Seconde partie
ARRETES FONDATEURS DE L'EFEO 1898-1902 (sources le site de l'EFEO)
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Création de la M.A.I. – Journal Officiel de l’Indochine Française (JOIF)
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15 décembre 1898 : arrêté portant création d'une Mission Archéologique d'Indo-
Chine (MAI) à
Saigon. Cet arrêté est de signé par Paul Doumer, Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902
• Article premier : Il est fondé en Indo
Chine une mission archéologique permanente. Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur général et sous le contrôle spécifique de l'Académie des belles- lettres de l'Institut de
France• Article 2 : Elle a pour objet :
1°) de travailler à l'exploration scientifique et philologique de la presqu'ile indochinoise, de favoriser par tous les moyens la connaissance de son histoire, de ses monuments, de ses idiomes ;
2°) de contribuer à l'étude érudite des régions et civilisations voisines ;
Inde,
Chine Malaisie etc
Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur général et sous le contrôle scientifique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de l'Institut de
France-
30 décembre 1898 : arrêté nommant Louis Finot directeur de la Mission Archéologique d'Indo-
Chine- 20 janvier 1900 : arrêté changeant la dénomination de la mission archéologique d'indo-
chine (également signé par Paul Doumer)
• Article 1 : La Mission Archéologique d'Indo-
Chine, créée par arrêté du 15 décembre 1898 et placée sous le contrôle scientifique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de l'Institut de
France, portera désormais la dénomination Ecole française d'Extrême-Orient.
- En 1902, le siège de l’École est installé à
Hanoï avec pour missions scientifiques principales l’exploration archéologique, la collecte de manuscrits, la conservation des monuments, l’inventaire ethnographique des groupes ethniques, l’étude du patrimoine linguistique, sans oublier l’histoire de toutes les civilisations asiatiques, de l’
Inde jusqu’au
Japon. En appui à cette vaste ambition scientifique, une bibliothèque et un musée, devenu depuis Musée national d’Histoire du
Vietnam, viendront bientôt compléter l’installation du siège.
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En 1904 et 1907, le Siam (en 1939 le Siam a changé de nom pour devenir la
Thaïlande) rend au
Cambodge les provinces occidentales –
Battambang,
Siem Reap et Stung Treng – qui étaient occupée par ce pays.
• C'est à ce moment-là que les français ont tracé la nouvelle frontière entre le
Cambodge et le Siam
Le temple du
Preah Vihear se trouvait alors sur le territoire du
Cambodge.
Par la suite il y a eu des contestations des thaïlandais qui estimaient qu'il y avait eu une erreur de tracé des frontières et que le
Preah Vihear devait se trouver sur leur territoire.
La Cour pénale Internationale de
La Haye précisait le 15 Juin 1962 que le temple du
Preah Vihear, après de nombreux conflits avec la
Thaïlande, appartenait au seul territoire du
Cambodge.
Cela n'a pas empêché d'autres conflits entre les deux pays
Le temple est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 Juillet 2008.
- Début des travaux de l'Ecole Française d'Extrême Orient à
Angkor
- 1907 : création de la
Conservation d'Angkor. Afin d'éviter le vol de diverses pièces des temples d'
Angkor, on les a déposées à la Conservation. Le premier directeur était Jean Commaille. Henri Marchal lui a succédé.
Voir :
vorasith.online.fr/...e/angkor/temple0.htm
Nota : Les bâtiments de la conservation se trouvent au Nord de
Siem Reap. En principe on ne visite pas cet endroit. J'ai quand même pu visiter un des bâtiments... Les plus belles pièces ont été déposées au Musée de
Siem Reap.
- Cette première période de l’École reste marquée par des collaborateurs prestigieux qui comptent toujours parmi les grands noms de l’orientalisme : Paul Pelliot (*), Henri Maspero, Paul Demiéville en sinologie ; Louis Finot, George Cœdès pour l’épigraphie indochinoise ; Henri Parmentier pour l’archéologie, Paul Mus, pour l’histoire des religions...
(*) Paul Peillot (1878 – 1945), Membre de l'EFEO de 1899 à 1911. En 1902 il a traduit le livre "Mémoires sur les coutumes du
Cambodge de Tcheou Ta-Kouan" :
Tcheou Ta-Kouan appelé aussi Zhou Daguan, était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au
Cambodge et visita
Angkor en 1296.
- La M.A.I., puis l''EFEO sont présentes au
Cambodge depuis le début du XIXème siècle, avec une interruption dès 1973. Le site de
Siem Reap a fermé suite à l'occupation de la région d'
Angkor par les Khmers rouges. En 1992 le centre de
Siem Reap a réouvert.
