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4982 results found.
Ferry Tanger-Sète: compagnie Comanav ou Comarit? English translation pending
Bonjour,
devant faire le trajet Tanger Sete en mars
des forumistes ayant dejà fait le parcours peuvent ils me donner leurs impressions sur ces 2 compagies et sur leurs bateaux : Marrakech, Biladi (vie à bord, confort des cabines, propreté, repas ...)
Morgane
Égypte avec des enfants au mois d'avril English translation pending
Bonjour,
nous avons pris des billets d'avion pour aller au Caire avec nos deux enfants de 3 et 7 ans au mois d'avril (13 au 22)? Nous avons, en effet, un ami qui travaille à l'ambassade du Caire et qui va nous loger quelque temps. mais le Caire semble être une ville fatigante et polluée (nous qui sommes de la montagne, ça va nous changer!) et nous ne comptons pas rester les 9 jours là bas. Que pourrions nous faire de pas trop hors de prix qui plairait à nos enfants et qui serait caractéristique de l'Egypte, en dehors du Caire que nous allons visister?
j'aurais d'autre questions, mais peut être après... merci par avance de vos réponses
Ma réconciliation avec la Corée du Sud English translation pending
J’étais déjà allé une fois en Corée du Sud, en 2002, un an avant de rendre visite à son homologue nordiste, et il faut bien reconnaître que j’avais gardé une opinion plutôt négative de ce pays. Je ne m’étais pas promis de ne jamais y retourner, mais je l’avais trouvé insipide, peu accueillant et somme toute, peu intéressant à visiter. Plus tard, au fil des années, la Corée du Nord et le Yanbian m’ont réconcilié avec le monde coréen et bon an mal an, j’ai fini par oublier mes mauvais souvenirs sud-coréens. Mon intérêt pour la culture coréenne grandissant presque de jour en jour, un retour en Corée du Sud était inévitable, malgré l’intense propagande anti-sudiste qui a fini par m’imprégner à force de me plonger dans la littérature nord-coréenne.
Mais c’est l’amour du ski plus que l’amour de la Corée qui m’a ramené là-bas pour les vacances du Nouvel An chinois 2008. Vivre à Shanghai et être fou de ski est un gage certain de grande frustration car les pistes les plus proches sont bien loin de la grande métropole des plaines de Chine de l’Est, et les abondantes chutes de neige qui ont enseveli cette partie de la Chine peu avant les vacances étaient inexploitables en raison de l’absence de relief dans la région. Bref, si on veut partir au ski au départ de Shanghai, les options sérieuses ne sont pas si nombreuses que ça. On peut évacuer toutes les stations chinoises dont tous les témoignages concordent pour en souligner le manque d’intérêt et la petite taille, et il ne reste donc plus que le Japon et la Corée du Sud si on veut éviter les vols longs courriers. Ayant skié à Nagano il y a deux ans, la Corée du Sud semblait cette fois toute désignée pour assouvir ma passion, d’autant plus que le seul ami que j’ai réussi à convaincre de partir au ski avec moi voulait justement faire un tour dans ce pays. En ce qui me concerne, une réconciliation avec la Corée du Sud était-elle à la clé?
Mais c’est l’amour du ski plus que l’amour de la Corée qui m’a ramené là-bas pour les vacances du Nouvel An chinois 2008. Vivre à Shanghai et être fou de ski est un gage certain de grande frustration car les pistes les plus proches sont bien loin de la grande métropole des plaines de Chine de l’Est, et les abondantes chutes de neige qui ont enseveli cette partie de la Chine peu avant les vacances étaient inexploitables en raison de l’absence de relief dans la région. Bref, si on veut partir au ski au départ de Shanghai, les options sérieuses ne sont pas si nombreuses que ça. On peut évacuer toutes les stations chinoises dont tous les témoignages concordent pour en souligner le manque d’intérêt et la petite taille, et il ne reste donc plus que le Japon et la Corée du Sud si on veut éviter les vols longs courriers. Ayant skié à Nagano il y a deux ans, la Corée du Sud semblait cette fois toute désignée pour assouvir ma passion, d’autant plus que le seul ami que j’ai réussi à convaincre de partir au ski avec moi voulait justement faire un tour dans ce pays. En ce qui me concerne, une réconciliation avec la Corée du Sud était-elle à la clé?
Fuerteventura aux Îles Canaries en septembre? English translation pending
bonjour, je voudrai avoir quelque renseigenemt au sujet de fuertaventura car nous voudrion y partir pour le mois de septembre, je sais que c'est une ville qui et detaxé, mes je voudrai savoir comment son les plage, si il y a des parc d'attraction comme aqualand ou autres ..
les temperature en moyenne, si il y a quelque magasin de souvenir, nous voudions partir a l'hotel oasis j'aimerai avoir des renseignement sur l'hotel..
il y a t'il des servis de bus pour ce promener de ville en ville.
mon marie et passionné de peche il cherche a savoir si il pourait faire un peche au gros .
merci de bien vouloir me repondre
Plages girondines en hiver (France) English translation pending
Un matin du mois de janvier 2006, je me lève en même temps que mon frère vers les six heures du matin. Son épouse, raffinement suprême, nous prépare un petit déjeuner confortable. Lui part au boulot et moi marcher deux jours sur le bord de l'océan. Mon frère monte dans sa voiture un peu dubitatif quant à cette idée de remonter jusqu'à la pointe de Grave à pied en hiver, surtout qu'il gèle. Pierrette en nous regardant partir dans la nuit, lui en voiture et moi à pied, rigole, en effet cela fait plus de trente ans qu'elle me prend pour un fou, pas méchant mais fou quand même. Au bout du petit chemin il tourne à droite en direction de Bordeaux et moi je m'engage à gauche vers le centre du village du Porge.
Dès que le bruit du moteur de sa voiture décroît, le silence reprend rapidement tous ses droits. A cette heure matinale le froid mordant et la nuit noire règnent en maîtres. Pas un chat dehors! Au centre près de l'église, une petite route se dirige plein ouest droit sur la mer. Cet itinéraire, qui permet d'atteindre la plage du Porge en une dizaine de kilomètres, est à cette heure et à cette époque totalement désert. Route caractéristique de cette région, les pins m'encerclent et seul l'axe de la chaussée dessine une brèche dans ce mur végétal. Ciel très clair, de nombreuses étoiles, pas de vent, cristaux de givre luisant sur l'asphalte, je me sens prodigieusement bien, tout à fait à ma place. Les conditions de marche sont idéales. Mon pas est alerte. Je marque une petite halte au niveau du pont qui enjambe le canal reliant le lac de Lacanau au Bassin d'Arcachon. L'eau est immobile, tel un miroir reflétant de façon diffuse la clarté hivernale du ciel. Pas un bruit, je prête l'oreille et n'entends pas le moindre bruissement en provenance de l'océan. Bien que le rivage se trouve encore à plus de cinq kilomètres, cela signifie que le calme règne sur la plage. En effet mon frère à bien plus de dix kilomètres donne avec une bonne pr��cision la hauteur de la houle, bien sûr en hiver en l'absence de tout son parasite. M'arracher à la contemplation de ce ruban liquide noir sans une ride me demande un effort. Dans cette quiétude, des scrupules m'assaillent à l'idée de me remettre en marche, de peur de briser ce sortilège par le raclement de mes semelles. Cependant je réussis à rompre le charme et me mets en mouvement.
Rapidement après avoir dépassé les campings déserts, le parking devant la dune est atteint. Plus de dix kilomètres en moins d'une heure trente, c'est un bon début. Une véritable frénésie s'empare de moi, l'envie se fait pressante de passer cette barrière de sable qui m'empêche de voir la mer. Une fois surmonté le dernier pointement de la dune, l'immensité de l'océan, en se révélant d'un coup, produit invariablement la même émotion puissante.

Le jour vient de se lever. Toujours la même curiosité quant au détail devant ce spectacle, quelle est la hauteur de la houle? Sans doute la déformation due aux séances de pêche. Je dévale la pente et commence à peiner dans le sable en direction de la partie de la plage léchée par les vagues. En effet, sur cette bande mouillée toujours étroite à marée haute et souvent très large à marée basse, la progression est facile et particulièrement agréable, car le sol est ferme et la caresse des vagues omniprésente. Devant moi vers le nord la visibilité faible, du fait de l'humidité et du sable en suspension, me donne l'impression de me diriger vers nulle part. Je trouve à l'air un peu de cet aspect qu'il prend souvent en Afrique. La vue, qui ne porte pas très loin, est rapidement noyée dans un brouillard diffus de couleur brun clair. Il ne me reste plus qu'à remonter vers le nord sur soixante dix kilomètres avec pour seuls éléments le ciel le sable et l'eau. En effet à ma droite la dune masque la forêt. Cette absence de repère donne un caractère très étrange à la marche.
A vrai dire, les oiseaux sont les seuls jalons rendant un peu de matérialité à ces trois éléments sable, ciel et eau qui s'entremêlent sans laisser distinguer de limite bien nette entre eux. Des mouettes et des petits oiseaux dont j'ignore le nom peuplent la grève. Les premières sont en grandes bandes, qui au fur et à mesure que je m'approche, s'éloignent en petits vols et se reposent sur la plage un peu plus loin, m'accompagnant . Après une succession de quelques bonds de faible ampleur, voyant que l'intrus n'a pas l'intention de s'arrêter, par un large mouvement courbe, elles me survolent et viennent se positionner derrière moi. Quant aux petits oiseaux, ils s'affairent d'un pas court et rageur en se pressant juste au ras des vagues. Leur long bec fouille le sable en permanence à la frange des flots.

Les contempler permet de constater que les ondulations de la mer au contact du rivage prennent des formes multiples. La grosse masse d'eau qui déferle d'un coup sur le sable, l'écume qui remonte plus ou moins lentement, la petite risée qui s'étale de manière imperceptible parfois sur une grande distance, et chacun de ces mouvements entraîne de la part de ces volatiles de faible taille une course plus ou moins longue, plus ou moins précipitée. Après quelques kilomètres, je dirais presque malheureusement, dans le lointain la station balnéaire de Lacanau commence à se dessiner, faisant disparaître le côté irréel de cette randonnée, en me rendant des supports tangibles auxquels le regard peut s'accrocher. Cependant la ville grossit lentement, comme si elle avançait avec moi. Puis je distingue une personne au bord de l'eau.

Je rentre dans le bourg. Il est dix heures, déjà plus de vingt kilomètres. Je m'arrête boire un café dans le seul bar ouvert. Avec mon sac à dos je suscite de la curiosité par ce matin froid du début de janvier. Rapidement je réalise que le rythme a été rapide et de fait j'envisage d'aller jusqu'à Hourtin ce soir. Mais vais-je y trouver de l'eau? Ne pas se louper car l'eau de mer même pas la peine d'y mettre des pastilles d'épuration, elle ne se boit pas. Je prends trois litres supplémentaires et c'est reparti.

