Les atrocités de l'armée birmane dans l'état Shan Larsay · 16 décembre 2008 à 6:46 45 messages · 17 participants · 7 085 affichages | | | | 16 décembre 2008 à 6:46 Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 1 de 45 · Page 1 de 3 · 4 378 affichages · Partager Ceci est pour repondre a la reflexion absolument revoltante du denomme Karolus ("Le point de vue occidental est un peu trop unilatéral : la bonne Suu Kyi vs le méchant Than Swhe") au sujet duquel les mots me manquent pour lui exprimer mon mepris et mon degout.
Il y a, cachee dans la jungle thaie du cote de Chiang Mai, une femme admirable, a mon avis futur Prix Nobel de la paix, qui joue sa vie a essayer de sortir les femmes Shan qui se refugient en Thailande, souvent apres avoir ete violees, des bordels ou les enc... de thais les mettent sous menace d'etre refoulees en Birmanie (et oui, les thais si gentils avec leur beau sourire, que certains encensent tellement!) Elle a ecrit un livre, publie par l'association patronnee par Mme Mitterrand, dont le titre est eloquent: "Licence to rape"; 125 pages d'horreurs que j'ai traduites gratuitement en francais, un de mes nombreuses contributions a la resistance birmane (entre parenthese, je ne me suis pas planque comme l'auront fait certains, la trado, je l'ai signee de mon nom!). Tout y est parfaitement documente: sur les pages de gauche: nom du village, jour et heure du crime, nom des victimes, ou elles se trouvaient et ce qu'elles faisaient au moment du crime; en regard sur la page de droite: le No des regiments, souvent le nom des officiers, le crime, l'action entreprise par les habitants locaux (quand cela etait possible et au peril de leur vie) et ses resultats. Le 1er jour de la trado, j'ai ete oblige de m'arreter au bout de 4 heures, je ne pouvais plus!! Voici quelques extraits des pages de droite de ce livre, dont j'ai traduit le titre par "Permis de violer" (les soldats ont en effet ordre de repandre par la terreur par les deplacements de village, le portage forcee 9dont les victimes ne reviennent que rarement du voyage!), et le viol systematique):
15 soldats du SLORC basés à Kho Lam- Violée et abattue
Ont laissé son enfant de 2 ans seul dans la forêt. Ont emmené les 2 bœufs à Kho Lam pour être mangés Soldats du SLORC de la base de Kho Lam-basé Violée et abattue
Lorsque des membres de sa famille ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu: “Elle doit rester où elle est comme exemple pour vous Shan. Si vous l’enterrez, vous mourrez avec elle” Section de soldats du SLORC, 519e BIL, menée par le sergent Hla Phyu, basée au village de Sop Sim Ont violé les femmes de sept maisons
Soldats du SLORC Fille violée et tuée, père torturé
Village déplacé de force. Les soldats ont attaché son père, suspendu à une poutre de la cabane avec une corde, et allumé un feu en dessous pour le faire rôtir. Il est mort quelques jours plus tard. Sa mère, témoin du viol et de la torture, est tombée folle. 424e BIL, major Maung Kyaw Tun, basé à Kun Hing- Violée Le chef du village et ses habitants ont confronté le major qui a tout nié, a battu la jeune fille, et a infligé 10 000 kyats d’amende à la famille pour accusations mensongères
26 soldats du SLORC conduits par le major Myint Lwin du 424e BIL basé à Kun Hing Violées collectivement
Village déplacé de force. Les soldats ont incendié toutes les maisons du village 45e BI, mené par le major Aung Lwin Violée, frappée à la figure jusqu’à ce qu’elle soit complètement enflée A tout raconté au chef du village qui n’a rien pu faire
Soldats du SLORC Violée et brûlée vive
Les habitants du village ont retrouvé ses restes 378e BIL (amené de l’Etat Arakan) 1 capitaine et 3 soldats Ont violé la femme, battu et tué son mari en lui poignardant la poi trine, le ventre, et le cou
Questionnaient l’homme sur le mouvement de résistance Shan dans la région 50 soldats du SLORC, 64e BI basé à Lai Kha, conduits par le major Khin Than Aye Le major l’a violée, les soldats ont violé sa mère et battu son père jusqu’à évanouissement
Village déplacé de force 1 soldat du SLORC, battallion de mortiers basé à Murng Sart Violée Le commandant du camp a battu le soldat et l’a fait mettre en prison
50 soldats du SLORC, 44e BI, basé à Kun Hing, conduits par le major Than Oo Violée et tuée. Ont laissé le père attaché jour et nuit
Soldats du 424e BIL conduits par le major Myint Than, accompagnésde 35 porteurs de Laikha et de 36 chariots à boeufs Violée et tuée
Ont volé du fer, du bois de construction, du bétail, et ont incendié les 36 maisons du village 519e BIL commandé par le major Min Sein Volée, violée, et tuée. Père battu à mort
Soldats du SLORC, 520e BLI bqsé à Murng Pan, conduits par le major Than Maung Violées collectivement toute la nuit, au point que certaines ne pouvaient plus marcher. Un des chefs du village a été ensuite battu à mort
Village déplacé de force 250 soldats du SLORC, 524e BIL, conduits par le major Htun Mya. Ont ravagé la région de Kaeng Lom. Violées pendant 3-4 jours avant d’être tuées.
