Results for "Plage+Menton+|+127"
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Croix gammée et Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2) English translation pending
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Voyage aux Etats-Unis: nationalité franco-américaine et deux passeports English translation pending
Bonjour j'ai la double nationalité franco-américaine et je vais partir aux etats unis dans moins d'un mois.
J'ai les 2 passeports mais mon passeport français n'est pas biométrique et mon passeport us date de 2004 ( valide jusqu'en 2014). Je voudrais savoir si je pars de france avec mon passeport américain si cela ne posera pas de probleme et si je reviens en france avec mon passeport français.
Merci de m'aider sur ce point car je ne souhaite pas avoir de probleme au moment de mon arrivée à l'aéroport
Merci de m'aider sur ce point car je ne souhaite pas avoir de probleme au moment de mon arrivée à l'aéroport
Voyage en routard au Japon et en Corée du Sud: niveau de difficulté sur une échelle de 1 à 10? English translation pending
bonjour !
sur une echelle de 1 a 10 pour ceux qui on voyageait en routard au japon ou en coree du sud combien donneriez vous en niveau de difficulte en general pour ces deux pays (1 etant tres facile jusqu a 10 tres dur) pouvez vous developpez apres avoir mis vos notes les raisons qui vous aurez poussé a cela !!!
combien metteriez vous comme note pour un niveau de voyageur : anglais juste ce qu il faut pour voyager, aucune connaissance du japonais et du coreen , bonne connaissance de divers pays a travers le monde ?
pour finir quelle note toujours de 1 a 10 metteriez vous pour tout ce qui pourrait etre deplacement : prendre le metro trouver une adresse en ville s orienter dans une gare prendre le train rapide
merci et bon vote !!
sur une echelle de 1 a 10 pour ceux qui on voyageait en routard au japon ou en coree du sud combien donneriez vous en niveau de difficulte en general pour ces deux pays (1 etant tres facile jusqu a 10 tres dur) pouvez vous developpez apres avoir mis vos notes les raisons qui vous aurez poussé a cela !!!
combien metteriez vous comme note pour un niveau de voyageur : anglais juste ce qu il faut pour voyager, aucune connaissance du japonais et du coreen , bonne connaissance de divers pays a travers le monde ?
pour finir quelle note toujours de 1 a 10 metteriez vous pour tout ce qui pourrait etre deplacement : prendre le metro trouver une adresse en ville s orienter dans une gare prendre le train rapide
merci et bon vote !!
L'immigrant et la peur d'oser English translation pending
bonjour ,
j' ai une pensée trés forte à l' endroit de ces personnes qui choisissent de quitter et de tout abandonner dans leurs pays d' origine afin de s' installer puis repartir à zero dans territoire qui leurs est pourtant trés souvent inconnu d' avance.
il m' est à present aisé de constater que seul l' instinct de survie et la force mentale liée à l'idée qu'ils ont de leurs capacité à se battre, et de leur adaptabilité à tout milieu(ou presque) peut aussi bien les maintenir dans cette confiance defiant tous les obstacles quand bien meme il s' agisse de traverser la mediteranéeen pirogue !!!!
cepedant il est aussi une catégorie de personnes immigrantes , en proie à l' engoisse , la peur du néant , le questionnement incessant quant la réussite ou à l' echec de leur projet ou entreprise. ces personnes utilisent alors les ressources telles que les contacts , les adresses de facon à se faire une idée de là ou ells vont.question de ne pas se jetter dans l' inconnu .
qu' en pensez -vous!
Classe affaires et première classe English translation pending
Bonjour à tous,
Suivant l'exemple de POSEIDON, je souhaiterai créer une discussion traitant des business et des first class des diffèrentes compagnies aériennes dans le monde...
J'invite ainsi tout le monde à partager leurs aventures ou bien tout simplement leurs impressions à ce sujet 😉
Suivant l'exemple de POSEIDON, je souhaiterai créer une discussion traitant des business et des first class des diffèrentes compagnies aériennes dans le monde...
J'invite ainsi tout le monde à partager leurs aventures ou bien tout simplement leurs impressions à ce sujet 😉
La Première d'Air France English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Itinéraire Ouzbékistan-Kirghizstan de fin juillet à début août English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Demande de double nationalité franco-algérienne English translation pending
Bonjour,
Les parents de ma mère sont algériens, ma mère est née en France (elle a le double nationalité) et mon père est un français pure souche. Pour ma part je suis né en France et je n'ai que la nationalité française. Je suis jeune footballeur et j'aimerai jouer pour l'équipe d'Algérie, je voudrais donc savoir comment je dois faire pour obtenir la double nationalité. Merci.
Les parents de ma mère sont algériens, ma mère est née en France (elle a le double nationalité) et mon père est un français pure souche. Pour ma part je suis né en France et je n'ai que la nationalité française. Je suis jeune footballeur et j'aimerai jouer pour l'équipe d'Algérie, je voudrais donc savoir comment je dois faire pour obtenir la double nationalité. Merci.
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Croisière dans les Fjords norvégiens en juin 2010 English translation pending
Bonjour a tous,
je pense réserver sur le MSC Orchestra pour Juin 2010 une ballade dans les Fjords Norvégiens et j'aurais quelques questions a poser a ceux qui ont déja fait ce voyage.
- Concernant les escales de Hellesylt et Gairanger , et vu le peu de KMS séparant ces deux villes et vu également le peu de temps d'escales , as t'on rééllement le temps de descendre a terre ou existe t'il une astuce entre ces 2 villes, descendre dans une et remonter de l'autre, vu également le nombre de bateau a venir dans la région, je me demande si les ports sont assez grands pour accueillir tout le monde ?
- Quel température avez vous eu a la mi Juin
- Quelles sont les exursions a faire et prévues sur le parcours Hellesylt, Gairanger, Flaam, Stavanger, Oslo, Copenhague
Je n'ai pas besoin d'infos sur l'Orchestra, je connais déja ce navire , ayant deja fait une exursion en Octobre 2008 en Méditérrannée .
Par contre pour ceux que cela pourrait intérésser, j'ai pu négocier un départ de KIEL plutot que de Copenhague, je pense que venant de France, il est plus facile de s'arreter a Kiel en venant en voiture. pour 1159 euros par personne.
J'aurais certainement d'autres questions mais cela viendra.
Je n'ai pas besoin d'infos sur l'Orchestra, je connais déja ce navire , ayant deja fait une exursion en Octobre 2008 en Méditérrannée .
Par contre pour ceux que cela pourrait intérésser, j'ai pu négocier un départ de KIEL plutot que de Copenhague, je pense que venant de France, il est plus facile de s'arreter a Kiel en venant en voiture. pour 1159 euros par personne.
J'aurais certainement d'autres questions mais cela viendra.
Cherche avocat sur Chiang Mai (urgent) English translation pending
ayant ete arrete en possesssion de drogue a pai , je ch une personne pouvant me conseiller in bon avocat sur chiang mai ou mae hong son... merci
Skywalk Grand Canyon ou Grand Canyon Village? English translation pending
Bonjour a tous,
Je vais dans 1 semaine faire un tour dans l'ouest des etats unis, notament au Grand Canyon.
J'ai entendu parle du Skywalk (plateform en verre suspendue dans le vide) et de Grand Canyon village tous deux situe au coeur du Grand Canyon.
Quel est le ''meilleur'' point de vu pour admirer le paysage du grand Canyon ? Y a t' il des personnes qui ont eu l' occasion de visiter ces 2 lieux ?
Merci pour vos reponses
Herby
Je vais dans 1 semaine faire un tour dans l'ouest des etats unis, notament au Grand Canyon.
J'ai entendu parle du Skywalk (plateform en verre suspendue dans le vide) et de Grand Canyon village tous deux situe au coeur du Grand Canyon.
Quel est le ''meilleur'' point de vu pour admirer le paysage du grand Canyon ? Y a t' il des personnes qui ont eu l' occasion de visiter ces 2 lieux ?
Merci pour vos reponses
Herby
Histoire étonnante de Vietnamiens English translation pending
Il y a 15 jours, j'ai signale l'ouverture d'un nouveau petit (5 chambres) hotel tout mignon, Chez Loan, a Tam Coc. Depuis, j'ai appris une histoire epoustouflante sur Loan et son mari: elle etait rameuse sur la riviere le jour + brodeuse la nuit, et son mari rameur. lls ont economise sou par sou pendant des annees (j'ai decouvert aussi que nous payions la ballade en bateau 60 000 dongs, mais si vous saviez combien est reverse aux pauvres rameurs(ses) -sans compter le pot de vin pour se faire engager -Apres les touristes gu.... parceque les pauvres essaient de vendre quelque T-shirts ou sont pas contentes parcequ'ils ne leur donnent pas de pourboire 🤪). Il y a 2 ans, Loan a pris une decision incroyable: mener une vie de dingue pendant 1 an a 1) Apprendre le francais au Centre Culturel d'Hanoi plus l'anglais avec la Methode Assimyl pendant 4 jours, 2) Rentrer a Tam Coc pendant 3 jours pour ramer et broder afin de payer les etudes. Au bout d'un an, elle et son mari ont monte ce petit hotel (5 chambres!) avec de l'argent emprunte a de la famille habitant en France, hotel qu'elle mene toute seule avec 2 jeunes filles pendant que son mari est en train d'apprendre le metier de cuisinier dans un hotel de Ninh Binh.
Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Les dix meilleurs et pires aéroports English translation pending
Dormir a l'aéroport vous l'avez déjà fait?? Vous lavez déjà envisage??
Il y a toute sorte de raisons pour lesquels l'option de dormir dans un aeroport doit être considérée.
• délai de votre prochaine correspondance trop courre
• raison de budjet (vous voulez sauver une nuit d'hôtel)
• votre vol est trop tôt le lendemain
• meilleurs aéroports : 1. Singapour Changi 2. Séoul Ancheon 3. Hong Kong 4. Amsterdam 5. Helsinki 6. Budapest 8. Istambul 9. Oslo Gardermoen 10. Athene
• pires aéroports : 1. Paris Roissy Charles de Gaulle 2. Moscow Sheremetyevo 3. London Heathrow 4. Los Angeles 5. New York City - JFK 6. Bombay 7. Delhi 8. Manila 9. Chicago O'Hare 10. Rome Fiumicino
• meilleurs aéroports : 1. Singapour Changi 2. Séoul Ancheon 3. Hong Kong 4. Amsterdam 5. Helsinki 6. Budapest 8. Istambul 9. Oslo Gardermoen 10. Athene
• pires aéroports : 1. Paris Roissy Charles de Gaulle 2. Moscow Sheremetyevo 3. London Heathrow 4. Los Angeles 5. New York City - JFK 6. Bombay 7. Delhi 8. Manila 9. Chicago O'Hare 10. Rome Fiumicino
Bénévolat à Genève pour l'Inde English translation pending
Humanium éradique le travail des enfants en Inde et améliore les conditions de vie des plus défavorisés.
Association internationale humanitaire d'aide au développement durable, reconnue d'utilité publique. Pour en savoir plus : www.humanium.org
Humanium recherche des volontaires occasionnels et/ou réguliers pour une aide pour la traduction, la tenue de stand, l'appui administratif, etc. Vous pouvez découvrir des propositions sur : http://www.humanium.org/humanium_005.htm
Humanium recherche des volontaires occasionnels et/ou réguliers pour une aide pour la traduction, la tenue de stand, l'appui administratif, etc. Vous pouvez découvrir des propositions sur : http://www.humanium.org/humanium_005.htm
Séjour chez Uncle Tan sur Bornéo English translation pending
Bonjour,
nous souhaitons aller chez Uncle Tan sur Bornéo et nous nous posons quelques questions:est-ce que leur package 3jours deux nuits est suffisant ou n'est-ce pas une bonne idée d'ajouter 1 nuit afin au cas où l'un des trek serait un peu pauvre(jusqu'à présent les animaux sauvages n'ont pas de montre)comment sont les conditions de logement:j'ai lu spartiate, pas de problème. En fait ce qui préoccupe ma femme c'est l'absence de fenêtre et de porte aux chambres. Est-ce que cela impose d'apporter de moustiquaires et ne risque t-on pas la visite d'animaux ou de bestioles non souhaités (rampants, et autres insectes trop velus) car si les voir lors des "trecks" fait partie du truc les découvrir sur nous la nuit, c'est hum pas glop
par avance merci de vos réponses.
laurent
par avance merci de vos réponses.
laurent
Conduire un camping-car poids lourd avec un permis B? English translation pending
bonjour,
lu dans le dernier camping car magazine "les camping caristes titulaires d'un permis B obtenu antéreurement au 20 janvier 1975 peuvent désormais conduire un camping car poids lourd superieur à 3, 5 tonnes en toute légalité"
quelqu'un a t-il confirmation ???
la préfecture me dit que ce n est pas vrai;
qui a raison ??
En attendant le printemps, en Arizona et au Nouveau-Mexique (2 et fin) English translation pending
La suite de notre voyage nature de 12 jours à partir de Phoenix à travers les parcs nationaux du sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique : Saguaro, Picacho, Bear Canyon, Chiricahua, White Sands, Bisti, Sedona Area, Apache Trail et Lost Dutchman.
A lire aussi ici (avec photos) :
sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesa...

