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Vos bons plans au Cambodge? English translation pending
Bonjour à tous!
Dans une catégorie haut de gamme quel seraient vos conseils, vos adresses, vos couts de coeur ?
Et dans la catégorie prix moyen : même question ? Idem petit prix ?
Vos plans aussi pour "sortir des sentiers battus" ?
Bien sûr, j'alimente beaucoup ce forum Cambodge mais je suis loin de tout connaitre...alors aidons nous les uns les autres !
Merci!
Dans une catégorie haut de gamme quel seraient vos conseils, vos adresses, vos couts de coeur ?
Et dans la catégorie prix moyen : même question ? Idem petit prix ?
Vos plans aussi pour "sortir des sentiers battus" ?
Bien sûr, j'alimente beaucoup ce forum Cambodge mais je suis loin de tout connaitre...alors aidons nous les uns les autres !
Merci!
Se rendre au sud du Niger fin janvier 2009? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de nous rendre dans le Sud du Niger fin janvier 2009 (Parc du W et fleuve Niger). Nous avons beau fouiller sur le net, peu d'infos ou de discussions récentes sur la destination. Rien de bien intéressant non plus côté librairie.
Nous sommes intéressés évidemment par des retours d'expérience. Il y a bien un VForumeur qui s'est promené dans la région du Parc W en 2008 ou 2009 ? Merci à lui s'il voulait bien se manifester.
Nous envisageons de nous rendre dans le Sud du Niger fin janvier 2009 (Parc du W et fleuve Niger). Nous avons beau fouiller sur le net, peu d'infos ou de discussions récentes sur la destination. Rien de bien intéressant non plus côté librairie.
Nous sommes intéressés évidemment par des retours d'expérience. Il y a bien un VForumeur qui s'est promené dans la région du Parc W en 2008 ou 2009 ? Merci à lui s'il voulait bien se manifester.
Avez-vous aimé Luang Prabang? English translation pending
Sabaidee à tous !
Revenant d'un périple en Thaillande (au nord-est le long du mékong) et au Laos (Ventiane et luang Prabang), je voulais avoir votre ressenti sur la ville elle-même et non sur la beauté des temples et des paysages qui sont bien evidemment à tomber par terre.
Je suis resté à Luang Prabang un peu plus de 3 jours mais mon projet initial étant d'y rester 5 ou 6 jours mais je n'ai pas supporté ce ghetto touristique un peu chicos. A mon retour, un copain thai m'a dit naturellement qu'on l'a surnommé le St Tropez du Laos.
J'avais l'impression d'être sur la côte d'azur (je grossis un peu le trait mais c'est presque ça) mais en tout cas pas au Laos. Des cars entiers descendent dans cette ville et par exemple le marché matinale de la vieille ville se transforme très vite en foire à touristes. Vous rencontrez essentiellement dans les allées des personnes mitraillant avec leurs numériques que des laotiens.
Autre exemple, le night market s'adresse exclusivement aux touristes avec ces familles descendant des villages environnants pour vendre leurs artisanats. Pour la nourriture, il y a de superbes desserts, des poissons grillés délicieux à déguster dans la rue mais vous êtes encore une fois entourés que par des touristes.
Pour la tournée matinale des moines, j'en parle pas car vous vous doutez de ma réponse... des paparazzis partout
En bref, cette ville m'a décu car il manque pour ma part l'essentiel c'est à dire le quotidien des laotiens que j'avais pu observer si facilement en thaillande en en me baladant dans la rue ou sur les marchés.
Elle est tourné que vers le tourisme et c'est vrai que pour une personne qui veut passer un séjour pépère et agréable, c'est une réussite. Elle offre de très bons hotels et guesthouses ainsi que pas mal d'activités mais c'est tout.
Néanmoins, la route que j'ai pu faire en bus entre Ventiane et LP est magnifique et ça donne une envie folle de découvrir ce pays.
Merci par avance pour vos réponses.
A+ rachid
A+ rachid
Meilleure période pour découvrir le Japon à vélo, sites à visiter, cartes routières... English translation pending
bonjour
nous souhaiterions découvrir le Japon à Vélo.
Qu'elle est la meilleure période pour ce qui est la météo?
Quelqu'un peut il nous conseiller sur les sites à ne pas louper?
Peut-on facilement faire du camping sauvage ou en camp?
Trouve-t-on des cartes routières en France afin de pouvoir dénicher des routes sympa ?
Quel guide pouvez vous nous conseiller?
Merci pour vos tuyaux
cordialement Mireille et Alain
Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2) English translation pending
Suite de la première partie qui se trouve là.
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!
A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Carnet de route Namibie 2008 (à la rencontre du chiffre 4) English translation pending
Avant tout je tiens à remercier toutes les personnes du forum par leurs judicieux conseils prodigués à chacun de mes posts !
LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)
Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib
Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !
Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.
Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.
Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)
Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !
16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.
Jour par jour l’itinéraire de notre périple….
Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.
Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km
Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.

Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km
Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants présents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !
Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.
Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....
Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando
Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure !
Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi !
Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.
Jour 7 Activités de Camp Kwando
Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !

Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !
Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème !
Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)
Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !
Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km
Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !
30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !
Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir !
Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !
Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !
Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km
Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?
Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.

Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !
Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge
Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !
Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!
Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond !
Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures !
Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !
Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !
Camp à Tsauchab.
Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp.
Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive.
Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche !
Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !
Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km
Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !
Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.
Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !
Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km
Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir !
Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !
Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !
Jour 18 Windhoek 80 km
Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins !
Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins.
Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre.
Soirée et nuit à Londiningi
Jour 19 Windhoek- la maison
Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !
Fin d’un beau périple !
P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !
Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉
En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte?
A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!
LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)
Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib
Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !
Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.
Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.
Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)
Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !
16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.
Jour par jour l’itinéraire de notre périple….
Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.
Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km
Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.

Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km
Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants présents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !
Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.

Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....
Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando
Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure !
Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi !
Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.Jour 7 Activités de Camp Kwando
Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !

Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !
Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème !
Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !
Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km
Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !
30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !
Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir !
Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !
Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km
Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?
Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.

Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !
Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge
Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !
Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!
Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond !
Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures !
Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !
Camp à Tsauchab.
Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp.
Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive.
Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche !
Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km
Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !
Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.

Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !
Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km
Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir !
Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !
Jour 18 Windhoek 80 km
Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins !
Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins.
Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre.
Soirée et nuit à LondiningiJour 19 Windhoek- la maison
Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !
Fin d’un beau périple !
P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !
Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉
En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte?
A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!Vos coups de coeur en Asie du Sud-Est? English translation pending
Vous est il arrivé de flasher sur un paysage/plage/hotel/restau ou n'importe quoi d'autre dans cette région du globe ?
Ca vous dit de nous le faire partager ?
Rencontre VF à Genève-Lausanne le 6 décembre 2008? English translation pending
Bonjour à tous les Suisses et Frontaliers!
J'aurais aimé organiser une rencontre dans la région. S'il y a des intéressés, le samedi 6 décembre (soirée) vous conviendrait-il?
Bises E
J'aurais aimé organiser une rencontre dans la région. S'il y a des intéressés, le samedi 6 décembre (soirée) vous conviendrait-il?
Bises E
Retour d'un circuit de 2,200 kilomètres à moto à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous.
Comme promis voici un résumé d'un séjour d'un mois à MADAGASCAR. En principe le séjour était prévu sur un mois et demie...mais mon co équipier a souhaité rentrer plus tôt...Hélas.
J'avais fais venir une TENERE à TAMATAVE pour faire le trip, celle de mon collègue devait être louée... En fait, la moto qui a été mise à disposition par le loueur de TAMATAVE n'était pas en état mécanique pour faire le parcours que nous avions projeté... Il a fallu en trouver une autre à TANA. (Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en mp les détails).
Enfin, si vous avez lu mes posts sur les douanes et sur l'immatriculation...vous savez que l'affaire peut devenir chère et qu'il est quelquefois plus simple d'acheter sur place...si vous avez l'intention de revenir...Sinon, location en négociant.
D'abord le circuit. TAMATAVE - SONIARA IVONGO - MANAHORO - TANA -ANTSIRABE - MIANDRIVAZO - MALAIMBANDY - MORONDAVE - TANA.
Goudron partout en parfait état sauf quelques trous vers SONIARA 122 km de piste terre dont 30 avec pas mal de trous entre MIANDRIVAZO et MALAIMBRANDY des trous "énormes" sur les 30 derniers kil avant d'arriver sur MORONDAVE et dans la ville... Partout ailleurs, route superbe avec trés peu de circulation. Même sur l'axe TANA - TAMATAVE, il y a peu de monde par rapport à nos nationales. Prudence, certains gros 4*4 roulent vite...en tout cas donnent une impression de danger notamment dans les traversées de villages.
SECURITE, ACCUEIL. Aucun problème...le bonjour de la main très souvent; les enfants bien sur mais aussi les adultes. Pour les policiers....aucun "zèle" ni demande de "cadeau". ... On a eu droit à un contrôle de gendarmerie qui s'est terminé par une demande "d'un tour de moto"... Les camions laissent passer dès qu'ils le peuvent. Seuls les taxi bé sont à surveiller parce qu'ils vont parfois aussi vite que moi dans des endroits ou je musardais pour admirer le paysage... Dans ces cas je prenais soin de ne pas les ralentir...et de m'éloigner du risque...
HEBERGEMENT. Nous avions décidé de ne pas mettre de l'argent dans les hôtels. Les adresses ou nous avons séjourné sont très correct si on ne cherche pas la clim et tout le reste.
TAMATAVE: LIONEL HOTEL Centre ville calme, rue du Lieutenant NOEL. Moins de 20 000ar avec douche sans WC.
MAHAMBO: YLANG YLANG. A 50 métres d'une plage. 30000Ar demandé mais 20000 négocié, restau trés correct. Bungalow avec douche, WC, moustiquaire...PARFAIT.
MANAHORO: HOTEL TROPICANA. Sur la plage. Trés petit bungalow pour 18000 ar.
TANA: Le choix est vaste...mais parce que j'avais un moyen de déplacement je ne suis pas resté en centre ville (y compris parce qu'il peut être difficile de mettre la machine en lieu sûr la nuit). HOTEL DU LAC à IVATO: 35000 ar le bungalow très correct avec douche, wc, eau chaude mais pas de moustiquaire.
ANTSIRABE: PRIMA GUEST HOUSE: 35000 ar la chambre avec douche chaude, wc et télé. Rien à dire. Le mari est allemand d'origine...c'est clean et sympa. Par contre que 4 chambres souvent prises en pension...
MIANDRIVAZO. Hotel la PIROGUE. La chambre avec douche, wc eau froide et moustiquaire pour 25000 ar (je crois)... En sortant vers MORONDAVE, sur la hauteur, vue imprenable.
MORONDAVE. Le choix est grand. Le collègue est allé au MENABE. La chambre pour 20000ar avec douche et wc. Moi, j'ai eu de la chance de me faire héberger. RESTO à faire au JAMAÏCA au début de NOSY KELLY. L'accueil de Perline est remarquable.
CARBURANT. Partout sans difficulté sauf entre ANTSIRABE, MIANDRIVAZO et MORONDAVE ou je n'ai pas vu de station.
VITESSE DE CROISIERE: 85 km - Compter 3 heures pour 200km avec quelques arrêts photo.
PHOTOS à voir sur http://www.flickr.com/photos/27452798@N03/
CONSO : 4.6 %
BUDGET TOTAL HORS DOUANE ET AVION: 1300€ sur 29 jours (THB inclus) dont 135€ de carburant.
PROCHAINS PARCOURS .... SANS DOUTE EN SEPT 2009. TANA-MAJUNGA-DIEGO-SAMBAVA et retour jusqu'à TANA puis en 2010 TANA-FIANA-MANAKARA-VAGANDRANO-FIANA-TULEAR-TANA.
Si cela interresse quelqu'un...les parcours sont cool sans danger ni risque. Ce serait sympa de les faire à deux ou trois motos.
Comme promis voici un résumé d'un séjour d'un mois à MADAGASCAR. En principe le séjour était prévu sur un mois et demie...mais mon co équipier a souhaité rentrer plus tôt...Hélas.
