Search VoyageForum
FR
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
by Christiang · 2008-08-24 · 49 replies
PREFACE

Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁

En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !

Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.

Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…

De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !

En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.

Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.

J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂

Bonne lecture
Itinéraire pour un super voyage dans le nord de l'Italie English translation pending
by Joseeodalpra · 2008-04-10 · 12 replies
🙂Bonjour a tous, Nous partons le 25 septembre 08 pour l'Italie. Voici notre etineraire:Arriver a Milan 1 nuit pour explorer la ville un peu, apres depart pour Verona visite de la maison de Juliette le domo nous poursuivons notre route vers Cuippano pour 3 nuit dans la famille de mon conjoint, nous visiterons les environs, irons passer une journee a Asiago voir la splendeur des montagnes. Ensuite Venise pour 3 nuit nous sommes loger a Lido vue les prix tres elever de Venise, nous sommes a 10 minute a pied de l'arret des vaporetto, ensuite nous quitons pour San Gimignano pour visiter la fabuleuse Toscane 4 nuit dans une maison pour vivre comme vous le plus possible .En 4 jours nous ferons un petit survole des villes suivante, San Gimignano, Siena, Pisa, Firenza et la route des vin dans le chianti. Ensuite c'est le depart pour la grosse ville pour nos derniere 5 nuit a Rome nous avons louer un appartement. Certain me dirons que c'est beaucoup en 16 jours nous savons que ce ne seras pas des vacances de tout repos ...mais je c'est quelle serons merveilleuse . 😊 Mon texte est un peu long desoler ma question est qu'elle son les chose a ne pas manquer dans chaque ville, les petit resto typique a decouvrire, Bref les chose a ne pas manquer . Deja 1 ans que nous preparons ce voyage et bientot nous nous prelaserons dans ces magnifique ville. Ah oui nous serons en voiture de Milan a Rome et a Rome nous remetons la voiture et nous explorons la ville a pied et autobus. Un gros merci a ceux qui voudrons bien me repondre . Josee
Cuba sur Google Earth! English translation pending
by Paloisdepau · 2007-09-17 · 64 replies
a decouvrir cuba sur GOOGLE EARTH.............des vues stupefiantes de la havana, varadero ...........et autres
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France English translation pending
by Youkettte · 2007-08-20 · 114 replies
Bonjour je suis nouvelle 🙂

Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....

Bon... j'étudie par dessus la tête...

J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions

Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire

Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...

Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...

Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?

Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...

Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...

Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...

Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...

Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...

Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...

Ouf que de questions (gênée)

Merci de vos réponses
Le Brésil est-ce dangereux pour routarde seule? English translation pending
by Ceecilia · 2007-06-05 · 23 replies
J'ai trois semaines au mois de novembre, j'ai merai découvrir le Brésil au maximum, avant tout je pense partir seule avec mon sac à dos préféré, est- réellement dangereux de se ballader seule dans le pays? J'aimerai evidement découvrir les grands classiques, style RIO, Sao paulo et Bahia. Et un max d'autres choses? Merci à tous😉 cécile
Budget pour un mois au Japon? English translation pending
by Kiedis · 2005-10-09 · 6 replies
Bon mon idée c'est aller au japon avec mon petit ami, un mois...

commencer par okinawa et finir a hokaiddo... pendant ce temps là passer au moins par kioto, tokio, mont fuji...akihabara et des autres endroits...

je voulais le faire plutot avec mes valises et mon sac a dos... d'hotel en hotel...quelques jours ici...quelques jours là bas..

Je me suis mis a aprendre la langue pour pouvoir comprendre quelque chose et parler car le japonais moyen n'est pas tres bon en anglais dehors tokio.

Bon...quels compagnies aerienes vous me conseillez?

J'aimerai bien aller dans le saison des sakuras et bon pas forcement dans les meilleurs hotels (mais une chambre pour nous deux avec un toilette si posible)

Combien ça pourrait me couter en hotels et nourriture? j'ai entendu c'est le plus cher...

Combien ça pourrait couter en total? j'avais fait une estimation de 10.000 euros pour un mois

Avez vous des addresses? ou des conseils?

Merci!! :D
Thaïlande - le retour English translation pending
by Gwennou · 2005-01-08 · 45 replies
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --

3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.

Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.

Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.

Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...

A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.

Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.

Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...

Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".

Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
Votre plus beau souvenir en Asie? English translation pending
by Freefall · 2004-09-01 · 15 replies
Je pars tout l’hiver - Asie sud-est - j’aimerais savoir quel à été votre plus beau souvenir de voyage ou le pire du Vietnam Thaïlande, Laos, Cambodge ect..

