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Climat mi-juin en Croatie? English translation pending
je pense partir en croatie mi-juin, j'aurais besoin d'infos sur le climat pour cette période et qui connait les hôtels adria proche de zadar et l'hôtel zora proche de primosten afin d'avoir des infos sur ces 2 hôtels
merci
S'équiper totalement chez Décathlon English translation pending
Hugh!
Nouveau dans le vaste monde des cyclos, je prepare une traversée desormais "classique"...Le Caire-Le Cap (depart de Tunis). A ce titre je souhaite je souhaute m'equipper en matos totalement neuf, et prendre le parti de la jouer "basique" (velo rigide par exemple). Seulement, ma modeste bourse d'etudiant ne permet pas de depenser des montagnes d'argent (d'ou le choix "basique"). je suis tombe sur le site de decathlon qui me permet de TOUT trouver et ceux pour des sommes relativement modestes (700-800 euros pour s'equiper completement). Par exemple TOUT le matos du bivouac (popotes, tentes, etc...) sera de marque "Quechua" ou "B'TWIN".Voici donc ma question, pensez vous que du matos "Quechua", des sacoches et portes baggages "B'TWIN", un velo "RockRyder Decathlon" de base, etc..soit suffisament digne de confiance pour un raid de ce type? Parce que je sais que des marques tres specifique existe pour ce genre de choses (souvent chere) mais est ce que prendre du matos "grand public" comporte un risque de defaillance?
Au passage, est que les tentes Quechua (les fameuse tente a montages instantanés, que l'on jette et qui souvre toute seule) viellissent bien? Parce que si c'est pour au bout de quelques mois se retrouver a vec des branche bois pour tenir la tente un minimum droit c'est pas la peine...
Merci d'avance!!!
A tous bons voyages!
Nouveau dans le vaste monde des cyclos, je prepare une traversée desormais "classique"...Le Caire-Le Cap (depart de Tunis). A ce titre je souhaite je souhaute m'equipper en matos totalement neuf, et prendre le parti de la jouer "basique" (velo rigide par exemple). Seulement, ma modeste bourse d'etudiant ne permet pas de depenser des montagnes d'argent (d'ou le choix "basique"). je suis tombe sur le site de decathlon qui me permet de TOUT trouver et ceux pour des sommes relativement modestes (700-800 euros pour s'equiper completement). Par exemple TOUT le matos du bivouac (popotes, tentes, etc...) sera de marque "Quechua" ou "B'TWIN".Voici donc ma question, pensez vous que du matos "Quechua", des sacoches et portes baggages "B'TWIN", un velo "RockRyder Decathlon" de base, etc..soit suffisament digne de confiance pour un raid de ce type? Parce que je sais que des marques tres specifique existe pour ce genre de choses (souvent chere) mais est ce que prendre du matos "grand public" comporte un risque de defaillance?
Au passage, est que les tentes Quechua (les fameuse tente a montages instantanés, que l'on jette et qui souvre toute seule) viellissent bien? Parce que si c'est pour au bout de quelques mois se retrouver a vec des branche bois pour tenir la tente un minimum droit c'est pas la peine...
Merci d'avance!!!
A tous bons voyages!
Retour d'une croisière sur le Carnival Destiny Fun Ship du 1er au 8 avril English translation pending
Embarquement
L'embarquement au départ du port de san juan s'est fait en début d'après-midi et s'est déroulé super bien, pas d'attente malgrè les contrôles de sécurité, mais c'était assez bien organisé. Les premières photos sont prises avant de monter sur le navire.
Cabine
Nous avions la cabine 2316, sur le 2e pont (Main Deck). Nous avions une cabine intérieure sans hublot mais assez spacieuse et confortable! Beaucoup d'espace de rangement, 2 lits qui forment un lit queen, télé, coffre de sécurité, douche. Les cabines sont climatisées (SUPER) donc on est très bien. Il y a des boissons gazeuses et des bouteilles d'eau dans la cabine mais elles sont payantes, ce qui est un peu décevant car les prix sont élevés (entre 2.50 et 3.50 $ US par bouteille). Sinon, tout était parfait!
Bateau
Arrivés dans notre cabine, nous avons rangés nos choses rapidement pour aller explorer le Destiny. Il y a 11 ponts au total. Les piscines sont au 9e et 10e pont, avec les restos-buffets. J'ai trouvé le bateau spacieux, assez propre, la décoration laisse un peu à désirer, surtout là où se trouve le buffet mais en général c'est bien. Il y a vraiment beaucoup de chaises longues de disponibles, les piscines sont assez petites mais parfois il n'y avait pas grand-monde, les spas étaient bien aussi. Il y a également une glissade d'eau qui est ouverte le jour seulement. Sur le 5e pont, il y a la promenade, avec les magasins, les bars night club & lounges 11 au total, le salon internet et une super salle de sport sauna jacusi homme & femme.
Restaurants
Il ne manque pas d'endroits pour manger! Le restaurant-buffet Sea and Sun sur le Lido Deck au 9e pont est l'endroit idéalpour manger. Les buffets changent chaque jour et sont donc assez variés. La qualité est correcte, en général c'est bon mais certains mets étaient moins réussis, comme les sushis et aussi les desserts que nous n'avons pas trop aimé. Il y a des fontaines de jus de fruits et de limonade, mais pas de boissons gazeuses (elles sont payantes). Ce que j'ai moins aimé c'est qu'à certaines heures il y a beaucoup de monde et faut être patient pour se servir au buffet. Sur le même pont, il y a la pizzeria qui est ouverte 24 heures sur 24; les pizzas sont moyennes et rapidement servies. Il y a aussi le New York Deli, comptoir qui sert des sandwichs chauds et froids. Le Happy Valley repas asiatique pas vraiement génial mais chaud cuisson au wok.
Le Grill est un comptoir situé près de la piscine principale, à l'extérieur. On y sert des hamburgers, hot dogs, frites.
Ensuite, parlons des restaurants (dining room). Nous étions au Universe Dining Room et nous avons obtenu une table pour deux, N°537 près de la fenêtre! La plupart des tables sont pour plusieurs personnes, et nous n'avions pas envie d'être avec d'autres gens, donc nous avions fort apprécié d'être seuls! La nourriture est d'une bonne présentation, mais la gastronomie reste Française nous avons trouvé cela moyen sans doute étant des Français habitué aux bonnes tables cependant le service est de très bonne facture. Il y a eu 2 formal nights où tout le monde est habillé chic. Ne surtout pas manquer la soirée buffet au Sun & Sea Restaurant avec les sculpture sur glace et autre présentation de dessert gateaux etc... beaucoup de talents et de belles photos à faire
Spectacles
Les spectacles étaient très bons! Beaucoup de costumes, de décors, d'humour! Il y avait un spectacle de magicien (un peu court) et 1 one man show d'un humoriste cubain. Les gens semblent avoir apprécié cette diversité, mais pour nous français en dehors des spectacle de Music hall y aller n'avait aucun interet car nous ne comprenoions rien ils parlent trop trop vite pour notre anglais !!!
Les Escales
St Thomas, Dominique, Barbade, St Lucie, Dominique Vivant en Guadeloupe nous n avons pas été visiter les plages etc... mais plutot exploré les divers marchés et commerces qui d'une ile à l'autre se ressemble les memes objets, les memes t-shirts etc..., nous avons beaucoup aimé St lucie et ses bars roots de roots.
