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Acceptation de la vie English translation pending
Revenue d’Inde il y a quelques mois, il me semblait aujourd’hui important de partager mes sentiments, à froid. Je vous invite d’ailleurs ardemment à lire mes sentiments à chaud, "Mon moi(s) en Inde" .
L’Inde m’a transformé. Et en ce jour encore, je découvre les enseignements qui ont découlé de ce voyage. Le vécu d’un voyage et les impressions que l’on en tire sont changeants pour chacun. Ils diffèrent selon les personnalités, les manières d’accueillir les évènements qui se présentent, les jugements que l’on peut avoir antérieurement, qu’ils soient bons ou mauvais. Chacun étant différent, il y a mille et une façons de vivre les choses, de les percevoir et de les comprendre. Ici, sera présentée ma vision. Je ne m’avance certainement pas à dire qu’elle est universelle ou qu’elle devrait être la même pour chacun de nous. Je ne m’avance pas non plus à signifier que l’Inde est, pour tout un chacun, telle que je la perçois. Je ne compte pas faire de généralités, c’est pourquoi je précise avoir voyagé dans une seule ville d’Inde, la capitale économique, et que je base ainsi naturellement mon expérience sur les évènements que j’ai eu à vivre dans cette ville. Qui, selon moi, représente toute la mixité de l’Inde. J’exprime les enseignements personnels que j’en ai tiré, qui sont venus à moi durant les mois qui ont suivi mon retour.
Ainsi commence mon histoire.
J’ai été submergée, tout mon voyage durant, par l’admiration ; que j’ai porté à tous ceux qui ont croisé mon chemin. Cette faculté à vivre sa vie telle qu’elle se présente est incroyable. L’on pourrait dire que certains n’ont pas le choix, qu’ils ne peuvent changer quoi que ce soit et qu’il est donc évident qu’ils vivent ce qui se présente à eux. Pourtant, même si le choix n’est pas de mise, l’acceptation reste de notre fait. Accepter la vie telle qu’elle est peut être chose compliquée. Accepter que ce qui se présente à nous comme un évènement dont on peut tirer un enseignement et, ainsi, avancer n’est pas chose aisée pour tout le monde. Cependant, j’ai vu beaucoup d’Indiens accepter, avec une dignité timide, la vie qu’ils menaient. La foi peut être l’une des raisons qui les poussent à l’acceptation de ce qui est. Je ne prétends pas en chercher les raisons profondes et multiples. Je présente simplement les choses telles qu’elles ont été ressenties en rencontrant ces personnes.
Lorsque je parle d’acceptation de la vie, je parle en fait de ne pas rentrer dans la condescendance, dans la colère, dans l’énervement permanent qui seraient naturellement quelques symboles de la non-acceptation. Aucune fois n’ai-je vu un citoyen indien en colère. Peut être n’étais-je pas au bon endroit au bon moment me dirais certains. Pourtant, j’ai vu beaucoup, voire énormément, de citoyens. Il est évident que la colère ne prend pas sa source uniquement dans la non-acceptation mais qu’elle peut résulter de beaucoup de choses. Je peux aussi ne pas accepter ma situation de vie et tout faire pour en changer, sans forcément être en colère. Mais je parle ici des citoyens indiens que j’ai pu rencontrer et qui ne pouvaient pas changer grandement leur situation. Voyez-vous, de ce que j’en ai eu à découvrir, l’Inde est bien différente de la France sur le fait de pouvoir « changer de vie ».
Pour vous en illustrer un exemple, si je vis en France et que je ne suis pas satisfait du métier que j’exerce ou que je suis en non-acceptation de la vie que je mène, il est toutefois possible pour moi de changer de voie et de m’orienter autrement. Ceci est vrai pour une majorité de personnes résidant en métropole. En Inde, cependant, il est beaucoup plus difficile de changer de voie. L’économie fonctionne différemment, les structures aidant à changer d’emploi sont très peu nombreuses, voire parfois inexistantes et il est en réalité peu coutume de changer de profession par inconfort personnel. Il est en fait impossible de comparer la France à l’Inde sur ce point. Et donc, très mal venu de dire que les Indiens peuvent tout aussi bien changer de vie que les Français. C’est pourquoi, pour beaucoup de citoyens il n’est question que d’acceptation de ce qui est ou de reniement et de conflit intérieur ou de colère.
La non-acceptation peut aussi attiser le sentiment d’injustice et l’insatisfaction. Ne pas accepter une situation s’est chercher à en changer. C’est ce que fait naturellement le cerveau humain. Bien que certaines personnes se complaisent dans la colère et l’insatisfaction, il est tout de même plus commun de rencontrer des insatisfaits qui cherchent à changer leur vie. En France du moins. En Inde, en dépit de changer sa vie on cherche à l’accepter. Cela est vrai pour les personnes que j’ai rencontrées et sur qui je base cet écrit.
Toutefois, l’acceptation de la vie ne rime pas forcément avec « bonheur ». Certains l’acceptent par dépit, d’autres par conscience. Dépit de pouvoir faire autrement, conscience que derrière chaque obstacle se cache un enseignement. Durant mon voyage, il m’a été donné de voir des personnes heureuses et satisfaites, mais ce qui ressort principalement est ce dépit d’accepter sa vie telle qu’elle est. Ainsi, j’ai pu voir nombre d’Indiens ne semblant pas être heureux. Je ne peux juger de ça, ni même émettre un avis car la définition du bonheur est bien différente pour chacun de nous et je ne prétends pas expliquer ni savoir pourquoi les Indiens qui semblaient malheureux l’étaient.
J’ai eu la chance de pouvoir participer à ce voyage, de découvrir une culture et une civilisation totalement différentes et uniques. J’ai aimé jusqu’à chaque moment passé là-bas. L’Inde vous transporte dans une autre dimension. C’est ce qui en fait un voyage si particulièrement beau.
Caroline.
L’Inde m’a transformé. Et en ce jour encore, je découvre les enseignements qui ont découlé de ce voyage. Le vécu d’un voyage et les impressions que l’on en tire sont changeants pour chacun. Ils diffèrent selon les personnalités, les manières d’accueillir les évènements qui se présentent, les jugements que l’on peut avoir antérieurement, qu’ils soient bons ou mauvais. Chacun étant différent, il y a mille et une façons de vivre les choses, de les percevoir et de les comprendre. Ici, sera présentée ma vision. Je ne m’avance certainement pas à dire qu’elle est universelle ou qu’elle devrait être la même pour chacun de nous. Je ne m’avance pas non plus à signifier que l’Inde est, pour tout un chacun, telle que je la perçois. Je ne compte pas faire de généralités, c’est pourquoi je précise avoir voyagé dans une seule ville d’Inde, la capitale économique, et que je base ainsi naturellement mon expérience sur les évènements que j’ai eu à vivre dans cette ville. Qui, selon moi, représente toute la mixité de l’Inde. J’exprime les enseignements personnels que j’en ai tiré, qui sont venus à moi durant les mois qui ont suivi mon retour.
Ainsi commence mon histoire.
J’ai été submergée, tout mon voyage durant, par l’admiration ; que j’ai porté à tous ceux qui ont croisé mon chemin. Cette faculté à vivre sa vie telle qu’elle se présente est incroyable. L’on pourrait dire que certains n’ont pas le choix, qu’ils ne peuvent changer quoi que ce soit et qu’il est donc évident qu’ils vivent ce qui se présente à eux. Pourtant, même si le choix n’est pas de mise, l’acceptation reste de notre fait. Accepter la vie telle qu’elle est peut être chose compliquée. Accepter que ce qui se présente à nous comme un évènement dont on peut tirer un enseignement et, ainsi, avancer n’est pas chose aisée pour tout le monde. Cependant, j’ai vu beaucoup d’Indiens accepter, avec une dignité timide, la vie qu’ils menaient. La foi peut être l’une des raisons qui les poussent à l’acceptation de ce qui est. Je ne prétends pas en chercher les raisons profondes et multiples. Je présente simplement les choses telles qu’elles ont été ressenties en rencontrant ces personnes.
Lorsque je parle d’acceptation de la vie, je parle en fait de ne pas rentrer dans la condescendance, dans la colère, dans l’énervement permanent qui seraient naturellement quelques symboles de la non-acceptation. Aucune fois n’ai-je vu un citoyen indien en colère. Peut être n’étais-je pas au bon endroit au bon moment me dirais certains. Pourtant, j’ai vu beaucoup, voire énormément, de citoyens. Il est évident que la colère ne prend pas sa source uniquement dans la non-acceptation mais qu’elle peut résulter de beaucoup de choses. Je peux aussi ne pas accepter ma situation de vie et tout faire pour en changer, sans forcément être en colère. Mais je parle ici des citoyens indiens que j’ai pu rencontrer et qui ne pouvaient pas changer grandement leur situation. Voyez-vous, de ce que j’en ai eu à découvrir, l’Inde est bien différente de la France sur le fait de pouvoir « changer de vie ».
Pour vous en illustrer un exemple, si je vis en France et que je ne suis pas satisfait du métier que j’exerce ou que je suis en non-acceptation de la vie que je mène, il est toutefois possible pour moi de changer de voie et de m’orienter autrement. Ceci est vrai pour une majorité de personnes résidant en métropole. En Inde, cependant, il est beaucoup plus difficile de changer de voie. L’économie fonctionne différemment, les structures aidant à changer d’emploi sont très peu nombreuses, voire parfois inexistantes et il est en réalité peu coutume de changer de profession par inconfort personnel. Il est en fait impossible de comparer la France à l’Inde sur ce point. Et donc, très mal venu de dire que les Indiens peuvent tout aussi bien changer de vie que les Français. C’est pourquoi, pour beaucoup de citoyens il n’est question que d’acceptation de ce qui est ou de reniement et de conflit intérieur ou de colère.
La non-acceptation peut aussi attiser le sentiment d’injustice et l’insatisfaction. Ne pas accepter une situation s’est chercher à en changer. C’est ce que fait naturellement le cerveau humain. Bien que certaines personnes se complaisent dans la colère et l’insatisfaction, il est tout de même plus commun de rencontrer des insatisfaits qui cherchent à changer leur vie. En France du moins. En Inde, en dépit de changer sa vie on cherche à l’accepter. Cela est vrai pour les personnes que j’ai rencontrées et sur qui je base cet écrit.
Toutefois, l’acceptation de la vie ne rime pas forcément avec « bonheur ». Certains l’acceptent par dépit, d’autres par conscience. Dépit de pouvoir faire autrement, conscience que derrière chaque obstacle se cache un enseignement. Durant mon voyage, il m’a été donné de voir des personnes heureuses et satisfaites, mais ce qui ressort principalement est ce dépit d’accepter sa vie telle qu’elle est. Ainsi, j’ai pu voir nombre d’Indiens ne semblant pas être heureux. Je ne peux juger de ça, ni même émettre un avis car la définition du bonheur est bien différente pour chacun de nous et je ne prétends pas expliquer ni savoir pourquoi les Indiens qui semblaient malheureux l’étaient.
