Search VoyageForum
FR
Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
by Egladil · 2015-09-29 · 176 replies
Bonjour à tous

Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !

Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…



C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.



Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !

Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !

Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!

Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :

J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)

Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !

Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.



Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...

Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !

Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !



Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!

Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Retour vers le sud sur le neoRomantica, avec quelque imprévus... English translation pending
by Vsylvie · 2015-09-25 · 145 replies
bonjour me voilà de retour pour faire un compte rendu de ma première fois sur la gamme néo de costa au mois de janvier je suis revenue fâchée avec costa car j'avais été déçue par plusieurs choses, toutefois on m'a vivement conseillé d'essayer la gamme néo, .. j'appréhendais un peu, car ce sont de petits bateaux, et j'ai peur de la promiscuité que cela peu induire....mais une vente privé aura raison de mes dernières réticences ... donc j'ai donc profité d'une offre sur la croisière de repositionnement du néo romantica, 14 jours au départ de Hambourg, avec arrivée à Marseille ..avec à la clés des escales inédites pour nous ! la croisière a aussi été ponctuée par des gros et petits imprévus, comme par exemple un avis de vent fort en atlantique, avec obligation de revoir notre parcours ...

1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛

il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴‍☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴‍☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴‍☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴‍☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴‍☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
Exclusivement Washington et Oregon, 3 semaines dans le Nord-Ouest américain English translation pending
by Calisson94 · 2015-08-05 · 254 replies
L'idée de ce voyage a germé à l'hiver 2014 avec le magnifique carnet de Yeahmax.

Alors quand est venu le moment de trouver la destination de l'été 2015, j'ai creusé et trouvé de quoi faire un très beau et très varié voyage qui nous corresponde.

Nous, c'est à dire mon cher et tendre, moi et nos 3 grands enfants de 15, 17 (2 garçons) et 19 ans (1 fille).

Rapidement évacuée la côte (ça n'intéresse que moi, snif), ainsi que le Yellowstone (dejà fait, mais snif quand même) et Glacier (re-snif), trop de km en 3 semaines.

Alors c'est décidé, pour notre 4ème voyage aux US, ça sera résolument et exclusivement l’état du Washington et celui de l’Oregon, un voyage très ciblé nature qui conjugue du potentiellement très humide et du surement très sec.

Un coup d'oeil au programme + une carte grosse maille :

J1 : Vol aller (nuit Des Moines) J2 : Seattle (nuit Edmonds) J3 : Olympic NP : Hurricane ridge, lac Crescent (nuit Sol Duc resort) J4 : Olympic NP : Sol Duc falls, Hoh rain forest, Ruby beach (nuit Aberdeen) J5 : Mt St Helens (nuit Kelso) J6: Portland - Outlet de Woodburn (nuit Woodburn) J7 : Siver falls SP (nuit Bend) J8 : Newberry NM (nuit Bend) J9 : Crater lake (nuit Bend) J10 : Three sisters wilderness : rando green lakes - Bend (nuit Bend) J11 : Smith Rock SP - John Day Fossils Beds : Clarno unit et Painted Hills (nuit Mitchell) J12 : John Day Fossils Beds : sheep rock unit (nuit Hines) J13 : Malheur National Wildlife refuge - Steens mountain (nuit Hines) J14: rien, nada, route, lessive, piscine (nuit Ontario) J15 : Leslie Gulch et Succor creek (nuit Ontario) J16 : Hells canyon (nuit Halfway) J17 : Hells canyon overlook – Joseph(nuit Joseph) J18 : Wallowa mountains : rando maxwell lake et Mt Howard (nuit Joseph) J19 : Route jusqu'à Packwood (nuit Packwood) J20 : Mt Rainier secteur Paradise (nuit Packwood) J21 : Mt Rainier secteur Sunrise - sites de tournage de Twin Peaks (nuit Renton) J22 : Vol retour Pour le bilan, c'est ici...



Oui, oui, je sais, il manque les rives de la Columbia et ses impressionnantes chutes! Mais d'une, je ne les sentais pas ces chutes (trop touristiques) et de deux, elle ne s'intégrait pas au mieux dans ce programme alors ...

Ah, une dernière chose avant d’attaquer, un grand grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage, amis forumeurs que ferais-je sans vous !

Allez, c'est parti 😎!
Madagascar souhaite ouvrir son ciel aux compagnies étrangères English translation pending
by VoyageForum · 2015-07-17 · 107 replies
Afin d'accroitre la desserte de l'île, le gouvernement malgache songe fortement à ouvrir son accès aux transporteurs étrangers. Y compris même sur les vols intérieurs, monopole d'Air Madagascar dont la grève qui dure depuis plusieurs semaines a déjà bien plombé un secteur du tourisme qui n'avait pas besoin de cela. Lire la suite...
Birmanie: il est trop tard pour y aller English translation pending
by Accolade · 2015-06-07 · 214 replies
Bonjour,

Birmanie Myanmar il est trop tard pour y aller ...

C'est la lecture de quelques blogs et témoignages qui me font réagir

Je n'en peux plus et je souffre de lire des " Le Myanmar c'est bof " " La Birmanie je suis déçu " etc ... des commentaires qui nous expliquent que c'est la foire touristique, qu'il y a trop de monde , que finalement c'est pas joli bref qui cherchent à comprendre pourquoi il y avait tant de louanges pour ce pays

Je vois des photos qui nous montrent des défilés de moines avec 1000 blanco spectateurs paparazzi

C'est trop tard les amis !!! Comment vous dire ... non pas que c'était mieux avant, mais que maintenant les frontières sont ouvertes et que cette sorte de magie c'est fini Dé fi ni ti ve ment
Argentine et Bolivie en 4 semaines English translation pending
by Zulioi · 2015-05-17 · 20 replies
Bonjour,

je souhaiterais partir 3 à 4 semaines en amérique latine...et je me demande si je ne suis pas trop ambitieuse en voulant faire Buenos Aires, la région de Salta, le sud-lipez et le salar d'Uyuni?! Les trajets sont longs...Pouvez-vous me donner une idée des temps de trajet en bus? La région de Salta est-elle vraiment intéressante pour ses paysages?

Merci Julie
Compte rendu MSC Preziosa du 10 au 17 avril 2015 en cabine Auréa ( + comparatif MSC/Costa) English translation pending
by Vinsandra · 2015-04-21 · 174 replies
Bonjour tout le monde.

A mon tour d'y aller de mon C/R. Je suis dispo pour tous les renseignements que je pourrai fournir. Je vais éssayer d'aller aussi vite que possible pour publier.