J'avais fais venir une TENERE à TAMATAVE pour faire le trip, celle de mon collègue devait être louée... En fait, la moto qui a été mise à disposition par le loueur de TAMATAVE n'était pas en état mécanique pour faire le parcours que nous avions projeté... Il a fallu en trouver une autre à TANA. (Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en mp les détails).
Enfin, si vous avez lu mes posts sur les douanes et sur l'immatriculation...vous savez que l'affaire peut devenir chère et qu'il est quelquefois plus simple d'acheter sur place...si vous avez l'intention de revenir...Sinon, location en négociant.
D'abord le circuit. TAMATAVE - SONIARA IVONGO - MANAHORO - TANA -ANTSIRABE - MIANDRIVAZO - MALAIMBANDY - MORONDAVE - TANA.
Goudron partout en parfait état sauf quelques trous vers SONIARA 122 km de piste terre dont 30 avec pas mal de trous entre MIANDRIVAZO et MALAIMBRANDY des trous "énormes" sur les 30 derniers kil avant d'arriver sur MORONDAVE et dans la ville... Partout ailleurs, route superbe avec trés peu de circulation. Même sur l'axe TANA - TAMATAVE, il y a peu de monde par rapport à nos nationales. Prudence, certains gros 4*4 roulent vite...en tout cas donnent une impression de danger notamment dans les traversées de villages.
SECURITE, ACCUEIL. Aucun problème...le bonjour de la main très souvent; les enfants bien sur mais aussi les adultes. Pour les policiers....aucun "zèle" ni demande de "cadeau". ... On a eu droit à un contrôle de gendarmerie qui s'est terminé par une demande "d'un tour de moto"... Les camions laissent passer dès qu'ils le peuvent. Seuls les taxi bé sont à surveiller parce qu'ils vont parfois aussi vite que moi dans des endroits ou je musardais pour admirer le paysage... Dans ces cas je prenais soin de ne pas les ralentir...et de m'éloigner du risque...
HEBERGEMENT. Nous avions décidé de ne pas mettre de l'argent dans les hôtels. Les adresses ou nous avons séjourné sont très correct si on ne cherche pas la clim et tout le reste.
TAMATAVE: LIONEL HOTEL Centre ville calme, rue du Lieutenant NOEL. Moins de 20 000ar avec douche sans WC.
MAHAMBO: YLANG YLANG. A 50 métres d'une plage. 30000Ar demandé mais 20000 négocié, restau trés correct. Bungalow avec douche, WC, moustiquaire...PARFAIT.
MANAHORO: HOTEL TROPICANA. Sur la plage. Trés petit bungalow pour 18000 ar.
TANA: Le choix est vaste...mais parce que j'avais un moyen de déplacement je ne suis pas resté en centre ville (y compris parce qu'il peut être difficile de mettre la machine en lieu sûr la nuit). HOTEL DU LAC à IVATO: 35000 ar le bungalow très correct avec douche, wc, eau chaude mais pas de moustiquaire.
ANTSIRABE: PRIMA GUEST HOUSE: 35000 ar la chambre avec douche chaude, wc et télé. Rien à dire. Le mari est allemand d'origine...c'est clean et sympa. Par contre que 4 chambres souvent prises en pension...
MIANDRIVAZO. Hotel la PIROGUE. La chambre avec douche, wc eau froide et moustiquaire pour 25000 ar (je crois)... En sortant vers MORONDAVE, sur la hauteur, vue imprenable.
MORONDAVE. Le choix est grand. Le collègue est allé au MENABE. La chambre pour 20000ar avec douche et wc. Moi, j'ai eu de la chance de me faire héberger. RESTO à faire au JAMAÏCA au début de NOSY KELLY. L'accueil de Perline est remarquable.
CARBURANT. Partout sans difficulté sauf entre ANTSIRABE, MIANDRIVAZO et MORONDAVE ou je n'ai pas vu de station.
VITESSE DE CROISIERE: 85 km - Compter 3 heures pour 200km avec quelques arrêts photo.
PHOTOS à voir sur http://www.flickr.com/photos/27452798@N03/
CONSO : 4.6 %
BUDGET TOTAL HORS DOUANE ET AVION: 1300€ sur 29 jours (THB inclus) dont 135€ de carburant.
PROCHAINS PARCOURS .... SANS DOUTE EN SEPT 2009. TANA-MAJUNGA-DIEGO-SAMBAVA et retour jusqu'à TANA puis en 2010 TANA-FIANA-MANAKARA-VAGANDRANO-FIANA-TULEAR-TANA.
Si cela interresse quelqu'un...les parcours sont cool sans danger ni risque. Ce serait sympa de les faire à deux ou trois motos.
Carnet gourmand English translation pending
Bonjour à tous.
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Escapade marocaine English translation pending
Printemps 2007, petit voyage en couple ...
Mercredi 25 avril 2007
Notre vol AtlasBlue partant de Lyon vers 22h00, nous prenons l’autoroute depuis Genève en fin de journée pour à peine 1h20 de trajet jusqu’à l’aéroport de St-Exupéry. Notre avion décolle avec à peine 15 minutes de retard et le vol sera tranquille jusqu’à Marrakech. Vu l’arrivée tardive, nous avions organisé un pick-up à l’aéroport de la part de notre Dar. Le chauffeur est bien là et nous amène dans la Medina pour notre première nuit sur le sol marocain. La chambre est très correcte, même si le lit grince … A 04h00, le muezzin se fait entendre pour la première prière du jour.
Jeudi 26 avril 2007
Lever vers les 08h00, une bonne douche et départ pour le petit-déjeuner. Le pain est très bon. N’ayant pas eu le temps de faire du change, nous partons dans la Medina pour trouver un dab. Une femme nous aide à trouver ce que nous cherchons. Notre premier contact avec le Maroc est dépaysant : on se croirait revenu 50 ans en arrière, l’activité dans la Medina est incroyable. Nous prenons nos sous, retournons au Dar et réglons notre nuit. Puis, nous prenons un taxi pour aller chercher notre voiture de location que nous avions réservé depuis Genève. Le premier taxi refuse d’enclencher le compteur, nous décidons donc d’en prendre un autre qui pratiquera un tarif honnête. Nous arrivons à l’agence Yacout où on prend en charge notre Fiat Palio (25 Euros/jour). La sortie de Marrakech est épique vu la circulation. Mais nous ne perdons pas notre chemin et on prend la direction du col Tizi n’Tichka. Le paysage devient splendide dès les premiers kilomètres. Dommage, le temps est couvert et le ciel est bouché. Pour midi, on s’arrête « Chez Ahmed » à Taddart où on déguste une très bonne tagine d’agneau avec des brochettes et des côtelettes, le tout sur une terrasse à l’abri du vent. Il fait tout de même assez frais. Puis, continuation et passage du col direction Aït-Benhaddou. Le temps se découvre et dévoile des paysages splendides. A Tabouraht, nous prenons la route d’Aït, que nous traversons jusqu’à Asfalou, soit le village suivant. Notre destination, le Dar Aïcha, est marqué depuis la route et il faut pénétrer dans le village sur des chemins en terre, slalomer entre les maisons pour l’atteindre. On arrive sur un endroit de rêve, une maison splendide avec une terrasse donnant sur les jardins au bord de l’oued. Après un accueil chaleureux de Dominique, la patronne, on part à pied à travers les jardins direction le ksar d’Aït que nous atteignons après 45 minutes de marche. On franchit l’oued à gué et on visite le ksar qui est splendide. La vue depuis le haut de la colline est magnifique, mais le vent souffle fort. Il fait assez frais, mais il faut dire que nous sommes à plus de 1400m. d’altitude. Un orage lointain a fait monter les eaux et la traversée de l’oued se fait avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Dominique vient ensuite nous chercher en voiture. Pour le souper, Aïcha, la cuisinière, nous a préparé une succulente tagine de bœuf aux pommes et aux pruneaux ... avec une bouteille de vin marocain. La nuit sera très calme (pas de mosquée dans le coin) et reposante.
Vendredi 27 avril 2007
Au lever, le ciel est sans nuage, même s’il fait encore un peu frais. Nous prenons la route direction Ouarzazate que nous traversons sans problème. Les routes sont très bonne et la circulation facile. La ville semble agréable, même si nous ne voyons rien de particulier, à part des studios de cinéma à l’entrée de la cité. Après Ouarzazate, le paysage devient aride et désertique jusqu’à Skoula. Nous nous arrêtons pour le repas de midi sur une terrasse de la rue centrale de El-Kelaa-des-M’Gouna, où nos brochettes d’agneau sont très bonnes. Dom achète des pétales de rose à un petit papy qui nous lançait des regards et nous faisaient des sourires. Les gens sont très accueillants et aimables. Nous repartons direction les gorges du Dadès. La première partie est magnifique, avec des contrastes de couleur splendides. La route monte en lacets et nous nous arrêtons pour la nuit à l’hôtel « Berbère de la Montagne » où on prend une chambre avec la demi-pension. L’accueil est chaleureux, la chambre est propre. Nous mettons nos baskets et partons nous promener dans le village voisin au bord de la rivière. Nous sommes rapidement rejoints par 3 gamins qui nous accompagnent, mais sans rien nous réclamer, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’à maintenant. Nous passons la rivière sur un pont artisanal en bois et Dom a la trouille et manque de passer à l’eau. Cela fait rire une famille de Marocains qui se trouvent là. Nous mangeons un melon que nous avions acheté dans la journée et nous en partageons avec les 3 gosses qui semblent apprécier. On revient vers l’hôtel et on passe les gorges à pied le long de la route, pour aller prendre un thé de l’autre côté sur une terrasse. Au retour, une bonne douche chaude et on se rend dans la salle à manger où un bon feu brûle dans la cheminée. Il fait frais, mais nous sommes à plus de 1500m. Au souper, un couscous et une potée locale (oignons, tomates, agneau, poivron, épices), c’est très bon. La pluie se met à tomber alors que nous partons nous coucher. Un violent orage éclate pendant la nuit, avec un tonnerre assourdissant vu les montagnes environnantes. La journée fut riche en rencontres et en paysages splendides. Nous commençons à voir le vrai Maroc, la vie ne semble pas avoir changé depuis des années …
Samedi 28 avril 2007
Départ ce matin avec le soleil. Nous avons fait l’idéal : monter dans les gorges le soir et en redescendre le matin. C’est ainsi que la luminosité est la plus belle. Ces gorges sont vraiment splendides. Une fois à Boulmane-du-Dadès, on s’arrête à la sortie de la ville d’où la vue est magnifique. C’est aussi le coin des roses, plein d’enfants en vendent sur le bord des routes. Peu après Boulmane, l’épisode oueds débute … Une rivière a débordé et la route est couverte de boue, un camion s’est même enlisé. Nous passons tout de même. Nous voulons monter aux gorges du Toghdra : impossible, un oued a inondé la route … Donc on continue. Nous mangeons à Tinejad au restaurant « Le jardin de Ferkla » à la sortie de la ville. Superbe terrasse, super accueil et très bon repas. On voulait prendre le raccourci via Touroug pour Erfoud, impossible à cause …. d’un oued qui a débordé. On fait donc le détour via Er-Rachidia, puis on arrive au promontoir d’Aousfous. On a une vue splendide sur la palmeraie en contrebas. On peut voir que la rivière est particulièrement grossie et qu’elle a inondé une partie des berges. Arrivés à Aousfous, il y a un bouchon. Pourquoi ? L’oued a débordé … mais sérieusement cette fois, car la route est coupée et personne ne passe ! Des dizaines de véhicules sont bloqués. Le courant est encore fort, apparemment il faudra 3-4 heures au minimum pour l’eau baisse et que les plus gros véhicules puissent passer. On décide de ne pas attendre, car nous n’avons aucune garantie de passer avant la nuit, et ici pas d’hébergement en vue. Donc retour sur Er-Rachidia où nous trouvons un hôtel à côté de la gare routière. Sommaire, mais propre. Le quartier grouille, nous sommes les seuls occidentaux. Nous partons aux souks, aucune agressivité, aucune sollicitation. Nous mangeons au restaurant Inchimil sur la rue principale. C’est bon sans être vraiment spécial.
