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Boucle au Maroc à moto en septembre English translation pending
Bonjour à tous
Je vais traverser le Maroc de Tanger jusqu'à Agadir par l'Atlas et remonter le long de la côte (4 personnes, 3 motos).
Je prendrai le ferry, Barcelone, Tanger, aller et retour.
Quels sont les endroits que vous me conseillez de visiter et les routes à faire.
Merci de vos réponses
Deux semaines au Québec en été 2019: où, comment, etc? English translation pending
Bonjour, j'ai hésité plusieurs fois à me lancer pour cette destination, mais ca y est, mes billets d'avion sont pris (du 9 au 30 août):
* Nantes --> Montréal
* NYC --> Nantes (c'est nos 10 ans de mariage dans cette ville....).
Reste plus qu'à "meubler". J'ai un peu l'habitude de préparer mes itinéraires (avec l'aide ce ce forum entre autres) mais j'avoue que je ne sais pas vraiment comment démarrer cette fois: - rester un peu dans les villes (Montréal, Quebec) - privilégier la Nature - aller jusqu'en Gaspésie - où traverser le St Laurent - rentrer dans les terres et s'écarter du St Laurent - etc
Je sais bien que ce sont des choix personnels et qu'ils dépendent des envies de chacun. Nous sommes un couple de la bonne 50 aine avec mon épouse et ne nous ne sommes pas des habitués des randos et marches. Le coté "nature" nous attire et les rencontres nous intéressent. Je prévois de louer une voiture pour être autonome. Alors voilà un itinéraire vu (il y a pas mal de variantes mais autour de celui-ci), je veux bien un peu d'aide, conseil, expérience, pour me conseiller. Par ailleurs les distances me semblent un peu floues, je ne sais pas où rester 2 nuits plutot qu'une seule.
Arrivée 19h Nuit Montréal Jour 1 - MONTREAL Jour 2 - MONTREAL → BAS ST LAURENT Jour 3 - BAS ST LAURENT → PARC DU BIC Jour 4 - PARC DU BIC Jour 5 - PARC DU BIC → BAIE DES CHALEURS Jour 6 - BAIE DES CHALEURS → PERCE Jour 7 - PERCE Jour 8 - PERCE → PARC FORILLON Jour 9 - PARC FORILLON → PARC DE LA GASPESIE Jour 10 - PARC DE LA GASPESIE Jour 11 - PARC DE LA GASPESIE → TADOUSSAC Jour 12 - TADOUSSAC → CHARLEVOIX Jour 13 - CHARLEVOIX → QUEBEC Jour 14 - QUEBEC → MONTREAL
Nous partirons ensuite pour NYC pour quelques nuits. Voyage en bus de nuit? A voir.
Merci pour votre aide et vos conseils.
Reste plus qu'à "meubler". J'ai un peu l'habitude de préparer mes itinéraires (avec l'aide ce ce forum entre autres) mais j'avoue que je ne sais pas vraiment comment démarrer cette fois: - rester un peu dans les villes (Montréal, Quebec) - privilégier la Nature - aller jusqu'en Gaspésie - où traverser le St Laurent - rentrer dans les terres et s'écarter du St Laurent - etc
Je sais bien que ce sont des choix personnels et qu'ils dépendent des envies de chacun. Nous sommes un couple de la bonne 50 aine avec mon épouse et ne nous ne sommes pas des habitués des randos et marches. Le coté "nature" nous attire et les rencontres nous intéressent. Je prévois de louer une voiture pour être autonome. Alors voilà un itinéraire vu (il y a pas mal de variantes mais autour de celui-ci), je veux bien un peu d'aide, conseil, expérience, pour me conseiller. Par ailleurs les distances me semblent un peu floues, je ne sais pas où rester 2 nuits plutot qu'une seule.
Arrivée 19h Nuit Montréal Jour 1 - MONTREAL Jour 2 - MONTREAL → BAS ST LAURENT Jour 3 - BAS ST LAURENT → PARC DU BIC Jour 4 - PARC DU BIC Jour 5 - PARC DU BIC → BAIE DES CHALEURS Jour 6 - BAIE DES CHALEURS → PERCE Jour 7 - PERCE Jour 8 - PERCE → PARC FORILLON Jour 9 - PARC FORILLON → PARC DE LA GASPESIE Jour 10 - PARC DE LA GASPESIE Jour 11 - PARC DE LA GASPESIE → TADOUSSAC Jour 12 - TADOUSSAC → CHARLEVOIX Jour 13 - CHARLEVOIX → QUEBEC Jour 14 - QUEBEC → MONTREAL
Nous partirons ensuite pour NYC pour quelques nuits. Voyage en bus de nuit? A voir.
Merci pour votre aide et vos conseils.
Itinéraire à vélo en France où les enfants pourront rouler par eux-mêmes English translation pending
Salut à tous,
pour cet été nous cherchons un itinéraire ou les enfants pourrons rouler par eux même, sur une grande majorité du parcours, donc type voies vertes ou partagées... mais nous voulons éviter les grands classiques, et les voies très fréquentés en périodes estivales, types La Loire à Vélo, ou La Vélodyssée, par exemple...
Il doit bien exister des itinéraires de 200 à 400km relativement plats, pas dangereux pour les enfants, peu fréquentés et dans de beaux paysages en France???
Des Vallées à suivre, et des jolies traversées... nous avions déjà fait la ViaRhona, ou les paysages sont surprenants, peu fréquentés (bizarrement?) et très roulable....
A vos idées 😛
A vos idées 😛
Tour du Monde MSC 2020 English translation pending
Nous sommes inscrit pour le TDM 2020 depuis novembre 2017, je viens sur le forum pour avoir des renseignements et me rassurer sur certaines inquiétude 4 mois c'est long et il faut tout prévoir, ( nous avons déjà fait des croisières mais plus courtes )Merci d'avance de vos lumières et à bientôt
Croisières
Salta à San Antonio de los Cobres à vélo par N 9, 52 et 40 English translation pending
L’Amérique du Sud m’a toujours fait rêver, et me fera toujours rêver, tout particulièrement sa zone de grands déserts qui s’étend sur 4 pays, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine, vaste zone que l’on dénomme Atacama.
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire
27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtel
Nous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de Atacama
En particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36
Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.
Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.

La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.
30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".
Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.

Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.
Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.
Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autoroute
En Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.
Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.
La suite plus tard
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtelNous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de AtacamaEn particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.


La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".

Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.


Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.

Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autorouteEn Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.

Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.La suite plus tard
Faut-il boycotter la France? English translation pending
N'etant pas francais et ne vivant pas en France, je me pose la question de la necessité de boycotter ce pays en tout cas au niveau touristique.
En plus d'un acceuil des plus merdiques (on trouve bien mieux ailleurs), une insecurité constatée a de multiples reprises (je connais Paris), actuellement le pays est en climat semi-insurrectionnel. De nombreux sites deconseillent la France comme pays de tourisme (y compris Colombie, les US ont elevé leur niveau d'alerte concernant la France). A Paris de nombreux reportages ont demontré le foutage de gueule complet envers les touristes.
Les dernieres fois ou j'ai ete en France, c'etait la deception totale
les branleurs de la SNCF eux sont toujours en greve, AIr France a oublié la noition de service
ceci est aussi valable pour les DOM-TOM francais qui n'ont jamais ete une bonne affaire mais a eviter
Randonnées dans les Écrins English translation pending
Bonjour,
Envisageant de faire un trek dans les Ecrins l'été prochain, est il possible d'organiser des balades en étoiles à partir d'1 ou 2 points fixes, permettant de n'avoir qu'un sac pour la journée au lieu de porter un sac plus volumineux sur le séjour.
Si cela est possible merci de me communiquer les points de départ les plus appropriés.
Merci
Guide pour Angkor Wat? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'un guide francophone pour visiter Angkor Wat en février prochain.
Je me demande quel serait le tarif associé pour une visite guidée de :
- 1 jour
- 3 jours
Incluant la visite guidée et le transport.
Avez-vous d'autres suggestions aussi. Nous sommes un petit groupe de 4.
Merci à l'avance, tous vos commentaires seront largement appréciés.
Je suis à la recherche d'un guide francophone pour visiter Angkor Wat en février prochain.
Je me demande quel serait le tarif associé pour une visite guidée de :
- 1 jour
- 3 jours
Incluant la visite guidée et le transport.
Avez-vous d'autres suggestions aussi. Nous sommes un petit groupe de 4.
Merci à l'avance, tous vos commentaires seront largement appréciés.
Concours Photo du mois de décembre 2018: "Et la tendresse bordel" English translation pending
Voici donc le top départ de ce 101 ieme concours photos de VF ( et merci à Kanibé pour ce passage de relais )!
Pour tout vous dire, je rentre de voyage et comme d'hab en étant coupé des infos, ça n'a été que sourires, chaleur humaine et joie de rencontrer l'autre ( oui je sais, ce n'est qu'illusion du touristes 😛 ).
Et puis tu rentres, tu te reconnectes à l'actualité et tu retrouves immédiatement la colère, la morosité voire le rejet de l'autre 🤪 !
Le thème du mois sera donc : " Et la tendresse, bordel ", le bordel étant une option non imposée 😉 .
Ayant conscience de la difficulté du sujet, j'accepte tout, y compris les animaux à condition qu'il y ait au moins un humain sur la photo.
Un geste, un regard, un sourire, j'espère du touchant, de l'émotion et plein d'ondes positives.
La date limite pour poster vos photos est fixée au vendredi 21 décembre 2018 à 23h59 Le vote sera ouvert à partir du samedi 22 décembre 00h01, jusqu’au jeudi 27 décembre à minuit. Le résultat sera annoncé le lendemain et le gagnant aura le plaisir d'organiser le 1er concours de l'année 2019 (si c'est pas un beau cadeau ça 😄) .
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, de préférence en 3 messages différents pour plus de clarté, numérotées de 1 à 3 et accompagnées d’un court commentaire (lieu, contexte, etc).
Pour les discussions, hors-sujets, videos, musiques et autres, c’est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9236105;live=1;
Pour le diaporama, toujours un grand merci à Megapixel, c’est là : https://public.joomeo.com/albums/s_5c0284920f888/slideshow
Je suis impatiente de découvrir vos trésors 😏
Adishatz amis photographes
Pour tout vous dire, je rentre de voyage et comme d'hab en étant coupé des infos, ça n'a été que sourires, chaleur humaine et joie de rencontrer l'autre ( oui je sais, ce n'est qu'illusion du touristes 😛 ).
Et puis tu rentres, tu te reconnectes à l'actualité et tu retrouves immédiatement la colère, la morosité voire le rejet de l'autre 🤪 !
Le thème du mois sera donc : " Et la tendresse, bordel ", le bordel étant une option non imposée 😉 .
Ayant conscience de la difficulté du sujet, j'accepte tout, y compris les animaux à condition qu'il y ait au moins un humain sur la photo.
Un geste, un regard, un sourire, j'espère du touchant, de l'émotion et plein d'ondes positives.
La date limite pour poster vos photos est fixée au vendredi 21 décembre 2018 à 23h59 Le vote sera ouvert à partir du samedi 22 décembre 00h01, jusqu’au jeudi 27 décembre à minuit. Le résultat sera annoncé le lendemain et le gagnant aura le plaisir d'organiser le 1er concours de l'année 2019 (si c'est pas un beau cadeau ça 😄) .
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, de préférence en 3 messages différents pour plus de clarté, numérotées de 1 à 3 et accompagnées d’un court commentaire (lieu, contexte, etc).
Pour les discussions, hors-sujets, videos, musiques et autres, c’est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9236105;live=1;
Pour le diaporama, toujours un grand merci à Megapixel, c’est là : https://public.joomeo.com/albums/s_5c0284920f888/slideshow
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Adishatz amis photographes
Catharsis en Pologne English translation pending

CATHARSIS EN POLOGNE
J’écris ce petit récit pour tous ceux qui redoutent de visiter ce lieu terrible : Auschwitz-Birkenau. C’est une invitation à y aller pour trouver la paix avec soi même et bien sûr communier avec les victimes.
Les récits de voyage, les romans, les articles de journaux et de magazines ou les émissions TV, me fournissent autant d’invitations au voyage. Ainsi un reportage dans une revue Photo sur les statues de glace m’a conduit à Harbin en Mandchourie ou un carnet à l’humour irrésistible de Yangguizi sur VF me fait faire un voyage improbable à Pyongyang. L’excitation se relâche, lorsqu’enfin le voyage commence : La voiture sort du jardin et se dirige vers la destination tant fantasmée ou alors c’est une compagnie aérienne qui fournit un tapis volant : l’arrivée au comptoir d’enregistrement est un instant si attendu, c’est le meilleur du voyage, sauf si la compagnie gâche le plaisir en soumettant votre bagage à l’Inquisition, ou si elle vous joint au troupeau de voyageurs attendant de longs moments debout, sans même vous donner d’herbe à brouter! Ce peut être la même compagnie qui transforme son personnel en esclaves volants, à tel point que les hôtesses conservent, en vol, un masque figé de résignation. Plus rarement le bateau est de la partie; et c’est lui qui assure le plaisir le plus accompli : Avant d’atteindre la destination on se promène nonchalamment dans le bateau qui offre de menues distractions tout est fait pour vous faire dépenser et ainsi rattraper le prix trop réduit demandé pour le passage. La côte se profile. Ce peut être de nuit, c’est encore plus magique : Des faisceaux puissants balayant le ciel de très loin, signalent une présence humaine, nichée au cœur de l’obscurité : J’ai en tête l’approche mystérieuse de l’Irlande sur le Belem. Comme l’atterrissage est lent, on a le temps de se faire à l’idée d’aborder un monde nouveau. Des habitants à terre, peuvent agiter les bras en signe de bienvenue. Ce n’est pas la douche froide que l’on éprouve à l’arrivée dans un aéroport d’un pays exotique, où il faut réorganiser ses pensées instantanément, attraper les nouveaux codes qui vous sont projetés sans recul. Une nouvelle langue, ou un alphabet inconnu peuvent vous déstabiliser un temps, ou des prestataires affamés vont se jeter sur vous et proposer leurs services, à vous qui représentez pour eux une succursale ambulante du Crédit Suisse. Ce jour de 2004, je n’étais pas encore reparti. Les voisins et connaissances me demandent toujours en guise de nouvelles : « Quand repartez vous ? » ou la voisine dit à son mari : « Ils sont encore barrés !», comme si nous étions des professionnels de la ballade. Dès que je reste un peu trop longtemps à la maison, des voix sans cesse m’appellent au voyage, des photos et reportages m’aguichent : Gauguin et Jacques Brel me réclament. Je dois aller à Longwood-St Hélène, à l’Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande, au Macchu Pichu, et dans la folle mégapole de Shanghai, que sais je ?...... Les sollicitations sont sans fin ! Comment peut on se tenir longtemps, à l’écart de la sublime Italie. Se ressourcer à sa fontaine de beauté est une exigence impérieuse, c’est l’addiction d’une vie l’âme de la Russie me convoque et m’enjoint de m’imprégner sans cesse de sa mystique et de son humanité. Loin de la Russie je dépéris, les piqures de rappel se multiplient pour le junkie. Dans mon imaginaire, à coté de ces images de sirènes des Mers du Sud, de flashs enchanteurs, de montagnes vertes ou blanches et vertigineuses, de déserts blancs, une interrogation triste et silencieuse persiste en arrière fond; elle ne racole pas avec des images tapageuses elle ne me quitte pas. Au long des années elle ne se lasse pas elle revient sans cesse à la charge, mais sans fracas. Oui ! Elle gâche la fête du voyage et le désir insatiable de connaître l’inconnu, de voir une autre humanité. Je la laisse enfin parler, elle m’a vaincu ce jour là de guerre lasse, mais je crains son discours : « Vas voir ce que des hommes ont fait à d’autres hommes, vas te rendre compte par toi même tel Saint Thomas mettant ses doigts sur les plaies du Christ, vas voir ce que l’écrivain de fiction le plus fêlé n’aurait pu imaginer dans son pire délire, dans sa transgression la plus osée, vas voir l’impensable : UN ABATTOIR HUMAIN ; un endroit fou où le crime a été perpétré mille fois à l’heure vas voir ce crime industriel, rationnel et froid. Vas voir cette immense cave de Birkenau où l’on a tué la multitude à l’abri des regards. Viens voir l’Holocauste organisé par des petits fonctionnaires zélés, « banals », par des exécutants butés, indifférents à la souffrance d’autrui et sans remords parmi lesquels émergent quelques êtres cruels et sadiques. Vois les traces de cet Holocauste qui est un blasphème au Créateur, car il sous-entend que sa création était imparfaite, une fraction de l’Humanité devant être détruite pour non conformité. Quoique les idéologues du 3ème Reich n’en avait cure, tout à leurs délires raciaux et à la recherche d’un bouc émissaire. La petite voix a gagné, je cède à l’appel, et nous commençons un chemin de croix moral vers Oswiecim.
LE VOYAGE
Nous arrivons à Tillé dans la banlieue de Beauvais nous laissons la voiture à la fermière, complice de nos escapades. Son jardin sert de parking à une cinquantaine de voitures elle se plaint de ne plus en avoir la jouissance! Nous partons à pied vers l’aéroport, situé en bordure de ce bourg de campagne. Les habitants s’habituent ils aux rugissements continuels des réacteurs ? Le lieu est un peu décalé, avec les avions d’un coté et les tracteurs et le foin de l’autre. Nous confions nos personnes à la compagnie Hongroise à bas coût WIZZ AIR qui nous achemine à Katowice. La Compagnie aérienne est sympathique les hôtesses sont jolies et ne font pas la gueule. Un bus nous emmène vers la belle ville de Cracovie, et nous nous rendons à notre petit appartement de location. La nuit tombe vite car en Europe centrale, nous sommes sur le même fuseau horaire que Paris l’obscurité arrive plus vite, l’ambiance de veillée funèbre convient bien au pèlerinage de demain.
EN ROUTE VERS AUSCHWITZ
Le réveil a la cruauté de sonner : il est des jours que l’on souhaiterait éviter comme ceux où l’on doit aller à un enterrement, subir une opération lourde, visiter un ami mourant…ou aller à Auschwitz ! Aujourd’hui nous allons vers un des endroits les pires sur Terre, et rien ne nous y oblige. Le petit déjeuner est réduit à sa plus simple expression. Le petit matin est aussi lugubre que le soir, les rues sont mal éclairées le froid et la pluie ont été convoqués pour renforcer l’ambiance! Nous avons une boule dans le ventre, et l’hostilité de l’environnement nous enfonce un peu plus le moral. Un temps nous avions pensé aller à Oswiecim en train, mais ce terrible symbole nous y fait renoncer. Nous ferons finalement les 80 km de Cracovie à Oswiecim en minibus. Celui ci nous lâche dans une zone de HLM pas de Camp en vue ! D’ailleurs nous apprenons vite qu’ici, on ne parle pas de Camp, ou de Mémorial mais de « Muzeum ». En changeant les mots on se distancie de l’horreur. A Dachau les Allemands escamotent carrément l’horreur en ripolinant la petite chambre à gaz « qui aurait à peine servi » et les bâtiments, en disposant des barbelés tout neufs, bien galvanisés, et en aménageant des chemins tout nets, bien engravillonnés. Par contre au Struthof, en Alsace, tout est resté en l’état, avec la potence qui glace les os, au milieu de l’ « Appelplatz ». Ce Camp présente une symbolique effroyable : Dans un magnifique cirque montagneux des Vosges, le Camp s’étage en plusieurs plans avec le crématoire tout en bas. Le déporté mesure la progression de sa déchéance au fur et à mesure qu’il change de niveau et se rapproche du puits où l’on jette les cendres. Revenons à Auschwitz : La traversée de la zone de HLM, image familière, donne un court répit à notre angoisse nous avançons et toujours pas de « Muzeum » en vue la situation est un peu surréaliste, celle de rechercher un des sites les plus monstrueux sur Terre et de se balader dans un décor banal de HLM. Si on parle de HLM, c’est donc qu’il y a des habitants ces personnes ne sont elles pas gênées de vivre à coté d’un lieu aussi tragique ? L’homme s’habitue à tout, semble-t-il ! Cette situation n’a rien à envier à la boutique Sephora logée dans l’Usine de tracteurs de Stalingrad. Nous demandons la direction du « Muzeum » puisqu’il faut l’appeler ainsi. Au détour d’un grand immeuble apparaît enfin la célèbre porte d’entrée, avec le poste de garde et la cynique maxime « ARBEIT MACHT FREI ». La maxime devait être volée bien après notre visite mais heureusement retrouvée et réinstallée. Peut on voir la célèbre maxime en prenant son café du matin depuis sa cuisine ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais les lieux d’habitations en sont assez proches. Quel slogan réconfortant à contempler en buvant son café, avant d’aller travailler le matin ! « Patron, j’ai lu que le travail libère » ! (Par les temps qui courent, il aliènerait plutôt) La Pologne est un pourtant un pays très étendu où il y a de la place, alors pourquoi coller des HLM à ce camp. De même j’ai vu sur une émission TV des habitants d’Oswiecim insultant des visiteurs près de la « Rampe de sélection », car les bus de tourisme gênaient leur stationnement résidentiel ! (Je ne sais pas où elle se trouve en tous cas il ne s’agit pas de celle de Birkenau). Je trouve le comportement de beaucoup d’habitants en Pologne indécent vis à vis des Juifs on pourrait penser qu’au minimum une attitude neutre vis à vis du site d’Auschwitz, de son Histoire tragique et de la communauté juive serait souhaitable. L’indécence consiste aussi à avoir voulu capter la mort tragique des Juifs et des Tziganes pour installer un Carmel de Religieuses. Heureusement elles ont plié bagage. Par contre on verra que les Autorités de Conservation ont laissé le Camp en l’état, sans aucune plaque ou symbole religieux commémoratifs qui auraient pu distraire la vue, l’imagination ou le recueillement. Seul un Monument aux victimes a été construit à Birkenau, il s’intègre bien à l’ensemble et n’est pas intrusif. Je demande à une cohorte d’écrivains de m’accompagner dans la visite : Primo Levi, Jean Samuel, William Styron, Marcelline Loridan-Ivens, aussi un cinéaste talentueux Claude Lanzmann qui sans utiliser une seule bande d’actualité a réussi à raconter l’Holocauste en filmant les lieux tels qu’ils nous sont parvenus et en cherchant des vérités et des émotions dans ses multiples interviews de victimes et de bourreaux. Et puis Alain Resnais, Roman Polanski.