J’ai eu la chance de pouvoir participer à ce voyage, de découvrir une culture et une civilisation totalement différentes et uniques. J’ai aimé jusqu’à chaque moment passé là-bas. L’Inde vous transporte dans une autre dimension. C’est ce qui en fait un voyage si particulièrement beau.
Caroline.
Thaïlande: au moins 32 morts après des inondations English translation pending
Kirghizistan, été 2019 English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de nos 2 semaines cet été à 5 dont 3 enfants 7/14/16 ans/ 3 semaines sous tente en camping sauvage, seulement la première et la dernière nuit en guest house à Bichkek. (carnet de voyage d'un de nos enfants).
Nous avons adoré ce pays et nous retournrons dans ce coin d'Asie de nouveau.
Nous avons loué le 4*4 à Travelland, avis mitigé: la voiture est en bon état 160000km, avec cependant la ventilation qui ne fonctionne pas, la communication très bonne, mais une mauvaise surprise, ils ont retenu 90€ sur la caution pour des rayures à peine visible et probablement d'origine...
NOTRE TRAJET :
JOUR 1-2 : Maison-Toulouse-Istanbul-Bishkek
JOUR 3 : Bishkek – Kokomeren
JOUR 4 : Kokomeren – col Tuzduu
JOUR 5 : vers Min Kush – Arslanbob
JOUR 6 : Arslanbob – vers Uzgen
JOUR 7 : vers Uzgen – Pic Lénine
JOUR 8 : Pic Lénine – vers Gulcha
JOUR 9 : vers Gulcha – Saimaluu Tash
JOUR 10: Saimaluu Tash – Son Kul
JOUR 11 : Son Kul – vers Baetov
JOUR 12 : vers Baetov – Tash Rabat
JOUR 13 : Tash Rabat – vers Naryn
JOUR 14 : vers Naryn – vers Kochkor
JOUR 15 : vers Kochkor – Issyk Kul
JOUR 16 : Issyk Kul – cascades Barksoon
JOUR 17 : cascade Barksoon – Issyk Kul
JOUR 18 : Issyk Kul – Altym Arashan
JOUR 19 : Altym Arashan - Issyk Kul (vers Karakol )
JOUR 20 : Issyk Kul (vers Karakol) – Issyk Kul
JOUR 21-22 : Issyk Kul – Bishkek – France
JOURS 1-2 :Maison-Toulouse- Istanbul-Bishkek (800m) Nous partons enfin pour le Kirghizstan. Nous faisons une étape à Istanbul et nous repartons à 0h40 pour Bishkek. Je dors tant et si bien que je loupe le repas. Après notre atterrissage, nous allons à la guesthouse avec notre gros 4X4. Nous visitons le Osh baazar avec ses multiples pains, épices...Il est beaucoup plus calme que celui de Marrakech mais il fait quand même très chaud. Un peu partout sur les trottoirs, des marchands vendent des boissons dans des bidons : lait fermenté (ayran), kumiz (mélange de lait et orge fermentés) et thé glacé. Nous essayons tout et recrachons le 2e. Nous poursuivons par un tour dans le centre ville et ses nombreux monuments, notamment la statue de Lénine et celle de MANAS. Nous nous promenons dans un grand parc qui est aussi un parc d'attraction mais sans bruit et sans monde. Pendant que les parents font les courses, je fais une petite sieste bien méritée. Nous finissons la journée au restaurant. Nous mangeons des raviolis à la viande (mantys) et 2 sortes de pâtes à la soupe , aux légumes et à la viande (lagman).
JOUR 3 : Bishkek – gorges de Kokomeren (2300m) Nous prenons le petit-déjeuner à la guesthouse. C'est copieux ! J'aime particulièrement les boules de brioche au chocolat. Il y a aussi de la ratatouille chaude avec des oeufs et de la ratatouille froide légèrement épicée. Je ne profite pas pleinement de ce petit-déjeuner car je n'ai pas faim (il est 5h du matin en France!) Nous suivons la plaine par une route bondée et en mauvais état qui va jusqu'au Kazakhstan. Nous bifurquons sur une petite route qui passe dans une gorge et qui zigzague jusqu'à un étroit tunnel pollué à 3000m d'altitude construit par les soviétiques. La route est maintenant bordée d’étales de miel et de fromages boules hyper secs et salés. Nous nous arrêtons visiter le cimetière musulman de Suusamyr et reprenons de l'essence Gazprom de façon rustique : le vendeur nous le verse par bidons de 5l.Nous nous arrêtons ensuite à Kojomkul voir le monument et la tombe du géant Kojomkul. Quelle drôle d'idée de s'appeler comme son village : c'est comme si je m'appelais Labroquère ! Il mesurait 2,30m et rendait beaucoup de services aux autres. Mon GPS indique un « sans nom » dans les monuments. Nous le recherchons. Il s'agit en fait d'une statue de mouton de Marco Polo bien abîmée. Nous suivons la Kokomaren tumultueuse dans sa belle gorge rouge. En nous approchant de la rivière, près d'un petit bosquet, nous rencontrons des gens qui nous font signe de les rejoindre. Ils nous invitent sur leurs tapis et nous proposent des salades, des fruits, des bonbons et du mouton qui a cuit au barbecue. Je fais trempette mais pas trop loin car il y a beaucoup de courant. Nous sommes assez limités dans nos échanges car le kirghize reste une langue inconnue de nous et ils ne maîtrisent ni l'anglais, ni le français. Mais nous passons un très bon moment. Nous échangeons nos adresses et téléphones dans nos alphabets respectifs et nous quittons notre presque nouvelle famille pour planter la tente un peu plus loin. Nous n'avons pas faim pour dîner.
JOURS 1-2 :Maison-Toulouse- Istanbul-Bishkek (800m) Nous partons enfin pour le Kirghizstan. Nous faisons une étape à Istanbul et nous repartons à 0h40 pour Bishkek. Je dors tant et si bien que je loupe le repas. Après notre atterrissage, nous allons à la guesthouse avec notre gros 4X4. Nous visitons le Osh baazar avec ses multiples pains, épices...Il est beaucoup plus calme que celui de Marrakech mais il fait quand même très chaud. Un peu partout sur les trottoirs, des marchands vendent des boissons dans des bidons : lait fermenté (ayran), kumiz (mélange de lait et orge fermentés) et thé glacé. Nous essayons tout et recrachons le 2e. Nous poursuivons par un tour dans le centre ville et ses nombreux monuments, notamment la statue de Lénine et celle de MANAS. Nous nous promenons dans un grand parc qui est aussi un parc d'attraction mais sans bruit et sans monde. Pendant que les parents font les courses, je fais une petite sieste bien méritée. Nous finissons la journée au restaurant. Nous mangeons des raviolis à la viande (mantys) et 2 sortes de pâtes à la soupe , aux légumes et à la viande (lagman).
JOUR 3 : Bishkek – gorges de Kokomeren (2300m) Nous prenons le petit-déjeuner à la guesthouse. C'est copieux ! J'aime particulièrement les boules de brioche au chocolat. Il y a aussi de la ratatouille chaude avec des oeufs et de la ratatouille froide légèrement épicée. Je ne profite pas pleinement de ce petit-déjeuner car je n'ai pas faim (il est 5h du matin en France!) Nous suivons la plaine par une route bondée et en mauvais état qui va jusqu'au Kazakhstan. Nous bifurquons sur une petite route qui passe dans une gorge et qui zigzague jusqu'à un étroit tunnel pollué à 3000m d'altitude construit par les soviétiques. La route est maintenant bordée d’étales de miel et de fromages boules hyper secs et salés. Nous nous arrêtons visiter le cimetière musulman de Suusamyr et reprenons de l'essence Gazprom de façon rustique : le vendeur nous le verse par bidons de 5l.Nous nous arrêtons ensuite à Kojomkul voir le monument et la tombe du géant Kojomkul. Quelle drôle d'idée de s'appeler comme son village : c'est comme si je m'appelais Labroquère ! Il mesurait 2,30m et rendait beaucoup de services aux autres. Mon GPS indique un « sans nom » dans les monuments. Nous le recherchons. Il s'agit en fait d'une statue de mouton de Marco Polo bien abîmée. Nous suivons la Kokomaren tumultueuse dans sa belle gorge rouge. En nous approchant de la rivière, près d'un petit bosquet, nous rencontrons des gens qui nous font signe de les rejoindre. Ils nous invitent sur leurs tapis et nous proposent des salades, des fruits, des bonbons et du mouton qui a cuit au barbecue. Je fais trempette mais pas trop loin car il y a beaucoup de courant. Nous sommes assez limités dans nos échanges car le kirghize reste une langue inconnue de nous et ils ne maîtrisent ni l'anglais, ni le français. Mais nous passons un très bon moment. Nous échangeons nos adresses et téléphones dans nos alphabets respectifs et nous quittons notre presque nouvelle famille pour planter la tente un peu plus loin. Nous n'avons pas faim pour dîner.
L'Indonésie avec enfants en bas âge et sans trop de touristes English translation pending
Bonjour,
Nous voyageons avec 2 enfants qui auront l'été prochain (juillet-août 2020) 2 ans 1/2 et 4 ans 1/2, je m'interroge sur la possibilité d'un voyage en Indonésie. Ceux-ci sont habitués aux voyages et aux sacs porteurs. Je souhaite éviter Java et Bali - nous avons peur du monde, nous sommes du style ermites et apprécions surtout la nature et les beaux paysages, aimons randonner même si nous avons dû ralentir le rythme depuis que 2 écureuils nous suivent. Nous aimerions éviter les longs déplacements d'autant que possible, même si je suis conscient qu'il y en aura un peu.
Mes questions, sur 3 ou 4 semaines de voyage, est-il possible d'envisager à un rythme doux (siestes obligent) un séjour sur Lombok - Gili (mon idée de départ) ou sur Sumatra (plus je lis des choses sur Sumatra, plus ça me tente) ou d'autres îles comme Florès - Komodo (peut-être moins pratique) ? Niveau santé il ne me semble pas y avoir de très gros risques sanitaires mais qu'est-il faisable en cas de problème de santé des enfants ?
Merci à tous les connaisseurs pour leur avis éclairé.
Fab
Nous voyageons avec 2 enfants qui auront l'été prochain (juillet-août 2020) 2 ans 1/2 et 4 ans 1/2, je m'interroge sur la possibilité d'un voyage en Indonésie. Ceux-ci sont habitués aux voyages et aux sacs porteurs. Je souhaite éviter Java et Bali - nous avons peur du monde, nous sommes du style ermites et apprécions surtout la nature et les beaux paysages, aimons randonner même si nous avons dû ralentir le rythme depuis que 2 écureuils nous suivent. Nous aimerions éviter les longs déplacements d'autant que possible, même si je suis conscient qu'il y en aura un peu.
Mes questions, sur 3 ou 4 semaines de voyage, est-il possible d'envisager à un rythme doux (siestes obligent) un séjour sur Lombok - Gili (mon idée de départ) ou sur Sumatra (plus je lis des choses sur Sumatra, plus ça me tente) ou d'autres îles comme Florès - Komodo (peut-être moins pratique) ? Niveau santé il ne me semble pas y avoir de très gros risques sanitaires mais qu'est-il faisable en cas de problème de santé des enfants ?
Merci à tous les connaisseurs pour leur avis éclairé.
Fab
Le Japon, empire des signes et des sens English translation pending
Le Japon se vit mieux qu'il ne se raconte.
Mais je me lance, prudente car je vais avancer humblement et à tâtons sur les chemins de cette rubrique peuplée de japanophiles 😉
L'année dernière nous avons décidé, Mariane et moi, d'aller passer quelques jours au pays du soleil levant. Nos motivations sont proches : nous sommes complices et amies depuis ... ouh là là... très longtemps... Mariane souhaitait se lancer sur les traces de Murakami pour retrouver l’ambiance de ses romans (elle vit Murakami, mange Murakami, dort Murakami). Pour ma part, j’ai été stimulée par les lectures moins célèbres mais bien vivantes des carnets de voyage et par la photo et le cinéma.
Avec un enthousiasme à la hauteur de nos rêves nous nous sommes envolées à la découverte de Tokyo et Kyoto en passant par Kanazawa.