Dimanche 29 avril 2007
Lever tôt et petit-déjeuner sur une terrasse au soleil. Puis nous reprenons la route et nous décidons de partir en direction de la vallée du Drâa, plutôt que de tenter le passage jusqu’à Merzouga vu les inondations. Le temps est beau et plus chaud. Les oueds sont maintenant rentrés dans leur lit. Du coup, on profite pour monter dans les gorges de Toghdra vu que c’est sur le chemin. Le début de la route est vraiment splendide avec des couleurs incroyables. Les touristes sont nombreux à monter, même avec des cars. Une fois en haut, l’endroit est impressionnant avec des falaises de plusieurs centaines de mètres qui entourent la gorge. On profite des lieux au soleil, en se trempant les pieds dans la rivière, puis on reprend la route. Pour midi, on s’arrête à l’entrée de Boulmane où on mange sur une belle terrasse qui surplombe la ville. Puis redépart, direction Ouarzazate. Evidemment, on se dirige tout droit vers l’orage. La vallée du Drâa est le seul endroit où les nuages sont présents … ça s’appelle de la poisse ? La route traverse de belles montagnes, style « ouest américain ». On attendra demain pour les photos, en espérant du soleil. Après Agdz, on prend la direction des « Jardins de Tameghalt », une belle auberge en pleine nature. Il y a même une piscine, mais vu le temps… Le chemin est parsemé de flaques et on ne voit pas où on roule. C’est l’aventure … Les chambres sont très propres. On mange sur place, les portions sont énormes. La nuit sera calme, sans pluie, le ciel s’est dégagé.
Lundi 30 avril 2007
On prend le petit-déjeuner sur la terrasse au soleil. Les flaques ont diminué, on n’aura pas de peine à sortir d’ici. On reprend la direction du sud, de Zagora. La vallée est belle, avec tout le long de l’oued une belle palmeraie. Nous arrivons à Zagora où on se gare pour aller nous promener et boire un thé. On achète aussi des fruits et des épices au souk, après avoir goûté plusieurs échantillons et discuté avec un commerçant. La ville est sympa le long de sa rue principale. Après cette pause, on repart toujours vers le sud, direction les dunes de Tindouf. Il y a là un monticule de sable (une dune) où on fait un tour en chameau, histoire de marquer le coup. Puis on repart vers le nord, pour remonter toute la vallée du Drâa. On s’arrête juste pour manger quelques fruits sur le bord de la route. Vers 17h00, on arrive à Asfalou où on retrouve Dominique et sa splendide maison. Cet endroit est vraiment exceptionnel. Le souper du soir, concocté par Aïcha, est une nouvelle fois excellent (poulet au citron, vermicelles aux raisins et épices). Il y a de l’air, la nuit sera agréable.
Mardi 1er mai 2007
Avant de reprendre la route, on pousse 3 km plus haut jusqu’à Tamdaght. L’arrivée à la kasbah est vraiment extraordinaire. On part faire une balade dans les jardins où il y a des roses sauvages. Puis on repart direction le Tichka. La route est splendide, le temps est cette fois au beau fixe. Le paysage est impressionnant et sauvage. Comme à l’aller on s’arrête chez Ahmed à Taddart, sur la terrasse. Des hommes vendent des morilles sur le bord de la route, mais nous y renonçons puisque nous ne savons pas ce que cela vaut. Puis nous avalons les derniers kilomètres jusqu’à Marrakech. A l’entrée de la ville, la circulation redevient dantesque. Mais avec le plan, nous trouvons facilement l’agence de location pour rendre notre Fiat. Nous restituons la voiture et discutons avec le patron qui est très sympa. Il nous ramène même à la Medina, ce qui nous économise un taxi. Le reste de la journée sera consacré aux souks et à la place Jemaa-el-Fna. Les souks sont grouillants de monde, mais les vendeurs ne sont encore pas trop insistants. La place, elle, est incroyable de monde, touristes et indigènes mélangés. Il y a de l‘animation avec tout ce monde et les dizaines de stands de nourriture et de boissons. La nuit à l’hôtel sera assez bruyante avec les rues de la Medina et le muezzin à 0400h.
Mercredi 2 mai 2007
Matinée consacrée aux achats, notamment de chaussures pour les enfants . On négocie, on parlemente, tout en souriant. Le prix qui nous est proposé est trop haut alors nous quittons les lieux. Le vendeur nous rattrape dans la rue et nous vend les baskets choisies au prix que nous voulions finalement … Il faut le vivre, c’est vraiment l‘image du souk que l’on se fait, mais toujours dans la bonne humeur. Nous voyons tout de même des touristes (français) qui se comportent comme des malotrus, étant malhonnêtes et hautains, voire limite racistes, avec les Marocains. Sur la place Jemaa-el-Fna, il y a des charmeurs de serpents et je prends une vipère autour du cou, pour faire une photo. Nous quittons cet univers incroyable pour faire nos sacs et nous préparer à aller à l’aéroport. Pour l’aéroport, pas de compteur, il faut négocier le prix. Nous trouvons un taxi avec qui nous obtenons un bon prix et départ pour l’aéroport. Là, c’est aussi le souk, il n’y a que quelques guichets d’ouverts pour une foule de départs. Nous voyons même Gérard Jugnot à côté de nous. Après quelques jours sans poisse, ça recommence : 6 heures de retard et nous arrivons à Lyon au milieu de la nuit au lieu de 2100h. Le vol a été tranquille et le retour à la maison sera pénible vu la fatigue.
Mercredi 25 avril 2007
Notre vol AtlasBlue partant de Lyon vers 22h00, nous prenons l’autoroute depuis Genève en fin de journée pour à peine 1h20 de trajet jusqu’à l’aéroport de St-Exupéry. Notre avion décolle avec à peine 15 minutes de retard et le vol sera tranquille jusqu’à Marrakech. Vu l’arrivée tardive, nous avions organisé un pick-up à l’aéroport de la part de notre Dar. Le chauffeur est bien là et nous amène dans la Medina pour notre première nuit sur le sol marocain. La chambre est très correcte, même si le lit grince … A 04h00, le muezzin se fait entendre pour la première prière du jour.
Jeudi 26 avril 2007
Lever vers les 08h00, une bonne douche et départ pour le petit-déjeuner. Le pain est très bon. N’ayant pas eu le temps de faire du change, nous partons dans la Medina pour trouver un dab. Une femme nous aide à trouver ce que nous cherchons. Notre premier contact avec le Maroc est dépaysant : on se croirait revenu 50 ans en arrière, l’activité dans la Medina est incroyable. Nous prenons nos sous, retournons au Dar et réglons notre nuit. Puis, nous prenons un taxi pour aller chercher notre voiture de location que nous avions réservé depuis Genève. Le premier taxi refuse d’enclencher le compteur, nous décidons donc d’en prendre un autre qui pratiquera un tarif honnête. Nous arrivons à l’agence Yacout où on prend en charge notre Fiat Palio (25 Euros/jour). La sortie de Marrakech est épique vu la circulation. Mais nous ne perdons pas notre chemin et on prend la direction du col Tizi n’Tichka. Le paysage devient splendide dès les premiers kilomètres. Dommage, le temps est couvert et le ciel est bouché. Pour midi, on s’arrête « Chez Ahmed » à Taddart où on déguste une très bonne tagine d’agneau avec des brochettes et des côtelettes, le tout sur une terrasse à l’abri du vent. Il fait tout de même assez frais. Puis, continuation et passage du col direction Aït-Benhaddou. Le temps se découvre et dévoile des paysages splendides. A Tabouraht, nous prenons la route d’Aït, que nous traversons jusqu’à Asfalou, soit le village suivant. Notre destination, le Dar Aïcha, est marqué depuis la route et il faut pénétrer dans le village sur des chemins en terre, slalomer entre les maisons pour l’atteindre. On arrive sur un endroit de rêve, une maison splendide avec une terrasse donnant sur les jardins au bord de l’oued. Après un accueil chaleureux de Dominique, la patronne, on part à pied à travers les jardins direction le ksar d’Aït que nous atteignons après 45 minutes de marche. On franchit l’oued à gué et on visite le ksar qui est splendide. La vue depuis le haut de la colline est magnifique, mais le vent souffle fort. Il fait assez frais, mais il faut dire que nous sommes à plus de 1400m. d’altitude. Un orage lointain a fait monter les eaux et la traversée de l’oued se fait avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Dominique vient ensuite nous chercher en voiture. Pour le souper, Aïcha, la cuisinière, nous a préparé une succulente tagine de bœuf aux pommes et aux pruneaux ... avec une bouteille de vin marocain. La nuit sera très calme (pas de mosquée dans le coin) et reposante.
Vendredi 27 avril 2007
Au lever, le ciel est sans nuage, même s’il fait encore un peu frais. Nous prenons la route direction Ouarzazate que nous traversons sans problème. Les routes sont très bonne et la circulation facile. La ville semble agréable, même si nous ne voyons rien de particulier, à part des studios de cinéma à l’entrée de la cité. Après Ouarzazate, le paysage devient aride et désertique jusqu’à Skoula. Nous nous arrêtons pour le repas de midi sur une terrasse de la rue centrale de El-Kelaa-des-M’Gouna, où nos brochettes d’agneau sont très bonnes. Dom achète des pétales de rose à un petit papy qui nous lançait des regards et nous faisaient des sourires. Les gens sont très accueillants et aimables. Nous repartons direction les gorges du Dadès. La première partie est magnifique, avec des contrastes de couleur splendides. La route monte en lacets et nous nous arrêtons pour la nuit à l’hôtel « Berbère de la Montagne » où on prend une chambre avec la demi-pension. L’accueil est chaleureux, la chambre est propre. Nous mettons nos baskets et partons nous promener dans le village voisin au bord de la rivière. Nous sommes rapidement rejoints par 3 gamins qui nous accompagnent, mais sans rien nous réclamer, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’à maintenant. Nous passons la rivière sur un pont artisanal en bois et Dom a la trouille et manque de passer à l’eau. Cela fait rire une famille de Marocains qui se trouvent là. Nous mangeons un melon que nous avions acheté dans la journée et nous en partageons avec les 3 gosses qui semblent apprécier. On revient vers l’hôtel et on passe les gorges à pied le long de la route, pour aller prendre un thé de l’autre côté sur une terrasse. Au retour, une bonne douche chaude et on se rend dans la salle à manger où un bon feu brûle dans la cheminée. Il fait frais, mais nous sommes à plus de 1500m. Au souper, un couscous et une potée locale (oignons, tomates, agneau, poivron, épices), c’est très bon. La pluie se met à tomber alors que nous partons nous coucher. Un violent orage éclate pendant la nuit, avec un tonnerre assourdissant vu les montagnes environnantes. La journée fut riche en rencontres et en paysages splendides. Nous commençons à voir le vrai Maroc, la vie ne semble pas avoir changé depuis des années …
Samedi 28 avril 2007
Départ ce matin avec le soleil. Nous avons fait l’idéal : monter dans les gorges le soir et en redescendre le matin. C’est ainsi que la luminosité est la plus belle. Ces gorges sont vraiment splendides. Une fois à Boulmane-du-Dadès, on s’arrête à la sortie de la ville d’où la vue est magnifique. C’est aussi le coin des roses, plein d’enfants en vendent sur le bord des routes. Peu après Boulmane, l’épisode oueds débute … Une rivière a débordé et la route est couverte de boue, un camion s’est même enlisé. Nous passons tout de même. Nous voulons monter aux gorges du Toghdra : impossible, un oued a inondé la route … Donc on continue. Nous mangeons à Tinejad au restaurant « Le jardin de Ferkla » à la sortie de la ville. Superbe terrasse, super accueil et très bon repas. On voulait prendre le raccourci via Touroug pour Erfoud, impossible à cause …. d’un oued qui a débordé. On fait donc le détour via Er-Rachidia, puis on arrive au promontoir d’Aousfous. On a une vue splendide sur la palmeraie en contrebas. On peut voir que la rivière est particulièrement grossie et qu’elle a inondé une partie des berges. Arrivés à Aousfous, il y a un bouchon. Pourquoi ? L’oued a débordé … mais sérieusement cette fois, car la route est coupée et personne ne passe ! Des dizaines de véhicules sont bloqués. Le courant est encore fort, apparemment il faudra 3-4 heures au minimum pour l’eau baisse et que les plus gros véhicules puissent passer. On décide de ne pas attendre, car nous n’avons aucune garantie de passer avant la nuit, et ici pas d’hébergement en vue. Donc retour sur Er-Rachidia où nous trouvons un hôtel à côté de la gare routière. Sommaire, mais propre. Le quartier grouille, nous sommes les seuls occidentaux. Nous partons aux souks, aucune agressivité, aucune sollicitation. Nous mangeons au restaurant Inchimil sur la rue principale. C’est bon sans être vraiment spécial.
