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Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Que vous suggère l'Afrique? English translation pending
On dit souvent "L'AFRIQUE"....
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
Arnaques à Cuba English translation pending
Arnaques à Cuba Extorqué de 40$ avant de partir! Martin Bisaillon
Le Journal de Montréal
02/02/2006 08h28
Un autre touriste québécois affirme avoir dû payer à cause de prétendues serviettes de bain disparues de sa chambre d'hôtel. Cuba serait-elle devenue l'île de l'arnaque ?
C'est en lisant le Journal de dimanche relatant les déboires d'une famille de Repentigny ayant été arnaquée, en raison de serviettes présumément volées, que M. Doris Charlebois s'est rendu compte qu'il avait peut-être été victime de la même combine.
Le 14 janvier, l'homme de 37 ans, sa conjointe Martine Allard et leurs deux jeunes enfants s'apprêtaient à quitter la station balnéaire de l'hôtel Playa Pequero, près de Holguin, à Cuba, au terme d'un séjour d'une semaine.
C'est alors que les choses se sont gâtées.
«Un employé de l'hôtel est arrivé au moment où je montais dans l'autocar. Il a demandé à notre groupe lesquels d'entre nous avaient occupé la chambre 2403. J'ai répondu que c'était ma famille. Le type m'a alors annoncé qu'il manquait des serviettes dans notre chambre et que je devais débourser immédiatement 40 $, sinon je ne quitterais pas les lieux», raconte M. Charlebois.
Pas de serviette
Pour démontrer son innocence, M. Charlebois a ouvert ses valises devant tout le monde : elles ne contenaient pas les serviettes.
En compagnie de sa famille, le résidant de Bois-des-Filion s'est ensuite installé dans le bus et a tranquillement attendu son départ, croyant avoir mis un terme à un fâcheux malentendu.
Mais un deuxième Cubain s'est amené pour réclamer à M. Charlebois et à une autre dame, cette fois, de payer pour de prétendues serviettes disparues. Devant leurs protestations, l'homme de l'hôtel est resté de marbre. Il les a même menacés de leur faire manquer leur avion s'ils ne payaient pas les 40 $ de dédommagement.
De guerre lasse, les deux malheureux ont finalement cédé.
«J'ai payé 40 $ pour prendre mon vol et ne pas retarder les personnes dans le bus. Ce qui m'insulte est que j'ai passé pour un voleur devant mes enfants et les autres touristes, alors que je n'ai absolument rien à me reprocher», fulmine M. Charlebois.
Enquête
À Tour Mont-Royal, l'agence qui a vendu le forfait voyage à la famille Charlebois, on est surpris par cette histoire.
«C'est la première fois que j'entends parler d'une chose pareille. Mais si M. Charlebois a été arnaqué, il peut porter plainte et on va l'aider», a dit Giovanni Perez, agent de voyages.
Jointe à Montréal, Mme Dany Paquette, directrice de l'Office du tourisme de Cuba, a promis de faire une enquête à propos de cette affaire.
Cette mésaventure laisse un goût très amer au principal intéressé.
«Dommage pour les Cubains mais je ne retournerai plus dépenser mon argent là-bas. J'ai l'impression de m'être fait rouler», conclut-il.
Ce petit séjour de rêve qui s'est terminé en queue de poisson a coûté à Doris Charlebois 6000 $.
Un autre touriste québécois affirme avoir dû payer à cause de prétendues serviettes de bain disparues de sa chambre d'hôtel. Cuba serait-elle devenue l'île de l'arnaque ?
C'est en lisant le Journal de dimanche relatant les déboires d'une famille de Repentigny ayant été arnaquée, en raison de serviettes présumément volées, que M. Doris Charlebois s'est rendu compte qu'il avait peut-être été victime de la même combine.
Le 14 janvier, l'homme de 37 ans, sa conjointe Martine Allard et leurs deux jeunes enfants s'apprêtaient à quitter la station balnéaire de l'hôtel Playa Pequero, près de Holguin, à Cuba, au terme d'un séjour d'une semaine.
C'est alors que les choses se sont gâtées.
«Un employé de l'hôtel est arrivé au moment où je montais dans l'autocar. Il a demandé à notre groupe lesquels d'entre nous avaient occupé la chambre 2403. J'ai répondu que c'était ma famille. Le type m'a alors annoncé qu'il manquait des serviettes dans notre chambre et que je devais débourser immédiatement 40 $, sinon je ne quitterais pas les lieux», raconte M. Charlebois.
Pas de serviette
Pour démontrer son innocence, M. Charlebois a ouvert ses valises devant tout le monde : elles ne contenaient pas les serviettes.
En compagnie de sa famille, le résidant de Bois-des-Filion s'est ensuite installé dans le bus et a tranquillement attendu son départ, croyant avoir mis un terme à un fâcheux malentendu.
Mais un deuxième Cubain s'est amené pour réclamer à M. Charlebois et à une autre dame, cette fois, de payer pour de prétendues serviettes disparues. Devant leurs protestations, l'homme de l'hôtel est resté de marbre. Il les a même menacés de leur faire manquer leur avion s'ils ne payaient pas les 40 $ de dédommagement.
De guerre lasse, les deux malheureux ont finalement cédé.
«J'ai payé 40 $ pour prendre mon vol et ne pas retarder les personnes dans le bus. Ce qui m'insulte est que j'ai passé pour un voleur devant mes enfants et les autres touristes, alors que je n'ai absolument rien à me reprocher», fulmine M. Charlebois.
Enquête
À Tour Mont-Royal, l'agence qui a vendu le forfait voyage à la famille Charlebois, on est surpris par cette histoire.
«C'est la première fois que j'entends parler d'une chose pareille. Mais si M. Charlebois a été arnaqué, il peut porter plainte et on va l'aider», a dit Giovanni Perez, agent de voyages.
Jointe à Montréal, Mme Dany Paquette, directrice de l'Office du tourisme de Cuba, a promis de faire une enquête à propos de cette affaire.
Cette mésaventure laisse un goût très amer au principal intéressé.
«Dommage pour les Cubains mais je ne retournerai plus dépenser mon argent là-bas. J'ai l'impression de m'être fait rouler», conclut-il.
Ce petit séjour de rêve qui s'est terminé en queue de poisson a coûté à Doris Charlebois 6000 $.
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ?
En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986).
On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Bébé au Blau Costa Verde? English translation pending
Bonjour Communauté Voyageuse !
On a décidé aujourd'hui de partir dimanche pour Holguin au Blau Costa Verde, pour 2 semaines, avec notre bébé de 9 mois.😮
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui on déjà voyagé avec un bébé à cet hôtel? Avez-vous des commentaires, recommandations? Elle est encore aux petits pots/purées maison pour la bouffe. Est-ce que je dois apporter 40 petits pots (provision pour 2 semaines) !?!?!
Savez-vous s'ils louent/prêtent des poussettes?
Merci !
Western USA Oct 2024 - Arches and Other Delights...
Aaah, I'm so glad Voyage Forum is back up and running. For reading... and for writing...
My last travel journal was from 2019, when I went hiking and backpacking with my son, who was 15 at the time. We visited some places that were still pretty unknown back then! I was supposed to go in April 2020, still solo, with arches as the main focus. I’d spent nearly two months getting physically prepared, and had managed to snag a bunch of permits for CBS, The Needles, and so on... Of course, it all got postponed—first to October 2020, then April 2021, then October 2021, and finally it happened in April 2022. Maybe I’ll write about that in another journal. The thing is, every time, I spend at least 6 to 8 weeks getting physically ready, even though I work out all year. Huge disappointment during that trip—so much had changed because of Covid, kind of like in the mountains back home. Overcrowding, not just in the national parks (we knew about that), but also in a lot of remote, lesser-known spots. Like the French, Americans realized they had a lot of beautiful places in their own country during those travel bans. And they kept exploring... Prices for pretty much everything had already gone up a lot. Gas, restaurants, cars, but especially lodging! Then, after dealing with so much wind in April, I got a little "fed up" with that time of year. It felt like I had strong winds and sandstorms for 3 out of the 3.5 weeks I was there...
So, the next trip was October 2023, to catch the partial eclipse in New Mexico, and of course, a bunch of arches ;). So many arches. Maybe I’ll write about that one too... Then came (among others) April 2024 for the total eclipse, in Texas, but starting from L.A., with my partner Valérie. Since I’d never visited some places I wanted to see further south of my usual loops, it was the perfect opportunity... And here we are at the end of September 2024. Another trip focused on arches—I never get tired of them. Every time I check one off my list, another gets added. Often it’s a photo I’ve seen online or in the NABS (Natural Arches and Bridges Society) magazine, which I’m a member of. I also scour the WAD (World Arches Database) and make a list of arches I want to visit. Fewer and fewer "viewpoints"—I’ve done all the most famous ones, and unless the sky is amazing, the photos all look the same. Since my goal is always photography *and* hiking, I’m always on the lookout. So this time, a packed itinerary—27 days, very busy. In past trips, if I didn’t plan enough and hiked fast, I’d end up with too many "gaps" in my days. This time, I’d rather have too much than too little (like in 2023, actually).
A few stats: - 6,589 km, including +/-1,400 km of off-road trails - 323 km of hiking, 8,829 m of elevation gain - 142 new arches for my collection, including some stunning ones, some less so, and some downright ugly—but all in the WAD. - Two outings with a Navajo guide - Almost no injuries - 8 bivouacs, including 2 backpacking trips - 4 days of backpacking - 22 freeze-dried meals and 15 Subways eaten - 6 thorns in my shoes (long live the tweezers in my backpack) - 3 kg lost (plus the 5 kg lost during prep)
Almost every day, I posted a little update on Facebook for family and friends. So I’ll be copy-pasting those texts here, written "my way" as usual. Some will like it, some won’t—that’s just how it is... 😏
For months, I planned this trip—looking for info, creating GPS tracks on Google Earth, exchanging tips with NABS members and other passionate friends. I snagged permits for The Needles again (4-5 days), for Fiery Furnace, timed entries for Arches National Park (2), and booked just one campsite, a "triple tour" in Monument Valley, and the first night in a motel. This is the first time I haven’t booked 80% of the motels—I was tired of having constraints because of the weather. This time, I want to be able to adjust my plans based on the weather and what I feel like doing more or less of. Camp when the weather’s nice, hotel/motel when it’s crappy.
Here we go...
Day 1
As usual, early morning flights: BRU-AMS, then AMS-SLC. Those who follow me know I’ve been renting a Rubicon from Rugged for years, which "forces" me to land in SLC. Up at 3:30 AM, but I’d been awake since 2:00 AM—the day’s going to be long. Shuttle to the airport. In Brussels, only two check-in counters open. I get there—no cabin baggage weigh-in, while the agent next to me is weighing everyone’s, even kids’ backpacks! A bit of luck, because as usual, if they weighed my backpack *and* my cabin bag, I’d already be over 20 kg. I check two hold bags, since I’ve got a lot of camping/backpacking gear, lots of freeze-dried meals, the backpacking bag, the Bear Canister needed for The Needles, etc. First flight is 30 minutes late, so the second one is already boarding. I’ve got the SSSS mark on my ticket (extra security check), so I head straight to the front when I arrive at the same time as Zone 3, even though I’m Zone 6. I pretend the check will take a while, and it "works"—they didn’t notice! No way I want to board last and risk them making me check my cabin bag. It’s packed with photo gear, laptop, drone, etc.—unthinkable to have to put it in the hold. Always a worry... SLC: baggage claim, customs, and out in 32 minutes. The MPC app makes something that was already quick even faster at this airport. And all the bags are there. That’s always a relief too. Since I drive at least 3 hours straight after landing, losing a hold bag would really mess up the trip and force me to spend the first night closer to SLC. On the way to Rugged. A young French couple from Reims is in the shuttle with me—they discovered Rugged thanks to my post in a Facebook group! Well, the team has changed again, and they lost half the stuff I’d left last October (plastic boxes, pillow, sugar, gas cartridges, folding chair, Crocs, etc.), but at least there are gas cartridges, so I don’t have to go to REI. REI would’ve been at least an hour out of my way. But as far as I know, there are no gas cartridges in Green River. I still get my tent stake hammer back, and a folding chair—different from mine but identical.
20,000 km Rubicon 4Xe, white. I check the tires—they’re in great shape, as requested. I’ll come back to the hybrid later. I didn’t want a hybrid, but that’s all they had this year. Why? Higher fuel consumption, smaller tank, higher cargo floor.
Stop at the Walmart near Provo, whose layout I know like the back of my hand (Walmarts are often similar). Start-of-trip shopping: water, Coke, Gatorade, UHT milk for cereal (not very common in the US), Special K "Almond and Vanilla", cold meds that work well (and don’t exist back home—you never know), two plastic bins, a pillow for the tent, Trail Mix, that’s about it. On the road to Nebo Loop for the fall colors. I’d driven this route last year, in the opposite direction on my way back to SLC, but it was a bit too late. This time, I’m a little early. At the start of the road, the maples are in the sun, so I go up to 2,200 m for the bright yellow aspens, then head back down. Mostly drone shots—no time to go for a walk. After a day like this, 4.5-5 hours of driving is already a lot... Arrived in Green River at 9:00 PM. Organize all the stuff from the bags properly, then sleep.
A few photos from these first few hours.




My last travel journal was from 2019, when I went hiking and backpacking with my son, who was 15 at the time. We visited some places that were still pretty unknown back then! I was supposed to go in April 2020, still solo, with arches as the main focus. I’d spent nearly two months getting physically prepared, and had managed to snag a bunch of permits for CBS, The Needles, and so on... Of course, it all got postponed—first to October 2020, then April 2021, then October 2021, and finally it happened in April 2022. Maybe I’ll write about that in another journal. The thing is, every time, I spend at least 6 to 8 weeks getting physically ready, even though I work out all year. Huge disappointment during that trip—so much had changed because of Covid, kind of like in the mountains back home. Overcrowding, not just in the national parks (we knew about that), but also in a lot of remote, lesser-known spots. Like the French, Americans realized they had a lot of beautiful places in their own country during those travel bans. And they kept exploring... Prices for pretty much everything had already gone up a lot. Gas, restaurants, cars, but especially lodging! Then, after dealing with so much wind in April, I got a little "fed up" with that time of year. It felt like I had strong winds and sandstorms for 3 out of the 3.5 weeks I was there...
So, the next trip was October 2023, to catch the partial eclipse in New Mexico, and of course, a bunch of arches ;). So many arches. Maybe I’ll write about that one too... Then came (among others) April 2024 for the total eclipse, in Texas, but starting from L.A., with my partner Valérie. Since I’d never visited some places I wanted to see further south of my usual loops, it was the perfect opportunity... And here we are at the end of September 2024. Another trip focused on arches—I never get tired of them. Every time I check one off my list, another gets added. Often it’s a photo I’ve seen online or in the NABS (Natural Arches and Bridges Society) magazine, which I’m a member of. I also scour the WAD (World Arches Database) and make a list of arches I want to visit. Fewer and fewer "viewpoints"—I’ve done all the most famous ones, and unless the sky is amazing, the photos all look the same. Since my goal is always photography *and* hiking, I’m always on the lookout. So this time, a packed itinerary—27 days, very busy. In past trips, if I didn’t plan enough and hiked fast, I’d end up with too many "gaps" in my days. This time, I’d rather have too much than too little (like in 2023, actually).
A few stats: - 6,589 km, including +/-1,400 km of off-road trails - 323 km of hiking, 8,829 m of elevation gain - 142 new arches for my collection, including some stunning ones, some less so, and some downright ugly—but all in the WAD. - Two outings with a Navajo guide - Almost no injuries - 8 bivouacs, including 2 backpacking trips - 4 days of backpacking - 22 freeze-dried meals and 15 Subways eaten - 6 thorns in my shoes (long live the tweezers in my backpack) - 3 kg lost (plus the 5 kg lost during prep)
Almost every day, I posted a little update on Facebook for family and friends. So I’ll be copy-pasting those texts here, written "my way" as usual. Some will like it, some won’t—that’s just how it is... 😏
For months, I planned this trip—looking for info, creating GPS tracks on Google Earth, exchanging tips with NABS members and other passionate friends. I snagged permits for The Needles again (4-5 days), for Fiery Furnace, timed entries for Arches National Park (2), and booked just one campsite, a "triple tour" in Monument Valley, and the first night in a motel. This is the first time I haven’t booked 80% of the motels—I was tired of having constraints because of the weather. This time, I want to be able to adjust my plans based on the weather and what I feel like doing more or less of. Camp when the weather’s nice, hotel/motel when it’s crappy.
Here we go...
Day 1
As usual, early morning flights: BRU-AMS, then AMS-SLC. Those who follow me know I’ve been renting a Rubicon from Rugged for years, which "forces" me to land in SLC. Up at 3:30 AM, but I’d been awake since 2:00 AM—the day’s going to be long. Shuttle to the airport. In Brussels, only two check-in counters open. I get there—no cabin baggage weigh-in, while the agent next to me is weighing everyone’s, even kids’ backpacks! A bit of luck, because as usual, if they weighed my backpack *and* my cabin bag, I’d already be over 20 kg. I check two hold bags, since I’ve got a lot of camping/backpacking gear, lots of freeze-dried meals, the backpacking bag, the Bear Canister needed for The Needles, etc. First flight is 30 minutes late, so the second one is already boarding. I’ve got the SSSS mark on my ticket (extra security check), so I head straight to the front when I arrive at the same time as Zone 3, even though I’m Zone 6. I pretend the check will take a while, and it "works"—they didn’t notice! No way I want to board last and risk them making me check my cabin bag. It’s packed with photo gear, laptop, drone, etc.—unthinkable to have to put it in the hold. Always a worry... SLC: baggage claim, customs, and out in 32 minutes. The MPC app makes something that was already quick even faster at this airport. And all the bags are there. That’s always a relief too. Since I drive at least 3 hours straight after landing, losing a hold bag would really mess up the trip and force me to spend the first night closer to SLC. On the way to Rugged. A young French couple from Reims is in the shuttle with me—they discovered Rugged thanks to my post in a Facebook group! Well, the team has changed again, and they lost half the stuff I’d left last October (plastic boxes, pillow, sugar, gas cartridges, folding chair, Crocs, etc.), but at least there are gas cartridges, so I don’t have to go to REI. REI would’ve been at least an hour out of my way. But as far as I know, there are no gas cartridges in Green River. I still get my tent stake hammer back, and a folding chair—different from mine but identical.
20,000 km Rubicon 4Xe, white. I check the tires—they’re in great shape, as requested. I’ll come back to the hybrid later. I didn’t want a hybrid, but that’s all they had this year. Why? Higher fuel consumption, smaller tank, higher cargo floor.
Stop at the Walmart near Provo, whose layout I know like the back of my hand (Walmarts are often similar). Start-of-trip shopping: water, Coke, Gatorade, UHT milk for cereal (not very common in the US), Special K "Almond and Vanilla", cold meds that work well (and don’t exist back home—you never know), two plastic bins, a pillow for the tent, Trail Mix, that’s about it. On the road to Nebo Loop for the fall colors. I’d driven this route last year, in the opposite direction on my way back to SLC, but it was a bit too late. This time, I’m a little early. At the start of the road, the maples are in the sun, so I go up to 2,200 m for the bright yellow aspens, then head back down. Mostly drone shots—no time to go for a walk. After a day like this, 4.5-5 hours of driving is already a lot... Arrived in Green River at 9:00 PM. Organize all the stuff from the bags properly, then sleep.
A few photos from these first few hours.




