Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Krikri6792 · 4 août 2010 à 14:54 · 31 photos 94 messages · 20 participants · 17 219 affichages | | | | À: Kashtin · 13 août 2010 à 21:47 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 41 de 94 · Page 3 de 5 · 1 820 affichages · Partager Hi Pascale !
je me demande si les courges australiennes vont se plaire à 1100 mètres
Je ne vais pas mettre tous les œufs dans le même panier !  Je ferais une tentative dans le jardin de mes parents à 330m, une chez moi à 700m. Et pourquoi pas une à la "maison de campagne" à 1100m ? Les potirons y viennent bien après avoir été démarrés sous serre, les autres années.  Il faut seulement qu'il ne gèle pas trop en mai et juin. 
On verra bien ! 
A bientôt | | | À: Michel63 · 13 août 2010 à 21:50 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 42 de 94 · Page 3 de 5 · 1 814 affichages · Partager Oui, mais tu m'as dit que ceux je t'ai donnés ne poussent pas... 
Pascale | | | À: Vnoa · 14 août 2010 à 10:12 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 43 de 94 · Page 3 de 5 · 1 804 affichages · Partager Coucou Valérie,
... les chutes sont belles ! (les 4 en enchainement : superbe !) mais cela n'a pas l'air facile pour y accéder !
Je confirme qu'effectivement les Mitchell Falls ne sont pas faciles d'accès... je parle de la piste qui mène au plateau car la randonnée n'a rien de difficile.
La piste reste malgré tout fréquentée donc pour un petit problème, les Australiens équipés comme des pros, peuvent toujours te dépanner. En revanche, cela se complique et peut vraiment coûter une fortune en cas de gros problème nécessitant un remorquage  . Néanmoins, nous n'étions pas les seuls avec un véhicule de location.
Sinon, des tours opérateurs avec de petits bus 4X4 s'y rendent, pour ceux qui ne veulent pas s'y rendre par leurs propres moyens. A proximité du camping rudimentaire du parc national se trouve un "Wilderness Camp" si on a envie de s'offrir la nature alliée à plus de confort. Ce n'est néanmoins pas le même prix 
A+
Christine | | | À: Krikri6792 · 14 août 2010 à 14:35 · Modifié le 14 mai 2016 à 14:17 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 44 de 94 · Page 3 de 5 · 1 792 affichages · Partager Voilà les 5 jours suivants, toujours sur la Gibb River Road à la découverte de ses nombreuses attractions, encore des cascades et bassins pour se baigner mais aussi une gorge fréquentée par des crocodiles d'eau douce et un tunnel (grotte) à traverser dans le noir !
Bonne lecture et à +
Gibb River Road : de Mt Elizabeth Station à Imintji via Manning Gorge
J16 : Lu 14/06/10
Notre Toyota reprend du service aujourd’hui. La journée est consacrée au retour sur la Gibb River Road, ce qui signifie refaire les 185 kilomètres de piste et plus encore, selon notre destination finale. Départ 7 heures. Sacrée journée en perspective !
Bon, là, on connaît le terrain et on adapte la conduite en conséquence.
Après la zone la plus difficile, je prends le volant et Hervé s’occupe de la navigation : carte et GPS en main, il m’indique régulièrement les vitesses réelle et moyenne ainsi que le kilométrage parcouru. On n’avance pas vite : 30 km/heure, à peine !
Quand on voit la couleur des troncs et des buissons qui bordent la piste, on comprend pourquoi certains véhicules sont couverts de boue rouge.
Ils s’amusent à foncer à tombeau ouvert dans la moindre flaque. Et nous ? Euh, nous avons préféré rester raisonnables. D’ailleurs notre Land Cruiser est à peine éclaboussé.
Je ne suis pas une conductrice efficace. Sur la tôle ondulée, je crains d’accélérer, on avance comme des tortues. Hervé, à bout de patience, finit par reprendre le volant. En appuyant un peu sur le champignon, on ressent beaucoup moins les ondulations du terrain.
Lors du trajet aller, nous n’avions pas pris le temps de voir la galerie d’art aborigène près de la King River. C’est prévu aujourd’hui. Beaux exemples de rock art.
Au bout de trois heures trente, on rejoint Kalumburu Road, soit une vitesse moyenne de 30 km/h sur le tronçon effectué. Sur la portion à venir, cette moyenne passe à 50 km/h pour une moyenne générale de 40 km/h.
Arrivés vers 13 heures à Drysdale River Station, on est ravis de pouvoir mettre les pieds sous la table : le bar sert d’excellents en-cas !
Après deux nuits en camping, un peu de confort pour la nuit prochaine est souhaitable. L’hébergement le plus proche est à 160 kilomètres. Un petit coup de téléphone permet de nous assurer qu’il y a des disponibilités. Dans l’affirmative, nous poursuivons.
La piste est pourrie jusqu’à l’intersection avec la Gibb, mais ça, ce n’est pas nouveau. En revanche, après toutes ces heures sur de la piste rugueuse, nous trouvons la Gibb très lisse et filons à près de 100 km/h vers notre destination finale.
Mt Elizabeth Station, isolée au bout d’une piste de 30 kilomètres (encore une !) est un DB&B (Dinner Bed & Breakfast) familial dans une exploitation authentique de 100 000 acres élevant bétail et chevaux. La propriété offre quatre chambres rustiques qui se partagent deux salles de bain, le tout très bien tenu, dans un beau jardin fleuri et calme. Un véritable havre de paix !
Nous partageons les lieux avec deux couples australiens : Jane et Ronald de Melbourne, Margareth et Hilton de Perth. Quand nous arrivons, ils en sont déjà à l’apéro et, bien sûr, nous invitent à trinquer avec eux. Entre autres sujets abordés, celui de notre président de la République, connu même ici, surtout depuis son mariage avec la belle Carla.
Fin d’après-midi conviviale dans le jardin.
Le dîner est servi à 18 h 30. En voyant les rondeurs de la cuisinière, on pouvait espérer faire un bon dîner... finalement, il sera plutôt décevant. En revanche, l’ambiance est très sympathique autour de la table, les contacts faciles et chaleureux avec nos nouveaux amis australiens.
J17 : Ma 15/06/10
De bonne heure, les chiens de la maison sont ravis de faire le tour de la propriété avec nous. Les animaux ne manquent pas : vaches et chevaux bien sûr, mais aussi wallabies, paons, perroquets roses et gris... une véritable arche de Noé !
Le petit déjeuner, servi à 7 h 30, est, contrairement au dîner d’hier, copieux et complet (œufs, toasts, céréales). Nos amis australiens insistent pour que nous goûtions le « vegemite », une spécialité typiquement australienne.
Le pot, la couleur et l’aspect du contenu rappellent ceux du Nutella. Mais la comparaison s’arrête là : il s’agit d’une pâte à tartiner relativement salée, brun foncé, à base de levure de bière. Autant dire que c’est infect, surtout au petit déjeuner !
Suite de notre périple sur la Gibb River Road. Au programme de cette matinée : rallier Mt Barnett Roadhouse à 70 kilomètres pour accéder au bout d’une piste de 7 kilomètres au trail menant à la cascade et aux bassins de Manning Gorge.
La balade commence de façon originale par une baignade obligatoire. En effet, il faut absolument traverser la rivière à la nage. Pour les effets personnels, des boîtes en polystyrène sont prévues sauf que ce matin, elles sont toutes sur la berge opposée. Bon, je me dévoue pour en ramener une !
Une fois la berge traversée, Lower Manning Gorge avec ses affleurements rocheux, son sable blanc et son eau claire laisse présager le meilleur. C’est déjà un petit coin idyllique !
Un petit prospectus nous indique qu’il y a 2 kilomètres jusqu’à la Upper Manning Gorge... on part dans cette optique mais le chemin nous paraît vraiment plus long. Une documentation ultérieure précise que ce sont bien 3 kilomètres et une heure quinze de trajet... ce qui semble correspondre à notre ressenti.
Mais la gorge vaut bien ce petit effort ! Bientôt, plusieurs bassins naturels dans lesquels se jette une belle cascade s’offrent à nous.
Nous ne résistons pas à un petit bain rafraîchissant après la marche sous un soleil de plomb.