La journée en mer
C'est la que l'on se rend compte qu'il y a près de 5000 perss sur le bateau car comme perssone ne descend aux escales, embouteillage pour manger !!!et trouver une place autours de la piscine.
Service sur Destiny
Rien à redire! Le service est excellent, et notre stewart était super sympathique! Les gens sont dévoué avec toujours le sourire aux lèvres! Nos chambres étaient faites 2 fois par jour et le soir nous avions des chocolats qui nous attendaient et sur le lit un petit animal confectionné avec une serviette de bain nous les avons tous photographié, il y a aussi la brochure décrivant les activités sur le bateau pour le lendemain!
Clientèle
Très familiale, la majorité des passagers sont des Américains et surtout des Latinos-américains. Les enfants étaient assez bruyants sur les ponts et nous avons constaté les différence de méthodes d'educations (gaspillage de nourriture) Les messages dans les interphones sont un peu dérangeants quand tu es dans ta cabine, de plus ils sont bilingues à chaque fois (anglais et espagnol). Nous avions dû, dès le premier soir, participer à la simulation d'évacuation, ce qui était assez drôle! ABANDON SHIP
Débarquement
Nous avons débarqué en priorité a cause de notre connexion c'est bien organisé Rapide, et très efficace. J'ai été assez surprise. Nous sommes sortis en moins de 40 minutes! cependant pour récupérer les valises c'est un peu la foire. Direction aéroport pour 21$
Bon séjour pour un repos total il est préférable de fréquenté la piscine arrière moins de monde, et surtout les ponts promenade du Deck N°3 1000 fois plus calme. Rapport qualité prix c'est un très bon produit, attention il faut parlé un minimum d'anglais car le français à bord est quasi innexistant. La boutique de bijoux et interessante il y a de bonnes affaires surtout pour nous français grace à l'euro.
je reste à votre disposition
L'embarquement au départ du port de san juan s'est fait en début d'après-midi et s'est déroulé super bien, pas d'attente malgrè les contrôles de sécurité, mais c'était assez bien organisé. Les premières photos sont prises avant de monter sur le navire.
Cabine
Nous avions la cabine 2316, sur le 2e pont (Main Deck). Nous avions une cabine intérieure sans hublot mais assez spacieuse et confortable! Beaucoup d'espace de rangement, 2 lits qui forment un lit queen, télé, coffre de sécurité, douche. Les cabines sont climatisées (SUPER) donc on est très bien. Il y a des boissons gazeuses et des bouteilles d'eau dans la cabine mais elles sont payantes, ce qui est un peu décevant car les prix sont élevés (entre 2.50 et 3.50 $ US par bouteille). Sinon, tout était parfait!
Bateau
Arrivés dans notre cabine, nous avons rangés nos choses rapidement pour aller explorer le Destiny. Il y a 11 ponts au total. Les piscines sont au 9e et 10e pont, avec les restos-buffets. J'ai trouvé le bateau spacieux, assez propre, la décoration laisse un peu à désirer, surtout là où se trouve le buffet mais en général c'est bien. Il y a vraiment beaucoup de chaises longues de disponibles, les piscines sont assez petites mais parfois il n'y avait pas grand-monde, les spas étaient bien aussi. Il y a également une glissade d'eau qui est ouverte le jour seulement. Sur le 5e pont, il y a la promenade, avec les magasins, les bars night club & lounges 11 au total, le salon internet et une super salle de sport sauna jacusi homme & femme.
Restaurants
Il ne manque pas d'endroits pour manger! Le restaurant-buffet Sea and Sun sur le Lido Deck au 9e pont est l'endroit idéalpour manger. Les buffets changent chaque jour et sont donc assez variés. La qualité est correcte, en général c'est bon mais certains mets étaient moins réussis, comme les sushis et aussi les desserts que nous n'avons pas trop aimé. Il y a des fontaines de jus de fruits et de limonade, mais pas de boissons gazeuses (elles sont payantes). Ce que j'ai moins aimé c'est qu'à certaines heures il y a beaucoup de monde et faut être patient pour se servir au buffet. Sur le même pont, il y a la pizzeria qui est ouverte 24 heures sur 24; les pizzas sont moyennes et rapidement servies. Il y a aussi le New York Deli, comptoir qui sert des sandwichs chauds et froids. Le Happy Valley repas asiatique pas vraiement génial mais chaud cuisson au wok.
Le Grill est un comptoir situé près de la piscine principale, à l'extérieur. On y sert des hamburgers, hot dogs, frites.
Ensuite, parlons des restaurants (dining room). Nous étions au Universe Dining Room et nous avons obtenu une table pour deux, N°537 près de la fenêtre! La plupart des tables sont pour plusieurs personnes, et nous n'avions pas envie d'être avec d'autres gens, donc nous avions fort apprécié d'être seuls! La nourriture est d'une bonne présentation, mais la gastronomie reste Française nous avons trouvé cela moyen sans doute étant des Français habitué aux bonnes tables cependant le service est de très bonne facture. Il y a eu 2 formal nights où tout le monde est habillé chic. Ne surtout pas manquer la soirée buffet au Sun & Sea Restaurant avec les sculpture sur glace et autre présentation de dessert gateaux etc... beaucoup de talents et de belles photos à faire
Spectacles
Les spectacles étaient très bons! Beaucoup de costumes, de décors, d'humour! Il y avait un spectacle de magicien (un peu court) et 1 one man show d'un humoriste cubain. Les gens semblent avoir apprécié cette diversité, mais pour nous français en dehors des spectacle de Music hall y aller n'avait aucun interet car nous ne comprenoions rien ils parlent trop trop vite pour notre anglais !!!
Les Escales
St Thomas, Dominique, Barbade, St Lucie, Dominique Vivant en Guadeloupe nous n avons pas été visiter les plages etc... mais plutot exploré les divers marchés et commerces qui d'une ile à l'autre se ressemble les memes objets, les memes t-shirts etc..., nous avons beaucoup aimé St lucie et ses bars roots de roots.
La journée en mer
C'est la que l'on se rend compte qu'il y a près de 5000 perss sur le bateau car comme perssone ne descend aux escales, embouteillage pour manger !!!et trouver une place autours de la piscine.
Service sur Destiny
Rien à redire! Le service est excellent, et notre stewart était super sympathique! Les gens sont dévoué avec toujours le sourire aux lèvres! Nos chambres étaient faites 2 fois par jour et le soir nous avions des chocolats qui nous attendaient et sur le lit un petit animal confectionné avec une serviette de bain nous les avons tous photographié, il y a aussi la brochure décrivant les activités sur le bateau pour le lendemain!
