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Etre ingénieur dans l'humanitaire English translation pending
Bonjour,
Alors voilà, j'ai 23 ans, et je viens tout juste d'être diplômé d'une école d'ingénieur. J'ai une formation généraliste (conception mécanique, étude des matériaux, management, informatique, ..), avec une option en gestion des systèmes industriels (gestion de prod, logistique, ...).
J'ai besoin d'avoir une forte présence terrain et d'être convaincu de la finalité de mes actions et du cadre dans lequel je les exerce. Par exemple, améliorer la productivité d'une usine qui fabrique des roulements, ça ne me motive absolument pas, je n'y vois aucunes aspirations personnelles.
Bref, parmi les pistes qui pourraient me convenir, je pense fortement à l'humanitaire. Je suis persuadé que les ONG ont besoin d'ingénieurs pour apporter un soutien logistique, un appui technique lors du déploiement de certaines opérations.
Ceci dit je nage vraiment dans les informations à ce sujet et je n'y vois pas très clair. J'ai pensé au volontariat pour les nations unies, histoire d'avoir une première expérience, mais il faut avoir minimum 25 ans. Du reste, j'ai l'impression que les ONG embauchent essentiellement des professionnels confirmés. Bref, c'est un peu flou et je ne sais pas par où commencer mes démarches ni vers qui me tourner.
Donc si vous êtes vous même ingénieur dans l'humanitaire, que vous pouvez m'aider ou m'orienter, j'espère vivement vos conseils! 😉
Alors voilà, j'ai 23 ans, et je viens tout juste d'être diplômé d'une école d'ingénieur. J'ai une formation généraliste (conception mécanique, étude des matériaux, management, informatique, ..), avec une option en gestion des systèmes industriels (gestion de prod, logistique, ...).
J'ai besoin d'avoir une forte présence terrain et d'être convaincu de la finalité de mes actions et du cadre dans lequel je les exerce. Par exemple, améliorer la productivité d'une usine qui fabrique des roulements, ça ne me motive absolument pas, je n'y vois aucunes aspirations personnelles.
Bref, parmi les pistes qui pourraient me convenir, je pense fortement à l'humanitaire. Je suis persuadé que les ONG ont besoin d'ingénieurs pour apporter un soutien logistique, un appui technique lors du déploiement de certaines opérations.
Ceci dit je nage vraiment dans les informations à ce sujet et je n'y vois pas très clair. J'ai pensé au volontariat pour les nations unies, histoire d'avoir une première expérience, mais il faut avoir minimum 25 ans. Du reste, j'ai l'impression que les ONG embauchent essentiellement des professionnels confirmés. Bref, c'est un peu flou et je ne sais pas par où commencer mes démarches ni vers qui me tourner.
Donc si vous êtes vous même ingénieur dans l'humanitaire, que vous pouvez m'aider ou m'orienter, j'espère vivement vos conseils! 😉
Ambiance à Bamako English translation pending
Vous êtes en séjour à Bamako et/ou dans une autre région du Mali, j'apprécierais recevoir vos ressentis (ambiance), répercussions sur la population en lien avec les élections prochaines, la sécurité pour les étrangers, etc. Merci !😉
Mana Pools NP Zimbabwe English translation pending
Bonjour à tous,
Je désire partager avec vous mes impressions sur Mana Pools.
J'y ai séjourné 4 jours / 3 nuits durant le mois de juillet.
L'accès au parc se fait par la route reliant Harare à Lusaka. Il faut prévoir 6h arrêts compris. Environ 300 km de route suivi de 75km de piste.
Nous avons logé au Nyamepi Camp. C'est le campement principal du parc. Il n'y a pas d'électricité, mais il y a de l'eau chaude et froide. Les toilettes et les douches sont rudimentaires. Il n'y pas de réseau GSM.
La particularité de ce parc, c'est qu'il est autorisé de sortir de son véhicule et se promener à pied dans le parc sans pour autant être accompagné d'un ranger. Ce qui permet de se rapprocher des animaux et offre des opportunités de photos incroyables. Comme nous étions accompagné par un guide nous nous sommes parfois fort éloignés des véhicules, mais n'étant par armés nous n'avons pu suivre les lions dans le bush.
J'ai vu de plus beaux parcs en Afrique où l'on peut voir plus d'animaux. Mais la lumière en fin de journée est magnifique. La poussière très fine lui donne une couleur rouge orange. On dirait que le bush est en feu.
Si vous aimez faire des photos, je recommande vivement Mana Pools. Pouvoir se déplacer à pied permet de se positionner au meilleur endroit afin de capturer cette superbe lumière. Si vous avez un peu de chance vous verrez peut être des éléphants debout sur leurs pattes arrières pour arracher des branches d'arbres.
Je désire partager avec vous mes impressions sur Mana Pools.
J'y ai séjourné 4 jours / 3 nuits durant le mois de juillet.
L'accès au parc se fait par la route reliant Harare à Lusaka. Il faut prévoir 6h arrêts compris. Environ 300 km de route suivi de 75km de piste.
Nous avons logé au Nyamepi Camp. C'est le campement principal du parc. Il n'y a pas d'électricité, mais il y a de l'eau chaude et froide. Les toilettes et les douches sont rudimentaires. Il n'y pas de réseau GSM.
La particularité de ce parc, c'est qu'il est autorisé de sortir de son véhicule et se promener à pied dans le parc sans pour autant être accompagné d'un ranger. Ce qui permet de se rapprocher des animaux et offre des opportunités de photos incroyables. Comme nous étions accompagné par un guide nous nous sommes parfois fort éloignés des véhicules, mais n'étant par armés nous n'avons pu suivre les lions dans le bush.
J'ai vu de plus beaux parcs en Afrique où l'on peut voir plus d'animaux. Mais la lumière en fin de journée est magnifique. La poussière très fine lui donne une couleur rouge orange. On dirait que le bush est en feu.
Si vous aimez faire des photos, je recommande vivement Mana Pools. Pouvoir se déplacer à pied permet de se positionner au meilleur endroit afin de capturer cette superbe lumière. Si vous avez un peu de chance vous verrez peut être des éléphants debout sur leurs pattes arrières pour arracher des branches d'arbres.
Départ pour Los Angeles English translation pending
Bonjour a tous, je vous raconte ma petite histoire, il y a 1.5 mois je suis parti au canada pour mon travaille, mon travaille me dit qu'il ne faut pas de visa quand tourisme ça passe ect, juste le passport, mais arrivé labas je déchante vite pas moyen d'entre, de plus je me retrouve avec une interdiction de canada, et un billet de retour pour la France immédiatement ( et je passe les retard, annulation de vole que j'ai eu).
Du coup je stresse pour los angeles, je me demande si ils sont au courant aux Etats Unis de mon périple au canada, si ils vont m'embéter avec ça, est-ce que l'esta suffit pour travaille 4 semaines labas, au nom de mon entreprise en france pour une de leurs boite en amérique?
Enfin aider moi, je stresse a mort :'(
Merci d'avance.
