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Mon premier voyage en trike: Bras - Silhac - Bras (France) English translation pending
by Yvesg83 · 2009-07-05 · 6 replies
Dimanche 24 mai 2009:

C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.

Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.

Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…

J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.

J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.

Lundi 25 mai 2009:

Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.

Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…

Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.

A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.

Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.

Mardi 26 mai 2009:

Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.

Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.

Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.

Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.

Mercredi 27 mai 2009:

Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.

A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.

Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.

Jeudi 28 mai 2009:

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.

Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.

A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…

A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).

Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.

Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…

En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…

Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…

Lundi 1er juin 2009:

Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.

Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.

Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).

D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…

Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.

Mardi 2 juin 2009:

Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.

Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.

Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.

Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.

Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.

J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...

Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:

Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.

Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.

A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…

Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…

Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.

En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.

L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?

N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).

Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…

Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…

J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.

Mercredi 3 juin 2009:

Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.

Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…

Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.

Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.

Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.

Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).

Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.

Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.

La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.

Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…

Jeudi 4 juin 2009:

Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.

Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…

A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.

A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.

Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…

Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.

A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.

"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"

5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.

Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.

Vendredi 5 juin 2009:

J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.

Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement

A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…

Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.

Epilogue:

Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.

Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.

Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!

Pour ceux que ça intéressent:

Le tracé est là:
http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr

Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
by Lolodesiles · 2009-05-30 · 408 replies
bonjour VF

Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo
http://www.altituderando.com

Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...

-- AU PROGRAMME

Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!

Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)

2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE

Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)

Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).

POUR S'INSCRIRE

Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs )

Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules ).

NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.

Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !

PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
Ortlieb contre Vaude? Qui gagne? English translation pending
by HappyNath · 2009-03-28 · 50 replies
Amis sportifs,

Il existe surement une discussion similaire quelque part bien enfouie dans ce merveilleux capharnaum ... mais je ne la trouve pas ! ( Si tel est le cas, merci de me l'indiquer ).

Le sujet a été traité par petits bouts apparemment dans de multiples discussions mais je me propose de faire un bref récapitulatif grâce aux partisans de l'un et aux fervents supporters de l'autre qui, je l'espère, ne manqueront pas d'apporter leurs précieux témoignages issus de leurs vécus sur le terrain.

Alors, pourquoi avez-vous choisie telle marque plutot que l'autre ?

Entre le modèle Karakorum de Vaude, ( 56 L ) et l'association " Back-roller " + " Rack-Pack " d'Ortlieb, ( 70 L ), ou va votre préférence et pourquoi ? plus tout ce que vous avez à nous dire sur le sujet !

Merci d'avance,

Nathaniel
Avoir une trés bonne condition physique pour faire l'ascension de Misti? (Pérou) English translation pending
by Dumé74 · 2009-03-21 · 37 replies
bonjour a tous! Ma question est plutôt simple: Faut -il avoir une trés bonne condition physique pour faire l'ascension de MISTI 5800m ? quelles sont les embuches du parcours? en vous remerciant. ps; je dois le faire pour le mois d'aout.
Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie English translation pending
by Nuggets · 2009-03-06 · 44 replies
Mes voyages en Australie 2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms 2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms 2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms 2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms 2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms

Panneau Nullarbor

En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain. Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?

Sur la route de la ruée







De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie

D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre). Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage









Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue . Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse . Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route defile et le temps passe. Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.

A+
Risques de requins à Tahiti? English translation pending
by Titifalc · 2009-02-11 · 31 replies
Bonjour à tous, je pars avec mon épouse à Tahiti en juillet prochain et je dois avouer que j'ai un peu peur des requins. qu'en est-il exactemment des risques ? Les guides mentionnent des requins citron, tigre, etc etc. Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les véritables risques, des requins et de toute la faune sous-amrine (raie, murène) ?

Nous allons à Tahiti, Moorea, Huahine, Bora Bora. Nous ne faisons pas de plongée que de la baignade (pouvons-nous éloigner du bord sans danger ?) et du snorkeling.