Le retour est prétexte à dénicher fleurs, feuilles et fruits remarquables.
Après le pique-nique sur la terrasse ombragée de la roadhouse, nous continuons toujours sur la Gibb River Road en direction de la destination du soir : Imintji, 100 km. Mais les attractions ne manquent pas sur ce trajet : Galvans Gorge mérite bien un petit détour. La gorge est jolie mais déjà à l’ombre.
L’endroit est infesté de mouches. Je comprends pourquoi certains randonneurs portent un filet à mouches : ici elles sont vraiment collantes !
Cette fois-ci, c’est vraiment parti. Certes, si on avait voulu, il y avait aussi Adcock Gorge ! Quand je vous dis que la GRR est ponctuée d’attractions... mais à ce rythme, il aurait fallu prévoir le double de jours.
A 16 h 30 nous atteignons Imintji où nous expérimentons le « Wilderness Camp », à l’image des camps de safari en Afrique. Cette formule a été inventée par le tour opérateur APT (Australian Pacific Touring) pour loger avant tout ses groupes de touristes en voyage organisé, dans cette région du Kimberley. Nous avons eu l’occasion de croiser à plusieurs reprises leurs cars 4X4 prévus pour de petits groupes de personnes déjà d’un certain âge. Les étapes se font en camping amélioré.
En effet, le camp propose en tout inclus (dîner, petit déjeuner et boissons) des « tented cabins » pour deux personnes, avec deux lits simples. Les sanitaires sont partagés mais de qualité (toilettes à chasse, robinetterie et faïence nickel, installation pour handicapés).
Pour le dîner, il y a deux services, deux groupes arrivant dans le camp à des heures différentes. On nous a intégrés au premier groupe pour le dîner à 18 heures. Nous nous attendions à nous sentir un peu à l’écart mais pas du tout, nous avons partagé la table avec un jeune couple de Hollandais venu comme nous en indépendants, un couple d’Australiens d’un certain âge voyageant avec le groupe (lui souffre de Parkinson) et une dame d’origine irlandaise, coquette, excentrique et bavarde avec qui nous avons passé une très agréable soirée.
En plus, le dîner est d’une rare qualité !
Bref, une formule qui permet d’être proche de la nature tout en bénéficiant de confort. Bien sûr, le prix est en rapport avec la qualité.
Manning Gorge
Gibb River Road : Bell Gorge, Windjana Gorge et Tunnel CreekJ18 : Me 16/06/10
Le petit déjeuner du groupe auquel nous avons été intégrés est prévu entre 6 et 7 heures. Agrémenté par le bavardage des cacatoès, le lever est par conséquent matinal, mais c’est l’occasion de profiter d’une plus grande journée.
Dès 7 heures, nous sommes sur la Gibb. A un jet de pierre d’Imintji, nous la délaissons déjà pour 30 kilomètres de piste vers une nouvelle gorge, Bell Gorge, réputée être la plus belle, comme son nom l’indique.
Comme d’habitude, on accède aux gorges par le haut.
Pour traverser, c’est beaucoup plus facile que les fois précédentes. Pas besoin de se mouiller. Quelques pierres et rochers, bien placés... et le tour est joué ! Paysage de carte postale !
Encore une petite descente raide et le bord du bassin est à nous ! Au fond, la cascade, encore partiellement à l’ombre !
Bien sûr, je me jette à l’eau pendant qu’Hervé décrète qu’il est encore trop tôt pour lui.Le retour est comme souvent favorable à la découverte de petites merveilles. Fleur de baobab Fleur de kurrajong (Brachychiton)
Entre la baignade, la randonnée jusqu’à la cascade et les 60 kilomètres A/R pour la rejoindre, toute la matinée y passe et quand on revient sur la Gibb, c’est déjà l’heure du pique-nique. Le jardin ombragé d’Imintji Store est l’endroit idéal, d’autant que le magasin vend des expressos et des douceurs pour l’accompagner.
Le camping de Windjana Gorge où nous avons prévu de passer la nuit est encore à 80 kilomètres. Nous ignorons Lennard Gorge (il faut faire des choix) et filons droit sur Windjana.
En traversant le massif de King Leopold, la Gibb nous livre quelques formations rocheuses étranges.
Une version australienne de Picasso’s Face !
En tout cas, celle-ci, c’est sûr, c’est sans hésiter... Victoria’s Head !
A 125 kilomètres de son extrémité, nous quittons définitivement la Gibb River Road pour bifurquer sur la Fairfield Leopold Downs Road. Vers 15 heures, nous arrivons au camping du parc national de Windjana Gorge : 11 AUD/personne dans une enveloppe, car ici c’est un camping un peu plus aménagé. En plus des toilettes sèches et des robinets d’eau, des douches sont à disposition. Ah, ce n’est pas le luxe du camp d’Imintji, on patauge un peu dans les douches, mais c’est mieux que rien !
Nous nous contentons de dresser la tente avant de partir à la découverte de la gorge... pour une baignade ? Ah, non, ici il vaut mieux ne pas tenter, l’endroit est réputé pour abriter de nombreux crocodiles d’eau douce.
Le sentier menant à la gorge part du camping. Les parois de cette gorge n’ont rien à voir ni avec l’aspect ni avec la couleur des gorges précédemment visitées.
Ici nous avons affaire à une gorge bordée de falaises de 100 mètres de haut ayant fait partie d’une grande barrière de corail à l’ère dévonienne, il y a 350 millions d’années.
On a beau scruter les berges de la rivière, pas le moindre croco en vue... rien que des troncs d’arbre au sol ! Mais en y regardant de plus près, ceux qu’on prenait pour des bois flottants sont bien de vrais reptiles.
La balade continue pendant 3,5 kilomètres dans la gorge nous livrant encore quelques belles bêtes dans un paysage de jungle. Bientôt, des cris stridents nous intriguent. Mais d’où viennent-ils ?
Ce sont des hordes de chauve-souris s’agitant dans les arbres ! Quelle cacophonie !
Le retour au camping se fait tout juste avant la tombée de la nuit. Ici il n’y a pas autant d’animation que dans les campings précédents, les campeurs ont l’air plus individualistes et il y a davantage de familles. Bon, tant pis, nous dînons rapidement dans notre coin avant d’aller scruter les étoiles à distance des lumières de certains campeurs.
Le ciel est incroyablement étoilé.
J19 : Je/17/06/10
Comme souvent en camping, nous partons tôt (7 heures)... mais l’un de nos voisins a été encore plus matinal, il a claqué les portes et démarré son van à 4 heures du matin. Grrr !
De Windjana, la piste de Fairfield Leopold Downs longe la falaise du Devonian Reef et aboutit 37 kilomètres plus loin à un autre parc national, Tunnel Creek.
Parcourir Tunnel Creek nécessite un petit équipement, il faut une torche et des chaussures ne craignant pas l’eau car il s’agit de traverser un tunnel de 750 mètres de long sur 3 à 15 mètres de large creusé par un ruisseau à travers un contrefort de la Napier Range. Il faut par conséquent marcher dans l’eau froide, parfois jusqu’aux genoux.
Vu l’heure, nous sommes parmi les premiers à pénétrer dans la grotte. Dès l’entrée, on est dans l’ambiance... envoûtante !
Des passages dans l’eau jusqu’aux cuisses alternent avec des passages sur de petites plages de sable dans une relative obscurité. Le bâton de marche est bien utile pour sonder le fond de l’eau.
A force de regarder où on met les pieds, n’oublions pas de lever le nez vers les voûtes : le spectacle est aussi au plafond !
Certaines stalactites sont joliment ciselées !
A mi-chemin, à la faveur d’un effondrement de la paroi, un flot de lumière inonde la grotte !
Plus loin, le plafond est bien hermétique... à part deux petits « yeux » laissant filtrer un rayon !
ça y est, la sortie est en vue et avec elle, le retour de la lumière et de la verdure !
Après cette petite balade ludique, il faut faire un choix pour la suite du parcours jusqu’à Broome : soit refaire la piste jusqu’à la Gibb River Road pour rejoindre Derby puis Broome, soit continuer la Fairfield jusqu’à la nationale et rejoindre Broome en évitant Derby.
La deuxième solution est retenue, d’autant que la Fairfield Road a elle aussi son lot de baobabs remarquables.