Un petit tour au bout du monde: Ushuaïa English translation pending
Un libro como un viaje se comienza con inquietud y se termina con melancolía. José Vasconcelos Calderón
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
Vol pour Montréal avec escales à Washington et Toronto English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je prépare mon voyage pour Montréal en fin d'année, premier grand voyage hors d'Europe pour moi. Et donc je me pose quelques questions au niveau des aéroports.
J'ai acheté mes billets: -- Aller avec escale à Washington Départ 11h55 à Paris CDG Arrivée 14h40 Washington
Escale 1h45
Départ 16h25 Washington Arrivée 18h10 à Montréal
Retour avec escale à Toronto: Départ 18h de Montréal Arrivée 19h34 à Toronto
Escale 1h10
Départ 20h45 à Toronto Arrivée 9h55 à Paris CDG --
Et je me suis réveillée en pleine nuit en me demandant si les escales étaient pas un peu courtes pour avoir le second avion! On m'a donc conseillé de poser la question sur ce forum peut être ya-t-il des habitués !🙂
D'où mes questions: - Lors que l'on sort de l'avion il faut passer les douanes ? -Faut-il repasser la sécurité même si c'est dans le même terminale ? -Est-ce que c'est jouable avec la durée de mes escales où il ya de grands risques que je loupe mes seconds avions. Je ne connais pas du tout la façon dont ces deux pays traitent cela et comment cela se passent dans ces aéroports aussi gros !
-je dois bien faire une demande d'autorisation pour les US et le canada même si ce n'est que pour une escale ?
Merci à tous
Adeline, Une novice du voyage
Je prépare mon voyage pour Montréal en fin d'année, premier grand voyage hors d'Europe pour moi. Et donc je me pose quelques questions au niveau des aéroports.
J'ai acheté mes billets: -- Aller avec escale à Washington Départ 11h55 à Paris CDG Arrivée 14h40 Washington
Escale 1h45
Départ 16h25 Washington Arrivée 18h10 à Montréal
Retour avec escale à Toronto: Départ 18h de Montréal Arrivée 19h34 à Toronto
Escale 1h10
Départ 20h45 à Toronto Arrivée 9h55 à Paris CDG --
Et je me suis réveillée en pleine nuit en me demandant si les escales étaient pas un peu courtes pour avoir le second avion! On m'a donc conseillé de poser la question sur ce forum peut être ya-t-il des habitués !🙂
D'où mes questions: - Lors que l'on sort de l'avion il faut passer les douanes ? -Faut-il repasser la sécurité même si c'est dans le même terminale ? -Est-ce que c'est jouable avec la durée de mes escales où il ya de grands risques que je loupe mes seconds avions. Je ne connais pas du tout la façon dont ces deux pays traitent cela et comment cela se passent dans ces aéroports aussi gros !
-je dois bien faire une demande d'autorisation pour les US et le canada même si ce n'est que pour une escale ?
Merci à tous
Adeline, Une novice du voyage
Questions pratiques et petites angoisses pour un voyage en Namibie English translation pending
bonjour,
Nous sommes en pleins dans l'organisation de notre voyage en Namibie pour l'été 2020. Nous ferons du camping avec tente sur le toit.
je me pose pleins de petites questions pratiques et quelques angoisses aussi ...
Questions pratiques : Comment faites vous pour l'électricité ? quand il n'y en a pas dans les camps ? lampe a gaz pour le soir ? comment recharger GPS, etc ... ?
Un telephone satellite est il indispensable ou un mobile suffit ?
La carte Traks4africa dont j'entends beaucoup parler est elle indispensable ? ou un GPS style maps.me est suffisant si on ne compte pas sortir trop des sentiers battus ?
Faut il rapporter un duvet pour les nuits fraiches du mois d'aout ou ceux prêté par les loueurs sont suffisamment chauds ?
mes petites angoisses : croisent on souvent Serpent et scorpion ? je suis un peu frileuse de ce coté, et ça me questionne surtout par rapport aux enfants. 2 voyages en Afrique du sud, 2 Scorpions dans les chambres .. je n'en garde pas un bon souvenir ... risque t'on d en croiser dans les camping ? dans les dunes (je vois pleins de photos de personnes pieds nus sur les magnifiques dunes namibiennes ?) quel est le réel risque ?
les camping sont ils toujours sans barrière pour la faune ? y a t il un risque par rapport a la faune : éléphant ou félins ?
idem pour les balades ou les stops : on ne risque pas de tomber sur des lionnes, guépard ... ?
et enfin ma dernière petite inquiétude ;-) : problématique surement plus féminine .. mais comment faites vous la nuit si vous avez besoin d'aller aux toilettes ? j'ai lu qu il n était pas recommandé de sortir de la tente ... ?
merci merci pour vos conseils
Elodie
Nous sommes en pleins dans l'organisation de notre voyage en Namibie pour l'été 2020. Nous ferons du camping avec tente sur le toit.
je me pose pleins de petites questions pratiques et quelques angoisses aussi ...
Questions pratiques : Comment faites vous pour l'électricité ? quand il n'y en a pas dans les camps ? lampe a gaz pour le soir ? comment recharger GPS, etc ... ?
Un telephone satellite est il indispensable ou un mobile suffit ?
La carte Traks4africa dont j'entends beaucoup parler est elle indispensable ? ou un GPS style maps.me est suffisant si on ne compte pas sortir trop des sentiers battus ?
Faut il rapporter un duvet pour les nuits fraiches du mois d'aout ou ceux prêté par les loueurs sont suffisamment chauds ?
mes petites angoisses : croisent on souvent Serpent et scorpion ? je suis un peu frileuse de ce coté, et ça me questionne surtout par rapport aux enfants. 2 voyages en Afrique du sud, 2 Scorpions dans les chambres .. je n'en garde pas un bon souvenir ... risque t'on d en croiser dans les camping ? dans les dunes (je vois pleins de photos de personnes pieds nus sur les magnifiques dunes namibiennes ?) quel est le réel risque ?
les camping sont ils toujours sans barrière pour la faune ? y a t il un risque par rapport a la faune : éléphant ou félins ?
idem pour les balades ou les stops : on ne risque pas de tomber sur des lionnes, guépard ... ?
et enfin ma dernière petite inquiétude ;-) : problématique surement plus féminine .. mais comment faites vous la nuit si vous avez besoin d'aller aux toilettes ? j'ai lu qu il n était pas recommandé de sortir de la tente ... ?
merci merci pour vos conseils
Elodie
Compte rendu croisière MSC Seaview juillet 2018 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Voilà mon retour sur le tout neuf MSC SEAVIEW. Cette croisière en méditerranée a été choisie davantage pour le bateau que pour son itinéraire, que nous connaissons (presque) par cœur. C’était par contre pour nous la première en Yacht Club. Et une chose est désormais sûre, même s’il faut casser la tirelire, MSC hors YC, c’est terminé ! Tout ce qui suit et que je vais vous décrire est en dehors de l’enceinte YC. Je terminerai donc par le meilleur pour la fin…. Le bateau est très réussi. Atypique, comme son jumeau le Sea Side. Une superbe piscine arrière (pont 7), avec un des bars qui fait office de discothèque semi ouverte (même s’il y en a une autre pas très loin et plus conventionnelle). Les deux ascenseurs panoramiques très impressionnants. Et le bridge of sighs, impressionnant lui aussi, on marche à une trentaine de mètres je dirais au-dessus de la piscine. Il y a beaucoup de monde, le ratio tonnage/passagers (155 000/5 200) n’est pas parmi les meilleurs, mais ce que nous avons ressenti (dans les espaces communs, hors restaurants et buffets), c’est plutôt un déplacement fluide et pas vraiment de concentration ou d’engorgements marqués qui rendent quelquefois le moment pénible. L’attente dans les bars a pu être quelquefois assez longue toutefois. Au théâtre par exemple, il y a tous les soirs trois shows à 20H00, 21H15 ou 22H30. Il faut s’inscrire sur les très efficaces tablettes murales qui sont très nombreuses à bord et le personnel scanne nos cartes ou bracelets lors de l’entrée dans la salle. Cette dernière a toujours été remplie, mais encore une fois dans des conditions fluides et sans attente excessive. Un atrium très brillant, très clinquant, sur 4 ponts. Atypique aussi. Le lieu de pas mal d’animations avec les passagers qui évoluent tout autour sur les 4 niveaux. Avec deux ascenseurs panoramiques, mais qui manquent de visibilité car étant comme encastrés sur les côtés, à la différence par exemple de ceux des bateaux de la classe Fantasia, plus centraux et qui attirent davantage le regard. Pas d’avis malheureusement sur les deux restaurants du bateau, comme vous l’imaginez. Tout comme les 2 buffets. Nous n’y sommes simplement pas allés. Pas d’avis non plus sur les 4 ou 5 restaurants de spécialités, que nous n’avons pas essayé non plus. Un coup de cœur pour le bar du pont 16 Wine and Cocktails Bar, bar noir et or, particulièrement réussi et cosy. Coté soleil et extérieur, il y a une piscine principale centrale, la plus « bof » je dirais. L’autre est la jungle pool, sous verrière, tous les jours ouverte. Très agréable, avec un bar dédié. Et la piscine (sans profondeur) que l’aqua park, plutôt grande et très bien pour les enfants avec de multiples jeux d’eau. La dernière est celle du pont 7 dont je vous ai déjà parlé en début de compte rendu. 4 toboggans, 2 identiques sur le même coté, un troisième dit « connecté » à l’autre bord pour lequel vous devez prendre des petites barques. Et un quatrième, en plein centre de l’aqua park, sympa et assez rapide. 2 tyroliennes parallèles. Dommage qu’elles ne soient pas plus sensationnelles, on y descend plutôt tranquillement sans aucune appréhension. On voudrait qu’elles soient plus rapides et plus longues. Un pont « Deck 19 » dédié aux cabines AUREA. Avec son bar dédié. 2 jacuzzis. Et ses serviettes de bain blanches à l’effigie de cette catégorie. Le SPA est bien, vaste. Situé au pont 8. 4 cabines de deux douches parfumées chacunes, 2 saunas (1 très chaud, l’autre plus soft). 2 hamams (bright et dark). Une salle de repos. Une piscine balnéo intérieure, un peu trop petite je dirais et pour laquelle il manque à mon goût des accessoires tel qu’une cascade ou des jets massants puissants. Un accès pour aller au jacuzzi extérieur. Des cabanes de massage de l’autre côté. Une pièce avec de la neige de production (sympa, mais ne pas y aller pieds nus, on ressort aussitôt sinon !) et un parcours « geiser », dont je n’ai pas perçu tout l’intérêt… A noter l’accès au SPA au pont 8 par l’ascenseur en «priority service » avec la carte YC ou le bracelet. Une fois dans l’ascenseur, vous passez du pont 16 ou 18 directement au pont 8. Sans arrêt. Salle de sport grande, bien équipée, conforme à toutes celles qu’on voit sur les nouveaux bateaux. Salle de spinning.
J’en arrive au YC… Pour nous c’était une première dans cette catégorie. C’est vraiment top. Le concept « Un navire dans le navire » est très appréciable et particulièrement vrai. C’est presque un autre monde… Majordomes attentifs, en queue de pie au bar le soir, personnel dévoué, environnement luxueux, sentiment d’exclusivité. Calme… Ambiance tamisée… Avec le recul une fois la croisière passée, nous avons passé vraiment de magnifiques moments.
La cabine :
Les suites deluxe extérieures sont très belles. La salle d’eau est grande. La douche (pas de baignoire) est en marbre et très spacieuse aussi. Un tout petit bémol, sans certitude toutefois, mais je pense que la taille des suites extérieures à légèrement diminué par rapport à celles du YC de la classe Fantasia. Mini bar open à volonté. Réapprovisionné tous les soirs. Room service complet 24h/24. Peignoirs, chaussons, chausse pied, sac à chaussures estampillé « YC ». Penderies éclairées avec cintres en bois et contours velours. Choix théorique de différents oreillers mais honnêtement, ceux qui étaient en place étaient très bien. Draps en coton égyptien, brodés YC. Matelas et sur matelas très confortables. Paroi de séparation ajourée entre le lit double et le canapé lit convertible. Ecran plat d’au moins 140 voire 150 cm… Bref, suite superbe… Rien à dire si ce n’est que 4 ou 5 mètres carrés de plus légitimeraient davantage encore l’appellation « suite ».
Le Top Sail Lounge
Le bar au niveau inférieur du YC. Avec une grande verrière qui englobe aussi la partie haute où se situe le restaurant. Tons sobres de vert. Canapés espacés. Bar avec mignardises tout au long de la journée. Pianiste régulièrement. Endroit select, calme, situé en fait juste au-dessus de la passerelle. Il y a aussi une partie extérieure où il fait bon prendre l’apéritif et contempler le coucher de soleil, toujours avec ce sentiment d’exclusivité et dans un calme olympien… Du haut de ce pont 16, le bar offre une vue spectaculaire et panoramique, dans un environnement de calme qui apporte une ambiance assez extraordinaire.
Le restaurant MSC YC On nous demande à l’embarquement notre souhait d’horaire du diner. Ça reste un souhait, on est censé venir diner quand on le désire. De notre côté, nous avons quand même respecté au mieux l’heure que nous avions indiqué. Car en fait, le restaurant a une capacité de 150 couverts alors que le nombre moyen de passagers YC est de 230. Il est donc nécessaire pour le staff d’organiser un minimum afin de ne pas risquer d’être dans l’embarras et de ne pas pouvoir proposer de table lorsque l’on arrive au restaurant. Accueil des hôtes de 18h30 à 21h30. Le service est impeccable, rien à signaler, l’environnement est dans les mêmes tons apaisants de vert que le bar. Je ne pourrai pas vous indiquer la différence et si différence il y a entre les menus YC et ceux des deux restaurants principaux. Il parait que oui. Je n’en suis pas si sûr… Par contre, pour info pour ceux ou celles qui connaissent, le Club Class Dining sur Princess Cruises est à un niveau au-dessus (services et mets) et est, pour ma part, la meilleure expérience que j’ai pu vivre en termes de restauration sur un bateau de croisière.
The One Sun Deck Situé au dernier pont (19), c’est un espace qui dispose de la piscine one pool parée d’un beau marbre noir, d’un bar, d’un buffet et de deux jacuzzis + douches. A noter une piscine pas très grande, mais disposant d’une plage d’eau tout autour où l’on peut rester assis, voire s’allonger. Tout est très bien, il y a des cabanes (environ 6) qui permettent encore plus d’intimité. Les transats sont équipés de matelas bien épais. Le tout avec des serviettes bleu marine estampillées YC. Jamais n’est passé un jour à avoir à chercher des transats disponibles… La question ne se posait même pas, quel que soit le moment de la journée. Un point très appréciable. Les petits déjeuners peuvent aussi bien se passer ici que dans le restaurant. De même que le déjeuner à midi. Tout est fait pour le confort des passagers. Dans l’esprit, on choisit le poisson ou la viande qui est cuite en plancha. Les serveurs nous identifient, nous demandent confirmation de ce que l’on souhaite manger et nous indiquent qu’ils nous apportent tout cela directement à table. De même que les boissons. Le petit nombre de passagers permet ce type de service personnalisé. A noter que nous avons pu consommer tout, quel que soit le bar du bateau, en all inclusive. Y compris glaces et crêpes, tous cocktails alcoolisés ou non (pas essayé les alcools de prestige toutefois). On présente le bracelet connecté et il n’y a rien à payer. C’est vraiment très appréciable. La tyrolienne coûte 9 euros mais est gratuite pour les passagers YC. Les autres activités spécifiques (cinéma 5D, simulateur de formule 1) restent payantes. Voilà un tour d’horizon que j’ai essayé de rendre succinct et suffisamment complet malgré tout du bateau et du YC. En essayant de ne pas trop prendre parti, mais sincèrement, le YC c’est quand même très bien et c’est une expérience à faire… N’hésitez pas à me joindre par MP si nécessaire pour davantage d’informations. Et merci de m’avoir lu. Cordialement. Gilles