Du coup je stresse pour los angeles, je me demande si ils sont au courant aux Etats Unis de mon périple au canada, si ils vont m'embéter avec ça, est-ce que l'esta suffit pour travaille 4 semaines labas, au nom de mon entreprise en france pour une de leurs boite en amérique?
Enfin aider moi, je stresse a mort :'(
Merci d'avance.
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Itinéraire de vingt et un jours sur Lombok English translation pending
Salut à toute la communauté !
Nous partons fin Aout et pour trois semaines en Indonésie.
Notre programme :
Jour 1 : Arrivé Jakarta
Jour 2 : Surubaya - Bromo
Jour 3 : Bromo
Jour 4 : Bromo - Retour Surubaya - Avion Surubaya Bali - Nuit à Bali proche aeroport
Jour 5 : Vol Bali - Labuan Bajo
Jour 6 7 8 9 : Archipel Komodo depuis Kanawa Island
Jour 10 : Vol pour Lombok
Jour 11 à Jour 21 sur Lombok d'ou on repartira pour Jakarta la veille de notre vol international (jour 22)
Tout est clair jusqu'à notre arrivée à l'aéroport de Lombok mais ensuite nous avons envie de faire pas mal de chose sur Lombok, que nous conseillez vous ?
Kuta Lombok ? Iles Gili (Meno) ? Trek Rinjanni ? Tetebatu ? Senguigi ? Quoi d'autres ? Comment rejoindre ces différents lieu de façon détaillé...Que faire au départ de l'aéroport ? Dans quel ordre le faire ? Combien de temps consacrer à chaque lieu ?
Merci pour votre aide, vos expériences...
Nous partons fin Aout et pour trois semaines en Indonésie.
Notre programme :
Jour 1 : Arrivé Jakarta
Jour 2 : Surubaya - Bromo
Jour 3 : Bromo
Jour 4 : Bromo - Retour Surubaya - Avion Surubaya Bali - Nuit à Bali proche aeroport
Jour 5 : Vol Bali - Labuan Bajo
Jour 6 7 8 9 : Archipel Komodo depuis Kanawa Island
Jour 10 : Vol pour Lombok
Jour 11 à Jour 21 sur Lombok d'ou on repartira pour Jakarta la veille de notre vol international (jour 22)
Tout est clair jusqu'à notre arrivée à l'aéroport de Lombok mais ensuite nous avons envie de faire pas mal de chose sur Lombok, que nous conseillez vous ?
Kuta Lombok ? Iles Gili (Meno) ? Trek Rinjanni ? Tetebatu ? Senguigi ? Quoi d'autres ? Comment rejoindre ces différents lieu de façon détaillé...Que faire au départ de l'aéroport ? Dans quel ordre le faire ? Combien de temps consacrer à chaque lieu ?
Merci pour votre aide, vos expériences...
Projet de réaliser un voyage humanitaire English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente, Marjorie, j'ai 24 ans, et j'ai depuis quelques années pour projet de réaliser un voyage humanitaire. Ce projet me tient de plus en plus à cœur au fil du temps. Je suis cependant quelque peu désorientée par les multiples informations disponibles sur internet et je redoute de m'orienter vers un site frauduleux qui aurait plus une vocation pécuniaire qu'humanitaire. Je suis aussi fortement découragée par des prix exorbitants qui ne me permettent pas actuellement d'envisager ce projet. J'ai enfin de grandes difficultés à trouver un organisme qui pourrait m'orienter dans ma démarche. J'ai actuellement un DE de Conseillère en Économie Sociale et Familiale que j'ai obtenu en 2012. Depuis le 22 avril, je réalise un service civique au sein de l'Association des Familles de Traumatisés Craniens (AFTC) à Illkirch-Graffenstaden. Travailler dans le social et m'engager en tant que volontaire service civique me permet à la fois de me faire une expérience en tant que CESF, mais aussi de donner de ma personne et d'apporter un soutien et un lien à la société en aidant les personnes en situation d'exclusion. Depuis mon volontariat en service civique, je me suis rendu compte que ce lien se fait dans les deux sens, et que les adhérents de l'AFTC m'apportent autant que ce que je peux leur apporter. En effet, leur situation m'a fait relativiser les difficultés que je rencontre dans la vie notamment ce qu’ils affrontent au quotidien. Ce sentiment, déjà présent avant le début de mon volontariat, s'est amplifié avec l'expérience que j’acquiers aujourd'hui. Le travail en équipe m’intéresse tout particulièrement car il permet de faire des projets plus vivants et de mutualiser des idées qui font avancer les choses. C'est pourquoi, je souhaiterai par ce projet, découvrir d'autres cultures mais aussi comprendre que les nouvelles technologies, les objets superflus qui noient notre société ne sont pas nécessaires. Organiser un voyage humanitaire avec d'autres jeunes pourrait être intéressant pour vivre une expérience humaine forte dans toutes ses dimensions, avant, pendant et après le projet. Ayant déjà une vie de couple depuis 6 ans qui serait compromise par une mission d’une à plusieurs années, j'envisage de partir 2 ou 3 mois maximum afin de réaliser tout de même ce projet qui me tiens à cœur. Aussi, ayant actuellement peu de moyen financier depuis mon installation en couple avec mon ami, le fait de réaliser ce projet en groupe permettrait de mettre en places diverses actions pour obtenir des fonds et s'autofinancer.
Suite à cette présentation, j'espère vous avoir convaincu de ce projet et j'aimerai savoir si des ONG, associations ou autres peuvent me renseigner ou m'accompagner dans ce projet ?
J'aimerai aussi savoir si d'autres jeunes sont intéressés par ce projet en région Alsace qui aurait un projet similaire au mien ?
Marjorie
Je me présente, Marjorie, j'ai 24 ans, et j'ai depuis quelques années pour projet de réaliser un voyage humanitaire. Ce projet me tient de plus en plus à cœur au fil du temps. Je suis cependant quelque peu désorientée par les multiples informations disponibles sur internet et je redoute de m'orienter vers un site frauduleux qui aurait plus une vocation pécuniaire qu'humanitaire. Je suis aussi fortement découragée par des prix exorbitants qui ne me permettent pas actuellement d'envisager ce projet. J'ai enfin de grandes difficultés à trouver un organisme qui pourrait m'orienter dans ma démarche. J'ai actuellement un DE de Conseillère en Économie Sociale et Familiale que j'ai obtenu en 2012. Depuis le 22 avril, je réalise un service civique au sein de l'Association des Familles de Traumatisés Craniens (AFTC) à Illkirch-Graffenstaden. Travailler dans le social et m'engager en tant que volontaire service civique me permet à la fois de me faire une expérience en tant que CESF, mais aussi de donner de ma personne et d'apporter un soutien et un lien à la société en aidant les personnes en situation d'exclusion. Depuis mon volontariat en service civique, je me suis rendu compte que ce lien se fait dans les deux sens, et que les adhérents de l'AFTC m'apportent autant que ce que je peux leur apporter. En effet, leur situation m'a fait relativiser les difficultés que je rencontre dans la vie notamment ce qu’ils affrontent au quotidien. Ce sentiment, déjà présent avant le début de mon volontariat, s'est amplifié avec l'expérience que j’acquiers aujourd'hui. Le travail en équipe m’intéresse tout particulièrement car il permet de faire des projets plus vivants et de mutualiser des idées qui font avancer les choses. C'est pourquoi, je souhaiterai par ce projet, découvrir d'autres cultures mais aussi comprendre que les nouvelles technologies, les objets superflus qui noient notre société ne sont pas nécessaires. Organiser un voyage humanitaire avec d'autres jeunes pourrait être intéressant pour vivre une expérience humaine forte dans toutes ses dimensions, avant, pendant et après le projet. Ayant déjà une vie de couple depuis 6 ans qui serait compromise par une mission d’une à plusieurs années, j'envisage de partir 2 ou 3 mois maximum afin de réaliser tout de même ce projet qui me tiens à cœur. Aussi, ayant actuellement peu de moyen financier depuis mon installation en couple avec mon ami, le fait de réaliser ce projet en groupe permettrait de mettre en places diverses actions pour obtenir des fonds et s'autofinancer.