Dimanche 29 avril 2007
Lever tôt et petit-déjeuner sur une terrasse au soleil. Puis nous reprenons la route et nous décidons de partir en direction de la vallée du Drâa, plutôt que de tenter le passage jusqu’à Merzouga vu les inondations. Le temps est beau et plus chaud. Les oueds sont maintenant rentrés dans leur lit. Du coup, on profite pour monter dans les gorges de Toghdra vu que c’est sur le chemin. Le début de la route est vraiment splendide avec des couleurs incroyables. Les touristes sont nombreux à monter, même avec des cars. Une fois en haut, l’endroit est impressionnant avec des falaises de plusieurs centaines de mètres qui entourent la gorge. On profite des lieux au soleil, en se trempant les pieds dans la rivière, puis on reprend la route. Pour midi, on s’arrête à l’entrée de Boulmane où on mange sur une belle terrasse qui surplombe la ville. Puis redépart, direction Ouarzazate. Evidemment, on se dirige tout droit vers l’orage. La vallée du Drâa est le seul endroit où les nuages sont présents … ça s’appelle de la poisse ? La route traverse de belles montagnes, style « ouest américain ». On attendra demain pour les photos, en espérant du soleil. Après Agdz, on prend la direction des « Jardins de Tameghalt », une belle auberge en pleine nature. Il y a même une piscine, mais vu le temps… Le chemin est parsemé de flaques et on ne voit pas où on roule. C’est l’aventure … Les chambres sont très propres. On mange sur place, les portions sont énormes. La nuit sera calme, sans pluie, le ciel s’est dégagé.
Lundi 30 avril 2007
On prend le petit-déjeuner sur la terrasse au soleil. Les flaques ont diminué, on n’aura pas de peine à sortir d’ici. On reprend la direction du sud, de Zagora. La vallée est belle, avec tout le long de l’oued une belle palmeraie. Nous arrivons à Zagora où on se gare pour aller nous promener et boire un thé. On achète aussi des fruits et des épices au souk, après avoir goûté plusieurs échantillons et discuté avec un commerçant. La ville est sympa le long de sa rue principale. Après cette pause, on repart toujours vers le sud, direction les dunes de Tindouf. Il y a là un monticule de sable (une dune) où on fait un tour en chameau, histoire de marquer le coup. Puis on repart vers le nord, pour remonter toute la vallée du Drâa. On s’arrête juste pour manger quelques fruits sur le bord de la route. Vers 17h00, on arrive à Asfalou où on retrouve Dominique et sa splendide maison. Cet endroit est vraiment exceptionnel. Le souper du soir, concocté par Aïcha, est une nouvelle fois excellent (poulet au citron, vermicelles aux raisins et épices). Il y a de l’air, la nuit sera agréable.
Mardi 1er mai 2007
Avant de reprendre la route, on pousse 3 km plus haut jusqu’à Tamdaght. L’arrivée à la kasbah est vraiment extraordinaire. On part faire une balade dans les jardins où il y a des roses sauvages. Puis on repart direction le Tichka. La route est splendide, le temps est cette fois au beau fixe. Le paysage est impressionnant et sauvage. Comme à l’aller on s’arrête chez Ahmed à Taddart, sur la terrasse. Des hommes vendent des morilles sur le bord de la route, mais nous y renonçons puisque nous ne savons pas ce que cela vaut. Puis nous avalons les derniers kilomètres jusqu’à Marrakech. A l’entrée de la ville, la circulation redevient dantesque. Mais avec le plan, nous trouvons facilement l’agence de location pour rendre notre Fiat. Nous restituons la voiture et discutons avec le patron qui est très sympa. Il nous ramène même à la Medina, ce qui nous économise un taxi. Le reste de la journée sera consacré aux souks et à la place Jemaa-el-Fna. Les souks sont grouillants de monde, mais les vendeurs ne sont encore pas trop insistants. La place, elle, est incroyable de monde, touristes et indigènes mélangés. Il y a de l‘animation avec tout ce monde et les dizaines de stands de nourriture et de boissons. La nuit à l’hôtel sera assez bruyante avec les rues de la Medina et le muezzin à 0400h.
Mercredi 2 mai 2007
Matinée consacrée aux achats, notamment de chaussures pour les enfants . On négocie, on parlemente, tout en souriant. Le prix qui nous est proposé est trop haut alors nous quittons les lieux. Le vendeur nous rattrape dans la rue et nous vend les baskets choisies au prix que nous voulions finalement … Il faut le vivre, c’est vraiment l‘image du souk que l’on se fait, mais toujours dans la bonne humeur. Nous voyons tout de même des touristes (français) qui se comportent comme des malotrus, étant malhonnêtes et hautains, voire limite racistes, avec les Marocains. Sur la place Jemaa-el-Fna, il y a des charmeurs de serpents et je prends une vipère autour du cou, pour faire une photo. Nous quittons cet univers incroyable pour faire nos sacs et nous préparer à aller à l’aéroport. Pour l’aéroport, pas de compteur, il faut négocier le prix. Nous trouvons un taxi avec qui nous obtenons un bon prix et départ pour l’aéroport. Là, c’est aussi le souk, il n’y a que quelques guichets d’ouverts pour une foule de départs. Nous voyons même Gérard Jugnot à côté de nous. Après quelques jours sans poisse, ça recommence : 6 heures de retard et nous arrivons à Lyon au milieu de la nuit au lieu de 2100h. Le vol a été tranquille et le retour à la maison sera pénible vu la fatigue.
Votre plus longue étape à vélo? English translation pending
Salut la tribu !
Je voulais savoir quelle était votre plus longue étape. Où et quand et combien ! En ce qui me concerne c'était en 2006, en Espagne et j'avais roulé 192 KM avec mes 45 kilos (vélo+charge)
A vous !
Je voulais savoir quelle était votre plus longue étape. Où et quand et combien ! En ce qui me concerne c'était en 2006, en Espagne et j'avais roulé 192 KM avec mes 45 kilos (vélo+charge)
A vous !
Fiction tibétaine: Chomolungma 2008 English translation pending
C'est en ayant appris que les Chinois souhaitaient hisser la flamme olympique au sommet de l'Everest que m'est venu le besoin d'écrire une fiction sur ce thème. Je la publierais en plusieurs semaines afin d'aiguiser votre curiosité, du moins je l'espère... Vpoici la page 1 :
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
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La suite dans 1 semaine ...
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
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La suite dans 1 semaine ...
Circuits au Vietnam et au Laos pour un voyage en décembre-janvier? English translation pending
Je pars pour le vietnam et le laos en décembre et janvier, est ce qu'il y a des circuits meiux que les autres et quoi ne pas manquer. je voyage en sac à dos et non organisé d, avance merci
Trois semaines au Vietnam: comment les répartir au mieux? English translation pending
Bonjour à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Aller aux marchés flottants de Bangkok English translation pending
Dans le cadre de notre futur voyage en Thailande (janvier 2009), nous avons entendu parler des marchés flottants à Bangkok, est-ce tous les jours? comment cela se passe t-il? quelqu'un conduit notre barque? et cela vaut-il vraiment le coup?,
et enfin que faire d'autre d'intéressant dans cette grande ville? avant de partir au nord ou au sud.
merci pour votre aide.
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
PREFACE
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Balade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas) English translation pending
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil.
La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.

Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients. 
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des écureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.


Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.


Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage. 
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.
Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…
Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...
Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.
Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.
Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.
Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficult��s à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficult��s à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Rapporter des mâchoires de requin de Madagascar? English translation pending
Salut,
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
Voyage de Sète à Bordeaux à vélo English translation pending
Bonjour à vous
l'un ou l'une d'entres vous aurait il déjà effectué ce trajet en longeant les canaux?
( expérience perso allez/retour de narbonne au seuil de naurouze et retour )
merci et @+🙂
vélo Giant, cadre femme suite problêmes aux lombaires...🙁
l'un ou l'une d'entres vous aurait il déjà effectué ce trajet en longeant les canaux?
( expérience perso allez/retour de narbonne au seuil de naurouze et retour )
merci et @+🙂
vélo Giant, cadre femme suite problêmes aux lombaires...🙁
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Vietnam 08, la plus belle journée du côté de Ninh Binh! English translation pending
Est-ce un signe ? Est-ce un geste de bouddha ? Quelqu'un aurait-il fait une offrande pour nous ?
Quoiqu'il en soit, cette journée semble bien différente des autres ! Oui, pour la première fois depuis le séjour, le ciel est bleu, pâle mais bleu, le soleil illumine les chambres, et nous nous apprêtons à sortir en tshirt !
On a pas mal pesté sur le froid et les nuages, mais la, il semble que le ciel ait décidé d'illuminer le décor du jour, de magnifier les merveilles du Vietnam qui nous attendent pour cette journée au programme chargé. En effet, hier soir, avec la précieuse aide du boss de l'hôtel, nous avons planifié un bon programme : Tam Coc, puis Hang Mua, Keng Ga, et enfin Van Long.
Pourquoi Tam Coc en premier ? Pour éviter la potentielle horde de touristes qui y débarquent en fin de matinée. Beaucoup de visites de Tam Coc se font en effet depuis Hanoi, dans des minitours à la journée. A éviter bien sur !!! Dormez absolument à Nihn Bihn !Tam Coc Nous y voila donc après quelques minutes dans notre habituel minibus 14 places et son chauffeur sympatique.
L'embarcadère a son charme. Des dizaines de petites barques attendent au pied d'un grand escalier en pierre. On imagine bien le nombre de touristes attendus dans la journée.
Nous prenons place à 2 ou 3 par bateau, plus le rameur ou la rameuse, et pour certains une deuxième personne, dénommée ci-après "la vendeuse".
Dans mon bateau, point de "vendeuse", uniquement le vieux rameur vêtu de kaki et du traditionnel casque militaire vietnamien.
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos récentes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool.
Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos récentes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool. Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
La piste du Drâa en 4x4 au Maroc English translation pending
Je suis à la recherche d'un séjour combiné MARRAKECH + 3/4 jours de 4x4.
En famille avec enfants de 21 et 18 ans, et oui nos enfants encore ....
Pas d'expérience 4x4, mais désir de profiter pleinement à 4, fin février 2009 - début mars 2009.
Je ne souhaites pas traiter avec les tours opérateurs traditionnels, convoie de 4x4, arrêts programmés, ....
Pouvez vous m'indiquer des correspondants sérieux, pour un voyage organisé, et un peu personnalisé?
Connaissez vous ? : Aventures et Cie. Sérieux ? Circuit agréable ?
Merci de vos bons tuyaux.
Carnets de voyage - Namibie 2008 English translation pending
Voyage en Namibie du 21 juin au 15 juillet 2008
3 semaines superbes en famille ! J’ai grandement préparé ce voyage grâce à ce forum en lisant et les carnets de route et les posts. Un grand merci à tous les contributeurs pour le détail des infos et le bon esprit qui président aux échanges. Je souhaite ainsi pouvoir contribuer à ce site et j’espère être utile à d’autres voyageurs...