Voilà mon retour sur le tout neuf MSC SEAVIEW. Cette croisière en méditerranée a été choisie davantage pour le bateau que pour son itinéraire, que nous connaissons (presque) par cœur. C’était par contre pour nous la première en Yacht Club. Et une chose est désormais sûre, même s’il faut casser la tirelire, MSC hors YC, c’est terminé ! Tout ce qui suit et que je vais vous décrire est en dehors de l’enceinte YC. Je terminerai donc par le meilleur pour la fin…. Le bateau est très réussi. Atypique, comme son jumeau le Sea Side. Une superbe piscine arrière (pont 7), avec un des bars qui fait office de discothèque semi ouverte (même s’il y en a une autre pas très loin et plus conventionnelle). Les deux ascenseurs panoramiques très impressionnants. Et le bridge of sighs, impressionnant lui aussi, on marche à une trentaine de mètres je dirais au-dessus de la piscine. Il y a beaucoup de monde, le ratio tonnage/passagers (155 000/5 200) n’est pas parmi les meilleurs, mais ce que nous avons ressenti (dans les espaces communs, hors restaurants et buffets), c’est plutôt un déplacement fluide et pas vraiment de concentration ou d’engorgements marqués qui rendent quelquefois le moment pénible. L’attente dans les bars a pu être quelquefois assez longue toutefois. Au théâtre par exemple, il y a tous les soirs trois shows à 20H00, 21H15 ou 22H30. Il faut s’inscrire sur les très efficaces tablettes murales qui sont très nombreuses à bord et le personnel scanne nos cartes ou bracelets lors de l’entrée dans la salle. Cette dernière a toujours été remplie, mais encore une fois dans des conditions fluides et sans attente excessive. Un atrium très brillant, très clinquant, sur 4 ponts. Atypique aussi. Le lieu de pas mal d’animations avec les passagers qui évoluent tout autour sur les 4 niveaux. Avec deux ascenseurs panoramiques, mais qui manquent de visibilité car étant comme encastrés sur les côtés, à la différence par exemple de ceux des bateaux de la classe Fantasia, plus centraux et qui attirent davantage le regard. Pas d’avis malheureusement sur les deux restaurants du bateau, comme vous l’imaginez. Tout comme les 2 buffets. Nous n’y sommes simplement pas allés. Pas d’avis non plus sur les 4 ou 5 restaurants de spécialités, que nous n’avons pas essayé non plus. Un coup de cœur pour le bar du pont 16 Wine and Cocktails Bar, bar noir et or, particulièrement réussi et cosy. Coté soleil et extérieur, il y a une piscine principale centrale, la plus « bof » je dirais. L’autre est la jungle pool, sous verrière, tous les jours ouverte. Très agréable, avec un bar dédié. Et la piscine (sans profondeur) que l’aqua park, plutôt grande et très bien pour les enfants avec de multiples jeux d’eau. La dernière est celle du pont 7 dont je vous ai déjà parlé en début de compte rendu. 4 toboggans, 2 identiques sur le même coté, un troisième dit « connecté » à l’autre bord pour lequel vous devez prendre des petites barques. Et un quatrième, en plein centre de l’aqua park, sympa et assez rapide. 2 tyroliennes parallèles. Dommage qu’elles ne soient pas plus sensationnelles, on y descend plutôt tranquillement sans aucune appréhension. On voudrait qu’elles soient plus rapides et plus longues. Un pont « Deck 19 » dédié aux cabines AUREA. Avec son bar dédié. 2 jacuzzis. Et ses serviettes de bain blanches à l’effigie de cette catégorie. Le SPA est bien, vaste. Situé au pont 8. 4 cabines de deux douches parfumées chacunes, 2 saunas (1 très chaud, l’autre plus soft). 2 hamams (bright et dark). Une salle de repos. Une piscine balnéo intérieure, un peu trop petite je dirais et pour laquelle il manque à mon goût des accessoires tel qu’une cascade ou des jets massants puissants. Un accès pour aller au jacuzzi extérieur. Des cabanes de massage de l’autre côté. Une pièce avec de la neige de production (sympa, mais ne pas y aller pieds nus, on ressort aussitôt sinon !) et un parcours « geiser », dont je n’ai pas perçu tout l’intérêt… A noter l’accès au SPA au pont 8 par l’ascenseur en «priority service » avec la carte YC ou le bracelet. Une fois dans l’ascenseur, vous passez du pont 16 ou 18 directement au pont 8. Sans arrêt. Salle de sport grande, bien équipée, conforme à toutes celles qu’on voit sur les nouveaux bateaux. Salle de spinning.
J’en arrive au YC… Pour nous c’était une première dans cette catégorie. C’est vraiment top. Le concept « Un navire dans le navire » est très appréciable et particulièrement vrai. C’est presque un autre monde… Majordomes attentifs, en queue de pie au bar le soir, personnel dévoué, environnement luxueux, sentiment d’exclusivité. Calme… Ambiance tamisée… Avec le recul une fois la croisière passée, nous avons passé vraiment de magnifiques moments.
La cabine :
Les suites deluxe extérieures sont très belles. La salle d’eau est grande. La douche (pas de baignoire) est en marbre et très spacieuse aussi. Un tout petit bémol, sans certitude toutefois, mais je pense que la taille des suites extérieures à légèrement diminué par rapport à celles du YC de la classe Fantasia. Mini bar open à volonté. Réapprovisionné tous les soirs. Room service complet 24h/24. Peignoirs, chaussons, chausse pied, sac à chaussures estampillé « YC ». Penderies éclairées avec cintres en bois et contours velours. Choix théorique de différents oreillers mais honnêtement, ceux qui étaient en place étaient très bien. Draps en coton égyptien, brodés YC. Matelas et sur matelas très confortables. Paroi de séparation ajourée entre le lit double et le canapé lit convertible. Ecran plat d’au moins 140 voire 150 cm… Bref, suite superbe… Rien à dire si ce n’est que 4 ou 5 mètres carrés de plus légitimeraient davantage encore l’appellation « suite ».
Le Top Sail Lounge
Le bar au niveau inférieur du YC. Avec une grande verrière qui englobe aussi la partie haute où se situe le restaurant. Tons sobres de vert. Canapés espacés. Bar avec mignardises tout au long de la journée. Pianiste régulièrement. Endroit select, calme, situé en fait juste au-dessus de la passerelle. Il y a aussi une partie extérieure où il fait bon prendre l’apéritif et contempler le coucher de soleil, toujours avec ce sentiment d’exclusivité et dans un calme olympien… Du haut de ce pont 16, le bar offre une vue spectaculaire et panoramique, dans un environnement de calme qui apporte une ambiance assez extraordinaire.
Le restaurant MSC YC On nous demande à l’embarquement notre souhait d’horaire du diner. Ça reste un souhait, on est censé venir diner quand on le désire. De notre côté, nous avons quand même respecté au mieux l’heure que nous avions indiqué. Car en fait, le restaurant a une capacité de 150 couverts alors que le nombre moyen de passagers YC est de 230. Il est donc nécessaire pour le staff d’organiser un minimum afin de ne pas risquer d’être dans l’embarras et de ne pas pouvoir proposer de table lorsque l’on arrive au restaurant. Accueil des hôtes de 18h30 à 21h30. Le service est impeccable, rien à signaler, l’environnement est dans les mêmes tons apaisants de vert que le bar. Je ne pourrai pas vous indiquer la différence et si différence il y a entre les menus YC et ceux des deux restaurants principaux. Il parait que oui. Je n’en suis pas si sûr… Par contre, pour info pour ceux ou celles qui connaissent, le Club Class Dining sur Princess Cruises est à un niveau au-dessus (services et mets) et est, pour ma part, la meilleure expérience que j’ai pu vivre en termes de restauration sur un bateau de croisière.
The One Sun Deck Situé au dernier pont (19), c’est un espace qui dispose de la piscine one pool parée d’un beau marbre noir, d’un bar, d’un buffet et de deux jacuzzis + douches. A noter une piscine pas très grande, mais disposant d’une plage d’eau tout autour où l’on peut rester assis, voire s’allonger. Tout est très bien, il y a des cabanes (environ 6) qui permettent encore plus d’intimité. Les transats sont équipés de matelas bien épais. Le tout avec des serviettes bleu marine estampillées YC. Jamais n’est passé un jour à avoir à chercher des transats disponibles… La question ne se posait même pas, quel que soit le moment de la journée. Un point très appréciable. Les petits déjeuners peuvent aussi bien se passer ici que dans le restaurant. De même que le déjeuner à midi. Tout est fait pour le confort des passagers. Dans l’esprit, on choisit le poisson ou la viande qui est cuite en plancha. Les serveurs nous identifient, nous demandent confirmation de ce que l’on souhaite manger et nous indiquent qu’ils nous apportent tout cela directement à table. De même que les boissons. Le petit nombre de passagers permet ce type de service personnalisé. A noter que nous avons pu consommer tout, quel que soit le bar du bateau, en all inclusive. Y compris glaces et crêpes, tous cocktails alcoolisés ou non (pas essayé les alcools de prestige toutefois). On présente le bracelet connecté et il n’y a rien à payer. C’est vraiment très appréciable. La tyrolienne coûte 9 euros mais est gratuite pour les passagers YC. Les autres activités spécifiques (cinéma 5D, simulateur de formule 1) restent payantes. Voilà un tour d’horizon que j’ai essayé de rendre succinct et suffisamment complet malgré tout du bateau et du YC. En essayant de ne pas trop prendre parti, mais sincèrement, le YC c’est quand même très bien et c’est une expérience à faire… N’hésitez pas à me joindre par MP si nécessaire pour davantage d’informations. Et merci de m’avoir lu. Cordialement. Gilles
Séjour au Kenya English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans un mois, mon mari et moi, pour un séjour d'une semaine au Kenya et plus précisément au sud de Mombasa à Diani Beach à l'hotel Baobab. J'aimerais avoir des conseils et des retours d'experience sur cette destination. Quels sont les incontournables? Quels sont les choses inutiles à faire tels que les pieges à touristes? Quelles sont les excursions possibles sur une journée? Si vous avez des bons plans, je suis interessée aussi 😉 Je suis également preneuse de tous les conseils et recommandations qui pourraient nous être utiles au quotidien (hygiene, santé, vaccins, moustiques etc etc).
Merci à vous pour votre aide.
Vahiné07
Nous partons dans un mois, mon mari et moi, pour un séjour d'une semaine au Kenya et plus précisément au sud de Mombasa à Diani Beach à l'hotel Baobab. J'aimerais avoir des conseils et des retours d'experience sur cette destination. Quels sont les incontournables? Quels sont les choses inutiles à faire tels que les pieges à touristes? Quelles sont les excursions possibles sur une journée? Si vous avez des bons plans, je suis interessée aussi 😉 Je suis également preneuse de tous les conseils et recommandations qui pourraient nous être utiles au quotidien (hygiene, santé, vaccins, moustiques etc etc).
Merci à vous pour votre aide.
Vahiné07
Effet de guidonnage sur un VAE de voyage... English translation pending
Bonsoir à toutes et tous,
Je cherche une explication plausible à ce qui est arrivé à ma femme lors de notre dernier voyage début juin qui devait durer 15 jours sur la côte atlantique. Elle a chuté avec comme résultat quelques contusions et une fracture de la cheville gauche.
Les conditions de la chute : route paisible avec une très légère descente sur 100m (environ 2% de pente). Nous roulions entre 15 et 20km/h plutôt tranquilou. Elle a ressenti un effet de guidonnage, ou du moins l'impression de ne plus pouvoir contrôler le guidon avec un effet sinusoïdal de plus en plus prononcé qui a entraîné la chute.
Le vélo est un cadre trapèze acier Tange de 45cm de marque Poison (c'est vrai mais on ne rit pas 😕) : www.poison-bikes.de/...-Basic.html?&d=1 Les pneus sont des Schwalbe Marathon 37-622 en 28" A noter que cette marque est plutôt connue en Allemagne et que ce sont plutôt de bons vélos. J'ai un modèle homme dans une autre gamme de la marque et aucun soucis.
Il est équipé d'un changement de vitesse NuVinci 380 (2,4kg). J'ai viré le boîtier de pédalier pour monter un moteur Bafang (4,5kg) acheté chez Declic-eco.
Il était chargé avec deux sacoches + un sac sur le porte bagage arrière et une sacoche de guidon. Le poids total des sacoches à l'arrière devait être d'environ 10kg, le plus lourd étant la batterie et son chargeur. Le reste c'était des vêtements, chaussures et qq bricoles accessoires.
Sa position sur la selle est très basse. J'ai tenté à plusieurs reprises de lui faire remonter la selle mais elle veut pouvoir poser ses pieds à terre sans trop de soucis - pas de cales - vous aurez donc compris que son expérience à vélo est faible et que sa pratique est plutôt récente. Son âge : 56 ans.
Elle avait déjà ressenti ce phénomène lors d'un précédent voyage mais sans plus se formaliser puisqu'elle ne m'en avait pas parlé jusqu'à cet accident.
En général le guidonnage se produit à grande vitesse mais de nombreux paramètres et facteurs peuvent peut-être générer ce phénomène à basse vitesse (entrée en résonance, position, charge mal répartie, etc...). Je n'en sais trop rien.
Est-ce de guidonnage qu'il s'agit ou d'autre chose ? Avez-vous un avis sur ce sujet bien mystérieux à mes yeux ?
Bon, pour le moment, il faut que la blessée de remette d'aplomb et n'appréhende pas trop la prochaine remontée sur le vélo, qui de toute façon n'aura pas lieu avant quelques mois avec l'espoir de comprendre ce qui a pu se passer.
Je cherche une explication plausible à ce qui est arrivé à ma femme lors de notre dernier voyage début juin qui devait durer 15 jours sur la côte atlantique. Elle a chuté avec comme résultat quelques contusions et une fracture de la cheville gauche.
Les conditions de la chute : route paisible avec une très légère descente sur 100m (environ 2% de pente). Nous roulions entre 15 et 20km/h plutôt tranquilou. Elle a ressenti un effet de guidonnage, ou du moins l'impression de ne plus pouvoir contrôler le guidon avec un effet sinusoïdal de plus en plus prononcé qui a entraîné la chute.
Le vélo est un cadre trapèze acier Tange de 45cm de marque Poison (c'est vrai mais on ne rit pas 😕) : www.poison-bikes.de/...-Basic.html?&d=1 Les pneus sont des Schwalbe Marathon 37-622 en 28" A noter que cette marque est plutôt connue en Allemagne et que ce sont plutôt de bons vélos. J'ai un modèle homme dans une autre gamme de la marque et aucun soucis.
Il est équipé d'un changement de vitesse NuVinci 380 (2,4kg). J'ai viré le boîtier de pédalier pour monter un moteur Bafang (4,5kg) acheté chez Declic-eco.
Il était chargé avec deux sacoches + un sac sur le porte bagage arrière et une sacoche de guidon. Le poids total des sacoches à l'arrière devait être d'environ 10kg, le plus lourd étant la batterie et son chargeur. Le reste c'était des vêtements, chaussures et qq bricoles accessoires.
Sa position sur la selle est très basse. J'ai tenté à plusieurs reprises de lui faire remonter la selle mais elle veut pouvoir poser ses pieds à terre sans trop de soucis - pas de cales - vous aurez donc compris que son expérience à vélo est faible et que sa pratique est plutôt récente. Son âge : 56 ans.
Elle avait déjà ressenti ce phénomène lors d'un précédent voyage mais sans plus se formaliser puisqu'elle ne m'en avait pas parlé jusqu'à cet accident.
En général le guidonnage se produit à grande vitesse mais de nombreux paramètres et facteurs peuvent peut-être générer ce phénomène à basse vitesse (entrée en résonance, position, charge mal répartie, etc...). Je n'en sais trop rien.
Est-ce de guidonnage qu'il s'agit ou d'autre chose ? Avez-vous un avis sur ce sujet bien mystérieux à mes yeux ?
Bon, pour le moment, il faut que la blessée de remette d'aplomb et n'appréhende pas trop la prochaine remontée sur le vélo, qui de toute façon n'aura pas lieu avant quelques mois avec l'espoir de comprendre ce qui a pu se passer.
Croisière sur le MSC Preziosa English translation pending
Bonjour a tous🙂Nous partons en novembre prochain avec le msc preziosa au départ de marseille.
Je suis en train de preparer mes escursion moi meme car par la compagnie cela reste cher.🤪
Nous faisons escales a Genes, Rome, Palerme, Calgiari, Majorque et Valence
Il y a t'il des personnes qui ont deja fait ses escursions??
Merci d'avance pour vos infos les amies😉😉
WWOOFing en Roumanie English translation pending
Buna ziua !
Je rentre d'un séjour d'une semaine chez l'habitant en Roumanie. J'ai fait du wwoofing, c'est à dire que j'ai travaillé à la ferme en échange du gîte et du couvert. Le wwoofing étant un phénomène nouveau, je vais vous raconter mon expérience pour que ça se passe au mieux pour vous ! Donc voici la liste de 10 questions que l'on m'a posées à mon retour de voyage, suivies de mes réponses.
1. Comment aller en Roumanie ? J'ai pris un vol low-cost direct de l'aéroport de Paris-Beauvais-Tillé à Timisoara avec la compagnie Wizzair. Ca m'a coûté 80 euros, sachant qu'il faut ajouter le tarif des bagages qui va jusqu'à 50 euros pour une grosse valise en soute. Pour aller à l'aéroport, j'ai pris la voiture que j'ai garée dans un parking privé situé dans le village de Tillé, à 10 minutes à pieds de l'aéroport. C'est vraiment pratique : pour 3 euros par jour, un particulier surveille votre véhicule. La liste des parkings est sur Le Bon Coin. Je vous recommande celui d'Angélique et Yves Voisin, un couple très sympa qui assure une surveillance 24h/24. A Timisoara, j'ai été pris en charge par Teodora, la propriétaire de la ferme. Heureusement, car je n'aurais jamais pu accéder seul au village, même en auto-stop !
2. Quel temps fait-il en Roumanie ? Mi-mars à Timisoara, il faisait grand soleil mais le vent était mordant. C'est un climat continental, donc prévoyez un bon polaire en hiver et le short en été. Voir "Que dois-je emporter ?"