43 femmes et 53 hommes ont été battus, torturés, questionnés, et accusés d’apporter nourriture et informations aux rebelles Shan. 2-3 jours plus tard, les soldats ont mis un sac en plastique sur leur tête et l’ont serré autour du cou jusqu’à étouffement. Ils ont ensuite jeté les corps dans la Nam Parng. 80 Soldats du SLORC du 246e BI, conduits par le major Too Nyeing Violées de nombreuses fois pendant 5 jours consécutifs. Averties de ne rien rapporter sous peine de 6 mois d’empriso-nement
4 hommes du même village ont été accusés de ravitailler les soldats Shan et ont été conduits à la base de Kho Lam. Là, ils ont été battus, torturés, et ensuite asphyxiés avec des sacs en plastique 60 soldats du SLORC, 43e BI, conduits par le capitaine Ohn Myint,. Ont dévasté le village Huay Karn
Volées, violées, battues, et brûlées vive
Le chef du village a été questionné sur l’armée Shan. Battu jusqu’à évanouissement Nombreuses valeurs volées, 37 maisons incendiées 120 Soldats du SLORC of LBI 524 conduits par Capitaine. Htun Mya Violées collectivement pendant 2 jours et 2 nuits, et ensuite tuées
Tous les habitants du village (57 hommes et 42 femmes) tués. Soldats du SLORC, 277e BI, conduits par le capitaine Khin Maung Nyunt, basés à Murng Ton Violée toute la nuit S’est plainte au commandant du camp, le colonel Aye Thant, qui a fait aligner ses hommes pour identification. 15 000 kyats pour diffamation après qu’elle n’ait pu reconnaître les coupables.
80 Soldats du SLORC, 515e BLI, conduits par le commandant Maung Maung Htwe Violées collectivement par les soldats pendant 3 jours et 2 nuits. 3 habitants du village abattus
57 maisons incendiées 25 Soldats du SLORCm, 333e BLI basé à Murng Sart. Déguisés en soldats Shan mais porteurs d’armes birmanes Violées pendant le déplacement de leur village
Pendant le déplacement forcé Soldats du SLORC, 277e BLI, conduits par le major Aye Thant Violées l’une après l’autre pendant 3 jours; relâchées après le paiement d’une rançon de 2000 kyats chacune
Accusées d’être les femmes de soldats Shan 100 soldats du 246e BI et 250 soldats du 524e BIL 3 violées et tuées. 1 violée et blessée
2 hommes également abattus Soldats du 513e BIL basé à Pang Long, conduits par le major Kooma Violée collectivement et tuée Les soldats ont appelé la police pour dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une femme morte. Ont pris des photos.
120 soldats du 524e BIL conduits par le commandant Htun Mya ; accompagnés de 20 porteurs et 5 chevaux Violées jusqu’au soir par tous les soldats et ensuite tuées
Une femme a pu s’échapper avec l’aide d’un officier d’une minorité ethnique 3 soldats du SPDC, 225e BI, basé à Murng Ton, conduits par le capitaine Aung Zaw
Violée pendant 2 heures
Maison saccagée; parents faussement accusés de vendre des amphétamines et punis de 500 kyats d’amende. Soldats du SPDC, 66e BI, conduits par le comman- dant Htun Myint Le commandant et ses officiers ont violé les femmes et attaché 4 hommes à des arbres pendant 2 jours et 2 nuits
2000 kyats d’amende à chaque victime pour contribution à la destruction de la forêt. Soldats du SPDC conduits par l’officier Aung Myint Forcées à travailler et violées
115 soldats from Lai Kha-basé, LBI 515 conduits par Major Soe Hpyu Violée, abattue aisni que son père et le reste de sa famille, maison incendiée
Père abattu après avoir asssommé le major avec une bûche. Maison saccagée, valeurs volées. Maison du chef de village incendiée
Vous en voulez d'autres, Karolus? J'en ai 60 pages a votre disposition!!!! (le reste, c'est un rapport general ecrasant sur ce qui se passe, les 60 pages etant incluses comme preuve que ce ne sont pas des inventions "d'occuidentaux un peu trop unilateraux"). Je vous laisse le droit, sur ce forum, de m'envoyer un document DETAILLE sur les atrocites des partisans de Mme SUU Kyi, suite a quoi je reconnaitrais que l'on est "un peu trop unilateral". Si vous etes incapable de le faire, je vous laisse le droit de la fermer! | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 7:57 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 2 de 45 · Page 1 de 3 · 4 366 affichages · Partager Belle Colère, certainement justifié, en tous les cas justifiés à la lecture de ces atrocités, mais malheureusement la censure du forum va faire son office et à la vue des commentaires de certains qui ne manqueront pas, c'est... peut être préférable.
une simple question, au vu de la pauvre réaction internationale (ne parlons pas de complicité par non-assistance) qu'elle est la solution pour éviter cela ?
ps. je ne parle pas de solution pour éviter la censure du forum mais pour éviter d'utiliser le viol comme "arme de guerre" ! | | | À: Phénixthai · 16 décembre 2008 à 9:11 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 3 de 45 · Page 1 de 3 · 4 322 affichages · Partager Il n'y a malheureusement rien a faire pour changer la situation en Birmanie, tant cela depend de plusieurs pays qui n'ont absolument AUCUN interet a ce que ca change:
La Chine, qui bloquerait toute intervention energique de l'ONU (en anglais, "UN" or "United on Nothing"!!!!!). Le gigantesque marche noir (plus les minerais, les bois precieux, le gaz, etc) y sont les bienvenus
L'Inde, pas plus propre dans cette histoire que la Chine, et pour les memes raisons
Singapoure, une belle bande de fumiers qui sont tres contents des milliards voles par la jungle et deposes dans des banques du "pays" (ce n'est pas pour rien que le Shwe est soigne dans un hopital de Singapour; il est le bienvenu!)
La Thailande, le pire de tous, qui transforme le million ++++ de refugies en esclaves dans des usines ignobles le long de la frontiere et, comme deja dit, met les femmes dans les bordels de la frontiere et de Chiang Mai. Il faut savoir que l'enorme marche noir (des milliards de dollars tous les ans) se fait surtout avec la Thailande, et que, qui en profite? Tous les pourris du gouvernement et de l'armee thais. Ce qui explique que 1) Taksin etait copain comme cochon avec la junte (n'oublions pas aussi qu'il est de Chiang Mai!!!) 2) Le 1er geste de l'inenarrable Samak, son successeur, a ete de rendre visite a la junte, surement pas pour leur demander de liberer Ms Suu Kuy; mon grand nez me dit qu'il y est alle pour leur confimer que c'etait "business as usual", et mon grand nez se trompe rarement! 3) A chaque fois que l'Asean a voulu bouger un peu sous l'impulsion du gouvernement philippin et indonesien, les thais ont dit "Non!". En plus, la Birmanie est tellement riche et les birmans tellement plus eduques et serieux, la Birmanie sous Ms Suu Kuy n'en ferait economiquement qu'une bouchee (deja que le Vietnam va faire souffrir les thais!!!)