Suite à cette présentation, j'espère vous avoir convaincu de ce projet et j'aimerai savoir si des ONG, associations ou autres peuvent me renseigner ou m'accompagner dans ce projet ?
J'aimerai aussi savoir si d'autres jeunes sont intéressés par ce projet en région Alsace qui aurait un projet similaire au mien ?
Marjorie
Associations sérieuses au Togo English translation pending
Bonjour,
Ayant justement passé 9 mois au Togo (après un premier voyage en 2011 et un deuxième en début 2012) je peux dire que je connais assez bien ce petit pays fabuleux qui vaut la peine d’être découvert. Malheureusement il n’y a pas mal d’associations auxquels on ne peut pas faire confiance car ce n’est que de l’arnaque (je parle d’expérience) et pas du tout de l’humanitaire.
Heureusement pas toutes les associations sont pareils et il y en a aussi des sérieuses. Durant mon séjour au Togo, où j’ai fait du bénévolat dans un hôpital, j’ai rencontré beaucoup de gens et grâce aux rencontres et histoires j’ai pu découvrir différentes associations qui font du très bon travail et qui aide le pays pour aller de l’avant.
Si vous êtes donc à la recherche d’une association fiable au Togo, je peux certainement vous aider. Le Togo est un pays magnifique plein de mystères et tout aide peut y être utile.
N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’informations.
Nancy
Ayant justement passé 9 mois au Togo (après un premier voyage en 2011 et un deuxième en début 2012) je peux dire que je connais assez bien ce petit pays fabuleux qui vaut la peine d’être découvert. Malheureusement il n’y a pas mal d’associations auxquels on ne peut pas faire confiance car ce n’est que de l’arnaque (je parle d’expérience) et pas du tout de l’humanitaire.
Heureusement pas toutes les associations sont pareils et il y en a aussi des sérieuses. Durant mon séjour au Togo, où j’ai fait du bénévolat dans un hôpital, j’ai rencontré beaucoup de gens et grâce aux rencontres et histoires j’ai pu découvrir différentes associations qui font du très bon travail et qui aide le pays pour aller de l’avant.
Si vous êtes donc à la recherche d’une association fiable au Togo, je peux certainement vous aider. Le Togo est un pays magnifique plein de mystères et tout aide peut y être utile.
N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’informations.
Nancy
Dix jours en Tanzanie, février 2014: agence et authenticité? English translation pending
Bonjour
Je planche sur le montage d'un circuit "safari en nord Tanzanie+Zanzibar" sur 10 jours en février 2014. J'ai soumis mon projet à plusieurs agences françaises, il faut à présent faire un choix. J'avais fixé un budget maxi , ils s'y sont donc tenus sachant que c'était le critère pour que je ramène 5 autres participants. J'ai programmé une rencontre avec les peuplades locales ( je ne parle pas des villages masaïs fabriqués pour les touristes avec leurs boutiques à souvenirs). A votre avis quelle agence parmi les suivantes sollicitées est en mesure de me proposer les rencontres les plus authentiques ?
VIE SAUVAGE PURTANZANIE TRACE DIRECTE
D'autre part toutes ces agences me pressent sous prétexte que les billets d'avion augmentent tous les jours ; est ce une réalité ou un argument de vente ?
Merci de toute info, conseil , autre bon plan.
Mathi
Je planche sur le montage d'un circuit "safari en nord Tanzanie+Zanzibar" sur 10 jours en février 2014. J'ai soumis mon projet à plusieurs agences françaises, il faut à présent faire un choix. J'avais fixé un budget maxi , ils s'y sont donc tenus sachant que c'était le critère pour que je ramène 5 autres participants. J'ai programmé une rencontre avec les peuplades locales ( je ne parle pas des villages masaïs fabriqués pour les touristes avec leurs boutiques à souvenirs). A votre avis quelle agence parmi les suivantes sollicitées est en mesure de me proposer les rencontres les plus authentiques ?
VIE SAUVAGE PURTANZANIE TRACE DIRECTE
D'autre part toutes ces agences me pressent sous prétexte que les billets d'avion augmentent tous les jours ; est ce une réalité ou un argument de vente ?
Merci de toute info, conseil , autre bon plan.
Mathi
Mon voyage solidaire au Bénin English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs,
Me revoilà sur la forum pour vous faire part de mon expérience. Je suis partie au Bénin durant quelques semaines avec l'EdECT qui est une association béninoise. C'était incroyable, des vacances inoubliables. 🙂
Le Bénin est un magnifique pays, plein de beaux paysages apaisants. Le Nord et le Sud sont bien différents mais tous deux ont des atouts.... la cité lacustre de ganvié, l'histoire de Ouidah, la route des pêcheurs, les cascades de Kota et Tanongou, le parc de pendjari et du W, le pays des tatas sombas ..... Vous serez ébahis et sans voix devant ces beautés.😎
Mais le Bénin ce sont aussi ses habitants, généreux, souriants, accueillants... Ils aiment partager leur culture, leur rythme de vie.
Le Bénin a aussi été pour moi synonyme de solidarité avec une mission de soutien scolaire dans un orphelinat. Des enfants heureux de vous voir, heureux de travailler pendant es vacances, heureux d'apprendre à danser le madison et de vous apprendre les danses africaines, heureux de discuter de la France, de leur futur travail .... Un réel partage, de réels et simples moments de bonheurs. 🙂
Ces quelques mots étaient juste pour vous faire part de mon voyage et vous donner je l'espère envie de partir dans ce pays. Et si vous avez des questons, n'hésitez pas, je vous répondrai avec le plus grand plaisir.
Voyagez bien !!!!