Vendredi 10 avril Marseille-Temps ensoleillé-

Je ferai également un comparatif entre notre cabine Auréa (MSC) et les cabines Samsara ( Costa) que nous avions l’habitude de prendre chez Costa, mais attention, mon comparatif va se baser entre notre croisière de cette année et celle que nous avions fait il y a presque 2 ans avec Costa :il y a donc fort à parier que Costa a « raboté » quelques prestations de son côté… Nouveauté cette année, j’ai mis un podomètre (10 bvalles chez Décath’)à ma ceinture pour savoir combien de km nous marchions lors de nos escales à terre. C’est marrant comme statistique , vous verrez ! Et hop ! C’est parti pour la 4ième croisière …et pour un an de plus me concernant !! 7h15, la voisine st là , prête à faire le taxi jusqu’à la gare TGV. 10 Minutes + tard, nous sommes sur le quai sous un beau soleil. 1h après , nous foulons le sol parisien et son agitation quotidienne. Un petit coup de métro et nous retrouvons nos amis Marnais au café Costa (si si c’est pas une blague !) de la gare de Lyon .Départ du TGV à 10h37 comme prévu et direction la grande bleue !! Le voyage est tranquille, on se met doucement en mode « iode » !! Arrivée à l’heure à Marseille, nous descendons d’un étage à la gare et prenons un taxi qui nous dépose au pied du bateau.(25€ environ) On dépose les valises qui sont rapidement embarquées et on arrive à l’enregistrement ou il y a un peu de monde qui attend. Je me souviens alors qu’avec nos cabines Auréa nous sommes en embarquement prioritaire. Je présente mon voucher à l’hôtesse qui nous fait passer tout de suite. Enregistrement en 5 minutes et différence avec Costa, ma carte de crédit est attribuée directement à ma « cruise card » (pratique, ça évite de se taper la file d’attente aux bornes comme chez Costa :un bon point pour MSC !) Il est 14h45 et nous sommes déjà dans notre cabine ! Royal ! Comme chez Costa , tout est sur le lit peignoir , chaussons, documents… La cabine est plus contemporaine que chez Costa et en visitant, la porte de la douche est en dur à l’inverse des 3 bateaux Costa que j’avais fait précédemment et ou il y avait un pauvre rideau de douche. En revanche, la cabine nous semble un peu plus petite (peut être juste un effet d’optique ?) Les valises arrivent dans le couloir…sauf la mienne.. Bah, pas grave, elle va arriver. On se prépare pour aller faire le tour du « propriétaire ».Le bateau est très luxueux (le plus luxueux que j’ai jamais vu), pas mal de jacuzzis, et l’espace aquatique pour les enfants est super mais ça doit être bien quand il fait très chaud !!! On monte au Top 18 et on découvre un pont protégé de la foule avec un jacuzzi XXL , des transats, des coques protégées du vent, des douches et un bar mobile :on en fera notre point de passage quotidien !Puis on se dirige vers l’auréa SPA pour la découverte de l’endroit :un salle de sport,2 hamams,2 saunas, un frigidarium, une salle de relaxation…mais pas de jacuzzi XXXL comme au Samsara de chez Costa .Snif ! Il est presque 17h15 et c’est l’heure de l’exercice d’abandon du navire.Toujours pas de valise, bizarre… J’attrape un gilet de sauvetage dans notre armoire et oh surprise, il y a le soutien gorge de l’ancienne locataire de la cabine (enfin c’est ce que je suppose vu que ce n’est pas celui de ma femme) qui y est accroché !Du coup, après l’exercice , je l’ai remis pour le suivant ! hi hi hi !! On descend au théatre ou sont regroupés les nouveaux arrivants.Je vois Delphine de V&C.L’exercice est moins insupportable que chez Costa et mieux structuré. Au retour, pas de valise, je tente le TOP 18 te comme c’est fermé (alors que ouvert jusque 20h normalement), je fais bêtement demi tour… Pas grave au retour, il y en a un autre qui est libre et nous y allons avec le camarade Stéphane.Ah quelle bonheur ! Quand je pense que quelques heures plus tôt nous étions au boulot !Ensuite petit tour au Hamam Coconut (très chaud…) et nous finissons avec un mojito au bar de la piscine :il est infecte , ce n’est que de l’eau. Retour à la cabine, pas de valise.. La réception appelle, il faut descendre. Ma femme y va pendant que je me douche :ils avaient repéré mon couteau suisse et ils me l’ont confisqué.(chez Costa, il était passé) Douche rapide et on fonce au Safari Lounge (pont 7 arrière du bateau) pour prendre l’apéro. Je commande un baccardi coca :infect ! Mais je le bois quand même. Je change et prends un rhum coca :infect également ;un espèce de verre d’eau avec du coca sans bulle :cette fois, j’appelle la demoiselle pour lui dire que sa boisson est « no good » ! Je commande donc un baccardi seul et une boite de coca et ça va mieux. Je ferai comme ça jusqu’à la fin du séjour car j’ai trouvé les cocktails vraiment noyés sous la glace et avec peu de saveur. On s’apercevra ensuite , que ça dépend des bars. Globalement, j’avais trouvé les boissons meilleures chez Costa. Vers 21h30, direction le Golden Lobster pour le dîner du 2ième service. On est à une table de 4, le vin est servi et on nous donne les menus : je trouve qu’il y a moins de choix que chez Costa. On fait notre repas :bof…pas de quoi « grimper aux rideaux » ! Pour l’instant, y’a pas photo, les repas sont supérieurs chez Costa.

Retour au Safari Lounge pour fêter mon anniv’ ou on fera connaissance avec des palermitins, puis direction le Galaxy Lounge ou il se met à pleuvoir pas mal.2h, on lève le camp et direction Dodo après une journée longue et bien remplie !Demain Gênes, on a mis le réveil vers 9h00…
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-04-12 · 731 replies
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Gare de Yogyakarta et de Surabaya (Indonésie) English translation pending
by Frits · 2015-03-30 · 32 replies
Bonjour,

J regarde les horaires des trains sur le site
https://tiket.kereta-api.co.id

j'ai 5 gares pour Yogyakarta : brambanan, lempuyangan, sentolo, wates et yogyakarta.

Pour Surabaya, il y en gubeng, pasar turi, wonokromo.

Quels sont les distances entre les gares?Car les trains n'ont pas les mêmes horaires suivant les différentes gares.

Il y a un train qui ne prend que 4h qui démarre à 16h, si je choisis yogyakarta et gubeng pour surabaya.Le but est d'aller vers le Bromo.

Merci d'avance.
Vagabondage en Arménie English translation pending
by Eiramhoc · 2015-03-24 · 7 replies
Bonjour à tous !

Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂

Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.

Lundi 2 Mars

Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large �� ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.



Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.

Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars

J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.

Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.

Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.

Mercredi 4 Mars

Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.

Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Afric'anchor, encore. English translation pending
by Voyajou · 2015-02-21 · 208 replies
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide. * La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud). * Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer. * Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard. * Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire. * Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles. * Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel. * Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte. * Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites. * Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation. * L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions. * Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc English translation pending
by Craquinette1 · 2015-02-18 · 809 replies
Bonjour à tous !

Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.

Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.

Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)

Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?

Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !

Cécile
Fogo, Cap Vert: faut y aller English translation pending
by Diaman18 · 2015-01-23 · 42 replies
Vous hésitez pour le choix des îles à visiter? optez pour l'île de Fogo... Je n'en dis pas plus car la surprise sera plus belle pour vous... Aujourd'hui, vendredi 23 janvier 2015, cela fait deux mois que le volcan est en éruption et la population locale a besoin du tourisme pour vivre. Aidez le PEUPLE DU VOLCAN et il vous le rendra au centuple par son accueil et sa générosité. BOA VIAGEM!
Un an et demi de libre.. Le Canada pour première destination.. English translation pending
by Triade78 · 2015-01-16 · 72 replies
Les préparatifs du grand départ :

Voilà maintenant 9 mois que nous avons décidé de partir en Amérique du Nord, nous l'avons convenu le départ ne peut se faire sans préparations. Le fait d'être locataire nous engage, les abonnements doivent être résiliés, il faut aussi réflèchir que faire de notre voiture française..et j'en passe...

Mais revenons à comment nous souhaitons voir notre voyage se dérouler. Effectivement, nous comptons voyager dans le Canada de provinces en provinces...en profitant du Helpx et du Woofing pour proposer nos services en contrepartie d'un logement et de la possibilité d'améliorer notre anglais. Nous attendons aussi de ce programme qu'il soit convivial, et qu'il nous permette de faire de multitudes de rencontres.

Pour cela, nous avons décidé que nous acheterions un van aménagé. J'ai le plaisir de vous dire que nous sommes à l'heure actuelle propriétaires de ce van qui nous tenait tant à coeur mais tout ceci ne s'est pas fait tout seul. Retour sur l'achat de ce van.

Tout d'abord, le calcul du budget nous a fait réflechir. En effet, le coût du logement etait un poste important qu'il nous paraissait de couvrir sans travailler pour gagner de l'argent. Vous l'aurez compris, nous comptons partir en utilisant principalement nos économies sur ce voyage. Le van aménagé nous a donc paru la meilleure option pour voyager. En Janvier 2014, Inscrits sur le site pvtistes.com, nous avons consulté le forum pour toutes les informations disponibles en ce qui concerne l'achat du van. Nous avons aussi consulté la partie "Annonces" où des pvtistes peuvent vendre ou louer leurs biens, ici des vans.

Un van qui avait déja été vendu a attiré notre attention, nous avons donc contacté l'ancien vendeur qui nous a appris que les propriétaires étaient actuellement en Amérique Centrale, au Mexique et qu'il comptait le vendre là bas. Découragés, nous avons gardé contact tout de même avec l'ancien vendeur pour qu'il nous échange son expérience de ce road trip. Elle fut très enrichissante et nous l'en remercions. Merci "Polochon" si tu nous lis.

En Avril 2014, Quelle surprise lorsque le vendeur nous apprend que les propriétaires vont vendre le van. Nous prenons contact avec ces personnes, qui finalement est un couple de français très sympathique qui vont nous éclairer sur de nombreuses zones d'ombres de notre prochain périple. Effectivement, ils souhaitent vendre ce van au Mexique mais après des tentatives, il est très compliqué de vendre ce van au Mexique. Nous gardons contact tout au long de leur périple , des plages du Yucatan jusqu'à leur arrivée à Montréal.





30/09/2014 : Canada nous voilà !

Après avoir pris le bus, et le métro, nous voici à Montréal chez le meilleur ami d'Emilie, nous avons maintenant 6h de décalage horaire avec la France..



Le vol a duré 7h30 mais il s'est très bien passé. Air Transat est une compagnie que l'on recommande, nous avons été très bien servi. Les repas étaient compris, petit bonbon, et sourire des hôtesses au rendez vous.

L'immigration n'a pas été une mince affaire, on ne rentre pas comme ça au Canada.. Mais Emilie a eu son visa touristique de 6 mois et moi pour un an ayant le PVT.

Nous allons goûter la poutine, un plat typique québécois, nous vous en dirons des nouvelles . Trés bon mais nous avons pris une petite portion, qui au final etait tout à fait respectable. De plus comme le plat est bourratif il nous a amplement suffit.