Ajoutons a cela
1) La paralysie de l'Asean, dont les statuts interdisent les "ingerences interieures" -qui n'en seraient pas une vu tous les refugies et le fait que la junte inonde toute la region d'amphetamines (ce dernier trafic, entre parentheses, expliquant egalement le blocage des thais, qui s'en mettent plein les poches avec).
2) la desesperante division de la resistance birmane, dont les differentes factions se font maintenant la guerre entre elles (Shan contre Wa, Karen chretiens contre bouddhistes...une vraie resistance a la francaise avant Jean Moulin et le CNR!). Unifiee, armee par l'occident comme les USA ont arme les afghans contre les russes, elle pourrait vraisemblablement eliminer la junte
Il n'y a qu'une solution: contraindre la Chine a arreter de supporter la junte et a lui imposer un vrai dialogue avec Ms Suu Kyi. Helas, les occidentaux en ont peur -et croient dur comme fer que c'est un marche immense, vaste rigolade comme le prouve le fait que TOUS les pays du monde -sauf le Japon, bien plus intelligents que nous, et les pays a petrole- importent plus de la Chine qu'ils n'en exportent; tous ces abrutis ne se rendent pas compte que la Chine a besoin de personne, meme pas pour mettre un homme sur orbitre et, vraisemblablement, un jour, sur la lune; alors, les Airbus.... je leur donne longtemps pour en faire d'aussi bons! Ca finira comme avec le Japon, qui fabrique et achete japonais et inonde le reste du monde de ses produits. Alors, comment la contraindre? Si l'Europe et les USA disaient aux Chinois, "la junte part ou on n'achete plus rien", le probleme serait vite regle, mais ca, c'est du reve.
Il est des moments ou l'on peut regretter le temps des cannonieres. Apres le typhon, nous avions une chance: debarquer en Birmanie sous le pretexte de secourir les sinistres en depit du refus de la junte; ce n'est pas l'armee birmane qui aurait arrete un ou 2 regiments de legionnaires et de marines couverts par l'aviation du Kitty Hawk ou du De Gaulle!!! Seulement voila, les occidentaux n'ont plus rien dans la culotte! ATTENTION: je ne preconise pas l'invasion armee a tout bout de champ mais il y a des cas ( Birmanie, Zimbawe) ou elle serait pleinement justifie....et applaudie sauf par les salopards qui en profitent. | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 13:11 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 4 de 45 · Page 1 de 3 · 4 276 affichages · Partager Bonjour Larsay,
Merci pour ton temoignage. ce que je sais egalement c'est que dans le sud Birman, là ou le Gouvernement Birman a autorisé l'exploitation petroliére certains camps sont protégés par des mercenaires européens dont pas mal de types qui viennent de Bosnie / Serbie et qui ont préféré ne pas aller faire une visite du coté de La Haye. La Cie qui les a embauchés n'a pas trop regardé leur...pedigree. Le nom ? il suffit de lever le nez en trainant dans le quartier de La Defense
Alors la malheureuse Aung sun su Kee et ses compatriotes ne doivent pas trop attendre de soutien de la part de la communauté européenne. Docteur "Nanar" a d'autres chats à fouetter, la petite Ramada lui cause bien des soucis.
cdlt Jean | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 14:11 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 5 de 45 · Page 1 de 3 · 4 261 affichages · Partager Larsay
Merci beaucoup d'écrire cela, il est important que tout le monde puisse lire ça (pourquoi la censure du forum enleverais ce texte ?) C'est une horreure ce qui se passe dans ce pays et apparemment personne ne veux rien y changer... Je comptais me rendre en Birmanie...je pense que je vais evité de filler mes quelques sous a ce régime d'enflure. | | | À: Champote · 16 décembre 2008 à 14:33 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 6 de 45 · Page 1 de 3 · 4 254 affichages · Partager il est important que tout le monde puisse lire ça 100% d'accord avec toi, Merci Larsay.
C'est une horreure ce qui se passe dans ce pays et apparemment personne ne veux rien y changer...50% d'accord avec toi, beaucoup de gens veulent faire évoluer la situation, mais les rares qui le peuvent vraiment n'ont pas intérêt à ce que celà change...
Je comptais me rendre en Birmanie...je pense que je vais evité de filler mes quelques sous a ce régime d'enflure.100% PAS d'accord avec toi... Les revenus du tourisme sont anégdotiques pour la junte birmane, mais pas pour les birmans...Va voir les messages du membre zawnaitun, un birman qui vit du tourisme.
Bye bye khap... | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 15:00 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 7 de 45 · Page 1 de 3 · 4 236 affichages · Partager c'est quoi cette censure a deux balles ?!? j'avais glisé un article en réponse et il aurait deja disparu
pfff
le revoila, dépchez vous...
