Pierlu · 9 février 2017 à 10:35 · 7 photos 16 messages · 8 participants · 1 663 affichages | | | | Bonjour,
J'envisage de parcourir en vélo la Bolivie, et plus particulièrement le salar de Uyuni et la Sud Lipez, entre juin et septembre. Avec extension possible au Chili et NO argentin. J'ai lu divers posts, dont ceux de Lucbertrand. Mais il me reste quelques interrogations :
- comme je compte éviter de trop m'alourdir, je me demande si une tente mono paroi ultra légère du genre Shelter 2 de Jamet est suffisante eu égard aux conditions météos pendant l'hiver austral (beaucoup de vent?);
- s'agissant des tronçons en autonomie complète, peut-on éviter qu'ils dépassent juste quelques jours? Comment gérer l'eau?
- peut-on se contenter des cartes papier?
Merci d'avance pour vos retour d'expériences. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pierlu · 9 février 2017 à 21:52 · Modifié le 9 fév. 2017 à 22:22 Re: Bolivie, Nord-Ouest argentin et désert d'Atacama à vélo pendant l'hiver austral Message 2 de 16 · 1 606 affichages · Partager Bonsoir Pierlu, concernant tes trois questions: 1)la tente: une mono-paroi ça me semble faible pour le coin, -15 parfois même moins, vent terrible mais généralement il s'arrêt après la tombée de le nuit jusqu'au lendemain vers 9 ou 10h. La tente à mon sens il ne faut pas lésiner à un kilo près. Impérativement auto-portante. 2) autonomie: nous n'avons jamais passé plus de 48 h d'autonomie, sans rencontrer un point de ravitaillement certes souvent sommaire. Mais par sécurité nous roulions avec pas mal de provisions, pâtes et riz, au départ 5 kg à deux. L'eau je n'ai jamais eu plus de 8 litres sur le vélo. Bien garder au moins une bouteille quasiment dans ton sac de couchage, sinon gros glaçon le matin. 3) cartes: par beau temps elles sont suffisantes pourtant pas très précises, Bolivie 1/ 600 000. Une préparation avec google earth ça aide bien. Je précise que contrairement à ce qu'on lit parfois les deux fois où j'ai traversé les salars d' Uyuni et Coipasa, ma boussole marchait. Si on a de la visibilité le gros volcan entre les deux est un excellent point de repère qui marque bien le nord et le sud selon le salar. Ce petit plan en image attachée aide bien pour le Sud Lipez, je n'arrive plus à trouver son lien internet. Il faut la charger à partir du lien et l'éditer. Sur la photo de ce plan il y a des indications en rouge rajoutées par des personnes qui ont traversé à vélo. De toute évidence elles sont allé vite. D' uyuni à San Pedro prévoir 10 jours avec un arrêt sur l'île D'Incahuasi au milieu du salar d' Uyuni. Il y a de quoi se ravitailler.Cette île est exactement à 100 km de la ville d' Uyuni, 73 km sur le salar et 27 km sur la piste pour arriver à la ville. Luc Image attachée: | | | Impérativement auto-portante.
pourriez-vous préciser pourquoi ? Quand il y a beaucoup de vent, même avec une tente autoportante, il faut arrimer les haubans, du coup est-ce un avantage si important qu'elle soit autoportante ?
Je pose la question parce que j'ai fini, après beaucoup d'hésitations, par acheter une tente non autoportante, et finalement ça ne me pose pas vraiment de problème, moyennant le fait que j'ai avec moi plusieurs jeux de "sardines" et quelques sangles pour pouvoir amarrer la tente sur différents types de sols ou à divers "accessoires" (pierres, arbustes,...) ; et cette tente est assez solide, pas ultra-légère. Mais bon, je n'ai pas encore voyagé sur les hauts plateaux d' Amérique du Sud ; est-ce vraiment plus difficile que les hauts plateaux du Pamir ? | | | Bonsoir Monique, je ne sais pas comment sont les plateaux du Pamir n'y étant pas allé. Mais dans l' Atacama parfois c'est très dur pas moyen de rentrer une sardine ou pulvérulent, elles ne tiennent pas et les gros cailloux pas facile toujours à trouver. Une auto-portante on la monte en faisant TRES attention de ne pas la lâcher et on met toutes les sacoches dedans et c'est fini. Tout du moins c'était ma manière de faire et je n'ai jamais mis un seul hauban ni une seul sardine. Luc | | | merci pour ces précisions. Le Pamir, c'est souvent bien venté aussi, mais il est relativement rare que le sol soit vraiment à la fois "pourri" et dépourvu de cailloux.