Clientèle
Très familiale, la majorité des passagers sont des Américains et surtout des Latinos-américains. Les enfants étaient assez bruyants sur les ponts et nous avons constaté les différence de méthodes d'educations (gaspillage de nourriture) Les messages dans les interphones sont un peu dérangeants quand tu es dans ta cabine, de plus ils sont bilingues à chaque fois (anglais et espagnol). Nous avions dû, dès le premier soir, participer à la simulation d'évacuation, ce qui était assez drôle! ABANDON SHIP
Débarquement
Nous avons débarqué en priorité a cause de notre connexion c'est bien organisé Rapide, et très efficace. J'ai été assez surprise. Nous sommes sortis en moins de 40 minutes! cependant pour récupérer les valises c'est un peu la foire. Direction aéroport pour 21$
Bon séjour pour un repos total il est préférable de fréquenté la piscine arrière moins de monde, et surtout les ponts promenade du Deck N°3 1000 fois plus calme. Rapport qualité prix c'est un très bon produit, attention il faut parlé un minimum d'anglais car le français à bord est quasi innexistant. La boutique de bijoux et interessante il y a de bonnes affaires surtout pour nous français grace à l'euro.
je reste à votre disposition
Ecoles & enseignements WAT PO. à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Il est prévu que je parte le 29 avril pour bangkok, afin d'étudier les massages professionnels et la médecine traditionnelle Thaî ds l'une des école dirigé par WAT PO. Depuis le mois de février j'organise, je prépare avec l'administrateur de l'école mon séjour : les cours, le logement, les repas, le fait qu'il fasse venir quelqu'un pour me prendre à l'aéroport. Partant seule pour la première fois à l'autre bout du monde, parlant mal anglais, et sachant que mon objectif à l'arrivée ce n'est pas de me reposer mais pour apprendre pendant 1 mois : je préfère m'entourer d'un minimum de sécurité -pickup à l'aéroport- et d'un confort de base : une chambre climatisée avec douche. Au fure et à mesure de nos relations (mail) nous essayons de trouver ce qu'il me convient, mais j'ai l'impression qu'il abuse sur les prix (j'en suis sure), du coup je négocie, mais il reste intraitable. Est ce que quelqu'un pourrait m'aider ou me donner des tuyaux. l'école où je devrai aller se trouve à environ 50 ou 60 km de l'aéroport, il me propose un pick up pour 500bath. Je souhaite acheter une carte sim et faire du change dés mon arrivée, je lui ai demandé que son "driver" m'y ammène pour le faire :ça à fait grimpé la note du pick up à 1000bath !!!!!!. Le prix de la formation pro : je ne la discute pas (24000bath), mais pour avoir une chambre avec clim., douche et 3 repas par jour pdt 1 mois : il demande : 21120 bath (dernière quotation), 5 jour avant il me demandait 19200 bath, je reste 2 jour en plus (c'est pr mon avion) : il me fait les jours supp à 640 bath/jour. Qu'en pensez vous. Du coup je n'ai toujours pas pris de visa, je n'ai toujours pas fait débloqué mon mobile, j'attends qu'on se mète d'accord, mais il semble s'en foutre royalement. Moi j'ai mon billet d'avion (heureusement ue j'ai pris l'assurance annulation) On est le 12 avril, je parts le 29 et je ne sais toujours pas si ça va être OK. HELP !!!
Il est prévu que je parte le 29 avril pour bangkok, afin d'étudier les massages professionnels et la médecine traditionnelle Thaî ds l'une des école dirigé par WAT PO. Depuis le mois de février j'organise, je prépare avec l'administrateur de l'école mon séjour : les cours, le logement, les repas, le fait qu'il fasse venir quelqu'un pour me prendre à l'aéroport. Partant seule pour la première fois à l'autre bout du monde, parlant mal anglais, et sachant que mon objectif à l'arrivée ce n'est pas de me reposer mais pour apprendre pendant 1 mois : je préfère m'entourer d'un minimum de sécurité -pickup à l'aéroport- et d'un confort de base : une chambre climatisée avec douche. Au fure et à mesure de nos relations (mail) nous essayons de trouver ce qu'il me convient, mais j'ai l'impression qu'il abuse sur les prix (j'en suis sure), du coup je négocie, mais il reste intraitable. Est ce que quelqu'un pourrait m'aider ou me donner des tuyaux. l'école où je devrai aller se trouve à environ 50 ou 60 km de l'aéroport, il me propose un pick up pour 500bath. Je souhaite acheter une carte sim et faire du change dés mon arrivée, je lui ai demandé que son "driver" m'y ammène pour le faire :ça à fait grimpé la note du pick up à 1000bath !!!!!!. Le prix de la formation pro : je ne la discute pas (24000bath), mais pour avoir une chambre avec clim., douche et 3 repas par jour pdt 1 mois : il demande : 21120 bath (dernière quotation), 5 jour avant il me demandait 19200 bath, je reste 2 jour en plus (c'est pr mon avion) : il me fait les jours supp à 640 bath/jour. Qu'en pensez vous. Du coup je n'ai toujours pas pris de visa, je n'ai toujours pas fait débloqué mon mobile, j'attends qu'on se mète d'accord, mais il semble s'en foutre royalement. Moi j'ai mon billet d'avion (heureusement ue j'ai pris l'assurance annulation) On est le 12 avril, je parts le 29 et je ne sais toujours pas si ça va être OK. HELP !!!
Interdiction de photographier les gens! English translation pending
Je viens de lire cette dépêche extrêmement inquiétante qui risque d'en gêner plus d'un sur ce forum. Moi ça va, ça ne me dérange pas trop car je prends peu les gens en photo, mais je comprends que ça puisse frustrer pas mal de voyageurs.
"PARIS (AP) - Le Tribunal Correctionnel de Bordeaux a condamné vendredi 30 mars à 6 mois de prison ferme et 15.000 euros d'amende un photographe amateur qui avait publié sur son blog personnel plusieurs clichés réalisés lors de ses vacances au Vietnam en 2006. Ces photographies représentaient des scènes de la campagne vietnamienne et notamment des paysans en train de labourer leurs champs ainsi que des enfants jouant au ballon. Le Tribunal Correctionnel a relevé que M. Victor Fariset, l'auteur des photographies et du blog, n'a pas été capable de fournir la preuve que les personnes apparaissant sur ses clichés avaient donné leur consentement pour être pris en photo et apparaître sur l'internet, portant ainsi gravement atteinte à leur vie privée et à leur droit à l'image. M. Victor Fariset a été également condamné à verser 30.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles représentées à l'audience.
Cette condamnation à une peine de prison ferme pour publication de photographies de personnes sans leur consentement est la première en France depuis l'adoption de la Loi sur le Renforcement de la Protection du Droit à l'Image du 26 octobre 2006, prévoyant un maximum de 3 ans de prison et 500.000 euros d'amende pour un tel délit.
M. Nguyen Noc Dinh et sa famille avaient été informés de la présence indue de leur photographie sur ce blog par une ONG vietnamienne qui les a également aidés à saisir les autorités judiciaires françaises. Me. Valérie Frosier représentant les victimes s'est dite pleinement satisfaite de cette condamnation, qui devrait selon elle mettre un coup d'arrêt aux abus photographiques des touristes se croyant tout permis dans les régions pauvres de la planète. L'avocat de M. Fariset s'est en revanche dit choqué par le caractère disproportionné de la condamnation et a indiqué que son client avait l'intention d'interjeter appel."
"PARIS (AP) - Le Tribunal Correctionnel de Bordeaux a condamné vendredi 30 mars à 6 mois de prison ferme et 15.000 euros d'amende un photographe amateur qui avait publié sur son blog personnel plusieurs clichés réalisés lors de ses vacances au Vietnam en 2006. Ces photographies représentaient des scènes de la campagne vietnamienne et notamment des paysans en train de labourer leurs champs ainsi que des enfants jouant au ballon. Le Tribunal Correctionnel a relevé que M. Victor Fariset, l'auteur des photographies et du blog, n'a pas été capable de fournir la preuve que les personnes apparaissant sur ses clichés avaient donné leur consentement pour être pris en photo et apparaître sur l'internet, portant ainsi gravement atteinte à leur vie privée et à leur droit à l'image. M. Victor Fariset a été également condamné à verser 30.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles représentées à l'audience.
