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A Baler: le Bignay, une alternative au vin rouge (Philippines) English translation pending
by Doud2 · 2011-12-22 · 31 replies
De passage à Baler, j'ai gouté au vin de fruit de Bignay ou Wineberry de façon étonnante, ce vin était plus pres d'un vin de raisin que d'un vin de fruit rouge tres foncé, charpenté comme un vin de soleil, agréable, surprenant je l'ai trouvé très intéressant cela m'a semblé une bonne alternative au vin rouge, surtout quand il est cher ou introuvable ou...mauvais, je vous le livre: Wineberry BIGNAY Aurora red 2008 9,5 degres 750mml pour la modeste somme de 150-180php selon la mise en bouteille disponible au magasin de produits artisanaux pres du nouveau market, pasalubong center. confectionné à partir des fruits d'un laurier ( Antidesma bonius L.) avec un nom comme ça c'est obligatoirement ''bon'' A Siquijor, il existe aussi un vin de fruit, mais resté introuvable lors de mon dernier passage.

A signaler un hébergement á Baler, directement sur la plage, qques chambres basiques, propres, wc et douche fonctionnelles (ce qui n'est pas tjrs le cas), wifi, cuisine inventive élaborée par Marco... pour la somme de 800 php breakfastt included, negociable: vrai café, cereales, lait frais, fruits, bons petits pans de sal... un petit hic, le owner qui se dit mexicano a le gosier un peu en pente. Comme chez soi: Littles girls surfer Lodge sur Sabang beach.

B
Elections au Maroc English translation pending
by PatDef1 · 2011-11-28 · 98 replies
Bonjour,

Les élections au Maroc se sont déroulées dans le plus grand calme et en toute transparence.

Le PJD (Parti pour la Justice et le Développement) est arrivé en tête, mais sans avoir de majorité, il devra donc trouver des alliés.

Comme Sa Majesté Mohamed VI s'y est engagé, le premier ministre appartiendra donc au PJD.

Le PJD est catalogué comme un parti "Islamiste modéré".

J'espère que, dans le traitement de l'information, les Médias Européens ne se souviendront pas que du premier mot !

Fondamentalement, absolument rien ne va changer au Maroc pour les touristes.

Le pays est engagé dans un vrai processus démocratique, même s'il est lent, et il avance sereinement vers la modernité tout en respectant ses traditions.

Bienvenue au Maroc !
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
by LeSpartiate · 2011-11-27 · 180 replies
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus

Le 6 juin : Au plus profond

En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...

Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.

Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.



On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!

Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.



Au tréfonds de l'antre de la bête...





Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.





CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola

La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.

Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »

L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.













Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.





Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »





Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.



Le 8 juin : Du vert à l'aride

Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.

Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.

















Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.



ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.

Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)







Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.

une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...



A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.

HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli

Le 9 juin : Royal

Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.





Raie Manta souriante...





Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.

Les chevaliers de la table ronde



Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »



J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.





Sublime désolation...



La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !

Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.

Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.

Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮

L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.

Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »

Un dragon venu du tréfonds des âges...



Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.





Shadow in wilderness...





Moon through arch...



Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.

Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.

Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...

FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !

En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.

Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.







OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana

Le 11 juin : Bloc in the roc

Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !

Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !

MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca

La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.





Empreintes... d'un autre temps



un autre dragon venu du fond des âges...

Western Collared Lizard

Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.









Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »

En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴‍☠️



Le 12 juin : Hummer tour

Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.

Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.









En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.





Alien guette...







Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.

Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.

Direction « Thousand Pocket »

Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!

« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.







Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.



Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel

Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.

La dure loi du far west...





Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.













Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.







Guimauve hoodoo









Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement



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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !

ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii

Le 14 juin : C'est Coton !

Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.





Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !





Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !



Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.

Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.



Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)

PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora

Le 15 juin : Plongées

Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?

Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.

Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?





Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.

D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.

Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.









Le 16 juin : Surprise et inquiétudes

Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.

Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.

Around... Castle Rock



Et Red Top









Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !

Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.



Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...



Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...

FEROCACTUS Echinocactus polycephalus

Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !

Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !

La descente vers le paradis

Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.

7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.

Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...



Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !

Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.

Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.





La remontée vers l’enfer

Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.

D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.

Première alerte

Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.

Deuxième alerte

La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...

Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.

Perdus !

Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.

Troisième alerte

Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.

Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)

Ultime ressource, dernière chance

Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.

Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.

Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.

Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.

Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.

Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!

La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.

C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !

Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.

Conclusion :

Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.

Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.



Le 18 juin : Coucou... C'est nous

Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.

















Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.

Le 19 juin : Hasard à Las Vegas

Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.

Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.

Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE

L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!

Conclusion:

Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.

Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .

Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.

Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.

Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Destination soleil , mais pas trop plage? English translation pending
by Tweety29 · 2011-10-18 · 50 replies
Bonjour j`aurais vraiment besoin de conseil, ont aiment la chaleur mais on aiment pas se coucher sur la plage si quelqu`un pourrait me conseiller et ont aiment bien la ville, l`hiver passer ont est allé a Las Végas et ont a beaucoup aimer ça, je ne sais vraiment pas ou aller j `attend vos conseils, merçi a l`avance
Destination pour l'hiver en Amérique Centrale? English translation pending
by Cmarecki · 2011-10-15 · 16 replies
Bonjour!

Je voulais partir en amérique centrale cet été mais vu la saison des pluies, je suis allée en Europe...Mais bon, j'ai garder le projet en tête et j'amerais bien y aller cet hiver (février ou mars 2012)

Je me suis beaucoup renseigné mais je n, arrive pas à faire le choix entre les destinations. Je pense avoir exclu le costa rica. J'entend dire que c, est magnifique et très varié mais pas le coup de coeur de plusieurs qui ont parcour le centre et plus cher.

J'hésite beaucoup entre le Guatemala ( mais il n'y à pas vraiment de plage?) , le Honduras, Le Nicaragua ( moins cher, moins touristique) ...et ouverte à d, autres suggestion aussi!

J'aimerais une destinations avec de belles plages ( mon conjoint veut s'y reposer mais moi je ne suis pas bcp du type tout inclus : on fait juste de la plage..)

donc j'aimerais faire le compromis: plage pour lui, aventure pour moi et paysages pour mes photos...Cepndant, nous y resteons 1 semaine..Donc pas trop de route ou un itinéraire chargé

Avez-vous des suggestions? J, attends vos idées, et merci!! :)

Christine
Pourquoi les touristes se déplacent-ils en horde? English translation pending
by Henridusud · 2011-10-05 · 111 replies
"Groupe de personnes plus ou moins disciplinées provoquant du désordre, commettant des pillages, des actes de violence.

horde (n.f.) 1.bande d'individus indisciplinés, violents."

Deux définitions trouvées parmi d'autres...

D'après de nombreux intervenants, les touristes se déplacent systématiquement en horde. Pourrait on leur demander de le faire simplement en groupes, pour éviter tout problème avec les populations locales ?
Recherche partenaires-associés pour un hôtel au Honduras et un au Nicaragua English translation pending
by Nicoletela · 2011-08-31 · 9 replies
Nous sommes des Quebecois, qui avons un hotel-bar et resto (le resto est en voie de developpement) au Honduras et un autre couple de Quebecois qui possedent eux aussi un hotel-bar et resto au Nicaragua. Nous recherchons des personnes retraites serieuses et responsables qui auraient le gout de s associer avec nous afin de nous permettre de sejourner au Quebec 2 fois par annee a raison de 3 mois a chaque voyage. Le fait que nous vivons en Amerique Centrale a l annee longue nous exclus de la protection du service de sante au Quebec et nous considerons que cela pourrait etre desavantageux a long terme. Les personnes recherchees doivent parler anglais et etre interessees a apprendre la langue espagnole, car la majorite des touristes qui se presentent chez nous communiquent soit en anglais ou en espagnol. L hotel du Honduras est situe tout pret de la mer des Caraibes. Celui du Nicaragua est directement sur la plage et possede une piscine creusee. Communiquez avec moi pour plus de details. Nicole
Accident de bateau entre Sainte-Marie et Soanierana Ivongo English translation pending
by Ericrando · 2011-08-28 · 23 replies
Il y aurait eu aujourd'hui un grave accident d'un bateau qui fait la navette entre Ste Marie et Soanierana-Ivongo, on parle de 6 victimes et peut être d'une explosion sur le "Cap Ste Marie" qui ramenait des personnalités du festival des baleines. Est ce que quelqu'un de la région a un peu plus de précisions ?
Italie: Archipel des Eoliennes, 7 îles à découvrir... en 7 escales English translation pending
by Jemaflor · 2011-07-24 · 15 replies
Eparpillées au nord des côtes siciliennes, les îles de l’archipel des Eoliennes ont toutes en commun une origine volcanique. Seraient-elles pour autant toutes semblables ? Pas vraiment, car chacune d’entre elles offre aux visiteurs ses particularités, son originalité et un charme bien différent… D’île en île, je vous propose un cabotage en mer Thyrrhénienne, au programme 7 escales, une dans chaque Eolienne. Prêt à embarquer pour Lipari, Vulcano, Salina, Panarea, Stromboli, Filicuidi et Alicuidi ? Puisque vous êtes partant … alors bon vent au pays d’Eole !

Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …

Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.



Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).

Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.

La route côtière en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.



L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !

Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.

Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.

La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.

Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.

C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.

Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.



Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.

A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ? La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.

A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !

Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.



Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.



Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.



Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.

La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.



En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.



Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !



La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !

Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !



Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.



C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …



Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !

Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.



Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.

Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.



Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c���est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…



Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !



La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.

C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.



En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.



Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …

La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.



Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.

Jean
Différences entre les États-Unis et la France English translation pending
by LeTigre · 2011-07-13 · 492 replies
Bien sur ce topic reprend au bon la balle lancé par Dusty35 ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4375746#4375746

Mais depuis plusieurs jours que ce topic à été clos à cause de son succès, un truc me tracasse parce que je ne crois pas qu'il ait été relevé et CA c'est vraiment une grosse lacune francaise ...

Alors voila : pourquoi, alors qu'aux US il y a dans le moindre magasin d'alimentation, un mur entier de frigo, ce qui permet d'acheter de la boisson qu'on peut consommer fraiche TOUT DE SUITE, en France il n'y a aucun frigo même dans les supermarché RIEN ??? Ici, quand on a soif, il faut aller au magasin, acheter sa bouteille puis retourner chez soi, la mettre au frigo, attendre 4 ou 5 heures et A CE MOMENT LA seulement, boire frais !!!

Vraiment, ça sent la fin d'une civilisation ca !!!
Croisière du 11 août 2011 sur le MSC Lirica English translation pending
by Lounaa · 2011-07-12 · 409 replies
bon ben voilà j'ouvre un post j'ai longtemps posté ailleurs et répondu ailleurs puis je me suis dit que sa serai bien aussi de poster ce sujet et que d'autres partirons peut etre le 11 aout sur le Lirica😛

voilà donc départ le 11 aout sa approche😛mais bon depuis mars que j'ai reservé je me languis! sa commence à etre long surtout j'en etais quand venus est partie le 6 mai😉 paglop luberon et batbeth ensuite enfin j'en oublie peut etre😛 j'ai assisté à d'autres départs😛non pas avec le mouchoir sur le quai🤪de pap, fantasia! bruno concordia! cricri sinfonia et bientot rosa qui part et desbell en septembre sans oublié biensur malou ou ou qui part le 13 aout sur le mariner et que je retrouve à Palma le 17 ouf😛j'ai bien retenu hein faut dire que vous oublié est dur mdr😛 et notre mangentif😏 qui reste à quai d'ailleurs c'est peut etre bien elle qui agite le mouchoir à chaque départs mdr😛

donc soyons serieux deux minute sa va etre dur mais bon🤪

au depart de Marseille 19h00 attendez je prend mes lunettes😎Genes, Ajaccio, Civitavechia, Salerne, Tunis, et Palma😛 j'ai la cabine 8151 sur le pont 8 paganini bien italien ça😏d'apres alacati c'est pas mal😉 j'espere bon je pars avec mon fils brian 13 ans deja😛sa passe bref et mon mari qui est etourdit comme pierre richard voilà dans la presentation j'ai eu quelques soucis avec mon agence mais vous avez eté là à me soutenir donc tout est reglé😏 j'espere ne pas me trompé dans mon periple à Rome mais j'ai un ange gardien le bruno😏qui m'a bien indiqué la route pour aller voir le saint père !!(pap)😛 voilà encore un mois a attendre mais je tiens le choc😛malgré l'epuisement d'attendre mais quand je vois le cricri dejà revenu🙁sa passe vite!!! ce matin j'ai reçu les carnets voyages avec un mois d'avance bizarre😉 me reste plus qu'a acheter les valises et cachets pour le mal de mer😛 j'oubliai la cabine est bien à deux lits bruno t'avait raison le pere lounaa va etre heureux😄 il me reste plus aussi à acheter un bouquin français italien au cas ou comme cricri je perde une valise ou le mari, sa sert de se comprendre🤪 ben voilà pour le moment j'ai à peu pres tout dit je compte, plutot decompte les jours là😛 je part en tgv pour Marseille le 10 et je couche à l'hotel comme çà je risque pas de louper le bateau bon ben voilà si quelqu'un part à cette date qu'il se face conaitre au plus vite😉 nan je plaisante😏 en tout cas avec vf j'aprend tout les jours c'est cool un fofo comme çà et les rencontres sont super voilà c'est tout pour le moment😏
Rome: récit de voyage actualisé 5 jours juin 2011 English translation pending
by Gjb · 2011-06-17 · 159 replies
Bonjour,

De retour de Rome voici notre récit de voyage détaillé. 5 jours à Rome en couple au début du mois de juin 2011. Au programme, pas mal de visites, le colisée/forum/palatin, ostia antica, les musées du vatican, les thermes de caracalla, le musée capitolin et son annexe la centrale montemartini, de belles églises et basiliques, le Panthéon, de belles fontaines et de belles places, bref si ça vous dit, c'est le moment d'en lire plus :)

Ce récit est mis à jour régulièrement, vous y trouverez surement des infos utiles!

vendredi:

16h10 arrivée Aéroport Fiumicino. Il y a deux aéroports à Rome donc vérifiez auquel vous arrivez! tous les moyens pour rejoindre Rome depuis l'un ou l'autre sont listés dans un message plus bas! Le taxi pour les murs de Rome depuis cet aéroport coûte actuellement le prix fixe de 40 euros (edit: depuis juin 2012 nouveaux tarifs taxi en vigueur à 48 euros depuis FCO. Tous les tarifs des transports pour rejoindre Rome depuis les deux aéroports sont détaillés dans un message après notre récit). Il nous a semblé que c'était une très bonne solution pour optimiser le trajet. Le train leonardo express direct pour Termini coûte 15 euros par adulte (14 en ligne ou acheté avant d'arriver sur le quai dans les machines), et si on ne va pas à Termini, il faut ensuite prendre le métro ou le bus et finalement je pense qu'on perd beaucoup de temps, tout ça pour 8/10 euros d'écart à deux! Nous avons pris le taxi directement devant le terminal, et 35 min plus tard nous étions Piazza del Popolo à 1 min à pied de notre appartement. Voulions acheté le Roma Pass à l'aéroport mais le kiosque est au Terminal 3 du coup étant arrivés dans le 1 on a filé!

Avions loué un appartement à deux pas de la piazzale Flaminio juste derrière piazza del Popolo. Nous avons été ravis de cet hébergement: un ex atelier d'artiste nommé spazio 23 de type duplex de 40 m² climatisé (ce n'est pas du luxe en été), au calme donnant sur une petite cour, et lumineux. Déco minimaliste accueillante et où il fait bon vivre! Loué par une française qui vit à Rome et qui tient aussi un B&B de l'autre côté du parc si vous préférez cette formule. Le frigo est plein pour le petit déjeuner et l'accueil de Sophie Simon très très sympathique!! On recommande cette formule appartement/petit déjeuner assez rare d'autant plus que nous avons tout visité à pied ou en bus très facilement, jamais en métro mais la station Flaminio est en face si vous souhaitez le prendre. Nous avions plaisir à y rentrer chaque soir. Bref, on recommande vraiment! Contactez moi pour plus d'info ou directement Sophie Simon: sophiesimon@libero.it son blog avec tout plein d'infos:
http://petites-suites-romaines.blogspot.fr/...z-...

Une fois installés, achetons le roma Pass 72h, 25 euros. (Edit: le roma pass passe à 34 euros le 1er mai 2013. Il passe à 36 euros le 15 avril 2014) dans un kiosque à journaux devant l'appartement, sinon pas mal de points de vente un peu partout (bureaux de tabac, kiosques à journaux, entrées des musées, gare Termini, aéroports) et partons à pied dans les rue de Rome à la découverte des plus belles places du centre historique: piazza del Popolo, piazza della rotonda (Panthéon), piazza de la minerva, saint ignace, place Navonne, montecitorio, piazza colonna...on est déjà dépaysé!!