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus??

J’attends avec impatience votre histoire!

J-P 😛
Some trips are born twice - Peru April - May 2025
by Ticapi · 2026-02-18 · 248 replies
Some trips are born twice.

Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.

Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.

The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.

The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.

For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.

All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.

Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.

This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Mauritian Ti' Punch
by Attila · 2025-10-08 · 137 replies
The recipe for the cocktail: endless beaches, a dazzling palette of colors, some breathtaking hikes, and excellent cuisine...

For the tasting, follow along in the pages of this travel journal! 😉

Don’t forget your hiking shoes, a swimsuit, sunscreen, but also a sweater, your driver’s license, and your credit card...

Just over 11 hours of flight, and we’ll be setting foot on Mauritian soil!

Happiness Settles in the Heart of the Maasai Mara
by Jety34 · 2020-04-06 · 122 replies
(October 2018).

This account of a short stay in Kenya was originally meant for our friends and family, but to pass the time—for both us and you—and to add some content to the increasingly quiet columns of Voyage Forum during these weeks of confinement, when travelers can only journey in their minds, we decided to share the 25 pages of my ramblings, illustrated with Yolande’s photos, from an extraordinary stay in the Maasai Mara National Reserve. We waited until the two previous discussions on this same topic, filled with stunning photos and started by Régis and then Claire—sometimes in agreement, sometimes differing but always full of insights—had quieted down a bit before jumping in. Well, we’ll give it a try.

Let’s clarify: one of us claims to be a beginner photographer, and the other is just an unrepentant dreamer and modest writer. We often pursued our passions separately—Yolande with her mentor and me with an incomparable tracker—so sometimes the photos don’t quite match the text, or vice versa.

We hope you enjoy reading this lengthy post, which is longer than usual in VF’s sections (except, of course, for Mr. Voyajou). A thousand apologies for straying off the beaten path.

Alright, here we go!





Réserver ses hôtels à l'avance à Saint-Domingue English translation pending
by Magikmagik · 2019-12-01 · 25 replies
bonjour je pars juillet aout a saint domingue j'evite punta cana .faut il reserver ses hotels a l'avance ou ou peut trouver au dernier moment des hotels.merci de vos réponses
Je vous invite à découvrir le Portugal English translation pending
by Pinacoladada · 2019-06-24 · 155 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.

Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.

Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe

Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.

Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.







Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.

Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Mauritanie pratique 2019 English translation pending
by Eversmile · 2019-03-19 · 134 replies
MAURITANIE PRATIQUE 2019

PARTIE I

Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable

Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !

Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.

Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.

A savoir...

A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).

Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.

Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.

Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19

EXEMPLE DE FICHE

Port-au-Prince, Jacmel, Marigot English translation pending
by Chefrancis · 2018-10-31 · 13 replies
Pour sortir de PAP, demander de vous conduire au Portail Léogane en moto taxi, environ 125G/150G depuis Delmas 83 , puis les tarifs des minibus sont tarifés donc pas de négociation. La route est belle, mais faite votre prière car on se croirait dans Mariocart. A partir de carrefour Dufort, on commence la montagne, cela monte pas mal, soyez près d'une fenêtre à gauche car il y a de belles photos à faire. La station de Jacmel est en dehors de la ville, prenez une moto taxi pour aller à la place Toussaint Louverture, vous avez le grand hôtel directement sur place pour 50$us, basique mais central. Nous avons remonté la rue pour aller vers le cimetière, à environ 10mn de marche une rue sur la droite avec une buvette au coin (coin La normande et Alcius Charmant), demander pour madame Nohier. Elle a deux petits apparts à 100 us pour trois nuits ou 50us/nuit. C'est très sécuritaire, calme et propre, bon il y a bien la musique de la buvette, mais comme je vous l'ai déjà dit dans un précédent carnet, les bouchons d'oreilles sont indispensables en Haiti. La ville est sympas, avec son marché de fer, vestige d'un temps colonial, bon spot photos. La promenade sur le bord de mer est correct, j'ai bien aimé le retour des pêcheurs en pm, j'ai moins aimé la dump sur la plage. Il y a aussi un musée/ centre d'exposition des artistes dans un bâtiment pas loin des pêcheurs. La ville vaut son coup d’œil, le mieux est de se balader en faisant les rues du centre, pas beaucoup de voitures et de belles maisons d'un autre temps avec des scènes de rue qui valent les photos. Attention, pas facile de trouver de la bouffe de rue le soir, mangez avant la nuit, il y a bien des restos mais c'est cher. Ne manquer surtout pas le Bassin bleu, 500G en moto taxi par le chemin qui traverse la rivière ou 1000G en faisant le grand tour par le nouveau pont. Vous laisser pas embobiner par les gamins du village, il y a un droit d'entrée, mais ensuite le chemin vous y emmène direct, par contre l’artisanat du village est joli. Prendre un Taptap pour Marigot, demander au gens de vous arrêter Au Surf Haiti guest house, réserver sur le site si vous arrivez en w.e., 50us/nuit, mais vous le regretterez pas, le meilleur rapport qualité prix du coin, un endroit de paradis dans une maison magnifique. Un endroit qui te fait oublier la ville; on peut manger des paninis ou des croques au bar, sinon demandez pour que l'on vous livre une boite repas du resto du village. Le midi on mangeait sur le bord de la route, le bouiboui paye vraiment pas de mine, mais c'est la cantine des locaux. Le peu de plage qui reste est dégueu, des déchets, des déjections et des sargasses qui fermentent, rien pour avoir envie de se mettre en maillot. De toute façon je ne me suis baigné en mer qu'à Port Salut, mais souvent en rivière. Si vous êtes le mardi à Marigot aller au port, c'est le jour du marché et du retour des pirogues de contrebande de la République. Animation garantie et photos géniales, le spectacle durent plusieurs heures non stop. Attention pour aller aux Cayes depuis Jacmel, ne faite pas comme nous, ne vous arrêtez pas au carrefour Duffort en espérant prendre un bus pour Les Cayes. Ils ne s'arrêtent pas, revenir sur PAP y dormir une nuit, puis faire la longue route pour Les Cayes de bonne heure le matin. Suite dans un prochain carnet.
Découvrir l'Australie en 15 jours? English translation pending
by Jboss · 2018-09-08 · 11 replies
Ce texte est un carnet de voyage sans prétention, résultat de seulement 2 semaines de voyage en Australie. Il vise à mémoriser des faits et des impressions forcément partielles et partiales. ce qui compte c'est l'impression provoquée par la confrontation, ensuite plusieurs impressions finissent par faire un avis. Contexte Comment aborder l'Australie en août et en 2 semaines sur place ? Une connaissance professionnelle éclairée qui avait passé 8 mois en Australie me conseilla un road trip partant de Darwin, 12° de latitude sud, et de traverser tout le continent du nord au sud par Alice Springs jusqu'à Adélaïde, 4000 km sur la Stuart Highway. Nous souhaitions compléter cela par l'exploration de la côte entre Adélaïde et Melbourne, notre fils terminant 9 mois comme backpacker dans cette région, au total 5000km. Au départ, vue la dimension du pays, j'avais imaginé un voyage beaucoup plus court entre Brisbane et Melbourne via Sydney. Enfin cela faisait tout de même 3000 km. Les distances sont donc un vrai problème, les distances mais aussi la faible concentration du pays en attractions touristiques, les guides disponibles présentant l'Australie comme si c'était l'Italie ou l'Espagne, avec des curiosités nombreuses mais éloignées les unes des autres de centaines ou milliers de kilomètres ce qui n'est pas le cas en Europe. La lecture des guides et des blogs de voyage laissait percer aussi la nécessité d'une approche des sites à l'australienne, comment appréhender par exemple la barrière de corail sans prendre un avion ou sans monter plusieurs fois sur un bateau ? Distances élevées plus approche à l'australienne me faisaient craindre un budget astronomique, l'aller-retour en avion coûtant déjà 1500 € par personne et encore en saison basse. Mais bon, sur une vie il faut bien aller une fois loin de France dans l'hémisphère sud et puis notre fils était là-bas. Cela-dit, 5 ou 6000 km en 14 jours ça fait tout de même 400 km par jour... L'option nord-sud étendue à Melbourne s'imposa car la personne évoquée plus haut me décrivit la côte est comme peu dépaysante, un arrière-pays centré sur l'élevage, un côté “California like" et encore on sera en hiver. Et puis au nord il y fait chaud, il y a ces fameux parcs nationaux (Kakadu, Nitmiluk et Mataranka), une autre Australie en perspective avec grands espaces vierges, wildlife et crocodiles. Nous voilà donc partis à 3 en ce début août pour Darwin après escale à Singapour, notre fils nous rejoignant à Darwin. Nous avons loué un Van pour la route et les nuits pour 2500 $ australiens, soit 1500 €.