Merci de me renseigner ca serait très aimable . 🙂
Sahara Occidental à vélo (Mauritanie) English translation pending
by Lagrifolle · 2009-01-12 · 23 replies
Salut, nous sommes trois aux portes du sahara avec nos petits vélos on se demande si il y a des points d'eau et à quelle fréquence entre tarfaya et daklha. Et de facon plus générale peut-on trouver facilement à manger sur le trajet. De plus nous voulions savoir si la N1 est praticable tout le temps(histoire de marée) ainsi que les points d'eau sur cette route. Autre hypothèse si on prend le train jusqu'à Atar est-il facile de rejoindre Nouakchott ( également pour l'eau et nourriture). Et encore les tempètes de sables sont elles supportables en tentes; sont-elles fréquentes, prévisibles!! Ca fait beaucoup de questions on vous remercie d'avance !!!
Correction d'un petit texte en bambara English translation pending
by Sanogo14 · 2008-12-23 · 40 replies
Bonjour à tous! Je suis métisse. J'essaie d'apprendre le bambara pour essayer de communiquer avec ma famille au Mali. J'ai quelques difficultés surtout pour la prononciation. Voilà j'ai écrit un petit texte. Est ce quelqu'un pourrait me le corriger et m'indiquer la prononciation pour les mots que l'on ne prononce pas comme en français. Merci d'avance

" I ni sogoma I ka kéné ? Né Maïté Sanogo don. Né bila a da la né bamana dege. "

Aussi j'ai une question, qu'est ce que l'on répond à i ka kéné ?
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (première partie) English translation pending
by PSI31 · 2008-12-17 · 32 replies
En remerciant les différents membres du forum pour leurs informations, voici donc le début du compte-rendu de notre parcours de Seattle à San Francisco effectué du 12 septembre 2008 au 10 novembre 2008. Ce fut un plaisir immense fait de découvertes, rencontres, paysages, couleurs, avec 5 ou 6 jours de pluie seulement, des températures agréables dans l’ensemble. Pour cause de chirurgie récente d’une hernie discale, les randonnées furent limitées en temps et intensité, cela a également quelque peu modifié le programme de certaines étapes.

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.



Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.





Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …







Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.





Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.



Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.





Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.









Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser !
http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.





Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.



Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.





Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.





Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.







Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.



Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks. Hôtel

Repas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.







Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.











http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU









Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.











http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_Q

Vendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …







Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.

Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.















Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.







C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.

Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.



Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.

Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.









Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.









Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.

Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.









Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.



Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».









Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.

Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.















Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.













Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.

Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.















On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.

Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !





Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.

Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.







Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.



Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.

Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.





Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.



Silverton

Nous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !



Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.

http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM



Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.













Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.











Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !





12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.







Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.

Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.





Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.





Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …



Reflets



















Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.







Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !

Fin de la première partie

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0
Voyager à vélo qu'avec un sac à dos? English translation pending
by Adrock · 2008-12-02 · 79 replies
Bonjour,

Je souhaite voyager à vélo pour de petits séjours (pas plus de 2 mois) à droite et à gauche quand mon taf me le permet.

Bref ce que je veux c'est voyager léger et uniquement avec un sac à dos, sans utiliser aucun porte bagage, vélo nu.

Je sais déjà un peu comment m'organiser :

Sac à dos léger bien respirant au dos et pouvant contenir une tente et un duvet ultra light : quels modèles de sac, tente et duvet me conseillez vous ? Ensuite je compte prendre le minimum de vêtement, juste le necessaire et faire l'acquisition de vêtement ultra light et qui sèche très rapidement : c'est la ou j'ai besoins de conseils pour savoir si ça existe (je crois que oui) et ou peut en en acheter. Ensuite pourquoi pas prendre une popotte et de quoi chauffer des pates et autre si ça pèse pas trop lourd ... Puis tous ce qui faut pour réparer le vélo etc.... Je compte camper sauvage pour pas payer les campings (ou en tout cas un minimum car pas toujours le choix) et me laver en allant dans les piscines des villes que je croiserai.

Bref le but est de faire un sac ou l'essentiel y est sans que cela pèse une tonne. Je dirai 15 kg maximum pour pas me flinguer le dos.

Pouvez vous me donner le max d'avis et de conseils sur ce type de randonnée à vélo ?

MERCI BEAUCOUP
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
by Thunderbolt · 2008-09-30 · 254 replies
Bonjour,

J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.

Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.

Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.

Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...

Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.

Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂

Merci !
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
by Archimade · 2008-09-23 · 727 replies
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉

Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...

à vos agendas...!!!😛!!!
Votre plus longue étape à vélo? English translation pending
by Bikos · 2008-09-19 · 66 replies
Salut la tribu !

