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Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix? English translation pending
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Borobudur et Prambanan avec ou sans guide? (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Je pars le mois prochain à Yogyakarta et voudrais savoir s'il est mieux d'avoir un guide pour visiter ces 2 sites ou est-ce qu'ils sont compréhensibles uniquement avec les guides papier ?
Sinon, avez-vous les coordonnées de guides francophones ?
Quelle agence me conseillez-vous pour faire le Bromo et Kawa Ijen (2 nuits) ?
D'avance merci pour vos réponses
Je pars le mois prochain à Yogyakarta et voudrais savoir s'il est mieux d'avoir un guide pour visiter ces 2 sites ou est-ce qu'ils sont compréhensibles uniquement avec les guides papier ?
Sinon, avez-vous les coordonnées de guides francophones ?
Quelle agence me conseillez-vous pour faire le Bromo et Kawa Ijen (2 nuits) ?
D'avance merci pour vos réponses
Gunung(s) et jungle de Java et Sumatra English translation pending
Bonjour,
Après moultes recherches sur lonely, blogs, récits de voyage ici… je lance mes premières questions!
Centre d’intérêts
Ce qui nous intéresse particulièrement en Indonésie, dans l’ordre d’importance : 1) les treks sportifs d’ascension de sommets et de volcans, dans des paysages de ouf bien entendu, pas en mode ballade de 3h avec une foule de touristes. 2) rencontre avec des cultures préservées, quitte à galérer pour s’y rendre 3) les randos dans la jungle, pour la faune et la flore, le moins touristique possible 4) snokelling, le moins touristique possible 5) surf, pour débutant mais habituée à l’océan et au bodyboard 6) sites, temples magnifiques incontournables, pour ce genre de visite les masses de touristes ne me dérange pas. 7) et bien je vais ici ajouter la catégorie 1, cad volcans, mais qui comme pour les sites et temples, sont blindés de touristes, mais (ou car) magnifiques et incontournables. Donc certainement pas en mode trek hard, plutôt ballades de quelque heures.
C’est en fonction des lieux où il est possible de faire les meilleurs treks que je vais faire notre itinéraire de 2 mois. J’essaierai d’inclure les autres centres d’intérêts ensuite dans le circuit, en ajoutant alors éventuellement quelques détours. Mes questions portent donc (pour l’instant😉) sur les treks ascensions de sommets et volcans en mode trek sportif, pour me représenter de quel genre de « treks » il s'agit.
1) Questions générales sur les treks volcans/jungle
Nous seront équipés pour camper, avec tente duvets et réchaud, l’orientation est donc le seul facteur qui limiterait notre autonomie. Selon vous, dans quels parcs, volcans, jungle cités ci-dessous (ou d’autres !) est-il possible d’être autonome, parce que des sentiers sont clairement tracés et balisés et/ou des cartes suffisamment fiables disponibles.
Nous voyageons léger, cependant, la totalité de notre trip durant 8 mois, nous aurons forcement du superflu pour un trek et il serait bien pratique de pouvoir laisser une partie des affaires dans un endroit sur. Je n’ai pas lu d’info à ce sujet dans les guides mais ça semble évident qu’on puisse laisser des affaires dans les guest house au départ des trek pour les récupérer au retour. Est-ce bien possible, même pour un trek de plus de 5 jours par exemple ?
Vous l’aurez compris, nous voulons être le plus autonome possible. Cependant, il est surement parfois indispensable d’avoir un guide. Dans ce cas, pourriez me préciser quelle agence vous avez choisie sur place, si vous avez été satisfait ? Si vous avez eu un contact intéressant avec le guide, pourriez vous me donner son nom ?
Quel a été le coût de l’expédition et que comprenait-il ? La réduction du coût d’un guide est elle intéressante si on n’a pas à louer tente et duvet et si préfère porter soi même son sac?
2) Gunung gunung…questions précises, où aller ?
Il me semble que les destinations accées sur les treks volcans et jungles sont Java et Sumatra, je me trompe ? Voici les parcs nationaux, jungle et volcans pour lesquels j’aimerai avoir un retour d’expérience, j’ai mis entre guillemet les impressions du lonely. (J’ai déjà lu pour certains des retours d’expériences de voyageurs, mais je les indique quand même dans ma liste). Peut être avez-vous d’autres destinations à me recommander ? Ceux qui m’attirent à priori sont les soulignés en gras.
JAVA
parc national d'ujung kulon « pour la jungle »
parc national de Gede pangrange , avec les volcans gunung gede, gunung pangrango : « ascention éprouvante ». Confirmez vous que ce sont des treks sportifs ? Niveau paysage, le jeu en vaut-il la chandelle (drôle d’expression d’ailleurs). gunung papandayan « afflut de touristes pendant la saison sêche »
plateau de Dieng, avec à proximité ascension de: gunung perahu , gunung sundoro , gunung Merapi (dangeureux, parfois fermé). Des impressions?
réserve de gunung aruna lalijiwo avec gunung arjuna, gunung welirang
gunung kelud « actif, facile d'accès, impressionnant »
gungung bromo « exta à l'aube, mais en journée moins de monde »
gungung semeru
SUMATRA
parc national du Gungun Leuser depuis butik lawang pour les orang outants « très touristique »
tangkahan : « communauté bucherons font visiter la jungle avec des orang outants, hors des sentiers battus" : interessant… quelqu’un y est déjà allés ?
gungung sinabung et gungung sibayak : « possible avec guide ou en solo car cartes disponibles »
parc national du Gungun Leuser depuis le pays gayo: « complètement hors des sentiers battus pas rapport à Butik lawang, expérience de la vraie jungle » Cet endroit semble intéressant pour des treks sportif incluant jungle et ascensions des volcans gungung kemiri 5j, gungun simpali 5j, gungung leuser 14j
Randonnée pour rejoindre butik lawang (pas de volcan mais "reliefs difficiles" et passage par éléphants, traversées de rivières)
parc national de kerinci seblat : « peu de visiteurs car peu d'infrastructures touristiques » gunnung kerinci lac gungungtujuh
lac ranau, gunung seminung « un des moins accessible et plus sauvage »
gunung krakatau « circuit organisé possible, mais on peut se joindre aux indonésiens qui louent des bateau à canti, un village de pêcheurs »
gunung rajabasa « ascension facile »
parc national de bukit barisan selatan : « peu d'infrastructures donc les gens le font en circuit organisés » mais étant équipés pour camper, peut-on être indépendants? Y a-t-il des sentiers et des cartes disponibles?
Voila, merci à ceux qui me donnerons quelques infos et avis! 🙂
(Comme je l'ai dit, j'ai lu pas mal de posts (pas antérieurs à 2011), mais si vous en avez déjà écrit/lu un qui pourrait m'interresser, mettez moi juste le lien, peut être que je suis passée à côté!)
Centre d’intérêts
Ce qui nous intéresse particulièrement en Indonésie, dans l’ordre d’importance : 1) les treks sportifs d’ascension de sommets et de volcans, dans des paysages de ouf bien entendu, pas en mode ballade de 3h avec une foule de touristes. 2) rencontre avec des cultures préservées, quitte à galérer pour s’y rendre 3) les randos dans la jungle, pour la faune et la flore, le moins touristique possible 4) snokelling, le moins touristique possible 5) surf, pour débutant mais habituée à l’océan et au bodyboard 6) sites, temples magnifiques incontournables, pour ce genre de visite les masses de touristes ne me dérange pas. 7) et bien je vais ici ajouter la catégorie 1, cad volcans, mais qui comme pour les sites et temples, sont blindés de touristes, mais (ou car) magnifiques et incontournables. Donc certainement pas en mode trek hard, plutôt ballades de quelque heures.
C’est en fonction des lieux où il est possible de faire les meilleurs treks que je vais faire notre itinéraire de 2 mois. J’essaierai d’inclure les autres centres d’intérêts ensuite dans le circuit, en ajoutant alors éventuellement quelques détours. Mes questions portent donc (pour l’instant😉) sur les treks ascensions de sommets et volcans en mode trek sportif, pour me représenter de quel genre de « treks » il s'agit.
1) Questions générales sur les treks volcans/jungle
Nous seront équipés pour camper, avec tente duvets et réchaud, l’orientation est donc le seul facteur qui limiterait notre autonomie. Selon vous, dans quels parcs, volcans, jungle cités ci-dessous (ou d’autres !) est-il possible d’être autonome, parce que des sentiers sont clairement tracés et balisés et/ou des cartes suffisamment fiables disponibles.
Nous voyageons léger, cependant, la totalité de notre trip durant 8 mois, nous aurons forcement du superflu pour un trek et il serait bien pratique de pouvoir laisser une partie des affaires dans un endroit sur. Je n’ai pas lu d’info à ce sujet dans les guides mais ça semble évident qu’on puisse laisser des affaires dans les guest house au départ des trek pour les récupérer au retour. Est-ce bien possible, même pour un trek de plus de 5 jours par exemple ?
Vous l’aurez compris, nous voulons être le plus autonome possible. Cependant, il est surement parfois indispensable d’avoir un guide. Dans ce cas, pourriez me préciser quelle agence vous avez choisie sur place, si vous avez été satisfait ? Si vous avez eu un contact intéressant avec le guide, pourriez vous me donner son nom ?
Quel a été le coût de l’expédition et que comprenait-il ? La réduction du coût d’un guide est elle intéressante si on n’a pas à louer tente et duvet et si préfère porter soi même son sac?
2) Gunung gunung…questions précises, où aller ?
Il me semble que les destinations accées sur les treks volcans et jungles sont Java et Sumatra, je me trompe ? Voici les parcs nationaux, jungle et volcans pour lesquels j’aimerai avoir un retour d’expérience, j’ai mis entre guillemet les impressions du lonely. (J’ai déjà lu pour certains des retours d’expériences de voyageurs, mais je les indique quand même dans ma liste). Peut être avez-vous d’autres destinations à me recommander ? Ceux qui m’attirent à priori sont les soulignés en gras.
JAVA
parc national d'ujung kulon « pour la jungle »
parc national de Gede pangrange , avec les volcans gunung gede, gunung pangrango : « ascention éprouvante ». Confirmez vous que ce sont des treks sportifs ? Niveau paysage, le jeu en vaut-il la chandelle (drôle d’expression d’ailleurs). gunung papandayan « afflut de touristes pendant la saison sêche »
plateau de Dieng, avec à proximité ascension de: gunung perahu , gunung sundoro , gunung Merapi (dangeureux, parfois fermé). Des impressions?
réserve de gunung aruna lalijiwo avec gunung arjuna, gunung welirang
gunung kelud « actif, facile d'accès, impressionnant »
gungung bromo « exta à l'aube, mais en journée moins de monde »
gungung semeru
SUMATRA
parc national du Gungun Leuser depuis butik lawang pour les orang outants « très touristique »
tangkahan : « communauté bucherons font visiter la jungle avec des orang outants, hors des sentiers battus" : interessant… quelqu’un y est déjà allés ?
gungung sinabung et gungung sibayak : « possible avec guide ou en solo car cartes disponibles »
parc national du Gungun Leuser depuis le pays gayo: « complètement hors des sentiers battus pas rapport à Butik lawang, expérience de la vraie jungle » Cet endroit semble intéressant pour des treks sportif incluant jungle et ascensions des volcans gungung kemiri 5j, gungun simpali 5j, gungung leuser 14j
Randonnée pour rejoindre butik lawang (pas de volcan mais "reliefs difficiles" et passage par éléphants, traversées de rivières)
parc national de kerinci seblat : « peu de visiteurs car peu d'infrastructures touristiques » gunnung kerinci lac gungungtujuh
lac ranau, gunung seminung « un des moins accessible et plus sauvage »
gunung krakatau « circuit organisé possible, mais on peut se joindre aux indonésiens qui louent des bateau à canti, un village de pêcheurs »
gunung rajabasa « ascension facile »
parc national de bukit barisan selatan : « peu d'infrastructures donc les gens le font en circuit organisés » mais étant équipés pour camper, peut-on être indépendants? Y a-t-il des sentiers et des cartes disponibles?
Voila, merci à ceux qui me donnerons quelques infos et avis! 🙂
(Comme je l'ai dit, j'ai lu pas mal de posts (pas antérieurs à 2011), mais si vous en avez déjà écrit/lu un qui pourrait m'interresser, mettez moi juste le lien, peut être que je suis passée à côté!)
Voyager avec dix euros par jour English translation pending
Voilà, je lis souvent des compte rendus sur ce forum où le voyageur détaille son budget et mentionne une dépense quotidienne d'environ 10 € (bouffe, visite, logement, transport etc).
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Vos conseils pour voyage en Indonésie fin août English translation pending
Je pars en Indonésie avec mon mari, fin août 2012, pour 2 ou 3 semaines.
C'est moi qui organise, et je compte effectuer la réservation cette semaine, chez Connections (- 5% jusqu'à jeudi) ou Jetair (- 7% via mon employeur).
Etant donné que c'est notre premier voyage lointain, j'ai beaucoup de questions avant d'effectuer ma réservation, car je compte choisir "à la carte" un combiné circuit et séjour plage.
Avant mes questions voici notre "profil" :
- Nous avons 52 et 60 ans, et souhaitions une destination qui allie exotisme, paysages magnifiques, culture, contact avec la population et un séjour plage pour terminer en douceur. - Sans "grosses chaleurs" pour pouvoir visiter à l'aise en journée. - Je voudrais que ce soit un minimum organisé mais avec une certaine liberté (par exemple libre-choix des excursions)
Maintenant ma longue liste de questions. Merci à ceux qui voudront bien répondre, ne fusse qu'à une question!
- Quelqu'un a-t-il l'expérience de Connections ou Jetair pour destinations lointaines? - Cette destination répond-elle à notre profil? - Quels sont les lieux, visites, activités à ne pas manquer, ou au contraire, qui ne valent pas la peine (en tenant compte de la durée de notre séjour)? - Quelqu'un a-t-il déjà séjourné dans un hôtel "Waka" dans ce pays? - Point de vue hôtel, est -ce que les catégories par étoiles correspondent aux nôtres? - Quelle catégorie minimum d'étoiles pour les hôtels (lors du circuit nous n'y serons que pour dormir, ce qui n'est pas la cas pour le séjour plage)? - Pour le séjour plage, All-in ou demi-pension? - Prix des restos et gargotes? - Meilleures plages à Bali? Possibilités de snorkeling? - Opter pour un circuit individuel avec guide et chauffeur ou composer seuls notre circuit?
Merci d'avance!
C'est moi qui organise, et je compte effectuer la réservation cette semaine, chez Connections (- 5% jusqu'à jeudi) ou Jetair (- 7% via mon employeur).
Etant donné que c'est notre premier voyage lointain, j'ai beaucoup de questions avant d'effectuer ma réservation, car je compte choisir "à la carte" un combiné circuit et séjour plage.
Avant mes questions voici notre "profil" :
- Nous avons 52 et 60 ans, et souhaitions une destination qui allie exotisme, paysages magnifiques, culture, contact avec la population et un séjour plage pour terminer en douceur. - Sans "grosses chaleurs" pour pouvoir visiter à l'aise en journée. - Je voudrais que ce soit un minimum organisé mais avec une certaine liberté (par exemple libre-choix des excursions)
Maintenant ma longue liste de questions. Merci à ceux qui voudront bien répondre, ne fusse qu'à une question!
- Quelqu'un a-t-il l'expérience de Connections ou Jetair pour destinations lointaines? - Cette destination répond-elle à notre profil? - Quels sont les lieux, visites, activités à ne pas manquer, ou au contraire, qui ne valent pas la peine (en tenant compte de la durée de notre séjour)? - Quelqu'un a-t-il déjà séjourné dans un hôtel "Waka" dans ce pays? - Point de vue hôtel, est -ce que les catégories par étoiles correspondent aux nôtres? - Quelle catégorie minimum d'étoiles pour les hôtels (lors du circuit nous n'y serons que pour dormir, ce qui n'est pas la cas pour le séjour plage)? - Pour le séjour plage, All-in ou demi-pension? - Prix des restos et gargotes? - Meilleures plages à Bali? Possibilités de snorkeling? - Opter pour un circuit individuel avec guide et chauffeur ou composer seuls notre circuit?
Merci d'avance!
Jogjakarta: quelques informations pratiques English translation pending
finalement en consultant le forum, j'ai remarqué qu'il n'y avait peu d'info pratiques concernant Jogjakarta
C'est la ville la plus agréable et la moins chère de Java que je connaisse; c'est aussi le poumon culturel et universitaire de l'archipel. (photo) (photo)
La ville se situe à 25 kms de la mer avec les plages de Parangtritis (photo), depok et ses dunes (photo), Samas. Proche des temples hindouistes de Prambanan (15kms) (photo) et du site de Borobudur (42kms) (photo) qui est tout simplement le plus grand site bouddhiste du monde
c'est aussi une région de volcans dont le redoutable Merapi (photo), le Merbabu et un peu plus loin près de Mageland le Sumbing (photo) et le Sindoro (photo).
bon site d'infos http://www.yogyes.com/
Mes Guesthouses/Hostels l'un des rares endroits en Indonésie où l'on peut trouver des lits en dortoir (avec Bukittinggi tout récemment avec Hello Guesthouse) Venezia Homestay http://venezia-homestay.com/ mon coup de coeur tenu par un couple franco-indonésien. Staff très accueillant. Le dortoir est confortable avec la clim, salle de bain attachée et eau chaude. Petit dej inclus. Thé/café gratuit. Wifi rapide. Grand jardin. Il y a même une piscine le long des bungalows. Mais c'est l'atmosphère très conviviale qui fait la différence. Edu Hostel http://www.eduhostels.com/ l'autre endroit en ville qui possède des lits en dortoirs (324 lits). Très souvent plein car il accueille des groupes scolaires. Staff sympa. Wifi rapide. Salle TV. Plus impersonnel que Venezia Homestay La Javanaise (photo) dans le quartier de Sosro. Petite guesthouse au milieu des arbres. Peu de chambres (5 ou 6). Magnifique déco. Maison traditionnelle avec des instruments traditionnels. Décorée aussi par des photos de Gainsbarre. Wifi. Petit dej inclus. 125000 rp.
Location de moto : autour de Prawirotaman. à la journée 40000 rp. Au mois ça se négocie entre 600000 et 700000 rp pour une Vario honda automatic. coût du litre de premium 4500 rp.