Darwin et les parcs du nord Le climat, la végétation et la faune sont là, surtout des oiseaux, mais, disons-le, le tourisme est limité à Darwin compte-tenu du temps et du véhicule dont nous disposons. La ville elle-même a peu d'intérêt si ce n'est visualiser la consommation à l'australienne et très vite nous comprenons le standard des vacances à l'australienne. Ici les gens qui viennent essentiellement du sud-est (Sydney et Melbourne où c'est l'hiver, c'est 13 millions de personnes comparés à 22 millions pour le pays entier) voyagent avec un gros 4x4 (trailer) et en remorque une grosse caravane de 3 ou 4 tonnes avec tout le confort (même la climatisation) elle aussi adaptée aux routes non goudronnées. Car très vite on se rend compte que la plupart des sites sont accessibles uniquement par des pistes en terre. Le site le plus intéressant de Kakadu c'est 9 heures de route et piste depuis Darwin et seulement à l'aller. Les gens qui font partent passer une semaine dans le coin avec tout le confort. Le jour de visite que j'avais prévu pour Kakadu s'est donc limité à une balade sur la rivière Adélaïde pour observer des crocodiles. Ce n’est pas vraiment notre format de vacances favori, des gars en treillis tendent de la viande au bout de perches pour faire sauter les crocodiles mais on s'est dit "si on ne va pas dans une telle excursion (100 € pour une heure à 4 et après négociation) on ne verra pas de crocodile". La visite est tout de même très intéressante, les animaux sont dans leur milieu, on apprend que chaque mâle a son territoire et que les crocs se nourrissent principalement de grosses chauve-souris en grand nombre aux abords de la rivière et il y a aussi d'autre animaux visibles dont surtout des oiseaux. Voir des crocodiles par soi-même et en-dehors des attractions semble impossible même si on nous explique qu'il y en a partout ou alors il faut un bateau à moteur, savoir où aller et prendre des risques. Pour le reste, notre découverte du nord s'est résumée à la visite de chutes d'eau dans le parc de Lietchfiled, très charmantes et toutes baignables. Compte-tenu des distances à parcourir, très vite nous prenons le rythme de la recherche d'un "caravan park" le soir avec "power" et wifi si possible, pas trop tard, les campings étant peu nombreux et pris d'assaut par des australiens en vacances, pour la plupart assez âgés, et voyageant avec le fameux attelage 4x4 + caravane tout terrain. Notre van consommant entre 12 et 14 litres au 100, ces 4x4 doivent plutôt en consommer 20 ou 25. Un australien de Melbourne avec femme et 2 enfants jeunes rencontré au nord nous expliqua être parti pour 12 semaines, prévoir de faire 12 000 km par l'ouest (Broome puis Karratha), aller dans des zones sans ville ni village, pourvoir passer plusieurs jours avec ses réserves d'essence et d'eau et son électricité photovoltaïque, terminer son road trip à Perth, y mettre son 4X4 et sa remorque sur un camion et rentrer en avion chez lui depuis Perth. 12 semaines de vacances c'est hors de portée d'un français qui travaille sans parler du budget y afférent. Bref on allait devoir faire petit bras. Descendre vers le sud Un couple de français rencontré plus tard nous expliqua pour un road trip de 4 mois avoir acheté un 4x4 avec roof top (tente sur le toit) à Darwin pour 5500 $, être parti vers l'ouest par des pistes puis être revenu sur Uluru par 3 jours de pistes de tôle ondulée, ils allaient couper ensuite vers la barrière de corail à l'est toujours par des pistes. Des milliers de kilomètres, les grands espaces mais aussi de belles bavantes d'après leurs dires, du désert sans végétation ni relief pendant des jours, voilà l'Australie des grands espaces. Nous descendons donc. Avant d'attaquer le grand sud nous nous baignons à Edith Falls, joli bassin. Puis à Katherine dans des grands bassins d'eau chaude sous les palmiers. Beaucoup de monde est dans l'eau, des retraités australiens flottant sur des boudins. Le lendemain nous visitons Katherine Falls, vue panoramique sur la Katherine River, intérêt relatif. Nous roulons donc sur cette Stuart Highway, des lignes droites succèdent aux lignes droites, des kangourous et du bétail morts se voient sur le bord de la route où nous croisons sans cesse ces fameux traillers avec caravanes. Nous ne verrons pas de kangourou vivant sur cette route, contrairement à ce qu'on nous avait raconté. Nous avons vu seulement 2 wallabys dans un camping. Jusqu'à Katherine c'est camping la nuit, courses une fois par jour (Woodworth ou Coles) et route interminable dans un paysage plat à l'infini couvert d'eucalyptus. J'avais pensé que nous aurions 2 grosses journées de route de 800 km pour laisser du temps pour les visites mais c'est insuffisant, il faut bien rouler tous les jours. Ce que les australiens appellent le désert n'en est pas un, rien à voir avec le Sahara que j'ai connu qui voit parfois plusieurs années sans pluie, là il y a ici de l'eau quasiment partout, même à Uluru il pleut tous les mois. Cela explique que ce désert est tout de même assez peuplé, des oiseaux innombrables, même des aigles, des kangourous de partout, des trous d'eau très fréquents, même des rivières parcourent ce désert et très au sud des crocodiles sont signalés dans ces rivières. A J+4 nous découvrons Devil's Marble, très beau parc de blocs arrondis taillés par le ruissellement des pluies, vraiment très beau. A J+5 nous voilà à Alice Springs, au centre de l'Australie. Ici les nuits sont froides et les jours sont chauds. Nous retrouvons du wifi et des magasins. Le sud ! Dès le début du voyage j'ai ressenti un truc bizarre, je perdais le nord et n'arrivais plus à me diriger moi qui n'ai jamais ce genre de problème. J'ai compris assez vite la raison. La fameuse phrase de nos institutrices "quand vous regardez le sud à midi, l'est est à votre gauche et l'ouest à votre droite" ne fonctionne pas dans l'hémisphère sud. La phrase est ici "quand vous regardez le nord à midi, l'est est à votre droite et l'ouest à votre gauche". Ici sur les toits des maisons, les plaques photovoltaïques sont orientées vers le nord et globalement toute la journée le soleil penche vers le nord. Comme à l'équateur le soleil est à la verticale, dans l'hémisphère nord il pique vers le sud et dans l'hémisphère sud il pique vers le nord. Se nourrir Globalement peu de produits très typiques si loin de France et dans un pays qui a une grosse façade tropicale. On notera des mangues dont on voit d’immenses plantations. Les courses sont vites faites, du pain quand même plutôt travaillé, des fruits comme chez nous, du fromage type cheddar, du jambon, dans des supermarchés globalement très bien achalandés et pour des prix voisins de ceux pratiqués chez nous. Pour les amateurs au rayon des bonbons je prends des Liquorices. Question bouffe on n'est tout de même pas dans la finesse, de gros étals de cuisses ou de blancs de poulet, un rayon poisson avec beaucoup de surgelés, des chips à profusion. La majorité des produits sont conditionnés et emballés, ici on mange à toute heure et pas très sain il me semble. Difficile de croiser un australien sans embonpoint, on mange ici beaucoup de féculents, de sucres et de graisses. Les réglementations semblent pourtant une spécialité du pays, on le ressent partout, on sent la "civilisation". Peuple descendant de bagnards, les australiens ont à cœur de montrer leur organisation mais cette passion pour les règles ne semble pas avoir envahi le domaine de la diététique. Quant aux restaurants, des chinois très présents, des pizzas et des fast foods et on a fait le tour. On y mange globalement assez mal.