3. Y a-t-il un minimum de confort ? Dans la ferme où j'ai travaillé, le confort était basique. La chambre comprend quatre lits superposés. Le chauffage est au poêle à bois donc il faut penser à allumer le feu bien avant d'aller se coucher. Les toilettes sont à l'extérieur. La salle de bain n'est pas chauffée mais tant mieux car ça oblige à y rester moins longtemps et à économiser l'eau chaude 😉 Enfin, pas de canapé, pas de télé. C'était soirée bavardages au coin du feu.

4. Qu'est-ce qu'on mange ? Tout dépend des goûts de la propriétaire et des wwoofers. J'étais dans une communauté où l'on mange peu voire pas de viande, ce qui personnellement ne me dérange pas. La wwoofeuse chargée de faire à manger cuisinait divinement bien. Elle savait arranger les légumes, graines et condiments comme personne ! Pour les petits creux, on pouvait se servir dans le frigo. Les spécialités : brânza : fromage de chèvre salézacusca : sorte de ratatouille à tartinerprajitura : pâtisseries
5. Le travail est-il fatigant ? Oui ! Travailler à la ferme = creuser + porter + pousser la brouette + se baisser et se relever sans cesse... Tout wwoofeur est tenu de travailler 6 heures par jour, or il y a toujours quelque-chose à faire dans une ferme : nourrir les animaux, nettoyer leur endroit, bricoler, passer le balai, etc. On est actif de 8h à 20h, du lever au coucher du soleil. Cela n'empêche pas d'avoir du temps libre pour discuter, lire, jouer d'un instrument ou faire la sieste.

6. Quels sont les horaires ? Horaires d'hiver : Entre 7h et 8h : réveil au chant du coq 8h30 : petit-déjeuner 9h : travail 13h : pause-déjeuner 14h : sieste 15h : travail 17h : temps libre 20h : repas 22h : coucher Ce sont des horaires variables en fonction des activités. De toute façon je ne regardais pas ma montre.
7. A-t-on le temps de se balader ? Théoriquement oui. Par exemple, je suis allé plusieurs fois dans les bois cueillir des plantes pour le repas et le vendredi 19 mars, avec des jeunes du village nous sommes allés voir l'éclipse. En dehors de cela, j'ai eu peu de temps pour faire du tourisme. Il n'y avait pas grand chose à visiter dans le village et je n'avais aucun moyen d'aller à Timisoara, ne serait-ce que pour une soirée. Alors j'ai passé mon temps libre à la ferme. Un soir, Teodora a invité des amis à manger. Un autre soir nous avons regardé un film sur écran géant.

8. Les gens sont-ils sympas ? C'est le point fort du wwoofing : on vit en communauté. Chacun a ses raisons de venir travailler dans un ferme roumaine, mais tous sont là pour partager un mode de vie simple et un rapport direct à la nature. Forcément, ça rapproche. La vie entre wwoofers est un échange permanent d'expériences, de points de vue, de bons plans. J'ai reçu dix fois plus que ce que j'ai donné. Par exemple, j'ai découvert la kalimba, les Formidable Vegetable et surtout j'ai beaucoup appris de la culture roumaine grâce à Teodora, intarissable. J'ai aussi rencontré de nombreux Roumains, tous très accueillants.

9. Que dois-je emporter ? bleu de travail qui ne craint ni les écorchures ni la boue bottes en caoutchouc t-shirts que vous pourrez vraiment salir vêtements de rechange clé USB pour s'échanger des films, chansons, photos et livres électroniques CD de votre groupe de musique préféré photo de votre famille biscuits et conserves de tradition française à partager chaussures de marche cartes de visite cadeau pour votre hôte lexique franco-roumain polaires lunettes de soleil coupe-vent lampe frontale pansements médicaments passeport carte européenne d'assurance maladie photocopie des papiers d'identité à cacher au fond du sac serviette micro-fibres et gel douche brosse à dents et dentifrice sac de couchage instruments de musique. Par exemple un didgeridoo, une flûte et un tambour 10. Au final, combien ça coûte ? Presque rien. A part le transport (50 € d'essence + 24 € de parking + 80 € d'avion + supplément 50 € bagages), j'ai seulement acheté quelques souvenirs à l'aéroport de Timisoara. Le plus important n'est pas l'argent mais ce que vous allez donner : votre force de travail, votre expertise, votre sens du partage.
Je suis ouvert à vos questions.
Drum bun !
Je rentre d'un séjour d'une semaine chez l'habitant en Roumanie. J'ai fait du wwoofing, c'est à dire que j'ai travaillé à la ferme en échange du gîte et du couvert. Le wwoofing étant un phénomène nouveau, je vais vous raconter mon expérience pour que ça se passe au mieux pour vous ! Donc voici la liste de 10 questions que l'on m'a posées à mon retour de voyage, suivies de mes réponses.
1. Comment aller en Roumanie ? J'ai pris un vol low-cost direct de l'aéroport de Paris-Beauvais-Tillé à Timisoara avec la compagnie Wizzair. Ca m'a coûté 80 euros, sachant qu'il faut ajouter le tarif des bagages qui va jusqu'à 50 euros pour une grosse valise en soute. Pour aller à l'aéroport, j'ai pris la voiture que j'ai garée dans un parking privé situé dans le village de Tillé, à 10 minutes à pieds de l'aéroport. C'est vraiment pratique : pour 3 euros par jour, un particulier surveille votre véhicule. La liste des parkings est sur Le Bon Coin. Je vous recommande celui d'Angélique et Yves Voisin, un couple très sympa qui assure une surveillance 24h/24. A Timisoara, j'ai été pris en charge par Teodora, la propriétaire de la ferme. Heureusement, car je n'aurais jamais pu accéder seul au village, même en auto-stop !
2. Quel temps fait-il en Roumanie ? Mi-mars à Timisoara, il faisait grand soleil mais le vent était mordant. C'est un climat continental, donc prévoyez un bon polaire en hiver et le short en été. Voir "Que dois-je emporter ?"

3. Y a-t-il un minimum de confort ? Dans la ferme où j'ai travaillé, le confort était basique. La chambre comprend quatre lits superposés. Le chauffage est au poêle à bois donc il faut penser à allumer le feu bien avant d'aller se coucher. Les toilettes sont à l'extérieur. La salle de bain n'est pas chauffée mais tant mieux car ça oblige à y rester moins longtemps et à économiser l'eau chaude 😉 Enfin, pas de canapé, pas de télé. C'était soirée bavardages au coin du feu.

4. Qu'est-ce qu'on mange ? Tout dépend des goûts de la propriétaire et des wwoofers. J'étais dans une communauté où l'on mange peu voire pas de viande, ce qui personnellement ne me dérange pas. La wwoofeuse chargée de faire à manger cuisinait divinement bien. Elle savait arranger les légumes, graines et condiments comme personne ! Pour les petits creux, on pouvait se servir dans le frigo. Les spécialités : brânza : fromage de chèvre salézacusca : sorte de ratatouille à tartinerprajitura : pâtisseries

5. Le travail est-il fatigant ? Oui ! Travailler à la ferme = creuser + porter + pousser la brouette + se baisser et se relever sans cesse... Tout wwoofeur est tenu de travailler 6 heures par jour, or il y a toujours quelque-chose à faire dans une ferme : nourrir les animaux, nettoyer leur endroit, bricoler, passer le balai, etc. On est actif de 8h à 20h, du lever au coucher du soleil. Cela n'empêche pas d'avoir du temps libre pour discuter, lire, jouer d'un instrument ou faire la sieste.

6. Quels sont les horaires ? Horaires d'hiver : Entre 7h et 8h : réveil au chant du coq 8h30 : petit-déjeuner 9h : travail 13h : pause-déjeuner 14h : sieste 15h : travail 17h : temps libre 20h : repas 22h : coucher Ce sont des horaires variables en fonction des activités. De toute façon je ne regardais pas ma montre.
7. A-t-on le temps de se balader ? Théoriquement oui. Par exemple, je suis allé plusieurs fois dans les bois cueillir des plantes pour le repas et le vendredi 19 mars, avec des jeunes du village nous sommes allés voir l'éclipse. En dehors de cela, j'ai eu peu de temps pour faire du tourisme. Il n'y avait pas grand chose à visiter dans le village et je n'avais aucun moyen d'aller à Timisoara, ne serait-ce que pour une soirée. Alors j'ai passé mon temps libre à la ferme. Un soir, Teodora a invité des amis à manger. Un autre soir nous avons regardé un film sur écran géant.

8. Les gens sont-ils sympas ? C'est le point fort du wwoofing : on vit en communauté. Chacun a ses raisons de venir travailler dans un ferme roumaine, mais tous sont là pour partager un mode de vie simple et un rapport direct à la nature. Forcément, ça rapproche. La vie entre wwoofers est un échange permanent d'expériences, de points de vue, de bons plans. J'ai reçu dix fois plus que ce que j'ai donné. Par exemple, j'ai découvert la kalimba, les Formidable Vegetable et surtout j'ai beaucoup appris de la culture roumaine grâce à Teodora, intarissable. J'ai aussi rencontré de nombreux Roumains, tous très accueillants.