Épuisés, mais contents. Demain on récupère le véhicule et commençons les formalités administratives pour transférer le véhicule à mon nom, s'en suivra un check up et réparations si nécessaires.
L'indignation English translation pending
by Sonntag · 2015-01-07 · 279 replies
Bonsoir à toutes et tous Ce n'est peut-être pas l'endroit mais j'ai envie de vous dire mon indignation (aucun mot n'est assez fort) suite au massacre qui s'est produit ce matin à Paris. Des policiers, des journalistes ont payé de leur vie notre droit à la liberté de la presse.
Havana, Isla de la Juventud et autres English translation pending
by Renaldito · 2015-01-06 · 51 replies
Bonjour à tous,

J'étais à Cuba 3 semaines en décembre 2014; voici mon carnet de voyages en photos.

Itinéraire: Montréal - Varadero, puis Havana, 4 jours à la Isla de la Juventud, retour à La Havane, Varadero, Montréal.



Le rio Canimar vu d'en haut, juste avant l'atterrissage à Varadero.



Le joli patio de ma casa à Varadero, au calme derrière la maison.



L'entrée du Balneario de San Miguel, dans la province de Matanzas.



L'établissement de bains, copie du casino de Monte-Carlo, est maintenant complètement à l'abandon. Plus de fenêtres, de portes, de lavabos; je n'y ai vu qu'une seule baignoire... et quatre chauve-souris.



Autre exemple du faste passé de San Miguel de los Baños: le magnifique carrelage du patio d'une maison de bois centenaire.

Carnet à suivre, prochaine étape: La Havane.
Et découvrir Reykjavik en hiver... English translation pending
by Mllegazou · 2015-01-06 · 0 replies
Bonjour,

J'ai eu la chance de découvrir Reykjavik durant quatre jours fin novembre/début décembre 2014, et je voulais partager avec vous ici le récit de ce séjour inoubliable... en espérant que cela décide certains à sauter le pas et à partir à la découverte de l'Islande en hiver. Certes, il fait (souvent) nuit et il fait froid, mais c'est trop bien quand même...;-) J'ai inséré quelques photos dans le texte histoire de vous donner un aperçu des endroits et des paysages traversés, si vous voulez en voir plus c'est par ici :
http://smilingaroundtheworld.com/category/islande/

=== J1 - Départ pour Reykjavik

Je ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés à cette idée. Certainement un mélange subtil entre les newsletters Icelandair que nous recevons depuis un moment, associées à notre rêve conjoint d’aurores boréales et de beau voyage pour la fin 2014… De fil en aiguille l’idée a fait son chemin, et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés installés dans un avion - décoré de branches de sapin et passant de la musique islandaise ! - en direction de Reykjavik, puis NYC grâce aux billets combinés d'Icelandair (ces billets permettent, sans augmentation du tarif, de s'arrêter entre 1 et 7 nuits en Islande lors d'un vol transatlantique).

Dès notre arrivée à Reykjavik nous sommes saisis par le froid, on a bien fait de s’équiper ! Une petite heure de bus plus tard, nous déposons nos bagages dans le studio que nous avons loué dans le centre-ville. Il est petit mais bien agencé et très cosy, il nous fait penser à une maison troglodyte avec ses murs biscornus blanchis à la chaux.

Nous ne nous attardons pas à l’intérieur et nous partons rapidement à la découverte de Reykjavik. La capitale la plus septentrionale du monde nous plaît tout de suite. On a d’ailleurs du mal à croire que nous sommes au cœur d’une capitale, tant Reykjavik dégage un charme paisible… La plupart des gens (en tout cas dans le centre où nous nous trouvons) semblent habiter dans des maisons individuelles, en tôle et/ou en bois peint. Il y a très peu d’immeubles, en revanche le nombre de boutiques et de restos est impressionnant. Nous attaquons immédiatement le lèche-vitrines… Pulls en laine, déco de Noël, chants islandais, tout cela nous met dans l’ambiance !

Nous nous installons pour dîner au Svarta Kaffi, dans un café-restaurant dont la spécialité est la soupe. Ils cuisinent chaque soir deux grandes marmites de soupe, l’une végétarienne et l’autre à la viande, et les servent dans des miches de pain creusées. C’est exactement ce dont nous avions besoin pour nous réchauffer !

Nous terminons cette première soirée islandaise par une petite balade digestive jusqu’au front de mer, à la recherche des aurores boréales. C’est bien trop couvert pour que nous puissions voir quelque chose, dommage ! Par contre nous découvrons le Solfar (ou Voyageur du Soleil), une grande sculpture métallique en forme de drakkar.

J2 - Reykjavik

Nous passons une bonne nuit dans l’appartement, qui s’avère effectivement très douillet. Lorsque nous nous réveillons le lendemain matin il pleut, mais ce n’est pas cela qui va nous arrêter ! Il est près de 10H et le jour se lève à peine, bienvenue en Islande… Nous poursuivons notre découverte du centre-ville, et nous flânons dans les petites rues. Nous tombons sur LA boutique de tricots islandais, remplie de pulls, d’écharpes et de gants en laine du sol au plafond… chaque pièce ou presque étant tricotée par une mamie différente, dont le nom est indiqué sur l’étiquette. C’est absolument hors de prix (autour de 100 euros pour un pull), et en plus ça a l’air de bien gratter, bref, on résiste sans mal.

Nous nous baladons jusqu’à l’hôtel de ville, construit au bord d’un lac où des canards s’en donnent à cœur joie malgré les trombes d’eau qui tombent du ciel. Un chemin en fait le tour et permet de rejoindre le musée national où nous nous abritons un moment histoire de nous réchauffer, entre le vent et la pluie on commence à être gelés. Nous avons pourtant fait la techniques de l’oignon, mon conjoint a 5 couches et moi 4, dont un double manteau ^^. Dans le même coin de Reykjavik se trouve l’ancien cimetière, très paisible avec ses tombes anciennes bordées d’arbre, et la maison nordique qui regroupe des salles d’expo, un resto et une bibliothèque contenant des livres scandinaves dans les diverses langues de la région. Nous sommes séduits par ce principe, c’est juste dommage qu’il n’y ait rien de rien en anglais !

Nous déjeunons au Hamborgarabulla Tomasar, un petit resto de burgers à côté du port. Ce resto, comme celui des soupes d’hier soir, fait partie de nos bonnes découvertes culinaires à Reykjavik… L’ambiance est à la bonne franquette, on commande au bar avant de s’installer sur l’un des comptoirs ou des tables pour se régaler de burgers et de frites. Végé ou viande, il y en a pour tous les goûts, et la déco tout comme la musique sont très sympas.

Nous filons ensuite au supermarché, où nous faisons quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain. Nous faisons le plein de Skyr, un yaourt islandais archi-consistant dont nous nous régalerons tout le long du séjour. C’est drôle car ce n’est pas comme en France où il n’y a que les vitrines qui sont réfrigérées, là c’est la pièce entière avec les yaourts etc qui est en fait une chambre froide !



Après nos petites courses nous nous rentrons tout doux vers la maison, en profitant encore du charme des petites rues et des boutiques de Reykjavik… Nous découvrons notamment une adorable boutique de décorations de Noël, dur dur de résister mais c’est hors de prix. Nous voulions ensuite faire un saut à la piscine municipale, avec ses bains chauds d’eau thermale, mais elle est sur le point de fermer. Tant pis, ce sera pour une autre fois ! Le soir nous retentons notre chance pour les aurores boréales, mais c'est peine perdue.

J3 - Entre Cercle d’Or et Blue Lagoon

Aujourd’hui est un grand jour, puisque nous avons réservé une voiture afin de partir à la découverte du Cercle d’Or, un itinéraire d’environ 300km incluant plusieurs des nombreuses merveilles naturelles que compte l’Islande.

C'est de nuit et sous la neige que nous prenons la route. Passées les premières minutes toujours un peu stressantes où l’on doit s’habituer à la voiture - et sortir de Reykjavik, ce qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser (je vous épargne le récit de notre demi-tour dans une entrée de ferme sous le regard ahuri des chevaux…) - on profite à fond de notre petit road-trip, et on attaque la route avec la radio à fond, c’est top !! Les routes sont étonnamment peu déneigées et nous sommes bien contents d’avoir des pneus neige. Globalement ici tout le monde en est équipé, et certains 4x4 ressemblent à des mastodontes avec leurs énoooormes pneus.



Nous commençons par nous arrêter brièvement à l’entrée du parc national du Þingvellir, histoire d’admirer plus tranquillement qu’en conduisant le paysage d’une spectaculaire aridité qui s’étale devant nous. Aussi loin que nos yeux puissent porter, tout n’est que neige, pierre et eau glacée, et le sol se confond avec l’horizon. C’est superbe… Par contre il fait froid, froid, froid, on frôle les -10°C !