Transjogja : 3000 rp plusieurs lignes. Va jusqu'à l'aéroport.
Plans (peta en Indonésien) de la ville, région (s), autres iles : direction Gramedia le supermarché du livre
Quotidien : Jakarta Post 6500 rp. Disponible autour des endroits touristiques et à Gramedia
Centre culturel français Jalan Sagan no 3. Médiathèque. petit café avec terrasse et wifi. Le quartier Sagan est très sympa. Le meilleur Gado Gado que j'ai mangé en Indonésie est à quelques centaines de mètres en face d'un bon restaurant de poissons (frais). de l'autre côté du centre cultutel, la patisserie "chez moi" fait de délicieux gâteaux au chocolat et du bon café pour des prix très raisonnables. Wifi.
La ville se situe à 25 kms de la mer avec les plages de Parangtritis (photo), depok et ses dunes (photo), Samas. Proche des temples hindouistes de Prambanan (15kms) (photo) et du site de Borobudur (42kms) (photo) qui est tout simplement le plus grand site bouddhiste du monde
c'est aussi une région de volcans dont le redoutable Merapi (photo), le Merbabu et un peu plus loin près de Mageland le Sumbing (photo) et le Sindoro (photo).
bon site d'infos http://www.yogyes.com/
Mes Guesthouses/Hostels l'un des rares endroits en Indonésie où l'on peut trouver des lits en dortoir (avec Bukittinggi tout récemment avec Hello Guesthouse) Venezia Homestay http://venezia-homestay.com/ mon coup de coeur tenu par un couple franco-indonésien. Staff très accueillant. Le dortoir est confortable avec la clim, salle de bain attachée et eau chaude. Petit dej inclus. Thé/café gratuit. Wifi rapide. Grand jardin. Il y a même une piscine le long des bungalows. Mais c'est l'atmosphère très conviviale qui fait la différence. Edu Hostel http://www.eduhostels.com/ l'autre endroit en ville qui possède des lits en dortoirs (324 lits). Très souvent plein car il accueille des groupes scolaires. Staff sympa. Wifi rapide. Salle TV. Plus impersonnel que Venezia Homestay La Javanaise (photo) dans le quartier de Sosro. Petite guesthouse au milieu des arbres. Peu de chambres (5 ou 6). Magnifique déco. Maison traditionnelle avec des instruments traditionnels. Décorée aussi par des photos de Gainsbarre. Wifi. Petit dej inclus. 125000 rp.
Location de moto : autour de Prawirotaman. à la journée 40000 rp. Au mois ça se négocie entre 600000 et 700000 rp pour une Vario honda automatic. coût du litre de premium 4500 rp.
Transjogja : 3000 rp plusieurs lignes. Va jusqu'à l'aéroport.
Plans (peta en Indonésien) de la ville, région (s), autres iles : direction Gramedia le supermarché du livre
Quotidien : Jakarta Post 6500 rp. Disponible autour des endroits touristiques et à Gramedia
Centre culturel français Jalan Sagan no 3. Médiathèque. petit café avec terrasse et wifi. Le quartier Sagan est très sympa. Le meilleur Gado Gado que j'ai mangé en Indonésie est à quelques centaines de mètres en face d'un bon restaurant de poissons (frais). de l'autre côté du centre cultutel, la patisserie "chez moi" fait de délicieux gâteaux au chocolat et du bon café pour des prix très raisonnables. Wifi.
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Retour d’Indonésie en mars 2011: impression et quelques informations English translation pending
Je précise que je voyage sans guide de voyage mais en prenant des infos sur le net et une fois sur place avec les rares voyageurs qui échangent des informations! De plus ceci est un avis strictement personnel sur ce pays qu’on aime ou déteste.
Tout d’abord la mafia touristique est présente sur presque toute les îles à l’exception du Nord de Sulawesi et ses îles volcaniques non touristiques. Je n’avais jamais vu une telle exagération de prix et malhonnête dans les transports dans la cinquantaine de pays visités auparavant notamment ex ursss. Heureusement que les indonésiens qui ne travaillent pas dans le tourisme sont sympathiques avec surtout la palme à l’île de Sulawesi. Mais la majorité des indonésiens pensent que les occidentaux sont tous millionnaires et dépensent sans compter et c’est vraiment insupportable.
Ensuite, le logement UNE CATASTROPHE!! Personnellement, je n’ai pas besoin de confort en voyageant mais la qualité prix est la pire d’Asie vu à ce jour (à l’exception du Tadjikistan) avec des prix single inexistant et des chambres sans climatisation sans drap et sanitaire pitoyable pour 120 000- 150 000 roupies (10-13 €) avec petit déjeuner minable quand il y’en a un. Autrement c’est des prix européens pour le logement normal.
Pour les taxes d’aéroport, là aussi c’est la grosse arnaque pour ces aéroports pourris avec 40000 roupies à payer à l’aller puis 40000 roupies au retour et 150000 pour quitter l’indonésien avec cet aéroport de Jakarta minable.
Côté nourriture, bonne surprise on mange très bien pas cher en Indonésie à condition d’éviter les restaurants touristiques en allant dans les marchés ou on se régale pour 10000-20000 roupies selon son appétit. Il n'y a pas que le nasi goreng et gado gado à manger. Mais la meilleure nourriture se trouve au Nord Sulawesi mais attention nourriture très épicée.
Côté déforestation, le massacre continu avec des palmiers à gogo qui poussent partout pour faire cette foutu huile de palme. Je n’ai vu que de belles forêts que du côté du kawah Ijen et Ternate aux Moluques Nord.
Quelques informations sur certaines îles : MOLUQUES Nord
J’ai pris Wings air depuis Manado jusqu’à Ternate avec un avion poubelle à hélice DASH 8 => 350 000 400 000 roupies pour 1 heure de vol.
Concernant Ternate et Moluques Nord il y’a quasiment aucun touriste occidental car peu de choses à faire et pas de belle plages. A Ternate grande ville au pied du volcan l’hébergement bon marché est souvent plein, j’ai testé le Nirwana hôtel pour 140 000 -160 000 roupies. Attention à l’emplacement de l’hôtel à Ternate la mosquée a une acoustique assez fort. Pour l’ascension du volcan, ceci est réservé à des marcheurs entraînés car 1600 mètres de dénivelés assez raide et glissant le jour de mon ascension avec pluie continue. De plus, il est difficile de voir le cratère sans nuage mais j’ai eu un coup de chance avec 5 minutes d'éclaircies avec toutes les fumerolles. Pour traverser sur l’île principale en speed boat (1 heure) c’est 50 000 roupies puis pour se balader au nord de Halmahera taxi collectif jusqu’à Ibu ou par exemple pour voir le volcan en activité et ses villages qui ne voient jamais de touristes.
Me restant 2 jours j’ai voulu me rendre sur l’île la plus au Nord des Moluques Morotai pour aller dans un beau lagon mais problème une fois arriver sur l’île malgré de très rares touristes annuel le bateau pour aller sur le petit lagon 600 000 roupies!!! et le pire c'est qu'en 2012 ils vont créer une réserve marine type Bunaken ! Quelle intelligence de proposer de tarifs mafieux pour 30 minutes de bateau donc bye bye nord Moluques.
Retour Ternate pour tenter d’aller sur la seule île de sable blanc avec snorkelling Lelei et là encore la mafia 3 Millions de roupie pour y aller 2 heures de bateau !! Et le gouvernement indonésien veut y développer le tourisme !!!! il y’a un bateau hebdomadaire pas cher 6 heures de bateau mais pour choper l’horaire c’est un défi.
Bref Moluques Nord à conseiller seulement pour les volcans et aller à la rencontre de villageois curieux de découvrir des occidentaux.
JAVA :
Le Kawah Ijen visité par 5000 touristes par an est peut être un must en Indonésie avec la rencontre des porteurs de souffre!! Il est bien sûr possible d'y aller sans ses agences touristiques mafieuses de Java qui vont payer des fortunes à des "faux voyageurs" qui ne savent plus voyager. C'est vrai ce volcan est isolé mais on peut y aller seul. Depuis le port d’arrivée de Bali, il faut négocier un ojek pour y aller car pas de transport par cette route qui est défoncé de chez défoncé et très pentu. On vous demandera 200000 roupies mais à faire baisser comme d’habitude après de longues négociations.
Au Kawah Ijen, à faire le matin de préférence et éviter de descendre dans le cratère si il y’a du vent : çà devient vite irrespirable. Le poids moyen est de 75- 80 kg de souffre avec 2 voyages par jour pour 625 roupies pour 1 kg. Il y'a un porteur ANTONIO 27 ans qui rêve de travailler à Bali qui parle un peu français et qui serait très heureux de parler français avec vous sans demander d’argent je précise. Pour l’anecdote il a aider l’émission Pekin express et l’émission à donner 500 000 roupies à quelques porteurs.
Pour rejoindre Sempol ou y aller de Sempol là c’est plus compliquer (15 km) dans de joli paysages de plantations de café soit on le fait a pied soit en ojek et là à mois de 40000 roupies c’est dur de trouver. Puis il y’à un bus à 6 heures du matin pour 20000 roupies puis changement pour un bus climatisé 23000 roupies jusqu'à Progolingo ou on t'arrête devant les agences touristiques mafieuses qui proposent des transport sur java et jusqu'à bali. Là il faut trouver le bemo jusqu'au Bromo pour 25000 roupies mais le problème avec tous ces tours le chauffeur n'a plus beaucoup de clients.
Concernant le Bromo il était toujours en grosse activité lors de mon passage avec approche du cratère et son nuage de cendres FABULEUX !! Aucun contrôle des autorités et ce paysage de cendres est incroyable. Par ailleurs ces voyageurs qui viennent en tour, restent tellement peu de temps qu'ils ont rien vu du spectacle car brouillard le matin!! Et ces JEEP QUEL ARNAQUE il faut seulement 45 minutes à pied pour rejoindre le point de vue et ils tarifent ça 300 000 roupies sur un chemin qui ne nécessite pas de 4*4!!
BOROBODUR / je l’ai boycotté car le prix de l’entrée est encore une fois un prix délirant qui va dans le poches du gouvernement. J’ai visité Pranbanan 13 $ !! L’entrée avec en plus des travaux et aucune authenticité comme en Inde ou les temples sont bien plus beaux et avec des hindous. D’ailleurs en Indonésie il sont une tendance à tout exagérer Bali la plus belle île du Monde, Pranbanan le plus beau temple hindoue du Monde……
LABUANBAJO et KOMODO Etant donner que je ne suis pas sûr de retourner en Indonésie je voulais voir le parc de Komodo comme beaucoup de touristes dans le coin. Il faut savoir que beaucoup d’indonésiens rêvent d’y aller mais c’est trop cher pour eux.
Pour le vol depuis Bali j’ai choisi Merpati avec son avion tout pourri rempli a ¾ de touristes et assez cher 1 200 000 roupies aller retour. La compagnie Wings Air a 3 vol par semaine avec un ATR à hélice tout neuf.
Une fois arriver à Labuanbajo (et après avoir survoler le parc et ses jolies couleurs) avec son aéroport obsolète ( par rapport à l’afflux grandissant de touristes) je suis surpris par les prix !! En effet, l’hébergement tout pourri une fois de plus pour 150 000 roupies puis 100 000 roupies dans un autre par la suite sur la route principale, les restaurants avec des prix de Bali sauf bien sûr sur le port avec les locaux et enfin le prix du bateau pour aller dans le parc 800 000 1 000 000 de roupies par jour pour des bateaux nuls qui vont à 2 à l'heure avec un bruit fatigant du générateur. De plus l’égoïsme des voyageurs est de plus en plus fréquent avec beaucoup de difficulté pour trouver quelqu’un pour partager car beaucoup de couples ou de groupe d’amis de 3-4 et finalement quasi aucun backpaper car hors de prix cet endroit. Finalement je me suis incrusté avec des américaines pour un voyage de 2 jours pour 500 000 roupies. L’entrée du parc est cher 110 000 roupies !!! Plus 50 000 roupies à donner au ranger de Komodo. Je n’imagine pas l’affluence en Juillet août sur le parc et dans la ville qui n’est pas faîte pour accueillir autant de touristes : la multiplication des déchets est flagrante et plastique dans la mer aux abord de la ville mais heureusement pas a Rinça Komodo.
On voit plus de Komodo à Rinca qu’à Komodo et la différence de taille n’est pas flagrante. Le paysage en mars est très vert. A Komodo, les villageois vont vous harceler pour acheter leur camelote dragon en bois perles de corail tee shirt….. De plus, il paraît qu’il y’a maintenant des bateaux de croisière avec 1000 personnes qui débarquent dans le parc !!! Le parc est vraiment joli et propre mais les riches plongeurs vont monter les prix et ne viennent pas vraiment pour voir les dragons.
Bref content d’avoir eu la chance de visiter ce parc mais je n’y retournerais pas sauf si on me paie le voyage.
BALI / qui peut m’expliquer le succès de cet île ? Dans les années 70 80 ça se comprend mais aujourd’hui NON !!
Attention au bus pour aller à Gilimanuk pour le ferry pour JAVA grosse arnaque sur le prix du bus les locaux payent 25 000 roupies alors qu’on demande de 50 000 à 100 000 roupies pour les étrangers.
Bref, voyager en solo en Indonésie coûte assez cher sauf si on négocie fort à chaque fois mais c'est vraiment fatigant et donne une mauvaise image du pays alors que les indonésiens neutre vis à vis des touristes sont accueillant avec SULAWESI N°1. Je comprends pourquoi seulement 6 millions de touristes par an malgré un gros potentiel ce qui est un mal pour un bien dans certaines îles. De plus, trouver des villages de pêcheurs traditionnels à l’heure de la pêche industrielle est vraiment de plus en plus difficile et aller en Papouasie apparemment coûte une petite fortune pour plus aucune authenticité d’après beaucoup de témoignages.
Pour finir attention à l’overstay de 200 000 roupies par jour et le jour d’arrivée est bien compté sur le visa.
Tout d’abord la mafia touristique est présente sur presque toute les îles à l’exception du Nord de Sulawesi et ses îles volcaniques non touristiques. Je n’avais jamais vu une telle exagération de prix et malhonnête dans les transports dans la cinquantaine de pays visités auparavant notamment ex ursss. Heureusement que les indonésiens qui ne travaillent pas dans le tourisme sont sympathiques avec surtout la palme à l’île de Sulawesi. Mais la majorité des indonésiens pensent que les occidentaux sont tous millionnaires et dépensent sans compter et c’est vraiment insupportable.
Ensuite, le logement UNE CATASTROPHE!! Personnellement, je n’ai pas besoin de confort en voyageant mais la qualité prix est la pire d’Asie vu à ce jour (à l’exception du Tadjikistan) avec des prix single inexistant et des chambres sans climatisation sans drap et sanitaire pitoyable pour 120 000- 150 000 roupies (10-13 €) avec petit déjeuner minable quand il y’en a un. Autrement c’est des prix européens pour le logement normal.
Pour les taxes d’aéroport, là aussi c’est la grosse arnaque pour ces aéroports pourris avec 40000 roupies à payer à l’aller puis 40000 roupies au retour et 150000 pour quitter l’indonésien avec cet aéroport de Jakarta minable.
Côté nourriture, bonne surprise on mange très bien pas cher en Indonésie à condition d’éviter les restaurants touristiques en allant dans les marchés ou on se régale pour 10000-20000 roupies selon son appétit. Il n'y a pas que le nasi goreng et gado gado à manger. Mais la meilleure nourriture se trouve au Nord Sulawesi mais attention nourriture très épicée.
Côté déforestation, le massacre continu avec des palmiers à gogo qui poussent partout pour faire cette foutu huile de palme. Je n’ai vu que de belles forêts que du côté du kawah Ijen et Ternate aux Moluques Nord.
Quelques informations sur certaines îles : MOLUQUES Nord
J’ai pris Wings air depuis Manado jusqu’à Ternate avec un avion poubelle à hélice DASH 8 => 350 000 400 000 roupies pour 1 heure de vol.
Concernant Ternate et Moluques Nord il y’a quasiment aucun touriste occidental car peu de choses à faire et pas de belle plages. A Ternate grande ville au pied du volcan l’hébergement bon marché est souvent plein, j’ai testé le Nirwana hôtel pour 140 000 -160 000 roupies. Attention à l’emplacement de l’hôtel à Ternate la mosquée a une acoustique assez fort. Pour l’ascension du volcan, ceci est réservé à des marcheurs entraînés car 1600 mètres de dénivelés assez raide et glissant le jour de mon ascension avec pluie continue. De plus, il est difficile de voir le cratère sans nuage mais j’ai eu un coup de chance avec 5 minutes d'éclaircies avec toutes les fumerolles. Pour traverser sur l’île principale en speed boat (1 heure) c’est 50 000 roupies puis pour se balader au nord de Halmahera taxi collectif jusqu’à Ibu ou par exemple pour voir le volcan en activité et ses villages qui ne voient jamais de touristes.
Me restant 2 jours j’ai voulu me rendre sur l’île la plus au Nord des Moluques Morotai pour aller dans un beau lagon mais problème une fois arriver sur l’île malgré de très rares touristes annuel le bateau pour aller sur le petit lagon 600 000 roupies!!! et le pire c'est qu'en 2012 ils vont créer une réserve marine type Bunaken ! Quelle intelligence de proposer de tarifs mafieux pour 30 minutes de bateau donc bye bye nord Moluques.
Retour Ternate pour tenter d’aller sur la seule île de sable blanc avec snorkelling Lelei et là encore la mafia 3 Millions de roupie pour y aller 2 heures de bateau !! Et le gouvernement indonésien veut y développer le tourisme !!!! il y’a un bateau hebdomadaire pas cher 6 heures de bateau mais pour choper l’horaire c’est un défi.
Bref Moluques Nord à conseiller seulement pour les volcans et aller à la rencontre de villageois curieux de découvrir des occidentaux.
JAVA :
Le Kawah Ijen visité par 5000 touristes par an est peut être un must en Indonésie avec la rencontre des porteurs de souffre!! Il est bien sûr possible d'y aller sans ses agences touristiques mafieuses de Java qui vont payer des fortunes à des "faux voyageurs" qui ne savent plus voyager. C'est vrai ce volcan est isolé mais on peut y aller seul. Depuis le port d’arrivée de Bali, il faut négocier un ojek pour y aller car pas de transport par cette route qui est défoncé de chez défoncé et très pentu. On vous demandera 200000 roupies mais à faire baisser comme d’habitude après de longues négociations.
Au Kawah Ijen, à faire le matin de préférence et éviter de descendre dans le cratère si il y’a du vent : çà devient vite irrespirable. Le poids moyen est de 75- 80 kg de souffre avec 2 voyages par jour pour 625 roupies pour 1 kg. Il y'a un porteur ANTONIO 27 ans qui rêve de travailler à Bali qui parle un peu français et qui serait très heureux de parler français avec vous sans demander d’argent je précise. Pour l’anecdote il a aider l’émission Pekin express et l’émission à donner 500 000 roupies à quelques porteurs.