Cette condamnation à une peine de prison ferme pour publication de photographies de personnes sans leur consentement est la première en France depuis l'adoption de la Loi sur le Renforcement de la Protection du Droit à l'Image du 26 octobre 2006, prévoyant un maximum de 3 ans de prison et 500.000 euros d'amende pour un tel délit.
M. Nguyen Noc Dinh et sa famille avaient été informés de la présence indue de leur photographie sur ce blog par une ONG vietnamienne qui les a également aidés à saisir les autorités judiciaires françaises. Me. Valérie Frosier représentant les victimes s'est dite pleinement satisfaite de cette condamnation, qui devrait selon elle mettre un coup d'arrêt aux abus photographiques des touristes se croyant tout permis dans les régions pauvres de la planète. L'avocat de M. Fariset s'est en revanche dit choqué par le caractère disproportionné de la condamnation et a indiqué que son client avait l'intention d'interjeter appel."
Philippines: trois semaines au paradis... English translation pending
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ...
Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est
Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Air France-KLM: American Express Gold Card English translation pending
slt à tous,
j'ai recu au debut du mois un appel de AF qui me propose l'AMEX GOLD gratos pour 1an. j'avais deja recu de la pub d'af par courrier l'an passé mais je n'ai pas souscrit (pour moi l'amex est peu utilisable en france) mais cette fois ci me suis lancé, j'attends donc de recevoir cette carte.
mais est ce que ça vaut vraiment le coup? a part les gains de miles (c surtout ça que je veux lol) amex versus CB Visa?qui vaut vraiment le coup?
j'ai bien l'intention d'utiliser au maximum l'amex gold pendant 1an, mais si c'est merdique, la resiliation est elle facile?selon l'agent au tel oui ça se fait rapido!
bref, merci de laisser tout vos temoignage et experience pour l'amex af gold.
merci encore
j'ai recu au debut du mois un appel de AF qui me propose l'AMEX GOLD gratos pour 1an. j'avais deja recu de la pub d'af par courrier l'an passé mais je n'ai pas souscrit (pour moi l'amex est peu utilisable en france) mais cette fois ci me suis lancé, j'attends donc de recevoir cette carte.
mais est ce que ça vaut vraiment le coup? a part les gains de miles (c surtout ça que je veux lol) amex versus CB Visa?qui vaut vraiment le coup?
j'ai bien l'intention d'utiliser au maximum l'amex gold pendant 1an, mais si c'est merdique, la resiliation est elle facile?selon l'agent au tel oui ça se fait rapido!
bref, merci de laisser tout vos temoignage et experience pour l'amex af gold.
merci encore
Argentine: le quartier de Palermo à Buenos Aires English translation pending
Le Quartier de Palermo à Buenos Aires Bonjour à tous, voila longtemps que je voulais traiter ce quartier car tout le monde en parle ( en France mais aussi a Buenos Aires ) et la plupart des guides sont soit depassés, soit un peu avare en explications sur toutes les zones que composent le quartier de Palermo. Alors voici, une petite présentation de ce quartier pour ceux qui vont débarquer cette année à Buenos Aires et qui veulent donc en profiter pour "s'aventurer" dans Palermo.
Le Quartier de Palermo est multiple car c'est le plus etendu et le plus peuplé de la ville, spontanement au fil des années les habitants de Palermo ont surnommé chaque sous-zone du quartier pour mieux les differencier.
Donc n'essayez pas de chercher un plan de Buenos Aires avec les differents "sous-quartiers" de Palermo, vous ne les trouverez pas, les limites entre sous-quartiers n'ont pas été tracées d'une maniere exactes, mais se deplacent aussi au fil du courant de developpement des modes et des endroits branchés . Ainsi en 1970, il fallait vivre a Palermo Chico, en 1980 s'installer a Palermo Botanico, en 1990 investir à las Cañitas, en 1994 il fallait ouvrir une boutique a Alto Palermo, en 1996 avoir un restaurant a Palermo Viejo, en 1998 etre plutot sur Palermo Holywwod, voila qu en 2000 s'acheter un appart de 500m2 a Palermo Nuevo est du plan chic, puis en 2002 Palermo Soho explose et englobe Palermo Viejo, En 2004 c'est le tour de Palermo Hollywood d'exploser et chaque croisement compte minimum 3 restaurants ( sur un maximum de 4 coins de rue ), 2006 aura été l'année de Palermo Boulevard sur J.B Justo ou il faut avoir au 40eme etage d'une tour son 500m2 (si on est quelqu'un, minimum VIP)....voila que 2008 va etre l'année de Palermo Queens... ( Palermo Viejo-Soho trop bo-bo tong ...alors que Palermo Queens sera le nouveau bo-bo Wi-fi propre sur lui ).
Voila un plan de Palermo pour mieux comprendre le "mouvement" :
Palermo est composé de 18 sous-zones ( certaines a nouveau redivisées !!), à cela s'ajoute deux autres sous zones ( A et B ) qui ne font pas à proprement parlé parties de Palermo mais qui par facilité sont englobées dans la "mouvance de Palermo". Chaque zone a sa propre physionomie et son propre "onda".
"Les exterieurs"
A - Chacalermo B - Palermo Queens
"Les Interieurs"
1 - Barrio Parque 2 - Palermo Chico 3 - Palermo las Heras 4 - Alto Palermo 5 - Palermo Sensible ( composé de Villa Freud, Palermo Sensible et Palermo Verde ) 6 - Palermo Vivo 7 - Botanico 8 - Plaza Italia 9 - Palermo Soho ( composé de Palermo Viejo et de Palermo Soho ) 10 - Palermo Outlet ( anciennement appelé Palermuchi ) 11 - Palermo Boulevard ( ou aussi nommé Palermo Centro, anciennement Palermo Carga ) 12 - Palermo Hollywood 13 - Pacifico 14 - Palermo Nuevo ( composé par Palermo Lineal et Palermo Nuevo ) 15 - Palermo Carranza 16 - Palermo Norte 17 - Las Cañitas ( composé de La Imprenta et de Las Cañitas ) 18 - Palermo Bosque
Si vous voulez avoir plus de renseignements sur chaque sous-zone de Palermo, j'ai traité chaque secteur sur : http://argentina.over-blog.org/article-6060716.html
A la question : Combien de temps faut il pour faire le tour du quartier à une allure raisonnable ?, je repondrai entre 2 et 3 jours avec 2 ou 3 nuits de préference lorsqu'il fait beau car il y a de nombreux espaces verts, et donc de belles photos à faire. Pendant la journée promenez vous, à la nuit tombante laissez vous portez par les sensations et les envies, trainez donc sans but précis, Palermo Soho, Holywood, Las Cañitas, Imprenta, Alto Palermo sont les endroits nocturnes ou ils se passent toujours quelques choses.
Bien sur si vous avez des questions sur le thème, n'hesitez pas à me les poser !
A bientot !
Herge !
Le Quartier de Palermo est multiple car c'est le plus etendu et le plus peuplé de la ville, spontanement au fil des années les habitants de Palermo ont surnommé chaque sous-zone du quartier pour mieux les differencier.
Voila un plan de Palermo pour mieux comprendre le "mouvement" :

Palermo est composé de 18 sous-zones ( certaines a nouveau redivisées !!), à cela s'ajoute deux autres sous zones ( A et B ) qui ne font pas à proprement parlé parties de Palermo mais qui par facilité sont englobées dans la "mouvance de Palermo". Chaque zone a sa propre physionomie et son propre "onda".