A Myanmar activist at a march in New Delhi to mark Aung San Suu Kyi's 63rd birthday Photograph: Gurinder Osan/AP Aung San Suu Ky i, the pro-democracy activist and leader of the National League for Democracy (NLD) in Burma , is the world's most famous political prisoner. She has spent the best part of the past 20 years under house arrest, detained by the military dictatorship she opposes. Her current imprisonment began in May 2003, when her convoy was attacked and 70 of her supporters killed by a militia of government-sponsored thugs known darkly as the Masters of Force. She has been confined to her Rangoon home ever since. Suu Kyi was born into the family that drove Burma's independence movement: her father was General Aung San, who was murdered by his political rivals in July 1947, shortly after negotiating his country's independence from Britain. Suu Kyi was pushed into politics in 1988 after thousands of students protesters were gunned down on the streets of Rangoon - when she delivered her inaugural speech at Rangoon's Shwe Dagon Pagoda on August 26 that year, a crowd of 500, 000 came to hear her. A nation held in a headlock by a junta since 1962 fell behind her gutsy message of hope, and she led the NLD to a landslide election victory in May 1990, winning 392 out of 485 seats. Suu Kyi has always advocated non-violent resistance, but is internationally renowned for her recalcitrance rather than her compliance. When Burma's military junta annulled the 1990 vote, Suu Kyi reached out to the west, where her allure was underpinned by her=2 0beauty and a post-colonial fairytale upbringing - a childhood spent riding with Rajiv and Sanjay Gandhi; university years at St Hugh's, Oxford; a marriage on New Year's Day 1972 to a brilliant young academic to whom she had been introduced by Lord Gore-Booth. Amnesty International made her a prisoner of conscience, while Vanity Fair dubbed her Burma's Saint Joan. In 1991 she was awarded the Nobel peace prize and India's prestigious Jawaharlal Nehru award for international understanding was given the following year. There seemed no limits to her popularity abroad - Gordon Brown, in his book Courage: Eight Portraits, called her "a hero for our times", profiling Suu Kyi alongside Nelson Mandela and Martin Luther King. Footage of her fiery speeches, made from behind the famous blue gates of her family home on University Avenue, were broadcast across the globe. Portraits of her were seen all over the world, too - most famously one shot by photographer Nic Dunlop, which has Suu Kyi looking defiant, her arms folded, her head turned reluctantly towards the lens (the NLD leader having just snapped at one of Dunlop's friends who had dared argue the toss with her about Burmese history). Compilations of Suu Kyi's writings became bestsellers. Her democracy campaign drew hundreds of thousands of supporters at home and the attention of millions abroad, transforming the issue into the most high-profile postwar protest, barring the anti-apartheid movement. But despite her international image as a great leader, Suu Kyi has become mute since her arrest in 2003. Twenty years on from her great speech in Rangoon there is nothing but static emanating from her Rangoon home. On the implosion of Burma's economy that has transformed it into one of the 49 least developed countries in the world, she has not much to say. Uprisings brutally suppressed - like those led by monks in September 2007? No comment. Tropical cyclone Nargis that last May swept away 170, 000? Barely a word from Suu Kyi. A jerry-rigged referendum in May on a new constitution that would keep the military in power in perpetuam? No counter or strategy. Only a statement from the NLD that the vote had been "non-inclusive, non-transparent and undemocratic" and therefore a sham - which was self-evident to those who had survived May's cyclone Nargis only to be frog-marched to the polls at the point of a gun. While western activists, such as the Burma Campaign UK, have never been more vocal - recently being backed by stars including Ricky Gervais - their focal point, Suu Kyi, has chosen to stay quiet behind the locked gates of her home, even though in previous years her house arrest has not prevented her from venting her anger in written and even filmed statements. She has been unable or unwilling to meet with the ruling Burmese junta or anyone else - refusing even to see UN special envoy Ibrahim Gambari in August, during his fruitless six-day visit, the 40th such mission to date. Only the occasional photograph has e merged in recent years, revealing a woman who has, unsurprisingly, given the toll on her of imprisonment and isolation, dramatically aged. Suu Kyi's uncharacteristic silence has worried Burma's pro-democracy activists, lighting up bulletin boards and chat rooms inside the country and wherever the Burmese diaspora has resettled. "If Suu Kyi has a plan to end 20 years of political deadlock, only she knows it, " an elder who first pushed her into politics told the Guardian. According to streams of increasingly agitated posts on the country's many bulletin boards, some supporters are even unsure if their leader remains actively engaged in the struggle at all. Suu Kyi's fight appears to have sublimated into a meditative battle, some say, underscored by her deeply felt spiritual views. "The generals heap pressure on her. She soaks it up, " one Burmese activist remarked. Nowadays in Burma it is, the activists say, metta v the military, with Suu Kyi wielding only the Buddhist notion of loving kindness against the battle-hardened men in khaki. So esoteric has the combat become that a noticeboard Suu Kyi has erected outside her house is - by her own choosing - now the only gauge of her inner-most ideas. This summer she posted a message on it which was so perplexing that it sparked an acrimonious debate among supporters and commentators. Just inside the blue gates behind which Suu Kyi has been detained for 13 of the past 19 years, the message declares in bold re d lettering: "All martyrs must finish their mission." Suu Kyi is renowned for her verbal precision. In the flesh she can be tart, a pedant even. So what did she mean? The question has been asked by supporters and opponents. The sign was put up to coincide with the country's Martyrs Day, a national holiday that commemorates the death of General Aung San. In the vacuum that has replaced Suu Kyi's spoken words, the bizarre martyrdom message has been interpreted by some as a justification of her personal stance, and a vow that she will continue her struggle regardless of her own suffering - she lost her husband, Michael Aris, to cancer in 1999 and was not given the chance to say a final goodbye, and she is still separated from her two sons Kim and Alexander. However, for others, her reference to the need to finish the mission is seen as an astounding concession from a woman who has until now steadfastly refused to perceive herself as a martyr. Suu Kyi has, in the past, always described herself as an activist at the helm of an effective political movement. In the land of bad news, speculation has mounted. A frank debate aired in campaign newspapers, online magazines and in political circles has thrown up some uncomfortable and incontrovertible facts about the state of the struggle for democracy and the effectiveness of Suu Kyi herself. Despite dedicating 20 years to ridding her country of its lumpen military, the generals' power has only increased, their role in any futu re elected government enshrined by the new constitution, which will lead to general elections in 2010 in which the only parties with the ability to canvas are those controlled by the same generals. On the other side, and having won the election in 1990, Suu Kyi has boycotted the constitution drafting process and the new elections, while advancing no alternative workable policies. Meanwhile, her NLD machine crashes around her - 1, 000 of her supporters have been jailed this year alone, and no new leaders are emerging to fill their places in a party that is also short on policy. The noticeboard that sprung up outside her home has been read by many as a downsizing of Suu Kyi's aspirations, and an acknowledgement that she now considers herself more a votive candle for democracy - a flame memorialising lost opportunities, and giving the Burmese people strength to survive whatever the military junta throws at them - rather than a political leader fighting to overthrow the regime once and for all. This apparent shift has provoked extraordinary candour both within Burma and among the millions of exiled Burmese who this summer commemorated the 20th anniversary of the student uprisings whose bloody suppression launched Suu Kyi and the NLD. Suu Kyi is hallowed ground. And yet even some of her diehard