Nous traversons le parc (on y reviendra ce soir) et poursuivons notre route jusqu’à Gulfoss, les chutes d’eau réputées être les plus spectaculaires d’Islande. Toute une histoire est liée à ces chutes, qui faillirent bien être totalement modifiées afin de servir de source d’énergie à une centrale électrique. Sigridur Tomasdottir, la fille du fermier propriétaire des terres, lutta sans relâche pour obtenir l’annulation du contrat –allant jusqu’à menacer de se jeter dans les chutes ! -, et finit par obtenir grain de cause. C’est une bonne chose, car cela aurait été vraiment dommage que ces magnifiques chutes soient abîmées… Sur deux niveaux, des dizaines de petites chutes se rejoignent en une énorme chute, le tout dans un paysage glacé digne de Frozen… En effet, il fait tellement froid que les embruns dégagés par les chutes se sont solidifiés en glace sur les barrières et les branches des arbres, c’est impressionnant. En tout cas, c’est la première fois de ma vie qu’après 3-4 photos je dois remettre mes gants en urgence tellement le froid et le vent sont mordants. Nous passons près d’une heure à admirer les chutes depuis les différents chemins et points de vue, on se gèle mais on adore !!

Nous reprenons ensuite rapidement la route – la durée du jour étant ce qu’elle est, il ne faut pas trop traîner si on veut voir les autres sites. Notre arrêt suivant est pour le geyser Strokkur, qui jaillit toutes les 5 minutes à près de 30m de haut. Contrairement au geyser que nous avions vu en Nouvelle- Zélande, ici nous pouvons nous approcher très près… Tellement près que je fais un bond en arrière lorsque sans crier gare le geyser explose sous notre nez ! Avec le recul je réalise qu’on ne risquait rien (nous étions bien sûr restés derrière les barrières de sécurité), mais sur le coup je dois dire que mon cœur a raté un battement tellement j’ai été surprise ! Ce geyser fait partie d’un grand champ géothermal où l’on peut se balader entre petits cours d’eau brûlante et mares bouillonnantes. Un peu plus loin se trouve le geyser Geysir, qui a donné son nom au phénomène… Celui-ci ne pulse que deux fois par jour, à près de 80m de haut. Nous n’aurons hélas pas la chance de le voir, mais le Strokkur est déjà très impressionnant.

Nous continuons la route sous la neige, qui s’est remise à tomber dans l’intervalle. Notre dernier arrêt de ce petit road-trip dans le cercle d’or est pour le parc national du Þingvellir, rapidement traversé ce matin à l’aller. Ce site est important à plusieurs titres c’est tout d’abord un lieu historique important, puisque c’est à cet endroit qu’a été créé le premier parlement au monde, en 930 après JC. Ensuite, nous sommes à cet endroit entre les plaques tectoniques américaine et eurasienne, et l’on peut voir distinctement la faille qui les sépare… voire plonger dedans en été, car elle traverse aussi le lac du parc. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour aller voir la faille, et faire quelques pas dedans… C’est hallucinant, nous n’avions jamais vu quelque chose comme cela ! Il y a très peu de monde et cela renforce l’impression de bout du monde et de désolation que nous avons ici. On se sent vraiment petits face à la nature… Il y a des tas de belles balades à faire en été dans ce parc, il faudra revenir !

C’est de nuit que nous reprenons la route pour Reykjavik. Le trajet nous semble plus rapide qu’à l’aller, et c’est une bonne chose car notre vadrouille du jour ne s’arrête pas dans la capitale islandaise… Nous traversons Reykjavik et continuons – non sans quelques grosses barrées difficultés liées au fléchage nullissime – en direction du Blue Lagoon. Ce grand complexe géothermal en plein air faisait partie de nos objectifs islandais, et nous nous décomposons lorsqu’à cinq kilomètres de notre destination nous nous retrouvons pris dans une tempête de grêle… Heureusement cela ne dure pas et nous pouvons barboter durant près de deux heures dans ce grand bassin fumant aux eaux laiteuses… La partie la plus difficile de l’opération, ce sont les dix mètres qui séparent la porte des vestiaires du bassin, il doit faire -10°C et il y a de la neige par terre ! Entre deux barbotages nous testons le hammam et le sauna, et je me tartine de silice en libre-service… Le bonheur :-)

C’est totalement détendus (mais crevés !) que nous reprenons la route pour Reykjavik… Voilà une journée bien remplie et riche en découvertes, j’aime !

J4 - Reykjavik et départ

Le temps passe vite en bonne compagnie (et dans de beaux endroits ;-)), et aujourd'hui est déjà notre dernière journée à Reykjavik ! L'air s'est (un peu) réchauffé, et toute la neige a fondu dans la nuit, pour un peu on croirait avoir rêvé...

Nous commençons par aller voir de plus près l'originale cathédrale, qui se dresse telle une fusée prête à décoller dans le ciel de Reykjavik. L’intérieur est très lumineux et nous tombons au beau milieu de la répétition de l'organiste. C'est très joli, nous passons un bon moment à l'écouter. Nous prenons ensuite l'ascenseur jusqu'au sommet de la tour, d'où nous avons une vue à 360°C sur Reykjavik. Côté mer nous reconnaissons bien les lieux avec le petit lac et les rues aux maisons colorées descendant jusqu'au port, de l'autre côté c'est le quartier plus "excentré" que nous n'avons pas eu le temps de parcourir cette fois, ce sera pour notre prochain voyage en Islande !





Nous passons nos dernières heures à flâner dans le centre-ville, entrant de-ci de-là dans quelques boutiques qui nous font de l’œil, nous posant dans un café le temps de partager une gaufre... Il y a beaucoup de street art à Reykjavik et nous prenons plaisir à admirer plusieurs façades vraiment originales.



De retour à l’appartement nous n'arrivons pas à remettre la clé dans la boîte sécurisée de la propriétaire, le code a changé, du coup on se contente de cacher la clé et de la prévenir par texto ! Nous attrapons de justesse le bus pour l'aéroport. C'est drôle car nous reprenons exactement le même chemin que celui que nous avions pris hier voir en voiture pour aller au Blue Lagoon, et nous reconnaissons bien les lieux. Nous quittons l’Islande sans avoir vu d’aurores boréales… nous sommes un peu déçus, mais bon, c’est le jeu, et ça nous fera une bonne excuse – si tant est que nous ayons besoin d’une excuse ! – pour retourner dans le coin -) Nous sommes en tout cas très emballés par tout ce que nous avons découvert lors de ce bref séjour... Il y a plein de choses à faire à Reykjavik et dans ses environs, et en été comme en hiver vous trouverez facilement de quoi vous occuper ! Nous avons notamment repéré à partir du printemps des sorties en bateau pour observer les baleines et les macareux, nous gardons ça dans un coin de tête...
Heart of India - expériences au Madhya Pradesh... English translation pending
by Gilloug · 2015-01-04 · 39 replies
Bonjour à Toutes et Tous et merveilleuse année à vous !

Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!

Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :

Delhi - Orchha - Chanderi - Sanchi - Bhopal - Ujjain - Mandu - Maheshwar - Omkareshwar et .... Mumbai !

J'ajouterai quelques photos lorsque je les aurai triées et les textes au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier...

J'ai pris le bus avec le Mahatma... !!!
La Sardaigne, entre mer et montagne English translation pending
by Oliv2019 · 2014-12-04 · 75 replies


Nous souhaitions un endroit avec du soleil, une mer à l'eau turquoise et quelques randonnées agréables. En cette fin d'été, la Sardaigne semblait remplir le cahier des charges ! Cependant, nous savions qu'à cette époque de l'année les cours d'eau risquaient d'être à sec mais nous avons préféré privilégier la température de l'eau de la mer, un vrai délice

Pour nous aider dans la préparation de ce voyage nous avons utilisé le Petit Futé et le Rother pour les randonnées.

Au niveau du parcours, nous avons décidé de faire le tour de l'île en privilégiant 4 régions : - 2 jours à Villa San Pietro - 4 jours à Iglesias - 2 jours à Badesi - 8 jours à Lotzorai



En rouge, les randonnées En vert, les baignades En violet, VTT En jaune, Kayak

Au niveau des activités, ca sera 50% de Randonnée, 30% de mer, 10% de VTT et 10% de Kayak !

Samedi 23 Août

Nous avons réservé les vols sur Alitalia avec escale à Rome (460 euros pour deux personnes). Malgré pas mal de retard sur le 1e vol, nous arrivons quand même à prendre notre correspondance et nous sommes à l’aéroport de Cagliari à 18h20.

Direction le loueur de voiture, Goldcar, chez qui nous avons loué uneCclio (440 euros pour 15 jours). Ca va il n’y a pas grand monde à attendre…sauf que cela dure une plombe ! Au final, nous avons attendu 1h15 pour qu’arrive notre tour !

Et on comprend rapidement ce qui a retardé les gens…la commerciale de l’agence tient absolument à ce que nous prenions une assurance complémentaire de rachat de franchise. Il faut dire qu’ils n’y vont pas par le dos de la cuillère : 150 euros facturé pour un pneu ! L’assurance n’est vraiment pas donnée (220 euros) et on préfère refuser. Dans la foulée, elle nous explique qu’il y a énormément de vandalisme sur l’île et nous fait 15% sur le prix de l’assurance ! De plus, il semble qu’à côté de nous un touriste est en train de se prendre la tête avec le loueur qui lui réclame de payer une grosse somme… on finit donc par capituler et prenons l’assurance à 185 euros pour 2 semaines, soit près de 5 000 euros l’année ! On a l’impression d’avoir assuré une Aston Martin à ce prix-là !

