Results for "Moscou+|+6+>+177"
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Hammamet, la perle de la Tunisie English translation pending
retraité ancien fonctionnaire de l'etat francais, j'apprecie hammamet l'ancienne plutot que yasmine hammamet la nouvelle.trop de flon flon a yasmine hammamet, plus de convivialités a hammamet nord ou les gens sont plus sympathiques.Plus calme, plus vivante, riche de son folklore, pittoresque par son cimetierre pres de la mer, son fort, ses plages ou les bateaux de peche attisent la convoitise des touristes.messieurs les touristes respectez ses lieux magnifiques et respectez par votre tenue l'islam tres liberal qui regne ici.
Voyage à Phuket sans parler anglais? English translation pending
bonjour a tous, je parts mi mars a phuket, mais ne parle pas l anglais !!!!! est il difficil de de se débrouiller labas sans l anglais, a l hotel, resto, plage, et eventuellement excursions a d autres iles ?? merci de vos conseilles. Paul
Indonésie comme premier voyage à sac à dos English translation pending
Bonjour à Tous, et Meilleurs Voeux pour 2008,
Tout d'abord, merci à tous et toutes pour les informations que vous m'avez permis de glaner au fil de ces quelques jours. 🙂
Notre projet, voyager en Sac à Dos, une première, pour découvrir l'Indonésie pendant 25 jours, en juin. Et à la lecture de vos récits, j'ai hate d'y être, mais voilà plusieurs petites questions restent en suspens. Pourriez vous m'aider de vos expériences, merci à vous. 😉 Nous avons déjà les dates de voyages et les 3 étapes que nous voudrions faire. Nous nous arrêtons 2 jours à Singapour, puis de Singapour nous partons pour Médan. Après nous ne savons pas qu'elle ile faire, mais nous savons que nous repartons de Bali.
Nous devons commencer par acheter tout le matériel, car nous n'avons pas grand chose, et j'aimerais savoir si : La boutique "Lafuma mère" dans le 26, est au niveau des tarifs plus mieux que moins. Comment acheter le sac à dos le plus adapté et chez qui? en ce moment décat fait des prix, mais ???? Que devons nous emmener d'indispensable pour ce voyage? Où acheter les cartes routières de l'indonésie, neuve ou d'occas?? Est il facile d'envoyer des colis de Singapour?? Taxes ou no Taxes sur les produits high tech? Est il facile d'envoyer des colis d'Indonésie ?? Où dormir à Medan ou alentours?? auberge jeunesse, guest house...????Encore merci, bonne prépa pour les futurs voyageurs, 😏 à Bientôt
Tout d'abord, merci à tous et toutes pour les informations que vous m'avez permis de glaner au fil de ces quelques jours. 🙂
Notre projet, voyager en Sac à Dos, une première, pour découvrir l'Indonésie pendant 25 jours, en juin. Et à la lecture de vos récits, j'ai hate d'y être, mais voilà plusieurs petites questions restent en suspens. Pourriez vous m'aider de vos expériences, merci à vous. 😉 Nous avons déjà les dates de voyages et les 3 étapes que nous voudrions faire. Nous nous arrêtons 2 jours à Singapour, puis de Singapour nous partons pour Médan. Après nous ne savons pas qu'elle ile faire, mais nous savons que nous repartons de Bali.
Nous devons commencer par acheter tout le matériel, car nous n'avons pas grand chose, et j'aimerais savoir si : La boutique "Lafuma mère" dans le 26, est au niveau des tarifs plus mieux que moins. Comment acheter le sac à dos le plus adapté et chez qui? en ce moment décat fait des prix, mais ???? Que devons nous emmener d'indispensable pour ce voyage? Où acheter les cartes routières de l'indonésie, neuve ou d'occas?? Est il facile d'envoyer des colis de Singapour?? Taxes ou no Taxes sur les produits high tech? Est il facile d'envoyer des colis d'Indonésie ?? Où dormir à Medan ou alentours?? auberge jeunesse, guest house...????Encore merci, bonne prépa pour les futurs voyageurs, 😏 à Bientôt
Air France: vol Roissy-Miami English translation pending
Bonjour,
J'hésite à réserver mon vol Paris / Miami sur Air France. Il a le mérite d'être direct pour pas beaucoup plus cher... Par contre, j'ai peur d'une grêve comme ils savent si bien les faire...
Les grêves concernent-elles uniquement les vols intérieurs ou également les vols internationaux ?
Merci d'avance.
Rallye Paris Dakar risque de disparaître? English translation pending
Bonjour!!!!😉
UNE VRAIE QUESTION, ME VIENS A L' ESPRIT, LE PARIS-DACKAR NE RISQUE T-IL PAS DE DISPARAITRE
UNE VRAIE QUESTION, ME VIENS A L' ESPRIT, LE PARIS-DACKAR NE RISQUE T-IL PAS DE DISPARAITRE
Départ imminent pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
pour résumer, nous avons bloqué en dernière-minute un billet Nice - Bangkok pour mon chéri, notre loulou de bientôt 3 ans et moi-même et nous avons jusqu'à mercredi pour le confirmer. Cela fait 5 ans que j'attends de retourner en Thailande, mais avec un enfant, c'est plus compliqué!!! Sans être une maman inquiète, je me pose des questions. Nous restons sur place juqu'à mi-février...
Premier souci: nous avons une escale de 22 heures à Dubai. A priori (mais à vérifier), notre billet ne coûte pas assez cher pour que Emirates prenne en charge un hébergement (logique🤪), et en plus, on arrive à 1h du matin... Je n'ai pas envie d'imposer un plan galère à mon fils, alors si vous avez des tuyaux pour des hôtels à prix "décents" à Dubai, je suis preneuse...
Souci suivi, c'est que le départ est imminent: le 6 janvier. Dans ma banque, il faut un délai d'environ 1 semaine pour obtenir des travellers, et avec les fêtes, c'est mort... Est ce que vous savez où en trouver sans délai? Il nous reste évidemment l'option carte visa, mais on préférait éviter...
Ensuite, nous arrivons à BKK vers 8h du matin. On pensait filer directement vers le sud et s'arrêter en premier lieu à Hua Hin, pour éviter de faire trop de route. Question: train ou bus??? Si vous avez des tuyaux au niveau hébergements, n'hésitez pas...