"Les exterieurs"
A - Chacalermo B - Palermo Queens
"Les Interieurs"
1 - Barrio Parque 2 - Palermo Chico 3 - Palermo las Heras 4 - Alto Palermo 5 - Palermo Sensible ( composé de Villa Freud, Palermo Sensible et Palermo Verde ) 6 - Palermo Vivo 7 - Botanico 8 - Plaza Italia 9 - Palermo Soho ( composé de Palermo Viejo et de Palermo Soho ) 10 - Palermo Outlet ( anciennement appelé Palermuchi ) 11 - Palermo Boulevard ( ou aussi nommé Palermo Centro, anciennement Palermo Carga ) 12 - Palermo Hollywood 13 - Pacifico 14 - Palermo Nuevo ( composé par Palermo Lineal et Palermo Nuevo ) 15 - Palermo Carranza 16 - Palermo Norte 17 - Las Cañitas ( composé de La Imprenta et de Las Cañitas ) 18 - Palermo Bosque
Si vous voulez avoir plus de renseignements sur chaque sous-zone de Palermo, j'ai traité chaque secteur sur : http://argentina.over-blog.org/article-6060716.html
A la question : Combien de temps faut il pour faire le tour du quartier à une allure raisonnable ?, je repondrai entre 2 et 3 jours avec 2 ou 3 nuits de préference lorsqu'il fait beau car il y a de nombreux espaces verts, et donc de belles photos à faire. Pendant la journée promenez vous, à la nuit tombante laissez vous portez par les sensations et les envies, trainez donc sans but précis, Palermo Soho, Holywood, Las Cañitas, Imprenta, Alto Palermo sont les endroits nocturnes ou ils se passent toujours quelques choses.
Bien sur si vous avez des questions sur le thème, n'hesitez pas à me les poser !
A bientot !
Herge !
Aung San Suu Kyi: merci pour elle.... English translation pending
Pour ceux qui sont dans la region, voici la lettre d'information que je recois de la part de l'organisation http://www.asskforfreedom.org
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM

Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Aeroflot commande vingt A 350 English translation pending
Annoncer cet apres midi sur europe 1
AEROFLOT COMMANDE 20 A 350
sa va donner de l'espoir au personnel airbus
Retour du Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes rentrés enchantés de notre séjour au Vietnam qui s'est déroulé du 07/02/2007 au 02/03/2007. Comme à chaque fois, nous avons eu du mal à quitter ce pays magnifique et nous avons aussi du mal à nous recaler sur ce fichu rythme occidental...
Notre voyage s'est déroulé à merveille, nous étions deux familles, chacune avec deux enfants originaires du Vietnam. Nos enfants ont 8 et 10 ans et ceux de nos amis 8 et 5 ans et demi.
Notre périple s'est déroulé dans le Sud, nous avions délibéremment choisi de ne pas faire trop de choses pour ce premier "retour" aux sources... Les 3 premiers jours à Saigon, avec remise en conditions : circulation toujours aussi dingue, chaleur, endroits retrouvés avec beaucoup d'émotion (nous avions passé deux fois trois mois pour l'adoption de nos enfants), et amis retrouvés avec encore plus d'émotions. Nous sommes ensuite partis sur l'ile de Phu-Quoc, et nous y avons passé un très bon séjour. Nous avons logé au Ngan Sao Resort dans des bungalows et nous avons visité l'ile en motos. Nous sommes allés sur les conseils d'abalone sur la plage de Bai Sao et là, vraiment c'est incroyablement beau. Les plages de Ong Lang sont aussi très jolies mais celle-là, c'est vraiment magique. Nous avons aussi fait du snorkelling et passé la journée à bord d'un bateau de pecheurs et pour les enfants comme pour nous, c'était génial. Les deux personnes qui nous ont emmenés étaient adorables, notre fils ainé a conduit le bateau en revenant et nous sommes allés sur une crique accessible uniquement par la mer et on a mangé sur le bateua un repas de rois en face de cette crique. On a ensuite sauté à l'eau pour nager jusqy'à la plage... le paradis, quoi. nous avons passé une semaine (du lundi au dimanche) sur l'ile de phu-Quoc. Là, comme partout ailleurs au Vietnam, l'accueil est incroyable et malgré leurs conditions de vie difficiles, les gens sont adorables, et nous avons comme à chaque voyage beaucoup appris et reçus. Nous sommes ensuite partis en circuit dans le Delta du Mékong 4 jours en mini-bus avec chauffeur et guide francophone, et c'était très chouette. Le Mékong est une région magnifique elle aussi et malgré les "circuits" imposés un peu trop touristiques, nous avons vu et vécu beaucoup de choses superbes. Puis on a terminé notre séjour avec une petite semaine à Ho Chi Minh Ville pour revoir tous les gens qu'on connait et s'imprégner encore mieux de l'ambiance de cette incroyable ville. Nous avons emmené deux fois les enfants au Dam Sen Water Park et ils ont bien sur adoré. La piscine de Lanh Anh en centre ville est pas mal non plus.
Voila, nous avons des images, des sons, des odeurs, des impressions et des émotions plein la tete et le coeur et on a qu' une envie : repartir....
Nous sommes rentrés enchantés de notre séjour au Vietnam qui s'est déroulé du 07/02/2007 au 02/03/2007. Comme à chaque fois, nous avons eu du mal à quitter ce pays magnifique et nous avons aussi du mal à nous recaler sur ce fichu rythme occidental...
Notre voyage s'est déroulé à merveille, nous étions deux familles, chacune avec deux enfants originaires du Vietnam. Nos enfants ont 8 et 10 ans et ceux de nos amis 8 et 5 ans et demi.
Notre périple s'est déroulé dans le Sud, nous avions délibéremment choisi de ne pas faire trop de choses pour ce premier "retour" aux sources... Les 3 premiers jours à Saigon, avec remise en conditions : circulation toujours aussi dingue, chaleur, endroits retrouvés avec beaucoup d'émotion (nous avions passé deux fois trois mois pour l'adoption de nos enfants), et amis retrouvés avec encore plus d'émotions. Nous sommes ensuite partis sur l'ile de Phu-Quoc, et nous y avons passé un très bon séjour. Nous avons logé au Ngan Sao Resort dans des bungalows et nous avons visité l'ile en motos. Nous sommes allés sur les conseils d'abalone sur la plage de Bai Sao et là, vraiment c'est incroyablement beau. Les plages de Ong Lang sont aussi très jolies mais celle-là, c'est vraiment magique. Nous avons aussi fait du snorkelling et passé la journée à bord d'un bateau de pecheurs et pour les enfants comme pour nous, c'était génial. Les deux personnes qui nous ont emmenés étaient adorables, notre fils ainé a conduit le bateau en revenant et nous sommes allés sur une crique accessible uniquement par la mer et on a mangé sur le bateua un repas de rois en face de cette crique. On a ensuite sauté à l'eau pour nager jusqy'à la plage... le paradis, quoi. nous avons passé une semaine (du lundi au dimanche) sur l'ile de phu-Quoc. Là, comme partout ailleurs au Vietnam, l'accueil est incroyable et malgré leurs conditions de vie difficiles, les gens sont adorables, et nous avons comme à chaque voyage beaucoup appris et reçus. Nous sommes ensuite partis en circuit dans le Delta du Mékong 4 jours en mini-bus avec chauffeur et guide francophone, et c'était très chouette. Le Mékong est une région magnifique elle aussi et malgré les "circuits" imposés un peu trop touristiques, nous avons vu et vécu beaucoup de choses superbes. Puis on a terminé notre séjour avec une petite semaine à Ho Chi Minh Ville pour revoir tous les gens qu'on connait et s'imprégner encore mieux de l'ambiance de cette incroyable ville. Nous avons emmené deux fois les enfants au Dam Sen Water Park et ils ont bien sur adoré. La piscine de Lanh Anh en centre ville est pas mal non plus.