Voir la partie précédente publiée sur VF... ICI
J8 (18/03/09) : Thoreau – Sedona.
Réveil au premier étage de la maison de Bob avec une vue sur le Bluewater Lake.
A l'étage du dessous, Bob est déjà à l'ouvrage et nous a préparé le petit déjeuner, digne d'un hôtel 4*.
Tout est à disposition : café, eau chaude, assortiment de thés et tisanes, lait chaud, lait en poudre, fruits frais dont melon, fruits frais en salade, céréales crues ou à cuire, gâteaux, une dizaine de pots de confiture…..et en plus il nous propose de nous faire des toasts et des œufs à notre convenance !
Nous sommes choyés !
Le ventre bien rempli, nous pouvons prendre la route….et quelle route !!!!.......
….pour une destination que je garderai secrète (car elle se situe sur une réserve indienne dont les habitants ne souhaitent pas être dérangés par un afflux de visiteurs) .
Par conséquent, chers lecteurs, je vous propose de nous suivre, les yeux bandés, afin de ne rien révéler sur le chemin parcouru. Prêts à tenter l'expérience ?
Allons-y !
Après quelques heures de routes, amis lecteurs, la destination est atteinte. Vous pouvez ouvrir les yeux et admirer.
Les personnes qui ont publié des photos de ce canyon ne m'ayant pas donné d'informations pour les raisons évoquées précédemment, j'ai dû faire quelques recherches et à force de croiser un certain nombre d'indices, j'ai fini par le localiser. Je suis par conséquent d'autant plus fière de l'avoir trouvée par moi-même.
(Edit : depuis l'époque, beaucoup d'infos circulent sur le Net).
Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir et allons à la découverte de ce lieu étonnant en plein milieu de nulle part !
Fantômes
Enclos et hoodoos
La mère et l'enfant
Tout en rondeurs
Pyramide
Un doigt pointé vers le ciel !
Poupée russe
Culbuto !
Menhirs
Rock art naturel !
Ancre et cachalot !!!!
Le château
Le château et le photographe
Après cette visite dépaysante, il est temps de nous mettre en route pour notre destination du soir.
Canyon rouge et blanc
J9 (20/03/09) : Sedona.
Nous sommes pour trois jours à Sedona. Nous y avons réservé une "suite" afin de nous poser un peu. La maison se trouve dans Red Rock Crossing Road avec vue sur "Cathedral Rock", LA vue la plus photographiée de Sedona.
En ce début de matinée, nous découvrons notre petit studio, bien équipé et décoré avec beaucoup de goût par les propriétaires, au calme, un peu en dehors de la ville mais à peine à 5mn en voiture des principaux commerces et restaurants.
Et que dire de l'accueil ? Tout simplement parfait. Tout est prévu, des en-cas dans le placard ….jusqu'au Red Rock Pass pour l'accès aux sites de Sedona. Ken est intarissable sur les bonnes adresses à ne pas manquer et toujours prêt à rendre service.
Bref, un petit nid douillet dont il faut, ce matin, nous extraire si nous voulons voir à quoi ressemblent les environs.
Au programme, Soldier Pass Trail puis ravitaillement pour les prochains jours.
En avant pour Soldier Pass.
Quelque peu pressés de découvrir Sedona, probablement, nous nous rendons compte au bout de quelques centaines de mètres que nous sommes partis comme des novices, sans collation, sans GPS, sans documentation, ni même sans relire notre documentation.
Aux quatre randonneurs américains que nous rattrapons et qui nous interrogent, nous répondons qu'il suffit probablement de suivre le balisage pour arriver jusqu'aux arches.
Nous apprécions le paysage !
Bientôt le sentier commence à grimper (Hervé commence à ressentir une légère hypoglycémie) et après avoir viré à droite, nous amène à l'embranchement avec Brins Mesa Trail.
Sapristi ! Mais où sont les Arches ?
Les 4 Américains qui nous ont suivis comme des bœufs sont tout aussi perplexes !
Ils ont beau relire leur guide de randonnée….manifestement ils n'y comprennent rien ! Ils proposent de continuer sur le Brins Mesa Trail. Je ne suis pas de cet avis, persuadée qu'il faut rebrousser chemin et qu'on a loupé une indication plus bas.
Hervé s'en veut de ne pas avoir pris le GPS car les coordonnées figurent dans leur guide.
Nous faisons alors le parcours en sens inverse sans rencontrer le moindre panneau indicatif….certes un cairn à un moment donné mais ???
C'est sûr, nous trouverons la clé de l'énigme dans notre documentation.
Arghhhh ! Eh ! oui, il fallait quitter le Soldier Pass Trail à droite, probablement là où on avait vu des cairns pour suivre une petite sente, non balisée...
Dommage !!! car on a loupé ça !
La photo n'est pas de nous mais de Philippe (Sedonax), avec son aimable autorisation. Merci Philippe !
Bon, après cet échec cuisant, quoi de plus réconfortant que de se jeter sur les rayons d'un supermarché, afin de remplir frigo et placards pour les trois jours qui suivent.
En début d'après-midi, nous retournons en ville pour voir les galeries qui font la réputation de Sedona, notamment
Tlaqueplaque, avec ses patios fleuris et ses fontaines.
Certes, de belles choses, à des prix exorbitants, mais on est pas là pour acheter!
Dans le courant de l'après-midi, le ciel devient laiteux et le coucher de soleil sur Cathedral Rock risque de ne pas être à la hauteur de nos espérances.
Allons-y tout de même, on verra bien !
A notre arrivée dans le parc, une première vue de Cathedral Rock sous un ciel laiteux.
Une timide éclaircie réchauffe l'ambiance ........et Cathedral Rock rougeoie alors qu'un rayon de soleil couchant arrive à fendre les nuages.
Dernier zoom !
Enfin, une dernière vue depuis notre terrasse.
En une journée, nous avons déjà eu un premier aperçu de Sedona : ses sentiers, ses galeries, ses commerces…Ne manquent que les restaurants !
J'ai envie de manger italien ! A défaut, ce sera pizza chez Picazzo's. Il y a du monde (c'est bon signe !) et un peu d'attente.
Nous choisissons la "Vortex", histoire de voir si elle a sur nous une quelconque influence magnétique.
Le choix du petit modèle pour nous deux surprend la serveuse qui s'y reprend à deux fois pour être sûre de nous avoir bien compris ! Oui, oui, oui, le petit modèle….mais nous y rajouterons un dessert, à savoir un "ooey-gooey-yummy-in-the-tummy double cholocate brownie", un nom et un contenu à se rouler par terre !!!!
Cathedral Rock
J10 (21/03/09) : Sedona encore !
Le ciel un peu couvert ce matin nous incite à traîner un peu…un peu seulement, car à 10h, nous arrivons à Call O' The Canyon, à environ 10 miles au nord de Sedona.
C'est là que débute notre randonnée d'aujourd'hui à savoir, West Fork of Oak Creek (9km = 4h), une randonnée très populaire et très fréquentée l'été.
Aujourd'hui, il y a un peu de monde mais cela reste très raisonnable.
Ce n'est pas la grande chaleur en ce milieu de matinée, même si le ciel est maintenant bien dégagé, mais ce canyon encadré de hautes falaises orangées et de grands pins garde bien la fraîcheur.
Ici aussi il y a des hoodoos !
Le sentier suit la rivière, tantôt d'un côté tantôt de l'autre …..rendant le passage sur des pierres et des troncs parfois un peu acrobatique. Bâtons de marche bienvenus pour garder l'équilibre car patauger dans l'eau n'est pas vraiment recommandé à cette saison.
Les névés sont nombreux…
Au bout de 3 miles le sentier "officiel" se termine par un endroit qui ressemble un peu au "Subway" de Zion (paraît-il, on y est jamais allé !)
Après vous pouvez poursuivre mais il faudra vous mouiller….l'été, ce ne doit pas être un problème….mais là, courant mars, Hervé qui a voulu tenter l'expérience a hurlé de douleur…C'est glaciaaaaaaal !!! Il est ressorti de là, les jambes bleues et anesthésiées !
Que ne ferait-on pas pour avoir le meilleur angle de vue !
Après cette expérience "rafraîchissante", il est temps de casser la croûte au bord de l'eau…Profitons en, pour le moment nous sommes tout seuls….mais bientôt rejoints par un groupe d'Américains, un brin bruyants mais très sympathiques dont un membre m'invite en français à un "Voulez-vous danser avec moi ?" Succès garanti !
Quatre jeunes créent l'attraction : ils ont comme objectifs de rejoindre à pied, en marchant dans la rivière, le camping situé à quelques miles de là. Bon courage !
Puis, c'est l'heure du retour à la voiture que nous rejoignons vers 15h.
J'ai une idée pour la suite de l'après-midi : rejoindre l'autoroute près de Flagstaff, la prendre en direction de Phoenix jusqu'à la sortie 320 afin de rejoindre Sedona par la Schnebly Hill Road et profiter des vues sur Sedona.
Mauvais plan : l'accès à cette piste est fermé….Y aurait-il encore de la neige sur les hauteurs ? Probablement !
Bon il faut changer notre fusil d'épaule. Tant qu'on est sur l'autoroute, restons-y jusqu'à l'embranchement vers la 179 qui nous ramènera à Sedona.
C'est alors l'occasion de monter sur Airport Mesa pour apprécier la vue à 360 ° sur la ville et les rochers environnants.
Puis la journée se termine dans notre suite par un dîner-maison !
West Fork of Oak Creek
J11 (21/03/09) : Sedona, toujours !
Réveil aux aurores par une meute de coyotes, hurlant de concert sous nos fenêtres.
Alors nous sommes dehors tôt. Comme tous les matins, le ciel est en train de se découvrir.
Nous sommes samedi et je crains qu'il n'y ait plus de monde sur les sentiers alors autant choisir un lieu un peu excentré, d'ailleurs non référencé sur la carte du "Red Rock Country".