A nouveau cette impression fascinante de se diriger vers le néant. Je me sens merveilleusement bien. Nous sommes vendredi, je pense à tous ces gens qui s'empilent dans les villes alors que j'ai le privilège de me trouver seul dans cette nature immense. La France est le plus beau pays du monde, de telles sensations pourquoi vouloir les chercher de l'autre côté de la planète, alors que si près on se sent tellement loin. La plus concrète impression de vie, c'est cette adaptation à la nature. Je suis comme le renard, l'après-midi est bien entamée et dans moins de deux heures il fera nuit, je sais que je vais rejoindre le couvert de la forêt et me coucher à même la mousse. Attendre sans anxiété la tombée de la nuit qui va entraîner une longue immobilité, et faire corps avec la nature, ce sont à mon sens les plus sublimes récompenses du promeneur solitaire.
Apparaît le village, je repasse la dune et marche les derniers kilomètres sur le chemin qui emprunte la vieille piste allemande du mur de l'Atlantique. Une fois parmi les maisons, je retourne sur la plage pour une dernière salutation à l'astre du jour, puis recherche sans trop y croire un bistrot.
J'ai de la chance, je tombe sur une petite épicerie faisant débit de boissons. J'en profite pour boire un chocolat chaud et acheter une brique de soupe. Le patron me demande si je suis sur le chemin de Compostelle, car il y a une variante qui longe la côte girondine, le départ se situant en Hollande. D'ailleurs je me souviens avoir interrogé trois jeunes marcheurs, assis au pied de l'église du Porge. Ils venaient de Belgique et allaient à Saint-Jacques. Pour ma part je me rendais seulement à la boulangerie pour acheter du pain. Par solidarité envers les pèlerins, je leur ai offert à chacun un gros gâteau, qu'ils se sont empressés d'engloutir. Le chien voyant que je l'avais oublié me jeta un regard implorant, mais en réalité je n'avais pas osé l'inclure, sachant que le sucre lui ferait du mal.
Donc, revenons à notre tenancier. Après quelques échanges, nous nous saluons. Je sors de l'épicerie et me mets à la recherche d'un point de chute pour la nuit. Il ne va pas falloir traîner si je veux monter ma tente de jour. Juste à la sortie du village une petite bosse touffue, j'enjambe la craste en bordure de route et rejoins le sommet. Superbe, une petite surface plane et moussue enserrée entre les arbres me dévoile tous ses secrets. Je me souviens du conseil de mon frère, s'assurer de ne pas stationner sur les sentes de passage des sangliers, parce que lorsqu'ils déboulent, ils foncent, tente ou pas. Très vite je suis installé, la soupe chauffe, je me sens bien dans mon sac de couchage, le mot gemütlich me vient à l'esprit pour décrire la sensation que je ressens dans mon petit chez moi. J'ai emporté une méthode de grec et je m'en donne à cœur joie. Par moment au cours de la journée dans ma marche sans repère je déclamais de grandes phrases de mon petit livre afin de les mémoriser plus facilement. Une fois la soupe chaude, je l'engouffre en me brûlant.
Normalement je devrais m'écrouler de sommeil, mais comme souvent lorsque l'effort a été important, plus de quarante cinq kilomètres, le repos tarde à venir. L'hiver les nuits dehors ne sont jamais très confortables, en particulier du fait de la condensation dans la toile de tente, tout particulièrement dans une forêt. Mais cela n'entame en rien ma joie et mon plaisir. Enfin je m'endors puis au jour naissant j'ouvre les yeux.
Tout est calme, pas le moindre bruit émis par la civilisation. Je bois directement à la brique le reste de soupe, plie tout et repars parmi les pins. Je me trouve sur le chemin de Saint-Jacques en sens inverse. Mais son parcours, d'une part est pénible à cause du sable instable sous les pieds, et d'autre part il ne passe pas assez près de la grève à mon goût. Donc virage à gauche vers l'ouest et sus à la dune. Vite, vite le sommet, oui la mer est toujours là! Je dévale et cours vers l'eau.

Aujourd'hui les vagues sont plus conséquentes. Que ce spectacle de l'océan désert est grandiose! La mer vide de bateau me rappelle l'Albanie. A nouveau le miracle se produit, je marche vers nulle part, que cette sensation est étrange et agréable! Je perds la notion des distances et du temps. La commune de Montalivet est à une vingtaine de kilomètres. Après trois heures de marche face au flou, à nouveau le regard se pose sur des repères et l'enchantement change de nature. La plage n'est pas uniforme en matière de déclivité. Par endroits elle est vraiment plate et l'eau se retire très loin. Je marche parmi une foison de petites mares et de petits bras d'eau, parfois il me faut sauter, je dois même enlever mes chaussures pour traverser une petite rivière au courant vif.
La marée descendante découvre de larges portions de sable et je vais me perdre parmi les baïnes. Les multitudes de petites rigoles ont creusé le sable à la manière de grands canyons en miniature. Avec à peine un peu d'imagination, je me prends à l'idée d'être au hublot d'un avion survolant une région particulièrement érodée à perte de vue.
Vers midi je suis au village. Un bistrot est ouvert, une foule compacte s'y agglutine et joue au tiercé. L'ambiance est survoltée, j'aime le contraste, comme le sucré salé d'une bonne cuisine. Je me sens bien dans cette cohue d'anciens qui s'affairent sur leur bulletin dans la perspective de ramasser le pactole. Moi, mon pactole je le ramasse depuis hier à pleines jambes et à plein regard. Je reste un bon moment, toujours fasciné par cette frénésie joyeuse déclenchée par le jeu d'argent.
La localité suivante, Soulac, se trouve à une quinzaine de kilomètres. La fatigue commence à se faire sentir. La côte change de configuration. Elle n'est plus rectiligne mais s'incurve en mouvements amples. Le sable est parsemé de gros blocs compacts et sombres. La dune semble s'élever. Je décide de la rejoindre afin de profiter d'une perspective différente. J'emprunte un petit chemin qui enchaîne montées et descentes interminablement. Le sable fin et sec rend la marche pénible, tout particulièrement lors des montées. Brutalement je bute sur un parking. L'entrée en ville se fait par une longue allée rectiligne.
Arrivé au centre, je me pose la question, vais-je à l'hôtel? Le premier sur mon chemin est fermé. En face se trouve la gare. Il est quinze heures, pas de train avant demain matin, c'est le Far West. Je prends froid, la fatigue aidant je sors mon portable et appelle Sainte Pierrette qui, une grosse heure après, apparaît toute souriante et m'emporte dans sa belle voiture bien chauffée. L'atlantique en Gironde j'adore!
PS: Je ne suis pas allé jusqu'à la Pointe de Grave. En effet bien souvent je m'arrête avant la fin de ce que je prévois, car ce goût d'inachevé m'évite la douleur du rêve qui disparaît avec le dernier pas. Par exemple lorsque j'ai traversé les Pyrénées, au départ m'étant trempé dans la Méditerranée, je me suis arrêté à dix kilomètres de l'Océan, car là un grand rêve prenait fin et la tristesse m'envahissait. Je me souviens de ma petite enfance, lorsque je fréquentais assidûment les Alpes avec mon père, je contemplais nombre de belles parois.
Celle qui me fascinait le plus était la splendide et très esthétique face sud de la Meije, qui jaillit sur huit cents mètres. Puis un jour, à vingt deux ans, j'en ai caressé le rocher fauve. Cette montagne qui avait bercé tous les rêves les plus fous de mon enfance, qui représentait la consécration de l'alpiniste, je venais d'en faire l'escalade. Assis au sommet, après quelques secondes d'exaltation, un sentiment de tristesse m'avait saisi. Que restait-il de mon beau rêve maintenant qu'il était devenu réalité? Saurais-je m'inventer un autre but pour peupler mes rêves à venir? Je pense souvent à la citation de Saint-Exupéry que je cite hélas avec approximation: seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Dès que le bruit du moteur de sa voiture décroît, le silence reprend rapidement tous ses droits. A cette heure matinale le froid mordant et la nuit noire règnent en maîtres. Pas un chat dehors! Au centre près de l'église, une petite route se dirige plein ouest droit sur la mer. Cet itinéraire, qui permet d'atteindre la plage du Porge en une dizaine de kilomètres, est à cette heure et à cette époque totalement désert. Route caractéristique de cette région, les pins m'encerclent et seul l'axe de la chaussée dessine une brèche dans ce mur végétal. Ciel très clair, de nombreuses étoiles, pas de vent, cristaux de givre luisant sur l'asphalte, je me sens prodigieusement bien, tout à fait à ma place. Les conditions de marche sont idéales. Mon pas est alerte. Je marque une petite halte au niveau du pont qui enjambe le canal reliant le lac de Lacanau au Bassin d'Arcachon. L'eau est immobile, tel un miroir reflétant de façon diffuse la clarté hivernale du ciel. Pas un bruit, je prête l'oreille et n'entends pas le moindre bruissement en provenance de l'océan. Bien que le rivage se trouve encore à plus de cinq kilomètres, cela signifie que le calme règne sur la plage. En effet mon frère à bien plus de dix kilomètres donne avec une bonne pr��cision la hauteur de la houle, bien sûr en hiver en l'absence de tout son parasite. M'arracher à la contemplation de ce ruban liquide noir sans une ride me demande un effort. Dans cette quiétude, des scrupules m'assaillent à l'idée de me remettre en marche, de peur de briser ce sortilège par le raclement de mes semelles. Cependant je réussis à rompre le charme et me mets en mouvement.
Rapidement après avoir dépassé les campings déserts, le parking devant la dune est atteint. Plus de dix kilomètres en moins d'une heure trente, c'est un bon début. Une véritable frénésie s'empare de moi, l'envie se fait pressante de passer cette barrière de sable qui m'empêche de voir la mer. Une fois surmonté le dernier pointement de la dune, l'immensité de l'océan, en se révélant d'un coup, produit invariablement la même émotion puissante.

Le jour vient de se lever. Toujours la même curiosité quant au détail devant ce spectacle, quelle est la hauteur de la houle? Sans doute la déformation due aux séances de pêche. Je dévale la pente et commence à peiner dans le sable en direction de la partie de la plage léchée par les vagues. En effet, sur cette bande mouillée toujours étroite à marée haute et souvent très large à marée basse, la progression est facile et particulièrement agréable, car le sol est ferme et la caresse des vagues omniprésente. Devant moi vers le nord la visibilité faible, du fait de l'humidité et du sable en suspension, me donne l'impression de me diriger vers nulle part. Je trouve à l'air un peu de cet aspect qu'il prend souvent en Afrique. La vue, qui ne porte pas très loin, est rapidement noyée dans un brouillard diffus de couleur brun clair. Il ne me reste plus qu'à remonter vers le nord sur soixante dix kilomètres avec pour seuls éléments le ciel le sable et l'eau. En effet à ma droite la dune masque la forêt. Cette absence de repère donne un caractère très étrange à la marche.
A vrai dire, les oiseaux sont les seuls jalons rendant un peu de matérialité à ces trois éléments sable, ciel et eau qui s'entremêlent sans laisser distinguer de limite bien nette entre eux. Des mouettes et des petits oiseaux dont j'ignore le nom peuplent la grève. Les premières sont en grandes bandes, qui au fur et à mesure que je m'approche, s'éloignent en petits vols et se reposent sur la plage un peu plus loin, m'accompagnant . Après une succession de quelques bonds de faible ampleur, voyant que l'intrus n'a pas l'intention de s'arrêter, par un large mouvement courbe, elles me survolent et viennent se positionner derrière moi. Quant aux petits oiseaux, ils s'affairent d'un pas court et rageur en se pressant juste au ras des vagues. Leur long bec fouille le sable en permanence à la frange des flots.