9. Que dois-je emporter ? bleu de travail qui ne craint ni les écorchures ni la boue bottes en caoutchouc t-shirts que vous pourrez vraiment salir vêtements de rechange clé USB pour s'échanger des films, chansons, photos et livres électroniques CD de votre groupe de musique préféré photo de votre famille biscuits et conserves de tradition française à partager chaussures de marche cartes de visite cadeau pour votre hôte lexique franco-roumain polaires lunettes de soleil coupe-vent lampe frontale pansements médicaments passeport carte européenne d'assurance maladie photocopie des papiers d'identité à cacher au fond du sac serviette micro-fibres et gel douche brosse à dents et dentifrice sac de couchage instruments de musique. Par exemple un didgeridoo, une flûte et un tambour 10. Au final, combien ça coûte ? Presque rien. A part le transport (50 € d'essence + 24 € de parking + 80 € d'avion + supplément 50 € bagages), j'ai seulement acheté quelques souvenirs à l'aéroport de Timisoara. Le plus important n'est pas l'argent mais ce que vous allez donner : votre force de travail, votre expertise, votre sens du partage.
Je suis ouvert à vos questions.
Drum bun !
Itinéraire de 3 semaines en Corée du Sud en transports locaux English translation pending
Voici le résumé de mon voyage en Corée du sud en avril 2014 avec les transports en commun. Comme l'argent est le nerf de la guerre, je vous ai mis tous les prix pour évaluer le coût global du voyage. Pour ceux qui ne veulent pas tout lire, je vous ai mis quelques conseils utiles à la fin.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Le Ponant: une compagnie de croisières à rabais? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 13 jours pour une croisière en Antarctique. Aujourd'hui nous recevons notre carnet de voyage où il est stipulé qu'il est strictement interdit de dépasser les 20 kg de bagages pour le vol entre Buenos Aires et Ushuaïa.
Nulle part cette clause n'existe sur le site de la compagnie LAN. Renseignements pris auprès de la compagnie du Ponant, ce sont des accords privés pour un vol privé! A 7000 euros par personne, la croisière de 15 jours ils ergotent pour 3 kg de bagages par passager.
C'est honteux ! c'est du vol ! C'est de l'économie de bout de chandelles! Cela promet pour la croisière à venir!!!!
Si vous connaissez un moyen pour pouvoir annuler cette croisière merci de me le faire savoir.
Nous partons dans 13 jours pour une croisière en Antarctique. Aujourd'hui nous recevons notre carnet de voyage où il est stipulé qu'il est strictement interdit de dépasser les 20 kg de bagages pour le vol entre Buenos Aires et Ushuaïa.
Nulle part cette clause n'existe sur le site de la compagnie LAN. Renseignements pris auprès de la compagnie du Ponant, ce sont des accords privés pour un vol privé! A 7000 euros par personne, la croisière de 15 jours ils ergotent pour 3 kg de bagages par passager.
C'est honteux ! c'est du vol ! C'est de l'économie de bout de chandelles! Cela promet pour la croisière à venir!!!!
Si vous connaissez un moyen pour pouvoir annuler cette croisière merci de me le faire savoir.
L'Islande à pied avec les copains English translation pending
Bonjour à tous, j'espère que mon sujet ne fera pas trop redite avec les informations que j'ai eu le plaisir de lire dans les autres sujets de ce forum.
je suis un bonhomme de 26 ans qui cherche à partir en Islande avec ses amis et sa chérie, dans le trip rando/nature/paysages/campisme ou refuge. On compte partir 7 jours, avec un groupe de 5 personnes plus ou moins, avec un budget plutôt serré, et pas de problème de santé en général, capables d'encaisser la marche comme il faut mais pas sportif jusqu'au bout non plus :-) (on peut faire du 20 km/jour)
Du coup je me renseigne auprès des agences de voyage, elles ont un prix exorbitant pour de la rando ! Est-ce normal ?
Quelle est la meilleure saison pour partir ? je rêve d'aurores boréales mais apparemment ce n'est qu'au printemps ? Et côté finance ?
Avez-vous des conseils à donner concernant la marche ? Faut-il avoir un guide ? Est-ce dangereux de partir sans ? (j'ai un peu d'expérience en topo) (je vais déjà m'encaisser la lecture de ça et ça)
Merci de vos réponses !
je suis un bonhomme de 26 ans qui cherche à partir en Islande avec ses amis et sa chérie, dans le trip rando/nature/paysages/campisme ou refuge. On compte partir 7 jours, avec un groupe de 5 personnes plus ou moins, avec un budget plutôt serré, et pas de problème de santé en général, capables d'encaisser la marche comme il faut mais pas sportif jusqu'au bout non plus :-) (on peut faire du 20 km/jour)
Du coup je me renseigne auprès des agences de voyage, elles ont un prix exorbitant pour de la rando ! Est-ce normal ?
Quelle est la meilleure saison pour partir ? je rêve d'aurores boréales mais apparemment ce n'est qu'au printemps ? Et côté finance ?
Avez-vous des conseils à donner concernant la marche ? Faut-il avoir un guide ? Est-ce dangereux de partir sans ? (j'ai un peu d'expérience en topo) (je vais déjà m'encaisser la lecture de ça et ça)
Merci de vos réponses !
Bangkok - Londres avec les vélos dans l'avion? English translation pending
Pour notre Billet Tour du Monde, Travel Nation ne semble pas trouver autre chose qu'Emirates pour nous faire rentrer de Bangkok à Londres.
Hors Si Emirates offre 30 kg de bagages, le surplus troue le porte monnaie. 36£ du kilo supplémentaire.
Nos vélos pesant dans les 21kg chacun sans le carton, le surplus vas nous doubler le prix des billets pour le retour.
Quelle compagnie avez vous utilisé et combien cela vous a couté?
Passage vers l'est sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant fait au mois de juillet la croisière "Passage vers l'Est" sur le Costa Deliziosa, je viens sur ce forum afin de vous faire part de mes impressions.
Tout d'abord, je commencerai par les points positifs qui justifient la croisière à eux seuls: - les escales sont toutes plus fabuleuses les unes que les autres avec la possibilité de visiter (seul ou grâce aux excursions Costa) des sites majeur tels qu'Olympie, Ephèse, la basilique Sainte Sophie, etc. - la qualité des repas au restaurant principal - le personnel - les cabines (vue mer avec balcon), bien équipées et bien agencées
Les points négatifs : - nous avons senti une nette différence dans la politique Costa depuis notre précédente croisière. En un mot, il faut remplir le bateau. Le bateau était donc plein. Conséquence, les jours de mer, il y a un monde fou partout, surtout au buffets. Par ailleurs, les tables de deux au restaurant ont quasiment disparu donc peu d'espoir de diner en amoureux, tarif flash ou pas... - certaines excursions sont organisées en dépit de bon sens : tous les bus vont au même endroit au même moment gâchant ainsi la visite de certains sites. Par ailleurs, certaines excursions incluent maintenant quasi systématiquement une pause shopping obligée (vente de tapis, de vêtements en cuir, etc.) - l'hôtesse francophone n'organise aucune conférence sur les escales
Je terminerai ce compte-rendu par une remarque sur l'escale à Constanza, en Roumanie. Cette escale est vraiment, en elle même, sans intérêt. Il faut de plus se méfier de faux policiers abordant les croisiériste, leur demandant de vérifier s'ils n'ont pas été victimes de pickpocket et se faisant ainsi détrousser... Nous avions de notre côté choisi de faire l'excursion organisée à Bucarest. La journée fut longue (3h de bus aller, 3h de bus retour) mais nous avons passé une fabuleuse journée grâce à une guide exceptionnelle qui nous aura beaucoup appris sur la Roumanie et son histoire. Bref, s'il y a une visite organisée à faire durant la croisière, c'est peut-être celle là.
Je me tiens à votre disposition si vous avez des questions.
Ayant fait au mois de juillet la croisière "Passage vers l'Est" sur le Costa Deliziosa, je viens sur ce forum afin de vous faire part de mes impressions.
Tout d'abord, je commencerai par les points positifs qui justifient la croisière à eux seuls: - les escales sont toutes plus fabuleuses les unes que les autres avec la possibilité de visiter (seul ou grâce aux excursions Costa) des sites majeur tels qu'Olympie, Ephèse, la basilique Sainte Sophie, etc. - la qualité des repas au restaurant principal - le personnel - les cabines (vue mer avec balcon), bien équipées et bien agencées
Les points négatifs : - nous avons senti une nette différence dans la politique Costa depuis notre précédente croisière. En un mot, il faut remplir le bateau. Le bateau était donc plein. Conséquence, les jours de mer, il y a un monde fou partout, surtout au buffets. Par ailleurs, les tables de deux au restaurant ont quasiment disparu donc peu d'espoir de diner en amoureux, tarif flash ou pas... - certaines excursions sont organisées en dépit de bon sens : tous les bus vont au même endroit au même moment gâchant ainsi la visite de certains sites. Par ailleurs, certaines excursions incluent maintenant quasi systématiquement une pause shopping obligée (vente de tapis, de vêtements en cuir, etc.) - l'hôtesse francophone n'organise aucune conférence sur les escales
Je terminerai ce compte-rendu par une remarque sur l'escale à Constanza, en Roumanie. Cette escale est vraiment, en elle même, sans intérêt. Il faut de plus se méfier de faux policiers abordant les croisiériste, leur demandant de vérifier s'ils n'ont pas été victimes de pickpocket et se faisant ainsi détrousser... Nous avions de notre côté choisi de faire l'excursion organisée à Bucarest. La journée fut longue (3h de bus aller, 3h de bus retour) mais nous avons passé une fabuleuse journée grâce à une guide exceptionnelle qui nous aura beaucoup appris sur la Roumanie et son histoire. Bref, s'il y a une visite organisée à faire durant la croisière, c'est peut-être celle là.
Je me tiens à votre disposition si vous avez des questions.
Itinéraire 17 jours Bali-Lombok English translation pending
Bonjour à tous !
Dans le cadre d'un tour du monde avec mon chéri, des amis nous rejoignent pour un peu plus de 2 semaines à Bali-Lombok de mi à fin aout. On va donc davantage speeder et organiser les choses pendant qu'ils seront là, ils n'ont pas 1 an devant eux contrairement à nous 🙂 En plus, on aura la chance de pouvoir revenir un peu plus tard sur Bali pendant notre périple...
J'aurai donc besoin de vos avis d'expert sur l'itinéraire, si vous pouvez donner votre avis et conseils ce serait top ! Sachant que malgré le temps limité, ils tiennent à aller à Lombok et surtout à grimper sur le Rinjani. On sera 5 jeunes adultes entre 25 à 30 ans.
Petite précision : on commence par Munduk dès le 1er jour car la 5e personne du groupe arrive à Denpasar 2 jours après les autres, elle n'en profitera donc pas, mais on doit etre de retour à Ubud pour l'accueillir ! Bref :
J1 : Départ pour Munduk en voiture de loc via Pura Luhur Batukau + Jatiluwih (+ Pura Ulun Danu Bratan si assez de temps ?). Nuit à Munduk.
J2 : Rando autour de Munduk vers rizière/cascade. Retour à Ubud (via Pura Batan si pas fait la veille). Nuit à Ubud (où on retrouve notre dernier acolyte).
J3 : Journée au Pura Tanah Lot + Pura Taman Ayun. Spectacle de danse à Ubud en soirée.
J4 : Gunung Kawi + Tirta Empul. Nuit à Toya Bungkah (pour prévoir l'ascension du Batur du lendemain avec l'hotel et éviter le harcèlement sur place...).
J5 : Ascension Batur. Retour à Ubud via Pura Kehen, puis route de l'st via Rendang, Sidemen, Semarapura (il parait que les routes valent le détour ?). Nuit à Ubud.
J6 : Visite Ubud (ville, monkey forest, balade, Goa Gajah, Yeh Pulu…). Route pour Padangbai en fin de journée. Nuit Padangbai.
J7 : Ferry pour Lombok (Lembar) puis route direct vers Kuta (quel est le meilleur moyen pour faire ce trajet ? Avez-vous une idée du temps et du tarif ?). Nuit à Kuta.
J8 : Kuta.
J9 : Kuta. Départ pour Sembalun Lawang (là encore, la question du transport (prix, moyen et temps...) se pose), nuit sur place.
J10>12 : Ascension Rinjani.
J13 : Route vers les Gili je ne sais comment (Gili T a priori, je suis preneuse de toute bonne adresse un peu éloignée de l'agitation du village mais pas trop, un peu plus confortable que la guest house de base, on est 5 donc un bungalow cosy sur la plage par exemple 😎). Nuit à Gili T.
J14>16 : Gili T.
J17 : Alors que nous restons sur les Gili pour passer le PADI, nos amis repartent vers Bali puis direction Paris....
Merci beaucoup pour le coup de main !
Dans le cadre d'un tour du monde avec mon chéri, des amis nous rejoignent pour un peu plus de 2 semaines à Bali-Lombok de mi à fin aout. On va donc davantage speeder et organiser les choses pendant qu'ils seront là, ils n'ont pas 1 an devant eux contrairement à nous 🙂 En plus, on aura la chance de pouvoir revenir un peu plus tard sur Bali pendant notre périple...
J'aurai donc besoin de vos avis d'expert sur l'itinéraire, si vous pouvez donner votre avis et conseils ce serait top ! Sachant que malgré le temps limité, ils tiennent à aller à Lombok et surtout à grimper sur le Rinjani. On sera 5 jeunes adultes entre 25 à 30 ans.
Petite précision : on commence par Munduk dès le 1er jour car la 5e personne du groupe arrive à Denpasar 2 jours après les autres, elle n'en profitera donc pas, mais on doit etre de retour à Ubud pour l'accueillir ! Bref :
J1 : Départ pour Munduk en voiture de loc via Pura Luhur Batukau + Jatiluwih (+ Pura Ulun Danu Bratan si assez de temps ?). Nuit à Munduk.
J2 : Rando autour de Munduk vers rizière/cascade. Retour à Ubud (via Pura Batan si pas fait la veille). Nuit à Ubud (où on retrouve notre dernier acolyte).
J3 : Journée au Pura Tanah Lot + Pura Taman Ayun. Spectacle de danse à Ubud en soirée.
J4 : Gunung Kawi + Tirta Empul. Nuit à Toya Bungkah (pour prévoir l'ascension du Batur du lendemain avec l'hotel et éviter le harcèlement sur place...).
J5 : Ascension Batur. Retour à Ubud via Pura Kehen, puis route de l'st via Rendang, Sidemen, Semarapura (il parait que les routes valent le détour ?). Nuit à Ubud.
J6 : Visite Ubud (ville, monkey forest, balade, Goa Gajah, Yeh Pulu…). Route pour Padangbai en fin de journée. Nuit Padangbai.
J7 : Ferry pour Lombok (Lembar) puis route direct vers Kuta (quel est le meilleur moyen pour faire ce trajet ? Avez-vous une idée du temps et du tarif ?). Nuit à Kuta.
J8 : Kuta.
J9 : Kuta. Départ pour Sembalun Lawang (là encore, la question du transport (prix, moyen et temps...) se pose), nuit sur place.
J10>12 : Ascension Rinjani.
J13 : Route vers les Gili je ne sais comment (Gili T a priori, je suis preneuse de toute bonne adresse un peu éloignée de l'agitation du village mais pas trop, un peu plus confortable que la guest house de base, on est 5 donc un bungalow cosy sur la plage par exemple 😎). Nuit à Gili T.
J14>16 : Gili T.
J17 : Alors que nous restons sur les Gili pour passer le PADI, nos amis repartent vers Bali puis direction Paris....
Merci beaucoup pour le coup de main !
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (3ème et dernière partie) English translation pending
Pour les « retardataires »... Le début de ce récit au jour le jour d'un voyage de deux semaines en Ethiopie, en février dernier, se trouve ici : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_1ere_partie_D5652492/
et la suite, là : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-140942-P1070426.JPG
Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-490942-P1070428.JPG
Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-000942-P1070458.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-030942-P1070461.JPG
Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-360942-P1070454.JPG
Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-550942-P1070470.JPG
Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-44-260942-P1070469.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-040942-P1070474.JPG
Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-400942-P1070494.JPG
On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs étudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-46-160942-P1070519bis.jpg
Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
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Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
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Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-47-550942-P1070556.JPG
Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-49-370942-P1070584.JPG
Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-50-220942-P1070591.JPG
Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-50-510942-P1070604.JPG
Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-51-230942-P1070618bis.jpg
Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-52-060942-P1070615.JPG
Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-52-390942-P1070611bis.jpg
Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-53-050942-P1070641.JPG
Chaque fenêtre offre un décor différent.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-53-350942-P1070639bis.jpg
L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-54-520942-P1070655.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-54-070942-P1070654.JPG
Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-55-220942-P1070676.JPG
Nature morte à la cafetière...
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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121217-19-49-360942-P1070720.JPG
Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121217-19-52-080942-P1070743.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121217-19-51-050942-P1070734bis.jpg
Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121217-19-53-230942-P1070753bis.jpg
Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-140942-P1070426.JPG
Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
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Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
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Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
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Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
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Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
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Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
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On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs étudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
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Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-46-420942-P1070530.JPG
Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-47-300942-P1070686bis.jpg
Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
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Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-48-250942-P1070557bis.jpg
Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-49-370942-P1070584.JPG
Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
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Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