Nous sommes donc une famille de quatre (enfants de 11 et 13 ans). Nous sommes rentrés enchantés, émerveillés, ... de ce voyage, ce pays se prête vraiment très bien à un voyage familial : pas de pb coté sanitaire, des infrastructures très bonnes, ... plein de choses à voir et un dépaysement garanti. Nous rêvions de ce voyage depuis longtemps, et il fut à la hauteur de nos attentes !!
Coté organisation : Nous avons contacté, en suivant les conseils trouvés sur ce site, l’agence locale Tourmaline pour réserver la voiture et un certains nb d’hébergements. Aucun problème à signaler : tout a été parfaitement réservé ; sur place remise d’un road book complet, d’une carte détaillée du pays et de quelques documents d’information (histoire, géo, ...) Hormis ce site 🙂, l’autre grande aide fut le guide Bradt (en anglais certes) mais vraiment un must : très détaillé pour les routards, beaucoup d’explications, jamais pris en défaut sur 3 semaines de voyages. J’ai trouvé ce guide sans pb à la Fnac.
Coté voiture Nous avons choisi (vu de notre point de vue) le confort et la sécurité, donc un 4x4. J’ai trouvé que c’était effectivement utile (pour certaines routes, pour le confort sur les pistes et aussi pour la meilleure vue ! ) L’agence fut African Tracks : très bien : voiture en très bon état, 4 pneus parfaits. Aucune crevaison à signaler 🙂 . Nous avions loué aussi le «set camping » (vaisselle, chaise, table, gaz, ...) : je l’ai trouvé très complet, rien ne manquait. Nous avions apportés nos duvets pour plus de sécurité (coté chaleur) je ne peux donc rien dire sur la qualité des leurs. Nous avions aussi pris le frigo ; je suis plus mitigée car en fait il ne fonctionnait que lorsque la voiture roulait :-( (heureusement on a beaucoup roulé !! et il fait froid la nuit) mais globalement il était entre 10 et 15 ° je ne lui ait donc pas vraiment fait confiance pour garder des choses périssables ; c’était plus un appoint pour avoir des jus frais 😉 On avait aussi deux tentes sur le toit, très bien. On a fait au final 4 500 km.😇
Coté hébergement On a fait un mixte lodge (6 nuits) et campings (16 nuits) : sympa ; les enfants ont apprécié de retrouver un lit et un resto de temps en temps. Les campings sont bien : toujours une place pour le bbq, propres et quasi toujours de l’eau chaude au moins pour la douche, car pour la vaisselle ce fut plus souvent à l’eau froide. On avait réservé les lodges, qq campings et bien sur Etosha, Sesriem.
Coté Budget Pour nous quatre, TOUT compris (yc resto, cadeaux ....) : un peu moins de 10 000 €. Il faut noter que nous avons un fils de moins de 12 ans (dons souvent moins cher avion, resto, ...) et que l’autre a 13 ans (une autre limite existe à 16 ans pour les entrées sur certains sites) Les gros postes : - l’avion 4 100 € (achat Opodo, en janvier ) - la voiture 1 900 € (on a aussi pris les assurances pneu, vitre sur place pour en gros 500 € de plus) - l’hébergement 1 000 € - l’essence 400 € et pour le reste je n’ai pas compté !... Nous avons eu parfois du mal à utiliser la carte Mastercard pour retirer de l’argent; mais la CB visa est passée.
Quelques conseils ... - les polaires, bonnets, gants n’ont pas été superflus à cette époque de l’année - les sticks pour les lèvres et crèmes hydratantes non plus 😎 ; l’air est vraiment très sec (on n’en avait pas pris et au bout de 2 jours un de mes fils avait la peau du corps complètement desséchée... heureusement les magasins sont bien achalandés.) - les allumes feu aussi sont utiles, pour le feu le soir (enfin, nous, on n’est pas très expert en allumage de feu) Je tiens à rassurer, une fois bien équipés, on n’a pas eu froid. L’amplitude thermique est très forte : 25-30 le jour et 5-10 la nuit. On s’habitue très bien !! et le soleil toujours présent est un vrai bonheur.
Le détail :
21 juin : le départ Le voyage commence un peu dans la précipitation : envol de France pour Francfort, 1h ½ de correspondance est prévue, l’avion part évidemment avec du retard. Arrivés à Francfort (dans les 22h) aucun agent pour nous orienter, on découvre que pour changer d’aérogare il faut prendre une navette ferrée ...c’est la course dans les aérogares, pour finalement arriver au terminal d’embarquement et découvrir que notre vol est retardé de plusieurs heures ! ouf on n’a pas raté l’avion...
22 juin : Windhoek Après une bonne nuit de sommeil, arrivée au matin à Windhoek. On retrouve sans pb le loueur de voiture, on retire de l’argent au DAB. Le loueur nous amène dans son local en ville pour récupérer notre 4x4. Une bonne heure d’explication s’en suit... Puis, le responsable de la guest house où nous dormons est venu nous chercher pour nous guider jusque chez lui, il faut avouer un confort appréciable, car la conduite à gauche au début surprend un peu... (personnellement je ne peux pas trop dire car c’est mon conjoint qui a tjs conduit 🙂 .). On arrive donc à l’auberge Londiningi, tenue par une française – accueil très chaleureux. On lézarde un peu tout le reste de la journée... et on fait le plein à un supermarché juste à coté. On y trouve de tout (même du Nutella !!) on fait le choix de dîner à l’auberge, très bien et convivial. On ne tarde pas à s’endormir, pour être d’attaque dès le lendemain.
23 juin : Windhoek – Mariental – 3 h – 300 km J’essaie de mettre des temps de parcours qui correspondent plus ou moins au temps de conduite, mais c’est une estimation, car on s’est beaucoup arrêté en route (pique nique, photos - nombreuses !!!, admiration des animaux.😛..). On passe par le centre ville pour qq formalités : achat de timbres, d’une carte téléphonique et passage au NWR pour acheter le pass pour la Welwitschia Drive. Enfin, vers 11h, on est prêts à partir ....on est tous impatients de quitter la ville ... La route est goudronnée, pas la plus belle que l’on ferra est un peu monotone... on arrive à l’Anib Lodge à 14h30, juste à temps pour le « sundowner drive » qui part à 15h en hiver. On pose le 4x4 sur l’emplacement de camping et on part. Il faut avouer vraiment idéal sur un début de voyage : on voit nos premiers animaux : oryx, bubale, outarde, zèbre, gnou, évidemment springbok ... un vrai festival !! les appareils photos commencent à crépiter...puis on attend le coucher de soleil sur une (petite) dune du Kalahari... magnifique ... les enfants font leur première roulade sur le sable rouge ...le paysage est magique !! on retourne à notre camping ... conquis. On fait donc notre premier montage de tente la nuit ! (à 18 h il fait nuit noire) – mais ce camping est bien équipé il y a une lumière électrique – même si ce ne serra pas le record de vitesse des hommes, cela se passe bien. Je me lance aussi dans notre premier repas à la nuit (ce sera pate !) mais tout le monde est ravi. Les emplacements sont vraiment bien (Wc et douche privée !!) et personne dans les 100 m autour, que la savane... Il n’y a que 3 emplacements de camping donc je conseillerai peut être de réserver ...
24 juin : Mariental - Sesriem – 4h1/2 – 320 km Départ pour ce qui nous fait tous rêver, les dunes de Sesriem....Sur la route, on aperçoit des autruches, chacals et les gracieux springboks, nos fils veulent qu’on s’arrête à chaque fois pour les admirer... Arrivée au camping de Sesriem – on a la chance d’avoir un bon emplacement, au bord de la savane, vue sur Elim Dune, ...le rêve. On part escalader Elim dune pour le coucher du soleil, on n’a pas le temps de monter très haut, mais les enfants en profitent bien encore 😄.
25 juin – Sesriem Après moult réflexion, on a fait le choix de partir entre l’ouverture des portes du parc pour les campeurs (5h45) et l’ouverture générale (6h45) ; on quitte donc notre place vers 6h15, direction Dead Vlei... on voit le soleil se lever tout le long de la route (60km), magnifique - il n’y a que nous ... on arrive sur Dead Vlei (toujours personne !!) et on se lance sur les fameux derniers 5km réservés au 4x4 .... tout se passe bien jusque vers la fin ..où une partie de sable trop molle ... nous ensable ... la voiture s’enfonce irrémédiablement .🤪.. au bout d’un quart d’heure ( ?) de pelletage intensif 😕, on finit par s’en sortir ... et on arrive au parking final !! On fait un petit encas bien mérité 😏 puis on part vers Dead Vlei ....le plus beau du voyage pour moi 😊...escalade des dunes autour ... on admire ces paysages un bon moment... Il faut bien repartir, chemin inverse, sans encombre ... puis Sossusvlei... re-ballade (mais il est proche de midi et là il fait vraiment chaud). On pique nique à l’ombre sur le parking ...très agréable Puis route du retour, on s’arrête à la Dune 45 que les hommes ont encore le courage d’escalader, moi j’attends à l’ombre 😉 Fin de journée au camping, devant ce paysage superbe - piscine pour les enfants...
26 juin : Sesriem – Naukluft – 1h1/2 – 130 km Détour par le canyon de Sesriem, petite ballade, évidemment sans comparaison avec les merveilles de la veille ...Puis on reprend la route vers les montagnes...on voit nos premiers kudu : superbes animaux, aux cornes magnifiques et au grands yeux attendrissants. Arrivée au camping NWR du Naukluft, pas beaucoup de charme... on part faire une petite marche à pied à la rencontre des fameux dassie. Au grand plaisir des enfants on en voit pas mal, le chemin est assez mal balisé, on se perd assez vite...mais c’est bien quand même. Retour au camp, où le froid descend vite (on est à 1 500 m d’altitude !) dès 17h on commence à avoir froid, ce serra la seule nuit ou on aura vraiment eu froid, je pense que le thermomètre a du frôler les 0°...on se couche tôt.
27 juin – Naukluft – Walwis Bay – 4h – 360 km Et on se lève tôt !! Départ pour la mer 😎 ... les paysages sont très beaux tout le long de la route. Ce sera une constante – Les pistes sont toutes en très bon état et tous les croisements sont toujours très bien indiqués – vraiment on ne peut pas se perdre dans ce pays ! Une troupe de babouins traversent la route devant nous, long arrêt... Puis passage à Solitaire avec arrêt pour déguster les fameux apple pie, je confirme : il faut absolument les goûter (+ un café chaud ce qui est bien agréable 😉). La boutique est bien équipée, on y achète même le guide des pistes d’Etosha, ce qui sera pratique pour démarrer tout de suite le safari une fois sur place. On repart plein d’énergie ...arrivée sur Walwis Bay ...où il n’y a aucun flamand rose !! (ils sont tous dans le nord ??!!...) aucun oiseau sur la baie !...on va jusqu’au bout de la lagune sur la gauche pour y admirer le coucher de soleil sur l’eau, très beau. On dort au Lagoon Lodge – tenu par un français. Le soir, repas au Raft, sur la baie, vraiment très bien, très bon poisson ...les enfants sont contents d’être au resto ...
28 juin : Walwis Bay – Swakop – 1/2h Le lendemain, nous avions réservé via Tourmaline l’excursion Mola Mola. Donc ballade en mer, avec les otaries (on apercevra quelques dauphins et baleines) – cela dure toute la matinée – dégustation d’huîtres à la fin. Je sais que ce n’est pas l’avis de tous, mais nous personnellement on n’a pas été très emballés ...en plus, je n’ai pas digéré les huîtres et j’ai été malade jusqu’au lendemain (ceci explique peut être cela 🏴☠️ ?). Détour par la Dune 7, pour les dernières roulades ( !!) puis arrivée à Swakop. Visite par les hommes du musée Cristal (qui est fermé le lendemain, dimanche) – mon fils passionné de minéralogie, fait des folies dans la boutique ... On dort à la pension Rapmund – on avait quasi un appart : 2 chambres (avec chacune salle de bain !), une petite cuisine, une salle à manger (bon pas la télé pour les hommes ! c’est l’euro de foot) mais très bien.