Les contempler permet de constater que les ondulations de la mer au contact du rivage prennent des formes multiples. La grosse masse d'eau qui déferle d'un coup sur le sable, l'écume qui remonte plus ou moins lentement, la petite risée qui s'étale de manière imperceptible parfois sur une grande distance, et chacun de ces mouvements entraîne de la part de ces volatiles de faible taille une course plus ou moins longue, plus ou moins précipitée. Après quelques kilomètres, je dirais presque malheureusement, dans le lointain la station balnéaire de Lacanau commence à se dessiner, faisant disparaître le côté irréel de cette randonnée, en me rendant des supports tangibles auxquels le regard peut s'accrocher. Cependant la ville grossit lentement, comme si elle avançait avec moi. Puis je distingue une personne au bord de l'eau.

Je rentre dans le bourg. Il est dix heures, déjà plus de vingt kilomètres. Je m'arrête boire un café dans le seul bar ouvert. Avec mon sac à dos je suscite de la curiosité par ce matin froid du début de janvier. Rapidement je réalise que le rythme a été rapide et de fait j'envisage d'aller jusqu'à Hourtin ce soir. Mais vais-je y trouver de l'eau? Ne pas se louper car l'eau de mer même pas la peine d'y mettre des pastilles d'épuration, elle ne se boit pas. Je prends trois litres supplémentaires et c'est reparti.

A nouveau cette impression fascinante de se diriger vers le néant. Je me sens merveilleusement bien. Nous sommes vendredi, je pense à tous ces gens qui s'empilent dans les villes alors que j'ai le privilège de me trouver seul dans cette nature immense. La France est le plus beau pays du monde, de telles sensations pourquoi vouloir les chercher de l'autre côté de la planète, alors que si près on se sent tellement loin. La plus concrète impression de vie, c'est cette adaptation à la nature. Je suis comme le renard, l'après-midi est bien entamée et dans moins de deux heures il fera nuit, je sais que je vais rejoindre le couvert de la forêt et me coucher à même la mousse. Attendre sans anxiété la tombée de la nuit qui va entraîner une longue immobilité, et faire corps avec la nature, ce sont à mon sens les plus sublimes récompenses du promeneur solitaire.
Apparaît le village, je repasse la dune et marche les derniers kilomètres sur le chemin qui emprunte la vieille piste allemande du mur de l'Atlantique. Une fois parmi les maisons, je retourne sur la plage pour une dernière salutation à l'astre du jour, puis recherche sans trop y croire un bistrot.
J'ai de la chance, je tombe sur une petite épicerie faisant débit de boissons. J'en profite pour boire un chocolat chaud et acheter une brique de soupe. Le patron me demande si je suis sur le chemin de Compostelle, car il y a une variante qui longe la côte girondine, le départ se situant en Hollande. D'ailleurs je me souviens avoir interrogé trois jeunes marcheurs, assis au pied de l'église du Porge. Ils venaient de Belgique et allaient à Saint-Jacques. Pour ma part je me rendais seulement à la boulangerie pour acheter du pain. Par solidarité envers les pèlerins, je leur ai offert à chacun un gros gâteau, qu'ils se sont empressés d'engloutir. Le chien voyant que je l'avais oublié me jeta un regard implorant, mais en réalité je n'avais pas osé l'inclure, sachant que le sucre lui ferait du mal.
Donc, revenons à notre tenancier. Après quelques échanges, nous nous saluons. Je sors de l'épicerie et me mets à la recherche d'un point de chute pour la nuit. Il ne va pas falloir traîner si je veux monter ma tente de jour. Juste à la sortie du village une petite bosse touffue, j'enjambe la craste en bordure de route et rejoins le sommet. Superbe, une petite surface plane et moussue enserrée entre les arbres me dévoile tous ses secrets. Je me souviens du conseil de mon frère, s'assurer de ne pas stationner sur les sentes de passage des sangliers, parce que lorsqu'ils déboulent, ils foncent, tente ou pas. Très vite je suis installé, la soupe chauffe, je me sens bien dans mon sac de couchage, le mot gemütlich me vient à l'esprit pour décrire la sensation que je ressens dans mon petit chez moi. J'ai emporté une méthode de grec et je m'en donne à cœur joie. Par moment au cours de la journée dans ma marche sans repère je déclamais de grandes phrases de mon petit livre afin de les mémoriser plus facilement. Une fois la soupe chaude, je l'engouffre en me brûlant.
Normalement je devrais m'écrouler de sommeil, mais comme souvent lorsque l'effort a été important, plus de quarante cinq kilomètres, le repos tarde à venir. L'hiver les nuits dehors ne sont jamais très confortables, en particulier du fait de la condensation dans la toile de tente, tout particulièrement dans une forêt. Mais cela n'entame en rien ma joie et mon plaisir. Enfin je m'endors puis au jour naissant j'ouvre les yeux.
Tout est calme, pas le moindre bruit émis par la civilisation. Je bois directement à la brique le reste de soupe, plie tout et repars parmi les pins. Je me trouve sur le chemin de Saint-Jacques en sens inverse. Mais son parcours, d'une part est pénible à cause du sable instable sous les pieds, et d'autre part il ne passe pas assez près de la grève à mon goût. Donc virage à gauche vers l'ouest et sus à la dune. Vite, vite le sommet, oui la mer est toujours là! Je dévale et cours vers l'eau.

Aujourd'hui les vagues sont plus conséquentes. Que ce spectacle de l'océan désert est grandiose! La mer vide de bateau me rappelle l'Albanie. A nouveau le miracle se produit, je marche vers nulle part, que cette sensation est étrange et agréable! Je perds la notion des distances et du temps. La commune de Montalivet est à une vingtaine de kilomètres. Après trois heures de marche face au flou, à nouveau le regard se pose sur des repères et l'enchantement change de nature. La plage n'est pas uniforme en matière de déclivité. Par endroits elle est vraiment plate et l'eau se retire très loin. Je marche parmi une foison de petites mares et de petits bras d'eau, parfois il me faut sauter, je dois même enlever mes chaussures pour traverser une petite rivière au courant vif.
La marée descendante découvre de larges portions de sable et je vais me perdre parmi les baïnes. Les multitudes de petites rigoles ont creusé le sable à la manière de grands canyons en miniature. Avec à peine un peu d'imagination, je me prends à l'idée d'être au hublot d'un avion survolant une région particulièrement érodée à perte de vue.
Vers midi je suis au village. Un bistrot est ouvert, une foule compacte s'y agglutine et joue au tiercé. L'ambiance est survoltée, j'aime le contraste, comme le sucré salé d'une bonne cuisine. Je me sens bien dans cette cohue d'anciens qui s'affairent sur leur bulletin dans la perspective de ramasser le pactole. Moi, mon pactole je le ramasse depuis hier à pleines jambes et à plein regard. Je reste un bon moment, toujours fasciné par cette frénésie joyeuse déclenchée par le jeu d'argent.
La localité suivante, Soulac, se trouve à une quinzaine de kilomètres. La fatigue commence à se faire sentir. La côte change de configuration. Elle n'est plus rectiligne mais s'incurve en mouvements amples. Le sable est parsemé de gros blocs compacts et sombres. La dune semble s'élever. Je décide de la rejoindre afin de profiter d'une perspective différente. J'emprunte un petit chemin qui enchaîne montées et descentes interminablement. Le sable fin et sec rend la marche pénible, tout particulièrement lors des montées. Brutalement je bute sur un parking. L'entrée en ville se fait par une longue allée rectiligne.
Arrivé au centre, je me pose la question, vais-je à l'hôtel? Le premier sur mon chemin est fermé. En face se trouve la gare. Il est quinze heures, pas de train avant demain matin, c'est le Far West. Je prends froid, la fatigue aidant je sors mon portable et appelle Sainte Pierrette qui, une grosse heure après, apparaît toute souriante et m'emporte dans sa belle voiture bien chauffée. L'atlantique en Gironde j'adore!
PS: Je ne suis pas allé jusqu'à la Pointe de Grave. En effet bien souvent je m'arrête avant la fin de ce que je prévois, car ce goût d'inachevé m'évite la douleur du rêve qui disparaît avec le dernier pas. Par exemple lorsque j'ai traversé les Pyrénées, au départ m'étant trempé dans la Méditerranée, je me suis arrêté à dix kilomètres de l'Océan, car là un grand rêve prenait fin et la tristesse m'envahissait. Je me souviens de ma petite enfance, lorsque je fréquentais assidûment les Alpes avec mon père, je contemplais nombre de belles parois.
Celle qui me fascinait le plus était la splendide et très esthétique face sud de la Meije, qui jaillit sur huit cents mètres. Puis un jour, à vingt deux ans, j'en ai caressé le rocher fauve. Cette montagne qui avait bercé tous les rêves les plus fous de mon enfance, qui représentait la consécration de l'alpiniste, je venais d'en faire l'escalade. Assis au sommet, après quelques secondes d'exaltation, un sentiment de tristesse m'avait saisi. Que restait-il de mon beau rêve maintenant qu'il était devenu réalité? Saurais-je m'inventer un autre but pour peupler mes rêves à venir? Je pense souvent à la citation de Saint-Exupéry que je cite hélas avec approximation: seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Retour de l'hôtel Royal Makadi (été 2006) et informations 2008 English translation pending
J’ai décidé de vous faire partager mon expérience passée et vous dire pourquoi, nous retournons au Sunrise Royal Makadi Bay cette année. Eté 2006, nous étions déjà dans cet hôtel été 2007 au Fanara à Sharm El Sheik.
Nous sommes plongeurs : Mon mari a un niveau 4 et moi un niveau 1 .Nous avons des grands enfants 17 ans et 20ans. Notre grand vient avec nous une semaine sur les 2 prévues .Nous mesurons que c’est sûrement la dernière année où nous pourrons être ensemble pendant les vacances d’été .Donc le but est de faire plaisir à tout le monde.