Après plus de 1000 kilomètres de piste en sept jours, nous retrouvons le bitume vers 11 h 30. Hourra ! ça fait du bien, mais en même temps, les 186 km et les deux heures de route qui suivent jusqu’à Wilware Roadhouse me paraissent interminables.
On prend le temps de se requinquer un peu à la roadhouse avant de repartir pour deux nouvelles heures de trajet.
Le parcours jusqu’à Broome est monotone : en haut de chaque côte, on découvre une nouvelle portion de route tout aussi rectiligne et interminable sur des kilomètres. Seul élément un peu distrayant : le passage de plusieurs ponts à une voie de circulation !
Rien de frappant dans le paysage si ce n’est cette grande plaine couverte de petites termitières à perte de vue.
Vers 16 heures, nous pénétrons dans Broome, 14 000 habitants, une grande ville au regard des localités rencontrées jusqu’à présent. Autrefois centre d’activité perlière, elle est aujourd’hui réputée pour ses grandes plages de sable et son ambiance cosmopolite détendue.
Un petit arrêt au Visitor Center nous permet de glaner quelques informations pour la journée de demain, car nous avons une journée d’avance sur nos prévisions dont nous comptons bien profiter demain pour découvrir les alentours.
La chambre « luxe » réservée à l’hôtel Mercure a tout pour nous satisfaire. Pendant qu’Hervé se relaxe à la piscine (le veinard !), je m’attelle à une tâche indispensable après ces dix jours passés dans la poussière de l’outback. Toute la soirée, je monopolise les deux seuls lave-linge et le seul sèche-linge de cet hôtel de 136 chambres au grand dam des autres client(e)s qui trépignent d’impatience derrière moi !
Après cette corvée, il faut aussi faire les courses. Heureusement à Broome, les supermarchés ont des horaires adaptés aux exigences des touristes. Le restaurant de l’hôtel, lui aussi, sert assez tard... sous forme de buffet, ce qui nous convient très bien !
Bell Gorge
De Broome à Port Hedland... à suivre ! | | | À: Krikri6792 · 17 août 2010 à 16:06 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 45 de 94 · Page 3 de 5 · 1 758 affichages · Partager bonjour Krikri
Ce carnet de voyage sur l' Australie Occidentale est pour moi une pure calamité  . Je m'explique. De retour d'un trip en voiture de plus de 4 semaines dans les Balkans (9 pays) et en mer Egée, rempli de bonnes résolutions (j'ai un carnet de voyage à peine commencé, et il serait urgent de m'y remettre), je reviens sur mon site préféré (VF), jette un coup d'oeil sur les nouveaux carnets, et tombe (entre autres) sur le tien. A déguster en priorité, et en détail, sans retenues aucunes. La Catastrophe. Impossible de revenir sur MON carnet, tant je suis fasciné par le votre. La cata pour la poursuite de mon CR (il devra attendre encore un peu), mais quel pied !
Toujours très documenté, avec une présentation quasi professionnelle (qualité des photos, du texte, de la mise en page, de l'information,...), il est un régal à déguster, et une mine de renseignements (sans parler de votre intérêt pour la botaniques ou les petits animaux). Un must.
En effet, l' Australie est une région fascinante, et par bien des points rappelant l'Ouest Américain. Nous y avons passé 5 semaines en 2005, et cela nous fait toujours rêver. D'ailleurs, cela reste une de mes destinations possibles pour 2011 (sinon 2012). Tu comprendras sans peine l'intérêt que je trouve à votre carnet.
Votre façon de voyager, assez rustique, avec beaucoup de camping sauvage et de pistes très difficiles, n'est pas la notre (ma femme ne voudrait pas me suivre), mais fait fantasmer !
En 2005, nous avions loué une voiture non 4-4, mais, sans nous en vanter auprès du loueur, nous lui avions néanmoins fait voir beaucoup de paysages insolites pour elle, et beaucoup de pistes rouges. Sans jamais cependant approcher vos aventures. La période (Septembre Octobre) était peut-être un peu plus favorable que pour vous. C'était encore la période sêche, mais à sa fin et il n'avait pas plu depuis très longtemps ; cela nous a facilité la logistique (pas de cours d'eau ou de boue à traverser). Quant aux crocodiles "périodiques" (d'eau douce), cela faisait plusieurs mois qu'ils avaient (en principe) été déplacés (les baignades étaient plus détendues  ). Restaient bien sûrs, mais plus regroupés dans les derniers billabongs ou trous d'eau, les énormes crocodiles de mer, toujours impressionnants.
Notre trajet : Sidney (ville adorable, beaucoup de similitudes avec San Francisco). Blues Mountains. Rte vers Melboune par l'arrière pays, très sauvage. Côte magnifique jusqu'à Adélaide, Grampians NP, Kangaroo Island. Flinders Range. Poursuite jusqu'au centre rouge (Uluru, King Canyon, Alice Springs) via pistes ou Stuart Hwy. Remontée, par Stuart Hwy jusqu'à Katherine et Kakadu (à Cooinda, nous étions dans le même hotel (lodge) que vous, très sympa ; de même qu'à Katherine (mais à l'époque c'était un Mercure). Litchfield NP. Puis 5 jours très agréables et cool à Darwin. A notre époque, la vitesse n'était pas limitée sur la route dans le Northern Territory  (il semble que c'était 130 pour vous).
Pour l'an prochain (ou celui d'après), votre trajet me fait rêver, mais je crains qu'il soit trop difficile pour nous (je n'ai cependant pas dit mon dernier mot). A défaut, nous referions une bonne part de ce qui nous avait plu, en y ajoutant le Queenland, et surtout la Gde Barrière de Corail. (Cependant, je suis aussi tenté par un retour en Alaska -et ses ours- l'été prochain. Cela n'a rien à voir, mais reste très attrayant. Il nous faudra choisir).
Au plaisir de lire la suite de votre carnet. Bon courage, et félicitations. | | | À: Trois14 · 18 août 2010 à 19:16 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 46 de 94 · Page 3 de 5 · 1 733 affichages · Partager Bonjour JP
Quel message et que d'éloges... je suis confuse...  d'autant plus confuse que, moi aussi, j'ai lu ton carnet (même plusieurs fois) mais je me disais que j'avais le temps de te mettre un petit mot puisque j'avais cru comprendre que tu était parti en voyage ! Et non seulement, te voilà revenu (alors que je n'ai toujours pas pris le temps de t'écrire un mot), mais déjà tu as lu notre récit et déjà tu as pris le temps de m'écrire ce long message ! Tu comprends que je me sens confuse...
J'ai cru comprendre que ton voyage ouest-américain a été en tout point réussi. J'espère que celui dans les Balkans l'aura été également !
En tout cas, ton parcours de 2005 était sympa aussi... et sur les étapes communes, c'est drôle que nous ayons eu le même choix d'hôtels ! Nous avons sans doute des goûts similaires  ... ce qui explique que notre voyage puisse te plaire ! Tu peux rassurer ton épouse en lui précisant qu'elle n'est pas obligée de camper. Dans tous les coins un peu reculés il existe aussi des structures plus confortables appelées suivant les endroits "Wilderness Camp" ou "Eco Retreat" où elle trouvera le confort allié à la nature !
J'espère sincèrement que tu pourras effectuer ce trajet rêvé... car c'est une des régions les plus sauvages d' Australie... ceci dit, les ours de l' Alaska, c'est pas mal non plus !
Je reste à ta disposition si tu as besoin d'infos et te dis à très bientôt sur ton post.
Encore merci pour ta lecture assidue.
Christine et Hervé. | | | À: Krikri6792 · 18 août 2010 à 21:34 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 47 de 94 · Page 3 de 5 · 1 719 affichages · Partager Bonsoir Christine et Hervé,
Une pause australienne à la Krikri et Hervé... Quelle aubaine! Un peu de débauche, de répit et de fuite devant le Southwest!
Il me le pardonnera ; je suis sûre d'y re-goûter toujours avec immenses plaisir et passion.
Australie... L' Australie... non cela ne m'évoque rien, tout au plus quelques émissions TV glanées de temps à autre.
Je suis petite, très petite et ce continent bien trop grand...pour moi !