Voila, nous avons des images, des sons, des odeurs, des impressions et des émotions plein la tete et le coeur et on a qu' une envie : repartir....
Maroc: comment marchander avec élégance et est-ce nécessaire?... English translation pending
Bonjour
Cela revient dans la plupart des messages: négocier, marchander, discuter systématiquement les prix...
Que cela fasse partie du "jeu" lorsqu'on achète un objet ou une marchandise... Bon...
Mais lorsque cela concerne des services: course en taxi, prestations hotelières, repas, randonnées... est ce que ce n'est pas un peu... gênant?...
Sans faire preuve d'angélisme ou de naîveté (et sans avoir la fortune et le train de vie de crésus non plus!!...) rabattre un prix de 20 ou 30 dh (environ 2€...) pour un trajet en taxi est il vraiment... nécessaire?
Comment le faire avec élégance, avec... dignité pour l'acquéreur et pour le vendeur?...
Pourquoi penser que l'on va systématiquement "se faire avoir", "se faire rouler"...
Questions ouvertes...
Merci pour vos reflexions
Lettre d'invitation pour les cubains English translation pending
la semaine derniere je suis allee au consulat cubain a Montreal avec une amie cubaine qui voulait inviter sa mere, puis dans le formulaire a remplir ils demandent de fournir son numero de assurance social, je me demands si le gouvernement cubain a le droit de savoir notre NAS ? ca me parait vraiment bizarre, mon amie cubaine l'ai demandee a la fille pourquoi ils y avaient besoin et elle a repondue que c'est la loi cubaine et qui si elle ne etait pas d'accord, alors la personne a inviter ne sortirait jamais de cuba.Quelles manieres!!!!! de traiter les gens, les choses que meme les cubains qui sont canadiens doivent endurer !!! incroyable.
que pensez vouz? le gouvernement cubain a droit de savoir le NAS ? et pourquoi faire?
Jetair: vols annulés sur Tabarka en Tunisie English translation pending
bonjours a tous et a toutes, depuis novembre 2006 nos vacances sont réservées, destination ?? Tabarka !!
Nous nous faisions une joie de découvrir cette destination de la tunisie que nous ne connaissions pas encore !!
Seulement, ce vendredi 9 mars, l'agence me téléphone pour nous annoncer que tous les vols de la saison été 2007 pour tabarka chez JETAIR on été annulés 🙁 !!!!! Notre départ étais prévu pour le 29 juin 2007 !! Il nous faut attendre lundi ou mardi de la semaine prochaine pour connaitre l'alternative que jetair va nous proposé 😠
Si l'alternative ne nous convient pas, nous serons libre d'annuler notre voyage et nous faire remboursé l'acompte versé !! Mais bien sur cela ne nous convient pas, car a cette date comment faire pour retrouver un voyage, car je dois stipulé que nous sommes 9 (7adultes et 2 enfants ) Et déjà presque tous les vols pour la période qui nous convient sont presques complets !! Si qlq 1 a connu ce genre de désagréments dans le passé, pourriez vous me dire comment se sont passés les choses !! Car comme vous devez vous l'imaginer nous sommes tousss terriblement déçu et franchement mécontents de jetair qui se permet d'annuler des vols qui sois disants ne sont pas complets !!!!!!
Panneau solaire souple pour voyage à vélo English translation pending
Bonjour
Pour les 4 mois d'itinérante à vélo que nous allons réalisé avec un amis en Pologne et République Tchèque, nous voulons partir avec un panneau solaire sur la remorque pour recharger notamment un ordinateur portable. Le problème c'est que l'on arrive vraiment pas à savoir quel montage il faut faire: quel puissance pour le panneau, batterie ou pas en sortie, etc...
Quelqu'un peut il nous aider?
Merci!!!
Musée d'Art Royal de Hué English translation pending
Bonjour,
Un voyageur aurait-il visité le Musée d'Art Royal de Hué ? Ayant déjà fait les visites classiques à Hué, nous aimerions avoir quelques renseignements concernant ce Musée pour savoir s'il serait intéressant d'y aller faire une visite.
D'autre part, quelqu'un aurait-il visité des villages pittoresques sur la Rivière des Parfums qui nous permettraient d'avoir un aperçu de la vie des riverains ?
Trosième et dernière question : connaissez-vous les "nha vuon" ou maisons-jardins ? Si noui, merci de nous faire bénéficier de vos lumières à ce sujet afin de pouvoir aussi les admirer.
J'espère que j'aurai des réponses malgré que mes sujets de curiosité de ce jour ne fassent pas forcément des circuits touristiques classiques, puisque j'ai déjà visité deux fois Hué et c'est la première fois que j'en entends parler.
Merci d'avance.
Un voyageur aurait-il visité le Musée d'Art Royal de Hué ? Ayant déjà fait les visites classiques à Hué, nous aimerions avoir quelques renseignements concernant ce Musée pour savoir s'il serait intéressant d'y aller faire une visite.
D'autre part, quelqu'un aurait-il visité des villages pittoresques sur la Rivière des Parfums qui nous permettraient d'avoir un aperçu de la vie des riverains ?
Trosième et dernière question : connaissez-vous les "nha vuon" ou maisons-jardins ? Si noui, merci de nous faire bénéficier de vos lumières à ce sujet afin de pouvoir aussi les admirer.
J'espère que j'aurai des réponses malgré que mes sujets de curiosité de ce jour ne fassent pas forcément des circuits touristiques classiques, puisque j'ai déjà visité deux fois Hué et c'est la première fois que j'en entends parler.
Merci d'avance.
Points d'intérêt de Munich et exposition Bauma English translation pending
Je veux visiter l'exposition Bauma de Munich en fin d'avril 07. Je voudrais connaître les points d'intérets de Munich pour un séjour d'une semaine. Mon voyage est de 2 semaines je n'ai jamais visité l'allemagne et les pays voisins où devrais-je aller pour avoir un peu de chaleur à cette époque.
Bébé de quatre mois en Inde? English translation pending
Bonjour, une amie projete de partir en inde 10 jours avec son mari et son bébé de 4 mois, qu'elle allaite encore. Moi, ça me parait un peu risqué, mais je n'ai pas d'enfant. Votre opinion?
Merci
Sophie
Une rose blanche pour le Cambodge... English translation pending
A partir de demain, et jusqu'au 15 Mars, merci d'acheter pour la somme de 3 € une rose blanche appellée la rose Marie Claire car l'opération est relayée par ce magazine ..... on trouve cette rose dans les magasins Truffaut, Botanic, Caroll et sur le site en ligne BeBloom ..... 1, 5 € sera reversée aux Associations " Toutes à l'école " et " Un regard d'enfant " et servira à la construction d'une école de filles au Cambodge ......