Une nation européenne a financé la rénovation le poste de garde en bois. Par contre l’outrage du temps, on le verra, a été sévère dans le Camp même, au risque de le faire disparaître. A cette entrée, les gardiens SS exposaient les corps des fuyards repris pour édifier les Kommandos de détenus qui sortaient ou rentraient au Camp à l’occasion de leurs corvées à l’extérieur.
Devant le camp se trouve pleins de cars de tourisme et beaucoup de gens en sortent. La visite prend un aspect cirque, mais pourquoi s’en étonner : Si vous réunissez beaucoup de monde, il y a bien évidemment un bruit de foule. Comme les écoles européennes veulent édifier leurs élèves par la visite du Camp, cette jeunesse rassemblée ici est naturellement turbulente. La solution pour avoir une certaine dignité serait elle d’adopter la méthode que les autorités chinoises avaient adopté pour la visite du Mausolée de Mao Tsé Toung ? : Poster des gardes devant la file et engueuler copieusement les visiteurs. Les Chinois sont assez criards, les gardes obtiennent pourtant rapidement silence penaud. J’ai revu Mao récemment, on ne se fait plus engueuler au préalable dans la file. A Pyong Yang pour Kim Il Sung, il n’est pas nécessaire de demander le silence à la foule, car elle sait parfaitement à quoi s’en tenir si elle élevait le ton.
Mais nous nous trouvons à Auschwitz, pas à Beijing, ni à Pyong -Yang, le calme ne peut être obtenu autoritairement. Ce sera l’horreur suscitée par la visite qui plongera les visiteurs dans le désarroi et le silence. Des Israéliens sont nombreux à être venus, comme en témoigne la présence de leurs avions stationnés à l’aéroport, et beaucoup de lycéens. La visite doit sans doute être salutaire pour ces jeunes gens, si elle est bien encadrée et bien commentée. Autant à Auschwitz 1, Camp aux dimensions réduites, la présence des visiteurs est prégnante, autant à Auschwitz 2 – Birkenau l’immensité de ce camp dilue l’affluence touristique. Nous sommes venus sans appareil photo par pudeur pour les victimes je pense que ce fut une erreur, car qui dit photo, dit regard personnel sur une chose. Enfin il reste les souvenirs matérialisés par ce petit récit. Nous sommes arrivés trop tôt pour débuter une visite avec un guide nous prenons donc un café dans la buvette très discrète du Camp ce café et la viennoiserie ont du mal à passer. On déglutit difficilement à Auschwitz ! En attendant le tour fixé à 10 heures, nous faisons un premier tour dans le camp : C’est le Camp Auschwitz 1, installé par les Allemands dans une caserne de l’armée polonaise. Avant ce voyage je n’avais jamais bien compris comment s’articulaient ces Camps : Auschwitz 1, 2, 3 et leurs fonctions.

Auschwitz 1 est le premier Camp du complexe concentrationnaire. Auschwitz 2, appelé aussi Birkenau est un camp d’extermination énorme. (Simone Veil y était prisonnière) Auschwitz 3 est le site de l’Usine de caoutchouc synthétique, qui n’a jamais produit un seul kg de produit. (Primo Levi y travaillait) Auschwitz 1 comporte deux parties : La première est le siège de la police chargée de la répression de la Résistance polonaise locale, avec un centre de détention et un site d’exécution par fusillade (On l’appelle « le mur »); la deuxième partie est un centre d’emprisonnement de déportés venus de toute l’Europe. Il comporte en activité annexe, un centre d’extermination expérimental avec une petite chambre à gaz d’une capacité de quelques centaines de victimes avec crématoire attenant. Un centre « d’expérimentation médicale » se trouve aussi dans l’enceinte d’Auschwitz 1. Je frémis en passant devant cette baraque que l’on ne visite à priori pas, et j’imagine que ses pensionnaires ont du réclamer une mort libératoire de souffrance indicibles.

Les différents bâtiments en brique résistent bien au temps ils sont dévolus à des nations européennes ayant souffert de la déportation de leurs ressortissants chaque nation a organisé une exposition en propre : Ainsi la France a son pavillon la Hongrie ayant le triste record avec la Pologne du plus grand nombre de victimes ont aussi leurs pavillons… Des pavillons ont pour fonction d’abriter le musée expliquant la déportation et l’extermination des Juifs et Tziganes. Nous pénétrons dans le musée principal; à un tournant de l’escalier, on fait face sans crier gare à un grand mur de verre : Derrière se trouvent une multitude de……béquilles ! Le choc est terrible je vais pour une fois sacrifier à l’usage des poncifs : C’est une gifle. L’émotion pour moi est intense, et les larmes s’écoulent ! A un autre tournant un nouveau mur de verre retient une centaine de bidons vides avec écrit dessus « Zyclon B **» avec la mention « Gift » (Ce n’est pas le « Cadeau » anglais, mais c’est le : « Poison » allemand). Ce deuxième choc finit de m’anéantir! A ce moment précis, dans mon esprit la représentation que je me suis construit depuis des années par un flot ininterrompu de récits ou de mentions de l’Holocauste se superpose avec la réalité, représentée par ces bidons devant moi. Des mots me viennent alors à l’esprit: « C’est vrai, ils l’ont fait ! ».

Pourtant mes yeux étaient secs en observant le squelette du « Palais d’exposition industrielle à Hiroshima ». (Un total de 300 000 victimes ?) Pour moi le drame n’était pas palpable à Hiroshima, pourquoi ? Peut être ce du au fait que nous n’ayons pu visiter le Musée, ou que nous avons une exposition au drame seulement une fois par an, à l’anniversaire du 6 Aout. La suite de l’exposition ne pourra me faire tomber plus bas dans mon désarroi : Les montagnes de cheveux dans telle vitrine, de lunettes, dans une autre et des valises avec des étiquettes comportant des adresses dans toute l’Europe. Qu’elles sont émouvantes ces valises, faites sans doute à la hâte, viatiques pour un voyage à la destination inconnue. Valises d’un petit peuple modeste. Une autre vitrine montre des grands châles de prière rabbiniques blancs à bandes noires.…Au rez de chaussée du bâtiment se trouve une très grande urne en verre, remplie de cendres grisâtres Je m’imagine qu’Irène Némérovski y a trouvé son dernier repos. Des gendarmes français, nos gentils gendarmes de notre folklore ont prêté la main pour la conduire à cette urne. Heureusement pour l’honneur de la Police et de la Gendarmerie, tous n’ont pas eu cette conduite. Une liste de « personnalités » ayant été tuées ici, est affichée. Les Camondo sont oubliés dans la liste on ne trouve non plus les noms « de-banquiers-juifs-qui-nous-ont-fait-perdre-la-guerre-de 14-18 » catégorie qui serait à l’origine de la détestation des Nazis pour les Juifs. Mon impression est que c’est une partie du petit peuple d’Europe Centrale qui a disparue ici, en particulier les ressortissants de Hongrie et de Pologne. Depuis la fin de la WW2, nous vivons avec l’Holocauste la presse, les livres le cinéma abordent ce thème. Nous avons un rappel permanent de ces actes monstrueux. Notre imaginaire se construit d’une multitude de petites touches de cet évènement; ce n’est pas innocent pour notre sérénité, car l’évènement est monstrueux. Aussi qu’on le veuille ou non les actes de quelques hommes nous ont tous éclaboussés en tant qu’êtres humains. Les souffrances morales endurées par la communauté Juive et Tzigane sont bien sûr sans commune mesure. Des personnes sont terrorisées à l’idée de mettre le pied à Auschwitz, nous même n’en menions pas large. J’ai continué ma visite, j’ai accumulé la vision d’horreurs plus monstrueuses les unes que les autres. Puis vint la visite d’Auschwitz 2- Birkenau l’après midi. Et pourtant j’étais étrangement calme. J’ai beaucoup réfléchi à l’épisode de la vision de la vitrine de boites de Zyklon B : Je pense, sans vouloir jouer au psychologue improvisé, que j’ai atteint la catharsis s’agissant de l’Holocauste : Les souvenirs agressifs ont été comme siphonnés par ce déclic émotionnel devant ce mur. Je crois que j’ai fait mon deuil de l’Holocauste; pour moi il est rentré dans l’Histoire et il ne m’est plus contemporain. Nous continuons dehors : Dans une allée du camp se trouvait un portique qui servait à pendre court les indisciplinés. Devant ce portique se trouve une guérite fermée à une place où un gardien pouvait se mettre à l’abri pendant les longs moments consacrés aux appels ou regarder les agonies au sec. Un autre portique identique se trouve devant les bâtiments de l’Administration; l’ancien directeur du camp Höss y sera pendu court.
Les jeunes gens présents, d’habitude si bavards et si turbulents en groupe, sont totalement muets. Il est temps de rejoindre le Tour que nous avons réservé à 10 :00.

Chambre à gaz d’Auschwitz 1
Une jeune Polonaise conduit notre Tour. Nous abordons la section spécifique à la répression anti terroriste :
LES BLOCS DE POLICE
Dans les couloirs des Blocs de cette section, sont affichées les photos des victimes elles font l’objet d’un culte du souvenir sans doute de la part de familles de la région. Beaucoup de photos sont fleuries : le souvenir de la des défunts est encore présent. Si l’on se situe face au mur des fusillades, à droite se trouve un bloc comprenant une salle meublée d’une grande table, avec nappe, entourée de chaises. Des dossiers sont encore en place devant chaque chaise. C’est le « Tribunal ». Dans une salle attenante les condamnés à mort viennent de connaître la sentence, toujours la même j’imagine ils doivent se déshabiller puis descendre nus pour aller se tenir devant le mur. Ils sont mis à mort par un gardien muni d’une carabine à faible détonation. L’obsession permanente des autorités du camp est de ne pas éveiller les craintes et l’affolement des déportés et ne pas risquer une révolte de masse. Le gardien exécuteur est changé chaque jour. Les corps ensuite sont emmenés vers l’autre partie du camp où se trouve un petit crématoire.