supporters are now asking if the NLD and its leader have been guilty of political naivety and moral high-handedness, leaving the party and the democracy movement moribund. "What would happen if Suu=2 0Kyi died?" a magazine run by exiled Burmese dared to ask in August. "Her absence would probably be a death blow to the already weakened democracy struggle, because she has no obvious successor." This is only one of the failings that some supporters now accuse her of. In late September, Aye Thar Aung, an ethnic Arakanese leader from western Burma and senior NLD coalition partner, broke cover. He had come to believe that the NLD had achieved no "tangible improvements in democratic reform" in 20 years. To go forward, even a centimetre, the party had to learn from the mistakes of its past, he argued. Now, for the first time, Suu Kyi's supporters are reviewing her leadership - and finding it wanting. When Suu Kyi was reluctantly pushed forward as a figurehead for the newly formed NLD, she took her cue from the Dalai Lama, immediately pledging to pursue a "democratic dialogue" with the regime as opposed to engaging in armed struggle. But was she up to it? Most of the generals had spent their youth as anti-colonialists fighting the British and afterwards warring in grinding insurgencies - what hope did Suu Kyi have, an inexperienced politician who had been educated in India and Britain and even spoke Burmese with a British accent? After her resounding 1990 electoral victory, the generals regrouped. The military placed her under house arrest and tore her party to pieces, while unfurling a sophisticated, long-range political programme whose breadth is only being apprecia ted today. They launched a National Convention to draw up a new constitution for Burma, to legalise the illegitimate military's role in any future government. They also established the Union Solidarity and Development Association, a mass civilian organisation that inveigled its way into all levels of society, to be wielded as a political cheerleader in future elections. "Their goal was to get around the will of the people, " a Burmese economist in Rangoon told us. "To get elected despite the people." To buy time, Senior General Than Shwe, the head of the ruling State Peace and Development Council, occasionally reached out to Suu Kyi, staging meetings at a government guesthouse. Photographs show her curtseying, while the general's face registers no discernible emotion at all. They had something in common. Both were authoritarian and proud. Nyo Ohn Myint, who today is foreign affairs spokesman for the exiled wing of the NLD, recently described to Irrawaddy, an online magazine run by exiled Burmese, how the party was so pleased with itself for winning in 1990 that it became "ambitious beyond reality". Suu Kyi, according to party members, began taking decisions unilaterally that were aimed at confronting and isolating the military, even though as an organisation that was decades old and far more coherent than the NLD it would need to be worked with. She announced that the NLD would not participate in the generals' National Convention - a self-serving vehicle for the junta, but also the only for um to debate with the armed forces. She also demanded that Burma be transformed into a pariah state - that the country be brought to its knees by sanctions imposed by her allies in Europe and the US. Nyo Ohn Myint reflected: "The approach was extreme. It was just a bull fight." The party squandered its opportunities. He added: "At that time, most of us had just three or four months in politics. But we became policy makers in the NLD." Suu Kyi's tactics did not work. In the west, sanctions felt good. But trade between Europe and Burma was less than 5% of the country's GDP, while US sanctions were ultimately hollow, constructed in order that Unocal, the US oil giant, could continue to operate in Burma, increasing its stake to $1.2bn. For every western company that bailed out, there was an Asian equivalent that came in. A report by the International Crisis Group also warned: "Sanctions confirmed the suspicions of strongly nationalistic leaders that the west aims to dominate and exploit [Burma] and strengthens their resolve to resist." According to the Rangoon economist, "Suu Kyi pressed on, creating further disquiet in the NLD by calling for NGOs in Burma to quit [because they were] prolonging the life of a junta." It was a controversial position in a country now rife with malaria and HIV, where only 50p per person was spent on health. But according to a former NLD leader in Rangoon: "Those who spoke out, she drummed out." Having boycotted the military's route march to democracy, what new policies did the NLD generate, some in the NLD inner circle began to ask? In 1998, Suu Kyi went against the advice of her party by unveiling her own Committee Representing the People's Parliament, which would cancel all laws passed by the junta. One of those who protested to Suu Kyi recalls: "It was a symbolic gesture that led to the jailing of 110 NLD MPS and the closing down of 43 NLD offices. The NLD imploded. We should have found a way to intervene in the debate. We allowed the military that was unpopular to become a government that could succeed, while the NLD, a party that was popular, got lost." Aung Naing Oo, a leader in the 1988 student uprisings and for seven years the foreign affairs spokesman for the anti-junta All Burma Students Democratic Front, told Irrawaddy: "I think our politicians are naive and no more than activists. They don't know how to take power and they have no strategic policies." He went further: "Never in our history did we have such an excellent combination of influential political figures, such as [Suu Kyi]. But sadly, those leaders... followed their own path, ignoring unity." A former senior NLD MP in Rangoon told the Guardian: "The old guard just clung on, incapable of training new activists, deaf to ideas, too strung up on bureaucracy and centralisation. While Suu Kyi remained inspirational, she was ineffective as a leader and the party, under attack from the outside, was neutered from within." In 2005, the now unassailable generals turned their backs on the people (and Suu Kyi) altogether, retreating to Naypyidaw, the new highly-fortified capital 320km north of Rangoon. It, too, was a symbolic act. The Rangoon-based economist said: "If the democracy movement was leaderless, the Burmese regime was now a government unique in that it was unburdened by having to care for its people." It was while the Burmese people came together when cyclone Nargis struck, driving aid to victims and pulling fallen trees from the capital's roads in the absence of any governmental help, that Suu Kyi's noticeboard leapt into life. One of those prompted to talk out by the bizarre martyrdom message was Tun Myint Aung, a student leader from 1988. He concluded: "No one can deny that we are on the side of truth and the people. But what we also have to consider seriously is whether our sacrifices alone will actually bring victory." Being a martyr was simply not good enough. It was a point underscored by Burma's longest-serving political prisoner, Win Tin, a 79-year-old former journalist and advisor to Suu Kyi, who was released by the junta on September 23 this year. Reappointed secretary to the NLD's central executive committee, he immediately entered the fray. The fight for democracy "hadn't ended yet", he announced. However, "the NLD alone can't work it out". Instead of waiting the junta out, and turning its back, the party and its leader would have to begin engaging wit h its enemies as well as its friends. With any one, in fact, with whom it could form a dialogue. But when it comes to leaders, some in the party are asking whether it is it time to move on from Aung San Suu Kyi. | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 15:23 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 8 de 45 · Page 1 de 3 · 4 224 affichages · Partager ça peut paraitre déplacé ou plutôt décalé de te dire merci pour mettre en ligne de telles horreurs, mais je te le dis quand même: merci de continuer à m'ouvrir les yeux, merci d'assombrir ma belle humeur de la journée, et surtout, merci de témoigner. Aurais tu par hasard le nom de l'éditeur du bouquin dont tu parles, s'il est déjà édité? Anne | | | À: Larsay · 16 décembre 2008 à 16:49 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 9 de 45 · Page 1 de 3 · 4 201 affichages · Partager salut Larsay, bravo pour ce temoignage et encore plus pour ta traduction 
je suis effectivement etonne du post de Karolus qui est generalement plutot bon observateur des diverses situations que l'on peu trouver a travers le monde, mais bon, chacun ses opinions....et meme si je n'approuve pas la sienne, c'est son choix !