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Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
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Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
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Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
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Chaque fenêtre offre un décor différent.
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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
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Nature morte à la cafetière...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-55-490942-P1070674.JPG
Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
De retour dans l'Ouest américain, approfondissement de l'Utah English translation pending
Nous venons d'avoir l'opportunité de partir 2 semaines pour les vacances de Toussaint. L'idée de voir (peut être) Bryce avec de la neige, de faire des randos sans avoir trop chaud et de faire des levers et couchers de soleil à des horaires décents nous a motivé pour un retour dans l'ouest américain.
Nous partons à 6 (de 7 à 60ans), tous voyageurs et un peu marcheur (les enfants ne sont pas encore ado!), pour un 3°, 4°, voir 5° voyage dans l'ouest. Je cherche donc des lieux moins classiques et si possible ludiques (slot canyons)
Nous avons réservé des billets sur Denver (quand on les prend 6 semaines avant et que l'on ne veut pas faire une nuit d'escale on fait pas trop les difficiles!), et rien d'autre pour l'instant.
J'ai (re)lu les sites passionnant des passionnés de l'ouest, j'ai lu les compte rendu de voyage en enviant ceux qui partent 40 ou 60 jours...
et j'ai donc rapidement fait un circuit pour lequel j'aimerais votre avis.
Je n'ai pas trouvé beaucoup de compte rendus sur cette période, j'ai regardé les températures, nous prévoirons des vêtements chauds et espérons ne pas avoir trop de pluie.
Nous pensons louer qu'une voiture (6 personnes et 4 sacs), nous ne pensons pas prendre un 4x4 à cause de la différence de prix. Merci de me dire si les randos prévues sont accessible; je sais que ça dépend du temps, et je me renseigne auprès des rangers. (Il y a 3 ans quand j'avais demandé si on pouvait prendre la cottonwood road, le ranger m'avait demandé pourquoi tous les Français voulaient passer par là alors qu'il y a une route goudronnée!)
Samedi 27 octobre, denver 18h hôtels près de l'aéroport
Dimanche 28 Réveil tôt, donc départ tôt( max 8h30) ! Route de Denver à Moab (550km/6H) arrêt piquenique à ??
16h15 max, départ pour Delicate Arch pour le coucher de soleil (17h40) nuit Moab
Lundi 29 Dead Horse Point pour le lever de soleil , Canyonlands (Island In The Sky) ?,
nuit Moab
Mardi 30 Arche nuit Moab
Mercredi31 (halloween) (220km/3h) Goblin Valley State Park compter une bonne heure Little Wild Horse Canyon Crack canyon?? Nuit hanksville ( le Whispering Sands Motel ?)
Jeudi 1er novembre, (80km/1h) Capitol reef (Fruita : verger - école- pétroglyphes, waterfall... )
Nuit à torrey
vendredi 2(100km/1h20), samedi 3 Devil’s Garden sur la Hole In The Rock Road Lower Calf Creek Falls pousser jusqu'à Dry Fork, Peek-A-Boo et Spooky Gulch Zebra slot canyon nuit à Escalante
Dimanche 4 (80km/1h) Kodachrome Basin State Park Coucher de soleil àBryce Nuit Bryce
Lundi 5 Route (250km/3h) Page Wire Pass - Buckskin Gulch, Water Holes Canyon Nuit : Page
Mardi 6 Lake Powell en powerboat Nuit : Page
Mercredi 7 (200km/2h20) Horseshoe band, Lower Antelop Canyon Monument Valley pour le coucher de soleil Nuit : Monument valley
Jeudi 8 (270km/3h30) Goosenecks State Park, (Muley Point, Moki Dugway ) Road Canyon Ruins*** : ??? Mule Canyon Ruins** (House of Fire) : ??? Mesa verde ? Nuit durango
Vendredi9 Route (540km/6h )avec arrêt piquenique et défoulement à great sand dunes np Nuit à colorado springs
Samedi 10 Route (140km/1h30), derniers achats 14h00 à l’aéroport pour un départ de Denver à 17h40 et un retour avec les images plein les yeux!
Merci à tous pour vos commentaires.
Samedi 27 octobre, denver 18h hôtels près de l'aéroport
Dimanche 28 Réveil tôt, donc départ tôt( max 8h30) ! Route de Denver à Moab (550km/6H) arrêt piquenique à ??
16h15 max, départ pour Delicate Arch pour le coucher de soleil (17h40) nuit Moab
Lundi 29 Dead Horse Point pour le lever de soleil , Canyonlands (Island In The Sky) ?,
nuit Moab
Mardi 30 Arche nuit Moab
Mercredi31 (halloween) (220km/3h) Goblin Valley State Park compter une bonne heure Little Wild Horse Canyon Crack canyon?? Nuit hanksville ( le Whispering Sands Motel ?)
Jeudi 1er novembre, (80km/1h) Capitol reef (Fruita : verger - école- pétroglyphes, waterfall... )
Nuit à torrey
vendredi 2(100km/1h20), samedi 3 Devil’s Garden sur la Hole In The Rock Road Lower Calf Creek Falls pousser jusqu'à Dry Fork, Peek-A-Boo et Spooky Gulch Zebra slot canyon nuit à Escalante
Dimanche 4 (80km/1h) Kodachrome Basin State Park Coucher de soleil àBryce Nuit Bryce
Lundi 5 Route (250km/3h) Page Wire Pass - Buckskin Gulch, Water Holes Canyon Nuit : Page
Mardi 6 Lake Powell en powerboat Nuit : Page
Mercredi 7 (200km/2h20) Horseshoe band, Lower Antelop Canyon Monument Valley pour le coucher de soleil Nuit : Monument valley
Jeudi 8 (270km/3h30) Goosenecks State Park, (Muley Point, Moki Dugway ) Road Canyon Ruins*** : ??? Mule Canyon Ruins** (House of Fire) : ??? Mesa verde ? Nuit durango
Vendredi9 Route (540km/6h )avec arrêt piquenique et défoulement à great sand dunes np Nuit à colorado springs
Samedi 10 Route (140km/1h30), derniers achats 14h00 à l’aéroport pour un départ de Denver à 17h40 et un retour avec les images plein les yeux!
Merci à tous pour vos commentaires.
Quels objets souvenirs doit-on rapporter du Vietnam? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quels objets sont un must à rapporter comme souvenir du Vietnam? Quels sont les prix approximatifs?
Est-ce que la négociation est courante dans ce pays?
J'aimerais me préparer un petit budget pour les souvenirs...
Merci!
J'aimerais savoir quels objets sont un must à rapporter comme souvenir du Vietnam? Quels sont les prix approximatifs?
Est-ce que la négociation est courante dans ce pays?
J'aimerais me préparer un petit budget pour les souvenirs...
Merci!
Voyage de quatre-cinq jours à vélo en Normandie English translation pending
Bonjour,
Des potes et moi faisons de temps en temps des ballades à vélo allant de 60 à 100km sur une après midi de temps. Mais ici pour les vacances on aimerait passer une étape: Voyager avec en vélos et faire du camping. On habite tous Mons donc on partirait de ce point là ou bien de la frontière Française. On voudrait voyager du coté de la Normandie mais on ne connait pas le coin. Et je suis tombé sur ce forum. Donc si vous avez des randonnée à me proposer en Normandie on est preneur, que ce soit 50 100 ou 200km, je ferais un petit mixte. Ca peut aller jusque 800km maximum, on va déjà commencer avec ça. On logerait dans des petits campings. On peut prendre un peu de train si il faut. Eviter un peu les chemin de halage car bon, 10km ça va mais faire 100km en longeant un canal, c'est peut-être tranquille mais c'est chiant.. Si vous avez des conseilles à nous donner pour les trajets, quoi prendre, comment manger etc .. Ca m’intéresse. On pourrait faire ça en début septembre.
Je vous remercie pour vos conseils.
Des potes et moi faisons de temps en temps des ballades à vélo allant de 60 à 100km sur une après midi de temps. Mais ici pour les vacances on aimerait passer une étape: Voyager avec en vélos et faire du camping. On habite tous Mons donc on partirait de ce point là ou bien de la frontière Française. On voudrait voyager du coté de la Normandie mais on ne connait pas le coin. Et je suis tombé sur ce forum. Donc si vous avez des randonnée à me proposer en Normandie on est preneur, que ce soit 50 100 ou 200km, je ferais un petit mixte. Ca peut aller jusque 800km maximum, on va déjà commencer avec ça. On logerait dans des petits campings. On peut prendre un peu de train si il faut. Eviter un peu les chemin de halage car bon, 10km ça va mais faire 100km en longeant un canal, c'est peut-être tranquille mais c'est chiant.. Si vous avez des conseilles à nous donner pour les trajets, quoi prendre, comment manger etc .. Ca m’intéresse. On pourrait faire ça en début septembre.
Je vous remercie pour vos conseils.
Que faut-il mettre dans sa valise pour partir en Thaïlande? English translation pending
Bonjour ;)
J'part en
Thailande pour un mois a la mi decembre que faut-il pas oubliez ou mettre dans sa valise !?!??🙂
Carnet de voyage en Birmanie du 13 janvier au 5 février 2010: 2e partie English translation pending
J'ai fait un agréable voyage en Birmanie avec mon mari; voici les photos => ICI
Les birmans sont des gens très gentils, toujours ponctuels, calmes, accueillants et fiables; nous avons voyagé totalement en individuel, tout en ayant réservé les vols intérieurs avec White Lotus.
Nous avons visité successivement Yangon, Mandalay, Bagan, Inlé et de nouveau Yangon et Bago
- première partie : Yangon : du 13 Janvier au 15 Janvier 2010 => ICI
- deuxième partie : Mandalay et ses environs : du 16 Janvier au 21 Janvier 2010
- troisième partie : Monywa : du 22 Janvier au 23 Janvier 2010 => ICI
- quatrième partie: Bagan (Nyaung U) : du 24 Janvier au 27 Janvier 2010 => ICI
- cinquième partie: Inlé (Nyaungshwe) : du 28 Janvier au 31 Janvier 2010 => ICI
- sixième partie : Yangon : du 1 Février au 4 Février 2010 => ICI
Mandalay 16 janvier
L'avion transite par Nyaung U, où beaucoup de monde descend. Arrivés à l'aéroport à 8h25, nous attendons le taxi partagé, commandé par l'hôtel (4000k/p.)qui nous déposera au Peacock lodge (réservé par mail, le mois précédent) 21 doll (bungalow), En attendant que notre chambre soit prête nous sommes très bien accueillis avec du thé vert et des fruits. Je me sens encore toute barbouillée. Nous discutons de notre programme avec la patronne qui nous aide à l'organiser. Elle nous propose un taxi bleu qui stationne devant la porte, nous verrons plus tard qu'il fait partie de l'équipe de la maison. Il s'appelle Sean Baw.
Nous négocions avec lui différents trajets, pour l'après-midi et les trois jours suivants, le premier (3000k) pour nous déposer au monastère Kutodaw et venir nous chercher à 5h1/2 , à l'entrée de la Colline de Mandalay. La patronne fait un dîner ce soir pour un groupe de sept genevois et nous propose de dîner aussi à l'hôtel; Nous visitons: Kuthodaw (le plus grand livre du monde avec ses 729 stèles) après avoir acheté le pass de Mandalay (10doll./p), une jeune femme ravissante bien maquillée de Thanakha porte un adorable bébé , dressé à sourire depuis sa naissance, je crois que c'est le plus jeune travailleur au monde. Ils forment un tableau touchant, Nous visitons ensuite Sandamuni (et ses 1774 stèles), Schwenandaw (beau monastère en bois), Kyauktaugyi et son bouddha de 900 tonnes taillé dans un seul bloc de marbre (le plan du lonely planet est faux, regarder l'emplacement des pagodes sur google maps) , puis nous nous dirigeons vers la Colline deMandalay : Nous prenons un pick up pour monter à l'accès de l'escalier roulant (1000k pour deux p.) il est 17heures, ne prenez qu'un aller, de toute façon, il n'y avait plus de pick-up pour le retour ! là on vous impose un casier pour garder vos chaussures : 200k /p. (soyez fermes, refusez et emmenez vos chaussures avec vous : l'escalier roulant s'est arrêté, il a fallu le gravir pieds nus (il y 3 escaliers roulants à monter !) et les redescendre de la même façon pour récupérer les chaussures, puisqu'elles étaient restées à la consigne ! au lieu de redescendre par un autre chemin. Le temple là haut est assez kitsch, avec ses carrelages fluo de salle de bains, et la vue est brumeuse. Nous redescendons à la tombée du jour, sans avoir vu grand chose. Les temples intermédiaires sont fermées et il n'y a pas d'électricité. Il est 6h-1/4. Nous retrouvons notre taxi blue qui nous a attendait patiemment à l'entrée des lions. Nous prenons une bonne douche et à 7h1/2 un délicieux repas bamar à l'hôtel dans le jardin: soupe, curry de poulet, aubergines, choux, fruits et un pancake de Mandalay ( 6000k/p. plus une bière pour deux : 2000k), mais je n'ai pas encore très faim.
Le personnel de cet hôtel est souriant et attentionné. Nous discutons avec les Suisses, ils sont dirigés par un guide qui se dit bénévole, ils ont un problème de bateau et doivent changer leur itinéraire! Le générateur est en marche, d'ailleurs nous observerons que l'électricité est souvent coupée. La nuit est difficile, le karakoé voisin est très bruyant, les chiens hurlent et tôt le matin, débutent les chants monastiques ! Nous sommes obligés d'utiliser des boules quies, ce qui n'est pas très confortable.
Mandalay :17 janvier
Nous nous levons à 7h-1/4 et prenons notre petit déjeuner à 8h-1/4, les Suisse attendent leur bus pour Bagan. Sean Baw, notre chauffeur de taxi-blue vient nous chercher vers 8h1/2 pour prendre le ferry 9h pour Mingun, située à 11km en aval de Mandalay Je suis étonnée de voir toute la circulation routière, beaucoup de vélos dont les conducteurs paraissent fatigués, des motos et quelques voitures et camions. Notre taxi blue de l'hôtel nous demandera 3000k pour aller de l'hôtel à l'embarcadère et 3000k au retour pour nous conduire de l'embarcadère au marché central, à 14h. Le droit d'entrée à Mingun est de 3 doll (le guichet est voisin de celui où vous prenez le ticket du ferry, pour éviter cette taxe, il faut simplement aller discrètement au guichet de droite pour le ferry, personne ne vérifie la taxe d'entrée de 3 doll). Beaucoup de bateaux sont stationnés le long du quai. Le ferry pour Mingun coûte 4500k/p.aller-retour Nous passons une heure agréable, en compagnie de 20 autres passagers et nous voyons des maisons tressées, des vaches blanches; il n'y a pas trop d'activité sur le fleuve. Des carrioles-taxis conduites par deux bœufs proposent leurs services aux touristes. Une seule route longée de nombreux stands d'artisanat, broderies, aquarelles, où nous sommes sans cesse harcelés par des vendeuses (c'est pour aller à l'école), l'une d'entre elles voudrait m'échanger du parfum contre un éventail (apportez des petits échantillons de parfum ou de rouge à lèvres «moi, j'aime les parfums français !». Des cours d'anglais de courte durée sont proposés dans une maison; Il y a énormément de poussière sur ces chemins, mais, malgré tout, il faut encore enlever ses chaussures pour pénétrer dans l'enceinte des temples ! La visite de Mingun peut se faire facilement en trois heures, mais nous ne sommes pas montés en haut de l'énorme pagode inachevée, il fallait encore enlever ses chaussures. Nous allons au bout de la route, où débute un sympathique petit village, bien ordonné, avec des petites maisons tressées clôturées puis remontons vers la paya Hsinbyume aux sept terrasses ondulantes, blanchies à la chaux. Au sommet, deux bouddhas assis l'un derrière l'autre :le petit fut décapité par des pilleurs d'or. Après sa réparation les habitants craignant que sa tête ne penche trop bas, en placèrent un 2° devant. Nous nous perdons en cherchant un itinéraire tranquille sans marchandes pour aller voir la cloche de Mingun qui pèse 90 tonnes.
A Mingun , se rafraîchir coûte cher : deux sodas en cannettes: négociés difficilement à 1500k! Mais bus agréablement devant un bébé ravi de faire sa toilette et de se verser des seaux d'eau sur la tête ! Les birmans adorent généralement que l'on s'intéresse à leurs bébés et qu'on les prenne en photo. Nous terminons par la Paya Settawya, sanctuaire creux et voûté .renfermant une empreinte de pied de Bouddha. Des femmes lavent le linge dans le fleuve et l'étendent par terre pour le faire sécher ou sur des poteaux. Nous reprenons le ferry; a l'arrivée aussi , impressionnant séchage de linge.
Notre taxi-blue nous conduit au marché Zeigyo , ou nous voyons énormément de tissus et de vêtements, le jean fait aussi sa percée !, toute sortes de marchandises sont vendues tout autour, c'est très animé, très poussiéreux et très fatiguant, des étalages gigantesques d'oignons roses jonchent le sol , c'est difficile de se frayer un chemin entre les véhicules de transport, la route est étroite. Le tracé de la promenade à pied indiquée dans le lonely planet est difficile à suivre, les routes sont beaucoup trop simplifiées et la circulation est très difficile. Nous nous perdons souvent avant d'arriver à la Paya Eindawya. Un homme arrose consciencieusement de seaux d'eau les plantes placées devant les bouddhas. Nous continuons jusqu'à la belle Paya Setkyatiha, avec son beau bouddha assis en bronze de 5m de haut et ses bouddhas couchés. Des enfants s'amusent joyeusement dehors. Deux star coca en bouteille nous désaltéreront en route pour 600k, dans un café indien. Nous prenons un taxi blue pour le BBB : 2000k (belle décoration mais hamburger médiocre, sûrement pas le bon choix !) Il n'y a pas de moyen de transport à la sortie du restaurant et les distances sont longues à Mandalay, nous faisons un retour obligé en trishaw (pour deux personnes, négocié à 1000k du BBQ au Peacock Lodge, ce n'est pas si désagréable après tout de se faire conduire !
La journée n'est pas finie : nous avons demandé à la fille de la maison « tchitsouti » de nous réserver des places pour le spectacle de marionnettes ce soir, au cas où un groupe aurait réservé lui aussi.
Le puppet show coûte 8000k/p. Auquel s'ajoute les frais de transport 3000k aller-retour avec le taxi blue de l'hotel.
Elle nous a réservé de bonnes places au 3° rang , les meilleures d'après elle. Nous sommes seulement sept spectateurs pour le double en musiciens, marionnettistes... ! C'est un joli spectacle (elles sont célèbres à Mandalay et jouaient autrefois des scènes qui pouvaient durer des heures , la troupe participe au festival international de Charleville Mézières, tous les deux ans) le site suivant donne de bonnes infos : http://www.mandalaymarionettes.com/aboutpuppetsmain1.html
Mandalay 18 janvier
Aujourd'hui, nous faisons une journée avec le taxi blue de Sean baw :20 000k