Mais je me lance, prudente car je vais avancer humblement et à tâtons sur les chemins de cette rubrique peuplée de japanophiles 😉
L'année dernière nous avons décidé, Mariane et moi, d'aller passer quelques jours au pays du soleil levant. Nos motivations sont proches : nous sommes complices et amies depuis ... ouh là là... très longtemps... Mariane souhaitait se lancer sur les traces de Murakami pour retrouver l’ambiance de ses romans (elle vit Murakami, mange Murakami, dort Murakami). Pour ma part, j’ai été stimulée par les lectures moins célèbres mais bien vivantes des carnets de voyage et par la photo et le cinéma.
Avec un enthousiasme à la hauteur de nos rêves nous nous sommes envolées à la découverte de Tokyo et Kyoto en passant par Kanazawa.

Récit de 28 jours en Namibie English translation pending
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie.
Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde.
Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping.
Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges.
Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques.
Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise.
Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge.
Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix.
Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
Le Colorado c'est beau, et l'Utah oulala!!! English translation pending
Bonjour,
en direct de Denver, je commence mon carnet en attendant mon avion de ….retour!
Mon site ne fonctionnant pas comme je veux, je vais essayer de glisser quelques photos en attendant de voir ce qui ne fonctionne pas.
Préambule : Pour mon 6ème voyage dans l'ouest américain, ayant visité les grands parcs (Zion, Bryce, etc …) chacun trois fois, la dernière fois que je suis venu, je me suis dit que s'il y avait une prochaine fois, cela serait pour aller visiter des lieux moins courus, tout autant splendides (j'espère) et bien sur plus durs d'accès. De plus en mars j'ai rêvé que je pouvais visiter The Wave, donc ça plus ça, plus ça fait que je suis de retour (pas dans le futur) mais dans l'Ouest Américain. Nous partons à deux et je compte faire des vacances un peu sportives en randonnant pas mal puisque les lieux que je veux voir ne sont pas à portée de voiture... J'ai perdu à la loterie du1er mai pour The Wave, mais je reste optimiste pour le tirage au sort sur place.
Jour 1 : Lyon - Denver : Un grand voyage 3h du mat, j'ai des frissons, on ferme la maison à clés (mes différents gardiens sur les trois semaines seront aux aguets ) et direction l'aéroport de St Exupéry ou plutôt un petit parking tout proche. Départ pour Londres avec British Airways qui d'ailleurs me déçoit beaucoup car même pas un petit encas en guise de petit déjeuner. A Londres nous avons un peu moins de 2 h d'escale, suffisant théoriquement pour prendre le temps de breakfaster ( verbe du premier groupe). Que nenni ! La sécurité fait du zèle et fouille de fonds en comble mon bagage cabine. Faut dire que j'apporte tout un tas de matériel vidéo, des câbles à gogo, deux caméras, etc... Du coup point de petit déjeuner, on a donc la fringale quand on embarque pour Chicago avec cette fois-ci American Airlines. Un très bon vol, avec de bonnes prestations. Arrivée à Chicago à l'heure, mais c'est avec une certain appréhension que je foule le territoire américain, car c'est la première fois que je fais une escale aux USA. Ce qui signifie, passage de l'immigration, récupération des bagages, dépose des dits bagages sur un tapis roulant quelques mètres plus loin. J'avais lu différents commentaires et nous n'avions que deux heures pour faire cela, et certains disaient que cela était trop court. 1h10 après avoir atterri nous étions devant la porte d'embarquement du troisième vol Chicago-Denver. Coup de bol ou un sens très pratique des choses de la art des américains, toujours est-il que cela a été parfait à Chicago. Arrivée à Denver à l'heure et là deux petits points négatifs. Tout d'abord chez Alamo, le véhicule que j'avais demandé m'est passé sous le nez et après "sorry" ils en avaient plus (4*4) et donc je suis reparti avec un Nissan Murano, un bon SUV, mais pas ce que je voulais. J'attends de rentrer en France pour essayer d'avoir une compensation financière. Ensuite arrivée à l'hôtel, réservation Booking, "sorry" nous n'avons pas votre réservation. Nous avons des soucis actuellement avec Booking (une dame d'ailleurs avant moi avait le même problème) ; J'essaie de téléphoner à Booking, mais au bout de 5 minutes d'attente on le raccroche au nez. La personne de l'hôtel me propose sa dernière chambre, mais bien sur pas au même prix. Je prends quand même, je m'arrangerai en rentrant (partiellement arrangé par mail). Quelques spaghettis pour combler un petit creux et dodo, car l'orage gronde et la piscine ne nous fait pas forcément de l'œil.
Le + : Nous sommes aux USA Le - : Exceptionnellement, il y en a deux (cela me fait un joker pour la suite), Alamo et Booking
Préambule : Pour mon 6ème voyage dans l'ouest américain, ayant visité les grands parcs (Zion, Bryce, etc …) chacun trois fois, la dernière fois que je suis venu, je me suis dit que s'il y avait une prochaine fois, cela serait pour aller visiter des lieux moins courus, tout autant splendides (j'espère) et bien sur plus durs d'accès. De plus en mars j'ai rêvé que je pouvais visiter The Wave, donc ça plus ça, plus ça fait que je suis de retour (pas dans le futur) mais dans l'Ouest Américain. Nous partons à deux et je compte faire des vacances un peu sportives en randonnant pas mal puisque les lieux que je veux voir ne sont pas à portée de voiture... J'ai perdu à la loterie du1er mai pour The Wave, mais je reste optimiste pour le tirage au sort sur place.
Jour 1 : Lyon - Denver : Un grand voyage 3h du mat, j'ai des frissons, on ferme la maison à clés (mes différents gardiens sur les trois semaines seront aux aguets ) et direction l'aéroport de St Exupéry ou plutôt un petit parking tout proche. Départ pour Londres avec British Airways qui d'ailleurs me déçoit beaucoup car même pas un petit encas en guise de petit déjeuner. A Londres nous avons un peu moins de 2 h d'escale, suffisant théoriquement pour prendre le temps de breakfaster ( verbe du premier groupe). Que nenni ! La sécurité fait du zèle et fouille de fonds en comble mon bagage cabine. Faut dire que j'apporte tout un tas de matériel vidéo, des câbles à gogo, deux caméras, etc... Du coup point de petit déjeuner, on a donc la fringale quand on embarque pour Chicago avec cette fois-ci American Airlines. Un très bon vol, avec de bonnes prestations. Arrivée à Chicago à l'heure, mais c'est avec une certain appréhension que je foule le territoire américain, car c'est la première fois que je fais une escale aux USA. Ce qui signifie, passage de l'immigration, récupération des bagages, dépose des dits bagages sur un tapis roulant quelques mètres plus loin. J'avais lu différents commentaires et nous n'avions que deux heures pour faire cela, et certains disaient que cela était trop court. 1h10 après avoir atterri nous étions devant la porte d'embarquement du troisième vol Chicago-Denver. Coup de bol ou un sens très pratique des choses de la art des américains, toujours est-il que cela a été parfait à Chicago. Arrivée à Denver à l'heure et là deux petits points négatifs. Tout d'abord chez Alamo, le véhicule que j'avais demandé m'est passé sous le nez et après "sorry" ils en avaient plus (4*4) et donc je suis reparti avec un Nissan Murano, un bon SUV, mais pas ce que je voulais. J'attends de rentrer en France pour essayer d'avoir une compensation financière. Ensuite arrivée à l'hôtel, réservation Booking, "sorry" nous n'avons pas votre réservation. Nous avons des soucis actuellement avec Booking (une dame d'ailleurs avant moi avait le même problème) ; J'essaie de téléphoner à Booking, mais au bout de 5 minutes d'attente on le raccroche au nez. La personne de l'hôtel me propose sa dernière chambre, mais bien sur pas au même prix. Je prends quand même, je m'arrangerai en rentrant (partiellement arrangé par mail). Quelques spaghettis pour combler un petit creux et dodo, car l'orage gronde et la piscine ne nous fait pas forcément de l'œil.
Le + : Nous sommes aux USA Le - : Exceptionnellement, il y en a deux (cela me fait un joker pour la suite), Alamo et Booking
Formalités e-Visa pour l'Inde English translation pending
😉merçi à vous les forumeurs
un peu d'aide pour le nouveau E.VISA -valididité 365jours- tamponné (je suppose à l'arrivée)
question-si on prends un vol -et sortie au bout de 22jours-
la validité restante ne necessite pas de refaire le formulaire en ligne??
et les jours passes enINDE deduis du restant -pour un nouveau sejour -ou d'autres-
jusqu'à epuisement
encore -merçi- pour ces eclaircissements namaste angie
encore -merçi- pour ces eclaircissements namaste angie
Péripéties d'une famille en terres namibiennes English translation pending
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.
La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !
J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.
Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊
Olivier
La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !
J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.
Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊
Olivier
Le Masai Mara dans toute sa splendeur English translation pending
Pour une fois je délaisse le self drive Sud Africain pour un safari photo organisé dans le Masai Mara.
Ça faisait quelque temps que j'échangeais via email avec Tony Crocetta pour pouvoir partir dans son camp que l'on m'avait chaudement recommandé, mais la vitesse de remplissage et les impératifs du boulot et des vacances avec ma fille font qu'à chaque fois je reportais à l'année suivante le départ.
Un voyage se libérant en janvier 2019, pour juillet de la même année. Ma fille ayant décidé de faire un voyage linguistique, tous les signaux étaient au vert pour enfin découvrir le Masai Mara.
La prise en charge du safari commence à la descente de l'aéroport, direction Roussel Housse. Guest housse tenue par des sœurs. C'est très courant en Afrique de l'est. Le confort est correct et la nourriture est bonne voire très bonne.