Pour ce qui est de tes commentaires, effectivement, tu expliques parfaitement les raisons pour lesquelles cette situation perdure, les enjeux politiques des pays qui pourraient faire quelque chose sont bien trop importants pour qu'ils se preoccupent un tant soit peu de ce qui se passe vraiment la bas, le general T S est une ordure et le restera jusqu'a ce qu'il meurt, malheureusement.... | | | À: Phénixthai · 16 décembre 2008 à 16:52 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 10 de 45 · Page 1 de 3 · 4 198 affichages · Partager ... au vu de la pauvre reaction internationale...
Mais non, mais non...d'ailleurs, il y a t-il une plage dans l' etat Shan, et je voudrais savoir l'heure des marees, et si il y a une une bonne guest house, pas chere, euh disons entre 40 et 50 euros ? | | | À: Sidartha · 17 décembre 2008 à 3:00 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 11 de 45 · Page 1 de 3 · 4 070 affichages · Partager La, je suis un brin surpris. J'avais pourtant soigneusement choisit mes mots, pas assez apparemment !
Bref, je ne dis nullement que je soutiens la junte mais que les medias internationnaux- (je suis bien placé pour le savoir) sont très unilatéraliste ou manichéens sur le Myanmar, genre le bien et le mal, genre Daw Suu vs Than Shwe. C'est très réductueur et déformateur d'une réalité très complexe.
Si tu as lu l'article ci dessus qui cette fois-ci est resté (le Guardian) tu découvres le travail intéressant de deux journalistes qui sont allés a l'encontre du courant que l'on pourrait imparfaitement baptisé "Sainte Suu Kyi". En clair on l'a tellement "iconisé" a force de médailles, récompenses et d'articles de presse que l'on oublie -c'est malheureux mais c'est un fait- que sous sa direction la LND va d'échec en échec.
Dans cette article du Guardian c'est assez incisif, la gestion du LND par Suu Kyi est critiqué. je n'approuves pas tout mais ces derniers mois j'ai noté que de jeunes militants de la LND se rebellaient contre la direction. La junte l'a noté aussi et est plus attentive au fait et geste des jeunes activistes de la LND, de génération 88 et de la nébuleuse des bloggeurs que des anciens de la LND.
Mais comme le montre la réaction de Larsay il est plus simple de marcher dans le sens de la foule... Ce genre d'article ne plait guère. Je ne connais pas le Guardian mais c'est bien qu'il l'est publié.
Pour ma part je n'aime pas le coté "mêre Thérésa" de Suu Kyi qu'on lui donne. Et ce n'est pas pour rien que les dirigeants asiatiques (A Singapour entre autres) ont peu d'estime pour elle. Même à l' Irrawaddy le rédac chef reconnait que Suu Kyi est muette dès qu'il s'agit de programme économique. Ceci dit c'est sans doute la personnalité politique de la région que je respecte le plus et sans doute l'une des plus courageuses. Comparé a Thaksin ou Sam Rainsy qui auraient envisagé un séjour -court, très court le séjour- en prison pour se donner une aura comme Daw Suu. Je vois les manchettes d'ici : Thaksin, le Suu Kyi thailandais... risible.
Than Shwe est l'archétype des dirigeants birmans qui a pété les plombs. Selon ceux qui l'on cotoyé alors qu'il était jeune offciier c'était un homme correct apprécié par ses subbordonés et des moins corrompus !?! Depuis...
Pour un point de vue très personnel de l'Occident et de sa mirifique opération humanitaire a force de vaisseau de guerre lis le premier article publié de mon dernier blog "la stratégie de la cannonière" ou quelque chose comme ca.
La bonne question sur la junte est : comment peut elle se maintenir au pouvoir depuis 1962 si elle ne dispose d'aucun soutien ? | | | À: Karolus · 17 décembre 2008 à 8:08 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 12 de 45 · Page 1 de 3 · 4 027 affichages · Partager Et ce n'est pas pour rien que les dirigeants asiatiques (A Singapour entre autres) ont peu d'estime pour elle.
Là, franchement, rien d'étonnant ! personne n'aime le grain de sable dans la machine à fric. | | | À: Salsa3 · 17 décembre 2008 à 10:46 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 13 de 45 · Page 1 de 3 · 3 994 affichages · Partager Tu sais Beijing garde quelques contacts avec la LND, au cas ou...