Me revoilà sur la forum pour vous faire part de mon expérience. Je suis partie au Bénin durant quelques semaines avec l'EdECT qui est une association béninoise. C'était incroyable, des vacances inoubliables. 🙂
Le Bénin est un magnifique pays, plein de beaux paysages apaisants. Le Nord et le Sud sont bien différents mais tous deux ont des atouts.... la cité lacustre de ganvié, l'histoire de Ouidah, la route des pêcheurs, les cascades de Kota et Tanongou, le parc de pendjari et du W, le pays des tatas sombas ..... Vous serez ébahis et sans voix devant ces beautés.😎
Mais le Bénin ce sont aussi ses habitants, généreux, souriants, accueillants... Ils aiment partager leur culture, leur rythme de vie.
Le Bénin a aussi été pour moi synonyme de solidarité avec une mission de soutien scolaire dans un orphelinat. Des enfants heureux de vous voir, heureux de travailler pendant es vacances, heureux d'apprendre à danser le madison et de vous apprendre les danses africaines, heureux de discuter de la France, de leur futur travail .... Un réel partage, de réels et simples moments de bonheurs. 🙂
Ces quelques mots étaient juste pour vous faire part de mon voyage et vous donner je l'espère envie de partir dans ce pays. Et si vous avez des questons, n'hésitez pas, je vous répondrai avec le plus grand plaisir.
Voyagez bien !!!!
Bali, Sumba, Florès et Alor: meilleurs transports? English translation pending
Bonjour à tous,
Découverte de l'Indonésie pour la première fois. Nous avons deux mois de Bali à Bali (juillet & août 2013).
Nous souhaiterions passer une semaine à Bali, histoire de se relaxer puis découvrir 3 îles : Sumba, Florès et Alor, c'est-à-dire 15 jours sur chacune des îles. Cela me semble court notamment vu la complexité des transports. Peut être faudrait-il remettre à plus tard une des trois îles sachant que nous sommes très très curieux de Sumba (pour ses villages ethniques) et l'archipel d'Alor (pour ses villages de pêcheurs et ses plages paradisiaques) ? Si vous connaissez ces îles, avez-vous des conseils à nous donner ?
Nous envisageons un vol de Bali à Waingapu (Sumba) puis un bateau de Waingapu à Ende (Florès) puis un bateau de Ende à Kalabahi (Alor) via Kupang puis retour vers Bali en avion fin août.
Malheureusement, difficile à ce jour de connaître les horaires des PELNI en juillet/août... donc difficile de voir si notre trajet tient la route ! Sur quels trajets pouvons-nous prendre plutôt l'avion ? Comme toujours, vu de France, quand on ne connaît pas un pays, cela paraît bien confus ! ;-))
Merci d'avance pour vos réponses averties, Céline
Découverte de l'Indonésie pour la première fois. Nous avons deux mois de Bali à Bali (juillet & août 2013).
Nous souhaiterions passer une semaine à Bali, histoire de se relaxer puis découvrir 3 îles : Sumba, Florès et Alor, c'est-à-dire 15 jours sur chacune des îles. Cela me semble court notamment vu la complexité des transports. Peut être faudrait-il remettre à plus tard une des trois îles sachant que nous sommes très très curieux de Sumba (pour ses villages ethniques) et l'archipel d'Alor (pour ses villages de pêcheurs et ses plages paradisiaques) ? Si vous connaissez ces îles, avez-vous des conseils à nous donner ?
Nous envisageons un vol de Bali à Waingapu (Sumba) puis un bateau de Waingapu à Ende (Florès) puis un bateau de Ende à Kalabahi (Alor) via Kupang puis retour vers Bali en avion fin août.
Malheureusement, difficile à ce jour de connaître les horaires des PELNI en juillet/août... donc difficile de voir si notre trajet tient la route ! Sur quels trajets pouvons-nous prendre plutôt l'avion ? Comme toujours, vu de France, quand on ne connaît pas un pays, cela paraît bien confus ! ;-))
Merci d'avance pour vos réponses averties, Céline
Quatre amis, trois pays, deux mois et une folle envie de découverte (Pérou - Bolivie - Chili) English translation pending
Bonjour les membres de VoyageForum !
Premier post sur le forum pour notre premier voyage ! Et oui, en octobre, nous organisons avec 3 amis un voyage direction le Pérou, la Bolivie, le Chili (un grand classique pour certains je pense !). Pour cela, on pense partir 2 mois environ.
I - L'équipe
Moi, Tino : 21 ans Marie : 21 ans Maxou - 22 ans Camille - 22 ans
Chacun un sac à dos de randonnée. Moyens de déplacement : A pied, Auto-stop, voiture (en location), bus, etc... Hébergement : Dehors, chez l'habitant, auberge de jeunesse, etc...
II - Trajet
♦ Lima ♦ Cuzco (par la côte) ♦ Santa Cruz ♦ Tarija ♦ Antofagasta ♦ Remonté à Lima (par la côte)
On pense se faire le MP en trek 4 jours. On voulait faire le lac titicaca aussi et le salar en bolivie.
III - Budget On s'est fixé à peu prêts 1000€ par mois. Sachant qu'on espère profiter un max des activités sur place(guides, rando, etc...)
Mais il reste encore pas mal de question qu'on se pose :
Déjà, est-ce que c'est un bon trajet ? Pour l'avion, quelle compagnie choisir ? Pour le budget, est-ce suffisant ? Trop ? Est ce que la boucle qu'on pense faire est faisable en 2 mois ? Pour les guides, ou s'adresser ? Vaccin ? medoc (assainir l'eau, spasfon, ...) ? Combien coute la vie la bas en fonction de chaque pays ?
Bon, voila pour le début ! Amis voyageurs, Merci !
Premier post sur le forum pour notre premier voyage ! Et oui, en octobre, nous organisons avec 3 amis un voyage direction le Pérou, la Bolivie, le Chili (un grand classique pour certains je pense !). Pour cela, on pense partir 2 mois environ.
I - L'équipe
Moi, Tino : 21 ans Marie : 21 ans Maxou - 22 ans Camille - 22 ans
Chacun un sac à dos de randonnée. Moyens de déplacement : A pied, Auto-stop, voiture (en location), bus, etc... Hébergement : Dehors, chez l'habitant, auberge de jeunesse, etc...
II - Trajet
♦ Lima ♦ Cuzco (par la côte) ♦ Santa Cruz ♦ Tarija ♦ Antofagasta ♦ Remonté à Lima (par la côte)
On pense se faire le MP en trek 4 jours. On voulait faire le lac titicaca aussi et le salar en bolivie.
III - Budget On s'est fixé à peu prêts 1000€ par mois. Sachant qu'on espère profiter un max des activités sur place(guides, rando, etc...)
Mais il reste encore pas mal de question qu'on se pose :
Déjà, est-ce que c'est un bon trajet ? Pour l'avion, quelle compagnie choisir ? Pour le budget, est-ce suffisant ? Trop ? Est ce que la boucle qu'on pense faire est faisable en 2 mois ? Pour les guides, ou s'adresser ? Vaccin ? medoc (assainir l'eau, spasfon, ...) ? Combien coute la vie la bas en fonction de chaque pays ?