Le lendemain départ de bonne heure pour le Masai Mara, les derniers 90 km se font sur une piste défoncée et vous mettent directement dans l'ambiance.


Le camp est idéalement situé au bord de la rivière Mara, avec les hippos pour bercer nos nuits.








Les repas sont pris autour d'une même table et seront très bon.


Ça faisait quelque temps que j'échangeais via email avec Tony Crocetta pour pouvoir partir dans son camp que l'on m'avait chaudement recommandé, mais la vitesse de remplissage et les impératifs du boulot et des vacances avec ma fille font qu'à chaque fois je reportais à l'année suivante le départ.
Un voyage se libérant en janvier 2019, pour juillet de la même année. Ma fille ayant décidé de faire un voyage linguistique, tous les signaux étaient au vert pour enfin découvrir le Masai Mara.
La prise en charge du safari commence à la descente de l'aéroport, direction Roussel Housse. Guest housse tenue par des sœurs. C'est très courant en Afrique de l'est. Le confort est correct et la nourriture est bonne voire très bonne.


Le lendemain départ de bonne heure pour le Masai Mara, les derniers 90 km se font sur une piste défoncée et vous mettent directement dans l'ambiance.


Le camp est idéalement situé au bord de la rivière Mara, avec les hippos pour bercer nos nuits.








Les repas sont pris autour d'une même table et seront très bon.


Les Américains n'aiment pas le foot English translation pending
Lyon envahi par les supporters hollandais. Anglais. Suédois et américains.
Je discute voyage avec une famille de l' Oregon quand le fiston ado arrive portant un maillot du PSG..
What à Bad surprise !!!!;
Et on se etonne qu ils aient élu Trump!!!!
Et on se etonne qu ils aient élu Trump!!!!
Mal des montagnes au Pérou English translation pending
Bonjour,
j'ai démarré une discussion pour un mois au Pérou,
mais voici ma question
je commence à m'inquiéter pour le mal des montagnes,
Avez-vous eu ce problème lors de votre voyage
merci de votre retour
La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos English translation pending
Mais pourquoi donc aller aux Célèbes (Sulawesi en Indonésien) ?
Parce j'ai toujours rêvé des Célèbes 🙂
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :




Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).
- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)
ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :

En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :
Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :
Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :





Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).

- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)

ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :


En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :

Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :

Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
Hippie Trail, les chemins de Katmandou English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
Discussion autour du thème du mois de mai 2019: "Diptyques Polychromes" English translation pending
Bonsoir,
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum. Il s'intitule "Diptyques Polychromes" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 mai 2019, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum. Il s'intitule "Diptyques Polychromes" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 mai 2019, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Apartheid (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.
afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.
afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
Et maintenant quel pays où l'on ne risque plus rien à voyager? English translation pending
Je me demande quel part de risque suis-je prêt a prendre pour ma famille a vouloir leur faire découvrir le joli coté des cartes postales de voyages idylliques quand la violence et les risques sont chaque jour plus grands partout. Le plaisir des voyages est désormais entaché ou que l'on aille par des violences aveugles.
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat) English translation pending
Bonjour.
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Temps de trajet Terminal 2G - Terminal 1 à l'aéroport de Paris English translation pending
Bonjour,
je me permets de m'inscrire à ce forum pour une question pratique! j'ai recherché dans les discussions, mais j'ai trouvé quelques éléments positifs et d'autres négatifs pour ma question perso…
Bref, nous avons des billets avec Thai Airways, départ un lundi hors période de vacances à 13h40, terminal 1.
Pour arriver à Paris CDG :
soit 5h de train 😕 et nous arrivons à 11h12 à CDG TGV,
soit 1h15 de vol et nous arrivons à 11h50 au terminal 2G
=> est ce faisable en 1h50 de récupérer nos bagages au T2G, puis d'aller ré-enregistrer au T1?
(j'ai appelé Air France, comme le second billet est une compagnie différente, pas moyen de faire suivre les bagages…)
merci de votre attention!
merci de votre attention!
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001)
Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc…
Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non!
À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles.
Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica.
N = nuitée
Première boucle
Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P.
Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu…
Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non?
Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple.
Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables.
Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P.
Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts?
Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger!
Fermeture de la parenthèse.
Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu…
Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation.
Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m).
Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable…
Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa.
L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc…
D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon.
Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité.
Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo.
Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus.
Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre!
En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose…
La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côt��.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côt��.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Madhya Pradesh et alentours English translation pending
Me revoici au pays : Incredible India tu m'as manqué mais je suis là pour un mois.
J'ai bien cherché des endroits à découvrir , et ensuite j'ai dû faire des choix et voici mon périple avec quelques incontournables pour moi bien sûr . Arrivée à Delhi et départ dans la matinée pour Mathura que je ne connais pas. Je loge à la Geeta Homestay pour trois nuits, dans une rue au calme, un peu à l'écart du centre . Un bon restaurant est dans la rue et j'y dînerai tous les soirs. Un couple de personnes âgées m'accueille dans leur maison. La chambre n'est pas prête mais en attendant le proprio m'installe dans une grande chambre où je dépose mon sac et très vite je quitte la maison pour prendre les premiers contacts avec Mathura Je vais à pieds au temple Shri Krishna Janmabhoomi. Je suis bien arrivée en Inde, bruit, circulation, détritus, vaches tout est bien présent. Au temple, il y a beaucoup de fidèles et il y règne une grande effervescence. Je rentre par le même chemin et m'installe dans ma chambre . La fatigue se faisant sentir, je ne dîne pas très tard et vite au lit. Le petit déjeuner est inclus dans le prix de la chambre .
Aujourd'hui , dimanche , j'ai l'intention de commencer les visites par l'incontournable musée qui est à 3 kilomètres de la homestay. J'y arrive à 09h et n'ayant pas réfléchi il est fermé et n'ouvre qu'à 10h. Je n'attends pas et n'ayant rien repéré dans le coin je change de direction et pars en rickshaw à la Yumana Ghats. A peine arrivée, les bateliers me proposent une balade que j'accepte avec plaisir .

je ne connais pas la signification de ce tissu rouge qui est soutenu par les personnes sur les bateaux.


Je prends la rue au dessus des ghats en direction de Vishram ghat

La rue est bordée par de belles maisons.

une petite soif

et j'arrive au temple hindou Dwarkadheesh .


Je continue ma balade jusqu'à Chattu bazar et le quartier est bien animé.





Un peu plus loin les rickshaws collectifs partent pour Vindravan et des indiennes me font signes pour aller avec elles et je les rejoins. Arrivée à Vindravan, elles m'entrainent dans une rue et me font comprendre que je dois aller au bout . Je marche durant 2 bon kilomètres et j'arrive à un temple bondé de monde.J'essaie de me frayer un passage pour y rentrer et une fois dans le hall, je suis compressée et ne supporte pas très bien ce piétinement et dès que je peux je ressors respirer à l'air libre. Je reviens sur mes pas et me dirige vers le temple aux singes, le Govinda Dev Ji, très beau temple rouge.
Avant d'entrer , je prends mes précautions et range mes lunettes de soleil, je ne garde que mon appareil à photos et entre sereine...... effectivement beaucoup de singes sont bien présents et je les surveille du coin de l'oeil et malgré tout , un très jeune fonce sur moi et vient s'accrocher au bas de mon pantalon et heureusement un couple d'indiens accompagné par un guide viennent à mon secours et chassent ce chenapan qui essaie à plusieurs reprises de revenir vers moi.



Je continue vers le Prem Mandir Shyama Shyam Dham mais j'y arrive trop tard , il est fermé de 13h à 16h ainsi que tous les autres temples. Je rentre en bus à Mathura et la station des bus n'étant pas très loin du musée , j'y retourne et là , je vois noter sur le panneau que le musée est fermé les dimanche et lundi. Je ne le visiterai pas donc cette fois-ci. Il est encore tôt pour rentrer à la homestay donc je reprends un bus pour Govardhan . L'arrêt du bus est très proche du Kusum Sarovar où j'arrive avant la nuit. C'est magnifique , waouh .

Des cénotaphes bordent le bassin Le principal chhatri avec des peintures au plafond.