Ceci dit, indépendamment des haubans, ma tente 1 place non autoportante ( Exped Vela Extrem ) peut tenir debout avec juste 2 ancrages, dont un peut être le vélo, en laissant 2 des 4 sacoches dessus. Il m'est arrivé de bivouaquer dans des coins assez peu propices a priori (une terrasse en béton, ou du sable,..). Avec son profil, elle tient plutôt bien sous le vent. Pour ma tente tunnel 2-3 place il faut 4 points d'ancrage, mais si on est 2 on a déjà les 2 vélos. | | | À: Meg2 · 10 février 2017 à 10:03 · Modifié le 10 fév. 2017 à 11:30 Re: Bolivie, Nord-Ouest argentin et désert d'Atacama à vélo pendant l'hiver austral Message 6 de 16 · 1 552 affichages · Partager Bonjour Monique, évidemment si on prend le temps d'haubaner cela renforce un peu la cohésion de l'ensemble, mais dans la tourmente cela demande du temps et des efforts. Notre tente nous la montions en 1 minute voire deux maximum et c'était fini. Je considère que dans des coins comme l' Atacama la tente est vraiment l'article auquel il faut faire le plus attention, encore plus si on roule seul.Tous les soirs systématiquement on la monte dans la tourmente. Mais les bonnes tentes sont faites pour s'adapter aux coups de boutoir du vent. Je me souviens avoir assisté à une conférence de Mike Horn, il nous a expliqué comment il avait conçu sa tente pour affronter son tour circum 63 ème parallèle. Il avait fait les tests en soufflerie comme pour les ailes d'avion. Elle se couchait complètement dans le vent. Il expliquait bien qu'entre le moment où il s'arrêtait le moment où il était installé dans son sac de couchage il y avait moins d'une minute. Dans l' Atacama nous avons eu des conditions moins hostiles que celles qu'il a connues, jusqu'à moins 60 degrés, mais essayer de s'inspirer de ce qu'il fait je trouve cela pas mal. Je vous rassure je ne me prends pas pour Mike Horn  , pour moi c'est un Dieu et en plus il est très très sympa et incroyablement humble pour un surhomme. Je mets qq photos qui montrent le terrain que nous avons rencontré.
Sol extrêmement dur certes il y a des cailloux
En bordure du salar de Coipasa uniquement du sable à moins d'essayer d'aller s'arrimer aux buissons
Arbol de piedra pas un caillou et sable inconsistant, cette nuit -16, une carapace de glace de plusieurs millimètres sous le tapis de sol. Certes on peut faire sans tente, j'ai un copain qui arrivant à ce point il y a quelques années a eu la flemme de monter sa tente et s'est collé contre le rocher et a bien dormi.
Sol de manana à près de 5000 m, vent de furie. Avec nous il y avait un Américain et un Allemand, ils avaient chacun une tente non portante, nous les avons aidés à bâtir un mur afin que leurs tentes puissent tenir. Porter des centaines de kilos de grosses pierres à près de 5000 mètres après 10 heures de vélo souvent à pousser, on s'en souvient toute sa vie 
On a failli se faire prendre de nuit sur ce terrain, nous avons fait 90 km ce jour pour y échapper et plus de 12 h de vélo, contre un vent terrible, 5km/h sur plat en appuyant comme des fous sur les pédales. Avec notre tente pas de pb si on avait dû s'arrêter, mais sans j'aurais un peu paniqué car là c'est dur comme du béton et pas un caillou sur des kilomètres et le vent sur ces zones plates on le sent presque dur comme un matériau qui nousfrappe. Je préconise absolument de ne pas rigoler avec la tente dans l' Atacama, et un kilo de plus ça vaut vraiment le coup. Mais ces coins c'est la plus belle expérience que l'on peut faire à vélo Luc | | | Bonjour,
pour y être passé l'été passé (onbaik.blogspot.fr), je confirme qu'il y a du vent en permanence la journée et qu'il tombe souvent le soir (mais pas toujours) et qu'il fait très froid la nuit. C'est vrai que par rapport au Pérou l'humidité est bien moins présente en Bolivie. Nous avons eu très peu voir pas de condensation le matin (au pérou, on passait pas mal de temps a essayer de débarrasser la tente de la pellicule de glace qui la recouvrait tous les matins). Il ne devrait pas y avoir trop de problème de ce côté là. Ceci dit la différence de poids entre une mono-parois super légère et une tente type hubba huba NX est de moins d'un kg (la différence de prix existe par contre :-))
Pour l'eau : effectivement jamais plus de 2 jours sans eau durant tout le voyage (entre san juan et l'hotel desierto). Ceci étant, il vaut quand même mieux prévoir un peu de rab, on n'est pas à l'abri d'une casse matérielle ou de santé qui oblige à rester plus longtemps en autonomie. Lorsque nous sommes passés dans lipez (fin aout) il y est passé maximum une dizaine de 4X4 par jour (mais parfois aucun), pour la plupart le matin, et souvent très loin de notre trace donc inarrêtable. Le plus simple pour gérer l'eau : de multiple bouteilles jetables de deux litres.
