à une Blues Session, au Teepee bar où il va jouer. Sympa : Il y a des gens d’un peu partout – Thaïs, Américains (lorsqu’ils jouent le blues, je n’écrit pas Amerikkkains, Une Ecossaise, Une Française et des Anglosaxophones indéterminés.qui jouent et chantent le blues. Une sorte de ‘’bœuf’’ ou plutôt de ‘’buffle’’ vu le pays où nous nous trouvons. Rock Music Tonite ! Lundi 19 Janvier 2004 Je traverse le Mékong en pirogue à moteur et c’est : Le LAOS Le royaume du million d’éléphants. La monnaie officielle est le Kip La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais 1000 Baths = 270 000 Kips = 20 € 1 € = 13500 Kips Compliqué, hein ? Le plus beau voyage est de se prouver sa liberté. Anonyme Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust

Houensaï ou Huenxaï, selon les cartes. Arimid GH superbe GH en Bois et bambou superbement entretenue, fleurie et gérée par un couple de Laos francophones extrêmement gentils. Et dire que le chauffeur du Tuk-Tuk qui m’a conduit dans cette GH m’a dit : «Mais pour le même prix, je peux vous emmener dans une ‘’belle’’ GH en Béton. » Au marché, je mange des trucs que je prends pour des saucisses mais qui sont en réalité des sortes de macaronis durs et amers. A l’embarcadère je rencontre Nigel, un Anglais qui travaille en Australie et Frank, un Français qui vient en Asie, pour s’approvisionner en bijoux en argent afin de pouvoir les revendre sur les marchés parisiens et landais. Ils aimeraient bien remonter la Nam Tha River en slow boat, c’est à dire en pirogue à moteur ; mais s’ils sont trois, ça sera 1200 Baths chacun au lieu de 2000. Comme cette remontée m’inspire bien, je dis : Banco ! A demain !

Mardi 20 Janvier 2004 Départ de Huenxaï vers huit heures du matin dans une sorte de pirogue à fond plat et à moteur Diesel. Plutôt rapide pour un slow boat. On à froid à cause du petit vent et de la vitesse. Nous descendons le Mékong pendant quelques kilomètres puis nous nous engageons dans la Nam Tha. GRANDIOSE ! C’est une rivière de montagne vive et impétueuse et tout autour : la jungle. Le Niger, le Fleuve des fleuves, m’avait impressionné par sa grandeur, sa majestuosité ; le Mékong qui vient de l’Himalaya et se jette dans la mer de Chine au Vietnam, me touche par son coté mythique mais la Nam Tha coule dans un tel paysage sauvage et vert me touche par sa beauté, sa vigueur, sa force. Brève halte pour le pique-nique de midi avec du riz gluant et autres nourritures locales et frugales. Echanges de saluts aimables et enjoués avec les riverains. Sur les rives, il y a de nombreux villages Cette petite rivière génère une économie à elle toute seule. : Pêche, transport de marchandises et de voyageurs, petit tourisme, cueillette de coquillages, et même orpaillage, comme dans le Mékong. En fin d’après midi les villageois s’y lavent et nos saluts gênent les femmes : Elles se revêtent en entendant le moteur mais veulent quand même répondre à nos saluts en tenant leurs vêtements contre elles avec leurs coudes. Rires, et pas seulement de notre part. Nous nous arrêtons dans le village du ‘’capitaine’’. A tombée de nuit on se croirait dans un village genre ‘’Apocalypse Now’’ avec ces maisons de bois et de bamboo tressé aux toits de paille. Le commerçant du village nous accueille avec un petit whisky de riz local, le Lao-lao. J’adore ça ! (Tu parles !) Il essaie de nous fourguer des Sarongs et nous fait goûter sa soupe aux coquillages et insiste pour qu’on boive (lui offre) une bière avec lui. Nigel, le ‘’Jungle Warrior’’ qui a passé la journée à dormir dans la barque, ne se réveillant que pour prendre quelques photos, se couche et s’endort aussitôt. Nous soupons avec la famille du ‘’capitaine’’ et dormons dans sa maison, à la rustique.

Mercredi 21 Janvier 2004. Nous repartons de bonne heure, dans un bateau plus petit avec d’autres mariniers et quelques voyageurs locaux que nous chargeons et déchargeons le long de cette rivière toujours aussi belle. Arrivée à Nalaet, où, à cause du manque d’eau, nous sommes obligé de prendre un taxi, compris dans le prix du voyage, mais le pilote du bateau est obligé de ‘’bargain’’ ferme : Il semble que le capitaine ne lui a pas donné assez de Kips. Route en terre, pas trop tape-cul, toujours dans la jungle et au dessus de la Nam Tha. Nous arrivons enfin à Luang Nam Tha. Il semble que ce soit un gros carrefour. Nous mangeons, Frank et moi, à la terrasse d’un restaurant. Une meute de femmes Akha, petites filles du ‘’Grand Kaskouï’’ – Frank dixit - veulent à tout prix nous vendre leurs fanfreluches. J’achète trois bracelets mais ça ne suffit pas, elles reviennent à la charge. Je leur parle du ‘’Akha massage’’ et commence à en masser une qui se met torse nu, sans sous-tif, pour profiter de l’aubaine. (Sic) Dans leurs villages, ici au Laos, elles ont souvent la poitrine à l’air, genre topless. Tout le monde, dans le petit resto ou dans la rue est mort de rire ! Un bossu qui passe, plié en deux, se plie en quatre.

Jeudi 22 Janvier 2004 Il y a un gros marché. On m’avait dit que dans le nord du Laos, on trouvait de la ganja au marché, mais j’ai beau chercher je n’en vois, ni n’en sent. Je me régale d’une crêpe, légèrement soufflée, cuite directement au dessus de la braise, avec deux grosses fourchettes. Délicieux ! Je goûte aussi une sorte de pâte salée et épicée dont je n’arrive pas à saisir la composition. En attendant le bus à un coin du marché appelé pompeusement gare routière, il y a un ‘’bonzillon’’ avec un bonnet orange clair avec un revers et un très gros pompon orange foncé. Il a une bonne tête, mais il ne veut pas que je le photographie. Je suis trop gentil et aurai dû voler la photo ! Enfin, tant pis pour vous . . . Moi, je l’ai toujours en mémoire. Dans un pick-up 4x4, conçu pour une douzaine de passagers, appelé pompeusement un bus, nous sommes 30 à partir pour Muang Sing. Sur un marché, il y a des femmes de différentes tribus. Je voulais photographier une fille avec un magnifique bonnet. Mais je suis obligé de lui acheter quelques colifichets avant qu’elle accepte. Rencontre avec deux filles d’une vingtaine d’années, à l’air sympa. Hélène la Française et Liza l’Anglaise, étudient le chinois à Shanghai. Comme c’est le Jour de l’An Chinois, tout est fermé et elles profitent d’un mois de vacances scolaires pour visiter le Laos. J’avais trouvé les Thaïs gentils et souriants. Les Laos sont aussi souriants et tout aussi gentils. Les ‘’commerciales’’ Akha de la lignée du ‘’Grand Kaskouï’’ essaient encore de nous fourguer leur pacotille. Elles nous proposent même de l’herbe et du ‘’Piou’’ (opium). Les aventures d’ Ysabell. Frank vient depuis 18 ans en Asie du Sud Est. Une année, il est allé en Malaisie où il a rencontré Ysabell, ou une de ses consoeurs. Le beau frère m’avait dit que toute la famille était d’origine malaise. Un beau frère, soit disant croupier lui a fait le coup du baccarat. Il a dit : « D’accord, mais je ne prends pas d’argent » Au dernier tour de cartes, il avait une main gagnante, mais le soi-disant pigeon a misé gros ! Le beau frère qui avait parié son propre argent jusqu’ici, lui a demandé de compléter la mise. Il a refusé ! Grosse colère du beau frère ! Ils ont fait tout un cinéma, ont mis les jeux dans des enveloppes scellées, jusqu’à ce que le beau frère trouve l’argent. Mais la Ysabell, un peu sensible, l’avait prévenu discrètement : « Ne donne pas d’argent à mon beau frère. » Je ne me souviens plus trop comment ça s’est fini. Il en a parlé ensuite à un Chinois qui lui a dit de ne jamais se mettre dans des affaires de jeu avec des Malais, car il risquait de se retrouver au fond du port, lesté de 20 grammes de plomb ou d’un costume en béton. Donc je m’en suis bien tiré. A suivre . . . pas pour cette fois en tout cas.

Vendredi 23 Janvier 2004 Mueng Sing à Xiengkok dans un bus / Pick-up avec une vingtaine de personnes, dont des femmes Akha, et un motoculteur sans les roues. Route de montagne un peu abîmée par la précédente saison des pluies. Nous arrivons à Xiengkok ou je retrouve Hélène et Liza. Ensuite on perd tellement de temps à ‘’bargain’’ avec les représentants locaux de la mafia des pilotes de ‘’speed boat’’ afin de faire baisser le prix exorbitant du trajet pour Huenxaï, qu’il est trop tard pour partir et nous devons passer la nuit à Xiengkok. Nous allons manger dans un resto, tenu par une jeune Chinoise où il y a peu de choses à manger. Les filles sont obligées de passer en cuisine avec la Chinoise pour nous concocter un repas improvisé en fonction des aliments qu’elles y trouvent. En plein milieu du repas, la lumière s’éteint. Le groupe électrogène qui alimente le quartier n’a plus d’essence. Nous continuons à la chandelle. Romantisme en diable ! Un Laos arrive : c’est un Speed boat driver au cheveux presque blonds, (Très rare pour un Laos) que nous essayons d’embaucher pour demain. Nous buvons quelques bières et du Lao-lao : C’est le nouvel an chinois ! Youpie !!! Comment chante-t-on : « Il est des nôôôôtres Il a bu son verre comme les autres . . . » En Chinois ? En Laos ?

Samedi 24 Janvier 2004 Ce matin, je me rase à la lueur de la bougie. Pas d’électricité ! Les groupes électrogènes qui alimentent le village et la GH ne fonctionnent que le soir. Suite des tergiversations et autres marchandages entre nous et la mafia des ‘’speed boat drivers’’ : « 1000 Baths pour aller jusqu’ Huenxaï » dit l’un et ensuite, il se rétracte. Le blondinet se rétracte d’entrée. « 2000 Baths » dit un autre ! Puis comme il n’y a plus d’autres solutions nous acceptons, mais il change encore d’avis : « 1000 Baths, mais pour aller jusqu’à Mueng Mong » Une ville à mi distance ! Nous devrons terminer en taxi pour 200 Baths chacun pour terminer le parcours ! GRRRRRRRR ! ! ! ! ! Nous acceptons car apparemment il n’y a plus d’autres solutions. Par contre la descente sur le Mékong en speed boat ! WOUAAAAAAAHHH ! ! ! La descente infernale. Les speed boats sont des bateaux qu’on dirait taillés pour la course, avec des énormes moteurs qui font un bruit diabolique et vont à une vitesse folle. Nous sommes coincés comme des sardines dans des positions totalement inconfortables, les genoux sous le menton. Et ça démarre ! Pendant les cinq premières minutes, je peux vous dire que je serre les miches et je les serre deux fois plus fort lorsque nous abordons des rapides où en plus de la vitesse, il y a l’inconfort tape cul. A un moment il y a tellement d’accélération, qu’avec mon poids je brise la planche qui sert de dossier. Pauvre Hélène coincée derrière ! « Ca déchire grave ! - Sorry, Jean Luc mais je ne sais pas mettre les Cédilles aux C majuscule - C’est trop mortel ! Ca claque bien !» dirait mon Dominique de fiston. Ce sont les montagnes russes pendant deux heures dans un paysage de fin du monde au milieu des rochers torturés par des millénaires d’érosion qui parsèment le Mékong et au-delà des berges : la jungle ! Parfois nous passons à droite des îles qui servent de frontière avec la Birmanie. Le bateau ne peut pas passer dans les eaux laotiennes. Par rapport au prix d’entrée des parcs d’attraction, nous sommes gagnants ! Nous en avons largement pour nos 1000 Baths. Le chauffeur du pick-up, taxi de Mueng Mong, reste cool malgré la route défoncée par endroit. Je retrouve avec plaisir Arimid GH, et ses tenanciers francophones.

Dimanche 25 Janvier 2004. Départ matinal en Tuk-tuk qui nous amène à l’embarcadère pour prendre le Slow boat, cette fois pour Pakbeng et Luang Prabang. Mr Singham Chitaly, manager de Arimid GH, apporte au port, le banana pancake qu’Hélène n’a pas eu le temps de manger. Plus gentil que ça tu ne trouves pas ! En France ça serait tout simplement impensable. Le Slow boat déroule confortablement et à petite vitesse, les paysages grandioses des rives du Mékong. Une jeune Allemande m’offre un quart de ‘’Vin de table Français’’, estampillé ‘’Gulf Air’’ qu’elle avait gardé en souvenir. Tout simplement somptueux, ce petit verre de vin que nous dégustons sur le Mékong avec notre pique-nique. Nous nous arrêtons longtemps, près d’une rive, pour attendre des gens tout mouillés et terreux. Ce sont les rescapés d’un retournement de speed boat. C’est dangereux, ces speed boats et nous n’avions même pas de casques. Pakbeng est un village dortoir composé uniquement de Guest Houses, dont Boon My GH, qui m’a été recommandée par le manager de Arimid GH et de quelques maisons où les slow boats s’arrêtent pour la nuit. Dans la journée il est complètement vide. Arrivé à Pakbeng, une meute de gamins vient nous porter les sacs pour se faire un peu de thune. Mais comme je n’ai pas négocié le prix avant, une fois à la GH, celui qui avait le petit sac me demande autant d’argent celui qui avait le gros sac et que j’ai surpayé, mais le sac était très lourd. Il faut être vigilant ! Pour changer un peu, nous mangeons dans un restaurant indien. Nous y retrouvons un couple de Français qui était sur le bateau. Ils attendent depuis une demi heure et Mme Missmatch n’en finit pas de râler. En PNL*, on apprend que nous fonctionnons avec des méta-programmes, les programmes de nos programmes en fait. L’un d’eux s’appelle match / missmatch. Une personne match est optimiste, contente de tout, aisément satisfaite. La personne missmatch, trouve toujours quelque chose qui ne va pas. A une superbe soirée, avec un orchestre fantastique, des mets et des boissons délicieux, elle déclarerait : « Mais il n’y a même pas de cacahuètes à l’apéro! » Donc, pour changer, Mme Missmatch râle !

*PNL : Programmation Neuro Linguistique. (Je vous l’avais dit : didactique, le mec.)

Lundi 26 Janvier 2001. Changement de bateau à Pakbeng. Mme Missmatch râle parce qu’il y avait un gecko contre le mur de sa chambre. Il y en a souvent dans les GH et c’est un signe que c’est une bonne maison. Ils ne vont jamais contre les murs des maisons où il y a de mauvais esprits. A midi, pique-nique d’un ‘’chicken sandwich’’ et surtout de ‘’Vache qui Rit’’ Royal la ‘’Vache qui Rit’’ sur le Mékong ! L’après midi, la batelière nous demande si on veut s’arrêter pour voir une grotte où il y a beaucoup de statues de Bouddha. « Ca vous coûtera moins cher que si vous revenez en bateau de Luang Prabang ». ‘’Mme Missmatch’’ râle parce ceux qui ne voulaient pas s’arrêter ne payent pas et peuvent aussi descendre à terre. Et parce qu’il faut repayer pour entrer dans la grotte. Je vois mon premier éléphant au bord du Mékong ! Salut ! Il ne répond pas ! Luang Prabang ! A l’arrivée, on galère un peu pour trouver une GH. On fait plusieurs fois le tour de la ville pour atterrir en face de l’embarcadère, au bord du Mékong. Le taxi essaie de nous arnaquer. Les Tuk-tuk, les Taxi, les ‘’Speed Boat Drivers’’ sont une engeance . . . On soupe dans une rue minuscule pleine d’échoppes de nourriture. Et moi, je commence à étonner Hélène et Liza : « J’ai fait une bonne action, aujourd’hui. Ah ! Bon !?! Oui ! Quel genre de bonne action ? J’ai sauvé la vie d’un oiseau. Quoi ? Qu’ouis-je ? Qu’est ce ? Comment ? En voici la preuve ! » Et de mon petit sac à dos je sors le piège à oiseaux que j’ai ramassé dans la grotte aux Bouddhas ! Les filles sont mortes de rire ! J’ai un peu de remords, car c’était peut être le gagne pain d’un Laos. Mais bon !

Mardi 27 Janvier 2001 Luang Prabang ! Rien que le nom m’a fait rêver, comme Kuala Lumpur, Oulan Bator, Samarkand, Valparaiso, Ouagadougou, Novossibirsk et Cruzille les Mépillat ou Curciat Dongalon. Ce sont ces noms, lus et relus dans mon enfance, qui en fait m’ont donné l’envie de voyager. Luang Prabang est une magnifique ville, classée au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Il y a quelques magnifiques ‘’Wat’’. (Je pourrais mettre la traduction, mais je me suis cassé le c. . . pour faire un lexique. Il faut bien qu’il serve.) J’aime bien aller dans ces temples, non pour les admirer car je trouve leur décoration un peu chargée, mais pour m’y reposer, y méditer et parfois pour fuir un peu la chaleur. A midi, je déjeune au bord de la rivière. Manivone (ou Maryvonne) me fait une délicieuse ‘’ Som Tam’’ et un ‘’banana shake’’ Des bananes coupées en rondelles passées au mixer avec du lait concentré sucré et de la glace pilée : Divin ! Quelques beaux marchés à Luang Prabang, sauf le marché de nuit réservé aux touristes. Pourtant il faut le traverser pour aller manger dans la petite ruelle, à une de ses extrémités. On peut prendre des plats ou des boissons à l’un ou à l’autre. On ne nous presse jamais pour manger ou pour payer. J’y rencontre François, un Québécois qui voyage depuis 25 ans : Ca me laisse rêveur ! Quand il n’a plus d’argent, il travaille ici où là. Il va quitter le Laos dans un ou deux jours, car son visa expire. Il a des plans pour des GH pas chères. Il en connaît une à Bangkok à 150 Baths avec la douche dans la chambre, propre et familiale, dans un quartier calme et central. J’oublie de noter les coordonnées. GRRRRRRRR ! ! ! ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. Ca pourrait être le titre d’un film policier. En fait, Pierre, un ami aquarelliste rencontré à Gao au Mali a laissé en dépôt vente seize aquarelles à la galerie d’art (Ban Khily Gallery) d’ Oliver Bandman. Par mail, sa compagne m’a demandé si je pouvais aller le voir, afin de savoir s’il avait vendu les tableaux et pourquoi il n’a plus jamais donné s de ses nouvelles, ni de celles des Dollars qu’il a pu en tirer. J’y vais et il me montre une dizaine d’aquarelles invendues. Il en aurait vendu quatre et me propose deux lampes pour le paiement de deux aquarelles. Je vais e-mailler tout ça à Pierre. A suivre . . .

Hélène et Liza ont loué un scooter et sont parties visiter des waterfalls ! Elles tardent à revenir ! Se sont elles noyées, perdues ? En fait elles ont crevé trois fois avec leur engin et rentrent lorsqu’il fait grand’ nuit. Moi qui pensait qu’elles avaient été croquées par un tigre, toutes tendres comme elles doivent être à vingt ans !

Mercredi 28 Janvier 2004. Ca commence fort, ce matin ! Le serveur de la terrasse où je prends mon petit dèj’ – café Laos avec un banana pancake. Si on demande un café au lait, il y a un centimètre de lait concentré au fond du verre : un régal ! – me demande, oui à moi, comment on prononce des mots anglais. Moi qui parle l’Anglais avec une accent de la Bresse profonde. Il est en train de l’étudier sérieusement pour devenir un guide. Il y a deux ou trois tables d’anglophones et il vient me demander à moi. Va comprendre ! Je revois ‘’Mme Missmatch’’. Elle me dit à peine bonjour, tant elle est pressée d’aller retrouver des amis et son mari. Le pauvre ! Le soir, Ballet Royal du Laos : Superbes costumes et musique intéressante ! Hélène et moi, éclatons de rire à l’apparition du Cerf Doré qui gambade sur la scène. Je ne comprends pas grand chose au ballet mais ensuite il y a, dans les jardins du théâtre des musiques et des danses des différentes ethnies du Laos : splendide !

Lundi 29 Janvier 2004 On se retrouve, toute la bande de francophones : Bruno, Sandra, la belle Mylaine* – qui a mal au cul suite à une chute intempestive dans les toilettes de sa GH (Chit GH, ça ne s’invente pas) -, Frank, Hélène et moi, nous louons un bateau pour aller visiter Ban Xan Hai. C’est un village au bord du Mékong où les femmes fabriquent du Lao Lao, l’alcool de riz artisanal et local : la boisson nationale du Laos. Elles mettent fermenter de l’eau et du riz gluant (sticky rice) et lorsqu’il est alcoolisé (Lao Lao Wine) ils le distillent en faisant un feu dans un baril de pétrole. Ils mettent chauffer un autre fut et versent de l’eau froide sur le couvercle incliné et le Lao Lao tout tiède coule sur le côté dans un récipient. Alambic sommaire. Délicieux. Bizarre lorsqu’il est encore tiède. Nous en buvons une bouteille sur le bateau du retour, pour encourager la production. Mylaine a tellement mal qu’elle ne peut souper avec nous. Avec Frank et Sandra, on passe à sa GH pour lui dire qu’elle doit absolument aller à l’hôpital demain matin, d’autant plus qu’il y a une plaie mal placée ! * Non ! Elle, ça s’écrit Mylaine ! Désolé, Jean Luc (Private joke)

Vendredi 30 Janvier 2004 Hélène et Liza partent ce matin pour Ventiane ou Hélène doit prendre un avion pour Shanghai afin d’accueillir ses parents qui viennent lui rendre visite. Elle aura de quoi leur raconter. Pour changer elles sont en retard et j’ai à peine le temps de boire un café avec Hélène.Mylaine est aller faire soigner son fondement à l’hôpital, en profitant pour avoiner deux quidams qui se rinçaient l’œil Bye bye les filles ! A par ça, journée calme ! Je glande ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. (Suite) Pierre est OK pour les deux lampes que je lui règlerai à mon retour. . . Oliver me les fera porter à Tavee GH à Bangkok ou à la consigne de l’aéroport. Il faudra simplement que je lui dise, par e-mail, quand j’y serai. Ce que je ne manquerai pas de faire. A suivre . . .

Samedi 31 Janvier 2004 Voyage en bus soit disant VIP de Luang Prabang à Vang Vieng Paysages magnifiques mais fugaces. Je suis bien barbouillé. La gueule de Vang Vieng. Désolant ! Une rue bordée de restaurants qui proposent des pizzas, des hamburgers et des ‘’french fried potatoes’’, des sandwiches, des spaghettis. Qui a bien pu conseiller à ces restaurateurs de s’adapter au point d’abandonner leur cuisine délicieuse pour cette sous cuisine occidentale ? A Luang Nam Tha, j’ai vu un Anglosaxophone râler parce qu’il y avait une affiche coca et que le patron n’avait que du Pepsi ! Eh ! Oui ! Par contre on y trouverait des pizzas aux champignons et du thé à l’opium Vais-je tester ?

Dimanche 1 Février 2004 Journée calme à glander, à écrire des cartes postales et faire le tour des marchés. J’aime bien découvrir ces marchés où il y a souvent peu de touristes, où les Laos sont sympas et les étals regorgent de légumes, d’aromates, de fruits inconnus, ainsi que parfois de plantes médicinales et autres potions ou baumes. Comme Vang Vieng est une toute petite ville, les touristes sont encore plus concentrés qu’ailleurs, dans cette rue des restos. Ils y sont vautrés à regarder des films en DVD. Faire 9 ou 10000 kilomètres pour venir regarder des DVD, je ne comprends pas ! A Luang Nam Tha et à Mueng Sing les colporteuses Akha nous avaient proposé du pioum, de l’opium. Mais tout cela manquait vraiment de discrétion et nous n’avons pas donné suite. Mais ici, il parait que c’est très toléré et qu’on en trouve partout.Frank et moi nous nous renseignons, et il est très facile d’en acheter. Un serveur nous en propose une quantité suffisante pour un test. Il y a plusieurs manières de consommer l’opium : Le fumer : les effets sont plus rapides mais ça demande un matériel et un savoir faire que nous ne possédons pas ; le boire dilué dans du thé ou du café ; le manger, enveloppé dans une feuille de papier à cigarette pour qu’il n’arrive pas directement en contact avec la muqueuse de l’estomac (Confessions d’un Mangeur d’Opium - Thomas de Quincey). Le ‘’produit’’ en question se présente comme une sorte de confiture un peu compacte enveloppé dans du cellophane. Nous en gobons un petit quart chacun et nous allons discuter à l’extérieur de la GH. Comme au bout d’une demi heure, nous ne ressentons aucun effet, nous avalons le reste, allons boire un banana shake au bar le plus proche et rentrons nous coucher : « Bonne nuit ! Bonne nuit ?

Lundi 2 Février 2004. Alors, bonne nuit ? Bonne nuit ! » Enfin nuit étrange, en fait. J’ai mis beaucoup de temps pour m’endormir. Et je n’ai pas dormi très longtemps. Lorsque je me réveille, je suis dans un état de profonde relaxation, en pleine nuit, donc. Je me sens extrêmement bien, dans un état un peu comparable à celui où je suis lorsque j’embrasse une fille que j’aime. La seule différence est que là, il n’y a pas de fille et que cet état dure très, très, très longtemps, pendant tout le temps où je suis éveillé. Et c’est très fort et lorsque je me tourne dans le lit ou que je respire profondément, cet état devient encore plus puissant, comme un orgasme. Je passe le reste de la nuit à alterner ces périodes d’euphorie avec des temps de sommeil. Je jubile de ressentir ces effets agréablissimes, complètement nouveaux pour moi, et tellement plus forts que ceux de la gandja ou de l’alcool. J’ai eu une érection qui a duré toute la nuit, sans pour autant avoir des pensées coquines, des phantasmes ou des désirs. Et personne pour en profiter ! Je n’ai pas eu de rêves, ni d’hallucination ou d’accès à des réalités non ordinaires, comme je l’avais espéré. Je comprends que pour quelqu’un mal dans sa tête, mal dans ses baskets, mal dans sa peau, il soit facile de devenir dépendant à ce produit : Pourquoi continuer à ressentir ce mal-être, alors qu’avec de l’opium ou un de ses dérivés il est tellement aisé d’être bien. Frank, lui a passé une très mauvaise nuit et il est mal en point. Il faut dire que nous avons pris une dose de ‘’cheval’’, c’est le cas de le dire. Il parvient néanmoins à prendre son bus pour Ventiane. Au matin, je ne me sens pas bien, dans un état nauséeux. En fait l’opium a endormi mes fonctions urinaires et je vomis tout le liquide ingéré pendant la nuit. Il doit aussi endormir les fonctions digestives et défécatoires. C’est pourquoi on s’en servait d’anti diarrhée (Elixir parégorique – paracolliques !) Ce soir, j’avais projeté de tester une ‘’Happy pizza’’ ou un ‘’Happy Milk Shake’’ aux champignons (hallucinogènes ?) qui font rire, mais ça sera pour une autre fois. Finalement, devant les odeurs de cuisine qui effleurent mes narines au ‘’Bamboo Bar’’ où je bois un soda water, je décide de manger un Chicken Laap. Ce resto bar est à l’écart de la rue à touristes.

Mardi 3 Février 2004 Ca va mieux ce matin. Je loue une ‘’motorbyke’’, sorte de croisement entre la Mobylette et le scooter.Je me promène de village en village et fais un tour dans la jungle ! Sympa ! Je m’arrête à la ‘’Phoudingdeang Organic Farm’’. C’est une ferme biologique où je grignote une sorte de pancake en buvant un banana Shake. Une des spécialités de cette ferme est le mulberry (mures), un fruit à mi chemin entre le blueberry (myrtille) et le raspberry (framboise). Très bon ! J’y mange aussi des feuilles de mulberry, grillées comme des chips, avec une sauce au miel et au citron : Un régal. Il est paré de toutes les vertus. Les feuilles sont, parait-il, souveraines contre le diabète, le choléstérol, l’hyperglycémie et l’hypertension et les règles douloureuses. En tout cas la mobylette, elle doit en avoir de l’hypertension. J’ai failli me vautrer plusieurs fois dans les chemins de terre et rentrer dans une chèvre qui a refusé d’obtempérer à mes coups de klaxon ! Et la jungle ? Ce n’est pas Indiana Jones, mais Fernand dans la jungle, c’est pas mal non plus. A un moment, j’ai bien cru m’être perdu dans cette jungle, justement, avec presque plus d’essence, au milieu des éléphants sauvages et des tigres. Un serpent traverse le chemin devant moi (sic) ! « Ralentis, Fernand ! » Les tigres ragent de ne pas pouvoir me rattraper pour me croquer, tellement je vais vite avec ma mobylette. Moi, je serre les miches !

Mercredi 4 Février 2004 Je prends un minibus pour Ventiane. Celui-ci est bourré d’anglosaxophones qui m’accueillent comme un porc-épic dans un magasin de ballons de baudruches. On me refile un strapontin rembourré de noyaux de pêches, au dossier mal en point. 3 heures de route ! 3 heures de mal au cul ! 3 heures où une Allemande ou une Néerlandaise - je fais difficilement la différence entre ces deux langues, douces, chantantes, harmonieuses, soyeuses et légèrement sucrées – me corne dans les oreilles. Il y a quelques années, lorsque je voyageais, je n’étais pas très fier d’être Français, tant ceux-ci étaient lourds lorsqu’ils se rendaient à l’étranger. Beaucoup d’entre eux se comportaient comme des goujats vis-à-vis des populations locales. Maintenant, ceux-ci remontent beaucoup dans mon estime et je n’hésite pas à afficher ma ‘’Françaisité’’, et même ma ‘’Francophonicité’’. Depuis que je suis en Asie, je n’ai pas encore vu de Francophone, ni de Laos, ni de Thaï : - Hurler comme un veau dans une GH à l’heure de la sieste ou tard la nuit. - Parler fort dans un minibus et gêner tout le monde. - Rester chaussé dans un endroit où on se déchausse. C’est une belle coutume en Thaïlande et au Laos, de poser ses chaussures en entrant dans une GH, dans une maison, et même dans certaines boutiques. On laisse la boue du chemin - nos problèmes et notre noirceur - hors de l’endroit où on pénètre, où on entre en ami. - Tenir toute la place dans un minibus ou un bus. - Traiter les autochtones avec une certaine suffisance, un certain mépris. - Râler parce que le Coca est en fait du Pepsi. - Boucher tout le passage avec ses bagages. - Refuser de partager une pirogue. - Monter en premier dans une pirogue et s’asseoir à l’avant en empêchant tout le monde de passer. - Etc. A l’image de leur chef de file, George Debelyou, qui envahit un pays sous de faux prétextes, au mépris des avis de l’ONU et de ses concitoyens les Anglosaxophones ne connaissent peut-être plus le mot ‘’respect’’. A nous deux Ventiane.

Jeudi 5 Février 2004. Je fais un tour à l’immense Morning Market, qui comme son nom ne l’indique pas, est ouvert toute la journée : Impressionnant Pas loin de là, il y a le centre culturel Français. Oui Français, Monsieur ! Très beau avec une belle bibliothèque. A la cafeteria je rencontre Olivier, que j’avais déjà vu à Vang Vieng et qui travaille ici : « C’est ici que ‘’ça’’ se passe ! - Mais il y a surtout des Français, peu de Laos. - Si, il y en a ! » me dit il en me montrant une table de trois Laos parmi une trentaine de Français. A Ventiane, en ce moment, il y a un congrès sur l’avenir du tourisme en Asie, l'ASEAN Tourism Forum. Un chauffeur de Tuk-tuk me dit qu’avec ce congrès, les bordels sont débordés. Il parait qu’à Ventiane, il y a encore des bordels à l’ancienne, comme au temps de la colonisation, avec les maladies honteuses d’époque (blennorragie, syphilis, chancre mou, morpions) et les préservatifs tricotés à la main, au point de riz. (Ben voyons !) Dae, Bo, Mi, des Laotiennes bien comme il faut m’offrent un verre de bière, près d’un kiosque à Journaux et je les ai bien fait rire avec mes tentatives de parler le Laos. Le mari de Bo travaille au ministère de l’information et nous avons une discussion intéressante sur l’évolution du Laos. Comment fais-je pour réussir à communiquer avec des Laos ou des Thaïs qui ne parlent ni français, ni anglais, ni italien, ni le patois bressan ? A mon avis le premier point est l’envie, ensuite le sourire et le rire. Je fais des gestes, des mimiques, des grimaces, des onomatopées, des sons bizarres ; je théâtralise mon incompréhension, J’en joue, je la mets en scène, je la comédiadelartise ! Au Morning Market, envahi par une meute de Tuk-tuk, je me suis mis à leur parler une sorte de ‘’yaourt’’ de Suédois Auvergnat, du genre : « Freude beu noideu Zevrééé de Grône ! » Ils m’ont énuméré la mappemonde pour savoir d’où pouvais bien venir un Farang avec un tel langage inhabituel Complètements bluffés, les mecs ! A la fin, ils ont même appelé un flic qui ne comprenait pas mieux ! Heureusement, de peur d’être ridicule, il n’a pas insisté, sinon je me retrouvais au poste. Et les Tuk-tuk se sont mis à m’ignorer. Je vous conseille d’essayer. En fin d’après midi, des tables poussent tout au long du Mékong et les gens viennent boire une bière et grignoter des brochettes ou manger une soupe. Extrêmement sympa ! Je mange un fried rice with seafood and pinapple servi dans l’ananas évidé. Tout simplement délicieux et copieux. Je suis rejoint par Roger et Martine, un couple de québécois sympas, rencontrés à Vang Vieng au Bamboo Bar. Ils prennent la même chose et se régalent. Je sui leur conseiller gastronomique : précédemment, je leur avais conseillé un Laap fish et ils se sont léchés les babines.

Vendredi 6 Février 2004. Je visite deux marchés et retourne au Morning Market. Les filles où j’ai mangé la veille me font signe et je remange à leur cantine, car elles sont plutôt mignonnes. Elles rient du Khene que je viens d’acheter Je leur offre des bonbons, tant elles sont sympas. En fin d’après midi, je me ballade le long du Mékong à la recherche de Roger et Martine et même de Frank qui est ici aussi. Nous devons boire l’apéro et manger au bord du Mékong. Chaque soir une cinquantaine de tables s’installent, qui avec des soupes, qui avec des woks et d’autres avec des barbecues. Et il y a une foule qui se retrouve pour des soupers conviviaux. Finalement je suis enlevé par une belle amazone en scooter (sic) qui m’invite à lui offrir un verre et même à lui offrir un plat. Ensuite, elle m’entraîne dans un bar assez glauque, ou des Anglosaxophones éclusent des Heineken (La Lao Beer est nettement meilleure que cette bière insipide, mais ça vaut le coup de faire des milliers de kilomètres pour boire ce qu’on trouve chez soi.) invités qu’ils sont par de très belles ‘’hôtesses’’ (et d’autres moins belles, il faut bien le dire). Je lui offre un verre et m’éclipse. Les touristes disent qu’en Asie, la prostitution est ‘’naturelle’’, ‘’culturelle’’ même. Belle excuse qui permet de se donner bonne conscience ! Samedi 7 Février 2004 Je rends ma chambre à midi et doit attendre jusqu’à 20heures le départ du bus VIP pour Paksé. Le bus n’a de VIP que le nom marqué à côté de la porte. Normalement les bus VIP, sont des bus directs, hyper confortables, avec Air Conditionné et un navet à la télé. Mais, ici, nous sommes au Laos. Celui-ci est un bus des années 50. Il a bien le navet à la télé, mais les sièges n’ont plus de rembourrage, les vitesses craquent, il s’arrête souvent et les chauffeurs et le ‘’steward’’ éclairent les plafonniers sans arrêt et passent leur temps à draguer la belle jeune fille assise devant moi. Voilà ! C’est la fin de mon premier carnet de notes. Bien sur vous vous en moquez, mais pour moi ça veut dire qu’il ne me reste plus qu’à retranscrire un second carnet et quelques pages d’un troisième.

Dimanche 8 Février 2004. J’arrive à Paksé à 5 heures du matin. C’est une petite ville et j’y retrouve Frank que je croyais déjà en Thaïlande. J’aménage dans la GH où il est et je vais y laisser mes affaires afin d’aller faire un tour plus au sud, aux ‘’4000 Islands’’, 4000 îles sur le Mékong. Nous explorons la ville et rencontrons un francophone francophile qui nous parle de son Pays. Suite à la colonisation, pas mal de gens parlent Français ici au Laos. Et on se rend compte que les poteaux électriques et les bornes kilométriques qui jalonnent les routes sont d’origine française. Il nous emmène au pétancodrome afin d’y rencontrer une équipe de bouliste locaux. Nous nous débrouillons bien. Par une défaite (Laos 13 – France 0 peut être même peut-on dire une déculotté) nous terminons deuxième alors que l’équipe locale est avant dernière. Heureusement que ce n’est pas qualificatif pour les championnats du monde !