Du coté gauche du mur se trouvent le bloc des cellules. Dans l’une d’elle, le Père Maximilien KOLBE a été achevé par une piqure de Phénol après avoir survécu à la faim : il avait pris la place d’un père de famille qui venait d’être sélectionné avec 9 autres pour mourir de faim, en représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier. Jean Paul II a déposé un hommage, toujours présent dans la cellule et l’a canonisé. Le sous-sol a servi d « expérimentation » pour mettre au point la mort par gazage. Pour cela une centaine de soldats russes ont servi de cobayes. Le Commandant du Camp Höss était passionné par la question et menait des expérimentations de son propre chef ses supérieurs en ont beaucoup apprécié les résultats et s’en sont inspirés pour mettre au point leur procédé d’abattage industriel. Höss était pourtant un cœur sensible, comme Himmler, il ne supportait pas les spectacles violents Höss déclarait : « Je dois admettre que ce gazage a un effet apaisant sur moi. J’ai toujours été horrifié par les exécutions par fusillades. Je suis soulagé que maintenant on puisse éviter ces bains de sang ». Pourtant il ne pouvait ignorer que le gazage au Zyklon B était un supplice bien plus éprouvant qu’une fusillade. Le soulagement était pour lui, pas pour les victimes. On visite dans ce même bloc, des cellules « aménagées » : Leurs entrées d’air sont quasiment obstruées, on se doute des effets sur les détenus. Toujours ce souci permanent de nuire !
LE COMMANDANT DU CAMP ET SA MAISON
Nous sommes toujours dans Auschwitz 1 et nous souhaitons aller voir où était la maison du Chef du Camp, Höss. Les barbelés forment une barrière infranchissable et menaçante, déjà nous sommes dans cette enceinte fermée depuis deux heures, et c’est pesant. La barrière de barbelés a certes vieilli, les ampoules des lampes sont intactes, les miradors en place et en bon état, on a l’impression qu’il faudrait un mot pour rendre opérationnel le camp, en allumant les lumières et en faisant monter des gardes dans les miradors. Je me mets vite dans la peau d’un détenu, c’est mon coté caméléon quand je visite un lieu. Soudain à un endroit l’enceinte est percée pour l’aménagement d’un passage vers l’extérieur sans passer par la porte d’entrée principale « Arbeit macht Frei » Nous avons l’impression de nous évader du Camp! L’intérêt de visiter un lieu célèbre est de remettre les choses à leur vraie place. J’avais lu ou entendu que « le Commandant du Camp, ses officiers et leurs familles passaient des soirées délicieuses en écoutant des concerts en merveilleux mélomanes allemands dans un salon éclairé de lampes à abas jour faits de peau humaine. Une réunion de sadiques esthètes quoi ! La maison du camp devait être assez éloignée du camp pour permettre au Commandant du Camp de faire la coupure, et d’éviter à sa famille de penser aux choses sinistres qui se passaient à côté, ou même d’en découvrir la vraie nature. Ceci n’est qu’invention : En fait la maison du commandant est collée au camp, à faible distance de la chambre à gaz/crématoire. Certainement la famille a du sentir la chair brulée certains après midi ! Cette maison que l’on ne visite pas, me rappelle « Le choix de Sophie » livre et film avec la délicate Meryl Streep : Sophie est dactylo dans cette maison ce qui lui permet d’allonger son espérance de vie…. La malheureuse est soumise à un choix pervers et cruel du type de ceux que les SS savourent : La vie sauve pour son fils ou pour sa fille. Elle marquée à vie, et cherche l’oubli dans une sexualité exacerbée. A Auschwitz, un détenu subissant le régime commun meurt automatiquement au bout de quelques mois. Avant de mourir, étant épuisé physiquement et moralement, il est appelé Muselmann (de Musulman) par les codétenus allez savoir pourquoi ? Sophie, le personnage de William Styron, ou Primo Levi, employé comme technicien de laboratoire ont pu échapper à la mort certaine grâce au fait d’avoir été retirés du régime général. Un poste d’employé aux écritures était aussi recherché pour cette raison. Je rappellerai une anecdote survenue à Buchenwald à Jorge Semprun : Il passe dans le bureau des effectifs à son arrivée l’employé lui demande son métier répond il « Ecrivain » ? L’employé écrit « Stukator », ouvrier stucqueur, et ainsi sauve la vie de Semprun qui n’ira pas s’épuiser à des taches inhumaines. La particularité d’Auschwitz par rapport aux Camps d’Extermination ou de Concentration, est le tatouage : Un déporté ayant numéro tatoué sur l’avant bras est passée nécessairement par Auschwitz. Les Autorités du Camp avaient remarqué qu’un détenu devenait méconnaissable d’après sa photo après six mois.
A suivre : Birkenau
Québec - Ontario - État de New York pour juillet English translation pending
Bonjour ,
Je viens une nouvelle fois solliciter les avis et conseils avisée des membres de ce forum pour la préparation de notre prochain voyage qui se déroulera du 4 au 27 juillet 2019.
Destination le Québec mais pas que …
Notre point de départ et de retour : Montréal où nous avons conclu un échange de maison et voiture donc pas de vols multi-destinations. Par contre ça nous dégage un bon budget pour des activités sympas 😉
Nous : une famille de 5 dont 3 ados de 14, 12 et 12 ans . On n'est pas des grans fans de rando même si on apprécie les balades en pleine nature. Vivant à la campagne , on apprécie de ce dépayser dans les grandes villes … un peu (faut quand même pas que ça dure trop longtemps !) Si il y a des animaux au programme , tout le monde est contents , et enfin il faut régulièrement des activités un peu fun si on veut faire passer les musées …
Passons donc au programme : 4/07 : arrivée Montreal 14h 5/07 : visite Montreal , vieille ville , plateau Mont Royal 6/07 : départ tranquille dans la matinée par la route du Roy , arrêt Trois-Rivière , déjeuner Cabane à sucre Chez Dany ( je sais bien qu'une cabane à sucre en été c'est de l'attrape touriste … mais d'une on est des touristes 😄 … et de deux les filles ont vu leurs cousins gouter à la tire d'érable et veulent faire la même chose !) Après-midi : sortie en hydravion parc de la Mauricie Nuit Shawinigan 7/07 : Parc de la Mauricie ( suivre la route qui traverse le parc, petits trails, baignade aux cascades) puis remontée au lac St Jean , Nuit Metabetchouan 8/07 : zoo sauvage de st Félicien , Nuit Metabetchouan 9/07 : Val Jalbert (j'ai aussi prévu Upper Canada Village , est-ce que c'est une redite ??) puis descente du Saguenay , Nuit Tadoussac 10/07 : Sortie baleines , safari à l'ours noir , Nuit Tadoussac 11/07 : matin route jusqu'à Quebec le long du St Laurent , soirée à Quebec , Nuit Quebec 12/07 : ile d'Orleans, Wendake, Chute de Montmorency , nuit Quebec 13/07 : Matin visite vieux Quebec , après-midi retour Montréal, nuit Montréal 14/07 : Pow wow à Kahnawaké , nuit Montréal 15/07 : Montréal secteur Olympique ….et sinon des suggestions ?? , nuit Montréal 16/07 : Upper Canada Village puis route vers Ottawa , nuit Ottawa 17/07 : Relève de la garde Ottawa , musée canadien de l'histoire, nuit Ottawa 18/07 : Parc Omega , nuit Montréal 19/07 : Passage de la frontière vers les US directions les Adirondacks ( au départ je pensais passer par Champlain puis traverser le lac jusqu'à Shelburne voir le musée et repartir vers Long Lake où j'ai trouvé un motel au bord du lac pas trop cher , mais j'ai lu que la route était plus belle de l'autre côté et surtout ce sera plus court !! ) donc plutôt Montréal- Tupper Lake , et faire Wild Center Tupper Lake l'après-midi . Nuit Long Lake 20/07 : Sortie rafting , Adirondacks Expérience …. et sinon des suggestions de balades dans le coin ? nuit Long Lake 21/07 : Scenic road passant par Old Forge , puis route jusqu'à Ithaca , après-midi au Robert H.Treman State Park (trail , baignade) , nuit Ithaca 22/07 : Watkins Glenn Trail puis route jusqu'à Niagara , chutes côté américain , nuit Niagara 23/07 : chutes côté canadien , Niagara on the lake , nuit Niagara 24/07 : Toronto tour Cn , china Town, Dundas Square , nuit Toronto 25/07 : Old Toronto , Distillery District (segway) puis en fin d'après-midi route vers Kingston , nuit Kingston 26/07 : Croisière des Mille îles puis retour Montréal , nuit Montréal 27/07 : dernière journée Montréal , départ 23h ...des idées pour occuper cette dernière journée ?? à part les valises et le ménage 😛
D'avance merci pour vos avis et suggestions !!
Passons donc au programme : 4/07 : arrivée Montreal 14h 5/07 : visite Montreal , vieille ville , plateau Mont Royal 6/07 : départ tranquille dans la matinée par la route du Roy , arrêt Trois-Rivière , déjeuner Cabane à sucre Chez Dany ( je sais bien qu'une cabane à sucre en été c'est de l'attrape touriste … mais d'une on est des touristes 😄 … et de deux les filles ont vu leurs cousins gouter à la tire d'érable et veulent faire la même chose !) Après-midi : sortie en hydravion parc de la Mauricie Nuit Shawinigan 7/07 : Parc de la Mauricie ( suivre la route qui traverse le parc, petits trails, baignade aux cascades) puis remontée au lac St Jean , Nuit Metabetchouan 8/07 : zoo sauvage de st Félicien , Nuit Metabetchouan 9/07 : Val Jalbert (j'ai aussi prévu Upper Canada Village , est-ce que c'est une redite ??) puis descente du Saguenay , Nuit Tadoussac 10/07 : Sortie baleines , safari à l'ours noir , Nuit Tadoussac 11/07 : matin route jusqu'à Quebec le long du St Laurent , soirée à Quebec , Nuit Quebec 12/07 : ile d'Orleans, Wendake, Chute de Montmorency , nuit Quebec 13/07 : Matin visite vieux Quebec , après-midi retour Montréal, nuit Montréal 14/07 : Pow wow à Kahnawaké , nuit Montréal 15/07 : Montréal secteur Olympique ….et sinon des suggestions ?? , nuit Montréal 16/07 : Upper Canada Village puis route vers Ottawa , nuit Ottawa 17/07 : Relève de la garde Ottawa , musée canadien de l'histoire, nuit Ottawa 18/07 : Parc Omega , nuit Montréal 19/07 : Passage de la frontière vers les US directions les Adirondacks ( au départ je pensais passer par Champlain puis traverser le lac jusqu'à Shelburne voir le musée et repartir vers Long Lake où j'ai trouvé un motel au bord du lac pas trop cher , mais j'ai lu que la route était plus belle de l'autre côté et surtout ce sera plus court !! ) donc plutôt Montréal- Tupper Lake , et faire Wild Center Tupper Lake l'après-midi . Nuit Long Lake 20/07 : Sortie rafting , Adirondacks Expérience …. et sinon des suggestions de balades dans le coin ? nuit Long Lake 21/07 : Scenic road passant par Old Forge , puis route jusqu'à Ithaca , après-midi au Robert H.Treman State Park (trail , baignade) , nuit Ithaca 22/07 : Watkins Glenn Trail puis route jusqu'à Niagara , chutes côté américain , nuit Niagara 23/07 : chutes côté canadien , Niagara on the lake , nuit Niagara 24/07 : Toronto tour Cn , china Town, Dundas Square , nuit Toronto 25/07 : Old Toronto , Distillery District (segway) puis en fin d'après-midi route vers Kingston , nuit Kingston 26/07 : Croisière des Mille îles puis retour Montréal , nuit Montréal 27/07 : dernière journée Montréal , départ 23h ...des idées pour occuper cette dernière journée ?? à part les valises et le ménage 😛
D'avance merci pour vos avis et suggestions !!
Croisière tour du monde MSC en 2020 English translation pending
Regis et Jo ( 75 ans) dans les Yvelines, sommes inscrits pour le départ du 06 01 2020, et serions heureux de communiquer avec d autres personnes, pour se donner des renseignements, car un peu perdu.
République Dominicaine et argent English translation pending
Bonsoir,
Nous partons en République Dominicaine. Pouvez vous me dire concernant l'argent en espèce.
Faut il aller à sa banque en France et commander des pesos ou changer sur place ?
Et ou est il préférable de faire le change ?
Merci pour votre aide.
Faut il aller à sa banque en France et commander des pesos ou changer sur place ?
Et ou est il préférable de faire le change ?
Merci pour votre aide.
Où repose Ivan? English translation pending
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Slow tourisme / slow voyage English translation pending
Bonjour,
je suis à la recherche de personnes qui aiment voyager lentement, qui ont l'habitude de pratiquer ce qu'on pourrait qualifier de Slow-Tourisme.
Je suis en train de mettre en place un réseau autour de cette thématique au niveau européen et cherche des personnes qui voudraient donner leur avis sur une future plateforme internet et des cours en ligne gratuits (MOOC) qui visent a sensibiliser le grand public et les professionnels du secteur touristique.
Merci d'avance à tout.e.s à qui ce sujet pourrait parler :)
Mathieu
je suis à la recherche de personnes qui aiment voyager lentement, qui ont l'habitude de pratiquer ce qu'on pourrait qualifier de Slow-Tourisme.
Je suis en train de mettre en place un réseau autour de cette thématique au niveau européen et cherche des personnes qui voudraient donner leur avis sur une future plateforme internet et des cours en ligne gratuits (MOOC) qui visent a sensibiliser le grand public et les professionnels du secteur touristique.
Merci d'avance à tout.e.s à qui ce sujet pourrait parler :)
Mathieu
Yellowstone - Septembre 2018 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Le but premier de ce voyage était la découverte approfondie du parc Yellowstone. Nous lui consacrons 11 jours pleins. Le reste, que nous pensions n’être qu’habillage conjoncturel sympathique, s’est finalement avéré des plus intéressants.
NOTRE PERIPLE EN 2,5 SEMAINES :
Mer 29 Août – Vol Delta Airlines – Paris/Rapid City, SD – 2 nuits à Rapid City Jeu – Badlands NP –Mount Rushmore Ven – Devils Tower – 2 nuits à Cody Sam – Cody : Buffalo Bill Center West – Old Trail Town – Rodeo * Du Dim 2 au Mer 12 – 11 nuits à Yellowstone NP * Jeu – Grand Teton NP– 2 nuits à Jackson Hole Ven – Grand Teton NP Sam 15 Sept – Vol Delta Airlines – Jackson Hole, WY/Paris
BUDGET : Cours du $ : 0,88 €
Dépenses préalables : Vols Delta Airlines : 1200 €/p l’A/R. Location voiture ALAMO : 670 € ESTA : 14 $/p – Il est valable 2 ans à partir de la date de réception. Demande en ligne : esta.cbp.dhs.gov/esta/ - Attention, beaucoup de sites arnaques.
Dépenses sur place : Hébergement : 2605 € pour 17 nuits dont 11 à l’intérieur du parc Yellowstone Autre : 1200 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : Notre budget total : 6900€ Ce budget est très largement plombé par nos choix d’hébergement. Une nuit sous tente vous reviendra 10 fois moins cher mais vous devrez vous lever tôt : 1er arrivé, 1er servi. Cela étant dit, il n’en reste pas moins que c’est un voyage coûteux.
GUIDES, CARTES et APPLIS : Pour préparer ce voyage, j’ai utilisé :
A - Support papier : Guide Randos dans Yellowstone A Ranger’s Guide to Yellowstone Day Hikes by Roger Anderson and Carol Shively Anderson En Anglais – 29 randonnées décrites – Très utile pour préparer son programme et/ou trouver rapidement un plan B une fois sur place. Carte National Geographic Yellowstone National Park - Au 1/125 000 Indispensable, à la fois pour faciliter la préparation en donnant une vue d’ensemble et, sur place, pour repérer les Scenic Drive, les aires de pique-nique, les têtes de sentiers de randonnées (Trail Head) … Elle nous a beaucoup servi. Lonely Planet Uniquement le chapitre numérique sur les Rocheuses. Pour un programme nature aussi ciblé, totalement inutile. Carte IGN Etats-Unis Ouest – Au 1/2 000 000 Juste pour repérer les routes pittoresques (comme la Beartooth Highway)
B - Sites internet : www.nps.gov/yell/index.htm et aussi, entre autres : www.roadtrippin.fr/...tone/yellowstone.php www.roadtrippin.fr/wyoming/grand-teton/grand-te... www.roadtrippin.fr/dakota-du-sud/badlands/badla... west-usa-dream.blogspot.com/...e-national-park.... www.sunsetbld.com/...ricains/yellowstone/ www.tetonhikingtrails.com/...on-national-park.htm www.alltrails.com/
C - Applications Android : Maps.me Application GPS gratuite qui fonctionne hors connexion après avoir téléchargé les cartes nécessaires. Vraiment ultra pratique, notamment pour se repérer dans les villes, en voiture ou à pied, trouver des sites un peu à l’écart, vérifier son parcours sur les sentiers de randonnée, retrouver sa voiture sur un grand parking … Je suis devenue une inconditionnelle et je laisse désormais mon vieux TomTom à la maison. La carte routière papier n’en reste pas moins utile, ne serait-ce que pour choisir son itinéraire (Scenic Drive …). Et puis, elle permet une vue d’ensemble bien utile parfois.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur le site d’Air France. Vols réguliers opérés par Delta Airlines avec escale à Minneapolis. 1200 € l’AR/p bagage (23kg/p) inclus. Attention, à l’aller nous avons dû récupérer nos bagages à Minneapolis et les réenregistrer pour Rapid City. Pas au retour. Question de douane a priori (pas bien compris …). Wifi gratuit à l’aéroport de Jackson Hole ainsi que dans les avions de Delta. Je dois dire que c’est la 1ère fois que j’envoie un WhatsApp en vol.
2 – Voiture Catégorie intermédiaire, réservée et payée en ligne un mois à l’avance auprès d’ALAMO. www.alamo.fr/usa/ 670 € pour 17 jours en km illimités, assurances et drop charge inclus, chauffeur additionnel gratuit. Le permis national suffit. Nous avons parcouru 1815 km, 125 € d’essence. Excellente voiture de moins de 6 mois, aucun problème, aucune mauvaise surprise. Rendue à Jackson Hole en 2 minutes. La carte Visa ne passe pas dans les stations-service Sinclair. Il suffit de passer à l’accueil, d’y laisser sa carte pour qu’ils débloquent la pompe. Ils ont l’habitude.
3 – Les routes On est aux USA, les routes sont larges, en bon état. Ne laissez pas votre GPS décider pour vous, ce serait dommage, soyez maître de votre parcours. Utilisez une carte routière pour choisir les routes pittoresques quitte à faire un petit détour. Vous ne le regretterez pas. Ne ratez pas la magnifique Beartooth Highway (212) si vous devez entrer à Yellowstone par le Nord-Est (Silver Gate).
HEBERGEMENTS : J’indique le prix par nuit, TTC.
Rapid City Town House Motel 210 Saint Joseph Street 77,50 $ petit déjeuner inclus (seule fois) Motel sans charme – Chambre spacieuse, petit dej buffet industriel.
Cody Cody Motor Lodge 1455 Sheridan Avenue 141,70 $ Motel bien situé sur la rue principale.
Yellowstone Nous voulions absolument dormir à l’intérieur du parc. Réservation indispensable très longtemps à l’avance. Vraiment longtemps ! en Juin 2017 pour Septembre 2018 ! Et même là, je n’ai pas eu exactement ce que j’aurais voulu. Réservations effectuées sur le site Xanterra : www.yellowstonenationalparklodges.com/stay/summ... Déposit d’une nuit pour assurer la réservation. Aucune mauvaise surprise ni au check in ni au check out. * 4 nuits à Canyon Village : Standard lodge room with bath : 198 $ * 2 nuits à Mammoth : Cabin without bath : 120 $ * 5 nuits à Old Faithful : 2 à OF Inn - Old house rom without bath : 160 $ 3 à OF Lodge - Frontier cabin with bath :177 $
* Canyon Village a bien peu de charme. Ce n’est pas un village mais juste quelques bâtiments de service : un Visitor Center, un magasin (General Store, je vais en reparler), une station-service, un restaurant et un grand complexe hôtelier. C’est propre et pratique, certes, mais sans aucune âme, assez déprimant pour un premier contact. La chambre était confortable malgré un coin douche bien petit.
* Mammoth est beaucoup plus agréable. Quelques "vieux bâtiments" plus ou moins historiques apportent une vraie chaleur. Station bien plus vivante que Canyon. En soirée, les pelouses devant le Visitor Center sont squattées par des wapitis. Nous avons adoré notre petit bungalow, spacieux et lumineux. Les sanitaires communs sont très propres. Gardiner n’est pas très loin de Mammoth, à 34 kms au nord, juste après la sortie du parc. C’est un petit bourg très animé et qui peut être une belle alternative en termes de logement si on ne veut pas être dans le parc.
* Old Faithful est le cœur historique (si tant est que …) de Yellowstone et tourne autour de OF Inn, magnifique et immense hôtel tout en bois. Pour mieux en profiter, on a voulu y dormir. Charmante chambre tout en rondins mais vraiment petite. Au final, ça ne me parait pas nécessaire. Y prendre le petit dej buffet peut suffire (15$ ttc), on profite alors de la superbe salle de restaurant. On y a dîné aussi (réservation conseillée), cher bien sûr (100$ à nous 2 pour 2 plats et 1 bouteille de vin) mais ça permet de profiter pleinement du lieu. Nous avons finalement préféré nos 3 nuits à OF Lodge. Petit bungalow, confortable, bien agencé, avec sdb. Ce fut de loin notre hébergement préféré à Yellowstone et si c’était à refaire, j’y passerais mes 5 nuits. D’autant que la réception de OF Lodge n’a rien à envier à OF Inn. C’est également magnifique ! Mon conseil : logez à OF Lodge et allez simplement prendre le petit déj à OF Inn. Old Faithful est aussi (et avant tout !) le nom du magnifique geyser qui jaillit très régulièrement. Il est tout aussi proche de OF Inn que de OF Lodge.
Jackson Hole Anvil Hotel 215 North Cache, Jackson 344 $ ! Oui, par nuit ! Mon coup de gueule 😠 Certes, Jackson Hole est une station réputée, huppée, friquée … Et tout est hors de prix. On le savait. Mais à ce prix-là, on attendait quand même mieux ! Loin d’être un hôtel de charme, c’est un bête motel, bien décoré certes mais un motel ! Chambre minuscule et très sombre, fenêtre plus petite que l’écran télé (!), confort minimal, ni bureau, ni chaise. Mon conseil : réservez très tôt pour avoir du choix et n’hésitez pas à réserver en dehors du centre-ville. On circule vite et bien. Et pourquoi pas à l’intérieur même du parc de Grand Teton (je n’y avais pas pensé), je doute que ce soit plus cher et on est tout aussi prêt de l’aéroport. En tout cas, évitez Anvil Hotel.
REPAS :
En arrivant dans Yellowstone et en découvrant les snacks du General Store, on a vite compris que la seule échappatoire était de pique-niquer. Ce qui nous va très bien, d’autant que le parc s’y prête à merveille avec de nombreuses aires de pique-nique, agréables, bien aménagées et très propres. On a juste regretté de ne pas l’avoir prévu, en effet, on aurait pu apporter une glacière pliable, une thermos, pourquoi pas une vieille nappe à jeter sur les tables en bois … juste de quoi être un peu plus à l’aise. Mais on s’en est sorti et nos pique-niques font partie de nos meilleurs souvenirs (parmi tant d’autres) !
A "midi", nous nous sommes gavés de sandwiches nutella/bananes. Simple à transporter dans le sac à dos (ça ne casse pas et ça ne craint pas la chaleur), c’est nourrissant et c’est super bon ! Et chaque soir, nous repartions "dîner dehors", après avoir acheté quelques produits frais à un General Store. Au coucher du soleil, entre 18 et 20h.
Quelques prix en superette : 1 bouteille d’eau : 1,99 $ (mais qu’on remplira gratuitement ensuite) 1 paquet de pain de mie aux céréales (20 tranches – 10 sandwiches) : 5,19 $ 1 pot de nutella : 5,69 $ 1 fruit (orange, pomme ou banane) : 0,49 $ 1 yaourt : 1,19 $ 1 paquet d’Oreo : 2,69 $ 1 petit paquet de jambon : 1,39 $ (= 4 sandwiches) 1 petite tranche de "fromage": 1,39 $ (= 2 sandwiches) 1 paquet de tomates cerise : 2,99 $
Des refill stations sont à disposition dans toutes les superettes ainsi qu’aux Visitor Center pour remplir ses bouteilles d’eau fraîche. Super pratique !
Au restaurant, pensez bien que les prix affichés sont HT. On n’a pas l’habitude en France … Si vous commandez un soda (autour de 2,50$), ce sera la plupart du temps un "fountain soda" en "free refill". Profitez-en ! Dans les snacks, vous pourrez même faire re-rempir votre verre en carton en partant. Vous le finirez en voiture. Comme eux ! Yeah ! Et puis, pensez bien à compléter ou à rayer la ligne TIP sur votre facturette. Un restaurant indélicat (à Jackson Hole) a profité de mon oubli et a rajouté 18% de service … Pas très cool mais ça aurait pu être pire. Soyez vigilants.
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Restaurant de l’Irma Hotel – Cody 1192 Sheridan Ave Très bon petit dej buffet dans la magnifique salle du restaurant de Buffalo Bill. Bourré de charme. 14$ ttc.
- Restaurant Cowboys Lodge and Grille – Gardiner 303 2nd Street South Joli restaurant tout en bois, couvert de trophées de chasse. Excellente cuisine maison. Accueil chaleureux. Prix raisonnables. Une très belle pause à la frontière Nord du Parc. Notre meilleur repas pour 30$ pour nous 2 (sans vin).
- Old Faithful Inn – Dining Room Même en réservant 1 mois à l’avance, il ne restait de la place que pour le dernier service (20h45). La cuisine est bonne, sans plus, et un peu chère. 100 $ ttc pour nous 2 pour un plat de viande (chacun) et une bouteille de vin (pour nous 2). Mais la salle est magnifique ! Comme dit plus haut, s’il s’agit principalement de profiter du lieu, optez pour le petit déjeuner (demandez bien à être dans la partie ancienne). Le rapport qualité prix est bien meilleur (petit dej buffet 15$/p ttc).
- The Bunnery – Jackson 130 North Cache Street Bakery & Restaurant. Restaurant cosy et large choix pour un breakfast 100% américain : les pancakes sont très moelleux.
- Restaurant Smokin’ Iron – Jackson 135 North Cache Street Jackson Hole est une pompe à fric ! Méfiez-vous, vérifiez votre addition. Barrez bien le tip sur votre facturette (ils se sont servis 😠 !) et vérifiez qu’ils ne vous imposent pas le gratuity d’office sur la note. À part ça, le restau, tout extérieur, est super sympa avec ses feux partout.
NOS VISITES : Nous avons acheté le pass America the Beautiful à l’entrée des Badlands. 80$ pour la voiture (l’acheteur doit toujours être présent dans la voiture). A l’entrée des autres parcs, il suffit de présenter le pass et une pièce d’identité (le permis de conduire français convient). Il est valable 1 an.
Badlands NP Impressionnant par ses formations rocheuses mais assez fade en termes de couleurs. A visiter impérativement AVANT Yellowstone. Nous avons démarré au Ben Reifel Visitor Center. Ne ratez pas les petites randos Door Trail, Window Trail et surtout Notch Trail en allant jusqu’à l’entaille (notch) tout au bout du sentier … La suite de la visite du parc se fait en voiture en suivant la Badlands Loop Road et en s’arrêtant à différents points de vue. Un des plus beaux endroits et des plus colorés est le Yellow Mounds Overlook. Nous sortons du parc en passant par la belle piste Sage Creek Rim Road qui offre de beaux paysages. 1 belle journée (9h-18h) nous a suffi en faisant une pause déjeuner agréable au Cedar Pass Lodge. N’oubliez pas d’apporter de l’eau. Beaucoup d’eau. Le soleil est réfléchi par la roche claire et ça chauffe bien.
Mount Rushmore Puisqu’il est ouvert jusque tard, nous décidons de le rejoindre à notre sortie des Badlands. Nous y arrivons à 19h. 10$ de parking, valable 1 an (tu parles d’un intérêt !). Le soleil se couche derrière le monument, mauvaise lumière pour les photos. Vers 20h, dans un grand amphithéâtre extérieur, face aux sculptures, il y a ce qu’on pensait être un spectacle sons et lumières et qui s’avère être une "cérémonie" très patriotique et très barbante (pour nous). Nous partons assez déçus et contrairement à ce que nous avions prévu, nous n’y reviendrons pas le lendemain matin. Nous avons totalement raté notre visite, on aurait dû faire une visite classique, en journée, avec les écouteurs en Français. Tant pis. Un conseil si vous êtes pressés : un peu avant d’arriver au Mont, on a, sur la route, une très belle vue sur les 4 présidents. Ça peut suffire … En tous cas, n’y venez pas en soirée.
Devils Tower 1h30 suffit pour faire le tour au plus près de cette curiosité très impressionnante par un beau sentier ombragé. Une belle halte sur la route de Cody.
Cody En quittant Devils Tower vers 11h30, nous sommes arrivés à Cody vers 19h. Une longue route mais très belle car nous avons choisi les plus jolies routes (notamment la très jolie 14 Alt). Buffalo Bill Center of the West (19$/p) Nous allons passer plus de 4 heures dans ce grand complexe composé de 5 musées très bien faits (Indiens des Plaines, Buffalo Bill, Histoire naturelle (superbe !), Art, Armes à feu). Nous en avons vu 4 sur 5, je vous laisse deviner celui qu’on a zappé. Old Trail Town (9$/p) Un musée en plein air, une rue de western reconstituée. Sympa mais ça manque cruellement d’animation. C’est surprenant, les Américains savent tellement bien faire ça. Rodéo (21$/p) Cody s’est auto-proclamée capitale du rodéo. On retrouve d’ailleurs ce symbole sur les plaques minéralogiques du Wyoming. C’était le dernier show de l’année. Nous avons acheté nos places directement à l’entrée de l’arène. Comme conseillés, nous nous installons du côté du Buzzards Roost pour avoir une meilleure vue sur la préparation des cowboys. Le show commence par une prière et par l’hymne, main sur le cœur, et ce n’est pas un show comme nous le pensions mais véritablement une compétition qui va durer 2 heures. Différentes épreuves : rodéo sur cheval, sur taureau, lasso, rapidité et agilité à cheval. Une belle soirée, très authentique, vivante, énergique et passionnée. Le spectacle de cowboys joué devant l’hôtel Irma n’a pas grand intérêt (selon nous).
Yellowstone NP Chaque "station" dispose d’un Visitor Center, toujours différent, toujours intéressant. Vous y récupèrerez les brochures indispensables à votre visite ainsi que la liste des petites randos à la journée, infos que vous pouvez aussi trouver sur le site NPS si vous voulez préparer votre visite à l’avance. Au Visitor Center de Old Faithful vous trouverez aussi la fenêtre de la prochaine éruption des 5 ou 6 geysers les plus prévisibles notamment Old Faithful qui jaillit toutes les 80-90 minutes. Enfin, vous y trouverez toujours des présentations passionnantes sur le parc (les phénomènes géothermiques, la vie sauvage, la flore …). Ne manquez pas ces visites culturelles.
Vous trouverez aussi un General Store où on trouve toujours un peu la même chose, des fringues, des souvenirs, une petite superette et un ou plusieurs snacks, plus ou moins sympas (à ne pas confondre avec les quelques "grands" restaurants où il est préférable de réserver). Les snacks des General Stores ferment tôt, à 17 ou 18h, peut-être pour inciter justement les visiteurs à dîner dans les restaurants. Peu de produit frais en superette, en revanche un large choix de chips ! On peut y remplir gratuitement ses bouteilles d’eau (refill station). La superette de Canyon Village ferme à 21h30 (un bonheur). Ailleurs, c’est plutôt 18h.
Attention, le seul endroit où il y a du free wifi à Yellowstone est au Visitor Center de Mammoth, porche inclus (donc, même s’il est fermé, ça marche toujours). Ailleurs, c’est 5$ / heure consécutive. Mieux vaut le savoir pour prévénir famille et amis du blackout … Et puis, après tout, il y a mieux à faire que passer son temps sur son smartphone.
J’avais préparé assez soigneusement notre programme, jour par jour, avec des randos courtes et beaucoup d’options alternatives. Cette préparation nous a permis de nous approprier le parc avant même d’y être, de gagner du temps et de pouvoir rebondir rapidement en cas d’imprévu.
Voici le programme que nous avons finalement suivi :
Dim 2 Sept – Route vers Yellowstone (entrée NE Silver Gate) via la Beartooth Highway 212 panoramique – Lamar Valley – 4 nuits à Canyon Village Lun – Canyon : North Rim - Ice Lake Trail (2h) - Norris : Porcelain Basin Mar – Hayden Valley – Sulphur Caldron – Mud Volcano - Fishing Bridge : Storm Point Trail (1h) - Canyon : Artist Point Mer – Canyon : Artist Point - Bay Bridge : Natural Bridge Trail (1h30) – Canyon : Artist Point - Tower Falls – Yellowstone River Picninc Area Trail (2h15) - Lamar Valley Jeu – Tower : Calcite Springs, Petrified Tree, Lost Lake Trail (1h20) - Mammoth : Upper Terraces, Lower Terraces – 2 nuits à Mammoth Hot Springs Ven – Mammoth : Beaver Ponds Trail (3h30) - Gardiner : Roosevelt’s Arch - Blacktail Plateau Drive (piste entre Mammoth et Tower) – Calcite Springs Sam – Roaring Mountains - Norris (suite et fin) - Artist’s Paintpots – Gibbon Falls - Firehole Canyon Drive - Grand Prismatic depuis le belvédère du Fairy Falls Trail - 5 nuits à Old Faithful Dim – Upper Geyser Basin Lun– Grand Prismatic - Firehole Lake Drive – Fountain Paintpot - Grand Prismatic - West Thumb - Riddle Lake Trail (2h) Mar – Fairy Falls Trail jusque Imperial Geyser (5h) - Upper Geyser Basin (suite et fin) Mer 12 Sept – Monument Geyser Basin Trail (1h30) – Route à l’Ouest de Madison – Canyon : Artist Point - Route à l’Est de Fishing Bridge
South Rim of the Canyon et Uncle Tom’s Trail étaient fermés pour travaux. Uncle Tom’s Trail devrait bientôt ré-ouvrir. Ils en étaient à goudronner la route d’accès à notre dernier passage … A ce propos, pensez à bien vérifier les travaux et les fermetures en cours (sur le site NPS). Une fois de plus, un peu de préparation vous évitera déception et perte de temps.
Nous avons visité certains endroits plusieurs fois (Artist Point 4 fois !, Calcite Springs, Grand Prismatic …). Pour profiter d’une lumière différente ou simplement par gourmandise. C’est l’intérêt d’avoir du temps devant soi.
Les grands sites sont : Canyon, Mammoth Hot Springs, Norris et Old Faithful. Je n’ai pas l’intention de les décrire par le menu, je n’aurais aucune valeur ajoutée, Internet regorge d’infos. Consultez les sites que j’ai indiqués plus haut (entre autres !).
Je me contenterai juste de quelques remarques plus personnelles.
Les aires de pique-niques. Ce fut un vrai bonheur de manger dehors, toujours dans un joli cadre, un peu emmitouflés dans nos gilets en soirée, souvent entourés de chipmunks, de corbeaux et parfois même de wapitis … Les aires sont nombreuses, très agréables, très propres, bien aménagées. C’était devenu un jeu de choisir où aller. Quelques belles rencontres notamment une harde de wapitis au nord de Mammoth (sur l’aire de pique-nique du 45th Paralell, frontière entre le Wyoming et le Montana). Il y en a souvent … En face de cette aire, le Lava Creek Trail démarre et offre, au bout de quelques centaines de mètres, la possibilité de se baigner dans le ruisseau, réchauffé à cet endroit par une source chaude. Nous y allions quand nous avons rencontré un magnifique wapiti mâle, aux bois immenses, avec femelles et petits. On a rangé la serviette et sorti l’appareil photo. Nous avons aussi quelquefois fait une pause dans un snack d’un General Store. Celui de Grant Village a eu notre préférence.
Les routes. Au-delà des sites par eux-mêmes, rouler dans ce parc est un plaisir ! Les visiteurs roulent sagement, occupés à admirer les paysages. Et lorsqu’un bison indolent et facétieux crée un bouchon, personne ne s’énerve, ne klaxonne, ne double … Ici, les animaux sont rois et chacun sait en profiter. On est tous là pour la même chose et c’est reposant. Toutes les routes sont belles, les vallées, les montagnes, les rivières … tout est sujet à émerveillement ! L’essence n’est pas très chère, nous ne nous sommes pas privés. Le dernier jour, nous avons poussé jusqu’aux limites du parc qu’on ne connaissait pas. Juste pour le plaisir des yeux.
Les vallées. Lamar, Hayden, Gibbon … elles sont souvent envahies de bisons. Prévoyez du temps pour les photos ! Même sans bison, ces vallées sont magnifiques. Elles sont couvertes de buissons gris-argentés d’armoise tridentée ou d’herbes hautes, aux teintes dorées de l’automne. Les ruisseaux qui y serpentent ont une eau limpide bleu nuit métallisé. Paysage incroyable, sublime ! J’ai mitraillé à chaque passage !
Les geysers. Old Faithful, face aux OF Inn et OF Lodge, est d’une régularité de métronome. L’horaire de la prochaine éruption est affiché au Visitor Center. Ne boudez pas votre plaisir même si vous ne serez pas seuls à venir profiter du spectacle. En fin de journée, si le temps est clair, vous aurez une très belle lumière rose en toile de fond. On a beaucoup aimé Clepsydra Geyser (Fountain Paint Pot) ainsi que Artesia Geyser (Firehole Lake Drive), tous 2 en éruption quasi continuelle. Et puis Imperial Geyser, au bout du Fairy Falls Trail (mention spéciale, j’y reviens plus bas).
Les sources et les pools. Évidemment, le Grand Prismatic est incontournable ! L’icône du parc. C’est unique, un miracle de la Nature. Son cœur bleu profond a quelque chose de mystérieux, d’envoutant, l’envie morbide d’y plonger … Attention cependant : tôt le matin, il est totalement occulté, couvert de vapeur. J’ai beaucoup plaint les Chinois qui étaient là, dépités, qui n’auraient sans doute pas l’opportunité de revenir. La vue depuis le belvédère (suivre le Fairy Falls Trail-20 minutes) est un superbe complément à la visite au sol. Incontournable d’après moi (et s’il faut choisir, optez pour le belvédère). Ne manquez pas Morning Glory Pool (Upper Geyser Basin) qui mériterait d’être rebaptisé Little Prismatic. Et tant d’autres, plus colorées les unes que les autres ! À vos appareils ! Que c’est photogénique !
Les animaux. Nous n’avons pas vu d’ours. Tant pis, tant mieux … Des bisons, partout. Parfois de très près quand vous avez la chance d’en avoir un qui traverse nonchalammant la route devant votre voiture. Des wapitis (elk), assez facilement et assez souvent, surtout du côté de Mammoth. De temps en temps, des petites antilopes (pronghorn) ou des cerfs (mule deer). Un couple d’élans (moose), à la Moose Pond de Grand Teton (j’y reviens plus bas). Et puis bien sûr des écureuils (squirrel)et des chipmunks (les Tic et Tac de notre enfance pour ceux qui étaient abonnés au Journal de Mickey). Les animaux ne craignent pas l’homme qui, ici, n’est pas un prédateur. Ils ne s’enfuient pas et sont parfois bien curieux. Qui observe qui ?... Un chipmunk a fini sur ma cuisse ! Sans que je l’attire avec une quelconque friandise. J’ai toujours respecté la consigne justifiée et répétée de ne pas nourrir les animaux.
Les randonnées. * Ice Lake Trail (2h) – entre Canyon et Norris – Tour d’un lac * Storm Point Trail (1h) – à l’Est de Fishing Bridge – Jolies vues sur le Lac Yellowstone * Natural Bridge Trail (1h30) – Bridge Bay – Arche, formation naturelle * Yellowstone River Picninc Area Trail (2h15) – Tower Roosevelt – Vues panoramiques sur Calcite Springs et les orgues basaltiques que nous avons tant aimées. * Lost Lake Trail (1h20) – Tower Roosevelt – Magnifique lac couvert de nénuphars et bordé de roseaux. * Beaver Ponds Trail (3h30) - Mammoth – Lacs et barrages de castors (malheureusement, nous n’avons pas vu les architectes) * Riddle Lake Trail (2h) - au Sud de West Thumb – Encore un lac … * Fairy Falls Trail jusque Imperial Geyser (5h) – Midway Geyser Basin – Ah ! Quelle merveille ! * Monument Geyser Basin Trail (1h30) – Entre Norris et Madison – Gros effort pour arriver sur un plateau de geysers.
Les durées indiquées comprennent les pauses.
Elles sont faciles à trouver. Le Trail Head est indiqué sur la carte National Geographic et sur les brochures Day Hikes des Visitor Centers. Sur place, un parking plus ou moins grand et un panneau en bois affichant carte et recommandations marquent le départ. Nous n’avons jamais galéré, ni pour trouver le départ, ni pour nous garer, ni pour suivre le sentier. Les chemins sont nets, damés, bien entretenus, parfois balisés par une petite plaque de métal orange vissée sur le tronc d’un arbre. Et en cas de doute, Maps.me peut vous aider. Nous avons croisé bien peu de monde sur ces sentiers (quelques couples tout au plus et un groupe de cavaliers autour d’Ice Lake). Seul le Fairy Falls Trail est plus fréquenté, jusqu’aux chutes.
Justement, je reviens sur le Fairy Falls Trail. Il passe par le belvédère du Grand Prismatic. Excusez du peu ! Encore que, c’est un petit diverticule, le sentier redescend ensuite et vous pouvez éviter cette grimpette (mais ne serait-il pas dommage de s’en priver ?). Le sentier, tout plat, mène ensuite à la chute d’eau. Belle mais ne vous arrêtez surtout pas là ! Traversez le petit ruisseau et poursuivez votre chemin. Imperial Geyser vous attend, en éruption permanente, sur une mare multicolore, dans un cadre de folie avec quelques bisons pour animer l’ensemble. Grimpez en haut de la colline, c’est raide, très raide, mais court, et quelle récompense !!! Nous y avons passé 5 heures, chemin, pique-nique et pause photos compris. Et on s’est vraiment fait violence pour partir ! Un merveilleux endroit.
Yellowstone River Picninc Area Trail est également une très belle rando qui part de l’aire de pique-nique et grimpe dans la colline pour offrir des vues splendides sur le canyon de la Yellowstone River, les colonnes basaltiques et Calcite Springs. Retour par une prairie couverte d’armoise tridentée et colonisée par les marmottes au vu des terriers.
Monument Geyser Basin Trail ne nous a pas trop plu : un gros dénivelé pour arriver sur un plateau de petits geysers, sources chaudes, mare de boue, pas très spectaculaires (il faut dire qu’on devient exigeant à force !) et qui ne justifient pas vraiment l’effort fourni. Mais au moins on y est vraiment tout seul ! Personne, pas de promenade en bois, aucune barrière.
Si vous ne devez n’en faire qu’une seule, sans hésiter : Fairy Falls jusqu’à Imperial Geyser. Comptez 3 heures mini.
Quelques réserves : A l’Est de Fishing Bridge, ce n’est pas très beau, la forêt ne s’est pas remise du tout du grand incendie de 1988. Le site de West Thumb est un peu moins spectaculaire que les autres.
Quelle durée minimale faut-il prévoir à Yellowstone ? Je dirais 4-5 jours : 1 jour bien plein pour le Canyon, 1 jour pour Mammoth, 1 jour pour Norris et Lower Geyser Basin et enfin 2 jours pour Midway et Upper Geyser Basin autour de Old Faithful. La visite devra se limiter alors aux seuls sites, sans randos complémentaires. Ce qui est déjà très intéressant. Ce serait dommage et frustrant de prévoir moins. Je conseillerais aussi de faire Norris avant Old Faithful. Norris est magnifique mais le secteur d’Old Faithful est encore plus spectaculaire ! Et commencez toujours par un petit passage au Visitor Center, au minimum pour récupérer la brochure du secteur.
Grand Teton NP Ce parc est au Sud de Yellowstone. Tout proche. Je n’en attendais pas grand-chose. A tort !! Le lieu est grandiose et très différent de Yellowstone. C’est un parc de hautes montagnes, ici pas de phénomènes géothermiques.
Notre programme de randos : Jeu – Colter Bay : Lakeshore Trail (1h), Swan Lake and Heron Pond Trail(2h) – Sud : Taggart and Bradley Lakes Trail (2h40) Ven – Jenny Lake : Jenny Lake Trail (2-3h), String Lake Trail (2h)
Comme toujours, nous commençons par nous arrêter au Visitor Center de Colter Bay où je récupère quelques infos. Par ailleurs, la brochure détaillée des randos est mise à disposition des randonneurs au départ des randos principales (Lakeshore, Taggart, Jenny Lake …) dans une boite en bois, à côté du panneau d’informations habituel. Je me suis demandée pourquoi ils ne les avaient pas au Visitor Center. Peut-être par économie, pour s’assurer que seuls les randonneurs intéressés les prendront.
Les sentiers sont très beaux, dans une forêt peut-être un poil plus jolie que celle de Yellowstone. Des bouleaux aux troncs blancs et aux feuilles jaunes comme des doublons et surtout un sous-bois très coloré (buissons aux petites feuilles rouges, myrtilles (huckleberry) violettes, fleurs de rocailles blanches …) nous ont donné parfois l’impression d’être dans un jardin botanique. Les montagnes enneigées environnantes, les lacs limpides et le ciel bleu pétant apportent la touche finale. C’est un parc de montagne, qui, à cette époque de l’année, s’illumine de mille feux. Ambiance très différente de Yellowstone. Ici, les randonneurs sont beaucoup plus nombreux puisqu’il n'y a "que ça" à faire.