Il s'agit de cette caverne ayant servie de repaire à des brigands : "Robbers Roost" à 19 miles au nord-ouest de Sedona.
Un 4x4 est nécessaire, le dernier tronçon de piste est difficile à négocier….Par précaution, nous parcourons le dernier ½ mile à pied.
La butte qui abrite la caverne est facile à trouver….du parking, quelques cairns y mènent.
Pour la caverne, en elle-même, c'est une autre affaire ! Nous avons fait deux fois le tour de la butte avant de la localiser. Mais qui dit difficulté dit d'autant plus d'excitation et de satisfaction quand le but est atteint !
Enfin ! nous y voilà !
L'endroit est magique …un petit air de False Kiva (pour ceux qui connaissent )
Une fenêtre circulaire de près de 2m de diamètre offre une vue sur Bear Mountain.
On ne se lasse pas d'admirer la vue et de jouir du calme que dégagent ces ruines. Nous sommes conquis !
Personne à l'horizon…..sauf ce lézard à épines un "Fence Lizard"de la famille des spiny lizards d'après notre documentation.
Le deuxième site de la matinée risque de ne pas être aussi solitaire. Tant pis, on fera avec !
Mais j'ai très envie de voir à quoi ressemble la plus grande arche de la région, Devil's Bridge (randonnée 3kms = 1h30)
Pour ce faire, il faut revenir en ville puis prendre une piste qui….ô surprise… est largement empruntée par les berlines.
Au trailhead, pas tant de monde que cela ! Tant mieux !
Au bout d'un km, le sentier se divise en 2 branches. Nous optons pour celle de droite, gravissant un escalier taillé dans le roc jusqu'à cette plateforme d'où nous jouissons d'un beau panorama !
La grimpette continue d'un étage de plus jusqu'à l'arche.
Je me tâte à la traverser, finalement, je n'irai pas plus loin !
Il reste à faire l'expérience "vue d'en dessous". Voilà ce que ça donne !
Le sentier se vide, c'est l'heure du déjeuner. Nous retournons pique-niquer sur notre terrasse et nous accorder un peu de repos avant la dernière balade de la journée et de notre séjour à Sedona.
Vers la fin de l'après-midi, nous nous mettons en route pour Broken Arrow trail.
Le sentier est parallèle à une piste qu'empruntent les fameuses Pink Jeeps. Nous ne tardons pas à en voir une puis deux, trois, quatre, cinq….C'est l'heure de pointe !
Sur le sentier piétonnier, nous sommes seuls en revanche ! Malheureusement les rochers sont déjà dans l'ombre (Sedonax m'avait bien dit que c'était à faire le matin).
Alors nous n'irons pas à Chicken Point, mais bifurquerons à gauche en direction de Submarine Rock, encore ensoleillé !
C'est à ce moment-là que nous croisons le parcours d'une Jeep rose ! Impressionnante descente !
Émotions fortes garanties ! Les "oh ! my God" fusent !!!!
Mais cela n'est pas fini pour eux, car plus loin, ils vont descendre cela ! J'expérimente le parcours à pied !
On les entendra hurler de loin, pendant qu'on goûte aux derniers rayons de soleil sur Submarine Rock !
Une journée bien remplie !
Pour notre dernière soirée à Sedona, un grill nous ferait plaisir. Hervé ne se rappelle plus lequel lui a été recommandé par Ken, alors on s'arrête au premier venu sur notre route : Relics Restaurant.
Pas beaucoup de monde pour un samedi soir (ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille !), un cadre rustique et confidentiel, certes….jusqu'ici tout va bien.
Un coup d'œil à la carte : mince, c'est deux fois plus cher que partout ! Bon, mais nous avons espoir de manger deux fois mieux qu'ailleurs !
Erreur ! Nous n'avons jamais aussi mal mangé en trois voyages aux USA…..A rayer des listes, absolument ! N'allez pas au Relics !
Sur ce, il ne reste plus qu'à faire nos valises. Demain on rejoint Phoenix….ça sent la fin !
Robbers Roost
J12 (22/03/09) : Sedona – Phoenix via Apache Trail et Lost Dutchman SP.
Nous quittons notre charmante suite à Sedona pour rejoindre Phoenix, mais pas au plus rapide. Non, nous préférons les chemins buissonniers…
Alors direction Cottonwood, puis Payson, Pine, Strawberry (des noms de contes de fées !). La route est magnifique le long de Mogollon Rim, puis à travers Tonto National Forest.
A l'approche du Roosevelt Lake, ça sent le printemps (c'est vrai que nous sommes le 22 mars !) et bientôt les premières touches jaunes apparaissent entre les saguaros.
Nous traversons ce magnifique pont, le plus long d'une seule arche à deux voies en Amérique du Nord (360 m).
Nous nous engageons à présent dans l'Apache Trail (40 miles en tout) qui devient très vite une route non goudronnée pendant 28 miles et qui, en ce dimanche midi est hyper fréquentée : un flot continu de voitures dans les deux sens de circulation !
Nous nous éloignons un peu de la circulation en prenant une route d'accès vers les bords de l'Apache Lake pour pique-niquer. Ici c'est une Recreation Area et un pass est obligatoire mais on ne peut pas se le procurer sur place.
Le ranger en tournée va nous "pincer "sans pass mais finalement, compréhensif, va nous faire grâce de l'amende (12$ tout de même).
Alors sans tarder nous poursuivons Apache Trail. Les sommets aux alentours sont couverts de fleurs !
Le point de vue est à couper le souffle. Les couleurs me rappellent "Harper's Corner "
C'est vraiment le printemps. Partout des massifs de fleurs jaunes ou blanches !
Voilà Tortilla Flat ….et un mon…on…on…de ! Nous avons bien du mal à nous garer ! Mais que font tous ces gens ?
Certains déjeunent au restaurant, d'autres attendent pour déjeuner
Certains mangent sur le pouce dans la cour au son d'un orchestre country ! Y a de l'ambiance !
Certains flânent dans la boutique revêtue d'un curieuse tapisserie !
Beaucoup font la queue pour acheter une glace, nous aussi !
Après cet intermède sympathique, la route semble longuette jusqu'à Lost Dutchman State Park d'autant que nous tombons derrière quelques voitures-escargots, si vous voyez ce que je veux dire !
Enfin, Lost Dutchman est en vue. Il est déjà 15h et plus question de faire une grande randonnée dans le parc car il faut encore rejoindre Phoenix, déposer nos bagages à l'hôtel et rendre la voiture avant 20h.
Enchaîner Treasure Trail, Prospector View Trail et Jacob's Crosscut trail nous semble être un bon compromis.
Les "Superstitions Mountains" avec en premier plan des touffes de brittlebush (ici certaines fleurs sont déjà en train de faner)
La vue depuis le sommet
Au cours de la balade, trois rencontres avec…du plus petit au plus gros :
Ce drôle d'insecte
Ce serpent : un "gopher snake" !
Enfin, cet étrange lézard, d'une cinquantaine de cm de long, appelé à juste titre "a Gila Monster", une des deux seules espèces de lézards vénéneux au monde !
Frissons garantis !
Bon, nos découvertes animalières s'arrêtent là.
Il est temps de rentrer à Phoenix, car le programme de cette fin de soirée est chargé :
- Déposer nos bagages au Budget Lodge Motel - Rendre la voiture chez Alamo - Prendre la navette pour l'aéroport - Trouver un taxi pour nous ramener à l'hôtel - Finir de ranger nos affaires - Liquider nos dernières provisions - Ouf, dodo !
Lost Dutchman NM
J13 (23/03/09) : Vol Phoenix – Paris via Washington DC
Le réveil sonne très tôt ce matin. Tout est prêt, une connaissance de notre hôtelier nous conduit à l'aéroport, l'enregistrement est super rapide ….On aurait pu dormir une heure de plus !
Comme à l'aller, nous transitons par Washington mais cette fois-ci, le vol nous semble très rapide : en effet, dans le sens des vents, 4h au lieu de 5…..ça passe très vite !
Trois heures plus tard, nous embarquons pour Paris que nous atteindrons le lendemain à 6h30.
Et voilà déjà la FIN d'un voyage certes court en temps (11 jours sur place) mais pas vraiment en distance (3500 km au compteur !) et surtout riche en découvertes !!!!
Nos coups de coeur !
Bien sûr, hors classement, nous attribuons une mention spéciale au "canyon inconnu" pour ses paysages si étonnants, rendus encore plus fascinants par la quête d'indices que sa recherche a nécessitée.
Ensuite, dans l'ordre, nous retiendrons : Bisti Badlands et ses "oeufs craquelés" White Sands et ses dunes au sable doux et frais Sedona et ses paysages en rouge et vert Chiricahua et ses "rochers qui tiennent debout " les paysages de Saguaros émaillés de fleurs aux alentours de Phoenix.
En revanche, nous n'avons pas vraiment accroché avec Santa Fe, trop "tourisme à l'américaine".
Nous avons apprécié +++ les températures douces et idéales à cette saison : entre 15 ° (Santa Fe) et 25 °(Phoenix) à l'ombre, bien plus au soleil. Rien à voir avec la fournaise de l'été ! l'accueil des Américains : nous ne sommes pas passés inaperçus ...dès qu'ils nous entendaient parler français sur les sentiers, dans les supermarchés, les restaurants ...les Américains nous interpellaient, parfois avec quelques mots en français pour nous souhaiter la bienvenue !
Bibliographie
Ce voyage n'aurait pas été aussi réussi sans mes indispensables "outils " le site www.ouestusa.frde Thierry (Wavemaster) auquel collabore également Philippe (Sedonax). Merci de tout coeur à tous les deux ! le site photos www.phschuler.com de Philippe (Sedonax) le guide photographique "Photographing the Southwest " volume 2 (Arizona) et 3 (Colorado et Nouveau Mexique) de Laurent Martrès auquel collabore également Philippe (Sedonax)
Enfin, pour conclure...
Une dernière photo-souvenir : a "Desert Paintbrush " vue à côté de Robbers Roost !

