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Tous les à-cotés du Concours photo VF de mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
by Magellan18 · 2012-02-29 · 235 replies
Bonsoir à tous,

Le concours photos VF de Mars "L'eau dans ses états" est ouvert" et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).

Pour discuter de vos (nos) photos, pour raconter vos histoires d'eaux c'est bien ici 😉.

Cordialement Magellan18
Idée de randonnée pour débutants? (dix jours) English translation pending
by Triztana · 2012-01-29 · 40 replies
Bonsoir,

Voilà avec mon frère, ça fait quelques années qu'on voudrait voyager ensemble, et cette année on aimerait bien faire un voyage à pattes (en juillet probablement). Alors le problème majeur qui se pose, c'est qu'on a jamais fait de voyage à pieds (toujours en voiture), donc on n'a pas la notion de la difficulté de marcher toute une journée avec des sacs. (En ce qui me concerne je ramène 10 kilos de linge toutes les 3 semaines sur mon dos donc je visualise le truc... dur pour mon mètre 60.) Le truc c'est qu'on aimerait beaucoup faire un séjour en pleine nature et en camping (sauvage pourquoi pas), déjà parce que c'est largement plus économique (étudiants à budget assez serré). Le problème c'est que je sais absolument pas jauger de ce qui est faisable ou non.

J'ai d'abord pensé à faire une excursion en France, nous adorons la montagne mais cela me paraissant trop abrupte pour nous, j'ai pensé aux Landes, aux cevennes, et aux régions de moyenne montagne (qui demande pas une carrière d'alpiniste 😛)... Mais tout cela est tellement vaste, je me rends pas spécialement compte de ce qui est faisable ou pas, je ne sais pas du tout quel trajet faire sans que ce soit trop dur...

Alors ensuite, on aimerait bien faire ça à l'étranger, mais dans des pays peu couteux en billet d'avion. J'ai donc pensé à l'Ecosse, et j'ai évidemment lu des tas de choses sur la West highland way. Autant vous dire que j'irai tout de suite si je le pouvais !! Ca m'a vraiment bien tapé dans l'oeil et ça a l'air superbe et bien à notre goût. Sauf que je ne veux pas faire de plan sur la comète, et j'ai peur que pour des gens qui font peu de sport et qui n'ont jamais voyagé à pieds, ça soit un peu raide.

Bon, on est loin d'être des chochottes et en ce qui me concerne, le temps ne me fait pas peur, au contraire (je vis en Normandie..!), mais voilà, le problème de la lourdeur des sacs me gêne en fait. Je sais qu'il y a un transport de sacs, mais déjà c'est flou dans ma tête, et cela oblige d'être à l'étape prévue le bon moment, je ne sais pas trop comment cela se goupille en fait, si quelqu'un pouvait me donner un lien ou témoigner... - Est ce qu'on définit nos points d'arrêt d'un jour sur l'autre ? Combien cela coute-t-il ? Est ce qu'on paye au jour le jour ou c'est un "forfait" ?

Deuxièmement, je me suis dit que niveau financier et poids, je sais pas ce qui est le mieux. J'ai un point de vue peut-être totalement faux en tête, qui est que si on dort en camping (sauvage ou non), ça sera plus économique, mais aussi plus lourd, mais que si on doit acheter une bonne tente (la seule qu'on a c'est la decathlon à 30€), des matelas imperméables, et tout le matos pour camper (bon on a déjà un réchaud), ça risque de nous couter peut-être aussi cher que de dormir en auberge. Sauf que le fait de ne pas prendre de tente allègera peut-être nos étapes mais impliquera qu'on doive absolument trouver un endroit où dormir (qui ne soit pas hors de prix), et en juillet... J'ai un peu peur.

Autre question (je sais ça fait beaucoup), camping sauvage ou pas ? C'est une question que je me pose toujours. Y a 3 ans, on avait fait un voyage en Allemagne et on se disait qu'on ferait du camping sauvage, là où on aurait envie de dormir, sauf qu'on s'est vite rendu à l'évidence que c'était difficile (pas forcément d'eau potable à disposition, pas de sanitaires - pas toujours facile de s'adapter quand on est pas habitués). Donc on a fini par dormir en camping tout simplement. - Donc ma question serait, est ce que ceux qui ont fait cette randonnée faisait du camping sauvage ou du camping tout court, ou en alternance ? En fait j'ai peur de pas arriver à prévoir tout simplement (l'eau surtout) - Et aussi, quel est le prix des campings en général ?? Y en a-t-il souvent ?

Je sais que je devrais d'abord acheter une carte avant d'ouvrir ma bouche, mais comme on est pas sûrs d'aller là bas par rapport à la difficulté... je préfère me renseigner avant tout.

Enfin, niveau ravitaillement, s'il s'avère qu'on fait ce trajet, on ne compte pas prendre 10 jours de manger sur nous, donc - est ce qu'il y a moyen facilement de se ravitailler à plusieurs endroits ? (Je précise qu'on mangera au maximum au réchaud au vu du budget !)

Donc voilà, je sais que ce fut long, je suis désolée, mais en gros ce post s'adresse à tous ceux qui pourraient répondre à mes interrogations sur cette randonnée (notamment par rapport à notre niveau novice, mais nous sommes courageux), et à tous ceux qui auraient bien sûr d'autres idées que celle ci, dans le même genre, à me proposer !!!

