Results for "aménagement+ou+équipement+|+53"
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Cap Nord et piste cyclable sur la E6 (Norvège) English translation pending
Yop tout le monde !!
Nous revenons du Cap Nord et nous nous sommes posés une chtite question: voyant la densité importante du trafic sur la E6, seule route allant au Cap Nord partant du Sud de la Norvège, nous avons décidé de voyager de nuit (enfin ... on se comprend vu la lumière) entre 19h et 5h, ce qui a été fantastique: or dans mon cher guide du Routard dont je me méfie de plus en plus après quelques déboires en Islande, on y précise qu'une piste cyclable séparée de la route par une barrière relie Trondheim au Cap Nord, ce qui aurait pu répondre à notre souci.
Alors on mettra tout sur le dos de la fatigue, des paysages grandiose pendant le coucher et le lever du soleil, mais on n'a jamais rien vu de tel; or, si ce bon vieux routard s'est déplacé (ce dont nous doutons) il aurait vu qu'il n'y a même souvent aucun aménagement de possible.
Bref, la question est : chez toutes les personnes ayant été au Cap Nord et venant du Sud de la Norvège, quelqu'un a t'il vu cette fameuse piste, mise à part au sein des villages traversés.
Merci d'avance !!
Bref, la question est : chez toutes les personnes ayant été au Cap Nord et venant du Sud de la Norvège, quelqu'un a t'il vu cette fameuse piste, mise à part au sein des villages traversés.
Merci d'avance !!
Bateau de croisière Sea Diamond fait naufrage à Santorin (Grèce) English translation pending
le sea diamond fait naufrage a santorini
Choix de 4x4 English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait la traversée de l'Eurasie en 4L, j'aimerais m'attaqur à d'autres voyages mais en 4x4, plus solide que ma 4L. Je n'ai pas de date butoir pour l'achat, disons 8 mois à un an.
Pourriez-vous me conseiller sur le choix d'un 4x4?
Je cherche quelque chose d'assez grand pour pouvoir y dormir, aménageable simplement, robuste surtout au niveau des roues, de la direction, suspension... bref en cas de route de merde comme j'ai connu au kazakhstan, discret pour ne pas attirer l'attention ni susciter le vol et surtout pas cher : moins de 7000 euros. Et oui c'est là le hic !
Je pensais au Nissan Patrol long.
D'autres modèles ?
Cromagnon
Voyager avec un trafic génération... English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons d'acquérir un trafic génération pour pouvoir profiter de nos deux mois de vacances cet été... Nous sommes donc des néophytes dans ce type de vacances et nous aimerions avoir des conseils, avis, expériences de personnes ayant déjà voyagé avec ce type de véhicule... sur ce qui ne faut absolument pas oublier d'emmener, etc, etc
A vos claviers et merci d'avance...
Mat et Sev
Nous venons d'acquérir un trafic génération pour pouvoir profiter de nos deux mois de vacances cet été... Nous sommes donc des néophytes dans ce type de vacances et nous aimerions avoir des conseils, avis, expériences de personnes ayant déjà voyagé avec ce type de véhicule... sur ce qui ne faut absolument pas oublier d'emmener, etc, etc
A vos claviers et merci d'avance...
Mat et Sev
Vol pour La Havane avec Iberia English translation pending
Coucou tout le monde!!
voilà : nous hésitons fortement de choisir IBERIA pour partir à la havane car je ne connais pas cette compagnie et, ayant été fortement échaudée sur CORSAIR pour aller au Kenya dans un airbus BOITE DE SARDINES où l'on ne pouvais meme pas respirer, je fais appel à vous pour me dire ce que vous avez pensé de cette compagnie.
Le vol se ferais de Madrid sur un AIRBUS INDUSTRIE AB3/AB6... je ne sais déjà pas quel type d'avion c'est... m'enfin si vous pouvez me donner votre sentiment sur IBERIA à destination de cuba, je vous en serait très reconnaissante...
a+ tout le monde!
barbara
voilà : nous hésitons fortement de choisir IBERIA pour partir à la havane car je ne connais pas cette compagnie et, ayant été fortement échaudée sur CORSAIR pour aller au Kenya dans un airbus BOITE DE SARDINES où l'on ne pouvais meme pas respirer, je fais appel à vous pour me dire ce que vous avez pensé de cette compagnie.
Le vol se ferais de Madrid sur un AIRBUS INDUSTRIE AB3/AB6... je ne sais déjà pas quel type d'avion c'est... m'enfin si vous pouvez me donner votre sentiment sur IBERIA à destination de cuba, je vous en serait très reconnaissante...
a+ tout le monde!
barbara
Hôtel Zita à Zarzis English translation pending
Bonjour à tous,
Est ce que quelqu'un est déjà allé à l'hôtel zita 4* à zarzis ? Y a t-il des choses à faire à zarzis ? Je ne trouve rien sur Internet et il faut vite que je passe commande pour mon prochain voyage avant que le prix augmente !
Urgent merci de m'aider !
Est ce que quelqu'un est déjà allé à l'hôtel zita 4* à zarzis ? Y a t-il des choses à faire à zarzis ? Je ne trouve rien sur Internet et il faut vite que je passe commande pour mon prochain voyage avant que le prix augmente !
Urgent merci de m'aider !
Hôtel Majestic Colonial à Punta Cana English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 15 Décembre pour le Majestic Colonial Punta Cana dont l'ouverture est prévue le.......15 Décembre ! Nous sommes confiants sur l'achèvement des travaux au vu des photos disponibles sur www.worldisround.com.
Par contre, nous n'arrivons pas à trouver le site officiel de l'hôtel car nous voudrions y consulter le plan du resort ?
Quelqu'un peut-il nous aider ? 😉
Nous vous donnerons bien entendu nos impressions sur ce nouvel hotel à notre retour en Janvier 2006
Nous partons le 15 Décembre pour le Majestic Colonial Punta Cana dont l'ouverture est prévue le.......15 Décembre ! Nous sommes confiants sur l'achèvement des travaux au vu des photos disponibles sur www.worldisround.com.
Par contre, nous n'arrivons pas à trouver le site officiel de l'hôtel car nous voudrions y consulter le plan du resort ?
Quelqu'un peut-il nous aider ? 😉
Nous vous donnerons bien entendu nos impressions sur ce nouvel hotel à notre retour en Janvier 2006
Projet voyage Afrique en camion 4x4 mb911 English translation pending
bonjours,
Et bien ça y est, on a enfin trouvé, après des semaines de recherche et de coups de fil à-travers toute la France, notre camion 4x4, un mercedes 911 (très rare!!!!!!) nous venons d'y mettre une caisse qu'il ne nous reste plus qu'à fixer. ensuite il ne restera plus qu'à l'aménager. nous sommes à la recherche de la revue technique du 911 en sacahnt bien que ça va etre difficile à trouver! mais ça nous aiderais bien. si parmis vous il y en a qui on un 911 et bien n'hésitez pas à faire signe! sinon, nous avons pour projet de partir en Afrique noire l'été prochain voir septembre prochain. nous avons des arrets pour déposer des vivres humanitaires et allons donner de l'aide à des association de protection de l'environnement au Maroc ainsi que dans le parc naturel du Banc d'Arguin en Mauritanie. Pour la suite c'est en cours de construction. C'est un voyage à durée indeterminer, un an minimum. Pour le momment nous ne sommes que deux moi et mon ami ainsi que nos deux chiens. si parmis vous il y a des personnes motivées et sérieuses qui seraient intéressées par le projet, faire signe! en sachant bien qu'il faut etre équipé question véhicule!
bientot il y aura des photos et plus tard un blog qui présentera plus précisémment le projet! Kénavo
Et bien ça y est, on a enfin trouvé, après des semaines de recherche et de coups de fil à-travers toute la France, notre camion 4x4, un mercedes 911 (très rare!!!!!!) nous venons d'y mettre une caisse qu'il ne nous reste plus qu'à fixer. ensuite il ne restera plus qu'à l'aménager. nous sommes à la recherche de la revue technique du 911 en sacahnt bien que ça va etre difficile à trouver! mais ça nous aiderais bien. si parmis vous il y en a qui on un 911 et bien n'hésitez pas à faire signe! sinon, nous avons pour projet de partir en Afrique noire l'été prochain voir septembre prochain. nous avons des arrets pour déposer des vivres humanitaires et allons donner de l'aide à des association de protection de l'environnement au Maroc ainsi que dans le parc naturel du Banc d'Arguin en Mauritanie. Pour la suite c'est en cours de construction. C'est un voyage à durée indeterminer, un an minimum. Pour le momment nous ne sommes que deux moi et mon ami ainsi que nos deux chiens. si parmis vous il y a des personnes motivées et sérieuses qui seraient intéressées par le projet, faire signe! en sachant bien qu'il faut etre équipé question véhicule!
bientot il y aura des photos et plus tard un blog qui présentera plus précisémment le projet! Kénavo
Partir au ski avec son camping-car (France) English translation pending
Bonjour à tous!!
Voilà nous avons acheté un campin-car il y a 10 mois ( un pilote A2) nous sommes ravis de cette acquisition!!🙂
Nous voudrions partir au ski cette année avec mais nous ne savons pas rééllement où aller. Pourriez vous nous donner des informations sur des stations où vous êtes allés.
Quelles précautions prendre?
Connaissez vous des stations qui acceuillent les camping-car et qui sont faciles d'accès?
cela fait beaucoup de question 🤪, je vous remercie d'avance!!😊
Voilà nous avons acheté un campin-car il y a 10 mois ( un pilote A2) nous sommes ravis de cette acquisition!!🙂
Nous voudrions partir au ski cette année avec mais nous ne savons pas rééllement où aller. Pourriez vous nous donner des informations sur des stations où vous êtes allés.
Quelles précautions prendre?
Connaissez vous des stations qui acceuillent les camping-car et qui sont faciles d'accès?
cela fait beaucoup de question 🤪, je vous remercie d'avance!!😊
Choix d'un 4x4 pour l'Afrique (HDJ 80/100 versus Patrol Y60/Y61) English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Je lance cette discussion sur le choix du 4*4 pour un road trip en Afrique en 2021, et je voulais avoir vos différents retours d'expériences.
On prépare à deux ce voyage d'une année en Afrique, l'idée sera de descendre de l’Afrique du nord vers l’Afrique du sud par la côte Ouest. Si tout se passe bien, pourquoi pas remonter par la côte Est jusqu'en Egypte, si la voiture et le budget le permettent.
On a décidé d’aménager le 4*4 nous même cette été et comme vous le savez tous, le choix de la voiture est très important. Donc, j'ai passé quelques semaines à faire des recherches, je vous propose un tableau comparatif (capture attachée) que j'ai effectué, c'est entre les modèles qu'on a choisi (HDJ 80/100 vs Patrol Y60/Y61) sur la base des annonces du bon coin les 4 derniers mois. ça reste un comparatif assez global, il existe toujours des différences par rapport aux moteurs et le kilométrage des voitures, de plus... on peut toujours tomber sur l’exception ;) Au delà du débat Toyota VS Nissan, on cherche le meilleur rapport qualité/prix en prenant en compte le kilométrage de la voiture et les dépenses qui en découlent. Quelles sont vos retours d'expériences sur ces modèles ? Quels sont les critères qui peuvent rentrer dans le choix du véhicule ? ex: le modèle de voiture qui se répare facilement en Afrique, disponibilité des pièces... etc
« Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. » – Penelope Riley
Merci à tous. Cordialement, Mehdi
Je lance cette discussion sur le choix du 4*4 pour un road trip en Afrique en 2021, et je voulais avoir vos différents retours d'expériences.
On prépare à deux ce voyage d'une année en Afrique, l'idée sera de descendre de l’Afrique du nord vers l’Afrique du sud par la côte Ouest. Si tout se passe bien, pourquoi pas remonter par la côte Est jusqu'en Egypte, si la voiture et le budget le permettent.
On a décidé d’aménager le 4*4 nous même cette été et comme vous le savez tous, le choix de la voiture est très important. Donc, j'ai passé quelques semaines à faire des recherches, je vous propose un tableau comparatif (capture attachée) que j'ai effectué, c'est entre les modèles qu'on a choisi (HDJ 80/100 vs Patrol Y60/Y61) sur la base des annonces du bon coin les 4 derniers mois. ça reste un comparatif assez global, il existe toujours des différences par rapport aux moteurs et le kilométrage des voitures, de plus... on peut toujours tomber sur l’exception ;) Au delà du débat Toyota VS Nissan, on cherche le meilleur rapport qualité/prix en prenant en compte le kilométrage de la voiture et les dépenses qui en découlent. Quelles sont vos retours d'expériences sur ces modèles ? Quels sont les critères qui peuvent rentrer dans le choix du véhicule ? ex: le modèle de voiture qui se répare facilement en Afrique, disponibilité des pièces... etc
« Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. » – Penelope Riley
Merci à tous. Cordialement, Mehdi
Botswana-Namibie octobre 2019... le retour English translation pending
Cette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.
A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.
C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.
Mercredi 23 octobre
Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20
Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.
La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».
L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎


Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.
Version longue en cours de création ici
A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.
C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.
Mercredi 23 octobre
Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20
Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.
La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».
L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎


Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.
Version longue en cours de création ici
Norway to hell English translation pending

En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.
Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique
Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.
Le lien vers la carte du trajet : http://u.osmfr.org/m/434267/
Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.
Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.
La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.
Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land
Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.
Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand
Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.
Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison.
Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)
Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors
Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).
Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.
Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon
Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare.
C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !
Eigerøya en beautéSi j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant.
Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale
Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie.
Quand je vous dis que le site est splendide...Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban
Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord
Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil).
Le mythe
La réalité
Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave.
Le Lysefjord n'a pas bougéOn redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien
La croisière s'amuseLe camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
Eternal Russia! A deep dive into rural, provincial, and everyday Russia...
Hello 😏
Four trips to Russia in our little camper van have allowed us to meet ordinary Russians, those who live far from the Westernized elites of the country's major western cities.
Even with our few words of Russian, we clearly understood what we were so often told: Russia is not just Moscow or St. Petersburg.
This post doesn’t claim to address the sociological realities of this magnificent country. More modestly, it aims to take you on a visual journey to discover the three fundamentals that shape Russian identity: rural life, religion, and patriotism.
VoyageForum allows 20 photos per post, so we’ll stick to this selection. They were taken during our fourth road trip, in April and May 2019.
RURAL LIFE
For this dive into rural Russia, we deliberately left the paved roads to take small dirt tracks and country lanes.
We traveled through the oblasts of Ulyanovsk (Ульяновск), Nizhny Novgorod (Нижний Новгород), and the Republic of Mordovia (Республика Мордовия).
1. We leave the main road to enter the first villages. Very quickly, we find these splendid homes that make up the historical heritage of rural Russia.

2. A little further on, we enter a village where time seems to have stood still. A single street, izbas on either side, small plots of land behind, a few wells for water...

3. Shopping in rural Russia isn’t like GUM! Here, no luxury boutiques—vendors set up right by the roadside!

4. In another village, with a few words of Russian, I ask the owner of this house why he’s bringing in firewood in spring. From what I understood, you shouldn’t wait for autumn when everyone needs it and prices go up.

5. In the Nizhny Novgorod Oblast, we stop near a small church that the parishioners show us around. To thank them, Sylvie buys them fruit juice and delicious honey cakes. Generously, the priest gives us permission to sleep in the parking lot!

6. The next day, wandering rural roads, we admire this house for a long time, with its traditional wooden figurines behind the windows.

7. We hit the road again toward a small town where, of course, they sell local fish. We know Russians are the biggest consumers of freshwater fish in the world. And here, we’re in the central Volga basin with its dozens of tributaries!

RELIGION
A few years ago, we visited the Makaryevo Monastery. That’s where we learned about the Saint Seraphimo convent for nuns. It was hard to find, on the border of the Republic of Mordovia and the Nizhny Novgorod Oblast.
We discovered a place of pilgrimage, a space for religious expression, authentic, popular, and very Russian—where nuns, believers, and (most importantly) no tourists mix! Just 500 km from Moscow and the Golden Ring, the monastery mainly welcomes groups and families staying in the huge pilgrim house.
We’d only planned a quick visit but ended up staying two full days! Thanks to the staff for letting us park and sleep in the pilgrims’ parking lot.
8. The site is much larger than we imagined. Over several hectares, religious buildings, the nuns’ living quarters, visitor accommodations, and schools all coexist...

9. For two days, we mixed with kind religious figures and pilgrims—welcoming even to non-Orthodox folks like us!

10. But what really stood out was the presence of groups of young people. We were also struck by how young the religious figures we met were.

11. The next morning, having slept in the pilgrims’ parking lot, we were the first visitors. It was a special moment to walk the grounds alone.

12. That morning was marked by an unlikely event. Sylvie chats with a nun who speaks English. Perhaps touched that we’d driven from France, she offers Sylvie a private tour. She asks two parishioners to dress her and grants her the privilege of seeing the sacred places closed to the public. Me? I got nothing—I was left outside!

13. I take the chance to observe pilgrims in prayer. I meet a small group of believers gathered around a portrait of Nicholas II, praying for him.

14. In the evening, after dinner, we attend the last service of the day. Until the site closes, we mingle with the *babushkas* buying icons, sacred images, and religious objects blessed by the priest—for just a few rubles.

PATRIOTISM
May 9, 1945, is the day Germany signed its surrender in Berlin. In Russia, it’s celebrated as День Победы—Victory Day. As we know, the Soviet Union paid the heaviest price: nearly 22 million dead. Not a single Russian family was spared.
We wanted to share this special moment, but far from the official ceremonies of the military parade on Red Square. We chose a provincial city, 180 km east of Moscow.
15. By 10 a.m., the crowd starts gathering downtown. Right away, what stands out is the family makeup of the procession.

16. We walk among the families, like this mom adjusting her daughter’s cap. The atmosphere is a mix of solemnity and reflection, punctuated by the joyful laughter of children.

17. This mother and daughter pose behind a portrait of their grandfather.

18. I spend a long time watching how patient and helpful the soldiers are. They lift kids onto the vehicles, make sure they don’t slip, then hand them back to their parents.

19. Around noon, we’re introduced to a tradition we didn’t know about. On May 9, in some cities, neighborhood committees made up of volunteers offer meals and drinks to participants. So we have lunch with families—parents, kids, and grandparents—all surprised we came from France.

20. By afternoon, the crowd has grown dense, with a procession stretching over 2 km! We stay until the end of the day, impressed by this authentic, popular demonstration of Russians’ attachment to the Motherland.

That’s all 😏
The full story is online here: ETERNAL RUSSIA.
Those who want to discover the world through the eyes of a plumber’s little van can check out Trafic Life.
Best regards,
Sylvie & Bernard
Four trips to Russia in our little camper van have allowed us to meet ordinary Russians, those who live far from the Westernized elites of the country's major western cities.
Even with our few words of Russian, we clearly understood what we were so often told: Russia is not just Moscow or St. Petersburg.
This post doesn’t claim to address the sociological realities of this magnificent country. More modestly, it aims to take you on a visual journey to discover the three fundamentals that shape Russian identity: rural life, religion, and patriotism.
VoyageForum allows 20 photos per post, so we’ll stick to this selection. They were taken during our fourth road trip, in April and May 2019.
RURAL LIFE
For this dive into rural Russia, we deliberately left the paved roads to take small dirt tracks and country lanes.
We traveled through the oblasts of Ulyanovsk (Ульяновск), Nizhny Novgorod (Нижний Новгород), and the Republic of Mordovia (Республика Мордовия).
1. We leave the main road to enter the first villages. Very quickly, we find these splendid homes that make up the historical heritage of rural Russia.

2. A little further on, we enter a village where time seems to have stood still. A single street, izbas on either side, small plots of land behind, a few wells for water...

3. Shopping in rural Russia isn’t like GUM! Here, no luxury boutiques—vendors set up right by the roadside!

4. In another village, with a few words of Russian, I ask the owner of this house why he’s bringing in firewood in spring. From what I understood, you shouldn’t wait for autumn when everyone needs it and prices go up.

5. In the Nizhny Novgorod Oblast, we stop near a small church that the parishioners show us around. To thank them, Sylvie buys them fruit juice and delicious honey cakes. Generously, the priest gives us permission to sleep in the parking lot!

6. The next day, wandering rural roads, we admire this house for a long time, with its traditional wooden figurines behind the windows.

7. We hit the road again toward a small town where, of course, they sell local fish. We know Russians are the biggest consumers of freshwater fish in the world. And here, we’re in the central Volga basin with its dozens of tributaries!

RELIGION
A few years ago, we visited the Makaryevo Monastery. That’s where we learned about the Saint Seraphimo convent for nuns. It was hard to find, on the border of the Republic of Mordovia and the Nizhny Novgorod Oblast.
We discovered a place of pilgrimage, a space for religious expression, authentic, popular, and very Russian—where nuns, believers, and (most importantly) no tourists mix! Just 500 km from Moscow and the Golden Ring, the monastery mainly welcomes groups and families staying in the huge pilgrim house.
We’d only planned a quick visit but ended up staying two full days! Thanks to the staff for letting us park and sleep in the pilgrims’ parking lot.
8. The site is much larger than we imagined. Over several hectares, religious buildings, the nuns’ living quarters, visitor accommodations, and schools all coexist...

9. For two days, we mixed with kind religious figures and pilgrims—welcoming even to non-Orthodox folks like us!

10. But what really stood out was the presence of groups of young people. We were also struck by how young the religious figures we met were.

11. The next morning, having slept in the pilgrims’ parking lot, we were the first visitors. It was a special moment to walk the grounds alone.

12. That morning was marked by an unlikely event. Sylvie chats with a nun who speaks English. Perhaps touched that we’d driven from France, she offers Sylvie a private tour. She asks two parishioners to dress her and grants her the privilege of seeing the sacred places closed to the public. Me? I got nothing—I was left outside!

13. I take the chance to observe pilgrims in prayer. I meet a small group of believers gathered around a portrait of Nicholas II, praying for him.

14. In the evening, after dinner, we attend the last service of the day. Until the site closes, we mingle with the *babushkas* buying icons, sacred images, and religious objects blessed by the priest—for just a few rubles.

PATRIOTISM
May 9, 1945, is the day Germany signed its surrender in Berlin. In Russia, it’s celebrated as День Победы—Victory Day. As we know, the Soviet Union paid the heaviest price: nearly 22 million dead. Not a single Russian family was spared.
We wanted to share this special moment, but far from the official ceremonies of the military parade on Red Square. We chose a provincial city, 180 km east of Moscow.
15. By 10 a.m., the crowd starts gathering downtown. Right away, what stands out is the family makeup of the procession.

16. We walk among the families, like this mom adjusting her daughter’s cap. The atmosphere is a mix of solemnity and reflection, punctuated by the joyful laughter of children.

17. This mother and daughter pose behind a portrait of their grandfather.

18. I spend a long time watching how patient and helpful the soldiers are. They lift kids onto the vehicles, make sure they don’t slip, then hand them back to their parents.

19. Around noon, we’re introduced to a tradition we didn’t know about. On May 9, in some cities, neighborhood committees made up of volunteers offer meals and drinks to participants. So we have lunch with families—parents, kids, and grandparents—all surprised we came from France.

20. By afternoon, the crowd has grown dense, with a procession stretching over 2 km! We stay until the end of the day, impressed by this authentic, popular demonstration of Russians’ attachment to the Motherland.

That’s all 😏
The full story is online here: ETERNAL RUSSIA.
Those who want to discover the world through the eyes of a plumber’s little van can check out Trafic Life.
Best regards,
Sylvie & Bernard
Récit d'un voyage de trois semaines en Bulgarie, août 2019 English translation pending
Bonjour chers forumeurs
Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.
Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).
But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).
Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.
Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.
Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.
Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.
Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.
Récit de voyage
J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.
Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les étudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.
Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.
Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/
Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.
Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.
Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.
J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)
Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.
Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.
Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.
La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.
Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).
Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.
La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.
Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !
Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !
Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.
Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.
Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).
But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).
Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.
Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.
Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.
Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.
Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.
Récit de voyage
J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.
Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les étudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.
Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.
Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/
Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.
Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.
Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.
J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)
Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.
Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.
Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.
La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.
Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).
Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.
La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.
Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !
Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !
Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.
Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Voyager en FlixBus avec son vélo (non démonté) au départ de Paris English translation pending
Je voudrais faire un nouveau post actualisé concernant le voyage avec les vélos non démontés avec flixbus.
Je lis tout d'abord sur le site de flixbus que la plupart des bus sont équipés de porte-vélo. lien1 lien2


autre source : lien3 : "Les vélos sont transportés sur un porte-vélos situé à l’arrière du bus. Les porte-vélos seront généralisés sur tous les bus en France d’ici le printemps 2016."
Ce qui me rend enthousiaste, vu la complexité pour prendre son vélo en train (je souhaiterai aller en Bretagne cet été).
Après quelques recherches sur le net (dont ce forum), je constate qu'à l'usage, les vélos sont plutot transportés en soute (certains parlent même de dimensions, alors que ce n'est pas mentionné dans leur site).
lien1 lien2
en voici un moins élogieux (mais plus vieux) : lien3
Je me demande si la politique de flixbus a récemment changé (les témoignages sont plutôt récents), ou si effectivement ils nous vendent du bonheur.
Avez-vous voyager depuis Paris (ou depuis une autre destination) avec Flixbus avec votre vélo récemment ? Comment cela s'est passé ?
Merci d'avance pour vos retours d'expérience !!
Seb
Je lis tout d'abord sur le site de flixbus que la plupart des bus sont équipés de porte-vélo. lien1 lien2


autre source : lien3 : "Les vélos sont transportés sur un porte-vélos situé à l’arrière du bus. Les porte-vélos seront généralisés sur tous les bus en France d’ici le printemps 2016."
Ce qui me rend enthousiaste, vu la complexité pour prendre son vélo en train (je souhaiterai aller en Bretagne cet été).
Après quelques recherches sur le net (dont ce forum), je constate qu'à l'usage, les vélos sont plutot transportés en soute (certains parlent même de dimensions, alors que ce n'est pas mentionné dans leur site).
lien1 lien2
en voici un moins élogieux (mais plus vieux) : lien3
Je me demande si la politique de flixbus a récemment changé (les témoignages sont plutôt récents), ou si effectivement ils nous vendent du bonheur.
Avez-vous voyager depuis Paris (ou depuis une autre destination) avec Flixbus avec votre vélo récemment ? Comment cela s'est passé ?
Merci d'avance pour vos retours d'expérience !!
Seb
Thai Airways suspend des vols notamment pour et au départ d'Europe English translation pending
http://www.nationmultimedia.com/detail/breakingnews/30364929
Thai Airways International a annoncé mercredi l'annulation de tous les vols à destination et en provenance du Pakistan et de l'Europe après la fermeture de son espace aérien par le Pakistan, en raison de la montée des tensions avec l'Inde.
Les vols annulés mercredi soir étaient TG341 et TG342 sur la route Bangkok-Karachi-Bangkok, les vols TG345 et TG 346 Bangkok-Lahore-Bangkok et les vols TG349 et TG350 Bangkok-Islamabad-Bangkok. THAI a également annulé des combats à destination de l'Europe survolant l'espace aérien du Pakistan, à savoir Bangkok-Londres (TG916), Bangkok-Moscou (TG974) et Bangkok-Phuket-Francfort (TG926).
Tous les vols sont maintenant revenus à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok.
Pour des raisons de sécurité, la compagnie aérienne a également annulé les 11 vols Bangkok / Europe destinés aux passagers de l’enregistrement mercredi soir et jeudi matin. Les vols annulés sont les suivants: Bangkok - Francfort, Bangkok - Londres, Bangkok - Munich, Bangkok - Paris, Bangkok - Bruxelles, Bangkok - Milan, Bangkok - Vienne, Bangkok - Stockholm, Bangkok - Zurich, Bangkok - Copenhague et Bangkok - Oslo. Les vols en provenance des villes européennes susmentionnées, y compris Rome, ont également été annulés pour mercredi.
THAI a déclaré qu'elle surveillait de près la situation et prévoyait de réorienter ses vols.
Les passagers peuvent appeler THAI au +662 356 1111 24 heures ou consulter www.thaiairways.com pour les mises à jour de l'horaire des vols.
Thai Airways International a annoncé mercredi l'annulation de tous les vols à destination et en provenance du Pakistan et de l'Europe après la fermeture de son espace aérien par le Pakistan, en raison de la montée des tensions avec l'Inde.
Les vols annulés mercredi soir étaient TG341 et TG342 sur la route Bangkok-Karachi-Bangkok, les vols TG345 et TG 346 Bangkok-Lahore-Bangkok et les vols TG349 et TG350 Bangkok-Islamabad-Bangkok. THAI a également annulé des combats à destination de l'Europe survolant l'espace aérien du Pakistan, à savoir Bangkok-Londres (TG916), Bangkok-Moscou (TG974) et Bangkok-Phuket-Francfort (TG926).
Tous les vols sont maintenant revenus à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok.
Pour des raisons de sécurité, la compagnie aérienne a également annulé les 11 vols Bangkok / Europe destinés aux passagers de l’enregistrement mercredi soir et jeudi matin. Les vols annulés sont les suivants: Bangkok - Francfort, Bangkok - Londres, Bangkok - Munich, Bangkok - Paris, Bangkok - Bruxelles, Bangkok - Milan, Bangkok - Vienne, Bangkok - Stockholm, Bangkok - Zurich, Bangkok - Copenhague et Bangkok - Oslo. Les vols en provenance des villes européennes susmentionnées, y compris Rome, ont également été annulés pour mercredi.
THAI a déclaré qu'elle surveillait de près la situation et prévoyait de réorienter ses vols.
Les passagers peuvent appeler THAI au +662 356 1111 24 heures ou consulter www.thaiairways.com pour les mises à jour de l'horaire des vols.
Découvrir l'Australie en 15 jours? English translation pending
Ce texte est un carnet de voyage sans prétention, résultat de seulement 2 semaines de voyage en Australie. Il vise à mémoriser des faits et des impressions forcément partielles et partiales. ce qui compte c'est l'impression provoquée par la confrontation, ensuite plusieurs impressions finissent par faire un avis.
Contexte
Comment aborder l'Australie en août et en 2 semaines sur place ? Une connaissance professionnelle éclairée qui avait passé 8 mois en Australie me conseilla un road trip partant de Darwin, 12° de latitude sud, et de traverser tout le continent du nord au sud par Alice Springs jusqu'à Adélaïde, 4000 km sur la Stuart Highway. Nous souhaitions compléter cela par l'exploration de la côte entre Adélaïde et Melbourne, notre fils terminant 9 mois comme backpacker dans cette région, au total 5000km.
Au départ, vue la dimension du pays, j'avais imaginé un voyage beaucoup plus court entre Brisbane et Melbourne via Sydney. Enfin cela faisait tout de même 3000 km. Les distances sont donc un vrai problème, les distances mais aussi la faible concentration du pays en attractions touristiques, les guides disponibles présentant l'Australie comme si c'était l'Italie ou l'Espagne, avec des curiosités nombreuses mais éloignées les unes des autres de centaines ou milliers de kilomètres ce qui n'est pas le cas en Europe. La lecture des guides et des blogs de voyage laissait percer aussi la nécessité d'une approche des sites à l'australienne, comment appréhender par exemple la barrière de corail sans prendre un avion ou sans monter plusieurs fois sur un bateau ? Distances élevées plus approche à l'australienne me faisaient craindre un budget astronomique, l'aller-retour en avion coûtant déjà 1500 € par personne et encore en saison basse. Mais bon, sur une vie il faut bien aller une fois loin de France dans l'hémisphère sud et puis notre fils était là-bas. Cela-dit, 5 ou 6000 km en 14 jours ça fait tout de même 400 km par jour...
L'option nord-sud étendue à Melbourne s'imposa car la personne évoquée plus haut me décrivit la côte est comme peu dépaysante, un arrière-pays centré sur l'élevage, un côté “California like" et encore on sera en hiver. Et puis au nord il y fait chaud, il y a ces fameux parcs nationaux (Kakadu, Nitmiluk et Mataranka), une autre Australie en perspective avec grands espaces vierges, wildlife et crocodiles. Nous voilà donc partis à 3 en ce début août pour Darwin après escale à Singapour, notre fils nous rejoignant à Darwin. Nous avons loué un Van pour la route et les nuits pour 2500 $ australiens, soit 1500 €.
Darwin et les parcs du nord Le climat, la végétation et la faune sont là, surtout des oiseaux, mais, disons-le, le tourisme est limité à Darwin compte-tenu du temps et du véhicule dont nous disposons. La ville elle-même a peu d'intérêt si ce n'est visualiser la consommation à l'australienne et très vite nous comprenons le standard des vacances à l'australienne. Ici les gens qui viennent essentiellement du sud-est (Sydney et Melbourne où c'est l'hiver, c'est 13 millions de personnes comparés à 22 millions pour le pays entier) voyagent avec un gros 4x4 (trailer) et en remorque une grosse caravane de 3 ou 4 tonnes avec tout le confort (même la climatisation) elle aussi adaptée aux routes non goudronnées. Car très vite on se rend compte que la plupart des sites sont accessibles uniquement par des pistes en terre. Le site le plus intéressant de Kakadu c'est 9 heures de route et piste depuis Darwin et seulement à l'aller. Les gens qui font partent passer une semaine dans le coin avec tout le confort. Le jour de visite que j'avais prévu pour Kakadu s'est donc limité à une balade sur la rivière Adélaïde pour observer des crocodiles. Ce n’est pas vraiment notre format de vacances favori, des gars en treillis tendent de la viande au bout de perches pour faire sauter les crocodiles mais on s'est dit "si on ne va pas dans une telle excursion (100 € pour une heure à 4 et après négociation) on ne verra pas de crocodile". La visite est tout de même très intéressante, les animaux sont dans leur milieu, on apprend que chaque mâle a son territoire et que les crocs se nourrissent principalement de grosses chauve-souris en grand nombre aux abords de la rivière et il y a aussi d'autre animaux visibles dont surtout des oiseaux. Voir des crocodiles par soi-même et en-dehors des attractions semble impossible même si on nous explique qu'il y en a partout ou alors il faut un bateau à moteur, savoir où aller et prendre des risques. Pour le reste, notre découverte du nord s'est résumée à la visite de chutes d'eau dans le parc de Lietchfiled, très charmantes et toutes baignables. Compte-tenu des distances à parcourir, très vite nous prenons le rythme de la recherche d'un "caravan park" le soir avec "power" et wifi si possible, pas trop tard, les campings étant peu nombreux et pris d'assaut par des australiens en vacances, pour la plupart assez âgés, et voyageant avec le fameux attelage 4x4 + caravane tout terrain. Notre van consommant entre 12 et 14 litres au 100, ces 4x4 doivent plutôt en consommer 20 ou 25. Un australien de Melbourne avec femme et 2 enfants jeunes rencontré au nord nous expliqua être parti pour 12 semaines, prévoir de faire 12 000 km par l'ouest (Broome puis Karratha), aller dans des zones sans ville ni village, pourvoir passer plusieurs jours avec ses réserves d'essence et d'eau et son électricité photovoltaïque, terminer son road trip à Perth, y mettre son 4X4 et sa remorque sur un camion et rentrer en avion chez lui depuis Perth. 12 semaines de vacances c'est hors de portée d'un français qui travaille sans parler du budget y afférent. Bref on allait devoir faire petit bras. Descendre vers le sud Un couple de français rencontré plus tard nous expliqua pour un road trip de 4 mois avoir acheté un 4x4 avec roof top (tente sur le toit) à Darwin pour 5500 $, être parti vers l'ouest par des pistes puis être revenu sur Uluru par 3 jours de pistes de tôle ondulée, ils allaient couper ensuite vers la barrière de corail à l'est toujours par des pistes. Des milliers de kilomètres, les grands espaces mais aussi de belles bavantes d'après leurs dires, du désert sans végétation ni relief pendant des jours, voilà l'Australie des grands espaces. Nous descendons donc. Avant d'attaquer le grand sud nous nous baignons à Edith Falls, joli bassin. Puis à Katherine dans des grands bassins d'eau chaude sous les palmiers. Beaucoup de monde est dans l'eau, des retraités australiens flottant sur des boudins. Le lendemain nous visitons Katherine Falls, vue panoramique sur la Katherine River, intérêt relatif. Nous roulons donc sur cette Stuart Highway, des lignes droites succèdent aux lignes droites, des kangourous et du bétail morts se voient sur le bord de la route où nous croisons sans cesse ces fameux traillers avec caravanes. Nous ne verrons pas de kangourou vivant sur cette route, contrairement à ce qu'on nous avait raconté. Nous avons vu seulement 2 wallabys dans un camping. Jusqu'à Katherine c'est camping la nuit, courses une fois par jour (Woodworth ou Coles) et route interminable dans un paysage plat à l'infini couvert d'eucalyptus. J'avais pensé que nous aurions 2 grosses journées de route de 800 km pour laisser du temps pour les visites mais c'est insuffisant, il faut bien rouler tous les jours. Ce que les australiens appellent le désert n'en est pas un, rien à voir avec le Sahara que j'ai connu qui voit parfois plusieurs années sans pluie, là il y a ici de l'eau quasiment partout, même à Uluru il pleut tous les mois. Cela explique que ce désert est tout de même assez peuplé, des oiseaux innombrables, même des aigles, des kangourous de partout, des trous d'eau très fréquents, même des rivières parcourent ce désert et très au sud des crocodiles sont signalés dans ces rivières. A J+4 nous découvrons Devil's Marble, très beau parc de blocs arrondis taillés par le ruissellement des pluies, vraiment très beau. A J+5 nous voilà à Alice Springs, au centre de l'Australie. Ici les nuits sont froides et les jours sont chauds. Nous retrouvons du wifi et des magasins. Le sud ! Dès le début du voyage j'ai ressenti un truc bizarre, je perdais le nord et n'arrivais plus à me diriger moi qui n'ai jamais ce genre de problème. J'ai compris assez vite la raison. La fameuse phrase de nos institutrices "quand vous regardez le sud à midi, l'est est à votre gauche et l'ouest à votre droite" ne fonctionne pas dans l'hémisphère sud. La phrase est ici "quand vous regardez le nord à midi, l'est est à votre droite et l'ouest à votre gauche". Ici sur les toits des maisons, les plaques photovoltaïques sont orientées vers le nord et globalement toute la journée le soleil penche vers le nord. Comme à l'équateur le soleil est à la verticale, dans l'hémisphère nord il pique vers le sud et dans l'hémisphère sud il pique vers le nord. Se nourrir Globalement peu de produits très typiques si loin de France et dans un pays qui a une grosse façade tropicale. On notera des mangues dont on voit d’immenses plantations. Les courses sont vites faites, du pain quand même plutôt travaillé, des fruits comme chez nous, du fromage type cheddar, du jambon, dans des supermarchés globalement très bien achalandés et pour des prix voisins de ceux pratiqués chez nous. Pour les amateurs au rayon des bonbons je prends des Liquorices. Question bouffe on n'est tout de même pas dans la finesse, de gros étals de cuisses ou de blancs de poulet, un rayon poisson avec beaucoup de surgelés, des chips à profusion. La majorité des produits sont conditionnés et emballés, ici on mange à toute heure et pas très sain il me semble. Difficile de croiser un australien sans embonpoint, on mange ici beaucoup de féculents, de sucres et de graisses. Les réglementations semblent pourtant une spécialité du pays, on le ressent partout, on sent la "civilisation". Peuple descendant de bagnards, les australiens ont à cœur de montrer leur organisation mais cette passion pour les règles ne semble pas avoir envahi le domaine de la diététique. Quant aux restaurants, des chinois très présents, des pizzas et des fast foods et on a fait le tour. On y mange globalement assez mal.





Darwin et les parcs du nord Le climat, la végétation et la faune sont là, surtout des oiseaux, mais, disons-le, le tourisme est limité à Darwin compte-tenu du temps et du véhicule dont nous disposons. La ville elle-même a peu d'intérêt si ce n'est visualiser la consommation à l'australienne et très vite nous comprenons le standard des vacances à l'australienne. Ici les gens qui viennent essentiellement du sud-est (Sydney et Melbourne où c'est l'hiver, c'est 13 millions de personnes comparés à 22 millions pour le pays entier) voyagent avec un gros 4x4 (trailer) et en remorque une grosse caravane de 3 ou 4 tonnes avec tout le confort (même la climatisation) elle aussi adaptée aux routes non goudronnées. Car très vite on se rend compte que la plupart des sites sont accessibles uniquement par des pistes en terre. Le site le plus intéressant de Kakadu c'est 9 heures de route et piste depuis Darwin et seulement à l'aller. Les gens qui font partent passer une semaine dans le coin avec tout le confort. Le jour de visite que j'avais prévu pour Kakadu s'est donc limité à une balade sur la rivière Adélaïde pour observer des crocodiles. Ce n’est pas vraiment notre format de vacances favori, des gars en treillis tendent de la viande au bout de perches pour faire sauter les crocodiles mais on s'est dit "si on ne va pas dans une telle excursion (100 € pour une heure à 4 et après négociation) on ne verra pas de crocodile". La visite est tout de même très intéressante, les animaux sont dans leur milieu, on apprend que chaque mâle a son territoire et que les crocs se nourrissent principalement de grosses chauve-souris en grand nombre aux abords de la rivière et il y a aussi d'autre animaux visibles dont surtout des oiseaux. Voir des crocodiles par soi-même et en-dehors des attractions semble impossible même si on nous explique qu'il y en a partout ou alors il faut un bateau à moteur, savoir où aller et prendre des risques. Pour le reste, notre découverte du nord s'est résumée à la visite de chutes d'eau dans le parc de Lietchfiled, très charmantes et toutes baignables. Compte-tenu des distances à parcourir, très vite nous prenons le rythme de la recherche d'un "caravan park" le soir avec "power" et wifi si possible, pas trop tard, les campings étant peu nombreux et pris d'assaut par des australiens en vacances, pour la plupart assez âgés, et voyageant avec le fameux attelage 4x4 + caravane tout terrain. Notre van consommant entre 12 et 14 litres au 100, ces 4x4 doivent plutôt en consommer 20 ou 25. Un australien de Melbourne avec femme et 2 enfants jeunes rencontré au nord nous expliqua être parti pour 12 semaines, prévoir de faire 12 000 km par l'ouest (Broome puis Karratha), aller dans des zones sans ville ni village, pourvoir passer plusieurs jours avec ses réserves d'essence et d'eau et son électricité photovoltaïque, terminer son road trip à Perth, y mettre son 4X4 et sa remorque sur un camion et rentrer en avion chez lui depuis Perth. 12 semaines de vacances c'est hors de portée d'un français qui travaille sans parler du budget y afférent. Bref on allait devoir faire petit bras. Descendre vers le sud Un couple de français rencontré plus tard nous expliqua pour un road trip de 4 mois avoir acheté un 4x4 avec roof top (tente sur le toit) à Darwin pour 5500 $, être parti vers l'ouest par des pistes puis être revenu sur Uluru par 3 jours de pistes de tôle ondulée, ils allaient couper ensuite vers la barrière de corail à l'est toujours par des pistes. Des milliers de kilomètres, les grands espaces mais aussi de belles bavantes d'après leurs dires, du désert sans végétation ni relief pendant des jours, voilà l'Australie des grands espaces. Nous descendons donc. Avant d'attaquer le grand sud nous nous baignons à Edith Falls, joli bassin. Puis à Katherine dans des grands bassins d'eau chaude sous les palmiers. Beaucoup de monde est dans l'eau, des retraités australiens flottant sur des boudins. Le lendemain nous visitons Katherine Falls, vue panoramique sur la Katherine River, intérêt relatif. Nous roulons donc sur cette Stuart Highway, des lignes droites succèdent aux lignes droites, des kangourous et du bétail morts se voient sur le bord de la route où nous croisons sans cesse ces fameux traillers avec caravanes. Nous ne verrons pas de kangourou vivant sur cette route, contrairement à ce qu'on nous avait raconté. Nous avons vu seulement 2 wallabys dans un camping. Jusqu'à Katherine c'est camping la nuit, courses une fois par jour (Woodworth ou Coles) et route interminable dans un paysage plat à l'infini couvert d'eucalyptus. J'avais pensé que nous aurions 2 grosses journées de route de 800 km pour laisser du temps pour les visites mais c'est insuffisant, il faut bien rouler tous les jours. Ce que les australiens appellent le désert n'en est pas un, rien à voir avec le Sahara que j'ai connu qui voit parfois plusieurs années sans pluie, là il y a ici de l'eau quasiment partout, même à Uluru il pleut tous les mois. Cela explique que ce désert est tout de même assez peuplé, des oiseaux innombrables, même des aigles, des kangourous de partout, des trous d'eau très fréquents, même des rivières parcourent ce désert et très au sud des crocodiles sont signalés dans ces rivières. A J+4 nous découvrons Devil's Marble, très beau parc de blocs arrondis taillés par le ruissellement des pluies, vraiment très beau. A J+5 nous voilà à Alice Springs, au centre de l'Australie. Ici les nuits sont froides et les jours sont chauds. Nous retrouvons du wifi et des magasins. Le sud ! Dès le début du voyage j'ai ressenti un truc bizarre, je perdais le nord et n'arrivais plus à me diriger moi qui n'ai jamais ce genre de problème. J'ai compris assez vite la raison. La fameuse phrase de nos institutrices "quand vous regardez le sud à midi, l'est est à votre gauche et l'ouest à votre droite" ne fonctionne pas dans l'hémisphère sud. La phrase est ici "quand vous regardez le nord à midi, l'est est à votre droite et l'ouest à votre gauche". Ici sur les toits des maisons, les plaques photovoltaïques sont orientées vers le nord et globalement toute la journée le soleil penche vers le nord. Comme à l'équateur le soleil est à la verticale, dans l'hémisphère nord il pique vers le sud et dans l'hémisphère sud il pique vers le nord. Se nourrir Globalement peu de produits très typiques si loin de France et dans un pays qui a une grosse façade tropicale. On notera des mangues dont on voit d’immenses plantations. Les courses sont vites faites, du pain quand même plutôt travaillé, des fruits comme chez nous, du fromage type cheddar, du jambon, dans des supermarchés globalement très bien achalandés et pour des prix voisins de ceux pratiqués chez nous. Pour les amateurs au rayon des bonbons je prends des Liquorices. Question bouffe on n'est tout de même pas dans la finesse, de gros étals de cuisses ou de blancs de poulet, un rayon poisson avec beaucoup de surgelés, des chips à profusion. La majorité des produits sont conditionnés et emballés, ici on mange à toute heure et pas très sain il me semble. Difficile de croiser un australien sans embonpoint, on mange ici beaucoup de féculents, de sucres et de graisses. Les réglementations semblent pourtant une spécialité du pays, on le ressent partout, on sent la "civilisation". Peuple descendant de bagnards, les australiens ont à cœur de montrer leur organisation mais cette passion pour les règles ne semble pas avoir envahi le domaine de la diététique. Quant aux restaurants, des chinois très présents, des pizzas et des fast foods et on a fait le tour. On y mange globalement assez mal.