L’hôtel est magnifique .Chambres très grandes et confortables .Les lits sont grands et super confortables. Un coffre fort dans chaque chambre .2 vasques dans la salle de bain et une douche large. (On trouve de nombreuses photos sur les sites forum voyage Internet). Restauration variée et bonne. All Inclusive vraiment all inclusive : Même sur la plage grâce à votre petite carte, l’eau en bouteilles est fournie à volonté .Bien sûr, toujours avec la même petite carte, on vous remet une serviette pour la piscine ou la plage .. Ce qui pêchait en 2006 c’était l’animation. J’avais le mail de l’hôtel et j’ai donc interrogé directement le directeur de l’hôtel pour lui dire que nous aurions aimé revenir mais il y avait un problème et que je voulais savoir, s’il avait tenu compte des remarques .Je lui ai dit que je connaissais des francophones qui seraient bien venus ou revenus mais pour lesquels cela constituait un barrage !!! J’ai eu sa réponse assez rapidement : Il y aura bien de l’animation pour l’été 2008. Il m’a faxé un programme qui comprend gym, aqua gym, fléchettes, volley, tennis, Jeux piscine, discothèque….Ce qui est bien, c’est que l’hôtel est si grand que ceux qui veulent être tranquille le peuvent. Les piscines sont immenses avec une piscine réservée au x enfants, même si j’avoue de ne pas y être allée vu que la Mer Rouge est chaude, translucide, et remplie de magnifiques poissons à regarder. Donc fin juillet début août pour deux semaines nous partons avec 2 garçons de 17ans et 20ans .J’espère que cela incitera les francophones à venir avec des jeunes. Une fois qu’ils peuvent constituer un petit groupe, c’est gagné !!!!Pour qu’il y ait des francophones dans un endroit, il suffit qu’ils viennent. Le snorkeling face à l’hôtel pour les petits est facilement accessible .Peu de profondeur .Poissons clowns tout facilement observable par les petits. Des patates de corail faciles d’accès pour tous et eau transparente remplie de poissons multicolores . Face à l’hôtel Arabesque une énorme patate de corail permet de faire une véritable grande ballade . Tôt le matin et en fin d’après midi encore plus d’espèces à observer . Un vrai bonheur renouvellable chaque jour. La plongée / Le Club Subaqua fera le bonheur des plongeurs .Un club très sérieux et très sympa .La marina et les bâteaux se trouvent à la limite de l’Hôtel et du Méridien .J’y ai passé mon Open Water Diver en toute quiétude . Quel bonheur de passer son niveau en milieu naturel avec une à 29° et remplie de coraux et de poissons superbes !Remarquablement organisé !!! Vous prendrez le temps nécessaire d’essayer le matériel qui vous convient .Ensuite vous garderez ce même matériel, sans crainte que le lendemain d’une plongée de nuit vous ne retrouviez plus votre matériel, car on vous donne un casier qui ferme à clef et vous reprenez votre clef auprès d’un des membres du club . Un club très sympa où nous passions m^me les jours où on ne plongeait pas . Egalement, vous pouvez partir en demi journée ou en journée complète .Cela veur dire qu’en demi journée vous pouvez aller, par exemple, en demi journée à Abu Hashish ou Ras Disha qui sont des sites superbes .En journée pour aller sur Safaga et Hurghada . Ce club est remarquablement organisé et très sympa .
J’espère vous avoir donné tous les détails que j’aurai aimé avoir en aller visiter ce type de site .J’espère aussi avoir donné envie aux francophones qui ont des jeunes de venir . Même peu nombreux, quelques copains suffisent à s’éclater pour la plus grande quiétude des parents
L’hôtel est magnifique .Chambres très grandes et confortables .Les lits sont grands et super confortables. Un coffre fort dans chaque chambre .2 vasques dans la salle de bain et une douche large. (On trouve de nombreuses photos sur les sites forum voyage Internet). Restauration variée et bonne. All Inclusive vraiment all inclusive : Même sur la plage grâce à votre petite carte, l’eau en bouteilles est fournie à volonté .Bien sûr, toujours avec la même petite carte, on vous remet une serviette pour la piscine ou la plage .. Ce qui pêchait en 2006 c’était l’animation. J’avais le mail de l’hôtel et j’ai donc interrogé directement le directeur de l’hôtel pour lui dire que nous aurions aimé revenir mais il y avait un problème et que je voulais savoir, s’il avait tenu compte des remarques .Je lui ai dit que je connaissais des francophones qui seraient bien venus ou revenus mais pour lesquels cela constituait un barrage !!! J’ai eu sa réponse assez rapidement : Il y aura bien de l’animation pour l’été 2008. Il m’a faxé un programme qui comprend gym, aqua gym, fléchettes, volley, tennis, Jeux piscine, discothèque….Ce qui est bien, c’est que l’hôtel est si grand que ceux qui veulent être tranquille le peuvent. Les piscines sont immenses avec une piscine réservée au x enfants, même si j’avoue de ne pas y être allée vu que la Mer Rouge est chaude, translucide, et remplie de magnifiques poissons à regarder. Donc fin juillet début août pour deux semaines nous partons avec 2 garçons de 17ans et 20ans .J’espère que cela incitera les francophones à venir avec des jeunes. Une fois qu’ils peuvent constituer un petit groupe, c’est gagné !!!!Pour qu’il y ait des francophones dans un endroit, il suffit qu’ils viennent. Le snorkeling face à l’hôtel pour les petits est facilement accessible .Peu de profondeur .Poissons clowns tout facilement observable par les petits. Des patates de corail faciles d’accès pour tous et eau transparente remplie de poissons multicolores . Face à l’hôtel Arabesque une énorme patate de corail permet de faire une véritable grande ballade . Tôt le matin et en fin d’après midi encore plus d’espèces à observer . Un vrai bonheur renouvellable chaque jour. La plongée / Le Club Subaqua fera le bonheur des plongeurs .Un club très sérieux et très sympa .La marina et les bâteaux se trouvent à la limite de l’Hôtel et du Méridien .J’y ai passé mon Open Water Diver en toute quiétude . Quel bonheur de passer son niveau en milieu naturel avec une à 29° et remplie de coraux et de poissons superbes !Remarquablement organisé !!! Vous prendrez le temps nécessaire d’essayer le matériel qui vous convient .Ensuite vous garderez ce même matériel, sans crainte que le lendemain d’une plongée de nuit vous ne retrouviez plus votre matériel, car on vous donne un casier qui ferme à clef et vous reprenez votre clef auprès d’un des membres du club . Un club très sympa où nous passions m^me les jours où on ne plongeait pas . Egalement, vous pouvez partir en demi journée ou en journée complète .Cela veur dire qu’en demi journée vous pouvez aller, par exemple, en demi journée à Abu Hashish ou Ras Disha qui sont des sites superbes .En journée pour aller sur Safaga et Hurghada . Ce club est remarquablement organisé et très sympa .
J’espère vous avoir donné tous les détails que j’aurai aimé avoir en aller visiter ce type de site .J’espère aussi avoir donné envie aux francophones qui ont des jeunes de venir . Même peu nombreux, quelques copains suffisent à s’éclater pour la plus grande quiétude des parents
Agence de voyage pour la traversée de la Libye en 4x4? English translation pending
Bonjour,
Nous (2personnes) planifions une traversée de l'afrique en 4*4 (Nord-Sud) pour cet été. Nous envisageons de traverser la libye entre le 10 et le 15 juin. Nous sommes deux + un véhicule et nous cherchons donc un guide qui pourrait nous accompagner (il parrait que c'est obligatoire). Nous ne voulons pas d'un tour opérateur, uniquement quelqu'un qui nous accompagne dans notre véhicule.
Quel serait le budget par jour (estimation)? Quelles sont les agences que vous nous conseillez? Doit-on avoir réservé un guide avant d'entrammer les demandes de visa?
merci de vos réponses.
Guillaume
Nous (2personnes) planifions une traversée de l'afrique en 4*4 (Nord-Sud) pour cet été. Nous envisageons de traverser la libye entre le 10 et le 15 juin. Nous sommes deux + un véhicule et nous cherchons donc un guide qui pourrait nous accompagner (il parrait que c'est obligatoire). Nous ne voulons pas d'un tour opérateur, uniquement quelqu'un qui nous accompagne dans notre véhicule.
Quel serait le budget par jour (estimation)? Quelles sont les agences que vous nous conseillez? Doit-on avoir réservé un guide avant d'entrammer les demandes de visa?
merci de vos réponses.
Guillaume
Vol Paris-Bangkok avec Gulf Air en classe affaires English translation pending
première fois la business je me fais plaisir ?
Prix du billet : 1710 euros ; sur le même vol prix des billets en éco à 589 euros.
billet pris avec Go Voyages.
Je suis censé arriver le 18 à 7h00 du mat et doit rejoindre un collègue qui m'attend à Bangkok au Tower Inn (qui s'appelle maintenant UNICO GRANDE SILOM) et je dois reprendre l'avion Cie NOK AIR de 17h00 jusqu'à UDON THANI où nous avons réservé une nuit par ASIA ROOM pour repartir le lendemain sur Vientiane par la route.
Départ le 17 novembre à 11h10 arrivée à 19h30 à Bahrein. Redécollage de Bahrein prévu à 20h40 ; en fait à l'arrivée vol décalé à minuit : super je vais profiter du salon affaires.... A 23h00 on apprend que c'est encore retardé, ce coup-ci à 3h00 du mat....tant pis ils sont bien ces fauteuils pour se reposer et il y a internet free dans le salon 😛 et je suis toujours dans les temps pour le vol du lendemain 😏 A 2h30 vol annulé reporté le lendemain à 10h00 : mauvais karma par contre pour le lendemain... Je suis dirigé vers le Gulf Hôtel (240 dollars la night en théorie) à 4h30 du matin pour retourner à l'aéroport à 8h00 du mat 🙁 Certains en classe éco dorment sur la moquette pas propre de l'aéroport de Bahrein.... Le lendemain en attendant l'embarquement je demande à l'hôtesse d'accueil business de voir pour le pb de correspondance le jour même : vous verrez ça à BKK me dit-elle en anglais ... A l'arrivée à 21h00 à BKK, "l'hôtesse en chef" Gulf Air me dit que je ne suis pas pris en charge parce NOK est une compagnie Low cost et que j'aurais dû prendre la Thai, que j'aurais été pris en charge .....de plus, mon bagage acheté 2 semaines auparavant est abîmé... Donc démerde aou pour trouver un hôtel pour la nuit à BKK pour rejoindre le pote qui m'attend à UDON et à qui j'avais dit de m'attendre là-bas s'il ne me voyait pas arriver : j'avais dû faire un rêve prémonitoire ....😎 donc direction le comptoir NOK pour acheter un billet pour le lendemain midi, et direction les comptoirs de résa hôtels à l'arrivée pour réserver un hôtel à Don Muang : 1500 bahts et coucher à minuit..... Je n'ai pas pensé à aller directement au Sofitel pour la nuit car j'avais oublié qu'avec ma carte Premier de Visa dont la cotisation est à moitié prix la première année 😛 j'avais un forfait de 250 euros pour la première nécessité en cas de retard de plus de 5 heures 🏴☠️
En cours de séjour au lieu de revenir le 7 décembre comme prévu initialement j'ai téléphoné à GULF AIR en France (ben oui c'est mieux de parler en français) pour modifier le billet au dimanche 2 décembre ; pas de pb m'a t-on répondu moyennant une taxe de 80 euros : bof d'accord je suis pas à 80 euros près
Après confirmation le lendemain (car pour la taxe fallait payer à l'airport de départ donc bangkok et je n'arrivais là-bas que le 1 décembre donc un samedi ; j'avais donc demandé à GULF AIR Paris de demander par mail à Bangkok si ouvert le samedi ce qui était le cas : je pouvais payer le jour de départ au guichet) j'ai immédiatement réservé un billet de train PARIS NICE en 1ère classe à 58 euros oui oui c'est bien à 58 euros des fois on en trouve à ce prix (sncf.com) et envoyé un mail à Air France pour annuler ma résa le 8 décembre PARIS NICE (heureusement qu'ils lisent pas toujours les mails).
J'envoie aussi un mail au RENO HOTEL pour annuler les nuits réservées un mois plus tôt.