Merci beaucoup !! 😄
Escalade dans les parcs nationaux des États-Unis English translation pending
by Romach31 · 2010-07-10 · 12 replies
Bonjour à tous

Nous partons en famille cet été 2 semaines sur la côte ouest des USA, faire un tour des grands parcs nationaux : Mojave, Grand Canyon, Page, Bryce, Sequoia, Yosemite. Ma question concerne quelque chose que j'aimerais beaucoup faire : de l'escalade! je n'ai pas un niveau de fou (5c-6a), mais je rêverais d'en faire là-bas Mon frère aussi est motivé, nous serions donc deux. Quelqu'un peut-il me dire s'il est possible/facile d'en faire dans un parc national? Lequel? Quel équipement faut-il? Y a t-il des endroits spécifiques pour ça? Avez-vous des conseils spéciaux à ce sujet? Je suis en recherche de bons plans pour ça, et je suis convaincu que sur ce site je vais trouver des réponses!

Merci beaucoup d'avance.

Romain
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Conseils pour achat d'une paire de chaussures English translation pending
by Francton · 2009-12-10 · 21 replies
Bonjour,

Je m'appelle Franck, je part en 2012 vers un tour du monde de 4 ans A PIED et je vais acheter mes chaussures d'ici une semaine.

J'hésite encore sur le choix. Le vendeur au vieux campeur m'a proposer un modèle plutot lourd mais bien compact et qui peut résister surement 4 ans. Le poids des chaussures m'effraie un peu mais si c'est nécessaire...

Donnez moi vos conseils s'il vou plait je suis un peu perdu parmis toutes ces marques.

Merci beacoup
Votre ville portuaire française préférée? English translation pending
by Kelessuf · 2009-05-31 · 64 replies
Bonsoir,

tout est dans le titre... Quelle ville ? Et surtout pourquoi ? Je n'attends pas de dépliant touristique, mais des atmosphères, qui m'aideront peut-être à choisir.

Pourquoi en France ? Parce que je n'aurais sûrement pas de papiers d'identité à ce moment. Sinon, ce n'est pas en France que j'irai voir si les bateaux qui vont sur l'eau ont des jambes...

Précision : j'entends par ville portuaire une ville avec un vrai port, avec des vrais bateaux qui arrivent et qui partent pour de vrai.
Destination Ladakh English translation pending
by Hialle · 2008-09-11 · 43 replies
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.

Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.

Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.

Premier vol, parfait. De très beaux nuages. A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin. On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite. Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux. On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement. Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité. Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.

L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.

Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose. Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure. Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.



L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.

L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après. Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle. Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Des photos/en veux-tu/en voilà! English translation pending
by Mesrob · 2008-08-16 · 604 replies
De quoi s'agit-il ? pas vraiment difficile......
Retour d'Ouzbékistan: un super beau voyage! (septembre/octobre 2007) English translation pending
by Mamina64 · 2007-11-20 · 49 replies
Bon, allez, je me lance...

J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉

Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛

Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...

C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !

Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !

Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.

Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.

Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.

Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
Genève-Nice par les montagne: itinéraire? English translation pending
by Cyclovince · 2007-10-16 · 12 replies
Salut!

Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.

J'aime: rouler le plus possible en altitude!

Je déteste: les routes fréquentées...

Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!

Des idées de cols? De coin de camping sauvage?

Merci d'avance pour votre aide! Vince
Randonnée dans le parc national de la Vanoise English translation pending
by Noisettilla · 2007-08-03 · 34 replies
bonjour!

cela fait 2 ans de suite que je vais faire de la rando a pralognan dans le parc national de la vanoise et c'est génial! je conseil a tous ceux qui aiment la nature et les grands espaces de s'y rendre!!! cette année je n'y vais pas et cela va me manquer! si vous souhaitez des infos sur quelques balades n'hesitez pas....
Quelle région merveilleuse allie plages de sable et sommets d'altitude? English translation pending
by Créaglobe · 2006-07-05 · 19 replies
Salut aux régions de France ! Je viens chercher l'inspiration : j'habite la région parisienne, je suis originaire de la région PACA, et je connais surtout les Alpes et le Massif central pour ce qui est des autres régions. Je me demandais s'il était possible pour cet été (août) de trouver une région qui me permette à la fois de faire des randos à la fraîche (altitude, beau comme en Savoie) et d'aller à la page (sable de préférence 😉) un jour ou deux, le tout en moins de 10 jours ??? 🤪 J'ai bien envie de passer mes vacances en France pour une fois, mais pas envie de sacrifier la baignade ni les espaces verts 😎

Je sais j'en demande beaucoup, mais peut-être que vers Perpignan, ou au Pays Bas ? J'essaie de deviner en faisant des recherches sur le net, mais ne connaissant pas du tout ces régions, je ne sais pas à quoi m'attendre pour les plages (eaux polluées, trop fréquentées, etc.), ni si le climat en août permet de randonner un peu ?

Merci à ceux qui connaissent bien ces régions (ou d'autres idées ?) de m'éclairer... 🙂
Avis sur mon circuit au Québec English translation pending
by KinderBueno · 2006-02-22 · 22 replies
Bonjour à tous;

Ma douce et moi, partons au Québec du 26 Juin au 12 Juillet 2006.

Après hésitations, nous avons décidé pour diverses raisons de nous monter le voyage nous même. En effet les TO proposaient tous des trucs en hôtel, et nous voyez-vous, on aime bien le camping... Et les TO proposant du camping (style aventure) sont vraiment très chers. Donc comme j'aime bien faire ça, c'est moi qui prépare et elle, elle aura la surprise de savoir ce qu'on fait tel ou tel jour.

