bonsoir,
pensez vous que le fameux road trip sur le route numéro 1 en prend un coup ?
à propos des glissements de terrain et/ou éboulements le long de la Route 1....
Il faut reconnaître que ces événements là ne sont particulièrement liés aux changements climatiques les plus récents, directement en tous cas. Ils font partie du paysage depuis des milliers d’années (et même plus)
Depuis que la route existe et donc depuis que l’on observe la côte avec une certaine attention, disons le milieu des années 30, il y a eu des dizaines d’éboulements et glissements de terrain. Des événements de toutes importances dont on peut évaluer l’impact
a posteriori en fonction de la durée des fermetures de route qu’ils ont entraînées. Pendant des dizaines d’années ils n’avaient d’écho que local. Avec l’arrivée de nouveaux résidents, le développement des secteurs habités et celui du tourisme ils ont maintenant une diffusion internationale
Caltrans (
California Department of Transportation
) a répertorié plus de 60 ‘’
road closures’’ liées à des éboulements et/ou glissements de terrain. La plupart ne fermaient la route que quelques jours mais d’autres la fermaient pour plusieurs semaines, plusieurs mois voire un an
Les événements les plus importants sont :
- en premier lieu ceux qui ont suivi (ou prennent place dans) les saisons hivernales à pluviosité record, comme ceux de janvier 1969 (record de pluviosité n°6 et 3 mois de fermeture) ceux de
janvier-mars 1983 (record de pluviosité n°1 et jusqu’à 1 an de fermeture) ceux de
janvier 1998 (record de pluviosité n°3 et 3 mois de fermeture) et enfin
ceux de 2017 (record de pluviosité n°2 et plus de 1 an de fermeture probable)
- en second lieu ceux qui suivent un hiver pas forcément record en matière de pluviosité mais succédant à 4 ou 5 précédents hivers eux-mêmes très pluvieux, comme ceux de
mars 1999 (5 hivers très pluvieux consécutifs et 3 mois de fermeture) ou ceux de
février 2000 (6 hivers très pluvieux consécutifs et 3,5 mois de fermeture), ceux de mars 2011 (1 mois de fermeture)
- en troisième lieu ceux qui suivent une violente et mémorable tempête comme celui de décembre 1955 (8 mois de fermeture) ou celui de janvier 1978
L’événement du 20 mai 2017 (
Big Sur) est exceptionnel mais n’est donc cependant pas inédit... sauf peut-être par sa masse mais
surtout par sa date tardive: alors que la très grande majorité des éboulements et glissements se produisent de décembre à mars, deux en avril, lui est le seul a être si tardif. Seul l’éboulement de 1952 s’est produit en été (août) mais il était, lui, causé par un
tremblement de terre et pas par les pluies.
Perspectives....
dans la région, jusqu’aux fortes pluies de ces derniers jours, responsables de la
coulée de boue de Montecito, l’hiver 17/18 était très nettement déficitaire en précipitations et donc les risques de glissements/éboulements étaient réduits quoique l’héritage hydrique de 2017 ne se soit peut être pas apuré. Ces risques vont maintenant évoluer, ou pas, en fonction de ce que vont être les précipitations dans les deux à trois mois qui viennent.... évolution que vont certainement suivre les gens de Caltrans !
Les visiteurs et touristes... c’est une autre affaire