-- parenthèse sur le roma pass: Attention, de préférence ne pas le composter un soir, sinon on perd le bénéfice de la première journée!! le pass est en effet valable jusqu'au 3ème jour 23h59 (et pas 72h). Donc mieux vaut l'activer un matin pour ne pas perdre le bénéfice de la première journée. Il se compose d'une seule carte valable pour les transports et les musées et s'active dès que vous le compostez pour un musée ou dans un transport. C'est avant tout un pass musées, donc à voir en fonction de visites que vous planifiez. Le roma pass permet deux premières entrées gratuites, puis le tarif réduit sur les suivantes, et trois jours de transports gratuits. La liste de musées acceptant le pass est disponible sur le site romapass.it. Le roma pass permet un coupe-file au colisée/forum/palatin en le choisissant avec la gratuité, ce qui est bien utile. Les sites colisée/forum/palatin se visitent avec le même ticket et ne comptent donc que pour une seule entrée! vous avez donc droit à une deuxième gratuitement! pour info pas de coupe-file pour les autres sites. Si vous visitez des must de Rome comme la galerie Borghèse ou le musée capitolin, il est fort à parier que vous rentabiliserez le pass! à vos calcul! Pour info, si vous ne le prenez pas, il est tout à fait possible de réserver son coupe-file pour le colisée/forum/palatin sur le site ticketclic, pour 1,50 euros de plus par billet, pour un jour donné sans être lié à un horaire précis (edit novembre 2013: la réservation ne se fait plus sur ticketclic.it mais sur coopculture, pour 2 euros). Le roma pass peut se réserver en ligne mais cela complique plus qu'autre chose: vous devez retirer votre pass à un endroit bien précis et pendant les horaires d'ouvertures, le prix est le même, vous avancez les frais et source de problème éventuel lors de la récupération comme j'ai pu le lire. Alors prenez le sur place c'est tout aussi simple. le roma pass étant surtout un pass musées, il n'est pas intéressant pour les ressortissants de l'UE de moins de 18 ans (strictement) qui ont la gratuité dans les musées d'état sur présentation de la carte d'identité. Ils bénéficient uniquement de réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin.)

ATTENTION au 1er juillet 2014: plus de gratuité pour les plus de 65 ans dans les musées nationaux comme c'était le cas jusqu'ici! Tous les premiers dimanches du mois: entrée gratuite dans les musées d'Etat et sites archéologiques. Tous les vendredis les principaux musées et sites archéologiques seront ouverts jusqu'à 22h Et au moins 2 fois par an aura lieu l'initiative " La Notte al Museo" avec l'entrée à 1€.

edit roma pass avril 2014: Nouveau Roma pass 48h à 28 euros à partir du 15 avril 2014. Donne droit à 1 seule entrée gratuite puis réductions sur les suivantes et 48h de transports gratuits. il fonctionne bien 48h!

Pour rappel le roma pass 3 jours lui fonctionne sur 3 jours et non 72h. (pourquoi faire simple....) Il vient de passer à 36 euros. Donne droit à 2 premières entrées gratuites puis réductions sur les suivantes et 3 jours de transports gratuits. --

Dînons chez Da Francesco. Bonne ambiance, accueil très sympa où se mêlent touristes et italiens. Antipasti et pizza romaines à pâtes fines délicieuses (35 euros à deux avec bière et vin)! En dessert une glace chez Giolitti! copieux et trop bon!! choix énorme et accueil pas plus aimable que ça et ça débite! Retour à pied à l'appartement, trop contents de découvrir cette superbe ville!

samedi:

Prenons le bus 117 avec le Roma Pass, un des petits bus électriques qui parcourent le centre, à piazza del Popolo, en haut de la via del corso qui descend jusqu'à piazza Venezia pour aller au Musée Capitolin. Première entrée gratuite avec le roma pass, superbe musée qui nous a beaucoup plu, audio guide 5 euros très intéressant. (plein tarif 9,50, réduit 7,50 // attention du 27 mai au 14 septembre 2014 expo temporaire, plein tarif: 13 euros, tarif réduit 11 euros, tarif gratuit 2 euros). Audioguide bien fait 5 euros. Déjeuner sur le pouce en allant acheter des pizza à la coupe (al taglio) au Forno di campo de fiori. 10-15 min à pied dans des petites rues très sympa: pizza qui sortent du four excellentes, et rayon gâteaux fameux!! (8 euros à deux) Pique-nique sur la piazza B.cairoli sur des bancs à l'ombre car seulement vente à emporter. Fontaine d'eau potable. Excellente boulangerie toute proche Antico forno Roscioli.

Direction la colonne de trajan à pied où nous avons rdv à 13h30 pour une visite guidée de la Rome antique (colonne de trajan , forum et colisée). Nous avions réservé cette visite avant de partir auprès d'une association de guides français visiterrome.com (20 euros / pers, 3h de visite, petit groupe de 10 personnes.) C'était intéressant de laisser guider et d'écouter une histoire mais peut être pas indispensable. L'entrée aux colisée-forum-palatin avec le roma pass (2ème entrée gratuite) Coupe file bien utile car la queue était super longue et à priori ça peut être pire!!

pour info l'entrée colisée/forum/palatin coûte 12 euros, et 7,50 en tarif réduit. Le billet est valable 2 jours consécutifs pour une entrée unique sur chaque site, une au colisée et une au forum/palatin qui se rejoignent à l'intérieur donc ne comptent que pour une seule entrée. le roma pass fait office de ticket si on entre avec la gratuité, suffit donc d'aller directement aux tourniquets.

Au niveau de l'entrée du forum il y a une fontaine d'eau potable et des WC juste derrière les caisses, qui sont d'ailleurs accessibles sans aller dans le forum, ça peut servir! Restons dans le Colisée après la visite puis allons visiter la Basilique saint Clément à 10 min à pied, arrivons trop pour visiter les niveaux inférieurs..mais la basilique est très belle!

On voulait monter sur le monument Il Vittoriano, ce monument en forme de machine à écrire qui s'élève sur la piazza Venezia, mais la dernière montée s'effectue 45 min avant la fermeture...tant pis ce sera pour mercredi. Ceci dit on peut monter gratuitement à une première terrasse qui est déjà sympathique et offre une belle vue sur le forum et le Colisée!! On peut d'ailleurs y boire un verre (pas testé ni vu les prix) De là, on peut alors acheter ou non son billet et prendre l'ascenseur (7 euros)

Dînons chez Da tonino. Cela vaut le coup d'arriver tôt ou de patienter si c'est complet. Comptez 8-10 euros pour un plat et 4 euros pour un dessert. Retour à pied via le centre historique, petite balade fort sympathique et la chaleur tombée il est fort agréable de se promener!

Dimanche:

Direction Ostia antica! Bus 628 depuis piazzale flaminio direct pour la gare ostia lido (20 min) d'où nous prendrons le train pour Ostia (tous les transports gratuits avec roma pass). Arrivons 30 min plus tard sur le site, à 9h30. Tarif réduit avec le pass (3.25 au lieu de 6,50), plan en français 2 euros, et nous voilà parti dans ce très beau site au milieu des pins! pique-nique (table ombragée à côté du musée); Les repas de la cafétéria n'avaient pas l'air très appétissants mais le cappuccino se défend pas mal (1,50 euros) ! Le petit musée vaut la peine de s'y attarder avec de belles pièces! regardez en arrivant les horaires car fermeture pour le déjeuner. Sommes repartis vers 15h mais ça peut se faire en une bonne matinée sans trop s'attarder. Le train du retour était bondé quasiment au point de ne pas pourvoir monter... On était prévenus que le weekend ce n'était pas top, à refaire on conseillerait donc d'y aller en semaine. Attention aux pickpockets dans le train!

edit tarif ostia antica mai 2013 Audioguide: 4,00 euros 8,00 euros plein tarif et 4,00 euros en tarif réduit

De retour à la gare Ostia Lido juste à côté de la station métro Pyramide allons à la Centrale Montemartini 15min à pied ou bus 23 direct. Le musée expose de très belles pièces dans un très beau volume, on a beaucoup aimé! réduction à l'entrée avec le Roma Pass (4,50 au lieu de 5,50). On voulait poursuivre la fin de la rue pour visiter la Basilique Saint Paul hors les murs mais il y a avait des trombes d'eau, on n'y est pas allés mais ça peut se goupiller après ce musée sans souci (bus 23 ou à pied). Dînons dans le Testaccio chez Da Buccatino (bus 23 direct arrêt Volpetti depuis le musée). A la carte des abats bien sûr car c'est le quartier, mais par goût nous prendrons des cannellonis fort bons là aussi!! Resto à conseiller! puis retour à l'appartement en prenant quelques mètres plus loin le bus 95

Lundi:

Bus 628 depuis Piazzale Flaminio direct pour les Thermes de Caracalla. 25 min de bus à travers Rome. Tarif réduit Roma pass (3 euros au lieu de 6) (edit: nouveaux tarifs 7 euros en plein tarif et 4 en tarif réduit). Audio guide 5 euros très intéressant surtout pour comprendre. Un pour deux suffit, comme c'est en plein air on peut pousser le volume sans problème. Ce site nous a également plu même s'il n'en reste pas grand chose. Puis 2h30 plus tard direction le Palatin, à quelques minutes à pied; on ne l'a pas encore fait, mais on va utiliser les billets du colisée car valables 2 jours. Coupe file à l'entrée du Palatin mais le Roma Pass ne marche pas...on a expliqué qu'on avait juste fait le forum et qu'on pensait qu'il fallait ressortir pour le Palatin. On est rentré dans la foulée sans souci, mais j'ai lu à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas.. En fait le Palatin et le forum se rejoignent à l'intérieur donc ça compte bien comme une seule entrée. Il vaut peut-être mieux assurer et faire d'un côté le Colisée et de l'autre grouper le palatin et le forum. Vers 14h filons dans les petites rues sympathiques autour du métro Cavour, et déjeunons à Perdingianu&croccoriga. J'ai adoré mon risotto, mon homme a moins apprécié ses raviolis. (24 euros à 2 pour un plat et une boisson), ce quartier est plutôt sympathique, excellentes pâtisseries chez Curi Curi puis marchons jusqu'à la Basilique di Santa Maria Maggiore, superbe, puis la chiesa di santa Passede et ses belles mosaïques et enfin la basilica di san pietro in vincoli et sa superbe sculpture de Michel-Ange. Tout ça se fait très bien à pied et plutôt dans cet ordre sinon ça monte! Puis direction la via nazionale non loin pour prendre le bus H devant le palazzo delle esposizioni facilement repérable, direct pour le trastevere que nous atteignons en 20 min juste derrière le pont Garibaldi. Balade à pied dans ce quartier très plaisant direction le Janicule, après une petite montée! Superbe vue sur Rome! prendrons le bus 115 qui redescend de l'autre côté. Au terminus marchons le long du tibre et admirons le pont Saint-Ange superbe! on se retrouve donc en haut de la via della Concilazione qui arrive place saint Pierre. La perspective est sympa! Le Vatican c'est pour demain! Traversons le Tibre, voulions dîner chez Alfreda E Ada mais c'était fermé donc nous retournons chez Da tonino à deux pas. Cette fois nous prendrons un involtini, trop bon, et un tiramisu excellent! Leur bière font 66 cl pour info...!! Nous conseillons vraiment ce resto!! Retour de nuit via le centre historique, et la fontaine de Trévi by night, superbe et bondée!! une des icônes de Rome! Puis bus 95 à partir de la via del tritone pour l'appartement!

Pour info: - le lundi les musées sont fermés sauf: les thermes de Caracalla ouverts de 9h à 14h le colisée-forum/palatin toute la journée les musées du Vatican toute la journée la villa Farnesina (tous les jours jusqu'à 14h) Il y a donc de quoi faire sans compter: toutes les églises/basiliques, la bouche de la Vérité, les marchés et promenades dans les quartiers comme Trastevere, quartier juif, Garbatella, Testaccio (Piramide, cimetière des non-catholiques, mte Testaccio.... - fin du Roma Pass à 23h59!! - attention la plupart des églises sont fermées de 12h à 16h, sauf les 4 grandes basiliques patriarcales: St Pierre, St Marie, St Jean et St Paul

Mardi:

Journée Vatican. Un état dans la ville! Avions réservé sur le site officiel des musées du Vatican l'entrée à 8h moyennant 4 euros de réservation/personne en plus des 15 euros du billet (edit : le plein tarif passe à 16 euros au 01/01/2013 et la visite de 8h n'est plus possible, donc premier horaire 9h). Cette réservation n'est pas obligatoire mais franchement ça vaut vraiment le coup car le musée n'ouvre qu'à 9h et donc beaucoup moins de monde! Avions pris le tramway n°9 à 5min de l'appartement direct pour le Vatican. Nous y étions en 15 petites minutes, et à 7h30 la queue pour l'entrée de 9h avait déjà commencé... alors autant rentrer à 8h si vous êtes là si tôt! Nous avons fait la queue devant le musée avec ceux qui avaient aussi une réservation pour le même horaire et hop à 8h nous sommes tous rentrés! Après le portique de sécurité avons récupéré nos billets en échange du "voucher", puis direction le musée en prenant un audio guide au passage (7 euros). Prenons tout de suite le chemin court indiqué pour la chapelle Sixtine, d'ailleurs pas mal de marche pour y arriver au final! et c'est un vrai bonheur d'y être avec seulement une trentaine de personnes dedans!!! pour info les photos, même sans flash sont interdites, et le silence obligatoire! on sort par la petite porte à gauche, interdiction de revenir sur ses pas, et on repart visiter le musée qui s'est déjà bien rempli! superbe musée qui regorgent de trésors! Nous avions prévu un pique nique et avons déjeuné dans la cour intérieure très sympa! on ressortira à 15h après un dernier passage dans la chapelle collés serrés...et bien sûr on n'a pas tout vu! on a adoré!

Direction la place saint Pierre à deux pas, une glace chez Old brige en passant le long des murailles, super bonnes et copieuses là aussi, comptez 2 euros pour un pot moyen! un peu de queue pour la Basilique Saint Pierre mais ça avance très vite (entrée gratuite, suffit de passer les portiques de sécurité). Voyons les gardes suisses et leur uniforme dessiné par Michel Ange! Une fois dedans direction la coupole (7 euros avec ascenseur puis escalier ou 5 euros tout à pied!!) On fera tout à pied et franchement ça se fait! La vue est superbe de la haut!! A la descente, visitons la basilique, voulions voir les grottes qui sont gratuites mais une messe avait lieu donc c'était fermé.

Direction le restaurant à 10 min à pied Dino & Tony! bonne ambiance, menu bon et copieux (le même pour tout le monde). Les plats sont débités vitesse grand V, vins au pichet et tout ça dans une ambiance plutot sympa! très bon moment même si le tout n'est pas très raffiné au final! On n'a pas pris le plat de viande/poisson parce qu'on avait vraiment plus faim mais le dessert est passé! (43 euros avec vin et eau). touristique.

Pour info les horaires d'ouverture de la basilique saint pierre sont: de 7h à 18h30 du 1 oct au 31 mars de 7h à 19h du 1 avril au 30 septembre

la coupole, dont l'accès se fait via la basilique est ouverte : de 8h à 17h30 du 1 oct au 31 mars de 8h à 18h du 1 avril au 30 septembre tarif de la coupole: 5 euros tout à pied (551 marches) 7 euros ascenseur jusqu'à mi-chemin (320 marches)

en général les guichets ferment 1h avant la fermeture des sites ou musées, et cela vaut pour la coupole. les guichets des musées du Vatican ferment eux à 16h et le musée lui à 18h. Le musée est fermé le dimanche sauf le dernier dimanche du mois, ouvert de 9h à 14h, dernière entrée 12h30, pas de réservation possible. beaucoup de monde à prévoir. les infos, les horaires, les jours de fermeture annuelle, les infos pour arriver au musée etc etc sur: http://mv.vatican.va/5_FR/pages/MV_Info.html

tarifs musées du Vatican: plein tarif 15 euros (16 euros en 2013) tarif réduit 8 euros frais de réservation optionnelle sur le site officiel: 4 euros/billet

les visites by night des musées du Vatican reprennent en 2014: Le vendredi, de 19h à 23 h, dernière entrée 21h30. Tous les vendredis du 2 mai au 25 juillet 2014 Tous les vendredis du 5 septembre au 31 octobre 2014

Une idée originale pour visiter les musées autrement, sans trop de monde assurément, et qui permet aussi d'optimiser les visites sur un court séjour! Réservation obligatoire sur le site officiel du musée ICI l'itinéraire inclus les salles les plus importantes, dont la chapelle Sixtine. Détail de l'itinéraire via le lien. Des retours très positifs les années précédentes!

edit mi juin 2013: les paiements on line suspendus depuis janvier 2013 reprennent !

Mercredi:

Direction la Galerie Borghèse. Attention réservation obligatoire pour ce musée ! Ce n'est pas la peine d'y aller sans avoir réservé. Avions réservé une semaine avant par téléphone pour la visite de 9h à 11h (8,50 en plein tarif et 5,25 tarif réduit (25 ans)

edit du 16 mai 2012: nouveaux tarifs: 11 euros en plein tarif, et 6,50 euros en tarif réduit + supplément si expo temporaire).

edit: du 5 février au 25 mai 2014: exposition temporaire, + 5 euros soit un plein tarif à 16 euros. Inclus dans le roma pass si vous le prenez.