Mon ami doit impérativement être en France le 17 février, mais j'ai la possibilité de prolonger mon séjour avec mon fils jusqu'à la fin du mois. En plus, mes parents seront eux aussi sur place... Ma question s'adresse plutôt aux parents: à ma place, vous resteriez ou bien vous rentreriez avec votre compagnon???? Cruel dilemme!!!
Merci à tous ceux qui auront la patience de me lire, et de me répondre...
Fanny
Voyager seule à 50 ans? English translation pending
Me voilà avec des grands enfants qui ne partent plus l'été avec nous, mon mari qui n'a qu'un mois maxi de dispo, et moi qui rêve de voyages au long cours, pour qui le voyage qui se termine fin juillet avec un mois à la maison dans la grisaille d'août est frustrant... Envie de prendre le temps de me ballader dans des pays que j'aime (l'Asie particulièrement), à mon rythme. Mais les questions m'assaillent : suis-je assez forte, assez maligne, organisée, et si je tombais malade, si je perdais mes papiers ou si je ne sais trop quelle galère et si je cafardais le soir dans mon hôtel plein de routards de 20 ans qui n'auraient pas envie de causer à une trop vieille... 50 ans n'est-ce pas déraisonable pour commencer à voyager seule ? car même si je rêve depuis toujours sur les voyages de Alexandra David Neel, j'ai rien d'une aventurière. Merci pour vos avis précieux, vos impressions et conseils.
Amicalement
Questions existentielles pour le cyclo-campeur English translation pending
Un brin d'intrigue:🙂
Pourquoi retourner son vélo pour le réparer ?
Pourquoi voyager avec un casque si c’est pour le laisser accroché au porte bagage la plupart du temps ?
Pourquoi tant de cyclo nous disent vouloir rouler » cool » et non dans un esprit de compétition ; Alors qu’il n’existe nul par dans le monde de compétition de cyclo voyage ?
Pourquoi les sacoches guidon oertlieb sont elles munie d’une fermeture à clef pour ne pas se défaire de leur support, alors que rien n’empêche un voleur de l’ouvrir pour en dévaliser le contenu ?
Pourquoi toujours dire qu’il est bon de rouler tranquilou en voyage alors que tout le monde est content d’afficher son nombre de km ou de cols réalisés en X jours ???
Pourquoi tant de cyclistes de niveau départemental, régional, national et si peut parmis eux qui deviennent cyclo voyageur ?
…A la limite, les réponses, je m’en moque. Mais si vous avez d’autres questions ; j’aime bien !😛
Pourquoi retourner son vélo pour le réparer ?
Pourquoi voyager avec un casque si c’est pour le laisser accroché au porte bagage la plupart du temps ?
Pourquoi tant de cyclo nous disent vouloir rouler » cool » et non dans un esprit de compétition ; Alors qu’il n’existe nul par dans le monde de compétition de cyclo voyage ?
Pourquoi les sacoches guidon oertlieb sont elles munie d’une fermeture à clef pour ne pas se défaire de leur support, alors que rien n’empêche un voleur de l’ouvrir pour en dévaliser le contenu ?
Pourquoi toujours dire qu’il est bon de rouler tranquilou en voyage alors que tout le monde est content d’afficher son nombre de km ou de cols réalisés en X jours ???
Pourquoi tant de cyclistes de niveau départemental, régional, national et si peut parmis eux qui deviennent cyclo voyageur ?
…A la limite, les réponses, je m’en moque. Mais si vous avez d’autres questions ; j’aime bien !😛
Delta Airlines pour le vol Nice-New York English translation pending
Bonour à tous,
Voilà je dois prendre le vol DL083 qui fait un Nice New York en direct par Delta Airline...
je sais que cette compagnie est loin d' être la meilleur mais pas non plus la pire.
En temps normale étant un inquiet de l' avion je vol uniquement sur Air France ou sur des compagnie comme Emirates car leur avion sont tout neuf.
Connaissez vous les 767 300 qu' utilise Delta sur cette ligne ? Sont propre et bien entretenu ?
J' ai peur de me retrouver dans un vieux coucou de 25 ans et passer le pire voyage de ma vie... 9 heures d' angoisse c'est dur...
Alors si vous avez des informations ou avis sur les appareils de cette compagnies je serais bien rassurées... Ou pas...😉
On à toujours un peu honte de parler de ce genre de chose mais il est difficile d' être rassuré quand on voit ce qui se passe dans le ciel...
Merci par avance
Christian
Voilà je dois prendre le vol DL083 qui fait un Nice New York en direct par Delta Airline...
je sais que cette compagnie est loin d' être la meilleur mais pas non plus la pire.
En temps normale étant un inquiet de l' avion je vol uniquement sur Air France ou sur des compagnie comme Emirates car leur avion sont tout neuf.
Connaissez vous les 767 300 qu' utilise Delta sur cette ligne ? Sont propre et bien entretenu ?
J' ai peur de me retrouver dans un vieux coucou de 25 ans et passer le pire voyage de ma vie... 9 heures d' angoisse c'est dur...
Alors si vous avez des informations ou avis sur les appareils de cette compagnies je serais bien rassurées... Ou pas...😉
On à toujours un peu honte de parler de ce genre de chose mais il est difficile d' être rassuré quand on voit ce qui se passe dans le ciel...
Merci par avance
Christian
Croisière au Cap Nord (Norvège) English translation pending
Nous partons le 14 juillet 2008 pour une croisière : Cap Nord, Spitzberg, islande sur le princess Danaé.nous sommes à la recherche d' informations concernant les escales, , le bateau.Nous partons avec 2 de nos fils de 15 et 10 ans. Merci d'avance pour nous faire partager vos expériences et vos conseils pratiques.
Retour d'Ouzbékistan: un super beau voyage! (septembre/octobre 2007) English translation pending
Bon, allez, je me lance...
J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉
Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛
Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...
C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !
Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !
Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.
Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.
Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.
Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉
Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛
Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...
C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !
Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !
Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.
Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.
Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.
Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
Espagne: Madrid, entre travail et découverte English translation pending
Il n’est pas facile de combiner le travail et la découverte d’une ville, d’autant que dans le cas présent je suis arrivé sur place avec 39 de fièvre. Résultat, la première soirée m’a permis de rien voir à part ma chambre d’hôtel. Bien souvent le regard que j’ai sur les villes où je me déplace est limité à une vision nocturne. Cette fois-ci, j’ai eu l’occasion d’aller un peu plus loin. Ca reste superficiel par rapport à tout ce que l’on peux trouver dans des guides de voyages mais je considère que c’est toujours mieux que rien, d’autant que ce n’est pas le but de ma visite, et cela m’a donné envie d’y retourner pour approfondir. En dehors de nombreuses fois dans les Iles Baléares, il y a très longtemps, je n’étais jamais venu en Espagne.