Pour rejoindre Sempol ou y aller de Sempol là c’est plus compliquer (15 km) dans de joli paysages de plantations de café soit on le fait a pied soit en ojek et là à mois de 40000 roupies c’est dur de trouver. Puis il y’à un bus à 6 heures du matin pour 20000 roupies puis changement pour un bus climatisé 23000 roupies jusqu'à Progolingo ou on t'arrête devant les agences touristiques mafieuses qui proposent des transport sur java et jusqu'à bali. Là il faut trouver le bemo jusqu'au Bromo pour 25000 roupies mais le problème avec tous ces tours le chauffeur n'a plus beaucoup de clients.
Concernant le Bromo il était toujours en grosse activité lors de mon passage avec approche du cratère et son nuage de cendres FABULEUX !! Aucun contrôle des autorités et ce paysage de cendres est incroyable. Par ailleurs ces voyageurs qui viennent en tour, restent tellement peu de temps qu'ils ont rien vu du spectacle car brouillard le matin!! Et ces JEEP QUEL ARNAQUE il faut seulement 45 minutes à pied pour rejoindre le point de vue et ils tarifent ça 300 000 roupies sur un chemin qui ne nécessite pas de 4*4!!
BOROBODUR / je l’ai boycotté car le prix de l’entrée est encore une fois un prix délirant qui va dans le poches du gouvernement. J’ai visité Pranbanan 13 $ !! L’entrée avec en plus des travaux et aucune authenticité comme en Inde ou les temples sont bien plus beaux et avec des hindous. D’ailleurs en Indonésie il sont une tendance à tout exagérer Bali la plus belle île du Monde, Pranbanan le plus beau temple hindoue du Monde……
LABUANBAJO et KOMODO Etant donner que je ne suis pas sûr de retourner en Indonésie je voulais voir le parc de Komodo comme beaucoup de touristes dans le coin. Il faut savoir que beaucoup d’indonésiens rêvent d’y aller mais c’est trop cher pour eux.
Pour le vol depuis Bali j’ai choisi Merpati avec son avion tout pourri rempli a ¾ de touristes et assez cher 1 200 000 roupies aller retour. La compagnie Wings Air a 3 vol par semaine avec un ATR à hélice tout neuf.
Une fois arriver à Labuanbajo (et après avoir survoler le parc et ses jolies couleurs) avec son aéroport obsolète ( par rapport à l’afflux grandissant de touristes) je suis surpris par les prix !! En effet, l’hébergement tout pourri une fois de plus pour 150 000 roupies puis 100 000 roupies dans un autre par la suite sur la route principale, les restaurants avec des prix de Bali sauf bien sûr sur le port avec les locaux et enfin le prix du bateau pour aller dans le parc 800 000 1 000 000 de roupies par jour pour des bateaux nuls qui vont à 2 à l'heure avec un bruit fatigant du générateur. De plus l’égoïsme des voyageurs est de plus en plus fréquent avec beaucoup de difficulté pour trouver quelqu’un pour partager car beaucoup de couples ou de groupe d’amis de 3-4 et finalement quasi aucun backpaper car hors de prix cet endroit. Finalement je me suis incrusté avec des américaines pour un voyage de 2 jours pour 500 000 roupies. L’entrée du parc est cher 110 000 roupies !!! Plus 50 000 roupies à donner au ranger de Komodo. Je n’imagine pas l’affluence en Juillet août sur le parc et dans la ville qui n’est pas faîte pour accueillir autant de touristes : la multiplication des déchets est flagrante et plastique dans la mer aux abord de la ville mais heureusement pas a Rinça Komodo.
On voit plus de Komodo à Rinca qu’à Komodo et la différence de taille n’est pas flagrante. Le paysage en mars est très vert. A Komodo, les villageois vont vous harceler pour acheter leur camelote dragon en bois perles de corail tee shirt….. De plus, il paraît qu’il y’a maintenant des bateaux de croisière avec 1000 personnes qui débarquent dans le parc !!! Le parc est vraiment joli et propre mais les riches plongeurs vont monter les prix et ne viennent pas vraiment pour voir les dragons.
Bref content d’avoir eu la chance de visiter ce parc mais je n’y retournerais pas sauf si on me paie le voyage.
BALI / qui peut m’expliquer le succès de cet île ? Dans les années 70 80 ça se comprend mais aujourd’hui NON !!
Attention au bus pour aller à Gilimanuk pour le ferry pour JAVA grosse arnaque sur le prix du bus les locaux payent 25 000 roupies alors qu’on demande de 50 000 à 100 000 roupies pour les étrangers.
Bref, voyager en solo en Indonésie coûte assez cher sauf si on négocie fort à chaque fois mais c'est vraiment fatigant et donne une mauvaise image du pays alors que les indonésiens neutre vis à vis des touristes sont accueillant avec SULAWESI N°1. Je comprends pourquoi seulement 6 millions de touristes par an malgré un gros potentiel ce qui est un mal pour un bien dans certaines îles. De plus, trouver des villages de pêcheurs traditionnels à l’heure de la pêche industrielle est vraiment de plus en plus difficile et aller en Papouasie apparemment coûte une petite fortune pour plus aucune authenticité d’après beaucoup de témoignages.
Pour finir attention à l’overstay de 200 000 roupies par jour et le jour d’arrivée est bien compté sur le visa.
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Un mois et demi au Vietnam, quel parcours? English translation pending
bonjour,
je suis en pleine preparation d'un voyage dans le monde ( je ne dis pas tour du monde, car nous ne faisons pas tous les continents ). nous partons en octobre 2011 avec mon mari et mes 2 enfants de 4 et 8 ans. Notre periple passera par Chine, vietnam, Cambodge ou Birmanie ( la question est toujours en suspens ), Thailande, Inde du sud, Indonesie, Australie, Nouvelle Zelande, Chili, Argentine et Bresil. Nous ne partons pas dans l'idee de voir un maximum de chose, mais surtout pour rencontrer les populations, passer du temps avec eux, et voir de beaux paysages.
Mes questions sont donc vaste, mais je me cantonerais ici uniquement au vietnam Nous pensons arriver au vietnam par la Chine via Lao Cai, est ce possible de passer la frontiere a cette endroit ? notre parcours serait : Lao Cai, Hanoi, Baie d'halong ( tres touristique je sais, mais je reve de voir cet endroit depuis des années ), phong Nha-Ke Bang, hue, Hoi an, et bien sur ho chi minh. - ESt il possible de voyager en train au vietnam ? - nous avons prevu un budget de 30 euros par jour hors transport, est ce suffisant ? - est ce que 1 mois 1/2 sera suffisant ? - d'apres toutes les discussions sur le forum, les routes sont dangereuses au vietnam ( et en asie en regle generale ), mais est ce partout ou uniquement dans les grandes villes ? - enfin, devons nous rajouter des lieux ou region a notre parcours ?
Merci d'avance de vos retours
je suis en pleine preparation d'un voyage dans le monde ( je ne dis pas tour du monde, car nous ne faisons pas tous les continents ). nous partons en octobre 2011 avec mon mari et mes 2 enfants de 4 et 8 ans. Notre periple passera par Chine, vietnam, Cambodge ou Birmanie ( la question est toujours en suspens ), Thailande, Inde du sud, Indonesie, Australie, Nouvelle Zelande, Chili, Argentine et Bresil. Nous ne partons pas dans l'idee de voir un maximum de chose, mais surtout pour rencontrer les populations, passer du temps avec eux, et voir de beaux paysages.
Mes questions sont donc vaste, mais je me cantonerais ici uniquement au vietnam Nous pensons arriver au vietnam par la Chine via Lao Cai, est ce possible de passer la frontiere a cette endroit ? notre parcours serait : Lao Cai, Hanoi, Baie d'halong ( tres touristique je sais, mais je reve de voir cet endroit depuis des années ), phong Nha-Ke Bang, hue, Hoi an, et bien sur ho chi minh. - ESt il possible de voyager en train au vietnam ? - nous avons prevu un budget de 30 euros par jour hors transport, est ce suffisant ? - est ce que 1 mois 1/2 sera suffisant ? - d'apres toutes les discussions sur le forum, les routes sont dangereuses au vietnam ( et en asie en regle generale ), mais est ce partout ou uniquement dans les grandes villes ? - enfin, devons nous rajouter des lieux ou region a notre parcours ?
Merci d'avance de vos retours
"Les Khmers, les rois bâtisseurs" sur ARTE English translation pending
Bonjour
Demain Jeudi 19 Décembre à 17h35 sera diffusée sur ARTE l'émission "Enquête d'ailleurs : les Khmers, les rois bâtisseurs"
http://www.arte.tv/guide/fr/047289-018/enquete-d-ailleurs
Jacques
Demain Jeudi 19 Décembre à 17h35 sera diffusée sur ARTE l'émission "Enquête d'ailleurs : les Khmers, les rois bâtisseurs"
http://www.arte.tv/guide/fr/047289-018/enquete-d-ailleurs
Jacques
Indonésie comme premier voyage à sac à dos English translation pending
Bonjour à Tous, et Meilleurs Voeux pour 2008,
Tout d'abord, merci à tous et toutes pour les informations que vous m'avez permis de glaner au fil de ces quelques jours. 🙂
Notre projet, voyager en Sac à Dos, une première, pour découvrir l'Indonésie pendant 25 jours, en juin. Et à la lecture de vos récits, j'ai hate d'y être, mais voilà plusieurs petites questions restent en suspens. Pourriez vous m'aider de vos expériences, merci à vous. 😉 Nous avons déjà les dates de voyages et les 3 étapes que nous voudrions faire. Nous nous arrêtons 2 jours à Singapour, puis de Singapour nous partons pour Médan. Après nous ne savons pas qu'elle ile faire, mais nous savons que nous repartons de Bali.
Nous devons commencer par acheter tout le matériel, car nous n'avons pas grand chose, et j'aimerais savoir si : La boutique "Lafuma mère" dans le 26, est au niveau des tarifs plus mieux que moins. Comment acheter le sac à dos le plus adapté et chez qui? en ce moment décat fait des prix, mais ???? Que devons nous emmener d'indispensable pour ce voyage? Où acheter les cartes routières de l'indonésie, neuve ou d'occas?? Est il facile d'envoyer des colis de Singapour?? Taxes ou no Taxes sur les produits high tech? Est il facile d'envoyer des colis d'Indonésie ?? Où dormir à Medan ou alentours?? auberge jeunesse, guest house...????Encore merci, bonne prépa pour les futurs voyageurs, 😏 à Bientôt
Tout d'abord, merci à tous et toutes pour les informations que vous m'avez permis de glaner au fil de ces quelques jours. 🙂
Notre projet, voyager en Sac à Dos, une première, pour découvrir l'Indonésie pendant 25 jours, en juin. Et à la lecture de vos récits, j'ai hate d'y être, mais voilà plusieurs petites questions restent en suspens. Pourriez vous m'aider de vos expériences, merci à vous. 😉 Nous avons déjà les dates de voyages et les 3 étapes que nous voudrions faire. Nous nous arrêtons 2 jours à Singapour, puis de Singapour nous partons pour Médan. Après nous ne savons pas qu'elle ile faire, mais nous savons que nous repartons de Bali.
Nous devons commencer par acheter tout le matériel, car nous n'avons pas grand chose, et j'aimerais savoir si : La boutique "Lafuma mère" dans le 26, est au niveau des tarifs plus mieux que moins. Comment acheter le sac à dos le plus adapté et chez qui? en ce moment décat fait des prix, mais ???? Que devons nous emmener d'indispensable pour ce voyage? Où acheter les cartes routières de l'indonésie, neuve ou d'occas?? Est il facile d'envoyer des colis de Singapour?? Taxes ou no Taxes sur les produits high tech? Est il facile d'envoyer des colis d'Indonésie ?? Où dormir à Medan ou alentours?? auberge jeunesse, guest house...????Encore merci, bonne prépa pour les futurs voyageurs, 😏 à Bientôt
18 jours à Java/Bali pour voyage de noces... Dilemme English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en voyage de noces du 10/09 au 28/09 (à peu prés mais les billets d'avion ne sont pas réservés...) Et nous hésitons sur notre parcours... Je vous livre nos différentes options et je compte sur vous pour nous donner vos avis ;-)
OPTION N°1 : BALI seulement avec qq jours sur une des Gili islands.
OPTION N°2 : OPT° n°1 + escale de 2 jours à Kuala Lumpur à l'aller ou au retour
OPTION N°3 : Arrivée à Yogyakarta et séjour de 3 jours pour voir la ville, et le temple de Prambanan Puis Vol interne jusqu'à Bali. Séjour à Bali/Gili isalnds
OPTION N°4 : Arrivée à Yogyakarta et séjour de 3 jours pour voir la ville, et le temple de Prambanan Tour organisé de 3 jours vers les volcans puis arrivée à Bali Séjour à Bali/Gili isalnds
Quelques questions... 1/ Que pensez-vous d'une petite escale à Kuala Lumpur pour avoir un petit aperçu de la ville ? Ca vaut le détour ? 2/ Je n'arrive pas à trouver des vols Paris-Yogyakarta avec une seule escale... C'est encore trop tôt ou ca ne se trouve jamais ?
Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur !!
Merci beaucoup !!!!
Nous partons en voyage de noces du 10/09 au 28/09 (à peu prés mais les billets d'avion ne sont pas réservés...) Et nous hésitons sur notre parcours... Je vous livre nos différentes options et je compte sur vous pour nous donner vos avis ;-)
OPTION N°1 : BALI seulement avec qq jours sur une des Gili islands.
OPTION N°2 : OPT° n°1 + escale de 2 jours à Kuala Lumpur à l'aller ou au retour
OPTION N°3 : Arrivée à Yogyakarta et séjour de 3 jours pour voir la ville, et le temple de Prambanan Puis Vol interne jusqu'à Bali. Séjour à Bali/Gili isalnds
OPTION N°4 : Arrivée à Yogyakarta et séjour de 3 jours pour voir la ville, et le temple de Prambanan Tour organisé de 3 jours vers les volcans puis arrivée à Bali Séjour à Bali/Gili isalnds
Quelques questions... 1/ Que pensez-vous d'une petite escale à Kuala Lumpur pour avoir un petit aperçu de la ville ? Ca vaut le détour ? 2/ Je n'arrive pas à trouver des vols Paris-Yogyakarta avec une seule escale... C'est encore trop tôt ou ca ne se trouve jamais ?
Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur !!
Merci beaucoup !!!!
Préparation d'un voyage en Indonésie en octobre 2011 pour 5 semaines English translation pending
Bonjour à vous voyageurs!
Je suis nouveau sur le forum, donc avant tout, une petite présentation: 31 ans, marié, pas d'enfants! passionnés de nature sous toutes ses formes (faune flore), nous aimons (ma femme et moi) voyager avec le sac à dos dans des pays sauvages à la rencontre de peuples à la culture différente.
Voilà pour une brève présentation...
Sinon on prépare notre prochain voyage en octobre 2011 (et oui, faut s'y prendre à l'avance, on rentre tout juste du népal...) et on pense aller faire un tour en Indonésie.
Quel intinéraire proposeriez-vous pour cette durée? bien sur, avec le plein d'images d'animaux, de temples et de gens, pas trop de sable blanc (un petit peu quand même...) plutot rizieres et jungle!
On a regardé et on pensé faire un circuit bornéo-java-Bali-lombok-komodo (en gros 1 semaine/ile)
Mais n'étant jamais allé en Indonésie, on ne connais pas le temps que peut prendre les transferts, ni combien de temps sont nécessaires pour voir ce qu'il faut voir....
Merci pour votre aide! @+
Je suis nouveau sur le forum, donc avant tout, une petite présentation: 31 ans, marié, pas d'enfants! passionnés de nature sous toutes ses formes (faune flore), nous aimons (ma femme et moi) voyager avec le sac à dos dans des pays sauvages à la rencontre de peuples à la culture différente.
Voilà pour une brève présentation...
Sinon on prépare notre prochain voyage en octobre 2011 (et oui, faut s'y prendre à l'avance, on rentre tout juste du népal...) et on pense aller faire un tour en Indonésie.
Quel intinéraire proposeriez-vous pour cette durée? bien sur, avec le plein d'images d'animaux, de temples et de gens, pas trop de sable blanc (un petit peu quand même...) plutot rizieres et jungle!
On a regardé et on pensé faire un circuit bornéo-java-Bali-lombok-komodo (en gros 1 semaine/ile)
Mais n'étant jamais allé en Indonésie, on ne connais pas le temps que peut prendre les transferts, ni combien de temps sont nécessaires pour voir ce qu'il faut voir....
Merci pour votre aide! @+
En direct d'Inde - Acte I (Rajasthan & Delhi) English translation pending
Namaste,
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Philippines mars 2019: carnet de voyage Siargao/Cebu English translation pending
Bonjour à tous ,
Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.
Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.
Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).
Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.
Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.
Même si 2 sur plus de 7600 iles c’est peu…😉
Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.
On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).
Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.
Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne
Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)
Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.
Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)
Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.
Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).
Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.
Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.
Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.
Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).
Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.
Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.
Même si 2 sur plus de 7600 iles c’est peu…😉
Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.
On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).
Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.
Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne
Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)
Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.
Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)
Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.
Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).
Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.
Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
Iran 2014: seule? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite vivement aller en Iran l'année prochaine. Malheureusement, ni mon compagnon ni mes amis ne peuvent m'accompagner. Que me recommanderiez-vous : un guide ou une petite agence locale afin de ne pas être tout le temps seule (si oui laquelle ?), passer une annonce pour trouver des compagnons de voyage ?
Enfin quel mois me recommanderiez-vous ?
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.

Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Interdiction de fumer dans les lieux publics English translation pending
bonsoir!
que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛
alors ça sera pas trop dur?
plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴☠️
Régulation des flux touristiques English translation pending
Bonjour à tous,
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Début de tour du monde et angoisse English translation pending
Bonjour à tous,
Avant tout, je ne suis pas sûre de publier dans la bonne rubrique, et si c'est le cas j'en suis désolée.
Voilà, je suis partie lundi pour un voyage solo de 10 mois, en commençant pas le Vietnam. Je rêve de ce voyage (en général, pas le Vietnam), depuis plusieurs années déjà, et ce n'est pas ma première expérience en solo (Japon, Chili, et quelques villes européennes).
Le Vietnam est ma première destination en Asie du sud-est, et j'avoue que depuis mon arrivée j'ai beaucoup de mal avec "l'ambiance" (deux roues partout, bruyant, chaleur, pollution, arnaque, bref, dépaysement complet...). Je n'ai pas vraiment défini d'itinéraire précis, mais tous les déplacements me paraissent compliqués. Je suis stressée en permanence, je dors mal, et ne prends aucun plaisir à être là. Pour ceux qui ont déjà fait un voyage au long court, est-ce que ça vous est arrivé aussi ? Je pensais sincèrement qu'au début, je serai très excitée par toutes les découvertes, et que le blues viendrait plus tard, mais ce n'est pas le cas.
Petit point de détail (ou pas) : j'ai depuis quelques années le syndrome de l'intestin irritable, ce qui me force à devoir aller aux toilettes de façon imprévue régulièrement. Je ne peux donc pas trop me permettre de manger n'importe où et n'importe quoi, sous peine de me retrouver dans une situation assez gênante, et évidemment ça ajoute du stress (longs trajets en bus sans toilettes, street food, pays très/trop "routard" sans installations sanitaires correctes...)
Bref, je me demande si je n'ai pas fait une énorme erreur en partant si loin et si longtemps, si je n'ai pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
J'ai prévu de rester au Vietnam environ un mois (durée qui ne peut pas vraiment changer, puisque je dois me rendre en Birmanie pour un mariage début avril, et que j'ai déjà mon billet Hanoï - Rangoon).
Je ne sais pas vraiment quoi faire (m'enterrer dans un hôtel pendant un mois, changer de pays et perdre mon billet d'avion, ... ?), et le blues ajouté à la fatigue ne m'aide pas vraiment à voir le bon côté des choses.
Avez-vous des conseils, des retours d'expériences ?
Merci d'avoir pris le temps de lire mon pavé ! 🙂
Avant tout, je ne suis pas sûre de publier dans la bonne rubrique, et si c'est le cas j'en suis désolée.
Voilà, je suis partie lundi pour un voyage solo de 10 mois, en commençant pas le Vietnam. Je rêve de ce voyage (en général, pas le Vietnam), depuis plusieurs années déjà, et ce n'est pas ma première expérience en solo (Japon, Chili, et quelques villes européennes).
Le Vietnam est ma première destination en Asie du sud-est, et j'avoue que depuis mon arrivée j'ai beaucoup de mal avec "l'ambiance" (deux roues partout, bruyant, chaleur, pollution, arnaque, bref, dépaysement complet...). Je n'ai pas vraiment défini d'itinéraire précis, mais tous les déplacements me paraissent compliqués. Je suis stressée en permanence, je dors mal, et ne prends aucun plaisir à être là. Pour ceux qui ont déjà fait un voyage au long court, est-ce que ça vous est arrivé aussi ? Je pensais sincèrement qu'au début, je serai très excitée par toutes les découvertes, et que le blues viendrait plus tard, mais ce n'est pas le cas.
Petit point de détail (ou pas) : j'ai depuis quelques années le syndrome de l'intestin irritable, ce qui me force à devoir aller aux toilettes de façon imprévue régulièrement. Je ne peux donc pas trop me permettre de manger n'importe où et n'importe quoi, sous peine de me retrouver dans une situation assez gênante, et évidemment ça ajoute du stress (longs trajets en bus sans toilettes, street food, pays très/trop "routard" sans installations sanitaires correctes...)
Bref, je me demande si je n'ai pas fait une énorme erreur en partant si loin et si longtemps, si je n'ai pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
J'ai prévu de rester au Vietnam environ un mois (durée qui ne peut pas vraiment changer, puisque je dois me rendre en Birmanie pour un mariage début avril, et que j'ai déjà mon billet Hanoï - Rangoon).
Je ne sais pas vraiment quoi faire (m'enterrer dans un hôtel pendant un mois, changer de pays et perdre mon billet d'avion, ... ?), et le blues ajouté à la fatigue ne m'aide pas vraiment à voir le bon côté des choses.
Avez-vous des conseils, des retours d'expériences ?
Merci d'avoir pris le temps de lire mon pavé ! 🙂
Le chien: un plat typiquement thaïlandais? English translation pending
Salut 🙂!J'ai une amie qui m'a raconté l'histoire de sa collégue de travail qui était partie en Thailande avec sa petite caniche.Oui, une magnifique caniche blanche "caline".
Donc, elle était parti dans un resto thaie et y a le serveur qui se pointe.Bon, elle prend sa commande et elle tend sa laisse au serveur.En lui demandant dans un anglais soutenu, de garder le chien.
Donc, la "mémére" s'éclate le bide...A la fin du repas, elle appelle le serveur, pour avoir son addition.Elle demande au serveurs de lui ramener sa "caline".
Le serveur se pointe et lui tend la laisse sans le toutou à sa "mémére".
Elle demande des explications et le serveur lui montre son assiette vide et fais quelques geste...et directement, la mémére comprend que "Caline".Etait désormais bien gardé...Et que la pauvre Caline ne reverra le jour qu'à la fin de sa digestion...beurk!
Tiens je me demande si elle a laissé un pourboire au serveur!
Donc, moi je suis parti en Thailande, mais je n'ai pas fais gaffe...🤪 Je ne sais pas si les thais mangent du toutou. Est-ce que d'aprés vous cette histoire est une "mythonade"? Mon amie y croit dur comme fer!
Moi, je crois que c'est du mytho!quoique les chinois mangent du chien, ça se trouve, elle a été dans un restau chinois...
A plus! Lexa 😎
Tiens je me demande si elle a laissé un pourboire au serveur!
Donc, moi je suis parti en Thailande, mais je n'ai pas fais gaffe...🤪 Je ne sais pas si les thais mangent du toutou. Est-ce que d'aprés vous cette histoire est une "mythonade"? Mon amie y croit dur comme fer!
Moi, je crois que c'est du mytho!quoique les chinois mangent du chien, ça se trouve, elle a été dans un restau chinois...
A plus! Lexa 😎
Trois semaines à Java, Bali et Lombok (1ère partie: Java) English translation pending
Bonjour à tous,
Malgré la quantité d'informations relatives à l'Indonésie, je vous propose ici un carnet de nos 3 semaines à Java/Bali/Lombok cet été (mi-juillet, mi-aout).
Java-Bali-Lombok 15/07/09 - 09/08/09 24 jours
Taux de change : 1 € ~ 11300 Rp Budget global par personne tout inclus (matériel, vaccins, spray, transport, hébergement, visites, souvenirs, frais bancaires…) : 1500 € dont vols internationaux : Lyon-Londres avec Easyjet, un seule bagage de soute : 91 € Londres-Jakarta via Dubai avec Emirates : 555 € et vol domestique : Denpasar-Jakarta avec Air Asia : 38 €
La répartition du budget n’est pas précise car nous (ou plutôt je) avons oublié le guide dans un DAB à Lovina. Le petit déjeuner est tout le temps inclus sauf au Citra à Bandung.
Le voyage aller entre Lyon et Jakarta
Hormis que l’escale à Londres Gatwick d’une dizaine d’heures ait été longue, pas grand-chose à signaler. L’aéroport de Londres Gatwick est composé de deux terminaux, Nord et Sud, relié par une navette aérienne en quelques minutes.
Le voyage avec Emirates jusqu’à Jakarta via Dubai s’est bien passé, la nourriture est de qualité tout comme les avions (Boeing 777). A l’arrivée à Jakarta vers minuit, il faut payer le « visa on arrival » de 25 $ avant de passer les douanes. Et là c’est long ! Quasiment 2 heures je pense.
Ensuite, nous avons pris un taxi BlueBird pour aller jusqu’à Jalan Jaksa moyennant 120 000 Rp tout inclus (autoroute notamment).
L’arrivée et les premiers jours jusqu’à Yogyakarta
J1 : Nous sommes donc arrivés vers 2h30 dans une Jalan Jaksa plus qu’animée ! Cela nous rassure car nous n’avons pas réservé d’hôtel et devons en chercher un en pleine nuit. Nous commençons à avancer et tombons rapidement sur 2 touristes nous indiquant que tout est complet… Ça commence bien. Nous continuons, faisons le tour du block en s’arrêtant notamment aux 2 Ibis mais ça ne sourit pas. Nous croisons au passage quelques rats mais sinon. Cependant, il ne règne pas de climat d’insécurité. Nous finissons par trouver à l’Istana Ratu dans Jalan Jaksa (350 000 Rp, eau chaude, clim).