Ayant atteint le nombre maximum de photos , je rentre à Mathura . La première journée a été bien remplie et je suis ravie .
J'ai bien cherché des endroits à découvrir , et ensuite j'ai dû faire des choix et voici mon périple avec quelques incontournables pour moi bien sûr . Arrivée à Delhi et départ dans la matinée pour Mathura que je ne connais pas. Je loge à la Geeta Homestay pour trois nuits, dans une rue au calme, un peu à l'écart du centre . Un bon restaurant est dans la rue et j'y dînerai tous les soirs. Un couple de personnes âgées m'accueille dans leur maison. La chambre n'est pas prête mais en attendant le proprio m'installe dans une grande chambre où je dépose mon sac et très vite je quitte la maison pour prendre les premiers contacts avec Mathura Je vais à pieds au temple Shri Krishna Janmabhoomi. Je suis bien arrivée en Inde, bruit, circulation, détritus, vaches tout est bien présent. Au temple, il y a beaucoup de fidèles et il y règne une grande effervescence. Je rentre par le même chemin et m'installe dans ma chambre . La fatigue se faisant sentir, je ne dîne pas très tard et vite au lit. Le petit déjeuner est inclus dans le prix de la chambre .
Aujourd'hui , dimanche , j'ai l'intention de commencer les visites par l'incontournable musée qui est à 3 kilomètres de la homestay. J'y arrive à 09h et n'ayant pas réfléchi il est fermé et n'ouvre qu'à 10h. Je n'attends pas et n'ayant rien repéré dans le coin je change de direction et pars en rickshaw à la Yumana Ghats. A peine arrivée, les bateliers me proposent une balade que j'accepte avec plaisir .

je ne connais pas la signification de ce tissu rouge qui est soutenu par les personnes sur les bateaux.


Je prends la rue au dessus des ghats en direction de Vishram ghat

La rue est bordée par de belles maisons.

une petite soif

et j'arrive au temple hindou Dwarkadheesh .


Je continue ma balade jusqu'à Chattu bazar et le quartier est bien animé.





Un peu plus loin les rickshaws collectifs partent pour Vindravan et des indiennes me font signes pour aller avec elles et je les rejoins. Arrivée à Vindravan, elles m'entrainent dans une rue et me font comprendre que je dois aller au bout . Je marche durant 2 bon kilomètres et j'arrive à un temple bondé de monde.J'essaie de me frayer un passage pour y rentrer et une fois dans le hall, je suis compressée et ne supporte pas très bien ce piétinement et dès que je peux je ressors respirer à l'air libre. Je reviens sur mes pas et me dirige vers le temple aux singes, le Govinda Dev Ji, très beau temple rouge.

Avant d'entrer , je prends mes précautions et range mes lunettes de soleil, je ne garde que mon appareil à photos et entre sereine...... effectivement beaucoup de singes sont bien présents et je les surveille du coin de l'oeil et malgré tout , un très jeune fonce sur moi et vient s'accrocher au bas de mon pantalon et heureusement un couple d'indiens accompagné par un guide viennent à mon secours et chassent ce chenapan qui essaie à plusieurs reprises de revenir vers moi.



Je continue vers le Prem Mandir Shyama Shyam Dham mais j'y arrive trop tard , il est fermé de 13h à 16h ainsi que tous les autres temples. Je rentre en bus à Mathura et la station des bus n'étant pas très loin du musée , j'y retourne et là , je vois noter sur le panneau que le musée est fermé les dimanche et lundi. Je ne le visiterai pas donc cette fois-ci. Il est encore tôt pour rentrer à la homestay donc je reprends un bus pour Govardhan . L'arrêt du bus est très proche du Kusum Sarovar où j'arrive avant la nuit. C'est magnifique , waouh .

Des cénotaphes bordent le bassin Le principal chhatri avec des peintures au plafond.


Ayant atteint le nombre maximum de photos , je rentre à Mathura . La première journée a été bien remplie et je suis ravie .
Régionalismes en Amérique du Nord English translation pending
bonjour à vous!
Régionalismes en Amérique du Nord
il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..
Voici quelques éléments de réflexion...
Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :
‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’
…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord
Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:
- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne
America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)
- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles

Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !

Présentation du livre :
‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’
un compte-rendu :
Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post
bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe
Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :
Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america
extrait de l’abstract:
‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.
l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !
Bref… tout çà est matière pour spécialistes,
nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :
- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.

- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes

et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !
Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :
The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium
En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !
par exemple :
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848 - la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis. - la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini - l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks - l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles - la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Régionalismes en Amérique du Nord
il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..
Voici quelques éléments de réflexion...
Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :
‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’
…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord
Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:
- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne
America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)
- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles

Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !

Présentation du livre :
‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’
un compte-rendu :
Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post
bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe
Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :
Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america
extrait de l’abstract:
‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.
l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !
Bref… tout çà est matière pour spécialistes,
nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :
- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.

- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes

et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !
Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :
The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium
En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !
par exemple :
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848 - la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis. - la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini - l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks - l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles - la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Pourquoi faut-il éviter de voyager en autocar en Thaïlande English translation pending
et accessoirement en minibus ...🤪
Troisième accident en 24 heures à Phuket
Fort heureusement aucun mort mais des blessés ; et un paquet de véhicules en triste état .
Sur la vidéo on voit très bien le conducteur du car rouler sur la voie opposée à la sienne ; franchissement de deux lignes jaunes parallèles et continues ; en fait il ne veut pas attendre derrière tout le monde et dépasse sans aucune visibilité en roulant à contresens et ce qui devait arriver se produit :😠😠 carambolage avec toute une série de véhicules qui eux étaient du bon côté de circulation .
https://thethaiger.com/news/phuket/bus-crash-on-patong-hill-takes-out-12-other-vehicles-passengers-in-bus-shakené
Troisième accident en 24 heures à Phuket
Fort heureusement aucun mort mais des blessés ; et un paquet de véhicules en triste état .
Sur la vidéo on voit très bien le conducteur du car rouler sur la voie opposée à la sienne ; franchissement de deux lignes jaunes parallèles et continues ; en fait il ne veut pas attendre derrière tout le monde et dépasse sans aucune visibilité en roulant à contresens et ce qui devait arriver se produit :😠😠 carambolage avec toute une série de véhicules qui eux étaient du bon côté de circulation .
https://thethaiger.com/news/phuket/bus-crash-on-patong-hill-takes-out-12-other-vehicles-passengers-in-bus-shakené
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Choix entre passeport américain ou français pour un bébé English translation pending
Bonjour,
Ma femme qui est américaine et moi avons donné naissance à un petit loup. Nous ne sommes pas encore mariés.
Elle veut lui procurer le passeport américain pour pouvoir voyager facilement aux US. Le problème c'est que pour moi, qui dit passeport américain, dit automatiquement citoyenneté américaine et numéro SS. Je ne pense pas qu'on ne puisse faire au consulat que le passeport ? Cela va de pair ?
Ainsi vient la question de l'obtention ou non de la citoyenneté américaine. A terme, c'est de rester en France, donc à part éviter la queue à JFK (elle habite à NY), je ne vois pas ce qu'apporte en plus le passeport américain que celui français. D'autant plus qu'au niveau fiscal, notre fils devra déclarer ses revenus au fisc américain quelle que soit le pays où il s'installe et avec la Foreign Account Tax Compliance Act, c'est encore pire.
De plus, j'ai entendu que les banques n’acceptent plus les bi-nationaux car trop de formalités à envoyer au fisc américain.
Je me demande ainsi sur le long terme, quand il aura l'âge adulte, sa nationalité américaine va poser des problèmes.
Qu'en pensez-vous ?
Qu'en pensez-vous ?
La mer d'Aral en partant d'Astrakhan en camping-car (Kazakhstan) English translation pending
Hello 🙂
Je cherche qq renseignements sur l'état des routes du Kazakhstan de l'ouest, pour rallier la mer d'Aral, en partant d'Astrakhan dans le delta de la Volga. Il y a une grande voie jusqu'à Atyraou, mais c'est après que j'ai des doutes et je me demande si ce sont des routes goudronnées ou bien des pistes...
D'avance merci

Je cherche qq renseignements sur l'état des routes du Kazakhstan de l'ouest, pour rallier la mer d'Aral, en partant d'Astrakhan dans le delta de la Volga. Il y a une grande voie jusqu'à Atyraou, mais c'est après que j'ai des doutes et je me demande si ce sont des routes goudronnées ou bien des pistes...
D'avance merci

Les repas avec les familles mongoles English translation pending
Bonjour,
En juin prochain, nous partons 3 semaines en Mongolie avec ma fille. Nous dînerons et dormirons avec des familles mongoles. Or, je n'aime pas le lait de jument ou de chèvre servi (aucun lait en fait) et je déteste les têtes de mouton. Comment faire pour me tirer de ce mauvais pas ? Les Mongols acceptent ils les refus et les repas servis peuvent ils être plus proches de la cuisine occidentale ?
vous remerciant de vos lumières. Cordialement.
En juin prochain, nous partons 3 semaines en Mongolie avec ma fille. Nous dînerons et dormirons avec des familles mongoles. Or, je n'aime pas le lait de jument ou de chèvre servi (aucun lait en fait) et je déteste les têtes de mouton. Comment faire pour me tirer de ce mauvais pas ? Les Mongols acceptent ils les refus et les repas servis peuvent ils être plus proches de la cuisine occidentale ?
vous remerciant de vos lumières. Cordialement.
Retour sur 4 semaines en Thaïlande (novembre-décembre 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
mieux vaut tard que jamais, je me décide aujourd'hui, 3 ans plus tard, à vous rédiger le carnet de notre séjour de fin 2015 pour notre voyage de noces, afin j'espère, d'aider certain d'entre vous, mais surtout pour renvoyer l’ascenseur aux personnes qui ont pris le temps de nous aider à programmer ce merveilleux voyage. N'ayant jamais établi de carnet de voyage de ma vie, je vous prie de bien vouloir excuser ma rédaction médiocre :) Certains éléments ne seront peut-être plus tout à fait à jour, je vous conseille de vérifier, les choses changeant vite en Thaïlande.
Voici un résumé des informations principales pour les personnes pressées: Dates : 14/11 au 10/12, soit 4 semaines
Compagnie aérienne : Emirates Aller retour Paris-Bangkok avec escale Dubaï : 1237€ Réservés au mois d'Août
14/11 : arrivée 18h Bangkok 15/11 au 18/11 : Bangkok 18/11 départ pour ayutthaya par le train du matin 18/11 au 19/11 au soir : Ayutthaya 19/11 train de nuit vers Chiang Mai 20/11 au 24/11 : Chiang Mai 24/11 : Train de nuit pour Bangkok départ 18h, arrivée à 6h50. 25/11 : Vol Bangkok – Phuket 25/11 au 27/11 Pukhet (par « obligation ») 27/11 Départ pour Koh Yao Noi 27/11 au 29/11 : Koh Yao Noi avec une journée à Koh Yao Yai 29/11 Départ pour Krabi (1 nuit sur place) 30/11 : Départ pour Koh Lipe : van +Bateau 30/11 au 9/12 : Koh Lipe 9/12 : retour sur Bangkok 10/12 : dernier jour à Bangkok et retour en France.
Nous nous étions vu offrir 2 nuits dans un hôtel luxueux au Nord de Phuket, dans la région de Phang Nga, le Aleenta Resort & Spa ce qui explique notre passage dans ce coin qui ne nous attirait pas du tout, et encore moins maintenant après l’avoir fait. Cet impératif nous aura « forcés » à établir un itinéraire que nous n’avions pas choisi au départ (plus attirés par Hua Hin, Chumphon), qui nous a permis de découvrir un archipel de deux îles que nous avons beaucoup aimé, Koh Yao Noi et Yai. Comme quoi … :)
Samedi 14 novembre, Paris – Dubaï – Bangkok
Nous avions choisi la compagnie Emirates et avons été ravis de notre choix. Nous avons voyagé à bord de l’A380, qui est vraiment confortable et spacieux.
18h : arrivée à Bangkok. Bonheur! Nous avons tant attendu ce voyage! Direction le sous-sol pour prendre le BTS jusqu’à la Station Phaya Thai (celle qui s'approche le plus de notre Guesthouse). Nous payons 45 baths/pers et arrivons très facilement. C’est drôle, ici pas de tickets de métro, mais des jetons ! Nous terminons le chemin en taxi jusqu’à notre guesthouse : Sabye Bangkok Hotel, ravis de notre économie et d’avoir essayé le métro aérien. Cette guesthouse était un bon choix, avec un personnel gentil et accueillant, on nous offre un jus de fruit frais le temps de faire les formalités administratives, la chambre est propre, spacieuse et confortable, tout autant que la literie. Prix / nuit: 1270baths (soit environ 31€)
Une fois rafraîchis, nous décidons d’aller découvrir une adresse que nous avons trouvée sur le forum, le Thip Samai, pour goûter leur pad thaï, et c’est à bord d’un tuk-tuk aussi illuminé qu’un sapin de Noël, techno à fond, que nous arriverons, hilares, à destination ! Cette adresse vaut vraiment le détour, même s’ils exagèrent sur le prix des jus de fruits, les pad thaï sont délicieux.