Trois semaines en famille au Cambodge (juillet - août) English translation pending
by Dodoche · 2018-03-01 · 25 replies
Bonjour,

Nous avons prévu de passer 3 grandes semaines au Cambodge avec nos 2 enfants de 7 et 9 ans. Voici l'itinéraire que nous avons prévu : Jour 1 - Arrivée à Siem Reap Jour 2 à 5 - Siem Reap (temples, ville, village flottant Kampong Khleang) Jour 6 - trajet Battambang en bateau Jour 7 - Battambang Jour 8 - Trajet pour Phnom Penh Jour 9 - Phnom Penh Jour 10 à 13 - Kampot et Kep Jour 14 - Sihanoukville Jour 15 à 18 - Koh Rong Samloem Jour 19 à 21 - trek light au Kirirom/Chambok ou Chi Pat Jour 22 - Phnom Penh Jour 23 - Phnom Penh et retour

Quelques questions: - des avis sur l'itinéraire? - faut-il prévoir un jour de plus à Siem Reap pour mieux en profiter? - même question pour Battambang? - est ce que la météo pluvieuse nous permettra de faire tout ca ou faut il abandonner certaines options? - Est ce envisageable de faire un trek au Kirirom ou à Chi Pat à cette période? Lequel nous conseilleriez vous?

Merci d'avance de vos conseils!
Du soleil noir de l’Oregon, aux atolls bleus Polynésiens English translation pending
by Trois14 · 2017-11-12 · 96 replies
Bonjour

Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.

Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.

Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).

Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.

Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :

- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.

Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
L'inhospitalité en Bretagne English translation pending
by Zorba · 2017-07-27 · 632 replies
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard..... A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!

Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!

Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.

Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.

Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.

Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
3 semaines au paradis - Hawaï - avril 2017 English translation pending
by Smartrippers · 2017-04-22 · 212 replies
Nous sommes tout juste rentrés d'Hawaii, voici seulement quelques heures que nous avons retrouvé notre maison et pourtant cette fois ci nous sommes nostalgiques... encore sous le charme des îles d'Hawaii. Pendant 3 semaines nous avons parcouru l'archipel, découvert une variété incroyable de paysages, nous avons vécu des expériences hors du commun et nous avons été bercé par l'esprit Aloha qui règne dans les îles.



J'ouvre donc ce carnet de voyage que nous avons écrit à 2. Jour après jour nous avons filmé chacune de nos sorties et expériences pour retracer le plus fidèlement possible notre voyage sous la forme d'un Vlog quotidien.

Vous pouvez aussi consulter cet article où nous faisons le bilan de ces 3 semaines à Hawaii. smartrippers.com/...-3-semaines-a-hawaii

-- Edit du 8/12 --

8 mois après nous sommes toujours sous le charme d'Hawaii, on en rêve, comme si on avait l'impression d'y être encore. Alors pour conclure et achever ce voyage, nous avons réalisé une dernière vidéo, un best of de tous nos vlogs avec nos meilleurs moments.

Tout ça finalement pour vous donner envie de découvrir Hawaii à votre tour :)

youtu.be/2XLPoOv1-UQ

Beau voyage à tous les prochains!! 😎
Projet de séjour New York - Canada avec enfants English translation pending
by Virginie1978 · 2016-10-18 · 39 replies
Bonjour 🙂

J'envisage pour l'été 2018 (oui je sais ce n'est pas demain 😊 mais j'essaie de budgeter tout ça histoire de voir si c'est faisable 😛 ) une séjour à New York et au Canada. Au départ nous pensions à un séjour à New York puis finalement on se dit que ce serait pas mal d'aller, aussi, découvrir un peu le Canada.

Nous sommes un couple avec deux enfants qui auront 14 et 9ans 1/2. Nous pensions partir environ 15 jours.

A priori, nous ferions Marseille/ Montréal puis New York/Marseille. On pense faire moitié Canada, moitié New York. Mais rien n'est arrêté.

J'ai commencé à regardé pour le Canada, donc, à priori, nous ferions soit Montréal vers Les chutes du Niagara avec étapes à définir soit entre Montréal et Québec.

Retour sur Montréal pour rendre la voiture de location et se rendre à NY: train, bus, avion??

Merci à tous ceux qui pourront m'apporter leur aide et conseils 🙂
2 copines en sac à dos à Cuba, 3 semaines, un budget serré English translation pending
by Tiphaine46 · 2016-06-18 · 32 replies
Bonjour, avec une copine nous avons programmé de partir 3 semaines à Cuba en aout 2017 ! ( oui c'est loin mais faut bien ça pour prévoir le budget !!! ) plusieurs questions : - selon vous en 3 semaines est il envisageable de faire une grande partie de l'ile ? oui on ne part pas souvent et pas si loin on veut donc en profiter un max !!! - si vous avez séjourné sur Cuba si vous avez des bon plans ( visites, casas, restos etc ..), on est preneuse !!! on souhaite faire notre séjour en dehors des sentiers ultra touristiques, même si on sait qu'il y aura quelques incontournables 🙂 -j'ai lu quelques sujets sur les femmes qui voyages seule ou entre elles ( comme nous !) à Cuba, mais les messages datent un peu, si vous avez des conseils de choses à faire ou justement à ne surtout pas faire !!!

merci d'avance à ceux qui prendrons la peine de me lire et de me répondre .

Tiph.
Une virée en Inde English translation pending
by LD17 · 2015-09-11 · 8 replies
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage. Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième. Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…

Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.

Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.

Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.

Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.

Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.

Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.

Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.

Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.

Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.

Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.

Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…

Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.

Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...

Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.

Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.

Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.

Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.

Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.

Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.

Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.

On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.

Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr

Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.

Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.

L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.

Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.

On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.

Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.

Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.

M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...

Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.

Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.

Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.

Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.

Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.

Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.

Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…

Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.

Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.

Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.

Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.

Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.

Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.

Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.

On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.

Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.

L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :

Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.

Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.

Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.

Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.

On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.

Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.

Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.

Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !

La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?

Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?