Voici mon petit planning, en sachant que l'aspect nature est très important pour nous, qu'on est habitué à faire de la route et qu'on est pas très fortunés. (ex:il y a 2 ans, week-end aux férias de céret (66) et au petit matin, départ pour l'Allier en Auverge..env 600km pour 3 jours de canoé) Ce "tour" fait grosso mod 2000km. Comme on va visiter beaucoup de parcs je pense à prendre la carte annuelle qui permets l'accès à tous les parcs. Autre objectif dans le choix des campings, essayer d'éviter de se retrouver au milieu de campings car et de mobilhomes... Pour les parcs et réserves je n'ai pas le kilométrage exact à faire à l'intérieur, ni le temps donc, j'ai fait un peu au pif alors les précisions sont les bienvenues

26/06/06: Arrivée Montreal Trudeau: 18h Location de la voiture 19h Départ pour hôtel proche

27/06/06: Levé Tôt: 7h Départ 8h vers shawinigan: 156Km soit 2heures (10€ essence) Arrêt shawinigan: Plein d'essence + provisions Arrivée à Mattawin entrée dans la Réserve Faunique St Maurice: 1heure de route jusqu' au lac Toussignant Location canot + départ Arrêt en canôt camping sauvage Nuit

28/06/06 rando de la chute au vent + Fin parcours canot Retour: Nuit en camping sauvage

29/06/06 matin :Fin du parcours canot Récupération voiture et détente au Lac Dunbar Nuit au camping du lac Dunbar (avec douches et toilettes)

30/06/06 Départ 9 heures maxi pour le Village historique de Val Jalbert Grand-mère >>Chambord (Val Jalbert) 256km (3h) +1 pour sortir de la RF Plein à la Tuque + ravitaillement si besoin. Installation à Val Jalbert camping + Visite + nuit

31/06/06 Départ pour Parc Saguenay Baie éternité 143 km 2heures si possible on s'installe avant 15h Réservation kayak pour le lendemain chez Québec hors circuit Randonnée de la Vierge Nuit

01/07/06 9h30-12h30 randonnée kayak au retour AM on désinstalle et on part pour Grand bergeronne Plein et provisions à Tadoussac 145km soit 2heures de route pour Grand bergeronnes Installation en rustique au camping du Paradis marin (si disponible car pas de réservation possible) ou au camping Bon désir Réservation zodiac chez Essipit Observation pour finir la journée et activités de la fête nationale si il y en a.

02/07/06 Matin zodiac et observation des baleines AM: Désinstallation route vers sacré cœur baie sainte marguerite (30km) pique nique et observation des bélugas vers 15heures maxi départ pour grand jardins 130 km jusqu'a saint Urbain 2heures + 45min jusqu'au camping pied des monts Installation+ réservation Taïga + dodo

03/07/06 Matin: Rando du mont du Lac des cygnes Téléphone au Parc Jacques cartier pour réserver rando "des abris et des grottes" et Rabaska nocturne AM: 13h30 Rando Taïga Dodo

04/07/06 (mardi) route vers le Parc Jacques Cartier Plein à Baie St Paul Ravitaillement Stoneham 200km soit env. 2h45 + 1h parc Installation en sauvage au Héron à côté du Pont Blanc (parking) Réservation pour Obesrvation de la faune au réveil le Vendredi 07 et Maître Castor le 06 AM: 13h15 ou 14h45 rando des abris ou des grottes 19h Sortie en Rabaska Dodo

05/07/06 Matin ou AM : rando au lac Buvard (ou Buyard..?) 19h: Maître castor au centre d'interprétation Dodo

06/07/06 Rando Mont des loups ? dodo

07/07/06 6h au centre d'interprétation rando observation faune retour 11h désinstallation route vers Québec- 80km 1h +45min sortie du parc Arrêt à Wendake visite de la Maison Tsawenhohi Installation à Québec (normalement chez une connaissance qui accepte de nous préter un appart) Sortie le soir dans le vieux Québec

08/07/06 Visite du vieux Québec Petit restau

09/07/06 Visite du vieux Québec

10/07/06 Matin: Chutes montmorency + pique nique AM: Visite de l'île d'Orléans toute proche

11/07/06 Départ vers Montréal 250km 3h Visite

12/07/06 Visite Montréal Nettoyage voiture Départ 21h30 pour la France

La partie Québec et Montréal est encore à creuser, il y a tellement de choses que j'ai pas encore trop fouillé.

J'attends vos avis, commentaires, critiques, avec impatience.

Kinder-Bueno, Caribou en devenir
Tendinites à vélo English translation pending
by Pantaloni · 2005-06-22 · 47 replies
Ce message s'adresse en particulier aux bourlingueurs

je ne sais pas si cest l'âge mais je suis de + en + sujet aux tendinites (genou en particulier)

dernièrement je reviens d'un séjour dans les alpes et jai eu droit à ma tendinite, je sais par expérience que cest du a un programme un peu trop chargé et conjugué au fait que jai changé de vélo donc de position (vtt au lieu du vélo course)

Enfin cest rentré dans l'ordre mais jai du stoppé 15j

cela devient presque une hantise si un jour je devais me lancer dans le grand bain genre tour d'europe ou autres périples encore + exigeants

Donc à tous les bourlingueurs qui projettent de silloner les routes du monde, avez vous envisagez de chopper une bonne tendinite au beau milieu de votre périple? et le cas échéant comment compter vous gérér cette situation (bien quil ny ait pas 50 solutions)

Je serais curieux de voir vos réactions à ce sujet

bon pédalage à tous

pantaloni
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
by Pagaljavab · 2025-08-30 · 201 replies
Prologue

This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…

A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.

And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.

Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.

As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.

Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
De plus en plus de cyclos-voyageurs English translation pending
by Nomade743 · 2020-07-27 · 79 replies
Je suis actuellement en randonnée vélo de la haute Savoie à la presqu’île de giens et j’ai L’impression qu’ il y a beaucoup de voyageurs à vélo. Beaucoup de jeunes notamment Qu’en pensez-vous ?
La SNCF aime-t-elle le vélo? English translation pending
by Parigino · 2020-06-17 · 200 replies
Bonjour à tous

Cyclo de fraîche date, j'ai pour ambition d'amener mon vélo de Paris à Nice fin août et de démarrer mon voyage là-bas. Je pensais qu'il serait assez simple de trouver une place dans un train (quitte à payer un supplément). Comme j'étais naïf !! Je découvre qu'il n'y a absolument rien. L'alternative serait de démonter mon vélo et de le mettre dans une housse, sauf que la SNCF ne prête pas de housse. Or, sachant que je repartirai de Nice à vélo, je n'ai aucune intention de me trimballer une housse.