29 juin – Swakop Le matin, on part pour la Welwitshia Drive : très beaux paysages (encore !) très désertique et à la fin, champs des ces fameuses plantes ... très étonnant. Retour en ville – c’est dimanche donc assez surréaliste, quasi tout est fermé – ville déserte ... On s’y promène quand même... et on fait un grand ravitaillement au supermarché car on repart le lendemain plein nord pour 8 jours de camping. On dîne au Kuchi restaurant, assez déçu, bon c’était la finale de l’euro (avec l’Allemagne en finale) on a beaucoup attendu, viande trop cuite ...on n’a pas dû avoir de chance ce soir là.😕
30 juin – Swakop – Brandberg (via Cape Cross ) – 330 km – 4h Départ vers la colonie d’otaries - l’odeur est à la hauteur de sa réputation, on passe quand même un grand moment à les admirer puis demi tour vers le Brandberg. On aperçoit une colonie de suricates sur la route, mais ils sont trop rapides pour les photos ! Camping au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lodge, il y a un springbok et un suricate apprivoisés, pour le plus grand plaisir de tous. Très bel emplacement au bord de la savane boisée.
1er juillet : Brandberg – Twylfonteim – 150 km – 2h Le matin, visite du site de la White Lady – cela vaut surtout pour la ballade (2h en tout AR) pour atteindre le site – les montagnes sont superbes, j’adore cette roche rouge. Un guide accompagne chaque visiteur, il est très sympathique et expert de toutes les plantes rencontrées – il nous dit quelques mots en damara (langue à clic, très surprenant). Pour info, les guides sont payés au pourboire... Arrivée au camping du Mowani Mountain Camp, un camping superbe : 😇 emplacement très sauvage avec la savane devant nous, les rochers derrière et pas la moindre personne à l’horizon ....mon fils le plus jeune aurait bien voulu y rester plusieurs nuits, le temps d’escalader tous les rochers !
2 juillet : Twylfontein – Palmwag – 140 km – 2h Visite de Twylfontein le matin, beaucoup plus organisé et balisé que la White Lady. Cela frôle le tourisme de masse (bon j’exagère ...) ceci dit, les gravures valent le coup, mais en ¾ h c’est bouclé. Arrivé au camping du Palmwag Lodge – très civilisé. On fait le game drive, dans l’espoir d’apercevoir les éléphants. On est assez déçu, la moitié du tour est sur la piste normale ( !), et on voit les animaux habituels le long des routes (oryx, zèbres, ...) certes c’est superbe – mais cela ne valait pas le coup de payer (assez cher en plus). Enfin c’est pas bien grave. On dîne au lodge – très bien.
3 juillet : Palmwag – Warmquelle – 90 km – 1h½ Arrivée pour midi au Ongongo camping – très sauvage aussi, je recommande le 4x4. On passe une superbe après midi 😄– baignade au pied des chutes. Attention, l’adresse est connue, à la fin de la journée, le camping était complet, et comme il est assez difficile à atteindre, ce ne doit pas être agréable de faire demi tour le soir.
4 juillet : Warquelle – Opuwo – 160 km – 2h ½ On quitte à regret ce site enchanteur et ses nombreux oiseaux, ...route vers Opuwo. Ravitaillement au supermarché, et promenade dans cette ville surprenante qui mélange toute une population hétérogène. Camping au Opuwo Country Lodge, le camping domine la montagne, très beau coucher de soleil ! baignade à la piscine du lodge, très photogénique ....
5 juillet : Opuwo – Epupa – 3h ½ - 180 km Très belle route dans les montagnes et la savane boisée. On voit notamment un superbe baobab, arbre que je rêvais de voir depuis .... ? Arrivée sur les rives luxuriantes du Kunene. Le camping est assez plein ... on a la chance de trouver un emplacement au bord de l’eau. Des dames se proposent pour faire la lessive et j’avoue que l’on se décharge de tout notre linge sans pb 😏 ! Farniente au bord de l’eau .... On fait notre feu comme tous les soirs, un vrai plaisir ... on est devenu experts en cuissons de pomme de terre et gemquash près des braises ! (les premières étaient complètement carbonisées 🤪😊)
6 juillet : Epupa Après avoir beaucoup discuté entre nous, on décide quand même d’aller voir un village himba. On trouve délicat d’aller voir des personnes chez elles, les prendre en photos, ... Finalement on ne le regrette pas, nous étions juste nous quatre avec un guide himba qui parle anglais, c’était assez chaleureux, je pense que les enfants aident à établir le contact... on passe une matinée agréable et intéressante. Après midi, rafting sur le Kunene, on s’est bien amusé. Attention à ne pas tomber à l’eau, car on a vu plusieurs crocodiles 🤪!! je plaisante l’eau est très calme... 😄
7 juillet : Epupa – Opuwo Retour à la ville - on choisit d’aller au camping Oreness, en pleine ville, tenu par un français ; qui es bien content de parler avec nous. La partie la plus sauvage de notre parcours s’achève.
8 juillet : Opuwo – Kamanjab – 3h ½ - 290 km Départ pour ce que nous attendons tous avec impatience : la rencontre avec les guépards. La route est goudronnée quasi sur tout le parcours (seuls 60 km sont encore en piste, mais les travaux seront bientôt finis) – arrivée pour le « Cheetah Tour » à la ferme d’Otjitotongwe. Un grand moment de plaisir, on caresse les 3 guépards qui sont apprivoisés 😉 - puis tour en voiture dans l’enclos où sont nourris qq guépards plus « sauvages ». Les appareils photos marchent à plein !!... même si c’est un peu « organisé », c’est une bonne occasion d’approcher ces animaux que l’on voit très peu dans la nature. Nous étions juste qq touristes. L’accueil de la ferme est sympathique – on passe la nuit dans les bungalow et on dîne à l’auberge, cuisine très familiale. J’avais réservé cette partie directement via leur site sur internet.
9 juillet : Kamanjab – Etosha – 3h – 300 km A notre départ, une jeune girafe est près de l’enclos ; elle se laisse caresser !! encore un moyen incroyable. Arrivée au parc vers 11 h, pour 3 jours de safari. L’heure d’arrivée conditionne l’heure de sortie, il faudra donc être ressorti d’ici 3 jours avant 11 h du matin. Dès l’entrée, on aperçoit des impalas, des troupeaux de zèbre ... le parc tient toutes ses promesses !!....Emerveillement non stop !! On s’installe au camping Okaukuejo – refait à neuf – emplacement sans aucun charme, mais on n’est pas venu pour cela ....Le soir, au trou d’eau éclairé, c’est un festival de rhino qui défile, on a vraiment de la chance !...
10 juillet : Etosha 2° camping à Hahali, le plus sympa des 3 – le moins fréquenté aussi je pense. On raccourcit un peu notre parcours sur les pistes – car il faut avouer que au bout de 6 heures sans sortir de la voiture, les garçons commencent un peu à saturer ... (la veille on avait passé 8 heures en voiture 😮😊) C'est vraiment agréable de faire un safari en autonome, et il n’y a pas trop de monde, on est souvent seuls aux divers trous d’eau ... On aura la chance de voir un léopard venant boire le soir au trou d’eau éclairé du camping, on y revoit quelques rhino, une troupe de hyènes...
11 juillet : Etosha Dernier camping à Namutoni – tout est très aménagé, on sent que le tourisme se développe – ceci dit la partie camping et très bien et les emplacements vastes (il y a même des emplacements prévus pour faire sécher le linge (à quatre, il y a pas mal de lessive aussi 😕). C’est toujours un grand défilé d’animaux, beaucoup de girafes, zèbres, kudu, quelques éléphants, oiseaux aussi (merveilleux rollier au couleurs extraordinaires)...un émerveillement de plus : on aperçoit un léopard accompagnée de ses deux petits ....
12 juillet : Etosha – Otjiwarongo – 5 h – 450 km Une étape un peu longue à faire aujourd’hui, mais on veut profiter au maximum et on sillonne le parc jusque l’heure limite de sortie. Et pour clôturer ce superbe safari, deux lionnes sont au bord de la route ....encore qq dizaines de photos de plus !! ... On quitte donc Etosha comblés. Direction la météorite Hoba, passage obligé pour notre fils aîné. On voit donc la « plus grosse météorite du monde »... On dort au camping Weawers rock, au pied des montagnes, on y arrive en pleine nuit ; un peu fatigués il faut dire....
13 juillet : Otjiwarongo – Okahandja – 330km On fait le détour pour aller voir les traces de dinosaures. On est contents de voir ces traces datant de millions et millions d’années, dans des paysages toujours grandioses...C’est aussi l’occasion de rouler sur nos dernières pistes (bien plus agréables que le goudron 😏 - on roule moins vite, on profite mieux du paysage et des animaux : de loin on avait cru apercevoir un branche, puis un écureuil et en fait c’est un énorme varan qui s’enfuit sous nos roues ..). Arrivée à Grooss Barmen, resort peu touristique dont l’attrait est des sources d’eau chaude (elles sortent à 65°) heureusement la piscine n’est pas aussi chaude !! mais très chaude quand même (37°)...dehors une grande piscine donne l’occasion aux enfants de bien s’amuser. Les bungalows sont de vraies maisons (chambre, salle de bain, cuisine ...) mais pour notre dernier soir ce sera restaurant. C’est un peu vieillot, et assez vide en pleine semaine - mais comme dernière étape cela nous a bien plu.
14 juillet : Okahandja- Windhoek – 60km – 1h Le dernier jour est arrivé, il faut rendre la voiture avant midi. Retour donc sur Windhoek – on rend rapidement la voiture. Comme notre vol est le soir, le loueur nous dépose en ville pour le reste de la journée. On se promène dans Windhoek, l’occasion de faire les boutiques ... et aussi un détour par la « House of Gems » où notre fils dépense ses derniers crédits en pierre ...Le loueur nous reprend en ville pour nous déposer à l’aéroport.
15 juillet : Francfort puis Paris Retour brutal à la civilisation – encore la course dans l’aéroport de Francfort (1h de correspondance !!) à 6h du matin ...mais on revient tellement émerveillé que rien ne peut nous atteindre 😎.
Voilà, je crois que j’ai été assez longue mais ce voyage a été un grand must ...j’espère pouvoir aider quelques futurs voyageurs ...
Les plus : les dunes, Dead Vlei les animaux le dépaysement, les espaces grandioses la gentillesse des habitants
et s’il y avait une chose à changer dans notre circuit ? moins de temps à Swakop pour passer par le Spitkoppe
3 semaines superbes en famille ! J’ai grandement préparé ce voyage grâce à ce forum en lisant et les carnets de route et les posts. Un grand merci à tous les contributeurs pour le détail des infos et le bon esprit qui président aux échanges. Je souhaite ainsi pouvoir contribuer à ce site et j’espère être utile à d’autres voyageurs...
Nous sommes donc une famille de quatre (enfants de 11 et 13 ans). Nous sommes rentrés enchantés, émerveillés, ... de ce voyage, ce pays se prête vraiment très bien à un voyage familial : pas de pb coté sanitaire, des infrastructures très bonnes, ... plein de choses à voir et un dépaysement garanti. Nous rêvions de ce voyage depuis longtemps, et il fut à la hauteur de nos attentes !!
Coté organisation : Nous avons contacté, en suivant les conseils trouvés sur ce site, l’agence locale Tourmaline pour réserver la voiture et un certains nb d’hébergements. Aucun problème à signaler : tout a été parfaitement réservé ; sur place remise d’un road book complet, d’une carte détaillée du pays et de quelques documents d’information (histoire, géo, ...) Hormis ce site 🙂, l’autre grande aide fut le guide Bradt (en anglais certes) mais vraiment un must : très détaillé pour les routards, beaucoup d’explications, jamais pris en défaut sur 3 semaines de voyages. J’ai trouvé ce guide sans pb à la Fnac.