Lundi 9 Février 2004. Départ de la gare routière sud de Paksé, pour Champassak. Je veux aller là-bas car pas très loin, il y a un village agraire communautaire qui utilise encore les éléphants. La gare routière est en fait une grande place close, près du marché. C’est un véritable capharnaüm de camionnettes, de Tuk-tuks, de bus locaux c’est à dire des pick-up avec un toit et deux planches latérales en guise de banquettes. Les gens les empruntent pour se rendre au marché et en revenir avec toutes leurs marchandises. Souvent il y a des animaux. Une fois, j’ai voyagé avec un cochon vivant lié sur le marchepied. Je préfère mille fois voyager dans ces bus –ci que dans les bus à touristes. J’emporte des fruits ou des galettes de riz soufflé et j’en propose aux gens. Ils n’osent pas trop en prendre jusqu’à ce qu’un plus gourmand que les autres commence. Alors tout de suite l’ambiance change et je ne suis plus le farang dont on peut se méfier, mais un voyageur proche d’eux qui partage de la nourriture, comme eux. Et ils se mettent aussi à offrir des victuailles autour d’eux. C’est ainsi que j’ai goûté des fruits inconnus, des beignets en brochette pas très terribles et même une sorte de navets blancs tout bosselés qui se mangent cru avec une saveur un peu sucrée. Terminus Champassak.

Mardi 10 Février 2004 Je quitte Champassak, toute petite ville au bord du Mékong où il n’y a pas grand monde dans les rues. Le bus du matin me laisse à la jonction de la route d’Atopeu où je dois trouver un véhicule pour aller à Ban Kiet Ngon où se trouve cette ferme d’éléphants, moins touristique que celles près de Chiang Maï qui n’utilisent les Changs que pour des promenades. Ici ils les utilisent pour des travaux comme le débardage de bois. Rencontre de Stan, un photographe français qui travaille et vit au Laos, avec qui nous faisons une ballade à dos d’éléphant. Il a un projet, descendre le Mékong depuis l’himalaya jusqu’au delta au Vietnam et à la mer de chine Nous montons jusqu’ a Phu Assa, le temple sur la montagne Assa. Magnifique promenade dans la jungle jusqu’à un plateau où se trouve les ruines d’un sanctuaire et des pierres noires souvent trouées au milieu. La randonnée à dos d’éléphant se fait à un train de sénateur, calmement. C’est relaxant et sécurisant. J’espère qu’arrivé en haut, il ne sera pas trop fatigué, sinon il faudra le porter pour redescendre. Près des bungalows, il y a un troupeau de buffles qui paissent. Ils sont accompagnés de cigognes qui doivent y trouver leur compte. Il n’est pas rare de voir des cigognes prés des buffles. Parfois même une cigogne est perchée sur un bovidé. L’inverse est, à ma connaissance, très rare. Soirée sympa avec des gens du village à discuter de choses et d’autres. Nuit dans des bungalows en bamboo. Royal !

Mardi 11 Février 2004 Bus local pour Ban Nakassang où je pourrais trouver une pirogue pour Don Det, l’une des Siphandone, une des ‘’4000 Islands’’ sur le Mékong, à la frontière du Cambodge Je vais vérifier ! S’il en manque une : je râle pour me faire rembourser. Ah ! Ces bus locaux, où il y a rarement des touristes, mais surtout des gens des villages qui vont au marché ou en reviennent. Dans celui-ci, il y a une mammie avec son petit fils qui s’applique à se confectionner une chique de bétel avec une pommade de chaux à l’intérieur. Elle se cale cette chique entre ce qui lui reste de dents et la lèvre inférieure. On voit parfois dans la rue, des mammies qui ‘’ crachent à six pas comme au Mexique’’ Je ne sais quel effet ça a. J’essaierai bien, mais cette pommade de chaux ne m’inspire pas trop. Les voyageuses jacassent à tour de bras. : « Sabaï dii, Mme Macheprot ! - Sabaï dii ! - Et les enfants ça va ? - Oui ! Pas mal ! - Vous avez vu que le Père Chombier est mort ? - Oui, mais on a pas pu aller à la crémation. On avait une bufflette en train de vêler et ça ne se passait pas bien. - Le Bonze a fait une oraison et une quête pour réparer le temple. - En tout cas vous avez l’air en forme. Ce jus de bétel qui vous rougit les lèvres vous donne un air de jeune fille. ( En aparté : ça vous nique un peu les dents quand même » !) - Khop Tchaï Laï Laï ! Mme Michu ! - Pas de quoi, Mme Macheprot ! - A bientôt ! Je vous passe votre panier ! » « 3996 ! 3997 ! 3998 ! 3999 ! 4000 ! » OK C’est bon ! Il y a le compte ! Quelle honnêteté, ces Laos ! Ils annoncent 4000 îles et il y a le compte ! Je pense que si je reviens à la saison des pluies, vous ferez moins les dégourdis. Ils font tout en grand, les Laos. Si tu changes 100€, ils te donnent 1 350 000 Kips.Si c’est en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Et en plus c’est le ‘’Pays du Million d’Eléphants’’ Je n’ai pas le temps, cette fois, mais je reviendrais vérifier ! J’ai du en voir 5 ou 6 à Ban Kiet Ngon et aucun sauvage.

Jeudi 12 Février 2004 Visite des dauphins d’Irawady, les dauphins d’eau douce. Il en existe à deux ou trois endroits dans le monde. On en a vu une dizaine, relativement proches près de la rive cambodgienne. Ensuite, les très belles chutes de Pha Peng. C’est parait-il les plus grandes d’Asie. Elles sont très belles et le bruit est impressionnant. Cette région des 4000 îles est vraiment magnifique. Toutes les pirogues sont équipées d’un moteur Honda 8, 0 extrêmement robuste. Il peut aussi être utilisé pour pomper de l’eau et même faire de l’électricité. Il faut que je trouve un motoculteur équipé d’un tel moteur pour mon jardin.

Vendredi 13 Février 2004 Je traverse toute l'île de Don Det à pied pour me rendre à Don Khone. Le chemin est magnifique, le long de la côte. En chemin, je passe près de la GH de Sanne et de Laura, les CIA girls ! Je les croise régulièrement depuis Huenxaï. Je les accuse de m’espionner, d’où leur surnom. Ce sont deux jeunes Danoises, les Sœurs Danoises* très mignonnes et souriantes. Et en plus elles parlent un peu Français. J’arrive à Don Khone, par le pont laissé par l’armée française en 1920. Il y a même une locomotive délabrée. La SNCF locale est aussi en déficit. Petite Annonce L’île de Don Khone recherche pour rénover sa locomotive laissée par l’armée française, une association ferroviairophile ( ?). Contacter l’auteur qui transmettra. Un Laotien francophone me parle de la construction du pont : « Ce sont vos ancêtres qui ont construit ce pont. Peut-être mes ancêtres ont-ils fait les plans, mais ce sont les vôtres qui ont travaillé dur. Non ! Ce sont des Vietnamiens. Pour les travaux du fond, comme ils ne pouvaient travailler qu’une minute sous l’eau, les soldats leur maintenaient la tête sous l’eau avec des perches fourchues, afin qu’ils restent plus longtemps. » Et il joint le geste à la parole en mettant ses doigts en fourche derrière ma nuque. Et après on s’étonne qu’ils se soient libérés de la colonisation française. Pour la première fois des enfants me réclament un stylo. Malheureusement je n‘en ai qu’un pour prendre ces notes dont la retranscription vous passionne et vous amuse. J’en achèterai à Bangkok, avant d’aller au Cambodge ou je pense que les enfants en ont besoin. « Vous vous prenez pour des Africains, ou quoi ? * Et en plus elles ne sont même pas sœurs.

Samedi 14 Février 2004 Promenade jusqu’ aux chutes de Li Phi : Sympas, mais pas exceptionnelles. Je n’ai pas de chance. Alors que tous les Laos se calment dans la chaleur de l’après midi, à l’heure de la sieste, je tombe sur les deux seuls malades atteints d’une maladie orpheline : L’ergophilie vespérale compulsive. Ils construisent d’arrache pied un bungalow à côté du mien. Et que je te scie ! Et que je te tape sur les clous ! Il semble que la science soit impuissante devant cette pathologie et qu’aucune thérapie ne soit efficace. Et moi qui voudrais faire une petite méditation provençale, ils attaquent à travailler à 14 heures au lieu de faire une sieste bien méritée. GRRRRRR ! ! ! Comme en plus, la nuit dernière, il y a eu un concert des ‘’Clébards en Colère’’, vous vous rendez compte de l’état de fatigue dans lequel je me trouve. Les villageois font une corvée, ils entretiennent les escaliers permettant de monter sur le pont à péage de l’Armée Française qui relie Don Det à Don Khone. Que ce soit sur le Niger au Mali, sur la Nam Tha River ou ici sur le Mékong j’ai vu de nombreux pêcheurs avec le filet qui fait joli sur la photo lorsqu’ils le lancent en rond si on arrive à déclancher au bon moment. Jamais je n’ai vu un de ces pêcheurs attraper un seul poisson Hier, j’en ai vu 2 ou 3 rentrer bredouilles. A croire qu’ils ne lancent leur filet que pour faire joli sur les photos. En dessous de moi, il y en a un qui ne fait pas mentir la tradition. Ce soir il mangera son riz gluant sans Laap Fish ! Et sa pirogue prend l’eau. S’il ne se dépêche pas de rentrer bredouille, il va se noyer, en plus !

Dimanche 15 Février 2004 Je comprends tout ! Pendant que je prends mon p’tit dèj’, un des bâtisseur de bungalow ergophile se lève la ‘’gueule toute enfarinée’’. Il installe un hamac et se recouche derechef. Il se repose de sa nuit de sommeil. Il fait sa sieste le matin, comme ça il a le temps de d’empêcher le touriste de faire la sienne. Bravo ! Je n’y aurais jamais pensé ! Encore un marchandage rondement mené avec la patronne de la GH. Hier, elle me proposait le passage en pirogue pour Ban Nakassang pour 25000Kips. « Depuis Don Det, c’est 8000Kips. Oui ! Mais c’est beaucoup plus loin ! » Deux ou trois kilomètres : ça ne justifie pas de multiplier le prix par 3. « Pour vous, si vous voulez, ça sera 15000 Kips. » me répond-t-elle entre deux tics. Je me suis renseigné ailleurs, au patron du restaurant la ‘’Fleur du Mékong’’. C’est 5000 Kips, si je prends la pirogue à 6 heures, avec les villageois qui vont au marché. Oui, mais 6 heures . . . Sinon, c’est 10000 Kips, même si je suis seul dans la pirogue. Correct ! Ce matin je relance Mme Tic. (Ce n’est pas beau de se moquer des gens qui ont des tics !) Elle me dit que son bateau part à 8 heures avec deux Farangs et me propose le passage à 10000 Kips. Et je lui parle des tarifs de la pirogue de la ‘’ Fleur du Mékong’’ « Vous m’aviez dit 25000Kips si je suis seul dans l’embarcation. Si nous sommes trois c’est trois fois moins cher, donc moins de 10000 Kips. - D’accord. 8000 Kips, me dit elle pendant que les deux Farangs vont chercher leurs sacs. » - Et eux, ils vont payer plein pot ! Avec les transporteurs quels qu’ils soient, il faut toujours établir le prix avant de partir et marchander serré. Ensuite, bus folklo et bondé à l’intérieur et sur le toit jusqu’à Paksé. Dans le bus, ma méditation me fait comprendre, à retardement une différence fondamentale entre les Asiatiques et nous, entre le bouddhisme et les religions judéo-chrétiennes. A Ban Kiet Ngon, le village des éléphants, il y avait une bande de jeunes dont un avait une guitare sur laquelle il avait écrit ‘’ The guitar of me’’. Un occidental animé d’intentions semblables aurait écrit ‘’My guitar’’ pour bien montrer la possession Différence au niveau de l’ego, du sens de la possession, de la possessivité : ma voiture, ma maison, ma femme. Qu’on dise mon bras, ma jambe, ma tête c’est normal pour un bouddhiste mais mon terrain, ma fiancée : en quoi nous appartiennent-ils ? A Paksé, je retourne manger dans le petit restaurant près de la rivière où nous avions soupé avec Frank, où nous avions aperçu une superbe serveuse. Deux filles, très belles, me saluent et m’invitent à leur table, bientôt rejointes par la superbe serveuse. Je passe une soirée sympa à leur donner un cours d’anglais. Je ne comprends toujours pas pourquoi, les gens me demandent toujours des traductions d’anglais, des conseils de prononciation ou des explications grammaticales alors que je parle l’anglais comme un Basque, l’espagnol Je n’ai jamais été à une table de bar avec trois filles aussi belles. L’une d’entre elles est émerveillée par mes poils sur les bras et sur les jambes. Mais elles sont trop jeunes, elles ont l’age de mon fiston.

Lundi 16 Février 2004 Encore une série de bus folklo pour aller de Paksé à Ubon Ratchathani. Un bus de Paksé à la frontière, une carriole pour nos bagages entre les deux frontières, un autre bus encore plus ‘’couleur locale’’ pour aller à Kong Chiam où il faudra encore changer de véhicule jusqu’à Ubon Ratchathani où je compte bien passer une journée : Vous pensez, une ville sans grand intérêt, selon le Guide du Routard ne peut que m’intéresser. Il n’y aura pas de touristes et les gens seront plus naturels. Dans le bus après la frontière, je me paye une bonne tranche de délire avec une Mammie Thaï. Avant le départ, je suis allé au marché de la frontière pour bazarder mes derniers Kips qui ne valent pas un Kopek en Thaïlande et j’ai acheté une superbe . . . cloche de vache. Déjà la marchande a été particulièrement surprise de mon achat. Au passage, je remercie ce couple d’Allemands, Almut et Jonny, avec qui j’avais sympathisé depuis les 4000 îles. Grâce à eux, le bus m’a attendu. Mais tout le monde se demandait ce que j’avais bien pu acheter de si important pour retarder le départ du bus. J’ai l’objet dans un sac en plastique. J’ai bloqué le battant en mettant une page de journal à l’intérieur de la cloche. Très lentement et à l’intérieur du sac, j’ôte ce papier. Tout le monde a les yeux cloués sur moi (on a rarement les yeux rivés ici, plutôt cloués). Et je sors la cloche que j’agite dans un vacarme d’enfer. Tout le monde rit, surtout la mammie au bonnet et une grosse dame. Nous délirons pas mal avec la mammie à qui je veux voler le bonnet pour le rapporter à mon fils. Elles me pose des questions toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Les réponses sont à la hauteur de ses espérances. Elle me traite d’Américain avec mes lunettes de soleil. Je lui prête donc mes lunettes et elle ne veut plus me les rendre. Je sors alors la cloche que je brandis à bout de bras en signe de réprimande. Tous les voyageurs sont morts de rire. Deux filles qui nous suivent en scooter – il faut dire que le bus est du genre camionnette – sont elles aussi pliées en quatre et manquent même de tomber. La grosse dame menace d’exploser. Je ne sais si c’est le retour en Thaïlande, mais tout de suite j’ai eu une complicité avec cette Mammie que je ne connaissais pas avant le départ. J’aurais aimé avoir ce genre de complicité avec ma mère. Celle-ci était plutôt morose. Et je n’ai jamais été capable de rentrer dans sa crainte, dans son manque de gaieté, dans sa vision négative des choses, dans sa tristesse pour l’en faire sortir et la faire rire. C’est un des grands échecs et des grands regrets de ma vie. Je parle rarement des rencontres que j’effectue sur ce continent, ni des émotions et des sentiments liés à ces rencontres. Il faudrait un livre où même un film pour les décrire. Ils n’auraient pas été déçus, les caméramans dans ce bus rustique. Mais certaines rencontres sont plutôt brèves ou moins fortes qu’avec cette Mammie. Même s’il y a des moments d’échange et de partage très forts. Lorsque je dois prendre un bus local, j’avais appris ça au Mali, j’ai toujours des choses à grignoter ; des fruits ou des galettes de riz par exemple. Et j’en offre aux voyageurs. Souvent j’essuie des refus, mais si je décèle un regard d’envie, je grignote moi-même et je reviens à la charge. Lorsque quelqu’un, même si c’est un enfant, se sert, les autres se servent aussi. Et j’accepte les friandises des autres voyageurs, même si elles ne sont pas très engageantes. J’accepte par curiosité. Ainsi j’ai goûté des sortes navets blancs biscornus, à manger crus, qui étaient très bons, légèrement sucrés. J’ai aussi testé des boulettes dorées sur une sorte de brochette très appétissantes et qui étaient farineuses, pas terribles. Il me semble que j’ai déjà raconté ça, mais comme il y en a qui ne suivaient pas, j’ai recommencé. Aux arrêts des bus, il y a souvent des ‘’marchands’’ de victuailles. Ces échanges de nourriture créent rapidement un autre climat dans ces bus. Je ne suis plus le Farang différent et hautain. Je suis quelqu’un comme eux, qui mange, aide à passer les paniers ou les paquets, prête ses genoux ou sa veste pour servir d’oreiller à un enfant ensommeillé probablement levé de très bonne heure pour se rendre au marché et qui n’a pas peur de laisser son sac sans aucune surveillance au milieu des Laos ou des Thaïs. Tout cela donne souvent des moments magiques avec des sourires et des rires comme on en voit peu chez nous. Les gens à Paris prennent tous les jours le RER ou le Métro avec les mêmes voisins de banquette. Les voyageurs dans nos trains et TGV ne s’adressent ni regards, ni paroles et encore moins des sourires. Les voisins de paliers des HLM ne se connaissent même pas entre eux. Tout ceci est complètement impensable ici. Les gens se parlent naturellement, sans se connaître, sans avoir peur, des intentions ou du regard de l’autre. Vous racontez ça à des Thaïs ou à des Laos il ne le croira jamais. Nous pensons que notre civilisation grâce à notre avance technologique, nos asiles du troisième age, nos retraites, nos orphelinats, est en avance tout simplement. Nous avons des siècles de retard en matière de convivialité et de solidarité. Ici un ‘’vieux’’ ne meurt pas dans un ‘’papytorium’’- dans certaines ethnies, l’agonisant est même fourni en opium afin de dissoudre ses douleurs et de le préparer au ‘’voyage’’ ; ici, comme en Afrique, un orphelin, ça n’existe pas. Il est naturellement et automatiquement ‘’adopté’’ par une autre famille.

Mardi 17 Février 2004 Encore une fois, je me retrouve SDF à Ubon Ratchathani, car j’ai libéré ma chambre et porté mes bagages à la gare en allant réserver une couchette pour le train de nuit. J’ai eu beau dire que j’étais un Cheminot français et montrer ma carte, je n’ai pu obtenir de réduction. Ici les couchettes inférieures sont plus chères que les supérieures. Sympa pour un acrobate comme moi ! Je me fais une petite sieste, au milieu de mes Niamas-Niamas comme dirait Alioune, sur la pelouse d’un parc, sans m’attirer les foudres des flics ou les regards réprobateurs des Thaïs. « Va te coucher sur la pelouse d’un parc avec un sac à dos et un air de routard ! Tu auras tout de suite droit au plan ‘’Vigipirate’’ Ici, on ne se sent jamais suspect comme dans certains grands magasins français ou lorsque dans notre beau pays on croise des flics qui scrutent notre ceinturisation sécuritaire. La gare : Noire de monde. Le train de nuit : Le couchettiste fait notre lit avec draps et couvertures sous plastique.Le train s’arrête souvent et les hauts parleurs des gares . . . Sinon, mes voisins de couchette sont sympas.

Mercredi 18 Février 2004 La THAILANDE ( Re-Belotte) Je retrouve Bangkok et Tavee GH. Ils n’ont pas reçu ma carte de Pacsé Ni les lampes d’Oliver. Je vais lui é-mailler mes félicitations à celui là ! Je n’y crois pas, le soir même, il y a une fête avec musique, tambours et cymbales, gens masqués, dragon, (probablement) pour célébrer mon retour à Bangkok. Bien qu’il soit écrit partout de parler doucement après 22 heures, nous avons droit, vers minuit, à un concert de palabres anglosaxophones (Les femmes : des hautbois ; les hommes : des clairons) et comme si ça ne suffisait pas, lorsqu’ils cessent, un duo de deux Allemandes à la voix suave et soyeuse. J’espérais récupérer de ma nuit ferroviaire : c’est râpé ! La prochaine fois : emporter des boules Quiès.

Jeudi 19 Février 2004 J’ai une embrouille avec AOL qui a bloqué mon compte et ma boite e-mail parce que j’avais envoyé – à vous mes chéris – un message trop long et à trop de correspondants. Voilà ce que c’est d’avoir trop d’amis ! Pour débloquer tout ça je dois leur donner les 3 derniers chiffres de mon compte bancaire et la clef RIB ( ?). Bien entendu, tous les gens qui partent en voyage emportent leur carnet de chèques complètement inutile ici et les fameux 3 derniers chiffres du compte bancaire et la clef RIB. Ca va de soi ! Je passe de chères minutes au téléphone avec des téléopératrices impuissantes qui me rabachent la même chose Comment je vais les laisser tomber, les AOL brothers, en rentrant et en passant à l’ADSL ! Ici ce genre d ‘embrouille est improbable tant les gens cherchent et trouvent le moyen d’arranger les choses.

Vendredi 20 Février 2004 Je passe encore du temps au téléphone à tenter de débrouiller l’embrouille avec AOL. Que nenni ! Ils sont plus obtus qu’un mur en béton !

Samedi 21 Février 2004 Je glande copieusement et essaie de trouver où faire nettoyer mon nouvel appareil photo, acheté à Chiang Maï et qui a quelques problèmes.

Dimanche 22 Février 2004 Je vais au week-end market de Chatuchak ! Impressionnant ! Le marché proprement dit et le quartier environnant, qui est aussi un marché, tout cela est plus grand que Bourg en Bresse. Je crois qu’il y a plus de 200 000 visiteurs chaque jour dans. Il y a 15 000 étals, boutiques et stands. On y trouve de tout – vaisselle, artisanat, vannerie, bijoux, soies, vêtements et tissus en tout genre, ustensiles de cuisine, jeux, meubles, poteries et porcelaines, chiots et chatons, oiseaux, etc. etc. - et même plus encore.

Lundi 22 Février 2004 Je joue au ping-pong avec les Ricoh brothers qui m’envoient d’un lieu à un autre pour cet appareil photo. Finalement je trouve la bonne adresse et mon appareil sera prêt Jeudi. Donc je pourrai partir Vendredi pour le Cambodge.

Mardi 23 Février 2004 Je glande copieusement. Un petit jeu Pour détendre l’atmosphère. Une question se pose, une question de définition : Quelle est la différence entre un TOURISTE et un ROUTARD et un VOYAGEUR Plusieurs perceptions s’affrontent : Patrick FERRAND : Le voyageur, lui ne sais pas quand il rentrera. Moi : Un touriste FAIT Le laos, Le Cambodge, le Guatemala, Le Mozambique un routard y va. ! Moi : Un touriste boit de la Heineken en Thaïlande alors que la Chang ou la Singha sont dix fois meilleure. Il mange des pizzas, des hamburgers, des french fried potatoes à Vang Vieng au Laos. Moi : Un routard a le guide du routard dans son sac, un touriste a le catalogue de Look Voyages. Moi ; (Encore ! Oh ! Y’a que moi qui bosse, ici !!!) Un touriste croit que Hello veut dire Bonjour en Thaï. Et vous, qu’en pensez vous ? Quelles sont vos définitions pour ces mots ?

Mercredi 24 Février 2004 Je glande copieusement. Eh ! Ben Oui ! Deux jours de suite !

Jeudi 25 Février 2004 Je récupère mon appareil qui avait ingurgité un peu de poussière. Bien entendu quelques ballades dans Bangkok.

Vendredi 27 Février 2004 Je glande copieusement. Je fais connaissance de Yuree que je dois revoir demain.

Samedi 28 Février 2004. Je glande copieusement toute la journée. J’essaie d’avoir Fon, une fille sympa que j’avais connu lors de mon premier séjour à Bangkok, au téléphone mais son portable me renvoie des borborygmes bizarres que je ne comprends pas. Le soir je rencontre Yuree et une de ses copines, avec qui je soupe. Je leur offre un pot à Khao Sarn Road pour mon anniversaire. Après des conciliabules en Thaï, l’amie s’échappe pour, soit-disant, aller acheter des cigarettes. Elle revient après être passé dans un Seven Ilven, une boutique genre petit Casino ou Etoile des Alpes qui fourmille à Bangkok et où on trouve de tout. Elle revient avec un gâteau et des bougies (Oh ! Pas 56, ça aurait coûté plus cher que le gâteau) Je suis très ému et offre un deuxième cocktail.

Dimanche 29 Février 2004 Plus qu’un mois ! Je prépare mes sacs pour partir pour le Cambodge. Je dois passer la journée avec Yuree, mais celle-ci change d’avis et préfère suivre ses amis qui vont passer quelques jours à Pattaya. Je passe dire au revoir à Frank, le grand argentier qui – les boules – part demain pour Paris.

Lundi 1er Mars 2004 Départ laborieux pour le Cambodge par bus. Tous les taxi meter (Taxis officiels avec un compteur) veulent bien m’emmener à l’immense gare routière, mais en débranchant leur compteur. TOUJOURS refuser cette pratique ! C’est à coup sur une arnaque. Et le prix du taxi honnête qui me ‘’charge’’ me le confirme. 80 Bath au lieu de 200 demandé par les ‘’dégourdis’’. Je fais le voyage en bus ‘’gouvernemental’’ moins air conditionné que les bus VIP, mais moins chers et les voyageurs sont des Thaïs sympas. Le CAMBODGE L’autre pays du sourire

La monnaie officielle est le Riel. La monnaie réelle est le $US 1$ = 3950 Riel 20 Riel cambodgien = 0.004270 Euro 20 Euro (EUR) = 93'685.1 Riel cambodgien (KHR) Le voyage est un retour vers l'essentiel. Proverbe tibétain Les voyages améliorent les sages et empirent les sots. Proverbe Anglais. A la frontière, une meute de gamins qui font la manche. Changement de niveau de vie. Le chauffeur du minibus qui va à Siem Reab (ou Siem Reap), est aussi patron d’une Guest House où, bien entendu, il nous propose de nous emmener. Comme elle est à 3$ la nuit - Eh ! Oui, ici la monnaie officielle est le Riel mais la monnaie réelle est le $ US. Rageant - Je dois renégocier, car il n’y a plus de chambre ‘’single’’ et me retrouve avec une double pour 3$ : bien joué !

Mardi 2 Mars 2004 Je ne vais pas à Angkor aujourd’hui. Je préfère visiter la ville de Siem Reab. Bouleversant, le nombre de mendiants auxquels il manque une jambe. Hou ! La ! La ! Les Tuk-tuk et autres ‘’motorbike drivers’’ sont certainement des petits fils du Grand Kaskouï.

Mercredi 3 Mars 2004 Angkor : GRANDIOSE. Certainement une des sept merveilles du monde actuel, comme les Pyramides d’Egypte, Venise, Le Taj Mahal à Agra, en Inde, L’Eglise de Brou à Bourg en Bresse, etc. . . . Les temples sont splendides. La descendance du Grand Kaskouï n’est certainement pas près de s’éteindre avec cette lignée des marchands de boissons, livres, T-shirts, statues, bijoux, guimbardes, flûtes et souvenirs en tout genre qui grouille autour de chaque temple. Le premier jour, je commence par le Bayon, majestueux, avec ses figures sculptées monumentales. Sur le livre d’or, j’écris : ‘’Tout à la main comme à Bayon’’, un slogan rugbystique des années passées. Ensuite la Terrasse des Eléphants, superbe dans la lumière du matin. Et le Ta Phrom (où a été tourné le film ‘’Les deux frères’’ de Jean Jacques Annaud ; les héros sont deux tigres et ce temple) : Magnifique. Les racines des ‘’fromagers��’ (arbres et pas marchands de Camemberts) se marient, s’entrelacent avec les pierres du temple : Splendide, fantastique et merveilleux. Et le magistral et monumental Angkor Vat. Il n’y a pas de mots pour décrire cette splendeur immense dans la lumière de la fin d’après-midi. Ce temple est dédié à Vishnou (la paix, bien sur : N’est-ce pas Pierre Dac et Francis Blanche ?) Je discute avec un bonzillon qui est en train de passer son CAP de Bonze : Ca* le rend malade. S’il réussit, il pourra aller en Thaïlande étudier gratuitement l’informatique : Ici, ça lui coûterait très cher. * Voir le 24/01

Jeudi 4 Mars 2004 Déjà ! Aujourd’hui je me contente de deux temples : le Ta Som avec la porte avant représentant un visage monumental, comme ceux du Bayon et la porte arrière mêlée aux racines d’un arbre (Banion ?) et le Bantey Srey, un petit temple mignon mais en travaux ! Je prends quelques guimbardes en Bambou pour moi et pour Frank qui me le demande par mail, mais il s’y prend un peu tard, car il y en a peu au marché de Siem Reab et mon passeport d’Angkor est terminé ; je n’y retournerai pas ! Ces guimbardes sont faites par des bergers qui en jouent pour passer le temps – dixit un vieux Khmer francophone.

Vendredi 5 Mars 2004 Une petite visite de la ville et je me marre un bon coup lorsque je passe devant le bâtiment de la police dont une porte exhibe la plaque ‘’ Serious Desk Office’’ (Bureau des Crimes Sérieux), mais je ne vois pas celui des ‘’crimes marrants’’. Il doit être derrière. Le vieux Khmer francophone d’hier m’emmène sur sa mobylette à une Fête avec un orchestre traditionnel. C’est l’anniversaire de la mort d’une respectable mammie.

Samedi 6 Mars 2004 Départ de Siem Reap pour Phnom Penh La route semble belle, mais ça dure une dizaine de kilomètres. Ensuite c’est une alternance de passages rares de route goudronnée et de labours. Comme le bus est un rescapé des années 50, avec des amortisseurs et des sièges fatigués et que je viens de me taper 3 jours de motorbike à Angkor, je ne vous raconte pas l’état de mon cul à l’arrivée. Je vais bien avoir besoin d’un massage ! Je vais loger à la ‘11 Happy GH’’ dans une rue plutôt pouilleuse, près de la mosquée. Le resto donne sur un lac magnifique. J’y mange un délicieux Bœuf Hammok ( ?) au lait de noix de coco. Par contre l’environnement sonore laisse à désirer. Une meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ regarde à la télé un match du championnat anglais. Faire 10000 Km pour venir voir les matchs qu’ils auraient pu voir en restant chez eux : Bravo ! Devant, côté lac une autre meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ écoute de la Techno. Le mariage des deux bruits est d’un effet bœuf, mais pas Hammok, celui-ci.

Dimanche 7 Mars 2004 Frank est arrivé en France où il fait beau. Ici, dès qu’un jeune a un peu d’argent, il s’achète un(e) motorbyke, hybride entre le scooter et la mobylette et, comme il y a peu de taxis et plus beaucoup de pousses pousses, ils se proposent pour véhiculer les voyageurs. Mais comme il y a beaucoup plus de motor bykers que de touristes et que, si on ne marchande pas âprement les prix sont prohibitifs, ceux-ci voyagent souvent à vide et passent leur temps à accoster les touristes qui marchent à pied : « Motor byke, Sir ? » C’est des petits fils du Grand Kaskouï dont la lignée n’est pas près de s’éteindre. ( Gamins de Mopti ou de Tombouctou : « Tu as un cadeau, ou un Bic, pour moi ? » ; Marchands d’artisanat Touareg à Tombouctou ; Guides du Pays Dogon à Sévaré (Mali) très bien placés dans le classement ; Tuk Tuk de Thaïlande ou du Laos ; les femmes Akha marchandes d’artisanat en Thaïlande et au Laos ; Les vendeurs de souvenirs en tout genre des temples d’Angkor ; les motor byke drivers du Cambodge ; les forains du Night Market de Chiang Maï ; etc. . . . On voit que ce n’est pas une espèce en voie de disparition : inutile de créer une ONG pour lutter pour leur survie. Le vieux marché de Phnom Penh est crade ; je n’ai même pas envie d’y manger ! Phnom Penh doit être une ville vachement polluée, car de nombreuses personnes portent un masque sur la bouche et le nez.A moins que ce soient des terroristes ou des anciens amis de Pol Pot. Qui ne veulent pas être reconnus. J’en doute vu leur age ! A un coin de rue, je tombe sur un podium avec une chanteuse un orchestre et des danseuses. Je tente de me renseigner auprès des spectateurs, mais personne ne semble parler anglais. Elle restera donc pour moi, l’inconnue la plus célèbre du showbiz cambodgien. La nourriture est moins bonne au Cambodge qu’en Thaïlande ou au Laos. Ce soir je me nourri dans une gargote et le banana shake au bar de la GH est trop sucré. Une radio diffuse des chansons sirupeuses à souhait, des reprises des tubes des années 70. Imagine de John Lennon en khmer : Grandiose. S’il entendait ça, son assassin ne le tuerait pas pour qu’il ne se retourne pas son cercueil ou son urne funéraire.

Lundi 8 mars 2004 Comme j’ai une velléité de ‘’tourista’’, je me bois un Coca. Pourquoi écris-je ce mot avec une majuscule. Ce liquide est à peine buvable avec du whisky, alors seul . . . On me sert en plus, tradition oblige, un verre de thé glacé encore plus mauvais que le Coke. Ce n’est pas peu dire. Le Coca, tous les routards vous le dirons est souverain contre les débuts de diarrhée. Si ça persiste, prenez votre ‘’élixir paracollique’’ habituel ou une boulette d’opium. Le véritable Elixir Parégorique a été interdit car, justement il contenait de l’opium et les accros s’en gavaient en fin de mois car il devait être moins cher que l’héroïne. Le Coca, est aussi souverain pour nettoyer l’argenterie, les tables en Formica, les éviers en inox, les dérailleurs de vélos, les enjoliveurs de roues de voiture, les pierres tombales, les cuvettes de WC jaunies, les tuiles vernissées, les tuiles non vernissées, les lunettes de soleil de marque Ray Bann, les bouillottes en cuivre, les chaudrons à confiture en cuivre, les pare-brise de Boeing 747, et les vieux meubles, déboucher les collecteurs d’égouts et les fosses septiques, et détruire, pas très écologiquement il est vrai, les pucerons des choux-raves et des topinambours. Cette boisson, ce breuvage devrais-je dire n’a malheureusement aucun effet sur la connerie humaine. Regardez, le meilleur exemple, ou le pire plutôt : Georges Debelyou Il en boit des quantités depuis qu’il a été sauvé de l’alcoolisme par la religion. Pas par Dieu ou Jésus, mais par la religion. Dieu doit s’en mordre les doigts, d’avoir laissé faire ce sauvetage. Donc il en boit beaucoup et ça se voit à son air constipé ! Coup d’œil au Centre Culturel Français : Pratiquement vide ! C’est normal car aujourd’hui c’est le 8 Mars, le jour de la femme, me dit la tenancière de la cafeteria ! Et peut-être aussi parce que les tarifs des cours sont prohibitifs ! Le jour de la femme est très important au Cambodge, parait-il ! D’habitude, elles triment comme des mulets, aujourd’hui, elles ne travaillent que comme des ânes. Ho ! Le bord du Mékong est très beau en fin d’après midi, mais on ne peut y boire une bière ou manger comme à Ventiane.

Mardi 9 Mars 2004 Je pense à aller à Sihanoukville, le saint Trop cambodgien d’où je rejoindrai la Thaïlande. Ici, la marque de cigarettes à la mode n’est pas Marlboro ou Camel, mais les cigarettes Alain Delon : ‘’The taste of France’’ ! Non ! C’est sérieux ! Ce n’est pas une facétie des Guignols mais bien la réalité.Le grand acteur utilise son nom et sa notoriété pour refiler le cancer aux Cambodgiens qui ont réussi à survivre à Pol Pot et aux Khmers Rouges. Sympa ! Un problème, en Asie du Sud-est est celui des monnaies. Au Laos, la monnaie officielle est le Kip, mais la monnaie la plus utilisée est le Bath Thaïlandais et le Kip sert de petite monnaie et lorsque tu reviens en Thaïlande même les mendiants ne veulent pas de kips d’où mon investissement à la frontière dans une magnifique cloche de vache avec laquelle j’ai fait éclater de rire tout un bus. Ici au Cambodge, la monnaie officielle est le Riel, mais la monnaie réelle est le $ US. Il parait que cette utilisation du $ revient à payer un impôt de fait aux USA ! On m’a expliqué ce mécanisme, mais mon désintérêt pour la finance et tout ce qui tourne autour m’a fait oublier les détails de cette démonstration. En rentrant à ma GH, je tombe sur deux couples de Français qui cherchent à voir le lac. Je les invite à pénétrer dans le salon de celle-ci car la rive de ce côté est toute couverte de maisons et il n’y a pas de point de vue sur le lac. Ils en profitent pour manger là ! Un des deux couples est de Bourg en Bresse, du quartier des Vennes à 300 mètres à vol d’oiseau de chez moi. Ils arrivent du Vietnam qu’ils ont beaucoup aimé, à part les motorbikes qui semblent s’être lancé avec ceux du Cambodge dans une grande compétition internationale et qui auraient une bonne longueur d’avance pour le titre de Grand Kaskouï ! J’espérais photographier le Palais Royal mais s’il était illuminé hier soir, c’est en raison du jour de la femme. Ce soir : Rideau ! En rentrant je rencontre des filles cambodgiennes, jeunes, jolies et sympa Je bois un pot avec Mary, enceinte de 6 mois et Kim qui travaille dans un bureau pour payer les études de son frère. Elle souhaite que je sois son ami, pas son petit ami, bien sur : Elle est à peine plus âgée que mon fils !