Je voulais savoir quelle était votre plus longue étape. Où et quand et combien ! En ce qui me concerne c'était en 2006, en Espagne et j'avais roulé 192 KM avec mes 45 kilos (vélo+charge)

A vous !
Obligation d'habiter en Suisse English translation pending
by Calamityjule · 2008-08-28 · 21 replies
Bonjour, je nous présente rapidement. Mon époux vient de se voir offrir une interessante proposition de poste lui permettant une évolution de carrière prometteuse. La seule condition : venir résider en Suisse. Le poste est à Genève donc il nous faudrait habiter pas loin or nous sommes désespérement CAMPAGNE !!!! Avec un enfant et deux chiens, je ne nous vois pas habiter à la ville (ce que nous fuyons depuis un moment).

Mes questions dans le désordre :

Je suis infirmière, vais je pouvoir trouver du travail facilement ? Mon fils a 10 ans il rentre en CM2, faut -il le mettre à l'école française ou à l'école suisse ? sachant qu'on n'y restera pas forcément pour toujours Peut on envisager d'habiter à la campagne sans qu'il y ait des distances insurmontables de trajet pour aller travailler ? est-il aisé de trouver une location acceptant les animaux ? ya til des restrictions concernant ces mêmes animaux à l'immgration ?(quarantaine etc..)

à part ça je me réjouis d'avoir l'opportunité d'habiter ce pays si magnifique.

Merci de vos réponses
Immigrer en Suisse? English translation pending
by Jeanalex · 2008-08-13 · 70 replies
Bonjour,

J'aimerais d'abord féliciter les créateurs de ce site web que je viens tout juste de découvrir. Ce site web est une mine incroyable d'informations et un lieu d'échanges exceptionnels!

Alors, je me présente : je suis un étudiant de 20 ans qui fréquente depuis peu l'université.

J'aimerais savoir si c'était possible d'aller travailler et vivre en Suisse francophone?

Je sais qu'il est extrêmement difficile d'avoir un visa pour un non-européen et les programmes sur Internet se font extrêmement rare.. Alors, pour les Canadiens, si vous avez des informations, cela serait très fortement apprécié..!!

Merci!
Retour de trois semaines en Thaïlande English translation pending
by Babylon5 · 2008-08-01 · 146 replies
Ca y est les vacances sont finies, elles se sont passées à merveille. Je vais faire part de quelques petites remarques qui m'auraient bien été utiles pour la préparation du voyage, si après ça peut aider quelqu'un d'autre, tant mieux. D'abord on était 5: les deux parents et 3 enfants: 16, 14 et 11 ans. On s'est déplacé en bus (VIP de nuit, super), en avion ( Air Asia parfait), on a loué une voiture ( un super pick up 1500baths par jour à Koh Samui) et des scooters à Chiang Mai.

En ce qui concerne l'argent: ne pas oublier de faire débloquer le plafond de la carte bleue en France, les distributeurs Thai ne donnent jamais plus de 20000 voir 25000baths maxi à la fois ( entre 10 à 13 € de frais bancaire en plus, merci le crédit agricole) et à chaque fois qu'on paye avec la carte il y a une commission de 3.7%. Après chacun fait comme il veut mais je pense que la prochaine fois je prendrai plus de liquide et des travellers chèques ( qu'on paye aussi).

Le budget bouffe: je me suis complètement plantée car ceux qui comptent 100baths par repas, c'est uniquement dans la rue et pas avec une bande d'ados qui ont toujours envie de manger, de gouter à tout. Quand on se trouve dans un coin paumé, à Koh Tao sur Tanote bay plus précisément on est obligé de manger au restau de l'hotel et là c'est plus près des 300-400 baths par personne surtout pour un steak frites. Du coup quand on est 5 ça chiffre vite même si par rapport à la France ça reste toujours pas cher, le tout c'est de le prévoir au budget. Ce qui est dingue, c'est qu' au bout de 2 semaines de fried rice et de pad thai on a plus qu'une envie c'est manger des saloperies qu'on ne mange pas en France ( ou rarement) comme hamburger, club sandwich et compagnie.