Je comprends vos hésitations et appréhensions pour déterminer vos choix d' itinéraires, pas facile de s'y retrouver.
Et évidemment, bingo, Hervé et Christine ont trouvé le bon filon.
Pure découverte, une pure merveille, Nature pure et sauvage...
Je suis toujours et encore pleine d'admiration devant le résultat et votre rendu de carnet de voyage/site.
La destination inconnue joue le rôle d'investigateur, le contenant/contenu de colmateur et les auteurs de livreurs de merveilleuses aventures...
Vous resplendissez encore tous les deux honorés d'un travail remarquable, exemplaire ! Quel talent de conteuse pour toi, Christine et quel talent de photographe/artiste pour toi, Hervé
Respects.... à vous deux!
Je me suis sentie vraiment dans votre histoire, dans l' Australie profonde à partir de Purnululu...Attirée comme aimantée par cette piste La Gibb River Road et ses trésors sortis des nébuleuses (surtout les miennes!) australiennes occidentales.
Du bonheur ! Les galeries d'art aborigéne sont d'une extrême finesse et colorées à souhait dés vos premières visites et escapades...j'aime !
Tous ces points d'eau, cascades, piscines naturelles où l'on te voit, Christine patauger paisiblement dans ces décors de Rêves... j'adore ! Oui, du vrai bonheur !
Le lever de soleil à Purnululu puis les Mitchell Falls me laissent pantoise... j'émotionne !
Pures Félicitations en attendant vos conclusions et finances occasionnées ainsi que les niveaux T° air & eau, je vous salue chaleureusement, Laurence | | | À: Laurence49b · 19 août 2010 à 22:11 · Modifié le 14 mai 2016 à 14:56 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 48 de 94 · Page 3 de 5 · 1 692 affichages · Partager Hello Laurence,
Merci d'avoir pour un petit moment délaissé le Southwest américain pour le Northwest australien 
En tout cas, tes compliments nous vont droit au coeur et nous sommes touchés par ton enthousiasme ! C'est vrai que l'Ouest américain reste une référence et nous avons eu plusieurs fois l'occasion de nous y référer durant ce trip : certains paysages australiens nous faisaient systématiquement évoquer leurs pendants ouest-américains ! Nostalgie, nostalgie !
Malgré tout, ce voyage a été pimenté par les nombreux kilomètres de pistes parcourus et pour ça, l' Australie est unique !
Tu t'interrogeais sur les températures : nous avons eu un temps superbe, pas une goutte de pluie et des températures idéales, dans l'extrême Nord entre 30 et 33°, dans le Nord-Ouest entre 25 et 30° puis plus fraîches en progressant vers le Sud... mais cela, ce sera pour les prochains épisodes.
Encore merci pour ton message ! La suite dans le parc national de Karijini devrait aussi te plaire : roches rouges sur tendre verdure !
Bonne continuation... toujours dans l'Ouest américain ?
Christine | | | À: Krikri6792 · 20 août 2010 à 9:26 · Modifié le 14 mai 2016 à 14:58 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 49 de 94 · Page 3 de 5 · 2 065 affichages · Partager Le récit de notre voyage se poursuit : après une journée en bord de mer, nous nous enfonçons à nouveau dans les terres pour découvrir le superbe parc national de Karijini... les amateurs de roches rougeoyantes et de canyons étroits apprécieront sans doute ! En tout cas, nous, on a adoré !
Bonne découverte à tous ! 
De Broome à Port Hedland
J20 : Ve 18/06/10
Au nord de Broome, la superbe péninsule de Dampier, avec ses petites communautés aborigènes, son littoral grandiose et ses fabuleux coins de pêche nous tenterait bien. Mais cela aurait demandé au moins trois jours. Alors en une journée, nous nous contenterons d’en explorer un tout petit bout.
A 9 km à l’est de la ville, c’est la Cape Leveque Road, une dirt road longue de 200 km qui dessert la péninsule. Nous empruntons les 14 premiers kilomètres avant de prendre à gauche Manari Road. Les deux pistes sont à peu près du même acabit : sable rouge et tôle ondulée !
Nous dépassons la première intersection vers la ferme perlière avant de tourner à gauche à la suivante en espérant trouver la mer !
Que nenni... rien qu’un embrouillamini de pistes, partant dans tous les sens ! La mer semble très loin ! Nous essayons plusieurs traces... en vain... tout en allumant Garmin ! Il ne s’agit pas de se perdre !
Sur le point de faire demi-tour, voilà que nous entrevoyons des dunes et au-delà des dunes... la mer !
Enfin, une piste nous amène au bout du bout, vers une belle plage... où seule une famille australienne a planté sa tente.
Ils se proposent aussitôt de pousser leur voiture pour nous laisser de la place mais nous les rassurons en précisant que nous ne restons là que quelques heures.
Terre rouge, avec la mer au fond !
Vue sur la plage...
Le décor nous va bien, mais nous espérions nager dans une eau calme et transparente, ce n’est pas tout à fait le cas, la mer est assez agitée ici bien que ce soit l’océan Indien. Malgré tout, nous dénichons quelques rochers faisant office de baignoire où nous barbotons avec plaisir. L’eau est très bonne.
Un petit tour sur la plage, sauvage et déserte sur des kilomètres !
En début d’après-midi, nous poursuivons encore un peu sur la piste le long de la côte. Pour ceux qui aiment le camping en autosuffisance (sans eau ni toilettes), il est autorisé tout du long dans les emplacements désignés. Il y a des amateurs !
Quant à nous, nous retournons à Broome afin de voir à quoi ressemble la fameuse plage de Cable Beach.
Ah, là, il y a du monde sur la plage et aussi dans l’eau... notamment beaucoup de body boarders à la recherche de la vague ! On se croirait sur une plage de l’Atlantique.
Hervé s’y précipite aussitôt.
Moi, j’hésite... deux pas en avant, trois pas en arrière dès que je vois arriver une grosse vague.
Hervé en pleine action !
On se serait bien attardé un peu sur le sable mais une fois sortis de l’eau, il fait vraiment très chaud. Le thermomètre doit dépasser les 35°, nous incitant à migrer rapidement.
A 7 km de là, la plage de Cable Beach aboutit à Gantheaume Point où l’érosion a sculpté des formes surprenantes dans les rochers rouges.
Ayant fait le plein de soleil, de mer et de « pindan » (c’est le nom donné à cette région au sol rouge), nous finissons la journée dans la piscine de l’hôtel avant le dîner sur notre balcon.
J21 : Sa 19/06/10
On the road again... pour une grande étape de transition ! Adieu le Kimberley et ses baobabs, bientôt le Pilbara réputé pour son minerai de fer et ses roches parmi les plus anciennes du globe.
612 km et 8 heures de route jusqu’à Port Hedland, une simple étape dans notre progression vers Karijini National Park.
Le trajet se fait sur le bitume de la Great Northern Highway. Autant dire qu’il n’y a pas grand-chose de remarquable à observer. Pour égayer le parcours, mon copilote rivalise de précision et m’indique le moindre détail sur la carte : des noms tels que Dampier Downs, Frazier Downs, Anna Plains témoignent de la géographie des lieux... de grandes plaines au niveau de la mer ou... au-dessous, bordant le Grand Désert de sable. C’est plat, très plat !
En point de repère, deux roadhouses, respectivement au kilomètre 323 et 462.
A une quarantaine de kilomètre après la première, la mer n’est qu’à six kilomètres. Il va être midi, c’est le moment de faire un break.
Comme son nom l’indique, Eighty Mile Beach, une plage parsemée de coquillages, s’étend sur près de 120 kilomètres.
Une brochette de goélands bien alignés s’y est donné rendez-vous.
Nous trempons les pieds dans l’eau et aurions bien piqué une tête mais quelques méduses échouées nous font vite comprendre pourquoi personne ne s’y risque.
En tout cas, cette petite halte a permis de recharger nos batteries, et après le déjeuner c’est reparti pour la deuxième moitié du parcours.
Sur cette partie, nous avions projeté de faire un petit détour vers Cape Keraudren Natural Reserve et je ne sais toujours pas pour quelle raison on ne s’y est finalement pas arrêtés, surtout quand je vois les superbes photos de cette internaute. Un oubli impardonnable ! Alors si vous passez dans le coin, ne manquez pas le cap !