On peut se contenter de cartes papier et même que du topo dont a parlé Lucbertrand. Ceci étant avec l'application mapsme, (gratuite et utilisable sans réseau (carte à télécharger avant)), toutes les pistes sont tracées et a peu près exactes. Ca nous a aidé. | | | Bonjour,
Merci à tous pour vos réponses.
Un ravitaillement possible tous les 2 jours, soit par prudence 3 jours de vivres à emporter, c'est royal!
A la lecture du plan évoqué par Luc et par Marc, j'ai été surpris de voir qu'il y avait des "camping facilities". C'est quoi? Je précise que j'ai tendance à fuir les campings.
Ma tente Vaude Taurus 3P, au surplus trop grande et trop lourde pour un voyage en solitaire, ayant été malmenée par un coup de vent l'été dernier en Islande (probablement entre 100 et 130 km/h), j'envisageais de n'acheter qu'une tente légère et bon marché, à savoir la Shelter 2. Vu l'avis général sur les conditions météo, une tente du genre MSR Hubba NX ou une Hubba Hubba NX paraît plus adaptée. Reste que son prix fait réfléchir...
Sinon, pour les sols friables ou sablonneux, j'ai 6 piquets MSR Blizzard que je recommande. Il sont assez efficaces et ne pèsent que 23 g chacun. Quand il n'y a pas de gros cailloux à proximité, il y a aussi la solution qui consiste à attacher les haubans à des sacs remplis de sable que l'on prend le soin d'enterrer. Le vélo et les sacoches sont aussi de bons points d'ancrage.
Question orientation, un GPS ou un smartphone est bien tentant. Mais, outre leur coût, quid du rechargement quand on n'a pas de dynamo (ma dynamo bouteille a tendance à bouffer le pneu, je l'ai retirée)? J'en suis resté à la carte, la boussole et le téléphone à touche... Donc, l’apprentissage n'est pas a priori évident.
Question sac de couchage, j'ai un duvet dont la température de confort est selon le fabricant de 0 °C. Je pense utiliser en plus un sursac. Outre peut-être une petite doudoune. Pensez-vous que c'est suffisant pour affronter des températures extérieures pouvant descendre à - 10 °C ou - 20 °C?
Amis cyclistes et autres, merci d'éclairer ma lanterne. | | | Salut,
Quelques réponses qui n'engagent que moi.
J'ai parlé de deux jours d'eau. Pour ce qui est de la nourriture, tu peux manger dans les Refugio, mais à part à la Laguna Colorada (ne vend pas grand chose) tu ne pourras rien acheter donc prévoir de la nourriture en conséquence
Camping facilities dans le Lipez c'est au mieux un mur pour s'abriter du vent. Pas de bauf en tongue avec le poste de radio la bière et la clope au bec :-)
Tente: hubba, oui modèles éprouvés
GPS. Il suffit d'un mobile de base à 100 euro. En mode avion avec une consultation parcimonieuse il tient 3 jours. Pour l'energie, une batterie de recharge 120000ma à 25 euro suffit. Permet de recharger 3 x.
Enfin sac de couchage. Je te déconseille un sac à 0. C'est pas assez. On a relevé -15 certains jours et c'étaient pas les plus froids. J'ai un valandre 900. C'était bien, mais un peu chaud pour l' argentine...
À+
Thierry | | | j'ai un duvet dont la température de confort est selon le fabricant de 0 °C. Je pense utiliser en plus un sursac. Outre peut-être une petite doudoune. Pensez-vous que c'est suffisant pour affronter des températures extérieures pouvant descendre à - 10 °C ou - 20 °C?