Beaucoup de monde sur Jenny Lake Trail ! Le parking, pourtant très grand déborde. A 10h, nous avons encore trouvé une place mais de justesse. Pensez ici à enregistrer la localisation de votre voiture sur Maps.me (on l’a un peu cherchée à notre retour … c’est idiot, non ?!). Nous démarrons à l’embarcadère Est (East Boat Dock), nous irons jusque Hidden Falls et Inspiration Point et nous rentrerons par la navette au West Boat Dock. 9$/p pour traverser le lac. Pas d’attente, elles sont fréquentes. De nombreuses personnes prennent la navette en A/R et se contentent d’aller à Hidden Falls et Inspiration Point. Beaucoup de monde dans ces 2 endroits. Sur le sentier, c’est beaucoup plus calme. Magnifiques vues sur Jenny Lake. Par ailleurs, nous avons fait un petit crochet par Moose Pond (au Sud Ouest du sentier) où nous avons eu la chance d’admirer, dans un décor extraordinaire, un couple d’élans. Le mâle, reflété par l’eau, broutait dans la mare. En arrière-plan, la montagne enneigée se détachait sur un ciel bleu pétant. Magnifique ! Nous étions une dizaine à profiter religieusement de ce spectacle, sans un bruit, tous très émus par cette rencontre magique !
Nous sommes passés au Visitor Center du Sud (Craig Thomas Discovery and Visitor Center). Une belle exposition sur la vie sauvage dans le parc nous a occupés une petite heure.
Tout comme à Yellowstone, on trouve des General Stores pour organiser ses pique-niques.
Le vendredi soir, avant de rentrer à Jackson Hole, nous décidons de repousser l’ultime départ en faisant la boucle par la route de l’Est (la 191). Belle idée puisque nous allons ainsi découvrir un canyon et la Snake River qui y serpente avec la chaîne de montagnes en toile de fond. Evidemment, c’est superbe ! On ne voyait pas et on n’imaginait pas ça depuis la route de l’Ouest, la Teton Park Road. Seul regret, nous avions le soleil en pleine poire, photos impossibles. Il faut parcourir cette route de l’Est le matin.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Aucun regret sur le programme, la période, la durée des étapes. Le seul regret est de ne pas avoir pensé et prévu que nous allions pique-niquer. On aurait pu emmener quelques ustensiles qui aurait faciliter notre logistique. Nous ne dormirions pas à Jackson Hole mais dans le parc de Grand Teton dans l’idéal, ou, à défaut dans le parc de Yellowstone, tout proche. Ca n’aurait pas été plus cher !
DIVERS : L’accueil : toujours un mot gentil, un sourire. Ils sont aimables, serviables et polis, à nous faire honte. La langue : ils pensent tous qu’on parle couramment. La carte bancaire : acceptée partout et pour toute somme. Y compris l’Amex. Le climat à cette époque : nous avons eu beaucoup de chance : il a fait très beau et très bon (entre 22 et 30°C) même si certains matins une épaisse couche de givre recouvrait le pare-brise et le ponton qui entoure le Grand Prismatic. Et pas une goutte de pluie. Pas du tout ce qu’on attendait … Et puis, c’était le début de l’automne, avec l’embrasement des végétaux. Les grandes prairies (Lamar, Hayden, Gibbon) et les sous-bois des forêts s’étaient parés d’un sublime camaieu de couleurs parfois flamboyantes. Un énorme avantage qu’on n’avait pas prévu ! Vêtements : on avait emmené les gants, le bonnet, l’écharpe et le gros anorak. Tout est resté dans le coffre, bien plié, pendant tout notre séjour. Un bon gilet pour les matinées et les soirées nous a suffi. T-shirt manches courtes le reste de la journée. Je n’en avais prévu qu’un seul … Vous imaginez 🤪 … L’affluence touristique à cette époque : la rentrée scolaire US a lieu début septembre (raison majeure de notre choix) donc, du monde certes, mais rien à voir avec juillet à en croire certaines photos que j’ai pu voir. Surtout des seniors. Les photos : je ne sais pas s’il existe un endroit plus spectaculaire et plus photogénique que Yellowstone ! Prévoyez de grosses cartes mémoire !! Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Internet : partout, gratuit, sauf … à Yellowstone. Seul le Visitor Center de Mammoth offre du wifi gratuit. Electricité : adaptateur à prévoir. Les achats perso : bôf.
On a beaucoup aimé : 🙂 La liste serait trop longue … Une remarque générale : on a beaucoup apprécié la grande propreté de tous les lieux, que ce soit les sentiers de randonnées, les promenades en bois sur les différents sites géothermiques, les aires de pique-nique, les WC publics … Tout est très bien entretenu et respecté par les visiteurs. C’est très agréable.
On a moins aimé : 😕 La fermeture à 18h des superettes des General Stores. Parfois un peu trop tôt pour nous. Les robinets de douche qui obligent à passer par le froid pour arriver au chaud. Argh !
En conclusion : "Voilà l’endroit où le centre de la Terre a trouvé une sortie et nous montre son âme". J’ai lu cette formule dans un Visitor Center et l’ai trouvée parfaitement adéquate. Voyage qui demande un peu d’anticipation et de préparation mais quelle récompense ! Jamais nous n’avons vu une telle concentration de paysages et de sites aussi variés, aussi spectaculaires, aussi magiques. Et Grand Teton n’est pas en reste. Un splendide voyage nature.
Le but premier de ce voyage était la découverte approfondie du parc Yellowstone. Nous lui consacrons 11 jours pleins. Le reste, que nous pensions n’être qu’habillage conjoncturel sympathique, s’est finalement avéré des plus intéressants.
NOTRE PERIPLE EN 2,5 SEMAINES :
Mer 29 Août – Vol Delta Airlines – Paris/Rapid City, SD – 2 nuits à Rapid City Jeu – Badlands NP –Mount Rushmore Ven – Devils Tower – 2 nuits à Cody Sam – Cody : Buffalo Bill Center West – Old Trail Town – Rodeo * Du Dim 2 au Mer 12 – 11 nuits à Yellowstone NP * Jeu – Grand Teton NP– 2 nuits à Jackson Hole Ven – Grand Teton NP Sam 15 Sept – Vol Delta Airlines – Jackson Hole, WY/Paris
BUDGET : Cours du $ : 0,88 €
Dépenses préalables : Vols Delta Airlines : 1200 €/p l’A/R. Location voiture ALAMO : 670 € ESTA : 14 $/p – Il est valable 2 ans à partir de la date de réception. Demande en ligne : esta.cbp.dhs.gov/esta/ - Attention, beaucoup de sites arnaques.
Dépenses sur place : Hébergement : 2605 € pour 17 nuits dont 11 à l’intérieur du parc Yellowstone Autre : 1200 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : Notre budget total : 6900€ Ce budget est très largement plombé par nos choix d’hébergement. Une nuit sous tente vous reviendra 10 fois moins cher mais vous devrez vous lever tôt : 1er arrivé, 1er servi. Cela étant dit, il n’en reste pas moins que c’est un voyage coûteux.
GUIDES, CARTES et APPLIS : Pour préparer ce voyage, j’ai utilisé :
A - Support papier : Guide Randos dans Yellowstone A Ranger’s Guide to Yellowstone Day Hikes by Roger Anderson and Carol Shively Anderson En Anglais – 29 randonnées décrites – Très utile pour préparer son programme et/ou trouver rapidement un plan B une fois sur place. Carte National Geographic Yellowstone National Park - Au 1/125 000 Indispensable, à la fois pour faciliter la préparation en donnant une vue d’ensemble et, sur place, pour repérer les Scenic Drive, les aires de pique-nique, les têtes de sentiers de randonnées (Trail Head) … Elle nous a beaucoup servi. Lonely Planet Uniquement le chapitre numérique sur les Rocheuses. Pour un programme nature aussi ciblé, totalement inutile. Carte IGN Etats-Unis Ouest – Au 1/2 000 000 Juste pour repérer les routes pittoresques (comme la Beartooth Highway)
B - Sites internet : www.nps.gov/yell/index.htm et aussi, entre autres : www.roadtrippin.fr/...tone/yellowstone.php www.roadtrippin.fr/wyoming/grand-teton/grand-te... www.roadtrippin.fr/dakota-du-sud/badlands/badla... west-usa-dream.blogspot.com/...e-national-park.... www.sunsetbld.com/...ricains/yellowstone/ www.tetonhikingtrails.com/...on-national-park.htm www.alltrails.com/
C - Applications Android : Maps.me Application GPS gratuite qui fonctionne hors connexion après avoir téléchargé les cartes nécessaires. Vraiment ultra pratique, notamment pour se repérer dans les villes, en voiture ou à pied, trouver des sites un peu à l’écart, vérifier son parcours sur les sentiers de randonnée, retrouver sa voiture sur un grand parking … Je suis devenue une inconditionnelle et je laisse désormais mon vieux TomTom à la maison. La carte routière papier n’en reste pas moins utile, ne serait-ce que pour choisir son itinéraire (Scenic Drive …). Et puis, elle permet une vue d’ensemble bien utile parfois.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur le site d’Air France. Vols réguliers opérés par Delta Airlines avec escale à Minneapolis. 1200 € l’AR/p bagage (23kg/p) inclus. Attention, à l’aller nous avons dû récupérer nos bagages à Minneapolis et les réenregistrer pour Rapid City. Pas au retour. Question de douane a priori (pas bien compris …). Wifi gratuit à l’aéroport de Jackson Hole ainsi que dans les avions de Delta. Je dois dire que c’est la 1ère fois que j’envoie un WhatsApp en vol.
2 – Voiture Catégorie intermédiaire, réservée et payée en ligne un mois à l’avance auprès d’ALAMO. www.alamo.fr/usa/ 670 € pour 17 jours en km illimités, assurances et drop charge inclus, chauffeur additionnel gratuit. Le permis national suffit. Nous avons parcouru 1815 km, 125 € d’essence. Excellente voiture de moins de 6 mois, aucun problème, aucune mauvaise surprise. Rendue à Jackson Hole en 2 minutes. La carte Visa ne passe pas dans les stations-service Sinclair. Il suffit de passer à l’accueil, d’y laisser sa carte pour qu’ils débloquent la pompe. Ils ont l’habitude.
3 – Les routes On est aux USA, les routes sont larges, en bon état. Ne laissez pas votre GPS décider pour vous, ce serait dommage, soyez maître de votre parcours. Utilisez une carte routière pour choisir les routes pittoresques quitte à faire un petit détour. Vous ne le regretterez pas. Ne ratez pas la magnifique Beartooth Highway (212) si vous devez entrer à Yellowstone par le Nord-Est (Silver Gate).
HEBERGEMENTS : J’indique le prix par nuit, TTC.
Rapid City Town House Motel 210 Saint Joseph Street 77,50 $ petit déjeuner inclus (seule fois) Motel sans charme – Chambre spacieuse, petit dej buffet industriel.
Cody Cody Motor Lodge 1455 Sheridan Avenue 141,70 $ Motel bien situé sur la rue principale.
Yellowstone Nous voulions absolument dormir à l’intérieur du parc. Réservation indispensable très longtemps à l’avance. Vraiment longtemps ! en Juin 2017 pour Septembre 2018 ! Et même là, je n’ai pas eu exactement ce que j’aurais voulu. Réservations effectuées sur le site Xanterra : www.yellowstonenationalparklodges.com/stay/summ... Déposit d’une nuit pour assurer la réservation. Aucune mauvaise surprise ni au check in ni au check out. * 4 nuits à Canyon Village : Standard lodge room with bath : 198 $ * 2 nuits à Mammoth : Cabin without bath : 120 $ * 5 nuits à Old Faithful : 2 à OF Inn - Old house rom without bath : 160 $ 3 à OF Lodge - Frontier cabin with bath :177 $
* Canyon Village a bien peu de charme. Ce n’est pas un village mais juste quelques bâtiments de service : un Visitor Center, un magasin (General Store, je vais en reparler), une station-service, un restaurant et un grand complexe hôtelier. C’est propre et pratique, certes, mais sans aucune âme, assez déprimant pour un premier contact. La chambre était confortable malgré un coin douche bien petit.
* Mammoth est beaucoup plus agréable. Quelques "vieux bâtiments" plus ou moins historiques apportent une vraie chaleur. Station bien plus vivante que Canyon. En soirée, les pelouses devant le Visitor Center sont squattées par des wapitis. Nous avons adoré notre petit bungalow, spacieux et lumineux. Les sanitaires communs sont très propres. Gardiner n’est pas très loin de Mammoth, à 34 kms au nord, juste après la sortie du parc. C’est un petit bourg très animé et qui peut être une belle alternative en termes de logement si on ne veut pas être dans le parc.
* Old Faithful est le cœur historique (si tant est que …) de Yellowstone et tourne autour de OF Inn, magnifique et immense hôtel tout en bois. Pour mieux en profiter, on a voulu y dormir. Charmante chambre tout en rondins mais vraiment petite. Au final, ça ne me parait pas nécessaire. Y prendre le petit dej buffet peut suffire (15$ ttc), on profite alors de la superbe salle de restaurant. On y a dîné aussi (réservation conseillée), cher bien sûr (100$ à nous 2 pour 2 plats et 1 bouteille de vin) mais ça permet de profiter pleinement du lieu. Nous avons finalement préféré nos 3 nuits à OF Lodge. Petit bungalow, confortable, bien agencé, avec sdb. Ce fut de loin notre hébergement préféré à Yellowstone et si c’était à refaire, j’y passerais mes 5 nuits. D’autant que la réception de OF Lodge n’a rien à envier à OF Inn. C’est également magnifique ! Mon conseil : logez à OF Lodge et allez simplement prendre le petit déj à OF Inn. Old Faithful est aussi (et avant tout !) le nom du magnifique geyser qui jaillit très régulièrement. Il est tout aussi proche de OF Inn que de OF Lodge.
Jackson Hole Anvil Hotel 215 North Cache, Jackson 344 $ ! Oui, par nuit ! Mon coup de gueule 😠 Certes, Jackson Hole est une station réputée, huppée, friquée … Et tout est hors de prix. On le savait. Mais à ce prix-là, on attendait quand même mieux ! Loin d’être un hôtel de charme, c’est un bête motel, bien décoré certes mais un motel ! Chambre minuscule et très sombre, fenêtre plus petite que l’écran télé (!), confort minimal, ni bureau, ni chaise. Mon conseil : réservez très tôt pour avoir du choix et n’hésitez pas à réserver en dehors du centre-ville. On circule vite et bien. Et pourquoi pas à l’intérieur même du parc de Grand Teton (je n’y avais pas pensé), je doute que ce soit plus cher et on est tout aussi prêt de l’aéroport. En tout cas, évitez Anvil Hotel.
REPAS :
En arrivant dans Yellowstone et en découvrant les snacks du General Store, on a vite compris que la seule échappatoire était de pique-niquer. Ce qui nous va très bien, d’autant que le parc s’y prête à merveille avec de nombreuses aires de pique-nique, agréables, bien aménagées et très propres. On a juste regretté de ne pas l’avoir prévu, en effet, on aurait pu apporter une glacière pliable, une thermos, pourquoi pas une vieille nappe à jeter sur les tables en bois … juste de quoi être un peu plus à l’aise. Mais on s’en est sorti et nos pique-niques font partie de nos meilleurs souvenirs (parmi tant d’autres) !
A "midi", nous nous sommes gavés de sandwiches nutella/bananes. Simple à transporter dans le sac à dos (ça ne casse pas et ça ne craint pas la chaleur), c’est nourrissant et c’est super bon ! Et chaque soir, nous repartions "dîner dehors", après avoir acheté quelques produits frais à un General Store. Au coucher du soleil, entre 18 et 20h.
Quelques prix en superette : 1 bouteille d’eau : 1,99 $ (mais qu’on remplira gratuitement ensuite) 1 paquet de pain de mie aux céréales (20 tranches – 10 sandwiches) : 5,19 $ 1 pot de nutella : 5,69 $ 1 fruit (orange, pomme ou banane) : 0,49 $ 1 yaourt : 1,19 $ 1 paquet d’Oreo : 2,69 $ 1 petit paquet de jambon : 1,39 $ (= 4 sandwiches) 1 petite tranche de "fromage": 1,39 $ (= 2 sandwiches) 1 paquet de tomates cerise : 2,99 $
Des refill stations sont à disposition dans toutes les superettes ainsi qu’aux Visitor Center pour remplir ses bouteilles d’eau fraîche. Super pratique !
Au restaurant, pensez bien que les prix affichés sont HT. On n’a pas l’habitude en France … Si vous commandez un soda (autour de 2,50$), ce sera la plupart du temps un "fountain soda" en "free refill". Profitez-en ! Dans les snacks, vous pourrez même faire re-rempir votre verre en carton en partant. Vous le finirez en voiture. Comme eux ! Yeah ! Et puis, pensez bien à compléter ou à rayer la ligne TIP sur votre facturette. Un restaurant indélicat (à Jackson Hole) a profité de mon oubli et a rajouté 18% de service … Pas très cool mais ça aurait pu être pire. Soyez vigilants.
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Restaurant de l’Irma Hotel – Cody 1192 Sheridan Ave Très bon petit dej buffet dans la magnifique salle du restaurant de Buffalo Bill. Bourré de charme. 14$ ttc.
- Restaurant Cowboys Lodge and Grille – Gardiner 303 2nd Street South Joli restaurant tout en bois, couvert de trophées de chasse. Excellente cuisine maison. Accueil chaleureux. Prix raisonnables. Une très belle pause à la frontière Nord du Parc. Notre meilleur repas pour 30$ pour nous 2 (sans vin).
- Old Faithful Inn – Dining Room Même en réservant 1 mois à l’avance, il ne restait de la place que pour le dernier service (20h45). La cuisine est bonne, sans plus, et un peu chère. 100 $ ttc pour nous 2 pour un plat de viande (chacun) et une bouteille de vin (pour nous 2). Mais la salle est magnifique ! Comme dit plus haut, s’il s’agit principalement de profiter du lieu, optez pour le petit déjeuner (demandez bien à être dans la partie ancienne). Le rapport qualité prix est bien meilleur (petit dej buffet 15$/p ttc).
- The Bunnery – Jackson 130 North Cache Street Bakery & Restaurant. Restaurant cosy et large choix pour un breakfast 100% américain : les pancakes sont très moelleux.
- Restaurant Smokin’ Iron – Jackson 135 North Cache Street Jackson Hole est une pompe à fric ! Méfiez-vous, vérifiez votre addition. Barrez bien le tip sur votre facturette (ils se sont servis 😠 !) et vérifiez qu’ils ne vous imposent pas le gratuity d’office sur la note. À part ça, le restau, tout extérieur, est super sympa avec ses feux partout.
NOS VISITES : Nous avons acheté le pass America the Beautiful à l’entrée des Badlands. 80$ pour la voiture (l’acheteur doit toujours être présent dans la voiture). A l’entrée des autres parcs, il suffit de présenter le pass et une pièce d’identité (le permis de conduire français convient). Il est valable 1 an.
Badlands NP Impressionnant par ses formations rocheuses mais assez fade en termes de couleurs. A visiter impérativement AVANT Yellowstone. Nous avons démarré au Ben Reifel Visitor Center. Ne ratez pas les petites randos Door Trail, Window Trail et surtout Notch Trail en allant jusqu’à l’entaille (notch) tout au bout du sentier … La suite de la visite du parc se fait en voiture en suivant la Badlands Loop Road et en s’arrêtant à différents points de vue. Un des plus beaux endroits et des plus colorés est le Yellow Mounds Overlook. Nous sortons du parc en passant par la belle piste Sage Creek Rim Road qui offre de beaux paysages. 1 belle journée (9h-18h) nous a suffi en faisant une pause déjeuner agréable au Cedar Pass Lodge. N’oubliez pas d’apporter de l’eau. Beaucoup d’eau. Le soleil est réfléchi par la roche claire et ça chauffe bien.
Mount Rushmore Puisqu’il est ouvert jusque tard, nous décidons de le rejoindre à notre sortie des Badlands. Nous y arrivons à 19h. 10$ de parking, valable 1 an (tu parles d’un intérêt !). Le soleil se couche derrière le monument, mauvaise lumière pour les photos. Vers 20h, dans un grand amphithéâtre extérieur, face aux sculptures, il y a ce qu’on pensait être un spectacle sons et lumières et qui s’avère être une "cérémonie" très patriotique et très barbante (pour nous). Nous partons assez déçus et contrairement à ce que nous avions prévu, nous n’y reviendrons pas le lendemain matin. Nous avons totalement raté notre visite, on aurait dû faire une visite classique, en journée, avec les écouteurs en Français. Tant pis. Un conseil si vous êtes pressés : un peu avant d’arriver au Mont, on a, sur la route, une très belle vue sur les 4 présidents. Ça peut suffire … En tous cas, n’y venez pas en soirée.
Devils Tower 1h30 suffit pour faire le tour au plus près de cette curiosité très impressionnante par un beau sentier ombragé. Une belle halte sur la route de Cody.
Cody En quittant Devils Tower vers 11h30, nous sommes arrivés à Cody vers 19h. Une longue route mais très belle car nous avons choisi les plus jolies routes (notamment la très jolie 14 Alt). Buffalo Bill Center of the West (19$/p) Nous allons passer plus de 4 heures dans ce grand complexe composé de 5 musées très bien faits (Indiens des Plaines, Buffalo Bill, Histoire naturelle (superbe !), Art, Armes à feu). Nous en avons vu 4 sur 5, je vous laisse deviner celui qu’on a zappé. Old Trail Town (9$/p) Un musée en plein air, une rue de western reconstituée. Sympa mais ça manque cruellement d’animation. C’est surprenant, les Américains savent tellement bien faire ça. Rodéo (21$/p) Cody s’est auto-proclamée capitale du rodéo. On retrouve d’ailleurs ce symbole sur les plaques minéralogiques du Wyoming. C’était le dernier show de l’année. Nous avons acheté nos places directement à l’entrée de l’arène. Comme conseillés, nous nous installons du côté du Buzzards Roost pour avoir une meilleure vue sur la préparation des cowboys. Le show commence par une prière et par l’hymne, main sur le cœur, et ce n’est pas un show comme nous le pensions mais véritablement une compétition qui va durer 2 heures. Différentes épreuves : rodéo sur cheval, sur taureau, lasso, rapidité et agilité à cheval. Une belle soirée, très authentique, vivante, énergique et passionnée. Le spectacle de cowboys joué devant l’hôtel Irma n’a pas grand intérêt (selon nous).
Yellowstone NP Chaque "station" dispose d’un Visitor Center, toujours différent, toujours intéressant. Vous y récupèrerez les brochures indispensables à votre visite ainsi que la liste des petites randos à la journée, infos que vous pouvez aussi trouver sur le site NPS si vous voulez préparer votre visite à l’avance. Au Visitor Center de Old Faithful vous trouverez aussi la fenêtre de la prochaine éruption des 5 ou 6 geysers les plus prévisibles notamment Old Faithful qui jaillit toutes les 80-90 minutes. Enfin, vous y trouverez toujours des présentations passionnantes sur le parc (les phénomènes géothermiques, la vie sauvage, la flore …). Ne manquez pas ces visites culturelles.
Vous trouverez aussi un General Store où on trouve toujours un peu la même chose, des fringues, des souvenirs, une petite superette et un ou plusieurs snacks, plus ou moins sympas (à ne pas confondre avec les quelques "grands" restaurants où il est préférable de réserver). Les snacks des General Stores ferment tôt, à 17 ou 18h, peut-être pour inciter justement les visiteurs à dîner dans les restaurants. Peu de produit frais en superette, en revanche un large choix de chips ! On peut y remplir gratuitement ses bouteilles d’eau (refill station). La superette de Canyon Village ferme à 21h30 (un bonheur). Ailleurs, c’est plutôt 18h.
Attention, le seul endroit où il y a du free wifi à Yellowstone est au Visitor Center de Mammoth, porche inclus (donc, même s’il est fermé, ça marche toujours). Ailleurs, c’est 5$ / heure consécutive. Mieux vaut le savoir pour prévénir famille et amis du blackout … Et puis, après tout, il y a mieux à faire que passer son temps sur son smartphone.
J’avais préparé assez soigneusement notre programme, jour par jour, avec des randos courtes et beaucoup d’options alternatives. Cette préparation nous a permis de nous approprier le parc avant même d’y être, de gagner du temps et de pouvoir rebondir rapidement en cas d’imprévu.
Voici le programme que nous avons finalement suivi :
Dim 2 Sept – Route vers Yellowstone (entrée NE Silver Gate) via la Beartooth Highway 212 panoramique – Lamar Valley – 4 nuits à Canyon Village Lun – Canyon : North Rim - Ice Lake Trail (2h) - Norris : Porcelain Basin Mar – Hayden Valley – Sulphur Caldron – Mud Volcano - Fishing Bridge : Storm Point Trail (1h) - Canyon : Artist Point Mer – Canyon : Artist Point - Bay Bridge : Natural Bridge Trail (1h30) – Canyon : Artist Point - Tower Falls – Yellowstone River Picninc Area Trail (2h15) - Lamar Valley Jeu – Tower : Calcite Springs, Petrified Tree, Lost Lake Trail (1h20) - Mammoth : Upper Terraces, Lower Terraces – 2 nuits à Mammoth Hot Springs Ven – Mammoth : Beaver Ponds Trail (3h30) - Gardiner : Roosevelt’s Arch - Blacktail Plateau Drive (piste entre Mammoth et Tower) – Calcite Springs Sam – Roaring Mountains - Norris (suite et fin) - Artist’s Paintpots – Gibbon Falls - Firehole Canyon Drive - Grand Prismatic depuis le belvédère du Fairy Falls Trail - 5 nuits à Old Faithful Dim – Upper Geyser Basin Lun– Grand Prismatic - Firehole Lake Drive – Fountain Paintpot - Grand Prismatic - West Thumb - Riddle Lake Trail (2h) Mar – Fairy Falls Trail jusque Imperial Geyser (5h) - Upper Geyser Basin (suite et fin) Mer 12 Sept – Monument Geyser Basin Trail (1h30) – Route à l’Ouest de Madison – Canyon : Artist Point - Route à l’Est de Fishing Bridge
South Rim of the Canyon et Uncle Tom’s Trail étaient fermés pour travaux. Uncle Tom’s Trail devrait bientôt ré-ouvrir. Ils en étaient à goudronner la route d’accès à notre dernier passage … A ce propos, pensez à bien vérifier les travaux et les fermetures en cours (sur le site NPS). Une fois de plus, un peu de préparation vous évitera déception et perte de temps.
Nous avons visité certains endroits plusieurs fois (Artist Point 4 fois !, Calcite Springs, Grand Prismatic …). Pour profiter d’une lumière différente ou simplement par gourmandise. C’est l’intérêt d’avoir du temps devant soi.
Les grands sites sont : Canyon, Mammoth Hot Springs, Norris et Old Faithful. Je n’ai pas l’intention de les décrire par le menu, je n’aurais aucune valeur ajoutée, Internet regorge d’infos. Consultez les sites que j’ai indiqués plus haut (entre autres !).
Je me contenterai juste de quelques remarques plus personnelles.
Les aires de pique-niques. Ce fut un vrai bonheur de manger dehors, toujours dans un joli cadre, un peu emmitouflés dans nos gilets en soirée, souvent entourés de chipmunks, de corbeaux et parfois même de wapitis … Les aires sont nombreuses, très agréables, très propres, bien aménagées. C’était devenu un jeu de choisir où aller. Quelques belles rencontres notamment une harde de wapitis au nord de Mammoth (sur l’aire de pique-nique du 45th Paralell, frontière entre le Wyoming et le Montana). Il y en a souvent … En face de cette aire, le Lava Creek Trail démarre et offre, au bout de quelques centaines de mètres, la possibilité de se baigner dans le ruisseau, réchauffé à cet endroit par une source chaude. Nous y allions quand nous avons rencontré un magnifique wapiti mâle, aux bois immenses, avec femelles et petits. On a rangé la serviette et sorti l’appareil photo. Nous avons aussi quelquefois fait une pause dans un snack d’un General Store. Celui de Grant Village a eu notre préférence.
Les routes. Au-delà des sites par eux-mêmes, rouler dans ce parc est un plaisir ! Les visiteurs roulent sagement, occupés à admirer les paysages. Et lorsqu’un bison indolent et facétieux crée un bouchon, personne ne s’énerve, ne klaxonne, ne double … Ici, les animaux sont rois et chacun sait en profiter. On est tous là pour la même chose et c’est reposant. Toutes les routes sont belles, les vallées, les montagnes, les rivières … tout est sujet à émerveillement ! L’essence n’est pas très chère, nous ne nous sommes pas privés. Le dernier jour, nous avons poussé jusqu’aux limites du parc qu’on ne connaissait pas. Juste pour le plaisir des yeux.
Les vallées. Lamar, Hayden, Gibbon … elles sont souvent envahies de bisons. Prévoyez du temps pour les photos ! Même sans bison, ces vallées sont magnifiques. Elles sont couvertes de buissons gris-argentés d’armoise tridentée ou d’herbes hautes, aux teintes dorées de l’automne. Les ruisseaux qui y serpentent ont une eau limpide bleu nuit métallisé. Paysage incroyable, sublime ! J’ai mitraillé à chaque passage !
Les geysers. Old Faithful, face aux OF Inn et OF Lodge, est d’une régularité de métronome. L’horaire de la prochaine éruption est affiché au Visitor Center. Ne boudez pas votre plaisir même si vous ne serez pas seuls à venir profiter du spectacle. En fin de journée, si le temps est clair, vous aurez une très belle lumière rose en toile de fond. On a beaucoup aimé Clepsydra Geyser (Fountain Paint Pot) ainsi que Artesia Geyser (Firehole Lake Drive), tous 2 en éruption quasi continuelle. Et puis Imperial Geyser, au bout du Fairy Falls Trail (mention spéciale, j’y reviens plus bas).
Les sources et les pools. Évidemment, le Grand Prismatic est incontournable ! L’icône du parc. C’est unique, un miracle de la Nature. Son cœur bleu profond a quelque chose de mystérieux, d’envoutant, l’envie morbide d’y plonger … Attention cependant : tôt le matin, il est totalement occulté, couvert de vapeur. J’ai beaucoup plaint les Chinois qui étaient là, dépités, qui n’auraient sans doute pas l’opportunité de revenir. La vue depuis le belvédère (suivre le Fairy Falls Trail-20 minutes) est un superbe complément à la visite au sol. Incontournable d’après moi (et s’il faut choisir, optez pour le belvédère). Ne manquez pas Morning Glory Pool (Upper Geyser Basin) qui mériterait d’être rebaptisé Little Prismatic. Et tant d’autres, plus colorées les unes que les autres ! À vos appareils ! Que c’est photogénique !
Les animaux. Nous n’avons pas vu d’ours. Tant pis, tant mieux … Des bisons, partout. Parfois de très près quand vous avez la chance d’en avoir un qui traverse nonchalammant la route devant votre voiture. Des wapitis (elk), assez facilement et assez souvent, surtout du côté de Mammoth. De temps en temps, des petites antilopes (pronghorn) ou des cerfs (mule deer). Un couple d’élans (moose), à la Moose Pond de Grand Teton (j’y reviens plus bas). Et puis bien sûr des écureuils (squirrel)et des chipmunks (les Tic et Tac de notre enfance pour ceux qui étaient abonnés au Journal de Mickey). Les animaux ne craignent pas l’homme qui, ici, n’est pas un prédateur. Ils ne s’enfuient pas et sont parfois bien curieux. Qui observe qui ?... Un chipmunk a fini sur ma cuisse ! Sans que je l’attire avec une quelconque friandise. J’ai toujours respecté la consigne justifiée et répétée de ne pas nourrir les animaux.
Les randonnées. * Ice Lake Trail (2h) – entre Canyon et Norris – Tour d’un lac * Storm Point Trail (1h) – à l’Est de Fishing Bridge – Jolies vues sur le Lac Yellowstone * Natural Bridge Trail (1h30) – Bridge Bay – Arche, formation naturelle * Yellowstone River Picninc Area Trail (2h15) – Tower Roosevelt – Vues panoramiques sur Calcite Springs et les orgues basaltiques que nous avons tant aimées. * Lost Lake Trail (1h20) – Tower Roosevelt – Magnifique lac couvert de nénuphars et bordé de roseaux. * Beaver Ponds Trail (3h30) - Mammoth – Lacs et barrages de castors (malheureusement, nous n’avons pas vu les architectes) * Riddle Lake Trail (2h) - au Sud de West Thumb – Encore un lac … * Fairy Falls Trail jusque Imperial Geyser (5h) – Midway Geyser Basin – Ah ! Quelle merveille ! * Monument Geyser Basin Trail (1h30) – Entre Norris et Madison – Gros effort pour arriver sur un plateau de geysers.
Les durées indiquées comprennent les pauses.
Elles sont faciles à trouver. Le Trail Head est indiqué sur la carte National Geographic et sur les brochures Day Hikes des Visitor Centers. Sur place, un parking plus ou moins grand et un panneau en bois affichant carte et recommandations marquent le départ. Nous n’avons jamais galéré, ni pour trouver le départ, ni pour nous garer, ni pour suivre le sentier. Les chemins sont nets, damés, bien entretenus, parfois balisés par une petite plaque de métal orange vissée sur le tronc d’un arbre. Et en cas de doute, Maps.me peut vous aider. Nous avons croisé bien peu de monde sur ces sentiers (quelques couples tout au plus et un groupe de cavaliers autour d’Ice Lake). Seul le Fairy Falls Trail est plus fréquenté, jusqu’aux chutes.
Justement, je reviens sur le Fairy Falls Trail. Il passe par le belvédère du Grand Prismatic. Excusez du peu ! Encore que, c’est un petit diverticule, le sentier redescend ensuite et vous pouvez éviter cette grimpette (mais ne serait-il pas dommage de s’en priver ?). Le sentier, tout plat, mène ensuite à la chute d’eau. Belle mais ne vous arrêtez surtout pas là ! Traversez le petit ruisseau et poursuivez votre chemin. Imperial Geyser vous attend, en éruption permanente, sur une mare multicolore, dans un cadre de folie avec quelques bisons pour animer l’ensemble. Grimpez en haut de la colline, c’est raide, très raide, mais court, et quelle récompense !!! Nous y avons passé 5 heures, chemin, pique-nique et pause photos compris. Et on s’est vraiment fait violence pour partir ! Un merveilleux endroit.
Yellowstone River Picninc Area Trail est également une très belle rando qui part de l’aire de pique-nique et grimpe dans la colline pour offrir des vues splendides sur le canyon de la Yellowstone River, les colonnes basaltiques et Calcite Springs. Retour par une prairie couverte d’armoise tridentée et colonisée par les marmottes au vu des terriers.
Monument Geyser Basin Trail ne nous a pas trop plu : un gros dénivelé pour arriver sur un plateau de petits geysers, sources chaudes, mare de boue, pas très spectaculaires (il faut dire qu’on devient exigeant à force !) et qui ne justifient pas vraiment l’effort fourni. Mais au moins on y est vraiment tout seul ! Personne, pas de promenade en bois, aucune barrière.
Si vous ne devez n’en faire qu’une seule, sans hésiter : Fairy Falls jusqu’à Imperial Geyser. Comptez 3 heures mini.
Quelques réserves : A l’Est de Fishing Bridge, ce n’est pas très beau, la forêt ne s’est pas remise du tout du grand incendie de 1988. Le site de West Thumb est un peu moins spectaculaire que les autres.
Quelle durée minimale faut-il prévoir à Yellowstone ? Je dirais 4-5 jours : 1 jour bien plein pour le Canyon, 1 jour pour Mammoth, 1 jour pour Norris et Lower Geyser Basin et enfin 2 jours pour Midway et Upper Geyser Basin autour de Old Faithful. La visite devra se limiter alors aux seuls sites, sans randos complémentaires. Ce qui est déjà très intéressant. Ce serait dommage et frustrant de prévoir moins. Je conseillerais aussi de faire Norris avant Old Faithful. Norris est magnifique mais le secteur d’Old Faithful est encore plus spectaculaire ! Et commencez toujours par un petit passage au Visitor Center, au minimum pour récupérer la brochure du secteur.
Grand Teton NP Ce parc est au Sud de Yellowstone. Tout proche. Je n’en attendais pas grand-chose. A tort !! Le lieu est grandiose et très différent de Yellowstone. C’est un parc de hautes montagnes, ici pas de phénomènes géothermiques.
Notre programme de randos : Jeu – Colter Bay : Lakeshore Trail (1h), Swan Lake and Heron Pond Trail(2h) – Sud : Taggart and Bradley Lakes Trail (2h40) Ven – Jenny Lake : Jenny Lake Trail (2-3h), String Lake Trail (2h)
Comme toujours, nous commençons par nous arrêter au Visitor Center de Colter Bay où je récupère quelques infos. Par ailleurs, la brochure détaillée des randos est mise à disposition des randonneurs au départ des randos principales (Lakeshore, Taggart, Jenny Lake …) dans une boite en bois, à côté du panneau d’informations habituel. Je me suis demandée pourquoi ils ne les avaient pas au Visitor Center. Peut-être par économie, pour s’assurer que seuls les randonneurs intéressés les prendront.
Les sentiers sont très beaux, dans une forêt peut-être un poil plus jolie que celle de Yellowstone. Des bouleaux aux troncs blancs et aux feuilles jaunes comme des doublons et surtout un sous-bois très coloré (buissons aux petites feuilles rouges, myrtilles (huckleberry) violettes, fleurs de rocailles blanches …) nous ont donné parfois l’impression d’être dans un jardin botanique. Les montagnes enneigées environnantes, les lacs limpides et le ciel bleu pétant apportent la touche finale. C’est un parc de montagne, qui, à cette époque de l’année, s’illumine de mille feux. Ambiance très différente de Yellowstone. Ici, les randonneurs sont beaucoup plus nombreux puisqu’il n'y a "que ça" à faire.
Beaucoup de monde sur Jenny Lake Trail ! Le parking, pourtant très grand déborde. A 10h, nous avons encore trouvé une place mais de justesse. Pensez ici à enregistrer la localisation de votre voiture sur Maps.me (on l’a un peu cherchée à notre retour … c’est idiot, non ?!). Nous démarrons à l’embarcadère Est (East Boat Dock), nous irons jusque Hidden Falls et Inspiration Point et nous rentrerons par la navette au West Boat Dock. 9$/p pour traverser le lac. Pas d’attente, elles sont fréquentes. De nombreuses personnes prennent la navette en A/R et se contentent d’aller à Hidden Falls et Inspiration Point. Beaucoup de monde dans ces 2 endroits. Sur le sentier, c’est beaucoup plus calme. Magnifiques vues sur Jenny Lake. Par ailleurs, nous avons fait un petit crochet par Moose Pond (au Sud Ouest du sentier) où nous avons eu la chance d’admirer, dans un décor extraordinaire, un couple d’élans. Le mâle, reflété par l’eau, broutait dans la mare. En arrière-plan, la montagne enneigée se détachait sur un ciel bleu pétant. Magnifique ! Nous étions une dizaine à profiter religieusement de ce spectacle, sans un bruit, tous très émus par cette rencontre magique !
Nous sommes passés au Visitor Center du Sud (Craig Thomas Discovery and Visitor Center). Une belle exposition sur la vie sauvage dans le parc nous a occupés une petite heure.
Tout comme à Yellowstone, on trouve des General Stores pour organiser ses pique-niques.
Le vendredi soir, avant de rentrer à Jackson Hole, nous décidons de repousser l’ultime départ en faisant la boucle par la route de l’Est (la 191). Belle idée puisque nous allons ainsi découvrir un canyon et la Snake River qui y serpente avec la chaîne de montagnes en toile de fond. Evidemment, c’est superbe ! On ne voyait pas et on n’imaginait pas ça depuis la route de l’Ouest, la Teton Park Road. Seul regret, nous avions le soleil en pleine poire, photos impossibles. Il faut parcourir cette route de l’Est le matin.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Aucun regret sur le programme, la période, la durée des étapes. Le seul regret est de ne pas avoir pensé et prévu que nous allions pique-niquer. On aurait pu emmener quelques ustensiles qui aurait faciliter notre logistique. Nous ne dormirions pas à Jackson Hole mais dans le parc de Grand Teton dans l’idéal, ou, à défaut dans le parc de Yellowstone, tout proche. Ca n’aurait pas été plus cher !
DIVERS : L’accueil : toujours un mot gentil, un sourire. Ils sont aimables, serviables et polis, à nous faire honte. La langue : ils pensent tous qu’on parle couramment. La carte bancaire : acceptée partout et pour toute somme. Y compris l’Amex. Le climat à cette époque : nous avons eu beaucoup de chance : il a fait très beau et très bon (entre 22 et 30°C) même si certains matins une épaisse couche de givre recouvrait le pare-brise et le ponton qui entoure le Grand Prismatic. Et pas une goutte de pluie. Pas du tout ce qu’on attendait … Et puis, c’était le début de l’automne, avec l’embrasement des végétaux. Les grandes prairies (Lamar, Hayden, Gibbon) et les sous-bois des forêts s’étaient parés d’un sublime camaieu de couleurs parfois flamboyantes. Un énorme avantage qu’on n’avait pas prévu ! Vêtements : on avait emmené les gants, le bonnet, l’écharpe et le gros anorak. Tout est resté dans le coffre, bien plié, pendant tout notre séjour. Un bon gilet pour les matinées et les soirées nous a suffi. T-shirt manches courtes le reste de la journée. Je n’en avais prévu qu’un seul … Vous imaginez 🤪 … L’affluence touristique à cette époque : la rentrée scolaire US a lieu début septembre (raison majeure de notre choix) donc, du monde certes, mais rien à voir avec juillet à en croire certaines photos que j’ai pu voir. Surtout des seniors. Les photos : je ne sais pas s’il existe un endroit plus spectaculaire et plus photogénique que Yellowstone ! Prévoyez de grosses cartes mémoire !! Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Internet : partout, gratuit, sauf … à Yellowstone. Seul le Visitor Center de Mammoth offre du wifi gratuit. Electricité : adaptateur à prévoir. Les achats perso : bôf.
On a beaucoup aimé : 🙂 La liste serait trop longue … Une remarque générale : on a beaucoup apprécié la grande propreté de tous les lieux, que ce soit les sentiers de randonnées, les promenades en bois sur les différents sites géothermiques, les aires de pique-nique, les WC publics … Tout est très bien entretenu et respecté par les visiteurs. C’est très agréable.
On a moins aimé : 😕 La fermeture à 18h des superettes des General Stores. Parfois un peu trop tôt pour nous. Les robinets de douche qui obligent à passer par le froid pour arriver au chaud. Argh !
En conclusion : "Voilà l’endroit où le centre de la Terre a trouvé une sortie et nous montre son âme". J’ai lu cette formule dans un Visitor Center et l’ai trouvée parfaitement adéquate. Voyage qui demande un peu d’anticipation et de préparation mais quelle récompense ! Jamais nous n’avons vu une telle concentration de paysages et de sites aussi variés, aussi spectaculaires, aussi magiques. Et Grand Teton n’est pas en reste. Un splendide voyage nature.
Portugal: itinéraire de 15 jours du Nord au Sud English translation pending
Comme souvent, ce voyage au Portugal n’était pas vraiment une de nos destinations à faire en priorité. Et, pourtant, mon épouse a une nouvelle fois réussi à me convaincre de partir à la découverte de ce pays très touristique en plein mois d’août. La première chose que j’ai faite c’est de réserver tous mes hébergements en fonction de mon road-trip. J’ai réservé sur Booking.com avec des tarifs en annulation gratuite afin de pouvoir faire des éventuelles modifications (ce qui n’est normalement pas possible avec un tarif non remboursable).
Puis, j’ai décidé de zapper volontairement les villes de Porto et Lisbonne (sauf le quartier de Belém) car non seulement je n’aime pas trop me rendre dans les grandes villes avec ma voiture mais de Marseille il est facile de se programmer un week-end avec un vol low-cost.
Et, contrairement à beaucoup de portugais d’origine vivant en France qui font le trajet d’une traite, j’ai prévu quatre jours de trajet aller/retour pour rejoindre et quitter le Portugal. Pour préparer mon voyage, j’ai consulté le site de Tiago : gotoportugal.eu/fr/visiter-le-portugal/ qui m’a beaucoup aidé à sélectionner les sites à visiter. Mais toutes ses recommandations n’ont pas été digne d’intérêt car, étant portugais, Tiago trouve tous les endroits du Portugal absolument formidables et manque parfois de recul et de discernement.
J’ai également passé beaucoup de temps à me renseigner sur les autoroutes portugaises. J’ai finalement opté pour le boitier viaverde qui m’a été envoyé directement en France mais dont je n’ai pas pu me servir car j’ai appris avant de partir qu’il fallait un compte bancaire portugais. Sachant que je ne passerai pas par l’un des trois points d’entrée d’autoroute pour se faire enregistrer, j’ai décidé de ne pas prendre l’autoroute. En discutant avec des portugais venant de France, voici les différents conseils qui m’ont été prodigués :
1 – Inutile de prendre des cartes prépayées de 10 à 30 euros à la Poste car il semblerait que ça ne fonctionne pas.
2- Si vous choisissez de prendre l’autoroute avec une portion électronique (assez fréquent au Portugal) et que vous n’êtes pas enregistré, vous pouvez vous rendre une fois par semaine à la Poste pour payer vos péages.
3- Soit vous faites comme une grande partie des portugais vivant en France, vous prenez les autoroutes avec portion électronique et vous rentrez tranquillement en France en espérant que vous n’aurez pas d’amendes.
Concernant le budget : Hébergement : nous avons dépensé une moyenne de 100 euros/jour (avec petits déjeuners) pour quatre personnes. Autoroutes + péages : nous avons dépensé environ 350 euros pour faire aller-retour Marseille/Portugal et un peu près 250-300 euros pour traverser le Portugal du Nord au Sud. Repas : comptez une moyenne de 40 euros par repas pour 4 personnes (20-30 euros si vous mangez au MacDo ou dans un kébab et autour de 50-60 euros si vous mangez au resto).
Vous trouverez ci-après l'itinéraire (en fluo rose sur la carte) complet :