Retour de voyage en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je suis revenu début mai d'un mois en Namibie. Premier séjour dans ce pays pour moi et premier séjour en Afrique globalement pour ma femme.
J'ai pu préparer ce voyage grâce aux commentaires et informations glanées sur ce site, aussi, même si je vais vous épargner un énième récit de voyage, il m'a semblé honnête de partager quelques observations.
Nous sommes partis en Avril, fin de la saison des pluies et début de la saison sèche, et nous avons particulièrement apprécié. Peu de monde, un climat ensoleillé mais pas trop chaud , 3 jours de pluie sur un mois et encore il vaut mieux parler de bruine ou de crachin.
Séjour réalisé avec 4X4 et tente de toit, loué chez ASCO et réservations des camp sites effectuée sans surcoût par Tourmaline.
Le circuit de découverte de 5500 kilomètres partait vers le sud jusqu'à la Rivière Orange, pour remonter jusqu'au nord vers Epupa et retour par Etosha sur Windhoek.
Assurances complémentaires rapatriement et assurances minimisant la franchise pour le véhicule.
Vols assurés par Qatar airways, Train Bordeaux Paris, Paris Doa, Doa Windhoek à l'aller.
Retour modifié par Qatar sans surcoût Windhoek Doa, Doa Madrid, Madrid Bordeaux (en avion).
Tout s'est très bien passé et nous avons été conquis (le mot est faible) et nous repartons en Namibie en avril 2019.
Toutefois nous pratiquerons différemment.
Résa des hébergements par Tourmaline, sérieux et bien pratique et sans surcoût. La location chez Asco est même moins chère qu'en direct.Asco est une société sérieuse mais il ya en a d'autres et qui sot plus près de l'aéroport ce qui vous permet d'éviter les transferts groupés où vous êtes obligés d'attendre que le bus d'Asco soit plein. Qui plus est Asco est assez onéreux.
Quel que soit le loueur nous ne prendrons pas d'assurance complémentaire véhicule. Les conditions d'application de ces garanties complémentaires sont à notre sens particulièrement restrictives et perdent beaucoup de leur intérêt.
Nous reprendrons un double cabine avec tente de toit, confortable pour deux et permettant d'avoir sous la main des affaires et du matériel propre. Nous retiendrons à nouveau l'essentiel de l'hébergement en tente avec 3 ou 4 nuitées dans un lodge, (ceci sur un mois) La nourriture ne pose aucun problème, il suffit d'être un peu prévoyant et d'avoir en secours quelques boites de conserves. Parfois il est même moins couteux d'aller manger au lodge du camp sites que de se faire à manger en achetant soi même les ingrédients. L'eau n'a pas été un souci non plus avec toujours une voire deux bouteilles de 5 litres d'eau minérale d'avance. Le ravitaillement en gas oil doit être géré c'est sûr mais sans stress. On refaisait systématiquement le plein sitôt le premier réservoir épuisé. Le gas oil est bon marché. Nous avons apprécié les sites touristiques classiques comme Sosusvlei et Etosha. Mais pour le premier, au delà de la beauté des dunes, le coté "usine à touristes" est un peu gênant. Bien que pas souvent évoqué dans les guides nous sommes tombés sous le charme de la piste au delà d'Ai Aïs qui passe le long de la rivière Orange et remonte sur Aus. Magnifique, des espaces immenses et des vues à couper le souffle dans la première partie puis une piste confidentielle le long de la rivière. Cette piste la visite du Fish River Canyon resteront un souvenir marquant. Cela vaut largement la route D707 dont tout le monde parle entre Aus et Sesriem. Nous avons apprécié l'accueil des Namibiens, souriants aimables et avec un sens de l'hospitalité qui par moment nous donne de sérieuses leçons. Aucun souci de sécurité, en particulier hors des villes. Pas été emballés par Swakopmund et la côte, pas impressionnés par Windhoek non plus, il faut dire que nous sommes plus nature que citadins. Le trajet prévu a été respecté hors mis les chutes d'Epupa pour cause d'inondations. 5500 kms c'est un beau trajet, surtout quand un seul conduit. Il s'agissait de voir un maximum de choses permettant de cibler un autre voyage plus tranquille pour "profiter". Nous savons désormais où nous allons retourner et approfondir.
C'est un voyage dont on se souvient, qui laisse des traces et touche personnellement plus qu'on ne l'imagine. Nous repartirons avec enthousiasme, amoureux de ce beau pays. A votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Bon voyage
Résa des hébergements par Tourmaline, sérieux et bien pratique et sans surcoût. La location chez Asco est même moins chère qu'en direct.Asco est une société sérieuse mais il ya en a d'autres et qui sot plus près de l'aéroport ce qui vous permet d'éviter les transferts groupés où vous êtes obligés d'attendre que le bus d'Asco soit plein. Qui plus est Asco est assez onéreux.
Quel que soit le loueur nous ne prendrons pas d'assurance complémentaire véhicule. Les conditions d'application de ces garanties complémentaires sont à notre sens particulièrement restrictives et perdent beaucoup de leur intérêt.
Nous reprendrons un double cabine avec tente de toit, confortable pour deux et permettant d'avoir sous la main des affaires et du matériel propre. Nous retiendrons à nouveau l'essentiel de l'hébergement en tente avec 3 ou 4 nuitées dans un lodge, (ceci sur un mois) La nourriture ne pose aucun problème, il suffit d'être un peu prévoyant et d'avoir en secours quelques boites de conserves. Parfois il est même moins couteux d'aller manger au lodge du camp sites que de se faire à manger en achetant soi même les ingrédients. L'eau n'a pas été un souci non plus avec toujours une voire deux bouteilles de 5 litres d'eau minérale d'avance. Le ravitaillement en gas oil doit être géré c'est sûr mais sans stress. On refaisait systématiquement le plein sitôt le premier réservoir épuisé. Le gas oil est bon marché. Nous avons apprécié les sites touristiques classiques comme Sosusvlei et Etosha. Mais pour le premier, au delà de la beauté des dunes, le coté "usine à touristes" est un peu gênant. Bien que pas souvent évoqué dans les guides nous sommes tombés sous le charme de la piste au delà d'Ai Aïs qui passe le long de la rivière Orange et remonte sur Aus. Magnifique, des espaces immenses et des vues à couper le souffle dans la première partie puis une piste confidentielle le long de la rivière. Cette piste la visite du Fish River Canyon resteront un souvenir marquant. Cela vaut largement la route D707 dont tout le monde parle entre Aus et Sesriem. Nous avons apprécié l'accueil des Namibiens, souriants aimables et avec un sens de l'hospitalité qui par moment nous donne de sérieuses leçons. Aucun souci de sécurité, en particulier hors des villes. Pas été emballés par Swakopmund et la côte, pas impressionnés par Windhoek non plus, il faut dire que nous sommes plus nature que citadins. Le trajet prévu a été respecté hors mis les chutes d'Epupa pour cause d'inondations. 5500 kms c'est un beau trajet, surtout quand un seul conduit. Il s'agissait de voir un maximum de choses permettant de cibler un autre voyage plus tranquille pour "profiter". Nous savons désormais où nous allons retourner et approfondir.
C'est un voyage dont on se souvient, qui laisse des traces et touche personnellement plus qu'on ne l'imagine. Nous repartirons avec enthousiasme, amoureux de ce beau pays. A votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Bon voyage
Quinze jours pour faire découvrir le Yucatan et le Quintana Roo English translation pending
Bonjour à tous
Tout est dans le titre 🙂
Mais je vais développer 😇
On part donc en avril sur la Riviera Maya, le Yucatán et donc le Quintana Roo pour notre troisième voyage dans cette région. Après Février 2016 puis mai 2017, retour en terres mayas avec plusieurs objectifs qu'il va falloir concilier mais je reprends, rapidement, du début.
Septembre 2015: On me propose une affaire hôtelière qu'on approfondit, qu'on fait évoluer jusqu'en mars 2017, date à laquelle le projet tombe à l'eau. C'est du raccourci, je vous l'avais dit. Depuis quelques semaines, je travaille à un autre projet là-bas. Rien de concret encore, je ne détaille pas pour l'instant.
Mais, trop tard! Le virus maya nous a été inoculé en février de l'année précédente et notre séjour de mai 2017 sera consacré à la recherche d'une maison pour une installation future à moyen terme. Nous trouvons donc notre petit coin de paradis à Puerto Morelos. Toutes les démarches administratives se font depuis la France, on les finalisera par les signatures en avril.
Mais, entre temps, nous avons à notre tour inoculé le virus à des supers amis proches et, au lieu de deux à partir en avril, nous voilà à six :) Aucun d'entre eux ne connaissant ni la Riviera Maya, ni le Yucatan ni rien, nous leur avons concocté un programme que je vous livre :) :)
Soir 0 ► arrivée à Cancún Airport
Route vers Playa del Carmen où nous logerons.
Jour 01 ► Journée à Cancún
Pour moi, formalités liées à l'achat maison - début ameublement Balade Cancún Zona Hotelera et Plage Cancún Soirée "libre"
Jour 02 ► 5th avenue Playa del Carmen
Pour moi, poursuite ameublement, réception livraisons. Découverte 5th avenue Playa del Carmen pour les amis - Shopping et balade plage Repas sur la 5th le soir.
Jour 03 ►Tulum - Début des festivités, ca démarre tranquilo.
Matin: Visite du site de Tulum Après le site, cénote Azul sur la route du retour soirée "libre"
Jour 4 ► Playa del Carmen et Puerto Morelos
Grand marché du matin sur la 30th avenue de Playa del Carmen puis ► Puerto Morelos pour plage et barrière de Corail à Puerto Morelos ► 30th pour le repas du soir et découverte du quartier de vie des mexicains de PdC
Jour 05 ► Isla Mujeres
Journée à Isla Mujeres depuis Puerto Juarez à Cancún Soirée à Puerto Morelos ou "libre"
Jour 06 ► Akumal - journée cool
Matinée libre Direction Akumal pour un pique nique sur la plage et pour aller nager avec les tortues Soirée "libre"
Jour 07 ► Départ vers Valladolid
Matin : Visite Ek Balam, Cénote X'canche, repas à Témozón Après-midi ► Valladolid : Promenade et visite distillerie Repas dans Valladolid - Animations
Jour 08: Valladolid
Matin: Cénote Suyton puis visite Musée d'art moderne de Casas de los Venados Après midi: Balade Valladolid - option Tizimin si le timing le permet Soirée à Valladolid ou Tizimin
Jour 09 ► Retour vers Puerto Morelos
Matin: Visite Chichen Itza - option cenote Ik kil Retour Puerto Morelos par la route soirée "Libre"
Jour 10 ► Cancún - Départ de 2 de nos amis direction la France
Matin: Dernier Shopping Zona Hotelera Après-midi: Aéroport puis ► plage ou visite colonia de Puerto Morelos Soirée sur Puerto Morelos
Jour 11 ► Départ Holbox
Après midi plage et balade - option excursion bateau Soir: repas sur la plage
Jour 12 ► Retour Puerto Morelos
Matin: dernière plage à Holbox Repas sur Holbox Après-midi: Départ Holbox ► visite et repas Kantunilkin Retour Puerto Morelos en soirée
Jour 13 ► Libre
Programme non encore défini
Jour 14 ► départ vers la France
Voila 😎 Je ne repars que vers le début du mois de juin Je me programmerai plus tard Si'an kan, Mahahual, la Ruta Puuc et j'ai une visite prévue aussi chez des amis à Merida, je pense alors pousser vers Celestun Le reste du temps sera consacré à l'installation de la clim, des volets anticycloniques et autres travaux sur notre maison, je ne vais pas chômer :)
J'ai zappé les restaurants dans ce programme mais j'y ai intégré quelques incontournables pour moi:
Playa del Carmen: Los hijos del mar Puerto Morelos: t@cos.com Chichen Itza: Un restaurant local à Pisté, poulet grillé tout simple, déjà visité en 02/2016
Puis d'autres qu'on va tester comme le "Carnes concepción" à Témozon, le "Ki Hanal" à Kantunilkil, le "El gran Taco" à Playa del Carmen, le "Chilpayas" à Puerto Morelos colonia. Il y a aussi un restaurant prévu entre 30th et 5th à Playa tenu par un français "la Brocherie" dont on m'a dit le plus grand bien. Et mes recherches continuent en ce domaine :) L'idée est de manger le plus local et authentique possible en multipliant les types de cuisine de la région et pas forcément d'aller manger dans le premier restaurant venu de la 5th à Playa del Carmen. Etlà, je pense qu'on va surprendre plus d'une fois nos amis.
Les Cenotes Il y a trois cénotes au menu Je sais que le choix qui a été fait ne conviendra pas à tous, à ce que vous auriez sans doute choisi de visiter. La programmation suivante prend en compte une progression que je vous détaille dans leur description rapide. Cenote azul Tulum: cenote au ras du sol, multiples bassins à ciel ouvert Cenote X'canche Valladolid: Cenote profond, effondrement de la voute à ciel ouvert Cenote Suyton Valladolid: Cenote grotte avec un puits de lumière au plafond
Ils ont donc été choisis pour leurs différentes conformations du plus lumineux au plus enfouis dans le sol et permettre d'en voir un éventail le plus large possible sur la durée de ce premier séjour pour nos amis. On passe du Cenote à ciel ou vert au cenote souterrain en trois visites 😉Pas de cenotes avec plongée bouteille au menu cette fois-ci. Option sur le cenote Ik Kil près de Chichen qui ressemble pas mal à celui de X'canche au niveau de sa formation. On verra à quelle heure on peut y être, s'il n'est déjà pas trop fréquenté et surtout si nos amis n'en ont pas ras la casquette des trous d'eau (Moi, ça ne risque pas de m'arriver, je suis un poisson :) )
Les sites archéologiques Lors de notre premier séjour, nous avions visité Cobá, puis Tulum et enfin Chichen Itza Lors du second, nous n'avions pu faire que Uxmal J'ai composé ce programme en fonction de la beauté, de l'importance des sites et de nôtre envie aussi d'en découvrir d'autres et de ne pas refaire que ceux déjà faits. Tulum: La palette des gris de la pierre (et des iguanes), des verts de la végétation et des bleus des Caraïbes, m'a enchanté en février 2016. Pour moi, outre son orientation commerciale plus que religieuse (port), c'est un bijou posé sur la Riviera Maya. Je voulais y retourner l'an passé sans avoir pu le faire, programme oblige avec l'achat de la maison, il était évident de le faire visiter à mes amis, doublant ce plaisir du mien propre à y retourner :) Ek Balam: Découvert sur un reportage il y a un an, il est entré au programme de façon naturelle, grâce à ses sculptures restées intactes et son templo mayor magnifique, le peu de monde qui le fréquente et sa proximité immédiate avec X'Canché. C'est aussi le seul des trois que je n'ai pas encore visité et je satisfait aussi là un petit peu ma curiosité à moi :) :) Chichen Itza: On dira ce qu'on veut mais son templo Mayor, le castillo, est dans toutes les mémoires depuis notre enfance, enfin celle où on s’intéressait à autre chose qu'à nos téléphones portables et où on avait encore le gout de la lecture et la curiosité d'apprendre. Bref, on termine nos visites par ce site en forme d'apothéose pour les yeux car il nous ramène à un imaginaire quasi ancestral :) Anecdote de février 2016, où nous sommes restés 15 jours et où la visite de Chichen Itza est intervenue 3 jours avant notre retour en France, c'est arrivé seul au pied du Castillo que j'ai pleinement pris conscience de l'endroit où je me trouvais, justement car se sont alors téléscopés mes souvenirs des lectures dont je parlais plus haut et des illustrations associées avec l'imposante et majestueuse pyramide qui s'offrait à mes yeux.
Impasse faite sur Cobá car on retrouvera quelques unes de ses caractéristiques religieuses et de disposition des monuments sur les deux sites de Ek Balam puis Chichen Itza. On ne peut pas tout faire non plus en 15 jours :) :)
Riviera Maya Les premiers jours sont organisés autour de Playa del Carmen, Cancún et autres activités à touristes. J'assume :) Car pour moi, cette région a énormément à offrir à ses visiteurs pour peu qu'on évite le bétonnage hôtelier de son littoral sauf en de rares endroits Ce sont aussi les jours où le programme est le plus susceptible de bouger et j'ai donc préféré ne pas y mettre trop d'incontournables et reculant le plus possible la visite de Valladolid notamment. Playa del Carmen et Cancún ont un double visage. Playa del Carmen On peut voir deux aspects différents de la vie mexicaine, la 30th rue et les rues au delà vers le Nord et la Frange littorale, dont Playacar , Puerto Aventuras pas très loin, et les gigas-hôtels que j'exècre, avis perso, ainsi que la 5th avenue. Les deux sont à faire découvrir même si ma préférence va de loin aux quartiers en retrait de la plage où vit la majorité des mexicains les plus modestes certes, mais également les plus accueillants et les plus sympas. Lors de notre séjour de 2017, nous n'avons passé que 45 minutes sur la 5th, le temps d'aller y boire un verre un soir, de se faire mal recevoir, un peu arnaquer coté prix par le serveur et d'en repartir (Le Kitxen sur la 5ème, bar en apparence sympa mais on l'évitera la prochaine fois :) )
Pour être tout à fait honnête, le Kitxen semble être une exception, les autres établissements que nous avons fréquentés, notamment en 2016 pendant notre premier séjour, ont tous été corrects. On ira manger un soir avec nos amis. Voilà, donc, le temps d'une balade, d'un repas, de se plonger quelques minutes dans une ambiance européenne ou américanisée et puis basta, on s'en va. C'est mon point de vue sur cette Quinta, il n'engage que moi et chacun vient au Mexique pour y trouver son bonheur.
Cancún C'est une ville un peu plus complexe, une zone hôtelière hyper touristique (spring break style à fond) avec des hôtels monstrueux même si je les trouve également impressionnants malgré ce qu'ils m'inspirent, un second quartier plus orienté vers les affaires et une autre partie là encore plus populaire quand on quitte Cancún vers Playa del Carmen, sur la droite de l'autoroute. Info, on y trouve d'ailleurs des grandes surfaces où les prix sont quasiment les plus bas que nous ayons trouvés lors de nos deux séjours. Nous n'y avons pas passé beaucoup de temps mais je pense que, comme à Playa del Carmen, Cancún offre énormément de choses à découvrir. Donc, pas d'impasse sur ces endroits "touristiques" +++ pour nos amis qui viennent pour la première fois
Isla Mujeres Sans doute la meilleure journée de notre séjour de 2016 que cette excursion du matin au soir sur un bateau qui nous a déposé sur l'ïle : 2 heures de temps libre sur le pueblo et la plage, 1 heure sur la barrière de corail, équipement fourni, repas de poisson frais péché dans une cantina adossée à de gigantesques barbecues où le il grille avec une préparation de sauce rouge, citron vert et sel (à tomber ce poisson!!) Voilà, encore une fois, on est passé par un patron d'embarcation local qui a officié à tous les postes possibles, guide, mecano, navigateur, cuisinier et qui nous a fait passer une journée exceptionnelle pour 12 euros par personne. Partis de Puerto Juarez, 40 minutes de traversée environ, départ 10h retour vers 19h.
Pour les soirées dites "Libres" Même si il y a déjà des choses prévues, le programme sera maintenu en fonction de l'état de nos vieux corps après les visites (bon, ok il y en a de plus jeunes que d'autres 😎 😎) Surtout si on doit repartir tôt le lendemain :) :) Le BBQ va ronfler certains soir et on me dit qu'il ne sera sans doute pas le seul😏 Voilà, l'essentiel est là Chapeau si vous êtes arrivés en bas du texte sans craquer Compte-rendu à venir en Juin ou plus tard 😛, on débriefera ce qu'il a été possible de faire, si le programme a été tenu ou bien s'il a été légèrement modifié ou profondément remanié 😎
Bon weekend Jp
On part donc en avril sur la Riviera Maya, le Yucatán et donc le Quintana Roo pour notre troisième voyage dans cette région. Après Février 2016 puis mai 2017, retour en terres mayas avec plusieurs objectifs qu'il va falloir concilier mais je reprends, rapidement, du début.
Septembre 2015: On me propose une affaire hôtelière qu'on approfondit, qu'on fait évoluer jusqu'en mars 2017, date à laquelle le projet tombe à l'eau. C'est du raccourci, je vous l'avais dit. Depuis quelques semaines, je travaille à un autre projet là-bas. Rien de concret encore, je ne détaille pas pour l'instant.
Mais, trop tard! Le virus maya nous a été inoculé en février de l'année précédente et notre séjour de mai 2017 sera consacré à la recherche d'une maison pour une installation future à moyen terme. Nous trouvons donc notre petit coin de paradis à Puerto Morelos. Toutes les démarches administratives se font depuis la France, on les finalisera par les signatures en avril.
Mais, entre temps, nous avons à notre tour inoculé le virus à des supers amis proches et, au lieu de deux à partir en avril, nous voilà à six :) Aucun d'entre eux ne connaissant ni la Riviera Maya, ni le Yucatan ni rien, nous leur avons concocté un programme que je vous livre :) :)
Soir 0 ► arrivée à Cancún Airport
Route vers Playa del Carmen où nous logerons.
Jour 01 ► Journée à Cancún
Pour moi, formalités liées à l'achat maison - début ameublement Balade Cancún Zona Hotelera et Plage Cancún Soirée "libre"
Jour 02 ► 5th avenue Playa del Carmen
Pour moi, poursuite ameublement, réception livraisons. Découverte 5th avenue Playa del Carmen pour les amis - Shopping et balade plage Repas sur la 5th le soir.
Jour 03 ►Tulum - Début des festivités, ca démarre tranquilo.
Matin: Visite du site de Tulum Après le site, cénote Azul sur la route du retour soirée "libre"
Jour 4 ► Playa del Carmen et Puerto Morelos
Grand marché du matin sur la 30th avenue de Playa del Carmen puis ► Puerto Morelos pour plage et barrière de Corail à Puerto Morelos ► 30th pour le repas du soir et découverte du quartier de vie des mexicains de PdC
Jour 05 ► Isla Mujeres
Journée à Isla Mujeres depuis Puerto Juarez à Cancún Soirée à Puerto Morelos ou "libre"
Jour 06 ► Akumal - journée cool
Matinée libre Direction Akumal pour un pique nique sur la plage et pour aller nager avec les tortues Soirée "libre"
Jour 07 ► Départ vers Valladolid
Matin : Visite Ek Balam, Cénote X'canche, repas à Témozón Après-midi ► Valladolid : Promenade et visite distillerie Repas dans Valladolid - Animations
Jour 08: Valladolid
Matin: Cénote Suyton puis visite Musée d'art moderne de Casas de los Venados Après midi: Balade Valladolid - option Tizimin si le timing le permet Soirée à Valladolid ou Tizimin
Jour 09 ► Retour vers Puerto Morelos
Matin: Visite Chichen Itza - option cenote Ik kil Retour Puerto Morelos par la route soirée "Libre"
Jour 10 ► Cancún - Départ de 2 de nos amis direction la France
Matin: Dernier Shopping Zona Hotelera Après-midi: Aéroport puis ► plage ou visite colonia de Puerto Morelos Soirée sur Puerto Morelos
Jour 11 ► Départ Holbox
Après midi plage et balade - option excursion bateau Soir: repas sur la plage
Jour 12 ► Retour Puerto Morelos
Matin: dernière plage à Holbox Repas sur Holbox Après-midi: Départ Holbox ► visite et repas Kantunilkin Retour Puerto Morelos en soirée
Jour 13 ► Libre
Programme non encore défini
Jour 14 ► départ vers la France
Voila 😎 Je ne repars que vers le début du mois de juin Je me programmerai plus tard Si'an kan, Mahahual, la Ruta Puuc et j'ai une visite prévue aussi chez des amis à Merida, je pense alors pousser vers Celestun Le reste du temps sera consacré à l'installation de la clim, des volets anticycloniques et autres travaux sur notre maison, je ne vais pas chômer :)
J'ai zappé les restaurants dans ce programme mais j'y ai intégré quelques incontournables pour moi:
Playa del Carmen: Los hijos del mar Puerto Morelos: t@cos.com Chichen Itza: Un restaurant local à Pisté, poulet grillé tout simple, déjà visité en 02/2016
Puis d'autres qu'on va tester comme le "Carnes concepción" à Témozon, le "Ki Hanal" à Kantunilkil, le "El gran Taco" à Playa del Carmen, le "Chilpayas" à Puerto Morelos colonia. Il y a aussi un restaurant prévu entre 30th et 5th à Playa tenu par un français "la Brocherie" dont on m'a dit le plus grand bien. Et mes recherches continuent en ce domaine :) L'idée est de manger le plus local et authentique possible en multipliant les types de cuisine de la région et pas forcément d'aller manger dans le premier restaurant venu de la 5th à Playa del Carmen. Etlà, je pense qu'on va surprendre plus d'une fois nos amis.
Les Cenotes Il y a trois cénotes au menu Je sais que le choix qui a été fait ne conviendra pas à tous, à ce que vous auriez sans doute choisi de visiter. La programmation suivante prend en compte une progression que je vous détaille dans leur description rapide. Cenote azul Tulum: cenote au ras du sol, multiples bassins à ciel ouvert Cenote X'canche Valladolid: Cenote profond, effondrement de la voute à ciel ouvert Cenote Suyton Valladolid: Cenote grotte avec un puits de lumière au plafond
Ils ont donc été choisis pour leurs différentes conformations du plus lumineux au plus enfouis dans le sol et permettre d'en voir un éventail le plus large possible sur la durée de ce premier séjour pour nos amis. On passe du Cenote à ciel ou vert au cenote souterrain en trois visites 😉Pas de cenotes avec plongée bouteille au menu cette fois-ci. Option sur le cenote Ik Kil près de Chichen qui ressemble pas mal à celui de X'canche au niveau de sa formation. On verra à quelle heure on peut y être, s'il n'est déjà pas trop fréquenté et surtout si nos amis n'en ont pas ras la casquette des trous d'eau (Moi, ça ne risque pas de m'arriver, je suis un poisson :) )
Les sites archéologiques Lors de notre premier séjour, nous avions visité Cobá, puis Tulum et enfin Chichen Itza Lors du second, nous n'avions pu faire que Uxmal J'ai composé ce programme en fonction de la beauté, de l'importance des sites et de nôtre envie aussi d'en découvrir d'autres et de ne pas refaire que ceux déjà faits. Tulum: La palette des gris de la pierre (et des iguanes), des verts de la végétation et des bleus des Caraïbes, m'a enchanté en février 2016. Pour moi, outre son orientation commerciale plus que religieuse (port), c'est un bijou posé sur la Riviera Maya. Je voulais y retourner l'an passé sans avoir pu le faire, programme oblige avec l'achat de la maison, il était évident de le faire visiter à mes amis, doublant ce plaisir du mien propre à y retourner :) Ek Balam: Découvert sur un reportage il y a un an, il est entré au programme de façon naturelle, grâce à ses sculptures restées intactes et son templo mayor magnifique, le peu de monde qui le fréquente et sa proximité immédiate avec X'Canché. C'est aussi le seul des trois que je n'ai pas encore visité et je satisfait aussi là un petit peu ma curiosité à moi :) :) Chichen Itza: On dira ce qu'on veut mais son templo Mayor, le castillo, est dans toutes les mémoires depuis notre enfance, enfin celle où on s’intéressait à autre chose qu'à nos téléphones portables et où on avait encore le gout de la lecture et la curiosité d'apprendre. Bref, on termine nos visites par ce site en forme d'apothéose pour les yeux car il nous ramène à un imaginaire quasi ancestral :) Anecdote de février 2016, où nous sommes restés 15 jours et où la visite de Chichen Itza est intervenue 3 jours avant notre retour en France, c'est arrivé seul au pied du Castillo que j'ai pleinement pris conscience de l'endroit où je me trouvais, justement car se sont alors téléscopés mes souvenirs des lectures dont je parlais plus haut et des illustrations associées avec l'imposante et majestueuse pyramide qui s'offrait à mes yeux.
Impasse faite sur Cobá car on retrouvera quelques unes de ses caractéristiques religieuses et de disposition des monuments sur les deux sites de Ek Balam puis Chichen Itza. On ne peut pas tout faire non plus en 15 jours :) :)
Riviera Maya Les premiers jours sont organisés autour de Playa del Carmen, Cancún et autres activités à touristes. J'assume :) Car pour moi, cette région a énormément à offrir à ses visiteurs pour peu qu'on évite le bétonnage hôtelier de son littoral sauf en de rares endroits Ce sont aussi les jours où le programme est le plus susceptible de bouger et j'ai donc préféré ne pas y mettre trop d'incontournables et reculant le plus possible la visite de Valladolid notamment. Playa del Carmen et Cancún ont un double visage. Playa del Carmen On peut voir deux aspects différents de la vie mexicaine, la 30th rue et les rues au delà vers le Nord et la Frange littorale, dont Playacar , Puerto Aventuras pas très loin, et les gigas-hôtels que j'exècre, avis perso, ainsi que la 5th avenue. Les deux sont à faire découvrir même si ma préférence va de loin aux quartiers en retrait de la plage où vit la majorité des mexicains les plus modestes certes, mais également les plus accueillants et les plus sympas. Lors de notre séjour de 2017, nous n'avons passé que 45 minutes sur la 5th, le temps d'aller y boire un verre un soir, de se faire mal recevoir, un peu arnaquer coté prix par le serveur et d'en repartir (Le Kitxen sur la 5ème, bar en apparence sympa mais on l'évitera la prochaine fois :) )
Pour être tout à fait honnête, le Kitxen semble être une exception, les autres établissements que nous avons fréquentés, notamment en 2016 pendant notre premier séjour, ont tous été corrects. On ira manger un soir avec nos amis. Voilà, donc, le temps d'une balade, d'un repas, de se plonger quelques minutes dans une ambiance européenne ou américanisée et puis basta, on s'en va. C'est mon point de vue sur cette Quinta, il n'engage que moi et chacun vient au Mexique pour y trouver son bonheur.
Cancún C'est une ville un peu plus complexe, une zone hôtelière hyper touristique (spring break style à fond) avec des hôtels monstrueux même si je les trouve également impressionnants malgré ce qu'ils m'inspirent, un second quartier plus orienté vers les affaires et une autre partie là encore plus populaire quand on quitte Cancún vers Playa del Carmen, sur la droite de l'autoroute. Info, on y trouve d'ailleurs des grandes surfaces où les prix sont quasiment les plus bas que nous ayons trouvés lors de nos deux séjours. Nous n'y avons pas passé beaucoup de temps mais je pense que, comme à Playa del Carmen, Cancún offre énormément de choses à découvrir. Donc, pas d'impasse sur ces endroits "touristiques" +++ pour nos amis qui viennent pour la première fois
Isla Mujeres Sans doute la meilleure journée de notre séjour de 2016 que cette excursion du matin au soir sur un bateau qui nous a déposé sur l'ïle : 2 heures de temps libre sur le pueblo et la plage, 1 heure sur la barrière de corail, équipement fourni, repas de poisson frais péché dans une cantina adossée à de gigantesques barbecues où le il grille avec une préparation de sauce rouge, citron vert et sel (à tomber ce poisson!!) Voilà, encore une fois, on est passé par un patron d'embarcation local qui a officié à tous les postes possibles, guide, mecano, navigateur, cuisinier et qui nous a fait passer une journée exceptionnelle pour 12 euros par personne. Partis de Puerto Juarez, 40 minutes de traversée environ, départ 10h retour vers 19h.
Pour les soirées dites "Libres" Même si il y a déjà des choses prévues, le programme sera maintenu en fonction de l'état de nos vieux corps après les visites (bon, ok il y en a de plus jeunes que d'autres 😎 😎) Surtout si on doit repartir tôt le lendemain :) :) Le BBQ va ronfler certains soir et on me dit qu'il ne sera sans doute pas le seul😏 Voilà, l'essentiel est là Chapeau si vous êtes arrivés en bas du texte sans craquer Compte-rendu à venir en Juin ou plus tard 😛, on débriefera ce qu'il a été possible de faire, si le programme a été tenu ou bien s'il a été légèrement modifié ou profondément remanié 😎
Bon weekend Jp
Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Traverser l'Afrique en 4x4 Maroc - Afrique du Sud English translation pending
Bonjour !
Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.
Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !
Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire : Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud
Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.
-> Voir Photos 🤪
Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.
Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.
-> Voir Photos 🙂
Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ? J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich : http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎
Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴☠️
Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.
Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛
Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇
Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊
Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉
P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.
Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !
Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire : Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud
Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.
-> Voir Photos 🤪
Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.
Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.
-> Voir Photos 🙂
Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ? J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich : http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎
Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴☠️
Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.
Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛
Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇
Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊
Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉
P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Désolée, Madagascar English translation pending
Je ne suis pas trouillarde quand je pars à l'étranger mais ça y est, la décision est prise, je renonce à me rendre à Madagascar.
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Treks en Patagonie et Terre de Feu English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare mon voyage à destination de la Patagonie (+ quelques jours Terre de Feu) en Mars prochain.
Pour l'instant, je me suis contenté de réserver les hébergements à Buenos Aires (arrivée et départ) ainsi que les vols intérieurs (Buenos Aires/Ushuaïa/El Calafate/Buenos Aires).
Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la nécessité (Il semblerait que le mois de Mars, fin de l'été, soit un peu plus libre) de réserver à l'avance les déplacements en bus (El Calafate/El Chalten, par exemple) et faut-il anticiper les hébergements (auberge, refuge ou camping)?
Petite question supplémentaire, je recherche un guide sur les différents treks en Patagonie, autre que "Trekking in the Patagonian Andes" (je suis nul en anglais).
Merci d'avance, et à bientôt,
j2l
Zimbabwe et Zambie: retour d'un voyage entre amis English translation pending
Bonjour à tous
Voici un résumé rapide de notre voyage au Zimbabwe et en Zambie en juillet / août 2016.
POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ... Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
La genèse
Suite à une agréable rencontre en janvier 2015 avec des amis de Voyage Forum (Pierre, Eric, Jean-Luc, Julie, Vincent, Marie-Gabrielle et Yves) le virus m’a repris … on veut retourner en Afrique Australe. On voudrait en profiter pour faire un voyage long, du moins pour nous, donc au moins 3 semaines … au final il fera même 3.5 semaines, donc obligatoirement en juillet/août. Seulement voilà, Valérie ne veut pas retourner en Afrique Australe s’il fait froid, elle trouve qu’on a eu trop froid au Botswana en 2012 !. C’est Pierre qui me trouve la solution « va donc au nord du Zambèze il y fait nettement moins froid ! ». Je sors la carte, la Zambie ok, ça a l’air top ! … et pourquoi pas un peu de Zimbabwe. Je lance une discussion sur VF et grâce à mes amis on construit petit à petit un itinéraire sympa. J’en profite pour alimenter la discussion avec toutes les infos que j’ai pu glaner. C’est au court de cette discussion que le 19 mars 2015, date à marquer d’une pierre blanche, que je reçois un message de Mayrig (qu’on avait vu lors de la rencontre chez Eric) : « si on peut faire un bout de chemin ensemble, ce serait avec plaisir » … GENIAL … de connaissances ils deviendront des amis et ensemble nous avons préparé ce grand voyage, le « un bout de chemin » c’est transformé en 3.5 semaines de voyageJ.
Se rajouterons deux amis, attirés par les belles photos et le dépaysement de l’Afrique Australe. Un avantage, c’est qu’on sera 2 4x4, ce qui est beaucoup plus sécurisant vu qu’on ne sera pas directement sur des « autoroutes touristiques ». Un autre avantage c’est que les frais seront divisés par 6, cela nous a permis de louer, dès que c’était possible, des camp exclusifs (à Hwange et à Mana Pool). Et un troisième … nous serons deux pour préparer le voyage et c’est un grand plaisir que de partager ainsi une préparation, les idées rebondissant de l’un à l’autre. Et un quatrième … que c’est agréable de partager avec d’autres ces moments uniques …
Les véhicules Pour Marie-Gabrielle et Yves c’est simple, ils ont un 4x4 en Afrique Australe qui les attend à Maun. C’est un magnifique Defender (mon rêveJ) tout équipé avec tentes au sol.
Pour ma part j’ai consulté Asco (avec qui on a l’habitude de travailler), Hemingway basé à Livingstone et très bien réputé et Bushlore en Afrique du Sud. Au final on a retenu Bushlore. Financièrement ils étaient intéressant, d’autant plus que le Rand est très bas ce qui a fait une économie substantielle apr rapport à Hemingway. En plus chez n a choisi un Land Cruiser 79 alors que Hemingway n’a que des Hilux 2.5 D. Pourquoi pas de Defender me direz-vous, alors qu’on adore ce véhicule … personne n’a voulu nous le livrer si loin dans un pays avec peu d’infrastructure … parait que le Def n’est pas assez fiable !!!!.
Quelques semaines avant le voyage j’avais recontacté Clyde chez Bushlore pour lui rappeler qu’on sera loin et que ce serait bien qu’on ait un véhicule au top … mon message sera entendu puisque le LandCruiser accusera 6.000 kms lorsqu’on le prendra à Livingstone, ce qui est rien sachant qu’il a déjà dû venir de voyage Johannesburg. L’aménagement du véhicule est le meilleur que nous ayons eu (désolé Asco !) avec un très grand tiroir et des rangements bien pensés. Le seul hic c’est les tentes qui étaient anciennes et usées. Comme bien souvent les fermetures éclairs avaient du mal à passer les angles. Pour le reste rien à dire, on était content du véhicule et du service. Lorsque nous avons rendu la voiture il y avait quelques rayures, un pneu à plat et un projecteur arrière avec une vitre cassé, ils ne nous en ont pas tenu rigueur et rien réclamé. Point très important, bien vérifier que tous les papiers sont là pour le passage des différentes frontières !.
Ce n’est pas forcément tout simple vu qu’il y a autant de réglementation que de douaniers au Zimbabwe … et en Zambie ils ne sont pas en reste. Par exemple lorsque nous sommes revenus en Zambie la douanière a trouvé qu’il nous manquait un papier, alors qu’on était déjà en Zambie … Elle voulait un certificat du propriétaire nous autorisant à traverser la frontière avec son véhicule. Jusque-là ça semble normal et nous l’avions … de Bushlore … sauf que les véhicules sont acquis en crédit-bail donc in fine le propriétaire c’est Toyota Finance … et nous n’avions pas de papier de Toyota et d’ailleurs un tel papier n’existe pas et est impossible à avoir … inextricable. Du coup ça c’est réglé à l’Africaine … lentement, d’un bureau à l’autre, à chaque fois une petite attente et au fil du temps le papier semble être devenu de moins en moins indispensable et nous avons fini par avoir nos tampons sans avoir payé de bakchich ni rien fait de spécial … A chaque fois un « facilitateur » nous a choisis … on s’est laissé faire. Ils ont la technique pour court-circuité les files, savent à quel guichet aller et c’est de bonne guerre, du moment qu’ils restent raisonnable en commission et que ça se passe avec le sourire. Le premier a même voulu nous donner un reçu … bon on l’attend encore. De mémoire on leur a donné 10 ou 20 dollars à chaque passage. Au final on peut dire que les passages se sont bien passés mais nous ont à chaque fois coûté environ 1h30.
Voici ce que Julie nous avait communiqué concernant les passages de frontière :
Equipement spécifique pour la Zambie et le ZImbabwe Stickers réfléchissants (2 blancs de 60 mm x 50 mm à l’avant et 2 rouges de 60 mm x 50 mm à l’arrière) Extincteur homologué de 1,5kg 2 triangles
Le loueur doit te fournir pour un véhicule immatriculé en dehors de la Zambie et du ZImbabwe : Les papiers du véhicule Une lettre d'autorisation de circuler en Zambie et au Zimbabwe Le TIP pour la Zambie La facture de la road tax zambienne Le papier de l'assurance tierce au moins valable pour la Zambie La facture de la taxe carbone
A la frontière Zambienne Documents à présenter Passeport avec une validité de plus de 6 mois et 2 pages vierges Permis original accompagné d’un permis de conduire international Autorisation du loueur de circuler dans les pays où vous souhaitez vous rendre Papiers du véhicule Assurance tierce si obligatoire dans le pays traversé (cette assurance peut être achetée aux frontières)
Documents à obtenir au poste Visa individuel Permis temporaire d’importation du véhicule mentionnant le numéro de châssis et le numéro du moteur (pense à vérifier où se situent ces numéros dans le véhicule au moment de la remise de la voiture, ça peut aider si la police fait un contrôle, ce qui arrive rarement) Facture des taxes payées (taxe carbone, droit de passage …) Assurance tierce si non obtenue au préalable
Formalités pour les véhicules entrant en Zambie TIP (Temporary Import Permit) Road Toll : 20 USD pour un véhicule sud-africain, valide 1 an Assurance : 260 ZMW pour 1 mois ou 400 ZMW pour 3 mois (peut se négocier ;-) ) Taxe Carbone : 150 ZMW pour un 4×4, due à chaque entrée Kazungula District Council : 30 ZMW pour le Motor Vehicule Levy, (sans doute demandé uniquement au poste de Kazungula)
Au final le passage au Zimbabwe nous avait coûté 165 $ pour nous 4 et le véhicule. A l’aéroport de Livingstone ils n’avaient pas de visas commun Zimbabwe / Zambie. Le retour en Zambie : 40$, nous avions déjà des visas à entrées multiples pris à l’aéroport de Livingstone à notre arrivée. Dans ce prix il y a la road taxe qui nous a permis de ne pas avoir à payer le péage « autoroutier » que nous avons croisé vers Lusaka.
Au niveau pratique
Réservation Nous avons transité par Bushlore, ce qui est pratique car on peut facilement faire un virement en AFS (contrairement au Zimbabwe qui est sur blacklist) et tout payer en une fois. Néanmoins ça n’a pas été de tout repos car Nicole chez Bushlore n’est pas très à l’aise avec les chiffres. Normalement au courant de 2016 Zimpark (organisme officiel de réservation des parcs au Zimbabwe) met en place un système de booking sur internet.
L'itinéraire 29 juillet - Livingstone Course au Shoprite, bien achalandé +++ Stations-service Nuit Maramba River Lodge en « bungalow » - chambre correct sans plus Localisation et lodge bien, bungalow correct, repas bien Réservé à l’avance par internet.
30 juillet – Hwange - 260 kms Passage de frontière (165 $ pour nous 4 et la voiture) et courses côté Zimbabwéen à Victoria Falls pour acheter ce qui risquait de ne pas passer la frontière. Le supermarché de Vic est encore mieux achalandé que celui de Livingstone, mais plus cher. Route pour Hwange, macadam puis piste en bon état. A l’intérieur du parc les pistes sont aussi en bon état Particularité de Hwange, de magnifiques Hide pour contempler les animaux aux points de vue. Nuit à Sinamatella en camping, très bel endroit au bord de la falaise Repas au restaurant du camping
30 juillet – Hwange – 26 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Masuma Dam Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – exceptionnel. Avec vu sur le waterhole etoutetout
31 juillet – Hwange – 146 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Ngweshla Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – très beau également, en revanche on ne voit le waterhole.
1 août – Hwange à Mlibilizi – 190 kms … si on y va directement Déjeuner et ravitaillement essence à Main Camp Route en très bon état Nuit initialement prévu au Manzini Lodge, qui en fait a fermé. On a fini au Mlibizi Resort, où nous avons loué deux chalets. Bel endroit au bord du lac Kariba. Ils ne servent pas à manger en revanche les chalets sont équipés.
2 août – Ferry sur le lac Kariba – 22 heures de bateau On dort sur le ferry, il y a des matelas. La nourriture très bonne est incluse dans le prix. Attention il n’y a que 3 emplacements pour des voitures surélevé, sinon il faut déposer tout ce qu’il y a sur le toit. En tout le ferry peut contenir 12 voitures et 72 personnes. Départ à 9h et arrivée le lendemain à 7h
3 août – Kariba à Mana Pool – 173 kms Ravitaillement essence + course à Kariba (avec du choix) Route jusqu’à Marongora où il y a l’office du parc. Paiement et remplissage de registresss Puis piste en bon état jusqu’à la gate de Nyakasikane Puis re-piste correct jusqu’à Nyamepi ranger Office Nuit à BBC Exclusive Camp. Emplacement privatif … il n’y a que nous et … et … beaucoup d’animaux autour de nous. Exceptionnel, impossible de faire 50 mètres sans devoir contourner un éléphant, un Impala, le tout sous les rires des hippos.
4 août – Mana Pool Divagation dans le parc Pistes en bon état Nuit à BBC Exclusive Camp. 5 août – Mana Pool – 20 kms Divagation dans le parc Nuit à Nkupe Exclusive Camp … très bel endroit, plus isolé que BBC mais moins « giboyeux »
6 août – Mana Pool – 60 kms Divagation dans le parc Pistes en bon état sans rien de particulier, la partie finale à partir de la piste principale est déjà plus « hard ». Nuit à Chitake 2 Exclusive Camp … exceptionnel, là vous êtes réellement seul, il n’y a que vous à 50 kms à la ronde. Le point d’eau est une résurgence dans un canyon. Certainement un des endroits les plus « hors normes » où nous ayons été. C’est ici que le matin on a assisté à une « charge » de buffle depuis la rive du canyon jusqu’au fond pour venir boire
7 août – Mana Pool – Bridge Camp – 404 kms Départ vers 7h Attention prendre de l’essence AVANT de passer la frontière, côté Zimbabwéens, car de l’autre côté il n’y a rien. Nous avons dû attendre d’être sur la Great East Road. Passage de frontière à Chirundu – 1h30 Ensuite on a tourné à droite vers Lower Zambezi pour emprunter la Leopard Road Là niveau piste c’est déjà nettement plus costaud, très peu fréquenté (il vaut mieux qu’il ne vous arrive rien), piste pas entretenue avec des ornières très profondes et quelques montées sérieuses. Du moment où on quitte la route de Lower Zambezi jusqu’à Chwonge il y a 103 kms, on mettra presque 4 heures. Ensuite belle route goudronnée jusqu’à Bridge Camp où nous arriverons vers 19 h Nuit en chalet au Bridge Camp, correct. Repas sur place correct également. Le patron est un blanc …
8 août – Bridge Camp à South Luangwa – 481 kms Stop à Chipata pour déjeuner + ravitaillement + essence Fruit et légumes … il y en a plein à vendre le long de la route Route goudronnée jusqu’à Chipata De Chipata très bonne piste (ou goudron) jusqu’à South Luangwa, de mémoire 2h30. Il y a une station-service et un petit shop. C’est touristique. Attention la station n’est pas toujours approvisionnée, dans ce cas aucun plan B. Nuit à Wildlife Camp, bien placé le long de la rivière, en tente sur le toit. C’est déjà un grand camping où il peut y avoir des groupes. Repas correct dans le restaurant du camp.
9 août – South Luangwa – 32 kms sans les divagations Secteur Mfuwe le matin Après-midi secteur Nsefu Nuit au Zikomo Lodge qui a 4 emplacements de camping. Nous avons particulièrement apprécié l’accueil qui n’a pas fait de différence entre clients « en dur » et campeurs (cocktail d’accueil, piscine, ..) Repas restaurant sur place bien. Un de nos coups de cœurs. En revanche c’est assez loin de la piste principale et elle n’est pas trop roulante. A privilégier pour visiter Nsefu d’autant plus qu’ils ont un passage privé pour accéder à cette partie du parc.
10 août – South Luangwa – 32 kms Visite Nsefu secteur Nuit à Wildlife Camp.
11 août – South Luangwa – Muntinondo – 223 kms Départ vers 7h – arrivée à Muntinondo vers 16 h Plein au village de South Luangwa La M5 qui traverse SL a quelques passages très très raides, encore plus que la Leopard Road, mais sans les ornières. C’est aussi du très costaud. Celle-là et la Leopard Road sont les deux pistes les plus costauds et longues qu’on ait fait. Beaucoup plus qu’en Namibie où ce ne sont que quelques passages qui sont raides. Un autre élément c’est la présence en nombre des mouches Tsé Tsé lorsqu’on commence à monter l’escarpement, on a croisé les doigts et on s’est retenu pour ne pas avoir à sortir, elles étaient des centaines à nous tourner autour et profiter du capot de la voiture comme transport en commun. Nuit Muntinondo Wilderness Lodge en chalet (ils n’en ont que 4). Repas restaurant sur place … exceptionnel aussi bien pour la beauté des lieux que la qualité des prestations. Ils ont aussi un camping.
12 août – Muntinondo à Bangwelu – 150 kms Piste d’accès très fatigante entre bumps et sable. Il y a des habitations dispersées sur les 30 derniers kms. Le Shoebill Camp est fermé depuis juin 2016 … peut-être un nouveau campement mais pour le moment on n’a rien vu. Nuit au Nsobe Community Camp. Très bien, pas d’emplacements délimités, ils vous installent sous un arbre. On a de la place …. Possibilité d’organiser une excursion « Shoebill », il suffit de le demander au gardien. Août n’est pas la bonne saison pour voir les becs-en-sabots … mais nous aurons la chance d‘en voir un.
13 août – Bangwelu à Kundalila Falls – 184 kms Excursion Shoebill retour vers 11h Toujours cette même piste fatigante. A la gate de Bangwelu nous avons pris à droite vers Waka Waka. Stop à Waka Waka pour déjeuner. Le camp semble désaffecté, énormément de mouches, désagréable. Au moment de partir un gars passe et réclame de l’argent pour avoir pique-niqué sur place (de mémoire 20 $) !!! .. dire qu’on avait prévu de s’arrêter ici pour profiter du lac et passer la nuit. Du coup on a repris la voiture avec comme objectif Kundalila Falls. Toujours cette même mauvaise, très mauvaise piste. Dire qu’elle est en « blanc » sur la carte, il y en a en « pointillé » qui sont en bien meilleur état. Une fois sur la Great East Road macadam puis une très bonne piste jusqu’à Kundalila. Nous arriverons vers 17h30. Le camp est en fait le parking de la journée endroit bof !.
14 août – Kundalila Falls à Fringilla Farm – 427 kms Macadam tout du long. Pour l’essence il y a régulièrement des stations et des villes avec des supermarchés (Serenje, Mkushi, Kapiri, Kabwe) Nuit Fringilla Farm réputé pour la viande … ne fait c’est surtout les saucisses leur spécialité, et elle est excellente. Fringilla est un gros centre de vacances (à l’échelle de la Zambie). Nous avons pris des chambres, on y a bien dormi, mais sans charme particulier
15 août – Fringilla Farm à Kafue NP – 307 kms Retour en arrière jusqu’à Landless Corner. Macadam presque tout du long. Parfois on longe le macadam sans avoir le droit d’aller dessus … mais dans l’ensemble c’est roulant .. sauf si on suit le GPS qui au rond-point de Mumbwa vous dit d’aller tout droit. Là c’est beaucoup moi drôle, piste complètement ravinée alors que si au rond-point on prend à gauche on reste sur le macadam. Ravitaillement essence à Mumbwa. Ensuite macadam jusqu’à l’entrée du parc. Piste correct à moyennement défoncé jusqu’au Kafwala Rapids Camp. On est arrivée vers 15h30 Nuit en chalet (pas prévu, ce fut la bonne surprise) Endroit magnifique, si vous donnez vos aliments ils se feront un plaisir de vous faire la cuisine. Possibilité de faire une croisière d’un soir sur la rivière Kafue … qui en fait est un fleuve très large à cet endroit. Un coup de cœur également.
16 août – Kafue NP – 230 kms Busangas Plains – 115 kms / 3h30 de piste Le lodge nous a laissé partir à 4h du matin pour pouvoir être de bonne heure sur place. Pistes pas forcément évidentes lorsqu’on arrive aux Busangas avec de « sérieux » bumps Nuit idem.
17 août – Kafue NP – 190 kms De Kafwala à Kaing U Nuit en Camping à Kaing U Possibilité de faire une croisière … sauf quand on y était car il y avait des américains qui monopolisaient le lodge. Les animaux sont de l’autre côté de la rivière par rapport au lodge, donc peu d’intérêt de faire un tour en 4x4, il faut avoir un bateau disponible pour traverser ou alors arriver par l’autre rive et y laisser le 4x4. Les gens du lodge viennent vous chercher, mais dans ce cas comment camper ???. Nous n’avons pas apprécié l’accueil, on a très bien senti qu’���on était « que » campeurs. L’emplacement de camping est bien agencé mais comme on est entouré d’arbres il n’y a plus ce sentiment d’immensité qu’on a ressenti ailleurs. Nuit idem.
18 août – Kafue à Livingstone – 480 kms 11 heures avec les arrêts. Là il faut savoir par où passer car les pistes peuvent être en réalité des routes et des routes des pistes … De Kaing U revenir par la petite piste pas facile pour rejoindre la route de Itezhi-Tezhi Road. Ensuite descendre sur la piste (qui longe la route) jusqu’à Itezhi, où il y a une possibilité de refaire le plein un peu au sud de du pont. Ensuite il faut longer la rive nord de la Kafue jusqu’à 10 kms environ à l’Est de Shimbizi. Là il y a un bac qui permet de traverser le rivière. Ensuite quelque kms de bumb, très bump (marécage séché) et tout d’un coup un peu avant Namwata du macadam tout beau … et on en aura jusqu’à Livingstone. Ce qui fait, alors qu’on avait prévu un stop, on a continué jusqu’à Livingstone où nous sommes arrivé vers 18 h. Nuit au Maramba River Lodge, mais cette fois en camping. On a trouvé le camping très bien et très peu fréquenté. Si vous prenez les emplacements E, F, G, … vous serez à la lisière du camp bien isolé des autres. Le diner au lodge est très bien.
19 août – Livingstone Survol des chutes en hélicoptère avec United Air Charter. Je crois que nous avons payé entre 130 et 160 $ par personne je crois pour un ¼ heure. Ils sont venus nous chercher au Lodge. Nuit idem.
20 août – retour Restitution du 4x4 à l’aéroport avant d’embarquer sur la SAA
Si vous voyez un point que vous souhaitez que j’aborde n’hésitez pas à demander c’est avec plaisir que je parlerais d’une région qui m’a énormément plu .. POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ...
Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ... Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
La genèse
Suite à une agréable rencontre en janvier 2015 avec des amis de Voyage Forum (Pierre, Eric, Jean-Luc, Julie, Vincent, Marie-Gabrielle et Yves) le virus m’a repris … on veut retourner en Afrique Australe. On voudrait en profiter pour faire un voyage long, du moins pour nous, donc au moins 3 semaines … au final il fera même 3.5 semaines, donc obligatoirement en juillet/août. Seulement voilà, Valérie ne veut pas retourner en Afrique Australe s’il fait froid, elle trouve qu’on a eu trop froid au Botswana en 2012 !. C’est Pierre qui me trouve la solution « va donc au nord du Zambèze il y fait nettement moins froid ! ». Je sors la carte, la Zambie ok, ça a l’air top ! … et pourquoi pas un peu de Zimbabwe. Je lance une discussion sur VF et grâce à mes amis on construit petit à petit un itinéraire sympa. J’en profite pour alimenter la discussion avec toutes les infos que j’ai pu glaner. C’est au court de cette discussion que le 19 mars 2015, date à marquer d’une pierre blanche, que je reçois un message de Mayrig (qu’on avait vu lors de la rencontre chez Eric) : « si on peut faire un bout de chemin ensemble, ce serait avec plaisir » … GENIAL … de connaissances ils deviendront des amis et ensemble nous avons préparé ce grand voyage, le « un bout de chemin » c’est transformé en 3.5 semaines de voyageJ.
Se rajouterons deux amis, attirés par les belles photos et le dépaysement de l’Afrique Australe. Un avantage, c’est qu’on sera 2 4x4, ce qui est beaucoup plus sécurisant vu qu’on ne sera pas directement sur des « autoroutes touristiques ». Un autre avantage c’est que les frais seront divisés par 6, cela nous a permis de louer, dès que c’était possible, des camp exclusifs (à Hwange et à Mana Pool). Et un troisième … nous serons deux pour préparer le voyage et c’est un grand plaisir que de partager ainsi une préparation, les idées rebondissant de l’un à l’autre. Et un quatrième … que c’est agréable de partager avec d’autres ces moments uniques …
Les véhicules Pour Marie-Gabrielle et Yves c’est simple, ils ont un 4x4 en Afrique Australe qui les attend à Maun. C’est un magnifique Defender (mon rêveJ) tout équipé avec tentes au sol.
Pour ma part j’ai consulté Asco (avec qui on a l’habitude de travailler), Hemingway basé à Livingstone et très bien réputé et Bushlore en Afrique du Sud. Au final on a retenu Bushlore. Financièrement ils étaient intéressant, d’autant plus que le Rand est très bas ce qui a fait une économie substantielle apr rapport à Hemingway. En plus chez n a choisi un Land Cruiser 79 alors que Hemingway n’a que des Hilux 2.5 D. Pourquoi pas de Defender me direz-vous, alors qu’on adore ce véhicule … personne n’a voulu nous le livrer si loin dans un pays avec peu d’infrastructure … parait que le Def n’est pas assez fiable !!!!.
Quelques semaines avant le voyage j’avais recontacté Clyde chez Bushlore pour lui rappeler qu’on sera loin et que ce serait bien qu’on ait un véhicule au top … mon message sera entendu puisque le LandCruiser accusera 6.000 kms lorsqu’on le prendra à Livingstone, ce qui est rien sachant qu’il a déjà dû venir de voyage Johannesburg. L’aménagement du véhicule est le meilleur que nous ayons eu (désolé Asco !) avec un très grand tiroir et des rangements bien pensés. Le seul hic c’est les tentes qui étaient anciennes et usées. Comme bien souvent les fermetures éclairs avaient du mal à passer les angles. Pour le reste rien à dire, on était content du véhicule et du service. Lorsque nous avons rendu la voiture il y avait quelques rayures, un pneu à plat et un projecteur arrière avec une vitre cassé, ils ne nous en ont pas tenu rigueur et rien réclamé. Point très important, bien vérifier que tous les papiers sont là pour le passage des différentes frontières !.
Ce n’est pas forcément tout simple vu qu’il y a autant de réglementation que de douaniers au Zimbabwe … et en Zambie ils ne sont pas en reste. Par exemple lorsque nous sommes revenus en Zambie la douanière a trouvé qu’il nous manquait un papier, alors qu’on était déjà en Zambie … Elle voulait un certificat du propriétaire nous autorisant à traverser la frontière avec son véhicule. Jusque-là ça semble normal et nous l’avions … de Bushlore … sauf que les véhicules sont acquis en crédit-bail donc in fine le propriétaire c’est Toyota Finance … et nous n’avions pas de papier de Toyota et d’ailleurs un tel papier n’existe pas et est impossible à avoir … inextricable. Du coup ça c’est réglé à l’Africaine … lentement, d’un bureau à l’autre, à chaque fois une petite attente et au fil du temps le papier semble être devenu de moins en moins indispensable et nous avons fini par avoir nos tampons sans avoir payé de bakchich ni rien fait de spécial … A chaque fois un « facilitateur » nous a choisis … on s’est laissé faire. Ils ont la technique pour court-circuité les files, savent à quel guichet aller et c’est de bonne guerre, du moment qu’ils restent raisonnable en commission et que ça se passe avec le sourire. Le premier a même voulu nous donner un reçu … bon on l’attend encore. De mémoire on leur a donné 10 ou 20 dollars à chaque passage. Au final on peut dire que les passages se sont bien passés mais nous ont à chaque fois coûté environ 1h30.
Voici ce que Julie nous avait communiqué concernant les passages de frontière :
Equipement spécifique pour la Zambie et le ZImbabwe Stickers réfléchissants (2 blancs de 60 mm x 50 mm à l’avant et 2 rouges de 60 mm x 50 mm à l’arrière) Extincteur homologué de 1,5kg 2 triangles
Le loueur doit te fournir pour un véhicule immatriculé en dehors de la Zambie et du ZImbabwe : Les papiers du véhicule Une lettre d'autorisation de circuler en Zambie et au Zimbabwe Le TIP pour la Zambie La facture de la road tax zambienne Le papier de l'assurance tierce au moins valable pour la Zambie La facture de la taxe carbone
A la frontière Zambienne Documents à présenter Passeport avec une validité de plus de 6 mois et 2 pages vierges Permis original accompagné d’un permis de conduire international Autorisation du loueur de circuler dans les pays où vous souhaitez vous rendre Papiers du véhicule Assurance tierce si obligatoire dans le pays traversé (cette assurance peut être achetée aux frontières)
Documents à obtenir au poste Visa individuel Permis temporaire d’importation du véhicule mentionnant le numéro de châssis et le numéro du moteur (pense à vérifier où se situent ces numéros dans le véhicule au moment de la remise de la voiture, ça peut aider si la police fait un contrôle, ce qui arrive rarement) Facture des taxes payées (taxe carbone, droit de passage …) Assurance tierce si non obtenue au préalable
Formalités pour les véhicules entrant en Zambie TIP (Temporary Import Permit) Road Toll : 20 USD pour un véhicule sud-africain, valide 1 an Assurance : 260 ZMW pour 1 mois ou 400 ZMW pour 3 mois (peut se négocier ;-) ) Taxe Carbone : 150 ZMW pour un 4×4, due à chaque entrée Kazungula District Council : 30 ZMW pour le Motor Vehicule Levy, (sans doute demandé uniquement au poste de Kazungula)
Au final le passage au Zimbabwe nous avait coûté 165 $ pour nous 4 et le véhicule. A l’aéroport de Livingstone ils n’avaient pas de visas commun Zimbabwe / Zambie. Le retour en Zambie : 40$, nous avions déjà des visas à entrées multiples pris à l’aéroport de Livingstone à notre arrivée. Dans ce prix il y a la road taxe qui nous a permis de ne pas avoir à payer le péage « autoroutier » que nous avons croisé vers Lusaka.
Au niveau pratique
Réservation Nous avons transité par Bushlore, ce qui est pratique car on peut facilement faire un virement en AFS (contrairement au Zimbabwe qui est sur blacklist) et tout payer en une fois. Néanmoins ça n’a pas été de tout repos car Nicole chez Bushlore n’est pas très à l’aise avec les chiffres. Normalement au courant de 2016 Zimpark (organisme officiel de réservation des parcs au Zimbabwe) met en place un système de booking sur internet.
L'itinéraire 29 juillet - Livingstone Course au Shoprite, bien achalandé +++ Stations-service Nuit Maramba River Lodge en « bungalow » - chambre correct sans plus Localisation et lodge bien, bungalow correct, repas bien Réservé à l’avance par internet.
30 juillet – Hwange - 260 kms Passage de frontière (165 $ pour nous 4 et la voiture) et courses côté Zimbabwéen à Victoria Falls pour acheter ce qui risquait de ne pas passer la frontière. Le supermarché de Vic est encore mieux achalandé que celui de Livingstone, mais plus cher. Route pour Hwange, macadam puis piste en bon état. A l’intérieur du parc les pistes sont aussi en bon état Particularité de Hwange, de magnifiques Hide pour contempler les animaux aux points de vue. Nuit à Sinamatella en camping, très bel endroit au bord de la falaise Repas au restaurant du camping
30 juillet – Hwange – 26 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Masuma Dam Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – exceptionnel. Avec vu sur le waterhole etoutetout
31 juillet – Hwange – 146 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Ngweshla Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – très beau également, en revanche on ne voit le waterhole.
1 août – Hwange à Mlibilizi – 190 kms … si on y va directement Déjeuner et ravitaillement essence à Main Camp Route en très bon état Nuit initialement prévu au Manzini Lodge, qui en fait a fermé. On a fini au Mlibizi Resort, où nous avons loué deux chalets. Bel endroit au bord du lac Kariba. Ils ne servent pas à manger en revanche les chalets sont équipés.
2 août – Ferry sur le lac Kariba – 22 heures de bateau On dort sur le ferry, il y a des matelas. La nourriture très bonne est incluse dans le prix. Attention il n’y a que 3 emplacements pour des voitures surélevé, sinon il faut déposer tout ce qu’il y a sur le toit. En tout le ferry peut contenir 12 voitures et 72 personnes. Départ à 9h et arrivée le lendemain à 7h
3 août – Kariba à Mana Pool – 173 kms Ravitaillement essence + course à Kariba (avec du choix) Route jusqu’à Marongora où il y a l’office du parc. Paiement et remplissage de registresss Puis piste en bon état jusqu’à la gate de Nyakasikane Puis re-piste correct jusqu’à Nyamepi ranger Office Nuit à BBC Exclusive Camp. Emplacement privatif … il n’y a que nous et … et … beaucoup d’animaux autour de nous. Exceptionnel, impossible de faire 50 mètres sans devoir contourner un éléphant, un Impala, le tout sous les rires des hippos.
4 août – Mana Pool Divagation dans le parc Pistes en bon état Nuit à BBC Exclusive Camp. 5 août – Mana Pool – 20 kms Divagation dans le parc Nuit à Nkupe Exclusive Camp … très bel endroit, plus isolé que BBC mais moins « giboyeux »
6 août – Mana Pool – 60 kms Divagation dans le parc Pistes en bon état sans rien de particulier, la partie finale à partir de la piste principale est déjà plus « hard ». Nuit à Chitake 2 Exclusive Camp … exceptionnel, là vous êtes réellement seul, il n’y a que vous à 50 kms à la ronde. Le point d’eau est une résurgence dans un canyon. Certainement un des endroits les plus « hors normes » où nous ayons été. C’est ici que le matin on a assisté à une « charge » de buffle depuis la rive du canyon jusqu’au fond pour venir boire
7 août – Mana Pool – Bridge Camp – 404 kms Départ vers 7h Attention prendre de l’essence AVANT de passer la frontière, côté Zimbabwéens, car de l’autre côté il n’y a rien. Nous avons dû attendre d’être sur la Great East Road. Passage de frontière à Chirundu – 1h30 Ensuite on a tourné à droite vers Lower Zambezi pour emprunter la Leopard Road Là niveau piste c’est déjà nettement plus costaud, très peu fréquenté (il vaut mieux qu’il ne vous arrive rien), piste pas entretenue avec des ornières très profondes et quelques montées sérieuses. Du moment où on quitte la route de Lower Zambezi jusqu’à Chwonge il y a 103 kms, on mettra presque 4 heures. Ensuite belle route goudronnée jusqu’à Bridge Camp où nous arriverons vers 19 h Nuit en chalet au Bridge Camp, correct. Repas sur place correct également. Le patron est un blanc …
8 août – Bridge Camp à South Luangwa – 481 kms Stop à Chipata pour déjeuner + ravitaillement + essence Fruit et légumes … il y en a plein à vendre le long de la route Route goudronnée jusqu’à Chipata De Chipata très bonne piste (ou goudron) jusqu’à South Luangwa, de mémoire 2h30. Il y a une station-service et un petit shop. C’est touristique. Attention la station n’est pas toujours approvisionnée, dans ce cas aucun plan B. Nuit à Wildlife Camp, bien placé le long de la rivière, en tente sur le toit. C’est déjà un grand camping où il peut y avoir des groupes. Repas correct dans le restaurant du camp.
9 août – South Luangwa – 32 kms sans les divagations Secteur Mfuwe le matin Après-midi secteur Nsefu Nuit au Zikomo Lodge qui a 4 emplacements de camping. Nous avons particulièrement apprécié l’accueil qui n’a pas fait de différence entre clients « en dur » et campeurs (cocktail d’accueil, piscine, ..) Repas restaurant sur place bien. Un de nos coups de cœurs. En revanche c’est assez loin de la piste principale et elle n’est pas trop roulante. A privilégier pour visiter Nsefu d’autant plus qu’ils ont un passage privé pour accéder à cette partie du parc.
10 août – South Luangwa – 32 kms Visite Nsefu secteur Nuit à Wildlife Camp.
11 août – South Luangwa – Muntinondo – 223 kms Départ vers 7h – arrivée à Muntinondo vers 16 h Plein au village de South Luangwa La M5 qui traverse SL a quelques passages très très raides, encore plus que la Leopard Road, mais sans les ornières. C’est aussi du très costaud. Celle-là et la Leopard Road sont les deux pistes les plus costauds et longues qu’on ait fait. Beaucoup plus qu’en Namibie où ce ne sont que quelques passages qui sont raides. Un autre élément c’est la présence en nombre des mouches Tsé Tsé lorsqu’on commence à monter l’escarpement, on a croisé les doigts et on s’est retenu pour ne pas avoir à sortir, elles étaient des centaines à nous tourner autour et profiter du capot de la voiture comme transport en commun. Nuit Muntinondo Wilderness Lodge en chalet (ils n’en ont que 4). Repas restaurant sur place … exceptionnel aussi bien pour la beauté des lieux que la qualité des prestations. Ils ont aussi un camping.
12 août – Muntinondo à Bangwelu – 150 kms Piste d’accès très fatigante entre bumps et sable. Il y a des habitations dispersées sur les 30 derniers kms. Le Shoebill Camp est fermé depuis juin 2016 … peut-être un nouveau campement mais pour le moment on n’a rien vu. Nuit au Nsobe Community Camp. Très bien, pas d’emplacements délimités, ils vous installent sous un arbre. On a de la place …. Possibilité d’organiser une excursion « Shoebill », il suffit de le demander au gardien. Août n’est pas la bonne saison pour voir les becs-en-sabots … mais nous aurons la chance d‘en voir un.
13 août – Bangwelu à Kundalila Falls – 184 kms Excursion Shoebill retour vers 11h Toujours cette même piste fatigante. A la gate de Bangwelu nous avons pris à droite vers Waka Waka. Stop à Waka Waka pour déjeuner. Le camp semble désaffecté, énormément de mouches, désagréable. Au moment de partir un gars passe et réclame de l’argent pour avoir pique-niqué sur place (de mémoire 20 $) !!! .. dire qu’on avait prévu de s’arrêter ici pour profiter du lac et passer la nuit. Du coup on a repris la voiture avec comme objectif Kundalila Falls. Toujours cette même mauvaise, très mauvaise piste. Dire qu’elle est en « blanc » sur la carte, il y en a en « pointillé » qui sont en bien meilleur état. Une fois sur la Great East Road macadam puis une très bonne piste jusqu’à Kundalila. Nous arriverons vers 17h30. Le camp est en fait le parking de la journée endroit bof !.
14 août – Kundalila Falls à Fringilla Farm – 427 kms Macadam tout du long. Pour l’essence il y a régulièrement des stations et des villes avec des supermarchés (Serenje, Mkushi, Kapiri, Kabwe) Nuit Fringilla Farm réputé pour la viande … ne fait c’est surtout les saucisses leur spécialité, et elle est excellente. Fringilla est un gros centre de vacances (à l’échelle de la Zambie). Nous avons pris des chambres, on y a bien dormi, mais sans charme particulier
15 août – Fringilla Farm à Kafue NP – 307 kms Retour en arrière jusqu’à Landless Corner. Macadam presque tout du long. Parfois on longe le macadam sans avoir le droit d’aller dessus … mais dans l’ensemble c’est roulant .. sauf si on suit le GPS qui au rond-point de Mumbwa vous dit d’aller tout droit. Là c’est beaucoup moi drôle, piste complètement ravinée alors que si au rond-point on prend à gauche on reste sur le macadam. Ravitaillement essence à Mumbwa. Ensuite macadam jusqu’à l’entrée du parc. Piste correct à moyennement défoncé jusqu’au Kafwala Rapids Camp. On est arrivée vers 15h30 Nuit en chalet (pas prévu, ce fut la bonne surprise) Endroit magnifique, si vous donnez vos aliments ils se feront un plaisir de vous faire la cuisine. Possibilité de faire une croisière d’un soir sur la rivière Kafue … qui en fait est un fleuve très large à cet endroit. Un coup de cœur également.
16 août – Kafue NP – 230 kms Busangas Plains – 115 kms / 3h30 de piste Le lodge nous a laissé partir à 4h du matin pour pouvoir être de bonne heure sur place. Pistes pas forcément évidentes lorsqu’on arrive aux Busangas avec de « sérieux » bumps Nuit idem.
17 août – Kafue NP – 190 kms De Kafwala à Kaing U Nuit en Camping à Kaing U Possibilité de faire une croisière … sauf quand on y était car il y avait des américains qui monopolisaient le lodge. Les animaux sont de l’autre côté de la rivière par rapport au lodge, donc peu d’intérêt de faire un tour en 4x4, il faut avoir un bateau disponible pour traverser ou alors arriver par l’autre rive et y laisser le 4x4. Les gens du lodge viennent vous chercher, mais dans ce cas comment camper ???. Nous n’avons pas apprécié l’accueil, on a très bien senti qu’���on était « que » campeurs. L’emplacement de camping est bien agencé mais comme on est entouré d’arbres il n’y a plus ce sentiment d’immensité qu’on a ressenti ailleurs. Nuit idem.
18 août – Kafue à Livingstone – 480 kms 11 heures avec les arrêts. Là il faut savoir par où passer car les pistes peuvent être en réalité des routes et des routes des pistes … De Kaing U revenir par la petite piste pas facile pour rejoindre la route de Itezhi-Tezhi Road. Ensuite descendre sur la piste (qui longe la route) jusqu’à Itezhi, où il y a une possibilité de refaire le plein un peu au sud de du pont. Ensuite il faut longer la rive nord de la Kafue jusqu’à 10 kms environ à l’Est de Shimbizi. Là il y a un bac qui permet de traverser le rivière. Ensuite quelque kms de bumb, très bump (marécage séché) et tout d’un coup un peu avant Namwata du macadam tout beau … et on en aura jusqu’à Livingstone. Ce qui fait, alors qu’on avait prévu un stop, on a continué jusqu’à Livingstone où nous sommes arrivé vers 18 h. Nuit au Maramba River Lodge, mais cette fois en camping. On a trouvé le camping très bien et très peu fréquenté. Si vous prenez les emplacements E, F, G, … vous serez à la lisière du camp bien isolé des autres. Le diner au lodge est très bien.
19 août – Livingstone Survol des chutes en hélicoptère avec United Air Charter. Je crois que nous avons payé entre 130 et 160 $ par personne je crois pour un ¼ heure. Ils sont venus nous chercher au Lodge. Nuit idem.
20 août – retour Restitution du 4x4 à l’aéroport avant d’embarquer sur la SAA
Si vous voyez un point que vous souhaitez que j’aborde n’hésitez pas à demander c’est avec plaisir que je parlerais d’une région qui m’a énormément plu .. POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ...
Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus English translation pending
Carnet de route
Introduction :
Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées :
La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines.
La deuxième destination pré étudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains.
La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière.
Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :
La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
Préparation road trip Afrique australe en été English translation pending
Bonjour bonjour les passionnés, 🙂
Maintenant que j'ai terminé notre carnet sur l'Afrique du Sud et la Namibie je commence officiellement la préparation du prochain voyage. Youpiiiiiii 😎
J'ouvre donc cette discussion afin de recueillir le maximum de conseils, réflexions, et expériences. 🙂
Le Projet est un road trip entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie avec : - Arrivée à Joburg, et - Départ de CapeTown (Très important. 😇)
La Durée prévue est d'une cinquantaine de jours en Juillet et Aout 2017.
Le But est de découvrir les parcs du Bots, avec un nouveau style de camp et de parc, refaire un peu ce que nous avions fait et adoré en Namibie, Spitzkope, Swakopmund, Sossuvlei...bruler Sossus Oasis Camp avec leur propre essence... Nan je plaisante 😇 (Ou pas... 😏), visiter une autre Afrique du Sud et repasser par Oodtshoorn où j'avais fait mon stage en 2013 pour revoir quelques amis, et faire découvrir le coin à ma copine, Alison. Passer 2 mois de pur bonheur tout simplement... 🙂
Voici l'esquisse Programme :
J1 : Arrivée à Joburg Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J2 : Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J3 : Mokolodi Nature Reserve J4 : Mokolodi Nature Reserve J5 : Khama Rhino Sancturay J6 : Khama Rhino Sanctuary J7 : Central Kalahari Game Reserve - Deception J8 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 J9 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 (ou Kori ??) J10 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12 : Nxai Pan NP – South Camp J13 : Lekhubu Island J14 : Kasane - Senyati J15 : Kasane - Senyati J16 : Chobe NP – Mwandi View J17 : Chobe NP - Savuti J18 : Moremi Game Reserve - Dijara J19 : Moremi Game Reserve - Dijara J20 : Moremi Game Reserve – Xakanaxa (ou Third Bridge ??) J21 : Audi Camp J22 : Gobabis – Xain Quaz Camp J23 : Erindi Game Reserve – Elephant Camp J24 : Erindi Game Reserve - Elephant Camp J25 : Damaraland - Sptizkope J26 : Swakopmund J27 : Swakopmund J28 : Camp Gecko J29 : Sesriem Camp J30 : Sesriem Camp J31 : Klein Aus Vista J32 : Luderitz J33 : Luderitz J34 : Ritchersveld NP ? J35 : Namaqua NP J36 : Namaqua NP J37 : Cederberg J38 : Cederberg J39 : Tankwa Karoo NP J40 : Tankwa Karoo NP J41 : Karoo NP J42 : Karoo NP J43 : Karoo NP J44 : Oodtshoorn J45 : Oodtshoorn J46 : Hermanus J47 : Hermanus J48 : Départ de Cape Town
La Carte pour y voir plus clair :
7330km de prévus. Moins que l'année dernière et avec deux semaines de plus.
Et voici maintenant les Questions : 😇
- Tout d'abord concernant le(s) véhicule(s), Pour des raisons économiques évidentes, j'avais pensé louer un 4x4 de Johannesburg à Maun puis une sedan à Maun pour le reste du voyage. Sur le papier ça semble rentable et plutôt réalisable mais je ne me rends pas bien compte de ce qu'il en est en pratique. Quelqu'un a déjà fait ce genre de double location ? Pour la location de 4x4 quel loueur me conseillez/déconseillez vous ? Faut il s'y prendre longtemps en avance ?
- La "deuxième" question concerne donc logiquement "le reste du voyage" et en particulier le Ritchersveld, le Cederberg le Tankwa et le Karoo. Le Ritchersveld n'étant accessible qu'en 4x4, quelle alternative y a t'il entre Ludertiz et le Namaqua ? 😐 Avez vous déjà fait le Cederberg/Tankwa/Karoo en sedan ? ça donne quoi ?
- Deuxième aspect (en vrai c'est le premier mais bon... 😉) de voyage en "one way", le Billet d'avion Paris->Joburg/CT->Paris. Des retours ? des conseils ? 😊
- Et la question classique mais pas moins utile, concernant le programme de la partie Botsw, y a t'il des nuits/étapes que vous ajouteriez/enlèveriez ?
Merci beaucoup par avance à tout ceux qui m'aideront et accepteront de participer à cette préparation qui s'annonce loooooooooooooooooooongue. 😎 Après 9 mois de carnet, c'est parti pour 9 mois de prépa ! 9 mois pour chaque bébé ! 😇