Coté voiture Nous avons choisi (vu de notre point de vue) le confort et la sécurité, donc un 4x4. J’ai trouvé que c’était effectivement utile (pour certaines routes, pour le confort sur les pistes et aussi pour la meilleure vue ! ) L’agence fut African Tracks : très bien : voiture en très bon état, 4 pneus parfaits. Aucune crevaison à signaler 🙂 . Nous avions loué aussi le «set camping » (vaisselle, chaise, table, gaz, ...) : je l’ai trouvé très complet, rien ne manquait. Nous avions apportés nos duvets pour plus de sécurité (coté chaleur) je ne peux donc rien dire sur la qualité des leurs. Nous avions aussi pris le frigo ; je suis plus mitigée car en fait il ne fonctionnait que lorsque la voiture roulait :-( (heureusement on a beaucoup roulé !! et il fait froid la nuit) mais globalement il était entre 10 et 15 ° je ne lui ait donc pas vraiment fait confiance pour garder des choses périssables ; c’était plus un appoint pour avoir des jus frais 😉 On avait aussi deux tentes sur le toit, très bien. On a fait au final 4 500 km.😇
Coté hébergement On a fait un mixte lodge (6 nuits) et campings (16 nuits) : sympa ; les enfants ont apprécié de retrouver un lit et un resto de temps en temps. Les campings sont bien : toujours une place pour le bbq, propres et quasi toujours de l’eau chaude au moins pour la douche, car pour la vaisselle ce fut plus souvent à l’eau froide. On avait réservé les lodges, qq campings et bien sur Etosha, Sesriem.
Coté Budget Pour nous quatre, TOUT compris (yc resto, cadeaux ....) : un peu moins de 10 000 €. Il faut noter que nous avons un fils de moins de 12 ans (dons souvent moins cher avion, resto, ...) et que l’autre a 13 ans (une autre limite existe à 16 ans pour les entrées sur certains sites) Les gros postes : - l’avion 4 100 € (achat Opodo, en janvier ) - la voiture 1 900 € (on a aussi pris les assurances pneu, vitre sur place pour en gros 500 € de plus) - l’hébergement 1 000 € - l’essence 400 € et pour le reste je n’ai pas compté !... Nous avons eu parfois du mal à utiliser la carte Mastercard pour retirer de l’argent; mais la CB visa est passée.
Quelques conseils ... - les polaires, bonnets, gants n’ont pas été superflus à cette époque de l’année - les sticks pour les lèvres et crèmes hydratantes non plus 😎 ; l’air est vraiment très sec (on n’en avait pas pris et au bout de 2 jours un de mes fils avait la peau du corps complètement desséchée... heureusement les magasins sont bien achalandés.) - les allumes feu aussi sont utiles, pour le feu le soir (enfin, nous, on n’est pas très expert en allumage de feu) Je tiens à rassurer, une fois bien équipés, on n’a pas eu froid. L’amplitude thermique est très forte : 25-30 le jour et 5-10 la nuit. On s’habitue très bien !! et le soleil toujours présent est un vrai bonheur.
Le détail :
21 juin : le départ Le voyage commence un peu dans la précipitation : envol de France pour Francfort, 1h ½ de correspondance est prévue, l’avion part évidemment avec du retard. Arrivés à Francfort (dans les 22h) aucun agent pour nous orienter, on découvre que pour changer d’aérogare il faut prendre une navette ferrée ...c’est la course dans les aérogares, pour finalement arriver au terminal d’embarquement et découvrir que notre vol est retardé de plusieurs heures ! ouf on n’a pas raté l’avion...
22 juin : Windhoek Après une bonne nuit de sommeil, arrivée au matin à Windhoek. On retrouve sans pb le loueur de voiture, on retire de l’argent au DAB. Le loueur nous amène dans son local en ville pour récupérer notre 4x4. Une bonne heure d’explication s’en suit... Puis, le responsable de la guest house où nous dormons est venu nous chercher pour nous guider jusque chez lui, il faut avouer un confort appréciable, car la conduite à gauche au début surprend un peu... (personnellement je ne peux pas trop dire car c’est mon conjoint qui a tjs conduit 🙂 .). On arrive donc à l’auberge Londiningi, tenue par une française – accueil très chaleureux. On lézarde un peu tout le reste de la journée... et on fait le plein à un supermarché juste à coté. On y trouve de tout (même du Nutella !!) on fait le choix de dîner à l’auberge, très bien et convivial. On ne tarde pas à s’endormir, pour être d’attaque dès le lendemain.
23 juin : Windhoek – Mariental – 3 h – 300 km J’essaie de mettre des temps de parcours qui correspondent plus ou moins au temps de conduite, mais c’est une estimation, car on s’est beaucoup arrêté en route (pique nique, photos - nombreuses !!!, admiration des animaux.😛..). On passe par le centre ville pour qq formalités : achat de timbres, d’une carte téléphonique et passage au NWR pour acheter le pass pour la Welwitschia Drive. Enfin, vers 11h, on est prêts à partir ....on est tous impatients de quitter la ville ... La route est goudronnée, pas la plus belle que l’on ferra est un peu monotone... on arrive à l’Anib Lodge à 14h30, juste à temps pour le « sundowner drive » qui part à 15h en hiver. On pose le 4x4 sur l’emplacement de camping et on part. Il faut avouer vraiment idéal sur un début de voyage : on voit nos premiers animaux : oryx, bubale, outarde, zèbre, gnou, évidemment springbok ... un vrai festival !! les appareils photos commencent à crépiter...puis on attend le coucher de soleil sur une (petite) dune du Kalahari... magnifique ... les enfants font leur première roulade sur le sable rouge ...le paysage est magique !! on retourne à notre camping ... conquis. On fait donc notre premier montage de tente la nuit ! (à 18 h il fait nuit noire) – mais ce camping est bien équipé il y a une lumière électrique – même si ce ne serra pas le record de vitesse des hommes, cela se passe bien. Je me lance aussi dans notre premier repas à la nuit (ce sera pate !) mais tout le monde est ravi. Les emplacements sont vraiment bien (Wc et douche privée !!) et personne dans les 100 m autour, que la savane... Il n’y a que 3 emplacements de camping donc je conseillerai peut être de réserver ...
24 juin : Mariental - Sesriem – 4h1/2 – 320 km Départ pour ce qui nous fait tous rêver, les dunes de Sesriem....Sur la route, on aperçoit des autruches, chacals et les gracieux springboks, nos fils veulent qu’on s’arrête à chaque fois pour les admirer... Arrivée au camping de Sesriem – on a la chance d’avoir un bon emplacement, au bord de la savane, vue sur Elim Dune, ...le rêve. On part escalader Elim dune pour le coucher du soleil, on n’a pas le temps de monter très haut, mais les enfants en profitent bien encore 😄.
25 juin – Sesriem Après moult réflexion, on a fait le choix de partir entre l’ouverture des portes du parc pour les campeurs (5h45) et l’ouverture générale (6h45) ; on quitte donc notre place vers 6h15, direction Dead Vlei... on voit le soleil se lever tout le long de la route (60km), magnifique - il n’y a que nous ... on arrive sur Dead Vlei (toujours personne !!) et on se lance sur les fameux derniers 5km réservés au 4x4 .... tout se passe bien jusque vers la fin ..où une partie de sable trop molle ... nous ensable ... la voiture s’enfonce irrémédiablement .🤪.. au bout d’un quart d’heure ( ?) de pelletage intensif 😕, on finit par s’en sortir ... et on arrive au parking final !! On fait un petit encas bien mérité 😏 puis on part vers Dead Vlei ....le plus beau du voyage pour moi 😊...escalade des dunes autour ... on admire ces paysages un bon moment... Il faut bien repartir, chemin inverse, sans encombre ... puis Sossusvlei... re-ballade (mais il est proche de midi et là il fait vraiment chaud). On pique nique à l’ombre sur le parking ...très agréable Puis route du retour, on s’arrête à la Dune 45 que les hommes ont encore le courage d’escalader, moi j’attends à l’ombre 😉 Fin de journée au camping, devant ce paysage superbe - piscine pour les enfants...
26 juin : Sesriem – Naukluft – 1h1/2 – 130 km Détour par le canyon de Sesriem, petite ballade, évidemment sans comparaison avec les merveilles de la veille ...Puis on reprend la route vers les montagnes...on voit nos premiers kudu : superbes animaux, aux cornes magnifiques et au grands yeux attendrissants. Arrivée au camping NWR du Naukluft, pas beaucoup de charme... on part faire une petite marche à pied à la rencontre des fameux dassie. Au grand plaisir des enfants on en voit pas mal, le chemin est assez mal balisé, on se perd assez vite...mais c’est bien quand même. Retour au camp, où le froid descend vite (on est à 1 500 m d’altitude !) dès 17h on commence à avoir froid, ce serra la seule nuit ou on aura vraiment eu froid, je pense que le thermomètre a du frôler les 0°...on se couche tôt.
27 juin – Naukluft – Walwis Bay – 4h – 360 km Et on se lève tôt !! Départ pour la mer 😎 ... les paysages sont très beaux tout le long de la route. Ce sera une constante – Les pistes sont toutes en très bon état et tous les croisements sont toujours très bien indiqués – vraiment on ne peut pas se perdre dans ce pays ! Une troupe de babouins traversent la route devant nous, long arrêt... Puis passage à Solitaire avec arrêt pour déguster les fameux apple pie, je confirme : il faut absolument les goûter (+ un café chaud ce qui est bien agréable 😉). La boutique est bien équipée, on y achète même le guide des pistes d’Etosha, ce qui sera pratique pour démarrer tout de suite le safari une fois sur place. On repart plein d’énergie ...arrivée sur Walwis Bay ...où il n’y a aucun flamand rose !! (ils sont tous dans le nord ??!!...) aucun oiseau sur la baie !...on va jusqu’au bout de la lagune sur la gauche pour y admirer le coucher de soleil sur l’eau, très beau. On dort au Lagoon Lodge – tenu par un français. Le soir, repas au Raft, sur la baie, vraiment très bien, très bon poisson ...les enfants sont contents d’être au resto ...
28 juin : Walwis Bay – Swakop – 1/2h Le lendemain, nous avions réservé via Tourmaline l’excursion Mola Mola. Donc ballade en mer, avec les otaries (on apercevra quelques dauphins et baleines) – cela dure toute la matinée – dégustation d’huîtres à la fin. Je sais que ce n’est pas l’avis de tous, mais nous personnellement on n’a pas été très emballés ...en plus, je n’ai pas digéré les huîtres et j’ai été malade jusqu’au lendemain (ceci explique peut être cela 🏴☠️ ?). Détour par la Dune 7, pour les dernières roulades ( !!) puis arrivée à Swakop. Visite par les hommes du musée Cristal (qui est fermé le lendemain, dimanche) – mon fils passionné de minéralogie, fait des folies dans la boutique ... On dort à la pension Rapmund – on avait quasi un appart : 2 chambres (avec chacune salle de bain !), une petite cuisine, une salle à manger (bon pas la télé pour les hommes ! c’est l’euro de foot) mais très bien.
29 juin – Swakop Le matin, on part pour la Welwitshia Drive : très beaux paysages (encore !) très désertique et à la fin, champs des ces fameuses plantes ... très étonnant. Retour en ville – c’est dimanche donc assez surréaliste, quasi tout est fermé – ville déserte ... On s’y promène quand même... et on fait un grand ravitaillement au supermarché car on repart le lendemain plein nord pour 8 jours de camping. On dîne au Kuchi restaurant, assez déçu, bon c’était la finale de l’euro (avec l’Allemagne en finale) on a beaucoup attendu, viande trop cuite ...on n’a pas dû avoir de chance ce soir là.😕
30 juin – Swakop – Brandberg (via Cape Cross ) – 330 km – 4h Départ vers la colonie d’otaries - l’odeur est à la hauteur de sa réputation, on passe quand même un grand moment à les admirer puis demi tour vers le Brandberg. On aperçoit une colonie de suricates sur la route, mais ils sont trop rapides pour les photos ! Camping au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lodge, il y a un springbok et un suricate apprivoisés, pour le plus grand plaisir de tous. Très bel emplacement au bord de la savane boisée.