Mercredi 10 Mars 2004 Je décide d’aller faire couper mes cheveux qui commencent à me tenir chaud aux oreilles ! Vers le marché central, j’ai repéré quelques salons pleins de coiffeuses toutes plus mignonnes les unes que les autres. Je demande si elles parlent Anglais et si elles peuvent s’occuper de ma capillosité. « Yes ! Of course ! » Pas de problème ! Ben ! Si Problème, justement ! Ce ne sera pas une des beautés khmères qui me prendra en ciseau, mais une sorte de Taras Boulba sorti comme par hasard de l’arrière boutique où il devait faire une petite sieste. Je ne sais s’il est mal réveillé ou si c’est la mode ici, mais il me coupe d’abord les cheveux et me fait faire un shampoing ensuite par une shampouineuse qui m’emmène ensuite dans une pièce arrière pour me rincer la tête avec vigueur ! La patronne me propose un massage mais j’ai peur qu’elle aille chercher Bruce Lee et je décline l’invitation.

Jeudi 11 Mars 2004 Départ à 12h30 précise de Phnom Penh ! Rare par ici, même si les horaires sont moins fantaisistes qu’au Mali, par exemple. La route est magnifique. Un motorbyke driver me trouve une GH avec une chambre avec toilettes et douches, à 4 $, sous un toit de tôle avec un escalier acrobatique qui mène aussi à la réserve d’eau. Le chauffage fonctionne bien. Heureusement, le ventilateur est puissant. La plage est magnifique avec d’immenses parasols en paille : exotique ! Je joue au foot avec les femmes d’une famille cambodgienne. J’essaie de me faire passer pour Zidane et je fais illusion car elles ne sont pas de super footballeuses. Elles me donnent rendez-vous pour le lendemain ! Sympa.

Vendredi 12 Mars 2004 Dés le matin au réveil, le motorbike driver qui m’a amené hier me demande où je veux aller, avant même que je boive le café pas très bon de la GH. Déjà ?!? Je lui dit qu’il arrête de ‘’broke my balls’’ et il se vexe un peu ! Sihanoukville se veut à l’image du Cambodge et comme dans d’autres lieux du pays, il y a des endroits très sales. Et les motorbike drivers . . . Et les serveurs et serveuses de restaurant, les boutiquiers trop obséquieux . . . Par contre les gens qui ne sont pas en contact avec les touristes sont exceptionnels, encore plus sympas et souriants qu’au Laos ! J’en veux pour preuve la famille des footballeuses d’hier soir que je rejoins à la plage, sous le plus grand parasol. Un des fils est émigré à Boston et est venu avec sa femme passer les vacances au pays. Il a loué un minibus pour une semaine et a amené toute la famille de Phnom Penh à Sihanoukville. Là, ils sont en train de manger sur la plage, de se gaver de crabes. Je lui demande s’il les a pêché lui-même. « Non ! Je suis allé au marché et j’ai acheté tout ce qu’il avait à un mareyeur. » Il y a de quoi se régaler et comme je suis invité, je me régale. Les bières Henekein coulent à flots ! Je lui demande pourquoi il n’achète pas de bière ‘’Angkor’’, nettement meilleure : « Parce que aux USA, la Henekein c’est la plus chère, DONC, c’est la meilleure ! » CQFD ! Ensuite, toute le famille et moi, nous amusons comme des petits fous au ‘’donkey’’ pendant au moins trois heures. Quand je dis toute la famille, c’est toute la famille La grand-mère, les fils et les filles, et les petites filles ! Le ‘’donkey’’, le singe, c’est un jeu de gamins. Tout le monde se met en cercle dans l’eau et le ‘’donkey’’ se met au milieu et doit attraper le ballon que les autre se lancent. Tout le monde rit comme des gosses ! Et on joue comme ça pendant au moins trois heures. L’eau est si chaude que lorsqu’on pisse dedans – ne rigolez pas vous l’avez tous fait à Palavas-les-flots, à Meschers sur Gironde, à la Bourboule ou à la piscine, pas du haut du plongeoir, quand même – ça la rafraîchit ! Je ne me suis jamais baigné dans de l’eau aussi chaude. Et le coucher de soleil ! Je n’ai pas mon appareil !

Samedi 13 Mars 2004 Le port de Sihanoukville est bien moyen. Nouvelle journée avec Navy (Eh ! Oui ! C’est un prénom féminin ici au Cambodge !) et sa joyeuse famille Les garçons jouent aux cartes, à un jeu auquel je ne comprends rien ! Mais celui qui perd la levée doit boire une bière. Je ne vous raconte pas l’état de certains d’entre eux en fin d’après midi. Le coucher de soleil est moins beau que la veille mais au moins aujourd’hui, j’ai mon appareil !

Dimanche 14 Mars 2004 Discussion avec les Motorbyke drivers qui ne comprennent pas qu'il ennuient les touristes à toujours leur demander : « Motorbyke, Sir ? ». Ils ne veulent pas admettre non plus que la vie soit plus chère ici qu’en Thaïlande ou au Laos. Hier soir, du fait de l’état des frères de Navy nous ne sommes pas allé au dancing comme prévu. Ca sera pour ce soir, paraît-il ? ‘’Biba club’’ ! Un mélange de karaoké et de dancing. J’apprends des chorégraphies qui feraient pâlir d’envie la ‘’Star Academy’’ Navy part demain avec sa famille ! Elle ne veut pas rester quelques jours de plus. Elle veut partir avec le reste de sa famille, en minibus et elle doit rouvrir sa boutique Donc, moi aussi ! Je vais regagner la Thaïlande. Nous resterons en contact et peut être nous reverrons nous !! Inch’Allah !

Lundi 15 Mars 2004 Départ en bateau climatisé pour rejoindre la Thaïlande. On doit d’ailleurs terminer en pick-up ! Puis je réussi à trouver un minibus qui va à Trat, d’où je pourrais aller à l’île de Koh Chang qui doit son nom à ce qu’elle a la forme d’une tête d’éléphant ! Trat, petite ville même pas mentionnée dans le ‘’Guide du Routard’’ Une petite GH sympa ! Et des fabuleux fruits de mer au Night Market ! Délicieux ! Plus quelques couques au coconut, un ‘’banana Röti’’ à l’Indienne. Elle est pas belle la vie ? Et en plus, le service est rapide. La bière est fraîche. Ici, il y a des frigos ! Au Cambodge, les boissons fraîchissent dans des coffres isothermes avec des pains de glace. Elles semblent fraîches mais tiédissent vite ! Je suis content de retrouver la Thaïlande et ses prix sympas et où de joyeux e-mails m’attendent sur le net ! Je salive en voyant les nombreux salons de coiffure où de belles coiffeuses shampouinent ou dégagent les oreilles aux hommes. L’une d’elle porte même un masque sur le nez et la bouche. Elle a du mal lire le journal et confondre grippe du poulet avec fièvre du cochon (qui sommeille . . . c’est bien connu)

Mardi 16 Mars 2004 Journée à glander, à écrire les dernières cartes postales, à prendre quelques photos, à envoyer quelques e-mails et à me régaler au marché à midi et au marché de nuit avec des fruits de mers tout frais qu’ils en bougent encore les oreilles.

Mercredi 17 Mars 2004 Nous nous retrouvons toute une bande de francophone dans le bateau pour aller à Kho Tchang ! Le taxi collectif commence à nous escroquer ! La route pour aller à View Beach est très longue et sinueuse. Les bungalows sont beaux et la GH est sympa. Mais la plage est en rochers coupants et il sera difficile de s’y baigner. Kho Chang est sensé être un parc naturel mais ça bétonne à tout va ! ‘’Arrêtez le carrelage !’’ Ca me fait du bien de parler français avec Thierry, Laure, Laurence et italien avec Eva. Je vais certainement rester quelques jours avec eux. On arrive dans une GH magnifique, la Best View Hut, avec un accueil restaurant splendide et une ‘’accueilleuse’’ encore plus belle et des bungalow sympas. Par contre la plage est rocheuse et les prix du resto sont assez élevés. Je ne vais certainement pas insister ici.

Jeudi 18 Mars 2004 Rien de spécial. Avec Laure et Thierry, nous décidons de changer de plage et d’aller dans une GH indiquée par le guide du Routard : La K P bungalows. La plage est splendide sous les cocotiers. Je ne comprends pas pourquoi on a choisi le sapin comme arbre de Noël ; le cocotier à une autre gueule. L’eau est délicieuse, moins chaude qu’a Sihanoukville. Farniente.

Vendredi 19 Mars 2004 Journée plage avec un bouquin de ‘’Bragon the Bath’’, un écrivain français qui se prend pour San Antonio. Il est édité en Thaïlande (300baths) et doit y vivre car il connaît le Pays.Il a de très bonnes choses et d’autres plus lourdes. Ses pseudo citations de Confucius, ‘’le livre des profondes platitudes’’ sont excellentes : ‘’Si le travail était si bon que ça, les riches prendraient tout et nous laisseraient que les miettes’’ Sinon Farniente.

Samedi 20 Mars 2004 Beaucoup d’activités aujourd’hui, des activités très dures et fatigantes : Plage, farniente, glande, une petite sieste et une petite heure de hamac tendu entre deux cocotiers. Finalement j’ai acheté un hamac, costaud, pour renouveler l’expérience dans mon jardin. Laure et Thierry partent pour Bangkok et vont aller dans les îles de la mer d’Andaman plus au sud.

Dimanche 21 Mars 2004 Le temps passe vraiment vite. Il reste un peu plus d’une semaine. J’ai un peu le blues en pensant à ça. Je fais une promenade, par le route jusqu’au village de Khlong Praho, minuscule village de pêcheurs dit le Guide du Routard. Tellement minuscule qu’il n’y a en fait que des boutiques à touriste, des restos, des locations de scooters des agences de voyages et des organisateurs de plongée et de SNORKELING. Même les Français, maintenant, font du SNORKELING. : « C’est quoi, ça ? » Si tu plonges avec des bouteilles, tu forces le respect. Tout le monde revoit ‘’20 000 Lieus sous les Mers’’, Cousteau ou la COMEX, voire James Bond ; mais si tu te ballades avec des palmes et un tuba, en apnée, là, tu passes pour un charlot, genre grand gamin, plutôt fauché, échappé d’une colonie de vacances. Alors tu fais du SNORKELING. C’est la même chose, mais en anglais, tu as l’air moins con. Ca fait moderne, nouveau, ça vient de sortir, dans le vent, ‘’in’’, ‘’fashion’’, quoi ! Ah ! Paraître ! Vous comprenez pourquoi je fuis les coins à touristes. Heureusement, ici à Kho Chang, il y en a peu car la saison est pratiquement finie : le gros des ‘’doryphores’’, comme on dit en Maurienne est ici en Janvier/ Février. Le propriétaire de KP Bungalows est en train de renouveler son parc cet il a pratiquement terminé de reconstruire tous les ‘’huts’’, en bois couvert de paille, à l’ancienne. Ses voisins ont été plus ‘’modernes’’ : L’un a fait des bungalows en préfabriqué, très laids ; l’autre a fait un hôtel genre temple bouddhiste, tout aussi laid. Il gardera les même prix : ceux qui sont loin de la mer continueront à être abordables. Sympa, un mec qui comme Hawa, au Nord Mali, ne court pas les $. Kho Chang est soit-disant un parc naturel, mais comme ici la corruption est, si j’ose dire, monnaie courante, les constructions bétonnées poussent comme des inocybes de patouillard. Ainsi, les anglosaxophones pourront venir se gaver de Heineken, de Coca (au mépris des fabuleux jus de fruits artisanaux), de pizzas, de hamburgers, et de french fried potatoes. Ici les ouvriers construisent de splendides bungalows en deux ou trois jours. Mais qui cela intéressera-t-il ? Des Thaïs relativement peu argentés et des Fernands un peu nostalgique. C’est Dimanche. Ils travaillent depuis 8 heures du matin : 9 heurs de travail par jour, avec une demi-heure de pause pour manger, 7 jours sur 7. J’ai aperçu leur logement : un baraquement en tôle chauffée à blanc toute la journée. Ici, pas de congés payés, pas de 35 heures hebdomadaires, pas de sécurité sociale, pas d’ Assedic et d’indemnités de chômage et pas de retraite. Ernest Antoine Seillière rêve de telles lois sociales pour la France. Peut-être est-ce lui qui les a dictées pour faire un laboratoire. Continuez à voter pour ses copains, il va vous arranger ça, en France. Le soleil couchant embrase tout le golfe de Siam, ici en Mer de Chine. Je regarde ce soleil qui éclabousse l’horizon, la petite île où un vieux rafiot hors d’age à conduit des touristes fauchés pour faire du SNORKELING et d’autres un peu plus aisés faire de la plongée, de la vraie, du DIVING.

Lundi 22 Mars 2004 Départ de Kho Chang pour Trat ou je retourne avec plaisir. En fait j’aime bien les villes que le guide du Routard trouve sans intérêt ou même ne connais pas comme Trat. J’y passerai la nuit, juste pour faire un tour au marché de nuit où on mange de si délicieux fruits de mer. En fait Serge, le Français qui tient ‘’ Tratosphère’’, une boutique d’artisanat et de bouquins d’occase, où je suis allé changer un livre, passe à Dream GH pour nous - je voyage avec une Belge que j’ai rencontré à Kho Chang et qui m’avait vu, parait-il à Tavee GH à Bangkok - conseillé d’aller à une fête nocturne en l’honneur d’un ancien roi, Rama V. C’est plutôt une sorte de foire mais on y mange aussi des fruits de mer délicieux.

Mardi 23 Mars 2003 Départ pour Bangkok en minibus. Le chauffeur casse la base en plastique de mon sac : GRRRR !!! J’ai acheté deux chapeaux locaux pour faire des abat-jour, dans la maison de moi, à Peronnas – France. Je n’y crois pas : Comme pour mon retour du Laos, il y a une fête dans le quartier de Tavee GH. En l’honneur de mon retour, probablement ! Cette fois c’est l’ordination de jeunes bonzillons, avec repas pour les familles et les habitants du quartier et spectacle de chants et danses. Qu’est ce que ça sera lorsque je reviendrais après Sept mois en France. A une table, il y a une femme avec un magnifique chapeau rouge. Je vais chercher mon appareil pour prendre un cliché et un de ses convives me photographie avec elle.

Mercredi 24 Mars 2004 Dans les paquets que j’avais laissé dans la salle des consignes de Tavee GH, un des orgues à bouche en calebasse est brisé. : Et cela malgré les avis – FRAGILE - HANDLE WITH CARE - que j’avais écrit sur le sac. GRRRRRR ! ! !. Merci les routards !

Jeudi 25 Mars 2004 Matinée cool. Tavee GH est particulièrement calme ce matin et je dors jusqu’à plus de neuf heures. L’après midi je prends un bus pour aller jusqu’à Bo Bae Market. Immense : un des deux ou trois marchés de gros, demi-gros et détail pour tout ce qui touche aux vêtements, de Bangkok. Les 6 ou 7 premiers étages d’une tour rose (et parait-il une autre tour voisine) et tous les quartiers environnants. Plus grand que Bourg en Bresse. Il y a peu de copies. Vous pouvez acheter un t-shirt ou le stock complet pour une saison d’habillement masculin et féminin pour une chaîne de grand magasins français : « Pour quand ? - Pour demain, c’est possible ? - Oui ! Même pour ce soir, si vous voulez ! »

Vendredi 26 mars 2004 Le Pont de la Rivière Kwaï, Le cimetière des Anglais du Pont de la Rivière Kwaï, le musée du Pont de la Rivière Kwaï, la gare du Pont de la Rivière Kwaï, les ‘’waterfalls (presque à sec à cette époque’’ du Pont de la Rivière Kwaï, les restaurants du Pont de la Rivière Kwaï, les marchants de bibelots et de souvenirs du Pont de la Rivière Kwaï. Voilà une affaire rondement menée : Le ‘’merchandising’’ du Pont de la Rivière Kwaï est bien organisé, à la Thaïlandaise qui sont très capables de rivaliser avec les occidentaux sur ce terrain. Ce sale moment de la dernière guerre fait vivre pas mal de monde : à quelque chose, malheur est bon ! Je ne m’éternise pas et souhaite aller au Wat Pà Luang Ta Bua, le monastère du Tiger Conservation Project.
http://www.openworldthailand.com/index.cfm?menuid=69 Depuis que j’ai vu ce magnifique film de Etienne VERAHEGEN, ‘’’Little Buddhas and Tigers’’ sur ce monastère où des moines sauvent des tigres orphelins dont les parents ont été braconnés, j’ai eu envie d’aller les visiter. Comme ils connaissent l’homme, ils ne sont pas remis en liberté car ils seraient trop vulnérables. Il y a aussi d’autre animaux sauvages : buffles, cerfs, sangliers, paons, mouches. Des mouches qui ne font certainement pas les dégourdies avec les tigres mais viennent agacer mes jambes nues. Les fauves sont encore en cages : les jeunes d’un côté, les adultes de l’autre, tant que le personnel ne peut veiller au grain et que le parc est ouvert au public.Vers 14h30, les employés décrochent les tuyaux et vont jouer à doucher les tigres, avec du shampoing, s’il vous plait. Un seul tigre adulte n’apprécie pas la toilette ; les jeunes s’amusent comme des petits fous. Aujourd’hui, il y a Diane SMITH, la présentatrice vedette d’une télé australienne qui tourne une émission sur les voyages en Thaïlande. Elle doit des promener avec un tigre en laisse, mais ceux-ci n’obtempèrent pas tant que le bonze responsable n’est pas arrivé. A ce moment, ils deviennent gentils comme des moutons et obéissent à son autorité douce. La vedette se promène avec un jeune tigre, puis un autre et un adulte : « Coupez ! Elle est bonne ! » Ensuite les tigres adultes vont somnoler dans un sorte de carrière et je suis invité à aller en caresser un qui fait bien ses 300 kilos et à lui donner du lait en poudre à lécher dans ma main ! Je sens sa langue râpeuse comme celle d’un petit chat ! Je touche même une de ses canines. Je n’ai pas un centième de seconde de peur ou même d’appréhension. Je ne pense même pas que je devrais avoir peur. Mais je ressens une joie immense, une véritable jubilation lorsque ce gros Méou me lèche la paume. Il a l’air de me trouver sympa, mais un peu trop gros pour son goûter. S’il avait décidé de me mordre la main, il m’aurait arraché l’épaule. Et dire que j’avais peur de me retrouver nez à nez avec un tigre lorsque j’étais perdu, en motorbike, dans la jungle du côté de Vang Vieng au Laos, alors qu’ils sont sympas comme des gros chats ! Le docteur Somchai VISASMONGKOLCHAI, le sympathique vétérinaire du projet, me dit qu’ils vont essayer de faire un parc zoologique comme à Thoiry ou à Sigean. Sur les 11 occidentaux qui étions dans le minibus, je suis le seul qui soit venu voir ces matous. Les autres ont préféré visiter les chutes d’eau à moitié asséchées. Très bonne journée ! Point d’orgue de cette fin de séjour.

Samedi 27 Mars 2004. Dans trois jours je lève l’ancre. Je regrette de ne pas être allé n Birmanie et au Vietnam. Mais trois mois, c’est trop court ! Je glande un peu dans le quartier de Tavee GH. Je passe une très bonne après midi avec Fon que j’ai enfin réussi à joindre au téléphone. Le soir je vais discuter et boire une ou deux bières Avec Maha, Joy et la petite Natalie. Je lui enverrai un CD gravé avec Nathalie de Gilbert Bécaud et des contines. C’est une famille ave qui j’ai noué une relation d’amitié, dans le quartier de Tavee GH.

Dimanche 28 Mars 2004 Je ne pourrai pas passer la journée avec Fon, comme nous avions prévu. Elle a encore trouvé un travail. Désolant. Je vais faire un tour Au week-end market où j’achète un chapeau de paysan Thaï, un oiseau sur sa branche et des éléphants volants. Eh ! Oui !

Lundi 29 Mars 2004 Je glande copieusement. J’ai un peu les boules de partir demain. La seule chose qui me donne envie de rentrer, c’est mon fiston unique et préféré, Dominique. Lui seul me manque. Et aussi mes amis, un peu !

Mardi 30 Mars 2004 «Voyager, c’est aller chercher loin, le plaisir de rentrer chez soi.» L’oncle de Patrick Ferrand Taxi pour l’aéroport. Je ne revois pas le sosie d’Alima. Je verrai l’original à mon retour à Bourg Au revoir Bangkok ! Au revoir l’Asie ! A bientôt !

Mercredi 31 Mars 2004 Escale à Barhein où l’aéroport est décoré aux couleurs d’écuries automobiles, car le week-end prochain, il y aura le grand prix de Formule 1 de Barhein, justement. Paris Charles de Gaulle. Un TGV Lyon Part Dieu Et mon pote Jean Luc ! Et un repas à Villars les Dombes ou je mange enfin du fromage ! The End Conclusion en forme de conclusion, bien sur! « Alors, en conclusion, Fernand, ce voyage, bien passé ? - Très, très bien, Fernand ! - C’était l’aventure ? - Non ! L’aventure, c’est aller là ou il y a du danger, des risques, d’aller où la main de l’homme n’a jamais mis le pied. En Asie du Sud Est, même dans des villages très reculés, il y a moins de danger que dans nos villes dites civilisées. - Qu’en retiens tu ? - Des quantités de choses et surtout des images très fortes ; j’en ai plein les yeux : Bangkok, qui m’a mis une bonne claque mais que j’aime bien malgré sa pollution, son niveau sonore ; les marchés colorés et odorants ; la nourriture aux goûts nouveaux et épicés ; les fruits tellement sucrés et parfumés ; la Akha Hill Guest house dans la jungle ; la Nam Tha River aussi dans la jungle ; le Mékong en speed et en slow boat ; Angkor Vat et le Ta Phrom où les pierres se marient avec les racines des arbres ; Luang Prabang, cette magnifique ville ; les 4000 Islands sur le Mékong ; la langue râpeuse des tigres que j’ai caressés et auxquels j’ai donné du lait en poudre à lécher dans la main au Wat Pà Luang Ta Bua, prés du pont de la rivière Kwaï. Et puis surtout les gens ; leur sourire ; leur propension à rire ; leur facilité à ne pas se prendre au sérieux et à ne pas dramatiser, à ne pas faire une montagne de choses insignifiantes ; leur gentillesse, leur ouverture d’esprit ; leur générosité ; les instants magiques que j’ai partagé avec eux, difficilement ‘’transcriptibles’’ sur papier. Et trois mois sans chaussettes ; sans slip ; sans mal de dos ; sans administratifs ou commerçants, qui font la gueule ; sans presque une goutte de pluie ; sans contraintes, mais sans fromage à part la Vache qui Rit sur le Mékong. Trois mois de soleil, lorsque en France on ‘’se les pèle’’. Trois mois de liberté. - Tu n’as pas été malade ? - Penses-tu ! Je n’ai même pas pensé que j’aurais pu être malade. La grippe du poulet ne m’a pas effrayé. J’ai surtout craint la fièvre de la poulette, mais ça s’est très bien passé. - Ah ! Les nanas ? - Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Les nanas ! ! ! ! . . . - Et qu’as-tu appris ? - Quelques mots de Thaï, de Laos . . . que les tigres sont des gros chats et quelques petites autres choses. Que pour les gens là-bas et surtout pour les femmes, je n’étais pas un ‘’vieux’’, un gros, Et que ce n’étais pas important si je n’étais pas pourri de fric, si je n’allais pas dans des hôtels luxueux, si je n’avais ni yacht, ni Roll’s, ni palais avec piscine, ni abdominaux en tablette de chocolat. Et les femmes là-bas - les femmes normales, pas les hôtesses des bars et autres professionnelles qui ne m’intéressent pas - sont beaucoup plus ouvertes qu’ici et pour elles coucher avec une homme n’est pas particulièrement ‘’tragique’’. - Et sur toi, Fernand, as-tu appris quelque chose ? - Oui ! Bien sur, Fernand ! J’ai appris à sourire, vite refroidi en rentrant en France, de peur de passer pour un extra terrestre ou ‘’un homo, comme ils disent’’. J’ai appris que je croyais être gentil, mais je suis presque une peau de vache par rapport aux Thaïs aux Khmers et au Laos. J’ai appris, quelque chose d’extrêmement important, que je soupçonnais déjà mais que j’ai vérifié là-bas : Qu’il ne faut pas être heureux pour sourire, mais qu’il faut sourire pour être heureux. Les choses ne sont pas comme nous le croyons ici : C’est sourire qui rend heureux, pas le contraire ! Le sourire donne le sourire intérieur Eh oui ! Vous ne me croyez pas, alors essayez ! Si je peux vous faire passer ce message, je n’aurais pas écrit ce texte pour rien ! - Alors, le prochain voyage ? Le Mozambique, la Moldavie inférieure, la Bosnie Herzégovine, le Zambèze ou Le Guatemala ? - Pas du tout ! Je crois que je vais retourner là-bas, mais pour 5 ou 6 mois, au moins. La Birmanie, le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie, etc. J’ai trouvé un vol Paris Bangkok aller/retour pour 528 Euros, Plus de 200 euros de moins que pour celui-ci ! - Pas cher ! - Si je vends 53 exemplaires de ce texte à 10 Euros pièce, ça me paye le voyage* ! - Bonne idée, Fernand ! Je t’en prends un ! - T’es con, Fernand, c’est toi qui a fait le voyage et qui l’a écrit !!! - Ah ! Oui, c’est vrai ! Je fatigue ! Vivement que je reparte ! » - A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s’attardant encore là depuis la dernière fois.Helen Bevington - Le plus beau voyage, c’est celui qu’on n’a pas encore fait. Loïck Peyron En fait je viens de réserver un vol aller-retour Paris Bangkok du 2 Novembre 2004 au 30 Mars 2005 ! Alors, qu’est ce que ça va être ! Fernand * Rassurez-vous ! Je vous l’avais dit au début, ce texte vous est offert gracieusement ! La maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire son aimable clientèle. Et puis je me vois mal faire des séances de signatures dans les FNAC. HELP! Dites moi ce que vous avez aimé le moins et le plus dans ce texte et ce que vous auriez aimé y trouver. Ca m’aidera à faire mieux la prochaine fois. Et, s’il vous plait, donnez-moi des idées de fil rouge pour le prochain texte !

Un petit lexique: Ca ne fait pas de mal et ça me permet de réviser. Ces mots et expressions, je les connais et les utilise un peu. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois, si je vais à Java ou si j’apprends le Mozanbicais, le Serbo-croate ou le Guatémaltèque. Il est important d’apprendre quelques mots, pour faciliter la communication, pour commander à manger et si . . . je veux trouver une petite fiancée, comme tous mes amis me le conseillent. Bien entendu la prononciation est phonétique, à l’oreille, à la française. La langue Thaï est très compliquée. Dérivée du Chinois et du Sanscrit, il y a 44 consonnes, 11 voyelles et 4 signes d’intonation. C'est-à-dire que chaque lettre, qui déjà par elle même signifie quelque chose, peut être prononcée dans cinq tonalité différentes. Par contre la grammaire est assez simple, il n’y a pas de pluriel et il n’y a ni conjugaison, ni passé, ni futur. Deux mots indiquent ces temps : Leo placé derrière le verbe indique le passé et Dja le futur. Pas de ponctuation, juste un espace entre les phrases. Pas de séparation entre les mots ! Sympa, les cancres pour les dictées, hein ?! Quand à l’écriture, même sous la torture, je n’arrive pas à la comprendre. Vous y trouverez aussi quelques recettes de cuisine. Ben tiens ! Il y a une langue spéciale pour s’adresser au Roi : le Rachasap. Ben oui ! Ils n’ont pas eu 1789, eux ! Et moi, j’ai une langue spéciale pour m’adresser à eux, un mélange de Thaï, d’Anglais, de Français, d’argot et même parfois d’Italien. Et ça marche bien !

Thaï. Les chiffres et les nombres. Les chiffres, je maîtrise mal. Il faut que je m’y mette.

Neug : Un Song : Deux Sam : Trois Si : Quatre Ha : Cinq Hok : Six Tjet : Sept Pet : Huit Kao : Neuf. Sip : Dix Yi Sip : Vingt Sam Sip : Trente. Si sip : Quarante Roï : Cent Song Roï : Deux cents. Neung pan : Mille

Les mots et expressions. Araï : Quoi ? Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R ainsi FeRnand se prononce plutôt : FaiHnant Aroï : Bon. Bakhap : Variété de fruits ressemblant extérieurement à de grosses cacahuètes, mais avec un fruit à noyaux, ligneux et acidulé à l’intérieur de la coque. Ban : Village Baht : monnaie officielle de la Thaïlande et officieuse du Laos. Chang : Eléphant. C’est aussi une marque de très bonne bière et l’emblème de la Thaïlande Chop : Apprécier (Pom Chop Kun : Je t’apprécie) Chogdi Khap (Kha) : Bonne chance. Dja : mot indiquant le futur Farang : Etranger, par extension touriste. En réalité, signifie personne aux yeux bleus. FaiHnant : Fernand. Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R Frankcet’ : Français ( Flankcet’) Khaa : Mot intraduisible que met une femme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Kaï : Poulet Khao : Riz Khao Phat ou Phat khao : Riz Frit Khap : Mot intraduisible que met un homme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Khene : Orgue à bouche Khlongs : Canaux. Il y en a quelques uns au cœur même de Bangkok et beaucoup à l’extérieur. Très beaux quartiers. Kop Khun Khap : Merci (dit par un homme - Khaa si c’est une femme qui parle) Laab ou Laap : Salade de poulet, de porc ou de poisson coupés extrêmement fins, assaisonnée avec de la fish sauce et des piments, du citron vert, des feuilles de coriandre et légèrement saisi. Parfois le poisson est d’abord grillé au barbecue. Leo : Mot indiquant le passé Matma : Beaucoup Maï : Pas ou Peu Maï Phet : Peu épicé Maï Sabaï : Ca ne va pas. Maï Tchaï : Non. Malais : Colliers de fleurs servant d’offrandes. Meou : Chat Meynuu : Menu Mou : porc Naam Plaa : Sauce de poisson ou de seiche. Nuoc Man en Vietnamien et fish sauce en Anglais Nam : Eau Naam : Rivière Nam kwat : Bouteille d’eau. Phat thaï : Nouilles (fried noodles) frites ( pas frites comme des frites, mais passées dans un wok avec de l’huile, des légumes croquants et de la viande de porc ou de poulet ou des crevettes, ou des encornets). Phat : frit (saisi dans un wok avec de l’huile) Phis : Esprits Pho - Prononcer Pheu : soupe chinoise. On voit aussi ce mot dans les vitrines des restaurants chinois, dans le XIIIeme à Paris On dit aussi ‘’soup’’, à l’anglosaxophone. Phu : Montagne (Wat phu : le temple sur la montagne : idem en Lao). Phrik : Piment. Plaa : Poisson Pom : Je Pom chop Kun : Je t’apprécie. Pom R(L)ak Kun : Je t’aime. Poupouille ou poumpouille (je ne sais pas trop) : Gros ou peut-être même enceint (je ne sais pas trop, non plus) « Il ne sais rien, ce mec ! » Phra phum : Petit temple ou peuvent se réfugier les Phis. Röti : Crêpe. La pâte est étalée comme une pizza, mise sur une plaque et repliée sur des tranches de bananes avec du lait concentré sucré et dorées sur les deux faces. Parfois, il y a aussi un coulis de chocolat (Tout simplement sublime) Sawa di Khap : (Kaa si c’est une femme qui parle) Sabaï di Maï ? : Ca va ? Soï ou soy : Venelle, impasse, ruelle Som Tam : salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, comme du céleri rémoulade, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments et de la coriandre ou de la citronnelle. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Sung : Mandoline à 4 cordes (2 doubles) Ta Maï Khap : (Kha) Tchaï : Oui Thanon : Rue Tuk-tuk : Sorte de croisement hybride entre le scooter et le tricycle couvert, servant de taxis, plus ou moins rustiques selon les régions où je suis passé. Il faut toujours négocier. Bon nombres de leurs chauffeurs descendent en droite lignée du ‘Grand Kaskouï’’. A Bangkok, il vaut mieux prendre un taxi-meter, souvent air conditionné, en exigeant qu’il mette son compteur à jour au départ. Tom Yam : Soupe Wat : Temple. Laos Le Lao ressemble au Thaï, malgré quelques variantes mais les Laos comprennent le Thaïlandais. Bo : Non Khene : Orgue à Bouche. Kip : Monnaie officielle du Laos. La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais. Et heureusement car 1000 Baths = 20 Euros = 270 000Kips. S’il te les donne en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Lorsque tu reviens du Laos, débarrasse toi de tes Kips qui ne valent pas un ‘’pet de lapin ‘’ en Thaïlande. Même les mendiants n’en veulent pas et te crachent à la figure si tu leur en donnes. Kao niaw : Riz gluant ou plutôt collant. Il sert de pain. On en fait des boulettes qu’on trempe dans la sauce. Khop Tchaï : Merci Laï Laï : Beaucoup Lao-lao : Whisky de riz (délicieux) Nam Pa : Sauce de poisson Niok-niok: Tchin-tchin Sabaï dii: Bonjour Sabaï dii : Bonsoir Sabaï dii ? ou Sabaï di bow ? : Ca va ? Sabaï dii ! : Ca va ! Tchao : Oui Cambodgien ou Khmer Bon Salagnon : Je t’aime – Eh ! Oui, ça sert ! Encontran : Merci Beaucoup Riel : Monnaie officielle du Cambodge. La monnaie réelle est le US $. Tu donnes des Riels à un Thaï, il rigole et n’en veut pas. Smalo : Bonne Chance. Somsabaï : Bonheur. Vœu prononcé par les bonzes lorsque tu leur donnes un peu d’argent. Quelques personnalités cités dans ce texte. Agiu : Chauffeur du Pick-up 4x4 de la Akha Hill GH Alima : Une amie de Bourg. Alioune BA : Mon ami de M’bour au Sénégal. Grand professeur de danse traditionnelle africaine. C’est mon frère jumeau, même si on ne se ressemble pas, parce qu’on est pas de la même couille. Caroline : Une amie de Bourg, randonneuse en rang d’oignon. Dominique : Mon Fiston, unique et préféré. Fatima : La sœur d’Alima et néanmoins amie. François : Québécois d’une cinquantaine d’années, qui voyage depuis 25 ans. Françoise : Une amie des restos. Frank: Trafiquant de bijoux en argent massif, rencontré à Huenxaï. Généalogiquement parlant, il n’est pas un des petits fils du ‘’Grand Kaskouï’’, mais il en a pas mal fréquenté. Guy : Un ami qui fait des courses en montagne et des marathons. Il a reçu la carte que je lui ai envoyé à cette adresse : Guy B . . . 38 Pont de Claix – France. Hélène : Beau brin de jeune fille bien comme il faut, propre sur elle, bonne dormeuse, élève de HEC. (Mais pas celle dont je suis sorti ! Moi, c’était Hautes Etudes Communales) Et tout ! Et tout ! Qui étudie le Chinois à Shanghai. Jean Luc : Mon ami d’enfance qui m’a emmené à la gare de Bourg, est venu me chercher à la gare de Lyon Part Dieu et a corrigé les fautes de ce texte. S’il en reste, engueulez-le ! Jim Morris : Gallois rencontré à Chieng Kong Louis dit Kabé : Un ami ‘’Borgiate’’, justement. Mohamed : Le directeur de Bourem 4 (Mali) Monique et Christian : Des amis d’Avrieux près de Modane. Mylaine : une Québécoise de 20 ans, belle comme un cœur, rencontrée à Luang Prabang, Elle voyage seule depuis l’age de 16 ans et travaille l’été comme serveuse au Québec. Ah ! Si elle pouvait passer le virus à mon Dominique de fils. Nohé : Femme du village Akha qui fait des massages à la GH. Patrick FERRAND : Un voyageur émérite qui travaille à la SNCF à Bourg en Bresse. Il a déjà effectué un immense périple en train entre Lyon et Pékin et retour par le transsibérien Pierre : Un ami aquarelliste que j’avais rencontré ‘’Chez Hawa’’ à Gao et avec qui je suis toujours en contact. Pierrot : Ou plus précisément Pierre un ami cheminot que j’ai connu à Modane et qui est allé plusieurs fois en Thaïlande. Roger et Martine : Couple de Québécois rencontrés au Bamboo Bar à Vang Vieng et retrouvé à Ventiane : Sympas. Sandra : Française rencontrée à Luang Prabang. Elle a peur de la fièvre des poulets. Moi, c’est de celle des poulettes Tep : Akha de la GH qui nous a accompagné aux ‘’hot springs’’ Remerciements A Jean Luc, qui m’a charrié et m’a ‘’filé’’ une bonne correction. A Luc qui m’a fait bonne impression. A tous ceux qui m’ont encouragé. A tous ceux que j’ai rencontré et qui ont fait de ce voyage, un paradis. A tous ceux qui vont lire ce texte. .oO0Oo.
Conduire en Thaïlande English translation pending
by Maragnes · 2006-09-03 · 58 replies
nous souhaitons savoir si il est posssible de conduire "facilement" sur un trajet entre bangkok et chang mai, notre dernière experience est celle en republique dominicaine entre le sud et le nord de l'ile.
Préjugés sur les Chinois English translation pending
by Youpi88 · 2006-06-15 · 188 replies
Bonjour à tous !!!

Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.

Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible

Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?

Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.

PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Recevoir des Français au Québec English translation pending
by Mldiane57 · 2006-04-30 · 47 replies
Bonjour! Je me pose des questions, j'ai dans la famille de ma fille, de gens de la France. Ceux-ci veuillent organiser un genre d'affaire ( non payante) qui ferait que quand des français qu'ils connaissent descenderaient à Québec, ceux-ci vont être héberger par des québecois au lieu de dans des hotels? Je me demande quand vous êtes en visite chez des québecois vous les français, vous attendez-vous à avoir les petits plats dans les grands plats souvent, que l'on passe son temps à inviter des gens, que l'on vous fasse visiter la ville ect... Moi, je serais pour agir normalement, non? Pour ce qui est des repas, je me dis que vous venez dans notre pays c'est pour voir comment on agit non? Vous voulez manger ce que l, on mange et à l, heure que nous nous mangeons non? Je remarque que quand la parenté de ma fille dessendent, c'est les soupers à 19 heures, le vin à tous les repas, le fromage à la fin et les raisins . Nous les québecois, on ne fait pas cela. On mange ( souper ) à 17.30 heures et on finit à 18 au gros max. On grinotte des chips ( croustille), des toasts ect... dans la soirée. Vous sentiriez-vous mal reçu si on agiraient comme à notre habitude, vous faire manger les mets que l'on mange ( saucisse, pâté chinois, poutine ect...) . Si on vous laisseraient vous organisez pour les visites sans vous accompagner ( car on travaille ou on a déja vu) ect... Moi, je ne veux pas insulter le monde mais avant de dire oui, je veux savoir si je me donne tout ce trouble et me faire critiquer quand même par en arrière. Pour ce qui est du vice-versa, je pense que je risque de plus recevoir que d, être reçu. Je suis encore indécis .
Retour de croisière à bord du Coral English translation pending
by Desbell83 · 2006-04-03 · 2876 replies
Bonjour a tous,

Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83

ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Francais perturbateur!? English translation pending
by Gaelmartinez · 2006-03-27 · 188 replies
apres les violences urbaines, il y a les manifestations anti cpe, manifestations anti gouvernement!....les soulevements des francais reapparaissent aux medias!...et les images font de plus en plus le tour du monde!...et elles sont utilisees ds plusieurs pays pour justifier leur action!....en disant il y a pire en france !...c'est l'anarchie!... dernierement la bielorussie!..pour justifier leur dictature et leur propagande!..."pourquoi l'europe veut intervenir chez nous alors que c'est pire en france!.." et ca me revolte!...comparer ce qui est incomparable!..il y a le cameroun et l'angleterre aussi qui definissent nos etudiants comme des enfants gates!...l'allemagne qui ne comprend pas toutes ces manifestations contre une solution au chomage!..la france devient une nation imcomprise!.. la france a t'elle vraiment une mauvaise image vu de l'etranger??ou est ce que c'est la jalousie qui fait que l'on s'acharne sur notre pays!..??. ou bien tout simplement le monde devient fou!...???🤪 qu'est ce que l'on a fait pour meriter ca??? au secours!...
Démarches et conseils pour mariage franco-indien English translation pending
by Meenah · 2006-03-13 · 88 replies
Bonjour, j'envisage de me marier avec un indien du kerala et j'aimerai savoir a qui m'adresser pour le mariage civil en Inde, j'ai beau chercher je ne trouve absolument rien la dessus sur les divers sites internet. j'aimerai avoir les temoignages de celles et ceux qui se sont maries en inde avec un ou une indien(ne) : demarches, delais conseils. Merci Meenah
Bollywood: films indiens English translation pending
by Sethi · 2005-11-21 · 513 replies
bonjour bonjour! je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants... je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa! merci a tous (ttes)!
Thaïlande - le retour English translation pending
by Gwennou · 2005-01-08 · 45 replies
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --

3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.

Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.

Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.

Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...

A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.

Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.

Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...

Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".

Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
Suggestions de films - puisque l'on ne peut pas voyager tout le temps... English translation pending
by Numerobis · 2002-12-06 · 125 replies
Voici quelques films qui permettent de voyager un peu alors que le budget se fait trop restreint

Baraka de R. Fricke, un incontournable

Kundun de scorsese, pour les amateurs du Tibet

Little Buddha de Bertoluci, conseillé par un boudhiste (Pettit Boudha)

Ulysse's Gaze de Theopoulos, pour ceux qui aiment les voyages intiatiques (Le Regard d'Ulysse)

A River Run's Throught it de Redford, pour les paysages et la simplicité (La Rivière du 6ème Jour)

3 Seasons de Bui, encore pour la beauté de la simplicité, mais version vietnamiène cette fois (Trois saisons)

la liste pourrait encore être longue, mais je dois vous laisser un peu de place pour me faire une suite...
On part en vadrouille au Cambodge! English translation pending
by Bibouns51 · 2020-08-27 · 61 replies
Hello tout le monde ! Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge... La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!

9 février - Vers un nouveau départ...

L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !

Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :

Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !

Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.

Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.

Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.

Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...

Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !

La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.





Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
L'instant d'un Stan English translation pending
by Xrctn · 2019-10-24 · 45 replies
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
Bientôt le Têt et ses gourmandises English translation pending
by Asia7 · 2019-01-25 · 36 replies
Au Vietnam il n'est pas rare qu'une légende se rattache à un événement de la vie courante, à une situation géographique, un événement historique ou tout simplement à un met. Le gâteau de riz gluant Banh Chung en vietnamien, est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.

La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.

Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.

Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
Toros et mauvais traitements apparents du côté de Vianos - Alcaraz (photos) English translation pending
by Hannahannah · 2019-01-05 · 14 replies
Je ne suis pas une amatrice de corrida , mais passant du côté de Vianos /Alcaraz j'ai traversé par hasard en prenant une piste l'élevage de Toros De Daniel Ruiz . J'ai photographié ce Toro en me demandant ce qui pouvait justifier les marques qu'on avaient faites sur son cuir . Les autres Toros semblaient en bon état . Si quelqu'un a une explication je suis preneuse . Je peux me tromper mais cette bête semblait en très mauvais état et n'arrêtait pas de se lancer de la poussière sur le dos .



Visites: les incontournables et les typiques English translation pending
by Giorgio13 · 2014-05-16 · 62 replies
l'idée m'est venue d'une discussion sur la région de Naples : le premier intervenant présente son programme de visite ; un second intervenant lui fait remarquer qu'il a oublié Pompei qui est incontournable ; un troisième intervenant répond que pour lui , passer une journée au milieu de ruines n'a rien d'incontournable dans toutes les villes , régions ou pays , n'y a t-il pas des incontournables que vous n'avez pas envie d'aller voir , ou qui vous ont déçu , ou qui vous ont moins intéressés que des non incontournables ?

Après les incontournables , il y a les typiques . Typique , en bon français , c'est ce qui caractérise une ville , une région , un pays .Pour rester en Italie , on lit souvent qu'à Rome le quartier du Trastevere est un quartier typique ; pour ceux qui ne connaissent pas , c'est un très quartier de ruelles bordées de très vieux batiment ; quand on sait que le quartier est peuplé à 50% d'étrangers et que 99% de Rome est composée de batiments construits à partir de 1870 , sur de grandes avenues ou des rues ayant au moins 2 voies de circulation , s'il y a un quartier qui n'a rien de typique de Rome c'est bien le Trastevere. Vous avez surement partout des exemples de faux typiques
S'installer au Paraguay English translation pending
by Egnarg · 2012-11-05 · 23 replies
Bonjour a tous, voilà je suis français, artisan depuis 2004 et j en ai marre de payer tant d impôts, certes d être à son compte nous laisse de la liberté mais à quel prix!!! À engraisser notre gouvernement, c est pour cela que je souhaite quitter le pays et de m installer au paraguay; mais j ai besoin de votre aide: qu Elle est la meilleure destination choisir Et dans quel secteur? De plus avez vous des contacts afin que je puisse me raprocher d eux? Impatient de vous lire, a bientôt, et par avance merci pour vos réponses.
Expériences de voyages à bord des lignes de la Royal Air Maroc English translation pending
by Flyinglover · 2007-09-06 · 10 replies
Dans le même contexte et principe d'autre discussions qui portent sur les recit de voyages à bord de differentes compagnies, voici une nouvelle discussion pour partager les experiences de voyage à bord des lignes de la RAM (AT).

Même les recits de voyages sur d'autres compagnies sont les bienvenus afin de comparer les differentes prestations sur chacune d'entre elles.

Enjoy🙂
Technique pour négocier ses achats à Marrakech? English translation pending
by VanquishV12 · 2007-05-18 · 15 replies
Salut,

Je pars à marrakech bientôt et je voudrais savoir plusieurs choses sur la négociation. Je sais que c'est un sport national mais : peut on négocier partout ? du genre aussi bien dans les souks que dans les "vrais" magasins en général, le 1er prix qu'on nous propose, on doit le diviser par combien ? 4 ? 10 ? quelles sont les arnaques types à éviter ?

Enfin, je sais bien que c'est normal là bas, mais comment bien négocier ? En france un type qui négocie c'est très mal vu donc je ne suis pas vraiment habitué...

Merci
To the Top West End
by Xrctn · 2020-09-14 · 23 replies
In this time of general travel-journal scarcity, I’m stepping up to tell you about a far-too-short getaway to the Top West End, a local term for the very northern part of Western Australia, right on the border ( ;) ) with the Northern Territory.

As usual, I didn’t manage to keep it short, but this time I’ve got photos to go with it!

August 2020. Since the opportunities to explore the world are extremely limited right now, all we (R&X) can do is explore our own island! Well, just a part of it, because with the state borders still closed, we’re stuck in Western Australia (WA).

Luckily, we’re pretty fortunate because this state is huge: over 2.5 million km² (that’s more than four times the size of France or 1.5 times Quebec). What’s more, stretching over 20 degrees of latitude between the Antarctic Ocean and the Timor Sea, you’ll find climates ranging from Mediterranean to arid to tropical. That’s actually why we decided to head as far north as possible. Sick of the endless rainy winter in Perth, bring on the heat of the Kimberley... way up Nooorth!

Friday. At the airport, the main terminal was closed (not enough flights), so we ended up in the annex (where flights to the various mines usually depart from). There was no crowd at the gate, and in this huge, single departure lounge, empty seats were plentiful. Only three flights were listed on the screens for the rest of the morning: the first to Coondewanna (?), the second to Darwin, and ours to Kununurra (code KNX).

A cool breeze swept through the half-open corridors along the runways. At the top of the walkway leading to the Fokker 100 (the Airbuses and Boeings are now parked!), a flight attendant greeted us with a basket full of sanitary masks. We were actually the only masked passengers (the staff weren’t wearing them either). With zero Covid-19 cases in WA at the time, the only rule was to maintain social distancing—something pretty hard to do on a full plane!

It was also my first time wearing a mask—it felt weird, pretty uncomfortable, and after a while, painful behind the ears. I really feel for those who have to wear one all day, every day. The flight lasted three long hours, but luckily, I had a good book. From the window, I watched an endless expanse of salt lakes in all shapes and sizes—round, elongated, gray, white, sometimes blue and green—and an infinity of winding, capricious meanders, along with long straight lines that led nowhere. The last half-hour got more interesting as rocky, swollen formations and long, sloping plateaus appeared. Against the vast ochre landscape, green patches became more frequent.







Just before landing, rows of green fields briefly appeared, along with an surprisingly wide river—but we were already rolling down the tarmac. A few hangars, a myriad of small, stationary planes, and a tiny terminal topped with a sign: “Welcome to Kununurra.”







We wanted heat, and here it was—34°C the moment we stepped off the plane! We felt alive again and totally ridiculous in our jeans and sweaters. We quickly grabbed our suitcase and picked up the 4x4 we’d rented—more out of necessity, since only that type of vehicle can access the national parks we planned to visit.

Just four kilometers separated us from Kununurra, a town of 5,000 people founded in 1961 during the construction of the Lake Argyle Dam and the development of the Ord River Irrigation Area Scheme (more on that later). On the horizon, mountain ranges (a bit of an exaggeration, since we know Mt. Meharry, WA’s highest ‘mountain,’ doesn’t even reach 1,250 meters!) and closer to the road, a few irrigation canals cutting through stretches of bush, then a huge park overlooking a small lake lined with reeds.

A row of baobabs (yes, there are baobabs in Australia too!), a series of motels with immaculate lawns, a gas station, and there’s the main street leading to the town center—that is, the parking lots of the two supermarkets, the bottleshop, the pub, the Town Hall, the municipal pool, and the Tourist Office (already closed!), and at the next roundabout, another park, the Presbyterian church, and a few other shops. In short, two or three green blocks that you can explore in no time.

One road leads to the small industrial area and one of the town’s three or four campgrounds, while another heads toward the residential neighborhoods, which look just like the typical suburbs you find in any Australian city—except with tropical vegetation. We stocked up at Coles, an identical copy of the one near our place, and—surprise—the prices were practically the same.

We checked into one of the motels. The receptionist listed the town’s three or four restaurants, insisting that it’s always better to book a table. She recommended the Pump House, a bit outside town on the lake’s edge. “Best spot to watch the sunset, but hurry up.” she told us. It was only 5:00 PM!

When we got there half an hour later, the place was packed, and the sun had already disappeared behind a row of trees! Sure enough, we’d see a few days later that the sunset can be a stunning spectacle—if you wait a bit for the sky (especially if it’s cloudy) to blaze and reflect in the lake’s calm waters. A little disappointed, we headed back into town, where we easily found the other lively spot in town: the pub (nothing like an old English pub). Above the long L-shaped bar, several giant screens (thankfully muted) were broadcasting live footy, rugby league, etc. In one corner, players circled the pool table, while in another, customers were digging into plates of the day’s special. Instead of rooms, there were various patios where groups of friends and coworkers (easily recognizable by the fluoro vests they were still wearing) were gathered. We found a table under a mango tree—unfortunately, a little too close to the guitarist strumming his entire Country Music repertoire, complete with Keith Urban-style tremolos. Guaranteed culture shock!

Since it’s the custom here, we called the Country Club to book a table before the kitchen closed! The CC is the town’s—and even the region’s—fancy spot. Dark decor, modern furniture, dim lighting, and the air conditioning blasting. The twenty or so customers had taken refuge on the vast terrace, lit by torches. The view of the tall eucalyptus trees, illuminated by spotlights shifting from red to blue, was breathtaking.

The menu was minimal, but the grilled salmon was excellent, and the Pavlova (the meringue dessert Kiwis and Aussies have been arguing over since 1906) with melon and watermelon was absolutely divine.

It wasn’t even 9:00 PM, and we were already in bed. Had we already adopted the Top West End’s chicken schedule?!

To be continued... Journal dedicated to Attila
Pérégrinations, promenades, errances asiatiques English translation pending
by Capitaine34 · 2020-08-30 · 5 replies
Bonjour, j'ai hésité à poster ces carnets de voyage. Le but étant de partager avec amis et famille, faire rêver , interpeller et surtout partager. Je pars régulièrement avec mon meilleur ami à la découverte d'autres paysages , d'autres cultures. Aucune prétention dans ces petits textes.

J'ai du rater qq billets mais l'essentiel est bien là A bisousssssss

Salut tous, Pré billet .... On est sur les starting-blocks 🙂.Départ le 13 ( putain le 13 comme par hasard le jour où les avions tombent le plus ) Nice - Frankfurt - Singapour - Danang ... 3 chances de s’écraser 😞 Cette année j’ai décidé qu’en plus de la télékinésie pour maintenir l’avion en l’air, j’allais battre des bras très vite et très fort pour aider le maintien en l’air tout le temps du trajet. Chuis épuisé d’avance. À bisoussss

Salut tous, On suppose que nous arrivions sains et saufs à destination.... on verra pour le retour .... qui qui se dévoue pour faire une compilation des textes et tofs de notre escapade sur FB ? En fait la seule manipulation que je sache faire est de coller le texte et le reproduire via mail mais dans ce cas il n’y a pas de photos n vice et versa . Bon ok chuis pas doué ou alors ce sont ces salauds de pirates , je suis et reste innocent 😇 À bisoussss

Modifier Salut tous, Avec cette nouvelle technique qui consiste à battre les bras alliée à mes performances télékinésiques, j’ai sauvé le premier vol : avion , équipage et passagers jusqu’à Frankfurt. Je reprends des forces pour Singapour. Il est remarquable que toutes ces années à brasser de l’air et faire du vent portent enfin leurs fruits pour le bien commun. L’année dernière il y avait une espèce d’errance mystique et de quête initiatique qui se matérialisait par le fait que tous les jours j’abandonnais un t-shirt sur place comme autant de mauvais souvenirs. Je voulais réitérer cette année, j’ai encore nombre de vêtements et de pensées parasites, inutiles . Mais je souhaitais me renouveler et surtout garder mes t-shirts manches longues pour me protéger du bobo soleil. L’idée m’est venue lorsque nous nous sommes pesés Olivier et moi . Je vais larguer mes kilos et mon poids superflu! Oliv étant d’un naturel coquet, assez féminin n’avouera jamais combien il pèse et comme je suis respectueux de ses secrets de beauté : je ne dirai rien ! Moi la balance m’a affublé de 107 kg ( soit 30 de plus qu’Oliv ... Oupsss salauds de pirates!) . C’est le challenge de cette année.... Bon allez Singapour.... À bisoussss si on arrive à la deuxième étape, surtout ne pas dormir! Veiller sur mon petit monde

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Salut tous, Un dernier flip avant d’être enfin au Vietnam. Le contrôle douanier. Il faut savoir qu’Olivier Gédon vient de découvrir qu’il ne fixe pas les protéines, rien de grave en soi, mais son toubib lui a prescrit des compléments alimentaires. Je me trimballe dans mon sac à dos 3 boites d’un kilo de poudre blanche .... Je me fais un film , avec comme scénario un pot pourri de “Voyage au bout de l’enfer Et Midnight express” . J’en tiens le rôle principal évidemment. Tous les bagages des voyageurs nous précédant sont vérifiés et passent dans le tunnel radio qui va bien . Aucun doute! Au mieux je suis torturé quelques heures avant d’être relâché, avec des excuses certes, mais la tronche en biais. oliv est devant avec son baluchon et moi je suis Sherpa derrière à pousser nos malles cabine sur un trolley. Embouteillages! La douanière lui fait signe de passer, il ne comprend pas et pose quand même son sac sur le tapis roulant, elle a un petit geste d’impatience. Ho Oliv , la meuf elle te fait signe de passer! Du coup moi aussi ! Et là : bonheur! Je défile sous les ovations de tous mes mois intérieurs ( nous sommes très nombreux dans ma tête ) qui m’applaudissent et me lancent des paillettes. Mon film vient de remporter le Golden Globe, l’Oscar et le César. Quel soulagement. Notre chauffeur nous attend avec la pancarte qui va bien, on lui explique qu’il nous faut un peu de Dôngs et changer de l’argent. Je me retrouve instantanément millionnaire. Tout va bien . J’ai survécu aux différents crashs, à la prison et l’opprobre de tous les miens, il fait doux, je suis riche. Nous sommes attendus par les fillettes de la pension de famille que nous avions quitté l’année précédente précipitamment et dans la douleur ( la maman d’Oliv étant très fatiguée) . C’est marrant ces rencontres. On avait alors fort sympathisé avec nos hôtes, et cette année nous avons apporté deux peluches pour les filles.... Retrouvailles magiques. Nous décidons d’aller promener et boire un godet dans la vieille ville, en plus un peu de marche après ces dizaines d’heures engoncés dans ces boîtes de mort n’est pas fait pour me déplaire. On choisit un troquet pas trop touristique près de la rivière , une Delarue, une Saigon et quelques grignotes plus tard , nous commençons enfin à réaliser que ayé we did it! La serveuse est enjouée, à chaque commande on dirait qu’elle saute de joie, vraiment l’impression de lui faire plaisir. Marrant. Il est 23 h , temps de rentrer. Peu de monde dans les rues, je me demande si le couvre feu est toujours en vigueur . On se fait harponner par la faune interlope qui nous propose des “happy ending” , promesses de toutes les voluptés de l’Asie. Je dois être béat , les types m’interpellent : “Happy Bouddha” , hè ouaissss c’est moi . Insomnie. Tout est normal, tout va bien . A bisousssss

Salut tous, Il est 9h , généralement nous nous retrouvons pour un petit déjeuner commun et une planification de notre néant du jour. Olivier Gédon doit encore dormir et je vais le laisser récupérer. Je vois bien qu’il fatigue, un peu de dodos supplémentaire lui sera bénéfique. Généralement c’est lui qui toque à ma porte, le temps que je oigne mon corps d’athlète d’essences rares, il file dans la cuisine et prépare le petit dej sous la surveillance « d’eau tiède » . Il essaie de s’initier aux subtilités de la cuisine asiate. Régulièrement nous nous régalons d’un panndmy ( pain de mie : héritage phonétique et culinaire de la colonisation française). Il s’agit d’un sandwich constitué d’une baguette croustillante à souhait fourrée avec des légumes crus et d’un œuf frit , sauce aigre douce et mayo locale. Délicieux. Thé, café, fruits frais .... c’est parti pour la journée. On descend la rue sur une cinquantaine de mètres et on récupère notre scooter. C’est le notre à nous perso! Il nous est réservé car on a fait le plein d’essence le premier jour, sinon généralement après chaque location ils siphonnent le réservoir et le prochain fait le plein pour la journée etc ... Pas de petites éconocrocs. Ce matin surprise: Jane me dit qu’elle ne nous fera pas le petit déjeuner car elle nous invite à déjeuner à 11 h et elle n’à pas le temps. Jane c’est notre hôtesse : elle est jolie comme un cœur, un charme ravageur, gracile, aérienne , toujours souriante et elle se met en quatre pour nous rendre service, nous informer, nous faire sentir que nous sommes accueillis non comme des clients mêmes privilegiés mais comme des amis. Je pense que c’est surtout une apparence , c’est une femme d’affaire redoutable, qui tient sa maisonnée d’une poigne de fer, son business marche à la baguette. Elle est partout, je ne l’ai jamais vue se reposer, toujours sur la brèche. Elle coud, elle ravaude, elle va nous chercher des échantillons de cuir ( j’ai commandé une trousse de toilette de voyage, l’autre jaloux veut la même dans une autre couleur), réserve les taxis, les bus, nous a pris nos cartes SIM (les a confié à son mari qui a oublié de nous les donner). Elle s’occupe en plus de ses trois enfants : Mika, Maya et eau tiède (son mari et troisième enfant) . Lui est souriant, ne parle pas anglais, et disponible et dit oui à tout sans rien comprendre . Brave, agréable, quasi décoratif. Bon j’entame ma mangue, je vais m.en mettre plein les doigts . À bisousssss

Salut tous, J’ai encore failli demander aux salauds de pirates de produire un nouveau billet, piqué parmi ceux qui datent de lonnnng, et puis je me suis dit que peut-être vous finiriez par vous en rendre compte . J’adore ce pays, vraiment , j’adore tout: la culture, les gens, la bouffe, le dépaysement, le temps, la chaleur, la sonorité chantante et nasillarde de la langue et même le fait d’être touriste. Potentiellement me faire arnaquer fait parti du jeu. Il faut prendre l’habitude de négocier le bout de gras tout le temps et accepter de « perdre » quelques centimes par rapport à ce que paierait un autochtone. Mais certains parmi les meilleurs d’entres nous , ne supportent pas de surpayer. Oliv a calculé qu’entre les T-shirts achetés en boutique , les mangues prises à la sauvette dans la rue auprès d’une marchande ambulante et les prix du marché local hors zone colifichets pour gogos.... Et bien depuis le début de notre séjour il (on) s’était avoir de l’équivalent de 3.80€. Moche! Bouhhhhh l’est tout énervé mon poto. Du coup il refuse toute négociation.... j’ai suggéré de louer deux vélos ( ben oui deux, il refuse de pédaler avec moi derrière sur le porte bagage) pour changer. Devant l’énormité de la somme : 60.000 dôngs les deux vélos , soit plus de la moitié du prix journalier de notre scooter, il fait la moue. On s’en va et la nana nous hèle : 50.000 ! Du coup c’est un non définitif.... 2€ de chiffre d’affaire raté pour elle. Bien fait 🙂 Je connais maintenant Hoi An comme ma poche, de la grande artère, à la petite ruelle, en passant par la moindre impasse, le plus petit cul de sac . Je peux sans problème faire taxi, guide, office du tourisme, critique gastronomique , bottin mondain, page jaune .... Et je connais le nom de tous les habitants, ça c’est facile, ils s’appellent tous Nguyen ( message perso : Maï-Lan je t’embrasse). Bref j’ai hâte de bouger de coin et faire de nouvelles découvertes . On s’en occupe ce soir lorsque nous aurons fini notre rien du jour. Pour le moment je vous écris de la plage , où je déguste une soupe aux crevettes en guise de petit déjeuner. Oliv s’est baigné mais moi je suis moins courageux, je trouve que l’eau s’est vachement refroidie depuis mon dernier plouf, elle doit titrer dans les 20 degrés . Pas pour moi . À bisousssss

Salut tous, Je sais que mes nuits vous passionnent : presque 7h de dodo d’affilées ! Un exploit. Il y a un paradoxe au Vietnam, une dimension culturelle qui touche au sacré et que je n’arrive pas à appréhender... Grrrrrr. C’est un pays communiste, mais l’éducation est payante, il n’y a pas de retraite et surtout je ne veux pas connaître la qualité des services de santé . Culturellement les vieux sont pris en charge par les enfants. Il y a des temples, des autels, des exvotos partout. Pour le têt, chaque maison est nettoyée, repeinte parfois, embellie avec des fleurs, des arbres, afin que les Dieux soient attirés et viennent prendre l’endroit sous leur protection pour la nouvelle année lunaire. Beaucoup de ferveur religieuse. Je pense que c’est bien plus profond que chez nous Noël et nouvel an réunis : symbiose de païen et de religieux, finalement une teuf où on bouffe trop, boit trop, se sent seul s’il n’y a pas d’enfant. Ici je pense que les 10 jours que durent les festivités sont différents. Au Vietnam il y a une effervescence, une énergie journalière qui se ressent, surtout lorsque l’on est promeneur contemplatif, les gens bossent, font des affaires, sont à l’affût de la moindre opportunité. Le PIB est l’un des plus important d’Asie . Si je prends comme exemple notre hôtesse : non seulement elle s’occupe de son home stay mais , également propose de faire des vêtements sur mesure, prend les dimensions , réalise les patrons sur simples photos ; mais également coud , ravaude, te fait choisir les tissus, négocie les prix.... Tout pareil avec le cuir, l’année dernière à la nuit noire, elle nous a amené dans un dépôt , ouvert spécialement pour notre visite, , qui tenait plus d’un garage et l’arrière cour coupe gorge , que d’une boutique chic où s’amoncellent des dizaines et des dizaines de peaux de toutes qualités et couleurs possibles. Pour finalement nous faire des sacs de voyages’ ceintures et chaussures suivant nos desiderata et à un prix dérisoire. Pour le lendemain!!!!!! Cette année nous avons commandé des trousses de toilettes.... Et tout pareil. Le scooter que nous prenons tous les jours, c’est dans sa famille au bout de la rue, mais le magasin vend également des chaussures de sport et des vêtements. Si nous cherchons un produit spécifique, on demande et il y a toujours une solution. Tous travaillent , sont besogneux, avides de gagner. Si tu n’avances pas .... je ne pense pas qu’il y ait des services sociaux aussi développés qu’en France. Hoi An et surtout la vielle ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale, vit du tourisme. En cette période il y a affluence du monde entier . Et c’est là où se place ce paradoxe, je n’arrive pas à comprendre, les très très nombreuses boutiques au mieux fonctionnent au ralenti ou bien sont carrément fermées. Nos hôtes qui sont toujours sur la brèche , disparaissent pour la journée. L’autre matin Olivier Gédon accueille des nouveaux arrivant et téléphone afin de savoir dans quelle chambre les placer. Conciergerie une nouvelle vocation ? On pourrait se barrer sans payer.... va nous retrouver!

Aujourd’hui Disney land .... ou pas . Je vous raconterai. À bisousssss

Salut tous, Deux scooters, un pour chacun ! D’habitude nous louons un seul scooter , Olivier Gédon conduit à la vietnamienne, en klaxonnant tout en regardant où aller sur son smartphone, alors que moi je hurle de terreur derrière lui. En fait on se fait des blagues et on teste l’humour de l’autre..... Je regarde un pendentif féminin, il me jette un regard courroucé voire de pitié, puis se rend compte que ma démarche était sciemment faite pour l’énerver lorsque je lui dis : « bah quoi c’est la St Valentin dans pas long ». On revient de la plage et il déboite pour doubler un bus. Il n’y a ni la place, ni le temps, ni la puissance. Je vocifère « Nannnnn là ça va pas le faire », il se marre. En nous baladant en ville nous remarquons une affiche publicitaire proposant un « daily trip to Ban Ha » .... in peto et en moi même je me mets à chanter un refrain de Lio « Banana split, banana split, c’est un amour de dessert. Hum banana..... et laloulala ». Les pirates espèrent vous avoir mis cet air pourri dans la tête . De rien! Il se trouve que cette affiche montre le Golden Bridge. C’est un ouvrage qui m’a frappé lorsque je regardais différents blogs consacrés au Vietnam. Un pont dont les arches sont de gigantesques mains ouvertes et qui soutiennent une passerelle surplombant la forêt primaire. De toute beauté ! Oliv est d’accord on ne peut pas rater un tel spectacle. Renseignements pris c’est à environ 60 kilomètres de Hoi An , à 1500 mètres d’altitude. Les deux pépés titines se préparent donc pour l’ascension. Je fais remarquer à Oliv que c’est haut et que peut-être nous risquons d’avoir froid. Petite laine dans le baluchon.( en fait j’ai cru crever de chaud ). Lui me dit que sur un seul scoot, grimper à l’intérieur des terres , vu notre poids (surtout le mien quoique je sois en phase de maigritude totale ) , l’engin va rendre l’âme. Deux scooters! Il faut que je m’habitue, que je me concentre. D’abord c’est très léger , je promène usuellement les 300 kilos de ma Harley. Mais c’est marrant ils sont débridés. Nous atteignons plus de 100km/h avec des 50 cc. Yessss. Les règles de circulation sont simples : vert, je passe. Orange, je passe. Rouge, je passe et je klaxonne. Celui qui freine ou qui hésite est un lâche. Nous arrivons en fait dans un complexe du genre sous Disney Land asiate. Impossible de promener que sur le pont, on est obligé de prendre toutes options. Deux téléphériques plus tard nous survolons la canopée d’une forêt primaire à plus de 130 mètre au plus haut, entre deux cimes. C’est magnifique, c’est vert, c’est terrorisant pour un fils du béton comme moi. Je n’arrive même pas à m’imaginer promener dans cet enfer vert, encore moins y survivre. Ben ouiii lorsque je suis en l’air je ne peux pas m’empêcher de penser que je vais finir par m’écraser . Après 20 minutes d’ascension on arrive dans un sous Disney, un sous sous sous Las Vegas. Des châteaux en carton pâte sensés être les répliques conformes de certains existant en Europe. Toute vague similitude avec des bâtisses situées sur le vieux continent ne pourrait être que fortuite. Une maison de vigneron , une d’un tonnelier , ne vendent que t-shirt et ours en peluche, une espèce de foire foraine propose des manèges. Le clou c’est un pseudo musée genre Madame Tussaud ou Grévin . Nous sommes obligés de lire les pancartes pour savoir que l’effigie représente Michael Jackson ou Marylin.... Mais bon , il y a foule. Et puis ce pont , franchement c’est ce qui attire les touristes comme nous. Je ne suis pas du tout déçu, je m’attendais à autre chose mais je suis ravi de ce que j’ai pu découvrir et arpenter. Retour rapide. On fait la course! Olivier est persuadé qu’il a gagné. Je suis généreux, c’est mon joyeux Nani . Soirée avec nos hôtes que nous invitons dans un super restaurant, ils me font la surprise d’apporter un gâteau, les petites jouent à me faire des couettes. Demain bateau, plongée et découverte d’une des 10 plus belles îles du Vietnam . À bisousssss

Salut tous, Ne vous laissez pas manipuler! Les salauds de pirates essaient de vous mettre des airs dans la tête depuis quelques temps. Hier c’était ça :
https://youtu.be/juqTxbUiYnQ

Aujourd’hui bien que de plus haute tenue, cela n’en reste pas moins une perversion de l’esprit . Reprenez avec moi : Cham, Cham, Cham......

L’île de Cham est donnée pour faire parti des 10 plus belles îles du Vietnam, réserve naturelle et paradis pour le snorkelling et/ou la plongée . Jane nous propose d’y aller en speed boat et si l’on veut on peut même y séjourner deux nuits . Olivier Gédon est né sur une île (Guadeloupe); j’ai eu la chance grâce à mon occupation de skipper de débarquer dans nombre d’entres elles et même d’y habiter plusieurs mois d’affilée comme en Martinique . Je connais, on connaît. On en a vite fait le tour et on s’y fait yech très très rapidement même sur une grande île . Alors une petite.... on se méfie.... Et heureusement. Ce sera un : « thời gian lưu trú tối đa » comme on dit chez nous . Par contre on nous vante également la richesse des fonds marins, que ce soit pour les bestioles qui viennent faire copain/ copine avec les plongeurs ou pour la beauté de la flore sous marine. Je sais maintenant pourquoi je suis voileux avant tout. Éloge de la lenteur, j’accompagne et je déroule les vagues. Le speed boat lui coupe à travers, à pleine vitesse , s’envole au dessus des crêtes et s’écrase à l’atterrissage . À chaque fois, j’ai l’impression que mes vertèbres se tassent et de perdre plusieurs centimètres en hauteur de taille. Mal de crâne rapidement et l’impression de multiples cou du lapin. En fait ne sachant pas à quoi m’attendre je m’étais positionné derrière le chauffeur ( il mérite pas l’appellation skipper) afin d’observer comment il jouait avec les manettes de gaz. Je connais la théorie, je voulais voir en pratique. En fait lorsque le bateau décolle, on doit couper les gaz sinon on flingue les moteurs qui s’emballent , et on remet pleine balle dès que la coque retrouve l’eau . Heuuuu là nannnnn , c’est comme en scooter celui qui freine est un lâche. Au retour nous squatterons la banquette arrière. L’arrivée est très jolie, plein de petits bateaux de pêche, bariolés, en bois, qui dansent au gré des vaguelettes . Un petit village de maisonnettes de couleurs vives. On dirait Marie Galante me souffle Oliv. On suit notre guide, petit bonhomme boitillant, un béret basque vissé sur la tête, qui nous explique que l’on va d’abord visiter le musée. (Yesssss j’adore, à priori. À la vue d’une dizaine de bocaux de formole contenant entres autres spécimens un mérou, un bébé requin et une murène.... bof ! 3 ou 4 tortues ratées par le taxidermiste, je déchante.) Puis la ville (bof) , enfin reprendre le bateau pour débarquer les non plongeurs sur la plage, snorkelling pour les autres, grignote et enfin retour au bercail. Du moins en comparant notre compréhension de son sabir Anglo-viet c’est ce que nous en déduisons . L’eau est délicieuse, nous sommes une quinzaine à patauger. Il n’y a absolument rien à voir ! Que dalle, nib de nib, wallou , zéro, le néant . Fond gris , pas d’herbier, ni de posidonie , quelques très rares poissons. J’ai eu la chance de plonger dans d’autres endroits tout aussi beaux, aussi sauvages mais avec des visions animales et végétales tellement plus belles, vrais poissons, vraies tortues, vrais requ... nannn c’était des dauphins ! Je garde de cette visite effectivement une très belle plage, vous avez pu voir les photos, mais surtout l’image de ce vieillard, ayant objectivement fait l’effort de mettre de très beaux atours, en train de prier devant un autel dressé à l’entrée du salon de coiffure de ses filles, du moins je le suppose. C’était beau, puissant, une passerelle vers le sacré. Un émerveillement du profane et athée que je suis. Retour tôt , sieste. J’ai mal au cou et je demande à Oliv s’il serait partant pour un massage? Mais comment donc ! Justement il a repéré un nouveau salon, nous y allons. Les prix sont outrageusement gonflés. Je propose que nous retournions au précédent qui m’avait bien plu. Oui mais comme c’est le têt, il y a un afflux de touristes, donc de travail alors les prix marqués sont augmentés. Cette fois-ci c’est moi qui met un veto pour le principe ! Finalement à force de tourner, virer et négocier, notre choix s’arrête devant une devanture pas loin de la maison . Oliv demande un truc dur ( hardcore , avec des ustensiles et tout .... nannnnn je déconne!) et moi comme je suis scoufiniette , du soft. Sa meuf est debout sur lui et lui pétrit le dos en lui marchant dessus. Je me marre à chaque fois qu’il grogne . Moi je m’installe confortablement pour qu’elle s’occupe doucement, gentiment, avec toute la bienveillance possible de ma nuque endolorie. Grignote . Une aspirine et au lit . Demain Marble Mountain , ou pas . À bisousssss

Xin chào, hôm nay chúng tôi đã đi dạo quanh Ngũ Hành Sơn. Như thường lệ, chúng tôi lấy xe tay ga của chúng tôi. Điều này không rõ ràng vào ngày sau năm mới vì phần lớn các cửa hàng đều đóng cửa, kể cả ở các khu vực du lịch. Chúng tôi chọn tùy chọn thang máy để lên đỉnh núi này. Trong thực tế, nó là một bugger Chúng tôi đến một nền tảng đầu tiên. Từ đó bạn phải lê bước trên hàng trăm bước không bằng phẳng và trơn trượt. Tôi nhẹ nhàng nhổ phổi, tôi đổ mồ hôi và nghẹt thở, trong khi Olivier Gedon, với một ân sủng trên không đáng ngạc nhiên, vui vẻ làm cho đứa trẻ trên sườn dốc. Tôi suy luận rằng trong số 3 kg mà tôi có vượt quá tôi vẫn còn 25 để mất. Và chúng tôi bị lạc. Trong một cái hang. Tôi đến trong đau đớn, trong khi tôi đã thực hiện một số điểm dừng bởi một số đội tàu, chỉ để cung cấp cho mình một năng lực và để làm kéké. Chúng tôi trượt vào một cái vỏ dẫn đến một bàn thờ cầu nguyện, từ đó tôi lẻn vào, treo trên móng vuốt và móng tay bắt chước để giữ tôi lại và không đổ lại và cuối cùng kết thúc thành một vòng tròn nơi chúng ta nhìn thấy bầu trời khoảng 20 mét phía trên chúng ta. Có một lối đi nhỏ hẹp-rikiki-mời gọi leo lên cao hơn, cao hơn. Không phải đối với tôi, tôi thích sự vinh quang và sự xui xẻo khi chết vì virus Trung Quốc hơn là ngất xỉu trong một hang động ảm đạm và được cứu thương (vâng tôi biết điều đó không tồn tại) bởi các dịch vụ cứu hộ và thậm chí không có phẩm giá cao quý của cơ thể tôi được kéo dài (nếu nó tồn tại) bởi các nhân viên cứu hỏa màu vàng đang làm nhiệm vụ. Oliv tiếp tục đi lên, tôi nói với cô ấy rất hẹp và dốc đến nỗi tôi thậm chí không gặp ác mộng. Có anh đi. Tôi đợi lonnnnggg và anh ấy không quay lại nữa. Rõ ràng điện thoại không vượt qua. Khi tôi hỏi anh ấy có chết không, không có câu trả lời. Tôi trở lại con đường được đánh dấu. Trên thực tế, toàn bộ ngọn núi được điểm xuyết bằng những hang động, thác nước, những ngôi đền xa hoa, ít nhiều, cho phép nhìn ra khung cảnh xung quanh. Những ngôi làng nhỏ, shantytowns với mái tôn và khách sạn sang trọng đang được xây dựng bên bờ biển. Thành thật mà nói tôi yêu nó và nếu sự biến dạng về thể chất của tôi làm tôi thương hại, tôi sẽ ở lại thêm vài giờ để chọc ngoáy và tìm hiểu. Cuối cùng chúng tôi gặp nhau ở lối ra. Olivier đã kiểm tra độ rắn chắc của tảng đá bằng đầu, ngọn núi đã thắng ..... Cuối cùng, bãi biển, yum, một giấc ngủ ngắn và nhảy rất lớn ???? Thực tế chúng tôi không biết ngoại trừ ngày mai chúng tôi sẽ chuyển đến Huế ..