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Thaïlande: gardez vos mains dans les poches English translation pending
Comme vous pourrez constater 8000 baths pour avoir touche/tripatouille une prostituee ( celles dans ces coins la sont du metier), un racket policier qui rapporte !bien sur ils partagent ensuite avec l'outragee.Ici tout se termine par de l'argent sous menace de prison si refus bien sur.
j'ai le souvenir d'un touriste qui avait gifle une petite conne de 15 ans qui lui avait balance lors de Songkram le nouvel an un plein seau d'eau dans une rue tranquille, donc pas un coin ou ca arrose il a eu des papiers endommages.Verdict policier 3000 baths pour l'outragee ! ou zonzon.
http://www.pattayadailynews.com/shownews.php?IDNEWS=0000004231
CSA & IL62M English translation pending
En réponse à
Bonjour! Merci de m'avoir repondu, j'espere un jour que Csa aura de nouveau le reseau que vous m'avez montre mais a bord des avions occidentaux cette fois-ci si cela revenait un jour. De plus les types d'avion que j'ai eu sur votre compagnie aerienne etaient un Airbus a 310-300, un Boeing 737-400 et 500 et j'ai trouve ces avions plus confortables que Il-62m. Mais Il-62m, est interdit d'atterir dans certains aeroports du monde a cause de deux raisons qui sont trop bruyant et aussi trop vieux. Lors de mon premier voyage avec CSA Czech Airlines, j'ai constate la compagnie n'avait plus d'avions sovietiques dans ca flotte. Pour ce qui est du remplacement de l'Airbus a 310-300, il se peut que ca soit un Airbus a 330-200 ou un Boeing 787 Dreamliner mais mere trouve un Boeing plus fiable qu'un Airbus. De plus j'aimerais savoir si vous etes pilote. Si non quel metier pratiquez vous au sein CSA Czech Airlines? Finallement, je suis membre du programe OK PLUS et cela me donnerai des points en voyageant avec vous et avec un autre membre de l'Alliance Sky Team. Merci et au plaisir de retourner avec vous l'interieur de periode de 10 ans. Maltchinski Felix.
Bonsoir,
Voici les réponses à tes question & je ne voulais surtout pas faire du blog « Réveillonner à Prague » un blog sur CSA & son histoire. Non je ne suis pas pilote & je ne crois pas que cela serait une bonne idée, au risque de voir le nombre de fatalités augmenter. Par contre, mon père était pilote pour CSA sur l’IL62. Quant à moi, j’essaie de remplir la mission qui est « At home in the Skies » donc je suis PNC.
Les derniers vols commerciaux réguliers opérés par des appareils soviétiques : IL62M : OK-OBL 28/10/94 PRG-BRU OK752 29/10/94 BRU-PRG OK753
Je doute que tu aies volé sur un IL62M de CSA en 2001 au départ de YUL, à moins que j’ai mal interprété ton message, mais le dernier vol sur YMX ( à l’époque opéré en IL62M) :
OK-OBL 08/02/94 PRG-BTS-YMX OK606 09/02/94 YMX mechanical 1er décollage 09/02/94 YMX mechanical 2e décollage 10/02/94 YMX-PRG OK607 Les IL62M se fesaient vieux à cette époque
OK-OBL
Par la suite, les IL62M ont été vendus à des charters tchèques tel que Bemoair/Espe Air/Georgia Air Prague/IDG/Air Praha & Domodedovo Airlines. En ce qui concerne, les IL62M, j’aimais beaucoup cet appareil pour la puissance de ces 4 moteurs au décollage & enfin on pouvait parler de puissance réelle, pour les amateurs de sensations fortes. Le problème avec les contructeurs russes n’est pas le savoir, mais la mise en pratique. Sur papier c’est A1 mais en réalité (sans commentaire) L’appareil était peu stable & beaucoup trop lourd en queue du au poids des moteurs, ce qui explique le train arrière afin d’assurer une certaine stabilité. C’est à se demander, si Solokiev prévoyait envoyé des IL62 sur la lune, ça on ignore !!!Un fait que plusieurs ignorent & que les américains ne reconnaissent absolument pas ( en 1969 avec l’arrivée de l’IL62M ( M qui signifie « mezinarodni ou international» & de la crise du pétrole en ex-URSS, Ilyushin pouvait se vanter d’avoir construit un appareil bruyant si, mais avec un range 10 300km, qui était supérieur aux autres constructeurs de l’époque. Mais comme les américains sont incapables d’accepter le fait que d’autres nations peuvent devancer leur savoir, ils ont préféré imposer des sanctions & restrictions aux appareils soviétiques, voilà la vraie raison. L’IL62M « ÉTAIT » un appareil aussi fiable et digne que les fameux DC-8/B707/DC10, qui quant à moi étaient aussi de véritables dangers volants & ont aussi causé la mort de centaines de passagers tout comme l’IL62.
TU154M & TU134A : Les derniers vols furent opérés jusqu’en 1994 & les 2 derniers TU134A furent détruit en Octobre 1995 (OK-EFJ & OK-EFK)
A310 : OK-WAA (14 février 1991) OK-WAB (12 mars 1991)
OK-YAC (10 juin 2003)
OK-YAD (26 octobre 2004) celui-ci vole présentement pour le compte d’Air India & qu’est ce qu’il est moche aux couleurs mi CSA & mi Air India
Au risque de décevoir ta mère, CSA ne s’intéresse absolument pas au B787 ni au B777 & encore moins au B747-8. En 2004, avant que la direction ne change, CSA avait prévu faire l’acquisition d’A330 pour ces vols long-courriers, mais bon il fût décidé autrement. Actuellement, la flotte s’aligne plutôt sur le produit Airbus & non sur le produit Boeing.Pour le programme de fidelisation OK PLUS, voici un lien qui pourrait t’être utile : http://canada.czechairlines.com/en/portal/loyalty_programs/ffp_okplus/membership_guide/membership_guide_pdf.pdf En tant que compagnie membre de Skyteam, oui tu peux accumuler des miles sur tout nos partenaires : http://canada.czechairlines.com/en/portal/loyalty_programs/ffp_okplus/partners.htm
Pour ce qui est du réseau, certaines rumeurs veulent que les lignes PRG-YUL-YYZ & JFK sautent pour cause de non-rentabilité, rien n’est impossible. De plus, malgré que la compagnie va enregistrer un bénéfice net en 2007 suite à la restructuration, le transporteur sera privatisé & malheureusement Aeroflot semble être fort intéressé. J’espère bien que non, voilà qui irait à l’encontre du printemps 1968 & 1989 pour nous. D’autant plus, que je ne souhaite pas voir CSA devenir une marrionnette pour le groupe AF-KLM, si je veux m’éclater, j’irais au Théatre National merci.