Plus on approche de Port Hedland, plus les road trains se font nombreux dans cette région minière. Quand on en croise un, il vaut mieux bien s’accrocher à son volant, on se sent littéralement aspiré par ces poids lourds de 53 mètres de long. Et quand on en double un, on a l’impression de s’engouffrer dans un étroit tunnel dont on est pressé de sortir.
Port Hedland, ville industrielle, ne nous attire pas plus que cela. Nous décidons de ne pas faire le détour de 15 km jusqu’au centre, mais de nous diriger vers South Hedland, sorte de ville nouvelle annexe de la précédente, afin de gagner du temps pour le lendemain.
Le Lodge Motel nous propose un package comprenant chambre, dîner, petit déjeuner et panier-repas pour le lendemain midi ! Nous demandons une chambre donnant sur la piscine mais la demoiselle nous dit qu’elles sont toutes occupées même si, précise-t-elle, nous ne verrons pas grand monde aujourd’hui.
La chambre qu’on nous octroie est un peu sombre mais la petite piscine agréable et il fait bon se détendre à l’ombre des palmiers.
Nous comprenons vite que l’hôtel héberge essentiellement (99 %) des employés des industries et/ou chantiers voisins, ce qui explique le forfait proposé et explique le taux d’occupation. Nous devons être les deux seuls vrais touristes parmi quelques travailleurs (c’est le week-end).
En raison du statut de l’hôtel, nous nous attendons, au dîner, à une cuisine de cantine. C’est tout le contraire : un grand choix de crudités, soupes, charcuterie, légumes, viandes et poissons, desserts fruits et glaces. Bref, une bonne surprise !
Autre bonne nouvelle : la laverie, comptant une bonne dizaine de lave-linge et autant de sèche-linge est gratuite, alors autant en profiter. Et pendant que le linge tourne, chacun peut s’essayer à pratiquer un alcootest. Celui d’Hervé est heureusement négatif !
Eighty Mile Beach
Karijini : Dales Gorge
J22 : Di 20/06/10
Lever aux aurores en même temps que nos voisins de chambre partant travailler (entre 5 h 30 et 6 heures). Au petit déjeuner, le choix est vaste, on se croirait au buffet du club Med. Comme prévu dans notre forfait, nous nous préparons un copieux pique-nique parmi tous les mets proposés : salade, crudités, viande froide, œufs durs, yaourt et fruits, tout cela bien rangé dans des boîtes en plastique à disposition. Avec toutes lesprovisions de notre glacière en plus, nous sommes prêts à tenir un siège !
Ce départ matinal nous offre un beau lever de soleil sur le fast-food voisin.
Nous nous éloignons provisoirement du bord de mer. La Great Northern Highway s’enfonce dans les terres, plein sud, dans une région à forte activité minière.
Les paysages traversés nous révèlent une végétation de plus en plus clairsemée et désertique jusqu’à plus de végétation du tout.
Peu après Auski Roadhouse, nous délaissons la grande route, mais aussi bien Karijini Drive que Banjima Drive sont asphaltées jusqu’à notre destination au cœur du parc : Dales Gorge.
Karijini NP se trouve en altitude, à 700 mètres (pour cette partie de l’ Australie, c’est élevé) et le fond de l’air s’en ressent... il fait presque frais ! Nous avons hâte de découvrir ce parc réputé pour ses gorges abruptes et ses piscines naturelles.
Il est 11 heures et comme cela fait près de six heures qu’on est debout, on ne se fait pas prier pour pique-niquer. Ce sera toujours ça de moins à descendre dans la gorge !
Trois quarts d’heure plus tard, nous sommes prêts à commencer notre randonnée sans véritable idée ni du temps nécessaire ni de la difficulté réelle de ce parcours classé 4 et 5.
En revanche, dès le point de vue, on peut imaginer le décor qui nous attend... Les couleurs ocre et vert dominent.
Au fond de la gorge, Circular Pool !
Après une descente courte mais escarpée, une promenade « dallée » mais parfois glissante nous conduit à la piscine naturelle !
Mais chut ! Une aigrette blanche ( Egretta novaehollandiae) occupe les lieux. Ne la dérangeons pas !
Voici le bassin du bien-nommé « Circular Pool ». La baignade est incontournable, déjà Hervé saute dans la piscine naturelle. Quant à moi, l’eau glacée me saisit et après quelques brasses, je me dépêche de me réchauffer sur le bord. Eh ! oui, au fond de cette gorge profonde, l’eau n’a guère l’occasion de chauffer à cette saison : nous ne sommes plus dans le Kimberley !
Le bassin se situant dans un cul-de-sac, on revient un peu sur nos pas avant de s’enfoncer plus avant dans la gorge en direction de... Fortescue Falls.
Les roches de Karijini sont étonnantes !
Quel plaisir de flâner sur ce sentier coincé entre le ruisseau et les hautes parois stratifiées !
On y fait des rencontres insolites comme avec ce drôle de lutin : un « inukshuk » australien ?
Voici déjà les chutes de Fortescue !
Un peu plus loin, Fern Pool, lieu sacré pour les Aborigènes, clôt le parcours au fond des gorges. Il faut maintenant remonter jusqu’à la rim. En chemin, nous observons les conditions de développement de certains arbres : des « Snappy Gum », une des 700 espèces d’eucalyptus d’ Australie.
Ceux-ci montent la garde sur le haut de la falaise !
Celui-ci n’a pas besoin de grand-chose pour pousser !
Celui-là, au contraire, prend toute la place !
Ce dernier est bien harmonieux !
Ainsi occupés par nos observations, la montée se fait d’un pas léger. Il ne nous reste plus qu’à longer le bord de la falaise pour revenir au parking de départ... après un dernier coup d’œil vers le fond de la gorge et... au loin, par-delà les collines.
Une superbe randonnée... facile, dans l’ensemble, sauf quelques passages un peu glissants, qui nous a pris moins de trois heures, sans nous presser.
Ce soir, nous avions prévu de camper à Dales Camping Area mais l’endroit récemment (?) ravagé par le feu n’invite pas à rester. Comme il est à peine 15 heures, nous avons le temps de rejoindre l’extrémité ouest du parc où se trouve un deuxième camping, mais la ranger du Visitor Center nous prévient que la piste est « very bumpy ». Effectivement, elle l’est ! Une quarantaine de kilomètres de cahots pour arriver au Savannah Campground.
Le camping, contrairement à ce que je pensais, n’appartient pas au parc national mais est géré par une Aboriginal Corporation. En dehors du camping, le site abrite une « Eco Retreat », sur le même principe que le Wilderness Camp que nous avions testé à Imintji.
Alors on ne peut pas résister à l’attrait du confort allié à la nature : c’est OK pour la cabine-tente. Le cadre est superbe. La cabine, à la fois rustique et confortable, comprend même une salle de bains privée, partiellement à l’extérieur (la douche sous les étoiles !). Eau chaude solaire. Tout simplement génial ! Un de nos meilleurs hébergements.
Vue générale.
L’intérieur avec la vue sur le côté.
Vue vers l’extérieur depuis la cabine
Pour le coucher de soleil, pas besoin d’aller bien loin... à quelques pas de la cabine... et les altocumulus font à nouveau un malheur !
Quant au dîner, nous nous concoctons une petite dînette sur notre terrasse ! Trop cool !
Dales Gorge
Karijini : Weano Gorge
J23 : Lu 21/06/10
On serait bien restés une deuxième nuit à l’Eco Retreat et on aurait certainement trouvé de quoi nous occuper une journée supplémentaire dans le parc, mais la journée de route du lendemain aurait été infernale (plus de 9 heures de route). Alors on a préféré être raisonnables, profiter de la matinée dans le parc puis avancer vers Coral Bay.
Seul point de chute possible à mi-route entre Karijini NP et Coral Bay : Nanutarra Roadhouse.
Mais, pour l’instant, profitons du parc et de ses splendides gorges.
A 10 km de notre hébergement, au bout d’une piste assez abîmée, Weano Gorge Area permet l’accès à Weano Gorge et son Handrail Pool et/ou Handcock Gorge, plus difficile mais de toute beauté, paraît-il. Beau programme en perspective !