FIN
A lire aussi ici (avec photos) :
sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesa...

Voir la partie précédente publiée sur VF... ICI
J8 (18/03/09) : Thoreau – Sedona.
Réveil au premier étage de la maison de Bob avec une vue sur le Bluewater Lake.
A l'étage du dessous, Bob est déjà à l'ouvrage et nous a préparé le petit déjeuner, digne d'un hôtel 4*.
Tout est à disposition : café, eau chaude, assortiment de thés et tisanes, lait chaud, lait en poudre, fruits frais dont melon, fruits frais en salade, céréales crues ou à cuire, gâteaux, une dizaine de pots de confiture…..et en plus il nous propose de nous faire des toasts et des œufs à notre convenance !
Nous sommes choyés !
Le ventre bien rempli, nous pouvons prendre la route….et quelle route !!!!.......
….pour une destination que je garderai secrète (car elle se situe sur une réserve indienne dont les habitants ne souhaitent pas être dérangés par un afflux de visiteurs) .
Par conséquent, chers lecteurs, je vous propose de nous suivre, les yeux bandés, afin de ne rien révéler sur le chemin parcouru. Prêts à tenter l'expérience ?
Allons-y !
Après quelques heures de routes, amis lecteurs, la destination est atteinte. Vous pouvez ouvrir les yeux et admirer.
Les personnes qui ont publié des photos de ce canyon ne m'ayant pas donné d'informations pour les raisons évoquées précédemment, j'ai dû faire quelques recherches et à force de croiser un certain nombre d'indices, j'ai fini par le localiser. Je suis par conséquent d'autant plus fière de l'avoir trouvée par moi-même.
(Edit : depuis l'époque, beaucoup d'infos circulent sur le Net).
Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir et allons à la découverte de ce lieu étonnant en plein milieu de nulle part !
Fantômes
Enclos et hoodoos
La mère et l'enfant
Tout en rondeurs
Pyramide
Un doigt pointé vers le ciel !
Poupée russe
Culbuto !
Menhirs
Rock art naturel !
Ancre et cachalot !!!!
Le château
Le château et le photographe
Après cette visite dépaysante, il est temps de nous mettre en route pour notre destination du soir.
Canyon rouge et blanc