Sur ce, j’espère avoir répondu à tes questions & bonne soirée!!!
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Quel tour opérateur pour la Chine? English translation pending
Salut à tous,
Quelle Tour Operator pour la Chine? Faut-il prendre une TO au départ de la France ou Acheter le billet d’Avion et en prendre une là-bas ? Merci de vos conseils.😉
Quelle Tour Operator pour la Chine? Faut-il prendre une TO au départ de la France ou Acheter le billet d’Avion et en prendre une là-bas ? Merci de vos conseils.😉
Impressions d'une thaïlandaise en Belgique English translation pending
Ma copine thailandaise est venue passer quelques semaines chez moi cet été. C'était son premier voyage hors de son pays...
Quelques unes de ses réactions on été assez surprenantes...
Par exemple, elle ne savait pas ce qu'était un radiateur. D'autres appareils ont également suscité son attention: l'aspirateur et le lave linge....
Elle a également trouvé surprenant qu'en Belgique, les stations service soient self-service...
De même... l'idée qu'on se fait d'un pays fait parfois sourire: par exemple, elle avait dans ses bagages un bonnet de laine.... 🤪 Comme s'il faisait froid l'été en Belgique... 😇
Dans l'ensemble, elle a bien apprécié son voyage; surtout d'un point de vue culinaire. 48 Kilos à l'arrivé et 53 au retour. 🤪🤪🤪
Voilà quelques anécdotes qui m'ont bien fait sourire. 🙂
Itinéraire en voiture Belgique -Odessa en Ukraine English translation pending
Bonjour,
Dans le courant de 2008, j 'ai l 'intention de me rendre à Odessa ( Ukraine) en voiture. J 'habite en Belgique. A 30km de Lille. Je compte faire le voyage en 2 jours. J 'essaierai de me trouver un logement, ou hotel, à mi-parcours Peut-on me suggérer un itinéraire? Je ferai le voyage avec mon fils, qui peut conduire la voiture aussi. Les conseils reçus vont peut- etre nous orienter vers un voyage en avion ? ( plus onéreux, mais aussi plus reposant) Merci d 'avance pour vos réponses...
Dans le courant de 2008, j 'ai l 'intention de me rendre à Odessa ( Ukraine) en voiture. J 'habite en Belgique. A 30km de Lille. Je compte faire le voyage en 2 jours. J 'essaierai de me trouver un logement, ou hotel, à mi-parcours Peut-on me suggérer un itinéraire? Je ferai le voyage avec mon fils, qui peut conduire la voiture aussi. Les conseils reçus vont peut- etre nous orienter vers un voyage en avion ? ( plus onéreux, mais aussi plus reposant) Merci d 'avance pour vos réponses...
Quel est votre type d'avion préféré? English translation pending
Bonjour à tous,
On parle beaucoup de compagnie, de service, de classe, de PAX, de PNC, mais sur quelle machine préférez vous voler ? personnellement, je suis un fan inconditionnel du 744. D'accord, il consomme, il pollue, il est bruyant (quoique) mais quelle ligne, quelle puissance. J'aimerais avoir vos avis version PAX et version PNC.
@ bientôt
Philippe
On parle beaucoup de compagnie, de service, de classe, de PAX, de PNC, mais sur quelle machine préférez vous voler ? personnellement, je suis un fan inconditionnel du 744. D'accord, il consomme, il pollue, il est bruyant (quoique) mais quelle ligne, quelle puissance. J'aimerais avoir vos avis version PAX et version PNC.
@ bientôt
Philippe
4X4 et remorque en tour du monde? English translation pending
Bonjour,
nous souhaitons partir pour un long périple qui devra nous mener sur les routes africaines et d'amérique latine.
Comme nous devons trimbaler pas mal de matériel pour le spectacle que nous jouons, je songe à un 4X4 type defender pour la tribu (2 adultes et 2 enfants), avec tente de toit et le bric à brac voyage dans le véhicule ET à une remorque fermée pour le matériel spectacle (structure en bois et métal, démontable, pouvant tenir dans une remorque de 3 mètres de long plus caisse de petit matériel).
L'avantage de la remorque et de pouvoir la poser quand nous ne jouons pas. Et le coût est moindre qu'un camion 4X4.
Son inconveniant ? Passera t'elle les routes africaines et le 4X4 la tirera t'elle sur les côtes d'am. du sud ?
Qu'en pensez vous ?