Voici à présent le récit complet de notre périple au Portugal : Jour 1 : Marseille – Urnieta (proche Saint-Sébastien) : nuit à la pension Txoko-Maitea. 740 km pour 06h40 de route. Jour 2 : Urnieta – Melgaço : nuit à l’auberge de jeunesse. 730 km pour 06h30 de route.

Jour 3 et 4 – Melgaço – Terras de Bouro : deux nuits à l’hôtel-restaurant Rio Homem. 90 km pour 01h50 de route. L’idéal dans l’absolu pour découvrir le parc de Peneda Gères aurait été de loger à Campo do Gères. Le matin vers 09h30 nous nous rendons au centre sportif (situé à 5 minutes à pied de l’auberge de jeunesse) pour prendre le bus de la compagnie Melgaço Radical qui doit nous emmener au pied de la rivière Minho pour faire du rafting. Malgré mes craintes (le rafting est à privilégier plutôt au printemps car en été les cours d’eau sont souvent très bas), une superbe expérience avec un guide et des compagnons de route impeccables. Nous avons pu sortir du rafting pour nager et sauter (attention de bien se couvrir car l’eau est très froide). A la fin de l’activité un petit encas est distribué et il faut monter une petite pente pendant 10-15 minutes pour rejoindre le bus du retour. L’activité se termine aux alentours de 13h30-14h00 et coûte 25 euros/personne. Avant de rejoindre notre hôtel, nous visitons Castro Laboreiro (comptez 15 à 20 minutes de marche sur un chemin assez raide), puis Notre-Dame de Peneda (copie conforme du Bom Jésus à Braga mais en plus petit).