En tous cas, la voiture est nickel, rien à dire.

Il est maintenant temps de rejoindre la chambre d’hôte située à Villa San Pietro. Nous longeons la zone humide de Stagno di Cagliari dans laquelle une colonie de flamands roses s’est installée.

Tout le long de la route, une file ininterrompue de voitures. Il est 20h30 et tout Cagliari semble rentrer de la plage !

Nous voici arrivés à la chambre d’hôte et nous sommes accueillis par la grand-mère qui ne parle ni anglais ni français mais qui est d’une gentillesse incroyable !

L’appartement est très grand et super propre. Nickel. Rien à dire.

Nous allons diner à Pula. Nous espérions trouver facilement un restaurant mais c’est la fête ici ! Ca danse, ça mage, tout le monde est de sortie et nous sommes refoulés de tous les restaurants car nous n’avons pas réservé. Nous finissons au kebab du coin.

Dimanche 24 Août

Nous allons ce matin faire une petite balade dans le parc naturel WWF de Monte Arcosu situé dans le massif de Sulcis. Ce parc est surtout connu pour abriter un très grand nombre de cerfs (environ 1 500).

La route d’accès est goudronnée puis se termine en piste plutôt roulante. Pas de soucis pour arriver au parking du gardien du parc. D’ailleurs, il n’y a que lui et nous. Il faut dire qu’Août ne semble pas être la meilleure période pour randonner en Sardaigne. En plus, nous apprenons que le parc est presque intégralement fermé (à 90%) à cause du risque d’incendie. La balade que nous avons prévue passe légèrement dans les parties interdites mais le gardien nous rassure en nous disant qu’il nous verra pas si on y rentre (en faisant un geste où il met sa main devant les yeux 😛 ). Le gardien est super sympa mais ne parle pas un mot de français ou d’anglais…

Nous payons les droits d’entrée qui sont de 5 euros par personne et nous partons en balade. Il est 9 heures.

Pour le chemin, il suffit de suivre ce panneau, ça devrait aller !



Nous passons devant une étrange sculpture qui est composée de pièges de chasseurs ramassés dans la forêt.



Puis nous remontons le lit du Riu Sa Canna qui est complétement à sec. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’eau car c’était un des principaux intérêts de cette balade. Au moins, on ne se mouillera pas les pieds !



Nous sommes entourés de rochers granitiques.



Après 2.5 km, nous arrivons au Sa Rocca Lada qui offre un panorama à 360 degrés sur le canyon Sa Canna.



C’est un endroit très agréable pour faire une pause.





Nous rejoignons ensuite la crête par un étroit sentier qui offre une vue sur les vallées voisines du Riu su Porteddu puis du Riu Guttureddu.





Nous franchissons un dernier éboulis puis entamons la descente vers le fond de la vallée.

Ca y est nous voyons nos premiers cerfs ! …. Sauf qu’ils sont à l’intérieur d’un enclos ! Mais bon ca nous ira 🙂







Nous sommes de retour à la voiture après 2h30 et environ 5 km. Voici le parcours effectué :



Que dire de cette balade ? Sympa mais pas exceptionnelle, loin de là. Notre jugement est surtout perturbé par le fait qu’il n’y avait absolument plus d’eau et que les animaux étaient aux abonnés absents ! Il semble que la meilleure période soit en Avril/Mai.
Croisière sur le MSC Musica au départ de Fort-de-France en mars 2015 English translation pending
by Babethdu51 · 2014-12-02 · 153 replies
😎Bonjour tout le monde,

Première croisière pour nous !( départ le 4 mars 2015) donc nous attendons vos conseils et infos ect... pour pouvoir préparer au mieux notre séjour. surtout pour les excursions, le forfait boissons les repas... donc dans l'attente de tous vous lire!!!😉
Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre) English translation pending
by Steph2Suisse · 2014-11-15 · 26 replies
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !

Salut à tous !

Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.

Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).

J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...

Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...

Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.

A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…

En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.

Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.

Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.

Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !

Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».

Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.

Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.

Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.

Amicalement.

Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Formalités mariage franco-camerounais English translation pending
by Nafilov · 2014-11-12 · 54 replies
Bonjour à tous je m'appelle Nafi j'ai 25 ans je suis amoureuse depuis un an d'un français agé de 30 ans et nous envisageons de nous marier en février 2015 sauf que là on vient à peine de commencer avec les formalités et cela semble si compliqué.On a envoyé une lettre à l'ambassade par la poste depuis un mois mais aucune réponse et là je lui ai dis de la renvoyer encore une fois.J'aimerais savoir comment on doit procéder par quel moyen l'envoyer pour qu'on soit sûr que ça arrive.S'il y a des couples mariés sur ce forum qui pourraient m'aider et me dire comment ils ont procédé et en sont arrivés au mariage j'en serais très ravie.Merci
Agence locale au Vietnam sure et conseillée et vol sec English translation pending
by Papillon83 · 2014-11-10 · 48 replies
bonjour

nous souhaiterions partir au vietnam pour la 1ère fois en avril et sur le forum on nous conseille de prendre plutôt une agence locale plutôt qu'une agence de voyage en france pour le prix mais surtout pour les visites proposées

nous n'aurons que 15 jours et le forum conseille de ne pas faire le vietnam du nord au sud, çà serait trop expéditif est ce vrai ? dans ce cas, peut-être comme nous aimons la nature, les villages d'ethnies, les pagodes on pensait faire le nord et centre avec peut etre une extension de 3 jours à Angkor mais peut etre est ce trop court ?

pourriez vous nous conseiller une agence locale dont vous avez déjà utilisée comme prestataire qui offre une qualité de circuit à des prix raisonnables ?

des conseils de circuits ? et également par quelle compagnie conseillez vous de partir en vol sec sachant que j'habite à 100km de nice et 130 de marseille ? merci
Croisière sur le Danube, de Tulcéa en Roumanie à Linz en Autriche English translation pending
by Anjuvani · 2014-10-12 · 43 replies
Bonsoir à toutes et tous,

Le temps de reprendre mes notes, de trier les photos et voilà le CR de la croisière fluviale que nous venons de faire sur le Danube sous un temps correct, un peu de pluie, beaucoup même le jour du passage des Portes de fer et puis ciel bleu et soleil. Nous sommes satisfaits de cette croisière tant par les visites et excursions que par la vie à bord. Le bateau : VIVALDI - 5 ancres - 176 passagers à bord, autant dire que l'on ne se bouscule pas. Notre cabine, 349 sur le pont supérieur, spacieuse, bien agencée, claire avec une grand baie vitrée, rangements largement suffisants, Salle de douche pas très grande mais suffisante aussi. Déco classique et de bon aloi. Etant à l'arrière du bateau, nous avions craint le bruit : tout au plus un léger ronronnement qui nous a bercés. A côté de notre cabine, joli petit salon avec terrasse, salon pianorama avec musique le soir, mais en Septembre c'était déjà terminé ! Grand salon et salle à manger, belle déco moderne et colorée pour les salons. Les repas, rien à redire, cuisine excellente qui se met au diapason des régions traversées. Petit-déjeuner buffet, des buffets variés et abondants. Pour le Déjeuner et le Dîner, repas servis à table : assiettes copieuses et bien dressées servies par un personnel souriant et attentif. 2 bémols cependant : la wi-fi annoncée n'était pas au rendez-vous, nous n'avons pu nous connecter qu'à 3 reprises !!! l'animation moyenne, exception faite de Lazlo, le pianiste qui nous a enchantés. Les excursions : très bien organisées, avec des guides locaux, nous avons pu ainsi avoir une large idée des 7 pays que nous avons traversés. Très bonne ambiance à bord entre les passagers, ambiance sympathique et chaleureuse.

JOUR 1. Vol airpost au départ de Paris via Strasbourg où nous le prenons, bon, c'est un charter, boeing 737/700, mais pour 2h20 de vol, ça va. Alors que nous attérrissons à Constanta, nous voyons sur le tarmac nombre d'hélicoptères et d'avions de transport US Air Force, nous apprenons que l'aéroport Mihail Kogalniceanu est aussi une base de l'OTAN et à vol d'oiseaux, l'Ukraine n'est pas loin !!! Les bâtiments sont en très mauvais état, même la tour de contrôle ! 3 bus, en bon état, eux, nous attendent pour le transfert à Tulcéa, à 120 kms de là, la guide est sympathique, nous faisons un arrêt à Mamgalia, elle veut nous montrer une station balnéaire de la Mer Noire. Nous nous restaurons et allons faire quelques pas au bord de l'eau...la plage est encombrée de vieilles planches, blocs de ciment de démolition et autres déchets et portant c'est, parait-il, une station chic !!! Bien sûr le pays est pauvre mais rien n'est fait pour en améliorer l'aspect, la suite de nos visites en Roumanie le confirmera. Nous arrivons à Tulcéa où nous attend le VIVALDI, nous sommes très bien accueillis par le Commissaire de bord et une partie de l'équipage. Rendez-vous au Grand salon pour le verre d'accueil et la présentation de l'équipage. Nous nous rendons ensuite à la Salle à manger, notre table est une table ronde de 6 personnes, dans un angle, au fond et près d'une large fenêtre. Nous faisons connaissance avec les autres convives, 2 dames suisses amies et un couple suisse, les 4 dans notre tranche d'âge et qui seront pour nous de très bons compagnons de voyage. Le diner terminé, c'est avec plaisir que nous regagnons notre cabine car nous sommes levés depuis ce matin 5 heures et la journée a été longue. Nous nous retrouverons demain pour la visite du Delta du Danube...
Mariage Franco-Camerounais 2014 English translation pending
by EliseRose74 · 2014-08-13 · 206 replies
Bonjour Cher Amis !