Nous tentons d’abord la plus difficile, Handcock Gorge, accessible par des échelles successives ! Hum, hum ! V ous voyez l’échelle ?
Arrivés au fond, la progression se fait d’abord de pierre en pierre, puis sur le rebord de la paroi ! Acrobatique !
Mais nous ne tardons pas à avoir de l’eau jusqu’aux fesses, il faudrait finir à la nage ! Mais avec nos appareils photo et notre sac à dos contenant tous nos effets, impossible ! Impossible également de les abandonner dans un coin. Nous avons un moment pensé à retourner à la voiture pour y déposer nos affaires avant de revenir en maillot, mais l’idée d’y laisser argent et papiers ne nous convainc pas vraiment.
Alors tant pis pour Handcock Gorge ! Nous allons directement rejoindre Weano Gorge en espérant pouvoir atteindre Handrail Pool.
L’accès à cette deuxième gorge se fait de façon plus classique par un escalier, mais sans échelle.
Nous craignons tout d’abord de ne pas pouvoir aller bien loin car, à nouveau, l’eau arrive aux fesses.
Mais avec un peu de détermination, tant pis pour les fesses mouillées, je trouve un passage au ras de la paroi et nous poursuivons dans la gorge.
Tendre verdure sur parois rougeoyantes : c’est superbe !
Petit à petit, les parois se resserrent et on se demande ce qui nous attend au bout ! Le passage ne finit pas de se rétrécir !
Il débouche sur un petit bassin circulaire : Handrail Pool ? Non, pas encore, pour le trouver, il faut continuer à se faufiler dans l’étroit passage.
L’extrémité laisse apparaître un peu de clarté. Est-ce la fin ?
Pour nous, oui, car la vue de ce bassin accessible par une rampe à main (Handrail) nous donne la désagréable sensation d’être précipités dans le fond... d’autant qu’on ne voit pas trop ce qui nous attend après le virage !
La classe 5 n’est pas usurpée ! Au-delà de la classe 5, il faut être accompagné par un guide accrédité pour la pratique du canyoning.
Marche arrière obligatoire pour nous et retour au parking tout en faisant une grande boucle au fond de la gorge.
Les paysages sont somptueux, aussi bien dans la gorge qu’en haut, sur la falaise.
Au détour d’un rocher, rencontre avec une maman kangourou et son petit.
Un dernier coup d’œil à l’Oxers Lookout où se fait la rencontre des gorges Red, Weano, Joffre et Handcock. Epoustouflant !
On a vraiment beaucoup apprécié Karijini NP !
Après le pique-nique, il est l’heure de quitter le parc afin de nous avancer vers notre étape du soir : 370 km et 5 heures de route jusqu’à Nanutarra Roadhouse via Tom Price, la ville la plus haute d’ Australie-Occidentale culminant à 727 mètres d’altitude.
Entre Tom Price et la Main Road, une très bonne piste permet de gagner une cinquantaine de kilomètres (c’est déjà ça de gagné !), puis une route agréable, peu fréquentée, avec une vue dégagée, nous conduit tranquillement vers Nanutarra.
Il faut tout de même se méfier du bétail errant sur cette route. Très régulièrement, nous devons ralentir devant l’hésitation d’une ou de plusieurs vaches sur le bas-côté. Traversera ou ne traversera pas ?
Le coucher de soleil est prévu à 17 h 35 aujourd’hui. C’est à cet instant précis que nous atteignons la roadhouse. J’avais déjà évoqué ces relais routiers de qualité très inégale. Celui-ci a plutôt l’air crasseux.
L’hébergement se fait dans un préfabriqué sans fenêtre avec sanitaires partagés. Sinistre ! Le jour et la nuit par rapport à la cabine de la veille ! Mais bon, pour une nuit, on va faire avec, il n’y a rien d’autre dans la région.
Dans Weano Gorge
Six jours à Coral Bay : villa, plages et plongée... à suivre ! | | | À: Krikri6792 · 21 août 2010 à 10:58 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 50 de 94 · Page 3 de 5 · 2 047 affichages · Partager coucou Christine,
merci pour les infos pour les Mitchell Falls ! 
et sympa le clin d'oeil de Picasso Face 
votre circuit n'est pas "classique" (ie pas de Centre Rouge par ex) mais on n'y perd pas au change  ! on découvre vraiment de superbes paysages !!
les arbres (notamment les baobabs) sont impressionants, les paysages de termitières surprenants, l'arrivée à la mer donne envie d'aller se baigner, Gantheaume Point et les rochers rouges sont superbes, Eighty Mile Beach et ses coquillages donnent de super clichés... j'ai beaucoup aimé aussi la journée à Dales Gorge (les roches, les piscines naturelles, l'aigrette blanche...) et l'Eco Retreat !  ... et toujours ce ciel superbe !!! d'un bleu superbe ou alors avec des nuages qui filent...
je vous admire d'avoir crapahuté à Handcock Gorge et Weano Gorge (superbe ceci dit !) car entre les échelles et les passages dans l'eau, l'accès se mérite !
@++ pour la suite Vnoa | | | À: Krikri6792 · 21 août 2010 à 15:16 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 51 de 94 · Page 3 de 5 · 2 022 affichages · Partager Coucou Christine,
Encore un merveilleux carnet et surtout inédit vu la destination (cela change de l'Ouest USA).
Comme à l'habitude, tu nous emmènes dans des endroits fabuleux où la faune et la flore cohabitent dans un monde minéral époustouflant de beauté.
Et toujours, nous lisons avec délectation tes merveilleux écrits et apprécions la recherche de composition des photos.
Continue à nous émerveiller et surtout merci.
J'ai été surprise par la présence de cette curcurbitacée "Trichosanthes " sur le sol australien en pleine brousse car cette plante dont le fruit est comestible est cultivée dans le sous-continent indien.
A+, Anne. | | | À: Aconstance · 23 août 2010 à 9:33 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 52 de 94 · Page 3 de 5 · 2 002 affichages · Partager Hello Anne,
J'ai été surprise par la présence de cette curcurbitacée "Trichosanthes " sur le sol australien en pleine brousse car cette plante dont le fruit est comestible est cultivée dans le sous-continent indien.
La plante est également cultivée à la Réunion (entre autres) et peut-être bientôt dans... notre jardin  (ça y est, on a les graines).
La présence de cette plante en pleine "brousse" s'explique sans doute par le fait que cette zone n'a pas toujours été parc national. Elle l'est d'ailleurs depuis peu seulement. En revanche, les Aborigènes vivaient là depuis fort longtemps et un certain nombre de communautés vivent toujours dans les abords immédiats du parc.
Il est tout à fait possible que cette zone de "Picaninny Creek" ait été cultivée dans le temps.
Je suis tombée hier sur un site dont l'auteur a photographié (sous un angle différent) la fleur de cette cucurbitacée quelques semaines après nous... au même endroit !
Voir ici : backofbeyondthent.blogspot.com/...nululu-nation...
En tout cas, merci pour ton intérêt pour notre récit. Qui sait, peut-être dans l'avenir, pourra-t-il te servir ?
A+
Christine | | | À: Krikri6792 · 23 août 2010 à 18:57 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 53 de 94 · Page 3 de 5 · 1 986 affichages · Partager bonjour je pars pour un mois en australie, le temps étant court, je préfères passer par un spécialiste de l' australieet j'hésite entre plusieurs notament australie autrement, australie à la carte bref, je preneurs de vos conseils merci fredo posf | | | À: Fredoposf · 23 août 2010 à 19:26 · Modifié le 28 août 2010 à 11:40 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 54 de 94 · Page 3 de 5 · 1 979 affichages · Partager Bonjour Fred,
Je ne vais sans doute pas aller dans ton sens mais le mieux c'est incontestablement " Australie par soi-même"  . Je n'ai malheureusement aucun avis sur aucune agence quelle qu'elle soit ! Le meilleur spécialiste (pour mon parcours personnel), c'est moi  !
Plaisanterie mise à part, on n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Nous avons monté notre parcours nous-mêmes, en fonction de nos goûts et de nos centres d'intérêt après lecture de guides, consultation de carnets de voyage, de sites internet. Nous avons pris nos billets d'avion, fait la réservation du 4X4 et de quelques hébergements toujours par nous-mêmes.