Mon conseil : concernant la partie qui se trouve à gauche avec les escaliers descendant, commencez par la partie droite puis une fois en bas remontez par la partie gauche mais ne zigzaguez pas comme le font beaucoup de touristes. En effet, à chaque rampe d’escaliers, se trouve une chapelle (20 au total) dans laquelle est représentée une scène de la vie de Jésus. Ainsi, la première niche à droite représente la naissance de Jésus et celle lui faisant face (la dernière) la Passion. Nous finissons notre périple de la journée par la visite des espigueiros (greniers à grains datant du 17e-18e siècles) de Lindoso.
Jour 4 : Le matin nous partons à la découverte du barrage de Vilarinho das Furnas pour y découvrir un village submergé en 1972 par le remplissage du barrage. Le sentier se trouve de suite à droite après avoir traversé le pont du barrage. L’entrée sur le site est payante (0.50 cents/personne si vous laissez votre voiture et décidez de marcher ou 4 euros si vous prenez votre voiture). Comptez environ 1h aller/retour à pied (ce que nous avons choisi comme option). Il est normalement possible de voir surgir les murs de l’ancien village en été et en automne. Malheureusement, lors de notre passage, le village était complétement sous les eaux et ce n’est qu’en plongeant avec un masque/tuba que j’ai pu apercevoir quelques traces infimes de cet ancien village. Du coup, grosse déception quand même ! Heureusement l’eau du lac se prête parfaitement à une petite baignade. L’après-midi nous nous dirigeons à la cascade de Arado. Et nous faisons à présent connaissance avec le tourisme de masse. Le site est surpeuplé mais nous arrivons malgré tout à trouver une place assez proche du pont.
Mon conseil : si vous voulez vous baigner et profiter des piscines naturelles, ne prenez pas le sentier balisé à droite du pont (qui vous permet juste d’avoir un point de vue sur la cascade) mais celui de gauche (non balisé et assez sportif). Pour les plus téméraires (ou les plus inconscients), il est possible de continuer et de grimper à travers les rochers et de découvrir d’autres cascades et de petites piscines naturelles (prendre des chaussures antidérapantes). Mais le jeu en vaut largement la chandelle (mais à ne surtout pas faire avec de jeunes enfants). En repartant, ne passez pas à côté du miradouro de Pedra Bela qui se trouve à deux kilomètres de la cascade. Vue époustouflante sur tous les environs !


Jour 5 : Terras de Bouro - Guimaraes : une nuit à l'auberge de jeunesse GuimaraesLiving. 50 km pour 1h-1h30 de route Nous filons directement au Bom-Jésus à proximité de Braga où nous empruntons le funiculaire qui se trouve tout en bas du site (comptez environ 2 euros/personne). Ce monument historique (construit en 1882, il est considéré comme le plus ancien de la péninsule ibérique) fonctionne à l'eau et la longueur de sa ligne est de 274 mètres. Une fois en haut nous profitons de ce site magnifique où la vue est imprenable. Le sanctuaire s’élève au sommet d’un escalier monumental composé de 17 paliers et 583 marches. C’est l’une des plus surprenantes réalisations de style baroque. Au fur et à mesure de l’ascension, on peut découvrir les chapelles du Chemin de Croix. Les premières chapelles rencontrées sont toutes accompagnées d’une fontaine, dédiée à un dieu païen. Sa pièce maîtresse reste sans doute l'escalier des 5 sens. Cet escalier est à double volée. Chaque palier est décoré de fontaines allégoriques se rapportant aux 5 sens. L’eau coule de la fontaine par le sens en question. Sur ordre de l’archevêque Gaspar de Bragança, la première pierre de l’édification du temple actuel a été placée, le 1er Juin 1784, coïncidant ainsi avec la fête traditionnelle du Saint-Esprit. Nous redescendons par les escaliers (la descente est plus facile que la montée).
Nous nous rendons ensuite à l'auberge de jeunesse qui est idéalement située pour visiter à la fois le palais des ducs de Bragance et le centre ville. Depuis l'auberge de jeunesse, nous rejoignons en 10 minutes à pied le palais ducal où trône la statue monumentale de Dom Afonso. Nous prenons un billet combiné "palais + château" (comptez 6 euros/personne). Ce palais fut construit au début du 15e s. par le premier duc de Bragance, Alphonse Henriques, fils naturel du roi Jean Ier. On remarque une forte influence bourguignonne, surtout dans les toitures et l'aspect insolite des 39 hautes cheminées de brique. Il fut l'une des plus somptueuses demeures de la péninsule ibérique, mais à partir du 16e s., la cour s'étant déplacée à Vila Viçosa, il ne fut plus occupé que par intermittence. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la visite du palais dans lequel se trouvent de très belles pièces ornementées de tapisseries Pastrana, de porcelaine, de tapis persan et d'un toit en bois ressemblant à un navire. Comptez 1 à 2 heures de visite pour le palais + château.



Nous nous rendons ensuite dans le centre de Guimaraes où nous croisons des groupes folkloriques qui dansent du côté de Largo do Oliveira. Nous les suivons et tombons sur la superbe rue Largo Republica do Brasil bordée de chaque côté de petits jardins et où se trouve en contrebas l'église da N Sra da Consolaçao. Nous finissons sur la superbe place Largo do Toural.

Nous rejoignons l'auberge de jeunesse, nous récupérons notre véhicule et nous allons prendre le téléphérique de Guimaraes (comptez 4.50 euros/personne) qui nous emmène au mont Penha où culmine le sanctuaire de Nossa Senhora da Penha (fermé au moment de notre visite). En montant nous pouvons apercevoir sur les collines de superbes villas. N'hésitez pas à marcher jusqu'à la statue de sainte Catherine pour avoir un panorama sur la serra do Morão au sud, Guimarães et la serra do Gerês au nord. Sur l'esplanade vous trouverez un petit train (2.50 euros/personne pour une 1/2 heure) avec lequel vous pouvez faire le tour de toute l'étendue du parc.


Voici à présent le récit complet de notre périple au Portugal : Jour 1 : Marseille – Urnieta (proche Saint-Sébastien) : nuit à la pension Txoko-Maitea. 740 km pour 06h40 de route. Jour 2 : Urnieta – Melgaço : nuit à l’auberge de jeunesse. 730 km pour 06h30 de route.

Jour 3 et 4 – Melgaço – Terras de Bouro : deux nuits à l’hôtel-restaurant Rio Homem. 90 km pour 01h50 de route. L’idéal dans l’absolu pour découvrir le parc de Peneda Gères aurait été de loger à Campo do Gères. Le matin vers 09h30 nous nous rendons au centre sportif (situé à 5 minutes à pied de l’auberge de jeunesse) pour prendre le bus de la compagnie Melgaço Radical qui doit nous emmener au pied de la rivière Minho pour faire du rafting. Malgré mes craintes (le rafting est à privilégier plutôt au printemps car en été les cours d’eau sont souvent très bas), une superbe expérience avec un guide et des compagnons de route impeccables. Nous avons pu sortir du rafting pour nager et sauter (attention de bien se couvrir car l’eau est très froide). A la fin de l’activité un petit encas est distribué et il faut monter une petite pente pendant 10-15 minutes pour rejoindre le bus du retour. L’activité se termine aux alentours de 13h30-14h00 et coûte 25 euros/personne. Avant de rejoindre notre hôtel, nous visitons Castro Laboreiro (comptez 15 à 20 minutes de marche sur un chemin assez raide), puis Notre-Dame de Peneda (copie conforme du Bom Jésus à Braga mais en plus petit).

Mon conseil : concernant la partie qui se trouve à gauche avec les escaliers descendant, commencez par la partie droite puis une fois en bas remontez par la partie gauche mais ne zigzaguez pas comme le font beaucoup de touristes. En effet, à chaque rampe d’escaliers, se trouve une chapelle (20 au total) dans laquelle est représentée une scène de la vie de Jésus. Ainsi, la première niche à droite représente la naissance de Jésus et celle lui faisant face (la dernière) la Passion. Nous finissons notre périple de la journée par la visite des espigueiros (greniers à grains datant du 17e-18e siècles) de Lindoso.
Jour 4 : Le matin nous partons à la découverte du barrage de Vilarinho das Furnas pour y découvrir un village submergé en 1972 par le remplissage du barrage. Le sentier se trouve de suite à droite après avoir traversé le pont du barrage. L’entrée sur le site est payante (0.50 cents/personne si vous laissez votre voiture et décidez de marcher ou 4 euros si vous prenez votre voiture). Comptez environ 1h aller/retour à pied (ce que nous avons choisi comme option). Il est normalement possible de voir surgir les murs de l’ancien village en été et en automne. Malheureusement, lors de notre passage, le village était complétement sous les eaux et ce n’est qu’en plongeant avec un masque/tuba que j’ai pu apercevoir quelques traces infimes de cet ancien village. Du coup, grosse déception quand même ! Heureusement l’eau du lac se prête parfaitement à une petite baignade. L’après-midi nous nous dirigeons à la cascade de Arado. Et nous faisons à présent connaissance avec le tourisme de masse. Le site est surpeuplé mais nous arrivons malgré tout à trouver une place assez proche du pont.
Mon conseil : si vous voulez vous baigner et profiter des piscines naturelles, ne prenez pas le sentier balisé à droite du pont (qui vous permet juste d’avoir un point de vue sur la cascade) mais celui de gauche (non balisé et assez sportif). Pour les plus téméraires (ou les plus inconscients), il est possible de continuer et de grimper à travers les rochers et de découvrir d’autres cascades et de petites piscines naturelles (prendre des chaussures antidérapantes). Mais le jeu en vaut largement la chandelle (mais à ne surtout pas faire avec de jeunes enfants). En repartant, ne passez pas à côté du miradouro de Pedra Bela qui se trouve à deux kilomètres de la cascade. Vue époustouflante sur tous les environs !

Jour 5 : Terras de Bouro - Guimaraes : une nuit à l'auberge de jeunesse GuimaraesLiving. 50 km pour 1h-1h30 de route Nous filons directement au Bom-Jésus à proximité de Braga où nous empruntons le funiculaire qui se trouve tout en bas du site (comptez environ 2 euros/personne). Ce monument historique (construit en 1882, il est considéré comme le plus ancien de la péninsule ibérique) fonctionne à l'eau et la longueur de sa ligne est de 274 mètres. Une fois en haut nous profitons de ce site magnifique où la vue est imprenable. Le sanctuaire s’élève au sommet d’un escalier monumental composé de 17 paliers et 583 marches. C’est l’une des plus surprenantes réalisations de style baroque. Au fur et à mesure de l’ascension, on peut découvrir les chapelles du Chemin de Croix. Les premières chapelles rencontrées sont toutes accompagnées d’une fontaine, dédiée à un dieu païen. Sa pièce maîtresse reste sans doute l'escalier des 5 sens. Cet escalier est à double volée. Chaque palier est décoré de fontaines allégoriques se rapportant aux 5 sens. L’eau coule de la fontaine par le sens en question. Sur ordre de l’archevêque Gaspar de Bragança, la première pierre de l’édification du temple actuel a été placée, le 1er Juin 1784, coïncidant ainsi avec la fête traditionnelle du Saint-Esprit. Nous redescendons par les escaliers (la descente est plus facile que la montée).
Nous nous rendons ensuite à l'auberge de jeunesse qui est idéalement située pour visiter à la fois le palais des ducs de Bragance et le centre ville. Depuis l'auberge de jeunesse, nous rejoignons en 10 minutes à pied le palais ducal où trône la statue monumentale de Dom Afonso. Nous prenons un billet combiné "palais + château" (comptez 6 euros/personne). Ce palais fut construit au début du 15e s. par le premier duc de Bragance, Alphonse Henriques, fils naturel du roi Jean Ier. On remarque une forte influence bourguignonne, surtout dans les toitures et l'aspect insolite des 39 hautes cheminées de brique. Il fut l'une des plus somptueuses demeures de la péninsule ibérique, mais à partir du 16e s., la cour s'étant déplacée à Vila Viçosa, il ne fut plus occupé que par intermittence. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la visite du palais dans lequel se trouvent de très belles pièces ornementées de tapisseries Pastrana, de porcelaine, de tapis persan et d'un toit en bois ressemblant à un navire. Comptez 1 à 2 heures de visite pour le palais + château.



Nous nous rendons ensuite dans le centre de Guimaraes où nous croisons des groupes folkloriques qui dansent du côté de Largo do Oliveira. Nous les suivons et tombons sur la superbe rue Largo Republica do Brasil bordée de chaque côté de petits jardins et où se trouve en contrebas l'église da N Sra da Consolaçao. Nous finissons sur la superbe place Largo do Toural.

Nous rejoignons l'auberge de jeunesse, nous récupérons notre véhicule et nous allons prendre le téléphérique de Guimaraes (comptez 4.50 euros/personne) qui nous emmène au mont Penha où culmine le sanctuaire de Nossa Senhora da Penha (fermé au moment de notre visite). En montant nous pouvons apercevoir sur les collines de superbes villas. N'hésitez pas à marcher jusqu'à la statue de sainte Catherine pour avoir un panorama sur la serra do Morão au sud, Guimarães et la serra do Gerês au nord. Sur l'esplanade vous trouverez un petit train (2.50 euros/personne pour une 1/2 heure) avec lequel vous pouvez faire le tour de toute l'étendue du parc.