Merci
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50��… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50��… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Vol Air France: Paris-Tokyo English translation pending
Alors comme en France il est toujours de bon ton de tout critiquer et en particulier Air France et bien moi je vais faire le contraire. En effet je viens de faire un aller retour CDG/NRT vraiment tres agreable. Même à CDG je n'ai eu aucun probleme incroyable mais vrai! Faut dire qu'on partait du 2F terminal assez agreable, en plus à 23h30 et d'apres ce que me disait une employée du salon AF depuis l'ouverture du S3 ça a beaucoup desengorgé les autres terminaux donc moins de monde à la douane, aux filtres securités et au salon ce qui est appreciable. En ce qui concerne le vol ça faisait longtemps que je n'avais pas volé sur AF et je dois bien dire que j'ai été tres agreablement surpris. L'avion etait un B777.300 flambant neuf, et en espace affaire nous avons pu profiter du tout dernier siege J qui est vraiment tres confortable. Nous avons decollé à l'heure à 23h30 et apres le repas qui etait vraiment tres bon (pour les raleurs et difficiles je vous rappelle que vous êtes en avion et non pas dans un restaurant gastronomique) j'ai pratiquement dormi pendant tout le vol. Ok le siege n'est pas completement plat une fois en position lit mais cela ne gene absolument pas pour dormir. De plus apparemment par rapport aux anciens sieges ils ont rajouté un repose pied. Franchement quand je lis les commentaires de certaines personnes je me dis que ce sont vraiment des enfants gatés qui ralent pour la moindre chose. Ils ont du oublier ce que c'est de voyager en eco car franchement le voyage en business est vraiment tres confortable alors dire que le fauteuil est nul faut pas abuser. Ok on peut toujours trouver quelques petits trucs à ameliorer mais de maniere generale tout etait tres bien. Aussi bien le confort du siege, que le repas et les pnc qui etaient vraiment professionnels chaleureux disponibles tout au long du vol et tres souriants. De plus j'ai beaucoup apprecié la presence d'hotesses japonaises qui nous donnent l'impression d'etre deja un peu au japon. J'ai beaucoup aimé aussi les glaces Haggen dazs disponible durant le vol et à volonté 😛. En ce qui concerne la video je n'ai pas vraiment de commentaire à faire vu qu'à part regarder notre position sur la carte je n'ai pas regardé de films. Si un truc assez sympa c'est la camera qui permet de voir les paysages que l'on survole, le decollage etc...même si on est pas à un hublot. Bref tres bon vol et je recommande vraiment AF. Ok c'est peut etre pas aussi bien que certaines compagnies asiatiques comme Singapore airlines mais il faut voir que ces compagnies aeriennes asiatiques ne doivent pas avoir aussi les mêmes couts et charges qu'en europe, là où singapore airlines a un equipage de 20 PNC les compagnies europeennes n'en n'ont que 12 voir 14, forcemment le service ne peut etre le même. Bref il faut comparer ce qui est comparable et au niveau europeen AF et beaucoup mieux que IB, KLM, AZ voir même LH avec qui j'avais fait un vol long courrier en éco et il n'y avait même pas de video individuelle sur un A340, avion assez recent. Enfin bref moi je suis français et tres satisfait d'air france 🙂
Fiabilité d'Air Asia? English translation pending
Bonjour.
Je me pose une petite question concernant Air Asia. Je fais finir mon sejour en Thailande par la région de Chang Mai, je part avec Qatar Airways le 20 septembre à 8h30 du matin. Pour gagner du temps j'aurais voulu prendre un vol Air Asia le 19 au soir qui me fais arriver à Bangkok à 20 ou 23h30 selon le vol, et comme ça hop je suis déja à l'aeroport pour le lendemain matin. (d'ailleur c'est bien suvarnabhumi pour Air Asia également ?) Par contre je me demande si les problemes sont fréquents ou non avec cette compagnie. Je m'explique, si pour une raison X ou Y je ne peut pas embarqué et que je reste coincé à Chang Mai je me retrouve confronter à un très gros probleme, je ne pourais pas avoir mon vol le lendemain pour la France. Qu'en pensez vous ?
Je me pose une petite question concernant Air Asia. Je fais finir mon sejour en Thailande par la région de Chang Mai, je part avec Qatar Airways le 20 septembre à 8h30 du matin. Pour gagner du temps j'aurais voulu prendre un vol Air Asia le 19 au soir qui me fais arriver à Bangkok à 20 ou 23h30 selon le vol, et comme ça hop je suis déja à l'aeroport pour le lendemain matin. (d'ailleur c'est bien suvarnabhumi pour Air Asia également ?) Par contre je me demande si les problemes sont fréquents ou non avec cette compagnie. Je m'explique, si pour une raison X ou Y je ne peut pas embarqué et que je reste coincé à Chang Mai je me retrouve confronter à un très gros probleme, je ne pourais pas avoir mon vol le lendemain pour la France. Qu'en pensez vous ?
Première destination touristique (France) comparée à la Thaïlande English translation pending
Nous sortions mardi de l'aéroport champêtre de sukkothai puis celui de Bkk avant de débarquer mercredi à 8h à CDG. Nous nous sommes amusés à comparer: l'accueil, la propreté, la politesse, la logistique bagages, les wc, les prix du café, la signalétique
et on se demande ce que pensent les thais friqués qui viennent chez nous la première fois
Visite du Taj Mahal (Inde) English translation pending
Bonjour,
Je vais a Agra dimanche prochain et j'aimerai avoir quelques details sur le Taj Mahal.
Quelle est la facon la plus facile de s'y rendre depuis Delhi? Combien coute l'entree? Est ce que le dimanche c'est la folie? Est ce qu'il est possible de trouver un appareil photo sur place de pas trop mauvaise qualite pour pas trop cher?
Sinon, je m'y rend tout seul, donc si quelqu'un veut se joindre a moi, pas de soucis.
Je vais a Agra dimanche prochain et j'aimerai avoir quelques details sur le Taj Mahal.
Quelle est la facon la plus facile de s'y rendre depuis Delhi? Combien coute l'entree? Est ce que le dimanche c'est la folie? Est ce qu'il est possible de trouver un appareil photo sur place de pas trop mauvaise qualite pour pas trop cher?
Sinon, je m'y rend tout seul, donc si quelqu'un veut se joindre a moi, pas de soucis.
Tour du monde sans un sou English translation pending
Salut a tous :)
Je sais que la question a deja ete abordée plus tot, mais je me dois de la reposer a ma facon afin d'avoir une reponse claire et honnete, ce que je sais que je vais obtenir ici ! 😏
Bref j'ai comme idée de partir, dans un an environ (si tot les etudes terminees et les meubles entrposés), en tour du monde * * * sans un sou.* * * Je m'accorde un maximum de trois ans pour réussir, en travaillant ici et là afin de payer mes déplacements... La bonne étoile qui flotte au-dessus de ma tete et qui me suit dans mes idées tres tres spontanées me portera t elle chance encore une fois ? CROYEZ VOUS CELA POSSIBLE ? 🙂
Svp aidez moi a cesser l'insomnie.... J'ai commencé d'innombrables recherches sur le net, auriez-vous des liens a me conseiller ?
Merciiiiiiiiiiiiiiiiii :)
GEN
Je sais que la question a deja ete abordée plus tot, mais je me dois de la reposer a ma facon afin d'avoir une reponse claire et honnete, ce que je sais que je vais obtenir ici ! 😏
Bref j'ai comme idée de partir, dans un an environ (si tot les etudes terminees et les meubles entrposés), en tour du monde * * * sans un sou.* * * Je m'accorde un maximum de trois ans pour réussir, en travaillant ici et là afin de payer mes déplacements... La bonne étoile qui flotte au-dessus de ma tete et qui me suit dans mes idées tres tres spontanées me portera t elle chance encore une fois ? CROYEZ VOUS CELA POSSIBLE ? 🙂
Svp aidez moi a cesser l'insomnie.... J'ai commencé d'innombrables recherches sur le net, auriez-vous des liens a me conseiller ?