Je m’efforce de faire beaucoup d’efforts d’intégration, mais pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la syntaxe, ci-après la traduction :

Salut tous, Aujourd’hui nous sommes allés promener du côté de Marble Mountain . Comme d’habitude nous avons pris notre scooter. ce qui n’est pas évident un lendemain du jour de l’an car la majorité des commerces sont fermés, y compris dans les zones touristiques! En nous baladant nous avons remarqué qu’énormément d’autochtones brulent les décorations mises en place. J’interroge Jane sur la signification mystique du geste. Deux fois par mois, les gens rendent grâce à la mémoire des ancêtres, espérant ainsi que ceux-ci intercèdent pour les vivants auprès des Dieux. C’était la minute culturelle. Nous prenons l’option ascenseur afin de nous rendre au sommet de la dite montagne. Enfait c’est un attrape couillon. On arrive à une première plateforme. Delà il faut crapahuter sur des centaines de marches inégales et glissantes. Je crachote gentiment mes poumons, je sue sous l’effort et la chaleur de bête, je suffoque . Olivier Gedon , avec une surprenante grace aérienne s’amuse à faire le cabris sur les pentes escarpées. J’en déduis habilement que sur les 3 kilos que j’ai en trop j’en ai encore 25 de plus à perdre. Et on s’est perdu . Dans une grotte. J’arrive en agonisant, alors que j’ai fait plusieurs arrêts ponctués de plusieurs rasades de flotte, histoire de se donner une contenance et faire le kéké en espérant donner le change, dans le genre j’ai trop trop soif . Je tente de reprendre un souffle qui me fait défaut . On se glisse dans un boyaux qui débouche sur un autel de prière, de là je me faufile en m’accrochant avec les griffes des pieds et les ongles des mimines pour me retenir et ne pas verser en arrière. Aboutir, comme récompense, dans un demi cercle d’où l’on voit le ciel à environ 20 mètres au-dessus de nous. Il y a un minuscule-étroit-rikiki-petit passage qui invite à escalader plus loin , plus haut . Pas pour moi , je préfère la gloire et la malchance de mourir du virus chinois que défaillir dans une grotte lugubre et être ambulancé ( oui je sais ça n’existe pas ) par des services de secours et ne même pas avoir la noble dignité d’avoir mon corps brancardé (si ça existe) par les jaunes pompiers de service. Oliv lui continue l’ascension, je lui dis que c’est tellement étroit et abrupte que je même pas en cauchemar je pourrais passer. Il y va. J’attends lonnnnggg et il ne revient plus. Évidemment le téléphone ne passe pas . Lorsque je lui demande s.il est mouru, aucune réponse. Je regagne le chemin balisé. En fait toute la montagne est parsemée de grottes, cascades , de temples plus ou moins somptueux, de belvédères qui permettent une vue sur les alentours. Petits villages , bidonvilles aux toits de tôle et hôtels de luxe en construction en bord de mer . Franchement j’adore et si ma méforme physique avait eu pitié de moi je serais bien resté quelques heures de plus à fouiner et découvrir. Finalement on se retrouve à la sortie . Olivier a testé la solidité de la roche avec sa tête, la montagne à gagné..... Finalement plage , miam , une très grosse sieste et hop ???? En fait on sait pas sauf que demain nous bougeons sur Hué.. À bisousssss

Bon je fais un dernier essai !!! Salut tous, Suite à notre rencontre avec les deux djeuns médecins tourdumondistes , ils nous ont conseillé et convaincu d’essayer cette application qui a priori (cela demandera confirmation à l’usage) cumule les avantages du texte, des tofs ET surtout une géolocalisation précise . J’avoue que je galère un peu pour accéder et comprendre les différents menus ..... Aujourd’hui: rien! Mais un rien rempli de plein de petits détails qui font la saveur du voyage. J’ai trouvé MON troquet! Olivier me demande si je me souviens des massages faits par les aveugles dont il a profités, et moi subis, lorsque nous étions au Cambodge. J’étais tombé, où plutôt un ancien gladiateur se vengeait de sa cécité, en m’arrachant la peau, m’éclatant les os et me démembrant les articulations alors que lui se faisait papouiller par une jolie meufette. Bref il avait apprécié et moi moins . Il s’est mis dans l’idée de recommencer l’expérience ici. Lorsque nous déambulons, il s’arrête, regarde les devantures, compare les prix et opère choix et qualifications . Je lui suggère de demander à Jane, notre hôtesse ( il faut que je vous parle de notre maman poule, besogneuse et toujours souriante, ravissante et charmante ) si parmi ses amis ou connaissances elle ne connaîtrait pas une personne digne de confiance. Et bé oui justement ! Sauf que c’est entre deux et trois fois plus onéreux que la moyenne des prix lissés par Oliv. Nous allons donc à l’endroit repéré et choisi par mon ami. Moi je me méfie, ouaissss et lui aussi car il me confie tout le fric qu’il a sur lui. Et puis j’ai peur d’un traquenard monté par des demoiselles peu vertueuses et qui en voudraient à mon intégrité physique. Je ne suis pas un garçon facile, ni volage (quoiqueuuuue) et surtout pas « in the mood for love » en ce moment. Je m’installe donc dans un troquet, admirablement situé à l’intersection de deux artères. Et je me pose en observant la vie des gens. C’est incroyable comme l’endroit grouille d’activités . En face il y a une clinique dentaire peu engageante, d’autres bars et restaurants de rue, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, des habitations ouvertes laissant voir l’intérieur et l’autel des ancêtres où brûle l’encens . Je vois passer des scooters évidemment, mais avec trois ou quatre passagers, des mamans avec leur très jeunes rejetons soit assis sur leur genoux pendant qu’elle conduisent, soit debout devant elles accrochés au guidon pour ne pas tomber, sans casque ni aucune protection . Le conducteur qui m’a le plus estomaqué tenait carrément son bébé dans un bras et accélérait et freinait de l’autre. Hallucinant! Concert de klaxonnes. Mais aussi des charrettes à bras tirés ou poussés par de vielles personnes et charriant des emballages plastiques, des cartons, également des cantines de rue fumantes et faisant saliver par la bonne odeur répandue. Certains ont bricolé une remorque avec un plateau et des roues de vélo et pour faire le lien attelage-scooter c’est simple il s’assoient sur la barre transversale qui relie les deux bras. Un camion de livraison ne trouve pas où se garer? Pas de problème : il s’arrête au milieu du carrefour pour décharger sa marchandise en laissant de droite et de gauche, d’avant et derrière suffisamment de place pour que les autres usagers puissent passer et le contourner pendant qu’il décharge. Un anglais arrive, se gare, embrasse la serveuse et on se met à papoter. C’est le propriétaire. Il est marié à la cuisinière et vit ici depuis 7 ans. Il est heureux, le dit et ça se voit. Oliv arrive. Il a l’air détendu . Il me rassure, j’en avais besoin, absolument aucun geste équivoque de la part de la masseuse, qui a descendu et remonté sa colonne vertébrale accroupie sur lui et avec les genoux le disloquant . Demain j’essaie ! En passant nous visitons une sublime, somptueuse maison magnifique, des meubles tri centenaires sculptés dans des bois précieux (oui je sais des fois je le laisse emporter et j’en fait un peu trop) invités par une femme dont la famille est propriétaire depuis 6 générations et qui essaye de nous vendre des bijoux en argent. J’ai failli me laisser tenter par une bague mais tout d’un coup j’ai eu son mari et sa fille comme des arapèdes pépiants autour de moi, qui me touchent, me parlent tous ensemble bref me gonflent. On ne se met pas d’accord sur le prix . Ouf dehors pour continuer notre maraude. À bisousssss

Salut tous, Deux petits riens, presque anecdotiques pour certains, mais qui pour moi font le sel de notre voyage. Coutumes et traditions. Ma petites copines est aux anges. Radieuse elle étale sur la table nombre de petites enveloppes colorées, chatoyantes, décorées, enluminées. Dans chacune : des sous, un ou plusieurs billets (les pièces n’existent plus au Vietnam) . Pour le nouvel an, les personnes zagées , bons les vieux, offrent des étrennes aux plus jeunes. Le sens de la famille et de l’entraide sont beaucoup plus élevés et importants que chez nous. Il est normal, et la tradition est toujours très fortement ancrée, que plusieurs générations d’une même famille cohabitent dans le même endroit. Chacun prenant soin de l’autre. L’épouse quitte sa famille à son mariage pour s’installer chez son mari et s’occupe non seulement de son ménage; mari et enfants, mais également de ses beaux-parents . Un million d’argent de poche..... À la plage, je suis fasciné par notre parasol. Entièrement confectionné en bambou, tout : le pied, l’armature, les portants, le toit. Ni clous ni visses. Le toit est composé de feuilles, toutes coupées à la même longueur, accolées les unes aux autres et maintenues par un cerclage en bambou, il y en a des dizaines en fonction du diamètre voulu, sur plusieurs étages, jusqu’à ce que la pointe du cône du chapeau soit atteint . C’est un travail qui touche à la perfection. Que j’imagine long, difficile et fastidieux. L’art peut prendre différentes formes. A bisoussss

Salut tous, Ce matin mon Thermo-sensible m’annonce dès le petit déjeuner que non, décidément non, aujourd’hui il ne sort pas: « je préfère rester enfermer dans ma chambre à domestiquer l’air conditionné afin de pouvoir enfin jouir d’une température décente frisant les 30 degrés ». Nous planifions les jours suivants en fonction de la météo. Bahhhh en bateau j’ai l’habitude, je fais suivant les contraintes du temps. Ici aussi. Nous confirmons donc à notre hôtel notre souhait de réserver 2 nuits supplémentaires, car la météo s’améliore sensiblement. L’avantage d’avoir le temps. Je loue un scooter et décide de partir à l’émerveillement de ce parc national, où fut très récemment découverte une des plus grande grotte du monde. Capable de contenir un building haut de 40 étages, elle bénéficie d’un biotope unique de plantes et d’animaux capables de vivre, croître et se développer sans lumière . On peut la visiter. L’entrée est filtrée et soumise à deux conditions : pas plus de 5000 visiteurs par an (c’est trop) et 3000 USD (trois milles dollars) par personne le ticket (c’est pas assez)! J’ai pas cet argent sur moi et Olivier Gédon non plus. Il y a par contre d’autres endroits plus abordables que nous comptons bien visiter, notamment la « Dark cave », qui nous fait vraiment baver d’envie : imaginez: non seulement c’est une grotte immense, mais en plus on peut y nager, faire du kayak, prendre des bains de boue et faire de la tyrolienne. Yessssss! Je lis que la tyrolienne est limitée à un poids maximum de 90 kg....Arghhhh . J’ai beau être en phase de maigritude ascétique extrême, perdre plus de 15 kg en moins de 24h, même en buvant l’eau directement à l’embouchure du Mékong.....Difficile. Et me voilà parti noble aventureux aventurier. Première mission : trouver rapidement de l’essence, je suis passé devant la pompe sans la voir, puis trouver la bonne route . Raté. C’est quand même plus facile en bateau , l’énergie c’est le vent, pour la direction et bé tu calcules le cap et la dérive qui vont bien et zouuuuu. J’avoue je suis paumé, il n’y a pas beaucoup d’habitations, ma jauge flirte très largement avec la partie noire qui se trouve après la zone rouge. Je vois un jeune homme sortir d’un garage, je m’arrête et lui fais comprendre par signes : glou-glou-miam-miam scooter. Il revient avec deux bouteilles en plastique pleines d’essence. Chuis trop fort! Je décide de quitter cette route sans intérêt pour prendre des chemins de traverse, aller vers plus d’authenticité, aller à la rencontre, provoquer le hasard. Un troupeau de chèvres partage un moment la route avec moi, bien en rang sur sa file. Il n’y a pas de berger mais le bouc veille. Dès qu’une coquine a des velléités de sortir du rang, un petit coup de corne sur le côté et hop le troupeau est réformé. Plus loin ce sont des buffles qui traversent nonchalamment en laissant en souvenir des bouses monstrueuses sur lesquelles je n’aimerais pas glisser. Tout est vert. Il y a aussi quelques bovidés qui sont attachés par une longe, elle-même raccordée à un fléau en équilibre sur un balancier lesté à l’autre bout afin qu’ils ne s’éloignent pas trop, ou bien pour définir une zone à brouter, je ne sais. Je m.approche de plus en plus des montagnes que je voyais au loin. En fait ce sont des pitons rocheux, vaguement menaçants . Je m’enfonce dans le Mordor. Des dents de dragon. Entièrement végétalisés, ces pics sont recouverts d’arbres, de roseaux, de palmiers, de verdure. Les troncs et les branches sont vampirisés par des grimpants, genre lierre, qui redescendent en corolles, comme autant de parasols, c’est très très dense, touffu, impénétrable. Je me demande comment les arbres’ et autres plantes, peuvent trouver à s’implanter sur ces rochers. Je grimpe, il fait vraiment froid. Je traverse des nappes de brouillard, mais je suis récompensé par des points de vue féeriques . Magnifique. Les descentes des cols sont plus aléatoires. Notre loueur à l’hotel m’a affirmé que certes il était plus cher, mais que les engins étaient neufs. Pas de freins, j’ai beau écraser les poignées , je ralentis à peine. Heureusement je suis seul, j’aurais mon fragile derrière moi, avec le poids je pense que l’on se serait pris des gadins. Je retrouve ma porcelaine à l’hôtel, grignote , café, sieste..... À bisousssss

Salut tous, J’ai l’air cool, j’ai l’air laxiste ( l’air con aussi ? Toi ta gueule salaud de 🏴‍☠️ c’est pas le moment! ). J’ai râlé fort hier lorsque j’ai rendu le scooter qui m’avait été vendu comme quasi neuf donc plus cher que les autres locations . Pas de frein c’est criminel. Le mec me promet que demain j’en aurais un tout droit sorti d’usine, préparé course mais luxueux quand même. On se prépare : ou qu’il est ? Et la meuf me tend la clé du mien d’hier.... Nannnnn . Le patron au téléphone me propose d’attendre 5 minutes et me ramène un scooter, Oliv le teste : pareil... je pète un plomb et je lui dis qu’il se garde et sa mobylette et les trois autres nuits ( x 2 chambres) . On cherche où dormir .... À bisoussss

Salut tous, On s’est fait courser par notre hôtelier.... Olivier Gédon avait oublié de rendre sa clé. Oupssss skuse mi! Solide petit déjeuner. Je trouve à nous loger pour DEUX gros euros la chambre . Pour cela il aurait fallu que je fus seul 😂, j’ai jugé que le confort était trop spartiate pour le meilleur d’entre nous. C’était quand même cosy. Pour s’isoler on tire un rideau, douche et toilettes communes, pas d’isolation ( il fait froid pour nous mais les moustiques indigènes se portent bien et ils ont faim). Finalement un œil sur booking : juste en face de nous , après un parking terrain vague notre hôtel. Que des critiques élogieuses. Et puis il affiche une très vague ressemblance avec la maison de Gomez et Mortissia Adams. J’y vais je visite et réserve. Franchement plein centre ville, l’autre était à plus 1/2 h de marche forcée ( chuis en vacances, j’aime pas me forcer) , très propre, nickel ! Ça c’est fait en plus bcp moins cher, mais bon au retour de notre virée mes tongs ont disparu cette coutume de se déchausser avant de pénétrer dans une demeure..... Pfff demain je pique une paire de pompes au hasard. Pour le scooter on a fini aussi par y arriver..... Tout va bien . Direction Paradise Cave. En chemin nous découvrons trois ou quatre églises catholiques en l’espace de quelques kilomètres. Étonnant. Le paysage de plaine qui jouxte les pains de sucre sont entièrement cultivés, les très nombreux paysans qui s’affèrent dans les champs font des tâches de couleurs, comme dans un tableau impressionniste. Je ne sais pas pour vous mais moi dans mon imaginaire : pour visiter une grotte ON DESCEND ! Le paradis se gagne .... on commence déjà par marcher lonnng, mais lonnng pour arriver au pied d’un piton rocheux. La grotte est tout en haut de cet appendice, pain de sucre . J’ai du m’arrêter une dizaine de fois avant d’atteindre l’entrée. Je crachouille mes poumons, poisson hors de l’eau, j’essaie de reprendre mon souffle, je sue sang et eau... ce n’est plus de l’escalade, de la varape: je suis en mode survie, les tempes battent, mon chapeau est trempé de sueur. Les jaunes qui croisent mon chemin à contre sens s’amusent à se moquer en haletant exagérément. Vé me venger là également et bloquer leurs réincarnations sur trois générations! Dès demain j’achète des actions chez Monsanto et je nettoie tous ces communistes ricanants à l’agent orange. Depuis ce matin il faut pas me chatouiller et le karma en son intégralité se joue de moi, ça va pas ce bordel! Oliiv lui m’attend patiemment. Je reprends vie sur la plateforme et je lis que la grotte découverte en 2005 fait plus de 31 kilomètres. Je jette un œil dans le gouffre. Oliv m’encourage moyen : les gens qui en sortent on l’air de ne plus en pouvoir. Je renonce! Lui est plus volontaire, plus en forme, plus léger.... il s’enfonce. Je lui demande de prendre des tofs et moi je sirote une bière dans l’espoir de son hypothétique retour. 300x2 marches et environ deux kilomètres de souterrains plus tard, il émerge en m’avouant qu’il s’est demandé s’il reverrait la surface un jour. Par contre il parait que c’est magnifique, je le crois bien volontiers à la découverte des photos prises dans les profondeurs. Nous regagnons notre engin par le même chemin, plus long mais sans aucune marche à travers la forêt primaire. Nous devons être les derniers visiteurs. Nous flânons et prenons le temps d’observer et surtout d’écouter la forêt. Évidemment il y a les pépiements des oiseaux dans les arbres , mais aussi dans les buissons. Un bruit gorge ou de glotte nous interpelle en hauteur. Nous voyons la queue d’un singe qui bat la mesure comme un chat énervé, l’animal restera caché ; et puis un son étrange, jamais entendu auparavant. Olivier plaisante et parle d’une tronçonneuse, moi je pencherai plutôt pour un ampli mal réglé. C’est très puissant. J’essaie d’enregistrer mais je ne suis pas assez rapide. Quelques mètres plus loin le même son semble lui repondre puis disparaît. Je suis frustré. Spa mon jour. Il est relativement tard . Nos rentrons par des routes désertiques, nous somme entourés d’un mur végétal, pas âme qui vive sur des kilomètres . Lorsque l’on s��éloigne des agglomérations le revêtement n’est plus fait de macadam mais de plaques en bétons d’environ 5 par 4 très légèrement disjointes. Les amortisseurs de notre scooter avec presque 200 kilos de charge ne remplissent plus leur fonction et chaque passage d’un tronçon à l’autre, chaque aspérité, inégalité de la route sont intégralement répercutées du bas du dos à la racine des cheveux. En arrivant à destination : pharmacie , mon fragile préféré s’arrête pour quelques emplettes, moi je fais le plein de mangues à côté. Impossible de repartir ! Et hop encore un petit kilomètre à pied ..... Il faut relever la béquille sinon la sécurité se met en coupe circuit. À bisoussss

alut tous, Petit blog culturel. Lorsque nous fûmes à Hué nous avons remarqué lors de la visite du palais impérial la calligraphie qui orne les murs. Elle est de toute évidence chinoise. Or toute l’écriture actuelle est cursive, elle fut mis au point par un prêtre français au 16 siècle, le père Alexandre de Rhodes. Le dernier empereur quant à lui , Bao Daï , est décédé en 1997 à Paris. Notre hôtesse parlant parfaitement anglais, Olivier Gédon lui demande des précisions pour savoir quand officiellement la langue a muté sino/latine. En fait ce que nous apprenons c’est que la calligraphie prise pour chinoise est en fait une écriture vietnamienne propre certes dérivée du grand frère ennemi mais qui reste culturellement que vietnamienne. La passation en lettre latine se faisant progressivement lors de l’occupation française de la cochichine . De rien . À bisousssss

Salut tous, Effectivement je n’ai plus fait de billet depuis looonnngggg . J’ai pensé que les photos et vidéos se suffisaient à elles mêmes. À l’unanimité des votants (moins une voix) nous avons décidé d’un commun accord de différer notre visite à la Dark Cave. Il y a surtout des activités aquatiques et étant donné la température frisquette dont nous avons bénéficiée , nous avons supposé que l’eau était glacée. Et cette fois-ci la majorité absolue s’est prononcée pour revenir en mars. Ce soir nous prenons le bus vers 21h30 direction Hanoï pour une arrivée vers 7h afin d’y découvrir quelques jours et obtenir nos visas pour le Laos ( où nous avons rendez-vous avec mon pote Berni Toocourt.... Mais ce seront d’autres histoires) et également pour la Birmanie. Du coup aujourd’hui Olivier Gédon en consultant la carte me dit que la frontière laotienne n’est pas très loin et que l’on pourrait y faire un saut.... Pour voir. Check out de notre hôtel, on récupère nos passeports, on fait le plein du scouter. La meuf essaie de m’endoffer sur la monnaie, mais Oliv veille. La saloooooope en plus elle m’a touché le ventre pour être bénie. Je la maudis sur plusieurs générations. La route est sublime, nous ne croisons personne sur plusieurs dizaines de km.... puis au détour d’une courbe : une barrière, des gardes et un panneau qui avertit : surtout ne klaxonnez pas ou vous serez très sévèrement fusillés! Après un bon moment un uniforme apparaît et nous fait signe de passer, mais sans lever pour autant le barrage. On se contorsionne et on continue notre chemin sur une route qui se dégrade très rapidement, sur notre droite un joli petit village ..... on se relaie pour conduire car la place du conducteur est mieux rembourrée et notre séant nous brûle tous les feux de l’enfer, surtout à l’arrière car les amortisseurs étant écrasés, la moindre bosse remonte la vibration dans l’échine, nous fait claquer les ratiches et s’échappe par les cheveux . Je dis à Oliv depuis que l’on roule il n’y a personne, aucune cabane, rien. Aucun moyen de se ravitailler en essence . À moitié du réservoir nous décidons de rebrousser chemin à moins de trouver du pétrole dans le village croisé plus bas . Rien , que nenni et les rares habitants ne semblent pas d’humeur à faire des bisous. Parfois sur le bas côté, il y a un scooter recouvert de branchages, comme dans les films pour échapper à l’aviation ennemie, mais aucune maison visible. Intrigués nous cherchons et trouvons de tous petits passages en terre qui s’enfoncent dans la jungle. Nous en suivons un sur une centaine de mètres et effectivement il y a bien une cabane cachée dans la verdure luxuriante. On déboule à tombeau ouvert le plus possible moteur éteint et en roues libres afin de prendre de l’élan pour les montées et hop juste avant de s’arrêter on rallume, on met les gaz ... on arrive finalement réservoir vide.... à bisoussss

Salut tous, Nous arrivons vers 6h du matin après une nuit d’insomnie pour moi et de demi sommeil pour Oliv. 10 heures de voyage . Il fait nuit, crachin. Les faubourgs sont peu engageants. La gare des bus n’est en fait qu’un arrêt au milieu d’une rocade . Tout le monde descend et nous suivons le mouvement. Je me fais aborder par un taxi qui charge nos bagages et nous dépose au coin d’une rue coupe gorge près de la gare ferroviaire centrale. Je vérifie l’adresse.... je suis fatigué, usé, méfiant . Le taxi me dit que c’est au bout de la rue, je laisse Oliv payer le trajet. Le ton monte , Oliv me hurle: “prend la photo de la plaque”, malheureusement je n’obtiens qu’un reflet miroir. Le compteur marquait 470 et le taxi nous réclame 470.000dg , en fait 10 fois le prix de la course . Trop tard Olivier avait présenté un billet de 500.000dg. Le taxi ne veut rien entendre et s’enfuit. Dépité et furieux, Olivier peste sur le trottoir mais note le plaque. L’aube n’est toujours pas levée. Tous les commerces alentours sont fermés. Je propose qu’en l’on aille jusqu’à la gare; il doit bien y avoir un buffet ouvert nuit et jour. On atterrit dans une supérette, la meuf est désagréable au possible, ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que l'on veut un café, un thé. Bref sandwich sous blister, une bouteille de jus et on se casse. La première impression de notre visite à Hanoï est désastreuse. Je m’enfonce dans le trou noir supposé abriter notre hôtel. Il y a plein d’étals de street food, on doit longer un marché. Je découvre une toute petite échoppe qui porte le nom de notre hôtel. C’est le plus dispendieux de tous les logements que j’ai retenus jusqu’à présent. Soit je me suis fait avoir soit le taxi nous a mené à une mauvaise adresse. La serveuse a l’air étonné d’avoir un blanc d’aussi bon matin. En bonne commerçante elle m’invite à entrer: café? Nannnn ! Hôtel! ???? Appartement! ??? Flat! ???? Condominium!??? Studio! Ha studio yes come with me . Nous nous enfonçons encore plus loin dans ce qui s’avère être une impasse, on zigzague entre scooters et étals et on arrive devant une porte fermée: Le Narcissus. Hé ouaisss ça s’invente pas! Elle tambourine contre le volet roulant un bon moment avant que celui-ci n’ouvre. Surprise agréable , au premier coup d’œil c’est propre et engageant. Le préposé parle un anglais très correct, je demande si on peut laisser nos sacs en attendant le check in. Mais vouiiii en plus vos appartements sont libres et vous pouvez en disposer immédiatement. Quel luxe! C’est le cri du coeur d’Olivier, une mini suite avec bureau, cuisine , mobilier cossu mais moderne. Un temps de récupération plus tard nous partons explorer la ville. Nous voulons voir ce petit train qui serpente en pleine ville. D’après les reportages vus à la télé, dès que la locomotive déboule, très lentement, tout le petit monde de commerçants qui a squatté les rails se précipite pour récupérer la marchandise disposée sous peine de la voir disparaître et avaler par les wagons. En fait maintenant l’accès est interdit aux touristes. Les flics veillent et nous interdisent l’entrée. On observe bien vite comment contourner le blocus instauré par les pandores. Ils sont de mèche avec les gargotiers qui longent la voie ; il suffit d’être accompagné par une tenancière de troquet , s’installer et siroter un .... café à l’œuf pour Oliv, qui s’en délecte ( yearkkkk) et une bière pour moi. Le tour est joué. Il n’y a qu’à attendre le train qui n’arrivera qu’à la nuit plusieurs heures d’attente dans le froid. C’est le têt personne pour faire le spectacle , on déquanille. Autre fait remarquable qui me revient à l’esprit: une voiture monte sur le trottoir en nous coupant le passage et en descend un cadavre enveloppé dans un linceul blanc immaculé. Brrr... On rentre siester . Oliv me rejoint en début de soirée dans le hall où je suis en grande conversation avec un couple de pakistanais . Nous nous racontons nos déboires et autres mésaventures devant la jeune préposée, mademoiselle Sunshine ☀️, qui prend fait et cause contre le voleur taxi, nous demande son numéro de plaque et la tof que j’ai prise . Elle téléponne à la compagnie, qui fait une enquête, le chauffeur reconnaît son erreur! Et promet de venir nous rembourser ce matin à la première heure. Suspense ....... À bisoussss

Salut tous, Et donc le taxi est revenu nous rembourser en s’excusant pour l’erreur commise. J’ai cru qu’Olivier allait s’étrangler. Nous sommes toujours à Hanoï. La moitié de notre quête au Graal bridé est remplie: nous avons nos visas pour le Laos 🇱🇦. Ce matin mission Birmanie.... Ratée! Comme c’est une junte militaire au pouvoir, on peut moins le faire à la ouaneugaine. Il faut vraiment réserver les hôtels ce qui induit de connaître la date exacte d’entrée sur le territoire et par où . Si c’est voie terrestre on doit obligatoirement passer par la Thaïlande ( Bruno Boschiero Claude Amiel vous y êtes en ce moment, on pourrait en profiter pour se faire des bisoussss?!), préciser par quel poste frontière et tout un tas de détails que mon acolyte refuse que j’improvise. Pourtant je suis doué en version stand up impro totale. Si par avion ( nannnnnn y tombent tous là bas ) , il faut indiquer le jour, le numéro de vol et la compagnie. Nous ferons les démarches du Laos , il y a une ambassade à Ventiane. Par contre pour des raisons de sécurité la frontière est fermée entre les deux pays . Hier soir soirée retrouvailles bisoussss câlins avec nos deux toubibs en devenir professionnel. Ils ont fait la grande boucle du Nord que nous projetons d’accomplir en mars .... Et ouaissss mais nous on a regardé la météo ( réflexe de marin), eux ils ont hurlé de glaciation gelée de froidure hivernale mouillée glaçante. Avec dodo sans chauffage, sans isolation et parfois sans eau chaude. Bon ils sont djeuns eux et puis ils peuvent se tenir chaud dans les bras de l’autre. Nous non. Mars c’est bien comme projet. J’avoue être un peu déçu par la capitale et par ricochet Olivier Gédon également. Je lui ai survendu l’énergie, le monde, la foule, la vie qui se dégagent de la ville. Dans mon souvenir, qui date que de quatre ou cinq ans au plus, tout était beaucoup plus animé, plus fun, avec plus de monde. La pluie n’aide pas bien sûr mais quand même. Anecdote : j’ai de plus en plus une tête de pirate Scarface depuis mon opération, on m’a proposé de la weed . La peine encourue ici pour trafic : la mort ! Moi chuis innocent 😇 c’est bien connu. À bisoussss

C’est bien ces souvenirs ..... Ils m’évitent les cloques aux doigts à force de produire des billets 🙂 Donc je précise pour ceux qui ne suivent pas : nous sommes toujours à Hanoï. On déambule et nous découvrons des nouveaux endroits tous les jours . On alterne les zones touristiques et les coins improbables ( en fait ceux que je préfère) . Mon indiscrétion et ma curiosité naturelles m’incitent à pousser toujours plus loin dans les ruelles, à jeter des regards furtifs, m’étonner du courant et de l’extraordinaire qui font la vie du peuple. Jamais choqués du fait de nos croyances et déformations culturelles occidentales, nous sommes parfois ébahis par l’ingéniosité, le travail, la débrouillardise et la méticulosité dont font preuve les hanoiens, hanouiais, hanoinanichous, ... bref les habitants de la capitale. Par rapport à l’année dernière Olivier Gédon est sur un plan culinaire devenu un explorateur presque, quasi, moyen, à quelques exceptions , un découvreur de nouvelles saveurs . Sauf pour le petit dej où il reste bloqué sur du sûr , du certain. Je viens de vérifier la météo..... Et merde! Et merde pour les deux prochains jours. Notre prochaine étape se dessine: ce sera vraisemblablement la baie d’Along TERRESTRE, avant de rallier le Laos. Puis peut-être, sûrement ? Une escapade en Thaïlande , à Pattaya où mon pote Claude se reconstruit une vie ( message perso : Mag March tu as les coordonnées de Bruno?) . À bisousssss

Salut tous , Nous continuons nos déambulations à Hanoï . En plus je deviens comme mon mentor es statistiques et calculs : toutes les fins de journée , dans la solitude de mon alcôve , je regarde le nombre de pas marchés depuis le matin ..... Trop fier de moi. En fait en moyenne depuis notre arrivée nous rampons 5 km/jour. En moyenne!!!!!! Alors que nous avons loué les scooters , ça compte pas! Nous sommes allés à la plage, ça compte pas! J’ascétise à vue d’œil. Povvvvv presque plus de peau sur les os . J’ai peur , si je continue à être aussi émacié, voire squelettique, mon corps va lâcher, mes défenses immunitaires itou et hopppp corona sans le morceau de citron qui va bien. Povvvvv. Aujourd’hui nous avons visité le Hilton Palace . Très impressionnant comme hôtel. De police . C’est le surnom donné par dérision à la prison centrale de Hanoï, construite par les français, au bon temps de l’invasion coloniale, en 1889. Avec toutes les options possibles et inimaginables dans l’horreur et l’abject. Tortures, confinement, surpopulation, maladies, , sous alimentation chronique, cachots, chaînes au pied et même deux guillotines. Depuis les horreurs ont persisté jusqu’en 1975. Théoriquement car j’ai des gros doutes quant aux images montrées de prisonniers américains si bien traités que l’on se demande pourquoi ils ont voulu repartir chez eux. Ne soyons pas dupes. Lorsque l’on sait ce que sont devenus les prisonniers français après Dien Bien Phu, du moins selon les témoignages des rares qui ont survécus. D’après les divers blogs que nous consultons d’abord pour connaître les sites remarquables , puis pour pouvoir organiser nos journées ; il y a une tour panoramique , en fait 65 étages, de laquelle on a une vue splendide sur toute la capitale. Dommage qu’il fasse grisouille. J’ai adoré, en plus demander à un local de nous prendre en tof dans coin des amoureux , se marrer devant sa tête gênée mais polie..... Demain on prend le train direction Nin Binh , la baie d’Along terrestre . A bisousssss

Salut tous,

lỗi là của con người Errare humanum est L’erreur est humaine

Nous nous réveillons à Hanoï une nouvelle fois sous le crachin, une nouvelle fois dans le froid (14*). Mais aujourd’hui départ pour Nin Binh, la baie d’Along terrestre. J’avais très. Brièvement découvert cet endroit en 2014, et j’en ai gardé un souvenir de merveilleux et d’amusement . Merveilleux du fait des paysages, une cérémonie dans un temple isolé de tout et découvert au hasard de mes promenades rêveries . Amusement, car la capitaine de mon embarcation , chargée de faire découvrir le site, ne savait dire et répétait à l’envie: “Vietnam beaucoup beaucoup bananes”. Un coup d’œil sur la météo du lieu: temps moyen mais 27*! Olivier est sidéré qu’en l’espace de seulement 200 km à vol d’oiseau il puisse y avoir un tel changement de température. Moi cela ne m’étonne pas du tout : à Hoi An on se baignait alors qu’ à Hanoï on se pèle tellement que j’ai du acheter une doudoune..... Hanoï/ Hoï An : Avertissement! Saloperie d’anagramme, encore un coup des pirates pour nous tromper en géographie, ne vous laissez pas embobiner ! Le pays est tout en longueur : 2500 bornes. Imaginez une distance encore plus importante que celle séparant les deux capitales : Pomérols ( capitale de l’Hérault en Occitanie, où je réside pas loin du bar du village) à Stockholm (Suède, pays froid au nord de l’Europe). Sauf que, sauf que, on continue à se geler une fois arrivés à destination. Et ouaissss il y a plusieurs Nin Binh , dont un situé à l’extrême sud du pays; dans le notre il caille sévère. Puisque j’en suis à parler de géographie, pourquoi pas évoquer les fuseaux horaires ? Pour ceux qui ont encore quelques difficultés à nous situer, nous sommes en Asie pas en Afrique. Les billets sur le Cambodge datent de l’année dernière et nous ne serons au Laos que dans 4 jours, pas avant. IL Y A 6 HEURES DE DÉCALAGE avec la France ! Par exemple lorsqu’il est 20 h en France, il est 2 h ici ( du matin , je précise on ne sait jamais ) . Là tout de suite je suis dans ma période d’insomnie . Merci de ne pas m’appeler en rentrant le soir du boulot, certes cela fait grand plaisir, mais vous flinguez ma nuit..... Du coup dans le train qui m’amène ici, je m’endors profondément et lorsque j’entends le haut parleur annoncer l’arrivée en gare de Nan Binh , je fais un bon , secoue Olivier. Et on descend pour commander notre GRAB ( le GRAB est l’équivalent de UBER ici, c’est un peu plus cher que le taxi, mais le prix est fixé d’avance, ce qui évite les discussions, négociations et les mésaventures avec les rongeurs margoulins chauffeurs malhonnêtes). Putain de merde! Comment ça une heure de route? Alors que notre hôtelier nous informe que le logement n’est qu’à 6 km?! Nous sommes à NaN Binh.... Pas NiN Binh! Fo que je révise mon accent. À bisousssss

Salut tous , Bon on va attendre mon insomnie ..... je sors de l’apéro avec Olivier Gédon, deux viets et un Russe . Mais en résumé: je kiffe ma laïfe !