Je m’appelle Elise Rose Je suis Camerounaise et mon Fiancé est Français , et Je suis tout comme vous dans des difficultés de mariage avec un Français . Le pire est que je suis au début de ma démarche , mon Fiancé et moi venons de commencer la procédure , nous avons réunis tous le dossier qui a été confié à un avocat spécialisé dans l'immigration , il est parti ce matin , nous voulons savoir combien de temps faut t-il au minimum pour que Le CCAM soit prêt ? L'avocat a garanti à mon fiancé que c'est dans maxi 8 semaines .

J'espère avoir des réponses de votre part et des guides .

Au grand plaisir de vous lire .

Bien à vous
Croisière à la baie d'Halong sur petites jonques English translation pending
by Miouz31 · 2014-08-07 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je continue la préparation de mon voyage, et je cherche désormais une croisière 3 jours/2nuits sur la baie d'Halong. Idéalement, nous aurions souhaité partager une jonque privée, mais malgré les annonces que j'ai passées, nous n'avons toujours pas trouvé de co-voyageurs.... 😕 Le temps passe, nous partons fin octobre donc je pense me rabattre sur une croisière collective. Seulement voilà, rien ne me fait moins rêver que les énormes bateaux de croisières. Je cherche donc des petites jonques qui auraient au maximum 7 cabines, et ça ne court pas les rues. Surtout que je préfèrerais choisir une agence recommandée par des voyageurs plutôt que prise au hasard sur internet pour éviter les mauvaises surprises. Est ce que vous auriez des agences/des jonques à me recommander ?

Merci bien 🙂
Iceland Trip 2014 English translation pending
by Chris06 · 2014-08-06 · 55 replies
😉 Voilà , je me lance pour un petit résumé de notre escapade islandaise

quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place

Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...

Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet

Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...

Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !

Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !

Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun

Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...

Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos

Et voilà c'est parti :

Jeudi 26 juin soirée

Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.

Photo 1 : trajet aérien



photo 2 : circuit prévu en Islande

Le Monténégro à vélo (mai 2013) English translation pending
by Jclarasso · 2014-07-04 · 0 replies
LE TOUR DU MONTENEGRO A VELO

SAMEDI 26 MAI 2013. Nous arrivons à l’aéroport de Dubrovnik avec 8 heures de retard sur l'horaire prévu. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .

DIMANCHE 26 MAI 2013

1ére ETAPE DUBROVNIK- GRAHOVO 94 km

7:30 Nous quittons l'aéroport, le ciel est couvert, l'air est frais, il nous faut trouver une cache pour y laisser nos sacs à vélo afin de les récupérer la semaine suivante. Un fourret derrière un local poubelle fera l'affaire. Nous prenons la route en direction du Monténégro.

Nous sommes à 7km de la frontière Croato-Monténégrine , sur une petite route longeant le littoral, la campagne est déserte, quelques vaches meuglent, la route est humide, beaucoup de cyprès dans les bois de végétations maritimes de pins, chênes et feuillus. On roule lentement, une belle maison en pierre avec des encadrements de fenêtres fait de pierres monolithiques attire notre attention.

9:30 Nous sommes en vue des côtes du Monténégro, la mer Adriatique est à notre droite, les versants de ses collines sur notre gauche justifient l'origine du nom. Nous faisons une photo souvenir sur la frontière.

Nous assistons à des premier spectacles de désolation, un bateau de plaisance d'une bonne dizaine de mètres de long brûle d'une fumée noire juste en dessous de nous, dans la baie de Herceg Novi. Les gens sont sur le bord de la route et les sirènes des pompiers se font entendre rapidement.

Surpris par un dos d'âne à l'entrée de Igalo, je négocie mal son franchissement et hop ...une sacoche se décroche et je la traîne sur quelques mètres. Rien de grave. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour réparer sous la tonnelle d'un restaurant fermé. Nous profitons pour faire un café et se protéger de la pluie torrentielle pendant un bonne demi heure.

Sur la plage de Igalo, les petites gargottes de restaurant et boutiques de souvenir sont alignés face à la mer un peu désaffectés et mal organisés mal entretenue , en arrière plan un hideux bâtiment vétuste et anachronique rappelle la politique de l'ancien régime. Le soleil semble refaire son apparition , il est midi , la mer est calme et les fond de sable laisse apparaître une eau turquoise.

Plus loin on peux constater que la loi littorale si elle existe et bafouée . Les constructions sont édifiées directement sur la plage voire sur des terres pleins gagnés sur la mer , au détriment des petites maisons traditionnelles des pêcheurs.

La petite route littorale qui longe la mer entre HERCEG NOVI et BIJELA est une pure merveille , quasiment pas de voiture , la route est à quelques mètres de l'eau et bordée par une successions de petites maisons pittoresques dans laquelle parfois s'incruste des bâtiments plus cossus. Puis des cargos rouillés portant des noms illisibles en caractères cyrilliques apparaissent rappelant que Bijéla est connu pour son activité de chantier naval de démantèlement.

Pour éviter les nombreux tunnels qui équipent la route qui relie DONJI MORINJ à GRAHOVO nous préférons pousser notre route jusqu' à RISAN pour emprunter la petite route sinueuse qui quitte le rivage . Par une enfilade de lacets nous gagnons de l'altitude pour retrouver la route principale 2km avant GRKAVAC. De là haut s'ouvre une vue splendide sur la baie de KOTOR..

Nous faisons une halte dans une petite bourgade où seul l'existence d'un bar peut laisser croire à une présence humaine. Un poêle à bois au milieu de la pièce réchauffe l'ambiance de ce vieux bâtiment qui a certainement connu la guerre Austro-Hongroise . Le patron nous explique tant bien que mal qu'elle avait été incendiée par des tirs de mortier provenant des batteries postées sur les montagnes qui l'entourent .

Arrivés à GRAHOVO , des enfants nous proposent d'installer notre tente dans leur pré, mais à l'arrivé du père portant le prénom de NEDJO , il leur est ordonné de transporter notre tente jusqu'au jardin de la maison , puis devant la pluie menaçante , le papa nous propose de nous installer sur le canapé , ce que nous ne pouvons refuser. En compagnie de sa femme DRAGANA , de ses garçons FILIPO et ...et d'un ami de la famille nommé MARKO, maîtrisant correctement l'Anglais. Nous pouvons ainsi franchir la barrière de la langue . 21:41 DRAGANA met sur la table des assiettes garnies de jambon de fromage et de pain . L'ensemble de ces mets est fabriqué par ses soins. Nous passons une excellent soirée.

LUNDI 27 MAI 2013. 2 eme ETAPE GRAHOVO-GRAVNAK 95 km

9:16 Nous avons passer la nuit dans la maison de la famille, heureusement car il a plu toute la nuit et il a fait froid . Après un petit déjeuner de jambon cru et de fromage maison , DRAGANA nous a proposé d'aller visiter un monument commémoratif des victimes de la guerre de 1939-1945 . Une imposante sculture de bronze domine la plaine , perchée au sommet d'une bute d'une vingtaine de mètres de hauteur. La sculture symbolise le mécanisme de la guerre par un roue crantée broyant des soldats devancée par un chef marchant d'un pas ferme. Plus bas , un alignement de cube de béton sur lesquels sont indiqués les noms et identités des victimes . Vers 9h30 nous reprenons la route en direction de NICKSIC.

9:51 On quitte GRAHOVO par l'ancienne route , c'est une petite route de 2,50 de large environ , revêtue d'un vieil asphalte , fissuré, délavé. La végétation est basse , surmontée d'une forêt de chênes verts et de pins. Quelques prés alternent avec des pinèdes . C'est super agréable , des rayons de soleil traversent l'épaisse couche de nuages. C'est hyper paisible. Des roches calcaires affleurent du sol , nous traversons une zone karstique , phénomène géologique façonné par l'érosion qui permet à l 'eau de pluie de s'infiltrer dans le sous sol et de dissoudre la roche créant ainsi des dépressions à fonds herbeux. Le relief s'en trouve désordonné avec une succession de crêtes et de vallées.