Merciiiiiiiiiiiiiiiiii :)
GEN
Tabarka en Tunisie English translation pending
Cette région est difficilement accessible hors saison !!! POURQUOI ????.Il y a pourtant un magnifique aéroport !!!. La Cie Tuninter ne répond pas aux mails qu'on leur envoie (connaître ls heures et jours de vols). SEVENAIR : c'est le même !!!! Si on consulte OACA, TABARKA n'est pas fréquenté !!! ou, au jour le jour . Je voudrais accéder à TABARKA par avion et atterrir directement à TABARKA !!!! QUELQU'UN connaît un TOUROPERATOR si possible FRANCOPHONNE qui rallie Tabarka au mois de MAI et JUIN. J'y ai déjà été, Mais en 2007, et ce hors saison, c'est pas possible. La route ne m'intéresse pas (3 heures) deTunis . Le prix : + cher que l'avion !!! de Bruxelles à Tunis.!!!!.Le bus : conditions, pas terribles.!!!. Le louage : idem. Il y a pourtant de magnifiques hôtels. Juillet et Aout leur suffisent peu-être, pour survivre ??? ou alors, cette région ne fait rien pour le tourisme. Pourtant celle-ci est magnifique hors saison aussi.
QUI PEUT ME CONSEILLER POUR 2008.????
Quartiers de Paris: lesquels éviter? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je suis une etudiante russe, je compte venir a Paris en mois d'octobre pour l'annee universitaire, actuellement je cherche un logement sur Paris. A ce que je sais, il y a des quartiers plus dangereux que les autres. Je serai avec une amie, nous sommes deux jeunes filles, et on voudrait pas, attirees par des prix seduisants, tomber par hasard sur un tel quartier...
Pourriez-vous peut-etre me citer des quartiers (arrondissements) particulierment dangereux a eviter dans mes recherches de logement?
Merci BEAUCOUP d'avance!
Je suis une etudiante russe, je compte venir a Paris en mois d'octobre pour l'annee universitaire, actuellement je cherche un logement sur Paris. A ce que je sais, il y a des quartiers plus dangereux que les autres. Je serai avec une amie, nous sommes deux jeunes filles, et on voudrait pas, attirees par des prix seduisants, tomber par hasard sur un tel quartier...
Pourriez-vous peut-etre me citer des quartiers (arrondissements) particulierment dangereux a eviter dans mes recherches de logement?
Merci BEAUCOUP d'avance!
Comment faire une demande de réclamation à la compagnie Air France? English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche de l'aide pour elaborer une lettre de reclamation a la compagnie Air France, conseillée par une operatrice d'Air France. Voila la situation:
Les deux victimes sont ma mere 57 ans et une dame agee de plus de 80 ans et, toutes deux ne parlant que tres peu le francais. Lors de l'achat de billets pour le voyage Nice-Ho Chi Minh(Vietnam) a l'agence de voyage d'air France, nous avons demande une assistance pour la dame agee qui marche tres mal pour la correspondance a Charles de Gaulle. Les billets des vols sont ainsi: Samedi 14 Juillet Nice-Paris Charles de Gaulle ensuite, Cdg- Ho Chi Minh Vietnam le 15 juillet.
Nice /Cdg tout a ete correct, arrivée a CDG l'assistance est bien venu les acceuillir, la personne les a conduit dans une salle d'attente et leur a dit qu'elle revenait pour les ammener prendre leur correspondance. Normalement pas de probleme, elles patientent donc sans se faire du soucis. Mais a l'approche de l'heure de vol CDG/HCM ma mere s'inquiete de ne pas voir la personne revenir. Elle part demander de l'aide au comptoir d'ai France en laissant la mamie dans la salle. Au comptoird'air France, coup fil sur coup de fil, l'hotesse n'arrive pas a obtenir de l'aide. Elle decide de fermer le comptoir, va chercher la chaise roulante et les ammenne elle meme a l'embarquement, mais trop tard ! Debut de la galere! L'hotesse propose une nuit a l'hotel et de voir les places disponiblent pour le vol du lendemain: 2 "possibillites" - -meme vol : avec escale d'1 heure a Bangkok et arrivee au Vietnam le 16 juillet mais plus de place. Vol: depart le 15 juillet AF 106 Cdg /Canton avec escale de 4 heures et vol CZ 367 Canton/HCM arrivee le 16 juillet encore des places disponiblent, alors l'hotesse les a inscrit sur ce vol.
Dimanche 15 juillet, ma mere reusit a me joindre par telephone, m'explique la situation et me fait par de leur inquiettude sur le vol CZ 367, pourquoi CZ et pas AF comme d'habitude. La mamie et ma mere veulent voyager qu'avec air France et pas question de leur faire changer d'avis a ce sujet. Je savais que le vol CZ367 doit etre effectuer par un avion d'une compagnie chinoise. Je me renseigne aupres d'air France par telephone et leur explique la situation. L'operatrice me dit qu'elle ne peut rien faire pour nous car ce sont des billets en papier et elle ne peut traiter que des billets electronique. Je lui demande pour la correspondance qu'elles doivent prendre si c'est bien une compagnie chinoise. La reponse est positif. Voila qui vient noircir le tableau!
Je lui dis qu'en sachant ca, elles ne voudront jamais prendre un autre avion qu' air France. Alors je lui demande comment faire pour faire le changement. L'operatrice me dit qu'elles ne sont pas obligees de prendre ce vol et vu que c'etait une faute regrettable de la compagnie, les victimes sont en droit de vouloir voyager avec la compagnie a qui elles ont achete les billets. L'operatrice me precise qu'il faut bien insister au comptoir ! Alors voila la solution: prendre le vol AF 164 a 20h05 du lendemain c'est a dire Lundi 16 Juillet a CDG, arrive le 17 Juillet a HCM ville avec escale a Bangkok d'une heure. Super!
Je transmets l'information a ma mere et lui dis qu'il faut bien insister sur le faite qu'elles veulent voyager qu'avec air France et si il y avait un probleme de comprehension, demander a l'hotesse de m'appeler pour que je lui explique. Horreur!! une demi heure plus tard ma mere me rappelle de la meme cabine telephonique en pleure et tres encolere: "Ils ne veulent rien comprendre, ils disent que nous sommes inscrite sur le vol de ce soir a 23h15 (CDG/Canton puis Canton/hcm ville) et ils ne peuvent plus rien faire". Qu'est ce qu'on va faire, et si, il y avait encore un probleme pour la correspondance, nous ne parlons pas un mot d'anglais, ni de chinois.Quatre heures d'attente et une compagnie chinoise...."