Rassasiés et épuisés par cette longue journée, nous décidons de rentrer, à pieds cette fois pour une bonne nuit de sommeil !
Dimanche 15 novembre – Bangkok
Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre à un marché flottant, le Klongludmayom Floating Market, dont nous avions entendu parler sur le forum. Nous avons choisi ce marché car il était décrit comme authentique, et assez peu fréquenté à l’inverse des marchés flottants superficiels et surfaits, réservés aux touristes de Bangkok.
Ce matin, nous avons décidé d’essayer de nous déplacer en bus, et ce choix va se révéler être une sacré aventure... Après avoir acheté une carte (des bus, donc) sur les conseils du gérant de notre guesthouse, nous demandons autour de nous où trouver le bus que nous avions repéré sur la carte comme étant le bon pour se rendre au marché flottant.

Une fois enfin à bord du bus, trempés après avoir été douchés par la pluie qui est arrivée comme elle est repartie, nous constatons que nous sommes les seuls farangs. En demandant notre chemin au monsieur à côté de mon mari, nous entamons une demie journée de chasse au trésor avec moult changements de bus au fil des conseils des uns et des autres, et cette demie journée « perdue » dans les transports restera jusqu’aujourd’hui un très bon souvenir de notre passage à Bangkok. Nous avons changé 5 fois de bus, acheté des fruits, attendu, rencontré des gens très sympa qui s’amusaient de nous voir nous casser la tête au lieu de prendre un taxi comme tout le monde, et nous aidaient tous à tour de rôle, appris à dire « bus » et à compter jusqu'à 10 avec une petite fille thaïe de 5 ans ravie d’être notre professeur (en attendant 45 minutes à un arrêt où le bus n’est finalement jamais passé), puis, arrivés à la bordure de la ville, nous capitulons et prenons un taxi pour la fin du trajet. Commence alors une autre aventure, moins drôle, trouver un taxi qui veut bien nous emmener à ce marché et pas aux 2 marchés flottants pour touristes pour lesquels on nous force la main avec insistance (et c’est peu dire…) avant de nous dire de chercher un autre taxi… A force de persévérance, nous arrivons enfin au Klongludmayon flotting market, et la difficulté en valait la peine. Il y a peu de touristes, énormément de stands de nourriture et nous en profitons pour acheter de petits souvenirs à des prix vraiment sympa ! Au retour, nous noterons que l’on peut se rendre en BTS jusqu’à la station Bang Wa, puis prendre un taxi pour aller jusqu’au marché.

En rentrant, nous nous arrêtons au Rajadamnern Stadium, pour réserver des places pour un combat le rêve de mon mari qui pratique la boxe thaï lui aussi. Rdv pris pour le lendemain soir, paire de gants achetée, en voilà un qui ne tient plus en place!
Après un passage par la guesthouse pour se doucher et se changer, nous décidons de passer la soirée à Kao San Road. C'est aussi bruyant et fouilli que ce qu'on avait lu, et pour une soirée (pas plus), ça nous plait! On mange le pad thaï le moins cher de notre vie, et on se fait masser les pieds pour 150b/pers, royal! Une fois notre massage terminé, on quitte la folie de ce lieu pour rentrer à pieds et en chemin on tombe sur une rue moins animée avec un joli bar. Un cocktail, un bon moment, et direction la guesthouse pour la nuit.
Lundi 16 Novembre – Bangkok
Aujourd’hui, j’ai 30 ans ! Fêter ça, en voyage de noces à Bangkok, c’est quand même assez chouette !
Ce matin, nous sommes les rois du bus, on se rend à chaque endroit sans détour et sans encombre ! Après un passage par le quartier des tailleurs, au marché Phahurat où l’on trouve toutes sortes de tissus, direction notre premier temple, le Wat Suthat et sa légendaire balançoire.

Avant d’entrer dans l’enceinte du temple, nous prenons soin de nous couvrir bras et jambes, facile, nous avions tout prévu dans notre sac à dos.

Par chance, nous pouvons voir toutes les étapes de la décoration d’un bouddha, puisqu’ils sont en réfection. D’abord en pierre, puis couverts d’un vernis noir, ils sont ensuite dorés, et enfin, ornés de pierres.

L’intérieur du temple est très joli, il vaut vraiment le détour.
Après avoir mangé un horrible « black burger » (qu’est ce qui nous a pris), nous arrivons au Wat Saket, mon coup de cœur.

Tout m’enchante dans ce temple, les marches à monter au son du chant des moines, les cloches et les gongs une fois arrivés au milieu du chemin, et la vue, tout en haut. Nous y resterons jusqu’à la tombée du jour pour profiter d’un magnifique coucher de soleil.

Enfin, pour finir cette journée en beauté, nous allons assister au combat de boxe réservé la veille. En entendant que c’est le jour de mon anniversaire, le vendeur avec qui nous avions sympathisé la veille nous annonce tout sourire qu’il nous a trouvé une place au premier rang, juste devant le ring.
Quel cadeau… On est si proches qu’on reçoit même de la sueur ! Monsieur est ravi, et moi, dégoûtée !
mieux vaut tard que jamais, je me décide aujourd'hui, 3 ans plus tard, à vous rédiger le carnet de notre séjour de fin 2015 pour notre voyage de noces, afin j'espère, d'aider certain d'entre vous, mais surtout pour renvoyer l’ascenseur aux personnes qui ont pris le temps de nous aider à programmer ce merveilleux voyage. N'ayant jamais établi de carnet de voyage de ma vie, je vous prie de bien vouloir excuser ma rédaction médiocre :) Certains éléments ne seront peut-être plus tout à fait à jour, je vous conseille de vérifier, les choses changeant vite en Thaïlande.
Voici un résumé des informations principales pour les personnes pressées: Dates : 14/11 au 10/12, soit 4 semaines
Compagnie aérienne : Emirates Aller retour Paris-Bangkok avec escale Dubaï : 1237€ Réservés au mois d'Août
14/11 : arrivée 18h Bangkok 15/11 au 18/11 : Bangkok 18/11 départ pour ayutthaya par le train du matin 18/11 au 19/11 au soir : Ayutthaya 19/11 train de nuit vers Chiang Mai 20/11 au 24/11 : Chiang Mai 24/11 : Train de nuit pour Bangkok départ 18h, arrivée à 6h50. 25/11 : Vol Bangkok – Phuket 25/11 au 27/11 Pukhet (par « obligation ») 27/11 Départ pour Koh Yao Noi 27/11 au 29/11 : Koh Yao Noi avec une journée à Koh Yao Yai 29/11 Départ pour Krabi (1 nuit sur place) 30/11 : Départ pour Koh Lipe : van +Bateau 30/11 au 9/12 : Koh Lipe 9/12 : retour sur Bangkok 10/12 : dernier jour à Bangkok et retour en France.
Nous nous étions vu offrir 2 nuits dans un hôtel luxueux au Nord de Phuket, dans la région de Phang Nga, le Aleenta Resort & Spa ce qui explique notre passage dans ce coin qui ne nous attirait pas du tout, et encore moins maintenant après l’avoir fait. Cet impératif nous aura « forcés » à établir un itinéraire que nous n’avions pas choisi au départ (plus attirés par Hua Hin, Chumphon), qui nous a permis de découvrir un archipel de deux îles que nous avons beaucoup aimé, Koh Yao Noi et Yai. Comme quoi … :)
Samedi 14 novembre, Paris – Dubaï – Bangkok
Nous avions choisi la compagnie Emirates et avons été ravis de notre choix. Nous avons voyagé à bord de l’A380, qui est vraiment confortable et spacieux.
18h : arrivée à Bangkok. Bonheur! Nous avons tant attendu ce voyage! Direction le sous-sol pour prendre le BTS jusqu’à la Station Phaya Thai (celle qui s'approche le plus de notre Guesthouse). Nous payons 45 baths/pers et arrivons très facilement. C’est drôle, ici pas de tickets de métro, mais des jetons ! Nous terminons le chemin en taxi jusqu’à notre guesthouse : Sabye Bangkok Hotel, ravis de notre économie et d’avoir essayé le métro aérien. Cette guesthouse était un bon choix, avec un personnel gentil et accueillant, on nous offre un jus de fruit frais le temps de faire les formalités administratives, la chambre est propre, spacieuse et confortable, tout autant que la literie. Prix / nuit: 1270baths (soit environ 31€)
Une fois rafraîchis, nous décidons d’aller découvrir une adresse que nous avons trouvée sur le forum, le Thip Samai, pour goûter leur pad thaï, et c’est à bord d’un tuk-tuk aussi illuminé qu’un sapin de Noël, techno à fond, que nous arriverons, hilares, à destination ! Cette adresse vaut vraiment le détour, même s’ils exagèrent sur le prix des jus de fruits, les pad thaï sont délicieux.