Salut tous, Jules Verne pour: « voyage au centre de la terre » Francis Ford Coppola : Apocalypse Now Steven Spielberg : Jurassic park Sont autant de références et d’images pour l’imaginaire qui surgissent à l’esprit lors de cette navigation de trois heures au cœur de la baie D’Ha Long terrestre. Ayant eu la chance de découvrir la « vraie » , maritime, il y a quelques années , ce titre n’est pas usurpé. Nous avons comme d’habitude loué un scooter, comme d’habitude on a tourné, viré, paumé avant d’arriver enfin à destination. Olivier Gédon sent venir le piège à touriste grandiose, je lui reponds que vouiiii bien sûr, mais 1) on est touristes 2) c’est à faire et à voir et nous avons fait plus de 200 bornes que pour ça . Il y a trois itinéraires possibles et nous devons choisir sur un petit leaflet qui nous est donné avec nos billets. Évidemment nous n’avons rien lu. Il faut se décider sur l’instant. Tous durent trois heures. Nous prenons celui qui propose le plus de grottes .... on verra bien. On embarque à quatre sur un petit bateau à fond plat, instable et dont le franc bord est au maximum de 10 cm haut dessus de l’eau ( glacée, j’y ai plongé ma mimine). C’est un peu rock n roll et taillé pour les minuscules rachitiques asiatiques et non pour les magnifiques sculptés et musculeux européens. Et en plus faut être amoureux collés serrés. Notre rameur me fait un peu de peine à pousser la barque surchargée de touristes ébahis. Car réellement c’est magnifique, féerique, extraordinaire, magique, somptueux.... je cherche d’autres qualificatifs.... ça va viendre. Heureusement nous sommes en semaine, temps dégueulasse, crachouille et froid. Corollaire : il y a peu de monde. En pleine saison le plan d’eau doit ressembler à place de l’étoile aux heures de pointe. Il y a une quiétude et une réelle sérénité à se laisser bercer par la légère ondulation générée par les coups de rames, le silence , et cette verdure partout qui nous entoure, nous avale. La première grotte , il y en a neuf en tout, arrive juste après la visite d’un temple de toute beauté, ors et bordeaux à l’intérieur contrastent avec le côté monastique gris de l’extérieur. Ce ne serait notre conducteur, nous aurions raté l’entrée cachée dans le méandre de l’eau et le mariage de la forêt. Un panneau nous indique 720 mètres de long. Les salauds de pirates rappellent à Oliv qu’il est claustrophobe.... Héhé ! Tout se déroule au mieux, il faut juste faire très attention à ne pas abîmer les concrétions et les stalactites avec la tête. Ça passe juste, mais ça passe ! Et on sort sur un cirque végétal, entouré de pitons de plusieurs centaines de mètres, dans le silence. Je suis déçu de ne pas voir de pérodactyles .... cet enchantement perdure sur nos trois heures de trajets. On rentre. Gelés. On s’arrête pour une bonne soupe bien chaude . Phò c’est délicieux et roboratif. Puis nous promenons un peu avant de rentrer prendre l’apéro. Choc du souvenir! J’étais là exactement à cet endroit en 2014, 2013 ou 12 ? Faut vraiment que je fasse un effort devant ce temps qui fuit. Je suis rassuré car ce n’est pas du tout la même visite que j’ai faite à l’époque, bon en plus il faisait beau et chaud. Dernière référence filmographique : Rocco Siffredi « j’en ai plein le cul » d’avoir eu les genoux au niveau du menton sans pouvoir bouger pendant 3 plombes. Demain on se rapproche un peu plus du Laos . À bisoussss

Salut tous, C’est donc la troisième fois que nous nous faisons masser, en tout bien tout honneur comme il se doit! C’est assez drôle à analyser. Tout d’abord , en ce qui me concerne, je tombe toujours sur des brindilles. Elles essaient de me faire craquer, mais malgré mon gabarit de moins en moins délicieusement entrelardé, la carcasse a tellement été éprouvée par plus de 35 années de sports de combat durs , que même en me piétinant à pieds joints sur moi elles n’y arrivent pas. Ce qui me rend perplexe c’est que les massages ne sont pas symétriques. Si on papouille le côté droit de telle façon, normalement on doit papouiller le côté gauche exactement tout pareil. Mêmes gestes, mêmes amplitudes. Et bien non. Très déstabilisant pour moi.... enfin je souffre en silence, comme d’habitude. Après ou avant suivant la masseuse s’acharne sur d’Hypothétiques noeuds nerveux.... Mais je suis tellement détendu et relaxe en Asie que ceux-ci n’existent pour ainsi dire pas ou peu et je commence à somnoler voire à m’endormir. Les dames finissent toujours par se demander si je suis bien là.... Are you ok Sir ? Yessssss... quant au “happy ending” , on doit systématiquement se tromper d’endroit , et aussi bien Olivier Gédon que moi, nous ne sommes pas du tout “in the mood for love” . Beaucoup trop cérébral, pas assez reptilien . Le drame de ma laïfe. À bisoussssss

Salut tous, J’aime bien cette nervosité, cette fébrilité qui précède les départs . Ce matin le taxi doit venir nous chercher à l’hôtel afin de nous conduire à la gare à 7h30. Direction Vinh. Évidemment il arrive à 7 heures. Oliv n’est pas encore prêt, moi j’ai pas pris mon petit dej. D’habitude je rattrape mes folles insomnies le matin , là le réveil est méchant dès 6h30. Le wagon est sympa, des couchettes lits qui permettent le repos. En plus il y a des écrans qui projettent des Toms et Jerry, fort le son! Trop ! J’arrive quand même à m’assoupir quand le contrôleur me secoue pour me demander mon passeport. Il a un recul devant ma réaction instinctive de défense..... pffff ya qu’à pas m’agresser lorsque je repose enfin. Impossible de repartir promener avec Morphée. Je profite du paysage. On s’enfonce dans le profond, le rural, l’inconnu. Rizières à perte de vue, les paysans s’y affairent. Jolis taches de couleurs, chapeaux coniques dans le vert des pousses qui commence à pointer. La tâche doit être rude car chaque brin est planté à la main. Des bottes de brins verts sont réparties tout au long du champ afin d’éviter les aller-retours. Gain de temps, efficacité, mais le dos et les cuisses doivent être en compote en fin de journée. Nous arrivons à Vinh . Il y a entre nous un jeu ou un rituel ou une entraide. Lorsque l’un n’a pas envie de causer ou se faire embêter , il décide qu’il ne parle pas anglais ou bien fait comprendre à l’interlocuteur que c’est l’autre le décisionnaire. À la descente du train c’est moi qui m’y colle. En fait Oliv n’a toujours pas digérer de s’être fait plumer par le taxi de Hanoï; et juste à la descente, je n’ai même pas mis le deuxième pied sur le quai , qu’un rongeur me fait la danse traditionnelle vietnamienne. Taxi, taxi, taxi , taxi, taxi .... Merde ! Il ne me suit pas, il me colle, met sa tête carrément devant mon écran , cherche à prendre mes bagages de force. Ce n’est pas encore la Saint Valentin ! Je m’énerve! Je dois faire un peu peur, il disparaît. La ville est sans attrait et sans âme, peut-être connue car c’est le lieu de naissance d’oncle Ô? J’ai regardé les sites à visiter sur Trip A et ..... Rien , que dalle, nib de nib. La frontière est à environ 45 km. Nous nous renseignons pour un bus : 800kdg par personne pour un départ à 2 heures du matin. Pour nous retrouver vers 3 h , seuls dans la nuit glacée comme un yench abandoned sur une terre inconnue et à priori hostile ( en fait la température est très agréable, mais j’aime bien me plaindre et surtout me faire consoler. Calimero). Et puis idée lumineuse? De génie? Un peu d’autosatisfaction. Je dis à Olivier Gédon, demande un peu au taxi combien il nous prendrait.... 1 million. Bingo! La population est jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, qui jouent ou se chamaillent, se promènent. Ils sont tous toujours très souriants, lorsque nous les croisons à pied ou en scooter, il nous font des petits signes de la main , nous interpellent . Les adultes sont très légèrement plus réservés, mais ne demandent qu’à papoter, communiquer. La plupart des personnes croisées sont adorables. J’adore l’Asie ! Je l’ai déjà dit ? Spas grave , à mon âge on devient liquide.... À bisousssss

Salut tous, Je suis réellement tombé amoureux de ce pays! Saint Valentin oblige.... les gens bossent, profitent de toutes les opportunités, en ce moment lorsque nous nous promenons dans certains quartiers, il y a une odeur de roses 🌹 qui flotte dans l’air. Les échoppes mettent à profit la période pour proposer des bouquets, des compositions florales en forme de cœurs. Les vendeurs au bord des routes, masque sur le nez , tendent des roses rouges magnifiques à qui veut bien acheter. Ça embaume, c’est joyeux ... bref moi ça me plaît . Mon côté titine. J’adore offrir des fleurs . Nostalgie : l’année dernière j’avais fait livrer 100 roses rouges.... Petite anecdote souvenir : lorsque j’étais marié.... y’a lonnnnggg.... j’offrais un bouquet toutes les semaines à mon épouse pendant bouhhh plus de 15 ans. Déjà les pirates... faisaient remarquer le fait aux amis lors des dîners et ces salauds demandaient innocemment : « comment ton mari n’a pas cette attention pour toi ? Pourtant tu le mérites ... » Héhé 🤣 . Chuis innocent . Le problème c’est que tout ce travail , toute cette énergie, ce dynamisme doivent se transformer en ventes, en argent, générer des profits . Les gens cumulent parfois plusieurs boulots au même endroit. Je me souviens du jour où nous avons loué un scooter, chez une dame qui faisait également épicerie, matériel de plage, manucure et massages. Rentabiliser. Lorsqu’un client se présente, il ne doit absolument pas repartir les mains vides. Pas que pour les fleurs. Pour tout! Petit lexique pour touristes débutants : Yes = oui Yes = non Yes yes = peut-être Yes yes = ou pas Et on peut développer à l’infini... Oké = bien sûr Oké oké =certainement Yes yes oké oké = j’ai pas tout compris. Avant de parler couramment vietnamien Olivier Gédon crisait un tout petit peu , maintenant il fait avec. Il n’hésite pas à passer derrière les comptoirs, fouiller, prendre par le bras et montrer du doigt et même comme ça il a parfois des envies de renoncement . En désespoir de cause il sort son traducteur, étonnement, peu de gens savent lire. Mais ils savent compter. Et moi je me marre. L’autre soir on décide de prendre l’apéro : vodka à base de riz ( ben vouiii de riz), mais pas de bobo à la tête le lendemain, car, prudents, on avait joué la qualité ! 4€ le litre quand même ! À mélanger avec du Schweppes, impératif ! Sinon c’est dégueulasse. Olivier Gédon se met en quête de bulles, et dans plusieurs boutiques toujours le même scénario : vous avez du Schweppes ( je traduis directement c’est plus facile pour les non polyglottes) ? Yesssss ! Et la meuf lui montre une cannettes Pepsi. No Schweppes. Yes yes ! Et elle lui tend la cannette. No Schweppes ! Yes yes ok ok et lui sort un carton de Pepsi . Je hurle de rire. Finalement il ouvre le frigo et farfouille. Ce qui est très étonnant ce sont les contrastes avec les mêmes vendeurs mais qui n’ont pas tous la lumière sous leur crâne. Pendant presque 10 jours tous les matins nous allions au même troquet tenu par la même personne commander deux expresso et un thé citron. Là c’est moi qui devenais hystérique : impossible d’avoir deux fois d’affilé la même commande, un coup il y avait du lait concentré sucré, un coup un seul café , un coup un thé avec des trucs bizarres, etc ... mais c’était le plus proche et le seul à faire un expresso. Arghhhh ! Ce matin pareil, il a fallu 3/4 d’heure pour avoir deux autres cafés. J’avoue c’était compliqué. Un expresso et un Americano. Les deux boissons notées sur la carte. Et on montre avec le doigt. Yes yes ok ok . Putain on aurait du se méfier.... surtout lorsque je suis retourné avec les deux tasses vides. Same same ! En viet ça veut dire : tout pareil, la même chose, commande identique, kifkif.... Oliv a pris le relais après l’avoir calmé. Il demandait au traducteur de transmettre : t’es vraiment con où tu as eu un accident ? Allez une dernière..... À midi , je demande une bière, on a marché plusieurs km et enfin sous une bonne chaleur estivale, j’ai soif! J’attends . Rien . Je recommande une bière. Rien. Quatre fois de suite. Finalement le jeton finit par tomber et j’ai mes 4 bières livrées en même temps. J’adore ma laïfe ! À bisoussss

Salut tous , Je suis la version masculine de « la belle au bois dormant »! Je viens de déployer ma traîne virginale autour de ma couche. Moustiquaire. Et j’attends ma Valentine qui ne viendra pas ce soir. 😔 . Mais j’anticipe notre périple pour arriver au 🇱🇦. Le taxi est en avance , je ne suis pas prêt 😁 , l’hôtel ne prend pas les cartes de crédit et j’ai mal dormi. Je soupçonne le lieu d’être un hôtel de passe . Bruits de gerbe, engueulades, cris et suçotements, ont eu raison de mon sommeil déjà bancal. Olivier Gédonmonte à l’avant et dès que nous sortons de l’agglomération il commence à râler . Les paysages sont superbes, je ne sais par où le gps nous fait passer mais rapidement nous gagnons des petites routes qui se transforment en petits chemins de découvertes . Les paysans dans les rizières binent, bêchent, plantent, arrachent. Certains travaillent la terre à l’ancienne, pour nous, avec socs et charrues tirés par des buffles. Dépaysant, déroutant, déconcertant. Au bout d’un moment je demande à notre chauffeur de nous arrêter dans un Ca Phé pour un petit déjeuner que voulons évidemment partager avec lui. Yes yes ok ok ! Après plusieurs demandes réitérées : okok yes yes : Il a fallu que nous trouvions le troquet nous mêmes ... Oliv s’impatiente, en ligne droite nous ne dépassons pas 40km/h. Grâce au traducteur il lui indique que nous avons rd. Speed un peu Gonzales ! Puis à quelle vitesse est la limitation? Et enfin s’il peut accélérer.... Yes yes ok ok . Je hurle de rire dans ma tête . On quitte la plaine pour attaquer la montée, la moyenne chute encore. Oliv bout. Dans une pente prononcée, nous sommes à 20 km/h en troisième. La voiture en sous sous sous régime cale et notre chauffeur se demande pourquoi ? Oliv peste et l’insulte. Et il m’élabore toute une théorie, son côté Dr Financier. « Je suis certain qu’il fait ça en étant persuadé de faire des econocrocs d’essence ! Mais son raisonnement est faux : non seulement il consomme plus, il abime sa voiture ( là détails techniques sur des pignons .... ) mais en plus il perd du temps qu’il pourrait mettre à profit pour faire d’autres clients et augmenter.... » et lalou et lala..... bref ! Nannnnn long! Nous arrivons à la frontière. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas infectés par le virus . Température dans les normes .... quoique 35*, il ne faut pas que je refroidisse plus. On se fait délester d’un peu de tunes, sans factures ni reçus, après moult A /R entre différentes guitounes et des uniformes pliés de rire à chacune de nos déconvenues. Enfin le Laos ! 9 guichets et plusieurs tampons plus tard .Libres! Berni Toocourt et son pote Vieng nous retrouvent.... L’aventure commence. À bisoussss

Salut tous, Pacsé ..... ! Vous êtes les premiers à le savoir . Il fallait bien vous le dire . Nannnnn chuis sérieux . Je sais que vous allez croire que c’est encore un coup de ces salauds de pirates . Mais c’est la vraie vérité pure. Croix de bois ... juré, craché! Pacsé.!!! Promis c’est vrai. D’ailleurs les photos le prouvent . Nous sommes donc arrivés à destination, un peu fracassés par 9 heures de routes. Belle et bonne chaleur. Enfin. Plouffff piscine de l.hotel. Puis apéro PASTIS. Ça j’avoue , cela me manquait . Note à moi même : dans les futurs voyages toujours penser à prendre une ou deux bouteilles. Essaie des masseuses Lao , je me suis endormi. Ça aussi c’est vrai! Puis grignote au marché. Ce qui est génial dans notre périple , c’est d’être avec Vieng. Le pote de Bernie. Cela fait 17 ans qu’il vit au Lao ( ceci est le nom indigène , Laos c’est français. Un peu comme Myanmar et Birmanie) , non seulement il traduit , mais il informe, il conduit, il anecdote et en plus il est très drôle, bon sens de l.humour et toujours en train de se marrer..... Très respectueux aussi de nos coutumes : nannnnnnn on va pas courir deux heures avec toi sous un soleil de plomb , c’est l’heure de l’apéro! Mais il est 17h30! Et alors? Bref tout se passe au mieux . Une vraie réelle conviction d’être des privilégiés . Le luxe. Le temps passé à voir défiler le paysage, permet de se faire une première impression. Au niveau architectural , par rapport au Vietnam , c’est plus joli. Il y a toujours pas de style propre mais, les maisons ne sont plus en hauteur uniquement et de la largeur d’une boutique/garage, elles s’étalent. Suivant les endroits, beaucoup sont soit surélevées soit carrément sur pilotis du fait des inondations en période de mousson. Bernie nous raconte que parfois les gens sont obligés de se réfugier et vivre sur la route, toujours en hauteur par rapport aux édifices en contrebas, en attendant la décrue. Les paysages quant à eux ressemblent énormément à ceux que nous avions découverts au Cambodge. Aujourd’hui nous restons au même endroit afin de découvrir les trésors cachés autour de Pacsé. Notre ville depuis hier. Héhé salauds de pirates, en plus ils vont encore jurer : chuis innocent ! À d’autres.... À bisousssss.

Salut tous, Qu’il est doux de ne rien faire.... Franchement jusqu’ici j’étais déçu par le pays. Je m’attendais à tellement d’extraordinaire, de magnifique, de magique, d’irréel. Toutes les personnes rencontrées au cours de nos déplacements vantaient tant et tant les paysages, les gens, la mentalité, la façon de vivre. Il faut dire également que nous n’avons pas vraiment pris le temps de nous poser. Et rendu dans notre guest house : Le paradis, la douceur de vivre, mon hamac ! J’excelle dans le rien, je suis dans mon élément de vide rempli de rêves. Lorsque nous sommes arrivés à l’embarcadère, j’ai pourtant eu un très très gros doute. L’endroit était peu engageant. En plus j’ai vraiment failli finir à la baille en montant sur la barcasse. Et puis on démarre et on s’enfonce dans un paradis vert, sur un Mékong d’eau limpide. Nous nous étions jurés avec Oliv de ne jamais nous y mouiller un orteil! Eau boueuse, déchets de toutes sortes, cadavres d’animaux et autres yearkkkkk et là : miracle. Nous voguons sur une eau claire, qui laisse voir les rochers affleurants , les algues, quelques poissons . Il faut vraiment connaître le coin pour pouvoir diriger l’embarcation sans rien percuter et racler le fond. On s’enfonce dans un trésor de paysage constitué de toutes petites îles, îlots, touffe de verdure, rochers. Il s’en dégage une sérénité extraordinaire.... je sais mais je suis à court d’adjectifs. Bref j’ai trouvé mon coin , là où je me sens bien. Quelques petites anecdotes : hier soir alors que nous dînions sur une terrasse dominant le fleuve , mon regard est attiré par des lumières sur le Mékong qui apparaissent puis s’effacent en s’enfonçant sous l’eau. C’est une autre forme de pêche au lamparo, les gens nagent, marchent et plongent avec une lampe étanche et une arbalète pour attraper les poissons. En plus les îles sont reliées entre elles par des ponts qui sont les vestiges du premier train du Laos , construit par les français lors de l’occupation. Le train n’est plus qu’une relique mais les voies servent de route pour nos scooters. Des pilotes conduisent des moines , tout vêtu d’orange et assis en cavalières . Ce matin nous partons en exploration , moi je vais aux chutes afin de jouer avec une tyrolienne et promener tout en faisant des activités ..... Et Olivier va au village pour acheter une rallonge électrique . C’est lui qui conduit on ira aux chutes demain. Au retour on s’arrête à la piscine pendant que les potes s’activent en cuisine . Au menu : soupe au Canabis .... vous raconterait .... peut-être... mais après la sieste . Juste avant Morphée et avant que je sombre .... on entend le bruit du silence ... Et ouaissss À bisoussss

Salut tous, En fait je ne voulais pas faire ce billet, ou du moins pas tout de suite... Avant la sieste! C’est presque un péché . Mais voilà les circonstances, le fatum, les vissicitudes de nos vies en déshérence sociale, la volonté des dieux ou peut-être l’insouciance de la jeunesse, encore le gâtisme de nos âges avancés... le choix est vaste! Suivant vos inclinaisons, l’amitié ou l’amour portés à nos povvvvv personnes vous pencherez pour une ou l’autre raison... Ou également en cumuler plusieurs. Nous sommes installés dans un endroit paradisiaque de l’île , restaurés, abreuvés, repus. C’est l’heure des projets: café et sieste puis piscine ou sieste à la piscine ? On discute âprement. C’est important ! On tergiverse, papote, discute, féminise ! Ok.... Café et après on voit.... the addition plizz! Je m’améliore en Lao. Arghhhh pas assez de sous, évidemment comme il n’y a rien alentours pas de DAB. On est très éloigné de la civilisation, au moins une heure de piste. Oliv s’y colle et moi je cligne des yeux sur mon minuscule écran . Ce matin je dormais enfin profondément lorsque vers 5h30 le pêcheur réservé par Bernie et Vien Phannoudej s’amarre toute musique hurlante juste en bas de ma chambre. Je n’ai rien contre les goûts musicaux des laotiens, même s’ils sont très éloignés de ma polyculture symphonique allant de Sylvie Vartan à Mireille Mathieu . Chuis fan...! Je sors à poil évidemment et je devine à la lueur des yeux brillants d’envie que me jette ma voisine de palier que si je veux garder ma dignité et mon intégrité physique il faut que j’aille mettre un slip. Je descends voir le travailleur matinal et lui susurre de ma gentille voix chantante, sirupeuse et empreinte d’une mélodie désuète : « FUCK OFF » comme quoi avec de la patience, de l’ouverture d’esprit et une bonhomie affichée on arrive très très bien à se faire comprendre. Après si la violence ne résout rien c’est que l’on ne tape pas assez fort. Il m’a quand même flingué le reste de ma nuit. Rd a 8h avec Olivier Gédon pour une grande première : descente en tyrolienne au dessus des chutes .... Géniale ! En plus coup de chance depuis que j’ai drastiquement maigri je suis juste à la limite de poids autorisé. Bon ayé on est rentré. Sieste. À bisoussss

Salut tous, Effectivement plus de billets depuis quelques jours ..... Mais d’abord je suis deborded, ensuite chuis en vacances et tertio je n’avais rien à raconter de prenant , spécial , notable. En fait, on a roulé, roulé, roulé.... arrêt dodo, miam , rien de prenant . Vous avez eu des photos. Et puis nous sommes arrivés à Vientiane. Vien Phannoudej nous a reçu chez lui et fait découvrir son paradis à lui . 7 hectares de terrain en bordure du Mékong, un maison dans les arbres et une autre, atypique, sur pilotis mais façon tente d’indien. Je veux être Vien ! Ce type a tout compris à la vie! Il est heureux ! Il a sérié ses envies et ses besoins et fait en fonction de ses moyens en profitant de chaque moment à fond et sans se prendre la tête. Il aime les bestioles, il veut monter un petit zoo avec des autruches qu’un pote lui garde en attendant et des sangliers, il a construit un enclos.....Il aime courir, il fait ses 15 bornes tous les matins à l’aube. Il aime nager, il descend sur sa berge . Il a faim : miam. Soif : glouglou. Aucun sens du temps ni de la distance et ses points de repères partent tous du même endroit : le fleuve. En ça on se ressemble beaucoup pour le temps et la géographie. Donc lorsqu’il nous dit c’est pas loin et on en a pour maximum deux heures de route on se fout tous de lui et on double le temps nécessaire afin d’avoir une idée approximative du trajet. Il faut que je m’y mette sérieusement. Je sais déjà ce que je ne veux plus, reste à définir mes besoins , quant aux moyens.... patience ça va venir d’ici un an ou deux , le temps de la réflexion. Décidément je me vois bien finir en Asie, dès mon retour j’en parle à Sweety. À bisousssssss

Salut tous,

Donc ce matin vers 6h45 Oliv m’envoie un smeuss pour me demander si c’est à 8 ou 9 heures que nous avons rd nous deux pour le petit dej. Je suis tellement dans le pâté que je réponds 9 mais sans appuyer sur envoi. Bernie dort dans un autre hôtel de riche avec piscine et Vien toujours chez son pote avec ses autruches. Quant à Oliv , lorsqu’il vient toquer à ma porte et bé mon gros bobo il fait peur à voir , il a des petits yeux larmoyants et il est engoncé dans une doudoune grand froid... Qu’il veuille bien se restaurer me rassure sur le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait mort, mais plutôt dans une phase d’agonie avancée . Je le rassure immédiatement en lui disant que s’il était infecté par le virus , je l’amènerais daïrekt à l’ambassade de France , plutôt que dans un mouroir Lao. C’est ça les amis, toujours prévenants et plein d’attentions. Et ouaissss! En attendant je lui conseille de prendre sa température, ça tombe bien il a emporté dans sa malle de premiers secours un thermomètre. Moi j’ai rendez-vous promenade / découverte de Vientiane avec Bernie. Nous marchons vers un marché où Bernie sait trouver plusieurs officines pour changer des sous. Et moi j’écarquille les yeux. Comme d’habitude jessaie de tout voir , tout enregistrer, me souvenir .... Il y a devant la poste tout une file de diseuses de bonne aventure. Comme j’aurais aimé que Vien soit avec nous afin de traduire, je me serais laissé tenter; dans le genre :” j’adore ces tests “ . Également des thérapeutes locaux qui proposent des médecines traditionnelles à base de plantes et de décoctions. Un petit enfant se fait administrer un liquide blanchâtre, une purge si j’en crois son rejet. Nous continuons notre visite par deux musées temple. Dans l’un il y a toute une équipe de starlettes en promotion pour une “novella” télé réalité sauce Lao. Je veux faire pompom girl derrière mais J’en suis empêché par l’autre rabat joie. Dommage j’étais persuadé d’un succès à l’international.... D’ailleurs Rudolf Valentino a percé de la même manière ! Je remarque que le bout des tétons de toutes les statues représentant Bouddha sont polis. Je fais un parallèle avec la statue équestre de Louis XIV dans le hall de l’hôtel de Paris à Monte-Carlo; le genou droit du cheval est également poli car il est sensé porter chance aux joueurs. Je sais c’est moche mais j’ai pas pu m’empêcher d’être superstitieux. Dans l’autre temple, Bernie se fait dénoncer par un “farang ” ( salaud de touriste blanc ) auprès du gardien car il essaie de prendre des photos, totalement interdit! Du coup nous sommes suivis et épié par le pandore soupçonneux tout au long de notre visite .... Je reçois un message d’Oliv . Il n’a pas de fièvre , Ouf! J’annule l’avion de Mondial Assistance. Puis grignote du coup tous les trois, puis sieste et rd vers 16h pour d’autres zaventuresss. A bisousssss

Salut tous, Et donc suite des réjouissances . Après la sieste: massage ! Berni Toocourtconnaît un salon qu’il nous recommande comme un des meilleurs. Oliv est requinqué après son repos matinal et sa sieste . Nous voilà tous les trois poussant la porte pour être accueillis par une dame d’un certain âge parlant très bien français. Massage des pieds pour Bernie et à l’huile pour nous . Lorsque nous pénétrons l’endroit il y a qu’une masseuse en activité, personne d’autre. J’ai l’impression d’une volée de moineaux. Tout le personnel descend de l’étage. Magie et ordre secret. Évidemment tous veulent des meufs. D’accord pour un keum . Enfin je n’ai pas une brindille pour me papouiller ! Mon masseur est doux mais ferme, connaît son affaire, jauge la masse, évalue le temps et hop c’est parti pour une heure de relaxation. Super. J’en profite pour regarder la construction, l’architecture du lieu. Haut de plafond, toit en pente, tout en bois. On dirait un chalet. La différence réside dans les madriers, moins épais car ils ne supportent pas le poids de la neige. Entre, au lieu de lattes de bois , il y a des trames de bambous tressés. Et pour l’exotisme un ventilateur plafonnier... ça sent le sang et karaté... le Splendide, je fais immédiatement le rapport avec la chanson. Nous décidons d’aller chez le coiffeur, Oliv part à la chasse aux chemisettes. Le salaud! L’ignoble individu ! Même pas il remarque que je suis beau! Cheveux et barbe taillée, je vais féminiser et faire la gueule ça lui apprendra! Réservation faite pour le Myanmar..... mais ça c’est une autre histoire.

À bisoussss

Salut tous, Je... Nous nous sommes créés des obligations, comme ça , sans s’en rendre compte. Insidieusement. Je l’ai réalisé hier après-midi, suite à un appel téléphonique qui m’a réveillé de la sieste. Olivier Gédon est mal foutu depuis quelques jours, d’où notre arrêt prolongé à Vientiane. À l’origine nous devions juste faire un saut dans cette ville le temps d’obtenir nos visas pour le Myanmar. Première tentative avortée à Hanoï, le personnel de l’ambassade étant aimable et ouvert comme une promesse de goulag. Au Laos par contre les gens sont aimables, souriants, serviables et donnent vraiment l’envie de tenter l’aventure. Par contre c’est compliqué. Impossible de s’y rendre directement du Laos; frontière terrestre fermée aux touristes. Dangerosité due aux mines, aux tensions avec des groupes opérant toujours dans le fameux triangle d’or ? Par contre de la Thaïlande cela ne semble poser aucun problème. Et puis le Siam cela fait plus de quinze ans que je n’y suis plus allé, j’en garde un souvenir mitigé : mon fils était dcd depuis peu et mon épouse venait de décider unilatéralement que nous allions nous séparer d’un commun accord. Une autre vie (c’était ma séquence nostalgie. Stop.). Nous, nous avons également ébauché un projet de promenades au Laos avec deux incontournables, que voulait voir absolument Olivier : la fête des éléphants et visite de Luang Trabang. Les deux endroits proches l’un de l’autre mais au nord du Laos, la Thaïlande étant au sud du pays. Les visas seront obtenus sous réserve de quelques menues conditions : il faut réserver un hôtel à Rangoon. Ok. Déterminer un point de passage obligatoire à un check-point, un jour précis. Sur les trois passages possibles seul un est autorisé aux touristes. Il est ouvert un jour dans un sens, un jour dans l’autre et nous devons fournir la preuve de l’achat d’un billet de bus . Ainsi qu’une date de retour fixe , même principe : avec preuve. Compliqué ! Un autre facteur entre en ligne de compte : ma trouille de l’avion. C’est alors que je fais le sacrifice et montre ma bravitude, mon courage, mon abnégation , mon sens du devoir au groupe de 2 , de l’abnégation (je l’ai déjà dit?spa grave!): okiiii on prend l’avion de Bangkok! Oliv me dit ébahi d’admiration, les yeux mouillés de larmes de gratitude devant mon dévouement à la cause: je n’osais même pas te le suggérer. Et ouaisssss chuis comme ça . On se réfugie à l’extérieur de l’ambassade (j’adore le concept surréaliste) , dans un troquet-wifi , je réserve les billets d’avion pour le 9 mars et retour sur Hanoï le 23 (arghhhh, en plus si il tombe ce sera dans la jungle et moi je suis un fils du béton) .... Enfin on a tout pour obtenir le sésame ....que nous aurons sous 48h . On fait un compte à rebours du temps. C’est serré pour tout faire. Oliv veut rester sur place pour continuer à récupérer . Mon fragile ne supporte ni le vent des vitres ouvertes en voiture, ni l’air conditionné et avec la paranoïa du corona , il a peur d’être refoulé à l’embarquement. Il me propose d’aller sans lui dans le nord avec Vien . Rd est pris pour un départ ce matin à 6h. Berni Toocourt repart en France le deux mars de Bangkok, moi j’ai deux potes qui y résident à l’année. Bruno juste sur le chemin qui mène à la Capitale et l’autre Claude au sud du pays à Pattaya. Évidemment je les ai contacté . Pas de problème : « viendez! Viendez! Je vous loge » , le cœur des vierges. Sauf que pour l’un bahhhh justement cette semaine, il est pas là. C’est ballot. Pour l’autre c’est compliqué. C’est à ce moment exact que je réalise que je/nous faisons fausse route et que l’on se crée ces fameuses obligations. Non nous ne sommes pas obligés d’accompagner Bernie le 2. Non je n’ai pas envie d’aller seul dans le nord et laisser mon pote. Non je ne vais pas m’imposer chez des gens pour qui c’est difficile, embêtant, compliqué de nous recevoir. Notre seul et unique impératif étant de nous présenter en temps et heure devant l’épave volante. Arghhhh. À bisousssss par un des trois check-point terrestre ,

Salut tous, Suivant l’adage : une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Lorsque nous nous retrouvons pour notre rituel petit dej, avec Olivier, habitude de vieux garçons qui s’installe.... Il m’annonce demain on part. Sous-entendu : j’ai suffisamment récupéré et je me sens assez en forme pour aller dans le nord. Yessss! On va enfin bouger. Pas que je n’aime pas Vientiane, tout au contraire! C’est une ville qui est déconcertante. Nous sommes en plein centre ville. Ça bouge et j’adore . Mais en fait la citée est tellement étalée sur environ 130 km/2 (merci Wikipedia) que ça frémit partout et surtout dans des coins improbables. Hier soir nous sommes allés dîner à quelques kilomètres du centre, près du coin des ambassades, où se regroupent tous les hôtels de luxe . Nous passons par de drôles d’endroits tantôt pistes de laterite mal éclairées, tantôt des artères lumineuses et pleines d’effervescence. Ville tout en contraste. Dîner canard.... je ne suis pas très fan du volatile. En Asie les gallinacés sont découpés au hachoir en petits morceaux. Marinés, frits, poêlés, rôtis mais quasiment toujours en petits morceaux. Plein d’escarbilles d’os qui se coincent dans les ratiches et que j’ai peur d’avaler ( toujours mon côté scoufiniette ). Pas enthousiaste, mais curieux. J’ai une tendance certaine à goûter avant de dénigrer, mais là j’ai découvert un nouveau plat .... je n’ai pas pu ( c’est la deuxième fois que ça m’arrive avec les poussins cuits juste avant l’éclosion) ! C’est idiot je sais. La soupe de sang de canard frais que l’on déguste juste au début de la coagulation. Nannnn rejet-répulsion bête de ma part. Vien Phannoudej nous propose un vrai sauna Lao.... Quid ? Bien sur nous acceptons, surtout que je suis persuadé que cela ne pourra avoir qu’un effet bénéfique sur mon Oliv. En fait de sauna il s’agit plutôt d’une étuve genre hammam mais avec des herbes aromatiques qui macèrent sur ou dans le foyer. Citronnelle changée très régulièrement par la patronne. La vapeur d’eau est tellement dense que je suis incapable d’identifier le départ de la source de chaleur . Plusieurs aller-retour plus tard , entrecoupés de douches vivifiantes, je n’ose les qualifier de glacées et de thé-infusion-detox rouge carmin, nous attendrons en vain les masseuses commandées. Grignote et somnolence en attendant de nous rendre à l’ambassade Birmane pour récupérer nos visas. Entre 15 et 16 h. Très précis comme rendez-vous. La préposée avant de nous remettre nos documents nous dit : « j’ai une ultime question à vous poser ». Arghhhh ! Êtes-vous passés par la Chine ? Nous partons pour le nord demain à 6 h . À bisousssss