J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Croisière tour du monde en 2017 English translation pending
by Treilles · 2015-06-05 · 689 replies
bonjour,

j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017

Merci Sylvie
Notre voyage dans l'Ouest du Canada, de Calgary à Vancouver (août) English translation pending
by Billyyllib · 2015-01-17 · 206 replies
Bonjour à tous, Après avoir été beaucoup aidé par les personnes de ce forum pour organiser notre voyage dans l'ouest canadien, j'ai voulu partager avec vous toutes ces belles choses que nous y avons vu et visité. Et surtout vous donner un maximum d'informations pour vous aider à préparer votre propre voyage selon vos envies personnelles.

Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !



Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.



Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !

Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower

Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.

Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html





Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.

Road Trip 18 jours dans l'ouest + Dublin août 2014 English translation pending
by Jp2099 · 2014-11-29 · 33 replies
Bonjour,

Voici le récit de notre road trip en Irlande illustré. Nous sommes partis en couple avec notre véhicule.

Habitant dans le nord de la France, la logique était de prendre l'eurotunnel, traverser l'Angleterre et prendre le ferry à Pembroke.



Nous sommes donc parti le dimanche 3 aout vers 11h de Cambrai en direction de Calais. Aprés un repas rapide dans le centre commercial de Coquelles nous avons embarqué avec un peu de retard à cause d'un problème technique. Heureusement que nous avions prévu large pour la traversée de l'Angleterre...

Dans la file d'attente pour l'embarquement du shuttle

Nous avons roulé 7h30 environ pour rejoindre Pembroke avec 2 pauses dont repas du soir et avions prévu d'arriver un peu plus tôt pour tenter de dormir un peu dans la voiture avant l'embarquement dans le ferry qui était prévu à 1h50 du matin. Eh bien surprise, nous n'étions pas les premiers sur place! Et difficile de pouvoir dormir lorsque plusieurs personnes discutent dehors juste à côté des voitures... 1h du matin, les employés nous font signe d'avancer, embarquement plus tôt que prévu. Tout ça pour nous faire attendre presque qu'une heure le temps que les camions rentrent dans le ferry. En Bref, Une façon de se rendre en Irlande assez fatiguante mais assez sympa.

A l'intérieur du Ferry.

Ca y est nous sommes dans le ferry, nous prenons nos oreillers et allons nous mettre sur une banquette. Bon aprés réflexion, s'installer devant le magasin du ferry n'est pas le plus judicieux... mais nous arrivons tout de même à dormir pendant presque toute la traversée (3h30).

1er JOUR Lundi 4 aout 2014: ROSSLARE --> KINSALE



Après cette courte nuit, nous débarquons vers 6h30 à Rosslare pour entamer notre premier jour Direction Cork par la nationale, il fait un temps magnifique. J'ai été surpris par plusieurs camions et tracteurs qui se sont mis sur le côté afin de facilité la circulation, ainsi que les gens sur le bord de la route qu'ils soient en train de discuter avec leurs voisins ou promener leur chien, vous saluent lors de votre passage. C'est certain, les Irlandais sont des gens très accueillants et sympathiques!

Sur la route de Cork.

Après avoir traversé Cork (on ne s'attarde pas, nous reviendrons demain), Nous traversons de jolis petits ports comme Crosshaven, Cobh que nous voyons de l'autre rive.

Vue de Cobh.

Vue de Crosshaven.

Crosshaven.

Comté de Cork.

Comté de Cork.

Nous nous dirigeons vers Old Head of Kinsale. C'est une presqu'ile sur laquelle se trouve un golf, malheureusement c'est privé mais la vue des falaises avant d'entrer dans le golf est très sympa.

Old Head of Kinsale.

Old Head of Kinsale.

Nous pouvons voir au loin qu'une averse se prépare. Nous longeons la côte en direction des ruines de l'abbaye de Clonakilty (aie aie il pleut).

Première averse...

Finalement l'averse n'aura pas durée et laisse place à un soleil radieux. Il faut compter 20 min pour visiter l'abbaye de Clonakilty, c'est devenu comme la plupart des ruines d'abbaye en Irlande un cimetière avec des croix celtiques plus ou moins anciennes.

Ruines de l'Abbaye de Clonakilty.

Abbaye de Clonakilty. Abbaye de Clonakilty.

Direction le Drombeg stone circle, pas évident à trouver car pendant un long moment on ne voit plus de panneaux l'indiquant, mais en fait il suffit de continuer, c'est assez long pour y arriver alors que sur le plan situé à Rosscarbery, nous avons l'impression qu'il est tout près. Il y a un parking prévu et il faut faire 2-3 minutes de marche pour être sur le lieu.