Couchés à 3 heures du matin, la nuit est courte. Le lendemain, nous quittons la chambre pour la gare de Gambir pour aller à Bandung le jour même. Nous trouvons une place mais il ne reste que l’executive avec clim (3h, ~ 50 000 Rp ? voir le site de Kereta Api).

Le voyage est confortable et agréable, nous arrivons à Bandung vers 17h. Et là, la galère continue ! Deux heures de marche pour trouver un hôtel qui n’est pas « full ». Nous n’avons pas vraiment compris comment tous ces hôtels/auberges étaient remplis à Bandung. Même le Moritz, repaire connu des backpackers était plein. Si quelqu’un a une réponse, je suis preneur. Ceci dit, nous atterrissons au Citra (130 000 Rp, eau froide, ni ventilo ni clim) pour passer la pire nuit de ce voyage, notre chambre donnant sur la rue. Pour couronner le tout, nous allons dîner dans un resto pas loin et nous faisons arnaquer en beauté. Il y a beaucoup de gens et plutôt des grandes tables. Les prix ne sont pas indiqués sur la carte mais vu le standing, on ne s’affole pas trop et commandons 2 plats. La nourriture est bonne mais au moment de payer, la note affiche 150 000 Rp ! On a clairement l’impression de se faire pigeonner. Je demande la carte avec les prix et en effet les plats sont à 70 000 Rp. Je demande les notes de autres tables et elles sont également salées sauf que le prix du plat ne dépend pas du nombre de personnes qui le mange. Finalement, après de longs pourparlers, nous payons et abandonnons. Nous n’avons même pas pu nous balader dans Bandung ce qui nous laisse un souvenir plutôt négatif de la ville, dommage.
J2 : Après une « bonne » nuit de sommeil, nous allons à la gare pour prendre un train classe moyenne en direction de Yogyakarta acheté la veille (8h, 120 000 Rp, ventilo). Le voyage vaut à mes yeux vraiment la peine, les paysages sont magnifiques et nous voyageons avec bon nombre de locaux. Le ventilo est suffisant et moins « coup de froid » que la clim et le train s’avère, avec le recul, être le moyen de transport le plus confortable. Le voyage passe relativement vite étant donné le spectacle aux fenêtres.
Yogyakarta et ses environs
Nous arrivons à Yogya vers 16h et il y a beaucoup de places disponibles dans les hôtels de Sosrowijayan. Nous choisissons finalement le Merapi (200 000 Rp, clim, eau chaude) où nous resterons 4 nuits. Le soir, nous dînons au Bladock, de bonne qualité mais plutôt cher (~70 000 Rp pour 2 jus de fruits, un plat et un dessert pour deux).