1er juillet : Brandberg – Twylfonteim – 150 km – 2h Le matin, visite du site de la White Lady – cela vaut surtout pour la ballade (2h en tout AR) pour atteindre le site – les montagnes sont superbes, j’adore cette roche rouge. Un guide accompagne chaque visiteur, il est très sympathique et expert de toutes les plantes rencontrées – il nous dit quelques mots en damara (langue à clic, très surprenant). Pour info, les guides sont payés au pourboire... Arrivée au camping du Mowani Mountain Camp, un camping superbe : 😇 emplacement très sauvage avec la savane devant nous, les rochers derrière et pas la moindre personne à l’horizon ....mon fils le plus jeune aurait bien voulu y rester plusieurs nuits, le temps d’escalader tous les rochers !
2 juillet : Twylfontein – Palmwag – 140 km – 2h Visite de Twylfontein le matin, beaucoup plus organisé et balisé que la White Lady. Cela frôle le tourisme de masse (bon j’exagère ...) ceci dit, les gravures valent le coup, mais en ¾ h c’est bouclé. Arrivé au camping du Palmwag Lodge – très civilisé. On fait le game drive, dans l’espoir d’apercevoir les éléphants. On est assez déçu, la moitié du tour est sur la piste normale ( !), et on voit les animaux habituels le long des routes (oryx, zèbres, ...) certes c’est superbe – mais cela ne valait pas le coup de payer (assez cher en plus). Enfin c’est pas bien grave. On dîne au lodge – très bien.
3 juillet : Palmwag – Warmquelle – 90 km – 1h½ Arrivée pour midi au Ongongo camping – très sauvage aussi, je recommande le 4x4. On passe une superbe après midi 😄– baignade au pied des chutes. Attention, l’adresse est connue, à la fin de la journée, le camping était complet, et comme il est assez difficile à atteindre, ce ne doit pas être agréable de faire demi tour le soir.
4 juillet : Warquelle – Opuwo – 160 km – 2h ½ On quitte à regret ce site enchanteur et ses nombreux oiseaux, ...route vers Opuwo. Ravitaillement au supermarché, et promenade dans cette ville surprenante qui mélange toute une population hétérogène. Camping au Opuwo Country Lodge, le camping domine la montagne, très beau coucher de soleil ! baignade à la piscine du lodge, très photogénique ....
5 juillet : Opuwo – Epupa – 3h ½ - 180 km Très belle route dans les montagnes et la savane boisée. On voit notamment un superbe baobab, arbre que je rêvais de voir depuis .... ? Arrivée sur les rives luxuriantes du Kunene. Le camping est assez plein ... on a la chance de trouver un emplacement au bord de l’eau. Des dames se proposent pour faire la lessive et j’avoue que l’on se décharge de tout notre linge sans pb 😏 ! Farniente au bord de l’eau .... On fait notre feu comme tous les soirs, un vrai plaisir ... on est devenu experts en cuissons de pomme de terre et gemquash près des braises ! (les premières étaient complètement carbonisées 🤪😊)
6 juillet : Epupa Après avoir beaucoup discuté entre nous, on décide quand même d’aller voir un village himba. On trouve délicat d’aller voir des personnes chez elles, les prendre en photos, ... Finalement on ne le regrette pas, nous étions juste nous quatre avec un guide himba qui parle anglais, c’était assez chaleureux, je pense que les enfants aident à établir le contact... on passe une matinée agréable et intéressante. Après midi, rafting sur le Kunene, on s’est bien amusé. Attention à ne pas tomber à l’eau, car on a vu plusieurs crocodiles 🤪!! je plaisante l’eau est très calme... 😄
7 juillet : Epupa – Opuwo Retour à la ville - on choisit d’aller au camping Oreness, en pleine ville, tenu par un français ; qui es bien content de parler avec nous. La partie la plus sauvage de notre parcours s’achève.
8 juillet : Opuwo – Kamanjab – 3h ½ - 290 km Départ pour ce que nous attendons tous avec impatience : la rencontre avec les guépards. La route est goudronnée quasi sur tout le parcours (seuls 60 km sont encore en piste, mais les travaux seront bientôt finis) – arrivée pour le « Cheetah Tour » à la ferme d’Otjitotongwe. Un grand moment de plaisir, on caresse les 3 guépards qui sont apprivoisés 😉 - puis tour en voiture dans l’enclos où sont nourris qq guépards plus « sauvages ». Les appareils photos marchent à plein !!... même si c’est un peu « organisé », c’est une bonne occasion d’approcher ces animaux que l’on voit très peu dans la nature. Nous étions juste qq touristes. L’accueil de la ferme est sympathique – on passe la nuit dans les bungalow et on dîne à l’auberge, cuisine très familiale. J’avais réservé cette partie directement via leur site sur internet.
9 juillet : Kamanjab – Etosha – 3h – 300 km A notre départ, une jeune girafe est près de l’enclos ; elle se laisse caresser !! encore un moyen incroyable. Arrivée au parc vers 11 h, pour 3 jours de safari. L’heure d’arrivée conditionne l’heure de sortie, il faudra donc être ressorti d’ici 3 jours avant 11 h du matin. Dès l’entrée, on aperçoit des impalas, des troupeaux de zèbre ... le parc tient toutes ses promesses !!....Emerveillement non stop !! On s’installe au camping Okaukuejo – refait à neuf – emplacement sans aucun charme, mais on n’est pas venu pour cela ....Le soir, au trou d’eau éclairé, c’est un festival de rhino qui défile, on a vraiment de la chance !...
10 juillet : Etosha 2° camping à Hahali, le plus sympa des 3 – le moins fréquenté aussi je pense. On raccourcit un peu notre parcours sur les pistes – car il faut avouer que au bout de 6 heures sans sortir de la voiture, les garçons commencent un peu à saturer ... (la veille on avait passé 8 heures en voiture 😮😊) C'est vraiment agréable de faire un safari en autonome, et il n’y a pas trop de monde, on est souvent seuls aux divers trous d’eau ... On aura la chance de voir un léopard venant boire le soir au trou d’eau éclairé du camping, on y revoit quelques rhino, une troupe de hyènes...
11 juillet : Etosha Dernier camping à Namutoni – tout est très aménagé, on sent que le tourisme se développe – ceci dit la partie camping et très bien et les emplacements vastes (il y a même des emplacements prévus pour faire sécher le linge (à quatre, il y a pas mal de lessive aussi 😕). C’est toujours un grand défilé d’animaux, beaucoup de girafes, zèbres, kudu, quelques éléphants, oiseaux aussi (merveilleux rollier au couleurs extraordinaires)...un émerveillement de plus : on aperçoit un léopard accompagnée de ses deux petits ....
12 juillet : Etosha – Otjiwarongo – 5 h – 450 km Une étape un peu longue à faire aujourd’hui, mais on veut profiter au maximum et on sillonne le parc jusque l’heure limite de sortie. Et pour clôturer ce superbe safari, deux lionnes sont au bord de la route ....encore qq dizaines de photos de plus !! ... On quitte donc Etosha comblés. Direction la météorite Hoba, passage obligé pour notre fils aîné. On voit donc la « plus grosse météorite du monde »... On dort au camping Weawers rock, au pied des montagnes, on y arrive en pleine nuit ; un peu fatigués il faut dire....
13 juillet : Otjiwarongo – Okahandja – 330km On fait le détour pour aller voir les traces de dinosaures. On est contents de voir ces traces datant de millions et millions d’années, dans des paysages toujours grandioses...C’est aussi l’occasion de rouler sur nos dernières pistes (bien plus agréables que le goudron 😏 - on roule moins vite, on profite mieux du paysage et des animaux : de loin on avait cru apercevoir un branche, puis un écureuil et en fait c’est un énorme varan qui s’enfuit sous nos roues ..). Arrivée à Grooss Barmen, resort peu touristique dont l’attrait est des sources d’eau chaude (elles sortent à 65°) heureusement la piscine n’est pas aussi chaude !! mais très chaude quand même (37°)...dehors une grande piscine donne l’occasion aux enfants de bien s’amuser. Les bungalows sont de vraies maisons (chambre, salle de bain, cuisine ...) mais pour notre dernier soir ce sera restaurant. C’est un peu vieillot, et assez vide en pleine semaine - mais comme dernière étape cela nous a bien plu.
14 juillet : Okahandja- Windhoek – 60km – 1h Le dernier jour est arrivé, il faut rendre la voiture avant midi. Retour donc sur Windhoek – on rend rapidement la voiture. Comme notre vol est le soir, le loueur nous dépose en ville pour le reste de la journée. On se promène dans Windhoek, l’occasion de faire les boutiques ... et aussi un détour par la « House of Gems » où notre fils dépense ses derniers crédits en pierre ...Le loueur nous reprend en ville pour nous déposer à l’aéroport.
15 juillet : Francfort puis Paris Retour brutal à la civilisation – encore la course dans l’aéroport de Francfort (1h de correspondance !!) à 6h du matin ...mais on revient tellement émerveillé que rien ne peut nous atteindre 😎.
Voilà, je crois que j’ai été assez longue mais ce voyage a été un grand must ...j’espère pouvoir aider quelques futurs voyageurs ...
Les plus : les dunes, Dead Vlei les animaux le dépaysement, les espaces grandioses la gentillesse des habitants
et s’il y avait une chose à changer dans notre circuit ? moins de temps à Swakop pour passer par le Spitkoppe
Vingt-cinq jours au Vietnam, que du bonheur! English translation pending
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions...
si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
Grand tour du nord-ouest du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde
Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)
HANOI-HOA BINH-MAI CHAU
A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région
La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.
Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)
MAI CHAU-SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !
A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !
A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.
Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !
Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.
Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée
DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)
Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!
Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.
A faire absolument : Déo Van Long
Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO
PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.
Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.
Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).
PHONG THO-SAPA
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA 2 conseils :
Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !
Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.
Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis
PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)
HANOI-HOA BINH-MAI CHAU
A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région
La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.
Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)
MAI CHAU-SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !
A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !
A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.
Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !
Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.
Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée
DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)
Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!
Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.
A faire absolument : Déo Van Long
Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO
PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.
Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.
Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).
PHONG THO-SAPA
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA 2 conseils :
Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !
Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.
Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis
PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Les plus belles villes à visiter en France? English translation pending
Bonjour,
Je suis étudiante à l'université de Sherbrooke au Québec. Je pars le 21 août étudier en France, plus précisément à Toulouse, pendant 5 mois.
Je cherche un appartement à louer pour cette période. Si vous avez des contacts ou des endroits à me conseiller où je pourrais trouver de l'information sur les logements à louer, ce serait grandement apprécier.
Deuxième chose. Nous partons un mois avant de commencer à étudier, afin de visiter l'Europe. J'en suis à ma première expérience de voyage d'une telle envergure et je ne sais pas trop bien comment m'y préparer. J'aimerais avoir vos opinions sur les plus beaux endroits et les plus belles villes à visiter en Europe afin de planifier mon voyage.
Je suis bien heureuse de faire nouvellement partie des memvre du Forum, et vous remercie à l'avance pour vos réponses.
Marie-Eve 21 ans
Je cherche un appartement à louer pour cette période. Si vous avez des contacts ou des endroits à me conseiller où je pourrais trouver de l'information sur les logements à louer, ce serait grandement apprécier.
Deuxième chose. Nous partons un mois avant de commencer à étudier, afin de visiter l'Europe. J'en suis à ma première expérience de voyage d'une telle envergure et je ne sais pas trop bien comment m'y préparer. J'aimerais avoir vos opinions sur les plus beaux endroits et les plus belles villes à visiter en Europe afin de planifier mon voyage.
Je suis bien heureuse de faire nouvellement partie des memvre du Forum, et vous remercie à l'avance pour vos réponses.
Marie-Eve 21 ans