Il faut y être 30 min avant de sorte à faire la queue pour récupérer votre billet et rentrer à l'heure car la visite est strictement limitée à 2h. Et si vous voulez bénéficier du Roma pass que ce soit pour la gratuité ou la réduction, il faut impérativement réserver par téléphone. Sinon il est possible d'acheter ses billets par internet moyennant 1.50 euros de plus par billet (pas super à mon avis, c'est plus cher, on avance les frais et surtout c'est non modifiable ni remboursable). Audio guide 5 euros fortement conseillé. Bus 88 nous dépose en bordure du parc! c'est un musée superbe qu'on conseille vraiment!

Puis balade à pied dans le parc, qui est d'ailleurs le plus grand parc de Rome, jusqu'à la colline du Pincio, qui offre un très beau point de vue sur les toits de la ville. Descendons vers l'église de la trinité des monts en passant devant la villa Médicis. Arrivons à l'église, descendons les escaliers vers la piazza di Spagna puis balade dans ce quartier très "shopping" !!

Déjeunons chez Babette en remontant vers Piazza del Popolo. Super cadre, et une formule buffet salé et boisson de 13h à 15h à 12 euros (25 euros le weekend avec dessert et café). Très bon et service très très aimable. Une petite cour intérieure qui était complète, ça vaut surement le coup de réserver pour y déjeuner!! Allons vers Il Vittoriano pour une dernière vue splendide sur Rome! (7 euros) Pas donné mais c'est beau! si budget serré montez déjà à la première terrasse c'est sympa! On finira par un petit tour dans le centre historique, allons voir de l'extérieur le Palais Farnèse car on s'y est pris trop tard pour pouvoir réserver la visite ( en juin ils prenaient les réservations pour octobre...), et la via Gulia juste derrière, rue charmante qui offre une belle vue sur les jardins du Palais! Un excellent cappuccino à la Tazza d'oro au comptoir et direction l'appartement en bus pour reprendre nos affaires! Prenons un taxi à la station située Piazza del Popolo 40 euros pour Fiumicino. A 18h ça roule moyen on a mis une petite heure pour atteindre l'aéroport. Une fois encore, prendre le taxi nous a permis de gagner du temps sur l'après-midi pour profiter encore un peu de cette très belle ville!!

info palais farnèse: la visite ne se fait plus que via l'association inventer rome. les infos surleur site visite en français le lundi et vendredi à 15h et 16h prix: 5 euros

Conseils en vrac:

- Le colisée/forum/palatin, le musée capitolin et la Galerie Borghèse font partie des musées "les plus chers", utilisez la gratuité avec le Roma Pass si possible pour 2! et sinon la réduction du Roma pass dans les 3 jours. - Le musée capitolin est gratuit pour les parisiens (au sens domicile sur carte d'identité) - nombreuses fontaines dans la ville, remplissez vos bouteilles d'eau plutôt que de les jeter! - Rome se visite beaucoup à pied, il y a tellement à voir à chaque coin de rues!! De bonnes chaussures pour marcher...ça vaut le coup!! et gardez les transports pour les plus grandes distances! - Les bus permettent aussi de voir la ville, nous les avons attendus entre 1 et 20 min: ne pas trop se fier aux horaires sur le site atac! ils sont parfois bondés! - bien cumuler les deux visites les plus chères avec le roma pass car ce sont les 2 premières qui sont gratuites! Ensuite bénéficiez des réductions dans les autres sites listés. - on n'a jamais pu faire un repas complet mais cela n'a pas posé pas de problème de sauter une partie ou de prendre une assiette pour deux des fois!! - au restaurant, il faut rajouter entre 1 et 3 euros par personne pour le couvert et le pain. - info galerie borghèse sur http://www.galleriaborghese.it/borghese/en/einfo...)

- le roma pass n'est pas utile pour les plus de 65 ans et les moins de 18 ans ressortissants de l'UE car ils ont la gratuité dans les musées nationaux, comme: - colisée/forum/palatin - Musée national romain (4 musées) - Galerie Borghese, Corsini, Spada, Arte Antica, Arte Moderna - Château St Ange - musée étrusque de Villa Giulia - Ostia Antica - thermes de Caracalla - villa d'Este, villa Adriana à Tivoli En revanche seulement des réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin. Il est à fort à parier que les 18 - 25 ans n'aient pas besoin du roma pass car ils bénéficient du tarif réduit. A vous de voir et de calculer, surtout si vous avez besoin d'un pass transport.

Edit: prix des transports en commun dans Rome: Pour info augmentation des tarifs billets atac à Rome à partir de vendredi 25 mai 2012: 1.50 € le billet valable 100 minutes 6€ le pass journée 16.50 € le pass transport 3 jours 24€ le pass transport 7 jours Le roma pass à 34€

Edit: prix des taxis depuis aéroports nouveaux tarifs aéroports pour les taxis depuis juin 2012 avec 1 valise comprise dans le prix...:

Fiumicino - gare Ostiense 45 euros Fiumicino - Murs auréliens 48 euros Fiumicino - gare Tiburtina 55 euros Fiumicino - Port de Civitavecchia 120 euros

Ciampino - Murs auréliens 30 euros Ciampino - gare Ostiense 30 euros Ciampino - gare Tiburtina 35 euros

Depuis fiumicino il est donc à présent moins cher de prendre un transfert privé avec romeshuttlelimousine.com par ex (40 euros jusqu'à 3 personnes, et 50 euros pour 4 ou 5 personnes valises incluses)..

edit: des infos recoupées sur différents forum sur les restaurants et cafés restaurants: un repas romain commence par des pâtes, puis comme plat de résistance de l'abacchio (agneau de lait), du poulet, du boeuf, de la morue, ou tripes à la romaine. En dessert zuppa inglese, materozzi, crostata à la ricotta. évitez les restos avec rabatteurs, qui vous tendent le menu dans toutes les langues dans la rue, évitez aussi les menus touristiques!! Aux abords des lieux très touristiques forcément il y a plein de restos pour touristes et pas forcément les meilleurs. Si vous louez un appartement vous pouvez faire quelques courses et vous concocter de bons petits plats en allant au supermarché ou au marché. mozzarelle de bufala, basilique, tomates comme les pachino et huile d'olive, jambon, bresaola parmesan et roquette (rughetta)... idéal aussi pour un pique nique improvisé;

centre historique: - da tonino - da francesco - Osteria via delle copelle 41 - piazza à emporter pour un déj sur le pouce (al taglio): el forno de campo fiori - pizzeria Luzzi vers le colisée

Termini trattoria del omo

piazza del popolo: - chez babette avec le formule du midi de 13h à 15h (voir détails donc notre récit)

quartier san lorenzo, moins touristique mais pas mal de bon restos à priori

quartier testaccio (très conseillé) - da buccatino - da oio a casa mia - perilli (haute gamme)

Vatican: - piazza à emporter: non solo pizza

glaciers: - quartier Vatican: old bridge entre la basilique et l'entrée du musée - trastevere: fiore di luna via della Lungaretta - Trévi: San crispino - Gelateria Fassi: il palazzo del freddo via principe eugenio - Panthéon: Giolitti - évitez les glaciers avec des montagnes de glaces gonflées à l'air et au glucose.

trastevere- da Ivo via San Francesco a Ripa 158 - pizzeria Panattoni, viale Trastevere 53

café: - la tazza de oro ou cafe san eustachio (bien moins cher si pris au bar que si vous êtes assis..) dans le centre historique - une bonne granita di caffé con panna au bar St calisto, sur le place du même nom, près de piazza sta marie dans le trastevere. -- N'hésitez vraiment pas à nous poser vos questions, nous y répondrons avec grand plaisir!
Conseils d'itinéraires et bons plans au Nicaragua? English translation pending
by Charlene33 · 2011-06-11 · 20 replies
Bonjour,

Nous sommes deux couples et nous partons pour 15 jours en février 2012 au Nicaragua. Nous privilégions le trekking, les moyens de transports locaux et la débrouille...

Pouvez-vous nous aider à constituer un itinéraire qui nous permettrait de conjuguer tous les lieux qui sont à voir...nous envisageons 2/3 jours de farniente au milieux de notre séjour à Big Corn Island.

Merci pour votre aide..
Sortir à Paris et... visites en dehors de Paris? English translation pending
by Maude07 · 2011-05-14 · 105 replies
Salut tout le monde!

Je vais à Paris en famille pour deux semaines, début juillet (je sais, ça aurait été mieux en mai ou en septembre, mais l'université m'en empêche). J'ai déjà lu des tas de carnets, mais j'aimerais avoir d'autres infos!