10:16 Nous accédons au col OSJECENICA à 990 m d'altitude , sur la gauche de la route un bûcheron et une jeune fille fendent des bûches de hêtre. Il utilise une fendeuse hydraulique . En arrière plan sous la couche de nuages on aperçoit les cimes enneigées du massif du DURMITOR qui culminent à 2550 m d'altitude.

Plus loin, on prend une route secondaire sur la droite marquée par un obélisque à côte duquel flotte en haut d'un mât l'étendard du Monténégro , rouge bordé de Jaune frappé d'un aigle bicéphale qui nous permet d'abandonner la route principale .

10:41 Ce petit raccourcie entre le col et la route de NICKSIC est un véritable ruban d'asphalte bordé de muret de pierres sèches , jalonné chaque mètre de bornes en pierres monolithiques garantissant la sécurité en bordure d'a pic.

12:52 Nous faisons une pause café au bord de la route , à un point de vue dominant le lac SLANSKO parsemé de petits îlots et de zones de marécages , au loin la ville de NICKSIC et le contrefort montagneux que nous gravirons dans l'après midi.

13:54 A l'approche de la ville , nous quittons la route pour accéder à une digue qui barre le lac SLANSKO , repère de pêcheurs, alignés sous une forêts de cane à pêche s'adonnant à leur passe temps favori. Puis nous longeons le canal par une petite route en pied de collines avant de reprendre une digue surélevée, sur le côté de la digue , en contre bas les pieds des arbres sont inondés par l'importante présence d'eau en cette saison.

16:13 Nous quittons NICKSIC après avoir visiter la boutique de Marko rencontré la veille et pris un repas dans un petit restaurant où nous avons goutter une spécialité Monténégrine appelée ....Sur le bord de la route nous découvrons un panneaux indiquant la direction de .....CUDJE sur lequel figure un skieur ce qui veut dire que nous dirigeons vers les hauteur , il nous faut gravir 1000 m de dénivelé cet après midi et on annonce des températures froides en montagne.

Nous accédons à des grands plateaux herbeux , de grands pâturages, avec quelques chalets en construction et des maisons abandonnées, les plateaux sont immenses parsemés de grands affleurements de roche blanche et au loin sur notre droite se dégagent des sommets enneigés .Nous atteignons le point culminant de notre périple à 1500 m avant d'amorcer une longue descente humide dans la forêt sur 12 km pour aboutir au village SAVNIK. Il commence à faire nuit , il est prés de 19h30 , nous apercevons après 400 m de négatif avant le village de GRAVNAK , sur le contrefort d'un pré une grange donc la toiture semble en bon état. Nous décidons de quitter la route , traversons le pré pour dégager la porte d'accès du panneaux de bois qui l'encombre . Le sol est recouvert d'une épaisseur de foin frais et propre , les murs en pierre sont en bon état , un solivage bois au dessus de nos têtes est encombré de vieux meubles et de vieux objets poussiéreux . On en descend 2 chaises qui nous permettront d'améliorer notre confort .Ce sera notre campement pour la nuit , sec et accueillant. Bien à propos après une descente congelante.

MARDI 28 MAI 3 eme ETAPE GRAVNAK – KORNADOBRILOVINA 75 km Le matin nous reprenons la descente d'une belle route sinueuse , en lacet au travers de la forêt , le soleil est au rendez vous , l'air est moins frais . On descend vers le fond de vallée de la riviére BUKOVICA ou se trouve le village de SAVNIK qui a la particularité d' être le carrefour de 4 vallées. Nous y trouvons une station service ou nous profitons de regonfler nos pneus à une pression adaptée aux routes que nous utilisons. Patricia constatera la différence. 10:13 De las nous prenons un ancienne route à flan de vallée en direction de TUSINIA. La route domine un cours d'eau et recoupe une succession de canyon profond donc celui de Djilela. 11:48 Plus loin la chute d'eau de SKAKAVAC d'une cinquantaine de mètres de haut arrose l'enrobé de la route , puis le voile d'une cascade anime la paroi opposée.

13:47 Nous faisons halte à TUSINIA où nous rencontrons Philippe MARTIN , un canadien qui parcours l'Europe à vélo , un personnage de bande dessinée au look excentrique. Aventurier insouciant , courageux mais expérimenté nous inspectons son matériel avec étonnement. Le canard sonore sur le guidon achève notre stupéfaction. Nous passons avec lui un moment sympathique , il nous explique son parcours et son aventure . Nos directions étant opposées , nous échangeons des informations sur nos routes respectives.

15:23 Après une ascension de 600 m sur une quinzaine de kilomètres , nous arrivons en limite du parc national du DURMITOR Les sommets enneigés , les glaciers éternels sont merveilleux . La route monte lentement , desserte , isolée , quasiment pas de voiture, des étendues d'herbe à perte de vue sur lesquelles se perdent quelques lacs d'altitude. Un petit coin de paradis isolé du monde.

15:55 Le ruban d'asphalte se déroule sous nos roues, un pur bonheur , nous roulons poussés par le vent dans une légère pente , la vitesse grise nos sensations. Un épervier survole nos têtes et suit notre progressions , comme s'il n'avait jamais vu des randonneurs ...merveilleux.

16:07 La route descend lentement au travers d'une forêt sapin, une odeur de résine se dégage des branches cassées par le poids des récentes neiges. Nous accédons à une grande plaine déboisée avec quelques maisons rustiques , simples, sobres avec des toiture de bois en forte pente . La bourgade dispersée laisse apparaître des remorques agrumiéres , des tracteurs preuves d' une activité forestière. De vielles maisons de bois délavé se succèdent , probablement les plus anciennes du coin avant de laisser place à un bar et une épicerie ou nous faisons nos provisions pour la soirée.

16:21 Tu vas pas pisser ici , tu peux rouler un peu quand même , regarde y a des gens à la fenêtre....

17:31 Un grand pont enjambe la rivière TARA , à 46 km de MOJKOVAC , le pont est très haut , succession de grande arches prenant appuis sur de grande piles en béton. A son extrémité en rive nord , une grande paroi verticale plonge vers le fond du canyon environ 120 m plus bas .

19:33 On quitte la route à KORNADOBRILOVINA pour traverser un long pré égayé par une multitude de petites fleurs jaunes et installer le bivouac sous un bosquet de tilleuls dominant une profonde pente boisée plongeant sur la rivière TARA . Nous sommes isolé de la route par un monticule de bloc de rocher recouvert de végétation et de mousse , en face de nous des falaises de granite s'élèvent vers le ciel .

MERCREDI 29 MAI 4 eme ETAPE KORNADOBRILOVINA – KOLASIN 61 km Puis liaison en train jusqu’ à PODGORICA

8:06 Nous partons en direction de MOJKOVAK , il fait bon , le temps est sec. On est parti ce matin le ventre vide , juste après un petit café, plus de pain, plus de biscuit , on devrait retrouver la ville dans une vingtaine de kilomètres .

9:04 En contre bas de la route , une petite maison de pierre et quelques dépendances attirent notre attention. Devant une femme en noir ratisse une herbe fraîchement coupée. Nous décidons de descendre à sa rencontre pour lui demander de l'eau. Très rapidement la dame nous invite à visiter sa maison. Elle nous montre la fabrication du « fitou » , un plat traditionnel semblable à une tourte roulée contenant du fromage et du vert de poireau. Puis elle dresse une table pour le petit déjeuner avec fromage, jambon, pain et café « turc » puis yaourt maison. Moment exceptionnel de convivialité.

9:51 La route abandonne le bord de la rivière du côté de BRISTRIKA pour rentrer dans un talweg bordée d'un forêt d'immenses cèdres, bouleaux , hêtres et aulnes dont certains atteignent 30 à 40 de haut et déboucher à l'altitude de 950 mètres sur un point de vue au dessus de la vallée de TARA. Le point de vue est splendide.

9:54 Le canyon de TARA constitue un axe routier majeur qui relie la Serbie au littoral du Monténégro et au sud de la Croatie.

11:39 Nous nous arrêtons à la gare de MOJKOVAK dans l'espoir de prendre un train vers le sud et ainsi récupérer la demi journée perdu à notre arrivée. Malheureusement le prochain train passera enfin de journée vers 18h30. Un train de convoyage de véhicule FIAT fabriqués en Serbie s'arrête en gare . Les voitures sont destinés au marché Français, Italien et Canadien. Après un petit repas , nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à KOLASIN.

14:13 Une passerelle suspendue enjambe la TARA, Nous l'empruntons puis suivons une route à travers les champs pour couper la monotonie de la route principale.

A KOLASIN nous faisons étape dans un bar pour se détendre et recharger les batteries des appareils photo et GPS. Puis nous rejoignons la gare sur les hauteurs de la ville. A 18h05 un train entre en gare. Nous y montons encombré par nos vélos. A bord nous discutons avec des locaux du parcours touristique qu'emprunte le train , ils nous expliquent avec joie les intérêts de cette ligne qui traverse la viaduc ferroviaire le plus haut du monde et longe l'impétueuse MORACA dont les eaux turquoises offrent un contracte saisissant avec les roches grises des montagnes qui la bordent.