Koh Tao: très joli mais il faut savoir qu' à part les 2 plages principales le reste est très isolé, les routes horribles, quand on est à Ao Tanote on ne bouge plus. Surtout ne pas rater l'excursion qui consiste à faire le tour de l'ile en bateau avec les arrêts pour le snorkeling, ça donne une bonne idée de l'ensemble de l'ile. Un des coins les plus beau est Mango bay mais complètement paumé et Ao Leuk.

Koh Samui: alors là le truc que tout le monde doit savoir c'est qu'au mois de juillet IL N Y A PAS D EAU, c'est incroyable la marée est basse presque toute la journée et il n'y a pas d'eau, surtout à Lamai et à Chaweng. Il y a quand même des parties de plage où il y en a plus que d'autres, bien se renseigner avant de partir si votre hotel est dans la partie vide ou pas. Par contre la plage de Maenam est magnifique, de l'eau, pas trop de monde super quoi! Il parait que Bophut est très vaseuse. Le Jungle Park est à l'abandon, la piscine ressemble à une mare aux canards.

Pour le shopping à Bangkok n'oubliez surtout pas de récupérer la TVA ( suivre les panneaux vat refund dans les grands magasins) ça vous permet de boire un dernier verre à l'aeroport. Pour une famille de 5 le moyen le plus pratique et le plus économique pour se déplacer à Bangkok est le taxi en demandant bien le meter.

Voila j'ai fini, je reste à disposition de ceux qui ont besoin de quelques renseignement pendant que c'est encore tout frais dans ma mémoire. Pour note, on est allé à Chiang Mai, Bang Saphan, Kuraburi, Koh Tao, Koh Samui et Bangkok pour finir. Atchao Caroline
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-07-28 · 109 replies
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !

Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.

Pour une version avec plus de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers

- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon

avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!

Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.

Yellowstone : geysers et compagnie

J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City

Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…

Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).

Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.

Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)

Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.

Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…

Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !

J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone

Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.

En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !

Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !

Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !

Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !

Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».

Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).

Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.

Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !

J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner

Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.

Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !

Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.

Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !

La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.

Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !

Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.

Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.

J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City

Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.

Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.

Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !

Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.

Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.

Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.

De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !

Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?

Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !

"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver

J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton

Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !

Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.

A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !

Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !

Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !

La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.

Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.

Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.

Notre Nissan à l’arrivée au lac !

Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.

Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !

Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.

Là enfin, du soleil !!!

Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.

Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !

J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge

Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !

Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !

Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.

Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.

Personne à l’horizon, si quelques marmottes !

Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.

Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).

Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.

Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !

300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.

Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !

De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon

J7 (08/06) : Flaming Gorge

Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !

- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay

- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon

- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon

Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !

D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !

Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.

J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !

Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.

Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.

Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.

Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !

Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument

J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal

Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.

Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.

3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !

Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.

Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.

Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.

Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !

Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.

Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !

J9 (10/06) : Vernal-Echo Park

Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !

Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.

Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.

Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :

Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.

Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.

Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !

D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).

A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !

Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.

Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.

Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.

Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!

Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument

J10 (11/06) : Echo Park - Fruita

Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.

Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.

C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).

Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !

Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.

Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !

Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)

Castle Park Overlook

Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !

Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.

Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).

Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !

Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !

J11 (12/06) : Fruita – Moab

Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !

Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.

Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)

Monument Canyon View

L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.

Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.

Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !

Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.

Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.

Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !

Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !

Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !

Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky

J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.

C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).

Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !

Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !

Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !

Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !

Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.

Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)

Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !

Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.

Mark Walker’s Cabin

Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !

Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !

Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».

C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)

Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »

En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…

Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !

Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…

Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.

Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.

J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.

Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.

Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.

OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.

Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !

Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.

L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !

Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.

L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.

Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.

En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !

Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.

Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!

Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.

Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches

J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab

Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.

La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.

Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.

La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.

Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?

Sand Arch

Broken Arch

Encore d’autres arches…sur le parcours !

C��est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men

L’arche, à distance.

Vue depuis l’arche.

Les Marching Men

Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.

Ici la Salt Valley

Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)

Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.

Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !

Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles

J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !

Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.

Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !

Là c’est quand ça devient impossible à passer !

La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.

En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.

Nous sommes toujours aussi enthousiastes !

Chesler Park overlook

Chesler Park au coucher du soleil !

Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.

J16 (17/06) : Needles (suite).

Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .

En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.

La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.

Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.

L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.

Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !

Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !

Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.

En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges

J17 (18/06) : Needles – Blanding

Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !

Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.

En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?

Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !

Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !

Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !

Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.

En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.

En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !

Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.

J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding

Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!

Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !

Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »

Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.

Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».

Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.

J’y suis !

En levant les yeux sous la Bridge !

Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !

Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.

Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !

Encore plus impressionnant d’en dessous !

Retour à Blanding par la même route.

Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !

House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff

Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.

Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !

La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…

Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.

La voilà enfin !

Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !

Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !

Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !

Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.

Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !

L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!

Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !

Journée mémorable !

J20 (21/06) : Bluff (suite)

Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !

D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.

Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.

- Muley Point Overlook

- Vue sur Moki Dugway

Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !

En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !

Valley of the Gods

Monument Valley

J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff

Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.

Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.

Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !

Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !

Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !

Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge

Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !

Ils portent bien leur nom : Procession Panel !

L’homme aux doigts et orteils !

L’homme au serpent !

Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.

Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !

En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !

Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.

Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.

Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Premier voyage seule en France English translation pending
by Lilyquebec · 2008-07-10 · 23 replies
Bonjour,

Il y a longtemps que j'ai envie de partir en voyage, par contre il n'est pas toujours facile de touver qqn qui a les vacances, l'argent et les mêmes choix de destination que soit. Cet automne, je voudrais partir seul pour 3 semaines(septembre) en France. Ce sera mon premier voyage!

En premier lieu, j'aimerais avoir des informations sur les auberges de jeunesse, plusieurs personne m'ont dit que c'était bien d'autres pas... pour une fille seule, est-ce des endroit sécuritaire pour dormir? est-ce tranquille comme endroits (ou l'ont peut dormir!), et normalement facile d'accès (je ne pense pas louer de voiture). Est ce qu'ils sont non-fumeur? Il y en a à conseiller ou d'autres à éviter. Est ce qu'il est nécessaire de réserver à l'avance. Est ce que les dépots à bagages sont barrés(cadenas)?

Comme itinéraire, Je voudrais aller à Paris (Versailles, Notre-Dame, Louvre et lieu touristique principaux), dans la Loire Chambord, Blois, Angers, Fougere, ensuite retourné a Paris pour prendre le TGV pour aller à Avignon, Nimes, Arles et les Callanques. Si le temps le permet, j'aimerais aussi aller au mont St-Michel. Je suis ouverte à d'autre parcours aussi. Je n'ai pas vraiement les moyens de louer une voiture alors je prendrai le train. Est-il facile de se rendre aux chateaux (chambord, chenonceau) sans voiture? et ce déplacer dans les plus petites ville comme Arles, Nimes et Avignon?

Mes intérêts sont l'histoire et l'art, la nature et la photographie et rencontrer des gens. Le but de se voyage serait de me dépayser, relaxer et connaitre un peu plus sur le pays de mes ancêtres.

Est ce que vous avez des conseil de sécurité à me donner avant de partir? Des endroit à ne pas manquer ou des astuce de voyage. Mon budget serait de 2000$ pour 3 semaines sur place.

Merci à l'avance
Où seront les VFistes-cyclistes à l'été 2008? English translation pending
by MajusC00L · 2008-06-25 · 73 replies
Bonjour à tous

Je m'apprête à repartir ce samedi et dans les deux premières semaines de juillet, je serai à vélo dans la vallée du Lot et en Auvergne (encore!).

Je pensais au fait que je n'ai jamais croisé de VFistes (pas plus les cyclistes que les autres d'ailleurs) sur les routes et pourtant, on ne peux pas dire que les moyens de communication fassent défaut.

Alors j'ai fais une petite chose à laquelle vous aurez peut-être, je l'espère, envie de participer cet été. Je me suis dit qu'il serait sympa, pour ceux qui le souhaite d'afficher leur position en temps réel (pour ceux qui peuvent se connecter souvent) ou leur trajet et leurs dates approximatives (pour ceux qui comme moi ne peuvent que rarement se conecter en voyage) sur une carte gougueule!

Je viens donc de la créer. Vous pouvez la visualiser en cliquant sur ce lien. Vous avez les droits de la modifier pour indiquer vos propres positions ou vos projets pour cet été.

Il me ferait plaisir qu'elle soit utile à quelques rencontres en différents points de la planète. Selon les rumeurs, et je ne parle évidemment pas de moi, il y aurait sur ce forum deux ou trois individus fort sympathiques. 😇

Je la propose d'abord aux VFistes à pédales parce que je suis le plus souvent fourré ici mais les autres qui se véhiculent autrement peuvent tout aussi bien s'y mettre si ils en ont envie.