- 14 Décembre 1992 : le Comité du Patrimoine Mondial a temporairement inscrit
Angkor sur la liste des
Sites du Patrimoine Mondial en danger en Décembre 1992.
- 13 Octobre 1993 : création du CIC (Comité International de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'
Angkor) lors de la Conférence intergouvernementale à
Tokyo, au
Japon.
La création de ce CIC-
Angkor était l’une des conditions exigées par le Comité du patrimoine mondial pour accepter le site d’
Angkor sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le CIC-
Angkor se réunit deux fois par an, assurant ainsi le suivi régulier de toutes les opérations menées sur le site avec l’assistance de quatre experts dans le domaine de la préservation et de l’archéologie et trois dans le domaine du développement durable. Il s’agit du mécanisme international de coordination de l’assistance fournie par différents pays et organisations pour assurer la cohérence des différents projets, et pour définir des normes de conservation dans la Charte d’
Angkor.
Le CIC-
Angkor est coprésidé par la
France et le
Japon. L’UNESCO, en étroite collaboration avec l’Autorité nationale
APSARA, assure le secrétariat permanent.
Des équipes de diverses nationalités se sont placées sous l'autorité morale du CIC et travaillent à la restauration des monuments, il y a bien sûr la
France avec l'EFEO.
Aux divers pays il faut ajouter l'ONG américaine
World Monuments Fund. Cette ONG est indépendante, à but non lucratif, créée en 1965 à
New York, pour sauver les monuments les plus précieux du monde
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Décembre 1995 : l'
APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d’
Angkor) a été créée par Décret Royal.
La mission principale de l'APSARA est la préservation, l'aménagement et l'entretien du site d'
Angkor, en collaboration avec le Ministère de la Culture et des Beaux-Arts.
L'APSARA est également chargée de la formation continue des historiens, archéologues et conservateurs chargés de gérer et d'entretenir le site d'
Angkor.
Une inscription permanente par l'UNESCO dépendait alors des actions concrètes menées sur le terrain par le gouvernement du
Cambodge.
En reconnaissance de trois ans de progrès établissant une responsabilité nationale pour la protection et l'administration du site, le Comité du Patrimoine Mondial confirma
l’inscription permanente d’Angkor sur la liste du Patrimoine Mondial en Décembre 1995.
L'ANASTYLOSELa restauration des temples utilise le procédé de l'anastylose, mot d'origine grecque signifiant "relèvement des colonnes".
"L'anastylose – nous dit Balanos, conservateur des Monuments de l'Acropole d'
Athènes – consiste dans le rétablissement ou relèvement d'un monument avec ses propres matériaux et selon les méthodes de construction propres à chacun. L'anastylose s'autorise de l'emploi discret et justifié de matériaux neufs en remplacement des pierres manquantes sans lesquelles on ne pourrait replacer les éléments antiques". (
Maurice Glaize "Les monuments du groupe d'
Angkor")
L'anastylose fut introduite au
Cambodge par Henri Marchal, au retour d'un voyage d'études à
Java où il avait pu se rendre compte de l'excellence de la méthode. Celle-ci, appliquée par lui pour la première fois à
Banteay Srei à partir de
1931. A partir de 1936
Maurice Glaize (architecte de formation) est devenu le spécialiste de l'anastylose pour les monuments du groupe d'
Angkor.
Cette méthode est particulièrement indiquée dès lors qu'il s'agit, comme ici, de monuments faits de pierres simplement posées les unes sur les autres. En pratique, après le débroussaillement et la recherche de tous les blocs qui se sont effondrés, les pans de murs sont déposés, assise par assise, puis les blocs numérotés sont reposés sur une base affermie, en tentant de remettre à leur place tous les blocs qui ont été retrouvés dans les déblais.
Le remontage effectif du monument est donc précédé d'une série de remontages partiels au sol, en étant guidé par la connaissance que l'on peut avoir des formes architecturales et des décors sculptés : le travail matériel et les études d'histoire de l'art vont donc de pair. Toute interprétation, comme tout remplacement d'un bloc manquant par une pierre trop travaillée qui pourrait tromper sur l'authenticité, sont bannis.
Voir le rapport d'activité de la 17ème Session Plénière du CIC du 25/11/2010
unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000216484
icc-angkor.org/fr/
Voir également :
fr.unesco.org/icc-angkor-25
icc-angkor.org/...le-monde-25_02_2017/
Jacques