J9 (20/03/09) : Sedona.
Nous sommes pour trois jours à Sedona. Nous y avons réservé une "suite" afin de nous poser un peu. La maison se trouve dans Red Rock Crossing Road avec vue sur "Cathedral Rock", LA vue la plus photographiée de Sedona.
En ce début de matinée, nous découvrons notre petit studio, bien équipé et décoré avec beaucoup de goût par les propriétaires, au calme, un peu en dehors de la ville mais à peine à 5mn en voiture des principaux commerces et restaurants.
Et que dire de l'accueil ? Tout simplement parfait. Tout est prévu, des en-cas dans le placard ….jusqu'au Red Rock Pass pour l'accès aux sites de Sedona. Ken est intarissable sur les bonnes adresses à ne pas manquer et toujours prêt à rendre service.
Bref, un petit nid douillet dont il faut, ce matin, nous extraire si nous voulons voir à quoi ressemblent les environs.
Au programme, Soldier Pass Trail puis ravitaillement pour les prochains jours.
En avant pour Soldier Pass.
Quelque peu pressés de découvrir Sedona, probablement, nous nous rendons compte au bout de quelques centaines de mètres que nous sommes partis comme des novices, sans collation, sans GPS, sans documentation, ni même sans relire notre documentation.
Aux quatre randonneurs américains que nous rattrapons et qui nous interrogent, nous répondons qu'il suffit probablement de suivre le balisage pour arriver jusqu'aux arches.
Nous apprécions le paysage !
Bientôt le sentier commence à grimper (Hervé commence à ressentir une légère hypoglycémie) et après avoir viré à droite, nous amène à l'embranchement avec Brins Mesa Trail.
Sapristi ! Mais où sont les Arches ?
Les 4 Américains qui nous ont suivis comme des bœufs sont tout aussi perplexes !
Ils ont beau relire leur guide de randonnée….manifestement ils n'y comprennent rien ! Ils proposent de continuer sur le Brins Mesa Trail. Je ne suis pas de cet avis, persuadée qu'il faut rebrousser chemin et qu'on a loupé une indication plus bas.
Hervé s'en veut de ne pas avoir pris le GPS car les coordonnées figurent dans leur guide.
Nous faisons alors le parcours en sens inverse sans rencontrer le moindre panneau indicatif….certes un cairn à un moment donné mais ???
C'est sûr, nous trouverons la clé de l'énigme dans notre documentation.
Arghhhh ! Eh ! oui, il fallait quitter le Soldier Pass Trail à droite, probablement là où on avait vu des cairns pour suivre une petite sente, non balisée...
Dommage !!! car on a loupé ça !
La photo n'est pas de nous mais de Philippe (Sedonax), avec son aimable autorisation. Merci Philippe !
Bon, après cet échec cuisant, quoi de plus réconfortant que de se jeter sur les rayons d'un supermarché, afin de remplir frigo et placards pour les trois jours qui suivent.
En début d'après-midi, nous retournons en ville pour voir les galeries qui font la réputation de Sedona, notamment
Tlaqueplaque, avec ses patios fleuris et ses fontaines.
Certes, de belles choses, à des prix exorbitants, mais on est pas là pour acheter!
Dans le courant de l'après-midi, le ciel devient laiteux et le coucher de soleil sur Cathedral Rock risque de ne pas être à la hauteur de nos espérances.
Allons-y tout de même, on verra bien !
A notre arrivée dans le parc, une première vue de Cathedral Rock sous un ciel laiteux.
Une timide éclaircie réchauffe l'ambiance ........et Cathedral Rock rougeoie alors qu'un rayon de soleil couchant arrive à fendre les nuages.
Dernier zoom !
Enfin, une dernière vue depuis notre terrasse.
En une journée, nous avons déjà eu un premier aperçu de Sedona : ses sentiers, ses galeries, ses commerces…Ne manquent que les restaurants !
J'ai envie de manger italien ! A défaut, ce sera pizza chez Picazzo's. Il y a du monde (c'est bon signe !) et un peu d'attente.
Nous choisissons la "Vortex", histoire de voir si elle a sur nous une quelconque influence magnétique.
Le choix du petit modèle pour nous deux surprend la serveuse qui s'y reprend à deux fois pour être sûre de nous avoir bien compris ! Oui, oui, oui, le petit modèle….mais nous y rajouterons un dessert, à savoir un "ooey-gooey-yummy-in-the-tummy double cholocate brownie", un nom et un contenu à se rouler par terre !!!!
Cathedral Rock

J10 (21/03/09) : Sedona encore !
Le ciel un peu couvert ce matin nous incite à traîner un peu…un peu seulement, car à 10h, nous arrivons à Call O' The Canyon, à environ 10 miles au nord de Sedona.
C'est là que débute notre randonnée d'aujourd'hui à savoir, West Fork of Oak Creek (9km = 4h), une randonnée très populaire et très fréquentée l'été.
Aujourd'hui, il y a un peu de monde mais cela reste très raisonnable.
Ce n'est pas la grande chaleur en ce milieu de matinée, même si le ciel est maintenant bien dégagé, mais ce canyon encadré de hautes falaises orangées et de grands pins garde bien la fraîcheur.
Ici aussi il y a des hoodoos !
Le sentier suit la rivière, tantôt d'un côté tantôt de l'autre …..rendant le passage sur des pierres et des troncs parfois un peu acrobatique. Bâtons de marche bienvenus pour garder l'équilibre car patauger dans l'eau n'est pas vraiment recommandé à cette saison.
Les névés sont nombreux…
Au bout de 3 miles le sentier "officiel" se termine par un endroit qui ressemble un peu au "Subway" de Zion (paraît-il, on y est jamais allé !)
Après vous pouvez poursuivre mais il faudra vous mouiller….l'été, ce ne doit pas être un problème….mais là, courant mars, Hervé qui a voulu tenter l'expérience a hurlé de douleur…C'est glaciaaaaaaal !!! Il est ressorti de là, les jambes bleues et anesthésiées !
Que ne ferait-on pas pour avoir le meilleur angle de vue !
Après cette expérience "rafraîchissante", il est temps de casser la croûte au bord de l'eau…Profitons en, pour le moment nous sommes tout seuls….mais bientôt rejoints par un groupe d'Américains, un brin bruyants mais très sympathiques dont un membre m'invite en français à un "Voulez-vous danser avec moi ?" Succès garanti !
Quatre jeunes créent l'attraction : ils ont comme objectifs de rejoindre à pied, en marchant dans la rivière, le camping situé à quelques miles de là. Bon courage !
Puis, c'est l'heure du retour à la voiture que nous rejoignons vers 15h.
J'ai une idée pour la suite de l'après-midi : rejoindre l'autoroute près de Flagstaff, la prendre en direction de Phoenix jusqu'à la sortie 320 afin de rejoindre Sedona par la Schnebly Hill Road et profiter des vues sur Sedona.
Mauvais plan : l'accès à cette piste est fermé….Y aurait-il encore de la neige sur les hauteurs ? Probablement !
Bon il faut changer notre fusil d'épaule. Tant qu'on est sur l'autoroute, restons-y jusqu'à l'embranchement vers la 179 qui nous ramènera à Sedona.
C'est alors l'occasion de monter sur Airport Mesa pour apprécier la vue à 360 ° sur la ville et les rochers environnants.
Puis la journée se termine dans notre suite par un dîner-maison !
West Fork of Oak Creek