Bon, voila pour le début ! Amis voyageurs, Merci !
Croisière Costa Magica - l'Adratique et la Grèce - retour sur les excursions et itinéraires personnels English translation pending
Bonjour,
Je partage mon retour d'expérience sur les itinéraires réalisés librement avec le Costa Magica. Au passage je remercie les personnes qui ont fait l'effort de poster leur retour d'expérience, elles m'ont bien aidé à profiter des escales tout en restant économes, car hélas les excursions sont hors de prix. J'ai préféré dépensé pour avoir le balcon :), ce qui fut une bonne chose car il y a beaucoup de bruit sur le bâteau et le calme du balcon était reposant.
Si vous pouvez demander à avoir une cabine pont est pour profiter du soleil l'après-midi sur tout l'aller du voyage.
J'ai placé mon "rapport" sur mon blog. Il ne s'agit aucunement d'en faire la pub, je l'ai fais pour des raisons pratiques.
Merci pour toutes précisions et commentaires (avisés).
Expatriation: choix du pays English translation pending
nous sommes de jeunes Français et nous voulons partir a l'étranger , on ne se sent plus bien en France , on voudrait un pays avec une bonne mentalité ou on peut trouver du travail facilement et ou il n'est pas compliqué de partir question administratif ( si possible ou il fait beau) , pouvez vous nous aidé la langue n'est pas un problème car on est prêt a apprendre aussi si il faut , nous sommes prêt a tout quitter pouvez vous nous donner des conseils?
Air Austral: vol retour du 14 juin Paris - Nosy Be via Run et Air Madagascar English translation pending
Bonsoir,
J'avais toujours tendance à dire à mes amis :
- Qu'Air Austral était plus fiable et sérieux concernant l'exactitude des horaires et jours des vols qu'Air Mad !
- Que les vols Air Austral Paris/Réunion/Nosy-be étaient souvent pleins depuis qu'Air Mad et Corsair ne font plus le vol direct Paris/Nosy-be.
- Qu’il fallait donc réserver assez tôt sur Air Austral pour ceux qui voulaient aller sur Nosy-Be via La Réunion.
Suivants donc mes recommandations, 7 de mes amis ont réservé en février (en passant par une agence à Paris) chez Air Austral, du 26 mai au 14 juin .
Certains venants de province ont donc réservé des vols intérieurs sur Air France pour rejoindre Roissy.
1er problème : L’agence de voyages m’averti que le vol retour fait une escale technique à Nairobi donc arrivée prévue 2h 30 plus tard à Roissy !. Le problème c’est que les correspondances des vols intérieurs Air France étaient prévus à l’origine avec 3h 30 de décalage. 1h seulement pour prendre le vol intérieur: Mission impossible !.
Air France n’étant pas responsable ne veut rien savoir pour modifier sauf avec un supplément de 80€ par billet.
Quant à Air Austral : escale technique et billet Air France donc: On n’y peut rien !.
2 ème problème : Une quinzaine de jours après ce premier incident, on annonce aux mêmes personnes ( et seulement ces personnes ! ) ayant subi cette augmentation que le vol retour du 14 juin est décalé d’un jour avant ! Donc rebelote Air France ne veut toujours rien savoir pour modifier sauf moyennant encore un supplément de 80€ par billet. Quant à Air Austral : même chanson : On n’y peut rien !, on vous averti plus de 15 jours avant le départ... donc en gros démerdez-vous !!.
Au total pour le moment un couple à donc payé 320 € de supplément car personne n’est responsable !!!
C'est beau le sens des responsabilités chez les compagnies aériennes
Moralité chers amis du Forum : Un bon conseil
Ne réservez jamais vos vols intérieurs plus de 15 jours avant votre départ à l’international !
D’autant que les autres amis n’ont encore rien reçu à ce jour d’Air Austral pour au moins les avertir que le vol retour était avancé d’un jour ! Bonjour la compagnie aérienne !!!
Donc attention à tous ceux qui devaient prendre Air Austral le 14 juin de Nosy-bé via La Réunion pour Paris : Vérifiez bien votre billet !!!!
Par contre, comme s’il voulait me contredire Air Mad m’a envoyé un SMS de Mada sur mon portable pour m’informer que mon vol de correspondance Ivato/Nosy-be était avancé d’une heure ! Bravo Air Mad et continuez comme ça !!
Lenosybeen
Par contre, comme s’il voulait me contredire Air Mad m’a envoyé un SMS de Mada sur mon portable pour m’informer que mon vol de correspondance Ivato/Nosy-be était avancé d’une heure ! Bravo Air Mad et continuez comme ça !!
Lenosybeen
Partir à l'étranger seule ou via un organisme? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Je suis une jeune fille de 23 ans et je suis à la recherche d'un emploi. Mon problème, c'est que je ne sais absolument pas quoi faire de mon avenir et je traverse actuellement une impasse ..
C'est pourquoi je m'adresse à vous. Ne voulant pas perdre mon temps j'aimerais vraiment partir à l'étranger afin de parfaire mon anglais car c'est un de mes points faibles.
Malheureusement je ne sais pas par ou commencer.. Ni même quel pays choisir, partir seule ou via un organisme. Alors, je recherche tout témoignage, site internet, bon plan etc. qui pourrait m'être utile dans mon projet.
J'ai de l’expérience dans la restauration en tant que commis de salle/serveuse donc je pensais peut être trouver un job dans cette branche..
Merci de prendre le temps de m'éclairer, et ainsi de contribuer à mon projet.
Juliette.
Je suis une jeune fille de 23 ans et je suis à la recherche d'un emploi. Mon problème, c'est que je ne sais absolument pas quoi faire de mon avenir et je traverse actuellement une impasse ..
C'est pourquoi je m'adresse à vous. Ne voulant pas perdre mon temps j'aimerais vraiment partir à l'étranger afin de parfaire mon anglais car c'est un de mes points faibles.
Malheureusement je ne sais pas par ou commencer.. Ni même quel pays choisir, partir seule ou via un organisme. Alors, je recherche tout témoignage, site internet, bon plan etc. qui pourrait m'être utile dans mon projet.
J'ai de l’expérience dans la restauration en tant que commis de salle/serveuse donc je pensais peut être trouver un job dans cette branche..
Merci de prendre le temps de m'éclairer, et ainsi de contribuer à mon projet.
Juliette.
Périple Brisbane-Cairns en camping-car: où louer et les immanquables à voir? English translation pending
Nous partons mi avril à Brisbane avec l'intention de louer un camping-car et de remonter jusqu'à Cairns en 9 jours. Pouvez vous me dire quel loueur est le mieux placé rapport qualité-prix et quelles sont les étapes à ne pas manquer.J'attends vos conseils car la date est très proche.