Apres l'avoir calmer je lui dis d'aller revoir le comptoir d'air France et de leur expliquer ses angoisses au sujet de la compagnie chinoise et d'insister sur le faite qu'elle ne parle pas un mot d'anglais ni de chinois.
Rien a faire! Pas de changement! on lui dit en plus "pourquoi vous ecoutez votre fille, c'est vous qui voyage ou votre fille!"
Ma mere extenuee, en colere de ne pas pouvoir repondre a leur pic mais trop fatiguee pour insister.
Je demande a mon amie qui habite dans l'Essone qui parle le francais et le vietnamien d'aller a leur secour! Comme par miracle elle a reussit a obtenir les 2 places pour le vol du lendemain.
Voila la situation. Elles partent enfin apres 2 jours et deux nuits de retard du a une negligence d'assistance d'air France. Ce qui me mets le plus en colere c'est que nous avons demande une assistance aupres d'air France (car la mamie ne marche pas bien), pour ne pas manquer la correspondance et le manque de consideration et de respect que ma mere a subit durant ses 2 jours . Je sais, j'ai ete un peu longue mais je voulais vous donner un maximun de details pour que vous puissiez m'aider.
Ps: J'espere qu'elles n'auront plus d'ennuits et qu'elles fassent un bon voyage. Et une question: que deviennent leurs bagages dans tout ca ????
Je vous tiens au courrant car ma mere doit m'appeler aujourd'hui du Vietnam.
Je recherche de l'aide pour elaborer une lettre de reclamation a la compagnie Air France, conseillée par une operatrice d'Air France. Voila la situation:
Les deux victimes sont ma mere 57 ans et une dame agee de plus de 80 ans et, toutes deux ne parlant que tres peu le francais. Lors de l'achat de billets pour le voyage Nice-Ho Chi Minh(Vietnam) a l'agence de voyage d'air France, nous avons demande une assistance pour la dame agee qui marche tres mal pour la correspondance a Charles de Gaulle. Les billets des vols sont ainsi: Samedi 14 Juillet Nice-Paris Charles de Gaulle ensuite, Cdg- Ho Chi Minh Vietnam le 15 juillet.
Nice /Cdg tout a ete correct, arrivée a CDG l'assistance est bien venu les acceuillir, la personne les a conduit dans une salle d'attente et leur a dit qu'elle revenait pour les ammener prendre leur correspondance. Normalement pas de probleme, elles patientent donc sans se faire du soucis. Mais a l'approche de l'heure de vol CDG/HCM ma mere s'inquiete de ne pas voir la personne revenir. Elle part demander de l'aide au comptoir d'ai France en laissant la mamie dans la salle. Au comptoird'air France, coup fil sur coup de fil, l'hotesse n'arrive pas a obtenir de l'aide. Elle decide de fermer le comptoir, va chercher la chaise roulante et les ammenne elle meme a l'embarquement, mais trop tard ! Debut de la galere! L'hotesse propose une nuit a l'hotel et de voir les places disponiblent pour le vol du lendemain: 2 "possibillites" - -meme vol : avec escale d'1 heure a Bangkok et arrivee au Vietnam le 16 juillet mais plus de place. Vol: depart le 15 juillet AF 106 Cdg /Canton avec escale de 4 heures et vol CZ 367 Canton/HCM arrivee le 16 juillet encore des places disponiblent, alors l'hotesse les a inscrit sur ce vol.
Dimanche 15 juillet, ma mere reusit a me joindre par telephone, m'explique la situation et me fait par de leur inquiettude sur le vol CZ 367, pourquoi CZ et pas AF comme d'habitude. La mamie et ma mere veulent voyager qu'avec air France et pas question de leur faire changer d'avis a ce sujet. Je savais que le vol CZ367 doit etre effectuer par un avion d'une compagnie chinoise. Je me renseigne aupres d'air France par telephone et leur explique la situation. L'operatrice me dit qu'elle ne peut rien faire pour nous car ce sont des billets en papier et elle ne peut traiter que des billets electronique. Je lui demande pour la correspondance qu'elles doivent prendre si c'est bien une compagnie chinoise. La reponse est positif. Voila qui vient noircir le tableau!
Je lui dis qu'en sachant ca, elles ne voudront jamais prendre un autre avion qu' air France. Alors je lui demande comment faire pour faire le changement. L'operatrice me dit qu'elles ne sont pas obligees de prendre ce vol et vu que c'etait une faute regrettable de la compagnie, les victimes sont en droit de vouloir voyager avec la compagnie a qui elles ont achete les billets. L'operatrice me precise qu'il faut bien insister au comptoir ! Alors voila la solution: prendre le vol AF 164 a 20h05 du lendemain c'est a dire Lundi 16 Juillet a CDG, arrive le 17 Juillet a HCM ville avec escale a Bangkok d'une heure. Super!
Je transmets l'information a ma mere et lui dis qu'il faut bien insister sur le faite qu'elles veulent voyager qu'avec air France et si il y avait un probleme de comprehension, demander a l'hotesse de m'appeler pour que je lui explique. Horreur!! une demi heure plus tard ma mere me rappelle de la meme cabine telephonique en pleure et tres encolere: "Ils ne veulent rien comprendre, ils disent que nous sommes inscrite sur le vol de ce soir a 23h15 (CDG/Canton puis Canton/hcm ville) et ils ne peuvent plus rien faire". Qu'est ce qu'on va faire, et si, il y avait encore un probleme pour la correspondance, nous ne parlons pas un mot d'anglais, ni de chinois.Quatre heures d'attente et une compagnie chinoise...."
Apres l'avoir calmer je lui dis d'aller revoir le comptoir d'air France et de leur expliquer ses angoisses au sujet de la compagnie chinoise et d'insister sur le faite qu'elle ne parle pas un mot d'anglais ni de chinois.
Rien a faire! Pas de changement! on lui dit en plus "pourquoi vous ecoutez votre fille, c'est vous qui voyage ou votre fille!"
Ma mere extenuee, en colere de ne pas pouvoir repondre a leur pic mais trop fatiguee pour insister.
Je demande a mon amie qui habite dans l'Essone qui parle le francais et le vietnamien d'aller a leur secour! Comme par miracle elle a reussit a obtenir les 2 places pour le vol du lendemain.