Désolée, je ne vais sans doute pas pouvoir beaucoup t'aider. D'autres étant passés par un spécialiste le feront certainement mieux que moi !
Bonne recherche et bon voyage en Australie..." autrement ou à la carte" 
Christine | | | À: Krikri6792 · 23 août 2010 à 19:36 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 55 de 94 · Page 3 de 5 · 1 978 affichages · Partager merci christine les devis de ces agences se rapprochent de ce que je veux faire aprés, la qualité d'une agence est aléatoire le trajet visé est sydney, melbourne, great road entre melbourne adélaide centre rouge, darwin, cairns, brisbane retour lyondevis 4000 avec 5 trnsfert, loc voiture circuit de 10 jours et de deux jours sur une ile et backpekers ou motel inclus je recherche bonne continuation fred | | | À: Fredoposf · 23 août 2010 à 19:53 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 56 de 94 · Page 3 de 5 · 1 976 affichages · Partager Re,
le trajet visé est sydney, melbourne, great road entre melbourne adélaide centre rouge, darwin, cairns, brisbane5 trnsfert, loc voiture circuit de 10 jours et de deux jours sur une ile et backpekers ou motel inclus
Je ne me sens pas spécialiste de l' Australie, après un seul voyage très atypique par rapport à ce que font la plupart des touristes.
Personnellement, je trouverais ce circuit trop chargé pour moi et trop dispersé (5 transferts...) ! Je préfère en voir moins mais plus en profondeur. Mais le mieux serait que tu postes ton circuit dans la rubrique " Océanie". Certains spécialistes des circuits sauront certainement te conseiller utilement !
Bonne continuation
Christine | | | À: Krikri6792 · 24 août 2010 à 8:28 · Modifié le 14 mai 2016 à 14:31 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 57 de 94 · Page 3 de 5 · 1 963 affichages · Partager La suite... Six jours pendant lesquels nous nous sommes installés à Coral Bay pour profiter de la mer et de la plage... mais les gorges ne sont jamais bien loin non plus !
Bonne découverte !
Six jours à Coral Bay : villa, plages et plongée
J24 à J29 : du Ma 22 au Di 27/06/10
Aux premières lueurs du jour, nous ne sommes pas mécontents de quitter notre préfabriqué hideux en direction de Coral Bay (255 km, moins de quatre heures) par la North West Coastal Highway, une nationale largement empruntée par les road trains.
Vaches et kangourous n’ont malheureusement pas toujours pu échappé à ces monstres d’acier. Les carcasses des animaux, à différents stades de décomposition, jonchent le bord de la route, à la grande satisfaction des oiseaux de proie de tout bord. Triste spectacle en revanche pour les automobilistes !
Heureusement les paysages font diversion. La végétation de plus en plus aride permet une vue dégagée sur l’ensemble de la région, notamment sur ces magnifiques dunes de sable rouge.
Burket Road suivie de Ningaloo Road nous amène à destination dès 10 heures.
Coral Bay : ce sont quelques commerces dont deux petites supérettes, un resort et plusieurs campings dont People’s Caravan Park où nous avons réservé une « Hilltop Villa » pour six nuits.
Notre villa à Coral Bay
La villa, neuve et entièrement équipée, dépasse nos attentes. Sur Internet, nous n’avions vu que des photos de l’extérieur et l’intérieur sur plan, car la construction vient de s’achever en avril dernier.
Impeccable, très joliment meublée, parfaitement équipée (vaisselle neuve, 2 télés, lave-linge), elle peut accueillir une famille de cinq personnes.
La pièce principale (la chambre avec 3 lits supplémentaires nous servira uniquement de rangement).
Vue unique sur la baie depuis la terrasse.
Vue sur la mer avec le camping en premier plan.
Vue de l’extérieur.
Le coin barbecue (à disposition des résidents)
La passerelle menant à la plage
Nous y serons très bien, heureux de pouvoir nous y poser six jours après les quatre semaines de pérégrination.
Et la plongée ?
Dès notre arrivée, Hervé va aux renseignements.
Entre mars et juin, des requins-baleines fréquentent les eaux du Ningaloo Reef. Mais la saison a l’air d’être achevée, les clubs de plongée n’en ont pas repérés depuis plusieurs jours. Pour nous qui en avons déjà vu aux Galapagos, ce n’était pas primordial. En dehors de la saison des requins-baleines, les sorties pour observer les raies Manta constituent, d’après le guide LP, un substitut satisfaisant.
Justement, Ningaloo Reef Dive nous propose dès le lendemain une sortie en bateau amenant plongeurs et snorkelers sur un site fréquenté par des raies Manta puis sur deux sites de plongée.
Nous devrions par conséquent y trouver tous les deux notre bonheur.
Le rendez-vous est pris à 8 h 30 pour essayer le matériel et la combinaison de plongée. Départ en minibus jusqu’à l’embarcadère. Le temps s’est rafraîchi par rapport à la veille, les températures avoisinent les 20° avec beaucoup de vent, ce qui accentue la sensation de froid, surtout en mer !
Après les explications d’usage et de sécurité, le bateau s’élance vers le spot des raies Manta. Nous sommes deux groupes. Dès qu’une raie est localisée, un moniteur se met à l’eau et donne un signal. Il s’agit alors pour le groupe désigné de le rejoindre afin d’assister au ballet de la raie avant de retourner à bord au signal suivant et laisser la place à l’autre groupe et ainsi de suite en plusieurs rotations.
C’est parti, nous sommes dans le groupe 1, la visibilité est désastreuse, on n’y voit rien et quand on nous donne le signal du retour à bord, on n’aura pas vu la moindre aile de raie. Il paraîtrait pourtant qu’il y en avait une !
Pour le groupe suivant, c’est également le fiasco, tant et si bien qu’il faut se rendre à l’évidence, aujourd’hui, nous n’en verrons pas... si ce n’est depuis le bateau... une vague forme vite disparue.
En route vers les sites de plongée, nous distinguons en revanche la silhouette de deux requins-tigres, de belles bêtes de près de cinq mètres de long ! Ceux-là, mieux vaut ne pas les voir de trop près !
Ça y est, il est enfin l’heure de mettre la tête sous l’eau... à Blue Maze. Beaucoup de coraux très jolis, un gros poisson trompette jaune, une belle étoile de mer bleue, des poissons perroquets... mais hélas une mer agitée et une visibilité médiocre, loin de ce que nous avons pu connaître aux Maldives !
Hervé a un peu la même impression en plongée, des coraux à foison mais pas beaucoup de poissons.
En revanche, lors de la deuxième plongée dans Lottie’s Lagoon, il revient satisfait de ses découvertes.
Quant à moi, j’ai renoncé à remettre ma combinaison mouillée et à retourner à l’eau. Dommage, plusieurs tortues étaient au rendez-vous.
Bref, avec une météo d’hiver, du vent, une mer agitée, cette excursion n’a pas été à la hauteur de nos espérances.
En raison des conditions de plongée (visibilité médiocre, faible profondeur des plongées, impossibilité de plonger en dehors du lagon), Hervé décide de ne pas renouveler la plongée avec bouteille. Nous nous contenterons de la plongée avec palmes, masque et tuba pour le restant du séjour et finalement, les fonds accessibles depuis la plage nous procureront autant de satisfaction.
Les plages du Ningaloo Reef
Bill’s Bay et Paradise BeachLa plus proche est celle de Bill’s Bay à... 20 mètres et nous la rejoignons à pied par la petite passerelle en bois (voir plus haut).
Ce jour-là, nous avons la chance d’apercevoir un dauphin s’approcher tout près de la plage. Jolie rencontre !
Mais le must pour la plongée en apnée est de pratiquer le snorkeling dérivant devant Paradise Beach. On dépasse à pied la pointe de Coral Bay et on se met à l’eau un peu plus loin, au niveau des rochers. Le courant fait alors le reste ! Avec à peine un coup de palme de temps en temps, on revient directement sur la plage tout en découvrant le récif.
Mais à cette saison il faut être courageux ou mordu de plongée : 24° dans l’eau, 20 à 22° dans l’air avec toujours beaucoup de vent. A croire que nous le sommes, Hervé nage avec une combinaison de deux millimètres et moi sans combinaison. En sortant de l’eau, je claque des dents !