Maintenant que j'ai terminé notre carnet sur l'Afrique du Sud et la Namibie je commence officiellement la préparation du prochain voyage. Youpiiiiiii 😎
J'ouvre donc cette discussion afin de recueillir le maximum de conseils, réflexions, et expériences. 🙂
Le Projet est un road trip entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie avec : - Arrivée à Joburg, et - Départ de CapeTown (Très important. 😇)
La Durée prévue est d'une cinquantaine de jours en Juillet et Aout 2017.
Le But est de découvrir les parcs du Bots, avec un nouveau style de camp et de parc, refaire un peu ce que nous avions fait et adoré en Namibie, Spitzkope, Swakopmund, Sossuvlei...bruler Sossus Oasis Camp avec leur propre essence... Nan je plaisante 😇 (Ou pas... 😏), visiter une autre Afrique du Sud et repasser par Oodtshoorn où j'avais fait mon stage en 2013 pour revoir quelques amis, et faire découvrir le coin à ma copine, Alison. Passer 2 mois de pur bonheur tout simplement... 🙂
Voici l'esquisse Programme :
J1 : Arrivée à Joburg Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J2 : Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J3 : Mokolodi Nature Reserve J4 : Mokolodi Nature Reserve J5 : Khama Rhino Sancturay J6 : Khama Rhino Sanctuary J7 : Central Kalahari Game Reserve - Deception J8 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 J9 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 (ou Kori ??) J10 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12 : Nxai Pan NP – South Camp J13 : Lekhubu Island J14 : Kasane - Senyati J15 : Kasane - Senyati J16 : Chobe NP – Mwandi View J17 : Chobe NP - Savuti J18 : Moremi Game Reserve - Dijara J19 : Moremi Game Reserve - Dijara J20 : Moremi Game Reserve – Xakanaxa (ou Third Bridge ??) J21 : Audi Camp J22 : Gobabis – Xain Quaz Camp J23 : Erindi Game Reserve – Elephant Camp J24 : Erindi Game Reserve - Elephant Camp J25 : Damaraland - Sptizkope J26 : Swakopmund J27 : Swakopmund J28 : Camp Gecko J29 : Sesriem Camp J30 : Sesriem Camp J31 : Klein Aus Vista J32 : Luderitz J33 : Luderitz J34 : Ritchersveld NP ? J35 : Namaqua NP J36 : Namaqua NP J37 : Cederberg J38 : Cederberg J39 : Tankwa Karoo NP J40 : Tankwa Karoo NP J41 : Karoo NP J42 : Karoo NP J43 : Karoo NP J44 : Oodtshoorn J45 : Oodtshoorn J46 : Hermanus J47 : Hermanus J48 : Départ de Cape Town
La Carte pour y voir plus clair :
7330km de prévus. Moins que l'année dernière et avec deux semaines de plus.Et voici maintenant les Questions : 😇
- Tout d'abord concernant le(s) véhicule(s), Pour des raisons économiques évidentes, j'avais pensé louer un 4x4 de Johannesburg à Maun puis une sedan à Maun pour le reste du voyage. Sur le papier ça semble rentable et plutôt réalisable mais je ne me rends pas bien compte de ce qu'il en est en pratique. Quelqu'un a déjà fait ce genre de double location ? Pour la location de 4x4 quel loueur me conseillez/déconseillez vous ? Faut il s'y prendre longtemps en avance ?
- La "deuxième" question concerne donc logiquement "le reste du voyage" et en particulier le Ritchersveld, le Cederberg le Tankwa et le Karoo. Le Ritchersveld n'étant accessible qu'en 4x4, quelle alternative y a t'il entre Ludertiz et le Namaqua ? 😐 Avez vous déjà fait le Cederberg/Tankwa/Karoo en sedan ? ça donne quoi ?
- Deuxième aspect (en vrai c'est le premier mais bon... 😉) de voyage en "one way", le Billet d'avion Paris->Joburg/CT->Paris. Des retours ? des conseils ? 😊
- Et la question classique mais pas moins utile, concernant le programme de la partie Botsw, y a t'il des nuits/étapes que vous ajouteriez/enlèveriez ?
Merci beaucoup par avance à tout ceux qui m'aideront et accepteront de participer à cette préparation qui s'annonce loooooooooooooooooooongue. 😎 Après 9 mois de carnet, c'est parti pour 9 mois de prépa ! 9 mois pour chaque bébé ! 😇
Road trip en Californie du 3 au 15 avril 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes 7 adultes et pré-adultes (c'est pour faire plaisir à nos ados) qui venons de réserver nos billets d'avions pour Los Angeles du 3 avril au 15 avril 2017. Nous souhaitons effectuer un roadtrip qui compte tenu de la briéveté du séjour ne pourra malheureusement pas aller jusqu'à San Francisco (sauf si vous avez une idée ?)
Dans cette optique et alors que nous n'avons réservé ni les hôtels ni la voiture, je vous soumets pour avis/propositions/idées/bon plan l'itinéraire envisagé ( ce dernier est classique car déjà plus ou moins effectué en circuit organisé avec ma femme il y a une dizaine d'années) :
3 avril : arrivée LAX à 16 heures et récupération de la voiture à l'aéroport (à ce sujet 709 euros GMC YUKON XL donné pour 8 places ... quelqu'un connait ? ou alors Van pour groupe ?)
4 avril : LA Studio Universal ... possibilité de caser qqchose le soir ?
5 avril : LA direction Las Vegas 446 km pour 4h12 ? sans les pauses ni les arrêts photos ... a priori un hôtel dans le strip pour pouvoir sortir à pied le soir et profiter du spectacles (une bonne adresse ? on pensait à l'Excalibur pour le coté Kitch !
6 avril : Las Vegas direction grand canyon 433 km pour 4 heures de voiture ... nuit sur place ou à proximité
7 avril : Grand canyon - Flagstaff- Monument Valley (370 km) au "Four corners inn" ?
8 avril : Monument Valley direction Lake Powell (277 km)
9 avril : Page -Bryce canyon (240 km) nuit sur place
10 avril : Bryce canyon - Zion (227 km)
11 avril : Zion- Redrock Canyon- vallée du Feu- Vallée de la mort (406 km) il me semble avoir lu qqchose au sujet d'une route fermée ?
12 avril : Vallée de la mort - Mammoth Lakes (324 km)
13 avril Mammoth Lakes- Yosemite (212 km)
14 avril Retour sur LA
15 avril : remise véhicule et départ en milieu de matinée pour Paris
Nous sommes donc plus que preneurs de vos remarques et de votre aide ...
Ainsi : - on se pose la question du pass pour les parcs qui est normalement valable pour la voiture et 4 adultes et gratuit pour les enfants de moins de 16 ans ... or notre fils a 16 ans ce qui fait donc 5 adultes ... faut-il s'arrêter à chaque entrée de parc our acheter l'entrée ? - pour la voiture, je pense prendre l'assurance complémentaire pour les bas de caisse, parebrise, et autres joyeusetés :) et donc plutot le faire auprès de la centrale que le jour de la prise de VL à LAX ?
Encore merci,
Minorel86
Nous sommes 7 adultes et pré-adultes (c'est pour faire plaisir à nos ados) qui venons de réserver nos billets d'avions pour Los Angeles du 3 avril au 15 avril 2017. Nous souhaitons effectuer un roadtrip qui compte tenu de la briéveté du séjour ne pourra malheureusement pas aller jusqu'à San Francisco (sauf si vous avez une idée ?)
Dans cette optique et alors que nous n'avons réservé ni les hôtels ni la voiture, je vous soumets pour avis/propositions/idées/bon plan l'itinéraire envisagé ( ce dernier est classique car déjà plus ou moins effectué en circuit organisé avec ma femme il y a une dizaine d'années) :
3 avril : arrivée LAX à 16 heures et récupération de la voiture à l'aéroport (à ce sujet 709 euros GMC YUKON XL donné pour 8 places ... quelqu'un connait ? ou alors Van pour groupe ?)
4 avril : LA Studio Universal ... possibilité de caser qqchose le soir ?
5 avril : LA direction Las Vegas 446 km pour 4h12 ? sans les pauses ni les arrêts photos ... a priori un hôtel dans le strip pour pouvoir sortir à pied le soir et profiter du spectacles (une bonne adresse ? on pensait à l'Excalibur pour le coté Kitch !
6 avril : Las Vegas direction grand canyon 433 km pour 4 heures de voiture ... nuit sur place ou à proximité
7 avril : Grand canyon - Flagstaff- Monument Valley (370 km) au "Four corners inn" ?
8 avril : Monument Valley direction Lake Powell (277 km)
9 avril : Page -Bryce canyon (240 km) nuit sur place
10 avril : Bryce canyon - Zion (227 km)
11 avril : Zion- Redrock Canyon- vallée du Feu- Vallée de la mort (406 km) il me semble avoir lu qqchose au sujet d'une route fermée ?
12 avril : Vallée de la mort - Mammoth Lakes (324 km)
13 avril Mammoth Lakes- Yosemite (212 km)
14 avril Retour sur LA
15 avril : remise véhicule et départ en milieu de matinée pour Paris
Nous sommes donc plus que preneurs de vos remarques et de votre aide ...
Ainsi : - on se pose la question du pass pour les parcs qui est normalement valable pour la voiture et 4 adultes et gratuit pour les enfants de moins de 16 ans ... or notre fils a 16 ans ce qui fait donc 5 adultes ... faut-il s'arrêter à chaque entrée de parc our acheter l'entrée ? - pour la voiture, je pense prendre l'assurance complémentaire pour les bas de caisse, parebrise, et autres joyeusetés :) et donc plutot le faire auprès de la centrale que le jour de la prise de VL à LAX ?
Encore merci,
Minorel86
Comme un rêve! Divagations indiennes! (Chroniques d'un long voyage en 1990) English translation pending
Avant de m'installer en Thaïlande, j'ai parcouru le sous continent indien durant plus de dix ans. J'ai même vécu quelques années dans le sud de l'Inde, au Kérala, au bord de cette magnifique plage de Varkala. Dans cette rubrique, je reviendrais au gré de mes souvenirs (le temps déforme la réalité mais... L'imagination prend le relais ) sur cette période de ma vie, où anecdotes de voyages croustillantes et rencontres inoubliables ont été le lot quasi quotidien de ces aventures ! N'ayant plus de photos de cette épopée, cette rubrique sera illustrée de photographies de mon grand frère Didier, aficionados, disciple de l'Inde et qui m'a transmis très tôt cette passion, le virus de ce pays et de ses peuples magnifiques !Ce carnet de voyage datant des années 90 comporte une vingtaine d'épisodes. Si vous souhaitez lire ce récit de voyage tout de suite sans attendre la publication sur VF, je vous invite à découvrir la rubrique de mon blog www.jeffdepangkhan.com , "Comme un rêve, divagations indiennes" Ces récits sont aussi illustrés de nombreuses photos.
Dakha, Bangladesh ! (nov 91, Première partie).
« L’Asie … L’Inde … Mother India … »
Ce sont des noms, des lieux qui résonnaient dans ma petite tête d'adolescent et qui continuent bien des années plus tard à me soupirer de biens belles choses ! Plus jeune, une certaine littérature m'avait déjà mené vers ces destinations, racontant des histoires de voyages, de « voyage-voyage »... « Flash », « les chemins de Katmandou », même les saga d’Irène Frain et j'en passe . Après avoir lu ces livres et écouté certains de mes ainés revenant de ces terres mystiques, je n'avais fait alors qu'imaginer ce que pouvait être cette civilisation, ce monde unique que je pourrais assimiler plus tard à un astre à part entière au beau milieu de notre planète! j'allais continuer de grandir, de vieillir, mais par contre dans mon subconscient, tous ces rêves étaient bien ancrés et je n'attendais qu'un signe pour être prêt à les concrétiser, à les vivre un jour futur. Les années passaient et ce jour arriva où un ami me proposa : "- Dit donc Jeff, ne seriez-vous (je fus marié une première fois avec une femme française) pas intéressés de venir avec moi au Népal puis pourquoi pas, prolonger le « trip », toujours en ma compagnie (sous entendu si vous aviez du temps et de l'argent) jusqu'en Inde ?"
"- Quelle question ! Oui, trois fois oui !" Répondais-je, heureux .
Enfin le rêve devenait réalité !
J'avais grandi et j'avais commencé un travail lucratif (qui me permettrait d'ailleurs de vivre en ISAN plus tard jusqu'à aujourd'hui). Ce qui était un rêve d'adolescent, de voyager vers l'Asie, se présentait tel un cadeau ! En plus, mon ami avait déjà passé son examen de « premier voyage en Inde ». On avait donc notre parrain pour la découverte du pays des sadhus et autres gurus, que du bonheur ! J'avais beau en avoir rêver mais devant le fait accompli, j'avais dès lors une petite appréhension de partie loin, c’était la vraie première fois ! Les seuls voyages où je m’étais risqué, étant les Antilles (pour travailler, ce n’était pas la même chose, St Martin et Saint Barthélemy, Saint Barth... avec l'accent trainant comme il faut le dire quand on y est mais c'était loin d’être l'Asie , c'était un gros bout de France, coloré certes , mais la France tout de même ! J'avais aussi traversé du nord au sud l'Italie, le Portugal et le Maroc jusqu'à Tan Tan au volant d'un Ford Transit rallongé double essieu déglingué. On peut donc dire que ce n’était pas du tout la même chose que de se perdre le long du Gange ou de la rivière Yamuna ! Alors cette proposition, me permettrait de faire le grand saut vers l'inconnu, avec, n'oublions pas , un parrain qui atténuerait cette légère angoisse du premier grand et vrai voyage, du premier départ vers l'autre bout du globe!
Mon ami « nous » proposait de partir dans un premier temps au Népal pour faire du raft, puis un Trek... Nous sommes alors en 1991 et même si son voyage était organisé, c’était son premier en tant qu'organisateur et accompagnateur, cela était encore du « à peu près » mais j'entendais déjà les anciens sonner clairon et dire « plus facile que dans les années 70... ». Et c'était vrai, je n'aurais osé les contrarier, les vieux de la vieille ! pensais-je sur un ton légèrement moqueur, mais plein de respect et de gentillesse ! Mon ami, guide de rivière et de montagne (nous avons passé notre jeunesse tous les deux en Basse-Bretagne puis nous étions partis habiter et travailler au même endroit, dans les Hautes-Alpes) organisait donc son premier voyage et quelques clients potentiels avaient payé pour s’éclater (le sport, la nature... Etcétéra...), découvrir le Népal et pour palier à deux désistements, deux potes comme nous (moi et ma future ex), non sportifs mais motivés feraient bien l'affaire. Nous en étions ravis...On partait pour notre premier grand voyage, presque tout un hiver... Programme : Népal avec descente en raft de la rivière Trisuli puis Trek autour des Annapurna (un classique à entendre mon ami) avec un départ et une arrivée à Pokara puis retour à Katmandou, le groupe client partirait (ils avaient du travail et à peine un mois de vacances) et nous (mon ami, ma future ex et moi) irions en Inde...Nous rejoindrions Delhi puis irions marcher le long des sources du Gange en passant par Haridwar, Rishikesh, Devprayag , Rutraprayag et plus si nous le pouvions, jusqu'à l'une des sources du fleuve sacré si bien-sur, c’était possible . Ensuite, je rappelle que cela était un programme théorique, mon ami retournerait chercher sa famille (sa femme et ses deux petites filles) à Delhi . Nous, nous irions vers la mythique Bénarès (Varanasi ou l'ancienne Kashi en Sanskrit) et nous nous rejoindrions du coté de Konarak en Orissa, visiter un BABA/SADHU et « baptiser » la plus jeune des filles de mon ami . Konark, on peut le dire aussi ainsi, où se trouve un temple magnifique, le temple de Surya, le dieu Soleil, se trouvait juste après Bhubaneshwar et à 30 Kilomètres au nord de Puri, autre destination réputée « baba cool » par excellence ! Nous étions donc au début du mois de novembre 1991 sur les dalles de l’aérogare de Roissy pour nous envoler vers Katmandou via Dakha au Bangladesh grâce à la compagnie Biman airlines, la compagnie aérienne de l’état du Bangladesh ! Je n'avais pris l'avion qu'à quelques reprises et cet avion qui s’avérait être un DC 10 (je crois, si je me souviens bien) me parut tout à fait en bon état de voler. Je ne me souviens d'aucune appréhension durant le vol , par contre je me rappelle des hôtesses vêtues de magnifique sari, elles etaient d'une beauté inoubliable, je me rappelle aussi qu'avant d'atterrir sur le tarmac de la capitale de l'ancien Pakistan oriental, nous avons fait de nombreux stop and go, à gogo d'ailleurs l'avion arrivait d'Angleterre, transitait donc par Paris, nous nous arrêterions à Ankara, puis l'Iran(je crois ou le Pakistan tout court) et enfin le Bangladesh ! ( je ne sais pas si l'avion continuait vers l'est mais qu'il fasse le tour du monde ne m'aurait pas étonné!). À Dakha, nous devions attendre trois heures et hop... repartir vers Katmandou dans un autre avion...Une petite escale en quelque sorte. Cela ne s'est pas du tout passer comme c'était prévu. L'avion pour le Népal était beaucoup plus petit que l'avion avec lequel nous venions de traverser une partie du globe . Un bus pourri (vraiment pourri de marque TATA) nous attendait en bas de l'escalier-passerelle de l'avion pour nous emmener devant les portes de l’aérogare à ...50 mètres. Nous fûmes invités dans le restaurant tout neuf de l’aéroport, lui-même flambant neuf, enfin de caractère moderne, dirons-nous . Par rapport à Roissy (mais à l’époque, je ne connaissais que celui-ci comme aéroport international), l’activité était plutôt calme, en fait elle était totalement inexistante . Un seul petit avion était à coté du gros que nous venions de quitter. C’était notre avion pour la capitale népalaise. On nous installait donc au restaurant avec vue sur les pistes (la piste) et on nous servit à manger (encore...), puis les heures défilèrent et nous avions théoriquement raté notre correspondance pour Katmandou ! Au bout d'un certain temps, un petit mec rondouillard et moustachu, un visage surmonté de cheveux crépus d'un noir profond, affublé de Rayban et d'une chemise au couleur de la compagnie d'aviation locale vint et commença à nous expliquer que nous ne pourrions pas tous monter dans l'avion en partance pour le Népal. Il fallait qu'une partie d'entre nous se résigne à rester une nuit à Dakha. Cela sonnait moins bien que « ONE NIGHT IN BANGKOK », mais pour nous et mon ami, ce n'était pas problématique et même le groupe n'y voyait pas d’inconvénient. Pour nous, nous étions là pour trois mois tout de même, alors un jour de plus ou de moins... Le reste du groupe était là pour seulement trois à quatre semaines, ce départ différé d'une journée revint comme un reproche dans leur bouche vers la fin du voyage. Certains personnages du groupe (toujours les mêmes chieurs mais on le verrait plus tard) manqueraient de temps pour finir correctement soit disant leur « expédition » ! Dans ces moments où l' on demande à certains de « sacrifier » de leur temps (vous rendez vous compte, aller une nuit à l’hôtel tous frais payés) pour d'autres qui en ont encore moins, on commence à entrevoir ce qu'est l’humanité, même celle qui se veut «cool- cool » parce qu'elle part en Asie ! Mais ces considérations vont vite nous apparaître bien futile, à comparer avec ce que nous allions vivre ! Nous nous sommes donc retrouvés une petite centaine (tout de même) à devoir passer la nuit à Dakha. Le petit homme grassouillet aux cheveux crépus et porteur de Rayban qui apparemment ce jour là, était le chef de la compagnie, du moins s'en donnait l'allure, nous invita à retourner sur le tarmac (à pied du coup) sous les ailes de l'avion, récupérer nos bagages, ce que nous fîmes dans un joyeux bordel... On était au Bangladesh et cette désorganisation était normale à en entendre certains !(les mêmes personnes arrogantes que l'on croise trop souvent dans le monde entier montrant leur supériorité évidente de citoyens issus d'anciennes puissances coloniales). On voulut réintégrer l’aérogare et là, le petit gros à moustache qui commençait à transpirer comme une bête, nous demanda nos passeports : « no visa , no visa », après hésitation, on les lui donna et on nous fit grimper dans deux bus TATA (en fait, un de ces bus était le même avec qui nous avions parcouru les 50 mètres de l'avion à l’entrée de l’aéroport quelques heures auparavant) qui me parurent en piteux état, vibrant de partout, sans vitre (je remarquerais plus tard que tous les bus, à l’époque, n'avait pas de vitre) mais par contre ces ouvertures étaient ornées de grilles, ce qui donnaient aux bus une allure de fourgons cellulaires. On nous dit aussi de prendre nos sacs avec nous, dans les soutes du bus ce n’était pas possible ! (les coffres, soit ne s'ouvraient plus ou un fois ouverts ne fermeraient plus, donc tous les sacs dans la carlingue...avec nous) Je rappelle que nous partions en expédition avec un rafting, des pagaies, deux « airboat » (canoë biplace gonflable), des casques, des rations de survie et puis nos énormes sacs à dos remplis de plus de la moitié de choses inutiles , enfin qui s’avèreraient inutiles mais qui au moment de confectionner ces fameux sacs nous paraissaient alors primordiales voire essentielles. L’européen riche, même moins riche, disons l'occidental qui voyage et qui va vers l'inconnu, a besoin de voyager avec un peu de la sécurité de sa terre natale qui alors se matérialise par le cumul de biens inutiles entassés dans son sac. Enfin, les deux bus partirent dans un bruit fracassant, chaque vitesse passée craquait et paraissait totalement grippée (je venais de passer mon permis transport en commun, alors je regardais tout ça en expert... Quel français je faisais, des fois !). Enfin nous partions et nous allions traverser toute la ville avant de rejoindre l’hôtel où nous passerions la nuit.
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Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)
À Dakha !
Entre l’aéroport et le centre-ville nous avons commencé à traverser des Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)marécages en pagaille où un nombre incalculable de baraquements (enfin des taudis) flottaient tant bien que mal sur les eaux saumâtres. Beaucoup de monde se déplaçaient sur de petites barques, certains pêchaient, pour moi, les yeux grands ouverts voire totalement hallucinés, beaucoup d'autres autochtones avançaient vers des destinations aléatoires, mais ils semblaient pourtant savoir où aller ! Le long de la route où il n'y avait quasiment pas de voiture , il y avait un nombre insoupçonnable de piétons, un défilé continu d’êtres humains qui marchent et qui marchent encore ! Il y avait bien quelques bicyclettes mais très peu, ce n’était que des gens qui avançaient à pied dans tous les sens, prêts à plier sous d’énormes bardas... Si j'avais été un géant ou Dieu (ça va non !), j'aurais cru voir des fourmis.
Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devenait gigantesque (c'est fou comme cela peut marquer une foule qui marche vers on ne sait où?). Sur le bord de la route, les maisons de bric et de broc commençaient aussi à s’amonceler. Petit à petit, tous nous regardaient et semblaient se passer le mot : « des Sahibs, des faranguis », certains commençaient à courir pour tenter d’agripper les grilles des fenêtres d'un des deux bus qui formaient ce maigre convois. Sur la plateforme d’entrée du TATA bus, un policier, grand, costaud et moustachu (il s’avéra que la caractéristique de l'homme dans cette partie du monde était incontestablement de posséder de grosses moustaches noires), il était aussi équipé d'un long bambou d'un mètre environ et balayait l’entrée avec celui-ci pour dissuader certains de grimper dans les bus. Si par hasard, certains arrivaient à s'accrocher aux grilles, ils n'avaient pas le temps de tendre la main pour vous demander de l'argent car après avoir fait ce mouvement emblématique du mendiant, c'est-à-dire avec leur bras déplié et les bouts de doigts agglutinés les uns aux autres , faire ce mouvement de l'estomac vers la bouche, le grand flic moustachu affublé de Rayban (en Asie, le flic, enfin le fonctionnaire qui travaille en extérieur porte des lunettes foncés de préférence de marque ou copie (surtout copie) Rayban) avançait dans l’allée centrale et leur écrabouillait la main avec laquelle ils étaient accrochés aux grilles des fenêtres, alors en équilibre précaire sur le flan du bus, leurs doigts frêles lâchaient prise et ils tombaient sur le bas-coté ! Certains d'entre nous commencèrent à protester (dont moi) de tant de violence mais le petit gros à moustache de la compagnie qui nous avait accompagné nous expliqua que si le grand costaud moustachu en uniforme couleur moutarde délavé ne fracassait pas les doigts de ses concitoyens, notre bus ressemblerait vite à un essaim d'abeille ambulant. Devant tant de persuasion (en fait, on n'a pas beaucoup protesté, je crois, il faut dire la vérité), on se tut, subissant ce spectacle pitoyable, mais qu'est- ce que pouvait être notre mal être par rapport à ce que pouvaient vivre ces moribonds. On aurait dit qu'ils avaient fait exprès de mettre l’hôtel à l'autre bout de la ville pour que l'on puisse la traverser et que les autorités puissent montrer à la population que des touristes venaient aussi dans leur pays (ils ne savait pas que nous étions contraints et forcés)...Enfin nous avancions et les habitations se firent un peu plus en béton mais elles étaient toujours submergées de cabanes en tôle qui semblaient alors soutenir ces édifices. On avait tendance à penser que si on enlevait ces amas de tôles collés à ces bâtiments sales et cramoisis, qu'ils s’écrouleraient, c’était presque certain ! Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devint un tsunami de gens déambulant en sarong à carreaux et débardeurs Marcel, tous pieds nus mais toujours avec moustaches ! Les femmes étaient plus gracieuses avec leur sari ou leur Kurta, leur démarche était chaloupée car elles portaient pour beaucoup leur fardeau sur la tête, leurs bras servant à porter un gamin morveux en guenille mais malgré tout, cela rendait leur démarche altière. Je regardais ces « pedibus-jambus » qui nous observaient, nous occidentaux, assis là, dans notre bus, qui partiraient bientôt au Népal pour marcher dans la montagne ou participer au marathon de l'Himalaya (la moitié des passagers de l'avion était là pour cet événement), on payait des mille et des cent pour avoir le droit de marcher et autour de nous, tous ces gens qui marchaient sans arrêt pour essayer de gratter un maigre revenu journalier...
Malgré ces pensées, nous avancions encore et toujours et je remarquais à coté des marcheurs, des rickshaws et encore des rickshaws, multicolores, ornés de fleurs en plastique et arabesques. Cela semblait être le moyen de transport principal de cette capitale, pas de voitures, enfin très peu, pas de bus, pas de taxi, des piétons et des pousse-pousses, des trois roues dont de grands gaillards d'une maigreur effrayantes tentaient de faire avancer . Les gens qui y étaient installés étaient pour la plupart de grosses femmes avec enfants ou des hommes bien gros aussi (on me dit plus tard que lorsque l'on était riche sous ces latitudes, il était de bon ton d’être gros). Ces hommes, d'affaire surement, avait la particularité d’être entourer de marchandises en pagailles qui débordaient des banquettes de ces triporteurs. Des bêtes de somme, ils étaient ces gars à la peau sèche et ne recouvrant que leurs os ! Nous atteignîmes alors l’hôtel qui était le seul building avec celui qui se trouvait juste en face et appartenant à la compagnie aérienne Biman, qui avaient l'allure de bâtiments digne d'une capitale. Ils semblaient récents , étaient les seuls de plus ou moins 15 étages. Deux flèches montantes, ils ressemblaient à des joyaux entourés d'édifices noires de moisissures et de crasse semblant sortir d'une mousson perpétuelle. Personne ne les nettoyait au fil des saisons des pluies. Je pense (j'en suis sur) qu'ils avaient d'autres priorités , on ne pouvait les blâmer. On nous apprit que le Bangladesh avait subit au printemps dernier un raz de marée (un de plus) qui avait fait plus de un million de morts et depuis les survivants déferlaient sur la capitale, son lot de réfugiés arrivant des terres inondées bordant le golfe du Bengale. La misère débordait de partout et si nous aurions payés pour être voyeurs (nous l’étions malgré nous), nous en aurions eu pour notre fric ! Le futur démontrerait que pour ces populations, rien n'irait en s'arrangeant, au fur et à mesure des raz de marée et des inondations, ce peuple aurait la tête sous l'eau inexorablement ou devrait partir ailleurs. De futurs migrants en puissance...Nous nous approchions de Mother India mais en attendant, on nous avait installé dans un hôtel qui sentait le moisi (décidément) mais qui était à la norme d'une compagnie internationale d'aviation. Après nous avoir montré nos chambres, on nous proposa de manger (encore !) : « le tea time »...Manifestement, nous, les refoulés de l'avion pour le Népal, étions les seuls clients de l’hôtel. Après le gouter, rassasiés ( sans honte, peut-être, je ne me souviens pas), on voulut aller faire un tour en ville mais le petit gros à moustache et aux Raybans (décidément il était toujours là à nous surveiller) nous dit que « ce n'était pas POSSIBLE, no visa, no passport ». Il nous expliqua qu'il n' y avait pas de sécurité pour nous escorter (là, on a pensé qu'il exagérait, on n'était tout de même pas à Beyrouth ni à Bagdad, (c’était le dernier conflit armé de l’époque). Quelques tergiversations plus tard , il nous dit que nous pouvions y aller car en fait seulement nous et une autre dizaine de Faranguis semblaient vouloir visiter la capitale. Un grand costaud à moustache en uniforme moutarde délavé, équipé d'un long bambou nous accompagnerait (encore un garde, ils y tenaient !), peut-être était-ce d'ailleurs le même qui nous avait accompagné dans le bus nous menant de l'aéroport au centre-ville de Dhaka. A la réception, on nous changea des dollars en Taka, la monnaie locale ; notre groupe, nous étions neuf en tout se scinda en deux avec la ferme intention de larguer le Moustachu en uni...du moins pour un des deux petits groupes. Il eut beau nous expliquer que nous ne pouvions pas faire ça, nous l'avons tout de même fait! On a vite remarqué qu'avec notre argent nous ne pourrions rien acheter car il n'y avait désespérément rien à acheter, à la différence de l'Inde où nous irions plus tard que nous découvririons regorgeant de nourritures et de marchandises. Finalement, nous optâmes pour un tour de rickshaw ! Ce fut vite fait car il n'y avait rien à voir, à part une mosquée dont je me souviens qu'elle était quelconque, un marché de fringues où ils vendaient des sarongs à carreaux de teintes bleus ou mauves et pour le reste à part tourner en rond comme dans un manège au milieu d'une ville où les gens ne faisaient que marcher ou attendre sur le trottoir que le temps passe, il n'y avait rien ! Nos rickshaw wala (on appelle ainsi le conducteur de pousse-pousse) nous délestèrent de nos Taka (ils auraient préféré des dollars mais les billets verts étaient restés à l’hôtel) et sans qu'on leur dise quoi que soit, ils ne nous ramenèrent pas à notre point de départ, qui était loin de l’hôtel, mais directement à celui-ci ! Dakha était comme un village, enfin un énorme village, l'annonce d'une arrivée de touristes au seul hôtel international de la ville avait du faire son chemin ! (Nous saurions plus tard qu'il en était ainsi tous les jours avec les surbooking d'avions). En arrivant nous vîmes donc une énorme foule qui commençait à s’amonceler devant les grilles. Les « joueurs de bambous », les flics, s'en donnèrent à cœur joie pour nous laisser rentrer de nouveau dans notre confortable cocon à l'occidentale, ilot de richesse coincé au milieu de cette misère! On regrettera d’être sortie et d'avoir créer cette émeute qui finit par une bastonnade généralisée ! Ils n'avaient rien à perdre et quelques coups de bâtons n'étaient rien par rapport à leur vie ! Nous sommes donc revenus dans nos chambres et on nous demanda de descendre manger; il fallait toujours manger, mais c'était en fait pour faire passer le temps même si cela commençait à devenir indécent, nous suivions les instructions . L'organisation de la cuisine pour nourrir tout le monde laissa à désirer, nous n'avions pas faim de toute façon. Pour expliquer ce tâtonnement des cuisines, je mettais ça sur le compte que l’hôtel n'avait pas l'habitude de recevoir des délégations si importantes d'un seul coup. On se coucha rapidement car le lendemain on devait partir tôt. Nos consciences d'occidentaux non aguerris à cette misère (je ne pense pas que l'on puisse s'y habituer d'ailleurs) firent que l'on dormit très mal ! L'avion, on nous l'avait promis, partirait vers neuf heures. Après un petit déjeuner (… no comment...), on chargea nos « bagages à cinquante pour cent inutiles » et les « manipulateurs de matraques en bambous » firent une chorégraphie de plus pour dégager la masse de pauvres bougresses, c’était des femmes qui étaient en majorité ce matin là devant les grilles de l'hôtel, désormais accompagnées d'enfants bien-sur ; elles se mettaient le doigt dans l’œil en pensant que les moustachus en uniforme vert moutarde ne les taperaient pas ; Elles voulaient un petit peu d'argent ou quelque chose à manger. Me restant quelques Taka, je les donnais , enfin les jetais et un policier me regarda d'un sale œil, l’émeute grondait. En fait les femmes présentes étaient majoritairement des lépreuses, et très nombreuses marquées au visage de la petite vérole , cela m'avait marqué ! Cela n’empêcha pas la police de bastonner sec. Je regrettais tout de suite d'avoir donné l'espoir que je pouvais distribuer de l'argent à tous, j'avais fait la monnaie au comptoir(je n’étais pas le seul à avoir eu cette « brillante » idée) mais malgré tout cela s’avéra insuffisant. Enfin les bus purent sortir et nous nous regardions tous avec ce sentiments de colère, mélangé à de la honte ainsi que de la peur ; « pour faire court on s’était tapé les boules, mais grave ! » En plus, des petits malins connaissant le trajet du bus vers l’aéroport nous attendaient plus loin et prirent d’assaut notre bus, le premier des bus ayant réussit à accélérer pour s’extirper de cette masse de gens en guenilles. Putain ce qu'on était mal, le cul dans ce bus que nous pensions pourri, même si j’étais mince à l’époque mais je me sentais gras et redondant de l’intérieur...Le flic de bord eut beaucoup de mal à extirper toutes ces mains accrochées au bus, le chauffeur ne put s’arrêter pour l'aider, cela aurait été pire , d'autres gens auraient pu alors y grimper plus aisément...Et puis nous les faranguis, nous étions tétanisés ! Le dernier des mendiants fut trainé par les pieds le long du couloir de bus et éjecter sans ménagement. Plus personne parlait et n'osait se regarder. J'osais un regard vers l’arrière et fut soulager lorsque je vis que celui qui venait de « tomber » du bus à pleine vitesse se relevait, heureusement les bus TATA ne vont pas vite et avec les piétons, vaches, cochons, vélo , rickshaw, tous ces obstacles auraient empêché tout excès de vitesse. Enfin, je fus donc rassuré, notre cascadeur malgré lui s’était relevé et repartait en gueulant après le monde entier. Je pensais pour soulager ma conscience qu'il devait avoir l'habitude de ça , enfin il faut être con pour penser comme cela. C'est-à-dire penser que l'on peut s'habituer à ça ! Stupide! Après de nombreux voyages en Inde, je verrais hélas que j'avais raison ! On ne s'habitue pas, ni d’être pauvre, ni d’être voyeur !
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport, les bus allèrent directement sous les ailes de l'avions et on nous invita à déposer nos bagages à même le sol ! On nous rendit nos passeport et nous montâmes dans l'avion, ouf, on allait pouvoir partir au Népal et à entendre d'autres passagers « baroudeurs » de l'Asie, là bas c’était cool ! Mais Dakha existait aussi et nous y avions vu ce que les occidentaux ne veulent pas voir de l'Asie ou seulement s'ils sont des voyeurs ou des bons samaritains, enfin cela existe et on ne doit pas l'ignorer de toute manière ! On resta près de deux heures dans l'avion, il faisait chaud dans la carlingue et le petit gros à moustache au Rayban (il était de retour) nous dit que nous attendions une correspondance ! Eh oui, notre avion n’était pas plein! L'autre avion arriva et se plaça à cote de nous... Il arrivait apparemment d'Europe et déposa son lot de trekkeurs et de participants au marathon de l'Everest et nous, nous savions... Ils ne monteraient pas tous dans l'avion. Une partie, les plus « intransigeants » ceux qui n'ont jamais le temps, ceux qui veulent être toujours les premiers nous rejoindraient dans l'avion, les autres, plus discrets , iraient dans le centre ville de la capitale du Bangladesh pour offrir au seul hôtel international de l’époque, ses clients du jour, contraints et forcés dont certains démunis de passeport voudraient aller coûte que coûte se promener dans les rues sales et grouillantes de misère de cette ville où depuis lors je n'y ai plus jamais remis les pieds! L'avion décolla et trois heures plus tard nous survolions la capitale du Népal, Katmandou ! À suivre...
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DAKHA-KATMANDOU ! D'un cliché à l'autre !
On avait beau se déplacer dans les allées et coursives de l'avion, rien à faire, l’Himalaya restait invisible. On aurait aimé apercevoir ces montagnes magnifiques, surtout l'Everest, mais on se serait bien contenté d'un des sommets des autres montagnes au nom mythique que sont les Annapurnas ou bien le Daïlaugiri mais les nuages nous privèrent irrémédiablement de ce spectacle. La première fois que j'avais vu « La chaine de montagne », gigantesque et majestueuse fut lorsque deux jours auparavant survolant la vallée du Gange en direction de Dakha, certains avaient ouverts les volets des hublots au moment où le soleil pointait son nez en pleine face notre avion. Si on regardait vers l'avant, de biais, on remarquait une couleur jaune orangée vive et puissante, à notre perpendiculaire, le jour se levait et les cimes de l'Himalaya s'étaient offertes à nous ! Ce fut un moment inoubliable, les cimes enneigées, des dizaines et des dizaines de sommets prenaient une teinte jaune opaque sur fond de ciel encore mal réveillé. Tout le monde dormait et je m’étais déplacé, me rapprochant d'une femme d'un certain age qui observait, admirait le « show ». Je lui parlais et elle eut la gentillesse de me faire la présentation ! Un panorama époustouflant du Pakistan jusqu'au fin fond du Bouthan ! Eh bien, je crois bien que ce fut la seule et unique fois où j'ai réellement vu ces montagnes dans leur ensemble. Un jour, à Katmandou, une journée où il y avait eu du vent qui avait alors poussé les nuages, nous avions pu apercevoir l'Everest ! Il se retrouve quasiment toute l’année, la tête dans les nuages ! « Trop haut, trop grand » diront certains ! Lors du trek que nous ferions plus tard nous aurions l'occasion de s’émerveiller sur d'autres cimes mais l’Everest, on pouvait le dire alors :
« Rien à signaler ! » .
Ce jour là, au dessus de la capitale népalaise, après avoir fait des ronds dans l'air avec notre avion, l'horizon étant bouché, nous pouvions nous concentrées sur ce que nous voyions au sol. On vit des collines et des collines à perte de vue ornées d'habitations et puis notre ami nous montra la piste d’atterrissage de l’aéroport international de Katmandou. En l'apercevant en bas, je pouvais alors comprendre la raison, l'obligation de voler sur des avions de moyennes tailles sur cette ligne afin de nous permettre de rejoindre le sol sans encombre. La piste était coincée au milieu de petites montagnes et bloquée plein nord par le mur que représentaient les colosses de l'Himalaya ! Je n’étais pas encore aguerri aux voyages en avion et c'est sans être rassuré que nous avons tant bien que mal atterri sans encombre ! Après les souvenirs sont flous, un taxi qui comme tous les taxis du monde avait repéré ses bizuts de l'Asie et qui nous demanderait un prix exorbitant mais si on y repense, on en n'est pas mort, on en n'est pas moins riche, alors j’espère que cela aura rendu une famille heureuse ! Enfin là, n'est pas le propos !
En arrivant dans l’après-midi, nous étions attendus. Nous, je le rappelle, le groupe hétéroclite de semi sportifs et semi bringueurs invétérés ! Nous arrivâmes dans un hôtel moderne et récent dans un quartier « chic » de la capitale, un jeune népalais francophone et francophile nous accueillit et je me souviens, nous offrit notre premier « Namasté » : les mains jointes sur la poitrine, pointées vers le haut en s'inclinant vers nous légèrement . Nous lui rendîmes sans jamais savoir si nous avions bien opéré ce geste qui quelques années plus tard, en Thaïlande, je pratiquerais presque quotidiennement mais qu'on nommerait « Waï » ! Cet adolescent, Prabin, que je ne revis jamais, est désormais entre la France et le Népal. Jacques Baum, son mentor, est à l'origine de la maison du Népal à Gap, en France et de la promotion de ce pays pour un tourisme responsable. L’hôtel où nous arrivions étaient d'ailleurs une de ces premières réalisations en partenariat avec les autochtones, dans la capitale ! Nous avions donc un jour de retard sur « le programme » et notre journée prévue à arpenter la capitale, n'aurait pas lieu, nous devions partir le lendemain pour la « Trisuli river »...On s'installa donc dans notre chambre qui était loin d’être typique et nous sommes partis nous promener dans les ruelles étroites de Katmandou, l'envie de se muer au milieu de ce que nous pensions être « la vraie Asie » .
Une double artère traversait la vielle ville, de Durbar Square où les temples et palais de Rois oubliés trônaient pour rejoindre une route périphérique moderne où la circulation automobile était dense. Tout le long de ces deux coursives, il y avait des marchands qui étalaient à même le sol, leurs légumes, fruits et autres denrées essentiellement comestibles. C’était un gigantesque marché où se bousculaient des centaines de piétons, de chalands, pas forcement des touristes mais beaucoup d'habitants de la capitale en quête de leur repas du soir. Les maisons étaient toutes de bois, certaines ornées de sculptures, la plupart vermoulues et sales, pas vraiment sales mais comme moisies de ne pas voir le soleil qui devait atteindre le terre battue de la rue que très occasionnellement. Les maisons étaient tellement hautes et serrées les unes contre les autres (peut-être pour se réchauffer entre elles car il faisait vite très froid le soir, au mois de novembre à Katmandou) que le soleil avait donc peut de chance de s'imposer ! On remarquait, derrière les vendeurs de rues, des boutiques vendant toutes sortes de produits, de la quincaillerie à la pharmacie, ouvertes ou non mais qui étaient presque toutes en train de subir un grand nettoyage !
Un ménage de printemps en hiver, étrange, pour nous occidentaux !
Certains propriétaires repeignaient même les devantures, en bleu et blanc (ce ne devait être que les seules couleurs disponibles a l’époque, peut-être) je ne sus jamais, si cela avait une signification, la seule chose que l'on nous a dit est que c’était le début de la fête des lumières ! Ah Ah ! Diwalee(i) ou Dipawallee, l’équivalent de Loy Kratong en Thaïlande, le douzième mois lunaire, le « renouvellement du ciel », changement du thème astral, se laver de ses pêchés et j'en passe. Quelques personnes, le soir, installeront des bougies sur le pas de leur porte . C’était beau et grouillant mais nous avions déjà nos chaussures de marches et nos laines polaires comme des vrais, et je l'avoue que trop de chose à voir ne permettent pas de voir et comprendre ce que l'on voit.
J'avais déjà vu au soleil couchant des temples et encore des temples s'illuminer, certains minuscules d'autres très grands ; des stupas, imbriqués dans les habitations comme si les temples avaient été là avant que les gens n'y construisent leur maison, c’était d'ailleurs vraisemblablement le cas...Les gens bloquaient le passage des ruelles, se tenant à la queue leu leu, ils étaient, tous les cents, peut-être même tous les 50 mètres, ils attendaient leur tour pour déposer leurs offrandes à de multiples dieux qui les protègeraient soit du mal de dents (cela m'avait marqué, dans Durbar Square, des gens accrochaient des dents et bouts de dents pour surement garder celles qui étaient encore saines), du mal de ventre, le dieu qui vous promettrait de nombreuses naissances et j'en passe car Katmandou était truffé de plus de 4000 temples ! On rentra à l’hôtel avec plein de lumière dans les yeux, du bruits, beaucoup de bruits, des odeurs, certaines exécrables. Le lendemain, nous devrions se lever tôt pour rejoindre le départ de la rivière Trisuli. Nous reviendrons à Katmandou, à notre retour de la rivière mais aussi après notre trek mais aussi l’année suivante, cela était envoutant et il faut le dire, si nous voulions revenir, c’était pour essayer de comprendre pourquoi nous étions déjà fasciné par ce qui serait plus tard être une infime partie de ma passion de l'Asie, de l'Inde, qui venait de naitre en moi ! Envouter pour la vie, je l’étais ! Hier encore, dans les rues de Dakha, je n'avais vu que la misère, parce que je ne voulais voir que ça ! Et puis comme par magie, aujourd'hui, j’étais dans un rêve ! Dans les deux endroits rien n’était ni blanc ni noir, en y réfléchissant bien, comme toutes les premières fois, j'étais obnubilé tel un nouveau-né découvrant le monde, on ne voit, on ne ressent que ce que l'on veut voir ou nous montrer !
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Jusqu'à Pokhara ! (suite de "72 kilomètres en 8 heures")
Nos embarcations prêtent et notre gourbis chargés sur les bateaux, nous pouvions partir sur cette belle rivière, la Trisuli. Autour du pont, où notre bus nous avait déposé à notre arrivée de Katmandou, de nombreux curieux de plus en plus nombreux s’étaient amassés le long de la berge. Les villageois des alentours s’étaient donnés le mot "des "Saib" étaient arrivés dans le quartier!". Le soleil commençait déjà à disparaître derrière les pentes abruptes des montagnes encadrant le rivière. Le froid du à l'altitude s'était aussi invité ! Nous décidions de partir tout de même, oh, nous n'avons pas navigué bien longtemps, je ne m'en souviens pas très bien, mais nous nous arrêtions sur une petite plage que les crues successives de la rivière avaient surement façonné au fil des saisons. Nous montions le bivouac. Le long du chemin, en face de nous, des porteurs rentraient dans leur village et nous apercevions l'armoire tant protégée par son propriétaire, lors de notre montée de la capitale, elle grimpait sur les épaules de cet homme, tranquillement le long des pentes abruptes de la montagne ; les derniers rayons du soleil se reflétant dans son miroir préservé et intacte.
Juste au dessus de nous, des enfants approchèrent mais à distance respectable , craintifs. Plus nous montions nos tentes et nous préparions le feux pour le repas du soir, les curieux se faisaient de plus en plus nombreux. Ils s'asseyaient sur les talons, accroupis, ils prenaient le temps de nous observer. Les commentaires fusaient, ils rigolaient la plupart du temps, encombrés de nos équipements compliqués à assembler et à monter, on devait surement ressembler à des extra terrestres et méritions surement la raillerie. La pénombre gagnait. Les enfants, de moins en moins farouches, furent très vite dans le camp à regarder, toucher tout ce que nous avions à déballer le long de cette rivière.
Alors, un vieillard s'approcha, et nous fit comprendre par geste qu'il aimerait nous emmener dans son village un peu plus haut. Yann, mon ex-compagne et moi y allions, les autres restant au camp. Nous montions le long du chemin escarpé et rentrions dans un beau petit village où la population nous attendait, le reste des habitants venus à la rivière suivait le chef venu nous chercher un peu plus bas, telle une procession. Un autre homme arriva avec une ampoule dans les mains et l'enfila dans une douille qui pendouillait au bout d'un fil noué tant bien que mal à une poutre de l’avancée de toit de l'humble maison du chef. En fait, on nous expliqua que l’électricité avait été emmenée par des canadiens mais que ces gens, trop pauvres, avaient seulement les moyens de se payer une ampoule pour tout le village, alors ils se la passaient de maison en maison suivant les évènements ou leur besoin immédiat. Le reste des maisons étaient alors éclairées faiblement par de minuscule lampe à pétrole. La maison était simple et les gens habitaient avec leur bêtes dans la même pièce, juste séparés d'une cloison en bois. Un foyer pour cuisiner trônant au milieu de la pièce, le plafond était noir ébène, à l’étage, le fourrage pour les bêtes. La fumée de la combustion du bois servant à faire le feu avait recouvert toute la pièce d'un noir couleur charbon de bois, les maisons n’étant pas équipées de cheminée. D'ailleurs, j'ai le souvenir que tout le monde toussait fortement , leurs poumons largement et forcément encombrés de monoxyde de carbone. Les enfants, même très jeunes, fumaient déjà de grosses cigarettes roulées, style « tige de huit ». Un peu plus ou un peu moins de fumée dans les poumons ne devait pas faire, hélas, de différence pour eux. Nous apprendrions plus tard qu'au Népal, la population souffrait pour presque de dix pour cent d'entre elle, de tuberculose. La femme du chef du village nous offrit du lait de yak et un bout de fromage, une tomme excellente fait à base du même lait. Les suisses et leur savoir-faire étaient passés par là. On nous tendit aussi des bananes, petites et succulentes ; les villages à flanc de montagne permettaient, vue l'amplitude des différences d'altitude, de faire des cultures très différentes par un aménagement en terrasse, en bas du village, des bananes et du riz par exemple et en haut de celui-ci du blé et des pommes. Notre échange fut des plus simple, la barrière du langage faisant le reste. Des gestes, des sourires et une demande dans les yeux des villageois faisant la conversation . Le chef du village nous raccompagna et la nuit fut belle et calme, enfin presque, quelques singes ayant décidés de venir fouiner dans notre bardas. Le matin, quelques villageois vinrent nous apporter du thé, et des bananes. Ils nous regardaient ranger notre matériel, étonnés surement de la surabondance de celui-ci. Le chef vint nous saluer, il était le doyen et n'avait que quarante deux ans, on ne faisait pas long feu dans ces montagnes !
Je me rappelle de Yann, donnant quelques fournitures scolaires aux enfants. Est-ce que cela leur a servit ? Nous n’avions pas vue d’école ! Nous, occidentaux, pensions bien faire !
A la fraiche du petit matin, nous partions alors sur la rivière. Large et puissante avec très peu de profondeur, en novembre le froid de l'altitude avait stoppé la fonte des glaciers des hautes montagnes de l’Himalaya ! Nous frottions souvent sur un lit de galet descendus des montagnes et tapissant le fond de la Trisuli. Très vite, sur les rives, nous vîmes des hommes s'affairant autour de grandes marmites bouillonnantes. L'odeur ne cachait en rien que l'on s'adonnait à de la distillation d’alcool. En effet pour les fêtes de Diwali, les nombreux villageois s'occupaient à la fabrication de « la Roxi », sorte d'alcool de millet à déguster chaud ou tiède à peine sorti des alambics de fortune. A force de nous interpeller, nous nous arrêtions et partagions volontiers avec les hommes cet alcool pas trop fort, cela devait taper dans les trente degrés. Cela ne nous empêcha pas d’être très rapidement au niveau des bouilleurs de cru, c'est-a-dire « fin saoul ». En fait, plus nous descendions la rivière, plus les arrêts se firent fréquents et finalement nous finîmes en compagnie des derniers « fabricants » et des femmes venues laver leur linge qui nous emmenèrent allègrement dans leur village pour y passer la nuit. Le réveil fut douloureux dans nos têtes et plutôt vasouillard dans nos ventres mais remplit de joie, tellement ces gens étaient accueillant et gentils. Nous avions beaucoup de choses à apprendre en matière d'hospitalité.
Par la suite, les souvenirs sont flous puisque je me souviens d'un passage à Katmandou puis de la route vers Pokhara vers l’ouest. Une route défoncée en construction, à flanc de montagne, avec des chinois, déjà, comme maitre d’œuvre, faisant trimer des népalais, hommes, femmes et enfants d'origine plutôt indiennes, c'est-à-dire très noirs de peau, grands et maigres. Le minibus mit plus de dix heures pour faire moins de deux cents kilomètres, distance séparant les deux villes. On s’arrêta au milieu du trajet dans un gigantesque bazar-gare-de-bus-arrêt-buffet. Nous aurions le droit de nous restaurer dans la famille de Prabin, notre jeune guide, un oncle ou une tante habitant l'endroit. Un repas « royale », un « dal bat »de luxe avec de nombreuses sauces en tous genres. Premier repas où assis en tailleur nous mangions avec la main droite (j'eus du mal étant gaucher pur et dur, c'est surement pour cela que je m'en souviens très bien) tradition tenace, la main gauche servant uniquement à rencontrer et s'occuper des parties basses, impures, de notre corps.
Nous arrivions, le soir, à Pokhara, où des restaurants et des guest-houses pour « trekkeurs » encombraient les abords du lac. Les Annapurna, juste au dessus, n'avaient qu'à bien se tenir, bientôt nous serions à leurs pieds ! (suite au prochain numéro)
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Autour des Annapurna ! (première partie)
Lorsque je suis retourné à Varkala, le mois dernier, la promenade, plutôt une coursive, en haut de la falaise où se nichent les restaurants et hôtels pour touristes “backpackers”, m'a tout de suite fait penser à Pokhara. En effet cette petite ville, départ principal du trek autour des Annapurna, s'est vite développée autour d'un petit lac. La route asphaltée s’arrêtant là. La solution pour monter vers les nombreux villages allant jusqu’à Muktinath sanctuaire indou où un lingam de glace, symbole de Shiva (phallus représentant la fertilité lié au Dieu) fait se déplacer des masses de pèlerins. Forcement les sadhus vont être les principaux voyageurs ue l'on va croiser, car il faut, si l'on s'y rend a pied (à l’époque , le choix n’était pas de mise), plus de une semaine (voire plus) et on peut dire que cela monte raide à plus de 4000 mètres d'altitude. Voici une carte pour situer le sanctuaire : (Voir l'article original)* Donc nous trainions dans les rues de Pokhara en attendant de partir, pour une partie de notre groupe hétéroclite, pour Jomsom. En effet les plus sportifs d'entre nous s’étaient arrêter juste après Muglin (la ville bazar-arrêt-buffet-gare des bus) pour s'engager dans le tour complet des Annapurna. Un trek de plus de 15 jours par le Taurung pass culminant à plus de 5000 mètres. Les autres, moi en l’occurrence, pouvions alors trainer à Pokhara. Les bons restaurants le soir, les guest-house au confort spartiate avec les jeunes s'en occupant toujours à vous proposer de la bonne ganja accompagnée de bières, des balades sur le lac, une drôle d'ambiance tout de même ! La plupart des touristes étant des sportifs confirmés, juste là pour la performance « de se faire les Annapurna ». Nous devions partir rejoindre le groupe des « sportifs » à Jomsom juste en dessous de Muktinath. Pendant une semaine nous devions nous entrainer pour ensuite « supporter » la marche en montagne...No comment ! Yann nous avait aussi dit : « Profitez car en haut ce sera à la dure ! Dal bat tous les jours, finit les pizzas tibétaines et autres « délices » d'occident détournés à la manière népalaise ». Il nous avait tout de même donner une « mission », nous allions rejoindre les autres en avion, eh oui (nous, nous n’étions pas les sportifs, alors ?), un « tagazou » qui de Pokhara allait nous emmener directement, survolant la chaine de l'Himalaya, jusqu'à Jomsom.
On devait emmener là-haut un canoë biplace pour assouvir le désir de Yann et un de ses acolytes (kayakistes dans l’âme) de descendre une rivière extrême, la Saraswati river, rivière que seulement quelques intrépides dans le monde avaient déjà descendu ! On prit donc l'avion avec encore un matériel surabondant... Le trajet dura une demi-heure, mais d'un pur plaisir, au dessus des montagnes... Magnifique ! On atterrissait sur une piste caillouteuse qui devait avoir été enneigée il n'y a pas bien longtemps. On débarqua avec notre bardas au milieu de nul part, des sherpas nous proposèrent tout de suite leur service mais nous devions attendre la troupe dans un lodge, sur place ou dans les alentours. Le propriétaire nous attendrait au pied de l'avion ! Il ne vint jamais, mais on le trouva en fin de journée, enfin il nous trouva serait le terme plus juste.
En attendant, on traversa le chemin de notre futur trek, de l'autre coté de la piste d'atterrissage pour se rendre dans un boui-boui, on y trouverait surement l'occasion de boire un bon chaï. On attendrait et trouverions peut-être notre hôte par l’intermédiaire du tenancier, tout le monde devait se connaître ici ! Rentrant dans la petite maison faisant office de bar-resto-buffet de « l’aéroport », ce souvenir sera à jamais ancré dans ma caboche. Je remarquais avec surprise sur les murs de ce teastall à l’aménagement des plus simple, deux posters, pas de n'importe qui, non ! L'un était la photo de Jimmy Hendrix, mon idole de guitariste en herbe, lors de son fameux « solo avec les dents » mais dédicacée, merde ! Il était donc venu ici ? Pensais-je naïvement. Le proprio me dira qu'il l'avait rencontré à Katmandou « à la grande époque » ! L'autre poster, encore plus étonnant, était un superbe portrait, allez je vous le donne en mille, de Sophie Marceau ! L'ancien porteur, vendeur de ganja à ses heures à Katmandou dans les années 60 avait un faible pour l'actrice, tout de même, à près de 4000 mètres d'altitude, Sophie Marceau ne devait pas le savoir, avoir des admirateurs jusqu'au pied du sanctuaire des Annapurna ! On bu pour la première fois un thé au beurre rance (entre nous, c'est vraiment... Enfin, j'aime pas).
La journée à attendre notre logeur, au soleil, fut agréable, on fit comme en France sur une terrasse de café, on regardait les passants, enfin les marcheurs, sur le chemin de trek. On remarqua vite que ce chemin était une vrai autoroute de trekkeurs, certains à la limite de courir voulant surement faire le tour des Annapurna en mois de...du temps déjà établi...On remarquait aussi des porteurs en pagaille, portant de tout mais on les croisera tout au long de notre parcours montagnard. En milieu d’après-midi, notre hôte vint enfin nous trouver et nous emmena chez lui où il nous installa dans un grenier où des pommes entreposées pour l'hiver nous offrit une nuit plutôt fruitée. Le froid s'installant très vite, on intégra le rez de chaussée de la maison qui était chauffé où il nous proposa un repas royale, toujours pas le droit à notre ration de riz aux lentilles. Assis autour d'une table où dessous des braises réchauffaient les pieds et jambes des convives, on discuta de tout, enfin surtout de la France. En effet, il avait eu le bonheur, et semblait nostalgique d’être venu dans les Alpes à l'invitation de Jacques Baum, créateur de la maison du Népal à Gap, notre hôte étant l'ancien porteur de « l'himalayiste » confirmé, guide de haute montagne dans les Hautes-Alpes. Il respirait la nostalgie et parlait français (eh oui), alors il nous raconta son histoire en partageant avec nous une sorte de « calva » servit tiède, fait à partir de ses pommes. Reconvertit grâce à son ami Jacques en cultivateur de pommes et tenanciers de guest-house, à Marpha, où nous passions donc la nuit. C’était le lieu de rendez-vous avec « nos sportifs » à une heure de marche de Jomsom, altitude 2800 mètres, permettant de faire cette culture fruitière. Une belle reconversion pour cet ancien porteur qui avait fait quasiment tous les sommets du petit royaume du Népal. On se coucha donc dans l'odeur de pomme et avec une demi-cuite au calva locale. Le trek commençait dans les meilleurs hospices. Le lendemain, pas de nouvelle des marcheurs, notre groupe se sépara en deux, certains voulant se rendre à Muktinath mais nous, mon ex compagne et moi resterions dans les alentours avec notre hôte...On visita des membres de sa famille dans les hauteurs de Marpha où se nichait d'autres petits villages, on en prenait plein les yeux ; tissage, élevage, coutumes. On fit aussi le tour des plantations, on fuma pas mal d'herbe de la production locale et on bu forcement beaucoup de leur calva que l'on commençait à vraiment apprécié (dans le groupe, il y avait les sportifs, les ingénieurs (demi-sportif) et nous les soulins ! On ne se refait pas). On découvrit donc l'accueil chaleureux des népalais, peuple souriant et toujours prêt à vous donner, même ce qu'il n'ont pas, quel beau peuple !
Le soir, l'autre sous groupe revint de Muktinath avec les sportifs. Ils avaient eu beaucoup de neige, avaient croisé de nombreux sadhus, transit de froid, habillés de leur simple robe de moine, vu des yacks chargés comme des ânes accompagnant les colonnes de porteurs montant toutes sortes de denrées essentielles à la vie des villages perchés le long des pentes des Annapurna. De vrais autoroutes de trekkeurs certes mais surtout de marchands ! On croisa même une colonne de 50 porteurs qui montait une bobine de fil de ligne électrique moyenne tension pour équiper la future alimentation en électricité de village en amont. La bobine qui devait peser son poids était déroulée de son socle en bois comme on peut le voir en France par exemple, elle était portée sur l’épaule de chaque porteur sur une centaine de mètres, les gamins qui fermaient le convois portaient déjà eux aussi, mais seulement les pots et ustensiles pour subvenir au repas et bivouac du groupe, une charge surement importante. De vrais forçats, sachant que pour arriver de la vallée, ils allaient mettre au moins 20 jours pour acheminer ce modernisme de centaines de kilos dans des altitudes incroyables. Peut-être y aurait-il une route un jour ? (au dernière nouvelle, 20 ans plus tard, la route n'est pas loin de Jomsom!).
Le lendemain, aux aurores, nous allions enfin partir pour rejoindre la vallée, nos deux kayakistes nous retrouveraient à des étapes précises où le chemin rejoignait la rivière. (Suite au prochain numéro...)
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Autour des Annapurna ! (deuxième partie & fin)
La première partie du trek jusqu'à Kallopani (littéralement voulant dire « eaux froides ») fut des plus facile puisque nous longions la rivière Saraswati, une grande gravière en pente douce, à cette époque le lit de la rivière était d'une telle largeur que les eaux devaient être tumultueuses lors de la période de crue. Nous prenions le temps d’observer le paysage somptueux, nos sacs-à-dos ne nous faisant pas encore trop souffrir. Les Annapurna étaient somptueux, ils fendaient le ciel d'un bleu étincelant, nous passions aussi tout prêt du glacier Daulaïgiri, les blocs de glace, énormes, tombant de la montagne presque à portée de mains. Nous avancions et remarquions dans de petits champs délimités par des murets de pierre des cultures de ganja et à force d'en voir on décida de se servir de quelques têtes que nous ferions sécher sur le haut de notre sac-à-dos au cour de nos marches journalières. Cela fut trop tentant...de toute façon, cela poussait même le long des chemins à l’état sauvage.
Le soir, après presque 12 heures de marche tout de même, bien fatigués, nous nous arrêtions dans un lodge et là encore, le repas proposé n’était toujours le dal bat promis...Décidément, le népalais savait y faire pour faire monter à dos d'hommes du Coca entre autre (décidément la firme d'Atlanta est implantée partout) et tout ce qu'il fallait pour confectionner toutes sortes de mets de la cuisine internationale. Avant d'aller nous coucher, un groupe de trekkeurs arriva donc très tard, avec fracas. Des israéliens ! Bruyants et arrogants, sans dire le moindre bonjour, accompagnés de leurs porteurs, très en colère contre eux. Un des leurs était malade et avait passé le col de Taurong pass, pieds nus avec ses kilos sur le dos, il était déjà malade. Personne ne lui avait donner de médicaments, ne serait-ce que du paracétamol pour lui faire baisser la fièvre. Personne ne lui avait payé ou offert de nouvelles chaussures, à les entendre, ce n’était pas prévu dans le contrat ! On s'empressa de lui donner de l'aspirine et on lui refilait une paire de basket, celle que l'on portait dans l'avion ! Vous auriez vu l'expression de son visage, tellement il était heureux, et nous qu'est-ce cela nous avait couté ? Pour la suite du trek de ce groupe d’israélien, cela était compromis, la grève guettait du coté des porteurs. Nous remarquerions au cours de nos nombreux voyages le comportement de la plupart de ses touristes un peu spécial. Après leur armée obligatoire, un congé avec solde leur était offert à condition qu'il parte à l’étranger. Le problème, très peu de pays acceptaient leur présence (musulmans principalement) et l'Inde et le Népal était la destination phare de leur périple à l’étranger. La guerre en Palestine devait les rendre ainsi, c'est à dire à la limite du fréquentable, on leur cherchait des excuses mais au fil du temps on verrait que leur comportement était ainsi, personne les aimait. Encore aujourd'hui, demandez aux thaïs ce qu'ils en pensent, venant aussi en masse sur khaosan road et dans les iles du sud !
Les jours suivant furent un peu plus difficile, du à notre manque d'entrainement mais le plaisir de marcher devenait réel. Les népalais étaient toujours aussi souriant, les gamins, morveux et sales n'avaient vraiment que faire de l’école mais surtout les adultes ne s'en souciaient guère. Une ritournelle, agaçante à force, était ce que l'on leur avait dit de répéter tout le temps à notre passage : « one roupie, one pen ». On se demande bien qui de leurs parents ou des touristes leur avaient mis cela dans la tête. On perdit de vue nos kayakistes qui avaient surement du être obliger de bivouaquer, les chemins devenant escarpés, nous longions de magnifiques gorges . Nous commencions à traverser de plus en plus souvent de grandes passerelles suspendues au dessus de rivières et cours d'eau. Souvent en bas nous pouvions voir une ancienne passerelle qui avait rompue un jour...Cela n’était pas trop rassurant. Les chemins passaient aussi très souvent au bord de la montagne, taillés dans celle -ci où le passage étroit permettait à peine de croiser d'autres marcheurs ! Le précipice étant très souvent de plusieurs centaines de mètres. On croisa très souvent des caravanes d’ânes chargées de tout ce qui permettait d'alimenter la foule des guest-house le long du chemins de trek, et croyez moi, eux les ânes, une fois partis, ils ne s’arrêtent pas et deux fois je dus me rabattre contre la paroi, l'impression de vertige étant de plus en plus forte. Aussi un autre conseil, lorsque vous traversez ces passerelles tendues au dessus de vide gigantesque pour passer d'une montagne à l'autre, ne vous arrêtez jamais au milieu ! Marchez régulièrement et ne faites pas attention à l’oscillation, sinon si elle s'accentue la panique peut vous faire faire de grave connerie. Mon ex, prise de panique au milieu d'une d'entre elle, pensait tomber, attirée par le vide, la passerelle dodelinait de plus en plus, nous avions beau lui dire d'avancer, rien y faisait, heureusement une caravane d’ânes s’étant engagée sur la passerelle lui fit bouger son cul et sortir de cette situation délicate.
Enfin nous arrivions à Tatopani « les eaux chaudes », à moins de 1000 mètres d'altitude, là où les orangers peuvent pousser. Nous retrouvions nos deux aventuriers et s’offrions une pause pour profiter des source d'eaux chaudes, pour nous relaxer. Des petites piscines aménagées le long de la rivière permettait de faire rentrer de l'eau de la rivière dans le bassin de la source d'eau chaude presque bouillante...Un SPA naturel au milieu d'un décor de rêve. Nous rencontrions aussi les femmes, car comme dans beaucoup de pays du sud où il y a de l'eau, il y a des femmes ! Soit pour transporter l'eau et l'emmener dans leur maison ou alors pour y laver leur linge et faire leur toilette...Nous passions du temps avec elles et apparemment, on s’était trompé de source ou d'heure car elles rirent de nous voir là. On ne comprit pas tout ! Mon ex épuisée des marches forcées n’était pas là et nous n’étions que Yann et deux autres hommes. On nous avait bien dit que les mœurs des femmes de certaines ethnies étaient légères, enfin légère du jugement des judéo-chrétiens. Souvent au Népal, au sein de certaines tribus, les femmes avaient plusieurs maris et non l'inverse comme dans beaucoup d'endroit du monde. Dans les villages que nous traversions elles étaient souvent seules avec des enfants mais nous ne voyions que très peu d'hommes, quelques vieillards, enfin qui le paraissaient. Les hommes étaient simplement porteurs et alors absents ou alors mort, la moyenne de vie à l’époque n’étant que de 40 ans et des poussières pour les hommes ou comme elles nous le dirent près de la source, juste avant leurs ablutions, elles les avaient virées de chez elle et c’était mieux ainsi ? L’après-midi fut torride pas seulement du à l'eau chaude et au magnifique paysage...Elle n’attendirent pas notre sortie du bain pour y plonger à leur tour, mais je ne m’étendrais pas, même s'il y a prescription désormais !
Nous mangions bien et dormions bien malgré les courbatures, et si nos deux bateliers continuèrent tout droit plein sud leur descente de la rivière, nous allions commencer notre approche de Pokhara. Encore trois jours. Pourtant sur la carte IGN, cela représentait que quelques centimètres alors qu'en 5 jours nous avions parcouru dix fois voire vingt fois plus que ce qu'il nous restait à faire pour terminer le trek. Ce n’était pas sans compter sur les petites lignes noires de ces cartes très bien faites, marquant les différences de palier d'altitude. La dureté du chemin nous obligea vraiment à nous délester du superflu de nos sacs, pas le choix. De 800 mètres d’altitude exactement à Tatopani puis après quelques passerelles gigantesques enjambant trois rivières, un col se présentait devant nous, abrupte à plus de 3000 mètres. Nous mettrons la journée à grimper sans arriver en haut du col. Le délire ! Des passages où il fallait même s'accrocher au tronc de quelques petits arbres pour nous hisser et continuer l'ascension. À cet endroit plus de caravane d’ânes, impossible mais des porteurs qui vous attendent à chaque coin du parcours avec leur dextérité à transporter des charges « d’ânes » juste avec une sangle sur le front, leur charge pendante dans le dos nous rendit admiratif. Les reposoirs en pierre aménagés tous les 50 mètres pour qu'ils puissent poser leur lourde charge et souffler. Ils avançaient pieds nus sans rien dire, même avec le sourire parfois . La souffrance en souriant, incroyable! De notre coté, on commença à comprendre très vite la difficulté car de nombreux jeunes gamins voyant notre souffrance marchaient près de nous et nous interpellaient : « porteurs, porteurs ? ». Nos sacs-à-dos de 15 kilos représentaient un amusement pour eux car pour les porteurs aguerris la charge devait être énorme , on en a même croisé un avec quatre caisses de Coca Cola de 24 bouteille en verre chacune, près de 80 kilos. Tout cela pour que l'on ait du Coca à 4000 mètres d’altitude, n'importe quoi !
Il est vrai que les porteurs ne faisaient que des aller et retour entre la route aménagée non loin de Pokhara et Tatopani où là, les ânes prenaient le relais, mais tout de même . S'ils peinaient dans la montée et c'est le moins que l'on puisse dire dans la descente du col toujours pieds nus, nous le constaterions, ils couraient et sifflaient pour que l'on dégage la voie, nous empotés et les genoux fracassés pour nous freiner et tenter de descendre sans nous casser la figure... Impressionnant ! Alors ? Lors de cette ascension, avions-nous craqué à l'offre alléchante des porteurs ? Eh bien non, par contre, nous nous délestions de la moitié de notre sac. Adieu laine polaire et tout le toutim...A Tatopani, il faisait déjà très chaud, je le rappelle, les orangers y poussaient ! Par contre lors de notre stop dans la montée du col, ils nous restaient qu'une heure de marche pour l'atteindre mais on était à bout, on le regrettera, car on s'est pris un coup de froid phénoménal. Le lendemain, nous repartirions, de la neige craquant sous nos chaussures de marche, car je le rappelle nous, nous étions équipés du feu de dieu alors que les népalais, eux, étaient pieds nus...Un peuple de montagne, endurant, courageux et dur à la tache...
Un peuple magnifique et d'une gentillesse incroyable, car le dernier soir, un jour avant de retrouver la route en cours de construction montant vers je ne sais où, on passa la soirée avec eux à picoler de la « roxi ». Ils logeaient dans les lodges gratuitement, en fait avant que des couillons comme nous viennent perturber cet équilibre, avant que l'on ait envie d'acheter des pizza, du Coca et je ne sais quoi tout au long du tour des Annapurna ! Désormais, les temps changeaient, ils devaient payer leur nuit, certes cinq fois moins cher que nous mais ils dormaient sur des nattes et en groupe autour d'un feu. Le couvert était aussi devenu payant et là, je vous le promet qu'il mangeait que du dal bat, en fait du riz recouvert d'une louche d'un curry de lentilles et c'est tout. Avant de quitter les porteurs-camionneurs, un de ceux-la, nous dira que pour eux à l'instar des porteurs à touriste, tout était gratuit pour eux, seul le troc ou l'apport de denrées importantes leur permettaient de dormir où ils le voulaient.
Le dernier jour, nous repartions donc vers Pokhara, vers ce confort qui nous avait à peine abandonner durant notre trek. Nous y reviendrions l’année d’après pour revoir nos amis népalais de notre premier voyage et ce fut encore un autre choc tellement cela était devenu encore plus grand et moderne, même ceux que l'on avait vu l’année d'avant avaient radicalement changés depuis, peut-être était-ce nous qui avions changés d'ailleurs ? Depuis, je n'y ai jamais remis les pieds, la route monte désormais, à ce qu'il paraît très haut dans la montagne ! Les porteurs sont ils devenus juste des guides ou chauffeurs de camions et bus en tous genres ou les a t-on oublié sur le bord du chemin sans le sous ? C'est fort possible ! Il y a donc vingt ans nous repartions vers Katmandou, heureux de « notre exploit sportif », mais remettons tout cela dans l'ordre...Le tour des Annapurna était déjà une autoroute à touristes en mal d'aventure, nous en faisions partis à l'invitation de mon ami, et cela reste un beau souvenir, un très beau souvenir, un challenge pour un non sportif, je n'ai plus de photo de cette époque mais elles sont toujours dans ma tête . L’émotion, les sourires de ces gens magnifiques que j'ai pu croisé sur ces chemins de montagne sont encore, tel le premier jour de ce voyage, intacts et émouvants !
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Katmandou ! Freak street...
Nous continuions donc notre voyage, notre visa népalais valable un mois arrivant à expiration. (Pour ceux qui n'auraient pas suivi cette série d'articles dont celui-ci comme d'ailleurs encore quelques autres qui suivront, décrit ma première rencontre avec le continent asiatique en 1991). Nous partions de Pokhara avec la ferme intention de rejoindre Katmandou pour y passer nos derniers jours dans ce magnifique pays. Nous étions déjà passés deux fois, mais très rapidement, trop rapidement. On prenait donc cette route passant par Muglin, de nuit, toujours totalement défoncée, elle nous emmenait dans la capitale népalaise .
Au petit matin, à notre arrivée, le reste du groupe, ingénieurs , semi-sportifs et le reste repartaient vers leur dur labeur en France. Ouf ! En effet, être parachuté dans un groupe dont on ne connait personne où l'on doit supporter les défauts de chacun pour que le voyage se passe bien n'est pas chose aisée. Je ne leur jette pas la pierre car nous devions, mon ex compagne et moi, être aussi pour eux une source de conflit renfloué ! Enfin, le destin (écrit) faisait que nos chemins se sépareraient enfin là, ce matin de novembre 1991.
Une brume épaisse et un froid de canard galbaient la ville. Nous ne serions plus que trois, Yann resterait avec nous. L'obligation d'organiser quoique soit n’étant plus de mise, nous allions nous installer dans le quartier mystique de Freak street, le lieu où dans les années soixante, nombreux hippies du monde entier se donnèrent rendez-vous. On avait bien-sur l'intention de croiser quelques rescapés de cette époque ! On en verra aucun ! On s'installa dans un lodge, « friendly home ». Un livre d'or à l’entrée du bâtiment totalement désordonné où des couloirs et escaliers à n'en plus finir auraient découragé un amateur de labyrinthe, un vrai dédale, nous montra que nous ne nous étions pas trompés d'endroit. On pouvait lire des appréciations diverses émises par des routards, petits billets datant d'avant 1970. Des adresses, des liens, des appels au secours, des rendez-vous manqués, de tout mais nous ne pourrions pas tout lire, même si l'envie fut forte, on y aurait passé le reste de la semaine. Freak street se trouve derrière Durbar Square, lieu où temples et palais s'enchevêtrent. Le quartier ne représentait à peine que deux rues où restos, boutiques en tous genres et lodges occupaient tout l'espace.
Un nouveau quartier, Thamel, à l'opposé de la ville prenait forme, Freak street devenait « hasbeen » à entendre les jeunes gamins-guides qui devaient être commissionnés pour emmener le chaland à l'autre bout de la ville, hôtels modernes et tout le toutim étaient devenus dans l'air du temps ; le tourisme de masse pourraitKatmandou ! Freak street... bientôt commencer. Le Népal voulait également se débarrasser de sa réputation de ville des hippies ou pseudo fumeurs de Shilum. Le pays convoitait ce nouveau touriste, le trekkeur, plus fortuné et plus propre sur lui (en apparence seulement). La drogue devenue illégale, les visas court-terme étaient privilégiés et l'Everest et autres sommets dont l’accès étaient depuis facilité (administrativement), la mutation pouvait donc débuter.
Enfin, il y avait de beau reste du coté de Friendly home. Le bâtiment, moderne, au fond d'une coursive collait une bâtisse moyenâgeuse comme tous les édifices du centre de Katmandou, des maisons construites telles des œuvres d'art. Tout le quartier était fait de vieilles maisons dont l’étage était de bois sculpté et de fenêtre au panneaux de bois rivalisant de virtuosité artistique. Les népalais sont talentueux et cela ne datent pas d'hier, ils travaillent le bois merveilleusement, la terre, les tissus et sont d'une ingéniosité sans limite !