Voila la situation. Elles partent enfin apres 2 jours et deux nuits de retard du a une negligence d'assistance d'air France. Ce qui me mets le plus en colere c'est que nous avons demande une assistance aupres d'air France (car la mamie ne marche pas bien), pour ne pas manquer la correspondance et le manque de consideration et de respect que ma mere a subit durant ses 2 jours . Je sais, j'ai ete un peu longue mais je voulais vous donner un maximun de details pour que vous puissiez m'aider.
Ps: J'espere qu'elles n'auront plus d'ennuits et qu'elles fassent un bon voyage. Et une question: que deviennent leurs bagages dans tout ca ????
Je vous tiens au courrant car ma mere doit m'appeler aujourd'hui du Vietnam.
Avions en retard: ras le bol English translation pending
Bonjour,
j'aimerais connaître les raisons pour lesquelles les avions sont de plus en plus souvent en retard aussi bien au départ qu'à l'arrivée économie sur consommation carburant ?). 9 juin 2007 : Nouméa Sydney = retard de 1h00- Arrivée Sydney = retard 2H00. Course pour prendre correspondance Singapour/Paris.10 juin : Arrivée à Paris à l'heure. 7 juillet 2007 : Lyon/Paris à l'heure. Correspondance PARIS/Singapour à 23H15. Embarquement reporté 3 fois. Puis embarquement sans mettre les ceinture car ravitaillement en carburant (danger ?). L'avion va en bout de piste puis fait demi-tour à cause de problèmes électriques. Vol AF/QF annulé et reporté au dimanche 8 juillet. Suite aux formalités très longues et pénible avec un "petit chef odieux" qui refuse de nous rendre service et de faire la demande de report d'un vol Singapour/Kuala Lumpur, avec carte téléphonique Air france (qui n'a jamais fonctionné...).3cette personne nous a dit qu'il n'était pas un employé de comptoir, ni un tour opérator et qu'il ne voulait pas nous rendre service. Très sympa de la part d'un personne appartenant à une GRANDE COMPAGNIE AERIENNE. Merci AF. La salle d'attente était très petite, les passagers étaient assis dans le couloir, aucune priorité n'a été donnée aux femmes enceintes et aux familles avec des petits enfants qui dormaient sur le sol - au bout d'un certain temps, une employée leur a apporté des couverture - plusieurs passagers ont pris des photos - Nous avons du insister pour obtenir boissons et à manger. Enfin, à 5h30 du matin nous avons pu nous coucher. debout à 9h00, petit déjeuner et départ pour CDG pour résoudre nos problèmes de billets d'avion et de réservation d'hotel (nous perdions une journée). Là, une dame superviseur nous a pris en charge, s'est occupée et du billet Singapour/Kuala lumpur et de la réservation à l'Hotel. Comme AF n'avait pas prévu de repas le dimanche midi, cette dame nous a obtenu deux bons pour sandwich et boisson. Enfin le départ prévu à 14H30 est parti à 15H30. Donc retard à Singapour ou un personnel s'est occupé d'un groupe et nous nous sommes dirigés vers l'embarquement. confiscation d'une bouteille de champagne (que dire...). Arrivée à Kuala Lumpur : pas de valises. Discussion au service des bagages avec l'aide d'une dame qui habitait Kuala Lumpur et dédommagement immédiat d'environ 60 euros pour les premiers frais. Les bagages sont arrivés à l'hotel vers 23H30. Le retour sur Nouméa s'est assez bien passé. Nous sommes plusieurs passagers à avoir pris des photos de ce qui s'est passé à CDG. Je pense qu'après l'envoi des réclamations, la direction devrait réagir. Plus je voyage et moins j'ai envie de voyager. Bye GC
j'aimerais connaître les raisons pour lesquelles les avions sont de plus en plus souvent en retard aussi bien au départ qu'à l'arrivée économie sur consommation carburant ?). 9 juin 2007 : Nouméa Sydney = retard de 1h00- Arrivée Sydney = retard 2H00. Course pour prendre correspondance Singapour/Paris.10 juin : Arrivée à Paris à l'heure. 7 juillet 2007 : Lyon/Paris à l'heure. Correspondance PARIS/Singapour à 23H15. Embarquement reporté 3 fois. Puis embarquement sans mettre les ceinture car ravitaillement en carburant (danger ?). L'avion va en bout de piste puis fait demi-tour à cause de problèmes électriques. Vol AF/QF annulé et reporté au dimanche 8 juillet. Suite aux formalités très longues et pénible avec un "petit chef odieux" qui refuse de nous rendre service et de faire la demande de report d'un vol Singapour/Kuala Lumpur, avec carte téléphonique Air france (qui n'a jamais fonctionné...).3cette personne nous a dit qu'il n'était pas un employé de comptoir, ni un tour opérator et qu'il ne voulait pas nous rendre service. Très sympa de la part d'un personne appartenant à une GRANDE COMPAGNIE AERIENNE. Merci AF. La salle d'attente était très petite, les passagers étaient assis dans le couloir, aucune priorité n'a été donnée aux femmes enceintes et aux familles avec des petits enfants qui dormaient sur le sol - au bout d'un certain temps, une employée leur a apporté des couverture - plusieurs passagers ont pris des photos - Nous avons du insister pour obtenir boissons et à manger. Enfin, à 5h30 du matin nous avons pu nous coucher. debout à 9h00, petit déjeuner et départ pour CDG pour résoudre nos problèmes de billets d'avion et de réservation d'hotel (nous perdions une journée). Là, une dame superviseur nous a pris en charge, s'est occupée et du billet Singapour/Kuala lumpur et de la réservation à l'Hotel. Comme AF n'avait pas prévu de repas le dimanche midi, cette dame nous a obtenu deux bons pour sandwich et boisson. Enfin le départ prévu à 14H30 est parti à 15H30. Donc retard à Singapour ou un personnel s'est occupé d'un groupe et nous nous sommes dirigés vers l'embarquement. confiscation d'une bouteille de champagne (que dire...). Arrivée à Kuala Lumpur : pas de valises. Discussion au service des bagages avec l'aide d'une dame qui habitait Kuala Lumpur et dédommagement immédiat d'environ 60 euros pour les premiers frais. Les bagages sont arrivés à l'hotel vers 23H30. Le retour sur Nouméa s'est assez bien passé. Nous sommes plusieurs passagers à avoir pris des photos de ce qui s'est passé à CDG. Je pense qu'après l'envoi des réclamations, la direction devrait réagir. Plus je voyage et moins j'ai envie de voyager. Bye GC