Bref, quelle solution voyez-vous ? Enchaîner les TER et mettre 2 jours pour aller de Paris à Nice ? Prendre l'avion, et tant pis pour la planète ?

Je suis à l'écoute de vos idées, mais vraiment je tombe de haut.

Merci !
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
by Drocher · 2019-08-12 · 128 replies
4 juillet : Arrivée à La Havane

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Discussion autour du thème du mois d'octobre 2017: "Le vent et ses effets" English translation pending
by Pyrene64 · 2017-10-02 · 98 replies
Ici le fil de discussion et photos hors concours

Retour au concours ici : https://voyageforum.com/v.f?post=8263511;live=1;
Mes 34 parcs nationaux de l'Ouest américain English translation pending
by Zitounet · 2017-02-25 · 76 replies
Mon Classement des parcs nationaux de l'ouest USA

(complété à la fin par les parcs visités en 2018) en page 3 - les National Monuments

Après huit voyages dans le grand West, j'avais classé à la fin du dernier carnet de voyage (2014) les 34 parcs nationaux visités dans les 13 états traversés. Ce classement était en fonction de l'intérêt que je leur ai trouvé, avis bien sûr personnel qui pourrait être différent de celui que ferrait des jeunes amateurs de grandes randonnées. Certains à l'époque avaient pensé qu'il serait bon de faire un carnet de voyage indépendant – j'ai attendu longtemps mais le voici

Tout d'abord voici la liste des 34 National Park par état :

3 en Arizona : Grand Canyon – Petrified Forest – Saguaro 9 en Californie : Channel Islands – Death Valley – Joshua Trees – King Canyon – Lassen Volcanic – Pinnacles – Redwood – Sequoia – Yosemite 4 au Colorado : Black Canyon – Great Sand Dune – Mesa Verde – Rocky Mountain 0 dans l'Idaho 1 auMontana, Glacier 1 au Nevada : Great Basin 1 au Nouveau Mexique : Carlsbad Caverns 1 en Oregon : Crater Lake 2 au South Dakota : Badlands – Wind Cave 2 au Texas : Big Bend – Guadalupe Mountain 5 en Utah : Arches – Bryce – Canyonlands – Capitol Reef – Zion 3 dans le Washington : Mount Rainier – North Cascades – Olympic 2 au Wyoming : Grand Teton – Yellowstone

Pour le suspense, je commence par les... derniers sans donner de classement particulier autre qu’alphabétique. Je dirais ce sont les "1 étoile". Je n'y ai passé qu'une journée au maximum

Grand Teton NP (WY). Vu en 2007, lacs dans la brume, montagnes dans les nuages. Le meilleur souvenir est à la Chapelle de la Transfiguration, le musée voisin et la traversée de la Snake River en ferry manœuvré et expliquée par une jeune rangerette. Par contre je pense que bien peu connaissent la face ouest de la montagne d'où la vue sur le Grand Teton explique l'origine de son nom.



Pour traverser la Snake River L'autre face du Grand Teton

Guadalupe Mountain NP (TX). Visité en 2012, temps couvert. Intéressante promenade botanique près du visiteur center, Frijole Ranch History museum fermé, début de trail de McKittrick Canyon, mais marche au delà de nos possibilités.



Arbre rouge texan à Guadalupe Mountain NP Vers Mc Kittrick Canyon

Mount Rainier NP (WA). Traversé en 2010, dans les nuages. Vu quelques cascades, sans grand intérêt, secteur de Paradise surpeuplé, rien pu voir. Intéressante coulée glacière. En fait, on est juste passé parce que c'était une des routes possibles pour aller à notre destination suivante.



Coulée glacière

Porte d'entrée

North Cascades NP (WA). Traversé en 2010, très beau temps. Vu une cascade, quelques points de vue, dont 1 superbe sur le Diablo Lake. Et après la sortie est, un beau point de vue à Washington Pass. Le problème, c'est que tout ça ne fait pas partie du National Park ! Le NP est en 2 parties, de part et d'autre de la Skagit Gorge où passe la route, et aucune route ne pénètre dans le parc lui-même, seulement quelques long chemins de randonnée.



L'eau turquoise du Diablo Lake Une petite cascade

Pinnacles NP (CA). Visité en 2014, beau temps. Intéressante visite de Bear Gulch Cave au bout d'un petit trail. Et ça s'arrête là, ce NM élevé récemment au rang de NP intéresse peut-être les randonneurs.



Vers Bear Gulch Cave Entrée dans la cave

Saguaro NP (AZ). Parc ouest visité en 2009, beau temps, chaud. Visite limitée au Scenic Bajada Loop Drive. Après le Sonora Desert Museum et surtout à la suite d'une journée à Organ Pipe NM, le Saguaro NP a peu d’intérêt. Mais la notice explicative en français reçue au Visitor Center est très instructive sur les cactus géants.



Cactus Saguaro centenaires Et plus jeune

Wind Cave NP (SD). Parc visité en 2009. Des différentes caves visitées cette année là, c'est la moins intéressante. Visite guidée avec beaucoup de marches à descendre, mais ascenseur pour remonter. J'ai préféré la cave voisine, Jewel Cave NM.



