En rentrant de
Serbie, je me sens très gênée de faire la bise à des gens que je ne connais pas. Mais comme je n'ai pas spécialement envie d'être désagréable, je le fais quand même, si je n'ai pas le temps de tendre la main. En
Serbie, on ne fait la bise qu'aux gens avec qui on a un minimum d'intimité: les ami-e-s, la famille.
J'ai gardé aussi le claquement de langue qui veut dire "c'est clair", "bien sûr". Mais ça dépend avec qui je suis, car ce n'est pas très poli en dehors des ami-e-s et de la famille.
Un truc un peu moins marrant, c'est que j'ai gardé certaines tournures grammaticales du Serbe quand je parle Français. ça va après deux mois en
France, ça commence à rentrer dans l'ordre, mais je fais des fautes du genre: "Nous allons manger son pain" au lieu de "Nous allons manger notre pain".
Sinon en
Serbie ça les faisait marrer que je sois autant polie, à toujours demander pour prendre un cigarette dans un paquet de quelqu'un-e, de dire "bonjour, s'il vous plaît, merci, au revoir" dans les commerces. C'est d'ailleurs à ça qu'on repérait que j'étais une "Serbe" pas très normale...
Je leur ai aussi fait découvrir la vinaigrette, le fait de faire un repas avec entrée plat dessert et non tout sur la table dans des plats à piocher.
De 4 ans de vie commune avec un mari Algérien, j'ai gardé le fait de manger certaines choses avec le pain et les doigts: les oeufs sur le plat, je ne sais plus les manger autrement, ça me paraît très bizarre de les manger avec une fourchette.
Et comme Parvat, le fait d'être en pénurie de pq ne me gêne pas, par contre ça m'a plus gênée quand c'était le cas et que des amis venaient à la maison