Pour plus d'infos achetez ou lisez le magazine Marie Claire ....... mais en achetant cette rose vous permettez à des petites filles d'avoir accés à la connaissance et à l'éducation et d'échapper ainsi au travail dés le plus jeune âge, ou pire encore à la prostitution enfantine qui a tendance malheureusement à se développer de plus en plus tôt .......
Merci à vous tous ....
Pour plus d'infos achetez ou lisez le magazine Marie Claire ....... mais en achetant cette rose vous permettez à des petites filles d'avoir accés à la connaissance et à l'éducation et d'échapper ainsi au travail dés le plus jeune âge, ou pire encore à la prostitution enfantine qui a tendance malheureusement à se développer de plus en plus tôt .......
Merci à vous tous ....
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
17 novembre 05
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Les "vrais faux témoignages" des forums de discussion... English translation pending
Extrait du magazine gratuit Vacances pratiques :
http://www.vacancespratiques.net/index.php?action=article&numero=4690
"La multiplication des sites web participatifs aura eu le mérite de créer de nouveaux métiers dans l'univers du voyage. Celui de « menteur rémunéré et encouragé » vient de naître. D'autres sont dans les cartons.
Si l'on en croit la presse informatique américaine, « l'adverposting » serait en train de connaître ses heures de gloire. L'adverposting ? Vous ne connaissez pas ? C'est l'art d'écrire de vrais faux témoignages sur des sites sensés recueillir, de façon indépendante l'avis des internautes. Une sorte de publicité (advertising) intelligemment postée (post). Le principe est simple. Un voyagiste confie à une entreprise d'adverposting le soin d'assurer une veille permanente sur les sites participatifs les plus fréquentés par les voyageurs et de poster des réponses très favorables au tour opérateur de client. Mais attention, il faut de la finesse pour que le témoignage ne fasse pas bidon. Il faut laisser de la faute d'orthographe (pas la peine de dire que l'on pourrait bien faire ce boulot) et parler «peuple» pour donner du crédit aux témoignages. Enfin, il faut éviter les superlatifs et savoir glisser un ou deux inconvénients dont tout le monde se fout. C'est simple, bien payé et les jobs sont nombreux. Si l'on en croit les journalistes high-tech, c'est même ce qui va tuer le participatif sur internet. Mais rassurez-vous, les idées d'arnaques ne manquent pas. Voilà que l'on parle du commentaire assisté. Une sorte de faux témoignage apporté par de vrais comédiens sur les plateaux de télévision ou les studios de radio. (...) Bill Gates avait raison, demain «Ce n'est pas le volume d'informations disponible sur internet qui comptera, mais la qualité et la véracité de cette information». Une différence de taille."
"La multiplication des sites web participatifs aura eu le mérite de créer de nouveaux métiers dans l'univers du voyage. Celui de « menteur rémunéré et encouragé » vient de naître. D'autres sont dans les cartons.
Si l'on en croit la presse informatique américaine, « l'adverposting » serait en train de connaître ses heures de gloire. L'adverposting ? Vous ne connaissez pas ? C'est l'art d'écrire de vrais faux témoignages sur des sites sensés recueillir, de façon indépendante l'avis des internautes. Une sorte de publicité (advertising) intelligemment postée (post). Le principe est simple. Un voyagiste confie à une entreprise d'adverposting le soin d'assurer une veille permanente sur les sites participatifs les plus fréquentés par les voyageurs et de poster des réponses très favorables au tour opérateur de client. Mais attention, il faut de la finesse pour que le témoignage ne fasse pas bidon. Il faut laisser de la faute d'orthographe (pas la peine de dire que l'on pourrait bien faire ce boulot) et parler «peuple» pour donner du crédit aux témoignages. Enfin, il faut éviter les superlatifs et savoir glisser un ou deux inconvénients dont tout le monde se fout. C'est simple, bien payé et les jobs sont nombreux. Si l'on en croit les journalistes high-tech, c'est même ce qui va tuer le participatif sur internet. Mais rassurez-vous, les idées d'arnaques ne manquent pas. Voilà que l'on parle du commentaire assisté. Une sorte de faux témoignage apporté par de vrais comédiens sur les plateaux de télévision ou les studios de radio. (...) Bill Gates avait raison, demain «Ce n'est pas le volume d'informations disponible sur internet qui comptera, mais la qualité et la véracité de cette information». Une différence de taille."
Organiser mon voyage en Polynésie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je souhaite organiser un voyage de 3 à 4 semaines en polynesie pour les 40 ans de mon chéri.
J ai plusieurs questions à vous poser, et j espere que vous pourrez m aider.
dois-je tout organiser par moi meme? (billet, hotel, excusions etc...) ou dois je passer par un organisme?
a qu elle periode partir pour avoir le meilleur temps, les meilleurs prix et le moins de monde possible?
qu elles iles choisir?
Merci de m aider à organiser ce magnifique voyage et merci d avance de vos conseils et renseignements
Voyageusement🙂
Je souhaite organiser un voyage de 3 à 4 semaines en polynesie pour les 40 ans de mon chéri.
J ai plusieurs questions à vous poser, et j espere que vous pourrez m aider.
dois-je tout organiser par moi meme? (billet, hotel, excusions etc...) ou dois je passer par un organisme?
a qu elle periode partir pour avoir le meilleur temps, les meilleurs prix et le moins de monde possible?
qu elles iles choisir?
Merci de m aider à organiser ce magnifique voyage et merci d avance de vos conseils et renseignements
Voyageusement🙂
Situation dans le sud du Népal English translation pending
Hello à tous, 🙂
Je pars à la mi mars au Népal pour faire un petit trekk, mais j'aurais voulu aussi aller passer quelques jours dans le Parc National Chitawan. Mais j'ai lu il y a quelques semaines que des affrontements avaient eu lieu justement dans cette région entre les rebelles et les forces gouvernementales. Qu'en est il maintenant de la situation, car je ne trouve aucunes informations susceptibles de me dire s'il est possible d'y aller sans prendre trop de risques à cette période.
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars à la mi mars au Népal pour faire un petit trekk, mais j'aurais voulu aussi aller passer quelques jours dans le Parc National Chitawan. Mais j'ai lu il y a quelques semaines que des affrontements avaient eu lieu justement dans cette région entre les rebelles et les forces gouvernementales. Qu'en est il maintenant de la situation, car je ne trouve aucunes informations susceptibles de me dire s'il est possible d'y aller sans prendre trop de risques à cette période.
Merci d'avance pour vos réponses
Indemnisation pour retard d'avion English translation pending
salut à tous je suis partit 1 semaine en rep dominicaine avec XL Airway 19h de retard à l'aller et 5h au retour ca fait bcp pour 1 semaine...
quelqu'un pourrait il me renseigner sur els loies en vigueurs pour les dedomagement au sujet de retard comme celui ci?
merci
De l'usage du cannabis dans le monde English translation pending
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
90 jours pour libérer Aung Sa Suu Kyi (Birmanie) English translation pending

Libertés - 90 jours pour libérer Aung Sa Suu Kyi.-Lundi prochain sera lancée l’opération 90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi, une action médiatique de soutien à la dirigeante de la Ligue Nationale pour la Démocratie en Birmanie, prix Nobel de la Paix 1991, qui a passé 12 des 17 dernières années privée de liberté, mise en résidence surveillée à plusieurs reprises par la junte birmane. A cette occasion sortira aux éditions Florent Massot le dernier livre du photoreporter Thierry Falise Le jasmin ou la lune.