J'aimerais avoir vos conseils sur plusieurs de ces sujet:

1- Les boutiques : ma soeur et moi sommes fascinées par la mode. Nous aimerions savoir où les bonnes boutiques à petits prix (ou bien juste raisonnables) se trouvent (des choses originales, en solde, autre?)... J'ai lu sur les marchés aux puces, les marchés à ciel ouvert. S'il y a des endroits qui sont moins touristiques, j'aimerais les connaître. (Mon but ultime serait de trouver une antiquité : un camée, mais ça doit être hors de prix, non?)

2- Les petits restos pas chers et typiques. Le midi nous aimerions manger dans les parcs, donc pour emporter et le soir, une table d'hôte pas cher. Encore une fois, on préfère les endroits que les Parisiens aiment... pas ceux des touristes. D'ailleurs, si vous connaissez des bons endroits pour des gélatos, des cafés, autre!

3- Les endroits à visiter en-dehors de Paris :On aimerait se permettre deux-trois jours en dehors de Paris. Versailles? Strasbourg? Est-ce qu'il y aurait une plage où on pourrait aller (peut-être en Normandie... on aurait peut-être voulu y aller!?) si on tombe en plein canicule? Avez-vous d'autres idées d'escapades qui se font en une journée ou bien en deux jours?

3- Les spectacles: On aimerait peut-être aller voir un spectacle durant notre séjour. Opéra, ballet? Autre? Cinéma? J'ai entendu parlé qu'il y avait de jolis et vieux cinéma ou on peut vraiment plonger dans le passé. C'est lequel le meilleur? :P

Ça fait déjà beaucoup de questions, merci pour votre aide!

Maude
Visite de Angels Landing dans le parc Zion: vos témoignages? (Utah) English translation pending
by Vsylvie · 2011-04-24 · 51 replies
voilà depuis que j'ai montré la rando d'angel's landing de zion à mes gamins, ils veulent la faire pour eux pas de soucis (17 et 20 ans sportifs) mais voilà je tape angel's landing sur le moteur de recherche, mais je ne trouve pas de trop de temoignage "vécus" des liens sur youtubes avec des vidéos pas toujours rassurantes .. bref voilà quelqu'un à t'il fait ou tenté de faire cette rando, c'est surtout la partie finale qui m'interresse , la corniche.... en fait j'ai peur, .....d'avoir ^peur..... et ce qui me fait peur c'est de me retrouver bloquée par la ....peur, et que mes gamins continuent sans moi ce qui me ferais encore plus.....peur ! bref des témoignages ? y a t'il des passages ou c'est très étroit, avec impossibilité des ne pas voir le vide de chaque coté ? CAR JE Pense que ça ira si je peux concentrer mon attention ailleurs que sur le vide, mais si je peux pas.... vos témoignages, photos seraient les bienvenues !!
Croisière transatlantique vers les Caraïbes sur le Costa Luminosa English translation pending
by Joce06 · 2011-03-15 · 347 replies
Bonjour à tous,

Voilà, nous avons réservé une croisière sur le LUMINOSA COSTA départ le 26 novembre 11 de SAVONE pour les caraïbes.

L'itinéraire est : SAVONE - BARCELONE - 2 jours en mer - SANTA CRUZ DE TENERIF - 5 jours en mer - BARBADOS (antilles) - GRENADE (antilles) - ST LUCIA (antilles) - GUADELOUPE (antilles) - MARTINIQUE (antilles) - ST MARTIN (antilles néerlandaises) - LA ROMANA (rép. dominicaine) retour en avion.

Merci de me donner des renseignements sur ces escales sauf pour BARCELONE et SANTA CRUZ que nous connaissons... que nous conseillez vous ? que voir ? merci à tous

Mise en réseau de nos cartes France IGN English translation pending
by Pegase599 · 2011-03-02 · 29 replies
salut,

ça serait cool de bénnéficier de nos cartes respectives! je m'explique une mise en réseau de nos propres cartes...est ce que cela existe déjà? cool de partager une base de données... imaginer toutes les cartes IGN de France merci pour vos réponses! DD
Camping à Agadir? English translation pending
by Jessibis · 2011-02-20 · 44 replies
quelqu'un peut-il me dire si le camping municipal d'Agadir existe toujours . merci d'avance
Retirer de l'argent au Japon? English translation pending
by Mimiduquebec · 2011-01-06 · 29 replies
Bonjour qui peut m'éclairer😕 Canadienne je suis. J'ai une copine qui reviens du Japon. Elle m'informe que retirer de l'$ ou payer par visa n'est vraiment pas évident... que les guichets ne fonctionnent pas toujours... que la demande d'argent à retirer n'est pas constant. Elle m'a dit qu'il serait fortement conseillée de prendre la carte citybank ?... La dernière conversation sur fv date de 2009... J'aimerais avoir l'heure juste sur ce sujet. Conseil ou truc et astuce à me donner😉 ?
Escale de croisière sur l'île de Catalina en République Dominicaine English translation pending
by Fastoche · 2010-12-28 · 22 replies
bonjour,

Je pars le 06 fev en croisiére pour la perle des antilles sur le costa mediterranea. j'ai lu a divers endroit que l'ile de catalina appartenait a costa ?? est ce vrai ??? D'ou une question pour débarquer et aller sur cette ile faut il obligatoirement prendre une excursion avec costa ??? C notre premiére croisiére alors nous ne savons pas trop comment cela se passe ... De plus nous sommes trois et les excursions costa chiffrent vite alors si vous avez des bons plans pour faire les excursions par soi meme, je suis interressée Si vous pouvez me donner des rensignements je suis preneuse merci catherine
Achat d'un voilier d'occasion English translation pending
by Lunatic3370 · 2010-12-13 · 29 replies
Bonjours à toutes et à tous,

Alors voila , j'aurai besoin d'information vis à vis d'un projet que je recherche depuis longtemps avec mon paternel. Nous sommes sur le point de partir vivre à la rochelle , mais le but serai de vivre sur un voilier , directement au port , je présize que je nous n'avons que trés peu d'experience dans ce domaine , donc sans atendre voici mes quelques questions , qui j'espére obtiendron des réponses :

- Acheter un voilier d'occasion , prix maximum 10 000 euro , capable de navigué en mer (quitte a longé les cotes) , que regardé en premiers vis à vis du bateau ? Equipement , voile , moteur , maniabilité , je ne conais rien au voilier et je ne veux pas tombé sur une arnaque , alors auriez vous quelque conseils vis à vis d'acheter un voilier d'ocasion (qualité-prix)

- Je me suis déja renseigné , mais sur chaque annonce , une tonne de details concernant les chantiers , gréement ect, coment trier ces informations ? et aussi avec mon budget , qu'elle type de voilier pourais navigué facilement en mer tout en étant habitable (je ne cherche pas la vitesse ou le moderne ect)

Enfin je présiz que la naviguation n'est pas pour tout de suite , c'est surtout un moyen économique , travaillé sans payé de loyer tout sa , puis ensuite l'utilisé pour voyagé :)

Alors voila amis marins ou amateur , je vous écoute avec toute mon atention ;)

Merci à tous pour vos futurs réponses
Cabine sur le Bou el Mogdad? (Sénégal) English translation pending
by Ouistreham · 2010-11-29 · 11 replies
Bonjour,

nous partons au mois de pars sur le Bou el Mongdad, qui a fait cette croisère, nous aimerions connaitre le nom des cabines qui ne sont pas à côté de la salle des machines

merci
Fin de tentative d'un "putsch poker menteur" à Madagascar (20 novembre 2010) English translation pending
by Cdave · 2010-11-20 · 66 replies
L'armée malgache a mis fin la tentative de putsch le samedi 20 novembre 2010 vers 16h heure locale sans effusion de sang. Ainsi prend fin que je qualifie d'un "putsch poker menteur" qui a pris quand même 3 jours et sème la pagaille à l'aéroport Ivato... Allez à vos billets pour Mada !