Recherche de projet humanitaire English translation pending
Bonjour,
Je suis étudiante en troisième année de médecine. J'aimerais faire une pause d'un an pour voyager et m'engager dans des programmes humanitaires orientés sur les thèmes de la santé. J'ai dans l'idée de partir 3mois en Afrique, 3 mois en Asie du sud sud-est, et trois mois en Amérique latine. J'aimerais me sentir utile, découvrir d'autres cultures et d'autres façons de pratiquer la médecine. Voilà si vous avez des idées ou des projets pour lesquels vous seriez interessés par une bénévole étudiante en médecine je suis à l'écoute!!
Marie
Arrivée de nuit à l'aéroport de Yaoundé English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai besoin de quelques infos sur l'aéroport de Yaoundé et je m'en réfère à vous cher forumers! Voilà on est un groupe de 5 jeunes de 20 ans environs, et on part tout le mois de juillet 2013 pour une mission humanitaire à Bafoussam. Notre vol arrive à Yaoundé à 00:05....ce qui nous pose problème. En effet on ne se voit pas du tout prendre un taxi de nuit (question de sécurité) et de toute façon on n'avait pas prévu de rester à Yaoundé mais d'aller directement à Bafoussam.. Donc je me demandais si c'était envisageable qu'on passe la nuit à l'aéroport de Yaoundé. Vous pensez que c'est possible? ça aurait été à l'aéroport de Paris ou autre je ne me serais pas posé la question, mais là en tant qu'européns, ne risque-t-on pas de se faire embêter par la sécurité ou autre si on reste "planté là" jusqu'au petit matin?😏
Voilà merci pour vos réponses!😛
J'ai besoin de quelques infos sur l'aéroport de Yaoundé et je m'en réfère à vous cher forumers! Voilà on est un groupe de 5 jeunes de 20 ans environs, et on part tout le mois de juillet 2013 pour une mission humanitaire à Bafoussam. Notre vol arrive à Yaoundé à 00:05....ce qui nous pose problème. En effet on ne se voit pas du tout prendre un taxi de nuit (question de sécurité) et de toute façon on n'avait pas prévu de rester à Yaoundé mais d'aller directement à Bafoussam.. Donc je me demandais si c'était envisageable qu'on passe la nuit à l'aéroport de Yaoundé. Vous pensez que c'est possible? ça aurait été à l'aéroport de Paris ou autre je ne me serais pas posé la question, mais là en tant qu'européns, ne risque-t-on pas de se faire embêter par la sécurité ou autre si on reste "planté là" jusqu'au petit matin?😏
Voilà merci pour vos réponses!😛
Passeport expiré dans cinq mois et vol lundi matin vers Phuket! English translation pending
Bonsoir
J'ai un énorme problème.
Nous sommes samedi soir 23/02/2013 et je dois décoller lundi matin à 11h. (Le retour est prévu le jeudi 07/03/2013 soit 10j plus tard).
Nous allons à Phuket avec une escale d'1h à Singapour (Vols Singapore Airlines).
Problème, je viens de me rendre compte que mon passeport expire le 9/7/2013 soit un peu plus de 4 mois.
On lit partout qu'il faut 6 mois de validité... Bref, j'ai commis une étourderie énorme.
Nos billets sont des billets éco (non modifiable, annulable, etc... RIEN). On en a pour 1600€ pour nos 2 AR.
Que feriez vous à ma place?
J'ai un énorme problème.
Nous sommes samedi soir 23/02/2013 et je dois décoller lundi matin à 11h. (Le retour est prévu le jeudi 07/03/2013 soit 10j plus tard).
Nous allons à Phuket avec une escale d'1h à Singapour (Vols Singapore Airlines).
Problème, je viens de me rendre compte que mon passeport expire le 9/7/2013 soit un peu plus de 4 mois.
On lit partout qu'il faut 6 mois de validité... Bref, j'ai commis une étourderie énorme.
Nos billets sont des billets éco (non modifiable, annulable, etc... RIEN). On en a pour 1600€ pour nos 2 AR.
Que feriez vous à ma place?
Orphelinat dans un pays d'Afrique francophone English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais partir comme bénévole dans un orphelinat ou toute structure pour enfants dans un pays d'Afrique francophone. Je n'ai trouvé jusqu'à présent que des projets qui demandent de grosses sommes d'argent, mais je n'en ai pas. En revanche j'ai de l'énergie, de la joie de vivre, et de l'amour à distribuer sans limites.
Quelqu'un peut-il m'aiguiller ?
Si je veux faire ce voyage, c'est aussi dans le but de peut être monter un petit projet pour aider la structure en question par la suite.
Merci
Julie
J'aimerais partir comme bénévole dans un orphelinat ou toute structure pour enfants dans un pays d'Afrique francophone. Je n'ai trouvé jusqu'à présent que des projets qui demandent de grosses sommes d'argent, mais je n'en ai pas. En revanche j'ai de l'énergie, de la joie de vivre, et de l'amour à distribuer sans limites.
Quelqu'un peut-il m'aiguiller ?
Si je veux faire ce voyage, c'est aussi dans le but de peut être monter un petit projet pour aider la structure en question par la suite.
Merci
Julie
Condition de vie en Mongolie? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars bientôt pour un an en Mongolie, dans une zone à l'ouest, près du parc de Khomiin-Tal. J'aurais aimé avoir des témoignages de personnes qui ont vécu de longs séjours dans ce pays, notamment au sujet de conditions météo ! Jusque là mes précédents job m'ont plutôt conduit dans les pays du sud et je suis totalement ignorante de la façon de vivre des populations mongoles.
Je vous remercie d'avance.
Marie
je pars bientôt pour un an en Mongolie, dans une zone à l'ouest, près du parc de Khomiin-Tal. J'aurais aimé avoir des témoignages de personnes qui ont vécu de longs séjours dans ce pays, notamment au sujet de conditions météo ! Jusque là mes précédents job m'ont plutôt conduit dans les pays du sud et je suis totalement ignorante de la façon de vivre des populations mongoles.
Je vous remercie d'avance.
Marie
Semaine à Fès entre le 7 et le 15 avril English translation pending
Bonjour
Nous souhaiterions partir a fez debut Avril 2013 et nous souhaiterions avoir des informations et réponses à nos questions:
Connaitriez vous des RIAD sympa, charmant et pas cher dans la Medina? Y a t il des chose et activitées particulière a faire? Est il interessant de passer une ou 2 nuit ailleurs? meknes ou autre.
Bref nous avons pas mal de questions donc le maximum d'informations sont le bienvenus Merci d'avance
Delphine et Yann
Connaitriez vous des RIAD sympa, charmant et pas cher dans la Medina? Y a t il des chose et activitées particulière a faire? Est il interessant de passer une ou 2 nuit ailleurs? meknes ou autre.
Bref nous avons pas mal de questions donc le maximum d'informations sont le bienvenus Merci d'avance
Delphine et Yann
Aide humanitaire à l'étranger cet été English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai partir à l'étranger dans le but d'une action humanitaire cet été à courte durée et si possible à moindre coût ...l'envie me dit depuis longtemps :). J'ai 25 ans et je suis aide-soignante dans un foyer handicapés. Un peu perdu avec tous les sites qu'il peut exister, j'aimerai une petite aide . Merci d'avance.