Un petit tour de chauffe à vélo dans les Alpes françaises et italiennes English translation pending
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan Socompa
Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 jours
Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'Orpierre
A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des Bergers
Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"
Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.
Dévoluy, massif calcaire
Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de Rioupes
Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passé
L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommes
Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le Drac
Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouac
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan SocompaCette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 joursDans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'OrpierreA 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des BergersAvec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaireNous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de RioupesDans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passéL’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommesUne descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le DracNous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouacAragon méconnu English translation pending
Quelques jours en Aragon c'est peu mais ça permet de bien décompresser lorsqu'on aime la nature , les beaux paysages et les petites villes et villages .
Je vous propose de me suivre sur ces chemins de traverses pour quelques jours .
Depart en passant le tunnel de Bielsa , en général je fais une halte à Ainsa mais tous les hotels sont pleins et hors de prix pour ma bourse , mais j'ai le souvenir d'un bon petit hotel ä Graus , alors direction cette ville . Je prends les chemins de traverses pour y aller en passant'par le village de Formigales , Belle petite église romane , le château est rénové il semblerait que ce soit privé .
Le petit cimetière ä l'air mieux entretenu que lors de mon dernier passage .

Je me dirige vers Graus et je décide de faire un arret pour visiter le monastère bouddhiste niché dans la montagne .
le monastère de Dag Shang Kagyu est un monastère bouddhiste situé à Panillo, dans la province de Huesca, et la commune de Graus. Il a été fondé En 1984, ce monastère se consacre à l'étude et la pratique du bouddhisme tibétain et reçoit des personnes qui veulent faire une retraite .
L'arrivée à travers les rochers est surprenante .

La salle du temple etait ouverte à la visite

Je quitte ce monastère , Un peu insolite dans cet endroit perdu . Une petite boutique propose des babioles et des cartes postales .I
Depart en passant le tunnel de Bielsa , en général je fais une halte à Ainsa mais tous les hotels sont pleins et hors de prix pour ma bourse , mais j'ai le souvenir d'un bon petit hotel ä Graus , alors direction cette ville . Je prends les chemins de traverses pour y aller en passant'par le village de Formigales , Belle petite église romane , le château est rénové il semblerait que ce soit privé .
Le petit cimetière ä l'air mieux entretenu que lors de mon dernier passage .
Je me dirige vers Graus et je décide de faire un arret pour visiter le monastère bouddhiste niché dans la montagne .
le monastère de Dag Shang Kagyu est un monastère bouddhiste situé à Panillo, dans la province de Huesca, et la commune de Graus. Il a été fondé En 1984, ce monastère se consacre à l'étude et la pratique du bouddhisme tibétain et reçoit des personnes qui veulent faire une retraite .
L'arrivée à travers les rochers est surprenante .

La salle du temple etait ouverte à la visite

Je quitte ce monastère , Un peu insolite dans cet endroit perdu . Une petite boutique propose des babioles et des cartes postales .I
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
Bonjour à tous,
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
Chicago
Prélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
ChicagoPrélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Régulation des flux touristiques English translation pending
Bonjour à tous,
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!

Road trip dernière minute 15 Canada - Québec en juillet English translation pending
Allo tout le monde !
Ce petit message pour obtenir de précieux conseils auprès de voyageurs confirmés et amoureux du Canada et je l'espère, de Québécois habitués à sillonner (en voiture !) leur magnifique terre :)
Je viens de réserver mon vol du 20 juillet au 4 août et atterrirai à Québec (c'est la première fois que je m'y rendrai). Je dormirai les deux premières nuits dans le centre ville puis dès le 22 (et probablement avec une amie française déjà sur place), nous louerons une voiture pour sillonner la province avec sa nature et ses parcs sublimes !
Mon amie souhaiterait voir l'Ontario (mais pas que !), visiter les parcs nationaux comme l'Algonquin (entre autres) ! Et surtout voir les baleines dont elle est amoureuse !
Nous aimons la nature (indispensable lorsque l’on part au Canada !), faire des randonnées, partir hors des sentiers battus et découvrir des petits villages insoupçonnés. Bref, nous voudrions en prendre plein les yeux !
Ainsi, auriez-vous un itinéraire à nous proposer pour ces 15 jours, que nous pourrions suivre et qui mêlerait nature, découverte, camping, montagnes, randonnées et détente (plages ?). Et puis soyons honnêtes ; gastronomie !
J’ai commencé à me renseigner mais vais m’y plonger plus longuement dans les jours à venir mais si vous avez des conseils sur des agences de location de voiture pas trop chère, nous sommes preneuses ! Nous garderons la voiture donc du 22 juillet au 4 aout.
De mon coté, je suis une grande habituée aux voyages en mode routard, je parcours les pays plutôt à pied, transports en commun, stop, vélo mais rarement en voiture. Voilà pourquoi, je serais vraiment ravie d’avoir vos conseils !
Nous aimons partager nos aventures donc si quelqu’un y sera au même moment, joignez-vous à nous pour des balades/randonnées !
Merci à tous et belle journée ! Bibi🙂
Ce petit message pour obtenir de précieux conseils auprès de voyageurs confirmés et amoureux du Canada et je l'espère, de Québécois habitués à sillonner (en voiture !) leur magnifique terre :)
Je viens de réserver mon vol du 20 juillet au 4 août et atterrirai à Québec (c'est la première fois que je m'y rendrai). Je dormirai les deux premières nuits dans le centre ville puis dès le 22 (et probablement avec une amie française déjà sur place), nous louerons une voiture pour sillonner la province avec sa nature et ses parcs sublimes !
Mon amie souhaiterait voir l'Ontario (mais pas que !), visiter les parcs nationaux comme l'Algonquin (entre autres) ! Et surtout voir les baleines dont elle est amoureuse !
Nous aimons la nature (indispensable lorsque l’on part au Canada !), faire des randonnées, partir hors des sentiers battus et découvrir des petits villages insoupçonnés. Bref, nous voudrions en prendre plein les yeux !
Ainsi, auriez-vous un itinéraire à nous proposer pour ces 15 jours, que nous pourrions suivre et qui mêlerait nature, découverte, camping, montagnes, randonnées et détente (plages ?). Et puis soyons honnêtes ; gastronomie !
J’ai commencé à me renseigner mais vais m’y plonger plus longuement dans les jours à venir mais si vous avez des conseils sur des agences de location de voiture pas trop chère, nous sommes preneuses ! Nous garderons la voiture donc du 22 juillet au 4 aout.
De mon coté, je suis une grande habituée aux voyages en mode routard, je parcours les pays plutôt à pied, transports en commun, stop, vélo mais rarement en voiture. Voilà pourquoi, je serais vraiment ravie d’avoir vos conseils !
Nous aimons partager nos aventures donc si quelqu’un y sera au même moment, joignez-vous à nous pour des balades/randonnées !
Merci à tous et belle journée ! Bibi🙂
Discussion autour du thème du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
Pour tous les commentaires, bavardages et discussions, c'est ici !
Retour d'une croisière en Méditerranée (juin) sur le MSC Divina English translation pending
Bonjour à tous , devant l'impossibilité (une fois connecté sur le site MSC ) de remplir un questionnaire de satisfaction , je préfère donc faire profiter les futurs croisiéristes de mon avis et de quelques conseils après une cinquième croisière .
1) RESERVATION : En septembre 2017 , deux couples d'amis nous demandent de se joindre à eux pour "tester" une croisière.Profitant d'une carte MSC Voyagers Club statut classic (je ne dépense pas assez d'argent sur le bateau !) nous acceptons et réservons 3 cabines balcon auprès d'une agence pour un tour du "lac" en juin 2018 pendant lequel nous fêterons nos 45 ans de mariage ...
Nous demandons à manger au 2°service (c'est mieux !) et une table de 6 personnes , normal !
Nous demandons aussi à l'agence de signaler l"'évènement" , pour éventuellement avoir une petite attention de la part du croisiériste .....question prise en compte puisqu'on me demande une photocopie du livret de famille !
Un an plus tard.....Les documents d'embarquement arrivent et surprise !!!! je suis bien au 2° service , mais nos amis sont au 1er! Message à MSC sans réponse comme d'habitude , appel à l'agence ......c'est la faute à .....Bref
Moralité :cela ne sert à rien de réserver un an avant puisque nous nous sommes retrouvés sur une table de 6 (enfin ) au 2° service, mais au fin fond du restaurant .
EXCURSIONS !! C'est LE sujet qui peut fâcher . Tout le monde sait que les excursions sont hors de prix , mais pour finir de décourager les gens qui ont peur de manquer le bateau ! MSC a trouvé un moyen . Exemple :sur la brochure 2017- 2018 Escale à Civitavecchia (pour aller à Rome) , il est marqué :départ du bateau 17 heures. Effectivement , cela fait un peu juste ! donc les gens angoissés (ou ayant les moyens) se précipitent et réservent une excursion en amont du départ.Hors la veille de l'escale , sur le Daily program , on s'aperçoit que le retour à bord est à 18h,30 !! Cela laisse un peu plus de temps ! Exemple :excursion à Rome avec MSC (visite baroque) 89.90 euros par personne §!!avec voyage en car (3 heures A/R !) et un guide pour visiter (pour voir sans rentrer) le colisée , le panthéon, la place Navona , l la fontaine de trévi , la place Saint pierre . Bref du rapide mais largement faisable perso ! j'explique: A la descente du bateau , vous prenez la navette bus gratuite qui vous sort du port et vous transporte en ville sur un parking (occupé par les" margoulins "qui vont vous amener à Rome , mais attention , prix bas mais pas se sécurité retour .....Sur ce parking , vous prenez un bus qui vous emmènera à la gare (tarif 4 euros A/R ) .A la gare vous achetez un billet B I R G , qui vous permet de prendre le train (à composter) , le métro et le bus à volonté à Rome !çà vaut le coup, non? Tarif 12 euros!! Total transports 16 Euros ! Il y a des trains toutes les 1/2 heures .Je vous donne mon parcours pour info.Nous avons vu les mêmes monuments qu'avec MSC, dans un ordre différend , certes, mais on a tout vu ! Descendre à la station de train SAN PIETRO, de là vous descendez sur la place Saint Pierre . Etant donné que vous allez arriver un Dimanche , c'est blindé .Un monde fou , quelques photos et vous partez vers le Castel S.Angelo , n'essayez pas de rentrer, il y a 300 mètres de queue ! Vous traversez le fleuve par le Ponte Saint Angelo (photos) et vous vous dirigez vers la PIAZZA NAVONA avec ses belles fontaines .Vous êtes alors tout près du PANTHEON .visite ou non , et direction la FONTANA di TREVI !! A partir de là, direction la PIAZZA BARBERINI , c'est là que vous prenez le métro :direction ANAGNINA (ligne 1) descendez à la gare TERMINI , changez de ligne p prenez la "2" direction LAURENTINA , vous descendez , sortez du métro , et vous avez le COLISEE devant vous ! Pour le retour? même métro mais direction REBIBBIA ;descendre à TERMINI , monter sur les quais et prendre le train pour Civitavecchia , le quai le plus à droite ; Vous voilà de retour au bateau à l'heure! Economie non négligeable ! Excursion à VALENCE ; MSC propose une excursion à 52.90 euros par personne pour vous emmener au centre ville !?! pour les moins courageux , on vous propose un shuttle bus valencia pour 15 euros/personne A/R , (il vous dépose au même centre ville !curieux.. Et enfin , ma solution à 3 euros ! A la descente du bateau , prenez la navette gratuite qui vous emmène à la sortie du port , à la gare maritime.De là , à pied , cela vaut la peine ! vous vous dirigez vers la cité des sciences (que l'on aperçoit à 20 minutes de marche) de très belles photos à faire !De là vous prenez le bus ligne 95(1.50 euro) qui vous emmènera au centre ville.Vous visitez la cathédrale , le marché couvert magnifique, la place de l'AJUNTAMENT (mairie) , les rues commerçantes , les arènes un peu plus au sud .Pour rentrer , prenez la ligne 19 (1.50euro) La visite (rapide de valence ) a côuté :3 euros! Ce n'étaient que deux exemples .
ROOM SERVICE ; Depuis 2008 , date de notre première croisière , le service se dégrade de plus en plus! j'ai eu le malheur de commander une pauvre bouteille de vin pétillant ! room service ZERO , il parle indonésien et c'est tout! il faut passer par la réception !qui nous envoie au Divina Bar , quel cirque !Bref le prix de la bouteille affiché sur la brochure en cabine n'est pas le même qu'au bar! Je passe le retard à la livraison, Nous avons eu un mot d'excuse du maître d'hôtel le lendemain .Le surlendemain , nous avons découvert un message sur la porte de la cabine ( il était 23h.30) qui demandait de se rendre à la réception en" URGENCE".Imaginez ce qui vous passe par la tête !Je suis descendu à la réception pour entendre ":est-ce que le problème de la bouteille est réglé?" C'est pas sérieux !
J'ai demandé trois fois qu'on veuille bien me changer la télévision , impossible de rentrer dans le menu personnel pour consulter mon compte et avoir les infos, j'attends toujours !
ANIMATION La sonorisation d'ambiance est faite par les Italiens on sait qu'ils sont chez eux..... Les animateurs eux ne parlent pas , ils hurlent , de préférence en italien! bref , si vous tentez de vous reposer , c'est perdu! La musique est censée être différente dans tous les bars , en fait c'est plus ou moins le même style , toujours avec des chanteurs qui" braillent" et des musiciens , qui pour certains , mériteraient une formation ...... Le volume de la musique en boîte de nuit est abrutissant !on a vu des parents avec leur gosses dans les poussettes dans ce bruit incensé en boîte ! et personne ne l'interdit ? ALIMENTATION En baisse au fil des années ..les repas servis le soir sont bons mais ne méritent plus l'appellation de gastronomie ! Il y a eu mieux ! Les serveurs vous tombent dessus pour vous faire acheter des forfaits boissons , ne vous laissez pas embobiner , appréciez justement ce que vous aller consommer.Dans les forfaits , on vous donne pas le choix de la marque des vins , donc..... Certains serveurs , pour vous appâter avec les forfaits , vous proposent même du vin gratuit!! ce sont des bouteilles non consommées des forfaits .......curieux. ATTENTIONS A LA CLIENTELE Là aussi , ce n'est plus ce que c'était ! Pas un petit mot pour l'anniversaire de mariage , à la quatrième croisière MSC !en 2013, sur ce même bateau , nous avions eu le plaisir de déguster une bouteille de Champagne de marque accompagnée de fraises enrobées de chocolat et deux flûtes MSC offertes ! Il y avait des canapés, des petits fours , au cocktail du commandant , on dansait , c'est fini tout cà! Cette année, nous avons été invités au cocktail d'accueil du commandant ........la veille de débarquer !! au menu ;3 chips et une flûte de vin pétillant.....ou champagne , on ne sait pas, . Il faut passer par la case photo avec le commandant avant de rentrer dans la salle! vu le prix des photos!!!Le cocktail dure 5 minutes :arrivée du commandant et de quelques officiers , qui vante les nouveaux bateaux dont deux en construction , de la pub quoi! , et hop , on lève le verre et le cocktail est terminé .Et oui, le deuxième service est dans quinze minutes ..... C'est méprisant .Après le cocktail, c'est soirée de Gala ...c'est à dire tenue de soirée , OUI MAIS, sachant qu'il faut mettre les valises dans le couloir avant 23 heures (débarquement le lendemain) , et que le repas 2°service termine vers 23 heures ??? que fait-on ? on vient en jean?on sort de table avant le dessert?ou on débarque en smoking?
RESUME Sur l'ensemble d'une croisière , la première et la dernière journée sont perdues !Embarquement l'après midi et débarquement idem ! Très déçus de cette croisière . Quand vous arrivez dans le bateau , c'est dém........vous pour trouver votre cabine ! combien de personnes nous avons remis dans la bonne direction ! Et quand vous débarquez , alors là , tout le monde s'en fout , ni au revoir, ni un salut amical, dégagez !rentrez chez vous qu'on puisse reremplir le bateau !Dommage , encore une fois , l'argent et la rentabilité prennent le dessus , mais au détriment des passagers ! J'espère avoir éclairci quelques sujets, mais j'espère surtout qu'un ponte d'MSC , quelque part en Suisse , lira mes commentaires .......à défaut de répondre à nos mails . Cordialement.
!
EXCURSIONS !! C'est LE sujet qui peut fâcher . Tout le monde sait que les excursions sont hors de prix , mais pour finir de décourager les gens qui ont peur de manquer le bateau ! MSC a trouvé un moyen . Exemple :sur la brochure 2017- 2018 Escale à Civitavecchia (pour aller à Rome) , il est marqué :départ du bateau 17 heures. Effectivement , cela fait un peu juste ! donc les gens angoissés (ou ayant les moyens) se précipitent et réservent une excursion en amont du départ.Hors la veille de l'escale , sur le Daily program , on s'aperçoit que le retour à bord est à 18h,30 !! Cela laisse un peu plus de temps ! Exemple :excursion à Rome avec MSC (visite baroque) 89.90 euros par personne §!!avec voyage en car (3 heures A/R !) et un guide pour visiter (pour voir sans rentrer) le colisée , le panthéon, la place Navona , l la fontaine de trévi , la place Saint pierre . Bref du rapide mais largement faisable perso ! j'explique: A la descente du bateau , vous prenez la navette bus gratuite qui vous sort du port et vous transporte en ville sur un parking (occupé par les" margoulins "qui vont vous amener à Rome , mais attention , prix bas mais pas se sécurité retour .....Sur ce parking , vous prenez un bus qui vous emmènera à la gare (tarif 4 euros A/R ) .A la gare vous achetez un billet B I R G , qui vous permet de prendre le train (à composter) , le métro et le bus à volonté à Rome !çà vaut le coup, non? Tarif 12 euros!! Total transports 16 Euros ! Il y a des trains toutes les 1/2 heures .Je vous donne mon parcours pour info.Nous avons vu les mêmes monuments qu'avec MSC, dans un ordre différend , certes, mais on a tout vu ! Descendre à la station de train SAN PIETRO, de là vous descendez sur la place Saint Pierre . Etant donné que vous allez arriver un Dimanche , c'est blindé .Un monde fou , quelques photos et vous partez vers le Castel S.Angelo , n'essayez pas de rentrer, il y a 300 mètres de queue ! Vous traversez le fleuve par le Ponte Saint Angelo (photos) et vous vous dirigez vers la PIAZZA NAVONA avec ses belles fontaines .Vous êtes alors tout près du PANTHEON .visite ou non , et direction la FONTANA di TREVI !! A partir de là, direction la PIAZZA BARBERINI , c'est là que vous prenez le métro :direction ANAGNINA (ligne 1) descendez à la gare TERMINI , changez de ligne p prenez la "2" direction LAURENTINA , vous descendez , sortez du métro , et vous avez le COLISEE devant vous ! Pour le retour? même métro mais direction REBIBBIA ;descendre à TERMINI , monter sur les quais et prendre le train pour Civitavecchia , le quai le plus à droite ; Vous voilà de retour au bateau à l'heure! Economie non négligeable ! Excursion à VALENCE ; MSC propose une excursion à 52.90 euros par personne pour vous emmener au centre ville !?! pour les moins courageux , on vous propose un shuttle bus valencia pour 15 euros/personne A/R , (il vous dépose au même centre ville !curieux.. Et enfin , ma solution à 3 euros ! A la descente du bateau , prenez la navette gratuite qui vous emmène à la sortie du port , à la gare maritime.De là , à pied , cela vaut la peine ! vous vous dirigez vers la cité des sciences (que l'on aperçoit à 20 minutes de marche) de très belles photos à faire !De là vous prenez le bus ligne 95(1.50 euro) qui vous emmènera au centre ville.Vous visitez la cathédrale , le marché couvert magnifique, la place de l'AJUNTAMENT (mairie) , les rues commerçantes , les arènes un peu plus au sud .Pour rentrer , prenez la ligne 19 (1.50euro) La visite (rapide de valence ) a côuté :3 euros! Ce n'étaient que deux exemples .
ROOM SERVICE ; Depuis 2008 , date de notre première croisière , le service se dégrade de plus en plus! j'ai eu le malheur de commander une pauvre bouteille de vin pétillant ! room service ZERO , il parle indonésien et c'est tout! il faut passer par la réception !qui nous envoie au Divina Bar , quel cirque !Bref le prix de la bouteille affiché sur la brochure en cabine n'est pas le même qu'au bar! Je passe le retard à la livraison, Nous avons eu un mot d'excuse du maître d'hôtel le lendemain .Le surlendemain , nous avons découvert un message sur la porte de la cabine ( il était 23h.30) qui demandait de se rendre à la réception en" URGENCE".Imaginez ce qui vous passe par la tête !Je suis descendu à la réception pour entendre ":est-ce que le problème de la bouteille est réglé?" C'est pas sérieux !
J'ai demandé trois fois qu'on veuille bien me changer la télévision , impossible de rentrer dans le menu personnel pour consulter mon compte et avoir les infos, j'attends toujours !
ANIMATION La sonorisation d'ambiance est faite par les Italiens on sait qu'ils sont chez eux..... Les animateurs eux ne parlent pas , ils hurlent , de préférence en italien! bref , si vous tentez de vous reposer , c'est perdu! La musique est censée être différente dans tous les bars , en fait c'est plus ou moins le même style , toujours avec des chanteurs qui" braillent" et des musiciens , qui pour certains , mériteraient une formation ...... Le volume de la musique en boîte de nuit est abrutissant !on a vu des parents avec leur gosses dans les poussettes dans ce bruit incensé en boîte ! et personne ne l'interdit ? ALIMENTATION En baisse au fil des années ..les repas servis le soir sont bons mais ne méritent plus l'appellation de gastronomie ! Il y a eu mieux ! Les serveurs vous tombent dessus pour vous faire acheter des forfaits boissons , ne vous laissez pas embobiner , appréciez justement ce que vous aller consommer.Dans les forfaits , on vous donne pas le choix de la marque des vins , donc..... Certains serveurs , pour vous appâter avec les forfaits , vous proposent même du vin gratuit!! ce sont des bouteilles non consommées des forfaits .......curieux. ATTENTIONS A LA CLIENTELE Là aussi , ce n'est plus ce que c'était ! Pas un petit mot pour l'anniversaire de mariage , à la quatrième croisière MSC !en 2013, sur ce même bateau , nous avions eu le plaisir de déguster une bouteille de Champagne de marque accompagnée de fraises enrobées de chocolat et deux flûtes MSC offertes ! Il y avait des canapés, des petits fours , au cocktail du commandant , on dansait , c'est fini tout cà! Cette année, nous avons été invités au cocktail d'accueil du commandant ........la veille de débarquer !! au menu ;3 chips et une flûte de vin pétillant.....ou champagne , on ne sait pas, . Il faut passer par la case photo avec le commandant avant de rentrer dans la salle! vu le prix des photos!!!Le cocktail dure 5 minutes :arrivée du commandant et de quelques officiers , qui vante les nouveaux bateaux dont deux en construction , de la pub quoi! , et hop , on lève le verre et le cocktail est terminé .Et oui, le deuxième service est dans quinze minutes ..... C'est méprisant .Après le cocktail, c'est soirée de Gala ...c'est à dire tenue de soirée , OUI MAIS, sachant qu'il faut mettre les valises dans le couloir avant 23 heures (débarquement le lendemain) , et que le repas 2°service termine vers 23 heures ??? que fait-on ? on vient en jean?on sort de table avant le dessert?ou on débarque en smoking?
RESUME Sur l'ensemble d'une croisière , la première et la dernière journée sont perdues !Embarquement l'après midi et débarquement idem ! Très déçus de cette croisière . Quand vous arrivez dans le bateau , c'est dém........vous pour trouver votre cabine ! combien de personnes nous avons remis dans la bonne direction ! Et quand vous débarquez , alors là , tout le monde s'en fout , ni au revoir, ni un salut amical, dégagez !rentrez chez vous qu'on puisse reremplir le bateau !Dommage , encore une fois , l'argent et la rentabilité prennent le dessus , mais au détriment des passagers ! J'espère avoir éclairci quelques sujets, mais j'espère surtout qu'un ponte d'MSC , quelque part en Suisse , lira mes commentaires .......à défaut de répondre à nos mails . Cordialement.
!
Sécurité sur les routes malgaches English translation pending
bonjour
Nous partons en famille le 5 juillet pour Madagascar. au programme partie 1 : Antsirabé - Morandava - l'allée des baobab et les tsingy en voiture avec chauffeur partie 2 : De diégo suarez à Nossy bé dans les mêmes conditions ou en taxi brousse. entre les deux vol interne Tana-Diego si on trouve des places.
Au vues des nouvelles qui nous sont parvenues nous nous interrogeons sur l'opportunité de maintenir ce voyage dans sa forme actuelle, (voir abondon de ce projet au profit d'un stop à la réunion).
Au delà de ce que l'on connaissait déjà, deux nouvelles ont engendré ce doute. -attaques de touriste en voiture sur les tsingites (source propriétaire de l'hotel que nous avons réservé à notre arrivée à Tana). - attaques de de nuit de deux voitures sur la R 4 au nord de Tana avec violence et bléssé ( mains amputées pour une partie des passagers). source internet donc difficilement vérifiable
difficile de se faire d'ici une idée claire de la situation.
avez vous des infos sur ces deux évènements. ou plus généralement sur les conditions de voyage en ce moment.
cordialement
J-Pierre
Nous partons en famille le 5 juillet pour Madagascar. au programme partie 1 : Antsirabé - Morandava - l'allée des baobab et les tsingy en voiture avec chauffeur partie 2 : De diégo suarez à Nossy bé dans les mêmes conditions ou en taxi brousse. entre les deux vol interne Tana-Diego si on trouve des places.
Au vues des nouvelles qui nous sont parvenues nous nous interrogeons sur l'opportunité de maintenir ce voyage dans sa forme actuelle, (voir abondon de ce projet au profit d'un stop à la réunion).
Au delà de ce que l'on connaissait déjà, deux nouvelles ont engendré ce doute. -attaques de touriste en voiture sur les tsingites (source propriétaire de l'hotel que nous avons réservé à notre arrivée à Tana). - attaques de de nuit de deux voitures sur la R 4 au nord de Tana avec violence et bléssé ( mains amputées pour une partie des passagers). source internet donc difficilement vérifiable
difficile de se faire d'ici une idée claire de la situation.
avez vous des infos sur ces deux évènements. ou plus généralement sur les conditions de voyage en ce moment.
cordialement
J-Pierre
Itinéraire Québec - Tadoussac - Gaspésie en 4 semaines (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
J'avais posté il y a quelques temps un itinéraire qui excluait la Gaspesie et se concentrait sur le parc de la mauricie, de la Jacques Cartier, le fjord et les escoumins (itinéraire en famille de 5 personnes, donc 3 enfants de 5 à 11 ans) Je suis en train d'essayer d'y inclure la Gaspesie, pour essayer de rajouter plus de variétés, voir les grands classiques de la Gaspesie, et rechercher des activités pour les enfants. Je souhaite conserver malgré tout des endroits plus comme le parc de la Mauricie ou de la J. Cartier car ce genre de paysages nous attire beaucoup.
Voilà mon projet d'itinéraire et les (très nombreuses) questions associées:
J1: Arrivée à Montreal - courses - départ pour le parc de la Mauricie - Nuit Ottentik Mauricie 1 J2: Parc de la Mauricie - balades/baignades - Nuit Ottentik Mauricie 2 J3: Rando Canot chutes Waber - Nuit Ottentik Mauricie 3 J4: Départ pour Quebec: Soit matinée au parc soit départ matinal pour profiter de Quebec - Nuit Hotel Quebec (ou Levis?) 1 J5: Visite de Quebec - Nuit Hotel Quebec (ou Levis?) 2 Est ce que c'est trop court à Quebec? J6: Départ pour le parc des HG de la malbaie avec passage au canyon ste anne - Nuit Huttopia HG 1 J7: Balades HG de la malbaie - Nuit Huttopia HG 2 J8: Balades et rabaska dans le parc - Nuit Huttopia HG 3 Nous aurons 3 enfants de 5 à 11 ans, pourra t-on malgré tout faire des randos sympas avec eux? Pour la rabaska, je me suis renseignée, c'est ok. J9 - Départ pour Anse St Jean - Journée Baie des rochers - Nuit gite Anse St Jean 1 J10 - Balades Anse St Jean - Nuit gite anse st jean 2 J11 - Balades petit saguenay - Nuit gite Anse St Jean 3 Est ce trop long 2 jours complet? y a t-il des activités sympas avec lesenfants autres que des balades? J12 - Départ pour les escoumins, journée vers Sacré coeur (halte au beluga) - Nuit Condo Essipit J13 - Cap Bon désir - observation baleines - Nuit Condo Essipit 2 J14 - Tadoussac - Pointe de l'islet etc... - Nuit Condo Essipit 3 J15 - Départ pour la Gaspésie - traversier + route - Nuit gite vers parc gaspesie J16 - Randos balades parc gaspesie - Nuit gite parc gaspesie 2 J18 - Randos idem ou Exploramer à Ste Anne des monts - Nuit gite Gaspesie 3 Est ce trop avec de jeunes enfants? Y a t-il des randos qui leur seront accessibles? Nous voulons essayer de voir des animaux. J19 - Départ pour le parc Forillon - Nuit prêt à camper Forillon J20 - Balades dans le parc - Nuit prêt à camper Forillon 2 J21 - Départ pour Percé - visite Percé dans la journée. Nuit gite Percé1 J22 - Bateau pour l'ile bonaventure - Nuit gite percé 2 Faut il rester plus longtemps à Percé? Au cas ou pb meteo empechant d'aller à l'ile bonaventure le J22? ou est ce qu'on pourra envisager en cas de pbs de le faire J23 et de n'arriver à Bonaventure qu'en soirée? Sinon si un jour de plus, que faire à Percé en attendant? J23 - Départ pour Bonaventure - Nuit gite Bonaventure 1 J24 - Canoe sur la rivière - Nuit gite Bonaventure 2 J25 - Départ pour le parc du Bic - Nuit Huttopia Parc du Bic 1 Que faire pour rendre plus agréableles 4h de route? Parc Mishaga à 1h de bonaventure? y a t-il un arret sympa à faire? J26 - balades parc du bic - Nuit Huttopia Parc du Bic 2 J27 - balades parc du bic + activités proposées par le parc - Nuit Huttopia Parc du Bic 3 J28 - Route vers Quebec/J. Cartier - Nuit Huttopia J. Cartier 1 J29 - Randos J. Cartier - Nuit Huttopia J. Cartier 2 J30 - Rabaska + visite grottes + balades/baignades - Nuit Huttopia J. Cartier 2 J31 - Départ vers aéroport Montreal (ou quebec si je trouve un vol de retour de la)
Ca fait donc 31 jours, 3 de plus que ce que j'avais prévu initialement. Si j'arrive à trouver des gites pas trop chers en Gaspésie, ca peut peut etre se faire (et si le surplus 3 jours de voiture est raisonnable). Mais si je devais supprimer/allonger certaines choses, que me conseilleriez vous? J'essaie de varier les logements (prêt à camper et gites), d'insérer des activités sympas avec les enfants pour que ce ne soit pas que des randos. Mais il y a peut etre d'autres choses sympas à faire avec eux. Et je me demande si certains parcs ne sont pas redondants, si je ne devrais pas faire J. cartier juste apres Quebec etc...
Désolée pour la longueur! Et merci par avance de votre aide! Marie
J'avais posté il y a quelques temps un itinéraire qui excluait la Gaspesie et se concentrait sur le parc de la mauricie, de la Jacques Cartier, le fjord et les escoumins (itinéraire en famille de 5 personnes, donc 3 enfants de 5 à 11 ans) Je suis en train d'essayer d'y inclure la Gaspesie, pour essayer de rajouter plus de variétés, voir les grands classiques de la Gaspesie, et rechercher des activités pour les enfants. Je souhaite conserver malgré tout des endroits plus comme le parc de la Mauricie ou de la J. Cartier car ce genre de paysages nous attire beaucoup.
Voilà mon projet d'itinéraire et les (très nombreuses) questions associées:
J1: Arrivée à Montreal - courses - départ pour le parc de la Mauricie - Nuit Ottentik Mauricie 1 J2: Parc de la Mauricie - balades/baignades - Nuit Ottentik Mauricie 2 J3: Rando Canot chutes Waber - Nuit Ottentik Mauricie 3 J4: Départ pour Quebec: Soit matinée au parc soit départ matinal pour profiter de Quebec - Nuit Hotel Quebec (ou Levis?) 1 J5: Visite de Quebec - Nuit Hotel Quebec (ou Levis?) 2 Est ce que c'est trop court à Quebec? J6: Départ pour le parc des HG de la malbaie avec passage au canyon ste anne - Nuit Huttopia HG 1 J7: Balades HG de la malbaie - Nuit Huttopia HG 2 J8: Balades et rabaska dans le parc - Nuit Huttopia HG 3 Nous aurons 3 enfants de 5 à 11 ans, pourra t-on malgré tout faire des randos sympas avec eux? Pour la rabaska, je me suis renseignée, c'est ok. J9 - Départ pour Anse St Jean - Journée Baie des rochers - Nuit gite Anse St Jean 1 J10 - Balades Anse St Jean - Nuit gite anse st jean 2 J11 - Balades petit saguenay - Nuit gite Anse St Jean 3 Est ce trop long 2 jours complet? y a t-il des activités sympas avec lesenfants autres que des balades? J12 - Départ pour les escoumins, journée vers Sacré coeur (halte au beluga) - Nuit Condo Essipit J13 - Cap Bon désir - observation baleines - Nuit Condo Essipit 2 J14 - Tadoussac - Pointe de l'islet etc... - Nuit Condo Essipit 3 J15 - Départ pour la Gaspésie - traversier + route - Nuit gite vers parc gaspesie J16 - Randos balades parc gaspesie - Nuit gite parc gaspesie 2 J18 - Randos idem ou Exploramer à Ste Anne des monts - Nuit gite Gaspesie 3 Est ce trop avec de jeunes enfants? Y a t-il des randos qui leur seront accessibles? Nous voulons essayer de voir des animaux. J19 - Départ pour le parc Forillon - Nuit prêt à camper Forillon J20 - Balades dans le parc - Nuit prêt à camper Forillon 2 J21 - Départ pour Percé - visite Percé dans la journée. Nuit gite Percé1 J22 - Bateau pour l'ile bonaventure - Nuit gite percé 2 Faut il rester plus longtemps à Percé? Au cas ou pb meteo empechant d'aller à l'ile bonaventure le J22? ou est ce qu'on pourra envisager en cas de pbs de le faire J23 et de n'arriver à Bonaventure qu'en soirée? Sinon si un jour de plus, que faire à Percé en attendant? J23 - Départ pour Bonaventure - Nuit gite Bonaventure 1 J24 - Canoe sur la rivière - Nuit gite Bonaventure 2 J25 - Départ pour le parc du Bic - Nuit Huttopia Parc du Bic 1 Que faire pour rendre plus agréableles 4h de route? Parc Mishaga à 1h de bonaventure? y a t-il un arret sympa à faire? J26 - balades parc du bic - Nuit Huttopia Parc du Bic 2 J27 - balades parc du bic + activités proposées par le parc - Nuit Huttopia Parc du Bic 3 J28 - Route vers Quebec/J. Cartier - Nuit Huttopia J. Cartier 1 J29 - Randos J. Cartier - Nuit Huttopia J. Cartier 2 J30 - Rabaska + visite grottes + balades/baignades - Nuit Huttopia J. Cartier 2 J31 - Départ vers aéroport Montreal (ou quebec si je trouve un vol de retour de la)
Ca fait donc 31 jours, 3 de plus que ce que j'avais prévu initialement. Si j'arrive à trouver des gites pas trop chers en Gaspésie, ca peut peut etre se faire (et si le surplus 3 jours de voiture est raisonnable). Mais si je devais supprimer/allonger certaines choses, que me conseilleriez vous? J'essaie de varier les logements (prêt à camper et gites), d'insérer des activités sympas avec les enfants pour que ce ne soit pas que des randos. Mais il y a peut etre d'autres choses sympas à faire avec eux. Et je me demande si certains parcs ne sont pas redondants, si je ne devrais pas faire J. cartier juste apres Quebec etc...
Désolée pour la longueur! Et merci par avance de votre aide! Marie
Planning circuit au Québec et parcs nationaux (Sépaq) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et partons au Québec du 8 au 29 septembre 2018.
Le planning sera à peu près celui-ci : - J1 : Arrivée à Montréal et depart vers 14h pour le Pow Wow International d'Akwesasne. - J2 : matinée au Pow Wow puis départ pour parc Mont Tremblant - J3 : journée au Mont Tremblant - J4 : Direction le parc de la Mauritie. Une seul journée car la moitié du parc est fermée ! - J5 : Matinée parc Mauritie puis direction parc Jacques Cartier - J6 : journée au parc Jacques Cartier - J7 : journée au Parc Grands Jardins - J8 : journée au Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie - J9 : Direction Grandes Bergeronnes en profitant de la journée pour visiter la rive sud du Parc national du Fjord du Saguenay. Deux nuits en chalet au camping "Mer et Monde" (réservé). - J10 : Journée Baleines : matinée en Kayak et après-midi en zodiac - J11 : visite de la rive nord du Parc national du Fjord du Saguenay - J12 : ferry Trois-Pistoles - Les Escoumins pour rejoindre la parc du Bic - J13 : journée dans le parc du Bic - J14 : direction le parc national de Gaspésie - J15 : journée dans le parc national de Gaspésie - J16 : direction Gaspé pour trois nuits aux "Chalets du Bout du Monde" (en cours de résa) - J17 : journée dans le parc Forillon - J18 : journée pour visitier Percé et Ile Bonaventure - J19 : journée de route pour rejoindre Rivière du Loup - J20 : direction la ville de Québec. Visite de la ville l'après-midi - J21 : matinée de visite de la ville de Québec. Puis en début d'après-midi, direction Montréal. - J22 : visite de la ville de Montréal sur la journée et décollage pour Paris à 22h.
Qu'en pensez vous de ce planning sachant que nous ne sommes pas de grands fans des villes ? Par contre, nous adorons la randonnée et la photo animalière !
Concernant les parcs, nous prendrons la carte annuelle des Parcs Nationaux du Québec. Peut-on l'acheter à l'entrée du premier parc ou doit-on obligatoirement la commander sur internet (sachant que nous habitons en France) ? Nous aimerions louer des chalets dans les différents parcs mais j'ai vu que les frais d'entrée des parcs étaient systématiquement inclus dans le prix de la réservation. Comment ça marche avec notre carte annuelle ? Sommes-nous remboursés à notre arrivée dans les chalets ? Et sous quel forme a lieu ce remboursement ?
Enfin, petit détail pratique, lors de la location de chalet, doit-on rendre le chalet prêt à la location suivante, c'est à dire avec un ménage en profondeur effectué par nos soins, ou doit on simplement le rendre en bon état (rangé, vaisselle propre...) mais sans ménage ?
Pour finir, nous souhaitons faire la visite du Parc Grands Jardins et Parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie en partant du même point de chute. Avez-vous une chambre d'hôtes ou des chalets à me conseiller ?
Je tiens à remercier tous ceux qui contribuent à ce forum car c'est une mine d'information. Merci à tous !!!
Solène
Nous sommes un couple et partons au Québec du 8 au 29 septembre 2018.
Le planning sera à peu près celui-ci : - J1 : Arrivée à Montréal et depart vers 14h pour le Pow Wow International d'Akwesasne. - J2 : matinée au Pow Wow puis départ pour parc Mont Tremblant - J3 : journée au Mont Tremblant - J4 : Direction le parc de la Mauritie. Une seul journée car la moitié du parc est fermée ! - J5 : Matinée parc Mauritie puis direction parc Jacques Cartier - J6 : journée au parc Jacques Cartier - J7 : journée au Parc Grands Jardins - J8 : journée au Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie - J9 : Direction Grandes Bergeronnes en profitant de la journée pour visiter la rive sud du Parc national du Fjord du Saguenay. Deux nuits en chalet au camping "Mer et Monde" (réservé). - J10 : Journée Baleines : matinée en Kayak et après-midi en zodiac - J11 : visite de la rive nord du Parc national du Fjord du Saguenay - J12 : ferry Trois-Pistoles - Les Escoumins pour rejoindre la parc du Bic - J13 : journée dans le parc du Bic - J14 : direction le parc national de Gaspésie - J15 : journée dans le parc national de Gaspésie - J16 : direction Gaspé pour trois nuits aux "Chalets du Bout du Monde" (en cours de résa) - J17 : journée dans le parc Forillon - J18 : journée pour visitier Percé et Ile Bonaventure - J19 : journée de route pour rejoindre Rivière du Loup - J20 : direction la ville de Québec. Visite de la ville l'après-midi - J21 : matinée de visite de la ville de Québec. Puis en début d'après-midi, direction Montréal. - J22 : visite de la ville de Montréal sur la journée et décollage pour Paris à 22h.
Qu'en pensez vous de ce planning sachant que nous ne sommes pas de grands fans des villes ? Par contre, nous adorons la randonnée et la photo animalière !
Concernant les parcs, nous prendrons la carte annuelle des Parcs Nationaux du Québec. Peut-on l'acheter à l'entrée du premier parc ou doit-on obligatoirement la commander sur internet (sachant que nous habitons en France) ? Nous aimerions louer des chalets dans les différents parcs mais j'ai vu que les frais d'entrée des parcs étaient systématiquement inclus dans le prix de la réservation. Comment ça marche avec notre carte annuelle ? Sommes-nous remboursés à notre arrivée dans les chalets ? Et sous quel forme a lieu ce remboursement ?
Enfin, petit détail pratique, lors de la location de chalet, doit-on rendre le chalet prêt à la location suivante, c'est à dire avec un ménage en profondeur effectué par nos soins, ou doit on simplement le rendre en bon état (rangé, vaisselle propre...) mais sans ménage ?
Pour finir, nous souhaitons faire la visite du Parc Grands Jardins et Parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie en partant du même point de chute. Avez-vous une chambre d'hôtes ou des chalets à me conseiller ?
Je tiens à remercier tous ceux qui contribuent à ce forum car c'est une mine d'information. Merci à tous !!!
Solène
Macédoine, Kosovo, Albanie en transports locaux English translation pending
Voici le résumé de mon séjour dans ces 3 pays. Le but principal était l'Albanie mais les vols étaient chers. J'ai finalement pris un vol aller vers Skopje en Macédoine et un retour depuis Corfou, ce qui était moins cher.
J'aurais voulu louer une voiture en Albanie en partant du nord et en la laissant à Saranda au sud mais je n'ai pas trouvé de loueur qui acceptait ça.
Je suis partie pendant l'été 2016.
J1 : arrivée à Skopje. Un bus fait la navette vers la gare de trains et la gare routière puis l’hôtel Holiday Inn dans le centre (175MKD = 2.8€). J’ai acheté mon ticket au stand dans le hall de l’aéroport et payé avec une carte bancaire. Pas trop de bus, j’attends 45 min. En 30 min, on atteint le centre. J’ai réservé un appart, tout proche de l’Holiday Inn, j’y vais à pied.
La ville n’est pas immense et se visite aisément à pied. Mémorial Mère Térésa (née ici). Place principale, old bazar, forteresse, balade nocturne le long du Vardar (la rivière mais aussi le nom du club de foot). Très agréable. Repas ds un des nombreux restos au bord de l’eau : 490MKD (8€) pour un cocktail et une salade copieuse.