18:58 Nous quittons avec hâte PODGORICA pour trouver un lieu de campement dans les champs loin de la ville. Il a beaucoup plu et les chemins de campagne sont encombrés de trou d'eau . Nous franchissons un grillage avachi pour accéder à une zone herbeuse au milieu d'un ancien verger. La fatigue aidant la soirée sera courte.

JEUDI 30 MAI

4 eme ETAPE PODGORICA – KOTOR 74 km

Nous quittons notre campement de bonne heure. Après quelques kilomètres, se sentant menacés par la pluie nous nous arrêtons sous tente d'une épicerie pour prendre notre petit déjeuner fait de jambon , tomate et café. Nous reprenons notre route après l'orage.

9:18 Nous avons sorti les imperméables et Kways, les sacs en plastique pour protéger les sacoches. Mais une erreur de parcours , nous a conduit à DANILOVG RAD ce qui nous impose une boucle supplémentaire d'une vingtaine de kilomètres. Nous rectifions notre trajectoire en utilisant une petite route passant par CEVO.

10:00 A ZAGARAC , nous demandons de l'eau dans une ferme. 4 ou 5 cochons se chamaillent dans la cour alors que quelques poules picorent et tentent d'entrer dans la maison par la porte grande ouverte. Nous présentons nous bouteilles vides au maître de maison pour lui faire comprendre que nous avons besoin d'eau. Moins de 5mn plus tard nous sommes attablés , une assiette garnie et un verre de café à disposition. Je préfère goutter son vin de cerise dont il nous mime la recette accompagnée d'exclamation très explicite. Nous repartons 45 mn plus tard bluffés par la gentillesse de nos hôtes.

14:27 Nous quittons CEVO après l'orage sous un ciel épuré. La petite route serpente dans les collines déboisées par un récent incendie , les chênes reprennent vie malgré leurs troncs squelettiques et noircis.

17:10 Nous rejoignons l' embranchement montant vers le col de la route « serpentine » qui relie CETINJE à KOTOR. Elle zigzague sur les derniers hectomètres entre les rochers avant de basculer à 1000 m d'altitude vers les villages de ERAKOVICI et RAICEVICI ;

18:25 Nous amorçons la descente de la route « serpentine » en direction de KOTOR. Après la bifurcation menant au mausolée NJEGOSEV , un panorama exceptionnel sur la côte Adriatique et la baie de KOTOR s'ouvre devant nous. Un peu plus bas sur notre gauche , une immense grotte en forme de cathédrale taillée par l'érosion dans le rocher termine sa voute par une fenêtre vers le ciel d'où s'engouffre le ruissellement d'un torrent. L'eau s'écoule sur la roche jusqu' à l'extérieur avant de se perdre dans un aqueduc sous la route .

20:12 Du bivouac , la vue est époustouflante. Sur la gauche la péninsule LUSTICA sépare l'Adriatique de la baie d' HERCEG NOVI . En dessous de nous la mer s'effrange autour de l' î'le SV MARKO, la montagne de TIVAT encerclée par la route du littoral couvre de son ombre les pistes de l'aéroport , un bateau quittant le mouillage trace dans la baie de KOTOR un axe d'écume blanche. Au fond un soleil rougi se couche entre le massif du DURMITOR et un épais matelas de nuages noirs.

VENDREDI 31 MAI 5 eme ETAPE KOTOR - DUBROVNIK 104 km

7:58 La nuit a été mouvementée , un terrible orage a éclaté au dessus de notre tente. Les éclairs, et le tonnerre nous ont réveillé à plusieurs reprises . Au matin , le ciel est nuageux et le soleil alterne avec quelques gouttes de pluie. 8:30 Nous quittons le bivouac pour descendre la route « serpentine » qui décompte 31 virages accrochés à la pente au dessus de la baie de KOTOR. En bas de la pente nous décidons pour accéder à la ville médiévale de contourner la presqu'île de TIVAT en passant par MRCEVAC où nous faisons des achats pour le petit déjeuner. Sur un banc face à la mer sur les quais du petit port de TIVAT nous avalons pain, charcuterie et fromage qui ont constitué l'essentiel de notre alimentation durant la semaine. A l'extrémité de la presqu'île , au niveau de l'embarcadère qui permet de regagner l'autre rive du détroit de LEPETANI la chaussée est très étroite et longe le quai où se trouve des petits ports privatifs. Nous continuons cette promenade au bord de l 'eau pour découvrir au bout de quelques kilomètres après une enfilade de jolies maisons de pierre, nichée au fond de sa baie la ville de KOTOR dominée par la majestuosité de sa citadelle.

A notre gauche la célèbre GOSPA OD SKRUPLJE, sur son îlot artificiel face au village de PERAST blotti au bas d'un couloir d'éboulis.

L 'après midi est consacré à la visite de KOTOR , après un repas dans un restaurant de la place centrale. Puis visite de la citadelle perchée à 260 m de hauteur , accessible par une interminable ascension de 1426 marches . La vue offerte de ses murs est splendide avec d’un côté les bouches de Kotor et de l’autre le massif du Lovcen.

17:30 Nous décidons de mettre un terme à notre voyage, pour cela il nous faut regagner l'aéroport de DUBROVNIK distant de 70 km environ . Il est 17h30 et la météo n'est pas encourageante. Deux options s 'offrent à nous : Contourner la baie de KOTOR en passant par PERAST où utiliser le bac à LEPETANI pour traverser le détroit et gagner 1h30 environ de temps de parcours. La deuxième option nous semble plus judicieux . 18:30 Nous embarquons donc sur le ferry où voitures particulières et bus touristiques se côtoient. 19:07 Nous longeons le bord de mer au niveau de BIJELA, à notre gauche les paquebots aperçus une semaine plus tôt ont été amputé d'au moins ¼ de leur longueur , le sifflements des postes de découpage se propagent jusqu'à nos oreilles....en arrière plan STIROVNIK domine du haut de ses 1748 m la baie de TIVAT. 20:30 Nous approchons de HERCEG NOVI par la route inverse qui une semaine plutôt nous menait vers la découverte. Le ciel noir et orageux au dessus des collines CROATE face à nous envisage rien de bien bon. Aussi nous décidons de nous arrêter et de nous préparer à affronter l'orage. A HERCEG NOVI, trempés nous nous arrêtons sous le porche de La Poste pour faire une pause en attendant que la pluie cesse.

Puis nous repartons dans la nuit et sous la pluie , zig-zaguant entre les flaques, avec l'espoir de regagner rapidement la frontière. Nous atteignons le poste de contrôle après une longue « double voie » à forte inclinaison. Une grande voûte de tôle et des panneaux indicateurs nous invitent à présenter nos passeports au douanier éberlué par notre présence tardive, frontale sur le casque.

« 15 km » répond le douanier à ma question visant à connaître la distance restant à parcourir pour regagner l'aéroport de DUBROVNIK. Quelques centaines de mètres plus loin , nous franchissons le poste CROATO-MONTENEGRIN sous un déluge de grêlons provoquant un vacarme infernal sur la toiture métallique.

Les quelques kilomètres restant relèvent de l 'anecdote sauf qu'il fait nuit , il pleut , Patricia me suit à quelques dizaines de centimètres , nous roulons à 25 km par heure environ guidés par la bande blanche limitant le bord de la chaussée , elle reçoit en pleine face les projections de ma roue arrière sans broncher. Dans la pénombre et à la lueur de sa frontale dont la pile est à bout de souffle elle ne peux discerner les éventuels obstacles , et pourtant pas un mot , pas une pleinte , comme si la difficulté était son bien être... Chapeau Patoune. 22:45 Nous franchissons les portes coulissantes du hall de l'aéroport. Nous nous installons sur les mêmes fauteuils qui 6 jours plutôt nous accueillaient pour une aventure inconnue. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .

NOS RENCONTRES « VELO SACOCHES »: A BAOSICI: Il est parti de la république TCHEQUE , a fait le tour de BALKAN en 2 mois et était sur la route du retour. A DORJI MORINJ: Il s'appelle BERNARD, il est Normand , il est parti d'Italie , via la Turquie , l'Albanie, il poursuivait sa route vers la Croatie , la Serbie, l'Autriche, la Suisse , puis la France pour rejoindre sa famille en Normandie. A TUSIANA : Nous avons croisé Philippe MARTIN, Canadien qui a rejoint l' Angleterre en avion puis l' Espagne en bateau pour prendre la route à vélo en février , traverser la France , la Suisse, l 'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Serbie , le Monténégro. Il se dirigeait vers la Croatie et vers d'autres destinations qu'il ignorait lyui même.. A ZANIVJ: Elle était fraîche et pomponnée , athlétique et venait des Pays Bas , elle était partie de BOSNIE et comptait rallier Athènes. Depuis 8 jours sur la route , elle comptait voir le Mont Olympe en 6 jours.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display