Dans Wind Cave Voûte caractéristique

A suivre - les 2 étoiles
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
by Daming · 2017-02-23 · 161 replies
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
L'Ouest américain en Harley août 2017 English translation pending
by Jocejl55 · 2016-08-14 · 70 replies
Bonjour,

Tout d'abord une petite présentation de notre projet. Départ début août 2017, 3 jours à San Francisco (sans compter le jour du voyage) puis location d'une harley 15 jours pour terminer à Jakson Hole. Le parcours est fait nous passerons par Monterey/Yosemite/Bodie Mono Lake/lac Tahoe/Boise/Stanley/Hailey/Crater off the Moon/Teton peut être Grand Targhee/Jackson et vol sur New York pour rejoindre de la famille. Nous avons déjà fait un voyage en voiture et avons vu Yellowstone voilà pourquoi il ne se trouve pas dans ma liste, mais c'est le 1er en moto et nous ne partons qu'à 2.

Si quelqu'un a déjà fait ce genre de périple quel conseil pouvez-vous me donner pour la location, les assurances de la moto, la sécurité... Le programme à venir c'est fin août réservation des hôtels/Airbnb et de la moto fin novembre achat des billets (Aie aie aie) Pareil si vous avez des adresses si quelqu'un est déjà passé par Booking est-ce qu'il y a des choses à éviter. .. Bref tout conseil pour nous éviter des déceptions sera le bienvenu.
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
by Ticapi · 2016-07-28 · 359 replies
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Grande Traversée des Alpes: utilisation de sac à dos lors d'un voyage d'une semaine? English translation pending
by Jocelyn67 · 2015-05-31 · 36 replies
Bonjour à tous,

Je suit régulièrement les post concernant le voyage à vélo, et cette fois - ci c'est à moi de poser ma petite question..

Fin Juillet, je souhaite faire la "Grande Traversée des Alpes (GTA) qui rellie Thonon les Bains à Menton.

Je suis cycliste assidu et compte donc faire ce voyage avec mon vélo de compétition (Look 586 avec de simple Mavic Aksium).

La durée de vélo est de 7 jours avec environ 6h sur la selle par jour. Le parcours est difficile (2-3 cols alpins par jours..)

Nous comptons dormir à l'hôtel/gîtes/couchsurfing.

Ma question est donc : peut -on faire ce voyage avec un unique sac à dos et une petite sacoche sur le cintre ?

Petite liste à emmener : vêtements de pluie, un 2ème ensemble de vélo, 1 caleçon& 2 paires de chaussettes, 1 jogging,1 tshirt manche longue, petite trousse de toilettes, nutrition sportif (gatosport, antioxydant) et une petite serviette, 1 cartes, objets de réparations (chambre à air, petite pompe carbone, démonte pneu etc..)

Peut on avec les différents éléments (dénivelé, température) faire ce voyage avec un sac ? Si oui, quel litrage voir quel modèle me conseillez vous ?

Jocelyn, 23ans, d'Alsace
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
by Lucbertrand · 2014-07-10 · 29 replies
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
by Chamadou · 2014-05-15 · 248 replies
Bonjour à tous !

Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.

Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.

Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !

À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.

Bon voyage !

Christian
Retour de trois semaines (Utah - Nouveau-Mexique - Colorado): court résumé et impressions English translation pending
by Itat · 2013-07-08 · 273 replies
Hello à tous!

Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕

Alors mon voyage:

1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem

Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.

2. Kodachrome Basin State Park

Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...

3. Bryce Canyon

Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.

4. Capitol Reef

Plusieurs randos au programme:

Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.

Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...

Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.

A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.

5. Natural Bridges National Monument

La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!

Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.

La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
21 jours au Japon, entre mer, montagnes et traditions English translation pending
by Toth · 2013-03-14 · 154 replies
20 Jours au Japon, entre Mer, Montagnes et Traditions.

J’avais déjà fait un premier voyage au Japon de dix jours il y a presque 5 ans, de plus passionné par l’Asie en général et le Japon en particuliers j’avais une idée bien précise de ce que je voulais découvrir cette fois. Le premier voyage à cause du peu de temps était très classique, Tokyo, Nikko, Nara, Kyoto en Janvier.

Cette fois je voulais aller dans des endroits moins accessibles, plus ruraux, et surtout j’avais callé mes dates pour voir le Kyoto Jidai Matsuri (Défilé en costume d’époque, qui a lieu une fois l’an) et du Yabusame (événement religieux durant lequel des archers à cheval et aux galops doivent tirer sur des cibles) le jour juste avant. Le programme est donc le suivant, d’abord, cape au Sud d’Okinawa vers l’archipel des Kerala, puis les Alpes Japonaises avec la vallée de Kiso et des randonnées sur la Nakasendo, puis on se pose 8 jours à Kyoto et on rayonne autours de la ville.

Les points verts sont mon voyage.
Carnet de voyage: direction Compostelle - Stop English translation pending
by Ugoblas · 2012-11-22 · 1 reply
Salut à tous voyageurs et voyageuses !🙂 Ayant lu quelques carnets de voyages, je me suis dit : pourquoi pas ( et j'ai pas sommeil ^^ ) Je vais essayer de pas faire un gros pavé de 50 pages ! J'essayerais cependant de citer tout nos autos stoppeurs car ils nous ont beaucoup aidés dans notre avancé.

Tout d'abord, j'habite à Auxerre ( bourgogne ), et j'ai 18ans. Notre voyage à été effectué à pied, en stop, et en train. Nous voulions arrivée jusqu'en Espagne rapidement pour faire le reste à pied en longeant la côte. Ok on est pas parti à l'autre bout du monde mais je trouve important de découvrir un peu plus la France.

Décision ( fin juin ):

Après une soirée entre amis, mon ami Louis et moi (Ugo), seuls survivants vers les 4 heures du matin, nous discutons de voyage, de partir comme ça sur un coup de tête. Quand Louis vient à dire : Si on veut, on pourrait partir tout de suite. Cœur à 100 à l'heure, c'est parti on se casse ! Énormément d'excitation car nous en parlions pas mal sans jamais prendre de décisions. On laisse un mot à nos amis sur un papier comme quoi nous sommes partis. On réunit quelque affaire chacun de son côté ( sac, duvet, quelque fringues, boussole, cartes de France, un ptit livre, une stylo du papier, de l'eau, 50euros chacun, une serviette, enfin le minimum quand même )

On se rejoint vers 6heures à la gare direction Vezelay. Arrivé à là bas, nous allons dormir chez son père qui tient une boutique de photographie.