Je vérifie aussi sur Vituallythere.com que mon billet est bien modifié ce qui est le cas ; ouf tant mieux pour la modif parce que le pote ami d'enfance avec qui j'étais à l'école en troisième, y part le 3 décembre et je serai resté tout seul dans BKK 😛
le 1er, j'arrive de Samui et je me dit : tiens je suis sur place, autant aller directement payer la taxe aujourd'hui plutôt que le lendemain matin à 8h00 du mat la gueule dans le cul avec tous les bagages pour un décollage à 11h40... Au comptoir le monsieur pas beau (oui il était moche et con) de Gulf Air il me dit non monsieur, vous pouvez pas partir demain parce que ya pas votre nom et que votre nom il est marqué le 7 décembre ! Je lui dis : attends monsieur je vais faire la copie d'écran du nordinateur qui dit que je pars demain que Gulf Air de Paris y s'ont dit ... Il me répond dans son anglais que si je lui montre ça on verra : direction cybercafé de l'aéroport très très cher d'ailleurs là-bas et .... RIEN départ prévu le 7 décembre ; ATTENTION ATTENTION LA J'ETAIS FURAX A LA LIMITE DE L'ATTAQUE CEREBRO-CARDIAQUE ....
Appel dès le lundi 9h30 heure française à Gulf Air paris qui me dit : désolé mais GO VOYAGES a fait une erreur car sur votre dossier c'est marqué billet modifiable avec taxe de 80 euros ....
Affaire en cours pour me rembourser mes 58 euros de train ...
Bref, au téléphone avec Gulf Air paris elle confirme bien que ce sera le 7, que l'hôtel est réservé à Bahrein (il faut savoir que maintenant l'escale là-bas dure de 15h30 à 2h00 du mat et que la Cie offre l'hôtel pour l'escale), que c'est un hôtel 4 étoiles comme je suis business...
Allez hop le 7 décembre à l'arrivée à Bahrein, hôtel non réservé, j'ai poireauté 1h10 dans l'airport le temps qu'une navette vienne me chercher pour aller au Gulf Hôtel (l'hôtel classe du début); j'étais le seul à aller là-bas car business 🙁
Autrement pour le confort durant le vol : RAS
Dossier en cours avec la Cie pour le remboursement .....
Voici mon expérience avec Gulf ; ce sera la seule bien sûr ; je suis pas maso quoique des fois j'aime la domination oups je sors du sujet.... 🏴☠️
Départ le 17 novembre à 11h10 arrivée à 19h30 à Bahrein. Redécollage de Bahrein prévu à 20h40 ; en fait à l'arrivée vol décalé à minuit : super je vais profiter du salon affaires.... A 23h00 on apprend que c'est encore retardé, ce coup-ci à 3h00 du mat....tant pis ils sont bien ces fauteuils pour se reposer et il y a internet free dans le salon 😛 et je suis toujours dans les temps pour le vol du lendemain 😏 A 2h30 vol annulé reporté le lendemain à 10h00 : mauvais karma par contre pour le lendemain... Je suis dirigé vers le Gulf Hôtel (240 dollars la night en théorie) à 4h30 du matin pour retourner à l'aéroport à 8h00 du mat 🙁 Certains en classe éco dorment sur la moquette pas propre de l'aéroport de Bahrein.... Le lendemain en attendant l'embarquement je demande à l'hôtesse d'accueil business de voir pour le pb de correspondance le jour même : vous verrez ça à BKK me dit-elle en anglais ... A l'arrivée à 21h00 à BKK, "l'hôtesse en chef" Gulf Air me dit que je ne suis pas pris en charge parce NOK est une compagnie Low cost et que j'aurais dû prendre la Thai, que j'aurais été pris en charge .....de plus, mon bagage acheté 2 semaines auparavant est abîmé... Donc démerde aou pour trouver un hôtel pour la nuit à BKK pour rejoindre le pote qui m'attend à UDON et à qui j'avais dit de m'attendre là-bas s'il ne me voyait pas arriver : j'avais dû faire un rêve prémonitoire ....😎 donc direction le comptoir NOK pour acheter un billet pour le lendemain midi, et direction les comptoirs de résa hôtels à l'arrivée pour réserver un hôtel à Don Muang : 1500 bahts et coucher à minuit..... Je n'ai pas pensé à aller directement au Sofitel pour la nuit car j'avais oublié qu'avec ma carte Premier de Visa dont la cotisation est à moitié prix la première année 😛 j'avais un forfait de 250 euros pour la première nécessité en cas de retard de plus de 5 heures 🏴☠️
En cours de séjour au lieu de revenir le 7 décembre comme prévu initialement j'ai téléphoné à GULF AIR en France (ben oui c'est mieux de parler en français) pour modifier le billet au dimanche 2 décembre ; pas de pb m'a t-on répondu moyennant une taxe de 80 euros : bof d'accord je suis pas à 80 euros près
Après confirmation le lendemain (car pour la taxe fallait payer à l'airport de départ donc bangkok et je n'arrivais là-bas que le 1 décembre donc un samedi ; j'avais donc demandé à GULF AIR Paris de demander par mail à Bangkok si ouvert le samedi ce qui était le cas : je pouvais payer le jour de départ au guichet) j'ai immédiatement réservé un billet de train PARIS NICE en 1ère classe à 58 euros oui oui c'est bien à 58 euros des fois on en trouve à ce prix (sncf.com) et envoyé un mail à Air France pour annuler ma résa le 8 décembre PARIS NICE (heureusement qu'ils lisent pas toujours les mails).
J'envoie aussi un mail au RENO HOTEL pour annuler les nuits réservées un mois plus tôt.
Je vérifie aussi sur Vituallythere.com que mon billet est bien modifié ce qui est le cas ; ouf tant mieux pour la modif parce que le pote ami d'enfance avec qui j'étais à l'école en troisième, y part le 3 décembre et je serai resté tout seul dans BKK 😛le 1er, j'arrive de Samui et je me dit : tiens je suis sur place, autant aller directement payer la taxe aujourd'hui plutôt que le lendemain matin à 8h00 du mat la gueule dans le cul avec tous les bagages pour un décollage à 11h40... Au comptoir le monsieur pas beau (oui il était moche et con) de Gulf Air il me dit non monsieur, vous pouvez pas partir demain parce que ya pas votre nom et que votre nom il est marqué le 7 décembre ! Je lui dis : attends monsieur je vais faire la copie d'écran du nordinateur qui dit que je pars demain que Gulf Air de Paris y s'ont dit ... Il me répond dans son anglais que si je lui montre ça on verra : direction cybercafé de l'aéroport très très cher d'ailleurs là-bas et .... RIEN départ prévu le 7 décembre ; ATTENTION ATTENTION LA J'ETAIS FURAX A LA LIMITE DE L'ATTAQUE CEREBRO-CARDIAQUE ....
Appel dès le lundi 9h30 heure française à Gulf Air paris qui me dit : désolé mais GO VOYAGES a fait une erreur car sur votre dossier c'est marqué billet modifiable avec taxe de 80 euros ....
Affaire en cours pour me rembourser mes 58 euros de train ...
Bref, au téléphone avec Gulf Air paris elle confirme bien que ce sera le 7, que l'hôtel est réservé à Bahrein (il faut savoir que maintenant l'escale là-bas dure de 15h30 à 2h00 du mat et que la Cie offre l'hôtel pour l'escale), que c'est un hôtel 4 étoiles comme je suis business...
Allez hop le 7 décembre à l'arrivée à Bahrein, hôtel non réservé, j'ai poireauté 1h10 dans l'airport le temps qu'une navette vienne me chercher pour aller au Gulf Hôtel (l'hôtel classe du début); j'étais le seul à aller là-bas car business 🙁
Autrement pour le confort durant le vol : RAS
Dossier en cours avec la Cie pour le remboursement .....
Voici mon expérience avec Gulf ; ce sera la seule bien sûr ; je suis pas maso quoique des fois j'aime la domination oups je sors du sujet.... 🏴☠️
Vietnam: attention au passeport English translation pending
Bonjour.
Juste de retour d'un voyage en vélo entre Ho Chi Minh et Bangkok, je tiens juste à raconter une petite mésaventure qui m'est arrivé au Vietnam.
Arrivé à Lao Bao, à la frontière Laotienne, j'avais un mauvais présentiment. En effet, je m'étais déja fait refuser l'entrée au sud du Laos, la frontière de la route 18B ne délivrant pas de Visas, j'avais du afronter un cyclone et des inondations en remontant vers Danang, et voila que je me trouvais enfin à la frontière du Laos et en me disaint que plus grand chose pourrait m'arrêter.
Sauf qu'au Vietnam lorsque vous louez une chambre d'hôtel, ce dernier vous demande votre passeport et vous le remet le lendemain. Beaucoup pensent qu'il est juste conservé comme caution en attendant que vous paiez la chambre. Ce que peu savent, c'est que l'hôtel va présenter le passeport à la police.
Donc suite à mon mauvais présentiment, puisque la seule raison qui pouvait encore m'empêcher d'atteindre le Laos serait la perte de mon passeport, je descend vers 21h15 pour réclamer mon passeport et payer la chambre d'avance. Le réceptioniste m'indique alors qu'un de ces employé est parti le présenter à la Police vers 21h et qu'il devrait être de retour vers 21h30. Ne voyant personne revenir vers 21h45, je redemande au réceptioniste ou est mon passeport. Ce dernier me sentant un peu nerveux, téléphonne à son employé et lui ordonne immédiatement de revenir. Vers 22h, l'employé se pointe en scotter avec un fourre plastique contenant des documents ainsi que mon passeport dans un panier à l'avant du scooter. En descendant du scooter, j'ai constaté que ce dernier était complètement ivre et tenait à peine debout.
Bref, ça aurait pu mal ce terminer, mais heureusement j'ai retrouvé mon passeport. J'aimerais toutefois bien savoir à quoi rime cette loi débile de devoir présenter un passeport à chaques étape à la police. Une fiche informative ou une copie du passeport ne suffirait pas? Certe ça obligerait le fonctionaire à retaper les informations dans son ordinateur, et lui procurerait une surcharge de travail dont il ne doit pas être habitué. Ils ont le passeport à l'entrée du pays et à la sortie, je ne vois pas pourqoui il changerait entre temps.
Serge
Juste de retour d'un voyage en vélo entre Ho Chi Minh et Bangkok, je tiens juste à raconter une petite mésaventure qui m'est arrivé au Vietnam.
Arrivé à Lao Bao, à la frontière Laotienne, j'avais un mauvais présentiment. En effet, je m'étais déja fait refuser l'entrée au sud du Laos, la frontière de la route 18B ne délivrant pas de Visas, j'avais du afronter un cyclone et des inondations en remontant vers Danang, et voila que je me trouvais enfin à la frontière du Laos et en me disaint que plus grand chose pourrait m'arrêter.
Sauf qu'au Vietnam lorsque vous louez une chambre d'hôtel, ce dernier vous demande votre passeport et vous le remet le lendemain. Beaucoup pensent qu'il est juste conservé comme caution en attendant que vous paiez la chambre. Ce que peu savent, c'est que l'hôtel va présenter le passeport à la police.