J3 : En ce 3ème jour, nous décidons d’aller visiter le Kraton le matin (~15 000 Rp). Le prix n’est pas excessif mais nous regrettons de ne pas avoir prix de guide car nous sommes peut être passés à côté de pas mal de choses tout seuls. Nous avons assisté à un spectacle musical d’un Gamelan (orchestre Indonésien).

L’après-midi, nous avons prix un bus climatisé sur Malioboro (le personnel de la compagnie est très sympathique et nous indique la marche à suivre) pour seulement 3000 Rp afin de se rendre aux temples Hindous de Prambanan. Le site est intéressant mais peut se parcourir assez rapidement.


En conséquence, le prix de 13 $ semble élevé à mes yeux concernant ce site qui vaut néanmoins le détour. Au retour, nous rencontrons un groupe d’écolières particulièrement intriguées par notre apparence (ceci est une remarque globale, les gens sont très intrigués par les touristes que nous étions, moins sur Bali).

L’une d’entre elles se charge de la traduction auprès de ses camarades dans un très bon anglais. Le soir, nous dînons au Superman qui affiche un excellent rapport qualité-prix (65 000 Rp pour 2 jus de fruits, 2 plats et un dessert).
J4 : Aujourd’hui, nous partons pour Borobodur. Pour cela, nous prenons un bus sur Malioboro pour aller à la gare routière où partent des bus pour Borobudur (1h30, 20 000 Rp mais le prix normal semble être de 10 000 Rp). Nous passons le temps en discutant avec un couple de Français d’une cinquantaine d’années habitués de l’Asie.
Depuis la gare de Borobudur, le site principal se situe à 1/4h à pied et l’entrée vaut 15 $, ce qui est encore assez cher mais plus en adéquation avec l’intérêt du site en comparaison avec Prambanan. J’ai été vraiment ébloui par ce site Bouddhiste grandiose par sa taille et son état général. Nous restons quelques heures avant de rentrer tranquillement vers Yogyakarta en bus.



J5 : En ce 5ème jour, nous décidons d’aller aux marché aux oiseaux qui a déménagé et se situe à présent assez loin plus au sud (se méfier car les plans de la ville ne sont pas du tout à l’échelle). Nous avançons donc en bus avant de finir à pied. Le marché est relativement vide mais la visite reste intéressante. On voit beaucoup d’oiseaux mais aussi des singes et des reptiles donc un énorme serpent enroulé dans une caisse en bois ouverte et dont le diamètre faisait largement 10 cm. Au retour, pour la première fois, la personne du bus nous a mal conseillés (il faut dire que plusieurs bus avec le même numéro n’ont pas forcément le même parcours) et nous avons voyagé une bonne heure avant de retomber sur Malioboro. Pour finir la journée, nous avons flâné un peu au marché central ainsi que dans les boutiques le long de l’avenue.
Gunung Bromo et Kawa Ijen
J6 : Après notre 4ème nuit au Merapi, nous sommes partis dans le cadre d’un tour de 3 jours organisé par Sosro Tour en direction du Bromo puis du Kawa Ijen (530 000 Rp sans négociation). Je déconseille cette agence pour sa piètre organisation. Le trajet en minibus est interminable et dure presque 12 h jusqu’à Sukapura, 10 kms avant Cemoro Lawang (nous devions dormir à Cemoro Lawang théoriquement). Nous avons changé 2 fois de minibus et poirauté à chaque fois. Nous avons subi leur organisation pendant ces 3 jours à regret et nous n’aurions pas fait pire tout seul. Par contre, pour le Kawa Ijen, ça semble compliqué en routard. Toujours est-il que nous arrivons vers 22 h au Sukapura Hotel (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) pour se lever le lendemain à 2h45 au lieu de 3h30 puisque nous ne sommes pas à Cemoro Lawang.

Le prix des Jeep pour le point de vue du Penanjakan annoncé à 70 000 Rp/personne à Yogyakarta est passé à 90 000 Rp. Un peu agacés et pas motivé pour faire partie de la file de Jeep, nous décidons d’aller au Bromo seulement à pied. Ce fut probablement un mauvais choix car la journée était belle et les photos à faire magnifiques. Nous avons un peu galéré pour trouver le chemin du Bromo de nuit et le lever du soleil n’était pas fantastique. Nous avons quand même eu le temps de se balader aux bords du cratère fumant, seul intérêt à nos yeux. De plus, je ne comprends pas qu’on puisse appeler un lieu parc national alors qu’il y a Jeeps, voitures, scooters et motos partout. En clair, nous avons été plutôt déçus du Bromo.


Ensuite, retour à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir. Là encore, nous devions arriver à Pos Paltuding vers 15 h pour profiter de la piscine de l’hôtel Cartimore (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) et finalement nous sommes arrivés vers 19h. Les chambres n’étaient vraiment pas terribles de notre côté de l’hôtel mais le repas correct et bon marché (~15 000 Rp/plat)
J7 : Nouveau lever à 3h30 pour être prêt à 4h. Bien sûr, nous partons encore en retard, à bord d'un minibus pas du tout adapté à la route. L’environnement forestier est vraiment agréable et nous arrivons au lever du soleil au pied du Kawa Ijen. Après un peu plus d’une heure de marche, nous approchons le cratère, magnifique ! Ce site est vraiment grandiose et beaucoup mieux préservé que le Bromo à mon sens. Nous rencontrons tout au long du parcours les porteurs de souffre ramenant plusieurs de dizaines de kilos dans des paniers en bambous. C’est vraiment impressionnant et force le respect. Pour l’anecdote, une Française s’est particulièrement illustrée. Elle n’a pas voulu donné un centime pour acheter les morceaux de souffre des porteurs, ce qui peut se comprendre, et s’est ensuite empressée de ramasser des petits morceaux par terre. Pathétique… Je suis ensuite descendu dans le cratère afin de m’approcher des émanations. Il y avait du monde mais cela n’enlevait tien à la beauté de l’endroit. Je ne suis pas resté longtemps car le vent tournait et les fumées ne sont pas très agréables, que ce soit pour les voies respiratoires ou les yeux. Après être remonté du cratère puis redescendus aux minibus, nous avons repris la route en direction de Ketapang après s’être arrêtés dans une plantation de café.




A suivre...
Java-Bali-Lombok 15/07/09 - 09/08/09 24 jours
Taux de change : 1 € ~ 11300 Rp Budget global par personne tout inclus (matériel, vaccins, spray, transport, hébergement, visites, souvenirs, frais bancaires…) : 1500 € dont vols internationaux : Lyon-Londres avec Easyjet, un seule bagage de soute : 91 € Londres-Jakarta via Dubai avec Emirates : 555 € et vol domestique : Denpasar-Jakarta avec Air Asia : 38 €
La répartition du budget n’est pas précise car nous (ou plutôt je) avons oublié le guide dans un DAB à Lovina. Le petit déjeuner est tout le temps inclus sauf au Citra à Bandung.
Le voyage aller entre Lyon et Jakarta
Hormis que l’escale à Londres Gatwick d’une dizaine d’heures ait été longue, pas grand-chose à signaler. L’aéroport de Londres Gatwick est composé de deux terminaux, Nord et Sud, relié par une navette aérienne en quelques minutes.
Le voyage avec Emirates jusqu’à Jakarta via Dubai s’est bien passé, la nourriture est de qualité tout comme les avions (Boeing 777). A l’arrivée à Jakarta vers minuit, il faut payer le « visa on arrival » de 25 $ avant de passer les douanes. Et là c’est long ! Quasiment 2 heures je pense.
Ensuite, nous avons pris un taxi BlueBird pour aller jusqu’à Jalan Jaksa moyennant 120 000 Rp tout inclus (autoroute notamment).
L’arrivée et les premiers jours jusqu’à Yogyakarta
J1 : Nous sommes donc arrivés vers 2h30 dans une Jalan Jaksa plus qu’animée ! Cela nous rassure car nous n’avons pas réservé d’hôtel et devons en chercher un en pleine nuit. Nous commençons à avancer et tombons rapidement sur 2 touristes nous indiquant que tout est complet… Ça commence bien. Nous continuons, faisons le tour du block en s’arrêtant notamment aux 2 Ibis mais ça ne sourit pas. Nous croisons au passage quelques rats mais sinon. Cependant, il ne règne pas de climat d’insécurité. Nous finissons par trouver à l’Istana Ratu dans Jalan Jaksa (350 000 Rp, eau chaude, clim).