Nous allons voir le monastère en bois Shwe In Bin : d'énormes piliers en teck soutiennent le monastère, il est orné de fins motifs sculptés, les statues de Nat sur les portes sont très belles puis nous visitons le marché au jade voisin qui représente toute une entreprise, des femmes trient des pierres, des ouvriers les taillent, puis nous entrons dans un marché fermé :des acheteurs négocient, après avoir scruté la qualité des pierres (ne pas chercher à payer le droit d'entrée). Après un bref aperçu de cet énorme marché, nous nous dirigeons vers la pagode Mahamuni. De longs couloirs couverts, aux quatre extrémités vendent de l'artisanat. Je n'ai pas le droit, en tant que femme de m'approcher du célèbre Bouddha de la pagode et de coller des feuilles d'or; avec toutes ces épaisseurs d'or, il ne paraît pas très beau. Les femmes et les enfants le regardent, assis sur un tapis. Dans l'enceinte de la pagode, on peut voir des statues khmers, sans grand intérêt. Un musée présente de nombreuses photos venant de différents pays bouddhistes; au centre on surplombe une carte décrivant le parcours du Bouddha dans l'Asie, au-dessus un zodiaque dans le ciel. puis nous prenons la direction de la colline de Sagaing (prononcez « sagane »): le taxi nous arrête en bas de la Paya Soon U Ponya Shin, (il n'est pas assez puissant pour monter la côte, mais les taxis normaux le peuvent et seraient plus pratiques, on peut prendre aussi une moto), la montée se fait en 25 minutes (je décide de ne pas enlever mes chaussures avant le sommet !), et offre de belles vues sur les multiples pagodes dorées de Sagaing. La pagode en elle-même n'offre, à mon avis, pas grand intérêt, elle est un peu clinquante cette pagode, avec son carrelage, très salle de bains et ses panneaux très clinquants. Je n'ai pas vu les grenouilles en bronze du Lonely Planet. (derrière les toilettes, un taudis infect de sacs plastique et papiers toilette). Nous voulons continuer vers l'Umin Thounzeh, (colonnade en forme de croissant ornée de 45 statues de Bouddhas) un bonze nous ayant indiqué l'umin « ounzeh », qui est « son » monastère, il nous a mis malgré lui sur une mauvaise piste, nous devons de nouveau monter et redescendre ! l'Umin Thounzeh est très loin, il fait très chaud, et nous redescendons la colline.
Nous déjeunons à l'Happy Hotel Restaurant, qui est fermé mais que notre taxi blue arrive à faire ouvrir pour nous (deux ou trois personnes viendront après): 15 000k pour deux p. Au fait, un paquet de cigarettes Red Ruby coûte ici 700k ! (entre 600k et 800k) Nous allons voir les argentiers travailler, c'est très intéressant puis nous visitons la pagode Kaunghmudaw, énorme dôme blanc en forme de sein. De nombreux étals vendent du thanakha, mais personne n'en achète ! Nous retournons à l'hôtel. Mon conjoint s'est sérieusement entamé le dessous du pied et devra porter des pansements pendant une grande partie du séjour. Nous rencontrons Michelle, originaire de Tours qui cherche à partager des moyens de transport et nous demandera de participer à notre programme du lendemain;
Mandalay.19 janvier
Le taxi blue acceptera de prendre Michelle avec nous moyennant une augmentation de 2000k (20 000k au lieu des 18 000k prévus pour deux personnes soit 12 000k pour nous deux.)
Notre taxi blue nous emmène visiter les fabricants de feuilles d'or à King Galon. C'est très intéressant, mais surtout inimaginable que les batteurs d'or fassent autant d'effort et mettent autant de temps pour faire ces fines feuilles d'or, tout cela pour les bouddhas ! Noua allons voir sur la route d'Amarapura les sculpteurs sur bois, les broderies birmanes « kalata »(qui servent aussi à habiller les marionnettes), et les fonderies à la cire perdue (ils ont fait le bouddha du temple de Lodève dans l'hérault, comme nous le montre le pressbook, il est fabriqué en plusieurs parties qui sont assemblées sur le lieu final). Toutes ces visites organisées par Sean Baw étaient très intéressantes, Nous visitons la pagode Pahtodawgyi, toute blanche;les hommes peuvent grimper sur les terrasses qui offrent une vue brumeuse sur le lac et le pont U Bein, mais toujours pas moi !, puis nous allons voir la fabrication des longyi en soie, brodés, ou plus simples et visiter le kyaung Bagaya.
Nous prenons le ferry(1000k) pour aller à Inwa, où une calèche à cheval menée par une jeune femme( 6500 k pour trois p., sinon 5000k pour deux personnes, tarif affiché)nous emmène visiter les quatre principaux sites :Yadanasinme Pagoda, Bagaya Monastery, Palace Tower, Maha Aungmye Bonzan monastery; nous avons une belle vue sur la colline de Sagaing depuis le sommet de la tour penchée. Nous avons fait une belle promenade dans cette région que je n'avais pas imaginée verdoyante et cultivée. Nous avons eu, paraît-il, un très bon cheval, on peut voir les classements affichés sur un tableau.
Nous revenons au coeur de la ville d'Amarapura et visitons la pagode Nagayon au bouddha assis sur un socle en forme de serpent et le temple chinois Chinese Joss avec ses forêts de bouddhas en stuc dans toutes les positions, très curieux et très drôle!, mais pas très beaux. Tout est démesuré dans ce temple !
Direction le célèbre pont U Bein, nous réservons une barque pour 3000k qui viendra nous chercher de l'autre côté du pont pour faire le retour en bateau et voir le fameux coucher du soleil sur le pont Nous traversons à pied le pont U Bein et nous voyons notre courageux batelier, d'un âge très avancé, ramer pour conduire son bateau de l'autre côté du pont où il nous attendra. De l'autre côté du pont, la Pagode Kyauktawgyi présente un beau bouddha assis et de belles fresques, pas encore vues jusqu'à présent. Retour en bateau et coucher de soleil un peu décevant !
Après cette longue journée, nous apprécions le repas réservé à l'hôtel le matin, ce soir, ce sera du curry de poisson(6000k par p.)
Pyin oo lwin, 20 janvier
Nous assistons au défilé des bonzesses en rose qui viennent sonner à l'hôtel chercher leur riz et nous prenons des photos. Nous avons fait réserver un taxi partagé par notre hôtel à 8h (7000k place à l'arrière et 8000k la place devant). Deux jeunes filles y sont déjà présentes : le trajet dure 1h20 jet le taxi nous dépose directement à l'hotel :Dalhia Motel, nous avions fait réserver une chambre à 19 doll, par le Peacock, mais la baignoire est vraiment très sale et nous préférons prendre la chambre standard à 15 doll que le Dahlia Motel n'avait pas mentionné au téléphone (petites bêtes rampantes sur le carrelage, mais dans l'ensemble ça va) Nous partons à pied vers le jardin botanique (5doll /p. plus 1000k par app photo)Des nurseries de plantes longent la route. Le jardin est très beau, très étendu et très bien fleuri, il forme un contraste total avec le reste du Myanmar.Il est très peu fréquenté; nous voyons des volières (un paon fait la roue), un musée de papillons, des serres d'orchidées (en ce moment au repos pour la plupart), des daims peu sauvages, et une tour accessible par une grande route démesurée, avec ascenseur, elle offre un beau panorama sur la ville. Nous ressortons par l'entrée ouest et retrouvons la route d'arrivée assez déserte, mais par chance nous rencontrons une mototaxi sur le chemin du retour qui nous conduit au centre pour 2000k (l'hôtel et le jardin sont excentrés) Nous prenons un déjeuner très sommaire au Restaurant Nepali (1000k le plat) car il y a peu de choix mais l'accueil est cordial. (un nan avec un peu de légumes, un coca et du thé à volonté) Nous visitons un temple hindou où une vache est à l'honneur ! Un gamin, bien habillé en short et chemisette, et fier de porter des lunettes de soleil a un sourire craquant, nous le photographions, il est encouragé au fond de la cour par sa mère qui lui demande de sourire. Puis nous trouvons un autre temple hindou, Sri Krishna et nous allions y rentrer quand un conducteur de calèche nous propose ses services (les fameuses petites calèches de Pyin Oo Lwin !) un monsieur qui se dit professeur d'anglais vient nous aider et nous voilà maintenant entourés de quatre personnes !nous organisons un circuit pour 6000k au nord-est de la ville, nous commençons par un temple cantonnais, juste à côté d'une salle de mariage :deux beaux mariés chinois disent au revoir à leurs nombreux invités venus pour la plupart à moto, apparemment le repas vient de se terminer !Nous passons devant un terrain de sport où se dispute un match de foot très regardé, nous visitons une très belle paya Shwe Myan Tin, le gouvernement a beaucoup investi pour cette pagode magnifique, les bouddhas sont superbement drapés !des photos montrent les inaugurations en présence des militaires. nous sommes gentiment invités à y rentrer et à prendre des photos, le gardien nous dit même d'aller voir la paya U Shanti voisine qui ne comporte rien de spécial. Nous passons devant le marché shan et la Paya Aung Chantha, stupa blanc , et enfin, nous visitons le temple chinois Chan Tak (200k app photo), dans un très beau jardin, petite mare, belle pagode à 6 niveaux offrant une belle vue sur la ville et rendez-vous des amoureux !. Notre cocher nous laisse là comme convenu. Il est 6h moins ¼. Dans l'enceinte du temple se trouve un restaurant chinois désert La carte est en birman, le personnel s'amuse et nous emmène choisir notre repas dans la cuisine. On nous montre une assiette de légumes , des nouilles et en 5 minutes, même pas le temps de fumer une cigarette, on nous improvise très gentiment un bon dîner sympa : une délicieuse soupe de vermicelles de riz, une assiette de légumes, des samossas, du riz et du thé à volonté, tout cela pour 1000k ! Il fait totalement noir, le soleil qui finit de se coucher donne une belle couleur rouge au-dessus des arbres. L'hôtel est à 500m, mais on nous indique très gentiment le chemin, à plusieurs reprises, heureusement, nous avons toujours nos lampes frontales dans nos sacs à dos ! Brrr, il fait froid maintenant. La télévision passe une jolie musique shan.
Pyin OO lwin 21 janvier
La nuit a été très fraîche, j'ai supporté mon damart et un polaire sur ma veste de pyjama, le matelas est épais et très dur. Réveil à 3h-1/4, puis toutes les heures jusqu'au lever, à 6h ! Nous prenons notre petit déjeuner vers 6h30, le jour est levé : thé, un œuf sur le plat, toasts et confiture de fraises (moins bonne que celle que l'on trouve en France, bien que ce soit la spécialité de cette ville). Un touriste nous a prévenu que le trajet depuis l'hôtel vers le centre est offert par l'hôtel, nous leur demandons donc de nous emmener au centre après le petit déjeuner, je n'avais pas prévu que ce serait à moto, mais nous avons été conduits très lentement à notre demande ! Il fait encore froid, et nous supportons nos deux polaires superposés! Nous allons voir le marché du matin, qui s'installe fruits (oranges, ananas, pommes, pas de fraises, des pastèques)et légumes (nombreux chou-fleurs et autres types de choux); quelques femmes portant des serviettes éponge sur la tête, des pao, je crois, mais rien de très pittoresque. J'achète quelques CD musicaux, qui se révèleront être des DVD.
Puis nous cherchons la paya Shwezigon, beau décor extérieur, à côté d'un centre de méditation ou d'école bouddhique où un bonze demande à nous parler.; nous visitons aussi une autre paya, près du marché, le Maha Aung Mye BonThar . A 10h, il fait très chaud et nous retirons nos polaires.. Nous traînons dans le centre, envoyons des e-mails à nos enfants et confirmons notre réservation à l'hôtel New Park à Nyaung U(600k de l'heure), passons devant l'église anglicane de la Toussaint, qui est fermée. Des enfants déjeunent, mais nous n'avons pas droit aux sourires. Il est 11h, nous cherchons la fameuse boutique d'artisanat Pacific Word, et nous retrouvons le supposé professeur d'anglais de la veille dont le père tient la boutique. C'est un bric à brac poussiéreux de statues de bouddhas et de masques de tribus que je m'empresse de quitter. Nous allons déjeuner à la pâtisserie GoldenTriangle Coffee où nous nous reposons pendant plus de deux heures (nous prenons chacun un sandwich aux crudités et poulet, une viennoiserie, un ice latte, un expresso pour 13 200k). Quelques touristes arrivent et repartent pendant ce laps de temps;il y a très peu de touristes à Pyin Oo Lwin ! Peut-être une dizaine (notre immense motel paraît désert). Nous quittons notre café et tombons sur notre sympathique cocher de la veille qui nous ramène à l'hôtel pour 2000k . Nous attendons notre taxi partagé que nous avions demandé pour 15h pour retourner à Mandalay. (8000k place devant et 7000k à l'arrière) et j'ai le temps d'écrire mon compte-rendu dans le bar de l'hôtel, où la température est agréable. Il est 2h1/2. Nous discutons avec un représentant en jade, il me montre des petits paquets contenant différents types de jade, des jades étoilées, un peu grises et des jade vertes, je dis: oh, beautiful ! Et lui « you like? » et il m'en offre une, je suis très touchée et offre en échange une petite bouteille de parfum Guerlain à sa femme qui voyage avec lui ainsi qu'une carte postale de Paris, elle est ravie. Les taxis sont toujours ponctuels et même en avance ! Il est 3h – 20 et notre toyota arrive déjà !nous partageons le taxi avec une femme birmane et un militaire. Ils ont payé 5000k. A 15h, l'école est finie et beaucoup d'enfants rentrent, tout au long de la route. En 1h30, nous sommes de retour !
Au retour au Peacock Lodge, on nous offre du thé vert., un groupe a emmené notre clé ainsi que deux autres et nous devons utiliser le trousseau principal. Nous payons l'hôtel et je remets un petit flacon de parfum à la jeune fille de la maison Tchisouti et une carte de Paris, en remerciement à son père Ki. Ils ont tous été très gentils et nous ont garanti un séjour très agréable et sans faille. Ils ont tous été très attentionnés, et nous ont beaucoup aidé pour faciliter notre séjour à Mandalay, c'est le coup de coeur de nos hôtels en birmanie, hôtel bien entretenu, cuisine bamar excellente et accueil parfait.
Nous avions réservé le dîner réservé à l'hôtel avant de partir, c'est le plus pratique, car nous ne pouvons aller au plus proche restaurant à pied.. J'ai demandé du curry de poulet. Nous avions prévu de passer une nuit de plus à Mandalay , mais comme nous avons pris l'option bus et non taxi pour aller à Monywa, nous passerons deux nuits dans cette ville au lieu d'une.
Mandalay 16 janvier
L'avion transite par Nyaung U, où beaucoup de monde descend. Arrivés à l'aéroport à 8h25, nous attendons le taxi partagé, commandé par l'hôtel (4000k/p.)qui nous déposera au Peacock lodge (réservé par mail, le mois précédent) 21 doll (bungalow), En attendant que notre chambre soit prête nous sommes très bien accueillis avec du thé vert et des fruits. Je me sens encore toute barbouillée. Nous discutons de notre programme avec la patronne qui nous aide à l'organiser. Elle nous propose un taxi bleu qui stationne devant la porte, nous verrons plus tard qu'il fait partie de l'équipe de la maison. Il s'appelle Sean Baw.
Nous négocions avec lui différents trajets, pour l'après-midi et les trois jours suivants, le premier (3000k) pour nous déposer au monastère Kutodaw et venir nous chercher à 5h1/2 , à l'entrée de la Colline de Mandalay. La patronne fait un dîner ce soir pour un groupe de sept genevois et nous propose de dîner aussi à l'hôtel; Nous visitons: Kuthodaw (le plus grand livre du monde avec ses 729 stèles) après avoir acheté le pass de Mandalay (10doll./p), une jeune femme ravissante bien maquillée de Thanakha porte un adorable bébé , dressé à sourire depuis sa naissance, je crois que c'est le plus jeune travailleur au monde. Ils forment un tableau touchant, Nous visitons ensuite Sandamuni (et ses 1774 stèles), Schwenandaw (beau monastère en bois), Kyauktaugyi et son bouddha de 900 tonnes taillé dans un seul bloc de marbre (le plan du lonely planet est faux, regarder l'emplacement des pagodes sur google maps) , puis nous nous dirigeons vers la Colline deMandalay : Nous prenons un pick up pour monter à l'accès de l'escalier roulant (1000k pour deux p.) il est 17heures, ne prenez qu'un aller, de toute façon, il n'y avait plus de pick-up pour le retour ! là on vous impose un casier pour garder vos chaussures : 200k /p. (soyez fermes, refusez et emmenez vos chaussures avec vous : l'escalier roulant s'est arrêté, il a fallu le gravir pieds nus (il y 3 escaliers roulants à monter !) et les redescendre de la même façon pour récupérer les chaussures, puisqu'elles étaient restées à la consigne ! au lieu de redescendre par un autre chemin. Le temple là haut est assez kitsch, avec ses carrelages fluo de salle de bains, et la vue est brumeuse. Nous redescendons à la tombée du jour, sans avoir vu grand chose. Les temples intermédiaires sont fermées et il n'y a pas d'électricité. Il est 6h-1/4. Nous retrouvons notre taxi blue qui nous a attendait patiemment à l'entrée des lions. Nous prenons une bonne douche et à 7h1/2 un délicieux repas bamar à l'hôtel dans le jardin: soupe, curry de poulet, aubergines, choux, fruits et un pancake de Mandalay ( 6000k/p. plus une bière pour deux : 2000k), mais je n'ai pas encore très faim.
Le personnel de cet hôtel est souriant et attentionné. Nous discutons avec les Suisses, ils sont dirigés par un guide qui se dit bénévole, ils ont un problème de bateau et doivent changer leur itinéraire! Le générateur est en marche, d'ailleurs nous observerons que l'électricité est souvent coupée. La nuit est difficile, le karakoé voisin est très bruyant, les chiens hurlent et tôt le matin, débutent les chants monastiques ! Nous sommes obligés d'utiliser des boules quies, ce qui n'est pas très confortable.
Mandalay :17 janvier
Nous nous levons à 7h-1/4 et prenons notre petit déjeuner à 8h-1/4, les Suisse attendent leur bus pour Bagan. Sean Baw, notre chauffeur de taxi-blue vient nous chercher vers 8h1/2 pour prendre le ferry 9h pour Mingun, située à 11km en aval de Mandalay Je suis étonnée de voir toute la circulation routière, beaucoup de vélos dont les conducteurs paraissent fatigués, des motos et quelques voitures et camions. Notre taxi blue de l'hôtel nous demandera 3000k pour aller de l'hôtel à l'embarcadère et 3000k au retour pour nous conduire de l'embarcadère au marché central, à 14h. Le droit d'entrée à Mingun est de 3 doll (le guichet est voisin de celui où vous prenez le ticket du ferry, pour éviter cette taxe, il faut simplement aller discrètement au guichet de droite pour le ferry, personne ne vérifie la taxe d'entrée de 3 doll). Beaucoup de bateaux sont stationnés le long du quai. Le ferry pour Mingun coûte 4500k/p.aller-retour Nous passons une heure agréable, en compagnie de 20 autres passagers et nous voyons des maisons tressées, des vaches blanches; il n'y a pas trop d'activité sur le fleuve. Des carrioles-taxis conduites par deux bœufs proposent leurs services aux touristes. Une seule route longée de nombreux stands d'artisanat, broderies, aquarelles, où nous sommes sans cesse harcelés par des vendeuses (c'est pour aller à l'école), l'une d'entre elles voudrait m'échanger du parfum contre un éventail (apportez des petits échantillons de parfum ou de rouge à lèvres «moi, j'aime les parfums français !». Des cours d'anglais de courte durée sont proposés dans une maison; Il y a énormément de poussière sur ces chemins, mais, malgré tout, il faut encore enlever ses chaussures pour pénétrer dans l'enceinte des temples ! La visite de Mingun peut se faire facilement en trois heures, mais nous ne sommes pas montés en haut de l'énorme pagode inachevée, il fallait encore enlever ses chaussures. Nous allons au bout de la route, où débute un sympathique petit village, bien ordonné, avec des petites maisons tressées clôturées puis remontons vers la paya Hsinbyume aux sept terrasses ondulantes, blanchies à la chaux. Au sommet, deux bouddhas assis l'un derrière l'autre :le petit fut décapité par des pilleurs d'or. Après sa réparation les habitants craignant que sa tête ne penche trop bas, en placèrent un 2° devant. Nous nous perdons en cherchant un itinéraire tranquille sans marchandes pour aller voir la cloche de Mingun qui pèse 90 tonnes.