Donc suite à mon mauvais présentiment, puisque la seule raison qui pouvait encore m'empêcher d'atteindre le Laos serait la perte de mon passeport, je descend vers 21h15 pour réclamer mon passeport et payer la chambre d'avance. Le réceptioniste m'indique alors qu'un de ces employé est parti le présenter à la Police vers 21h et qu'il devrait être de retour vers 21h30. Ne voyant personne revenir vers 21h45, je redemande au réceptioniste ou est mon passeport. Ce dernier me sentant un peu nerveux, téléphonne à son employé et lui ordonne immédiatement de revenir. Vers 22h, l'employé se pointe en scotter avec un fourre plastique contenant des documents ainsi que mon passeport dans un panier à l'avant du scooter. En descendant du scooter, j'ai constaté que ce dernier était complètement ivre et tenait à peine debout.
Bref, ça aurait pu mal ce terminer, mais heureusement j'ai retrouvé mon passeport. J'aimerais toutefois bien savoir à quoi rime cette loi débile de devoir présenter un passeport à chaques étape à la police. Une fiche informative ou une copie du passeport ne suffirait pas? Certe ça obligerait le fonctionaire à retaper les informations dans son ordinateur, et lui procurerait une surcharge de travail dont il ne doit pas être habitué. Ils ont le passeport à l'entrée du pays et à la sortie, je ne vois pas pourqoui il changerait entre temps.
Serge
Compagnie aérienne pour Paris-Marrakech? English translation pending
Nous avions réservé des allers-retours Paris-Marrakech en Avril 2008 avec Air France. Pas de chance cette destination ne sera plus assurée par Air France à partir du 30 mars 2008 ! Qui peut me conseiller une compagnie aérienne fiable pas trop cher pour Marrakech (Royal Air Maroc, Transavia...) ? Comment être sûrs de ne pas se faire avoir en réservant sur internet ?
Merci pour toute info sûre et bon plan sur ce sujet !
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Ressortir indemne d'un voyage en Inde? English translation pending
Est-il vrai qu'on ne ressort pas indemne d'un voyage en Inde.?
Et pour des amis qui font un tour du monde ...pouvez vous repondre à cette question en cliquant ici car personne ne regarde la rubrique
Et pour des amis qui font un tour du monde ...pouvez vous repondre à cette question en cliquant ici car personne ne regarde la rubrique
Billets aller/retour et annulation de vol aller sur Air France English translation pending
Bonjour,
Allez, un cas d'école pour les spécialiste de AF et du droit de l'aérien....
Soit le passager Dupont qui a acheté un AR sur Air France au tarif "ni modifiable ni remboursable" entre Trifouilli et CDG......... Si le vol aller Trifouilli - CDG est annulé pour cause de grève des PNC, et que Dupont fait l'aller à pied, à cheval ou en voiture...... Son retour est il pour autant annulé tout simplement ?..... Ce serait quand même un peu gonflé........ Non ?......
Michel
Allez, un cas d'école pour les spécialiste de AF et du droit de l'aérien....
Soit le passager Dupont qui a acheté un AR sur Air France au tarif "ni modifiable ni remboursable" entre Trifouilli et CDG......... Si le vol aller Trifouilli - CDG est annulé pour cause de grève des PNC, et que Dupont fait l'aller à pied, à cheval ou en voiture...... Son retour est il pour autant annulé tout simplement ?..... Ce serait quand même un peu gonflé........ Non ?......
Michel
Action-visas pour l'Inde...pas contents... English translation pending
Salut les gens,
Ludo et moi partons le 5 novembre en Inde, et nous rentrons le 15 avril.
Nous envoyons donc nos passeports et tous les papiers nécessaires à action-visas le 17 octobre. (Sur le site internet le délai d'obtention est mentionné à 25 jrs, j'ai encore vérifier ce matin)
Ludo recoit un message vocal d'action-visas samedi qui nous préviens que le délai est trop court, il les rappelle le lundi...
En plus de l'augmentation du visas cette année, le délai d'obtention s'élève désormais à 40 jrs, il nous oblige donc à payer l'option "délai d'urgence", qui s'élève à 58 euros!!!!
Pauvre de nous, nous avons payer de notre poche 140 euros, mais réussi à obtenir 7 euros de réduction grâce au guide du routard!!
Peut-on se plaindre? Ou devons-nous payer sans broncher?
L'ambassade est peut-être la meilleure solution pour le visa, quitte à faire 3h de queue...
Voilà je voulais exprimer mon mécontentement, NE VOUS FAITES PAS AVOIR!!!! En tous cas, ça ne nous empêchera pas de partir!! Nan mais...
Ludo et moi partons le 5 novembre en Inde, et nous rentrons le 15 avril.
Nous envoyons donc nos passeports et tous les papiers nécessaires à action-visas le 17 octobre. (Sur le site internet le délai d'obtention est mentionné à 25 jrs, j'ai encore vérifier ce matin)
Ludo recoit un message vocal d'action-visas samedi qui nous préviens que le délai est trop court, il les rappelle le lundi...
En plus de l'augmentation du visas cette année, le délai d'obtention s'élève désormais à 40 jrs, il nous oblige donc à payer l'option "délai d'urgence", qui s'élève à 58 euros!!!!
Pauvre de nous, nous avons payer de notre poche 140 euros, mais réussi à obtenir 7 euros de réduction grâce au guide du routard!!
Peut-on se plaindre? Ou devons-nous payer sans broncher?
L'ambassade est peut-être la meilleure solution pour le visa, quitte à faire 3h de queue...
Voilà je voulais exprimer mon mécontentement, NE VOUS FAITES PAS AVOIR!!!! En tous cas, ça ne nous empêchera pas de partir!! Nan mais...
Distribution en toute confiance de vêtements pour enfants au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Notre arrivée au Pérou est prévue le 19 octobre. Nous emmenerons dans nos bagages des vetements pour enfants (je ne connais pas encore le poids exact). Nous restons à Lima 2 jours et descendons en bus sur Nazca. Ces vetements sont destinés aux enfants victimes du tremblement de terre. Comment assurer leur distribution en toute confiance ?? Merci de m'indiquer la marche à suivre. Amicalement, Christine.
Notre arrivée au Pérou est prévue le 19 octobre. Nous emmenerons dans nos bagages des vetements pour enfants (je ne connais pas encore le poids exact). Nous restons à Lima 2 jours et descendons en bus sur Nazca. Ces vetements sont destinés aux enfants victimes du tremblement de terre. Comment assurer leur distribution en toute confiance ?? Merci de m'indiquer la marche à suivre. Amicalement, Christine.
Air France ou Air Canada pour Montréal? English translation pending
Bonjour !
Je compte me rendre vers Montréal cet hiver pour des études de 6 mois à l'UDM. J'hésite à choisir mon vol, habitant Bruxelles je pense qu'il serait plus simple de me rendre à Paris puisqu'aucun vol n'est opéré sans escal. Pour ma période 31 décembre - 30mai j'ai deux offres : Air Canada : 497.44€ Aller (matin) : Boeing 777-300 (773) Retour (soir) : Boeing 767 - 300 ER (763) Air France : 529.44€ Aller (aprem) : Boieing 777300 Retour (soir) : Airbus A 330
Apparemment le billet Air France est plus flexible : code LZZ (tarif jeune flexible - Modification avant le jour du départ : possible sans frais.) alors que celui d'Air Canada me coûtera 100$.
Ce que je recherche : cela ne me dérange pas de payer plus cher pour un meilleur service. Les deux compagnies proposent toutes les deux un aller en boing 777, j'imagine que ce type d'avion est hyper confortable. Par contre le retour est différent : lequel est le plus confortable ? Dans lequel y a t il des écrans individuels ?
Enfin, d'après votre expérience, quelle compagnie a le meilleur service ?
Merci pour toutes vos réponses 🙂
Je compte me rendre vers Montréal cet hiver pour des études de 6 mois à l'UDM. J'hésite à choisir mon vol, habitant Bruxelles je pense qu'il serait plus simple de me rendre à Paris puisqu'aucun vol n'est opéré sans escal. Pour ma période 31 décembre - 30mai j'ai deux offres : Air Canada : 497.44€ Aller (matin) : Boeing 777-300 (773) Retour (soir) : Boeing 767 - 300 ER (763) Air France : 529.44€ Aller (aprem) : Boieing 777300 Retour (soir) : Airbus A 330
Apparemment le billet Air France est plus flexible : code LZZ (tarif jeune flexible - Modification avant le jour du départ : possible sans frais.) alors que celui d'Air Canada me coûtera 100$.
Ce que je recherche : cela ne me dérange pas de payer plus cher pour un meilleur service. Les deux compagnies proposent toutes les deux un aller en boing 777, j'imagine que ce type d'avion est hyper confortable. Par contre le retour est différent : lequel est le plus confortable ? Dans lequel y a t il des écrans individuels ?
Enfin, d'après votre expérience, quelle compagnie a le meilleur service ?
Merci pour toutes vos réponses 🙂
Plongées en Egypte en séjournant sur un bateau English translation pending
Bonjour,
je recherche quelques infos/impressions sur des plongées en Egypte en séjournant sur le bateau.
Ma divebuddy et moi-même avont déjà plongé pas mal en Asie, et cherchons un bon endroit pour faire un liveaboard en mer Rouge.
6/7 jours3/4 plongées/jour (pas de plongée de nuit)un itineraire sympa (faune/flore riche, mais nous ne sommes pas des acharnés des gros poissons)bon encadrement (nous voyageons sans équipement)possibilité de passer un brevet "nitrox"budget nous sommes flexibles au niveau dates : de decembre à mars
Avez vous des expériences bonnes ou mauvaise à partager ? De bon clubs de plongées ? Des itinéraires ou des spots à ne pas manquer ? Des conseils éventuels ?
D'avance merci de vos réponses.
Sy
Avez vous des expériences bonnes ou mauvaise à partager ? De bon clubs de plongées ? Des itinéraires ou des spots à ne pas manquer ? Des conseils éventuels ?
D'avance merci de vos réponses.
Sy
Retour de Paris - Los Angeles avec US Airways English translation pending
Bonsoir,
Pour ceux qui voudrait voler avec US airways je vous fais part de mon expèrience.
Donc le 5 août j'ai pris l'avion à Paris Charles de Gaulle jusqu'à Philadelphie --> Très bon vol, grand avion, écran télé personnel avec de bons films à regarder, repas très correct, hôtesses très gentilles bref rien à dire...... Arrivée à Philadelphie je récupère mes bagages etc....Tout est passé vite car y'avait beaucoup de monde donc le temps de faire la queue etc les 2H30 d'escale sont vite passées. Nous partons ensuite de Philadelphie avec 2H de retard ( dans l'avion c'est bien long quand on fait la queue pour décoller ) Philadelphie à Los Angeles --> Avion plus petit, vol le soir donc tout le monde dormait excepté moi qui n'avait pas de couverture car ils en avaient plus et il fesait froid dans l'avion. Bref vol passable avec boissons gratuit et pretzels aussi ( plus de sandwichs a vendre rien )
ARRIVEE LOS ANGELES : Je me rend compte qu'on a perdu une de mes deux valises, j'attend, je cherche partout mais rien. Je me rend donc au guichet pour le signaler, la dame prend mes cordonnées etc et me dit que la valise serait envoyer par Fedex le lendemain.