Mais malheureusement le bateau normé Madagascar continu à naviguer dans l'eau trouble.
Le président-directeur général d'Air France allume... English translation pending
by Bibi97430 · 2010-11-12 · 59 replies
A lire ici @lain
Retour de croisière à bord du Sovereign le 24 octobre 2010 English translation pending
by Christines · 2010-10-31 · 14 replies
Bonjour à tous, Voici mes impressions après une croisière de 8jrs a bord du Sovereign.Le bateau est un peu vieillot mais plaisant surtout la salle de spectacle , très chouette. La cabine petite ( cabine extérieure pont 3) le hublot grand comme une assiette ..Le personnel parle Espagnol et Anglais , peu d'effort pour comprendre les Francais, il arrive que les spectacles présentés en Espagnol ne soient même pas traduits en Anglais.L 'organisation... rien a voir avec Costa ou MSC c'est plutôt la foire bon enfant... Les repas j 'ai eu une grande préférence ( 7 eme croisière) pour la cuisine du Sovereign , bon la cuisine Espagnole est à l' honneur est c'est bien.La formule all inculsive est bien, les cocktails si légers en alcool qu'ils ressemblent à des jus de fruits.Je n'ai pas bu autre chose que 4 cocktails donc pour le vin et autre je ne sais pas. La suite bientôt
Enregistrer ses bagages uniquement jusqu'à sa correspondance? English translation pending
by Lilo973 · 2010-10-17 · 80 replies
Bonjour,

J'ai un billet d'avion NYC (JFK)- Paris CDG- Marseille. Le 1er vol est un vol DELTA opéré par Air France, et le second vol est Air France. Cependant, j'ai changé d'avis, et je souhaite arriver sur Paris et ne pas prendre ma correspondance pour Marseille. Etant donné qu'il y a des accords entre Delta et AF, je pense que mes bagages devraient être enregistrés jusqu'à Marseille, mais je n'en suis pas sûre. Ma question est la suivante:

Au moment de l'enregistrement à JFK, puis-je demander à ce que mes bagages ne soient enregistrés que jusqu'à Paris en precisant que je ne prendrai pas ma correspondance pour Marseille?

Merci pour vos réponses PS: Je sais que la question a déjà été posée, mais aucune réponse claire n'avait été donnée.

Bons voyages à tous.

Lilo
Festival CCI 2011 les 15 et 16 janvier 2011 English translation pending
by Kangoo72 · 2010-10-17 · 58 replies
Hi, 🙂

Qui vient ? Depuis où ? Comment ? Le samedi, le dimanche, les deux ? On organise un déplacement groupé?

Bref, je compte bien m'y rendre depuis Geneve pour tte la durée du w-end. Si possible départ tard le vendredi soir ou hyper tot le samedi matin. Retour le dimanche soir.

Qui d'autre ?!

++ Bru
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a pr��paré son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
John Muir et les parcs nationaux English translation pending
by Logaro · 2010-08-20 · 0 replies
John Muir et les parcs nationauxCet article est surtout un hommage à l'un des pionniers qui a, par sa ténacité et sa vision, compris qu'il fallait sauver certaines régions des Etats-Unis des effets d'une civilisation galopante.Quand vous visitez un parc, si bien organisé, ayez une pensée pour celui qui s'est battu pour garder ce lieu si magique. Quand vous entrez au Yosemite Park, n('oubliez pas que, sans John Muir, le parc n'existerait pas.Voyager de par le monde doit inclure ce genre de pensées envers celles ou ceux qui ont consacré leur vie à la défense de sites sacrés.Caltecor a choisi : l’île en deux est coupée. La plaine et le plateau sont à l’agriculture. La partie sauvage, par la faune occupée, S’étend au Nord : elle est refuge et sépulture   A tous les animaux qui librement s’ébattent, Chassent, tuent le gibier par instinct prédateur. Naturelle est leur mort : le froid, un coup de patte, Non la lâche visée dans un collimateur.   Celui qui s’aventure au risque de sa vie Est responsable seul de son vaillant retour. Sans armes et sans poudre, il n’a de sa survie Pas toujours le destin : qu’il regarde alentour :   Immense est la nature et l’homme par la ruse L’a souvent dominée et l’a même réduite A un charnier puant dont le spectacle accuse L’humanité de son exécrable conduite.   Le danger va de pair avec la vraie beauté. La profonde forêt révèle à tous moments D’admirables profils qu’il soit peine d’ôter, Si grand serait le risque, aux soupirs des amants.                                                           Caltecor 5127, Vision XI 2, André Girod 1978   Quel plus bel hommage pourrait être rendu à un seul homme qui, par sa vision, son action, sa témérité et sa persévérance, transforma l’Amérique dans les années 1870. Un nom à retenir : John Muir, véritable naturaliste et écologiste par sa façon de voir la nature et de vivre en son sein. « Only by going alone in silence, without bagage, can one truly get into the heart of the wilderness. All other travel is mere dust and hôtels and bagage and chatter. » ( C’est seul et  dans le silence, sans bagage, que l’on peut aller dans le cœur de la nature sauvage. Tout autre voyage n’est que poussière et hôtels et bagage et bavardages.)   Radicalement influencé par le poète écossais Robbie Burns dont il lisait souvent les œuvres, puis plus tard par Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson dont il avait une copie dans son sac, John Muir va s’enfoncer, loin de toute civilisation, dans la forêt profonde. Il rappelle, bien qu’il en ait vaguement entendu parler, le parcours du philosophe suisse, Jean Jacques Rousseau. Si je dis suisse, c’est qu’à l’époque de John Muir, Rousseau était considéré comme un philosophe suisse de Genève. L’idée de s’accaparer de son œuvre par les Français, n’a jamais convaincu les anglo-saxons de la véritable identité de Jean Jacques !   John Muir aurait bien pu écrire, tout comme Rousseau dans les «  Rêveries » : « Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. » Ou : «  Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi que dans les voyages que j’ai faits seul et à pieds. »   On est loin du raffut des hélicoptères, avions, équipes techniques,   cirque Barnum des écologistes reporters de notre époque : imaginez Hulot et Arthus Bertrand, Pernoud et bien d’autres sauver la nature sans leurs cinq étoiles, voyages première classe, 4X4 tonitruants et armada de véhicules ! Pauvre John Muir, qui sans un sou, a réussi à faire plus pour sauver la nature et défendre les vastes étendues sauvages de l’Amérique que ne feront jamais nos pieds-nickelés verts ! Avec ses seuls carnets, ses crayons, ses jambes et son courage, il s’est dressé contre tous et a gagné. Son influence restera à jamais gravée dans le cœur des Américains !   Ce fut surtout le pionnier dans le domaine de la préservation de la beauté de Yosemite.   Né en Ecosse en 1838, il émigra aux Etats-Unis à l’âge de onze ans (1849). Sa famille s’installa dans une ferme dans le Wisconsin : « Fountain Lake Farm ». Puis il alla à l’université du Wisconsin à Madison et eut son premier cours de botanique : «  Ce petit cours m’a envoûté et m’a fait voler par-delà les forêts et les prairies avec un enthousiasme sauvage. »   Pas à la Yann Arthus-Bertrand, en hélicoptère et en avion mais spirituellement sans pollution !   En 1868, il arrive dans une magnifique vallée qu’il veut explorer : Yosemite Valley. Il est simplement subjugué par la vue et l’émotion le prend au corps : «  Aucun temple construit de la main de l’homme ne peut être comparé à Yosemite. »  écrira-t-il dans son carnet de notes.   Mais les dangers rôdent : exploitation du bois, pâturages pour moutons qui détruisent tout sur leur passage, ignorance du grand public, cynisme et critiques des  scientifiques et des politiques. Alors il prend une plume virulente et s’élève contre ceux qui, pour un appât de gains, détruisent les arbres millénaires à coups de dynamite :   «  Any fool can destroy a tree.   Any fool can destroy trees. They cannot run away ; and if they could, they would still be destroyed – chased and hunted down as long as fun or a dollar could be got out their bark hides, branching horns or magnificent bole backbones. Few that fell trees plant them ; nor would planting avail much toward getting back anything like the noble primeval forests…. God has cared for these trees… but he cannot save them from fools – only Uncle Sam can do that. » ( N’importe quel idiot peut détruire un arbre : Ils ne peuvent pas se sauver et s’ils le pouvaient , ils seraient quand même détruits, chassés et poursuivis tant qu’un dollar peut être obtenu de leur peau en écorce, de leurs branches en forme de cornes, de leur magnifique colonne vertébrale. Peu de ceux qui abattent les arbres en replantent. Cela ne servirait à rien pour retrouver les nobles forêts primales. Dieu a pris soin de ces arbres mais il ne peut pas les sauver de ces idiots –seul l’oncle Sam peut le faire ! »   John Muir n’était pas du tout aveuglé par sa religion : il connaissait les limites de Dieu qui avait tout créé à ses yeux mais ne pouvait rien sauver !   Pourtant son courage et sa persévérance  vont réussir à protéger ce paradis. En 1890, sur le modèle du premier parc national créé au monde: Yellowstone Park, une loi déclare Yosemite Valley, un parc national. C’est le deuxième en Amérique.   Grâce à une vision nouvelle de certains hommes explorateurs, la société va réfléchir à la défense de sites encore vierges et naturels, qui existent intacts sur terre depuis des millions d’années. La Nature dans toute sa splendeur et son aspect sauvage.  L’Amérique était le seul pays à pouvoir le faire, l’Europe étant ravagé depuis des siècles par une civilisation rampante.   Pendant que Napoléon partait à la conquête sanglante de l’Europe en 1806, un homme se retrouvait seul dans un endroit encore inexploré des Etats-Unis : John Colter était le premier blanc d’origine européenne à observer les éléments géothermiques de la région : fumerolles, sources d’eau chaude, émanations de soufre, geysers. A la suite de nombreuses expéditions, le Président des Etats-Unis, Ulysses Grant signe le décret qui déclare Yellowstone, premier parc national, le 1er mars 1872.   Quant à John Muir, bien déterminé à sauver Yosemite des griffes des investisseurs et des forestiers, il se battra toute sa vie pour y parvenir. Avec succès surtout lorsqu’il passa une nuit à la belle étoile avec le président des Etats-Unis, Théodore Roosevelt. Ce dernier comprit l’importance de mettre de côté des pans du pays et les protéger d’une civilisation destructrice galopante.   Les parcs, à leur instauration, étaient encore des lieux sacrés, accessibles uniquement à des aventuriers qui avaient le courage de défier la nature : le froid, les animaux sauvages (ours, bisons, loups), la solitude, le risque d’accidents. John Muir était l’un d’eux. Il partait dans les coins les plus reculés de Yosemite, seul, sans armes, avec juste ses vêtements et un peu de pain dur. Il devait camper dans les forêts, entretenant un feu en se réveillant toutes les demi-heures. La pénétration de cette nature sauvage n’était pas le privilège des riches mais des téméraires, des hommes peu attachés aux choses matérielles.   Le dictionnaire Larousse de 1875, trois ans après l’instauration du premier parc américain, rappelle qu’aimer la nature, c’est faire comme Rousseau : « Rousseau donne le premier exemple aux touristes par ses longs voyages pédestres en Suisse et en Italie (il est banni de France), qu’il accomplissait le sac au dos et le bâton à la main, se nourrissant de pain bis, de laitage et de cerises, en véritable enfant de la nature. »   Mais Rousseau, tout comme Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, est un doux rêveur, pas un homme d’action, comme le sera John Muir. Ce n’est pas avec de vagues réflexions sur son désarroi devant la société qu’il la changera. Quand Thoreau écrit ; «  I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life. » ( Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre selon mon désir, n’affronter que les actes essentiels de la vie) ou quand Emerson déclare : «  Do not go where the path may lead, go instead where there is no path and leave a trail. » ( Ne va pas où mène le sentier, va plutôt où il n’y a pas de sentier et laisse ta trace. » ce ne sont que des réflexions qui inspireront sans doute les autres mais ne changeront rien au comportement des hommes.   Au contraire, John Muir s’enfoncera dans la forêt, non pas uniquement pour fuir la société mais surtout pour la défendre des prédateurs qui commençaient à la dépecer. Et il y réussira brillamment, ce qui n’était nullement dans les intentions de nos pacifistes «  sauvages ».   Hélas, trois fois hélas ! C’est là que ma modeste personne entre en jeu !   Mais encore une fois parlons chiffres avant.   Le progrès envahit tout et n’a aucun respect pour ce qui peut être exploité. En 1880, une ligne de chemin de fer est construite à proximité de Yellowstone. Le reste du trajet se fait encore à cheval ou en diligence. Le nombre de visiteurs est donc restreint. On en a compté, dans l ‘année 1872, trois cents, un par jour à peine. L’itinéraire correspondait à une véritable expédition. Mais en 1883, la horde commence à apparaître, des touristes qui n’auraient jamais parcouru plus d’un kilomètre à pied. Ils sont plus de cinq mille en 1883. On fait pire pour améliorer le tourisme de masse : en 1908, une deuxième ligne est construite par la «  Union Pacific Railroad » : elle conduit directement à l’entrée du parc. Ce sera la déferlante surtout qu’une route avait été taillée dans les parois de la vallée, la «  Grand Loop Road », en 1905. Avec l’ère de la voiture, c’est un tsunami de métal et de caoutchouc qui submerge le parc. En 1915, plus de mille véhicules, pétaradant et polluant entrent dans le parc.   Rengaine, routine, suite prévisible de cette invasion. Il y a besoin de construire d’autres routes, des hôtels, des magasins, des restaurants, des aires de stationnement, des terrains de camping, des toilettes et les concessions se distribuent comme des pains bénits. Un village sera même construit en 1966 pour accommoder ce qui est devenu un torrent de roues. Maintenant, 3700 employés travaillent dans le parc, 2 238 chambres sont disponibles dans 9 hôtels. Les stations-services sont présentes. Tout ce trafic rapportait 80 millions de dollars au Parc en 2001, laissés par trois millions de visiteurs.   Mais la circulation et l’arrivée du tourisme de masse a fait inscrire le parc sur la liste du «  patrimoine mondial en péril » en 1995. Et personne ne sait ou ne veut enrayer ce raz de marée.   Comme tout le long de ce livre, j’apporte un témoignage direct et vécu.   En 1960, ma femme et moi, après notre session au NDEA à l’université de Kansas en juillet et août 1960, décidâmes de nous rendre à San Francisco avant de partir pour l’Australie. A bord d’une Ford Falcon, nous nous dirigeâmes vers l’ouest en prenant des petites routes de traverse. A cette époque, une grande partie du réseau d’autoroutes  fédérales n’était pas  encore construite. Par la 30 puis la fameuse 66, nous approchâmes des Montagnes Rocheuses, site des plus beaux parcs nationaux : Grand Canyon, Yellowstone, Bryce Canyon, Yosemite, Sequoia park. L’un après l’autre, nous les explorâmes.    Je me rappelle ( voir Flammes du père inconnu, Publibook) que nous étions rentrés dans le Yellowstone, accueillis par une famille d’ours. La mère faisait la manche au bord de la route tandis que ses oursons, accrochés aux branches d’un arbre proche, surveillaient la scène. Quelques mètres plus loin, deux adultes fouillaient dans une poubelle. A la fin du séjour dans le parc, on ne s’est même plus arrêtés pour les photographier tellement ils étaient nombreux. Nous passâmes deux nuits inconfortables à dormir dans la voiture puisqu’il n’y avait pas d’accommodations en ce temps-là. Au milieu de la nuit, un bruit  énorme nous réveilla : deux grizzlis se disputaient le contenu de bagages qu’un touriste inconscient avait retirés du coffre !  Puis ils vinrent rôder autour de notre véhicule et je pouvais distinguer nettement leur museau, leurs yeux et surtout leurs crocs !   Mais 1960 marque un tournant : la prospérité s’accélère, les autoroutes apparaissent, des aéroports sont construits à proximité et de quelques milliers en 1960,  le nombre passera à trois millions de visiteurs en 2001.