J11 (21/03/09) : Sedona, toujours !
Réveil aux aurores par une meute de coyotes, hurlant de concert sous nos fenêtres.
Alors nous sommes dehors tôt. Comme tous les matins, le ciel est en train de se découvrir.
Nous sommes samedi et je crains qu'il n'y ait plus de monde sur les sentiers alors autant choisir un lieu un peu excentré, d'ailleurs non référencé sur la carte du "Red Rock Country".
Il s'agit de cette caverne ayant servie de repaire à des brigands : "Robbers Roost" à 19 miles au nord-ouest de Sedona.
Un 4x4 est nécessaire, le dernier tronçon de piste est difficile à négocier….Par précaution, nous parcourons le dernier ½ mile à pied.
La butte qui abrite la caverne est facile à trouver….du parking, quelques cairns y mènent.
Pour la caverne, en elle-même, c'est une autre affaire ! Nous avons fait deux fois le tour de la butte avant de la localiser. Mais qui dit difficulté dit d'autant plus d'excitation et de satisfaction quand le but est atteint !
Enfin ! nous y voilà !
L'endroit est magique …un petit air de False Kiva (pour ceux qui connaissent )
Une fenêtre circulaire de près de 2m de diamètre offre une vue sur Bear Mountain.
On ne se lasse pas d'admirer la vue et de jouir du calme que dégagent ces ruines. Nous sommes conquis !
Personne à l'horizon…..sauf ce lézard à épines un "Fence Lizard"de la famille des spiny lizards d'après notre documentation.
Le deuxième site de la matinée risque de ne pas être aussi solitaire. Tant pis, on fera avec !
Mais j'ai très envie de voir à quoi ressemble la plus grande arche de la région, Devil's Bridge (randonnée 3kms = 1h30)
Pour ce faire, il faut revenir en ville puis prendre une piste qui….ô surprise… est largement empruntée par les berlines.
Au trailhead, pas tant de monde que cela ! Tant mieux !
Au bout d'un km, le sentier se divise en 2 branches. Nous optons pour celle de droite, gravissant un escalier taillé dans le roc jusqu'à cette plateforme d'où nous jouissons d'un beau panorama !
La grimpette continue d'un étage de plus jusqu'à l'arche.
Je me tâte à la traverser, finalement, je n'irai pas plus loin !
Il reste à faire l'expérience "vue d'en dessous". Voilà ce que ça donne !
Le sentier se vide, c'est l'heure du déjeuner. Nous retournons pique-niquer sur notre terrasse et nous accorder un peu de repos avant la dernière balade de la journée et de notre séjour à Sedona.
Vers la fin de l'après-midi, nous nous mettons en route pour Broken Arrow trail.
Le sentier est parallèle à une piste qu'empruntent les fameuses Pink Jeeps. Nous ne tardons pas à en voir une puis deux, trois, quatre, cinq….C'est l'heure de pointe !
Sur le sentier piétonnier, nous sommes seuls en revanche ! Malheureusement les rochers sont déjà dans l'ombre (Sedonax m'avait bien dit que c'était à faire le matin).
Alors nous n'irons pas à Chicken Point, mais bifurquerons à gauche en direction de Submarine Rock, encore ensoleillé !
C'est à ce moment-là que nous croisons le parcours d'une Jeep rose ! Impressionnante descente !
Émotions fortes garanties ! Les "oh ! my God" fusent !!!!
Mais cela n'est pas fini pour eux, car plus loin, ils vont descendre cela ! J'expérimente le parcours à pied !
On les entendra hurler de loin, pendant qu'on goûte aux derniers rayons de soleil sur Submarine Rock !
Une journée bien remplie !
Pour notre dernière soirée à Sedona, un grill nous ferait plaisir. Hervé ne se rappelle plus lequel lui a été recommandé par Ken, alors on s'arrête au premier venu sur notre route : Relics Restaurant.
Pas beaucoup de monde pour un samedi soir (ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille !), un cadre rustique et confidentiel, certes….jusqu'ici tout va bien.
Un coup d'œil à la carte : mince, c'est deux fois plus cher que partout ! Bon, mais nous avons espoir de manger deux fois mieux qu'ailleurs !
Erreur ! Nous n'avons jamais aussi mal mangé en trois voyages aux USA…..A rayer des listes, absolument ! N'allez pas au Relics !
Sur ce, il ne reste plus qu'à faire nos valises. Demain on rejoint Phoenix….ça sent la fin !
Robbers Roost

J12 (22/03/09) : Sedona – Phoenix via Apache Trail et Lost Dutchman SP.
Nous quittons notre charmante suite à Sedona pour rejoindre Phoenix, mais pas au plus rapide. Non, nous préférons les chemins buissonniers…
Alors direction Cottonwood, puis Payson, Pine, Strawberry (des noms de contes de fées !). La route est magnifique le long de Mogollon Rim, puis à travers Tonto National Forest.
A l'approche du Roosevelt Lake, ça sent le printemps (c'est vrai que nous sommes le 22 mars !) et bientôt les premières touches jaunes apparaissent entre les saguaros.
Nous traversons ce magnifique pont, le plus long d'une seule arche à deux voies en Amérique du Nord (360 m).
Nous nous engageons à présent dans l'Apache Trail (40 miles en tout) qui devient très vite une route non goudronnée pendant 28 miles et qui, en ce dimanche midi est hyper fréquentée : un flot continu de voitures dans les deux sens de circulation !
Nous nous éloignons un peu de la circulation en prenant une route d'accès vers les bords de l'Apache Lake pour pique-niquer. Ici c'est une Recreation Area et un pass est obligatoire mais on ne peut pas se le procurer sur place.
Le ranger en tournée va nous "pincer "sans pass mais finalement, compréhensif, va nous faire grâce de l'amende (12$ tout de même).
Alors sans tarder nous poursuivons Apache Trail. Les sommets aux alentours sont couverts de fleurs !
Le point de vue est à couper le souffle. Les couleurs me rappellent "Harper's Corner "
C'est vraiment le printemps. Partout des massifs de fleurs jaunes ou blanches !
Voilà Tortilla Flat ….et un mon…on…on…de ! Nous avons bien du mal à nous garer ! Mais que font tous ces gens ?
Certains déjeunent au restaurant, d'autres attendent pour déjeuner
Certains mangent sur le pouce dans la cour au son d'un orchestre country ! Y a de l'ambiance !
Certains flânent dans la boutique revêtue d'un curieuse tapisserie !
Beaucoup font la queue pour acheter une glace, nous aussi !
Après cet intermède sympathique, la route semble longuette jusqu'à Lost Dutchman State Park d'autant que nous tombons derrière quelques voitures-escargots, si vous voyez ce que je veux dire !
Enfin, Lost Dutchman est en vue. Il est déjà 15h et plus question de faire une grande randonnée dans le parc car il faut encore rejoindre Phoenix, déposer nos bagages à l'hôtel et rendre la voiture avant 20h.
Enchaîner Treasure Trail, Prospector View Trail et Jacob's Crosscut trail nous semble être un bon compromis.
Les "Superstitions Mountains" avec en premier plan des touffes de brittlebush (ici certaines fleurs sont déjà en train de faner)
La vue depuis le sommet
Au cours de la balade, trois rencontres avec…du plus petit au plus gros :
Ce drôle d'insecte
Ce serpent : un "gopher snake" !
Enfin, cet étrange lézard, d'une cinquantaine de cm de long, appelé à juste titre "a Gila Monster", une des deux seules espèces de lézards vénéneux au monde !
Frissons garantis !
Bon, nos découvertes animalières s'arrêtent là.
Il est temps de rentrer à Phoenix, car le programme de cette fin de soirée est chargé :
- Déposer nos bagages au Budget Lodge Motel - Rendre la voiture chez Alamo - Prendre la navette pour l'aéroport - Trouver un taxi pour nous ramener à l'hôtel - Finir de ranger nos affaires - Liquider nos dernières provisions - Ouf, dodo !
Lost Dutchman NM

J13 (23/03/09) : Vol Phoenix – Paris via Washington DC
Le réveil sonne très tôt ce matin. Tout est prêt, une connaissance de notre hôtelier nous conduit à l'aéroport, l'enregistrement est super rapide ….On aurait pu dormir une heure de plus !
Comme à l'aller, nous transitons par Washington mais cette fois-ci, le vol nous semble très rapide : en effet, dans le sens des vents, 4h au lieu de 5…..ça passe très vite !
Trois heures plus tard, nous embarquons pour Paris que nous atteindrons le lendemain à 6h30.
Et voilà déjà la FIN d'un voyage certes court en temps (11 jours sur place) mais pas vraiment en distance (3500 km au compteur !) et surtout riche en découvertes !!!!
Nos coups de coeur !
Bien sûr, hors classement, nous attribuons une mention spéciale au "canyon inconnu" pour ses paysages si étonnants, rendus encore plus fascinants par la quête d'indices que sa recherche a nécessitée.
Ensuite, dans l'ordre, nous retiendrons : Bisti Badlands et ses "oeufs craquelés" White Sands et ses dunes au sable doux et frais Sedona et ses paysages en rouge et vert Chiricahua et ses "rochers qui tiennent debout " les paysages de Saguaros émaillés de fleurs aux alentours de Phoenix.
En revanche, nous n'avons pas vraiment accroché avec Santa Fe, trop "tourisme à l'américaine".
Nous avons apprécié +++ les températures douces et idéales à cette saison : entre 15 ° (Santa Fe) et 25 °(Phoenix) à l'ombre, bien plus au soleil. Rien à voir avec la fournaise de l'été ! l'accueil des Américains : nous ne sommes pas passés inaperçus ...dès qu'ils nous entendaient parler français sur les sentiers, dans les supermarchés, les restaurants ...les Américains nous interpellaient, parfois avec quelques mots en français pour nous souhaiter la bienvenue !
Bibliographie
Ce voyage n'aurait pas été aussi réussi sans mes indispensables "outils " le site www.ouestusa.frde Thierry (Wavemaster) auquel collabore également Philippe (Sedonax). Merci de tout coeur à tous les deux ! le site photos www.phschuler.com de Philippe (Sedonax) le guide photographique "Photographing the Southwest " volume 2 (Arizona) et 3 (Colorado et Nouveau Mexique) de Laurent Martrès auquel collabore également Philippe (Sedonax)
Enfin, pour conclure...
Une dernière photo-souvenir : a "Desert Paintbrush " vue à côté de Robbers Roost !