Rassasiés et épuisés par cette longue journée, nous décidons de rentrer, à pieds cette fois pour une bonne nuit de sommeil !
Dimanche 15 novembre – Bangkok
Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre à un marché flottant, le Klongludmayom Floating Market, dont nous avions entendu parler sur le forum. Nous avons choisi ce marché car il était décrit comme authentique, et assez peu fréquenté à l’inverse des marchés flottants superficiels et surfaits, réservés aux touristes de Bangkok.
Ce matin, nous avons décidé d’essayer de nous déplacer en bus, et ce choix va se révéler être une sacré aventure... Après avoir acheté une carte (des bus, donc) sur les conseils du gérant de notre guesthouse, nous demandons autour de nous où trouver le bus que nous avions repéré sur la carte comme étant le bon pour se rendre au marché flottant.

Une fois enfin à bord du bus, trempés après avoir été douchés par la pluie qui est arrivée comme elle est repartie, nous constatons que nous sommes les seuls farangs. En demandant notre chemin au monsieur à côté de mon mari, nous entamons une demie journée de chasse au trésor avec moult changements de bus au fil des conseils des uns et des autres, et cette demie journée « perdue » dans les transports restera jusqu’aujourd’hui un très bon souvenir de notre passage à Bangkok. Nous avons changé 5 fois de bus, acheté des fruits, attendu, rencontré des gens très sympa qui s’amusaient de nous voir nous casser la tête au lieu de prendre un taxi comme tout le monde, et nous aidaient tous à tour de rôle, appris à dire « bus » et à compter jusqu'à 10 avec une petite fille thaïe de 5 ans ravie d’être notre professeur (en attendant 45 minutes à un arrêt où le bus n’est finalement jamais passé), puis, arrivés à la bordure de la ville, nous capitulons et prenons un taxi pour la fin du trajet. Commence alors une autre aventure, moins drôle, trouver un taxi qui veut bien nous emmener à ce marché et pas aux 2 marchés flottants pour touristes pour lesquels on nous force la main avec insistance (et c’est peu dire…) avant de nous dire de chercher un autre taxi… A force de persévérance, nous arrivons enfin au Klongludmayon flotting market, et la difficulté en valait la peine. Il y a peu de touristes, énormément de stands de nourriture et nous en profitons pour acheter de petits souvenirs à des prix vraiment sympa ! Au retour, nous noterons que l’on peut se rendre en BTS jusqu’à la station Bang Wa, puis prendre un taxi pour aller jusqu’au marché.

En rentrant, nous nous arrêtons au Rajadamnern Stadium, pour réserver des places pour un combat le rêve de mon mari qui pratique la boxe thaï lui aussi. Rdv pris pour le lendemain soir, paire de gants achetée, en voilà un qui ne tient plus en place!
Après un passage par la guesthouse pour se doucher et se changer, nous décidons de passer la soirée à Kao San Road. C'est aussi bruyant et fouilli que ce qu'on avait lu, et pour une soirée (pas plus), ça nous plait! On mange le pad thaï le moins cher de notre vie, et on se fait masser les pieds pour 150b/pers, royal! Une fois notre massage terminé, on quitte la folie de ce lieu pour rentrer à pieds et en chemin on tombe sur une rue moins animée avec un joli bar. Un cocktail, un bon moment, et direction la guesthouse pour la nuit.

Lundi 16 Novembre – Bangkok
Aujourd’hui, j’ai 30 ans ! Fêter ça, en voyage de noces à Bangkok, c’est quand même assez chouette !
Ce matin, nous sommes les rois du bus, on se rend à chaque endroit sans détour et sans encombre ! Après un passage par le quartier des tailleurs, au marché Phahurat où l’on trouve toutes sortes de tissus, direction notre premier temple, le Wat Suthat et sa légendaire balançoire.

Avant d’entrer dans l’enceinte du temple, nous prenons soin de nous couvrir bras et jambes, facile, nous avions tout prévu dans notre sac à dos.

Par chance, nous pouvons voir toutes les étapes de la décoration d’un bouddha, puisqu’ils sont en réfection. D’abord en pierre, puis couverts d’un vernis noir, ils sont ensuite dorés, et enfin, ornés de pierres.

L’intérieur du temple est très joli, il vaut vraiment le détour.
Après avoir mangé un horrible « black burger » (qu’est ce qui nous a pris), nous arrivons au Wat Saket, mon coup de cœur.

Tout m’enchante dans ce temple, les marches à monter au son du chant des moines, les cloches et les gongs une fois arrivés au milieu du chemin, et la vue, tout en haut. Nous y resterons jusqu’à la tombée du jour pour profiter d’un magnifique coucher de soleil.

Enfin, pour finir cette journée en beauté, nous allons assister au combat de boxe réservé la veille. En entendant que c’est le jour de mon anniversaire, le vendeur avec qui nous avions sympathisé la veille nous annonce tout sourire qu’il nous a trouvé une place au premier rang, juste devant le ring.
Quel cadeau… On est si proches qu’on reçoit même de la sueur ! Monsieur est ravi, et moi, dégoûtée !