Départ :

Levé à 9heures on dit au revoir à son père ( qui accepte notre décisions mais qui, je crois, était perplexe de notre projet ). Nous voilà parti sur le chemin de Compostelle, très très très heureux. Nous marchons jusqu’à un patelin nommé Champagne. Un peu épuisé, nous levons nos pouces et par chance, un jeune nous prends en stop dans sa petite et vieille voiture rouge avec un chien à mes pieds. Il nous mène jusqu'à Tannay, ou nous achetons un peu de nourriture pour le soir.

Nous sommes pris en stop à la sortie de Tannay par une femme de 30/40 ans dans sa vieille voiture ( et qui prenait des raccourcis en roulant très vite ) qui nous déposa à Varzy. Nous trouvons un étang ou nous comptons passer la nuit. Nous comptons nous laver au douche du camping juste à coté mais la dame qui s'en occupait nous a vus venir alors ça a été douche dans l'étang ( avec plein de minuscule tétards qui nous lavait les pieds, apparemment c'est bon pour la peau 😉) Le soir, dans nos duvet, au bord de l'étang, les moustiques nous dévoraient. On s'est mis plus loin et on a rencontré un homme qui avait voyagé en Inde en tant que cuisinier. On a discuté autour disons d'une cigarette, et il nous raconté son voyage et on a appris beaucoup de chose sur la vie en Inde :)

Jour 2 :

Le lendemain, levé au petit matin nous achetons du pain pour le midi et 2 pêches en guise de petit déjeuné 😛 Nous allons à la sortie du village, c'est repartis pour le stop ! Après 2 heures d'attente de stop, nous avons pu analyser les conducteurs qui vous voit : ceux qui vous sourissent, ceux qui vous font un signe pour dire " y'a pu d'place désolé ! ", ceux qui vous ont vu et qui évite à tout prix de vous regardez ( sont rigolo ceux la ^^ ), ceux qui hésite avec un petit ralentissement, et ceux ( heureusement ) qui s'arrête :).

Cette fois ce sera une gentille mamie qui s'arrêta, qui nous parla de son docteur et des OGM dans la régions, pourquoi pas 🙂. Très sympathique, elle nous dépose à un petit patelin. Nous attendons longtemps jusqu'à ce que Louis eu la bonne idée d'aller demander à un conducteur arrêter au stop s'il voulait bien nous prendre en stop et ce fut le cas. Un auto pas très bavard mais gentil. Il nous déposa à un autre patelins ou nous fûmes pris en stop par un technicien, qui si je me souviens bien travaillait pour la radio. Cette homme nous déposa à Nevers.

Louis et moi n'en revenait pas à la vitesse à laquelle nous pouvions avancé grâce au stop, arriver à Nevers dès le 2eme jours était très enthousiasment :)

Nous en profitâmes pour acheter de la nourriture, visiter un peu la ville, et manger sur un muret. Je viens de me souvenir que pendant que nous mangions, je ne sais plus qui de nous deux avait fait tomber une bouteille d'eau du muret, y'avait bien 6, 7 mètres et la bouteille retombât en bas, droite, comme si on l'avait poser en bas.. j'arrivais pas à y croire..

Bref, nous voilà reparti sur la route pour sortir de la ville sous une chaleur insoutenable ( et une ligne droite de zone industrielle horrible ). Notre eau était maintenant tiède lorsqu'un miraculeux pompier nous pris en stop. C'est même lui qui nous à proposé ! Et en plus de ça il nous amenés à sa caserne pour nous offrir un grand verre de coca gelé et remplir nos bouteilles! Un jeune homme très généreux..qui nous déposa à un village (10km environs de Nevers )

A la suite de cela, nous en profitons pour s'arrêter à un Netto pour acheter à manger. Enfin, un saucisson.. C'est reparti pour le stop, avec 2heures d'attente sous un soleil de 30°C. Nous fûmes pris en stop par un couple croyant, et lorsqu'on leur dît qu'on comptaient arriver à Compostelle, ils nous demandèrent de faire une prière pour eux là-bas. Après les avoirs remercier, nous voilà de nouveau dans un nouveau patelin que nous quittons pour nous mettre à la sortie de ce village.

Après pas mal d'attente, personne nous prends en stop, alors on avance sur le bord de la national et on se rendit compte que la plupart des gens tournait à un croisement alors que nous voulions continuer tout droit. Nous nous plaçons donc après ce croisement et après un virage. Nous avions remplis toutes les conditions pour que personnes ne nous prennent en stop : nous étions sur la nationale, après un virage qui donnait sur une ligne droite infini ( ou les conducteur accéléraient ), il n'y avait pas d'endroit pour s'arrêter, la totale. On a été cons mais bon fallait que ça nous arrive pour par refaire cette erreur.

Malgré tout, une voiture qui sort du virage très vite s'arrête en pillant, et nous prends en stop. C'était un soldat qui revenait de mission si je me souviens bien. En plus de cela ce jeune homme à réussit à atteindre les 190km/h ( ce qui lui paraissait normal 😐 ). Au début un peu inquiet, nous parlons un peu, je m'endormis à l'arrière pendant que Louis bavardait avec le pilote ! Ils nous déposa à l'entré de la ville Saint-Amand et nous conseilla une auberge de jeunesse. Malgré nos recherche nous ne la trouvâmes jamais.. Nous nous dirigeâmes vers le centre ville pour aller boire une bonne pinte et recharger mon téléphone. Nous n'avions pas énormément d'argent mais nous étions tellement contant de notre avancé en une seule journée..