Par la suite j’y retournai souvent, visite incontournable pour les enfants. En 1980, 1985, 2000, 2 001 et  trois ans de suite en 2004, le parc s’était métamorphosé en cirque. L’été, il est parfois impossible de stationner dans les parkings prévus à cet effet et les gens s’arrêtent n’importe où. Les embouteillages valaient ceux de l’entrée à Paris un jour de semaine. Les queues sont partout : aux toilettes, dans les cafétérias, pour acheter une carte postale, une boisson. Même la file de voitures à l’entrée payante ( $ 20.00) du parc qui attendent le signal des rangers pour avancer. Ces derniers, par talkie walkie, attendent que des touristes ressortent à l’autre bout pour dégager la voie ! Les parcs étaient devenus les lieux de visite privilégiés des Américains : 80% des entrées.   Evidemment une autre conséquence me saute aux yeux tout de suite : ceux qui vous accueillent portent un chapeau et sont munis de badges. Les ours, pendant tout le parcours, se cachent au fond des bois et il ne reste plus que quelques caribous de service, loin dans une vallée. La faune a totalement disparu.   Je suis heureux d’avoir pu connaître les parcs, non comme Colter ou Muir mais au moins presqu’encore en privé.   John Muir conclut sans illusion pourtant : « Devotees of ravaging commercialism, instead of lifting their eyes to the God of the mountains, lift them to the Almighty Dollar. » ( Ces dévoués de la  commercialisation ravageuse, au lieu de lever les yeux vers le Dieu des montagnes, les lèvent vers le Dollar Tout-Puissant.)  
Quelle ville visiter en France en décembre? English translation pending
by Clvoyageur · 2010-08-09 · 28 replies
Dabord, merçi à tous pour les conseils reçu, mon voyage à Paris en juillet a été mémorable.J'a besoin de conseil pour un futur voyage en décembre, en France si possible, j`aimerais partir 6 jours je cherches une ville qui comme Paris ce visite très bien en transport en commun si possible, et qui pourrait m, occuper pour 6 jours, ou peut-être une combinaison de 2 villes assez proche une de l, autre. merçi à l'avance et salut bien.

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