FIN
En attendant le printemps, en Arizona et au Nouveau-Mexique (1) English translation pending
Un voyage nature de 12 jours au départ de Phoenix à travers les parcs nationaux du sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique : Saguaro, Picacho, Bear Canyon, Chiricahua, White Sands, Bisti, Sedona Area, Apache Trail et Lost Dutchman.
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP
J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon
J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM
J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands
J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe
J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands
La suite est... ICI
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP

J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon

J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM

J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands

J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe

J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands

La suite est... ICI
Yellowstone-Glacier Park - Calgary ou Yellowstone - Glacier Park - Seattle English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un 2ème voyage dans l'ouest des USA qui durera +- 3 semaines ( en voiture de location) fin août - mi septembre.
J'aimerais cette année me concentrer sur yellowstone et glacier park pendant 1, 5 sem (en arrivant à l'aéroport de Jackon hole).
Pour la suite, j'hésite à remonter jusque Calgary et faire le park banff (je n'aurais à mon avis pas le temps de faire jasper).
Ou d'aller jusqu'à Seattle et faire les environs (olympic NP et victoria).
Qu"en pensez-vous? Tous les avis sont les bienvenus.
Merci.
Bonne journée
San
Je suis en train de préparer un 2ème voyage dans l'ouest des USA qui durera +- 3 semaines ( en voiture de location) fin août - mi septembre.
J'aimerais cette année me concentrer sur yellowstone et glacier park pendant 1, 5 sem (en arrivant à l'aéroport de Jackon hole).
Pour la suite, j'hésite à remonter jusque Calgary et faire le park banff (je n'aurais à mon avis pas le temps de faire jasper).
Ou d'aller jusqu'à Seattle et faire les environs (olympic NP et victoria).
Qu"en pensez-vous? Tous les avis sont les bienvenus.
Merci.
Bonne journée
San
Pourquoi sommes-nous tant à désirer quitter la France? English translation pending
... à désirer quitter la France? ( En ce qui me concerne pour la ThaÏlande)...nous y sommes nés, nous y avons notre famille, notre travail, nos amis...Un certain confort...
Faites part de votre état d'esprit...Discussion ouverte...
Question sur les pourboires à Cuba... English translation pending
Mon chum et moi on se demande quelque chose...
Lorsque nous changerons nos $ rendus à varadéro, ils nous donneront des pesos convertibles, "l'argent des touristes"...?
Et si nous laissons un pourboire aux cubains, ils peuvent se servir des ces $ ??
Il me semble que cet argent n'a pas de valeur pour eux là bas?
Merci !!......départ ce soir!!!! youppi!!!
Merci !!......départ ce soir!!!! youppi!!!
Import/export en Algérie? English translation pending
Salam wa hlicoum, voila, je recherche une personne qui pourrai m'indiquer comment pouvoir exporter en algérie. Je suis allé à la chambre des commerces et au consulat algérien, mais tout cela reste flou. On me dit que c'est facile, mais apparament, le consulat me répond ce matin qu'il faut posséder 200 000 euros sur le compte. Honnêtement, je suis perdu et j'ai besoin d'aide. faut-il vraiment posséder une telle somme?merci pour les réponses
Air France - KLM passe dans le rouge... English translation pending
Article a suivre sur le monde: http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/03/26/air-france-klm-va-passer-dans-le-rouge_1173109_3234.html
Je ne comprends pas leur politique a l'égard des billets primes. Actuellement je vole souvent entre l'Europe et les USA et très souvent les avions sont loin, très loin d'être pleins...
Alors je pose des questions surement de béotien mais: pourquoi durcir les conditions d'utilisation des miles alors que les avions volent vides ? Ne serait-ce pas plus utile au contraire de facilite l'accès aux places vides dans les avions avec des miles ? Ça permettrait:> de faire voler des avions pleins ce qui renvoie quand même une meilleure image aux passagers et a mon avis remonte le moral des personnels de bord, > éliminer le stock de miles, > avoir une bonne image auprès du public.
Au lieu de ça AF préfère voler vide et voir son image se dégrader... pourquoi durcir l'obtention des miles ? Si on revient au point 1, de toute facon actuellement ca ne coute pas plus cher d'avoir des billets primes dans l'avion. Ca permettrait:> de garder les clients fideles qui volent en eco (donc je fais parti), > peut etre meme d'attirer d'autre client.
Au lieu de ca AF prefere nous faire aller a la concurrence vu qu'un vol transatlantique paye 750 euros nous ramene 1000 miles ! Autant aller chez Continental qui fait ce vol a 550 euros !
Bref, je ne comprends vraiment rien a la politique AF. Alors on va surement me repondre: oui, mais eux ils savent... Je repondrai: oui, comme les fincanciers savaient a propos de la crise...
Laurent
Je ne comprends pas leur politique a l'égard des billets primes. Actuellement je vole souvent entre l'Europe et les USA et très souvent les avions sont loin, très loin d'être pleins...
Alors je pose des questions surement de béotien mais: pourquoi durcir les conditions d'utilisation des miles alors que les avions volent vides ? Ne serait-ce pas plus utile au contraire de facilite l'accès aux places vides dans les avions avec des miles ? Ça permettrait:> de faire voler des avions pleins ce qui renvoie quand même une meilleure image aux passagers et a mon avis remonte le moral des personnels de bord, > éliminer le stock de miles, > avoir une bonne image auprès du public.
Au lieu de ça AF préfère voler vide et voir son image se dégrader... pourquoi durcir l'obtention des miles ? Si on revient au point 1, de toute facon actuellement ca ne coute pas plus cher d'avoir des billets primes dans l'avion. Ca permettrait:> de garder les clients fideles qui volent en eco (donc je fais parti), > peut etre meme d'attirer d'autre client.
Au lieu de ca AF prefere nous faire aller a la concurrence vu qu'un vol transatlantique paye 750 euros nous ramene 1000 miles ! Autant aller chez Continental qui fait ce vol a 550 euros !
Bref, je ne comprends vraiment rien a la politique AF. Alors on va surement me repondre: oui, mais eux ils savent... Je repondrai: oui, comme les fincanciers savaient a propos de la crise...
Laurent
Adaptateur pour les prises électriques nécessaire en République Dominicaine? English translation pending
bonjour
je pars bientot en RD, et j'ai vu sur le net que pour les prises electriques il fallait un adaptateur . est ce vrai ? car j 'amene mon appareil photo et mon portable, donc je ne voudrais pas etre embete pour les recharger . merci a vous pour vos reponses .😉
je pars bientot en RD, et j'ai vu sur le net que pour les prises electriques il fallait un adaptateur . est ce vrai ? car j 'amene mon appareil photo et mon portable, donc je ne voudrais pas etre embete pour les recharger . merci a vous pour vos reponses .😉
Croisière transatlantique vers la Floride, départ de Venise le 24 octobre English translation pending
si parmi les personnes qui lisent les discutions sur les croisieres y aurait-il quelqu'un qui fera la traversée en octobre prochain départ de Venise Italie, direction Fort Lauderdale Floride, le départ se fera le 24 octobre,
Mon conjoint et moi aimerions savoir s'il y aura d'autres canadiens ou francais qui seront du voyages
J'attends vos réponses impatiemment😎
J'attends vos réponses impatiemment😎
Frais d'abandon pour voiture de location aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous🙂
Dans le cadre de mon circuit sur toute la côte Ouest, depuis Seattle (état de Washington) jusque San Diego (Californie), je vais louer une voiture de location. Pouvez-vous m'aider afin de trouver un loueur qui ne compte pas de frais d'abandon pour la voiture ??? En effet, j'ai remarqué que ces frais étaient très elevés (de l'ordre de 300USD à 500USD) chez des loueurs comme Alamo ou Avis en cas d'abandon de la voiture dans un autre état que celui de la prise en charge. Pensez-vous qu'il existe des loueurs qui ne facturent pas de frais de "Drop off" ??? Merci de vos conseils 😉