Joyeux et encore une fois très cons, nous allons manger.. une pizza, chacun. Bien sur, buvant notre bière avant cela devait être notre "seul" plaisir ( 20/25e le tout, quitte à être cons autant l'être un maximum ! ).

Bref, après ce bon repas, nous trouvons un endroit ou dormir, on trouve une sorte de mini plage au bord du fleuve. On se lave, etc. Malheureusement, les moustiques commencèrent arriver.. dès la piqure je savais que la nuit allait être horrible.. Après avoir essayer de lutter, on s’écartait sur l'espèce de terrain à 20 mètres. Mais les moustiques étaient toujours là. Louis essayait de se recouvrir mais en vain, chaque cm² de peau non protégé est bouffé dans les secondes qui suivent. Louis réussit à s'endormir un peu mais j'ai craqué, j'ai laisser un mot a Louis ( j'avais oublier mon portable qui rechargeait au bar ) je trouvât un banc vers la gare où je dormis comme un roi ! Louis vint me réveiller le lendemain matin grisâtre.. Il s'était fais dévorer par les moustiques ( il avait compté plus de 150 piqures le soir )

Jour 3 :

Après tout ça, on alla chercher mon téléphone au bar ( le barman avait même pas vu que je l'avais oublier ), nous reprîmes la route. 1er autostoppeur à la sortie de la ville: un apiculteur nous pris en stop pour quelque kilomètres. Ensuite, allez savoir pourquoi, un conducteur qui arrivait à l'opposer, s'arrêta et fit demi tour pour nous prendre en stop pour au moins 60km jusqu’à La Châtre. Dans ce petit village nous prîmes un café, achetèrent quelque trucs a grinioter à la boulangerie ( ou 2 enfants échangèrent nos friandises sans faire exprès avec les leurs.. Louis les rattrapa et d'après lui, ils ont eut très peur ^^ )

Nous quittèrent une fois de plus ce charmant village pour aller à sa sortie. Cependant, il n'y avait pas grand monde.. La creuse et ses alentours, c'est pas une légende, y'a pas grand monde ! Mais nous sommes chanceux, un homme qui était charpentier, nous prit en stop. Il nous déposa à une station service et nous dit que s'il n'y avait personne qui nous avait prit, il repasserait de toutes façon dans 2 ou 3h avec son fils.

Bien sur, la station service était quasi déserte et il y avait un camion ou voiture tout les 1/4 d'heure. Le gentil charpentier nous reprit en stop avec son fils :). Il nous déposa dans un autre patelins ou nous fûmes prit en stop par un homme sympathique. Il nous déposa dans un dernier village.

Après un café, une dame 50/60 ans nous pris en stop. C'était parfait elle allait nous emmener à Limoges. Elle était assez spéciale. Elle à été très gentille de nous déposer en plein centre ville. De là nous nous informons de la présence d'un camping. Une fois de plus content de notre journée et euphorique à l'idée qu'on pouvait aller partout en stop, on sommes allez mangez un kebab, ou le jeune cuisinier nous proposa de dormir dans sa chambre d'étudiant ( 1ere fois qu'on nous le proposa ), sommes allez boire un coup ( quand on est content de nous, on se fait plaisir..), et avons fait notre baby foot, puis avons pris la décisions d'aller dormir au camping.

Voyant que notre argent commençait à diminuer de façon inquiétante, on ne pouvait pas se permettre de nous offrir un camping, même sans tente, mais on voulait une douche.. Mais on y est aller quand même et le gardien nous a dit de payer le lendemain matin. Désolé pour lui, mais on a du partir à 6heure avant qu'il soit la. Après réflexion, on s'est dit que c'était pas 2 douche qui allait le ruiner.

Jour 4 :

On traverse tout limoge en bus et à pied pour sortir de la Limoges et refaire du stop. Une jeune conductrice nous avança de quelque kilomètre, puis une longue attente qui nous permis de faire sécher nos duvets mouillés par la rosé sous ce beau soleil matinal :).

Ensuite une homme d'une quarantaine d'année nous prit en stop dans sa camionnette. Cette homme avait cependant un rejet pour les jeunes ayant arrêter les études ( c'est le cas de Louis ) et une discutions assez tendu s'installa, surtout que nous étions tout les trois assis devant. Mais au final tout finit bien. Il nous déposa dans un village ou nous achetons à manger. Après un bon repas, un jeune homme allant à un match de foot nous avança de quelque kilomètre. Puis un homme d'un quarantaine d'année nous pris en stop. Il était très gentil et une discutions sur les deltaplanes pris place ( et je m'endormis ^^ ) Il nous avança énormément ( 2 heure d'auto je crois ). Il nous déposa à un petit village dont j'ai oublié le nom. ( j'en ai oublié pas mal ). Après un café et une remise en marche, un ancien auto stoppeur nous avança de quelque kilomètre et nous donna quelques conseils. Très sympa de sa part :)

Les suivants qui acceptèrent de nous prendre en stop sont une jeune et une jeune femme d'origine espagnole, qui nous embarquèrent dans leur camions et nous déposèrent dans un village.

Après une nouvelle longue attente, un portugais qui ne parlais pas bien français nous mena jusqu’à Bergerac.

Après réflexion, nous décidâmes de prendre le train jusqu’à Bordeaux. Le contrôleur très sympa nous mis l'amende au même prix du billet comme quoi :) Nous sommes arrivés en fin de journée à Bordeaux, encore une nouvelle ville, de nouvelles têtes.

Nous discutons un peu avec un jeune étranger qui voyageait seul. Nous attendons le prochain train pour Biarritz, nous voulons absolument arriver en Espagne le plus rapidement. Louis dessina quelqu'un et je lisais en attendant le train.

Cette fois ci les contrôleurs nous ont pas loupés, mais ce n'était pas le problème. De toute façon il nous restait 10 euros à tout casser.