Le lendemain toujours rien, bref leur manège a duré les 17 jours de mon séjour et j'ai seulement récupéré ma valise le 22 lors de mon départ de Los angeles.
Pendant ces 17 jours nous avons appelés tous les jours l'aeroport de Los angeles, US airways ( qui n'a jamais répondu) et la compagnie qui devait m'envoyer ma valise. Au bout d'une semaine ils m'avait soit disant envoyé la valise mais personne n'était la pour prendre le colis ce qui est un mensonge car la mère de ma copine est toujours à la maison, bref.....
J'ai demandé au téléphone, à l'aeroport, si il y aurai une compensation financière contre la perte de ma valise car au bout de 10 jours je n'avais plus d'espoir, ils m'ont répondu que non car la valise avait été trouvé mais qu'il ne pouvait pas me dire où elle se trouvait ( tout un mic mac ) donc qu'ils me rembourseraient seulement ce que j'avais acheté a Los angeles qu'il y avait dans la valise ( genre caleçons ) et biensur il leurs fallait les tickets de caisse pour preuve.
Au bout de 2 sem j'ai rempli un dossier de perte et ai écrit tout ce qui se trouvait dans ma valise, je leur ai écrit une lettre et leur ai donner les tickets de caisse de ce que j'avais racheter ( seulement quelques uns)
Le jour de mon départ la valise était à l'aéroport, je l'ai pris et suis parti.
Donc je ne sais pas si je revolerai avec US airways car les vols on quand meme étaient de bonnes qualité.
Pensez-vous que je devrai renvoyer un mail à US airways pour ma valise ( même si je l'ai maintenant ) ou c'est perdu d'avance ???
Pour ceux qui voudrait voler avec US airways je vous fais part de mon expèrience.
Donc le 5 août j'ai pris l'avion à Paris Charles de Gaulle jusqu'à Philadelphie --> Très bon vol, grand avion, écran télé personnel avec de bons films à regarder, repas très correct, hôtesses très gentilles bref rien à dire...... Arrivée à Philadelphie je récupère mes bagages etc....Tout est passé vite car y'avait beaucoup de monde donc le temps de faire la queue etc les 2H30 d'escale sont vite passées. Nous partons ensuite de Philadelphie avec 2H de retard ( dans l'avion c'est bien long quand on fait la queue pour décoller ) Philadelphie à Los Angeles --> Avion plus petit, vol le soir donc tout le monde dormait excepté moi qui n'avait pas de couverture car ils en avaient plus et il fesait froid dans l'avion. Bref vol passable avec boissons gratuit et pretzels aussi ( plus de sandwichs a vendre rien )
ARRIVEE LOS ANGELES : Je me rend compte qu'on a perdu une de mes deux valises, j'attend, je cherche partout mais rien. Je me rend donc au guichet pour le signaler, la dame prend mes cordonnées etc et me dit que la valise serait envoyer par Fedex le lendemain.
Le lendemain toujours rien, bref leur manège a duré les 17 jours de mon séjour et j'ai seulement récupéré ma valise le 22 lors de mon départ de Los angeles.
Pendant ces 17 jours nous avons appelés tous les jours l'aeroport de Los angeles, US airways ( qui n'a jamais répondu) et la compagnie qui devait m'envoyer ma valise. Au bout d'une semaine ils m'avait soit disant envoyé la valise mais personne n'était la pour prendre le colis ce qui est un mensonge car la mère de ma copine est toujours à la maison, bref.....
J'ai demandé au téléphone, à l'aeroport, si il y aurai une compensation financière contre la perte de ma valise car au bout de 10 jours je n'avais plus d'espoir, ils m'ont répondu que non car la valise avait été trouvé mais qu'il ne pouvait pas me dire où elle se trouvait ( tout un mic mac ) donc qu'ils me rembourseraient seulement ce que j'avais acheté a Los angeles qu'il y avait dans la valise ( genre caleçons ) et biensur il leurs fallait les tickets de caisse pour preuve.
Au bout de 2 sem j'ai rempli un dossier de perte et ai écrit tout ce qui se trouvait dans ma valise, je leur ai écrit une lettre et leur ai donner les tickets de caisse de ce que j'avais racheter ( seulement quelques uns)
Le jour de mon départ la valise était à l'aéroport, je l'ai pris et suis parti.
Donc je ne sais pas si je revolerai avec US airways car les vols on quand meme étaient de bonnes qualité.
Pensez-vous que je devrai renvoyer un mail à US airways pour ma valise ( même si je l'ai maintenant ) ou c'est perdu d'avance ???
Vietnam Airlines English translation pending
🙂😉coucou me rvla!!! voila j'aimerais avoir vos avis qui seront controversés (hihi) sur cette cie
merci et soyez nombreux😉🙂
Réservation du train Bangkok-Chiang Mai? English translation pending
Voyageurs, Voyageuses,
Je souhaiterai prendre le train de nuit (couchette 2éme classe) dés mon arrivée en Thailande (nouvel aéroport de BAngkok) pour me rendre à Chiang Mai le 16 Aout et je voudrais donc savoir si à cette prériode il est nécessaire de réserver les billets de train ? si oui est-il possible de réserver depuis la FRance ?
Quelqu'un pourrait-il également m'expliquer comment rejoindre la gare de l'ancien aéroport (Don MUang) depuis le nouvel aéroport ?
Merci et A bientot.....
Je souhaiterai prendre le train de nuit (couchette 2éme classe) dés mon arrivée en Thailande (nouvel aéroport de BAngkok) pour me rendre à Chiang Mai le 16 Aout et je voudrais donc savoir si à cette prériode il est nécessaire de réserver les billets de train ? si oui est-il possible de réserver depuis la FRance ?
Quelqu'un pourrait-il également m'expliquer comment rejoindre la gare de l'ancien aéroport (Don MUang) depuis le nouvel aéroport ?
Merci et A bientot.....
Taux de change et coût de la vie au Vénézuela? English translation pending
Bonjour
je pars dans 20 jours au Venezuela et je souhaiterais savoir ou en est le pays niveau taux de change et coût de la vie.
Par exemple, savez vous jusqu'à combien on peut changer des euros ou des dollars en ce moment à Caracas? AU passage, si vous avez un contact sur pour le change je suis preneur. J'aimerais acheter mon billet d'avion en Bs par une agence de voyage a Caracas, le faire payer en Bs et rembourser la personne en € ou en dollars sur son compte. Connaissez vous quelqu'un qui serait intéressé?
SInon combien vaut une arepa aujourd'hui? un transport en carito à Caracas?
Merci d'avance pour vos réponses
A+
GUIllaume
je pars dans 20 jours au Venezuela et je souhaiterais savoir ou en est le pays niveau taux de change et coût de la vie.
Par exemple, savez vous jusqu'à combien on peut changer des euros ou des dollars en ce moment à Caracas? AU passage, si vous avez un contact sur pour le change je suis preneur. J'aimerais acheter mon billet d'avion en Bs par une agence de voyage a Caracas, le faire payer en Bs et rembourser la personne en € ou en dollars sur son compte. Connaissez vous quelqu'un qui serait intéressé?
SInon combien vaut une arepa aujourd'hui? un transport en carito à Caracas?
Merci d'avance pour vos réponses
A+
GUIllaume
Maroc - La menthe infuse dans le thé et parfume l’atmosphère English translation pending
C’est un après-midi brûlant, immobile. Comme pétrifiés par la canicule ambiante, les champs des Ayt Boulmane reposent dans l’attente d’heures plus fraîches qui les verront s’égayer des couleurs vives des foulards des filles, des cris et rires des enfants et des chants des laboureurs.
Chez Bassou, la sieste n’est pourtant pas de rigueur.
La théière attendait l’eau chaude. La bouilloire siffle sur le brasero. Grand-mère Aghkiya rince le thé pour en enlever l’amertume, jette la première eau. C’est pratique les sols en terre battue ! Elle remplit la théière et la pose sur le kanoun. A voir la souplesse avec laquelle la vieille femme, déjà assise en tailleur, se penche au ras du sol pour activer les braises, je me dis que l’âge ne semble pas avoir la même emprise sur les os et les articulations de ces montagnards que sur les nôtres !
Asta, qui n’était tout à l’heure qu’un tas de bois au milieu de la pièce, est monté parallèlement au mur ouvert sur la lumière. Fadma, Rabgha et la jeune Sâadiya en peaufinent l’assemblage. Une troisième femme que nous voyons pour la première fois prépare les écheveaux.
Dans la grande chambre ouverte sur la terrasse, les cinq femmes s’affairent il y a peu à l’assemblage de deux grandes barres, de perches en roseaux, de rondins lustrés par le temps et de morceaux de corde grise fabriquée avec un mélange de laine et de poils de chèvre. Un exercice collectif, comme beaucoup des tâches entreprises par les femmes, qui aboutira à un équipement omniprésent dans chaque foyer: Le métier à tisser.
Chaque foyer possède le sien sur lequel, souvent, un ouvrage est en cours qui semble captiver les femmes dès que les autres tâches ménagères leur laissent un peu de répit. Toutes connaissent l’art du tissage de haute lisse. Elles fabriquent aussi bien des sacs de bât, les tissus des burnous, des nattes en feuilles de palmier nain, des tapis noués ou tissés, ou leur propre ahendir* .
Plus de deux mois se sont écoulés depuis la tonte. Des grands-mères aux gamines, tôt initiées, toujours en ce long apprentissage de la vie qui fera d’elles, un jour prochain… Inch Allah, des « femmes capables » sans peine à trouver mari, trois générations auront contribué ensuite à la transformation de la laine brute.
Il aura d’abord fallu laver la laine primitive fournie par le troupeau après « la chienne de mai », la sécher soigneusement, la démêler, l’aérer au peigne, la carder pour apprêter les fibres à la quenouille et au filage, et enfin à la future teinture.
La moisson est ensuite arrivée, obligeant au report de ces activités plus agréables mais secondaires. Dans ces vallées l’exigence n’a de prise que sur les semis et la récolte. Il nous a donc fallu attendre la fin de l’engrangement avant d’assister à la teinture des longs écheveaux qui séchaient au soleil il y a quelques jours encore, et enfin admirer l’éclat des bleus, des verts, des rouges, jaunes ou noirs qui enlumineront les motifs du futur tapis.
Qu’importe ! Une maxime berbère ne dit-elle pas ² Qui sait patienter possède la clef du bonheur ² ?
Puis est venu l’ourdissage de la trame. Exercice sérieux accompagné de chants solennels et de formules sacrées, exécuté sans que quiconque enjambe la chaîne de fils. Un pas malheureux obligerait à tout recommencer tant les conséquences auraient pu être préjudiciables pour le futur tissage et l’indélicat … ou plutôt l’indélicate car la transformation de la laine et le thème du tissage sont exclusivement féminins et même parfois perçus, selon de vieilles croyances, comme dangereuses pour les garçons.
Par cet après-midi caniculaire, sommes-nous, Jacky et moi, d’humbles et privilégiés observateurs invités dans ce monde de superstitions féminines ou roumis incrédules leurrés par des magiciennes ? Nos voisines auraient-elles l’intention de nous jeter un quelconque sortilège ? Nous sommes entre leurs mains.