Dans le cadre de mon circuit sur toute la côte Ouest, depuis Seattle (état de Washington) jusque San Diego (Californie), je vais louer une voiture de location. Pouvez-vous m'aider afin de trouver un loueur qui ne compte pas de frais d'abandon pour la voiture ??? En effet, j'ai remarqué que ces frais étaient très elevés (de l'ordre de 300USD à 500USD) chez des loueurs comme Alamo ou Avis en cas d'abandon de la voiture dans un autre état que celui de la prise en charge. Pensez-vous qu'il existe des loueurs qui ne facturent pas de frais de "Drop off" ??? Merci de vos conseils 😉
Quelle réaction doit-on avoir par rapport aux mendiants? English translation pending
Bonjour,
Je suis au Pérou depuis plus d’un mois maintenant, à Trujillo plus exactement. J’ai pour but d’en visiter une bonne partie avant le mois de Mai. Mon entrée dans ce pays s’est fait à Santa Rosa (à côté de la frontière Brésilienne et Colombienne), j’ai ensuite voyagé jusqu’à Iquitos, Yurimaguas, Tarapoto, Lamas, Moyobamba, Rioja, Chachapoyas, Cajamarca et enfin Trujillos.
Je ne suis pas un grand voyageur et je reste toujours choqué à la vue de la vie que mènent une grande majorité des gens de ce pays, en fait c’est surtout la différence du niveau de vie présente au sein de la population Péruvienne qui me touche le plus. Quoi qu’il en soit, je souhaiterai avoir votre avis concernant l’attitude à avoir en tant que « gringo » (terme qui, à mes yeux, sert à désigner une personne venant de loin et qui n’est pas du tout péjoratif) :
Comme dans de nombreux pays de l’Amérique du sud, la population Péruvienne est en majorité pauvre, de nombreuses familles n’ont pas de quoi se nourrir et vive dans des maisons très « simples ». Dans ce pays, l’arrivée d’un gringo (bien blanc et avec un bon gros sac à dos qui souvent représente au moins un mois de salaire péruvien, pour ceux qui ont la chance d’avoir un travail) symbolise la richesse : une belle maison, belle voiture, une famille heureuse sans connaissance de la misère, aucun problème pour manger, aucun problème pour trouver un travail, une aide du gouvernement omniprésente… Ce n’est pas totalement faux, la France est un pays « riche » qui prend soin de ses habitants, l’euro est l’une des monnaies la plus forte ce qui nous permets de pouvoir vivre confortablement dans la plupart des pays… Alors que doit-on faire quand une vieille femme nous mendie de l’argent dans la rue ? Quand une mère de famille, avec son bébé dans les bras, nous supplie de lui donner de l’argent ? Quand un petit enfant, en nous voyant arriver au loin, se met à courir vers nous pour nous demander de l’argent, du pain ? Ou quand un homme, que l’on croise lors d’une balade sur l’un des chemins emprunté par les paysans pour se rendre à leurs champs, nous demande du pain parce qu’il a beaucoup marché et qu’il le mérite bien ?
Je cite ici quelques situations que j’ai rencontrées principalement dans les alentours de Cajamarca (Cordillère Nord du Pérou). J’ai toujours refuser poliment (car mon budget ne me le permet pas) et en m’excusant (car je me sens coupable de refuser). J’ai rencontré plusieurs français (bien plus âgés et avec un budget largement plus « cool » que le mien) qui me disaient qu’ils donnaient entre 10 et 50 Soles (2€ à 10€) quand quelqu’un leurs rendait services. Je ne critique pas mais je pense que cela pose un problème qui peut rapidement devenir grave : Le fait de recevoir de l’argent ou de la nourriture de la part d’un étranger devient un droit. A Rioja, un petit garçon qui n’avait pas vraiment l’air malheureux et qui s’amusait bien avec ses amis est venu me demander de l’argent en pleurnichant juste quand il m’a vu ranger mon porte-monnaie. Un autre, aux alentours de Cajamarca, m’a jeté une pierre dessus car j’avais refusé de lui donner l’argent ou du pain (car je n’avais rien sur moi à part de l’eau)… vu la taille de la pierre j’ai eu de la chance qu’elle ne touche pas ma tête…
Que faut-il donc faire devant les gens qui mendient ? Car s’il est obligatoire de donner quelque chose pour assurer sa sécurité, beaucoup de personnes vont devoir limiter leurs voyages.
Qu’en pensez-vous ? Moi je ne suis sure de rien, je me dis qu’il ne faut pas que le don soit perçu comme une obligation de la part des gringos. J’attends votre avis. Pour le moment je n’ai même plus envie de sortir des villes tellement que les gens m’ont choqués lors de ma dernière randonnée.
Je suis au Pérou depuis plus d’un mois maintenant, à Trujillo plus exactement. J’ai pour but d’en visiter une bonne partie avant le mois de Mai. Mon entrée dans ce pays s’est fait à Santa Rosa (à côté de la frontière Brésilienne et Colombienne), j’ai ensuite voyagé jusqu’à Iquitos, Yurimaguas, Tarapoto, Lamas, Moyobamba, Rioja, Chachapoyas, Cajamarca et enfin Trujillos.
Je ne suis pas un grand voyageur et je reste toujours choqué à la vue de la vie que mènent une grande majorité des gens de ce pays, en fait c’est surtout la différence du niveau de vie présente au sein de la population Péruvienne qui me touche le plus. Quoi qu’il en soit, je souhaiterai avoir votre avis concernant l’attitude à avoir en tant que « gringo » (terme qui, à mes yeux, sert à désigner une personne venant de loin et qui n’est pas du tout péjoratif) :
Comme dans de nombreux pays de l’Amérique du sud, la population Péruvienne est en majorité pauvre, de nombreuses familles n’ont pas de quoi se nourrir et vive dans des maisons très « simples ». Dans ce pays, l’arrivée d’un gringo (bien blanc et avec un bon gros sac à dos qui souvent représente au moins un mois de salaire péruvien, pour ceux qui ont la chance d’avoir un travail) symbolise la richesse : une belle maison, belle voiture, une famille heureuse sans connaissance de la misère, aucun problème pour manger, aucun problème pour trouver un travail, une aide du gouvernement omniprésente… Ce n’est pas totalement faux, la France est un pays « riche » qui prend soin de ses habitants, l’euro est l’une des monnaies la plus forte ce qui nous permets de pouvoir vivre confortablement dans la plupart des pays… Alors que doit-on faire quand une vieille femme nous mendie de l’argent dans la rue ? Quand une mère de famille, avec son bébé dans les bras, nous supplie de lui donner de l’argent ? Quand un petit enfant, en nous voyant arriver au loin, se met à courir vers nous pour nous demander de l’argent, du pain ? Ou quand un homme, que l’on croise lors d’une balade sur l’un des chemins emprunté par les paysans pour se rendre à leurs champs, nous demande du pain parce qu’il a beaucoup marché et qu’il le mérite bien ?
Je cite ici quelques situations que j’ai rencontrées principalement dans les alentours de Cajamarca (Cordillère Nord du Pérou). J’ai toujours refuser poliment (car mon budget ne me le permet pas) et en m’excusant (car je me sens coupable de refuser). J’ai rencontré plusieurs français (bien plus âgés et avec un budget largement plus « cool » que le mien) qui me disaient qu’ils donnaient entre 10 et 50 Soles (2€ à 10€) quand quelqu’un leurs rendait services. Je ne critique pas mais je pense que cela pose un problème qui peut rapidement devenir grave : Le fait de recevoir de l’argent ou de la nourriture de la part d’un étranger devient un droit. A Rioja, un petit garçon qui n’avait pas vraiment l’air malheureux et qui s’amusait bien avec ses amis est venu me demander de l’argent en pleurnichant juste quand il m’a vu ranger mon porte-monnaie. Un autre, aux alentours de Cajamarca, m’a jeté une pierre dessus car j’avais refusé de lui donner l’argent ou du pain (car je n’avais rien sur moi à part de l’eau)… vu la taille de la pierre j’ai eu de la chance qu’elle ne touche pas ma tête…
Que faut-il donc faire devant les gens qui mendient ? Car s’il est obligatoire de donner quelque chose pour assurer sa sécurité, beaucoup de personnes vont devoir limiter leurs voyages.
Qu’en pensez-vous ? Moi je ne suis sure de rien, je me dis qu’il ne faut pas que le don soit perçu comme une obligation de la part des gringos. J’attends votre avis. Pour le moment je n’ai même plus envie de sortir des villes tellement que les gens m’ont choqués lors de ma dernière randonnée.
Première carte de dix ans en France pour une Algérienne? English translation pending
svp pour ma 1ere carte de 10 ans je suis algerienne conjoint de francais dept93 y at il quelquun qui est passee par cette experience dans cet dept qu il m eclaire le dossier et est ce qu il faut payer et combien ca dure merci de m informer