Nous partagions donc une chambre à trois lits sous les toits de tôle ; je précise « de tôle » car aux aurores, chaque matin, nous étions réveillés par des pigeons, eux-mêmes s’éveillant à chaque nouveau jour, trottant, fricotant, faisant un barouf du feu de dieu sur « notre toit » et nous obligeant à nous lever tôt, mais cela nous procurerait le bonheur de profiter du lever de soleil. Nous avions désormais un bon entrainement de marcheur et nous voulions parcourir la ville et rencontrer les gens de Katmandou. Nous irions dans l'ancienne capitale Bhaktapur (à pied bien-sur), visiter le Sawanbhunat et rencontrer nos premiers babouins à cul rouge qui attendaient le moindre faux-pas des touristes montant à la stupa pour leur voler de la nourriture. Nous irions sur les ghats des crémations, un peu en dehors de la ville, lieu où les gens de la ville mais aussi de nombreux sadhus venaient se dématérialiser pour pouvoir renaitre dans de meilleurs hospices ou même pour les plus méritants, atteindre le nirvana. Nous irions donc un peu partout, adeptes de la marche ; nous découvrions une nouvelle drogue : Le sport ! Nous éviterions au maximum les extérieurs du périphérique, tout simplement pour éviter de le traverser ou de s'en approcher, totalement englué de rickshaws et véhicules en tous genres, l'endroit étaient déjà totalement pollué, irrespirable. Aujourd'hui, il paraît que c'est l'enfer. Comme des entrailles de la terre, la fumée envahit le moindre centimètre carré de la nouvelle ville. Katmandou est une cuvette (un peu comme Chiang Maï, ici en Thaïlande) et les fumées des pots d’échappements ont du mal à rejoindre l’atmosphère. Nous allions passer beaucoup de temps dans Durbar Square, assis sur les marches des nombreux temples, à contempler la vie grouillante de la vieille ville quasiment interdit d’accès à quelconque véhicule ; la taille des rues et le monde, obligeant l'endroit à être d'office « piétonnier ». Les ruelles traversant cette vieille ville étant un gigantesque marché de légumes, fruits et tout ce qui était nécessaire à la ménagère de Katmandou, mais aussi aux touristes très nombreux, enfin touristes très visibles, (je dis cela, car en INDE, on est totalement noyé dans l'espace et la foule !). On rencontrera beaucoup de tibétains, des moines bien-sur en grand nombre, les népalais que l'on croisera étant toujours là pour nous proposer un business quelconque ou une arnaque possible (j’exagère forcément mais cela n'en était pas loin).
Nous aurions aussi le privilège de voir la Kumari, dont les gens venaient se recueillir devant la fenêtre de son palais, pour les aider dans leur désir de procréation. La Kumari, une petite fille choisie presque au hasard parmi les gens de la montagne. Une condition, elle devait être vierge, pauvre et correspondre au cycle des réincarnations de la toute première princesse. Dès le premier jour de ses menstrues, elle serait remplacée par une autre jeune fille choisie par les prêtres qui géraient l'affaire, parcourant sans cesse le pays pour trouver la gamine idéale dont la date de naissance, les comportements, les signes divins devaient correspondre à la légende de cette déesse vivante. Une aubaine pour les paysans népalais qui espéraient tous que leur fille soit choisie par les prêtres...Leur conditions de vie changerait pour toujours !
On découvrait aussi la cuisine tibétaine car la cuisine népalaise, (comme je le dis dans des articles précédents) je ne parle pas de « l'international food à la mode du Népal », se cantonnait au Dal Bat ou au mieux à un semblant de cuisine indienne. Les tibétains eux emmenaient des nouveautés, des ragouts mais surtout leur fameux « momo » dont nous étions friands (les momo étant des bouchées de farce de viandes ou de légumes enveloppées d'une pâte cuite à la vapeur ou simplement frite, un peu comme des friands d’où « nous en étions friands », stop Jeff, tu divagues!).
Nous passions donc nos derniers jours aussi dans la contemplation, pas seulement à marcher (il fallait bien finir le stock d'herbe cueillit dans la montagne avant de passer la frontière indienne) ! On reviendrait l’année suivante mais sans que cela nous donnent l'envie d'y retourner...Eh ! Entre temps nous avions découvert l'Inde (comme je le dis plus haut) et comme vous le diront nombreuses personnes, si on accroche dès la première fois avec « Mother INDIA », il est difficile de s'en passer et donc d’apprécier à sa juste valeur ses pays limitrophes (en ce qui me concerne à part L'ISAN dont je suis totalement en addiction, le reste est du pipi de chat, enfin cela est un avis personnel car comme je le dis souvent et comme le disait feu mon grand-père, « les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas »).
Nous faisions notre paquetage et décidions de nous rendre en Inde par le bus, un bus VIP et direct en plus, une nouveauté, à entendre le mec de l'agence de voyage, une nouvelle route vers l'est et pas de changement de bus à la frontière comme cela se faisait habituellement à Sonauli par la route rejoignant Gorakpur au nord de Bénarès du coté indien. Katmandou-Delhi en 36 heures à les entendre, un pur confort. Départ à 5 heures du soir de Katmandou. Inde nous te rejoindrions le lendemain aux aurores et en fin d’après-midi nous serions à Delhi. Que du bonheur, le « trip » allait pouvoir débuter !
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (Première partie)À cinq heures du soir, dans la pénombre d'une ruelle de Katmandou, nous étions prêts pour embarquer dans notre bus qui allait nous emmener en Inde. Nous faisions déjà le pied de grue devant l'agence qui nous avait vendue les billets la veille et déjà, le départ prévu à cinq heures, ne pourrait pas avoir lieu à l'heure dite. Tous les trois avec nos sacs à dos désormais réellement allégés depuis notre arrivée au Népal un mois plus tôt, attendions. Le superflu avait déjà été donné ou abandonné sur place. Le matériel servant à nos descentes de rivières avait été vendu à une agence de rafting de Thamel. L’agence de voyage était donc encore fermée et le fameux bus VIP n’était ni devant, ni à proximité du lieu de départ prévu ! Cela commençait bien ! Enfin nous avions nos tickets, on attendrait, il fallait s'y faire, en Asie , l'attente fait partie de la vie du voyageur.
Un jeune arriva enfin et nous dit que le bus allait arriver. Il devait être sept heures lorsque le bus bariolé de couleurs vive arriva, hurlant de tous ses klaxons pour nous prévenir de son arrivée. Extérieurement très kitch, par la porte de la montée des passagers, nous reconnaissions le petit jeune de l'agence. Grand sourire et Namasté de rigueur, les sacs furent chargés sur la galerie, nous gardions un petit sac avec passeport et petit nécessaire pour un voyage qui allait durer tout de même 36 heures. Vous rendez vous compte, 36 heures. Alors qu'en France on venait de mettre le TGV pour relier Nantes à Paris en deux heures pour éviter les quatre heures avec le train corail ! C’était notre premier voyage en Asie et notre notion du temps devait être totalement relativiser lorsque l'on voyageait par là-bas , enfin du moins en INDE, Népal et même en Thaïlande. Nous montions dans le bus et nous retrouvions la configuration des sièges habituellement proposée au Népal : une rangée faite de deux sièges, une coursive centrale puis trois sièges. Pour une carrure européenne, c'est un peu léger mais comme nous étions seuls, nous nous sommes dit que vu l'heure, on pourrait surement s’étaler sur les sièges par la suite. Là encore, il ne faut pas rêver, en Asie, on ne voyage ni à vide, ni à moitié vide, on voyage à plein coûte que coûte, d'autant plus sur un trajet de presque deux milles kilomètres, il faut rentabiliser, optimiser !
Le bus s’ébranla et tourna un moment dans les petites rues de la capitale. Nous fîmes un premier arrêt pour prendre deux passagers, un couple d'indien qui devait faire du business vu le nombre de colis emballés dans de la toile de jute cousue qu'ils hissèrent sur le toit. Nous repartions et roulions pas mal de temps, assez pour l'on commence à croire que nous voyagerions avec un tout petit nombre de passagers, en plus nous nous arrêtions même pour manger mais nous étions toujours dans la grande banlieue de Katmandou; tournait-on en rond ? Les rues non éclairées, et le nombre de détour que nous faisions nous donna l'espoir que nous partirions à cinq avec l’équipe des chauffeurs-mécanos qui eux étaient trois. Tout d'un coup, on vira dans un chemin en terre où les nids de poules, plutôt d'autruches d'ailleurs, faisaient légion. On avançait doucement et je reconnaissais la rivière qui traverse les faubourg de Katmandou. Des cabanes en tôles longeaient le chemin. L'odeur allait de paire avec cette rivière quasiment à sec qui était un vaste dépotoir. On avançait donc tant bien que mal puis le bus stoppa dans la nuit noire. On ne voyait rien à travers les vitres du bus. Par contre, on entendait nos chauffeurs partis dans de grandes discutions, très animées. On ne voyait rien, mais on sentait du mouvement, de l’activité, on entendait bien qu'il y avait de la négociation dans l'air. Un des gars du bus monta et ouvrit toutes les fenêtres, il devait être déjà minuit.
Tout d'un coup, on entendit un grand bruit, le bus bougeait de tous les cotés, on chargeait de quoi sur la galerie. Puis par les fenêtres, on vit d'abord des valises d'un autre temps passer par celle-ci puis des gens, d'abord des enfants porter à bout de bras pleurant à chaudes larmes, puis par la coursive des femmes et des hommes apparemment pressés de prendre leur place. Nous resserrions les rangs sur la première rangée de l'habitacle. Tous les trois sur une banquette et le couple d'indien sur les deux sièges opposés. Un flux continu de personnes rentrait par le couloir et par les fenêtres, dans une excitation impressionnante. Le staff gueulait, je ne sais quoi. Il y avait de l'ambiance. Nos compagnons de voyages une fois tous installés, plutôt entassés dans le bus, durent redescendre pour certains avec leurs valises pour ne pas avoir à voyager avec celles-ci sur leur genoux. Nos futurs camarades de route se retrouvaient presque à quatre voire cinq par banquette. Lorsque je disais que nous ne voyagerions pas à vide! Puis solennellement, deux personnages montèrent en dernier. Un prêtre tibétain, apparemment très respecté, accompagné d'un jeune homme d'origine chinoise, on le su plus tard, habillé d'un costume style année 50 avec une grande écharpe blanche autour du cou, bénédiction que les Bouddhistes tibétains offrent généralement à leurs hôtes. Ils nous saluèrent. Le moine parla et le silence se fit automatiquement. Nous étions déhanchés et regardions la scène. Le couple d'indien restait dans leur carapace, droits dans leur bottes, apparemment agacé par la situation et inquiets, demandant à un jeune du staff dans une voie feutrée de faire attention à leur chargement. Tous nos compagnons de voyage, sans exception, nous firent alors un « waï, Namasté » mains jointes et nous retournèrent un magnifique sourire. Yann nous dit que ces gens étaient des tibétains, alors nous leur lancions un "Tashi Delek”, le Namasté tibétain. Les indiens continuèrent de les ignorer.
Le bus s’ébranla dans la nuit froide, tous fermèrent les fenêtres, très rapidement l'odeur fut très forte. Nous ne le savions pas, mais les tibétains du cru n'avaient pas l'habitude de se laver, il est vrai que sur les hauts plateaux, l'eau doit être plutôt glaciale pour s'adonner au plaisir de l'ablution quotidienne. On s'habitua, à force. Le bus sortit de la capitale et presque tous les gens du bus entonnaient des chants religieux. Le grand moine qui s’avéra être un Rinpoche, un vénérable, nous expliqua la situation. Tous ces gens étaient des réfugiés tibétains qui avaient survécus à la traversée de l'Himalaya pour rejoindre le Népal. Il s'excusa de leur rusticité, nous présenta son jeune voisin qui s’avéra être un jeune étudiant dissident qui avait traversé lui aussi l'Himalaya pour fuir la République Populaire de Chine. Il nous rappela que deux ans auparavant, il était sur la place Tien an Men et qu'il fuyait le régime communiste, se cachant sur les hauts plateaux du Tibet depuis plus deux ans. Nous venions de prendre au « Tibetan refugies Camp »de Katmandou de pauvres paysans persécutés par l’armée chinoise, ils voulaient juste rejoindre le Dalaï-lama, en Inde à Dharamsala.
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (deuxième partie & fin)
Après deux heures de routes, nous nous arrêtâmes en pleine nuit dans un bled où s’échelonnaient tout le long de la route, des boutiques de réparation automobile, des teastall et restos. Les jeunes nous invitèrent à descendre pour une pause toilette, réveillèrent un pauvre gars dormant sur un charpoï devant une des boutiques pour qu'il fasse du thé pour tout le monde. Rinpoche distribua de l'argent à chaque passager pour qu'ils puissent s'acheter des friandises et boire un thé. Apparemment l'argent, « nos tibétains »(je les appellerais ainsi...) n'en avaient jamais vraiment vu, le moine leur expliqua le fonctionnement et alors tous achetèrent tout et n'importe quoi à manger dans une frénésie consumériste. Ils mangeaient comme des bêtes affamées et tout leur argent fut très vite dans les poches des boutiquiers de ce bled dédié à la route. Une bonne heure plus tard voire plus, tous remontaient dans le bus, non sans difficulté car deux ou trois manquèrent et le bus dût faire marche arrière pour récupérer tout le monde. On commençait à s'assoupir et là, commença la ritournelle des gens malades, enfin subissant le mal des transports !
Tout devait être la première fois pour eux et le fait d'avoir englouti tout et n'importe quoi, ajouté à cela le tangage du bus fit que quasiment tous se mirent à vomir. Une horreur, et puis comme nous n’étions pas en reste, nous aussi on s'y est mis, il n' y avait pas de raison. Le couple d'indien était au comble de l'outrage. Le jour se leva, une odeur insoutenable nous accompagnant, on s’arrêta dans un vrai village ou de petits restos proposaient le fameux DalBat. Pendant ce temps la staff avec le grand moine aidé de femmes tibétaines nettoyèrent le bus. Nous, nous mangions mais je ne me rappelle plus avoir vu un seul tibétain se restaurer ; Il se méfiait désormais, peut-être étaient-ils malades pour de bon ? Par contre, ils restaient joyeux, ils regardaient toutes les boutiques, n’arrêtaient pas de nous sourire comme pour nous remercier de leur liberté soudaine. Nous avancions vers l’ouest puisque le soleil gros comme une énorme orange se profila a l'horizon à l'arrière du bus puis au moment où il disparut derrière la montagne plein ouest, nous avions fait une journée de trajet complet, le ciel se transformerait bientôt en une myriade d'étoiles, on nous indiqua alors que nous étions arrivés à la frontière indienne.
Les tibétains voyageaient sans passeport, un accord entre les autorités tibétaines en exil et le gouvernement indien leur permettant de rejoindre l'inde sans le moindre titre de voyage, une évidence, le Tibet n'était pas un pays et les autorités chinoises n'étaient pas prêtes à délivrer des passeport comme ça, encore moins aux tibétains ! On nous demanda de sortir et nous fîmes alors connaissance du douanier indien. Grand, moustachu avec un air pas du tout rigolo, je me rappelais alors les grands flics bangladais. On nous fit passer la frontière à pied pour vérifier nos visas et passeport. Le bus était toujours de l'autre coté , au Népal. Rinpoche négociait, enfin avait une vive altercation avec ce qui devait être le chef du poste frontière. Enfin tous remontèrent dans le bus qui avança vers nous. Tous redescendirent très rapidement et nous, les deux indiens et nous trois, on nous invita à remonter à l’intérieur et de ne pas en bouger. On voulait surement pas que l'on assiste pas à ce qui allait se passer. On voyait bien de toute manière qu'il y avait un hic. On était à la fenêtre. Ils descendirent alors tous les sacs, valises et colis du toit. Le staff nous remis nos sacs que nous devions garder avec nous. Ensuite, avant d'identifier leurs sacs et valises, "nos tibétains" les ouvrirent, le moine lui passait par derrière avec une grande besace et récupérait des affaires que leur donnait ses congénères. Il grimpa dans le bus et nous demanda si l'on pouvait pas mettre dans nos sacs ce qu'il avait collecté. Il avait peur du racket des douaniers indiens. On accepta sans rechigner, même si certaines lectures de récits d'aventures ou d'avertissement des ambassades françaises à leurs ressortissants auraient du nous faire refuser. Les douaniers se mirent alors à fouiller et vider tous les sacs. Les tibétains ne disaient rien, soumis, et remirent leurs maigres biens dans leurs sacs. Tout le monde aida à hisser de nouveau tout le barda sur le toit et tous remontèrent dans le bus qui démarra enfin, mais nous ne fîmes que 50 mètres et de nouveau les douaniers montèrent dans le bus. Un nouvel officier encore plus typé « rajput »qui devait être le grand chef demanda à ses sbires de fouiller une nouvelle fois tous les sacs, ceux qui étaient à l’intérieur du bus. Tous s’exécutèrent mais étrangement, au moment où nous présentions nos sacs, on ne nous demanda pas de les ouvrir. Le grand chef indien était en colère et commença à s'en prendre à notre moine. Ils descendirent et on voyait bien qu'il nous désignait très souvent de sa courte matraque. Tout le monde flippait et nous aussi. Ils avaient fouillés deux fois les sacs et apparemment ce qu'ils cherchaient n’étaient plus dans les sacs des réfugiés tibétains. Il en avait déduit que, ce qu'il voulait récupérer devait être dans nos sacs. On commença à se dire que cela allait chauffer pour nous. On avait encore « Midnight Express » en tête, le film de Charlie Parker, pour ne pas exagérer. Après deux heures d’âpres négociations de la part de notre moine, il sortit une liasse de roupies, impressionnante et s’agenouillant devant le douanier, les mains jointes, lui tendit l'argent tout en lui disant quelques choses en mode répétitif. La colère était dans les yeux du chef, puis au bout d'un moment, remarquant la peur dans nos yeux et dans celles de nos humbles compagnons de voyage, sûrement satisfait de sa supériorité, prit l'argent, tourna sur ses talons et descendit du bus, cria au chauffeur un « jallo », et sans se faire prier, en première à fond les bielles, nous laissâmes ce no man's land derrière nous. Il faisait nuit noire, nous avions passé plus de six heures à la frontière.
On attendit un bon moment avant de parler, le calme était dans dans tous les coins du bus puis nous redonnions à Rinpoche, ce qu'il nous avait donné à cacher dans nos sacs. Il était désolé de ce qui s’était passé et se confondit en excuse, il voulut nous dédommager avec de l'argent pour le désagrément, on refusa bien-sur, puis avec un sourire retrouvé, il nous raconta l'altercation qu'il avait eu avec le douanier, qu'il leur avait tout donner, enfin du moins tout ce qui était de valeur, enfin presque sourit-il. Nous avions passé un malheureux appareil photo, une théière en argent, quelques bijoux qu'il s'empressa de redonner à leur propriétaire. Tous nous remercièrent les uns après les autres venant près de nos sièges et s'agenouillant mains jointes devant nous devant le regard décidément toujours aussi outré du couple d'indien qui commençait, lui aussi à nous taper sur le système . Leur air hautain était déplacé et ils auraient du plutôt s'excuser du comportement de « leurs douaniers ». Le moine puis l’étudiant nous expliqua « in fine » d’où vint réellement le problème à la frontière. À la première fouille, les douaniers firent l'inventaire des biens de chaque passager et reçurent leur bakchich. Mais lorsque le grand, le chef sut que l’étudiant chinois avait des diapos compromettantes, il décida une deuxième fouille pour les récupérer, mais entre temps tout avait fini dans nos sacs. Ses sbires dirent qu'ils n'avaient rien trouvés à la deuxième fouille et par déduction en conclut que c’était nous qui cachions ce témoignage politique. Il voulait les diapos de l’étudiant chinois et devant le refus du moine, dit qu'il nous fouillerait et que nous aurions alors de sérieux problèmes...Le moine négocia le second bakchich pour ne pas nous mettre dans l'embarras. L’étudiant nous montra alors les diapos et effectivement elles étaient toutes liées aux évènements de la place Tien an Men. On voyait des exécutions sommaires, l’armée tirant dans le foule d’étudiants. Nous faisions donc désormais partie de la même famille, Rinpoche nous mis autour du cou une écharpe blanche et la suite du voyage fut vraiment agréable. Rinpoche nous raconta comment il allait très souvent au Népal, chercher des réfugiés. L’étudiant qui parlait un anglais parfait nous raconta son périple du Tibet vers le Népal Tous vinrent nous présenter leur enfant, pendant les longs trajets sans interruption, ils chantaient des mantras. À chaque arrêt, il voulait nous offrir à manger et à boire, du coup nous aurions été vraiment malade si nous avions accepté.
On roula encore une bonne partie de la journée après notre deuxième nuit de voyage. Notre odeur se confondait désormais avec celle de nos amis tibétains. Même le couple d'indien se dérida et commença à nous parler, même avec l’étudiant et le moine Rinpoche, mais pas avec les rustres tout de même, on ne pouvait pas trop leur demander. Un jeunes du Staff nous dit que nous allions arriver à Delhi vers deux heures de l’après-midi mais l’imprévu fut encore au tournant ; on cassa des lames de suspensions et le temps de réparer, nous rejoignions enfin la capitale indienne en début de nuit.
On restait à Tourist Camp dans le Old Delhi près de la Old India Gate pas très loin du Fort Rouge. On se dit adieu, enfin presque, car le moine insista pour nous donner l'adresse du camp de réfugiés dont il était responsable et nous invita à y passer. Le camp se trouvait dans le Karnataka au sud de Bombay près de la ville de Hubli, une ville au pied des contreforts du plateau du Décan. On s'y rendra l’année d’après, lors de notre second voyage et nous fumes reçu , je ne vous l'explique même pas mais cela sera l'objet un autre billet dans les semaines suivantes. L’étudiant, nous ne le revîmes jamais mais Rinpoche nous dit lorsque l'on se revit qu'il avait gagné les États-Unis. Le couple d'indien nous donna leur adresse mais nous ne les recontacterons jamais. Tous les réfugiés tibétains devaient remonter à Dharamsala pour voir le Dalaï-lama, on nous invita de s'y rendre avec eux mais cela n’était pas à notre programme, ce fut un regret. « Nos tibétains », une fois un laisser-passer en poche, étaient dispatchés par les autorités indiennes dans des camps leur étant réservés et ceci sur tout le territoire indien.
Nous venions de rejoindre Delhi, la gigantesque, fourbus mais heureux de cette rencontre unique, de cette amitié naissante avec des gens au grand cœur. En ce qui concerne le trajet en bus on se dit que l'on ne nous y reprendrait pas : Katmandou-Delhi , nous avions finalement mis 50 heures, tout de même.
Enfin l’année suivante puisque nous atterririons à Delhi, on reprit le bus mais dans le sens inverse pour rejoindre Katmandou. On connaissait, on savait à quoi s'attendre. On passa alors par la frontière normale, frontière où l’activité est énorme, où pour des douaniers non scrupuleux, il est plus difficile de vaquer à leurs basses exactions ! Ce fut un voyage plutôt tranquille mis à part que je fus oublié dans un bled en pleine nuit, le bus s’arrêta et pris d'une tourista, je descendais alors que tous dormaient. Moi, le cul dans des jacinthes d'eau derrière des boutiques de bord de route, entendit le bus klaxonner et partir. Mon ex heureusement alerta les chauffeurs qui plus d'une heure plus tard revinrent me chercher. J’étais totalement perdu , sans le sou, sans passeport au milieu de nul part. Mais qu'est ce que c’était par rapport à nos amis tibétains qui avaient quittés leur terre natale sûrement pour toujours ayant laissé derrière eux, leurs racines, leurs ancêtres, leurs coutumes pour se retrouver dans ce grand pays qu'est l'Inde qui les accueille certes, mais qui apparemment n'est pas du gout de tous ses concitoyens ?
Suite du voyage au prochain numéro...
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DELHI ! (1991-1998)
Lors de mes nombreux voyages en Inde, New Delhi- Old Delhi fut très souvent pour moi la porte d’entrée de ce grand pays. Comme je le décrivais dans mon dernier article sur mon épique voyage en bus de Katmandou vers la capitale indienne nous arrivions près de Old Delhi Gate dans ce qu'on appelait « Tourist Camp », se trouvant en face de la bourse de Delhi, jouxtant les quartiers musulmans de la ville. À chaque passage dans la capitale, j'irais dans cet « hôtel-camping-bungalow », tenu par des anciens de l’armée indienne, se trouvant sur un terre-plein entre deux rues de quatre voies où la circulation ne s’arrêtait jamais. Un havre de paix pour ceux qui connaissent la capitale indienne, bruyante, polluée et grouillante de population en continuelle mouvement.
[...]
Tourist Camp était donc le point de départ et d’arrivée des bus direct vers le Népal, le lieu de transit des bus, motos, camping-car faisant un tour du monde, DELHI ! (1991-1998)voire une simple traversée de l'Europe vers l'Asie. On y croisait alors souvent des allemands, des hollandais, même des français, équipés de monstrueux bus aménagés pour traverser n'importe quel désert du monde. On côtoyait aussi des motards qui affichaient des milliers de kilomètres à travers la Russie, le Pakistan, la Chine et j'en passe. On pouvait planter sa tente dans un magnifique jardin très bien entretenu. Un restaurant proposait aussi quelques plats confectionnés par des népalais (encore!), déjà capable de cuisiner quelques plats occidentaux. Les rencontres étaient nombreuses et les discussions DELHI ! (1991-1998)des bons plans et aventures de chacun allaient bon train. Les chambres étaient minuscules, mais faites en torchis, restaient fraiches quelques soient les saisons. Enfin, pour conclure sur ce grand jardin où l'on pouvait vraiment se reposer avant de continuer « la route », n'est plus aujourd'hui et depuis apparemment un sacré bout de temps. La modernisation de la capitale indienne aura eu raison de ce petit coin de tranquillité.
DELHI ! (1991-1998)Par contre la situation de ce « camp » était idéal ! On pouvait commencer des marches interminables dans les rues de la capitale ! À deux pas de la gare principale, on pouvait y accéder par l’arrière de celle-ci et par des ponts piétons enjambant les 20 ou 30 quais de cette gare, on rejoignait alors Pahar Ganj se situant en face de son entrée principale.
DELHI ! (1991-1998)
Pahar Ganj, lieu emblématique où les « travellers » se retrouvaient, une sorte de DELHI ! (1991-1998)« beatnik street ». Cette rue où restaurants et lodges bon marchés abondaient. De nombreux revendeurs de bijoux fantaisies et « souvenirs » de toute l'Inde avaient aussi pignon sur rue ; ils vendaient au poids pour la plupart du temps ces bagues et boucles d'oreilles que l'on retrouvait inévitablement sur les marchés d’été des stations balnéaires françaises, leurs marchands espérant vendre ces bijoux pour repartir à l'automne vers ce pays fascinant ! À l’entrée de cette rue cosmopolite, était « Le lieu » où les junkies venaient se fournir en Brown et Blanche pas si blanche que ça ! La foule était dense et souvent des occidentaux sans le sous, aidés d'indiens encore plus déshérités flairaient le voyageur non averti pour le soulever, l'encadrant, bloquant ses bras, pris dans la foule sans pouvoir bouger, il se voyait alors dépouiller de ce qu'il pouvait avoir dans les poches mais aussi se faire alléger de son éventuel petit sac-à-dos...
Un peu plus loin, laissant Pahar Ganj derrière nous sur notre droite, on rejoignait la fameuse Connaught Circle Place où en son sein, on trouvait un grand parc où toute une faune vivait , se promenait, travaillait là. Autour de ces grandes pelouses plutôt miteuses de nombreuses rues circulaires, s'enchainant les unes derrière les autres, offraient de nombreux restaurants, boutiques en tous genres, même de luxe, mais on trouvait aussi la fameuse antenne indienne de la banque gérant les fameux traveller’s chèques. Se bousculaient devant la porte ceux qui voulaient changer en liquide ces chèques de voyages, mais aussi tous les « changeurs au black » proposant des taux de changes beaucoup plus élevés que le cours officiel. Dans un pays qui venait de s'ouvrir aux marchés extérieur, les commerçants cherchaient du Dollars, des devises pour acheter des denrées importables et forcément à très fortes plus-value. Nombreux étaient aussi les voyageurs qui essayaient de se faire rembourser leur chèque de voyages soit-disant volés (pour la plupart)...Avec quelques centaines de dollars, on pouvait alors continuer le voyage en doublant sa mise de départ...Les années passant, on me dit que cela devenait, bien-sûr, de plus en plus improbable de pratiquer « cette arnaque ». Et puis sur les cotés de l’entrée-escalier de la banque, mis à part les traditionnels mendiants, surtout des femmes avec des bébés, ce devait être porteur à cet endroit, on trouvait des étrangers qui sans un sou, espéraient que quelques généreux « backpackers » leur donnent l’aumône pour qu'ils puissent pour nombreux aller s'acheter leur dose de Brown Sugar. New Delhi était ainsi, sa réputation lui collait à la peau ! En face du parc, où on trainait, regardait le spectacle de « l'Inde », faisant le coin d'un des anneaux , il y avait le fameux Wimpees, fast-food où l'on pouvait manger (pour changer du riz) des hamburgers au mouton (attention vache sacrée) accompagnés de frites et de Thumb Up, le Coke local...Un étrange délice, mais la répétition des thalis( riz accompagné de son éternelle soupe de lentilles) nous faisait apprécier et courir vers de drôle de choses.
À Delhi, on passait donc nos journées à marcher, à contempler mais aussi et surtout à se rendre dans les gares et stations de bus pour d'interminables queues afin de réserver des billets pour continuer le voyage...
Le soir, en revenant vers Old Delhi vers Tourist Camp, on se rapprochait du grand quartier musulman entourant la grande mosquée, pas très loin du Fort Rouge et du mémorial de Ghandi, où au bord de la Yamuna, le Mahatma fut incinéré après son assassinat lors des mois qui suivirent indépendance de l'Inde en 1947 ; encore un grand parc où il était agréable d'y passer la journée. Non loin se trouvait « Old Delhi Gate », une sorte de d'arc de triomphe séparant la nouvelle, de l'ancienne Delhi. À coté du monument, tel un énorme panneau publicitaire, se trouvait un compteur démographique en temps réel, affichant fièrement l’évolution du nombre de la population indienne, espérant que pour l'an 2000, le milliard d'habitants serait dépassé...Qu'il se rassure, c'est fait, et depuis bien longtemps !
Le bazar entourant la grande mosquée était aussi vraiment magnifique : Magasins colorés très « indiens », magasin de sari, de bracelets en verre ou plastique, bijoux préférés de l'indienne lambda, confiseurs et marchands de pâtisseries orientales et porteur de thé à chaque coin de rue, vendeurs de cassettes audio des derniers films « made in Bollywwod », marchands de vaisselle en inox, étincelante dans la nuit indienne, et puis tous ces magasins débordants de marchandises en tous genres où dans un gigantesque « bordel organisé », on trouvait sûrement ce que toutes ménagères indiennes et bricoleurs en herbe devaient avoir besoin. Les Hindous emplissaient la rue comme les musulmans dans une harmonie bon enfant. Les vaches qui arpentaient les rue de la capitale étaient rentrées chez leur propriétaire pour se faire traire et y passer la nuit après leur errance quotidienne dans les rues embouteillées de la ville. Le bazar se fermait petit à petit au fil de la soirée et en rentrant dans notre jardin-hôtel, on ne pouvait plus marcher sur les trottoirs, devenus de gigantesque dortoirs à ciel ouvert, principalement des rickshaws-walla dormant dans la rue après avoir pédaler et trainer leurs clients toute la journée dans la ville tumultueuse. Dans ce quartier on trouvait aussi les « abattoirs », en effet, les musulmans s'occupaient de tuer et dépiauter les bêtes à cornes, chèvres et buffles entre autre, choses que les Hindous ne voulaient pas entendre parler. Un jour se trompant de rue et s’enfonçant dans le méandre du bazar, j’étais arrivé où les vaches, pas toutes sacrées donc, enfin pas pour tous du moins, finissaient leur vie avant de finir dans les assiettes des mangeurs de barbaques ; en pleine ville, dans des rues parallèles se trouvaient aussi les tanneurs, évidemment. J'aurais du m'en douter à l'odeur, mais jeune voyageur, on ne se rend pas compte tout ! Les mouches et les gargouilles remplies de sang auraient du aussi me mettre la puce à l'oreille...
C’était donc aussi cela Delhi. La campagne à la ville. Des gens venus s'y entasser tous les jours, pleins de rêves de réussites, fuyant la pauvreté des villages mais vivant de la même manière au sein de la ville, ce qui, au niveau sanitaire était plutôt problématique. Je suppose que ce doit encore pire aujourd'hui, mais désormais cela doit se passer dans des banlieues lointaines, la nouvelle ville ayant surement pris ses aises et repoussé la majorité de ces populations arrivées avec ses illusions d'une nouvelle vie heureuse. Non concernées par l’émergence économique du pays, elles auront été parquées vers des quartiers éloignés de cette ville tentaculaires qui compte aujourd'hui près de 20 millions d'habitant ! Mais ce phénomène de « nettoyage » des centre-ville est un phénomène mondiale, en France, à Bangkok et j'en passe...Les fameuses « zones vertes » ! En dehors de cette zone, le CHAOS !
Lors de notre premier voyage en 1991, après notre arrivée en compagnie de nos amis tibétains, nous avions prévu de nous rendre aux sources du Gange, d’où notre refus aimable de nous rendre avec Rinpoché à Dharamsala. Dans la lancée de nos marches himalayennes, nous irions vers la source du Gange de façon non-ordinaire, c'est-à-dire, à pied, par l'ancien chemin de montagne, se trouvant sur l'autre rive de la rivière où désormais une route (de tous les dangers) emmenait les pèlerins dans toutes sortes d'engins motorisés vers leur « Graal ». Pour quitter Delhi, nous devions d'abord prendre un bus à Cachemire Gate, gare routière gigantesque, qui nous emmènerait dans un premier temps à Haridwar, une des quatre villes mythiques où a lieu tous les douze ans, la Khumba Mela. Le voyage initiatique pouvait continuer vers Mother GANGA !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Delhi-HaridwarNous avions à peine passé quelques jours à Delhi, le temps de s'en « prendre plein la gueule » parce qu'il faut le dire avec les mots tels qu'ils déclenchent vos émotions, n'est-ce-pas ? Et nous étions envoutés ! L’Inde est comme toutes les premières fois, un énorme « Wahou », elle vous laisse bouche bée, elle vous cloue le bec, et forcément, on en voulait encore et encore...
On décidait donc, toujours le trio, Yann, mon ex et moi-même de se rendre à Cachemire Gate pour grimper dans un bus qui nous emmènerait vers les sources du Gange pour une première étape : Haridwar, ville profondément religieuse où tous les jours sur les bords du fleuve sacré, les pèlerins affluaient en nombre mais surtout tous les douze ans lors de la fameuse Khumba Mela (littéralement le rassemblement de la coupe) . En effet lors de la création du monde, d’après les hindous, les dieux ayant vaincu les démons, auraient récupérer La coupe avec de l'eau sacrée en son sein et lors de leur combat victorieux, quelques gouttes tombèrent par ci par là, sur notre terre, mais particulièrement sur quatre endroits, en Inde, dont Haridwar.
Nous décidions donc en arrivant au milieu du gigantesque brouhaha de la station de bus de Cachemire Gate, de trouver seul notre bus pour Haridwar, ville qui allait être notre point de départ vers notre remontée du fleuve Gange.
Nous arrivions dans les faubourg nord de Delhi à la tombée de la nuit, vers six heures du soir et trouvions étonnamment, assez facilement, le guichet pour acheter nos tickets. Nous devions attendre, le bus arriverait vers huit heures. Sur le quai, nous nous assîmes sur nos sacs en refusant les sollicitations de nombreux indiens nous proposant leur service pour réussir à monter dans notre futur bus, enfin quoi ! On était tout de même capable de monter dans bus sans l'aide de qui que soit ! On avait nos tickets, nous pensions alors qu'il n'y aurait pas de problèmes...
On regardait donc le manège des bus qui arrivaient dans un flot continu au sein de cette gare en sous-sol où les gaz d’échappement vous mettaient dans un état second, à la limite de la suffocation ; pas besoin de rajouter une couche, on avait suffisamment la tête en vrac. Si on y additionnait la foule, mais en Inde cela relevait plutôt du pléonasme, nous n'étions pas loin de l'apocalypse, mais que nous le vivions tel le nirvana.
Nous étions déjà depuis quelques jours à Delhi et la foule nous submergeait, nous recouvrait de tous les cotés. Si nous voulions rester en Inde, nous devrions nous y faire...Les bus défilaient, les "titis-les contrôleurs" comme on les nomme en Inde, nous interpellaient en criant le nom de la destination du bus dont ils avaient la charge. Des rabatteurs, de leur coté, tentaient de nous embarquer dans des bus privés, mais for de nos tickets bien calés au creux de notre main, nous n'avions franchement pas de soucis à nous faire. À chaque bus entrant en gare, on voyait des gens courir vers leurs flancs pour s'accrocher aux fenêtres, pas pour y grimper, car les bus, comme les trains que nous aurions la « grande joie »de prendre plus tard, étaient tous équipés de fenêtres munies de barreaux, empêchant toutes montées intempestives et bien-sur en cas où de s’échapper, ce qui en cas d'accident devait être plutôt compliqué, pensais-je...
Enfin, en plein éveil, assis sur nos sacs-à-dos, on était au spectacle et sur grand écran. Notre titre de transport en mains, le numéro du bus bien imprimé dans notre tête, à force de lire et relire ce ridicule bout de papier faisant office de ticket...Nous attendions...
Le bus arriva, enfin, sûrement en retard, mais nous commencions a être fataliste (déjà) sur la ponctualité des transports dans cette partie du monde, malgré notre peu d’expérience ! Le même rituel recommença, de nombreux jeunes indiens courraient en sautillant le long du bus et glissant, au top de leur extension, leur bras à travers les barreaux des fenêtres du bus...La bousculade pouvait commencer. Le « titi » haranguait les gens sur le quai : « Hardwar, Hardwar, jallo jallo ! ». Notre sac sur le dos, nous étions plutôt sereins, certes, mais l’excitation générale et à force d’être tamponner, malaxer, tourbillonner par les futurs passagers de notre bus, nous accélérions malgré nous...
Très rapidement, nous nous trouvions enfin devant la porte de la bête en ferraille de couleur verte, les bus de l’état de l'Utar Pradesh étant de couleur verte avec une bande de peinture jaune pisse les ceinturant à hauteur des roues ! Nous n’étions pas les premiers mais pas loin, heureux de notre débrouillardise, à peine cinq jours en Inde et nous pensions déjà avoir tout compris...Pfft...Présomptueux va ! Pour grimper par la porte étroite, poussés par la foule, nous avons du plus que gueuler car avec nos sacs ça ne passait pas, on était compressés, on devait les enlever, ce qui nous obligea à contrecarrer, à repousser vers l’arrière nos futurs compagnons de route qui entre temps avaient décider de nous écrabouiller coûte que coûte sur les montants de porte ; pour agrémenter le tout, le titi, en équilibre par la fenêtre du conducteur, la seule sans grillage, nous criait dessus nous intimant de nous presser...Tant bien que mal, nous réussissions à monter, nos gros sacs à bout de bras, les faisant avancer devant nous par saccades avec nos genoux. On s'engagea vers le fond du bus, situation que l'on tentera d’éviter dans nos futurs voyages, tellement on est secoués lorsque l'on est assis en arrière des roues motrices d'un bus indien utilisant forcément des routes indiennes, c'est-à-dire, la plupart du temps, totalement défoncées. La seule ampoule en fonctionnement, pendouillant du plafond, nous permit tout de même de remarquer que sur quasiment tous les sièges, il y a avait, posé dessus, des mouchoirs, des bonnets, ou bien des écharpes, étranges ? On remarquait alors un siège sur la gauche, sur la rangée où l'on pouvait, enfin devait, s'assoir à deux de front, se trouvant alors libre de toute marque de territoire, car ces attributs jonchant les assises devaient être des marques de réservations ? Mon ex s'asseyait et avant de me presser contre elle, je restais debout, pas la peine de se « blottir » l'un sur l'autre, nous aurions largement le temps de le faire durant notre trajet qui devait durer toute la nuit.
Je scrutais et comprenais désormais, tous ces petits gars qui nous avaient demander contre dix roupies si nous voulions leur aide, c'était donc pour réserver un siège. En fait nous n'avions rien compris. Les places assises n’étant pas numérotées, enfin si, elles l’étaient, mais non attribuées, la coutume ou l'usage voulait que lorsque votre bus arrivait, ces fameux petits gars en échange de ces quelques roupies agrippaient le bus et glissaient sur les sièges un signe distinctif qui vous appartenait et vous assurait alors d'avoir votre place assise. Pas bêtes ? Et pas question de retirer ou dissimuler l'attribut de celui qui avait payer ces p'tits gars, vous alliez alors vers de gros soucis, voir risquiez le pugilat. Je sais de quoi je parle, me croyant plus malin que les autres, quelques années plus tard à Hyderabad, dans le sud, j'en fis l’amère expérience et même si je ne fus ni lyncher, ni expulser du bus, un policier, sûrement commissionné par un « réservateur-sauteur », m'avait menacé de m'emmener au poste : « Non mais ! Saïb, cela ne se fait pas ! » me menaça t-il, brandissant alors dans ma direction sa grande matraque en bambou ! Enfin mon ex et moi avions tout de même un siège mais Yann dû rester debout. Durant le trajet qui dura une partie de la nuit, on jouera l’alternance, une fois sur le siège, une autre fois plus ou moins vautrer sur nos sac-à-dos qui, d'ailleurs, encombraient le couloir et forçaient ceux qui étaient dans l’allée, debout, d’être encore plus compresser les uns sur les autres. On sentait des regards noirs de la part de certains.
Une fois tout le monde «en place », le chauffeur qui manifestement n'avait jamais conduit un « car pullman » fit craquer la première vitesse, envoya le klaxon surpuissant et après de nombreux freinages-accélérations, d'invectives envers des passants ou vers des « coolies » traversant n'importe comment dans les allées de cette gare, il réussit à s'extirper des sous-sols pour rejoindre la circulation totalement embouteillée de la sortie nord de la capitale. Nous voyageâmes ainsi durant quasiment toute la nuit, fîmes de nombreux arrêts, autant vous dire que nous n'avons pas pu fermer l’œil ...Malgré tout, nos voisins de sièges , eux, réussirent à dormir. Enfin, on y était, on avançait, c’était l'essentiel...On s'approchait des dieux, certes d'une façon étrange, mais n'ayant aucune expérience en la matière, ce devait être ainsi que les dieux devaient être rejoint ?
Devant nous, inscrit sur l’arrière en bois du siège de devant, était écrit de bien vérifier sous notre banquette s'il n'y avait pas de bombes ! Si si, il n’était pas écrit « colis suspects » mais il s'agissait bien du mot « bomb, in ingliss ». En effet de nombreux bus avaient été la cible d'attentat de la part des séparatistes cachemiris. Par contre aucune méthode explicative si malencontreusement nous trouvions une « bombasse » ! Tout pour nous rassurer quoi ! On s’arrêta aussi plusieurs fois durant le voyage. Boire un thé, manger...Nos compagnons de voyages avec qui nous aurions pu nous battre au moment de la montée dans le bus devinrent alors très agréables avec nous, nous posant des questions, faisant la conversation, partageant même leur nourriture avec nous...Mais à chaque fois, je le verrai dans le futur, une fois le stress de l'embarquement passé, plus de rancune, rien, on pouvait alors devenir des amis jusqu'à la descente en fin de trajet ou alors, nous pourrions redevenir sans hésitation des ennemis...afin de s'extirper du bus où la ritournelle de la bousculade pouvait recommencée !
Huit heures plus tard, nous arrivions à Haridwar, aux alentours de quatre heures du matin, il faisait très froid. Nous étions en décembre. Pour descendre du bus ce fut encore des plus compliqué que je ne pensait et disait plus haut, les marches étant engluées de chauffeurs de rickshaws (taxi trois roues) voulant tous nous emmener, en ce qui nous concernait, dans une lodge ou je ne sais où, se battant pour « pécher » le client, empêchant alors tout le monde de pouvoir descendre dans de bonnes conditions. Du forcing, il fallait faire du forcing ! Tant bien que mal, nous sortions et respirions alors l'air vivifiant d'Haridwar. Nous fumions une cigarette, la pollution devait nous manquer, puis nous laissions discrètement tous ces Rickshaw-walla, emmitouflés dans leurs écharpes et grandes couvertures de laine se prendre la tête pour savoir qui allait bien pouvoir nous embarquer vers un hôtel. Ils étaient tellement occupés à s'invectiver que nous partions sans qu'ils le remarquent . On se retrouva alors dans la rue, mais nous ne rêvions pas, nous n'allions tout de même pas nous en sortir comme ça !.
Cela n'allait donc pas durer car très vite « une abeille- autre nom de la Vespa à trois roues» vint à notre hauteur et nous proposa de nous emmener où nous le désirions, sans imposer un lieu, un vrai taxi quoi, normal, mais méfiance...On se tassa à l’arrière du véhicule, plutôt étriqués avec nos trois gros sacs, Yann s'assit à coté du chauffeur. On peut le dire, nous optimisions l'espace et forcément le trajet. Devenions-nous indien ? On lui dit alors que nous voulions rejoindre les rives du Gange, le ciel commençait à s’éclaircir, le spectacle serait surement à la hauteur. Pas plus d'un kilomètre plus loin, après avoir essuyer le vent glacial du à la vitesse de l'engin, nous arrivions devant l’entrée du sanctuaire aménagé sur les rives du fleuve. Le soleil pointait derrière les montagnes, le ciel se teintant d'un dégradé de rose vers le mauve...Notre chauffeur nous proposa de nous attendre avec nos sacs, et malgré notre méfiance, « on le sentait notre chauffeur », nous décidions d'opter pour cette solution, trop heureux de rencontrer le fleuve. Il nous emmènerait, après cette première rencontre mystique, dans une guest-house de notre choix, il nous le promit. Fatigués mais zen à l'approche du fleuve, nous arrivâmes en fait au bord d'un canal détourné du fleuve où les pèlerins pouvaient vaquer à leurs ablutions et prières. Le fleuve qui devait être tumultueux à cet endroit avait surement poussé les autorités à aménager de la sorte l'endroit pour éviter les noyades qui devaient être nombreuses, particulièrement lors des grands rassemblements et grandes processions. Des haut-parleurs crachaient des « Hare Krishna, Hare Rama, Hare OM Nama Shiva Ya ». Les marches accédant à l'eau sacrée du fleuve, que l'on nomme d'ailleurs « Ghats » en Inde, étaient bondées. On réussit tout de même à s'approcher, l'eau était glacée. On nous sollicita de toute part pour une Punja, ce coup ci, c’était des brahmanes en quête de business religieux, mais nous y étions alors nous participâmes, nous voulions faire partis du « TOUT » ! . l'Inde était donc le pays des « invitations », certes intéressées, mais des invitations tout de même. Lorsque le soleil pointa derrière la colline, l’atmosphère se réchauffa enfin, pourtant nos cœurs et nos âmes étaient déjà chaud, mais nos mains et nos pieds que nous avions du mettre à l'eau pour la Punja étaient eux, totalement gelés ! On récupérait nos pompes auprès du « gardien de chaussures », si si, tout est bon pour gagner quelques roupies , et nous pouvions rejoindre notre chauffeur et enfin nous rendre dans une guest-house, et surtout dormir !
Malgré sa promesse, il nous sollicita (encore!) pour nous emmener dans un de « ses hôtels » à lui, nous n’étions pas obligés d'accepter, nous pouvions voir, « palper » la marchandise avant d'accepter de toute manière, mais lui toucherait une commission ! On décida de jouer le jeux, fatigués, on se laissa faire, et les premières chambres furent les bonnes, on allait enfin pouvoir dormir...On demanda à notre chauffeur s'il était libre, en début d’après-midi pour nous faire le tour du patelin et avec un grand sourire, il accepta bien-sur ...On allait enfin pouvoir allonger nos jambes, mais nous devions avant tout repos se faire solliciter (décidément) par le patron ou gardien de la guest-house qui nous demanda si nous voulions du Charas (haschich) ou du plus fort (opium, brown...etc, un vrai supermarché ce bonhomme) ; il proposa même à Yann s'il voulait « une couverture » avant de s'assoupir, malin le boss , il avait remarqué qu'il était seul...
Nous refusions toutes propositions...On voulait juste dormir, au calme !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Haridwar-Devprayag.
Nous nous rapprochions des dieux, pas de doute, l'enfer devait être bien loin tellement le froid nous saisît à notre réveil, dans cette petite guest-house située sur les bord du Gange. Un thé nous réchauffa ! « Notre rickshaw » était déjà là, assis devant le comptoir de la réception, tout sourire, satisfait ; il avait ses clients pour la journée. Nous avions faim alors ils nous emmena dans un restaurant où il avait ses habitudes malgré lui puisqu'il tenta de nous faire déjeuner dans un restaurant pour touristes indiens au sein d'un hôtel de luxe. Il devait penser que nous n’étions pas de bons clients, du moins pas vraiment malléable.
On se régala de Chapatis cuits dans un Tandoori avec un merveilleux Paneer Butter Masala. Le tandoor est le four en terre traditionnel indien se chargeant par le haut. On peut faire cuire, collé sur les parois internes de « cette jarre-four » le pain, ici les Chapatis, sorte de galette de pain, mais on peut aussi y faire saisir toutes sortes de viandes et poissons embrochés puis suspendus à la verticale au centre de ce four juste au dessus des braises qui tapissent le fond du Tandoori.
Le Paneer est lui tout simplement une sorte de Tofu non pas de soja mais fait à base de lait de vache, ce matin là, préparé dans une sauce curry (Masala veut dire mélange, dans notre cas, mélange d’épices) rouge additionnée de beurre clarifié, un délice.
Repu, on décida de faire le tour du quartier, une balade aux alentours de Haridwar, qui à part ses ghats, était une ville indienne dédiée aux pèlerinages, très bruyante. Des ashrams, mandirs, hôtels, temples multiples et restaurants pour pèlerins ne semblaient être que la seule et unique activité de cette ville dédiée au fleuve Gange. La journée fut courte, le soleil disparaissant derrière la montagne dès cinq heures de l’après- midi, le froid s'installant irrémédiablement. Nous étions encore bien fatigués.
Le lendemain, nous avions programmé avec notre ami rickshaw (on devint de plus en plus proche) la visite de Rishikesh, tout près de Haridwar, village où dans les années soixante, les Beatles vinrent se ressourcer, méditer dans un ashram. Rendez-vous fut donc pris avec notre rickshaw, tôt le lendemain matin pour une journée en immersion au milieu des babas, en effet notre chauffeur nous prévînt : « Ah, Rishi ( Rishikesh), c'est désormais la Mecque des occidentaux en mal « d'indianité » ! ».
Aux aurores, le lendemain, nous nous levions plein de bonne volonté et surtout vraiment reposés. Notre chauffeur n’était pas là , « ça y est, ça commence à foirer, c'était trop beau !», nous dirons nous, mais on le saura plus tard, il avait pris du retard lors de sa Punja quotidienne, celle-ci particulièrement plus longue que d'habitude, il voulait remercier les dieux de lui avoir mis sur sa route des clients comme nous. On prit alors notre petit déjeuner à l’hôtel et dans un timing presque parfait, notre pitance à peine terminés, le rickshaw-wala arriva les bras chargés de colliers de fleurs qu'il s’empressa de nous mettre autour du cou, il avait aussi dans des feuilles d'arbre, de la pâte de santal qu'il nous badigeonna sur le front. A l'horizontal tel trois traits, la marque de Shiva, pour nous les garçons et une ligne verticale rouge pour mon ex, marque de Vishnou. Il nous expliqua que son retard était lié à cette offrande, il avait du faire deux temples pour cette punja livrée à domicile. Nous étions donc parés pour Rishikesh.
Le chemin fut court, on emprunta la route montant vers les cimes de l’Himalaya, après une heure de trajet, sur la rive opposée du fleuve, nous apercevions la ville sanctuaire. Il nous déposa donc à l’entrée d'un gigantesque pont suspendu, qui nous emmena vers de majestueux ashrams. Même de loin, on sentait l'argent. Les donateurs avaient du être généreux. À l’entrée de Rishikesh, on tomba sur de nombreux étrangers, la plupart habillés de blanc, un air illuminé, voulant dégager la sagesse, et le sérieux de leur état proche de la lévitation. On fut tout de suite sollicité pour savoir si nous voulions pratiquer méditation et yoga, stage en tous genre, bouffe végétarienne, voire du jeun, à des tarifs défiant toutes concurrences : C'est-à-dire, réveil aux aurores, toilette dans les eaux glacées du Gange, puis méditation, puis yoga , un seul repas frugal et nuit sur une natte pour des tarifs dignes d’hôtels cinq étoiles. Un bon business qui expliquait ces ashrams somptueux, sûrement financés par des occidentaux en mal de spiritualité, de retour aux sources...À chaque coin de ruelles, on continuait de nous interpeller, même des pseudos guru-européens s'y mettaient. Il nous fallut très peu de temps pour fuir ce Dysneyland de l'indouisme. Eh ! Fallait pas déconner! On n’était pas des gogos ! En rebroussant chemin, nous croisions deux sadhous qui nous proposèrent de venir dans leur retraite, une sorte de grotte au bout d'un chemin rocailleux. La curiosité nous fit les suivre. Après le partage d'un shilum, ils commencèrent à nous demander tout et n'importe quoi, ils cherchaient des sponsors, une fois de plus nous fuyions, on ne serait pas décidément des gogos à babas, enfin pas tout de suite. On repassa le pont suspendu où perchés sur les grands filins d'acier, des babouins assez hargneux ne comprenaient pas que nous n'ayons rien à leur donner à manger...À Rishikesh, même les bêtes voulaient vous alléger de vos dollars !
« Fuyons, fuyons ! » fut donc le mot d'ordre...
On grimpa dans le rickshaw pour retourner à Haridwar, le lendemain matin, décision fut prise que nous partirions en bus car le chemin de pèlerinage que nous recherchions pour notre marche vers les sources avait été englobé par la route asphaltée ; il n’était pas question de marcher le long la route ! Il fallait continuer en bus pour trouver un sentier de montagne. On passa la fin d’après-midi au petit resto de notre chauffeur qui voulu par la suite nous inviter chez lui, il voulait nous présenter à sa famille. On rencontra sa femme qui nous offrit une thé délicieux et nous rencontrions deux beaux enfants arrivant de l’école dans leur uniforme impeccable. Des gens simples mais vrais...Nous avions donc décider de partir très tôt le lendemain matin, nous rentrions à notre hôtel pour y passer une vraie nuit. Notre ami-chauffeur viendrait le lendemain nous emmener à la gare des bus.
Aux aurores, après notre punja, délivrée par notre chauffeur, nous rejoignîmes la gare des bus. On le paya de son dévouement et de ses services et il nous remercia avec les mains jointes sur la poitrine : « Namasté, Ji » ! Il avait le sourire, on n'avait pas du être radin, tant mieux. Nous nous fîmes nos adieux en se promettant de se revoir ; on ne le revit jamais mais on lui envoya les nombreuses photos que nous avions prises de sa famille et de nos excursions en sa compagnie. On ne saura jamais s'il les reçut.
Le dernier service qu'il nous rendit fut de nous dégoter un bus où nous trouvions d'ailleurs des places assises, il n’était même pas plein ce bus ! Manifestement, nous allions vers des régions moins habitées de l'Inde.
La route fut majestueuse, avançant au dessus de vides gigantesques, au dessus de nous des montagnes vertigineuses, quelques fois, on pouvait apercevoir des bus qui avaient terminés leur parcours au fond des gorges abruptes, nous n’étions pas vraiment rassurés mais au milieu de nulle part, nous n'allions tout de même pas descendre du bus, les passagers nous auraient pris pour des fous ou encore pour d’étranges étrangers, confirmant alors leurs pensées que nous n’étions qu'alors que de misérables personnes non fréquentables! De tout façon, les dieux étaient avec nous. Notre ami nous avait offert, une malla (collier), une protection qu'il nous avait passer autour du cou avant notre départ. Avec un médaillon de Shiva sur la poitrine, que pouvait-il bien nous arriver ? Nous avions notre assurance multirisque !
Nous arrivâmes dans l’après-midi à Devprayag. Le bus nous déposa sur la route surplombant le village qui lui se terrait à flanc de montagne aux confins de la Barghavati river et l'Anakhanda river, ces deux rivières se rejoignant au pied de ce village et formant alors le fleuve Gange.
Le touriste commençait vraiment à se faire rare, sur le bord de la route où le bus nous laissa, il y avait de nombreux bouis-bouis s'imbriquant dans la rocaille grise de la montagne. On chercha un hôtel, mais il n'y en avait pas, seuls les mandirs (en principe réservés aux hindous) pouvaient nous offrir un toit pour dormir. Un brahmane accepta malgré notre face de non-hindou, de nous héberger dans un dortoir prévu pour quelques centaines de pèlerins. Il nous offrit même le thé. Il faisait encore plus froid, le soleil se couchait, et malgré le fait d'être impies, il nous invita à partager son repas, puis de retour dans notre dortoir gigantesque, nous nous enroulâmes bien vite dans nos duvets de montagnes que l'on maudissait il y a encore quelques jours, tellement ils encombraient, prêts à les laisser à Delhi ; désormais, vu le froid presque polaire, nous étions vraiment heureux de les avoir transbahuter jusqu'ici. On dormit comme des bébés !
Avant le lever du jour, notre hôte vint nous réveiller avec un thé très très chaud mais tellement réconfortant. Il nous intima de nous passer un coup de flotte sur la figure, il allait nous faire la punja au sein du petit temple du mandir. Il fallait accepter les règles, c’était aussi pour les brahmanes du temple l'occasion de récolter des offrandes, le gite , lui, étant gratuit.
Nous passions ensuite la journée dans les ruelles du petit village en contre-bas de la route. On se renseigna pour savoir laquelle des deux rivières allions nous suivre ? En effet, les sources du Gange n’étaient pas vraiment définies, trois possibilités s'offraient à nous. La remontée le long de la Barghavati river fut vite abandonnée, par ce chemin nous aurions pu aller rejoindre la route de Gangotri mais apparemment la neige et les éboulements nous empêcheraient de suivre cette rivière. C’était peut-être de l'intox, car nous nous rendrons compte que les habitants des trois vallées revendiquant les sources du Gange se faisaient une guéguerre de bon aloi pour attirer le pèlerin vers sa source déclarée ! On partit donc en repérage le long de l'Anakanda river, nous prendrions ensuite la direction soit de Badrinath ou Kerdanath... On vit très vite l'ancien chemin de pèlerins, suivant la rivière, sur la rive opposée à la route aménagée pour rejoindre ces deux sources du Gange revendiquées. On partirai le lendemain matin, très tôt ! On calcula qu'il nous faudrait deux jours pour rejoindre Rutraprayag !
On revint passer l’après-midi au pied du village, au bord de l'eau, au plus près du lieu où les deux rivières se rejoignaient. À l’époque, l'endroit n’était pas aménagé comme on peut le voir sur les photos, car dans une grotte au ras de la rivière, un sadhou ermite y vivait. On s'assit avec lui et ses deux disciples. On fuma bien-sur et nous partageâmes leur déjeuner. On discuta de tout et de rien, le sadhou parlait un parfait anglais (largement mieux que nous autres). Il avait décidé quelques années en arrière, une fois ses enfants mariés et sa femme désirant alors retourner chez ses parents, de quitter son travail dans la banque et de se démunir de tout, puis de consacrer sa vie à la méditation...Il voulait stopper le cycle de ses vies, de ses réincarnations et atteindre le nirvana ! Un vrai sadhou, qui nous donna sa bénédiction pour notre voyage vers les sources du Gange. Ils nous trouvaient atypiques, vouloir y aller à pied n’était pas commun et apparemment cela lui plaisait. On fit bien-sur une offrande avant de le quitter et on lui promit de repasser le voir lors de notre retour des cimes de l'Himalaya ! Fort de sa protection mais aussi plutôt « zen » voire très très haut dans nos têtes grâce aux flots de shilums que nous avions partagés avec lui, nous rejoignîmes notre mandir tant bien que mal ! Notre hôte reconnu tout de suite notre bénédiction étalée sur notre front par le sadhou, gardien de la rivière et nous gratifia de nombreux namastés ! On dina en sa compagnie puis on s'endormit très vite et plutôt bien, nous n'avions plus froid !
Décidément, nous nous sentions de plus en plus proche des dieux...
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Devprayag-Rutraprayag.
Le bout du nez glacé et nos corps engourdis des excès de la veille, nous nous extirpions difficilement de nos duvets lorsqu'un ciel limpide commençait à apparaitre doucement derrière les montagnes abruptes entourant Devprayag. Dans l'antichambre de notre dortoir, nous entendions notre brahmane, gardien du mandir, s'affairer à faire chauffer, probablement de l'eau sur son réchaud au kérosène. Il nous entendit nous réveiller et vint nous offrir le thé. Nos mains froides entourant le verre brulant, nous nous réchauffions tant bien que mal. Nous fîmes une toilette succincte, deux jours que l'on ne s’était pas vraiment laver, il faisait, décidément trop froid ; Cela nous permit tout de même de nous rendre devant le petit temple de notre hôte où on nous promit tout le bonheur du monde, où on nous souhaita un bon voyage, et sûrement beaucoup plus ! Nous étions parés...
On se quitta donc après une dernière offrande et chargés de nos sacs, nous descendîmes vers la grotte de notre baba. On le salua et nous nous engageâmes sur le chemin repéré la veille. Le début de notre « pèlerinage » nous parut difficile, nous étions quelque peu paralysés par le froid et de nature fébrile du aux excès de ces derniers jours, mais avec l'apparition du soleil « la mécanique » se mit en route...Nous marchions à flanc de montagne, laissant la rivière en contre-bas, sur l'autre versant, nous apercevions la route avec ses jeeps et ses bus qui, même sans que la circulation soit vraiment encombrée, avaient la fâcheuse habitude de klaxonner à tout va et alors de nous rappeler que nous étions toujours bien en Inde. Le chauffeur indien aimait vraiment sa trompe de véhicule! Nous avancions, certes au sein de la nature, mais toujours très près de la civilisation, trop près à notre gout. Nous traversions des villages où comme d'habitude les femmes régnaient en maitre. On nous offrit souvent le thé et même des gâteaux, mais à la différence du Népal, les femmes étaient plutôt méfiantes, plus soumises, plus réservées, dirons-nous, à l’éventuel retour des hommes. On avançait bien et le soir nous nous arrêtions à Srinagar (du même nom que celle du bord du lac Dahl au cachemire). Le chemin, après avoir traverser de nouveau la rivière, ne faisait alors plus qu'un avec la route. Nous trouvions une guest-house, petite maison coquette tenue par un allemand (qui n’était pas là d'ailleurs), on se serait presque cru en Bavière, il ne manquait plus que les nains de jardin ! On eut par contre le bonheur de profiter d'une salle de bain équipée d'un chauffe-eau ! Je n'ai plus de souvenir de cette soirée, mais le lendemain nous reprenions la route et il fallut pour rejoindre le chemin passer une fois de plus la rivière, mais ce coup-ci grâce à un baquet suspendu sur une poulie glissant le long d'un filin en acier. Une nouveauté et surtout une sacrée frayeur. On passa avec l'aide de quelques hommes qui venaient de traverser, car théoriquement on pouvait se débrouiller seul pour rejoindre l'autre rive, c'est-à-dire grâce à une corde, de tirer dessus à la force des bras pour faire avancer la nacelle. Mais là, l'attraction de « saïb » prenant ce mode de transport, fit qu'ils nous firent passer sur l'autre rive chacun notre tour, puis nous envoyèrent nos sacs, ouf ! On aurait pu éviter ce passage rocambolesque dans le vide au dessus de la rivière mais le pont suspendu le plus proche était à quelques kilomètres et nous ne voulions pas continuer à marcher sur le bas coté de la route avec tous ces véhicules qui n’arrêtaient toujours pas de nous klaxonner dessus, pour le coup! Notre traversée acrobatique nous prit tout de même un certain temps, nous avions du retard. Sûrement, nous ne pourrions pas rejoindre Rutraprayag le soir même.
En effet, juste avant le coucher de soleil après avoir passé un dernier village et pensant ne pas pouvoir rejoindre avant la nuit noire le pont suspendu permettant de rejoindre Rutraprayag, nous n'avions pas de cartes, on se fiait aux personnes que l'on croisait et de notes prises avant notre voyage, nous décidions donc de dormir à la belle étoile. Yann avait tout prévu, nouilles lyophilisées et barres énergétiques ainsi que du thé. On trouva un endroit pour le bivouac, au milieu de la foret où la pente n’était pas trop raide et surtout pas trop loin du chemin, dormir dans la jungle ne nous rassurait pas vraiment. On fit un feu pour chauffer de l'eau. Le froid nous gagnait et nous avions faim. Sur le chemin en contrebas de nombreux hommes rentraient dans leur village respectif. Souvent, ils s’arrêtèrent pour nous regarder et pour ceux qui parlaient anglais pour partager une conversation autour de notre feu. Nous arrivions à manger et le feu avait besoin d’être alimenter souvent car nous ne trouvions que très peu de bois mort, surement récupérer quotidiennement par les villageoises, nous ne trouvions que des feuilles et des branchages légers pas très loin du campement ; il n’était pas question de trop s’éloigner du feu, pas vraiment téméraires, les Indiana Jones en herbe. Le feu mourrait rapidement faute d'approvisionnement .
La nuit commençait à englober la vallée et les lumières des petites villes et villages de l'autre coté de la rivière nous rappelèrent que la civilisation n'avait pas disparu. Le feu était encore vaillant lorsqu'un groupe d'homme (le dernier d'ailleurs) passa et s’arrêta pour nous mettre en garde, qu'il n’était pas raisonnable de dormir comme ça dans la foret. Il y avait des tigres, des léopard nous dirent-ils! On acquiesçait mais on se dit qu'ils exagéraient sûrement. Ils nous dirent de venir au village, le dernier que nous avions laisser derrière nous en fin d’après-midi. Nous n’étions pas téméraire mais têtus, nous l’étions et avions décidé de dormir dehors, alors nous dormirions à l’orée de la jungle. Déçus et nous prenant pour des dingues, le petit groupe repartit.
La nuit était désormais vraiment profonde et véritablement silencieuse, seulement quelques cris d'oiseaux se perdaient sous le ciel étoilé. Notre réserve de bois s’épuisait comme neige au soleil. Nous n'entendions plus le bruit des véhicules de l'autre coté de la vallée, on aurait dit que la vie s'était arrêtée. Plus personnes ne passaient sur le chemin. On installa alors des couverture de survie sur le sol et décidions de dormir, le feu allait s’éteindre. Yann couchait au dessus de moi et mon ex. Je commençais à m'endormir lorsque Yann me dit « tu as entendu ? » . Je n'avais rien entendu, mais je tendis l'oreille et on commença à entendre une sorte de rugissement, ou plutôt comme un énorme cri que l’écho renvoyait à l'infini sur les flancs de la montagne. Je lui dis que ce n'était peut-être rien, pour me rassurer d'ailleurs, et finissais par dire que je ne pensais pas qu'il y ait de problèmes. On entendit alors des pétards, explosant de partout, enfin des pétards, nous le saurions le lendemain seulement, car nous pensions que c’était plutôt des coups de fusils. L’écho n'arrangeait rien et cela ressembla vite au tintamarre d'un feu d'artifice. Le rugissement de la bête se faisait de plus en plus prononcée. Ce cri roque et profond se rapprochait. Plus ça allait et les rugissements étaient espacés d'au moins un minute et manifestement la bête venait en notre direction. Cela se fit de plus conséquent et nous commencions à avoir le trouillomètre à zéro! Je me souviens, je prenais alors mon ridicule couteau suisse et l'ouvrait et le gardait en main au cas où. Je pensais à fortiori, à la stupidité de la réaction . On se s'imaginait même pas ce que pouvait être ce félin et surement des fantasmes de chasseur contrarié nous firent imaginer le pire. Et si c’était un tigre! Je scrutais les alentours et me dit que si la bête arrivait, nous pourrions grimper dans les arbres mais très vite, je pensais, un félin grimpe aux arbres nettement mieux qu'un homme. Entre nous, nous ne parlions plus, faisant le silence totale, à l'affut du moindre cri de la bête ! Nous entendîmes alors un rugissement tout proche... Une minute passa sans le moindre bruit, puis le félin rugit une nouvelle fois mais le son venait désormais de la droite, puis le suivant toujours à droite mais déjà plus lointain...On entendit encore des pétards d'effarouchement, au niveau du village que nous avions passé en fin d’après-midi, où nous aurions du aller dormir si nous avions écouté les villageois, il y a encore à peine une heure en arrière. Les cris continuèrent mais s’espacèrent pour enfin s'estomper dans la montagne pour qu'enfin nous n’entendîmes plus rien. Le silence ! Nous ne parlions toujours pas, la peur nous avait saisit. Nous n'avions jamais entendu un rugissement et franchement encore aujourd'hui, il sera imprimé à jamais dans ma mémoire. On se mit à parler, plutôt à chuchoter et à rire discrètement de notre peur, à évoquer mon plan B où j'avais prévu avec mon petit couteau rouge à croix blanche de défier un tigre ! Ce devait être parfait pour décapsuler une bière, mais pour le reste, il fallait plutôt oublier ! On rigola franchement lorsque j’évoquais le volonté de monter dans un arbre, imaginant la situation, perché dans un arbre avec une lame évoquant surement un cure-dent pour un tigre prêt à vous dévorer! On se dit que si cela avait été un tigre nous serions déjà mort...Les villageois avaient raisons, on aurait du accepter leur invitation...
On s'endormit lorsque nous étions certain que le silence ne serait plus rompu par le cri du félin. Lorsque le jour se leva, nous avions glissé de notre couche à cause de la pente mais surtout à cause des couvertures de survie de matières totalement lisses ; nous nous retrouvions quasiment sur le chemin. On se mit en quête de bois pour faire un thé. En m'approchant du chemin , vierge de tout passant, je remarquais des traces au sol. J'appelais Yann et on regarda cette trace de coussinets d'un air dubitatif. Elle était un peu moins large que notre main. On en remarqua d'autres qui allaient vers le village, celui se trouvant tout près de notre campement. La bête était passée à dix mètres de nous et avait heureusement passé son chemin. Les premiers villageois passèrent pour se rendre de l'autre coté de la rivière, à Rutraprayag. Ils étaient habillés élégamment et parlaient un très bon anglais. Ils étaient des fonctionnaires rejoignant leur lieu de travail. On reconnu presque les mêmes personnes de la veille au soir qui nous avaient mis en garde de coucher à la belle étoile. On leur montra les traces et ils nous affirmèrent qu'elles étaient celles d'un léopard, d'une panthère des neiges. Ils nous parlèrent alors de certaines de ces bestioles qui pouvaient être mangeuses d'hommes ou de chiens et bétails, d’où les pétards d'effarouchement que l'on avait entendu la veille. On n'y cru pas vraiment, pensant que c’étaient des légendes. Ces félins n’étant pas de réputations, mangeurs de chairs humaines, peut-être attaquaient-ils l'homme pour se défendre, c'était sur. Une fois de plus, les occidentaux que nous étions, savions mieux que les autochtones. Enfin pour eux, nous l'avions échappé belle, nous, nous pensions « cause toujours mon coco ». Le chemin se fit de plus en plus fréquenté par des hommes se rendant en ville. Notre paquetage fait, on prit le flot de circulation et très rapidement nous arrivions en face d'un pont suspendu rejoignant la route asphaltée ; si nous avions su qu'il fut si près, nous aurions continué à marcher la veille au soir. On nous dit que pour Rutraprayg , il fallait traverser, le chemin continuant sur le même versant de la montagne allait plus haut dans la montagne et il n'y avait plus de pont, du moins, pas à proximité. On traversa, la plupart des hommes attendait des bus pour descendre ou remonter la vallée et vaquer à leurs occupations.
Nous marchâmes le long de la route puis en fin de matinée nous arrivâmes enfin à Rutraprayag. On nous accepta dans un mandir. Il était confortable, et équipé de dortoirs de dix personnes. En cette saison, nous étions seuls et le brahmane, gardien des lieux, nous fit un bref plan de la petite ville. Elle se résumait en deux rangées de maisons bordant la route montant vers les cimes de l’Himalaya. On lui raconta notre aventure de la nuit précédente et il nous raconta l'histoire de ce léopard des neiges qui terrorisa toute la population de la vallée, il y a à peine une centaine d’année. Elle avait eu à son actif plus de deux cents attaques d'enfants et de femmes des villages environnants. Le Royaume Uni, alors puissance coloniale, envoya le plus fameux chasseur de félin du royaume des Indes, Jim corbett. Il vint traquer la bête et réussit à la tuer après avoir décimer un grande partie la population des léopards de la vallée, faut-il le rappeler. Enfin, la légende était encore vivante car tous les habitants connaissaient cette histoire et le remerciaient encore. D'ailleurs, au centre de Rutraprayag, une statut à l'effigie de Corbett était vénérée, les indiens lui mettant au pied du statuaire, des offrandes comme à une divinité du panthéon hindou. On passa la journée dans la petite ville bien sympathique. On se renseigna pour savoir de laquelle des deux vallées nous pourrions arpenter, vers Badrinath ou Kedarnath ? Tous nous dirent que les deux routes étaient bloquées un peu plus haut par la neige tout d'abord et par de nombreux éboulements. On se renseigna pour le chemin de pèlerins et tous nous dirent que c’était plutôt compliqué car les deux vallées devenaient très abruptes et la plupart du temps, la route avait emprunté le tracé de l'ancien chemin. On rentra alors au mandir à la tombée du jour, le froid était mordant. On passa la soirée autour d'un feu avec notre hôte qui nous raconta, une fois de plus, l'histoire de Jim Corbett. Décidément, ce chasseur écossais était une vraie légende par ici, un demi dieu.
Le lendemain nous avions décidé de reconnaître, malgré les avertissements, le chemin montant vers les cimes himalayennes. On se promena des deux cotés de la montagne, au départ des deux vallées et nous constations que la montagne était bien aménagée ; Système d'irrigation judicieux alimentant une méandre de culture en terrasse. Ce fut une très belle balade dans un cadre idyllique, mais nous le constations, les anciens chemins de pèlerinages se perdaient dans dans le vide des gorges de l'Alaknanda river. Nous trouvions même un chemin magnifique rejoignant les bords de la rivière, abruptes mais nous nous trouvions vite dans « les toilettes publiques ». Nous verrions au cours de nos voyages que les indiens dont leurs maisons sont très peu équipées de latrines vaquent à leurs besoins, dans la nature et particulièrement dans des lieux où le panorama est magnifique...Caguer avec vue, un must et une certaine classe! En revenant dans la petite ville avant la nuit, nous remarquions que les camions s'accumulaient sur le bord de la route. Tous le disaient : ils avaient du rebrousser chemin , du à la neige mais surtout la route s’étaient carrément effondrée un peu plus haut. Le soir, en compagnie de notre brahmane, nous prenions la décision de repartir en arrière.
Ici, à Rutraprayag, s’arrêterait notre ascension vers les sources du Gange ! Yann accueillerait sa femme et ses filles à Delhi dans moins d'un semaine et faire un détour pour monter vers les sources du Gange du coté de Gangotri nous prendrait trop de temps. Nous étions tout proche des dieux mais ils avaient donc décidé de pas nous accepter dans leur sanctuaire. Les cimes de l’Himalaya ne resteraient donc qu'une vision lointaine. Nous étions, certes déçus, mais ce fut sans regret, l'homme avait façonné la montagne pour y faire passer des camions et n' avait laissé que très peu de place pour les marcheurs. Place aux bus, aux jeep, aux camions, nous, nous retournerions vers la capitale indienne. Yann accueillerait sa petite famille, nous nous séparerions et avant de rejoindre à nouveau notre ami et sa famille à Konark en Orissa sur les bord du golfe du Bengale, nous irions à Agra et Jaïpur « faire du tourisme », le Taj Mahal, magnifique, envoutant, le palais des vents de Jaïpur, les palais de Maharadja, les portes du Rajasthan. Un beau souvenir de monuments, au milieu d'un tourisme de masse organisé. Nous y retournerions plus longuement quelques années plus tard.
En attendant, nous désirions Bénares, l'actuelle Varanasi, l'ancienne Kashi, patrie des dieux, où le cours du Gange, bordé de ses ghats toujours débordantes d'une foule de pèlerins, pointe son lit plein nord, vers les cimes de l’Himalaya où Shiva réside. De sa longue chevelure nait le fleuve avant qu'il ne déferle sur des milliers de kilomètres pour enfin se jeter dans le golfe du Bengale. Ville mystique où si l'on y meurt, on peut briser le cycle des réincarnations et rejoindre alors le nirvana. Nous ne voulions pas mourir mais c'est donc là, dans l'une des plus vieilles villes du monde que nous voulions aller, pour retrouver et rester, décid��ment, toujours près des dieux . Lire l'article original