Nous arrivons à Biarritz, il pleut. Louis est très pressé de voir la mer et nous y fonçons, en fessant un très gros détour. Arrivés à la mer, c'était la tempête, il faisait nuit mais on pouvait voir les vagues très hautes s'écraser avec violence sur les rochers. Après un bon quart d'heure sans dire un mot, nous allions à la recherche d'un abri. La à commencé une des pires nuits de notre vie..

Sur la route nous croisons un groupe de jeune qui avaient fait la fête. On discuta, et il nous proposèrent de dormir au camping ou ils avaient des bingalos. Ils nous proposèrent de dormir entre leurs 2 bingalos, sous un petit arbre. Cependant la tempête repris, mais cela ne nous inquiétait pas. J'aimais entendre la pluie sur mon duvet ( je le croyais imperméable ). Louis eu la bonne idée de se mettre sous le bimgalos mais moi c'était trop tard mon duvet était trempé. Direction douche pour essayer de me sécher un peu et c'est la que je tombe sur un horrible gardien. Après très peu de discutions c'était simple, soit on payait soit s'était les flics. On est partis sous une pluie atroce. On finit par trouver un petit bosquet vers la plage. Louis, je sais pas comment il a fait, il a réussit a dormir ^^. J'ai essayé de me réchauffer comme je pouvais mais j'étais déja trempé..

A l'aube j'en peux plus j'essaye de trouver un abri, et y'avait des toilettes publiques juste à coté, au sec. On aurait pu y aller depuis le début mais on ne l'avait pas vu.. J'essaie de sécher mes fringues quand je me rendit compte qu'il y avait un SDF déjà qui dormait. Mais bon il faisait jour et au final on a discuter, il m'a dit qu'il pouvait nous trouver un abri pour une baguette de pain et un paquet de tabac.

Jour 5 :

Après quelque temps je décide de retourner voir Louis, qui n'était plus là ^^ Bien sur, il n'avait plus de batterie sur son portable. J'ai alors décidé d'aller dans Biarritz même pour essayer de le retrouver.

Je suis ensuite aller à la plage pour goûter l'eau quand j’entends Louis qui m'avait vu 😇 On était fatigué, sale, et on avait faim.

On mangea ce qu'il nous restait, le soleil fit son apparition, allèrent laver nos fringues à un lavomatique.

Dans l'aprem, on a beaucoup regretté de faire les touristes et d'aller boire un coca a 4euros. Nous sommes tellement con d'avoir fait ça qu'il nous restait maintenant que quelque euros. Ceux-ci servirent à acheter une carte d’Espagne et un gros pain. L'après midi, Louis alla se baigné et je dormis.

Au couché du soleil fabuleux, allongé dans nos duvet à 21h sur le sable comme des papis, on aperçut un groupe de jeune qui jouait de la gratte. Louis en fait, et on alla les voir.

On a beaucoup discuté, c'était très sympathique et d'autre ce sont joints à nous. C'était le soir de la final de foot de l’Espagne ( ils ont gagnés ), et c'étaient la fête partout sur la plage :) Après avoir du se déplacer d'endroit pour ne pas se faire écrabouiller par les sableuses, nous nous réveillâmes sous la chaleur.

Un homme d'un 50aine d'années engagea la conversation pour nous raconter qu'il avait fait pareil quand il était jeune, c'était cool :)

Cependant, nous n'avions plus d'argent et il nous restait un paquet de gâteau. Louis me dit qu'il voulait rester à Biarritz et chercher un petit job dans un bar ou resto, je m'en doutais un peu mais je ne disais rien. Nous nous partagèrent le paquet de gâteau qu'il restait et je lui que j'allais continuer. On s'est dit au revoir et on est parti chacun de notre côté.

J'ai marché sous une chaleur pesante jusqu’à Saint-Jean-de-Luz par la national, aucun stop c'était quasiment bouché partout.

Les banques ouvrait le lendemain ( mardi ), je pourrais retirer un peu d'argent ( je n'avais pas de carte ). Mais j'avais trop faim on avait pas mangés correctement depuis pas mal de temps J'ai du me résigner à voler une tablette de crunch a carrefour, qui m'a fait mon repas du soir.

Louis, pendant ce temps là a essayer de trouver un petit taf en demandant à faire la plonge etc, ça n'a pas fonctionné, il décida de prendre le train pour San Sebastian

Jour 6:

J'ai tiré 40e, acheté du pain et du saucisson et j'ai pris le bus jusqu’à cambo-les-Bains. J'avais finalement décidé d'aller randonné dans les Pyrénées pour la 1ere fois.

Je suis descendu à pied jusqu'a Itassou pour continuer jusqu'a Louhossoa où j'ai fais un peu de stop et un jeune m'a déposé à un petit village à 10km plus loin ou j'ai passer la nuit.( a Bidarray )

Le lendemain, j'ai rejoint le GR10 pour aller jusqu'a St-Etienne-de-Baïgorry. J'ai vraiment adoré cette étape du GR.. vraiment superbe !

Pendant ce temps la, Louis est arrivé en Espagne à San Sebastian ou il m'a raconté que personne ne le comprenait ( même en anglais ) mais qu'il avait quand même réussi a avoir de l'eau. Il est ensuite rentré en train.

Le lendemain, j'ai marché jusqu’à St Jean pied de port et prit le train pour rentrer jusqu’à chez moi.

Voilà à peu près l'histoire de notre premier petit voyage. Nous ne sommes par arrivés à destination mais bon ce n'est pas grave. Ce petit voyage nous a appris beaucoup de chose. Nous remercions tout les autos stoppeurs de nous avoirs aidés. Et merci de m'avoir lu. Ugo
http://www.chemins-compostelle.com/Leschemins/voie-de-vezelay-carto.html pour voir un peu le parcours

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