Faire des affaires avec l'un ou l'autre camps importe peu tant que les affaires sont bonnes. Rien de noveau a cela dans le monde. | | | À: Poildeyack · 18 décembre 2008 à 9:51 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 14 de 45 · Page 1 de 3 · 3 893 affichages · Partager 50% d'accord avec toi, beaucoup de gens veulent faire évoluer la situation, mais les rares qui le peuvent vraiment n'ont pas intérêt à ce que celà change...
C'est en fait le fond de ma pensé : ce qui peuvent faire quelques choses ne le font pas car ils ont tout interet a ceque le pouvoir en place ne change pas...donc "personne ne fait rien" !
100% PAS d'accord avec toi... Les revenus du tourisme sont anégdotiques pour la junte birmane, mais pas pour les birmans...Va voir les messages du membre zawnaitun, un birman qui vit du tourisme
J'ai effectivement lu ses messages, c'est vrai que là j'ai fait une erreur de jugement. Ce qu'il y a c'est que je comptais rentrer en Birmanie par voie terrestre et traverser pour resortir en Inde ce qui apparement n'est pas faisable. J'irais peut etre visiter la frontière mais c'est beaucoup moin interessant...
Merci encore Larsay. D'après ce que je lis, et à "mon avis" une des solutions serait une révolte armés de toutes les ethnies birmanes qui pourraient renverser le pouvoir en place ?! | | | À: Champote · 18 décembre 2008 à 12:14 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 15 de 45 · Page 1 de 3 · 3 849 affichages · Partager Improbable les armées ethniques se battent entre elles quand elles ne sont pas en lutte avec tatmadaw.
Il est possible que des officiers renversent Than Shwe qui lui même est parvenu au sommet en écartant les autres. A priori il surveille de près ses officiers et purge de temps en autre.
Vu les réserves de matières premières exportables il est probable que les situation est verrouillée et pour longtemps.
Verra. | | | À: Larsay · 19 décembre 2008 à 11:36 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 16 de 45 · Page 1 de 3 · 3 787 affichages · Partager Je suis 101% d'accord avec vous Bravo zaw | | | À: Karolus · 19 décembre 2008 à 13:21 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 17 de 45 · Page 1 de 3 · 3 776 affichages · Partager Mon pauvre Karolus, vous choisissez effectivement soigneusement vos mots, mais c'est pour vous enfoncer dans l'ignominie et l'ignorance crasse de la vraie situation (sans compter la petite reflexion sur le "Larsay qui suit les foules"; vous avez pas de chance, je n'ai jamais suivi personne et ait ete un rebelle contre tous -parents, profs, directeurs, etc.- toute ma vie; s'il y en a un qui ne suit pas le troupeau, c'est bien moi! Je verifie, je me renseigne, et je me fais une opinion apres, et surement pas par les journaux -un certain nombre de membres saventr ce que j'en pense!!!!. Je commence a me demander si vous ne travaillez pas dans une de ces petites banques bien pourries des Caraibes toute contentes d'engranger les pillages des fumiers de ce monde!
Nous aimerions bien savoir en "connaissance de quoi" vous ecrivez des choses aussi revoltantes. Pour ma part -et pour votre info- je suis tres bien informe: en plus de la trado du bouquin -j'ose espere que vous ne nierez pas les faits qui y sont decrits, et je note d'ailleurs que vous prenez bien soin de n'en faire aucun commentaire solide (pas le "je suis desole...J'ai l'impression d'entendre un diplomate des Nations Desunies!), ca fait 6 ans que j'ai a Bangkok plus de 60 etudiants birmans -et pas des fils de gros pontes- Vous voulez aussi que je vous explique ce qu'ils me rapportent a chaque fois qu'ils rentrent de vacances? En fait, le jour ou Ms Suu Kuy a ete remis en surveillance, je leur ai demande pourquoi ils n'etaient pas alles proteste a l'Ambassade de Birmanie a Bangkok; leur reponse: "Vous ne comprenez pas, ils nous laissent etudier ici, mais nos parents sont les otages". Vous en voulez d'autres?
ARRETEZ! Personne ne vous suit dans votre position et vous vous enfoncer dans le ridicule, pour etre poli! | | | À: Champote · 19 décembre 2008 à 13:34 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 18 de 45 · Page 1 de 3 · 3 776 affichages · Partager Bonjour,
Merci du merci.
Au contraire, il FAUT aller en Birmanie, pays magnifique peuple des gens les plus adorables que je n'ai jamais rencontres. C'est a se demander si la junte et l'armee n'ont pas debarque d'une autre planete!!! Il faut y aller pour 3 raisons:
1) Pour montrer au peuple qu'ils ne sont pas seuls
2) Pour payer leurs services car si tout ce qui se paie en dollars (hotels, musees, etc.) rentrent dans la poche des salopards et fini dans les banques a Singapoure, tout ce nous leur donnons en Kyats, $, et euros est plus que bienvenu
3) Pour rapporter des temoignages; certains birmans vous parleront quand ils auront confiance en vous (mon chauffeur se n'est pas gene -tiens, je devrais expliquer au Karolus ce qu'il m'a raconte! quand il a vu que j'etais un puit de silence devant les autorites, dont je n'ai jamais eu rien a foutre quelles qu'elles soient toute ma vie -et c'est pas fini!)
Le probleme, c'est que quand vous revenez apres avoir connu ce peuple admirable, vous etes encore plus ecoeure que rien ne change grace a la veulerie et l'avidite des occidentaux (et des asiatiques, mais eux, au moins, ne pretendent pas donner des lecons de morale comme nous nous plaisons a en donner) | | | À: Larsay · 19 décembre 2008 à 17:10 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 19 de 45 · Page 1 de 3 · 3 754 affichages · Partager Je ne vois pas en quoi mes propos sont "revoltants" ?!?