Bon route à tous et bon été.

Amitiés
La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF? English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-18 · 25 replies
10 jours dans l'isle de Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie...(arrière petite nièce de Ronsard...)

Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:

cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)

cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)

cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)

cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)

cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux) cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux) cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux) cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux) cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux) cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux) cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux) cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux) cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ? cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux) cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ? (vrai - faux) cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)

cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux) cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux) cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux) cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux) cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux ) cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux) cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux) cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux) cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux) cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)

si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
Pays et circuit pour un premier voyage à vélo? English translation pending
by Bavaro2006 · 2008-04-27 · 21 replies
Bonjour tout le monde,

J'envisage avec ma cousine de partir en vélo découvrir un pays. Ce serait la première fois. On envisage de partir en aout. Le problème c'est que je ne sais pas quel pays choisir, quel circuit, etc. J'avais envisager l'autriche, mais comment conseillez vous de nous y rendre ? est il possible de louer des velos pour une semaine et des bons ? ou est ce qu'il vaut mieux avoir le notre ? sinon j'avais pensé à la Corse ou la Sardaigne mais apparemment la Corse c'est dangereux, j'ai vu des messages mais qui datent un peu où les gens disent qu'il n'y a pas de piste cyclable, est ce que c'est toujours la cas ?

Je suis ouverte à beaucoup de pays, mais seules contraintes sont : que le prix pour s'y rendre ne soit pas trop cher bien entendu, sécurité et beaux paysages du soleil

Tous les conseils et récits de voyages m'aideront grandement !! Je vous remercie d'avance !
Séjour en Afrique du Sud English translation pending
by Abair · 2008-04-03 · 13 replies
Bonjour à tous, ma femme et moi partons en RSA cet été du 8 juillet au 18 aout. Nous arrivons au Cap et partons du Cap. Pour construire un itinéraire, nous aurions besoin de quelques conseils:

1/Est-il besoin de réserver en avance pour louer une voiture ou pouvons nous le faire là bas? En effet nous envisageons de prendre un bus pour Upington du Cap et peut-être louer une voiture là bas plutôt que de louer une voiture du Cap pour faire le même trajet.

2/Est-il besoin de réserver longtemps en avance les nuits en camping, auberges de jeunesse ou hotel? Du fait que nous restons 39 jours nous voulons prendre le temps de connaître le pays donc de ne pas avoir un itinéraire trop strict.

3/Nous envisageons de faire un détour vers le désert du Namib en Namibie. Y-a-t-il des formalités particulières lorsque l'on change de pays en Afrique du Sud?

4/L'hiver austral est-il si terrible pour que tous les trajets que l'on peut consulter évitent la côte de Durban au Cap, préférant l'avion pour couvrir cette distance? Il me semble qu'il y a de nombreuses choses à découvrir, Tsitsikama national park, Le Karoo, Hernanus et ses baleines, Knysna...

5/ Nous comptons visiter les township du Cap et de Soweto. Auriez vous des conseils ou des avis à donner à ce sujet.

6/ Quelqu'un a-t-il eu l'occasion de parcourir le uKhahlamba-Drakensberg Park ou est-ce que la période (hiver austral) n'est pas non plus propice à sa découverte?

7/ Est-ce qu'on peut réserver les marches guidées directement en arrivant dans les camps des réserves à animaux (Krüger) ou faut-il s'y prendre à l'avance?

8/ Une question pratique, de manière générale peut-on régler ses achats directement avec la carte banquaire ou faut-il du liquide obligatoirement pour toutes nos dépenses?

Merci de vos réponses.
Vos plus belles cascades... English translation pending
by Mirakl · 2008-04-02 · 75 replies
Bonjour,

Lorsque la nature nous livre sa force intime. Sans mascarades. Cascades.

Un sujet qui coule de source...