A Mingun , se rafraîchir coûte cher : deux sodas en cannettes: négociés difficilement à 1500k! Mais bus agréablement devant un bébé ravi de faire sa toilette et de se verser des seaux d'eau sur la tête ! Les birmans adorent généralement que l'on s'intéresse à leurs bébés et qu'on les prenne en photo. Nous terminons par la Paya Settawya, sanctuaire creux et voûté .renfermant une empreinte de pied de Bouddha. Des femmes lavent le linge dans le fleuve et l'étendent par terre pour le faire sécher ou sur des poteaux. Nous reprenons le ferry; a l'arrivée aussi , impressionnant séchage de linge.
Notre taxi-blue nous conduit au marché Zeigyo , ou nous voyons énormément de tissus et de vêtements, le jean fait aussi sa percée !, toute sortes de marchandises sont vendues tout autour, c'est très animé, très poussiéreux et très fatiguant, des étalages gigantesques d'oignons roses jonchent le sol , c'est difficile de se frayer un chemin entre les véhicules de transport, la route est étroite. Le tracé de la promenade à pied indiquée dans le lonely planet est difficile à suivre, les routes sont beaucoup trop simplifiées et la circulation est très difficile. Nous nous perdons souvent avant d'arriver à la Paya Eindawya. Un homme arrose consciencieusement de seaux d'eau les plantes placées devant les bouddhas. Nous continuons jusqu'à la belle Paya Setkyatiha, avec son beau bouddha assis en bronze de 5m de haut et ses bouddhas couchés. Des enfants s'amusent joyeusement dehors. Deux star coca en bouteille nous désaltéreront en route pour 600k, dans un café indien. Nous prenons un taxi blue pour le BBB : 2000k (belle décoration mais hamburger médiocre, sûrement pas le bon choix !) Il n'y a pas de moyen de transport à la sortie du restaurant et les distances sont longues à Mandalay, nous faisons un retour obligé en trishaw (pour deux personnes, négocié à 1000k du BBQ au Peacock Lodge, ce n'est pas si désagréable après tout de se faire conduire !
La journée n'est pas finie : nous avons demandé à la fille de la maison « tchitsouti » de nous réserver des places pour le spectacle de marionnettes ce soir, au cas où un groupe aurait réservé lui aussi.
Le puppet show coûte 8000k/p. Auquel s'ajoute les frais de transport 3000k aller-retour avec le taxi blue de l'hotel.
Elle nous a réservé de bonnes places au 3° rang , les meilleures d'après elle. Nous sommes seulement sept spectateurs pour le double en musiciens, marionnettistes... ! C'est un joli spectacle (elles sont célèbres à Mandalay et jouaient autrefois des scènes qui pouvaient durer des heures , la troupe participe au festival international de Charleville Mézières, tous les deux ans) le site suivant donne de bonnes infos : http://www.mandalaymarionettes.com/aboutpuppetsmain1.html
Mandalay 18 janvier
Aujourd'hui, nous faisons une journée avec le taxi blue de Sean baw :20 000k
Nous allons voir le monastère en bois Shwe In Bin : d'énormes piliers en teck soutiennent le monastère, il est orné de fins motifs sculptés, les statues de Nat sur les portes sont très belles puis nous visitons le marché au jade voisin qui représente toute une entreprise, des femmes trient des pierres, des ouvriers les taillent, puis nous entrons dans un marché fermé :des acheteurs négocient, après avoir scruté la qualité des pierres (ne pas chercher à payer le droit d'entrée). Après un bref aperçu de cet énorme marché, nous nous dirigeons vers la pagode Mahamuni. De longs couloirs couverts, aux quatre extrémités vendent de l'artisanat. Je n'ai pas le droit, en tant que femme de m'approcher du célèbre Bouddha de la pagode et de coller des feuilles d'or; avec toutes ces épaisseurs d'or, il ne paraît pas très beau. Les femmes et les enfants le regardent, assis sur un tapis. Dans l'enceinte de la pagode, on peut voir des statues khmers, sans grand intérêt. Un musée présente de nombreuses photos venant de différents pays bouddhistes; au centre on surplombe une carte décrivant le parcours du Bouddha dans l'Asie, au-dessus un zodiaque dans le ciel. puis nous prenons la direction de la colline de Sagaing (prononcez « sagane »): le taxi nous arrête en bas de la Paya Soon U Ponya Shin, (il n'est pas assez puissant pour monter la côte, mais les taxis normaux le peuvent et seraient plus pratiques, on peut prendre aussi une moto), la montée se fait en 25 minutes (je décide de ne pas enlever mes chaussures avant le sommet !), et offre de belles vues sur les multiples pagodes dorées de Sagaing. La pagode en elle-même n'offre, à mon avis, pas grand intérêt, elle est un peu clinquante cette pagode, avec son carrelage, très salle de bains et ses panneaux très clinquants. Je n'ai pas vu les grenouilles en bronze du Lonely Planet. (derrière les toilettes, un taudis infect de sacs plastique et papiers toilette). Nous voulons continuer vers l'Umin Thounzeh, (colonnade en forme de croissant ornée de 45 statues de Bouddhas) un bonze nous ayant indiqué l'umin « ounzeh », qui est « son » monastère, il nous a mis malgré lui sur une mauvaise piste, nous devons de nouveau monter et redescendre ! l'Umin Thounzeh est très loin, il fait très chaud, et nous redescendons la colline.
Nous déjeunons à l'Happy Hotel Restaurant, qui est fermé mais que notre taxi blue arrive à faire ouvrir pour nous (deux ou trois personnes viendront après): 15 000k pour deux p. Au fait, un paquet de cigarettes Red Ruby coûte ici 700k ! (entre 600k et 800k) Nous allons voir les argentiers travailler, c'est très intéressant puis nous visitons la pagode Kaunghmudaw, énorme dôme blanc en forme de sein. De nombreux étals vendent du thanakha, mais personne n'en achète ! Nous retournons à l'hôtel. Mon conjoint s'est sérieusement entamé le dessous du pied et devra porter des pansements pendant une grande partie du séjour. Nous rencontrons Michelle, originaire de Tours qui cherche à partager des moyens de transport et nous demandera de participer à notre programme du lendemain;
Mandalay.19 janvier
Le taxi blue acceptera de prendre Michelle avec nous moyennant une augmentation de 2000k (20 000k au lieu des 18 000k prévus pour deux personnes soit 12 000k pour nous deux.)
Notre taxi blue nous emmène visiter les fabricants de feuilles d'or à King Galon. C'est très intéressant, mais surtout inimaginable que les batteurs d'or fassent autant d'effort et mettent autant de temps pour faire ces fines feuilles d'or, tout cela pour les bouddhas ! Noua allons voir sur la route d'Amarapura les sculpteurs sur bois, les broderies birmanes « kalata »(qui servent aussi à habiller les marionnettes), et les fonderies à la cire perdue (ils ont fait le bouddha du temple de Lodève dans l'hérault, comme nous le montre le pressbook, il est fabriqué en plusieurs parties qui sont assemblées sur le lieu final). Toutes ces visites organisées par Sean Baw étaient très intéressantes, Nous visitons la pagode Pahtodawgyi, toute blanche;les hommes peuvent grimper sur les terrasses qui offrent une vue brumeuse sur le lac et le pont U Bein, mais toujours pas moi !, puis nous allons voir la fabrication des longyi en soie, brodés, ou plus simples et visiter le kyaung Bagaya.
Nous prenons le ferry(1000k) pour aller à Inwa, où une calèche à cheval menée par une jeune femme( 6500 k pour trois p., sinon 5000k pour deux personnes, tarif affiché)nous emmène visiter les quatre principaux sites :Yadanasinme Pagoda, Bagaya Monastery, Palace Tower, Maha Aungmye Bonzan monastery; nous avons une belle vue sur la colline de Sagaing depuis le sommet de la tour penchée. Nous avons fait une belle promenade dans cette région que je n'avais pas imaginée verdoyante et cultivée. Nous avons eu, paraît-il, un très bon cheval, on peut voir les classements affichés sur un tableau.
Nous revenons au coeur de la ville d'Amarapura et visitons la pagode Nagayon au bouddha assis sur un socle en forme de serpent et le temple chinois Chinese Joss avec ses forêts de bouddhas en stuc dans toutes les positions, très curieux et très drôle!, mais pas très beaux. Tout est démesuré dans ce temple !
Direction le célèbre pont U Bein, nous réservons une barque pour 3000k qui viendra nous chercher de l'autre côté du pont pour faire le retour en bateau et voir le fameux coucher du soleil sur le pont Nous traversons à pied le pont U Bein et nous voyons notre courageux batelier, d'un âge très avancé, ramer pour conduire son bateau de l'autre côté du pont où il nous attendra. De l'autre côté du pont, la Pagode Kyauktawgyi présente un beau bouddha assis et de belles fresques, pas encore vues jusqu'à présent. Retour en bateau et coucher de soleil un peu décevant !
Après cette longue journée, nous apprécions le repas réservé à l'hôtel le matin, ce soir, ce sera du curry de poisson(6000k par p.)
Pyin oo lwin, 20 janvier
Nous assistons au défilé des bonzesses en rose qui viennent sonner à l'hôtel chercher leur riz et nous prenons des photos. Nous avons fait réserver un taxi partagé par notre hôtel à 8h (7000k place à l'arrière et 8000k la place devant). Deux jeunes filles y sont déjà présentes : le trajet dure 1h20 jet le taxi nous dépose directement à l'hotel :Dalhia Motel, nous avions fait réserver une chambre à 19 doll, par le Peacock, mais la baignoire est vraiment très sale et nous préférons prendre la chambre standard à 15 doll que le Dahlia Motel n'avait pas mentionné au téléphone (petites bêtes rampantes sur le carrelage, mais dans l'ensemble ça va) Nous partons à pied vers le jardin botanique (5doll /p. plus 1000k par app photo)Des nurseries de plantes longent la route. Le jardin est très beau, très étendu et très bien fleuri, il forme un contraste total avec le reste du Myanmar.Il est très peu fréquenté; nous voyons des volières (un paon fait la roue), un musée de papillons, des serres d'orchidées (en ce moment au repos pour la plupart), des daims peu sauvages, et une tour accessible par une grande route démesurée, avec ascenseur, elle offre un beau panorama sur la ville. Nous ressortons par l'entrée ouest et retrouvons la route d'arrivée assez déserte, mais par chance nous rencontrons une mototaxi sur le chemin du retour qui nous conduit au centre pour 2000k (l'hôtel et le jardin sont excentrés) Nous prenons un déjeuner très sommaire au Restaurant Nepali (1000k le plat) car il y a peu de choix mais l'accueil est cordial. (un nan avec un peu de légumes, un coca et du thé à volonté) Nous visitons un temple hindou où une vache est à l'honneur ! Un gamin, bien habillé en short et chemisette, et fier de porter des lunettes de soleil a un sourire craquant, nous le photographions, il est encouragé au fond de la cour par sa mère qui lui demande de sourire. Puis nous trouvons un autre temple hindou, Sri Krishna et nous allions y rentrer quand un conducteur de calèche nous propose ses services (les fameuses petites calèches de Pyin Oo Lwin !) un monsieur qui se dit professeur d'anglais vient nous aider et nous voilà maintenant entourés de quatre personnes !nous organisons un circuit pour 6000k au nord-est de la ville, nous commençons par un temple cantonnais, juste à côté d'une salle de mariage :deux beaux mariés chinois disent au revoir à leurs nombreux invités venus pour la plupart à moto, apparemment le repas vient de se terminer !Nous passons devant un terrain de sport où se dispute un match de foot très regardé, nous visitons une très belle paya Shwe Myan Tin, le gouvernement a beaucoup investi pour cette pagode magnifique, les bouddhas sont superbement drapés !des photos montrent les inaugurations en présence des militaires. nous sommes gentiment invités à y rentrer et à prendre des photos, le gardien nous dit même d'aller voir la paya U Shanti voisine qui ne comporte rien de spécial. Nous passons devant le marché shan et la Paya Aung Chantha, stupa blanc , et enfin, nous visitons le temple chinois Chan Tak (200k app photo), dans un très beau jardin, petite mare, belle pagode à 6 niveaux offrant une belle vue sur la ville et rendez-vous des amoureux !. Notre cocher nous laisse là comme convenu. Il est 6h moins ¼. Dans l'enceinte du temple se trouve un restaurant chinois désert La carte est en birman, le personnel s'amuse et nous emmène choisir notre repas dans la cuisine. On nous montre une assiette de légumes , des nouilles et en 5 minutes, même pas le temps de fumer une cigarette, on nous improvise très gentiment un bon dîner sympa : une délicieuse soupe de vermicelles de riz, une assiette de légumes, des samossas, du riz et du thé à volonté, tout cela pour 1000k ! Il fait totalement noir, le soleil qui finit de se coucher donne une belle couleur rouge au-dessus des arbres. L'hôtel est à 500m, mais on nous indique très gentiment le chemin, à plusieurs reprises, heureusement, nous avons toujours nos lampes frontales dans nos sacs à dos ! Brrr, il fait froid maintenant. La télévision passe une jolie musique shan.
Pyin OO lwin 21 janvier
La nuit a été très fraîche, j'ai supporté mon damart et un polaire sur ma veste de pyjama, le matelas est épais et très dur. Réveil à 3h-1/4, puis toutes les heures jusqu'au lever, à 6h ! Nous prenons notre petit déjeuner vers 6h30, le jour est levé : thé, un œuf sur le plat, toasts et confiture de fraises (moins bonne que celle que l'on trouve en France, bien que ce soit la spécialité de cette ville). Un touriste nous a prévenu que le trajet depuis l'hôtel vers le centre est offert par l'hôtel, nous leur demandons donc de nous emmener au centre après le petit déjeuner, je n'avais pas prévu que ce serait à moto, mais nous avons été conduits très lentement à notre demande ! Il fait encore froid, et nous supportons nos deux polaires superposés! Nous allons voir le marché du matin, qui s'installe fruits (oranges, ananas, pommes, pas de fraises, des pastèques)et légumes (nombreux chou-fleurs et autres types de choux); quelques femmes portant des serviettes éponge sur la tête, des pao, je crois, mais rien de très pittoresque. J'achète quelques CD musicaux, qui se révèleront être des DVD.
Puis nous cherchons la paya Shwezigon, beau décor extérieur, à côté d'un centre de méditation ou d'école bouddhique où un bonze demande à nous parler.; nous visitons aussi une autre paya, près du marché, le Maha Aung Mye BonThar . A 10h, il fait très chaud et nous retirons nos polaires.. Nous traînons dans le centre, envoyons des e-mails à nos enfants et confirmons notre réservation à l'hôtel New Park à Nyaung U(600k de l'heure), passons devant l'église anglicane de la Toussaint, qui est fermée. Des enfants déjeunent, mais nous n'avons pas droit aux sourires. Il est 11h, nous cherchons la fameuse boutique d'artisanat Pacific Word, et nous retrouvons le supposé professeur d'anglais de la veille dont le père tient la boutique. C'est un bric à brac poussiéreux de statues de bouddhas et de masques de tribus que je m'empresse de quitter. Nous allons déjeuner à la pâtisserie GoldenTriangle Coffee où nous nous reposons pendant plus de deux heures (nous prenons chacun un sandwich aux crudités et poulet, une viennoiserie, un ice latte, un expresso pour 13 200k). Quelques touristes arrivent et repartent pendant ce laps de temps;il y a très peu de touristes à Pyin Oo Lwin ! Peut-être une dizaine (notre immense motel paraît désert). Nous quittons notre café et tombons sur notre sympathique cocher de la veille qui nous ramène à l'hôtel pour 2000k . Nous attendons notre taxi partagé que nous avions demandé pour 15h pour retourner à Mandalay. (8000k place devant et 7000k à l'arrière) et j'ai le temps d'écrire mon compte-rendu dans le bar de l'hôtel, où la température est agréable. Il est 2h1/2. Nous discutons avec un représentant en jade, il me montre des petits paquets contenant différents types de jade, des jades étoilées, un peu grises et des jade vertes, je dis: oh, beautiful ! Et lui « you like? » et il m'en offre une, je suis très touchée et offre en échange une petite bouteille de parfum Guerlain à sa femme qui voyage avec lui ainsi qu'une carte postale de Paris, elle est ravie. Les taxis sont toujours ponctuels et même en avance ! Il est 3h – 20 et notre toyota arrive déjà !nous partageons le taxi avec une femme birmane et un militaire. Ils ont payé 5000k. A 15h, l'école est finie et beaucoup d'enfants rentrent, tout au long de la route. En 1h30, nous sommes de retour !
Au retour au Peacock Lodge, on nous offre du thé vert., un groupe a emmené notre clé ainsi que deux autres et nous devons utiliser le trousseau principal. Nous payons l'hôtel et je remets un petit flacon de parfum à la jeune fille de la maison Tchisouti et une carte de Paris, en remerciement à son père Ki. Ils ont tous été très gentils et nous ont garanti un séjour très agréable et sans faille. Ils ont tous été très attentionnés, et nous ont beaucoup aidé pour faciliter notre séjour à Mandalay, c'est le coup de coeur de nos hôtels en birmanie, hôtel bien entretenu, cuisine bamar excellente et accueil parfait.
Nous avions réservé le dîner réservé à l'hôtel avant de partir, c'est le plus pratique, car nous ne pouvons aller au plus proche restaurant à pied.. J'ai demandé du curry de poulet. Nous avions prévu de passer une nuit de plus à Mandalay , mais comme nous avons pris l'option bus et non taxi pour aller à Monywa, nous passerons deux nuits dans cette ville au lieu d'une.
Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions :
- Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ?
- Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance?
J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes.
Merci de vos réponses.
G le chinois
Vols intérieurs aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour j'ai une question , je compte aller aux usa en janvier , je souhaite faire 3 villes et j'ai vu que cela revenait à moins cher de faire : - Paris / new york ( aller retour ) , Ny / chicago ( aller ), chicago /seattle (aller ) et seattle /ny ( aller ) . Question bete je ne vais pas avoir de soucis avec les douanes vu que je passe par ny 3 fois ? Merci.
Itinéraire en Namibie, aux chutes Victoria et au Botswana du 17 septembre au 11 octobre 2009 English translation pending
Bonsoir la compagnie !
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!
17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!

17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?

Hôtel Barcelo Golf and Casino English translation pending
Bonjour,
je cherche quelques informations que je ne trouve pas dans les autres messages.
Y a t'il une clientèle assez jeune dans ces hotels et dans le complexe barcelo en général ?
Certains snack/bar restent ouverts toute la nuit d'aprés le site, est ce bien le cas ?
Aparement il y a 2 boites de nuits sur le complexe,
jusqu'a quelle heures restent elles ouvertent ? et les consomations sont elles comprises dans le all-inclusive ?
Le complexe semble immense, est il quand meme possible de se balader entre les diffèrents complexe a pied ? (5 ou 10min de marche ne font pas de mal) ou alors faut vraiment attendre la navette ?
Merci d'avance si vous avez ces informations.
Le complexe semble immense, est il quand meme possible de se balader entre les diffèrents complexe a pied ? (5 ou 10min de marche ne font pas de mal) ou alors faut vraiment attendre la navette ?
Merci d'avance si vous avez ces informations.