Je souhaiterai partir à l'étranger dans le but d'une action humanitaire cet été à courte durée et si possible à moindre coût ...l'envie me dit depuis longtemps :). J'ai 25 ans et je suis aide-soignante dans un foyer handicapés. Un peu perdu avec tous les sites qu'il peut exister, j'aimerai une petite aide . Merci d'avance.
Bénévolat en Inde English translation pending
Bonjour, j'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment. J'aimerais aller en Inde pour découvrir ce continent et y faire plein de rencontres.
Pour le moment mon choix se porte sur l'Inde du Nord... Mais rien n'est décidé encore.
J'ai entendu parler de Workaway pour les travaux en tant que bénévoles. Y en a t-il parmi vous qui ont déjà fait cette expérience?
Comme mon voyage est encore au stade du projet j'aimerais avoir des conseils pour bien le préparer. Que ce soit pour le visa , les choses à emmener, le coût du billet ... bref tout ce qu'il faut faire avant pour pouvoir partir tranquille.
Merci pour vos conseils !!
Comme mon voyage est encore au stade du projet j'aimerais avoir des conseils pour bien le préparer. Que ce soit pour le visa , les choses à emmener, le coût du billet ... bref tout ce qu'il faut faire avant pour pouvoir partir tranquille.
Merci pour vos conseils !!
WHV en Australie English translation pending
Bonjour,
Je pars pour l'Australie en septembre 2013 et j'aimerais bien avoir des témoignages et des avis de personnes qui ont vécus l'expérience du Working Holiday Visa !!!!
On part à deux déjà j'aimerais savoir si c'est difficile de trouver deux places pour un même job...?
Ensuite je voudrais aussi avoir des avis pour 1700 € une agence me propose de me trouver des emplois tout au long de mon séjour est ce vraiment nécessaire ou est ce que je peu prendre le risque de rechercher un travail une fois arrivée sur place ??? Etant donné qu'il y a de plus en plus d'étranger qui s'expatrie vers l'Australie la concurrence est rude.. J'aimerais savoir si vous avez eu des difficultés à trouver du travail là bas ?
Ma passion les animaux ! Pourrais-je trouver un travail avec les animaux j'ai vu que quelqu'un avait pu travailler dans un zoo c'est à titre exceptionnel ou cela arrive régulièrement ?!!!
Toutes les informations que vous aurez sont bonne à prendre bonne et mauvaise expérience je veux tous savoir ^^ !
Merci à tous !
Marie-Cécile M
Je pars pour l'Australie en septembre 2013 et j'aimerais bien avoir des témoignages et des avis de personnes qui ont vécus l'expérience du Working Holiday Visa !!!!
On part à deux déjà j'aimerais savoir si c'est difficile de trouver deux places pour un même job...?
Ensuite je voudrais aussi avoir des avis pour 1700 € une agence me propose de me trouver des emplois tout au long de mon séjour est ce vraiment nécessaire ou est ce que je peu prendre le risque de rechercher un travail une fois arrivée sur place ??? Etant donné qu'il y a de plus en plus d'étranger qui s'expatrie vers l'Australie la concurrence est rude.. J'aimerais savoir si vous avez eu des difficultés à trouver du travail là bas ?
Ma passion les animaux ! Pourrais-je trouver un travail avec les animaux j'ai vu que quelqu'un avait pu travailler dans un zoo c'est à titre exceptionnel ou cela arrive régulièrement ?!!!
Toutes les informations que vous aurez sont bonne à prendre bonne et mauvaise expérience je veux tous savoir ^^ !
Merci à tous !
Marie-Cécile M
Tour du monde à 18 ans, deux filles et des difficultés English translation pending
Bonjour à tous !
Je publie mon premier topic ici après m'être renseignée pendant des mois, et j'ai besoin maintenant de conseils encore plus concrets et adaptés à notre situation. J'explique !
Nous sommes deux meilleures amies de 17ans, qui avons commencé à construire il y a quelques temps notre grand rêve de gosse : Le tour du monde. Au départ nous voulions partir un an, juste à nos 18ans. Après plusieurs discussions avec nos parents, nous partirons sans doute entre 6 et 9mois (tout dépend des écoles qu'on demande, s'il y a des oraux et des concours à passer, tout ceci est en cours...) pour pouvoir rerentrer dans le système scolaire sans trop de complications.
Niveau budget, on s'adapte évidemment aux pays qu'on va faire ainsi que le nombre de mois de voyage, mais nous serons aux alentours de 10000euros chacune, je pense, voire un peu moins. Évidemment, malgré tous les renseignements, les bouquins, les conseils de potes, d'oncles et compagnie, nous ne connaissons pas tout du voyage et pleins de difficultés dans la construction de notre projet perdurent.
- Tout d'abord, quelques désillusions s'imposent à nous. Nous avons 17ans, nous sommes deux filles et on compte partir en novembre 2013, juste à nos 18ans en ayant notre bac en poche. Heureusement, nous avons de très bons dossiers scolaires, et on assure nos arrières, mais s'il y a bien une chose sur laquelle nos parents sont inquiets, c'est sur la sécurité. Nous voulons aller dans les pays suivants (pas tous, en fonction du temps qu'on a on verra, on désire quand même rester un bon moment dans chaque pays pour se laisser le temps de profiter) : Népal, Vietnam, Laos, peut être Cambodge, Indonésie, Nouvelle Zélande (pas longtemps par contre), Mexique, Guatemala, Argentine, Pérou, Madagascar et Afrique du Sud. Bien entendu, on n'ira pas partout, c'est la liste des pays qui nous tente le plus et sur lesquels on s'est renseigné. Nous avons voyagé chacune de notre côté, je suis partie 3 semaines en Thaïlande avec une organisation et 2 semaines à la Réunion. Mon amie quant à elle a fait un tour d'Europe de l'Est l'été dernier en groupe, et a beaucoup voyagé avec ses parents. Malgré tout, on n'a pas l'expérience de globetrotters, et nos parents refusent que nous partions en voyage libre comme l'air, soit ils demandent que nous soyons encadrées. Connaissez vous d'autres moyens d'être "encadrées", à part le Woofing (donc le boulot) ou l'humanitaire (au passage, je mets énormément de temps à trouver des ong sérieuses qui veulent bien des bénévoles sans qualification ou sans demander pleins de sous...) ?
- Comment rassurer nos parents ? Parce que même si nous partons aider des associations, le but de notre voyage n'était pas de faire une mission humanitaire de 6mois dans un même pays. Nous voulions faire un peu d'humanitaire au début de notre voyage pour apprendre petit à petit à être dans un pays différent et défavorisé, apprendre à être indépendantes tout en étant plus ou moins encadrées et directement au contact de la population. Notre but était d'aller à la rencontre de différentes cultures, de voir le monde sous différents angles, voir plusieurs continents et surtout se donner la chance de grandir en voyant le monde. Nous avons la chance de pouvoir partir aussi jeune, nous désirons nous ouvrir au monde et pouvoir rentrer dans notre pays avec un regard différent. Néanmoins, les risques en tant que femmes et aussi voyageuses peu expérimentées, nos parents paniquent même si nous avons leur consentement. Nous ne pouvons pas, si nous voyageons dans plusieurs pays et continents, être encadrées pendant 9mois, et nous ne savons pas comment les rassurer autrement qu'en nous faisant confiance, parce que le danger est partout et que c'est notre attitude en voyage qui peut nous mettre en danger ou nous protéger...
