Bonjour,
Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...
Deux jours d'acclimatation à
La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.
Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce :
www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm
Suisse installé en
Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie
suisse (ok ok elle était facile !)
Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la
Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait !
N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir !
Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc...
Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens !
Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.
Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !
Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement
Mercredi 8 aout
Rouen-
Paris Saint Lazare - Roissy -
Miami8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable,
entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)
Jeudi 9 aout
Arrivée à
La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo.
On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café...
Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses.
Le soir on est morts, couchés super tôt.
Vendredi 10 aout
Journée dans
La Paz.
Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.
Pas de photos de
La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.
Samedi 11 aout
On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de
La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large !
On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers
Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !
lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !
on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit
Ça te convient comme compte rendu ?
à suivre !
hop, la suite !
Dimanche 12 aout :
Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable.
Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet.
D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !)
Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit !
Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige.
On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir.
Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains.
On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes.
On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné.
On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi.
Puis traversée de
Sajama direction la vallée des geysers.
On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où)
On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.
Lundi 13 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de
Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado.
Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion...
Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières.
Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée.
Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste.
Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige.
On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre.
Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.
Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !
Lundi 13 aout :
On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos.
C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien.
Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.
sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis
Sajama quand il ne sera plus masqué)
sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.
La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.
on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon
un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église
Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la
Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le
Pérou mais pas de route vers le
Pérou par contre)
Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre.
On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.derrière les montagnes c'est le
Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade...
certainement qu'elle va vers
Cuzco ?
un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !
le volcan Tacora
Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut
on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.
des flamands pas très roses
visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !
et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au
Pérou sans s'en rendre compte
cap plein sud maintenant
à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !
c'est fissuré quasiment à perte de vue
nous y voilà à ma quebrada !
descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur
Tupiza (ou le départ pour vous !)nous vlà au fond
la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon
Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres.
Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !
arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village.
En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village.
Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé.
Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au
Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en
Bolivie.
Au lit !
Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière !
J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !
Mercredi 15 aout :
J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain.
On prend la petite piste vers le site de El
Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé.
Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes.
Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ !
Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche,
pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud.
Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit.
Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes,
se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du
Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ?
Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi !
Ils s'en vont, à nous la piscine.
Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux.
Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...
Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?
Jeudi 16 aout :
Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets.
Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en
Bolivie.
Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage.
Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens
Bolivie =>
Chili, personne dans le sens
Chili =>
Bolivie.
Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent.
Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet !
C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza.
Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout.
A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller...
On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait.
On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot.
A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied !
La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste.
Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale.
On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout...
On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon.
Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya !
Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée.
Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza.
Nous voilà aux abords du salar d'
Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa.
La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel !
Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale.
Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates.
Nuit douillette.
aux abords du salar de Coïpasa
l'église de Conception de Belen
Vendredi 17 aout :
Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude...
On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit.
Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa.
Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar.
Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée".
Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde.
On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase !
Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.
dans le village de Coquesa
la rampe d'accès de Coquesa
Tu le dis si t'en as marre hein !
Samedi 18 aout :
On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème.
On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu.
La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée...
On finit par atteindre
San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...).
On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit...
On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota.
De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain.
Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...)
On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse...
Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent.
Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...)
J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière.
Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes.
On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador" (la maison en fait, qui surplombe la lagune).
La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là.
Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle !
Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).
le pittoresque cimetière du village de
San Juan
la descente sur San Augustin
entre San Augustin et Villa Alota
la laguna Honda
Dimanche 19 aout :
Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands.
Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière.
Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris !
Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver,
Nouvelle Zélande,
Islande),
mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises.
Par contre, vent + altitude = frisquet !
Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque !
Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers.
En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna.
Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !
Lundi 20 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco.
Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal !
On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace.
On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée.
On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le
Licancabur et la
laguna blanca sont cachés.
Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité.
Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid.
Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !
Mardi 21 aout :
En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...).
On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ?
Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour,
on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage.
Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio.
Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour.
Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place.
Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous,
il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger !
Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.
tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?
Mercredi 22 aout :
On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators.
En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade.
Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures.
On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir !
Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques.
Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place,
qu'on risque de mourir de froid...!
C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres.
J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit.
Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil.
En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit.
Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !
la grande lagune Miscanti
et la petite lagune Miniques qui la jouxte
Jeudi 23 aout :
Lever, ptit dèj, retour à Spa.
En milieu d'après midi, direction la
vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans.
Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !
Vendredi 24 aout :
Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la
Bolivie.
On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc !
On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri.
Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.
samedi 25 aout :
Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo.
On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous !
La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète...
Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref...
On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena.
Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur.
On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère).
En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord.
Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas.
On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon.
Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort !
On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis,
on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée.
Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste.
C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter,
des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle,
on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous.
Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.
Dimanche 26 aout :
On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse.
C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face :
un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc.
Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne
entre 4000 et 5000.
On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche.
Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka.
On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée.
On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate !
Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis,
nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros...
Marché conclus !
La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles !
Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ?), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint.
Demain on arrivera à
Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.
Lundi 26 aout :
Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ.
Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller.
Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage,
mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position.
Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps.
Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée
de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne...
Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins.
On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy.
Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers
Tupiza.
Dans la descente finale vers
Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice !
On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture.
Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas...
Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à
Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le
Paris-
Dakar !
On finit la splendide descente sur
Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !
Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port.
Je me doutais que l'arrivée sur
Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire !
On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !
mardi 27 aout :
Journée autour de
Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...
Mercredi 29 aout :
En route pour
Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même.
La traversée de
Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture !
On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé.
L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking.
Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)
Jeudi 30 aout :
L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre
Tupiza et
Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans
Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à
Potosi puis de partir sur
Oruro.
On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire.
On part pour
Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé.
Ambiance vraiment différente de
Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante.
Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles.
Pas de photos j'ai fait ma feignasse !
Vendredi 31 aout : Direction
La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier !
On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.
Samedi + dimanche :Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport,
La Paz -
Santa Cruz -
Miami -
Paris -
Rouen !
Le mot de la fin en images !
Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)