Salut tous, 10 heures dans la folie des hommes. Bien sûr les 200 kilomètres qui nous séparaient de notre destination xanapoury et la fête des éléphants. Le Mékong quasi sec , on peut traverser d’une rive à l’autre à pied à certains endroits. Faute à un barrage mis en fonction juste l’année dernière et il y a en projet 8 autres barrages en construction!!!! Folie de la piste qui sera une énorme route afin de désenclaver le nord du pays, des hectares de montagnes et forêts ravagés. Folie de la déforestation et de l’écobuage, des milliers d’hectares en feu et la terre mise à nu pour la culture du manioc. Il va y avoir des glissements de terrain aux prochaines pluies de mousson . Plus rien ne repoussera avant longggg . La désertification est en marche. Folie de la maltraitance animale pour l’amusement des foules avec ces éléphants enchaînés. Autant je peux comprendre l’utilité dans les temps anciens pour les travaux, la guerre ou les déplacements. Mais aujourd’hui pourquoi? Je suis révolté. A bisoussss

Salut tous , Je constate que vous avez de plus en plus de mal à nous situer géographiquement .... je vous propose un récapitulatif succinct. J’ai quitté mon joli village ( Pomérols) en occitanie pour rejoindre mon autre village dans l’autre sud ( cap d’ail) de là j’ai entamé un raid dangereux (milieu hostile, patois des habitants chantant, tessiture difficile à appréhender...) pour rejoindre Olivier Gédon à Cagnes sur mer. Nous prîmes l’avion de Nice pour le Vietnam via l.allemagne ou la suisse ( je sais plus car j’étais en transe télékinésique) via Singapour pour Danang ( VietnamCentre) , puis scooter, train, bus, voiture jusqu’au Laos où nous sommes actuellement. ATTENTION !!!! Ça se complique : dans quelques jours nous irons en Thaïlande puis de Bangkok au Myanmar . Et c’est là que ça devient très difficile, je veux dire encore plus , ardu, compliqué, abscons le pays a DEUX noms ! En français il est connu sous le nom de Birmanie et PARTOUT ailleurs dans le monde sous le nom de Myanmar.... Si je reste confus ou incomplet ou peu clair ... n’hésitez pas à demander à Olivier avec qui je voyage ( je savais que j’avais oublié un détail ) depuis le début ( même si entre-temps nous avons rejoins deux amis : Berni Toocourt qui lui est resté à Vientiane.Laos. Et Vien Phannoudej avec qui nous sommes toujours pour encore quelques jours). Aujourd’hui, première approche de luang Trabang (cf carte infra) . C’est vraiment une jolie charmante ville touristique , inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Effet Coronabier, nous bénéficions de peu d’afflux touristique. J’imagine la ville bondée en temps normal. L’idée superbe qu’a eu le gouvernement ou l’UNESCO est de n’autoriser aucune construction ou amélioration de l’habitat s.il n’est pas conforme extérieurement en tous points à l’original. Il se dégage un charme désuet des anciennes maisons coloniales, mélangées au style original des maisons Lao. C’est superbe , c’est propre, c’est touristique. 4 h du matin, mon insomnie touche à sa fin . Je dois récupérer vite le train du sommeil. À bisousssss

Salut tous, Wouahhh quel régal que cette baignade. Comme d’habitude notre journée démarre réellement à l’aube. Vers 11h. Aujourd’hui Vien Phannoudej nous conseille d’aller aux chutes de Kuan Si à environ 30 km de Luan Prabang, en plus en passant on pourra aller au sanctuaire des éléphants. Je suis contre, mais Oliv est pour, et puis on passe devant, et puis ce serait idiot de ma part de refuser. Pauvres bestioles, parquées dans un enclos. Grand mais grillagé, électrifié. À l’entrée payante, du coup je deviens ratchou et je refuse de m’acquitter de l’écot du, il y a un menu des activités : - promenade à dos d’éléphants... tant. - promenade avec l’éléphant en laisse comme un petit yench... tant. - baignade avec les éléphants .... tant. - douche des éléphants plants ... tant. - panier de friandises pour les éléphants... tant. Ceux que je peux apercevoir à l’entrée ont le haut du crâne entaillé par le pic acéré qui sert aux cornacs pour les guider. On dirait que les oreilles sont coupées en biais. J’apprends quand même que les femelles en Asie n’ont pas de défenses et que comparés à leurs congénères africains ils sont beaucoup plus petits en taille. Sanctuaire? Mon cul ! Nous arrivons à l’entrée du parc aux cascades. Après notre droit d’entrée (1 euro pour l’autochtone, 2 pour le touriste.... pffff ça devrait être gratuit pour les gens du cru), nous passons par un espèce zoo ( décidément!) où se trouvent enfermés des ours. Je ne savais pas du tout et je n’en avais aucune idée: les ours noirs sont une espèce indigène du territoire Lao ( et asiatique). Bien sûr chassés et braconnés. Ceux qui se trouvent ici ont été récupérés d’un esclavage forcé ou pire mais d’un négoce interdit. Ils semblent couler des jours heureux et jouent ensemble. À partir de ce point, nous nous avançons facilement à travers la forêt primaire. Je suis étonné par le chemin que nous foulons. Totalement lisse, couleur terre, des racines des arbres gigantesques qui nous entourent en sortent. Je suppose que la main de l’homme n’est pas étrangère à ce bitume qui se fond harmonieusement dans le paysage. Pour une fois. Et bien non , je découvrirai plus tard que le chemin est constitué de boue en voie de sédimentation par le calcaire déposé lors du ruissellement des eaux. La forêt bruisse des sons émis par les bestioles qui volent qui rampent, les feuilles des arbres jouent avec le vent . Il y a des papillons partout. C’est magnifique. Nous arrivons à un premier plan d’eau, il y a foule. Nous continuons et au fur et à mesure de notre avancée, le touriste se fait de plus en plus rare. Jusqu’à notre arrivée au pied de ces somptueuses chutes d’eau dont l’apothéose est la magnifique cascade au bas de laquelle le bassin invite à la baignade. Interdite ! Arghhh! La montée continue sur encore 45 minutes , trop raide pour moi. Il fait déjà plus de 30 degrés. Nous redescendons bien décidés à trouver une marmite d’eau claire où plouffer ( c’est moi qui écrit et j’invente les mots que je veux) . Un bassin nous attend justement, il n’y a personne. Eau pure, limpide, la transparence n’est pas troublée par les tourbillons de surface. Vien nous confirme que nous avons le droit de nous y baigner. Par contre ce droit se mérite doublement. Il faut descendre sur une patinoire d’humus en se cramponnant comme on peut aux racines des arbres. Merci les arbres. Et on met le pied dans une eau glaglaglacée. Entrée extrêmement prudente, le froid, les cailloux, la glisse, le courant. Le plus dangereux ce sont les morceaux d’arbres immergés. Très pointus, sédimentés, autant de pièges sur lesquels s’empaler. Quelle récompense ! Des petits poissons viennent nous grignoter les pieds. L’eau s’avère fraîchement délicieuse. On barbote heureux . Au retour Vien s’arrête chez un bouilleur de cru local. Le riz fermenté dans de grande cuves chauffées au bois , le serpentin de l’alambic plonge dans de la flotte afin de condenser et liquéfier l’alcool recueilli dans un petit récipient. Il veut en acheter pour un pote qui adore ça . Je goûte. Putain ça arrache sa mère que les yeux y pleurent! Il achète 3 sacs plastique ! Vous avez bien lu. L’alcool est vendu moins cher en vrac dans des sacs plastoc transparents. Miam. Sieste. Et hop on verra ce soir. À bisousssss

Salut tous, Je vous rassure nous sommes au Laos . Tout va bien. À lire différentes publications : vous êtes totalement parano sur le coronabière . Nous sommes en Asie que nous parcourons depuis lonnngggg et ici rares sont les gens qui portent un masque. J’ai l’impression que c’est plus par politesse et pour NOUS protéger d’une éventuelle contamination que l’inverse . Arrivée à Vientiane aujourd’hui, par la route des montagnes. Le trajet est le plus mortifère du pays! Un camion sur le dos dans une épingle de la « bonne » route ( celle de la montagne. La différence avec celle de la piste c’est que des fois il y a du macadam ) , une bagnole dans le fossé. Normal, tout va bien. Berni Toocourt part en éclaireur ( c’est son rôle! Infirmier légionnaire : il doit se sacrifier ) en Thaïlande . Si tout va bien , si pas de catastrophe, si pas de Corona, si pas ......etc ! Il nous accueillera après demain à Bangkok . À bisousssss

Salut tous, Dernière journée à Vientiane. Nous quittons le Laos en train cet après-midi pour la Thaïlande. Destination Bangkok , arrivée vers 6 plombes du mat et où nous passerons un dernier moment avec Berni qui lui, regagnera la France le lendemain. Quelques petites anecdotes qui m’ont marqué durant notre séjour. Nous devenons très facilement millionnaire en kip. Le taux de change avec l’euro est d’environ 1/1000 . Par contre lorsque les laotiens parlent de grosses sommes, il discutent en baths thaï . Si le montant est réellement conséquent c’est alors le dollars us qui prend le dessus. Le nord du pays va connaître un véritable essor économique et touristique sous peu. En projet bien avancé il y a l’autoroute, l’amélioration de la route du Mékong ( c’est par celle-ci que nous avons vécu notre Paris-Dakar personnel) , le TGV et la construction d’autres barrages. Le tout en grande partie financé par les chinois qui vont accroître de façon exponentielle leur main mise sur le pays. Le nord est privilégié pour, à mon humble avis, plusieurs raisons : proximité du grand frère chinois et grâce également à la France . Et ouaissss! À la suite d’une guerre contre le Siam , les Laos ont perdu toute la partie droite du Mékong (ou gauche ça dépend comment on regarde) , annexée par la Thaïlande. Mais suite à la guerre menée et gagnée par les français le prince de Luan Prabang a demandé à ce qu’on lui rende les territoires pris par le Siam . Le nord du Laos possède donc les deux rives du Mékong et construit des barrages à tout va au grand dam de la Thaïlande. Merci Vien pour ce cours d’histoire. Pour être propriétaire terrien au Laos, outre le fait d’être impérativement de nationalité . Il suffit de défricher et de cultiver une parcelle vierge. Ceci explique également en partie l’écobuage outrancier pratiqué. Il est dans la mentalité du cru d’avoir son lopin de terre pour y cultiver et élever le nécessaire quotidien . D’où l’étendue des villes, sans centre réel et ces putains de volailles qui chantent des 3 heures du matin . Où que l’on soit même dans des hôtels luxueux, il y a toujours une bestiole pour faire chier en pleine nuit . Autre source de chagrin : les déchets plastiques omniprésents. À tel point que je n’ai jamais été étonné du fait de les trouver en bordure des champs clôturés, jusqu’à ce que je remarque la symétrie de l’étalonnement des sacs accrochés aux barbelés. En fait il s’agit et de marquer son territoire et d’épouvantails à oiseaux. Trois endroits nous ont enthousiasmés au sud les 4000 îles, au centre Vientiane, au nord Luan Prabang. Et surtout surtout la gentillesse et la joie de vivre, la disponibilité et l’enthousiasme de Vien . Un grand merci à Berni pour nous avoir permis, facilité , aidé à découvrir. Le Laos, ses racines. À bisousssss

Salut tous, Internet est capricieux, erratique, féminin , fainéant, capricieux, en grève perlée ( pffff me fait penser à Sweety lorsqu’elle fait semblant de ne pas comprendre) dans notre hôtel de Bangkok et pourtant FB m’enjoint : exprimez-vous ! J’hésite.... pas que pour internet. Je chasse de vieux démons dont je ne suis pas fier du tout. Ce matin nous avons eu un aperçu rapide du quartier chinois, où nous avons déambulé avec Berni pendant quelques heures. Quels contrastes avec les différents marchés asiates que nous avons déjà foulés, parcourus, explorés. Ici c’est du sérieux ! Tout est plus rangé, policé. On n’ose pas discuter les prix. Pourtant le principe est le même : vendre! Et la boutique qui propose des produits qui ressemblent plus à un inventaire à la Prevert dans le choix . Mon esprit pourtant peu cartésien a du mal à faire le lien entre un câble téléphonique, du baume du tigre et un ensemble de manucure pro.... Tout cela est pourtant mis à la disposition du client au même endroit et proposé par le même vendeur , les allées sont presque rectilignes et l’air conditionné des magasins rafraîchis les traverses séparant les différents étals . Et hop internet vient de sauter ....! Grrrrr! Nous avons fait quelques emplettes . Je soupçonne Berni de vouloir faire un trafic de masques anti Coronabière. Sieste pour récupérer de la nuit précédente passée dans le train . Fort de notre expérience vietnamienne (cf les billets de l’année dernière ) , j’ai commandé d’office en première classe. Pas l’envie de passer 11h de voyage entassés à 6 dans la cabine sur 3 hauteurs de couchettes. Quelle surprise! Nous bénéficions d’une prise en charge dès la frontière Lao/ Thaïe passée. Salon d’attente lounge reserved. Avec flotte à volonté et air conditionné. Quant à notre cabine.... deux couchettes superposées, un petit lavabo, maître d’hôtel obséquieux. 3 chiottes et un douche réservées que pour notre wagon, service dans la cabine. Luxe. Trop... si j’avais su : la seconde est parfaite pour voyager ainsi. Bon à savoir. Ce soir j’ai proposé à Olivier le night market de Patpong. Le quartier mal famé de Bangkok. Enfin le seul que je connaisse pour y avoir traîné mes guêtres en 2005. J’avoue, je suis secoué, j’ai vraiment changé. J’en suis heureux, c’est heureux. Attention je ne me cherche aucune excuse. Les faits et rien d’autre. J’étais avec un groupe en voyage organisé, entrainé par mon cousin , déboussolé par la perte de mon fils et le limogeage de la part de mon ex épouse. Il y a partout la prostitution hommes, femmes, lady boys , les spectacles heuuuu , je ne trouve pas les mots . Osées n’est pas suffisant par rapport aux « performances » auxquelles j’ai assistées à l’époque. Et oui j’ai eu consommé et plus jamais de ma vie je pourrais recommencer. Glauque. Triste. Sordide. Pathétique. Difficile à avouer. Bref nous sommes retournés à l’hôtel en tuktuk sans rien acheter . À bisousssss

Salut tous, Nous partons pour la Birmanie dans quelques heures. Sans vraiment de regret de quitter Bangkok, mais déçu de ne pas avoir visité plus avant le pays comme nous l’avions projeté. Ville de contrastes encore plus accentués que dans les autres coins d’Asie où nous avons pu traîner. L’opulence, les paillettes bling-bling , les grattes ciel côtoient la misère noire, les masures. J’ai recommencé à me défaire de bribes de mon passé en donnant mes affaires directement aux clochards dormant à même le sol juste devant notre hôtel. La rue à traverser. Ils étaient très étonnés de mon geste. Au pays de Bouddha! Les moines par contre fleurent bon l’opulence. Certains sont grassouillets ( je sais hôpital, charité et gagnagna....) , fument, ont l’oreille collée au smartphone dernier cri. La charité est bien ordonnée. Quelques lieux communs: magnificence des lieux touristiques, Chinatown fascinante de jour comme de nuit, le glauque de Patpong, la pollution, l’or des temples. Bangkok est une trop grande ville pour moi, trop bruyante. Pensez: en une semaine je n’ai même pas pu apercevoir la majorité des 8 millions d’habitants, ça change de mon village . Par contre pas de clivage réel et net par quartier; les palais jouxtent les zones de verdure sauvage et se mélangent aux bidonvilles. J’ai quand même adoré me (nous ) perdre dans des endroits improbables, les petites aventures qui en découlent , nos rigolades, les embrouillent avec les taxis, tuktuk, Grab/Uber, observer le mode de vie des gens. J’ai moins apprécié les gigantesques centres commerciaux, qui n’ont que l’avantage d’avoir l’air conditionné , pansement fraîcheur à la chaleur accablante accentuée par le manque d’air, la rue, les embouteillages gigantesques. Depuis quelques jours nous cherchions à visiter un des marchés flottants. Ils ne se tiennent que le week-end. Sont très touristiques, nous cherchions plus d’authenticité. Évidemment internet nous fournit des pistes, pas vraiment attrayantes car peu fréquentées par des locaux. Nous repérons quelques lieux et décidons d’aller en explorateurs essayer de trouver des capitaines de « long tail », ces bateaux avec des moteurs de voitures ou camions, un arbres d’hélice démesuré qui se manient avec dextérité, vitesse et dans un boucan d’enfer. L’idée c’est de nous faire harponner par des pêcheurs, marchands, rabatteurs locaux, de discuter de bout de gras et embarquer le lendemain sur la barcasse pour avoir une visite privilégiée. On ne trouvera jamais. Par contre , perdus au milieu d’un grand rien , au bord de l’eau. On fait du bateau stop et on embarque sur une péniche sans savoir pour où. Instant magique. Gentillesse de la personne. Que c’est bon. Pour finalement rentrer par le métro, d’une propreté remarquable. Je n’apprécie pas les tuktuks. Je suis trop grand, je dois me coucher à l’intérieur pour regarder en hauteur, ceux d’ici n’ont rien à voir avec ceux que nous avons pu apprécier au Cambodge. Ce qui compte ce n’est pas le confort mais l’accélération et le bruit fait par l’engin. Olivier lui adore. Il reste Grab (équivalent d’Uber) qui nous sert de référence prix ou les taxis. Pour nos déplacements il y a un autre problème de taille. Les chauffeurs ne savent pas lire l’alphabet romain et parfois pas lire du tout. L’écriture Thaïe comme Lao ressemblent à des vermicelles de sanscrit, c’est joli mais incompréhensible pour nous. Nous décidons d’un lieu, fixons une adresse que nous enregistrons sur une application. Le conducteur la regarde , puis nous dit yes yes .... Première expérience avec un tuktuk. J’ai perdu patience. Olivier Gédon se gaussait tant et plus . Le type m’a répété 20 , 30 fois un truc du genre talassine ???? MERDE !!!! Pour finalement nous amener à quelques encablures de là où nous souhaitions nous rendre. Ça c’était pour prendre le bateau bus Hop On/Off. Je recommande afin de visiter la ville sans embouteillage et en prendre plein les mirettes pour un prix très raisonnable. Deuxième expérience : le taxi . Il faut insister pour faire mettre le compteur, cette fois-ci c’est Oliv qui s’est énervé.... Héhé. Nous sommes dans le hall de notre hôtel et le portier nous demande si nous souhaitions un taxi. Mais vouiiii mon brave homme! Cela tombe bien mes seigneurs, votre jour de chance car par le plus grand des hasards, il se trouve que vacant là, un noble chauffeur oisif attendait votre venue .... nous indiquons notre destination. 200 baths . Non tu mets le compteur. Non pas le compteur mais pour vous et puisque nous sommes amis de longue date 150 baths. Nous prenons un autre taxi . Compteur. La facture s’élève à 55baths. De retour à l’hôtel Olivier fulmine, se plaint à la réception, en disant que c’est du vol, que l’hotel est complice, qu’il va écrire à la direction et aller à la police etc.... La personne comprend son courroux mais parle pas très très bien anglais, ne saisit pas le sens de toutes les phrases et noie le poisson. Oliv prend les autres clients qui arrivent à témoin, crie au scandale. Loué soit Bouddha , la préposée parle instantanément un anglais remarquable, comprend la colère justifiée, assure que le taxi n’est pas rattaché à l’hôtel , qu’il n’y a pas de rétro commission et s’il vous plaît taisez-vous , parlez moins fort et n’écrivez pas à la direction. Aujourd’hui Grab/Uber. Oliv a finalement déniché une agence de voyage tenue par un français qui propose non seulement la visite du marché, mais également une découverte des Klongs (canaux qui parcourent la ville) , du musée des orchidées et avec un guide francophone. Durée 4 heures pour un prix très raisonnable. Banco! Nous avons un message fixant le lieu de RD avec une carte et l’adresse en écriture Thaïe et en écriture romaine. Grab. Nous suivons le parcours sur Maps. Oliv interpelle plusieurs fois le chauffeur, lui montre l’adresse en sanscrit et en romain, le plan . Il est persuadé que nous faisons fausse route. Yes yes! Et on tourne, et on vire, et on se perd, et on arrive. Sur un chantier. Pas d’eau . Bizarre. Le doute s’installe, le chauffeur s’énerve , croit qu’on ne veut pas le payer. On lui montre l’argent, on descend de la voiture. Olivier Gédon demande à des gens si l’adresse est est exacte. Je comprends que non et je remonte immédiatement dans la voiture que je prends en otage. Oliv et le chauffeur me rejoignent. Palabres, énervement, discussion . Le chauffeur nous montre des papiers en sanscrit, refuse de téléphoner à notre contact à l’agence, tergiverse.... puis finit par céder et nous amène au bon endroit. A l’opposé de la ville. Dans un temple! Alors là je suis sur le cul . Personne. Oliv avise un moine qui lui confirme que c’est bien la bonne adresse. Effectivement au bout du temple un embarcadère . Vide. Nous avions prévu très large. Grignote. Encore une heure à tuer. Nous faisons la sieste sur un banc en attendant l’arrivée de notre guide et de notre bateau . La visite se fera également avec une famille sympathique. C’est beau, calme, reposant, zen. Les poissons s’agitent et sautent hors de l’eau car ils ne sont pas pêchés près des temples, nourris pas les moines qui gagnent ainsi des parts de karma. De gros Varangs se prélassent au soleil, nagent à côté de l’embarcation. La guide nous explique, nous renseigne. La construction des canaux est arrêtée du fait de la spéculation foncière. Creuser des terrains qui valent de l’or pour les remplir de flotte. Pas rentable. Le prix de l’immobilier atteint des sommets difficilement possibles par l’habitant lambda. Des appartements sont ainsi proposés sans cuisine. Il revient plus cher de se faire la popote à la maison que d’aller dans un street food. Pour espérer avoir un niveau de vie décent il faut au minimum obtenir un diplôme universitaire. Mais les études sont payantes. La famille fait alors soit des sacrifices, soit est fonctionnaire car dans ce cas l’école est gratuite. Pas de sécu. Pas de retraite. 6 jours de congé par an. Au retour du marché, plus beaucoup de vendeurs, nous y étions sur la fin et la remballe. Nous faisons un stop au musée des orchidées.... Bon. Bof. Sauf l’exceptionnel : dégustation d’un fruit, plus petit qu’une olive. Très rare . C’est un exhausteur de sucre, qui annihile totalement l’acidité en laissant une saveur sucrée en bouche d’une longueur étonnante. Tout de suite après avoir recraché le noyau nous croquons dans un citron vert.... un délice soyeux sous la langue. Le nom du fruit : Miracle ! Véridique ! À bisousssss

Salut tous, Insomnie de 3h. En arrivant hier en Birmanie j’étais énervé. Je ne me rappelle plus pourquoi? Le fait que l’avion se soit aplati sur la piste au lieu d’aterrir, qu’Oliv joue sur son téléphone alors que la consigne est formelle: l’éteindre sous peine de s’écraser. Il fait nuit noire, le réceptionniste de l’hôtel nous gonfle à vouloir se faire payer d’avance, ce que nous refusons. Ma chambre jouxte un appartement dans lequel des yenchs aboient tant et plus, l’air conditionné est hs (en fait il faut attendre 10’ de temporisation avant qu’il ne fonctionne), pas de restaurant alentours. Nous sortons faire des emplettes dans le supermarché à côté. C’est crade, les poubelles dégueulent et des jeunes femmes bien habillées, smartphone vissé à l’oreille fouillent dedans. Pas d’alcool et moi qui rêve d’une bière fraîche. On fait tous les rayons pour trouver de quoi nous restaurer sur le pouce. Pour moi ce sera cahouètes et eau tiède ! Yesss. Je suis étonné de croiser un femme cachée sous un niquab. Je réalise que nous devons être dans un quartier musulman. Heureusement sur le retour : une épicerie et ouf 😅 je trouve mon bonheur frais. J’arrive dans ce pays pétri de certitudes et de clichés forgés essentiellement grâce à mes lectures mais aussi aux personnes rencontrées qui ne tarissent pas d’éloge ni sur la bonté, la gentillesse des gens, ni quant à la magnificence des paysages. Dictature militaire, qui s’ouvre depuis peu au tourisme(vite, vite y aller avant la pollution du tourisme de masse!), triangle d’or, conflit ethnique entre hindous et musulmans, An San Sukyi (hummm orthographe phonétique) le prix nobel de la paix et dont la non réaction , la non condamnation fasse à cette épuration et la violence de la déportation d’une partie du peuple est choquante; inexplicable. Et comme j’ai toujours ancré en moi le mythe du bon sauvage, l’homme naturellement bon de mes lectures d’ado : Voltaire, Diderot, évidemment Rousseau ou plus récentes : Defoe et surtout la version plus trash de Tournier.... Bref intellectuellement, psychologiquement je suis certain d’arriver dans un pays policé, gendarmé, militarisé ; limite avec des « check point » , tiré au cordeau, une population digne mais soumise et un habitat constitué essentiellement de casernes. Bêtement je pensais pouvoir établir un classement de mes préférences entre : Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande. Ho putain le choc! Le bug neuronal! La remise en question! Voyagez mes amis, voyagez! Et surtout remettez-vous en question, ouvrez votre esprit et essayez de penser différemment. Jai eu du mal à prendre du recul, à accepter, ne pas juger, ne plus comparer. En fait j’ai basculé dans un autre monde. Je ne suis plus en Asie ( jaune, bridée, douceur de vivre.... clichés occidentaux) mais en inde 🇮🇳 ! Un coup d’œil sur les cartes m’apprend qu’une grande partie ouest du pays est bordée par le Bangladesh 🇧🇩 et l’inde. La peau des gens est beaucoup plus foncée, les hommes sont vêtus de sarongs; les dents et gencives rouges du jus de betel quils machent tel un chewing gum. Les femmes de saris, beaucoup ont un point rouge dessiné au milieu du front, la peau visible ( visage, avant bras, mollets et pieds) enduite d’une épaisse couche de karité afin de se proteger du soleil, peu de pantalons et quasiment aucun masque parano. En regardant les visites incontournables sur internet. Je repère un train , genre intercité, qui fait le tour de Rangoon et communes limitrophes en environ trois heures. La gare est éloignée d’environ trois kilomètres et un peu de marche nous permettra de nous faire une ébauche de la capitale, des gens, conditions de vie et architecture. Choc visuel, olfactif, bouleversement des certitudes. Ho putain!!!! Il me faut un grand moment pour que le bordel dans mon cerveau entre l’imaginaire et le concret se mette en place , que les jetons tombent et que les ronds consentent enfin à entrer dans les carrés. On traverse un cloaque quasi ininterrompu de détritus, de bidonvilles , des cours d’eaux qui ont l’épaisseur de l’huile de vidange . Aucun scooter ni deux roues ne sont autorisés par la junte. Il y a comme partout en asie des street food mais les mets proposés sont plus à base de curry, toujours dans des bols mais il n’y a plus du tout de baguettes remplacées par une cuillère et une fourchette, pas de couteaux et surtout aucun alcool. Povvvvvv. La gare , bel édifice mais plus du tout d’une première fraîcheur, tout est écrit en sanscrit, les personnes attendent dans le calme mais en jouant des coudes pour obtenir des billets. Nous sommes un peu paumés. J’aperçois mon premier militaire armé d’une mitraillette. Aucune animosité ou nervosité. Je passe devant pour atteindre les quais en m’attendant à me faire rabrouer. Rien. Ouf, j’avise un panneau: tourist information. La personne nous indique le numéro de la voie et que notre ticket nous sera vendu sur le quai. Le train : un poème à lui seul. Banquettes en plastique, micheline poussive , pas de classe, pas de place réservée, pas de portes fermées sur l’extérieur. L’expérience du voyage commence. Foule bigarrée, les vendeurs proposent aux passagers en hurlant et bonimentant pour couvrir le bruit toutes sortents de marchandises. Eau , aliments, vêtements, tapis, coussins, lunettes de correction, écouteurs, fruits , légumes. Des femmes portent d’énormes plateaux sur leur tête chargés d’un repas complet. Elles le tiennent dune main et de l’autre un petit tabouret. Lorsqu’un client commande, elles posent le tabouret, commencent par s’asseoir dessus, puis posent le plateau sur leur genoux et préparent le repas proposé dans du plastique qui sera délicatement rangé a la fin de la collation directement sur la voie ferrée par la fenêtre ouverte. Bon je fatigue..... À bisoussss

Salut tous, Je reprends mon billet d’hier avec quelques anecdotes qui m’ont échappées. En fait là tout de suite je me réveille de la sieste, je devrais être plus frais qu’entre deux insomnies. À la gare, je suis surpris sur le quai d’attente du nombre de personnes assises ou couchées par terre alors qu’il y a des tas de places disponibles sur les bancs. En fait la plupart des gens étalent une natte ou une couverture et s’installent pour papoter, grignoter ou dormir. J’ai remarqué cette attitude également dans la rue. Près d’une école les femmes se réunissaient pour lire ou discuter. Tout le vacarme du monde, tout le tohu-bohu possible ne sauraient empêcher Olivier Gédon de s’endormir , alors qu’il est brinquebalé dans un train hors du temps. Et moi d’être jaloux ! À certains arrêts , les marchands refont le plein de marchandise. Quelques uns descendent et d’autres chargent. Il faut être rapide. À la montée des ballots sont jetés à la volée ou plus délicatement suivant le contenu, puis montent les vendeurs. Les marches sont très raides et les sarongs/ saris n’aident en rien. Une femme s’accroche avec les deux mains sur les poignées de chaque côté du passage et se hisse en force en perdant son sari. Éclat de rire général dans le wagon. Après presque trois heures de voyages, Oliv m’informe que ayé on est de retour. Une femme descend péniblement puis récupère ses affaires. Il y a embouteillage à la sortie. Je prends celle du wagon suivant et j’arrive sur le quai. Le train démarre et je vois Oliv goguenard me disant du haut de la porte : « je me suis trompé »! Le salaud je voltige en marche avant de me retrouver sain et sauf et déconfit. J’ai pu assister à la préparation et à la vente du fameux bétel qui rend les dents rouges, les gencives pourries, rend les consommateurs accrocs et accessoirement un petit cancer en prime. Le vendeur a une tablette posée sur son ventre, retenue par des bretelles, il dispose à la suite plusieurs feuilles, y dépose du tabac par dessus, une goutte d’acide comme liant. Plies les feuilles en quatre, les met par lot de 10 dans un petit sac plastique et hop terminé. L’operation dure pas plus d’une minute. D’autres différences culturelles m’ont frappées : il y a énormément de mendiants dans la rue, dans le train, partout. Dont de très très jeunes. Des quasi bébés qui tendent la main en nous apostrophant : « Hello! Money » , le plus petit savait à peine marcher et était envoyé par ses parents qui le couvait du regard pour vérifier sa rentabilité. Il est trop petit bébé ! Je regarde le papa qui me sourit et me dit également : « Money ». Je suis furieux contre lui, contre moi, contre la société qui permet ce comportement. Honteux d’être nanti et pourtant refusant de faire l’obole et encourager la mendicité des bébés. C’est révoltant ! Je suis révolté ! Impuissant.... Les taxis n’ont pas de compteur. La course se discute avant de monter. Pratique lorsque tu ne connais pas la ville. Mais on ruse. J’ai téléchargé deux applications : GRAB qui est l’équivalent de UBER et qui m’indique un montant maximum à régler et MAPS.Me qui permet une géolocalisation même hors connection. Grab est notre référence dans les autres pays d’Asie. Ici non, le taux de change nous est tellement favorable, le montant de la course tellement ridicule que l’on hèle les taxis à la volée. On discute le bout de gras et on paye deux fois le prix normal tout en s’amusant . Tout le monde est content.... Et ça nous donne bonne conscience à peu de frais. Aujourd’hui le contraste fut total. Magnificence, beauté, délicatesse, ors, sérénité, zenitude. Nous sommes partis visiter le temple de Shwedagon qui se situe à 3km de l’hôtel . De nouveau nous décidons de nous y rendre à pied et continuer ainsi notre exploration lente. Mais Maps nous trahi, nous fait tourner en rond et nous indique des passages inexistants. Taxi. Nous arrivons au pied d’un colline. L’endroit par lequel nous accédons ne nous permet pas de voir le temple en lui-même mais un magistral escalier nous permet d’y accéder. Il faut se déchausser. Impératif. À la fin de notre visite, Oliv m’indique que le panneau indiquant de se déchausser est derrière lui, plusieurs remarque de différentes personnes l’incite à de nouveau ôter ses souliers. Il est aussi en bermuda. Interdit. On achète un sarong. Moi je le trouve mignon en jupe... Héhé... en redescendant il a failli rater une marche et s’exploser dans les escaliers. Les talons aiguilles se sera pour une autre fois. Il y a plusieurs temples, les décorations sont différentes, les sculptures sont toutes des œuvres d’art. Le bois est ciselé, l’or est partout. La ferveur impressionnante. Certaines personnes viennent et s’installent dans les temples pour y déjeuner en famille. Tous prient. Le lieu est immense. Il fait très chaud et pourtant le marbre que nous foulons en plein soleil reste frais par contre la réverbération est intense. Bien sûr comme touristes nous sommes des proies potentielles. Nannnn je veux pas de guide . Merci. Un vieux monsieur nous interpelle , pour nous conter la bonne aventure et la bonne fortune de notre avenir. Il nous demande si nous connaissons notre jour de naissance. Olive : « samedi et toi ? Mais je n’en sais rien ! » , le monsieur cherche dans un répertoire, moi aussi samedi! Bon... et alors ? Il y a des autels pour tous les jours de la semaine. Il faut y aller arroser la statut de Bouddha pour le rafraîchir, les fleurs autour de son cou pour les conserver et la bestiole qui garde le tout afin de s’attirer graces et chance. Nous fîmes le rituel avec toute la dévotion possible. Grignote. Nous décidons de rentrer à l’hôtel en vélo side car, ce n’est pas un cyclo pousse. Et puis ça peut être rigolo. Je n’arrive même pas à m’asseoir dans le siège trop étroit et je plains mon pédaleur.... Les voitures nous frôlent, les pauvres suent sang et eau. On abrège leur souffrance un bon kilomètre avant d’arriver à destination et ils ont gagné très largement leur journée. Bon Oli s’impatiente, me suis pas relu.... À bisousssss

Salut tous, J’ai rien dit pour ne pas vous inquiéter mais je suis de nouveau dans un aéroport à attendre un cercueil volant pour Bagan .... Pffff tout ça parce que Olivier Gédon refuse de passer 17 toutes petites heures dans un train pour la même destination. Je trouve que mon sens du sacrifice touche à l’abnégation. Adieu et à bisoussss

Salut tous, Nous voilà à Bagan, vue du ciel c’est une plaine semi-désertique avec des lopins de terre délimités par des palmiers. Tout est jaune, poussiéreux. Nous ne sommes que 5 passagers dans l’avion, et moi qui croyais la destination courue par les hordes de touristes. À part nous le tarmac est vide. Dès notre arrivée prise de température par les autorités. Oufff rien contracté depuis notre dernier contrôle il y a moins d’une heure... L.aéroport est étrangement vide. Le seul comptoir ouvert est celui des gabelous qui nous rackettent d’une fortune pour avoir le droit d’entrer en ville. Pas de Grab disponible. Notre hôtel qui théoriquement propose des navettes ne répond pas. Tout cela me parait étrange, un peu irréel. Un taxi parlant bien anglais nous propose ses services, comme d’hab on discute le prix de la course. Non! Il nous montre une pancarte indiquant un montant fixé pour nous rendre en ville. Okiiii. Nous en profitons pour glaner des informations. Nous serons logés dans Bagan le neuf comparé à Bagan le vieux. Échaudé par notre visite de Rangoon, je me demande si c’est une bonne chose. Notre chauffeur se désole de la pandémie qui fait fuir les touristes, mais pourrait bien faire nos affaires. Il nous propose de nous servir de guide, des billets à prix cassés. Il nous laisse ses coordonnées et nous invite à le contacter. Pourquoi pas? Il fait très chaud et l’air conditionné est le bienvenu. 39 *, ressenti 43* d’après notre appli météo. L’hôtel est sympa, nos chambres également, même si certains parmi les meilleurs d’entres nous bénéficient systématiquement d’un surclassement par rapport à l’autre..... Et en plus qui profitent du trajet en avion pour dormir pendant que l’autre veille à tout ! Nous demandons à la mignonne de la réception de nous conseiller un restaurant. Le « Talisha », 5’ à pied, nous cherchons en vain, spa grave celui que nous dégotons est excellent. Sieste. Il serait suicidaire de continuer notre promenade en plein canard. Au retour on lui demande de nous préciser l’adresse de Talisha.... Nannnn Dalisha! Dalishchia! Dalicchioua! Delichioua! Mais ouiiii chuis nul avé mon assent anglais à la noix Delichioussss. On comprend enfin qu’il faudra tester le Delicious. Ma (notre) première impression, confirmée aujourd’hui, c’est zen, propre, vert. Les habitants sont aimables, serviables, sympathiques et avenants. Le jour et la nuit avec la capitale. Les rues du village sont en terre, mais les habitants nettoient devant leur porte, il y a un côté hors du temps qui fait du bien. Peu de bruit car ici les scooters sont électriques, les tuktuks neufs. C’est assez perturbant car on entend pas le danger éventuel arriver. Lever à l’aube pour bénéficier d’un peu de fraîcheur. Nous avons loué un scooter pour la journée et la prise en main dans le silence est bizarre mais ça l’a fait. Balade dans un dédale de merveilles, des temples à foison, peut-être plusieurs centaines, tous en bon état de conservation. Peu d’ors à l’intérieur mais des couloirs peints en blanc, très hauts de plafond. Sérénité des lieux. Les gens prient et nous avons vu au maximum dans les plus grands et spectaculaires 6 touristes visiteurs. Toutes les autres personnes présentes sont des autochtones venus se recueillir. Pour m’être un peu documenté je sais que certains organismes proposent des survols en montgolfière. D’accord j’appréhende, mais on touche ici à l’exceptionnel, la merveille. Le truc extraordinaire à faire une fois dans sa vie. C’est cher. Olivier Gédon renâcle un peu, pas longtemps. J’ai à chaque fois à ma disposition plusieurs arguments massues qui peuvent se résumer : « tu penses revenir quand? On va mourir dans pas long ! » Pas que je sois pessimiste, mais il y a des réalités.... Et puis ni lui ni moi n’avons déjà tenté l’expérience. J’ai peur, j’ai la trouille. Notre taxi nous avait également informé de la possibilité de rejoindre Mandalay, prochaine destination , en bateau . Yesssssss ! En plus il a un cousin qui ....Et il nous fait économiser plus de 100 USD sur les différents billets. Nous l’invitons à déjeuner et le dotons d’un généreux pourboire. Départ demain à 5h30. À bisousssss