Storseterfoss; Norvège

GR5: Nice ou Menton? English translation pending
by Gessiennes · 2008-03-20 · 38 replies
Bonjour les randonneurs,

Je suis en train de prévoir la partie francaise de la grande traversée des alpes pour cet été, de la méditerannée au léman (peut etre que je ferais la suite une autre année...). Comme j'habite au bord du léman, je compte le faire sud-nord pour rentrer chez moi à pied. D'apès mes recherches, je n'arrive pas à déterminer si c'est mieux de partir de Nice et suivre directement le GR5, ou de Menton et suivre le GR52 pour quelques jours avant de rejoindre le GR5 à St Dalmas Valdeblore. Quel troncon est le beau et le plus agréable? Le GR52 passe par la vallée des merveilles qui apparement est assez belle - ca vaut le coup? Si quelqu'un connait bien cette région, je serais ravie d'avoir des recommendations.

Une dernière question, que pensez vous d'un départ début aout, trop chaud? GR trop chargé? Quelle est la meilleur saison?

Merci beaucoup pour vos réponses!

Sarra
GeoQuizz English translation pending
by Frenchtouch · 2008-02-11 · 209 replies
Bonjour, voici un petit jeu de devinette géographique...

"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !

Dans quelle ville suis-je ?"
Passage à la douane de Niagara Falls (Canada - États-Unis) English translation pending
by Babedou · 2008-01-11 · 28 replies
Bonjour !

Je suis nouvelle sur le forum (qui d’ailleurs je trouve très bien) ! Je vis en Suisse et comme vous tous, je suis passionnée par les voyages. Ma destination prochaine est le Canada, pour Pâques, en mars. Nous allons passer par les villes de Toronto, Ottawa, Montréal et Québec. A Toronto, on aimerait bien passer une journée aux chutes du Niagara et dans la ville « Niagara Falls ». Seulement cette ville est à la fois canadienne et américaine, donc voilà ma question :

A la douane, sur le pont « The Rainbow Bridge », comment se passe le passage de la frontière ? J’ai beau avoir cherché partout, je ne trouve pas de réponse. J’ai pu lire que les canadiens et les américains n’avaient besoin que de leur passeport, mais voilà, je ne suis ni l’une ni l’autre. J’ai lu sur le blog d’une française qu’elle a eu droit à une heure d’interrogatoire et qu’elle a payé son visa une centaine de dollars… Juste pour quelques heures dans la ville côté USA ! C’est affolant ! Est-ce mieux de faire mon visa ici en Suisse ? (bien que ça m’embête de dépenser 100$ et subir un interrogatoire pour quelques heures aux USA). Contrôlent-t-ils vraiment chaque passager ?!

Tous les renseignements et expériences sont les bienvenus… Merci !
Rallye Paris Dakar risque de disparaître? English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-01-05 · 119 replies
Bonjour!!!!😉

UNE VRAIE QUESTION, ME VIENS A L' ESPRIT, LE PARIS-DACKAR NE RISQUE T-IL PAS DE DISPARAITRE
Difficile le choix du matelas auto-gonflant! English translation pending
by Mati7 · 2008-01-03 · 73 replies
bonjour à tous!😉 alors je m'adresse à vous pour avoir des conseils dans le choix d'un matelas auto-gonflant! (je suis partie l'été dernier avec une mousse de 0.7cm et c'est pas vraiment confortable alors du nouveau s'impose!). j'ai déja consulté des discussions abordant ce thème mais elles sont relativements vieilles donc je relance un nouveau sujet... j'hésite en fait entre trois matelas :le modèle a200 de chez décath.(40euro, 570g, volume de 3.7litres, 2cm)chez le vieux camp: trail lite regular, therm a.r.(59euro, 910g, roulé:27*15cm, 3.8cm)ou le modèle artiach: micro lite long (68euro, 712g, roulé: 30*14cm, 3cm)

comme vous voyez ces trois choix sont differents parce que je me demande si:plus de 3cm c'est vraiment plus confortable?mettre 60euro ds an matelas est-ce vraiment utile si je m'en sers environ 20nuits par an?(voyage et en appoint chez moi) et bien sur j'aimerai bien avoir un bon rapport qualité/prix sans mettre les 90euros pr un super therm.a.r!(j'ai un petit budget étudiant mais je veux quand même un bon produit sans me faire arnaquer.)

merci d'avance si certains d'entre vous peuvent me conseiller s'ils ont déja essayé ou entendu parler de ces modèles!🙂
Tracter sa voiture derrière son camping-car? English translation pending
by Colladeze · 2007-11-28 · 670 replies
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme. monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel salutations 😎

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