Bénarès (déc 91)...Et pour l'éternité !
Nous avions échoué dans l’Himalaya indien, dans l'impossibilité de rejoindre le domaine des dieux, mais nous étions persévérants, devenions-nous de plus en plus mystiques ? L'Inde faisait-elle toujours cet effet sur les occidentaux, la visitant la première fois ? Lorsque l'on parlait de celle-ci avec ceux qui y avaient déjà trainer leurs guêtres, ils vous disaient la plupart du temps : « soit vous en devenez accros, et alors une seule chose vous hante, vous tarabuste, y retourner, toujours et toujours, ou bien vous la détestez et alors vous la fuyez pour toujours sans même lui donner une seconde chance de vous séduire, puis vous l’éviterez à tout jamais ; de toute manière, elle ne vous laissera pas indifférente ! ». Vous avez pu comprendre, pour ceux qui auraient lus mes précédents récits de voyages que je faisais parti de la première catégorie de voyageurs. Après moult tours en Inde, si je devais donner « mon palmarès » des lieux qui ne vous laissent en rien indifférent, Bénarès obtiendrait la médaille d'argent, évidemment Varkala au Kérala reste et restera mon record olympique, mais cette ville incroyable qu'est Bénarès est, dès cette première rencontre en décembre 91 , devenue la destination qui serait au centre de tous mes voyages en Inde, une halte toujours programmée, je passerais coute que coute à Varanasi, son nom actuel, du au deux rivières qui l'encadre au nord et au sud, la Varuna et l'Assi...Son nom Sanskrit, très ancien, connu de nombres d'indiens, bien avant le joug colonial britannique qui eux la nommaient donc Bénares, étant Kashi, la lumineuse (traduction Sankrit), centre culturelle et du savoir depuis la nuit des temps, enfin, depuis des temps immémoriaux. À en croire les historiens, Varanasi serait donc la ville la plus ancienne du monde dans sa configuration actuelle et encore en activité telle qu'elle l'était, il y a au moins trois mille ans, selon des témoignages de voyageurs venus de Chine ! Impressionnant, forcément pour un petit occidental tel que moi ?
Nous (mon ex qui ne l'était pas encore et moi-même) nous y rendions donc après notre courte escapade au Rajasthan et arriverions le matin très tôt, par la grande gare de la ville, Varanasi Junction. Une horde de mendiants nous attendait, enfin habitait sur les quais et le hall de la gare mais aussi aux alentours. Le grand nombre de pèlerins décuplait le nombre de « crève-la-faim », c'était toujours difficile à supporter, une culpabilité en soit, une honte, une volonté de ne pas voir, mais nous apprendrions au fil des années que cela était aussi ça, l'Inde ! Les rickshaws, très très nombreux aussi, nous assaillirent, mais nous arrivions à leur imposer notre destination, enfin du moins à un d'entre eux : Sri Venkateshwar lodge, située dans le Chowk tout prêt des ghats principales, Dasashasmeda ghat (le ghat est le nom donné aux marches et quais aménagés descendant de la ville vers le fleuve, il y en a des dizaines, qui ont chacune une activité spécifique liée à un métier) ! Nous traversions alors une ville engourdie par le froid, mais où l’activité humaine ne semblait jamais s’arrêter, même dès quatre heures du matin, mais l'Inde s’arrêtait-elle des fois ? Ce qui nous sauta aux yeux fut la saleté, des détritus partout, jonchant les moindres coins de rue, la surpopulation en étant surement la raison. Après ce bref aperçu matinal, notre taxi-vélo nous déposa devant l’entrée d'une ruelle inaccessible, du moins grâce à un quelconque véhicule quel qu’il soit. Elle s'engouffrait dans le Chowk, vaste bazar, un peu dans le style des médinas arabes. Un panneau annonçait « temple d'Or » et « Mosquée(??) », un endroit partagé entre deux communautés qui pourtant vivaient totalement séparément, dans des quartiers bien distincts dont nous ferons la visite plus tard au cours de nos passages dans la ville. En effet, si la ville de Bénarès était profondément hindou, elle était aussi très musulmane ; les communautés avaient d'ailleurs des activités très différentes. Les hindous avaient les commerces et restaient à la « lumière », faisant du commerce et les musulmans fabriquaient ce que les hindous vendaient ; particulièrement la soie, la ville ayant cette réputation d’être un lieu en Inde où l'on fabriquait les plus belles soieries brodées de fils d'or, les fameux brocards et saris de Varanasi ! La culture du vers à soie, être vivant, ne pouvait être opérée par les hindous, alors les musulmans, convertis il y a des lustres devaient être, lorsqu'ils étaient hindous, des « hors castes » faisant les besognes « impurs » que les hindous de castes supérieurs se refusaient à faire, malgré tout, la tradition perdurait et l'activité autour la culture du ver à soie en faisant partie.
Nous nous engagions donc dans cette ruelle encore endormi et devions contourner vaches et buffles vautrés sur le pavé, devions aussi éviter d'ailleurs, les innombrables bouses de ces ruminants, jonchant le sol. Elles seraient ramassées plus tard, pour la plupart par des femmes et des jeunes filles qui ensuite les faisaient sécher sur un ghat qui leur était dédié ou sur le mur extérieur des maisons ; on en faisait des galettes pour s'en servir comme combustibles pour la cuisine.
Nous arrivions devant la porte magnifiquement sculptée du lodge, ce qui devait annoncer son caractère très ancien. Après de nombreux « toc toc » et tambourinages, on vint nous ouvrir. Nous rentrions alors dans une maison traditionnelle de Bénarès, transformée en chambres d’hôtes. Une sorte de maison à quatre étages avec une cour intérieure, des balcons donnant sur ce puits de lumière. Durant la décennie où nous passerions régulièrement dans la ville, nous retournerions toujours dans cette guest-house, de magnifique architecture et de bonne tenue (Sri Venkateshwar Lodge existe toujours à l'heure actuelle). Un chauffe-eau ne fut installé que quelques années plus tard, dans la douche commune, mais les petits jeunes s'occupant du lodge, sur demande, vous faisaient volontiers chauffer un baquet d'eau pour vos ablutions, ce qui permettait de supporter les matins d'hiver souvent glacials .
Nous nous trouvions donc à quelques pas du ghat principal, celui où les pèlerins affluaient pour leur prière ou pour se confier à des astrologues, ou simplement se faire raser le crane pour les hommes, symbole de se débarrasser d'un certain passé, de certains péchés, tout cela, avant de se plonger dans les eaux sacrées du Gange. Les touristes aussi arrivaient en masse, ceux des tour-opérateurs arrivaient par ce ghat pour le lever ou le coucher de soleil et faire un tour de barque sur les eaux du fleuve. Fourmillant autour d'eux, des dizaines de vendeurs ne lâchaient jamais prises pour leur vendre tout et n'importe quoi : « Souvenirs de Bénarès » ! Pour se rendre sur le ghat, la route principale était bordée, telle une haie d'honneur, de mendiants attendant l’aumône des pèlerins, ils étaient des centaines mais si l'on regardait sur la gauche, une patte d'oie se formait et une petite allée, plutôt discrète, rejoignait alors le même ghat. Ce petit passage était un marché aux légumes. Nous y prendrions nos habitudes, deux petits échoppes de thé, en vendaient un particulièrement délicieux, à la cardamone, alors simplement assis, on assistait au spectacle quotidien des marchands bataillant avec les vaches ou les singes voulant leur chiper de la verdure. La plupart d'entre eux, entre quelques clients et deux coups de bambous pour effrayer ruminants et agiles macaques, s'adonnaient au plaisir du jeu d'Échecs. Je ferais de nombreuses partis avec un homme qui avait la dernière échoppe de thé au bout de l’allée, surplombant le fleuve, il était aussi bateleur et avait la nostalgie de la France. Il avait été « le passeur » du film documentaire de Louis Malle « l'Inde fantôme » (entre nous, extraordinaire vue de l'Inde d'ailleurs, que je vous invite à apprécier si vous le pouvez) . D’année en année, nous passerions la plupart de notre temps sur ce petit marché, nous nous y ferions des amis, des jeunes gens, originaire du Tamil Nadu , Arjun, Harry que nous verrions grandir, se marier puis avoir des enfants et que mon frère et ma belle-sœur lors de leurs voyages récents nous donneraient de leur nouvelles à leur retour. Juste au dessus de ce petit marché, sur le coté d'un ancien palais de maharadjah, tous les matins, nous avions aussi le droit à l'entrainement des lutteurs, personnages surpuissant soulevant des kilos de fontes.
Arjun, assis juste derrière moi improvisé en bateleur (pour la photo surement?) lors d'une promenade en famille sur le Gange. Devant à droite la femme de Harry alors enceinte. Il y a trois ans, mon frère et ma belle-sœur les rencontraient de nouveau, je n'ai jamais perdu contact avec eux ! Au cours de notre premier séjour, nous visiterions les temples, les ghats du nord au sud . Ghat des laveurs (dhobi), des gardiens de buffles, des tanneurs, des faiseurs de galettes de bouse etcétéra... Bien sur le ghat de Manikartika où les crémations traditionnelles, grâce à du bois, avaient lieu. Lieu étrange, serein et sordide en même temps, en activité 24 heures sur 24, où une fois le bois consumé, on poussait les cendres et les restes non brulés (c'était souvent le cas) dans les eaux du fleuve. De l'eau grasse jusqu'aux genoux, de nombreuses gamines et gamins récupéraient or et attributs des défunts et des chiens galeux attendaient leur part du festin, des tortues d'eau s'affairaient à nettoyer le tout. Le fleuve sacré était en fait un vrai dépotoir, les vaches et les jeunes enfants, considérés comme des êtres purs ne passaient pas par la case crémation et étaient immergés lestés d'une grosse pierre tels quels dans les eaux du fleuve. Pourtant on y voyait de nombreux dauphins au long museau, toute sorte de vie animale, on y voyait bien de nombreux pèlerins boire l'eau du fleuve ; le caractère sacré faisait-il que ses eaux étaient aseptisées par les dieux ? J'en doute mais Bénarès était ainsi, magique, envoutante malgré toute cette crasse...Des sadhous, des vieillards restaient dans de petites niches aménagées, le long des palais de maharadjah longeant les ghats, tous ces palais décrépis par les crus du fleuve et le manque d'entretien, alors à leur pied, tous ces anciens attendaient la mort et leur ticket d’entrée pour le nirvana, la ville sacrée leur permettant enfin de briser le cycle des réincarnations.
Si nous rejoignions le centre-ville, la route, plus ou moins parallèle au fleuve était totalement embouteillée du matin au soir, particulièrement par une pléiade de Rickshaw-vélo, se faisant régulièrement lattés par des flics (toujours aussi sympathique, ceux-là) qui avaient le coup de bambous facile. Il était donc impossible de se déplacer correctement dans cette ville. Décidément, elle accumulait les défauts !
Gaudowlia, au bout de la route de Dasashamedha ghats était aussi un endroit privilégié pour rester en béatitude devant le spectacle de la rue. D'ailleurs, sur cette sorte de rond point où un flic tentait de réguler la circulation, un vendeur de lassi (yogourt liquide, ressemblant à du yaourt grec )nous offrait dans sa boutique, une place privilégiée sur ce spectacle dantesque, proche du chaos. Non négligeable, notre vendeur y concoctait le fameux « bang lassi », une boisson plutôt méditative, si vous voyez ce que je veux dire, dont je ne vous ferais pas un dessin.
Je pourrais vous raconter notre passage en 1992, nous étions alors dans la ville lorsque déferla plus d'un million de fanatiques nationalistes hindous se rendant à Ayodya y détruire une mosquée battit il y a plus de cinq cents ans sur les ruines d'un temple hindou qui selon la légende y était battit sur l'endroit où naquit le dieu Rama, Dieu particulièrement vénéré dans le panthéon hindou. En une journée la mosquée fut détruite sous le regard complice de la police restant les bras ballant, le pays plongea alors pendant plus de quatre mois dans la pénombre, il y eu des milliers de morts entre les communautés hindous et musulmanes !
Vous pourrez alors vous demander légitimement : « Mais qu'est-ce qu'il a pu trouver à cette ville, pour y retourner tout le temps ? La description qu'il vient d'en faire, saleté, chaos, mendiants, surpopulation, communautarisme etcétéra... aurait du le faire fuir de cette soi-disant cité lumière ».
Mais je pourrais vous en raconter pendant des lignes et des lignes sur les ruelles immaculées de traces rouges venant des crachats des mâcheurs de bétel, incontournable activité des hommes de Bénarès ; le soir, tous les hommes, toutes conditions sociales confondues se « faisaient l’apéro » au bétel ! On pourrait en dire et en redire sur la vie des ghats et ses habitants ; je pourrais aussi vous parler de Sarnath , dans la banlieue de Bénarès, lieu magique où dans le parc aux cerfs, Siddharta fit son premier prêche et envoya ses cinq disciples à travers toute l'Asie pour répandre la bonne parole du Bouddhisme. Je pourrais vous parler de toutes ces petites boutiques où d’innombrables artisans travaillent du matin au soir, rouleurs de bidis, barbiers, graveurs, joueur et fabricants de tabla, cithare et tampura, la liste serait trop longue, mais cette ville et ses habitants vous donnaient cette impression de sérénité ! Je ne peux pas vraiment l'expliquer, Bénarès est envoutante et attirante à l'infini, c'est une ambiance, un tout qu'il est difficile d'expliquer. Nous l'aimerions tellement que lors de ce premier voyage après notre départ de Konark, prochaine étape de notre voyage, nous nous y arrêterions de nouveau en revenant vers Delhi. Même lorsque nous fûmes à Varkala plus tard dans le sud, on se tapait des 50 voire 72 heures de train (un record ?) pour rejoindre cette cité merveilleuse, la cité des dieux, la ville de Shiva, dont nous ne pouvions réellement plus nous passer.
On quittait donc provisoirement Bénarès lors de ce premier voyage, direction l'Orissa, pour une histoire de train qui nous emmènerait sur les bords du golfe du Bengale. Allait-on laisser les dieux derrière nous , le « virus » Bénarès nous laisserait-il tranquille ? Nous ne le savions pas encore, mais non, on reviendrait à Bénarès mais Konark allait aussi nous étonner ! Les dieux y avaient aussi une résidence secondaire...
Notre petit ticket de train en main, grand comme un ticket de métro où tout était étonnamment écrit dessus : Subha yatra (bon voyage), le numéro de train, la destination, le numéro de siège, le numéro de wagon, un vrai roman écrit sur un morceau de carton de 6 centimètres sur trois...Nous retournions à la gare de Vanarasi Junction pour continuer notre périple vers l'est, toujours au plus proche des dieux...
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Konark ! (déc 91). Le temple du soleil !
Nous quittions donc Bénarès avec la promesse d'y revenir très vite... En attendant, nous voulions rejoindre Konark en Orissa. On allait prendre le train, moyen le plus efficace de se déplacer en Inde pour les longues distances. On prit d'abord un « express », un grand mot, les trains en Inde étant loin d’être des TGV. Nous partirions le soir pour voyager toute la nuit en « second sleeper », couchette assurée avec ambiance garantie ! Nous passerions aux aurores à Lucknow dans le Bihar puis devrions changer de train à Howra Junction aux portes de Calcutta.
La gare de Howra était une vraie cour des miracles, point de chute de hordes de paysans désh��rités venant de toutes les régions limitrophes pour tenter leur chance dans la capitale du Bengale. Beaucoup n'iraient jamais plus loin...
Au sein de cette gigantesque gare, on pouvait d'ailleurs y trouver le plus long quai du monde, plus de 900 mètres de long... Vous pouviez tenter un marathon en y faisant 47 fois la distance. Nous, nous devions juste y prendre un train « omnibus » partant vers le sud, vers Bubhaneswar, capitale de l’état de l'Orissa. Non sans appréhension. Nous étions donc obligés d'attendre à Howra Junction, ville gare ou gare ville ? Howra, où un pont de fer tout aussi démesuré, datant de l’époque coloniale britannique, traverse le Gange pour atteindre sa rive nord, pour rejoindre la mégalopole de Calcutta. Des années plus tard, je traverserais ce pont à trois niveaux, un pour les trains, un autre pour les petits véhicules à moteur et le dernier pour les piétons et véhicules lents en tous genres, ce dernier niveau étant entre autre un campement à ciel ouvert, où des familles entières, ayant malgré tout réussit à s'extirper de la gare, n'avaient jamais eu les moyens de rejoindre la capitale, même dans un de ses bidonvilles de tristes réputations. C’était juste un énorme village, tout au long d'un pont, peuplé de pauvres gens !
Nous descendions donc de notre train après une nuit relativement confortable où une fois la cohue de l'embarquement, tout le monde avait trouvé sa place (indiquée sur le petit ticket) tant bien que mal. On arrivait à dormir dans les trains en Inde malgré le confort précaire. À Howra, à peine le temps de pouvoir trouver le quai puis le train partant vers l'Orissa, nous étions assaillis par des hordes de gamins, crasseux, pouilleux, désirant des piécettes ou de quoi manger. Ce fut très oppressant et notre statut d’européen nous rendait mal à l'aise, mais nous continuions et trouvions relativement rapidement notre voie pour partir vers Bubhaneshwar.
Le trajet de jour serait beaucoup plus « ruts », pas de réservation et s’arrêtant dans toutes les gares, la foule était au rendez-vous. Nous réussissions à nous extirper du train malgré le monde et en milieu d’après-midi, nous débarquions au sein de la gare de la capitale de l’état de l'Orissa. Nous n'avions pas encore la pratique des nombreux voyages que nous ferions en Inde, nous le saurions plus tard, toujours prévoir une gare à l'avance (si l'on arrivait à se repérer bien évidemment, ne pas hésiter à demander à vos voisins non plus) pour rejoindre la porte de sortie et descendre ensuite dans la bonne gare. Les couloirs totalement englués de voyageurs au long cours, étudiants, pèlerins, mendiants, fonctionnaires, voleurs, paysans fauchés déménageant de leur campagne avec femmes, enfants et bardas, chanteuses et musiciens, montreurs de serpents et j'en passe, ah ! cela change des trains en Europe ? Eh bien, ces couloirs surchargés permettaient tout de même à de nombreux marchands ambulants de vendre toutes sortes de choses, surtout du thé, des petits encas, des fruits permettant de faire passer ces voyages qui, en Inde duraient des heures et des heures, on finissait même par profiter de gouter les spécialités culinaires des régions traversées ; les voyages ne sont jamais assez long en Inde ! Lors des longs trajets, même dans des postures parfois démantibulées, les gens toujours aussi avenant vous faisaient la conversation, les touristes étrangers voyageant habituellement en première classe, alors voyant des « saïb » au milieu de la populace, ils en profitaient ; les questions fusaient, les interrogations de toutes sortes, à notre sujet, ces étranges « blancs » venus se perdre dans un pays archaïque, ils étaient fiers de voir ces étrangers visiter leur pays et surtout l'apprécier alors qu'eux-même avaient du mal à le supporter, mais eux y vivaient tous les jours, nous, nous n'étions qu’éphémère, juste de passage . Il n’était pas rare non plus, de rencontrer d'autres voyageurs vous invitant chez eux, en dix ans cela nous arriva au moins une fois tous les ans, ou alors simplement vous offrant leurs services pour trouver des correspondances aléatoires dans les gares, aux arrêts de bus, d'ailleurs dans le cas qui nous intéresse, la gare des bus de Bubhaneshwar, pour enfin, rejoindre Konark (ou Konarak) sur la cote, au bord de la mer... Enfin du repos !
Bhubneswar était une petite ville, sans beaucoup de bousculades , ni d'embouteillages, un vrai petit air de province, étonnant pour l'Inde, après nos passages à Delhi, Agra, Jaipur, Bénares, Calcutta ou le gigantisme et le fourmillement humain était de rigueur. On voulut donc chopper un bus pour Konark mais l’après -midi, il n'y en avait plus, on devait prendre la direction de Puri, la Goa de l'Orissa, et trouver une autre correspondance. Depuis longtemps cette ville côtière (Puri, c'est pourri?) était un « spot » pour hippies devenu une destination de « backpackers ». Nous ne voulions pas y aller, alors on descendit du bus au milieu du trajet, à Pipli, ville très colorée par le fait qu'elle avait fait de sa spécialité, de la teinture à dominante rouge sur cotonnade, agrémentée de motifs naïfs. Toutes les rues de la ville en regorgeaient et les boutiques rivalisaient du meilleur décor attractif, une vraie explosion de couleur !
A Pipli, cela devenait de plus en plus compliqué pour les correspondances, très peu de gens parlant anglais, mais en fait on commençait surtout à être fatigué et à saturer de la foule, il était temps que l'on arrive, et puis enfin, on trouva une sorte d'énorme rickshaw collectif, surpeuplé et nous pûmes rejoindre Konark. Nos amis nous attendaient dans un lodge des plus calme, à la sortie du bled...Un guide, se tenant à la sortie du taxi collectif, un dénommé Rupo, qui serait par la suite de tous nos déplacements et visites du fameux temple du soleil puisqu'il en était un guide officiel, nous emmena enfin dans cette petite guest-house coquette et bien tenue. Nous y passerions notre séjour, un bonne dizaine de jours, le temps de traverser l’année 1991 vers 1992. Nous n'avions d'ailleurs pas le choix, puisqu'elle était la seule de l'endroit, nous pouvions enfin nous poser !
Idéalement, étions nous à la sortie de Konark sur la route de la plage, un rickshaw vélo nous emmènerait quotidiennement sur la plage de sable blanc non loin, façonnée par les vagues et les courants puissants de la mer du golfe du Bengale. Nous y passerions nos après-midis, des kilomètres de plage sans un clampin, juste un village de pécheurs nomades y était provisoirement installé. Un petit temple d'Hanuman, le dieu singe et un baba-sadhou, maitre des lieux, finissait de nous rendre l'horizon d'une beauté assez rare et unique. Un vrai plaisir.
Bien-sur, nous étions venus à Konark pour le temple du soleil, réputé entre autres pour ses sculptures érotiques. Les pèlerins indiens y venaient pour y faire des offrandes et « optimiser » leur fertilité. Lorsque Surya Temple fut construit au tout début du second millénaire , l'Inde avait une population décroissante (eh oui, comme quoi les temps changent...) et le roi du moment avait engagé des sculpteurs pour y tailler dans la pierre, des scènes de fornications en tous genres pour stimuler la libido de ses concitoyens. Notre futur guide Rupo nous fit la visite « colorée et détaillée » du temple et je conseillerai à ceux qui voudrait visiter le fameux Surya Temple, de prendre un guide, le spectacle et la verve de ceux-ci est garantie, et une franche rigolade accompagne les descriptions scabreuses de ces statues. Inoubliable ! Nous verrions que les habitants des villages alentours étaient d'ailleurs très portés sur la chose ! Le roi de l’époque avait donc réussit son coup ! La population de l'Inde allait dépasser celle de la Chine dans les années 2020 ?
En fait, Konark n’était qu'un temple et des boutique l'entourant, le soir, les bus de pèlerins et de touristes étant retourner dans leurs pénates, tous rentraient dans des villages disséminés dans la campagne, seulement accessibles à pied ou en vélo par des sentes traversant des rizières. Un paysage magnifique, un petit air d'ISAN.
Mais nous étions arrivés là, surtout sur les conseils d'un ami de Yann, qui dans les années soixante avait fait une retraite en compagnie d'un baba, Propulo Baba, que nous côtoierons tous les soirs. Avec ses disciples, tous guides au temple nous formerions une sacrée bande de fumeurs de shilum, discussions interminables, méditations et notre Baba, ancien fonctionnaire de police, qui avait laissé sa vie civile depuis des lustres, avait tellement d'histoires à raconter que nous étions fascinés et nos soirées étaient un vrai plaisir. À coté de sa case d'ermite, faite de feuille de cocotier , un petit ashram s’était installé. Oh ! tout simple, rien à voir avec ceux de Rishikesh, non, ce n’était qu'une dalle recouverte d'un toit en branchage, une statue trônait, le dieu soleil bien-sur, surplombant le parterre où des disciples, des locaux venaient y faire de la musique, venaient y célébrer des mariages des naissances, venaient y méditer, ou bien s'adonner au plaisir du yoga, tout cela sous l’égide de ce tout petit homme, homme saint, Propulo Baba.
Yann qui était déjà venu l’année précédente, avait décidé d'y revenir avec sa fille de huit mois pour lui prodiguer un baptême hindous, ce fut une belle fête, où les femmes de nos amis cuisinèrent, où nous fîmes de la musique, où nous fumerions des shilums grands comme des avant-bras...Sa petit fille était d'une blancheur immaculée, et grosse comme un bouddha chinois. Elle fascina tout le monde. Yann et Claire l'avaient appelés Surya, soleil en hindi, un vraie petit soleil, comme le nom du dieu du temple de Konark ; alors préméditations, prémonitions ? Surya a toujours un air lumineux de nos jours !
Nous reviendrons encore deux fois à Konark et elle restera dans mon cœur, forte de cette première rencontre inoubliable.
Notre premier voyage s'achevait donc, il fallait juste rentrer à Delhi, retraverser tout le nord de l'Inde, mais nous ferions « un stop » à Bénarès avant de rejoindre l'Europe. Nous allions revenir en terre française totalement transformés, déboussolés, avec une seule envie, revenir en Inde et découvrir le reste du pays. Nous y reviendrons dix années de suite, la traversant en long et en large, y faisant plusieurs fois le tour de ce pays continent qui serait pour toujours pour moi "Mother India".
S’achève donc cette série d'articles sur ce que fut cette découverte de l'Inde, ce qui m'aura permis de vouloir aller plus loin, visiter d'autres pays en Asie, pour avoir atterri depuis plus de dix ans en ISAN, au nord est de la Thaïlande. Un cheminement de plus de vingt ans, mais qui avait donc sa source en Inde, comme une nouvelle naissance vers une nouvelle vie. Après une première vie française, Mother India m'aurait vu grandir, Mother India m'aurait accompagné dans une enfance asiatique et depuis que je traine mon éternelle adolescence en ISAN, jamais elle ne m'a abandonné. Aujourd'hui, adulte ? Pas encore. Je revenais et reviendrai régulièrement en Inde, je lui ai fait et je lui ferai souvent des appels comme elle me fait régulièrement des signes même si l'ISAN est désormais, ma plaine de jeux, pour les années à venir...Mais ceci, toujours sous son regard protecteur, toujours auprès des dieux !
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Je vous ai donc présenté "Mon Inde à moi" comme je l'avais ressentie lors de ce premier voyage. Je rajouterai quatre articles à propos de Varkala, petite bourgade du sud de l'Inde située au sud du Kérala. Tombé sous le charme lors de mon deuxième voyage, je retournerai pour aller m'y installer pendant une petite dizaine d'années, construisant une maison et partageant tous mes hivers, à l'époque, lorsqu'elle n'était pas encore devenue une station balnéaire très prisée des "backpakers" et des indiens branchés...
En attendant voici le lien vers cette série d'articles.