J2 : rando au Matka Canyon, 45 min de bus depuis la gare routière (35 MKD 0.57€). Pas de touristes ds le bus mais quelques papys armés de cannes prêts à attaquer le canyon. La construction d’un barrage a provoqué l’inondation de grottes en amont, un paradis pour les spéléologues. Un chemin longe le lac, au bord de la paroi. Si j’ai bien compris, il y a 9 km jusqu’au bout puis il faut revenir par le même chemin. La 2e partie est un peu plus difficile.
Je fais une partie du sentier puis reviens sur mes pas pour faire la balade en bateau. Entretemps, il y a beaucoup de monde ! Le bateau s’arrête en chemin pour qu’on puisse visiter un lac souterrain puis voir l’entrée de la grotte inondée. Ca dure +- 50 min (400MKD 6.5€). Attention pour les chiroptophobes, il y en a dans la grotte. Pour les gens avec des poussettes, le chemin est accessible jusqu’au resto, à la chapelle et au départ des bateaux mais pas le long de la rando dans le canyon.
C’est vraiment très beau. A ne pas manquer si vous êtes à Skopje. Je me suis fait donner les horaires de bus par le chauffeur à l’aller mais finalement, le bus a 30 min de retard.


J1 : arrivée à Skopje. Un bus fait la navette vers la gare de trains et la gare routière puis l’hôtel Holiday Inn dans le centre (175MKD = 2.8€). J’ai acheté mon ticket au stand dans le hall de l’aéroport et payé avec une carte bancaire. Pas trop de bus, j’attends 45 min. En 30 min, on atteint le centre. J’ai réservé un appart, tout proche de l’Holiday Inn, j’y vais à pied.
La ville n’est pas immense et se visite aisément à pied. Mémorial Mère Térésa (née ici). Place principale, old bazar, forteresse, balade nocturne le long du Vardar (la rivière mais aussi le nom du club de foot). Très agréable. Repas ds un des nombreux restos au bord de l’eau : 490MKD (8€) pour un cocktail et une salade copieuse.

J2 : rando au Matka Canyon, 45 min de bus depuis la gare routière (35 MKD 0.57€). Pas de touristes ds le bus mais quelques papys armés de cannes prêts à attaquer le canyon. La construction d’un barrage a provoqué l’inondation de grottes en amont, un paradis pour les spéléologues. Un chemin longe le lac, au bord de la paroi. Si j’ai bien compris, il y a 9 km jusqu’au bout puis il faut revenir par le même chemin. La 2e partie est un peu plus difficile.
Je fais une partie du sentier puis reviens sur mes pas pour faire la balade en bateau. Entretemps, il y a beaucoup de monde ! Le bateau s’arrête en chemin pour qu’on puisse visiter un lac souterrain puis voir l’entrée de la grotte inondée. Ca dure +- 50 min (400MKD 6.5€). Attention pour les chiroptophobes, il y en a dans la grotte. Pour les gens avec des poussettes, le chemin est accessible jusqu’au resto, à la chapelle et au départ des bateaux mais pas le long de la rando dans le canyon.
C’est vraiment très beau. A ne pas manquer si vous êtes à Skopje. Je me suis fait donner les horaires de bus par le chauffeur à l’aller mais finalement, le bus a 30 min de retard.


Perplexité! English translation pending
Pourquoi des débats entre voyageurs qui à priori ont des goûts et des aspirations communes dégénèrent elles en affrontements agressifs ?
Cette tendance m’inquiète pas vous ?