Drombeg stone circle.

Retour à Kinsale où nous avons prévu de passer la nuit dans un B&B sur les hauteurs de la ville histoire de déposer les bagages. Puis visite de la ville qui est une charmante station balnéaire. Vue de Kinsale.

Vue de Kinsale. Nous avons diné dans un pub trés sympa (le spaniard) et le repas fut bon, à recommander.

The Spaniard.

Jour 2 à suivre...
De Cape Town à Johannesburg English translation pending
by Michel85200 · 2014-10-02 · 430 replies
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
by Genevois · 2014-08-21 · 70 replies
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse) English translation pending
by Krikri6792 · 2014-05-18 · 40 replies
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/site/retourencorse

Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos. ...........................................................................................................................................................

Présentation

Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.

Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.

Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !

D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.

Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.

Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.

D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.

C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.

Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.

Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.

Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?



Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu

J1 : Lundi 28 avril 2014

Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.

Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.

80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.

A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.

Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.

En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.

Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.

Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.

Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.

Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !

Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.

L'une d'entre elles a été rénovée récemment.

Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.

Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…

Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.

Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.

Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.

Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.

Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.

Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.

C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.

La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.

Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !

Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !

Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km

Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues

J2 : Mardi 29 avril 2014

La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.

Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.

Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.

Altitude de départ : 480 mètres.

A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !

A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !

Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.

A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).

Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.

En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".

En voici quelques spécimens :

De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.

Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.

Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.

Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !

A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !

Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.

Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.

D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus

Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)

Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.

Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)

Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.

Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.

En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.

Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.

Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.

Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.

Distance parcourue dans la journée : 23 km

Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana

J3 : Mercredi 30 avril 2014

Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.

Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.

Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.

Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.

En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :

La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !

Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.

Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.

Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.

Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.

Eureka, ça ne peut être que là !

Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.

Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.

Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.

Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.

A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.

Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.

Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.

De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)

Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).

Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.

Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.

La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.

Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.

Le Château fort



Premier mai au Capu di Muru

J4 : Jeudi 1er mai 2014

Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.

Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.

Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.

Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !

Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.

Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.

Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.

Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.

Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.

Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.

Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.

Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?

Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.

Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !

Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.

Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.

Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !

Des moules ? Pas vraiment !

En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.

Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.

En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.

Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.

Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !

En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.

Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !

Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).

Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).

Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km

Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral

J5 : Vendredi 2 mai 2014

Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.

En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.

Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.

Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.

Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.

Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)

Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.

Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)

A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.

Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.

Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?

Ou bien celui-là ?

En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !

Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.

Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.

Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.

A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.

Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.

Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.

Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.

Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.

Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.

Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !

En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.

Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.

Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km

Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria

J6 : Samedi 3 mai 2014

Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.

Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.

Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.

Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.

Altitude de départ : 470 mètres.

Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.

La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.

Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.

Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.

Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.

Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.

Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.

D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.

A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !

Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.

Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.

Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.

Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.

Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.

C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.

Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.

Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.

Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !

Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)

A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.

En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.

Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.

Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !

Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.

Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.

Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.

Un chêne taillé par le vent !

Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !

Enfin ce magnifique chêne-liège !

C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)

Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km

L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio

J7 : Dimanche 4 mai 2014

Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.

Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.

C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.

A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.

Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.

Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.

Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.

Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.

Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.

Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.

Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.

Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.

Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.

Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.

Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !

Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.

C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.

Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.

Une cité à ne pas manquer !

Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.

Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.

A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.

Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.

Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.

Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.

Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio

J8 : Lundi 5 mai 2014

Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.

Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.

Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.

Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.

Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.

Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.

Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.

Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.

Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.

La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.

C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.

Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.

Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.

Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.

Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.

On se bouscule presque au sommet !

Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".

Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.

Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.

La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.

Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.

Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.

Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.

Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.

Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)

Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.

Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.

Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !

Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km

Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato

Mardi 6 mai 2014

Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.

Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.

C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.

Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.

Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.

Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !

Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.

Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !

Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.

Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !

La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.

Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !

Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !

Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.

En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !

Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.

Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.

En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.

Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.

On se croirait presque en été !

On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km

Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio

J10 : Mercredi 7 mai 2014

Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.

Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !

Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.

Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.

Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.

En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.

Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.

Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .

Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.

Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.

A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !

En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.

De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)

La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.

Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !

Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km

Sur la pointe de Campomoro



Le mot de la fin

Impressions générales

Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !

Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.

Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.

Nos coups de cœur

Tout, tout, tout !

Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !

Un regret ?

Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.

Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)

A propos du véhicule, de l'itinéraire

Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.

La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.

A propos des hébergements

Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.

Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.

En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.

Ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages :

Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.

Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.

Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.

Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.

Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.

Un dernier mot…

Quand est-ce qu'on y retourne ?

En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/

Astérolides maritimes
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
by Chamadou · 2014-05-15 · 248 replies
Bonjour à tous !

Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.

Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.

Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !

À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.

Bon voyage !

Christian

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display