Varkala, Kérala, South India.(4)
Il y a des lieux dans le monde qui ne laissent pas indifférents, et Varkala en fait parti !
J'aurais pu en parler dans ma rubrique "Divagations indiennes" mais Varkala, ou petite baie charmante donnant sur la mer d'Oman, mérite que l'on y consacre plusieurs articles. Par hasard, je m'y suis arrêté lors d'un voyage en 1992, puis j'y ai passé presque 10 hivers consécutifs ! Les gens que j'ai pu y rencontrer, vous donnent de l'inspiration ! Des amitiés exceptionnelles s'y sont construites, de l'amour, ce petit bout de pays, en regorge et mon voyage récent en Octobre 2011 après presque dix ans d'absence va me permettre de vous présenter un autre petit paradis, différent de l'ISAN certes, mais tout aussi authentique !
Varkala, un p'tit coin de paradis? (première partie)
Il y a une semaine, je suis retourné à Varkala après dix ans d’absence mais ma première rencontre avec ce lieu si particulier se passa durant l'hiver 1992 , lors de mon deuxième voyage en Inde.
Pour la première fois, nous avions (avec ma compagne de l’époque) repris les trajets de notre première déambulation indienne, c'est à dire le Nepal puis le bassin du Gange mais une fois à Bhubaneshwar, nous avions tracés vers le sud, jusqu'à Kanyakhumari (ancien Cap Cormorin) puis remontant la cote ouest, arrivés à Trivandrum (Thiruvanantapuram), capitale de l'état du Kérala, nous cherchions une plage. La cote de l'ancien Malabar en était truffée ! Fallait-il en trouver une , digne de ce nom ?
Lors d’arrêt sur la cote est de l'Inde, ses plages magnifiques étaient bien là, mais elle servait comme beaucoup de plage du sous-continent, de toilette publique. Nager au milieu des étrons, n'est pas forcément idyllique ! L'indien, lui cherche de l'eau pour ses soulagements matinaux, et la mer, donc la plage, est un endroit rêvé. La sensation de se « libérer » avec vue magnifique sur le golfe du Bengale au moment du lever du soleil, quoi de plus beau ? Nous, nous cherchions donc une plage où l'on pourrait se baigner et pourquoi pas buller, se reposer de trois mois de voyage intense !
Nous avions un guide de voyages comme tout bon routard et le « Lonely Planet »était la référence du vrai baroudeur. On n’échappe pas au cliché ! A l’époque, la version française n'existait pas encore et avec notre pavé (il faut le dire, pour voyager léger le « Lonely » n'est pas l’idéal) sous le bras, nous remarquions un entrefilet dans les lieux à voir, proche de Trivandrum :
Varkala ! En deux lignes, ils disaient que c’était le seul endroit de l'Inde où l'on trouvait un centre de cure dépendant du gouvernement, des sources d'eau thermale tombant des falaises sur la plage, plage d'ailleurs appartenant au temple (peut-être l'indien ne s'en servirait-il pas de toilette, nous verrions), par contre aucun hôtel ni guest-house n’étaient recensés !
A la gare des bus de Trivandrum, dans un bordel pas possible, comme toujours en Inde, nous trouvions un bus de l’état du Kérala qui faisait la ligne jusqu'à cette plage. Ils nous l’affirmèrent. Nous montions dans ce bus couleur rouge/sable et longions la cote escarpée de la mer d'Oman jusqu'au temple de Varkala, le temple de Swami Janardhana...On était un dimanche, je me souviens et les bus n’étaient pas encombrés d’écoliers. Après deux heures de trajet, nous arrivions dans la ville proprement dite de Varkala, le temple et la plage étant trois kilomètres en aval de la ville. Nous n’étions alors plus que tous les deux dans le bus. Pas de pèlerins ni personne pour se rendre à la mer. Il faut dire qu'il était déjà presque cinq heures de l’après-midi, le pèlerin voyageant vers sa Punja se matérialisant plutôt vers cinq heures du matin !
Nous descendions du bus sous l'injonction du chauffeur : fin de parcours !
Il n'y avait quasiment personne. Personne pour nous solliciter pour un hôtel (normal, il n'y en avait pas) ou même un rickshaw walla (Conducteur de petit taxi à trois roues, style Tuk Tuk thaï, en Inde la plupart de couleur noire et jaune) pour nous proposer de nous rendre dans un lieu de notre choix ou de son choix (comme souvent en Inde)...Un petit resto faisait le coin et les gens y prenaient le thé en grignotant des sortes de beignets de bananes. On entra avec nos gros sacs (décidément), s'asseyant, nous prenions alors la place de quatre, voire six indiens lambda. On ressortit alors et posions nos sacs dehors, ce qui parut être apprécié et considéré comme un geste civilisé. Nous buvions notre thé et demandions au patron/caissier où se trouvait la plage. Il s'extirpa de son poste de vigie et nous indiqua une petite route en terre et nous dit dans un anglais plus que correct que la plage était à un peu moins de un kilomètre.
Nous prenions notre bardas et marchions à l'ombre de gigantesques cocotiers (Kerala veut dire « le pays des cocotiers »). Nous croisions que très peu de monde. Étonnant pour l'Inde. Sur la gauche, en hauteur, nous passions le temple, ce qui devait être celui de Swami Janardhana, à droite un grand bassin pour les ablutions qui devait dépendre du temple. On avançait toujours au milieu de cet havre de paix, nous remarquions des rizières tombant de la colline vers ce qui commençait à sentir la mer. C’était magnifique, calme, seulement quelques explosions de pétards venant du temple nous indiquait qu'il y avait une Punja (prières rituelles). Une brise légère nous signala que l'on arrivait au bord de la mer. Le soleil se couchait à l'horizon, une orange gigantesque suspendue au dessus de la mer d'Oman ! Un muret en pierre montra l’entrée de la plage. Un ruisselet s’écoulait dans le prolongement de la plage surgissant de derrière les rizières pour se jeter dans la mer ! Magnifique.
Une marchande de cacahouètes nous offrit son sourire et dans un cornet de papier journal , elle nous en vendit pour une roupie de cacahouètes encore tièdes. Nous laissions nos sacs près de sa charrette et nous nous aventurions sur la plage. De chaque coté, de hautes falaises rouge-ocre se dressaient à presque 40 mètres de hauteur. Le ru se jetait enfin dans la mer et nous le traversions. Personne ne déambulait sur le sable, à part quelques enfants endimanchés s'amusant dans les vagues puissantes de l'océan indien, surveillés par des mamans vêtues de superbes Sari (pièce de tissu de 7 mètres environ dont les femmes indiennes aiment s'enrouler) . Nous retournions sur nos pas et remarquions alors la remontée de la rizière, encombrée de cocotiers en pagaille, engoncés de part et d'autres de ces majestueux remparts couleur ocre, parsemés de yuccas et autres essences d'un vert étincelant, faisant face à la mer fracassant son écume bouillonnante à ses pieds ! Le soleil disparaissait petit à petit vers la péninsule arabique et donnait au ciel des teintes violacées entremêlées de nuages d'altitude d'une couleur presque rouge sang !
« Putain, qu'c'était beau ». Était-ce là, le paradis sur terre ?
Presque trois mois que nous étions dans la cohue indienne et là, nous étions presque seule face à l'immensité du panorama. L’idée de s'installer sous un cocotier pour la nuit nous vint à l'esprit mais ce n’était pas franchement quelque chose à faire, une noix de coco est si vite tombée de l'arbre. Le rêve se serait alors évanoui !
Nous rebroussions chemin dans le crépuscule et en haut des trois marches de l’accès à la plage, près de la charrette de la vendeuse de cacahouètes, un jeune ado se tenait là, semblant nous guetter. Il nous fit un sourire et nous posa les questions rituelles auxquelles chaque voyageur doit se plier continuellement lors de son périple indien :
"what is your country ? What is your name ? What job ? " Etcétéra... Puis il nous demanda si nous cherchions un endroit pour dormir ! Harry (comme il aimât se faire appeler plus tard) nous dit que son oncle avait une maison à cinquante mètre de là, qu'il y vivait avec sa grand-mère et qu'il avait une chambre de libre ! Nous remontions vers sa maison toute proche et nous découvrions une belle maison traditionnelle kéralaise à toit en tuiles . Quelques marches pour y accéder, un puits sur la droite marquait l'entrée de la cour intérieure où une vieille femme était assise à mâcher son bétel (noix d'arec mélangée avec du tabac noir entourée d'une feuille de bétel badigeonnée de chaux. Coupe faim parfois hallucinogène, particulièrement amer, appréciés des indiens comme par les gens d'ISAN d'ailleurs). Nous lui prodiguions un Namasté (plus tard nous apprendrions qu'au sud , on doit dire « Namaskaram » accompagné du rituelle « mains jointes vers le haut sur la poitrine » tel le Waï en Thaïlande. Harry, notre hôte, nous montra une petite chambre , une petite pièce faisant office de salle de bain près du puits, nous dit aussi qu'il pouvait nous faire le petit déjeuner tous les matins, si nous le désirions...Tout était rudimentaire, la gentillesse respirait, une certaine sagesse transpirait de ces deux personnages et cela nous plût tout de suite et plus que tout.
C'était donc là ? Le Paradis, juste là, époustouflant !
Harry nous dit qu'il nous trouverait un lit pour le lendemain, en attendant nous devions nous contenter d'une natte. Nous acceptâmes sa proposition, je ne sais plus pour quelle somme d'argent mais cela était dérisoire et le paradis n'a pas de prix, non ?
Je me sentais bien...Je venais de mettre un pied dans un lieu que je ne croyais pas pouvoir exister ! Mon âme était ensorcelée... Définitivement !
Varkala serait alors dix ans d'une passion intense, puis de déchirement, puis d'une absence trop longue enfin contrarié depuis le mois dernier, mais la passion, l'amour du lieu et des gens ne sont toujours pas effacés et je ne pense pas que cela passera, d'ailleurs pourquoi cela devrait-il arriver ?
Un p'tit coin de paradis niché au fond de son cœur reste indélébile !
Fin de la première partie... Lire l'article original

Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)
Au petit matin, ce jour de décembre 1992, nous nous sommes réveillés avec une délicieuse humeur venue de la mer. Notre petite maison en était vraiment proche. La maisonnée était déjà debout, la grand-mère confectionnait son stock de bétel pour la journée. Le long de la route rejoignant la plage, il y avait du chalands, des femmes essentiellement, toutes de blanc vêtus, nous le saurons au fil des années, c’étaient des veuves qui les jours de pleines lunes venaient au temple pour rendre hommage à leur défunt mari. Elle venait sur la plage de Varkala pour son caractère sacré ; la connexion avec le soleil et la lune (les jours de pleine lune, le coucher de lune coïncidait avec le lever du soleil, énergie est-ouest, la plage plein axe sud-nord. Toutes ces polarités donnaient à la plage du temple le jouxtant (le temple de Janardhana, on l'apprendrait plus tard , était déjà au même endroit, il y a plus de 2000 ans!) sa puissance mystique. Toutes ces femmes nous entrainèrent vers la plage. Harry, notre hôte, nous dit que le petit déjeuner serait prêt lors de notre retour de notre balade. A l’entrée de la plage de sable d'une étrange combinaison de couleur blanche rouge et noire, de nombreux Brahmanes (prêtre indou de la haute caste) officiaient des punjas. Les veuves attendaient sagement leur tour. Nous traversions le ru et là, un éléphant prenait son bain. Saraswati l’éléphante (plus tard elle serait notre voisine) du temple comme chaque temple du Kérala en « possède » un ou une ! Nous avancions sur la plage sous les grandes falaises. Nous allions vers le fond de la baie. Des pêcheurs (des musulmans, Varkala est peuplé des trois communautés monothéistes qui vivent en harmonie, il faut le signaler) réparaient leurs filets ou pour certains s’apprêtaient à assembler les trois troncs de Balsa formant leur embarcation pour partir en mer, une pêche de poissons côtiers, crustacés et de mollusques. Plus loin, nous découvrions les sources tombant en cascade sur la plage. De nombreux hommes se lavaient , remplissaient aussi des bouteilles de cette eau sortie de la roche , d'ailleurs nous ne boiront que de cette eau minérale pendant toutes les années où nous sommes resteés à Varkala. Pourquoi s'en priver ? minérale et dotée de facultés thérapeutiques, lesquelles, je ne l'ai jamais vraiment su mais une chose est sur , elle est toujours très bonnes à boire, et ne nous ne sommes jamais tombés malades! La mer était d'huile le matin, l'envie de se baigner et nager étant plus forte, on se jeta à l'eau. Devant la plage, une sorte de petit bras de mer avec très peu de profondeur longeait la plage, puis à trente mètres, une cassure, une barrière, avec, nous le verrions au fil du temps, suivant les époques, des rouleaux plus ou moins énormes s'écrasant au sol ! L'eau était bonne et l'envie de jouer dans la vague fut plus forte. Je pris quelques claques, le flux m’écrasant sur le sable. Nous étions seules dans l'eau et de surcroit j’étais vraiment seul dans la vague, ma compagne n’étant pas la sœur de « l'homme de l’Atlantide ». Le bonheur ! Les indiens qui se lavaient me prirent pour un « fada » et quelques uns me prièrent de revenir. Je le fis, pour une première rencontre, il était mieux d’écouter les avis des locaux qui se lavaient sous la cascade le matin , ce fut aussi un bon moyen de faire connaissance. Lorsque nous nous installerions tous les hivers, nous nagerions alors avec les mêmes qui se risqueraient petit à petit à braver la vague. Après cette toute première baignade, je décidais d'aller à la source, au milieu de ces hommes robustes comme le sont les kéralais, et tout de suite, les « mecs » me firent une place et même, me passèrent du savon ; le lien était fait ! Ils me posèrent des questions et tout de suite je sentais que j’étais le bienvenu. Ma compagne aurait bien aimé participer mais en Inde en 1992 et encore aujourd'hui certaines choses permises aux hommes ne le sont pas pour les femmes (l'Inde n'est pas exception, n'est-ce pas mesdames ?).
Propres et détendus, nous revinrent et la chaleur pesait déjà son poids, le soleil commençait à apparaître au dessus des cocotiers. A la maison , Harry nous accueillit et nous installa sur une natte et nous servit un « PUTU » (bambou cake) sorte de gâteau cuit à la vapeur dans un cylindre où à sa base il y a un petit réservoir d'eau, on le pose sur le feu à la verticale. Dans ce tube on mélange de la farine complète, de la noix de coco râpée et un peu de farine de lentilles. Un fois cuit, on le démoule et dessus, on le badigeonne de miel ou de sucre (on peut le manger aussi avec « du salé », curry etc...). Puis avec de délicieuses petites bananes bien mures, on écrase le toute de sa main (la droite c'est mieux) et franchement, c'est peut-être bourratif mais extrêmement agréable, plein d’énergie et en pleine osmose avec le paysage, les psalmodies des punjas et l'air ambiant. Une fois terminés, nous remarquions une femme, tirant de l'eau du puits ! A ses cotés, deux enfants, une petite fille toute menu et un petit garçon apparemment ne sachant pas marcher ! Ils nous observaient de leurs grands yeux noirs. Les trois nous souriaientVarkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie) et nous n'avions qu'à leur rendre ce sourire radieux. Harry s’occupait de sa grand-mère et l'installait sur le minuscule parvis de la petit maison jouxtant notre petite chambre . La cour était fraichement balayée, le balai de nervures de feuilles de cocotiers sèches laissant des traces de propres sur la terre battue. Nous étions bien et ces regards, ces sourires, feraient que nous resterions plus de un mois dans cet havre de paix...Nous y reviendrions d'ailleurs Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)pendant plus de dix saisons hivernales, nous y construirions une maison, y aurions beaucoup d’amitiés et de joies, y construirions une famille recomposée ; nous ne le savions pas encore mais le regard de cette petite fille, la timidité et la maladresse infantile de son petit frère et le sourire de leur mère y seraient pour beaucoup.
Suite au prochain numéro...
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Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)
Préambule :
J'aurais pu continuer à écrire des dizaines d'articles sur mes 10 années passées à Varkala, puis sur les raisons de mes dix années d'absence puis finir de disserter sur mon voyage récent au Kérala, mais cela aurait été long et fastidieux alors j'ai préféré commencer à essayer d’écrire un roman autobiographique sur cette passion, jamais oubliée, enfouie, cachée au fond de mon être qui a ressurgit lors de ce retour au source, lors de ce dernier voyage à Varkala le mois dernier ! (Lorsque je dis « écrire un roman », je n'ai pas la prétention de savoir écrire, mais c'est en forgeant que l'on devient forgeron ? Comme le disait mon grand-père ou...) Avant d'en arriver à la conclusion de cette série d'article sur Varkala (dans le prochain article, "Varkala , 20 ans plus tard !"), je vais résumer en quelques lignes le pourquoi du comment de cette passion qu'est devenue ce petit bout de terre pour moi. Je n'ai hélas que très peu de photos de l’époque, ma compagne du moment ayant tout gardé, après notre séparation rocambolesque ! Voici dix années de vie en un peu plus de dix lignes ! Au paradis ?
En cet hiver 1992, nous restions donc plus d' un mois au sein de la maison de Harry. Nous rencontrions que très peu d’étrangers, les guides de voyages n'ayant pas jeté leur dévolu sur la plage de Varkala. Je me rappelle du nouvel an où nous étions une dizaine de « saïbs » (le farang en Inde) à fêter la nouvelle année. Seul un suisse allemand, berger dans ses montagnes en été, venait ici depuis de nombreuses années L'entrée de la plage (il se mariera avec une fille du cru quelques années plus tard). Il devait déjà penser que cette petite dizaine de «touristes» était plus que suffisant. « la Cliff », c'est à dire le haut de la falaise vers le sud était vierge de toute construction, les habitants de Varkala estimant que l'endroit était maléfique et dangereux lorsque la mousson du début du mois de juin déferlait sur cet endroit maudit. Seuls, de pauvres récupérateurs d'ordures ménagères recyclables y habitaient dans des cahutes faites de feuilles de cocotiers tressées !
Ce premier hiver près de la plage et à proximité du ru descendant des rizières, les propriétaires du restaurant de la jonction de Janardhanapuram dit « Alta La Mut ») où nous avions pris notre premier thé, avaient commencé à faire tourner « un tea stall » fait lui aussi de palmes de coco, vendant quelques friandises et encas, cet endroit devint alors très naturellement le rendez vous des « backpackers » (voyageurs en sac à dos) !
En haut de la rizière, à l'opposé de la gargote à thé, avait aussi débuté depuis trois ans la construction d'un hôtel de luxe de la chaine « TAJ », qui se terminera quatre ans plus tard. Cela donna du travail à beaucoup de petites gens de la région, la plupart de la caste des « kuravan » (littéralement plus petit que petit). La petite famille que nous venions de rencontrer Sarojini la mère, Lathika et Vinu ses enfants en font encore partis (tel un tatouage, l'appartenance à une caste est indéfectible en Inde) ! Chez Harry, le travail de la petite famille se bornait à un rôle de « serviteurs ». Les petites castes se bornaient donc aux travaux du bâtiments ou de domestiques !
On allait, cette première année, être inviter une fois dans leur famille, où sur un bout de terrain près du bassin « des indigents », cette étendue d'eau anciennement réservée aux hors caste près de leur habitacle loin des castes privilégiées habitant eux près du temple où le grand bassin était de leur usage exclusif , ils vivaient a plus de trente en comptant les enfants. Harry nous fit aussi rencontrer nombreux de ses amis, des jeunes assoiffés de rencontres occidentales. Ils devinrent tous nos amis au fil des ans, Manikutam, Sham, Vijay et j'en passe... Avant notre départ en ce début d’année 1993, nous passions déjà beaucoup de temps avec « notre petite famille ». Lathika apprit très très vite à baragouiner l'anglais, Vinu plus petit et qui s’avérera plus réservé par la suite, mettrait plus longtemps à le parler ; il fut toujours plus proche de sa mère Sarojini qui par contre encore aujourd'hui ne pratique que quelques mots de la langue de Shakespeare. Les deux petits n'allaient pas à l’école (surtout Lathika, Vinu était encore trop petit) et nous proposions à la mère de lui payer les frais de scolarité, même si l’école était gratuite , les frais annexes (uniformes, cahiers etcétéra.) étaient trop élevés pour cette pauvre femme sans mari, et dans la société indienne , une femme avec des enfants sans mari, je ne vous fait pas de dessin, pas question d'aides ni de solidarité compassionnelle. Il n'avait vraiment rien et nous le constaterions en allant à Perrilkullam , en haut du temple, à l’écart des gens de castes ou se situait de leur maison. Ainsi de suite, nous reviendrons d’année en année dans ce petit coin qui sembla être « notre paradis » qui devint aussi sur la « cliff », très très vite dans le prolongement de l’hôtel Taj l'endroit où les « voyageurs » feraient une halte paisible au bord de cette plage magnifique. Deux ans plus tard, le routard et le Lonely, guides de voyages, répertorièrent Varkala et le défilé des sacs à dos a pu commencer. Les constructions se développèrent d’année en année. Nous nous restions près du temple au milieu des « locaux »pas très loin de la « famille ». D'abord chez Vijay, nous resterions trois ans et après Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)nous ferions construire une maison à 50 mètres du temple entre la falaise nord et l’entrée sud du temple. Ce ne fut pas de tout repos de la construire, mais nous apprendrions à mieux connaître les gens et certaines de leurs coutumes. Nous y habiterions avec Sarojini, Vinu et Lathika. Ils y resteraient toute l’année, non sans difficulté, les abords du temple étant réservés aux castes les plus élevées. On venait de chambouler un ordre établie que la constitution indienne avait pourtant abolit dès 1947...Dans les textes seulement ! Les hivers furent délicieux, malheureux par moment mais très rarement ! Nous nous fîmes de vrai amis, le tourisme augmentait d’année en année mais cela donnait du boulot. Restaurant pour les plus aguerris, travaux du bâtiments pour les gens comme les oncles et tantes de Lathika.
Lathika et Vinu grandissait, allaient à l’école, le soir, je leur donnais des leçons d'anglais, de géographie et même de français. Nous partions en excursion chaque hiver, vers Munnar, Cochin, Madurai, Changanacherry et j'en passe. Tout le monde nous connaissait et nous appréciaient autant dans le milieu chic de la ville (avocat, entrepreneur, police) que chez les jeunes, occupés désormais à travailler avec les touristes ; les gens de Perrilkulam furent les plus proches de nous...Nous irions loin, peut-être trop loin... Puis un voyage en Thaïlande avec un certain Alex (sa femme suisse ne voulait pas y aller, alors il m'a proposé le billet gratis pour y aller voir son ex beau frère qui y résidait, pourquoi refuser un tel cadeau ?) révéla à notre retour la fin de la complicité que l'on avait ma compagne et moi ! Je la retrouvais habillée en SARI, marquée du syndrome indien, entichée d'un beau kéralais. La maison fut un problème, moi je restais avec la famille, la jalousie, et tout le toutim prirent le relais et je pense que nos amis ont alors vu la face cachée de l’européen , face cachée qu'ils pensaient ne pas nous habiter...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Durant ces dix années , je fus le premier étranger à être accepter dans l'enceinte même du temple de Janardhana et pouvoir participer à une punja rituelle; je m'en irais avec mes jeunes amis au pèlerinage du dieu Ayyapa, traversant la jungle et alors faire parti des millions d'hommes se rendant sur cette colline sacrée ; impressionnant! Je fus aussi le premier “Saib” qui aurait pu inaugurer la prison, comme étranger, du poste de police de Varkala !
Le soir du nouvel an 98, le chef de la police , totalement saoul, s'en pris à Lathika alors que nous traversions devant l’entrée de la plage, la traitant de petite pute fricotant avec les étrangers, putain merde (excusez-moi) ! Elle n'avait que 12 ans ! La bousculant, l'agrippant par les cheveux, je voulu la protéger et je le poussais à mon tour, il tomba à terre et je pus voir déferler sur moi les flics présents, armés de grands bambous...Leur chef les arrêta avant la bastonnade mais il avait perdu la face ! Le lendemain à 5H 40, je devais partir, c’était prévu, à Delhi, chercher mon ami Yann, ce qui fut interprété par le chef de la police comme une fuite. Le « circle inspector », lors de mon retour une quinzaine de jour plus tard, avait préparé sa vengeance. Ma compagne parti avec son belle indien, lui aussi marié, me convoqua et me dit que j’étais responsable de ma femme et que l'abandon de foyer de l'indien était donc de ma responsabilité, j'en croyais pas mes yeux. A peine deux heures dans la maison que je fus emmené au poste, interrogatoire etc...Mon ami Yann fit le pied de grue toute la journée devant les locaux de la police de Varkala, avec le numéro du consulat français en poche, en cas d'emprisonnement. Heureusement, mes relations, Vijayan Naïr, leader politique du district et VijayKumar , avocat, ne me laissèrent pas tomber. Le chef de la police, violant et alcoolique, de surcroit natif d'une région éloignée de Varkala, n’était pas aimé des gens de Varkala et depuis une année, les citoyens protestaient par des pétitions et des manifestations, affichant leur désir de le voir partir. La famille, Sarojini, Lathika et Vinu, furent convoques tard le soir, emmener par une jeep de la police à la vue de tous, une honte pour eux, pour répondre des relations que je pouvais avoir avec ma fille, mon ex compagne avait fait courir le bruit , par jalousie, de Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)notre complicité trop importante, a son goût, à entre Lathika et moi , je vous laisse interpréter cela. Il jouait sa dernière carte, le flic ! Les pleurs de la famille , le refus l'inspecteur de me recevoir, je voulais avoir une confrontation directe avec lui, voire m'excuser de l'avoir poussé. L'interrogatoire et le procès verbal fut fait par un ami policier qui me laissa partir pour passer une dernière nuit dans la maison de Varkala, j'avais éviter la cellule, puis le même ami flic vint me voir dans la nuit, on partagea un fiole de mauvais rhum avec Yann, entourés de Lathika et Sarojini, totalement apeurés, Vinu dormait. A l'aube, dans une tristesse infinie, épuisés, l'ami flic me dit de partir le plus tôt possible, le chef de la police trouverait probablement un kilo de Ganja dans ma maison le lendemain, je prendrais alors dix ans de taule minimum...Putain, en une nuit parce que j'avais fait perdre la face au chef de la police, parce que mon ex compagne ne voulait pas assumer sa nouvelle relation, je devenais personne non gratta de Varkala. Je partis avec Yann au petit matin avec le taxi de Prépagavan à Kovalam, une plage près de Trivandrum, déjà très touristique, en fait un avant goût de ce qu'allait devenir Varkala ! Harry ne me laissa pas tomber et son oncle qui travaillait au sein des services secrets indiens, au service « des grandes oreilles » connaissait le grand chef de la police du Kérala et ...Le chef inspecteur fut muté à peine une semaine plus tard...Mon ex interdite momentanément de revenir à Varkala. Je fus reçu par le chef de la police du Kérala en compagnie de l'oncle de Harry, descendu exprès de Bombay, qui me l'annonça de vive voie. Il posa une condition, que j’emmène une bouteille de Black Label ...On est pas grand chose. Je revins alors passer les trois dernier jour dans notre maison au bord de la falaise, Lathika Vilasam...Je revins par la suite deux fois en coup de vent, l’année suivante où je léguais mes parts de la maison à la famille puis en 2002, mais quelque chose était brisé, par la suite les frasques de mon ex finirent de convaincre les plus sceptiques que nous étions, les étrangers, de drôles de gens pas très fréquentables.
Le paradis peut devenir très vite un enfer et je n'ai qu'effleuré l'histoire...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Aujourd'hui, je reviens de Varkala, j'y étais le mois dernier et je peux vous assurer que tous mes amis sont encore mes amis et que le regard de Vinu, Lathika et Sarojini n'ont pas changé. Il y a de l'amour, du désir de continuer « notre histoire indéfectible ». Habitant en ISAN désormais, superbe endroit, vert étincelant, côtoyant également de vrais gens, je suis tout de même toujours sur mes gardes ! Nous sommes toujours très très près dans la distance avec la famille, même si nous voyons que trop rarement mais nous n'avons jamais été séparés dans notre cœur ! Si une certaine appréhension, un genre de triste tropique m'avait freiné à remettre les pieds à Varkala depuis dix ans, le développement des communication ne nous ont jamais séparé ! Merci Nokia ! Nous devons être à nouveau réunis plus souvent !
Varkala, un petit paradis, oui, au fond de soi, dans le creux de sa main pour celui qui cherche, au fond de son cœur pour celui qui le veut et qui sait donner, il n'est pas forcement au bord d'une plage de sable blanc bordée de cocotiers, mais si on vous propose les deux ensembles alors n’hésitez pas, courrez , c'est si rare !
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Varkala, vingt ans plus tard !
À l'approche de l’aéroport international de Bangkok, à la bourre comme d'habitude, survolant par les voies express, les prémices de l'inondation qui guettait la capitale Thaïlandaise, dans le taxi du beau-frère, j'allais laisser ma petite famille d'ISAN pour m'immerger vers un passé jamais oublié.
Je partais pour le Kérala, pour Varkala, après dix ans d’absence, retrouver un lieu, des gens, une famille qui m'avaient tellement donnés de bonheur à l'aube de l'an deux mille ! J'avais une petite appréhension. Normal, je me disais !
J'enregistrais avec la Srilankan Airlines, compagnie d'aviation qui m'emmenait pour la première fois douze ans plus tôt vers la Thaïlande et l'ISAN. L'accueil était toujours aussi charmant et chaleureux. À Colombo, capitale de l'ancien Ceylan, je retrouvais le même aéroport, où durant la nuit du nouvel an deux mille, je fêtais ce passage vers le nouveau millénaire en compagnie d'un japonais et du seul barman du seul bistrot ouvert pour la circonstance. Nous étions trois dans l’aéroport, le monde ayant fuit l'endroit par peur du fameux « one two key », un nouvel an inoubliable !
Le transit vers L'inde se passa comme toujours dans un hôtel de luxe sur la cote, à Négombo puis réveillé à quatre-cinq heures du matin sans avoir pu fermer l’œil d'ailleurs, j'embarquais pour Trivandrum. Je me retrouvais seul dans la salle Varkala, vingt ans plus tard! (fin)d'avant-vol entouré de kéralais, tout de suite, comme ressurgit d'un passé jamais oublié, j’écoutais ces hommes revenant de leur dur labeur dans les pays du golf persique. Leur hochement de tête de gauche à droite, pour dire OUI à un ami lors d'une conversation, m'imprégnait d'un léger frisson, j’étais très près de « Mother India ». Ils parlaient en malayalam et je retrouvais les mots que je n'avais plus utilisés depuis si longtemps. Le vol fut rapide, les gars revenait au pays et je crois bien qu'ils avaient le même état d'esprit que moi : Une joie infinie, accompagnée d'une peur sourde. Qu'allait on retrouver en revenant, là, après tant d’années d'absence ?
Nous débarquions dans le nouveau terminal flambant neuf de Trivandrum. Seul européen, je passais plus vite tous les contrôles, je tentais d’apercevoir Lathika peut-être Vinu venus me chercher comme convenu. J'avais oublier que les gens venus chercher leurs amis ou familles ne pouvaient rentrer dans l'enceinte de l’aéroport. Les vitres fumées empêchant de voir vers l’extérieur. Lorsque les portes coulissantes s'ouvrirent, la chaleur humide m'assaillait. Comme auparavant des centaines de personnes vêtus de leurs plus beaux habits pour accueillir « leur revenant » me dévisagèrent sans un bruit. Le calme était de mise. L'angoisse de retrouver des personnes que l'on avait pas vu depuis si longtemps se faisait sentir. Un sorte de zone de « no man's land » où tout le monde s'observe et puis jaillissant de derrière cette foule, Lathika me fit de grand signe, je contournais la masse de personne et nous nous retrouvions l'un en face de l'autre. Nous n’eûmes pas d'effusion comme cela arrive en occident mais comme en ISAN, ici, on est pudique dans les retrouvailles. Nos cœurs battaient fort. Derrière elle, un grand jeune homme me regardait avec ce même regard que lorsqu’il était enfant, toujours réservé, c’était Vinu... À ses cotés, deux enfants souriant et se tortillant de timidité...Les enfants de Lathika. On avança vers le taxi, je pensais alors à la bonne vieille Ambassador, mais ce fut un taxi Toyota, eh oui, aussi ici ! Le chauffeur me gratifia d'un grand sourire et je reconnu Ajain, une belle moustache, un homme , je l'avais laissé tout jeune adolescent prépubère. On grimpa dans le taxi et petit à petit, nous échangeâmes quelques banalités. Comment ça va ? Tu as bien changé ? Etcétéra.
Sortie de l'enceinte de l’aéroport, l'air conditionné du taxi me parut inapproprié. J'ouvrais les fenêtres, je voulais humer, écouter le brouhaha des routes indiennes, regarder les gens, les maisons... Je voulais sentir toutes les sensations et tout de suite, cela faisait si longtemps. Je ne trouvais pas trop de différence avec la dernière fois de mon passage par cette route remontant vers le nord du Kérala. Des klaxons comme avant, mais c’était encore plus fort. Il y avait deux, trois fois, je ne sais pas, plus de véhicules . Plus de monde, plus de constructions, des fois très modernes, des condominium pour les nouveaux riches, la route, par contre, n'avait pas changé . Deux voies mal entretenues où un flot discontinu de véhicules s'acharnait à avancer tant bien que mal ! On approchait, Attingal et son marché ainsi que sa gare des bus toujours aussi bordélique. On s'engouffrait dans la campagne vers la mer. Plus on avançait, les constructions de luxe s'agglutinaient le long de la route. Les travailleurs du « gulf » faisant leur maison tape à l’œil pour leur futurs vieux jours. Ils le mériteraient, après avoir supporté des années de dur labeur, considérés comme des sous-hommes dans ces contrées de la péninsule arabique. Varkala apparut grouillant de monde. On s’arrêta pour acheter je ne sais quoi. Je regardais tout, je me souvenais de tout, les magasins, les marchés, les jonctions. On arriva à Perrilkulam, une partie de la famille était là avec quelques cheveux blancs supplémentaires pour les tantes, les enfants tous devenus adultes. Sur leur terrain, deux nouvelles constructions. La famille s’était agrandie.
Des mariages, Manju, Asha des nouveaux nés... Lathika et ses enfants Varkala, vingt ans plus tard! (fin)m’emmenèrent sur la « cliff », une chambre vue sur mer m'y attendait . Shinu, le patron, un jeune ado que je connaissais était devenu patron. NousVarkala, vingt ans plus tard! (fin) parcourions deux jours cette « cliff » surpeuplée de construction, d’hôtels et de restaurants. Lathika voulait présenter son "Pappa" à ceux qui ne me connaissaient pas. Elle était apparemment très connue, ayant tenu un salon de beauté durant plus de six saisons. Je revus tout ceux que je connaissais et ceux que je n'avais pas vu vinrent me saluer dans ma chambre, devenue par instant, tribune, lieu d’apéro et je ne m'étends pas... Je revis Vijay aussi, devenu un vieil homme toujours puissant et toujours élu du parti du Congrès. Les conversations furent toujours quasiment les mêmes, qu'est-ce que nous étions devenus depuis tout ce temps ?
La ville de Varkala avec son poste de police s’était, elle, encore agrandie. Les commerçants se rappelaient de moi « le français » de l'ouest du temple...La maison était toujours là, mais la famille a du partir et une action de justice est en cours pour la récupérer, l'ex de mon ex (OK?) ayant après avoir dépouillé mon ex compagne, pris aussi possession de cette maison.
L'avocat de Lathika qui s'occupe aussi de ses papiers pour sa venue en France, ah oui, elle est mariée à Nico, un français, ils ont de beaux enfants et ont décidé de vivre là-bas. Pourquoi pas ? Ma grande fille, femme accomplie, a mon soutient. Vinu travaille dans le bâtiment mais parle un bon anglais désormais!
Il manifesta un désir de moto, (comme tous les jeunes de son age) mais je lui préconisais un Auto-Rickshaw, au moins il pourrait gagner de l'argent en faisant le taxi. Il a trouvé la perle rare et j’espère qu'il en fera quelques chose de bien pour lui, sa future famille. En effet, il va bientôt se marier.
Comme Ajain, venu à l’aéroport, j'ai pu assister à son mariage et voir les membres de la famille que je n'avais pas encore vu. Un mariage simple, de gens de petites castes et un trajet en bus inoubliable !
On fit aussi une fête, à Perrilkullam pour l'anniversaire de Nohan (le plus jeune des fils de Lathika), une journée passée avec la famille, une journée douce , un repas de fête « fait maison » délicieux, concocté par Lathika aidée de ses tantes.
On a fait quelques soirées sur la « Cliff » avec les anciennes connaissances mais aussi Lathika. Du rock des années 70, de la Ganja et des Mojitos ! Varkala, c'est aussi cela désormais. Des « backpackers » cherchant des connections WIFI pour leur Iphone voire même leur Ipad...Les temps changent ! Des « hippies » des années deux mille. Les regards des « saïbs » sur moi et ma fille marchant le long du précipice, de la falaise, se demandant, plein de préjugés (?), ce qu'un « vieux » (pas si vieux, non ?) comme moi pouvait bien faire avec une belle jeune fille comme ça. Rien à leur répondre, à leur expliquer, trop long , on s'en foutait, on s’était retrouvé, c’était l'essentiel ! Par contre le nombre de « riches mamies » avec de jeunes kéralais...No comment, cela change de la Thaïlande ! C'est aussi devenu ça Varkala ! Les restaurants délivrant de la bouffe italienne, allemande (ça existe?), thaïs (eh oui) et bien-sur indienne et j'en passe, des menus comme des romans. On se serait cru au Népal, à Pokara, vingt ans plus tôt, les mêmes types de resto mais aussi les serveurs et cuisiniers étant pour la plupart népalais, ou du Darjeeling voire du Sikkim. Les managers aussi. Les propriétaires des terrains restant les kéralais.
Tous les matins, aux aurores, je me baladais lorsque toute la « CLIFF » dormait, j'allais au temple pour participer aux premières punjas mais désormais l’accès dans l'enceinte même du temple est interdite au non-indhou et si l'on veut prendre des photos c'est 100 roupies. C'est encore devenu cela Varkala. Des hordes de pèlerins indiens sont aussi là désormais pour les punjas sur la plage. Le succès touristique emmène aussi des « locaux » en masse.
Pour conclure, il y a aussi de très nombreux bars, wine shop...Ils ont proliféré.. La queue devant ces échoppes montrent que ce peuple est en train de s'alcooliser gravement, j'ai pu le constater !
Dix jours venaient de passer, au petit matin du dernier jour, à 5h00, Sajain, Vinu et Lathika revenaient dans le dédale des chemins bordés d’hôtel remplissant l’arrière de la « cliff ». Je repartais. Dix jours déjà, c'est tellement passé vite. Trop vite mais ma vie est en ISAN, je n'attendrais pas dix ans pour revoir tous ceux que j'aime, c'est trop long. Vinu va bosser avec les touristes, Lathika va aller vivre en France et moi je retourne en ISAN. J'ouvrais les vitres du taxi sur la fin la nuit du Kérala. Encore une fois, humer, respirer, sentir, accumuler les images, Dans la voiture, un silence pesant... Les gens marchaient de partout., allant au temple ou je ne sais où ! On s'approchait de l’aéroport international de Trivandrum. La même sensation qu'au départ de Bangkok, il y a dix jours ! Une appréhension de laisser une nouvelles fois des gens que l'on aime mais aussi la joie de retrouver ceux que l'on a laissé il y a dix jours. Devant les portes de l’aéroport, une foule, les mêmes, peut-être, qui avaient accueillis un frère, une sœur, un mari, dix jours plus tôt. Des signes de la main, des bras tendus, des larmes renflouées avant que les portes ne se referment. Un silence impressionnant après ce chaos de la route indienne. Lathika avec ses grands yeux et derrière, Vinu, avec son regard timide me demandant silencieusement, quand est-ce que l'on se reverrait ? Bientôt ! J'essayais de leur faire comprendre ! Pas d'embrassade ni d'accolage, juste un pincement de bras, les yeux recouvert d'un voile de larmes...Un dernier attouchement de la main, un dernier signe de la main par dessus la foule, un flic indien qui vous demande votre passeport et votre billet d'avion, on se retourne une dernière fois et on aperçoit encore un bout de main, les portes s'ouvrent, on rentre en se disant bien que bientôt on sera de retour dans ce magnifique endroit qu'est Varkala, certes un nouveau Varkala mais tout aussi attachant et émouvant !
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Ce carnet de voyage fut écrit entre 2010 et 2011 et publié au sein de mon blog Jeff de Pangkhan, l'homme des rizières. Vous y retrouverez tous les articles dans leur intégralité, agrémentés de nombreuses photos, vidéos, plan etc. Si vous m'avez lu, vous aurez aussi compris que ce blog s'occupe à décrire dans son ensemble ma "nouvelle" vie au sein du petit village de Ban Pangkhan, en Isan, au nord-est de la Thaïlande. Mon premier roman "Un os dans le riz" est finalement sorti en mai 2015, publié aux éditions Gope. Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies et les revendeurs web habituels. En cette fin d'année 2016, mon deuxième roman, "Du poison dans le Mékong" sera publié par le même éditeur.
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015) English translation pending
Bonsoir,
De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :

Choisir un 4x4 pour la Mongolie English translation pending
bonjour a tous je m'appelle thomas j'ai 23 ans, j'ai deja voyagé toujours avec ma copine, maroc, burkina faso, sri lanka et d'autre pays d'europe. Nous somme toujours parti en avion allé retour et sur place sac a dos, "hotel", itinéraire de ville en ville toujours avec des transports locaux. le tout budget minimum. 1 mois pour chaque voyage.
j'ai toujours souhaité découvrir la mongolie mais le voyage a sac a dos a parfois des inconvénients et pour se voyage j'ai soif de grand espace vert et voyager en 4x4 me semble mieux pour profité aller ou ont veux dormir dans notre 4x4 etre libre de nos déplacement pas d'horaire de bus de train de chercher un "hotel" ou un endroit pour dormir ou un endroit pour manger...
nous souhaitons partir environ 6 mois, je ne connais pas encore exactement part quel pays passer pour l'instant je veux s'avoir si mon projet est vraiment réalisable.
ma première question est AVEC QUOI PARTIR DIESEL OU ESSANCE?
je pence acheter un 4x4 et ma deuxième question est QUEL 4X4 EST LE PLUS APPROPRIE A MON VOYAGE ET MON BUDGET apparemment un toyota land cruiser, mais j'ai un petit budget 4X4 environ 5000 alors quoi acheter de fiable et ou je pourrai trouver des pièces partout. un defender on en trouve des vieux mais correct a 3000e ou un toyota hj60 ou hj61 le hj60 coute moins chers qu'un 61 mais pour un hj60 de 1984 a environ 1990 avec 300000km et serieusement besoin de mettre les main dans le cambouis il faut compter 3500e alors au final ne mieux vaut il pas a budget équivalent acheter un defender 2000e et mettre 3000de piece neuve si besoin qu'acheté un toyota 3500e et mettre 1500 2000e de piece neuve..
pour se qui ai de la mécanique je ne suis pas encore trop caler en la matière mais pratiquer est un bon moyen d'apprendre, je suis plutôt adroit et j'apprend vite. je compte tous remonter moi meme un ami a moi est mécano dans les tracteurs et un autre passionné de 4x4 doué en mécanique, ils m'aideront volontiers. 3eme question Y A T'IL DES GARAGE PARTOUT EN MONGOLIE? comment faire si je tombe en panne et que je n'arrive pas a m'en sortir seul a trouver la cause ou meme ne plus pouvoir rouler, trouve t'on des "garagistes" partout trouve t'on des pieces de 4x4 facilement et des gens pour les monter et ca avec la barriere de la langue car nous arrivons a nous faire comprendre en anglais les bases bien sur mais nous ne connaissons aucun thermes mécanique.
4émé question TROUVE ON DU CARBURANT PARTOUT et c'est la que le choix d'un diesel ou d'un essance s'impose mais la conso d'un essance me fait un peut peur de plus si je retape un 4x4 pour se voyage je compte le garder et faire d'autre voyage avec (des plus petit^^) y a t'il des pompes des camions au bord de la route des citernes, y a t'il des "panneaux" quelques chose pour nous indiqué un point de ravitaillement je me doute bien qu'il n'y a pas de total avec cafette mais je me demande simplement ce qui fait office de station.
peut on dormir bivouaqué ou nous voulons ou y a t'il des sortes de campings?
quelle préparation du véhicule est primordiale pour un voyage comme ca, que refaire absolument piece les plus fragile les plus a risque de casser (suspension, turbo si il y en a un, boite, chassie ) et quel type de piece amener en rechange sachant que c'est toujours celle qu'on auras pas prix qui cassera^^ es ce bien utile alors d'en prendre.
voila je pence avoir fait le tour pour le moment, je suis désolés pour les fautes et j'espere avoir était assé clair pour vous, ne pas avoir posé trop de question stupide. mais le fait de partir en 4x4 est totalement nouveau pour moi et je ne connais personne qui a déja fait ca. J'ai besoin de conseil d'expert mais surtout de passionné qui me comprendrons je suis près a mettre les mains dans le camboui et vu mon budget ca tombe bien, mais je ne veux pas passé mon voyage a changer remplacer des pieces sur mon 4x4 voir mon budget éclater pour peut etre meme rentrer en avion. j'espere que vous saurez me renseigner, merci
thomas
ma première question est AVEC QUOI PARTIR DIESEL OU ESSANCE?
je pence acheter un 4x4 et ma deuxième question est QUEL 4X4 EST LE PLUS APPROPRIE A MON VOYAGE ET MON BUDGET apparemment un toyota land cruiser, mais j'ai un petit budget 4X4 environ 5000 alors quoi acheter de fiable et ou je pourrai trouver des pièces partout. un defender on en trouve des vieux mais correct a 3000e ou un toyota hj60 ou hj61 le hj60 coute moins chers qu'un 61 mais pour un hj60 de 1984 a environ 1990 avec 300000km et serieusement besoin de mettre les main dans le cambouis il faut compter 3500e alors au final ne mieux vaut il pas a budget équivalent acheter un defender 2000e et mettre 3000de piece neuve si besoin qu'acheté un toyota 3500e et mettre 1500 2000e de piece neuve..
pour se qui ai de la mécanique je ne suis pas encore trop caler en la matière mais pratiquer est un bon moyen d'apprendre, je suis plutôt adroit et j'apprend vite. je compte tous remonter moi meme un ami a moi est mécano dans les tracteurs et un autre passionné de 4x4 doué en mécanique, ils m'aideront volontiers. 3eme question Y A T'IL DES GARAGE PARTOUT EN MONGOLIE? comment faire si je tombe en panne et que je n'arrive pas a m'en sortir seul a trouver la cause ou meme ne plus pouvoir rouler, trouve t'on des "garagistes" partout trouve t'on des pieces de 4x4 facilement et des gens pour les monter et ca avec la barriere de la langue car nous arrivons a nous faire comprendre en anglais les bases bien sur mais nous ne connaissons aucun thermes mécanique.
4émé question TROUVE ON DU CARBURANT PARTOUT et c'est la que le choix d'un diesel ou d'un essance s'impose mais la conso d'un essance me fait un peut peur de plus si je retape un 4x4 pour se voyage je compte le garder et faire d'autre voyage avec (des plus petit^^) y a t'il des pompes des camions au bord de la route des citernes, y a t'il des "panneaux" quelques chose pour nous indiqué un point de ravitaillement je me doute bien qu'il n'y a pas de total avec cafette mais je me demande simplement ce qui fait office de station.
peut on dormir bivouaqué ou nous voulons ou y a t'il des sortes de campings?
quelle préparation du véhicule est primordiale pour un voyage comme ca, que refaire absolument piece les plus fragile les plus a risque de casser (suspension, turbo si il y en a un, boite, chassie ) et quel type de piece amener en rechange sachant que c'est toujours celle qu'on auras pas prix qui cassera^^ es ce bien utile alors d'en prendre.
voila je pence avoir fait le tour pour le moment, je suis désolés pour les fautes et j'espere avoir était assé clair pour vous, ne pas avoir posé trop de question stupide. mais le fait de partir en 4x4 est totalement nouveau pour moi et je ne connais personne qui a déja fait ca. J'ai besoin de conseil d'expert mais surtout de passionné qui me comprendrons je suis près a mettre les mains dans le camboui et vu mon budget ca tombe bien, mais je ne veux pas passé mon voyage a changer remplacer des pieces sur mon 4x4 voir mon budget éclater pour peut etre meme rentrer en avion. j'espere que vous saurez me renseigner, merci
thomas