En guise de cadeau, deux tortues, plusieurs raies pastenague dont une de plus trois mètres d’envergure, une raie léopard, de très beaux coraux et des poissons que même Hervé n’avait jamais vus ailleurs.
Les autres plages aux alentours
Five Fingers Reef Uniquement accessible aux véhicules 4X4, au bout d’une piste très sableuse dans laquelle notre carrosse a failli rester ensablé à plusieurs reprises, la plage est reconnaissable à ses cinq avancées rocheuses (five fingers) peuplées de goélands. Le courant assez fort n’engage pas à nager mais, au bord, un petit bassin nous permet néanmoins de nous tremper.
Maud’s BeachOn y accède par Maud’s Landing, une piste pour 2WD passant à côté de la piste d’atterrissage. A cette saison, on n’a pas trop envie de s’y baigner, l’eau est agitée mais c’est un bon coin pour la pêche, surtout en fin de journée. Nous en profitons pour marcher jusqu’à la pointe Maud (une heure aller-retour) en attendant le coucher du soleil... étonnant !
Coucher de soleil sur Maud's Beach
Six jours à Coral Bay : gorges et plages du Cape Range
Au nord de Coral Bay, la péninsule du Cape Range abrite le parc national du même nom, réputé pour sa faune et flore variée, ses paysages tourmentés, plusieurs gorges et ses plages superbes. Nous consacrons deux journées distinctes à la découverte d’une partie de ce parc, en l’occurrence, sur la côte occidentale de la péninsule, la gorge de Yardi Creek et sur la côte orientale, les canyons de Charles Knife et Shothole. Les plages ne seront pas oubliées non plus.
La gorge de Yardi Creek.Depuis Coral Bay, se rendre à Yardi Creek est une sacrée expédition. Il y a bien une route qui mène à la gorge mais il faudrait faire tout le tour du cap soit 180 km. L’alternative consiste alors à faire d’abord 50 km de route, puis 40 km de piste en bon état avant de finir par 40 km de piste tantôt sableuse, tantôt rocheuse, étroite et sinueuse dans un paysage aride où seuls les moutons sont dans leur élément.
Bref, trois heures aller avant d’arriver à un gué... passable en fonction de la marée. Le risque d’enlisement étant réel, nous préférons ne pas traverser en 4X4. Le début de notre randonnée se trouve sur la rive en face. De toute manière, pour le retour il faudrait retraverser... alors autant ne pas tenter le diable et passer à pied ! Une courte randonnée mène à l’aplomb de la gorge, sur la rive nord.
La vue vers la mer laisse deviner le banc de sable barrant la rivière passable à gué.
La végétation, très aride, en fait le domaine des chèvres. Nous en apercevrons une, accompagnée de son petit à peine né, tremblant sur ses pattes et bêlant de sa petite voix cassée.
C’est aussi l’habitat d’un wallaby rare, le wallaby des rochers à pattes noires, mais très craintif, il ne se montre que rarement.
Les kangourous, en revanche, sont légion dans le parc tout comme les émeus que nous croisons sur la route du retour. D’abord en image, puis pour de vrai !
Le retour est l’occasion de jeter un œil au littoral et de faire quelques pas sur la plage. Il y a un vent terrible et des températures qui, avec le vent, paraissent plus fraiches que les 24° annoncés.
Les canyons de la côte orientale.
Se rendre dans ces canyons n’est pas non plus la porte à côté. A 150 km de Coral Bay et 15 km avant de la petite ville d’ Exmouth, une bonne piste grimpe sur la crête du Charles Knife Canyon. Vue vertigineuse avec le golfe d’ Exmouth en arrière-plan. Une randonnée de 8 kilomètres (compter 3 heures) conduit en surplomb du Shothole Canyon voisin puis revient au point de départ après maintes montées et descentes dans des canyons latéraux.
Et si on poussait jusqu’à l’extrémité du cap pour « tester » la plage au nord-ouest de la péninsule ? Eau transparente dans laquelle on piquerait bien une tête si elle n’était aussi froide... et sable blond où on aime à se chauffer au soleil tout en levant le nez vers les nuages bien peignés !
Pour finir la journée, alors que nous faisons la course avec l’ombre de notre Landcruiser, le spectacle est partout : à notre gauche, le coucher du soleil et à notre droite le lever de lune !
C’est ainsi que se termine cette petite semaine à Coral Bay. Même si le temps venteux a quelque peu réduit l’activité sous-marine, nous avons passé un excellent séjour à découvrir les plages et les gorges des alentours et surtout à profiter de notre petite villa sur la colline. Allez, demain, on reprend la route... pour les six derniers jours... déjà !
Plage du Ningaloo Reef
D’une baie à l’autre : Shark Bay et Cape Peron... à suivre ! | | | À: Krikri6792 · 25 août 2010 à 10:22 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 58 de 94 · Page 3 de 5 · 1 950 affichages · Partager Bonjour !!! chaque année, j'attends votre carnet de voyage. les récits sur les USA à plusieurs reprises, le Canada et l' Egypte m'avaient captivé. J'ai découvert l' Australie et j'ai autant adoré. La qualité des photos est toujours présente et les lieux visités parfaitement inconnus pour moi et absents de VF pour la plupart du temps sont tellement dépaysants !!! Pour ma part, le voyage se serait terminé dès le départ avec une crise cardiaque en 2 temps. Une première lors de la "perte" des bagages et la seconde lorsque j'aurai découvert qu'il fallait un visa et remplir le formulaire ETA au dernier moment avec le risque pour Hervé de ne pas pouvoir partir  . Nous sommes nombreux à attendre la suite. FreD. | | | À: Krikri6792 · 25 août 2010 à 18:25 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 59 de 94 · Page 3 de 5 · 1 942 affichages · Partager hello,
après le ciel bleu, la mer d'un beau bleu aussi ! et quand les 2 se rencontrent, ça donne de superbes clichés ! et encore un coucher de soleil à tomber ! 
je félicite Hervé pour ses photos (notamment de belles compos au grand angle !) et bien sûr l'auteur du carnet toujours aussi agréable à parcourir !
@+ Vnoa | | | À: Fredxiii · 26 août 2010 à 18:54 Re: Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" Message 60 de 94 · Page 3 de 5 · 1 922 affichages · Partager Salut Fred,
J'ai découvert l' Australie et j'ai autant adoré.
Merci beaucoup ! Ça fait plaisir d'avoir des nouvelles d'un "ancien" pilier du forum Amérique du Nord ! J'espère en tout cas que tu nous raconteras ton voyage en Namibie et Botswana !
les lieux visités parfaitement inconnus pour moi et absents de VF pour la plupart du temps
L' Australie n'est pas autant visitée que l'Ouest américain, c'est sûr  ! En plus, comme nous n'aimons pas faire comme tout le monde, j'ai concocté un parcours plutôt atypique pour un premier voyage dans ce pays ! Mais que les noms te soient inconnus, c'est un peu normal... moi, quand je lis les carnets de Pierre77 ou Platypup sur l'Afrique, je suis tout autant paumée avec les noms... c'est aussi pour cela que j'ai ajouté pour chaque journée, une petite carte avec le parcours, je ne sais pas si ça aide...
Pour ma part, le voyage se serait terminé dès le départ avec une crise cardiaque en 2 temps. Une première lors de la "perte" des bagages et la seconde lorsque j'aurai découvert qu'il fallait un visa et remplir le formulaire ETA au dernier moment avec le risque pour Hervé de ne pas pouvoir partir  .
C'est vrai qu'en début de parcours nous avons vraiment été maudits avec cette pseudo perte de bagages, puis le visa manquant et encore tu n'as pas ajouté l'oubli d'un bagage chez le loueur ! Vraiment, ça sentait le manque de préparation et pourtant, j'ai préparé ! En tout cas ça fait des souvenirs... et ça fait jaser sur le forum !  
Bon, la suite (et... bientôt la fin) sera sans doute pour ce week-end !
Bonne continuation dans tes voyages (le Costa Rica ?)
Christine | Carnets similaires sur l'Australie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 11 005 visiteurs en ligne depuis une heure! |