Dans cette biographie de la Dame de Rangoon, le journaliste belge cherche, au travers d’anecdotes et conversations souvent inédites, à dévoiler l’être humain qui se dissimule derrière l’icône, avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.
Les éditions Florent Massot co-organisent en partenariat avec Canal+ et Dailymotion l’opération 90 jours pour libérer ASSK pour laquelle un site Internet d’information sur l’actualité de la Birmanie (www.asskforfreedom.org) a été tout spécialement crée et mis en ligne hier avec la participation du magazine Irrawaddy . Le petit journal de Bangkok. Et voir aussi ceci .http://www.asskforfreedom.org/reportage.php?id=
Itinéraire de quinze jours Los Angeles-San Francisco English translation pending
Bonjour,
bon, je me lance... pour recevoir toutes vos critiques (constructives😉) sur mon itinéraire...
Avant tout, sachez que je divise mon voyage en deux : une premiere semaine pour visiter à deux LA, LV et quelques parcs et une deuxieme semaine pour profiter de SF et des alentours, et surtout passer du temps avec un de mes amis qui sera la bas depuis plus d'1 an!
après cette brève introduction, voici mon parcours :
j01 : arrivée LA, hotel, diner ....nuit LA j02 : visite LA : hollywood bvd, beverly hills, santa monica, gretty center..... nuit LA
j03 : vol vers flagstaff, dejeuner flagstaff, route vers GC, viste GC toute l'apres midi....nuit GC j04 : un peu de GC?, route vers MV, visite de MV..... nuit MV j05 : route vers Page pour voir Antelope Canyon à midi!.. après Lake Powell? Repos?...nuit Page j06 : route vers Bryce, visite Bryce l'apres midi.... nuit Bryce j07 route vers LV par Zion(qq arrets seulement...) arrivée LV fin d'apres midi, LV...... nuit LV
j08: repos LV(piscine!), avion LV-> SF vers 14h, arrivée à SF, diner, SF de nuit....nuit SF j09-j10 : Santa Cruz et Monterey et alentours.... 2 nuits SC (chez mon ami)
j11 : route vers Yosemite, rando Yosemite l'apres midi....nuit Yosemite j12 : rando dans Yosemite toute la journée....nuit Yosemite
j13 : retour SF, visite SF l'apres midi....nuit SF j14 : SF....nuit SF j15 : SF + vol retour vers Paris à 19h
bon, je sais que la première semaine est rapide... mais on tient absolument à aller à LA... histoire de faire "moitié " ville, "moitié" parcs (et de ne pas voir que des "gros cailloux", comme dirait mon copain!... ... Mais, bon, si mon itinéraire est vraiment farfelue....je sais pas ce que je vais enlever! 🤪
Et question technique : dans ce parcours, on va souvent faire la route le matin, et les parcs, l'apres midi... Est ce qu'on va pouvoir profiter pleinement des parcs, ou a cause de la chaleur, il faudrait faire l'inverse?...
Merci d'avance pour vos avis... et soyez pas trop dur! 😛
bon, je me lance... pour recevoir toutes vos critiques (constructives😉) sur mon itinéraire...
Avant tout, sachez que je divise mon voyage en deux : une premiere semaine pour visiter à deux LA, LV et quelques parcs et une deuxieme semaine pour profiter de SF et des alentours, et surtout passer du temps avec un de mes amis qui sera la bas depuis plus d'1 an!
après cette brève introduction, voici mon parcours :
j01 : arrivée LA, hotel, diner ....nuit LA j02 : visite LA : hollywood bvd, beverly hills, santa monica, gretty center..... nuit LA
j03 : vol vers flagstaff, dejeuner flagstaff, route vers GC, viste GC toute l'apres midi....nuit GC j04 : un peu de GC?, route vers MV, visite de MV..... nuit MV j05 : route vers Page pour voir Antelope Canyon à midi!.. après Lake Powell? Repos?...nuit Page j06 : route vers Bryce, visite Bryce l'apres midi.... nuit Bryce j07 route vers LV par Zion(qq arrets seulement...) arrivée LV fin d'apres midi, LV...... nuit LV
j08: repos LV(piscine!), avion LV-> SF vers 14h, arrivée à SF, diner, SF de nuit....nuit SF j09-j10 : Santa Cruz et Monterey et alentours.... 2 nuits SC (chez mon ami)
j11 : route vers Yosemite, rando Yosemite l'apres midi....nuit Yosemite j12 : rando dans Yosemite toute la journée....nuit Yosemite
j13 : retour SF, visite SF l'apres midi....nuit SF j14 : SF....nuit SF j15 : SF + vol retour vers Paris à 19h
bon, je sais que la première semaine est rapide... mais on tient absolument à aller à LA... histoire de faire "moitié " ville, "moitié" parcs (et de ne pas voir que des "gros cailloux", comme dirait mon copain!... ... Mais, bon, si mon itinéraire est vraiment farfelue....je sais pas ce que je vais enlever! 🤪
Et question technique : dans ce parcours, on va souvent faire la route le matin, et les parcs, l'apres midi... Est ce qu'on va pouvoir profiter pleinement des parcs, ou a cause de la chaleur, il faudrait faire l'inverse?...
Merci d'avance pour vos avis... et soyez pas trop dur! 😛
Excursions au Vénézuela English translation pending
Bonjour tout le monde,
Au secour, j'ai besoin de votre aide.... Nous allons à l'hôtel Hisperia Isla Margarita du 14 au 21 mars prochain. J'aimerais savoir qu'est-ce qui vaut la peine d'être vu là bas. Mon agente m'a remis une brochure avec des excursions, nous sommes avec Nolitour, il y a l'île de Coche en catamaran (50$), un Safarie en Jeep (50$) ainsi que le parc Los Roques (165$). Pour ceux qui ont séjourné là bas et qui on fait une de ses excursions, j'aimerais bien avoir vos commentaires. Est-ce que vous avez acheté une excurisons de quelque là-bas et non avec le grossiste??
J'aimerais vraiment savoir
Je vous remercie à l'avance
Au secour, j'ai besoin de votre aide.... Nous allons à l'hôtel Hisperia Isla Margarita du 14 au 21 mars prochain. J'aimerais savoir qu'est-ce qui vaut la peine d'être vu là bas. Mon agente m'a remis une brochure avec des excursions, nous sommes avec Nolitour, il y a l'île de Coche en catamaran (50$), un Safarie en Jeep (50$) ainsi que le parc Los Roques (165$). Pour ceux qui ont séjourné là bas et qui on fait une de ses excursions, j'aimerais bien avoir vos commentaires. Est-ce que vous avez acheté une excurisons de quelque là-bas et non avec le grossiste??
J'aimerais vraiment savoir
Je vous remercie à l'avance
Thaïlande: importer des bouddhas pour les vendre English translation pending
salut a tous
comme je vais faire les marches cet ete avec de la marchandise thai, je voulais en partie miser sur "bouddha super star" avec un stand digne de ce nom.
mais, grosse deception, on viens de m'expliquer qu'il faut une licence pour exporter tout ce qui est statues et tetes, meme si ce sont de simples moulages. par contre les image de bouddha ne serait pas interdites (tableaux, luminaires...)
genre il faudrait payer 500b de plus pour une minuscule statue.
ca tue mon business, desuite
est-ce bien vrai ?
je trouve ca legerement aberrant etat donne que ce ne sont pas des antiquites mais des productions industrielles massives, il n'y a donc pas pillage de tresors. mais bon j'y peux rien et cependant je respecte.