Couchés à 3 heures du matin, la nuit est courte. Le lendemain, nous quittons la chambre pour la gare de Gambir pour aller à Bandung le jour même. Nous trouvons une place mais il ne reste que l’executive avec clim (3h, ~ 50 000 Rp ? voir le site de Kereta Api).

Le voyage est confortable et agréable, nous arrivons à Bandung vers 17h. Et là, la galère continue ! Deux heures de marche pour trouver un hôtel qui n’est pas « full ». Nous n’avons pas vraiment compris comment tous ces hôtels/auberges étaient remplis à Bandung. Même le Moritz, repaire connu des backpackers était plein. Si quelqu’un a une réponse, je suis preneur. Ceci dit, nous atterrissons au Citra (130 000 Rp, eau froide, ni ventilo ni clim) pour passer la pire nuit de ce voyage, notre chambre donnant sur la rue. Pour couronner le tout, nous allons dîner dans un resto pas loin et nous faisons arnaquer en beauté. Il y a beaucoup de gens et plutôt des grandes tables. Les prix ne sont pas indiqués sur la carte mais vu le standing, on ne s’affole pas trop et commandons 2 plats. La nourriture est bonne mais au moment de payer, la note affiche 150 000 Rp ! On a clairement l’impression de se faire pigeonner. Je demande la carte avec les prix et en effet les plats sont à 70 000 Rp. Je demande les notes de autres tables et elles sont également salées sauf que le prix du plat ne dépend pas du nombre de personnes qui le mange. Finalement, après de longs pourparlers, nous payons et abandonnons. Nous n’avons même pas pu nous balader dans Bandung ce qui nous laisse un souvenir plutôt négatif de la ville, dommage.
J2 : Après une « bonne » nuit de sommeil, nous allons à la gare pour prendre un train classe moyenne en direction de Yogyakarta acheté la veille (8h, 120 000 Rp, ventilo). Le voyage vaut à mes yeux vraiment la peine, les paysages sont magnifiques et nous voyageons avec bon nombre de locaux. Le ventilo est suffisant et moins « coup de froid » que la clim et le train s’avère, avec le recul, être le moyen de transport le plus confortable. Le voyage passe relativement vite étant donné le spectacle aux fenêtres.
Yogyakarta et ses environs
Nous arrivons à Yogya vers 16h et il y a beaucoup de places disponibles dans les hôtels de Sosrowijayan. Nous choisissons finalement le Merapi (200 000 Rp, clim, eau chaude) où nous resterons 4 nuits. Le soir, nous dînons au Bladock, de bonne qualité mais plutôt cher (~70 000 Rp pour 2 jus de fruits, un plat et un dessert pour deux).


J3 : En ce 3ème jour, nous décidons d’aller visiter le Kraton le matin (~15 000 Rp). Le prix n’est pas excessif mais nous regrettons de ne pas avoir prix de guide car nous sommes peut être passés à côté de pas mal de choses tout seuls. Nous avons assisté à un spectacle musical d’un Gamelan (orchestre Indonésien).

L’après-midi, nous avons prix un bus climatisé sur Malioboro (le personnel de la compagnie est très sympathique et nous indique la marche à suivre) pour seulement 3000 Rp afin de se rendre aux temples Hindous de Prambanan. Le site est intéressant mais peut se parcourir assez rapidement.


En conséquence, le prix de 13 $ semble élevé à mes yeux concernant ce site qui vaut néanmoins le détour. Au retour, nous rencontrons un groupe d’écolières particulièrement intriguées par notre apparence (ceci est une remarque globale, les gens sont très intrigués par les touristes que nous étions, moins sur Bali).

L’une d’entre elles se charge de la traduction auprès de ses camarades dans un très bon anglais. Le soir, nous dînons au Superman qui affiche un excellent rapport qualité-prix (65 000 Rp pour 2 jus de fruits, 2 plats et un dessert).
J4 : Aujourd’hui, nous partons pour Borobodur. Pour cela, nous prenons un bus sur Malioboro pour aller à la gare routière où partent des bus pour Borobudur (1h30, 20 000 Rp mais le prix normal semble être de 10 000 Rp). Nous passons le temps en discutant avec un couple de Français d’une cinquantaine d’années habitués de l’Asie.
Depuis la gare de Borobudur, le site principal se situe à 1/4h à pied et l’entrée vaut 15 $, ce qui est encore assez cher mais plus en adéquation avec l’intérêt du site en comparaison avec Prambanan. J’ai été vraiment ébloui par ce site Bouddhiste grandiose par sa taille et son état général. Nous restons quelques heures avant de rentrer tranquillement vers Yogyakarta en bus.



J5 : En ce 5ème jour, nous décidons d’aller aux marché aux oiseaux qui a déménagé et se situe à présent assez loin plus au sud (se méfier car les plans de la ville ne sont pas du tout à l’échelle). Nous avançons donc en bus avant de finir à pied. Le marché est relativement vide mais la visite reste intéressante. On voit beaucoup d’oiseaux mais aussi des singes et des reptiles donc un énorme serpent enroulé dans une caisse en bois ouverte et dont le diamètre faisait largement 10 cm. Au retour, pour la première fois, la personne du bus nous a mal conseillés (il faut dire que plusieurs bus avec le même numéro n’ont pas forcément le même parcours) et nous avons voyagé une bonne heure avant de retomber sur Malioboro. Pour finir la journée, nous avons flâné un peu au marché central ainsi que dans les boutiques le long de l’avenue.
Gunung Bromo et Kawa Ijen
J6 : Après notre 4ème nuit au Merapi, nous sommes partis dans le cadre d’un tour de 3 jours organisé par Sosro Tour en direction du Bromo puis du Kawa Ijen (530 000 Rp sans négociation). Je déconseille cette agence pour sa piètre organisation. Le trajet en minibus est interminable et dure presque 12 h jusqu’à Sukapura, 10 kms avant Cemoro Lawang (nous devions dormir à Cemoro Lawang théoriquement). Nous avons changé 2 fois de minibus et poirauté à chaque fois. Nous avons subi leur organisation pendant ces 3 jours à regret et nous n’aurions pas fait pire tout seul. Par contre, pour le Kawa Ijen, ça semble compliqué en routard. Toujours est-il que nous arrivons vers 22 h au Sukapura Hotel (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) pour se lever le lendemain à 2h45 au lieu de 3h30 puisque nous ne sommes pas à Cemoro Lawang.

Le prix des Jeep pour le point de vue du Penanjakan annoncé à 70 000 Rp/personne à Yogyakarta est passé à 90 000 Rp. Un peu agacés et pas motivé pour faire partie de la file de Jeep, nous décidons d’aller au Bromo seulement à pied. Ce fut probablement un mauvais choix car la journée était belle et les photos à faire magnifiques. Nous avons un peu galéré pour trouver le chemin du Bromo de nuit et le lever du soleil n’était pas fantastique. Nous avons quand même eu le temps de se balader aux bords du cratère fumant, seul intérêt à nos yeux. De plus, je ne comprends pas qu’on puisse appeler un lieu parc national alors qu’il y a Jeeps, voitures, scooters et motos partout. En clair, nous avons été plutôt déçus du Bromo.


Ensuite, retour à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir. Là encore, nous devions arriver à Pos Paltuding vers 15 h pour profiter de la piscine de l’hôtel Cartimore (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) et finalement nous sommes arrivés vers 19h. Les chambres n’étaient vraiment pas terribles de notre côté de l’hôtel mais le repas correct et bon marché (~15 000 Rp/plat)
J7 : Nouveau lever à 3h30 pour être prêt à 4h. Bien sûr, nous partons encore en retard, à bord d'un minibus pas du tout adapté à la route. L’environnement forestier est vraiment agréable et nous arrivons au lever du soleil au pied du Kawa Ijen. Après un peu plus d’une heure de marche, nous approchons le cratère, magnifique ! Ce site est vraiment grandiose et beaucoup mieux préservé que le Bromo à mon sens. Nous rencontrons tout au long du parcours les porteurs de souffre ramenant plusieurs de dizaines de kilos dans des paniers en bambous. C’est vraiment impressionnant et force le respect. Pour l’anecdote, une Française s’est particulièrement illustrée. Elle n’a pas voulu donné un centime pour acheter les morceaux de souffre des porteurs, ce qui peut se comprendre, et s’est ensuite empressée de ramasser des petits morceaux par terre. Pathétique… Je suis ensuite descendu dans le cratère afin de m’approcher des émanations. Il y avait du monde mais cela n’enlevait tien à la beauté de l’endroit. Je ne suis pas resté longtemps car le vent tournait et les fumées ne sont pas très agréables, que ce soit pour les voies respiratoires ou les yeux. Après être remonté du cratère puis redescendus aux minibus, nous avons repris la route en direction de Ketapang après s’être arrêtés dans une plantation de café.




A suivre...
Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!
Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!
After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!
This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!

Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...
Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...




Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!
After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!
This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!

Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...
Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...