je pense comme Onbaik : insuffisant. Pour dormir confortablement par -15°C, j'empilais 2 sacs de couchage en duvet (voir spécifications de mes duvets >>ici<< ) un coté 0°C et un coté -5°C, et dedans je gardais collants, pull et grosses chaussettes en laine + gilet en polaire. Ça allait bien, mais y avait rien de trop. | | | À: Pierlu · 11 février 2017 à 20:56 · Modifié le 11 fév. 2017 à 21:18 Re: Bolivie, Nord-Ouest argentin et désert d'Atacama à vélo pendant l'hiver austral Message 12 de 16 · 1 353 affichages · Partager Bonsoir Pierre, je te mets la photo du matériel que j'avais pour traverser l' Atacama durant 40 jours: Tente MSR 3,2 kg 500 euros, nous étions deux, très vaste on aurait pu tenir à trois, Autoportante dans la tourmente quand tu es bien crevé si tu peux éviter une demi-heure de montage et arrimage c'est bien, une fois que tu connais ta tente max deux minutes tu es dedans n'importe où, MSR très pratique avec ses codes couleurs. Sac couchage 600 g donné 0 à -5 coût un peu plus de 200 euros (je crois me souvenir) Sur-sac 760 g plastifié extérieur, en doudoune ou qq chose avoisinant dedans 56 euros sac à viande 200 g Collant chaud 150 g Une doudoune très performante et légère vers les 200 euros Une cagoule 50 g environ à mettre pour dormir Les trois couches sac, sur-sac et sac à viande te permettent de jouer en fonction de la température, dans l' Atacama en altitude très froid la nuit, mais plus loin dans les plaines argentines du côté de la ruta 40, beaucoup plus chaud et comme te l'a dit Onbaik avec uniquement un sac chaud tu risques d'avoir trop chaud, donc moduler en fonction avec les trois couches et les habits. Important aussi un matelas gonflable 350 g, 1,20 mètre suffit, avoir le dos jusqu'à mi-cuisse dessus. Concernant les camping dans le Sud Lipez: Onbaik te dit au mieux un mur, c'est effectivement au mieux car souvent tu ne vois pas la différence avec le reste du désert. Le mur peut parfois avoir son revers comme à Sol de Manana, où effectivement il y a une ruine qui semble bien pratique, mais comme les 4X4 y passent et s'arrêtent pour contempler les fumerolles, tout naturellement la ruine sert de lieu d'aisance un peu protégé du vent, cependant à près de 5000 mètres d'altitude pas d'odeurs  .
Bonne préparation Luc | | | Bonjour Pierre,
J'ai tout le topo de la traversée du Sud Lipez dont Luc te joint un image et qu'il ne retrouve pas le lien internet. J'ai même fait traduire en français la partie de la traversée qui me concernait car j'ai un anglais quasi inexistant. J'ai aussi tous les points GPS de la traversée. Si ça t'intéresse, donne-moi ton mail en message privé.
Pour revenir au choix de la tente, je suis d'accord avec lui, un tente autoportante me semble indispensable pour le voyage à vélo. Cela te permet de te poser n'importe où et dans n'importe quelles conditions (même sur des parkings, ç'est arrivé). Selon le cas, j'en utilise une autre pour certaines conditions particulières comme l'ascension de l'Aconcaguya car il faut l'arrimer avec de grosses pierres.
Gérard | | | Bonjour Pierre,
J'ai tout le topo de la traversée du Sud Lipez dont Luc te joint un image et qu'il ne retrouve pas le lien internet. J'ai même fait traduire en français la partie de la traversée qui me concernait car j'ai un anglais quasi inexistant. J'ai aussi tous les points GPS de la traversée. Si ça t'intéresse, donne-moi ton mail en message privé.
Pour revenir au choix de la tente, je suis d'accord avec lui, un tente autoportante me semble indispensable pour le voyage à vélo. Cela te permet de te poser n'importe où et dans n'importe quelles conditions (même sur des parkings, ç'est arrivé). Selon le cas, j'en utilise une autre pour certaines conditions particulières comme l'ascension de l'Aconcaguya car il faut l'arrimer avec de grosses pierres.
Gérard
Bonjour, Je pars fin Aout pour 7 mois au Chili. Vos relevés GPS du Sud Lipez m'intéressent Si vous pouvez me les adresser : jacquesperez1@me.com | | | ... J'ai tout le topo de la traversée du Sud Lipez dont Luc te joint un image et qu'il ne retrouve pas le lien internet. J'ai même fait traduire en français la partie de la traversée qui me concernait car j'ai un anglais quasi inexistant. J'ai aussi tous les points GPS de la traversée. Si ça t'intéresse, donne-moi ton mail en message privé.... Gérard
Bonjour, Nous sommes aussi en route à travers l' Amérique du Sud, partis du Québec en tandem en juillet 2016, à travers le Canada, les USA, l' Amérique Centrale, et actuellement à travers la Colombie.
Nous pensons arriver en Bolivie cet automne, et en ce sens vos traces GPS à travers le Sud Lipez nous seraient aussi de grande utilité. Je vous envoie mon adresse par courriel privé à cet effet, et je vous en remercie à l'avance s'il vous était possible de nous transmettre le tout.
Normand et Hélène Beloeil, Québec ( Canada), actuellement en Colombie en tandem depuis le Québec | | | Bonjour,
Désolé je n'ai pas enregistré les traces. Ceci étant, je pense qu'en fonction de la saison, l'état des pistes change. Et Il vaut mieux faire un petit détour, mais sur une bonne piste ;-)
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