Aghkiya lave soigneusement les verres, la menthe infuse dans le thé et parfume l’atmosphère. Dans la grande chambre ouverte sur la terrasse commencent à résonner les chants et les rires. Sâadiya l’espiègle tend un bendir à Jacky.
Me voilà rassuré.
Un après midi aux Aït Boulmane,
* Vêtement sans couture tel un grand châle lourd et chaud que les femmes portent sur leurs épaules quand il fait frais ou pour sortir les soirs de fête.
Chez Bassou, la sieste n’est pourtant pas de rigueur.
La théière attendait l’eau chaude. La bouilloire siffle sur le brasero. Grand-mère Aghkiya rince le thé pour en enlever l’amertume, jette la première eau. C’est pratique les sols en terre battue ! Elle remplit la théière et la pose sur le kanoun. A voir la souplesse avec laquelle la vieille femme, déjà assise en tailleur, se penche au ras du sol pour activer les braises, je me dis que l’âge ne semble pas avoir la même emprise sur les os et les articulations de ces montagnards que sur les nôtres !
Asta, qui n’était tout à l’heure qu’un tas de bois au milieu de la pièce, est monté parallèlement au mur ouvert sur la lumière. Fadma, Rabgha et la jeune Sâadiya en peaufinent l’assemblage. Une troisième femme que nous voyons pour la première fois prépare les écheveaux.
Dans la grande chambre ouverte sur la terrasse, les cinq femmes s’affairent il y a peu à l’assemblage de deux grandes barres, de perches en roseaux, de rondins lustrés par le temps et de morceaux de corde grise fabriquée avec un mélange de laine et de poils de chèvre. Un exercice collectif, comme beaucoup des tâches entreprises par les femmes, qui aboutira à un équipement omniprésent dans chaque foyer: Le métier à tisser.
Chaque foyer possède le sien sur lequel, souvent, un ouvrage est en cours qui semble captiver les femmes dès que les autres tâches ménagères leur laissent un peu de répit. Toutes connaissent l’art du tissage de haute lisse. Elles fabriquent aussi bien des sacs de bât, les tissus des burnous, des nattes en feuilles de palmier nain, des tapis noués ou tissés, ou leur propre ahendir* .
Plus de deux mois se sont écoulés depuis la tonte. Des grands-mères aux gamines, tôt initiées, toujours en ce long apprentissage de la vie qui fera d’elles, un jour prochain… Inch Allah, des « femmes capables » sans peine à trouver mari, trois générations auront contribué ensuite à la transformation de la laine brute.
Il aura d’abord fallu laver la laine primitive fournie par le troupeau après « la chienne de mai », la sécher soigneusement, la démêler, l’aérer au peigne, la carder pour apprêter les fibres à la quenouille et au filage, et enfin à la future teinture.
La moisson est ensuite arrivée, obligeant au report de ces activités plus agréables mais secondaires. Dans ces vallées l’exigence n’a de prise que sur les semis et la récolte. Il nous a donc fallu attendre la fin de l’engrangement avant d’assister à la teinture des longs écheveaux qui séchaient au soleil il y a quelques jours encore, et enfin admirer l’éclat des bleus, des verts, des rouges, jaunes ou noirs qui enlumineront les motifs du futur tapis.
Qu’importe ! Une maxime berbère ne dit-elle pas ² Qui sait patienter possède la clef du bonheur ² ?
Puis est venu l’ourdissage de la trame. Exercice sérieux accompagné de chants solennels et de formules sacrées, exécuté sans que quiconque enjambe la chaîne de fils. Un pas malheureux obligerait à tout recommencer tant les conséquences auraient pu être préjudiciables pour le futur tissage et l’indélicat … ou plutôt l’indélicate car la transformation de la laine et le thème du tissage sont exclusivement féminins et même parfois perçus, selon de vieilles croyances, comme dangereuses pour les garçons.
Par cet après-midi caniculaire, sommes-nous, Jacky et moi, d’humbles et privilégiés observateurs invités dans ce monde de superstitions féminines ou roumis incrédules leurrés par des magiciennes ? Nos voisines auraient-elles l’intention de nous jeter un quelconque sortilège ? Nous sommes entre leurs mains.
Aghkiya lave soigneusement les verres, la menthe infuse dans le thé et parfume l’atmosphère. Dans la grande chambre ouverte sur la terrasse commencent à résonner les chants et les rires. Sâadiya l’espiègle tend un bendir à Jacky.
Me voilà rassuré.
Un après midi aux Aït Boulmane,
* Vêtement sans couture tel un grand châle lourd et chaud que les femmes portent sur leurs épaules quand il fait frais ou pour sortir les soirs de fête.
Phuket, environs de Pattaya et Koh Samui English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon ami en thailande du 27/06 au 15/07 en sac à dos, on nous a conseillé de faire Phuket et les environs et pattaya. Personne dans notre entourage ne connait Koh Samui, faut il absolument y aller ?
N'ayant que 15 jrs on aimerait avoir des infos des choses à voir et à faire en priorité pour ne rien louper.
De plus en regardant la météo, on a l'impression qu'il pleut tout le temps (c'est la saison des pluies), nous aimerions être rassurés.
Merci de vos conseils et infos.
Sabrina et Marc
Nous partons avec mon ami en thailande du 27/06 au 15/07 en sac à dos, on nous a conseillé de faire Phuket et les environs et pattaya. Personne dans notre entourage ne connait Koh Samui, faut il absolument y aller ?
N'ayant que 15 jrs on aimerait avoir des infos des choses à voir et à faire en priorité pour ne rien louper.
De plus en regardant la météo, on a l'impression qu'il pleut tout le temps (c'est la saison des pluies), nous aimerions être rassurés.
Merci de vos conseils et infos.
Sabrina et Marc
Epidémie de chikungunya au Kérala (Inde) English translation pending
pendant qu'on est dans les nouvelles réjouissantes…
http://www.hindu.com/2007/06/01/stories/2007060102770700.htm
Chikungunya epidemic in Kerala
Special Correspondent
THIRUVANANTHAPURAM: About 25, 000 people have been hospitalised in various districts of Kerala with symptoms of chikungunya, Health Minister P. K. Sreemathy said here on Thursday.
Thousands more with fever and other symptoms are undergoing out-patient treatment in districts such as Kottayam, Pathanamthitta, Ernakulam, Kollam and Thiruvananthapuram. The disease is spread by mosquitoes.
He said the Health Department, would undertake a weeklong drive for vector control.
The mosquito density in the districts had been found to be higher than that during an outbreak last year in Alappuzha.
Chikungunya epidemic in Kerala
Special Correspondent
THIRUVANANTHAPURAM: About 25, 000 people have been hospitalised in various districts of Kerala with symptoms of chikungunya, Health Minister P. K. Sreemathy said here on Thursday.
Thousands more with fever and other symptoms are undergoing out-patient treatment in districts such as Kottayam, Pathanamthitta, Ernakulam, Kollam and Thiruvananthapuram. The disease is spread by mosquitoes.
He said the Health Department, would undertake a weeklong drive for vector control.
The mosquito density in the districts had been found to be higher than that during an outbreak last year in Alappuzha.
Hôtel Allegro Punta Cana English translation pending
Bonjour, c'est encore moi! que pensez vous de cet hotel pour des jeunes de 21 ans, côté ambiance, restos, chambre et surtout plage! Est il luxueux? merci a vous
Ramener des bijoux et vêtements de la Thaïlande en France English translation pending
J AIMERAI S AVOIR SI ON P RAMENER SANS RISQUE DES BIJOUX DES AFFAIRE DE MARQUE DE THAILANDE ET SI LES DOINNE SON STRICTE
Espace Affaires et Espace Première sur Air France English translation pending
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
Choix d'hôtel pour Bryce Canyon: Panguitch ou Tropic? English translation pending
Rebonjour ...
Je recherche un hôtel pas très cher mais correct près de Bryce canyon.
J'ai trouvé ces 3 :
Panguitch : horizon motel http://www.horizonmotel.net/ : nuit à 59$ + taxe Tropic : http://www.brycecanyonsteppingstone.com/ : nuit à 64$ + taxe Bryce : http://www.fostersmotel.com/ : nuit à 50 $ + taxe
Le Foster's motel semble bien situé, tout près de Bryce, et n'est pas très cher mais les critiques sur tripadvisor ne sont pas très bonnes. Le connaissez vous ? ce n'est que pour une nuit, alors ... Sinon, avez vous un autre tuyau ? merci
Panguitch : horizon motel http://www.horizonmotel.net/ : nuit à 59$ + taxe Tropic : http://www.brycecanyonsteppingstone.com/ : nuit à 64$ + taxe Bryce : http://www.fostersmotel.com/ : nuit à 50 $ + taxe
Le Foster's motel semble bien situé, tout près de Bryce, et n'est pas très cher mais les critiques sur tripadvisor ne sont pas très bonnes. Le connaissez vous ? ce n'est que pour une nuit, alors ... Sinon, avez vous un autre tuyau ? merci
Itinéraire de trois semaines dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et j'y trouve pleins de choses intéressantes. Nous partons 3 semaines en septembre, les billets sont réservés avec NWA. D'ailleurs, je ne trouve pas beaucoup d'infos sur cette compagnie... j'espère que ça ira!!
On arrive à SF le samedi 8 vers 21h et on repart le samedi 29. Je suis en train de lire pleins de choses (dont le routard californie + parcs nationaux), mais je suis un peu perdue car je ne sais pas par quoi commencer!!! Je voudrais établir un circuit, mais c'est pas vraiment facile!!!! Comment dois je procéder, d'abord choisir les endroit ou je veux vraiment aller?? et ensuite regarder la carte?? mes questions sont peut etre un peu bêtes, mais c'est la première fois que je pars comme ça "à l'aventure"!!!
On pensait louer la voiture le lendemain de notre arrivée à SF, vaut il mieux réserver sur le net? ou voir directement sur place? et ensuite prendre la route directement et passer un peu de temps à SF seulement au retour... en rendant la voiture dès notre arrivée à SF car il parait que c'est galère pour conduire et se garer!!!
Je pensais réserver nos nuits pour les grandes villes mais pas pour le reste, et de voir à la dernière minute, selon l'endroit ou on se trouvera!!! qu'en pensez vous?
Quand je lis des itinéraires, je ne "vois " que les étapes, mais pour le détail?? comment savoir?? faut il prévoir des rando? ou tout se fait en voiture???
Je suis vraiment perdue et j'aimerai me mettre à "bosser" là dessus au plus vite!!!!
J'espère que vous pourrez m'aider et que vous ne trouverez pas mes questions trop "bebette"!!!
D'avance merci!!!!
Sophie
PS concernant les mariages à végas, il faut prévoir ça longtemps à l'avance ou ça peut etre de la dernière minute??? et quel est le cout?
Punta Cana ou Bayahibe? English translation pending
Bonjour,
Je suis en grande hésitation entre punta cana et bayahibe. Je souhaite partir vers le 13 avril alors je panique car j'aimerais trouver l'endroit idéal.
Je souhaite également faire l'excursion sur l'ile de Soana avec Captain'Pat.
Merci pour vos conseils.
A bientot Laetitia