Nos plus belles photos 2014 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Que voir avant de mourir? English translation pending
🙂Ce We, je suis tombée sur un livre qui avait à peu près ce titre là... Genre "100 choses à voir ou à vivre dans le monde avant de mourir"... J'ouvre.... curieuse.....
Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)
Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...
Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java
A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)
Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...
Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java
A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Intérêt du Vietnam English translation pending
Je vous donne mon avis sincère de voyageur sur le Vietnam sachant que j'ai voyagé là-bas en février et que je ne suis pas allé au nord de Hanoï ni au sud de Nha Trang.
Pour juger un voyage, j'ai l'habitude de séparer l'aspect pratique d'un côté et l'intérêt des sites de l'autre.
Du côté « pratique », le Vietnam obtient un 19/20. Je n'entre pas dans le détail mais il est incroyablement facile et bon marché de voyager dans ce pays. Et avec des standards occidentaux voire meilleurs. Enormément de moyens de transport, hôtels d'excellente qualité et vraiment pas chers...
Entre l'aspect pratique et l'intérêt des sites, je mets la cuisine et le climat. Je ne vais pas écrire des lignes sur la cuisine qui fait tout simplement partie des tops mondiaux. Juste 2 bémols : les prix sont très élevés dans les restaus raffinés par rapport aux prix du pays. Et contrairement à la Chine, on peut tomber sur des restaus où on se moque des touristes. Résultat : un repas perdu alors que chaque repas peut se transformer en souvenir de rêve au Vietnam. Donc attention. Les guides touristiques écrits sont ici très utiles.
On est averti qu'au Vietnam le temps peu être gris. Et selon les sources, on peut reprendre espoir et se dire que finalement cette saison n'a pas l'air si mal. Pour ma part, je n'ai peut-être pas eu de chance mais alors j'en ai eu beaucoup dans les nombreux autres pays où je suis allé. Le ciel est souvent gris. Au nord, ça peut même être une attraction pour curieux de voir cette grisaille prête à vous tomber sur la tête. D'autre part, j'ai rarement vu une telle fraîcheur à une telle lattitude.
Les gens sont très sympas. Certains parlent anglais et il est très intéressant d'échanger avec les vietnamiens mais il faut savoir qu'ils ont un caractère trempé dans l'acier...
Les sites sont d'un intérêt limité. Le pays est surpeuplé et avide de développement. L'aspect traditionnel et religieux est quasi absent notamment par rapport à la Thaïlande. La nature est très très abîmée. Quand vous lisez les guides, vous vous dîtes que vous allez vous régaler à explorer les côtes ou qu'il y a des animaux à voir. C'est le problèmes des guides écrits qui ne comparent pas les pays entre eux. Ils vont utiliser les même adjectifs pour un pays moyen et pour les plus beaux pays. Oui, il y a des pays beaucoup mieux que d'autres ! En fait les côtes vietnamiennes ne sont pas terribles. Selon un guide les îles Cham sont un « époustouflant archipel ». Peut-être que si le Vietnam était le seul pays sur terre ce serait vrai mais il n'en est rien et il y a beaucoup mieux ailleurs. Les grottes de Phong Nha ouvertes au grand public sont d'un intérêt très limité et les autres sont vraiment très très chères d'accès et nécessitent souvent des réservations.
Mon but n'est pas de dénigrer le Vietnam mais d'éclairer les voyageurs car les guides ne le font pas. Je pense que le Vietnam est un pays idéal pour un retraité ou pour vivre quelques mois. Par contre si vous souhaitez découvrir ce qu'il y a de mieux en Asie du sud-est et que vous n'avez que quelques semaines par an, ne commencez pas par le Vietnam.
Pour juger un voyage, j'ai l'habitude de séparer l'aspect pratique d'un côté et l'intérêt des sites de l'autre.
Du côté « pratique », le Vietnam obtient un 19/20. Je n'entre pas dans le détail mais il est incroyablement facile et bon marché de voyager dans ce pays. Et avec des standards occidentaux voire meilleurs. Enormément de moyens de transport, hôtels d'excellente qualité et vraiment pas chers...
Entre l'aspect pratique et l'intérêt des sites, je mets la cuisine et le climat. Je ne vais pas écrire des lignes sur la cuisine qui fait tout simplement partie des tops mondiaux. Juste 2 bémols : les prix sont très élevés dans les restaus raffinés par rapport aux prix du pays. Et contrairement à la Chine, on peut tomber sur des restaus où on se moque des touristes. Résultat : un repas perdu alors que chaque repas peut se transformer en souvenir de rêve au Vietnam. Donc attention. Les guides touristiques écrits sont ici très utiles.
On est averti qu'au Vietnam le temps peu être gris. Et selon les sources, on peut reprendre espoir et se dire que finalement cette saison n'a pas l'air si mal. Pour ma part, je n'ai peut-être pas eu de chance mais alors j'en ai eu beaucoup dans les nombreux autres pays où je suis allé. Le ciel est souvent gris. Au nord, ça peut même être une attraction pour curieux de voir cette grisaille prête à vous tomber sur la tête. D'autre part, j'ai rarement vu une telle fraîcheur à une telle lattitude.
Les gens sont très sympas. Certains parlent anglais et il est très intéressant d'échanger avec les vietnamiens mais il faut savoir qu'ils ont un caractère trempé dans l'acier...
Les sites sont d'un intérêt limité. Le pays est surpeuplé et avide de développement. L'aspect traditionnel et religieux est quasi absent notamment par rapport à la Thaïlande. La nature est très très abîmée. Quand vous lisez les guides, vous vous dîtes que vous allez vous régaler à explorer les côtes ou qu'il y a des animaux à voir. C'est le problèmes des guides écrits qui ne comparent pas les pays entre eux. Ils vont utiliser les même adjectifs pour un pays moyen et pour les plus beaux pays. Oui, il y a des pays beaucoup mieux que d'autres ! En fait les côtes vietnamiennes ne sont pas terribles. Selon un guide les îles Cham sont un « époustouflant archipel ». Peut-être que si le Vietnam était le seul pays sur terre ce serait vrai mais il n'en est rien et il y a beaucoup mieux ailleurs. Les grottes de Phong Nha ouvertes au grand public sont d'un intérêt très limité et les autres sont vraiment très très chères d'accès et nécessitent souvent des réservations.
Mon but n'est pas de dénigrer le Vietnam mais d'éclairer les voyageurs car les guides ne le font pas. Je pense que le Vietnam est un pays idéal pour un retraité ou pour vivre quelques mois. Par contre si vous souhaitez découvrir ce qu'il y a de mieux en Asie du sud-est et que vous n'avez que quelques semaines par an, ne commencez pas par le Vietnam.
Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes.
Lire la suite...
Quelques informations en vrac au retour d'Indonésie English translation pending
Bonjour,
Voici quelques infos utiles pour ceux qui ont y aller :
Budget tout compris pour 4 semaines à 4 :
2108euros de vols (4A/R) 2180euros (soit environ 20euros par jour et par personne) 160euros (4 billets Jakarta-YogyaKarta par Lion Air) 385euros (4 billets Mataram(Lombock)-Jakarta par Lion Air)
Numéro Malaysian Airlines à Jakarta pour ceux qui l'utilise pour reconfirmer le retour (c'est marrant, il faut toujours reconfirmer mais le numéro n'est jamais communiqué à l'achat du billet) donc por Malaysian : 0215229690
Taxe Aeroport vols domestics : 40000rps soit 2, 85euros/billet Taxe Aéroport vols internationaux : 150000Rps soit environ 10euros/billet Visa "on arrival" : 25$ valable 30jours
Location d'un Scooter automatic 103cc à la journée : 40000 a 50000Rps (environ 3euros)🙂 Prix du litre d'essence : 4500Rps (environ 30cts)🙂
Guide de voyage Petit Futé : Il est difficile de faire plus erronné au niveau des tarifs (a multiplier au moins par 2)🤪 Pas assez d'infos mais il est vrai que c'est le moins cher.
Quelques hotels méritant de la pub :🙂 A jakarta : Gondia International Guesthouse, 22 JL Gondia Kencil (Incroyable, hotel Calme, de plus, p'tit dej très correct) 180000Rps la double avec sdb A Bogor : Homestay Puri Bali, c'est vraiment pas le luxe mais ambiance sympathique et super bien placé. 100000Rps la chambre A YogyaKarta : Prambanan Guesthouse, rien à dire, très agréable avec piscine et p'tit dej délicieux pour 190000Rps la nuit. A Kuta(DE LOMBOCK) : Segara Anak, face à la mer, super agreable aussi, super honnête, bon resto, bungalow de 80000Rps a 135000Rps, petite piscine, beau jardin.
Quelques hotels méritant de ne plus avoir de clients :🙁 A Kuta(DE LOMBOCK) : Anda (a coté du Segara Anak), bungalows miteux, avec odeurs de chiottes et presque sans eau dans un jardin miteux pour 2 fois plus cher que son super voisin le segara anak. En fait il loue ses chambres le soir lorsque tous les autres sont complets (forcement il lui reste quelques bungalows pourris qu'il peut louer 4 fois le prix au pov touriste qui arrive trop tard en haute saison)
Le Mont Bromo : Superbe, même en étant 3500derrière la balustrade en attendant le lever du soleil, finalement, ne vaudrait-il pas mieux y monter vers 10h du mat plutot que 4h ? Bon, sinon le matin il fait 5° la-haut mais des vestes bien chaudes sont à louer dans les hotels ou sur place pour 10000 a 20000Rps donc pas la peine de se charger des polaires🙂 Le Kawa Ijen : Superbe et belle balade, très impressionnant de descendre dans le cratere voir les porteurs de souffre (facile)🙂
Trawagan (Gili's LOMBOCK) : Mieux vaut réserver son hotel sinon c'es 4 fois le prix assuré. A partir de 17h le soir, tout est complet. Il reste encore sur cette ile quelques rares endroits vraiment très beaux mais plus pour très longtemps, les betonneuse tournent. Comparé à la région de KUTA a LOmbock, cette île ne vaut rien, je pense que ces voisines sont plus interessantes car moins frequentées mais sans plus, Aucun intérêt d'y aller donc, a part pour ceux qui font de la plongée et encore.
Un restaurant qui mérite lui aussi de la pub : Le balina Lagoon a Ubud, petit restaurant vraiment très très bon, très acceuillant et 2 fois moins chers que les autres, l'essayer c'est l'adopter.
Voili, voila, a part cela, une dernière réflexion faite avec le recul : L'indonésie est un pays qui se visite en chaussant ses chaussures de randonnées, il ne faut pas hésiter à s'enfoncer dans la nature de ce pays magnifique sous peine de revenir légèrement déçu. En effet, sans un minimum d'effort physique, on ne voit à mon avis, pas grand chose, les grands axes étant une fois pour toute sacrifiés au dieu touriste.
Bon.. mais ce n'est que mon avis.
Voici quelques infos utiles pour ceux qui ont y aller :
Budget tout compris pour 4 semaines à 4 :
2108euros de vols (4A/R) 2180euros (soit environ 20euros par jour et par personne) 160euros (4 billets Jakarta-YogyaKarta par Lion Air) 385euros (4 billets Mataram(Lombock)-Jakarta par Lion Air)
Numéro Malaysian Airlines à Jakarta pour ceux qui l'utilise pour reconfirmer le retour (c'est marrant, il faut toujours reconfirmer mais le numéro n'est jamais communiqué à l'achat du billet) donc por Malaysian : 0215229690
Taxe Aeroport vols domestics : 40000rps soit 2, 85euros/billet Taxe Aéroport vols internationaux : 150000Rps soit environ 10euros/billet Visa "on arrival" : 25$ valable 30jours
Location d'un Scooter automatic 103cc à la journée : 40000 a 50000Rps (environ 3euros)🙂 Prix du litre d'essence : 4500Rps (environ 30cts)🙂
Guide de voyage Petit Futé : Il est difficile de faire plus erronné au niveau des tarifs (a multiplier au moins par 2)🤪 Pas assez d'infos mais il est vrai que c'est le moins cher.
Quelques hotels méritant de la pub :🙂 A jakarta : Gondia International Guesthouse, 22 JL Gondia Kencil (Incroyable, hotel Calme, de plus, p'tit dej très correct) 180000Rps la double avec sdb A Bogor : Homestay Puri Bali, c'est vraiment pas le luxe mais ambiance sympathique et super bien placé. 100000Rps la chambre A YogyaKarta : Prambanan Guesthouse, rien à dire, très agréable avec piscine et p'tit dej délicieux pour 190000Rps la nuit. A Kuta(DE LOMBOCK) : Segara Anak, face à la mer, super agreable aussi, super honnête, bon resto, bungalow de 80000Rps a 135000Rps, petite piscine, beau jardin.
Quelques hotels méritant de ne plus avoir de clients :🙁 A Kuta(DE LOMBOCK) : Anda (a coté du Segara Anak), bungalows miteux, avec odeurs de chiottes et presque sans eau dans un jardin miteux pour 2 fois plus cher que son super voisin le segara anak. En fait il loue ses chambres le soir lorsque tous les autres sont complets (forcement il lui reste quelques bungalows pourris qu'il peut louer 4 fois le prix au pov touriste qui arrive trop tard en haute saison)
Le Mont Bromo : Superbe, même en étant 3500derrière la balustrade en attendant le lever du soleil, finalement, ne vaudrait-il pas mieux y monter vers 10h du mat plutot que 4h ? Bon, sinon le matin il fait 5° la-haut mais des vestes bien chaudes sont à louer dans les hotels ou sur place pour 10000 a 20000Rps donc pas la peine de se charger des polaires🙂 Le Kawa Ijen : Superbe et belle balade, très impressionnant de descendre dans le cratere voir les porteurs de souffre (facile)🙂
Trawagan (Gili's LOMBOCK) : Mieux vaut réserver son hotel sinon c'es 4 fois le prix assuré. A partir de 17h le soir, tout est complet. Il reste encore sur cette ile quelques rares endroits vraiment très beaux mais plus pour très longtemps, les betonneuse tournent. Comparé à la région de KUTA a LOmbock, cette île ne vaut rien, je pense que ces voisines sont plus interessantes car moins frequentées mais sans plus, Aucun intérêt d'y aller donc, a part pour ceux qui font de la plongée et encore.
Un restaurant qui mérite lui aussi de la pub : Le balina Lagoon a Ubud, petit restaurant vraiment très très bon, très acceuillant et 2 fois moins chers que les autres, l'essayer c'est l'adopter.
Voili, voila, a part cela, une dernière réflexion faite avec le recul : L'indonésie est un pays qui se visite en chaussant ses chaussures de randonnées, il ne faut pas hésiter à s'enfoncer dans la nature de ce pays magnifique sous peine de revenir légèrement déçu. En effet, sans un minimum d'effort physique, on ne voit à mon avis, pas grand chose, les grands axes étant une fois pour toute sacrifiés au dieu touriste.
Bon.. mais ce n'est que mon avis.