Que vois-je? Un tetra planant au-dessus de chez moi?
Qu'ouïe-je? Qu'il entend nous dicter ce que nous devrions faire?
Vous pouvez bien nommer comme vous voulez les règles et les documents, leur dénier telle ou telle qualité, arguer qu'ils n'existent pas, qu'ils n'ont pas de légitimité.
Vous pouvez bien tenir pour imbéciles, mal formés et tutti quanti les personnels qui font leur job dans les aéroports et ailleurs.
Vous pouvez jouer sur les nuances entre sécurité et sûreté, appeler un contrôle un filtre.
Ce que vous ne pouvez pas c'est, au prétexte de votre révolte de salon premium, conseiller aux voyageurs de s'affranchir de se conformer aux demandes locales à un moment donné, car c'est les desservir.
Je serais amusé de vous voir mettre en oeuvre vos gesticulations face à un officier (parce que vous ne vous adressez pas aux exécutants, n'est-ce pas) sud-africain, ou mieux, zimbabwéen.
Ces gens-là en ont soupé des leçons des petits blancs (ils s'en tamponnent). Et ils ont des préoccupations autrement sérieuses.
(Je précise, puisque à vous lire l'expérience est importante, qu'au
Zimbabwe je n'ai pas eu d'autre choix que de m'exécuter sous le nez de mitraillettes)