- Vous nous conseillez de nous y prendre combien de temps à l'avance en ce qui concerne billets, vaccins et visas ? On pense qu'il ne faudrait pas tarder, au moins pour les vaccins, mais on risque de brusquer un peu nos parents qui ont du mal à se confronter à notre projet.
- Avez vous des conseils à nous donner (nous qui sommes de (très) jeunes voyageuses) pour la construction de notre projet ?
Merci de m'avoir lu, j'attends vos réponses !
- Tout d'abord, quelques désillusions s'imposent à nous. Nous avons 17ans, nous sommes deux filles et on compte partir en novembre 2013, juste à nos 18ans en ayant notre bac en poche. Heureusement, nous avons de très bons dossiers scolaires, et on assure nos arrières, mais s'il y a bien une chose sur laquelle nos parents sont inquiets, c'est sur la sécurité. Nous voulons aller dans les pays suivants (pas tous, en fonction du temps qu'on a on verra, on désire quand même rester un bon moment dans chaque pays pour se laisser le temps de profiter) : Népal, Vietnam, Laos, peut être Cambodge, Indonésie, Nouvelle Zélande (pas longtemps par contre), Mexique, Guatemala, Argentine, Pérou, Madagascar et Afrique du Sud. Bien entendu, on n'ira pas partout, c'est la liste des pays qui nous tente le plus et sur lesquels on s'est renseigné. Nous avons voyagé chacune de notre côté, je suis partie 3 semaines en Thaïlande avec une organisation et 2 semaines à la Réunion. Mon amie quant à elle a fait un tour d'Europe de l'Est l'été dernier en groupe, et a beaucoup voyagé avec ses parents. Malgré tout, on n'a pas l'expérience de globetrotters, et nos parents refusent que nous partions en voyage libre comme l'air, soit ils demandent que nous soyons encadrées. Connaissez vous d'autres moyens d'être "encadrées", à part le Woofing (donc le boulot) ou l'humanitaire (au passage, je mets énormément de temps à trouver des ong sérieuses qui veulent bien des bénévoles sans qualification ou sans demander pleins de sous...) ?
- Comment rassurer nos parents ? Parce que même si nous partons aider des associations, le but de notre voyage n'était pas de faire une mission humanitaire de 6mois dans un même pays. Nous voulions faire un peu d'humanitaire au début de notre voyage pour apprendre petit à petit à être dans un pays différent et défavorisé, apprendre à être indépendantes tout en étant plus ou moins encadrées et directement au contact de la population. Notre but était d'aller à la rencontre de différentes cultures, de voir le monde sous différents angles, voir plusieurs continents et surtout se donner la chance de grandir en voyant le monde. Nous avons la chance de pouvoir partir aussi jeune, nous désirons nous ouvrir au monde et pouvoir rentrer dans notre pays avec un regard différent. Néanmoins, les risques en tant que femmes et aussi voyageuses peu expérimentées, nos parents paniquent même si nous avons leur consentement. Nous ne pouvons pas, si nous voyageons dans plusieurs pays et continents, être encadrées pendant 9mois, et nous ne savons pas comment les rassurer autrement qu'en nous faisant confiance, parce que le danger est partout et que c'est notre attitude en voyage qui peut nous mettre en danger ou nous protéger...
- Vous nous conseillez de nous y prendre combien de temps à l'avance en ce qui concerne billets, vaccins et visas ? On pense qu'il ne faudrait pas tarder, au moins pour les vaccins, mais on risque de brusquer un peu nos parents qui ont du mal à se confronter à notre projet.
- Avez vous des conseils à nous donner (nous qui sommes de (très) jeunes voyageuses) pour la construction de notre projet ?
Merci de m'avoir lu, j'attends vos réponses !
Fret maritime vers le Burkina Faso? English translation pending
Je souhaiterais envoyer du fret au Burkina pour alimenter un commerce de "France au revoir" est-ce que quelqu'un aurait des adresse de fret maritime et une petite connaissance des prix du container ou d'un container partagé (au kilo)?
Vol avec agression et armes en Argentine English translation pending
salut les voyageurs, j ai l habitude de voyager un peu partout mais neanmoins il m est arrive une sale aventure ce dimanche 16 decembre a la boca vers 15h, quartier de buenos aires
a savoir que je me promenais tout tranquillement a pied avec un porteños responsable d une cinquantaine d annees quand nous avons ete victime , surtout moi, car j avais mon sac a main en bandouliere, d une attaque avec armes.j ai resiste tant que j ai pu en me couchant par terre pour proteger le sac et en me faisant trainer aussi , je le tenais ferme en hurlant comme un goret pour ameuter le monde, mais rien n y a fait , le sac a fini par craque, et devant ma resistance inhabituelle sans doute pour lui, le voyou m a file coup de poing dans le corps et visage.je m en tire avec des ecorchures et avec la perte d un appareil photo, mobile, c bleue, guide et 200 euros. alors attention a ce quartier mal note dans les guides, tres certainement , seule, je n y serai pas alle mais j etais en confiance d autant que nous faisions 3 ou 4 cuadras et que nous reprenions a chaque fois la voiture
voila donc et prudence a vous tous
Train de vie des métiers humanitaires English translation pending
Bonjour a tous, je n'ai que 18 ans et j'aimerais beaucoup travailler dans l'humanitaire plus tard.
Seulement, je me demandais comment vit-on en revenant au lieu de résidence ensuite, entre deux missions. L'argent n'est pas ma motivation mais je ne crois pas qu'on gagne assez en exercant un métier humanitaire pour vivre dans le lieu de résidence ensuite. Deplus, on arrive ici sans appart ni rien. En fait, je me demandais surtout quel est le train de vie d'une personne qui pratique un metier humanitaire. A quel fréquence est on dans son pays d'origine et pour combien de temps y reste-t-on? Et les questions lié au salaire un peu plus haut.
Des réponses seraient très appréciées!
Merci!!
Seulement, je me demandais comment vit-on en revenant au lieu de résidence ensuite, entre deux missions. L'argent n'est pas ma motivation mais je ne crois pas qu'on gagne assez en exercant un métier humanitaire pour vivre dans le lieu de résidence ensuite. Deplus, on arrive ici sans appart ni rien. En fait, je me demandais surtout quel est le train de vie d'une personne qui pratique un metier humanitaire. A quel fréquence est on dans son pays d'origine et pour combien de temps y reste-t-on? Et les questions lié au salaire un peu plus haut.
Des réponses seraient très appréciées!
Merci!!