Salut tous, Le plus difficile ne fut pas de se lever à l’aube , dans la nuit noire et glacée, enfin glacée moyen . Comme dirait Oliv il faut toujours que j’exagère... Pourtant chuis innocent ! Le plus dur ne fut pas non plus de convaincre mon compère pour tenter cette expérience verticale. Nannnnnnn c’est moi! Il a fallu que je me motive. Que je combatte ma trouille de tomber. Être aspiré par le vide. 5h30 un mini bus vient nous quérir à l’hôtel et continue sa chasse aux clients dans différents points de la ville. On se retrouve au milieu d’un champ, nacelle versée sur le côté, l’enveloppe du ballon flapi-flappou dans la poussière. Petit dej, présentation de l’équipe . Monsieur ! Pipi .... Faut bien se donner une contenance et en profiter pour se rapprocher . Le ballon est pré-gonflé par un énorme ventilateur et après seulement on envoie l’air chaud qui gonfle l’enveloppe. L’opération dure environ 1/4 d’heure. La taille est gigantesque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Le bruit du gaz enflammé est assez impressionnant. D’ailleurs je le suis! Impressionné. Le cœur qui bat un peu ( beaucoup) la chamade. Je vérifie discrètement le système d’attache qui relie le panier d’osier à l’enveloppe . Ça ressemble assez à des haubans, je me rassure comme je peux. 10 personnes en tout. J’espère que le fond du panier est solide. Pour une fois je ne fais pas le malin. J’écoute religieusement les consignes de sécurité. Très attentif, on ne sait jamais. Le pilote envoie l.air chaud et hop on décolle. Trop tard pour sauter. Je m’accroche. Putain que c’est haut. Aucune chance de survie en cas de crash. Des images de dessins animés me traversent l’esprit avec le ballon qui part dans tous les sens en faisant pchiiiitttt. Et puis tout d’un coup le silence. Aucun vent ressenti, le ballon glisse silencieusement dans les airs. Je découvre un nouvel univers. J’arrête de me focaliser sur ma petite personne . Je profite. De tout! L’expérience, les sensations... Tiens il faut chaud, la chaleur dégagée suffit à nous faire ôter nos polaires. Et puis cette vue .... cette plaine, ces temples, l’horizon . Tout m’émerveille. Le pilote nous explique que ce que je prenais pour une brume de chaleur est en fait du aux différents foyers à bois allumés par les terriens ... Héhé je suis Icare... qui servent soit à brûler les ordures, soit à préparer les repas. Comme à ras de terre il n’y a pas de vent la fumée stagne. J’en déduis ( habilement... et ouaisss) que nous bénéficions d’en envol et surtout de la direction grâce au thermique qui va de la terre vers le fleuve. J’écoute aussi la radio : 300 pieds ( merde presque 1000 mètres et 5 noeuds) . J’oublie le temps, mais je pense : « déjà fini ». Arrivée. Champagne. À bisousssss

Salut tous, L’heure est grave ! C’est la guerre. Nous rentrons demain afin de lutter à vos côtés. Je précise que nous n’écoutons pas du tout notre courage, mais que nous y sommes contraints et forcés. Voici donc la der des ders des chroniques asiatiques 2020. La première fois que j’ai entendu parler de Mandalay, c’était il y a .... bouhhh plein ou lonnnnggg comme vous voulez . J’étais djeun , beau, plein d’espoir d’une vie trépidante et glorieuse destinée à conquérir le monde. Las Vegas, j’étais dans l’hôtel éponyme, je savais que ce nom rappelait une contrée, un endroit que j’imaginais lointain et mystérieux. En Afrique, Asie ? L’Inde des maharadjas ? L’Arabie des mille et une nuit? Promesses de joyaux, de femmes lascives mais farouches. Déjà rêveur . Le rêve fut plus tard effacé par la réalité du quotidien. Pour atteindre notre destination : quelques heures enchanteresses de bateau à parcourir les berges de l’Irrawaddy. Nous quittons Bagan à l’aube ( réveil à 3h45) , l’esprit encore émerveillé par nos découvertes, nos rencontres et surtout ce voyage en ballon. Le survol a duré ce qui m’a semblé une courte période... Ô temps suspend ton vol ! Mais la sensation de liberté, de vivre un moment exceptionnel, emmagasiner tant de belles images, les couleurs changeantes en fonction de l’apparition et l’élévation de l’astre soleil’ ces centaines de temples. Magie d’un moment fugace et à la fois éternel. Pourtant le chemin aquatique pour rejoindre Mandalay est tout aussi charmant, intéressant. Il durera 10 heures. Nous arrivons sur un parking de poussière, une nuit d’encre, guidés uniquement par le halo d’une faible lampe torche d’un marin vers notre bateau. Il est à couple à d’autres navires. Pour le rejoindre nous devons faire l’équilibriste sur d’étroites planches, chargés comme des baudets; lestés de nos sacs à dos, les bras tendus comme quand je fais l’avion dans l’avion afin de ne pas choir dans un eau sombre. Surprise nous sommes 6 alors qu’il y a au moins une centaine de places assises. Phénomène Corona. Les berges défilent plates et monotones pour qui ne sait regarder. Il y a une vie discrète mais trépidante sur les côtes; faite de pêcheurs à l’épervier, d’éleveurs qui mènent les troupeaux se désaltérer, d’agriculteurs qui binent et collectent, les gens qui se lavent et les enfants qui jouent. Peu de villages visibles. Des temples épars . Nous croisons essentiellement des bateaux de travail, chargés de containers, de bois de teck, de charbon. Des barges à couple avec des remorqueurs sur leur trois quart arrière. Le plus étonnant pour moi ce sont les immenses radeaux de bambous sur lequel les marins ont posé un petit moteur teufteuf qui permet de diriger le bric à brac. Ce que je prends pour des dragueuses, le niveau de l’eau est bas, il n’a plus plu depuis octobre dernier . Renseignement pris ces suceuses de sable ont une double fonction : permettre au chenal de continuer à remplir son office de passage mais également orpailleur. Étonnant. Je ne peux résister à me rendre dans le poste de commandement, le capitaine est sympa et fait des efforts pour comprendre mes questions. Comme en mer il y un balisage rouge et vert, je repère également quelques « danger isolé » , mais je ne comprends pas la rouge et blanche . Une bouée d’eau saine? En rivière? Mon myanmariendutout reste incompréhensible. Je reste sans réponse. Nous arrivons à la nuit. Lendemain petite terreur. Oliv se rend compte qu’il n’a plus aucune carte de crédit. Allô, notre taxi de Bagan nous rappelle tout est retrouvé, nous récupérerons le tout à la prochaine rotation. La visite du pont en teck . Le plus long du monde : 1 km, nous permet de découvrir des pans entiers de la ville. Rien à voir avec la crasse et le laisser aller de Rangoon. J’adore l’endroit fait comme presque toutes les villes d’Asie de quartiers mono tâche. Là les sculpteurs de Bouddha, la tête est façonnée en dernier. J’ai des images de parodie de télé à écran plat , en attendant que les traits prennent forme. Une allégorie de de l’éducation et de la formation des idées. Là des rétameurs, des vrais orfèvres. .... il n’y a presque que des autochtones. La dernière mode: les filles se font photographier en posant avec une ombrelle qui ressemble en plus grand, mais furieusement à celles plantées dans nos cocktails. On discute et on papote avec des gens, au gré des rencontres et des sourires échangés. Un diseur de bonne aventure m’interpelle : you are bioutifoule ! Je m’assois à côté de lui le temps d’une photo. Des mendiants ont trouvé une source de profit quasi inépuisable. Je gagne quelques points de karma en libérant deux hiboux et deux autres pilafs. Cool , sérénité. Finalement j’adore le Myanmar et j’ai hâte de continuer nos découverte vers le lac Inle et les îles de la mer d’Adaman .... ce sera pour l’année prochaine. À bisousssss

Salut tous, C’est mon côté cabotin, artiste, starlette . J’en veux toujours plus! J’ai donc fait semblant de partir, j’ai attendu la standing ovation et hop! Coucou me revoilou avec un péniltunième billet d’humeur. Ou pas. Cela dépendra de ma sensibilité à la flatterie. Ce matin je demande à Oliv : au fait on part à quelle heure? il me répond avec un air mi-goguenard mi-narquois: attannnn il faut que je vérifie mais c’est aux alentours de 19h30 . Il sait que j’appréhende et il s’en amuse. Ouaichhhh parce que je n’ai pas eu la copie de la résa. Et comme j’ai une tendance certaine à ne pas trop aimer l’avion , en plus des compagnies exotiques qui n’arrêtent pas de tomber. Je vérifie tout, déjà bien amont: j’étudie le nombre d’escales, j’en déduis habilement les chances de s’écraser au décollage, en vol et à l’atterrissage. Moi aussi je fais des statistiques ! 100% c’est sur. Puis après le nombre d’heures à patienter dans les différents aéroports, si on a par miracle survécu au trajet précédent . Si je pouvais j’établirais aussi le plan de vol, ça m’aiderait pour ma performance télékinésique. Nous sortons du petit déjeuner et du coup ça fait un long moment à tuer. Je commande un tuktuk et une dernière petite visite pour en prendre plein les yeux et en profiter une dernière fois de Mandalay. Et nous voici bien en avance , comme j’aime, en partance pour l’aéroport. Fais voir le papier ? ! C’est vrai quoi faut toujours réclamer.... Ho putain ! Je n’en crois pas mes yeux : départ 12h50 le 18 ..... il est presque 14h ( vouiiii d’accord mais on ne sait jamais, si on a un accident, si on crève... il vaut mieux être en avance, d’abord c’est la politesse des rois et en suite ben c’est comme ça .) . Oliv ? Hummm! On est bien le 18? Oui, qu’est ce que tu racontes?! La suite? J’ai cru qu’il se mettait des baffes. Victoire à la Pyrus pour moi.... Finalement grâce à un très généreux bakchich nous embarquons in extremis pour Rangoon afin de prendre une correspondance pour Kuala Lumpur et récupérer ainsi notre vol Emirates à destination de Nice. Impossible de nous enregistrer directement sur Emirates afin de confirmer notre place même si nous avons raté le premier vol international. Nous aurions du rester confinés en transit, dans l’attente de notre départ pour Nice...... Vouiiii mais dans notre cas le billet pris pour Kuala Lumpur est considéré comme notre destination finale. Et les frontières sont fermées ! Les vols annulés! Tu la sens la balayette ? Finalement nous devrions ( conditionnel !) partir le 21 .... Sauf que je suis toujours en attente de la confirmation des vols malgré mon billet payé intégralement. Je dis « mon » car du coup c’est moi qui suis devenu le chef de la logistique. Dégoûté le père Oliv. 3 nuits à Rangoon , va falloir s’occuper! Enfin l’hôtel est chouette. À bisousssss

Salut tous, Franchement je suis un maudit de l’avion! J’aime pas , il me le rend bien. Pourtant cette fois-ci exceptionnellement je voulais monter à bord. Je tournais paranoïaque, confiné volontaire dans ma chambre d’hôtel de Rangoon. Impatient de prendre le taxi. Ce dernier attend. Le portier lui interdit de partir tant qu’il n’a pas vérifié si non n’avons rien volé ou détérioré. Je fulmine. Oliv fulmine. Rien n’y fait. Il manque dans le mini bar. Je hurle de la fenêtre du taxi : « mais il n’y a pas de mini bar!!!, je rajoute un petit FUCK OFF bien senti, des fois qu’un léger doute puisse subsister sur mon petit courroux.... Si j’ai pris une petite bouteille d’eau me calme Olivier. Et il nous font chier pour ça? On va rater ce putain d’avion . Je sors comme une balle du taxi et je crache mon venin. Je dois faire peur . Olivier lui fait convertir en pourcentage le montant réclamé pour la bouteille: 500 khyats (0,35 €) par rapport aux 345.000 khyats de notre facture. Il lui demande : Are you fucking stupid ? Yes yes répond le con. Je suis hystéro-louffe! Du coup le taxi n’en mène pas large et fait Fangio-Senna-Hamilton jusqu’à l’aéroport. Ouf sauvé ! Et bien non, que nenni. Au comptoir de l’embarquement il y a manifestement un problème. La compagnie Birmane et Emirates Airlines n’ont pas d’accord commerciaux en matière de transfert de bagages. Et vous restez combien de temps à Singapour? Rien nous sommes en transit dans l’attente de notre prochaine escale vers Dubai et de là vers Nice notre destination finale. Ha ça ce n’est pas possible, il faudra débarquer à Singapour et récupérer vos bagages pour les faire enregistrer ensuite sur vos prochains vols. Accessoirement y rester en quarantaine une petit quatorzaine de jours. Mais non! Nous avons acheté un one way ticket, nous restons en transit dans tous les aéroports . La meuf ne veut rien savoir. Je reconnais humblement qu’Olivier est beaucoup plus patient et diplomate que moi. Je reste en retrait pendant qu’il négocie. On joue l’inertie. Le temps passe, on va finir par rater l’avion si ça continue . Non désolé mais il n’y a pas de solution. Mais si propose mon pote : on abandonne nos bagages là tout de suite et comme ça on ne sort pas de la zone de transit . La meuf perd de son assurance et demande à sa cheffe-cheffe, qui nous assure qu’elle va essayer de voir avec ses collègues d’Emirates. Et moi je suis en apnée ébullition. Finalement le matriarcat cède la place à l’homme qui va nous sauver. Le boss du comptoir. J’ai vraiment l’impression que ça les faisait chier grave d’ailleurs. Prenez vos bagages dans l’avion et zouuu problème réglé. Oufff bon je perds quand même mon couteau Leatherman sea pathfinder( pour les connaisseurs : un petit morceau de rein quand même) dans l’affaire. Putain c’est juste au niveau timing! On a encore les formalités douanières à se taper et évidemment pour rejoindre notre porte d’embarquement il faut traverser l’immense zone duty free, j’arrive ventre à terre.... Pour retrouver nos deux connasses : « Puis-je voir vos passeports une dernière fois svp? » Elles veulent un rencard ou quoi , ça fait trois fois qu’elles les étudient. Toutes les pages, une par une, il y a des visas partout. Elles essaient de trouver la faille . En désespoir de cause: « vous vous rappelez avec qu’elle compagnie vous êtes arrivés au Myanmar ? Nannnnnnnn !!!! » . Merci messieurs , bon voyage. Nous arrivons à Singapour, il pleut et l’avion danse et frétille de joie. Moi non. Par le hublot j’ai le temps d’observer des dizaines et des dizaines de cargos en attente soit de chargement soit au contraire pour vider leurs cales. Plus que 7 heures d’attente avant de savoir si sur Emirates ils vont accepter de prendre nos deux gros sacs à dos en cabine. Suspense..... À bisousssss

Salut tous , Ouffff! Ayé ! Rentrés! D'après les informations entendues ça et là : de justesse. Nous avons pris le dernier avion Emirates avant que la compagnie ne suspende ses vols en direction de la France. Les aéroports ferment les uns après les autres. Nous nous attendions plus ou moins à être placés directement en quarantaine. Ce sera moins . À mon grand étonnement les douaniers du terminal de Nice ne portent ni gants ni masque. J'interroge celui qui vérifie mon passeport , cela n'a pas l'air de le perturber outre mesure . Nous prenons un rongeur pour rentrer chez Olivier . incroyable pour nous qui venons de pays où il y a la foule qui se bouscule, où pour faire un trajet on calcule le temps d'embouteillage. Tout est calme, silencieux, désert. Pas une voiture , de très rares piétons. On sent la peur . On discute avec le taxi afin d'avoir les dernières nouvelles concernant les possibilités de circulation et surtout pour moi : savoir si j'aurais l'occasion , l'opportunité et la possibilité de rejoindre le village le lendemain. Déjà quasi 48 heures que nous avons tenté de rejoindre le pays , le stress, le décalage horaire.... Je suis claqué. Mon plan est de passer la nuit chez Oliv et prendre la route le lendemain lundi. Le taxi nous affirme que ce sera impossible. Interdit. Il me fait flipper. On paye la course une énorme gigantesque fortune colossale , équivalent du cumul de plusieurs PIB des pays que nous venons de quitter. Pas le choix. Certains profitent, vé m'occuper personnellement de son karma à celui-là. Par contre il m'a foutu la trouille et je prends la décision de rentrer sur le champ. C'est dimanche, il fait beau, en plus je me dis qu'avec les gilets jaunes, les perdreaux ont de la récupération à faire valoir. Si jamais je suis nase et bien je m'arrêterais sur une aire pour récupérer un peu; et puis je suis toujours dans la continuité de la mouvance et sur les nerfs. C'est jouable et je joue. On imprime cette fameuse attestation dans laquelle je m'autorise à me déplacer. Un côté surréaliste tout de même. Plus copie de mes impôts fonciers et le décret du gouvernement (merci Benj'is) indiquant que pour rejoindre son domicile après avoir parcouru la moitié de l'univers, en être revenu vivant est autorisé par les sages au pouvoir (pour l'instant). Je téléphone à Brigitte Rousseaux, maman putative de ma Sweety d'amour en mon absence. Il faut qu'elle se fasse elle même à l'idée d'abandon et qu'elle prévienne et prépare la maisonnée quatre pattes au déchirement de la rupture de la copine et de l'amoureuse.... Et voui il y a eu des rapprochement sentimentaux en mon absence . Quand la souris n'est pas là les chats dansent. L'autoroute est complètement vide . La tentation d'accélérer est grande , mais bon je suis fatigué, on ne sait jamais.... Surtout que j'ai vu des bagnoles radar en embuscade. Grrrr rien d'autre à foutre? L'avantage de n'avoir aucun ennemi potentiel sur la route c'est que l'on peut rêver, relâcher son attention et rater sa putain de sortie pour se taper 40 bornes en plus. Il y a un barrage de la gendarmerie à la sortie de 'autoroute de Sète, je serre les fesse et rien .... Ma fiffille hésite entre me sauter au cou de joie et me faire la gueule, dans le doute elle vient me voir sourire aux babines puis part s'isoler pour bien me montrer son mécontentement..... Ayé les potes du village savent que je suis en route. Nannnn je suis peut-être porteur sain , pas d'apéro, on respecte les consignes d'isolement et on verra dans deux semaines ce qu'il se passe. Voilà comment nait la rumeur : Serge est contaminé, il est porteur sain, d'ailleurs il a même posté une photo de lui avec un masque .... Bouhhhh!!!! J'avais un peu oublié les désavantages du village. Olivier est beaucoup plus déconfit que moi d'avoir du écourter nos séjours. Moi aussi j'aurais adoré aller au lac Inle. Surtout voir les femmes girafes! Je croyais qu'elles étaient africaines . Pas du tout! C'est une peuplade Birmane. À l'origine , les femmes mettaient et empilaient des cerceaux autour de leur cou fin de se préserver des attaques des tigres ! Le fauve a tendance à saisir sa proie par le cou afin de l'étouffer et les cercles métalliques avaient un rôle de protection . Regret aussi de ne pas avoir exploré la côte longeant la mer encore vierge de tous touristes . Mais franchement ce n'était pas prudent et le risque de se retrouver confiner dans un pays , dictature militaire avec visa périmé et qui de surcroit n'a aucune infrastructure sociale et hospitalière. Nannnnnnnn. Regret également de ne pas avoir pu faire découvrir à Oliv la baie d'Along et surtout de ne pas avoir fait la boucle du nord en moto comme prévu en ratant nos derniers 15 jours au vietnam. Mais Olivier a encore plus de regrets que moi; Il en est fort marri. Ce sera pour l'année prochaine surtout que nous avions laissé des affaires dans notre Homestay de Hoi An . Nous avons déjà des ébauches de projets de voyages... l'Indonésie à rajouter dans notre prochain trip. Je vais compiler tous ces billets et les envoyer à ceux qui le souhaitent, pour cela il me faudra les adresses mails en mp car la totalité texte est trop lourd pour passer sur FB . À bisoussssssss
Il est grand temps de rallumer les étoiles! English translation pending
by Asia7 · 2020-08-04 · 85 replies
Bonjour à tous

Le Vietnam pays magique multiculturel aux paysages diversifiés et époustouflants. Voilà ce que je vous invite à partager sans aborder s'il vous plaît ce qui aujourd'hui empêche la planète de vivre... Essayons d'être constructifs et positivons! Il est grand temps de rallumer les étoiles!

Pour commencer avec légèreté: La médecine des Dao, le bain aux herbes. C'est un moment délicieux après une journée de marche et de visites rien de tel pour vous requinquer! Ce bain est très souvent proposé aux touristes dans le nord, spécialité de l'ethnie Dao il est "accommodé" dans plusieurs maisons d'hôtes et hôtels aux besoins des touristes.

Traditionnellement les recettes sont destinées à chaque cas et en fonction de la pathologie: femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher, nouveau-nés, malades, vieillards…les herbes seront donc choisies en fonction des besoins et du type de médication (orale, en bain, en emplâtre...). C'est dès l'aube que les femmes, les hommes, les chamanes iront cueillir ces plantes, racines et écorces dans la forêt, le tout sera combiné à un régime adapté (on ne mange pas de tout..) et souvent suivi d'un massage spécifique.

Nous en avons testé plusieurs à plusieurs endroits mais celui de la chamane Dao d'un petit village au nord de Muong Lay restera sans doute le plus authentique et le plus insolite.. On nous prend en main dès notre arrivée dans la maison de la chamane. Elle y vit avec sa fille et son gendre... Maison, je devrai plus dire assemblage de planches et de tôles et quand on connaît les rigueurs de l'hivers on peut rêver mieux. La pièce principale est bourrée de pots en tout genre remplis de décoctions plus ou moins troubles...ces sont les médications à avaler, beurk.. Il y a aussi de gros sacs (plastique) d'herbes, de racines, d'écorces, un vrai magasin d'herboriste (l'ordre et la propreté en moins) sans oublier bien sur l'hôtel des ancêtres. Derrière des rideaux, les couches des habitants, nous ne dormirons pas là, ouf.. Puis attenantes, les deux salles des bains avec 2 baquets chacune et entre les deux sous une pergola un énorme foyer construit en ciment surmonté d'une aussi énorme bassine où l'eau et les herbes "cuisent" jusqu'à parfois 12 heures...c'est là que l'on fait aussi cuire la soupe des cochons... Le feu est alimenté de poupée de maïs et de bois. C'est dans ces baquets que nous tromperont plus ou moins longtemps...le temps de "cuisson" est décidé par la chamane en fonction de chacun, jamais plus de 30 mm...et les herbes qui seront rajoutée dans les baquets seront aussi choisies en fonction de chaque "malade". C'est très très chaud, il faut vraiment se faire violence pour entrer là dedans et c'est sans compter qu'une fois immergés la dame ajoute de l'eau chaude bien sur...ouille. Une fois "les touristes bien cuits" on nous sort de là, inutile de préciser que nous ressemblons plus à des homards qu'à des visages pâles... Après cuisson, nous serons conduits ensuite vers le silo à grains, où une pièce spéciale massage à été aménagée à son top, on l'atteint via une échelle de bois...au sol deux couches. Ici commence le moment le plus douloureux de tous les massages faits au Vietnam par le gendre et la fille de la maison.. Pas de douces caresses, non, non, mais un pétrissage et un battage en bonne et due forme suivis de torsion, j'ai cru ma dernière heure arrivée... Pour clore la séance nous dînerons chez la chamane d'un souper spécial, la couleur des mets est importante, nous ne mangerons que du blanc et du vert....des légumes et des herbes inconnues de nous et un peu de poulet bouilli, élastique à souhait, sans doute celui que nous avons croisé sur le chemin en arrivant et des petits poissons frits (très bons). C'est sans conteste le meilleur soin reçu au Vietnam si l'on fait abstraction de la propreté des lieux, des serviettes (surtout apporter les siennes) et des moments douloureux.
Discussion au sujet du concours photo de juin 2020: "Multicolore" English translation pending
by Therat · 2020-06-01 · 350 replies
Hello,

C'est ici qu'on en parle.

Philippe
Compte rendu Cuba 2020 English translation pending
by Titi77310 · 2020-03-16 · 20 replies
🙂 En ces temps difficiles, rien que une bonne lecture évasive à la maison CUBA 2020

>>>14 jours >>>5 villes coloniale >>>1500 kms en Ford 195 >>>4 sites UNESCO >>>8 casas particulares utilisées >>>beaucoup de langoustes

Références : Application MAPS.ME Page FB : Je pars à Cuba Page FB : Les français à Cuba Page FB : Cuba : conseils pour bien préparer son voyage www.cubanoscope.com www.jeparsacuba.com Carte Cuba 1.1000000 BORCH plastifiée Guide du Routard CUBA 2019

JOUR 1 : PARIS>>>LA HAVANE 10h de vol 25° (samedi 18/01/2020) Voilà c’est le départ tant attendu, direction l’aéroport d’Orly pour un vol direct à destination de la Havane, capitale de CUBA. Nous sommes à l’aéroport vers 08h00 pour un décollage à 10h00 sur la compagnie Air Caraïbes que nous testons pour la première fois. Nous sommes dans une boutique DutyFree, pour quelques achats, lorsqu’une annonce retentit et nous concerne. Notre vol est retardé de 2h30 ! Bon bin, il va falloir attendre, on finit nos achats, qui seront gardés à Orly, jusqu’à notre retour (pratique). Nous sommes en salle d’embarquement F21, on nous remet une attestation de retard de la part de la compagnie, et on nous sert un petit piquenique. La raison invoquée par Air Caraïbes, est qu’ils ont dû changer d’appareil, alors que depuis 08h00 que nous sommes là, en porte F21, il y a un avion Air Caraïbes qui est au stationnement, il y restera jusqu’à notre décollage qui sera effectif à 13h20, soit 3h20 de retard au décollage (ce changement d’appareil a-t-il eu lieu>>>mystère….).

J’ai eu le temps de prévenir 2 personnes à La Havane, de notre retard, une qui doit nous donner des réservations faites en ligne, et notre chauffeur Pavel, qui nous attend à l’aéroport. Les 10h30 de vol se passent très bien, on a trouvé les services à bord d’un bon niveau, équipage agréable et divertissements très variés. On se pose donc à 17h30 heure locale au lieu de 14h40. Il y a pas mal de monde aux guichets immigration, mais nous passons assez rapidement la douane munis de notre carte de tourisme (visa) en main, un tampon de plus dans le passeport et nous passons (notre assurance rapatriement ne nous a pas été demandée, mais elle est obligatoire). Nous n’avons pas de bagages en soute, alors nous nous dirigeons vers la sortie, tout en constatant qu’il faudrait un papier bleu rempli, que nous n’avons pas. Une personne récupère ce papier, un papier pour une famille, un peu perdus, on suit un peu tout le monde, la personne est un peu submergée, et nous passons avec d’autres personnes.

Un fois sortis, nous repérons facilement Pavel (notre chauffeur privé pour 2 semaines) avec la pancarte à nos noms. Nous allons directement échanger en espagnol, et cela pour toute la durée du voyage. Voulant faire du change, je lui demande où cela est possible, et il y a un guichet à droite en sortant. Mais, il me propose de le faire avec lui, et au même taux, c’est parfait. Il m’expliquera que cela l’intéresse d’avoir des euros ou des dollars pour acheter des pièces de voitures au cas où, et qu’il paie cela dans une de ces deux monnaies.

FOCUS MONNAIE A CUBA : Bon à savoir, à Cuba il existe 2 monnaies en vigueur, un peso national (CUP) pour les cubains et un peso convertible (CUC) pour les touristes, ces 2 monnaies ne sont pas récupérables en dehors du territoire cubain, donc il faut arriver avec des espèces, attention une commission supplémentaire est prise en cas de change avec des dollars américains. Et avoir sa CB pour des retraits possibles en ville.

Et un des moments tant attendus arrive, nous découvrons notre voiture, une FORD 1953 Customline Sedan bleu, Pavel la tient de son père, et elle a été entièrement refaite. Et nous voici partis vers la ville, on voit déjà énormément de voitures américaines des années 50 et 60, il y en a partout en fait. La nuit tombe maintenant, puisque nous sommes arrivés en retard, et Pavel gentiment nous propose un tour de ville vers les spots illuminés de La Havane, on est vraiment dans le bain, le Capitolio, le théâtre national, nous remontons le Paseo del Prado, on en avait rêvé, on y est !!!

Pavel nous dépose ensuite à notre hébergement, nous sommes chez l’habitant (et cela durera 2 semaines). Nous sommes à la Casa Esperanza, chez Henri, français et Esperanza, cubaine sa femme. Il s’agit d’une maison de 1910 entièrement rénovée en 11 mois !

FOCUS HEBERGEMENT A CUBA : Cuba étant pendant longtemps un pays assez fermé, l’offre en hébergement touristique est restée faible et d’état, l’hôtellerie n’est pas dans le meilleur des états et n’est pas bien rénovée faute d’argent. Ainsi, face à la demande touristique grandissante, dès 1997, Fidel Castro a ainsi autorisé les particuliers à louer deux chambres maximum à des étrangers. En 2011, le régime a dû libéraliser cette location. Il est désormais légal de louer plus de deux chambres par logement voire même une maison entière. (Tarifs moyens 15 à 40 CUC par nuit, environ 13,50 à 36€). Il y a environ aujourd’hui à La Havane plus de 800 casa particular.

Nous laissons Pavel pour ce soir et nous le retrouverons lundi matin. Henri nous indique un petit itinéraire pour aller se restaurer. Notre hébergement est dans le quartier de la vieille Havane, pratique où tout peut se faire à pied. Nous allons donc partir à pied, il fait nuit, les cubains sont très souvent dehors et dans la rue, ce que nous remarquons de suite, c’est l’état déplorable, ou en ruine, de pas mal de maisons coloniales ou début XXème. A pied, on peut vraiment avoir l’impression d’être en insécurité, il fait nuit, on voit de tout, ruines, animaux et cubains, et en fait il n’en est rien du tout, c’est très sécuritaire malgré la vision que nous percevons. A 5mn, nous rejoignons la Plaza Vieja, superbe place coloniale rénovée aux façades authentiques, plusieurs restaurants, et surtout ce que nous rêvions aussi, on est samedi soir, la musique cubaine est là, dans les maisons ou dans la rue, on y est !!! On trouve un petit resto et notre premier mojito ! Retour à l’hébergement, il est 21h30, on commence à absorber le jetlag, bonne nuit.
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending
by Grisemote · 2020-01-26 · 29 replies


C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici:
https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/



Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes

et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!

Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.

Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.

Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !). Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.

Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.

Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!

Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.

Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.

Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.

A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.

Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.

Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.

Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.

Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)! Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur). Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il. Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma. Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux. Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée. Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication. Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous. Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion. On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée. Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là! Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher. Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .

Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!

C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres! C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver. Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.

Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.

Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.

Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.

L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.

Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent. Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose. Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands…. Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout. Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz . Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac. De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière. Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord. Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).

Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.

Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir. Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre. Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.

La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.

Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon. Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard..... Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize. Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux. Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres! La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s���est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles. Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!

Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.

Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!

Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.

Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions. Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final. Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?) Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus. Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente. Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue». Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé! Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service? Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!! En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.

Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....

Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier. Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache. Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près. Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête. En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable. Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille.... Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route. La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.

Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....

Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.

La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac. Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc. C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel! Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent. Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.

Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.

Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.

Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C! La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée. Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.

Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.

Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.

Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.

Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!

Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.

Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo. C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose! Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.

Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.

Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
by Bibouns51 · 2019-12-13 · 231 replies
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Discussion autour du thème du mois de mars 2019: "Le ciel dans tous ses états" English translation pending
by KaniBé · 2019-03-01 · 238 replies
Pour toutes discussions etc, c'est bien ici Pour poster les photos participant au concours, c'est là: https://voyageforum.com/v.f?post=9342735;live=1;
Séjour au Vietnam sans agence English translation pending
by Cbau94 · 2018-10-01 · 41 replies
Plus d'un mois que nous sommes rentrés et je m'étais promis de faire partager notre voyage sur ce site dont je me suis servie pour organiser le notre ! Donc je me lance.

1er carnet avec des photos prises d'un téléphone portable âgé de 5 ans avec une bonne centaine de chute à son actif... un peu d'indulgence, merci :-)

Présentation : nous sommes une famille de 4 dont 2 adolescentes de 14 ans. Nous voyageons depuis longtemps et, avec nos filles, nous sommes allés, en mode "sac à dos" : au Sri Lanka, en Malaisie, et 2 fois en Thaïlande.

En lisant les carnets, j'ai cru que c'était vraiment compliqué de partir au pays du dragon sans avoir booké au moins un chauffeur. Sauf que....

-1- Difficile de s'imaginer voyager avec quelqu'un, qui pourra -certe- nous apporter beaucoup d'info et nous faire découvrir des choses extra ordinaires mais... avec une tierce personne (aussi discrète soit-elle). De plus le 1er carnet que j'ai lu était celui de Lol64 qui m'a fait réaliser qu'on pouvait avoir une mauvaise expérience d'un guide... un paramètre non négligeable !

-2- On aime faire 'en fonction de' ; nos envie, notre forme, du moment, de la météo, de nos rencontres, de notre feeling sur place... donc même si je prépare à l'avance notre trajet, rien n'est fixe en terme de temps passé et de lieux

-3- Le porte monnaie -grand chef du voyage- ne pouvait se le permettre !

C'est réglé, on fera sans et on remet ce type de voyage à une autre fois. Donc sans agence, sans chauffeur, sans guide... On élimine le nord est... les conseils, le vécu....

Billets pris 6 mois à l'avance pour un voyage un peu long : Paris - Zurich - Hong Kong - Hanoi.... Compagnie : Swiss Air. Plutôt pas mal (monsieur avait des à priori)... Au départ de Paris on nous annonce 50 mn de retard, sachant que l'escale à Zurich est de 45mn... ca va coincer. Mais finalement on repartira au bout de 20 mn. A Zurich, on ne tarde pas et nous embarquons pour le vol de HK. Mais, à attendre tous les passagers, on prend de nouveau du retard et on doute de réussir à avoir le 3ème vol... Sauf que -bravo l'organisation chinoise- on nous attend (avec une 30 taine d'autres passagers), on nous fait passer en groupe dans les couloirs réservés à l'équipage, douane, contrôle... et on embarquera tous sur ce dernier vol qui lui, partira à l'heure. Arrivée sur HK

Nous sommes quand même arrivés à Hanoï la tête à l'envers avec les yeux qui piquent...

Les bagages ont suivi !!! On les récupère, on change un peu d'argent (à un taux équivalent des bijoutiers d'Hanoï !?! ), on prend une carte téléphone (216 000 VDN pour 60 Go et 50 mn de communication) et on rejoint le taxi commandé à l’hôtel (15€) qui nous attendait. A cette heure (20h) et après un tel voyage, pas envie de prendre le bus. Si nos demoiselles sont en vacances depuis plus d'un mois, nous, nous HS d'une année compliquée et fatigante. Nous logeons au Golden Moon, très proche du lac, réservé sur le net avant de partir. Une douche, et on ressort dîner même si 'appétit n'est pas là. On passe voir le pont illuminé en rouge. Très joli (le pont, pas la photo 🤪) Puis on s'arrête dîner au hasard. On ne prend pas de risque : les fried noodle font très bien l'affaire.

Premières sensations : pas autant de circulation que j'imaginais. Surement dû à l'horaire tardive (22h) !?... on verra le lendemain. Nous supportons également assez bien (pour le moment ......) la chaleur et la moiteur.. surement grâce au climat qui régnait sur Paname les 2 dernières semaines ! Fatigués, on aura aucun mal à s'endormir.
Régulation des flux touristiques English translation pending
by Evajules · 2018-08-05 · 858 replies
Bonjour à tous,

Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:

L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.

Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...

D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?

Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?

Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.

Bonne journée à tous

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