Conduire à moto en Asie sans permis English translation pending
Bien le bonjour voyageurs intrépide, j'ai récemment fait à moto SANS permis, NI assurance beaucoup de pays d'Asie en l'espace de 10 mois, pour un total de plus de 30.000km et je viens casser les idées reçu et les peurs de trop de personnes, je passerai donc en détail la Thailande, le Laos, le Vietnam, le Cambodge, la Birmanie et l'Inde.
Mais avant je vais vous donner le choix, je ne veut pas être tenu responsable de ce qui peut vous arriver, si vous décidez de partir à moto dans ces pays là, sans permis, soyez conscient des risques que vous prenez :
Possibilité d'y laisser la vie évidement, si accident avec un local, payez très cher les réparation, ou même prison.
Si vous voyager en bus vous éviterez ces potentiels danger.
Pas besoin de lire la suite si vous décidez de finalement prendre le bus, profitez bien de votre voyage 🙂 !
Pour ceux qui veulent absolument louer une moto voilà tout les renseignements pour ce qui est de l'Asie, tenez compte que ça ne tient uniquement que d'expérience personnel. J'ai louer une moto dans chaque pays, j'ai eu quelques accidents, je suis tombé seul à cause de l'état de la route sauf pour un accident qui impliqué une voiture dont j'étais totalement responsable et qui s'est très bien fini. Je n'ai eu aucun problème grave, les locaux font attention en traversant, ceux qui conduisent sont certes barjo mais en cas de pépin ils sauront réagir avec une telle rapidité et efficacité que vous pourriez fermer les yeux, cela m'a bien aider en Thaïlande puisque je n'avais que très peu d'expérience en moto. Les détails :
THAÏLANDE : moto à partir de 3-4€par jour, vous pourrez négocier lorsque vous louer pour un mois comme partout. De préférence louer à Chiang Mai plutôt qu'à Bangkok Route : excellente malgré quelques surprise sur des voies rapides, toujours êtres aux aguets Circulation : Mieux qu'ailleurs, méfier vous tout de même des pick up blanc bien propre, souvent plus riche et plus pressé. Police : Plusieurs barrages, si vous vous faites attrapez c'est 500bath (12,5€) d'amende, en gardant le papier vous êtes immunisé pendant 7jours. Ça vaut le coup de louer une moto? : Les paysages ne sont pas aussi beau que dans d'autres pays, Mae Hong Son tour est à faire. La moto est surtout intéressante pour voir du hors sentier battu dans ce pays là, qui manque d'authenticité en terrain battu.
LAOS : Moto a partir de 6-7€par jour, le Laos est un peu plus cher que les autres pays. Route : Beaucoup sont en terre, prenez un casque avec visière (toujours enfait si possible), la route est assez dangereuse Circulation : Moins dangereuse qu'ailleurs, méfiez vous des camions qui double dans votre voie, vous obligeant à rouler sur le côté, quand il y en a un. Et ne roulez pas sur le liquide qui sort des camions, glissade assuré. Ça vaut le coup de louer une moto? Définitivement ! Le Laos est plus un pays qui s'explore que se visite, le sentier touristique au Laos n'est absolument pas représentatif du pays, lorsque vous sortirez des villes touristiques vous comprendrez. Ajoutez à ça les boucle de Thakkek, Pakse et la route pour aller à Luang Prabrang depuis l'Est... Police : Très peu de policier, si quelqu'un essaie de vous arrêtez en voyant que vous êtes caucasien, et qu'il ne se met pas directement devant vous, vous pouvez continuer votre route l'air de rien, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'amende mais certains policier se poste en sortie de grande ville et essaye de vous soutirer 100.000 (10euro).
VIETNAM : moto a partir de 4-5€par jour, le pays étant très grand il existe des loueurs qui font revenir les moto en bateau depuis le nord jusqu'au sud ou inversement pour 50$ environ. Route : Très bonne Circulation : Très dangereuse, les Vietnamien ont pour habitude de s'engager sans regarder, de même pour tourner, soyez juste vigilant et rouler de préférence au milieu. Le klaxon sera votre meilleur ami Police : Presque personne arrête les touristes, certains policiers véreux posté en sortie de ville essaieront de vous soutirer de l'argent avec le solide argument qu'il peuvent immobiliser votre moto, j'en ai rencontré qu'un en 2 mois. Évitez les grandes routes en sortie de ville ou faites comme si vous ne l'avez pas vu. Ça vaut le coup ? Définitivement aussi, le tour à Ha giang, l'infinité de paysage ou de scènes que vous pouvez voir partout sur le route, les gens.. Incroyable
CAMBODGE : moto a partir de 3€par jour Route : très terreuse, vos habits en seront souvent couvert Circulation : assez bonne, après le Vietnam ça fait beaucoup de bien ! Police : Très peu de policier, quasiment personne vous arrête, si on vous arrête ils se contenteront aisément de 10$. Ca vaut le coup ? Je dirais moyen, avec la moto vous pourrez toujours voir les locaux, des endroits improbable mais si vous voulez vous reposez un peu de la moto je vous conseillerez dans ce pays là.
BIRMANIE : moto dans les 4-5€par jour, les gens disent que vous ne pouvez pas louer en Birmanie, et c'est vrai quand on parle d'agence mais la beauté de l'Asie c'est qyue tout est possible, rendez vous donc dans un loueur local et vous trouverez votre bonheur, en revanche vous ne pourrez rentrer à Yango sous peine d'amende. Route : Assez bonne, certaines routes sont très longues et ne possèdent pas de station, prévoyez le plein dans ce cas là Circulation : Très bonne, les gens sont calmes et très gentil, enfin on reste en Asie tout de même Police : Je ne me suis jamais fait arrété sauf en entrant dans une nouvelle province où vous n'avez qu'à sortir le passeport Ca vaut le coup? : Pas plus que ça, le pays en lui même est déjà hors des sentiers battus, il y a certes de belles routes mais au même titre que le Cambodge, c'est pas aussi intéressants que les autres pays
INDE : 6-7€ par jour pour une 500cc Enfield, pas tout les loueurs accepteront si vous n'avez pas le permis mais ça reste assez facile, aller à Karol Bagh si vous êtes à Delhi. Route : Très dangereuse, j'ai fait les routes les plus dangereuses du monde dans le Nord, faire très attention, l'avantage c'est que les Indiens sont un minimum conscient du danger et ne vont pas trop vite sur ces routes Circulation : Très dangereux ! Les Indiens sont très pressés et dangereux, faites attentions au virage, certains double pendant, ayez l'oeil partout. Police : Je me suis fait arrété 2 fois, les 2 fois on m'a laisser partir sans rien, soyez gentil et dites que vous aimez l'Inde et ça passera. Ca vaut le coup? : Définitivement ! Les paysages dans le Nord sont spectaculaire et la vie Indienne hors sentiers battus est incroyable
Astuces : -Conduisez à la local même si ça signifie ne laissez passer personne, condurie à la française pourrait les surprendres - Pour éviter la police, ne les regardez pas et tracer, si vous ovus faites arreter prétendez ne pas parler Anglais - N'hésitez pas à prendre les petites routes, vous allez vivres des moments inoubliables - Les policiers les plus tenaces peuvent être acheté avec 10$, ayez de préférence un porte monnaie avec seuelment 10$ dedans pour pas qu'il puisse demander plus - Soyez ouvert et acceptez les invitations des locaux, ce sera les meilleurs expérriences de votre vie - Les frontière sont très durs à passer en moto, si vous y arrivez faites un post s'il vous plait ! - Les garages sont partout, pas cher et souvent indiqué par des pneus à l'entrée mais demander le prix avant la réparation
Si vous voulez avoir un aperçu de ce que j'ai pu voir sur les routes d'Asie cette année, voilà mon instagram : The_Wild_Trip, pour toutes questions vous pouvez m'envoyez un message dessus aussi. En vous souhaitant le meilleurs des voyages !
Pour ceux qui veulent absolument louer une moto voilà tout les renseignements pour ce qui est de l'Asie, tenez compte que ça ne tient uniquement que d'expérience personnel. J'ai louer une moto dans chaque pays, j'ai eu quelques accidents, je suis tombé seul à cause de l'état de la route sauf pour un accident qui impliqué une voiture dont j'étais totalement responsable et qui s'est très bien fini. Je n'ai eu aucun problème grave, les locaux font attention en traversant, ceux qui conduisent sont certes barjo mais en cas de pépin ils sauront réagir avec une telle rapidité et efficacité que vous pourriez fermer les yeux, cela m'a bien aider en Thaïlande puisque je n'avais que très peu d'expérience en moto. Les détails :
THAÏLANDE : moto à partir de 3-4€par jour, vous pourrez négocier lorsque vous louer pour un mois comme partout. De préférence louer à Chiang Mai plutôt qu'à Bangkok Route : excellente malgré quelques surprise sur des voies rapides, toujours êtres aux aguets Circulation : Mieux qu'ailleurs, méfier vous tout de même des pick up blanc bien propre, souvent plus riche et plus pressé. Police : Plusieurs barrages, si vous vous faites attrapez c'est 500bath (12,5€) d'amende, en gardant le papier vous êtes immunisé pendant 7jours. Ça vaut le coup de louer une moto? : Les paysages ne sont pas aussi beau que dans d'autres pays, Mae Hong Son tour est à faire. La moto est surtout intéressante pour voir du hors sentier battu dans ce pays là, qui manque d'authenticité en terrain battu.
LAOS : Moto a partir de 6-7€par jour, le Laos est un peu plus cher que les autres pays. Route : Beaucoup sont en terre, prenez un casque avec visière (toujours enfait si possible), la route est assez dangereuse Circulation : Moins dangereuse qu'ailleurs, méfiez vous des camions qui double dans votre voie, vous obligeant à rouler sur le côté, quand il y en a un. Et ne roulez pas sur le liquide qui sort des camions, glissade assuré. Ça vaut le coup de louer une moto? Définitivement ! Le Laos est plus un pays qui s'explore que se visite, le sentier touristique au Laos n'est absolument pas représentatif du pays, lorsque vous sortirez des villes touristiques vous comprendrez. Ajoutez à ça les boucle de Thakkek, Pakse et la route pour aller à Luang Prabrang depuis l'Est... Police : Très peu de policier, si quelqu'un essaie de vous arrêtez en voyant que vous êtes caucasien, et qu'il ne se met pas directement devant vous, vous pouvez continuer votre route l'air de rien, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'amende mais certains policier se poste en sortie de grande ville et essaye de vous soutirer 100.000 (10euro).
VIETNAM : moto a partir de 4-5€par jour, le pays étant très grand il existe des loueurs qui font revenir les moto en bateau depuis le nord jusqu'au sud ou inversement pour 50$ environ. Route : Très bonne Circulation : Très dangereuse, les Vietnamien ont pour habitude de s'engager sans regarder, de même pour tourner, soyez juste vigilant et rouler de préférence au milieu. Le klaxon sera votre meilleur ami Police : Presque personne arrête les touristes, certains policiers véreux posté en sortie de ville essaieront de vous soutirer de l'argent avec le solide argument qu'il peuvent immobiliser votre moto, j'en ai rencontré qu'un en 2 mois. Évitez les grandes routes en sortie de ville ou faites comme si vous ne l'avez pas vu. Ça vaut le coup ? Définitivement aussi, le tour à Ha giang, l'infinité de paysage ou de scènes que vous pouvez voir partout sur le route, les gens.. Incroyable
CAMBODGE : moto a partir de 3€par jour Route : très terreuse, vos habits en seront souvent couvert Circulation : assez bonne, après le Vietnam ça fait beaucoup de bien ! Police : Très peu de policier, quasiment personne vous arrête, si on vous arrête ils se contenteront aisément de 10$. Ca vaut le coup ? Je dirais moyen, avec la moto vous pourrez toujours voir les locaux, des endroits improbable mais si vous voulez vous reposez un peu de la moto je vous conseillerez dans ce pays là.
BIRMANIE : moto dans les 4-5€par jour, les gens disent que vous ne pouvez pas louer en Birmanie, et c'est vrai quand on parle d'agence mais la beauté de l'Asie c'est qyue tout est possible, rendez vous donc dans un loueur local et vous trouverez votre bonheur, en revanche vous ne pourrez rentrer à Yango sous peine d'amende. Route : Assez bonne, certaines routes sont très longues et ne possèdent pas de station, prévoyez le plein dans ce cas là Circulation : Très bonne, les gens sont calmes et très gentil, enfin on reste en Asie tout de même Police : Je ne me suis jamais fait arrété sauf en entrant dans une nouvelle province où vous n'avez qu'à sortir le passeport Ca vaut le coup? : Pas plus que ça, le pays en lui même est déjà hors des sentiers battus, il y a certes de belles routes mais au même titre que le Cambodge, c'est pas aussi intéressants que les autres pays
INDE : 6-7€ par jour pour une 500cc Enfield, pas tout les loueurs accepteront si vous n'avez pas le permis mais ça reste assez facile, aller à Karol Bagh si vous êtes à Delhi. Route : Très dangereuse, j'ai fait les routes les plus dangereuses du monde dans le Nord, faire très attention, l'avantage c'est que les Indiens sont un minimum conscient du danger et ne vont pas trop vite sur ces routes Circulation : Très dangereux ! Les Indiens sont très pressés et dangereux, faites attentions au virage, certains double pendant, ayez l'oeil partout. Police : Je me suis fait arrété 2 fois, les 2 fois on m'a laisser partir sans rien, soyez gentil et dites que vous aimez l'Inde et ça passera. Ca vaut le coup? : Définitivement ! Les paysages dans le Nord sont spectaculaire et la vie Indienne hors sentiers battus est incroyable
Astuces : -Conduisez à la local même si ça signifie ne laissez passer personne, condurie à la française pourrait les surprendres - Pour éviter la police, ne les regardez pas et tracer, si vous ovus faites arreter prétendez ne pas parler Anglais - N'hésitez pas à prendre les petites routes, vous allez vivres des moments inoubliables - Les policiers les plus tenaces peuvent être acheté avec 10$, ayez de préférence un porte monnaie avec seuelment 10$ dedans pour pas qu'il puisse demander plus - Soyez ouvert et acceptez les invitations des locaux, ce sera les meilleurs expérriences de votre vie - Les frontière sont très durs à passer en moto, si vous y arrivez faites un post s'il vous plait ! - Les garages sont partout, pas cher et souvent indiqué par des pneus à l'entrée mais demander le prix avant la réparation
Si vous voulez avoir un aperçu de ce que j'ai pu voir sur les routes d'Asie cette année, voilà mon instagram : The_Wild_Trip, pour toutes questions vous pouvez m'envoyez un message dessus aussi. En vous souhaitant le meilleurs des voyages !
La Corée du Sud, du nord au sud, 652 km à vélo de Séoul à Busan English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le carnet de mon dernier voyage à vélo: la traversée nord-sud de la Corée du sud. 🙂

Je souhaite le partager avec vous mais je m'excuse par avance. En effet, par manque de temps, je ne poste que le texte, en espérant que ce ne soit pas trop indigeste. Si c'est le cas, vous pourrez retrouver le carnet illustré des photos sur mon blog: www.world-blogueur.com
Merci 🙂
Voici le carnet de mon dernier voyage à vélo: la traversée nord-sud de la Corée du sud. 🙂

Je souhaite le partager avec vous mais je m'excuse par avance. En effet, par manque de temps, je ne poste que le texte, en espérant que ce ne soit pas trop indigeste. Si c'est le cas, vous pourrez retrouver le carnet illustré des photos sur mon blog: www.world-blogueur.com
Merci 🙂