Si on ne peut dire que : Les medias occidentaux ont "sanctifié" Suu Kyi et en ont fait une personnalité très "people". Il y a quelques temps un organisme la classait parmi les femmes les plus influentes du monde. Pourquoi pas ! mais je me demande ce qu'elle peut en penser derrière ses rideaux. Le choix de la LND et de Suu Kyi sur le boycot a mené à un échec (que l'Occident appui, cela ne lui coûte rien à lui) et qui ne fait que pousser un peu plus les généraux dans les griffes de Beijing. Enfin tout le monde peut se tromper.
Si vous voyez de "l'ignominie" dans ses simples faits je ne vois pas comment l'on peut argumenter avec vous. Si l'on ne peut qu'abondez dans votre sens, s'en est "révoltant" puisque vous aimez vous emportez avec des grands mots.
Au fait si vous ne lisez pas la presse, fort bien, mais n'oubliez pas que les livres que vous chérissez sont aussi rédigé -cela arrive- par des journalistes. Si l'info doit etre sur papier bible pour etre valable ou vas t'on.
Pour ce qui est des exactions de Tatmadaw je ne les aient pas contredites, vous avez vu ca ou ? En clair elles ne me surprennent pas, surtout que le recours aux enfants soldats est connu. A 20 ans ce sont des fous furieux. Et ca pour les sales besognes...
Pour votre info j'ai rencontré les Khmers rouges. Un jour je suis tombé sur un type qui me sort le plus tranquillement du monde "j'avais le coup de main avec la pioche. je les avaient du premier coup"
La, je suis resté silencieux. il ya toujours eu des enfants soldats chez les KR. Plus on les prend jeunes meiux on les forment.
Et aussi des survivants du "peuple nouveau" dont les détails sur la vie quotidienne sous le KD sont ignobles. Pour avoir l'esprit tordu les KR ils sont forts. C'est l'heure de manger, par inadvertance un peuple nouveau prononce "gniam baï" un terme urbain, un rural préférera "hope baï" Cela suffisait les mauvais jours...
malades.
Aux Philippinnes je croisé quelques étudiants khmers. On papote, on critique Hun Sen. l'un d'eux me dit qu'il ne parlerait pas aussi ouvertement au Cambodge avant d'ajouter : "si je suis la c'est que j'ai ma carte au PPC"
Ah ca !
2007 en voyant quelques images de manifestants a BKK devant l'ambassade birmane, ma première pensée a vait été : ca, ce n'est pas prudent.
Arretez, Mais pourquoi ? Parce que mes propos ne cadrent pas exactement avec les votres !?! la liberté d'expression vous ennui à ce point !
Au fait je ne suis pas plus rebelle que cela mais même si "personne ne me suit" - zut alors- ce n'est pas une raison pour que je rentre dans le rang.
Vous êtes un personnage curieux mon cher Larsay et je ne pense pas que nos vues sur le Myanmar (à mes yeux c'est un droit régalien pour un pays de changer son nom, surtout pour quitter une anglicisation) soient rééllement divergentes.
Sur ce je regagne mes pénates aux Caraïbes. | | | À: Karolus · 20 décembre 2008 à 10:02 Re: Les atrocités de l'armée birmane dans l' état Shan Message 20 de 45 · Page 1 de 3 · 3 700 affichages · Partager Si vous ne voulez pas vous faire -avec ample raison- "descendre" par des gens comme moi qui connaisse vraiment la situation pour etre aller en Birmanie et avoir des contacts QUOTIDIENS avec les gens du peuple (depuis 6 ans!), "choisissez soigneusement vos mots": en ecrivant la petite phrase sur l"l'unilateralite, en bon francais, vous avez ecrit que Mme Suu Kuy n'est pas toute blanche et le Shwe pas tout noir. Vous avez quelque chose de bien a dire du personnage? Je ne vois rien d'unilateral a dire que Mme Suu Kyi est une femme unique au monde (comme l'est Mandela) en choisissant la residence surveillee plutot que la retraite doree et les palaces du Dalai Lama, et que la junte, Shwe en premier, sont les pires ordures que la terre porte avec Mugabe et le clown de la Coree du Nord! Pour ne pas etre unilateral, il faudrait avoir au moins une chose de bien, si petite soit-elle, a propos de la junte; si vous en avez une, meme minuscule, je suis sur que tout le monde sera tres content de la lire!!!!!
PS. Je ne lis JAMAIS des livres ecrits par des journalistes (sauf les bouquins de Lucien Bodard, mais il les a ecrits alors qu'il ne l'etait plus). Je n'ai AUCUNE confiance en ce qu'ils racontent, a de rares exceptions pres, et je sais tres bien ceux en qui on peut avoir confiance pour dire la verite. Cessez donc de me preter des comportements que je n'ai jamais eus! Le livre que je "cheris tant" n'a pas ete ecrit par un journaliste, mais par la femme admirable de courage qui, au peril de sa vie, essaie de sortir les femmes Shan des bordels de Chiang Mai et autres. Et qui est-ce? Une fille de paysans Shan qui a fuit son village pour ne pas etre violee et brulee vive elle aussi, s'est refugiee en Thailande, a decouvert l'horreur et la saloperie integrale: mettre dans des bordels des adolescentes et jeunes femmes, dont pas mal violees par l'armee birmane. Vous connaissez plus fumier que ca? Pas moi, d'ou -entre autre- ce que je pense des Thais et de leur fameux sourire (tiens, vous voyez, je ne suis pas un mouton qui suit la foule et considere les livres comme pain benit: tout le monde -et bouquins- parlent de "la gentillesse des thais, du sourire thai, etc.", moi, j'ai VU, juge, et je condamne!!!!); elle a donc decide d'apprendre l'anglais -qu'elle ne connaissait pas- et de consacrer sa vie -et la risquer tous les jours entre les birmans et les maquereaux thais- a cette tache.
La liberte d'expression, ca fait 40 ans que je me bats pour. Je vous suggerais d'arreter simplement pour que ne vous vous enfonciez pas plus. Vous pouvez continuer si vous voulez, mais je vous signale que, comme deja dit, personne ne vous suit; ce que vous ecrivez "ne cadre donc pas" seulement avec MES propos! | Discussions similaires sur la Birmanie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 223 visiteurs en ligne depuis une heure! |